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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Résultat pour ""the good place""

Blog Update ! - Juin 2019

Publié le 1 Juillet 2019 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Télévision, Update

Un mois de juin avec pas mal de nouveautés sur le blog des Téléphages Anonymes, mais aussi pas mal d'expériences mitigées...

#977 : Scotty et L'Histoire secrète d'Hollywood (2017) - 4.25/6

#978 : Pokémon - Détective Pikachu (2019) - 3.75/6

#979 : Doc Savage Arrive ! (1975) - 2/6

#980 : Casino Royale (2006) - 2.75/6

#981 : Justice League vs The Fatal Five (2019) - 3/6

#982 : Lego DC Comics Super Heroes - Aquaman : La Colère d'Atlantis (2018) - 3.25/6

#983 : The Dirt (2019) - 3.25/6

#984 : Studio 54 (2018) - 4.25/6

#985 : Quantum of Solace (2008) - 1.5/6

#986 : Aladdin (2019) - 2.75/6

#987 : Une Famille sur le Ring (2019) - 3/6

#988 : SkyFall (2012) - 3.5/6

#989 : The Inventor - Out for Blood in Silicon Valley (2019) - 3.75/6

#990 : Glass (2019) - 2/6

#991 : X-men - Dark Phoenix (2019) - 2/6

#992 : Rocketman (2019) - 3.75/6

#993 : The Bill Murray Stories - Life Lessons Learned From a Mythical Man (2018) - 3.75/6

#994 : Men In Black - International (2019) - 2.5/6

#995 : Batman et les Tortues Ninja (2019) - 4/6

#996 : Little (2019) - 3/6

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# Bilan :

Un mois des plus moyens, sur le blog des Téléphages Anonymes. Pas vraiment de catastrophe, mais pas vraiment de bon film non plus, juste pléthore de films moyens, tournant entre 2.5 et 3.5/6, avec parfois un petit supplément d'âme qui leur vaut quelques dixièmes de point supplémentaires.

Mais vraiment, pas grand chose de mémorable à se mettre sous la dent... et c'est bien dommage.

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# Film du mois :

Vraiment pas grand chose à signaler, ce mois-ci, hormis un Batman vs les Tortues Ninja amusant, et des documentaires sympathiques... sans plus. Mention spéciale à ce cher Détective Pikachu, très imparfait, mais une bonne surprise néanmoins.

 

# Flop du mois :

Là, il y a le choix. Mettons de côté Quantum of Solace, sorti depuis bien trop longtemps, et concentrons-nous sur les films plus récents : Men In Black 4, sous-développé, Aladdin, inutile et bordélique, Glass, atteint du syndrome Shyamalan... et bien sûr, mon flop du mois, Dark Phoenix, un film tellement dépourvu d'énergie et d'intérêt, qu'il rejoint prestement le bas du classement de la franchise X-men.

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# Petit écran :

En juin, sur le blog, on a eu droit à Shrill (dont je ne suis clairement pas le cœur de cible), à la deuxième et ultime saison de Ryan Hansen (bien plus efficace que la précédente), et nous avons attaqué la dernière saison des Baudelaire, à la conclusion assez inégale. Et puis il y a le début de la Twilight Zone de Peele, qui commence très mal...

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# À venir :

Un mois de juillet à deux facettes sur le blog des Téléphages Anonymes, avec à partir du 14 juillet, une semaine Comédie française (avec du Kad, du Kev Adams, du Gad, du Monsieur Poulpe, du Ngijol, et du Nicky Larson...) ; autour de cette semaine, le programme habituel du blog, avec des kaijus royaux, des gens du village, un Keanu Reeves assassin, Simba, les exploits de Mysterio, ou encore la vie secrète de nos chers animaux. Et bien sûr, les séries, avec la fin de la saison de la Twilight Zone de Peele, et la dernière fournée de Black Mirror.

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Un film, un jour (ou presque) #952 : The Self-Destruction of the Ultimate Warrior (2005)

Publié le 1 Mai 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Action, Catch, Biographie, Documentaire, WCW, WWE

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

The Self-Destruction of the Ultimate Warrior :

Un documentaire-rétrospective assez particulier dans la collection de la WWE, puisque fait sans l'aval de l'Ultimate Warrior, et se résumant, pour faire simple, à 90 minutes d'intervenants démolissant systématiquement le Warrior, son caractère, ses capacités de catcheur, etc.

C'est vraiment un enterrement de première catégorie, unique en son genre dans l'histoire de la fédération : même quelqu'un comme Macho Man a fini par avoir droit à son documentaire exhaustif et objectif, après des années de silence. Ici, l'hostilité de tout le monde est palpable (le mépris dégouline notamment de manière palpable des paroles de Ric Flair, de Jim Ross et de Bobby Heenan), et le métrage ne rate pas la moindre occasion pour critiquer le Warrior et son personnage.

Tout y passe : sa musique (très similaire à d'autres thèmes composés à l'époque - les Rockers, etc), son entrée (qui était tellement énergique que Warrior était parfois essoufflé et épuisé avant même le début des ses matches), ses origines (les intervenants se moquent copieusement de "Parts Unknown", quand bien même de multiples catcheurs venaient de là à l'époque), son talent ultra-limité dans le ring, ses promos et sa fiction incompréhensibles, son caractère de cochon, et sa tendance à ne se préoccuper que de sa petite personne, sans avoir la moindre estime pour la discipline.

C'est probablement ce dernier point qui pose le plus de problèmes à tous les vétérans et officiels interrogés ici : si à plusieurs reprises, au faîte de sa carrière, le Warrior a été renvoyé de la WWF, c'est parce qu'il a commencé à croire à sa propre hype, et à avoir la grosse tête, se comportant de manière non-professionnelle, et refusant occasionnellement de se produire quelques minutes avant un match, si on ne lui donnait pas une somme conséquente.

Un chantage qui n'est pas du tout passé du tout auprès de Vince McMahon et des lutteurs les plus aguerris, et qui est vraisemblablement la raison pour laquelle, jusqu'à ce qu'ils se réconcilient en 2013-2014, ni le Warrior ni la WWE ne se supportaient.

Loin de moi l'idée de défendre Warrior, cependant : tout ce que disent les intervenants du documentaire était de notoriété publique depuis des décennies, et ne surprend guère. Oui, le Warrior était égocentrique, prétentieux, persuadé d'être unique en son genre, un bodybuilder qui a longtemps tout misé sur son physique, n'avait que faire de la sécurité de ses adversaires/partenaires, et a fréquemment laissé son égo et ses demandes financières prendre le dessus sur sa carrière.

Néanmoins, le ton global du documentaire, méprisant, mesquin et hostile, agacera sans nul doute plus d'un spectateur ; seuls les lutteurs les plus jeunes (Christian, Y2J, Edge), n'ayant pas connu directement le Warrior, mais ayant grandi devant ses matches, rééquilibrent un peu ce documentaire à charge, en affirmant qu'il était un catcheur sous-estimé, et qu'il avait beau être incontrôlable, il a marqué à jamais les mémoires d'une génération ou deux.

Le métrage se termine d'ailleurs sur ces affirmations, comme pour ne pas trop charger la bête. Un peu trop tard, à vrai dire, mais ce n'est pas forcément rédhibitoire, puisque malgré tout, pour peu qu'on parvienne à passer outre le massacre et le mépris, ainsi qu'un certain manque de repères chronologiques, les 90 minutes du tout restent vraiment intéressantes, voire même hilarantes quand arrivent les promos déjantées du Warrior.

Et puis, pour être franc, c'est toujours intéressant de voir Hogan, maître-baratineur s'il en existe, s'avérer ici un peu plus sincère que d'habitude, et admettre ses erreurs...

3.75/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Un film, un jour (ou presque) #516 : Nounou malgré elle (2015)

Publié le 17 Mai 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Comédie, Romance, Jeunesse, PixL

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Nounou malgré elle (The Reluctant Nanny) :

Programmatrice de jeu vidéo à la recherche d'un emploi, Libby (Jessy Schram) croise, par le fruit du hasard, le chemin de Dan (Aaron Hill), un officier de police célibataire, qui s'occupe actuellement de deux enfants orphelins, et qui aurait bien besoin d'une nounou pour les surveiller pendant son absence. Sans argent ni toit au-dessus de sa tête, Libby finit par accepter et, progressivement, se rapproche des enfants et de Dan...

Comédie romantico-familiale (plus familiale que romantique, en fait) de la chaîne PixL, nettement plus classique et dans le moule des productions Hallmark (voire même ABC Family) que certaines de ses productions récentes, mais bénéficiant d'une distribution et de personnages attachants (rien que la profession de l'héroïne évite le cliché sur pattes), qui contribuent beaucoup au charme tranquille du métrage.

3.5/6 (par contre, l'affiche, ce n'est vraiment pas possible)

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 5 (13)

Publié le 10 Septembre 2016 par Lurdo dans Télévision, Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Science-Fiction, Star Trek

J'essaie de conclure mon visionnage de la saison 5 de Star Trek Voyager avant le début de l'Oktorrorfest 2016, mi-septembre, et le moment est donc venu de remettre les bouchées doubles...

5x22 - Someone to watch over me :

L'Holo-Doc apprend à Seven ce qu'est la romance, pendant que Neelix tente de superviser un alien ascéte de passage qui découvre tous les plaisirs décadents du Voyager.

De la comédie légère, assez classique, mais bien interprétée, et par moments assez touchante.


5x23 - 11:59 :

Braga & Menosky s'associent pour une tentative de faire du Far Beyond The Stars avec Janeway, qui raconte à Neelix, en flashback, ce qu'elle croit être la vie de l'une de ses ancètres du 21è siècle.

Un épisode centré sur Mulgrew et sans grand intérêt pour moi, tant tout semble mécanique et forcé pour arriver à une conclusion donnée assez artificielle (ce qui n'aide pas, c'est qu'il n'y a pas grande alchimie entre Mulgrew et Kevin Tighe). Bon gros bof, donc.

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Un film, un jour (ou presque) #513 : Ghost in the Shell (2017)

Publié le 12 Mai 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, USA, Japon, Science-Fiction, Action, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Ghost in the Shell :

Dans un futur proche, au Japon, le Major Mira Killian (Scarlett Johansson) est un être unique : un cerveau humain transplanté dans un corps cybernétique doué de capacités incroyables, que le Major exploite au sein de la Section 9, une unité anti-terroriste composé de Batou (Pilou Asbæk), de Togusa (Chin Han), et de leur supérieur, Aramaki (Takeshi Kitano). Mais lorsque Kuze (Michael Carmen Pitt), un terroriste capable de pirater les esprits d'autrui, apparaît en ville, le Major découvre bien vite qu'elle est probablement liée à lui, et qu'il détient le secret de ses origines... 

Alors avant toute chose, un disclaimer : avant de voir cette adaptation américaine, je ne connaissais quasiment rien de la franchise Ghost in the Shell, je n'en avais jamais rien lu ou vu, et à vrai dire, je n'en ai jamais eu la moindre envie, car je suis, de nature, peu attiré par le cyberpunk, et par tout ce qui est animation japonaise.

Tout ça pour dire que j'ai abordé cette version 2017 sans aucun à priori, si ce n'est celui de bandes-annonces plutôt intéressantes, et du capital sympathie de Scarlett.

Malheureusement, j'aurais dû me renseigner avant sur les personnes à l'oeuvre derrière la caméra : à la réalisation, Rupert Sanders (Blanche-Neige et le Chasseur, visuellement réussi et stylisé, mais particulièrement soporifique, mal rythmé, et avec une distribution mal dirigée) ; à la production, Avi Arad (un producteur sans la moindre vision, responsable d'énormément de bouses avant que Kevin Feige ne prenne le contrôle de Marvel) ; au scénario, Ehren Kruger (les Transformers, La Porte des Secrets) et deux scénaristes sans grande expérience ; aux effets numériques, MPC, oscarisés pour L'Odyssée de Pi et Le Livre de la Jungle - ils sont doués en animaux - mais ayant à leur actif d'innombrables blockbusters aux effets des plus inégaux).

Parce que forcément, tous ces noms, ça n'augurait pas forcément d'un chef d'oeuvre du Septième Art (sans même parler d'une adaptation digne de ce nom des oeuvres originales).

Sans surprise, donc, si le résultat final n'est pas forcément vilain, esthétiquement parlant, et a même par moment un certain style, dans l'ensemble, le film ne fonctionne pas vraiment.

Entre son script vraiment didactique et explicite (tout y est surligné), parfois plus proche d'un sous-Robocop féminin que d'autre chose ; sa musique synthétique parfois réminiscente d'un Tron : Legacy ; ses effets très inégaux (les doublures numériques sont assez ratées, surtout celle de ScarJo, dont la silhouette, les proportions et la carrure changent allègrement selon les plans et les tenues qu'elle porte) ; et son rythme global très étrange (on a parfois plus l'impression d'assister à une suite de vignettes et de belles images, comme autant de passages obligés, à peine liées par un scénario en pilotage automatique), il se dégage vraiment du tout une sensation de travail sans âme, assez faux et artificiel (et paradoxalement relativement étriqué, malgré le décor de mégalopole).

Sensation que l'on retrouve dans la direction artistique des personnages principaux, qui font souvent cosplay un peu fauché, et, ça me peine de le dire, dans l'interprétation de Scarlett, dont les choix de jeu et de langage corporel n'ont pas du tout fonctionné pour moi (pas aidés par ses proportions polymorphes, certes).

Bref, pas vraiment convaincu par ce Ghost in the Shell, qui a pour lui l'avantage d'être cependant relativement court (moins d'1h50, pour un blockbuster, c'est rare), et d'avoir un Batou plutôt sympathique.

(Kitano, par contre, semble n'en avoir absolument rien à faire de ce film ou de son rôle)

2.5/6 (j'imagine qu'un fan des GitS originaux sera probablement encore plus sévère)

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 189 - The Visit (2015)

Publié le 15 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Horreur, Found Footage, Halloween, Comédie

Dernière journée de l'Oktorrorfest 2015 sur le blog des Téléphages Anonymes, et dernière fournée de films fantastiques et horrifiques, à raison d'une critique de film toutes les heures, jusqu'à minuit ce soir...

The Visit :

Tyler (Ed Oxenbould) et sa soeur aînée Becca (Olivia DeJonge) sont envoyés par leur mère chez leurs grands-parents, qu'ils n'ont jamais connus, pour y passer une semaine. Là, les deux adolescents font donc la connaissance de Nana (Deanna Dunagan) et de Pop pop (Peter McRobbie), qui les accueillent à bras ouverts, mais qui, progressivement, paraissent de plus en plus bizarres. Heureusement, Becca est une apprentie réalisatrice, et avec l'aide de son frère, elle va filmer sa famille pour tenter de percer à jour le secret de ses hôtes...

Nouveau film de Shyamalan, qui a permis à ce dernier de retrouver des critiques à peu près bonnes (sans être extatiques pour autant)... mais à vrai dire, c'est toujours aussi médiocre, et ce pour de multiples raisons.

Tout d'abord, parlons du postulat de départ : pour faire simple, si le résumé ci-dessus ressemble à celui de multiples épisodes de Fais-moi peur ou de Chair de Poule ("Comment tuer un monstre", par exemple), c'est parce que c'est exactement ça. The Visit est une histoire basique, filmée du point de vue des enfants, et avec un twist après 65 minutes de film, histoire d'apporter une caution Shyamalanesque au tout... malheureusement, c'est aussi le plus gros problème de cette oeuvre.

Car un épisode de Chair de Poule fonctionne principalement parce que le jeune spectateur s'identifie immédiatement au(x) protagoniste(s) : or ici, The Visit vise un public adulte. Et il faut bien admettre que la jeune Becca - qui passe le premier tiers du film à débiter des généralités agaçantes d'étudiant en cinéma aux prétentions de réalisateur de documentaire - et son frère - le pseudo rappeur jamais drôle - sont tout sauf attachants.

Un problème d'autant plus évident que le gimmick du found footage impose une distance encore plus grande avec les évènements et les personnages : lorsque Shyamalan tente l'émotion en face caméra, ça semble forcé ; lorsqu'il joue la carte du suspense, ça tombe à plat ; et lorsqu'il tente de nous montrer à quel point les grands-parents sont bizarres, tout ce que l'on voit, ce sont deux personnes âgées à la lisière de la sénilité et/ou de la dépression.

La majeure partie des problèmes du film provient en effet de son écriture, puisque pendant une bonne heure, le film n'est jamais suffisamment drôle, jamais suffisamment inquiétant, jamais suffisamment mystérieux, jamais suffisamment subtil (les phobies des personnages, amenées de manière pataude, et uniquement là pour que les personnages en triomphent dans le climax), bref, jamais suffisamment intéressant (sans même parler de toutes ces fausses pistes que Shyamalan insère dans le script, comme pour se moquer de son propre style cinématographique).

Puis arrive le "retournement de situation" (qui manque pas mal de punch dans sa mise en images, puisque la réaction initiale de la mère semble étrangement faiblarde), et là, le film commence enfin à décoller un peu, dans ses 20 dernières minutes.

Mais il est probablement trop tard, d'autant que le métrage se termine sur un monologue bien pataud typique de Shyamalan, et sur un autre rap du gamin... autant dire que l'impression finale n'est pas particulièrement bonne.

Et d'un point de vue purement technique ? L'interprétation est convaincante, la perruque de grand-mère pas terrible, et le format found-footage n'apporte rien, ou aurait pu au moins être partiellement remplacé par un format plus traditionnel et omniscient : les plans sont tous parfaitement éclairés, les angles de caméra tous bien choisis, la caméra ne manque aucun moment important, et le tout est tellement professionnel et carré que ça détruit gentiment le postulat d'un "documentaire" filmé par deux amateurs paniqués (un problème récurrent de ce format, et rendu encore plus évident par la maîtrise technique habituelle de Manoj).

En résumé, on a un réalisateur réputé pour ses talents de réalisation et de mise en scène, qui les met de côté pour tourner un found footage plat et générique, au scénario digne d'un épisode de Chair de Poule, en moins rocambolesque et drôle. Oui, c'est mieux que ses derniers films récents, mais bon...

2/6

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Catch Review : TNA Impact (15/05/2015)

Publié le 16 Mai 2015 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, TNA

Après un Impact Live particulièrement frustrant et décevant, qui a été l'occasion de deux retours inutiles (d'autant plus inutile dans le cas de Bully qu'il n'était là que pour un soir et n'a servi à rien), et d'un booking général bordélique, TNA a besoin de redonner un coup de fouet à son produit, ce soir, afin de retrouver la confiance de sa fanbase ébranlée par le dernier show.

Impact - 15/05/2015 :

- Tenay aux commentaires avec Josh.

- Angle présente ses partenaires de ce soir (Melendez est là, *soupir* ; espérons qu'il ne soit là que pour perdre le match), remercie The Rising, The Rising lui fait comprendre que Galloway a ses vues sur le titre poids-lourd, ce qui agace EY. Il débarque donc, se plaint, insulte tout le monde, radote un peu, et présente son équipe pour ce soir, sans surprise, le BDC. Brawl général dans le ring, et Lashley fait son retour pour rejoindre la team Angle de ce soir. Pas un mauvais démarrage, mais rien d'exceptionnel non plus.

- The Dollhouse fait son entrée sur du Hole, mwé.

- Rebel & Brooke vs Dollhouse. La Dollhouse passe directement à l'assaut, domine Rebel qui tient le rôle de la victime, jusqu'à ce que Brooke entre dans le ring. Honorable pour ce que c'était.

- Team EY est à court de membres, donc EY va recruter (je suppose que Bram n'est pas loin).

- EC3 dans le ring pour se plaindre de son classement dans le Top 5. Anderson l'interrompt, se moque de Tyrus, obtient un match contre lui.

- Tyrus vs Anderson. Domination de Tyrus, qui perd sur une distraction malencontreuse d'EC3. RAS.

- Magnus mécontent, interpelle Storm, mais c'est Abyss qui se pointe.

- Abyss vs Magnus, Hardcore brawl. Magnus domine Abyss et Manik, mais se fait prendre en traître par Khoya. RAS, à nouveau, si ce n'est que je ne suis pas certain de l'utilité d'avoir un autre match hardcore dans un show qui a pour main event une hardcore war. Ça dévalue un peu la stipulation, je trouve.

- Wolves vs Dirty Heels, match 1/5. Un tag match exemplaire, avec une fin plutôt réussie... même si on sent qu'ils en gardaient sous le pied.

- The Rising se sépare temporairement d'Eli Drake pour ce soir (je me demande si ça va mener à des tensions entre eux... vu qu'Eli Drake est clairement le meilleur du groupe au micro, ça pourrait donner quelque chose de sympa).

- La Dollhouse discute backstage. Et est toujours un peu trop surexcitée et surjouée à mon goût.

- Storm n'est pas content du comportement de sa Revolution.

- La Dollhouse vient troller un peu, Taryn montre ses sous-vêtements (elle n'est guère plus dévêtue que ses copines, honnêtement), Gail Kim intervient, et pousse la Dollhouse à s'enfuir. Un poil trop criard pour moi, mais bon, rien de rédhibitoire.

- Jesse vs Robbie. Un match-éclair, avec Jesse qui se fait épingler en cinq secondes, fait redémarrer le match, perd à nouveau en dix secondes, fait redémarrer le match, et perd encore en une minute ou deux. Jesse finit par s'énerver, et par confirmer son heel turn en démolissant Robbie en post-match. Amusant, puis efficace.

- EY a trouvé le cinquième membre de sa team.

- Anderson construit une cage pour Tyrus.

- Team Young vs Team Angle - Hardcore War.  Un match moins hardcore que ce que je redoutais, un spot collectif assez sympa depuis la troisième corde, un Bram qui s'invite, un Lashley qui fait le ménage, et un finish prévisible, mais efficace, avec un post-match assez marrant. EY fait un excellent heel psychopathe, et Melendez une excellente victime.


Un show meilleur que la semaine dernière (pas difficile, cela dit), et soutenu par un main event solide, et par un tag match impeccable. Autour, c'est inégal, mais ça reste divertissant, et surtout, pas de Bully ni de Velvet en vue, ce qui est toujours ça de pris.

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Un film, un jour (ou presque) #1305 : The Dark Knight - Le Chevalier Noir (2008)

Publié le 23 Septembre 2020 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Jeunesse, Review, Thriller, USA, DC

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

The Dark Knight - Le Chevalier noir (2008) :

Avec l'aide du procureur Harvey Dent (Aaron Eckhart), de l'Inspecteur Gordon (Gary Oldman) et de Rachel (Maggie Gyllenhaal), Bruce Wayne/Batman (Christian Bale) se bat contre le crime organisé de Gotham, alors même que le mystérieux Joker (Heath Ledger) sème le chaos dans la ville, incontrôlable et imprévisible...

Un film incontournable du genre super-héroïque, vénéré par une certaine génération de cinéphiles, et qui pourtant m'a toujours laissé ambivalent.

Un peu à l'image du film, en fait, qui est étrangement divisé en deux parties principales : à commencer par une première grosse moitié assez maîtrisée, qui décrit l'ascension du Joker (un Heath Ledger excellent), celle de Harvey Dent (Eckhart tout aussi bon), la montée en puissance du conflit entre Batman et son ennemi, etc.

Ça fonctionne plutôt bien, évitant les dialogues trop laborieux et pseudo-philosophiques, et restant globalement dans l'action, même si cela doit passer par une séquence en Asie, digression que l'on devine comme une concession au marché et aux investisseurs chinois. Certes, les défauts formels et créatifs du premier film ressurgissent, çà et là (ces plans tournoyants sur Batman, raide comme un piquet sur une corniche ; la voix enrouée de Bale ; le manque de présence de Batman à l'écran, jamais mis en valeur par la caméra, l'éclairage ou la mise en scène ; le côté GIGN du costume), et l'on devine déjà ce qui posera problème dans l'épisode suivant : un Batman qui, après un an à peine de service, est déjà prêt à tout plaquer pour les beaux yeux de Rachel (une Maggie Gyllenhaal qui remplace Katie Holmes, et apporte plus de présence et de répondant à son personnage). Pour sa Croisade contre le crime, ce Batman repassera.

Mais dans l'ensemble, c'est maîtrisé et intéressant.

Et puis, arrive la capture du Joker, et là, lentement, le film commence à se déliter. Les dialogues pseudo-profonds de Goyer et Nolan refont surface, de plus en plus pesants (et présents) ; Batman est encore moins mis en valeur que dans le reste du film (la scène de l'interrogatoire ne fait que souligner tous les défauts de son apparence) ; le Joker devient un Jigsaw du pauvre, imposant des choix (théoriquement) cornéliens à Batman et à Gotham ; le développement de Two-Face est artificiel et forcé, sans jamais vraiment convaincre - un peu à l'image des effets numériques de son visage, qui lui placent occasionnellement un œil à cinq centimètres au dessus de l'autre ; le script décide d'ajouter un dilemme moral inutile à l'emploi du Batsonar (on sent que c'était là une idée autrefois plus développée, et réduite à peau de chagrin dans cette version du script) ; et puis la fin, bien entendu, achève d'affaiblir le récit, avec un propos pompeux et un plan pas très malin de la part de tout ce petit monde.

C'est un peu le problème récurrent des Batman de Nolan/Goyer : plutôt que d'intégrer des thématiques et un message à un film de Batman, le duo a clairement commencé par poser des thématiques et des idées philosophiques, avant de modeler le récit de leur film sur celles-ci, quitte à forcer un peu ou à utiliser des grosses ficelles narratives pour que ça rentre.

C'est toujours ce qui m'a gêné dans cette approche : je suis totalement pour qu'on apporte un deuxième degré de lecture à un film de super-héros... mais quand ce deuxième degré de lecture passe au premier plan, que le tout se transforme en pensum pour les nuls, et que le film de super-héros devient secondaire (et n'intéresse pas vraiment le réalisateur et le scénariste), ça coince.

The Dark Knight est ainsi en équilibre constamment précaire, mais parvient à ne tomber que partiellement dans les pièges du premier film. Pas totalement réussi, le film reste agréable à suivre (même si mon avis sur ce dernier a tendance à changer au fil du temps), et aurait fait une bonne conclusion au dyptique Batman de Nolan. Malheureusement, The Dark Knight Rises est arrivé ensuite...

3.75/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Les bilans de Lurdo : The Twilight Zone, saison 1 (2019) - troisième partie (1x07-09)

Publié le 6 Juillet 2019 par Lurdo dans Anthologie, Critiques éclair, Comédie, Drame, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Review, Science-Fiction, Thriller, Télévision, CBS, Twilight Zone

Suite de la première saison de ce remake de la célèbre série de Rod Serling, chapeautée par Jordan Peele : pour le moment, aux deux tiers de la saison, la série continue de souffrir d'une écriture vraiment trop balourde, et d'un désir de pertinence sociale qui la tire constamment vers le bas... mais il est toujours temps de se reprendre.

The Twilight Zone (2019), saison 1 - troisième partie :

- 1x07 - Not All Men : Après une pluie de météorites, les hommes d'une petite bourgade deviennent tous violents, incontrôlables et agressifs. Deux femmes (Taissa Farmiga, Rhea Seehorn) tentent de survivre au milieu de ce chaos improbable...

Un épisode particulièrement agaçant, qui, plutôt que de présenter une histoire originale ou satisfaisante, semble plus préoccupé par le fait de surfer sur la vague #metoo et sur tous les termes qui lui sont désormais associés en bien comme en mal (la masculinité toxique, #notallmen, blablabla) pour nous pondre un mauvais clone de The Screwfly Solution des Masters of Horror.

Sauf qu'ici (*spoiler*), pas d'influence extérieure transformant les hommes en monstre, non, puisqu'on nous explique bien à la fin, de manière ultra-maladroite et lourde, que les météorites n'agissaient en aucune manière sur les hommes, et que ces derniers en ont juste profité pour exprimer toutes leurs pulsions violentes et détestables.

Ce qui ne colle pas franchement avec ce qu'on voit dans le reste de l'épisode, ni avec le fait que l'adolescent gay résiste délibérément à la "transformation" et explique qu'il a simplement refusé d'être violent, que c'est une simple question de volonté.

Un épisode pataud, forcé, qui a cependant pour lui une jolie montée en puissance sur la fin, et une durée raisonnable d'une quarantaine de minutes. Mais c'est peu.

- 1x08 - Point of Origin : Lorsque sa gouvernante est arrêtée par les services de l'immigration, et qu'à son tour, elle finit entre leurs mains, Eve (Ginnifer Goodwin), une mère de famille tranquille et bourgeoise, ne comprend pas ce qui lui arrive. Surtout lorsque le responsable de son interrogatoire (James Frain) commence à lui poser bon nombre de questions inexplicables...

*soupir*

Alors, dans l'ordre, la vie d'un immigré clandestin, c'est compliqué ; les services de l'immigration américaine sont inhumains, cruels, nationalistes et brutaux ; les Américains préfèrent fermer les yeux sur tout ça et traiter leur personnel de maison comme des personnes inférieures ; le white privilege, ce n'est pas bien ; et on est tous un immigré aux yeux de quelqu'un d'autre...

Voilà à peu près l'essentiel de cet épisode laborieux et encore une fois donneur de leçons, qui est trop imprégné du politiquement correct "woke" américain pour vraiment fonctionner, et qui, en prime,  s’essouffle très rapidement, dès son twist révélé (déjà qu'il était un peu éventé ^^), pour finir sur les rotules avec toute une dernière partie inutile.

Plus que deux épisodes, espérons que le show remonte la pente in extremis.

- 1x09 - The Blue Scorpion : Lorsque Jeff Storck (Chris O’Dowd) découvre le cadavre de son père, suicidé d'une balle dans la tête, le professeur d'anthropologie ne comprend pas : son père détestait les armes à feu, et ne possédait pas de pistolet. Dans les possessions de son père, il trouve alors une arme mythique, le Scorpion Bleu, ainsi qu'une seule balle marquée de son prénom, "Jeff". Lentement, la folie s'invite alors dans la vie de Jeff, alors que sa femme demande le divorce, et qu'il tente de décider à qui est destinée cette balle : à lui, ou à l'un des innombrables "Jeffs" qu'il rencontre soudain à chaque moment de sa journée ?

Autre épisode signé Glen Morgan, et à nouveau, il se dégage de cet épisode une atmosphère fortement imprégnée de X-files et des autres séries estampillées Carter de cette époque : en comparaison de la majeure partie du reste de la saison, cet épisode semble original, intéressant et amusant, bien que très imparfait.

Certaines scènes ne débouchent en effet sur pas grand chose (je pense ainsi à la scène de Luisa d'Oliveira en étudiante angoissée), et l'épisode joue plus la carte de l'ambiance que de l'énergie et de la direction narratives.

C'est un choix qui ne plaira pas à tout le monde, mais dans l'ensemble, c'était nettement mieux mené que 90% des épisodes de ce reboot...

... cependant, malgré tout, encore une fois, la conclusion de Peele semble arriver comme un cheveu sur la soupe, totalement déconnectée du reste du programme, et étrangement plate et générique. La série a vraiment un problème sur ce point.

(à suivre...)

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(retrouvez la critique des épisodes 1x01-03, 1x04-06, et, en cliquant ici et ici, toutes les autres critiques de séries publiées sur ce blog...)

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Les bilans de Lurdo - Tween Wars XII : Jessie

Publié le 28 Mai 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Comédie, Sitcom, Disney, Romance, Jeunesse, Tween

Episode XII : The Nanny 2.0

Loi n°1 de la Tweencom (rappel) : Chez Mickey, on n’aime pas les ados normaux, et leur quotidien. Résultat : tous les persos des séries Disney ont des pouvoirs, viennent du futur, sont des méga-stars, sont über-talentueux, chanceux, etc…

Loi n°2 de la Tweencom (rappel) : La maison de production It’s A Laugh s’occupe de toutes les sitcoms Disney depuis 2005. En règle générale, leurs shows sont des sitcoms de studio, à caméras multiples, rires enregistrés, dans des décors assez peu convaincants, au générique chanté par une star de la série et/ou de la chaîne, et à la distribution plutôt solide et diverse.

 
Corollaire (rappel) : Lorsque It’s A Laugh trouve un format/sujet facile à exploiter, il le garde. Et le répète ad nauseam, en en variant à peine le style. 
 
Loi n°3 de la Tweencom (rappel) : si chez Mickey tu veux prospérer, les talents musicaux de tes interprètes aux épisodes tu devras intégrer, pour la promotion croisée avec Disney Records assurer.

Loi n°10 de la Tweencom (rappel) : Règle du sidekick : bien souvent, le/la lead de la tweencom est affublé(e) d’un(e) sidekick comique, faire valoir au physique moins conventionnel, à l’interprétation plus exagérée, et délibérément laissé en retrait. Et presque aussi souvent, c’est parce que le/la sidekick est bien plus talentueux(se), attachant(e), et tout simplement charismatique que le/la lead.

Corollaire (rappel) : Lorsqu’un sidekick commence à éclipser son lead, le moment est venu de lui donner sa propre série… pour bien souvent, s’apercevoir qu'il ne fonctionne pas en solo ou en lead.
 


Jessie (2011 - ? )
 

A Nanny named Jessie’s Diaries in a Suite Life…

Koicé ?
Le jeune Jessie arrive de la campagne, et est très rapidement recrutée par deux riches parents (à la Brangelina), qui lui confient la garde de tous leurs enfants adoptifs, dans leur immense appartement particulier.

Aveckicé ?
Debby Ryan (Jessie), qui reprend un rôle relativement similaire (mais moins redneck) à celui qu’elle tenait dans The Suite Life on Deck ; Peyton List (Emma, la sœur aînée), une blonde de 13 ans, pas très marquante ; Cameron Boyce joue Luke, le préado séducteur à grande gueule, façon italien sorti du Bronx ; Karan Brar est Ravi, l’indien caricatural de service, ravi d’avoir été adopté par ses parents, et qui se balade partout avec son varan domestique ; Zuri (Skai Jackson) est la petite black impertinente avec des amis imaginaires ; Bertram (Kevin Chamberlin) est le majordome britannique blasé ; sans oublier les parents (l’un réalisateur et l’autre taupe modèle), et le portier de l’hôtel, Tony, alias le love-interest de Jessie.

Koiçavo ?
Une petite saison, c’est un peu juste pour se faire une idée consistante d’une série, mais au premier abord, Jessie n’est rien de plus qu’une combo de Une Nounou d’Enfer, The Suite Life of Zack & Cody, et du film The Nanny Diaries avec ScarJo.

Autrement dit, on est en terrain ultra-balisé, ça enquille les intrigues et les scènes déjà vues, le générique est chanté par Ryan (en espérant que le show va éviter les scènes musicales pour promouvoir la carrière de Ryan) et si tout le monde joue à peu près juste, Debby Ryan est bien la seule à se démarquer un peu du reste de la distribution, et à se montrer attachante.

Pas vraiment de quoi être enthousiaste, donc, même si le show pourrait toujours surprendre sur la durée (j’y crois à fond). Cela dit, ce n’est pas pire que la moitié des nouvelles sitcoms de networks de la rentrée 2011.

Perte de Santé mentale :
Pffff… franchement, pas grand-chose à retenir, donc pas grand-chose qui puisse atteindre de manière sérieuse le cerveau… c’est, là aussi, bien souvent du papier-peint audiovisuel inoffensif, déconseillé au plus de 12 ans. Sauf quand Jessie se fait attaquer par un énorme tentacule sur un plateau de tournage, et plutôt que de crier au secours, se contente d’adresser au tentacule un truc du genre "normalement il faut m'inviter à dîner avant de pouvoir me--". :ninja:

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Blog Update ! - Janvier 2022

Publié le 31 Janvier 2022 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Télévision, Update

À nouveau un mois de transition sur le blog des Téléphages Anonymes, voire même, pour être plus précis, une quinzaine de jours de transition, faisant le pont entre la fin de la Christmas Yulefest 2021, et la Quinzaine Saint Valentin à venir...

#1552 : Un After mortel (2021) - 3/6

#1553 : Spider-Man - No Way Home (2021) - 4/6

#1554 : Les Bouchetrous (2021) - 2.25/6

#1555 : Mourir peut attendre (2021) - 2.75/6

#1556 : 15 Minutes of Shame (2021) - 2.25/6

#1557 : The Gamechangers (2015) - 2/6

#1558 : Matrix Resurrections (2021) - 2.25/6

#1559 : Kate (2021) - 2.5/6

#1560 : Shanghaï Express (1986) - 3.5/6

#1561 : Steve, bête de combat (2021) - 2.5/6

#1562 : Don't Look Up - Déni Cosmique (2021) - 3/6

#1563 : You May Be Pretty but I Am Beautiful (2019) - 4.25/6

#1564 : Prisoners of the Ghostland (2021) - 2/6

#1565 : Les Éternels (2021) - 2.75/6

#1566 : Encanto (2021) - 3.75/6

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# Bilan :

Une grosse quinzaine de rattrapage, donc, notamment en matière de grosses sorties/de blockbusters ratés en fin d'année dernière - et ce, avec des résultats assez mitigés, puisque ni le James Bond, ni Matrix 4, ni les Éternels ou un Don't Look Up au buzz conséquent n'auront su me séduire, souffrant de défauts trop évidents pour emporter mon adhésion.

Cela dit, je suis resté aussi très circonspect devant Encanto, notamment au niveau musical, alors que s'il y a bien un point qui a emporté l'adhésion, en ligne, c'est cet aspect... m'enfin bon.

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# Film(s) du mois :

You may be pretty but I am beautiful, un documentaire intéressant et instructif sur une figure excentrique mais à l'influence palpable sur le monde du catch ; Spider-man : No Way Home, le final de la trilogie Marvel consacrée au tisseur, un film bourré de fanservice (peut être trop) mais respectueux de l'histoire du personnage, et qui ne perd jamais son noyau émotionnel.

# Flop(s) du mois :

The Gamechangers, un docu-fiction retraçant approximativement les scandales autour de la franchise GTA ; Prisoners of the Ghostland, un film nonsensique sur Nicolas Cage qui crie "TESTICULE" ; Matrix Resurrections, totalement inutile ; et les Éternels, un faux pas de Marvel qui peine à concilier ses ambitions cosmiques, l'approche indépendante et artistique de sa réalisatrice, et des personnages assez peu intéressants...

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# Petit écran :

Beaucoup d'espace et un peu de Marvel, ce mois-ci, au niveau petit-écran, entre une première saison de Hawkeye plutôt appréciable (bien qu'avec quelques défauts, notamment un personnage d'Echo un peu quelconque), une reprise quelconque de Star Trek Discovery (sans surprise), une première moitié de saison assez générique de Star Trek Prodigy, et les quatre premiers épisodes de Star Wars : le livre de Boba Fett, qui ont clairement peiné à me passionner. Sans oublier la seconde moitié des Maîtres de l'Univers - Révélation de Kevin Smith, toujours imparfait, mais qui redresse un peu la barre.

 

Retrouvez aussi les bilans de toutes les séries critiquées jusqu'à présent en ces pages depuis l'index Séries alphabétique qui leur est consacré.

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# À venir :

En février, comme tous les ans, la romance revient avec la quinzaine Saint Valentin, mais avant cela, une petite semaine de chauffe, avec quelques métrages et séries plus classiques (Last Night in Soho, Sing 2, Boba Fett, Star Trek Discovery). Et fin février, retour à nouveau à un programme plus normal, pour finir ce mois plus court que la moyenne...

 

Dans l'intervalle, toutes les mises à jour du blog sont disponibles sur la page Updates, et la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog est accessible dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Les bilans de Lurdo : Star Wars - Tales of the Jedi, saison 1 (2022)

Publié le 26 Novembre 2022 par Lurdo dans Critiques éclair, Télévision, Star Wars, Review, Les bilans de Lurdo, Science Fiction, Science-Fiction, Action, Aventure, USA, Comédie, Fantastique, Disney

Nouvelle série anthologique Disney+ en six épisodes d'une quinzaine de minutes, supervisés et écrits (pour la plupart) par Dave Filoni, Tales of the Jedi s'inscrit dans la continuité des Clone Wars de ce même Filoni, notamment dans le style graphique du programme, et dans sa distribution vocale...

Star Wars - Tales of the Jedi, saison 1 (2022) :

Six chapitres de la vie d'Ahsoka Tano et du Comte Dooku, à diverses périodes de l'histoire de la République et de l'Empire...

1x01 - Life and Death : la naissance et l'enfance d'Ahsoka, ainsi que la première manifestation de ses pouvoirs d'utilisatrice de la Force, alors que, bébé, elle devient la proie d'un grand félin dans les forêts de sa planète natale.

Une tranche de vie paisible et agréable, joliment mise en images. Rien de plus.

1x02 - Justice : envoyés sur une planète reculée, le Jedi Dooku et son apprenti Qui-Gon Jinn tentent de secourir le fils kidnappé d'un sénateur cruel...

Un épisode intéressant, qui associe des personnages rarement vus ensemble, et qui développe de manière efficace l'ambiguïté de Dooku, prompt à la colère mais alors toujours animé d'intentions bénéfiques. Avec en prime une atmosphère plutôt réussie.

1x03 - Choices : Mace Windu et Dooku enquêtent sur la mort d'une de leurs consœurs Jedi, mais ce qu'ils découvrent ébranle un peu plus la foi de Dooku dans les motifs et l'indépendance de l'ordre...

Un épisode plus axé enquête policière, et qui approfondit intelligemment l'ambivalence croissante de Dooku vis à vis de l'Ordre Jedi et du Sénat. 

1x04 - The Sith Lord : peu de temps après la mort de Qui-Gon aux mains des Sith, Yaddle découvre que Dooku collabore en secret avec Darth Sidious...

La chute de Dooku est ici confirmée, avec un Dooku torturé et moins manichéen que dans les films, un côté synthétique (on est à Coruscant, après tout, Blade Runner n'est pas loin) et épique de la musique, et une Yaddle (Bryce Dallas Howard) qui fait plaisir à enfin voir à l'écran, et qui a droit à un moment de bravoure final très réussi.

1x05 - Practice Makes Perfect : pour aider Ahsoka à s'améliorer, Anakin Skywalker conçoit pour elle un programme d'entraînement contre le Capitaine Rex et un groupe de clones, programme qu'elle passera des années à perfectionner... jusqu'à ce que cela lui sauve la vie à l'occasion de l'Ordre 66.

Un épisode beaucoup plus court et qui développe un peu plus les liens entre Anakin et Ahsoka, ce qui est une bonne chose. À part ça, ce n'est pas non plus un épisode indispensable.

1x06 - Resolve : après la chute de la République et la mort d'Amidala, Ahsoka, désabusée, part en exil mais est bien vite trahie, et traquée par les Inquisiteurs...

Une mini-adaptation d'un roman détaillant la vie d'Ahsoka post-prélogie, cet ultime épisode bouche quelques trous de la vie de la Jedi, expliquant comment elle a repris du service bien après la chute de la République, pour rejoindre la Rébellion. Assez classique, en soi, même si le duel en lui-même est très joliment mis en images et en musique. 

- Bilan saisonnier - 

Un saison courte mais efficace, avec un gros travail visuel, sonore et musical. Sans être indispensable, c'est réussi et ça reste intéressant, même si comme moi, on n'a jamais vraiment suivi Clone Wars ou les séries animées postérieures.

Lucasfilm Animation a donc réussi son pari ici, quand bien même l'on peut se demander si tout cela n'aurait pas pu être condensé en deux moyens métrages de 45 minutes, l'un consacré à Dooku, l'autre à Ahsoka.

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Critiques éclair - The Orville 2x05 (2019) & Star Trek Discovery 2x05 (2019)

Publié le 18 Février 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Drame, Netflix, Review, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, Orville, Discovery

En quatrième semaine de diffusion, The Orville et Star Trek Discovery ont moyennement convaincu. Orville a laborieusement tenté de nous passionner pour les peines de cœur du Capitaine, dans un épisode signé par deux vétérans de Trek, tandis que Discovery, elle, s'est essayée au bottle episode façon premier contact, prévisible, et bourré de retcon approximative.

Une fournée très mitigée, et l'on peut craindre, avec cette cinquième semaine, qu'il en aille de même...

The Orville 2x05 - All The World is Birthday Cake :

Alors que l'équipage de l'Orville établit un premier contact avec une nouvelle planète, Bortus et Kelly sont arrêtés sans explication. Rapidement, le Capitaine et son équipe comprennent que cette civilisation inconnue est entièrement basée sur l'astrologie, et qu'un signe en particulier est mal vu du reste de la société...

Et en effet, un nouveau script signé MacFarlane... et un nouveau plantage. Un plantage (réalisé par Robert Duncan McNeill) qui pourtant, ne commençait pas trop mal, avec un premier contact accueilli avec un enthousiasme qui faisait plaisir à voir ; et d'ailleurs, évacuons le sujet, mais la remplaçante d'Alara, Talla (Jessica Szohr), s'avère plutôt convaincante, après une première impression mitigée - elle est plus assurée et plus adulte qu'Alara, et plus convaincante dans ses scènes physiques.

Le problème, en fait, de cet épisode, c'est son manque total de subtilité ou d'originalité. Dès l'arrivée de l'équipage sur la planète, avec ses autochtones en uniformes gris souris et leur architecture très particulière, on s'attend aussitôt à ce que le revers de la médaille soit sombre : des nazis ? Des eugénistes ? Des fanatiques religieux ? L'histoire de Star Trek est emplie de tels épisodes, et on a l'embarras du choix.

MacFarlane, lui, opte pour un mélange de tout cela, avec des fanatiques astrologues qui enferment ceux qu'ils considèrent comme une sous-espèce dangereuse dans des camps de travail, où ils portent des uniformes marqués d'un signe distinctif... on le voit, la subtilité est présente à tous les niveaux.

Et plus l'épisode avance, plus les réactions des personnages se font improbables et forcées, plus le showrunner en rajoute des couches (l'accouchement dans le camp), et plus les grosses ficelles se font honteuses, comme toute cette résolution capillotractée (la scène d'action toute piteuse, aux nombreux morts, et le deus ex Orville final), qui s'effectue en un claquement de doigt, et en dépit de toute plausibilité.

Bref, un épisode vraiment peu réussi, qui se prend beaucoup trop au sérieux, souffre d'une direction artistique bien trop générique et terrienne, et renforce l'idée que MacFarlane devrait se concentrer sur l'humour de ses scripts, ou les co-écrire avec d'autres scénaristes plus aguerris en matière de drame.

Star Trek Discovery 2x05 - Saints of Imperfection :

Alors que le Discovery continue de pister Spock, il tombe sur la Section 31, et doit bientôt retourner dans l'espace mycélaire, où l'équipage fait une rencontre inattendue...

Mouais. Les scénaristes continuent de soft rebooter la saison 1, en revenant ici sur la mort de Culber, à base de technobabble qui tient plus du n'importe quoi magique que de quelque chose de pseudo-scientifique/science-fictionnel qui pourrait passer dans du Star Trek.

Mais peu importe. En soi, l'épisode n'était pas désagréable à regarder, plutôt spectaculaire, et assez bien rythmé. C'est donc un bon point pour la série... pour peu que l'on ne soit pas trop gêné par la Section 31-light (version STD : des services secrets à peine secrets, que tout le monde tolère en levant les yeux au ciel), qui revient encore et encore, avec sa Giorgiou qui cabotine, son capitaine sans charisme, et son Ash Tyler qui, forcément, récupère un poste de liaison à bord du Discovery (De quoi nous refaire des scènes pseudo-romantiques entre lui et Burnham dans la suite de la saison ? Je n'espère pas.)...

Je n'ai, bizarrement, pas grand chose à dire sur l'épisode : tout ce qui avait trait au réseau mycélaire était, au minimum, intéressant, et la relation d'Amy et de Tilly était plutôt attachante ; le couple Culber/Stamets ne m'a jamais posé de problème, et Anson Mount continue de faire un excellent capitaine.

Reste qu'après 5 épisodes, un schéma récurrent commence à apparaître : celui d'épisodes indépendants centrés sur un sujet générique permettant aux scénaristes de retconner les erreurs de la saison 1, avec, en filigrane, la recherche de Spock, qui risque de durer encore longtemps...

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Critiques éclair - The Orville 2x02 (2019) & Star Trek Discovery 2x02 (2019)

Publié le 2 Février 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Review, Science-Fiction, Star Trek, Drame, Télévision, Orville, Discovery

De manière assez inattendue, les épisodes de reprise de The Orville et de Star Trek Discovery, la semaine dernière, se sont avérés des plus surprenants, et à l'opposé l'un de l'autre, avec un Orville vraiment décevant et insipide, totalement centré sur les relations soapesques des personnages, et un Discovery prometteur, laissant augurer d'une seconde saison plus aboutie, travaillée, et décontractée...

The Orville 2x02 - Primal Urges  :

Alors que le vaisseau arrive en orbite d'une planète sur le point d'être détruite par son étoile, et que l'équipage doit sauver la poignée de survivants y vivant encore, Bortus développe une addiction à la pornographie holographique, addiction qui finit par mettre son couple et l'équipage en danger...

Un second épisode un peu mitigé, en ce qui me concerne : pas de MacFarlane au scénario... mais ça ne veut pas dire que le script et son écriture soient formidablement aboutis.

Ici, avec cet épisode initialement produit pour la saison 1, Orville reprend clairement une intrigue habituelle de Star Trek The Next Generation (Hollow Pursuits, etc - bref, tout ce qui tournait autour de Reginald Barclay et de sa tendance à se réfugier dans l'holodeck pour fuir le monde extérieur, et éviter d'interagir avec autrui), en lui rajoutant une dose de graveleux et d'humour... et en tentant néanmoins d'en faire quelque chose de sérieux, sur un couple en crise, traumatisé par une action passée (le choix que le compagnon de Bortus a fait au sujet de leur enfant, la saison passée)... le tout enrobé d'une menace ultra-générique pensant sur le vaisseau (un virus informatique), d'une mission urgente (le sauvetage des habitants de la planète), et d'un dilemme cornélien (le sacrifice d'une partie de ces habitants).

Autant dire que le script, qui tente de jongler avec toutes ces directions, et toutes ces tonalités différentes, est un peu à la peine, et donne souvent l'impression de survoler ce qui mériterait d'être traité plus en profondeur (la dépression de Bortus, par exemple, qui est réglée d'un coup de "mission dangereuse qui redonne le sens des priorités").

Et pourtant... cet épisode n'est pas désagréable pour autant. Le budget conséquent alloué aux créatures et aux effets spéciaux (assez spectaculaire, le grand final de l'épisode) permet de conserver l'intérêt, et l'humour, çà et là, fait mouche. En comparaison du premier épisode de la saison, c'est donc nettement meilleur, et ce, même si ça mériterait un bon coup de polish pour lisser les problèmes de l'écriture.

Star Trek Discovery 2x02 - New Eden :

Alors qu'il suit les traces de l'un des phénomènes lumineux rouges, le Discovery arrive dans le quadrant bêta, en orbite d'une planète inconnue menacée de destruction, et occupée par des humains dépourvus de technologie...

Un épisode de Discovery qui, pour une fois, ressemblait vraiment à du Star Trek. Peut-être trop, d'ailleurs, puisque le couplet de la peuplade autochtone dérivée des humains et en danger de mort, et la Prime Directive, etc, c'est vraiment du réchauffé.

Néanmoins, à choisir, je préfère encore que Discovery nous resserve du réchauffé de Star Trek, que de subir quelque chose de 100% action, 0% scénario, comme en saison 1. Ici, donc, on est confronté à une opération de sauvetage de dernière minute (plutôt bien rendue à l'écran), à des interactions de l'Away Team avec les habitants de la planète (moyennement convaincant, principalement parce que je n'ai pas aimé le jeu de l'interprète de Jacob), et à un développement des membres de l'équipage qui se poursuit (Tilly commence à avoir des visions - probablement la spore de fin de saison dernière ; on apprend des choses sur Owosekun ; la pilote a du travail et des répliques).

De quoi remplir les 44 minutes de l'épisode, même si, étrangement, j'ai trouvé qu'il manquait un peu de développement et de profondeur pour que le scénario fonctionne vraiment. À l'identique, tout ce qui tournait autour de la proto-Prime Directive, ou encore de la thématique de la Foi, m'a semblé vraiment sous-développé. En somme, il reste des progrès à faire sur l'écriture, notamment des dialogues.

Néanmoins, à aucun moment je n'ai eu envie de m'arracher les cheveux, donc je crois qu'on peut dire que la série progresse, et continue dans la bonne direction.  (et je dois dire que les similitudes involontaires entre le Orville et le Discovery chroniqués cette semaine m'ont fait sourire)

 

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Les bilans de Lurdo : Howard's End (2017)

Publié le 2 Septembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Drame, Histoire, Romance, UK, BBC

Après un peu de comédie décérébrée, place à quelque chose d'un peu plus distingué, d'un peu plus terre à terre, et d'un peu plus romantique, avec l'adaptation en quatre épisodes d'une heure, par la BBC, du célèbre roman de E.M. Forster.

Howards End :

Dans l'Angleterre du début du XXème siècle, les relations compliquées entretenues par trois familles originaires de milieux différents. Les Wilcox (Matthew Macfadyen, Julia Ormond, Joe Bannister, Jonah Hauer-King, Bessie Carter), une famille aisée de capitalistes ayant fait fortune dans les colonies, et très à cheval sur les conventions et les différences de classes sociales ; Helen et Tibby Schlegel (Philippa Coulthard & Alex Lawther), élevés par leur sœur aînée Margaret (Hailey Atwell), forment une famille d'intellectuels bourgeois idéalistes, qui n'hésitent pas à s'engager pour aider autrui, pour le meilleur et pour le pire ; et les Bast, Leonard et Jacky (Joseph Quinn, Rosalind Eleazar), de basse extraction, qui tentent de se sortir de leur condition en s'instruisant et en travaillant dur...

Adaptation en quatre parties du roman du même nom, cet Howards End a été particulièrement bien reçu en Angleterre, un Royaume-Uni qui, encore à ce jour, reste fasciné et hantée par sa nature de société de classes.

Il y aurait beaucoup à dire sur le symbolisme du roman, sur la représentation de toute la société anglaise du début du siècle, dans ce qu'elle avait de bon et de mauvais, au travers de chacune des familles suivies par le récit, sur la pertinence du roman et de son adaptation à notre époque, etc.... et les journalistes anglais ne se sont pas privés pour le faire, comme le prouve une rapide recherche web.

Mais pour un spectateur étranger comme moi, bien moins imprégné du status-quo social anglais, et pas du tout familier du roman original (ou du film de 1992), que reste-t-il de ce récit, à vrai dire ?

Étrangement, pas grand chose de vraiment passionnant. Ou plutôt, cette mini-série a eu sur moi un effet étrangement contre-productif : avec ses personnages figées dans leurs positions sociales très marquées, et qui n'hésitent pas à défendre celles-ci dans des tirades ou par des remarques pompeuses et pontifiantes, Howards End est rapidement devenu agaçant.

Passons outre le récit global, cousu de fil blanc, et aux rebondissements télégraphiés par une réalisation et un script un peu trop appuyés - à la limite, c'est un problème que l'on peut trouver dans bon nombre de récits anciens, surtout si l'on est très familier du genre. Passons aussi sur la temporalité un peu brouillonne du tout, et sur certains raccourcis narratifs typiques d'adaptations de romans, qui font tout même se demander occasionnellement au spectateur pourquoi telle ou telle réaction des personnages.

Ce qui coince un peu plus, c'est vraiment la caractérisation des protagonistes. Du côté des Schlegel, on a Margaret, totalement obsédée par la propriété Howards End, et qui n'a quasiment aucune alchimie romantique avec son futur époux (Atwell semble s'effacer dès que cette relation débute, et elle reste falote pendant tout le reste de la mini-série) ; Helen, inconstante, indiscrète, qui met son nez dans les affaires des autres, et dont la réaction de fuite en avant est particulièrement frustrante ; et Tibby, l'adolescent fainéant, sarcastique et moqueur (mais paradoxalement, le personnage le plus amusant du lot). Ensemble, Margaret et Helen sont un peu comme des Gilmore Girls du début du siècle, envahissantes, constamment en train de discuter à 200 à l'heure, têtues, tenaces et insistantes, ne laissant jamais autrui placer un mot, et n'écoutant de toute façon pas du tout ce que leurs interlocuteurs ont à dire, tant elles sont absorbées par leurs idéaux, leurs objectifs et leurs aspirations artistiques...

En face, les Wilcox sont engoncés dans leurs principes et leurs positions, inamovibles et distants, rétrogrades et détachés. Et à l'autre bout de l'échelle sociale, les Bast, eux, ne sont guère mieux lotis : Bast est rigide, complexé, peu attachant, obsédé par l'idée de s'améliorer intellectuellement pour grimper l'échelle sociale, et son histoire extra-conjugale ne fait que le rendre encore plus antipathique ; quant à sa femme jalouse et malade, elle, elle est évacuée de l'histoire une fois cette relation extra-conjugale entamée... et ce n'est pas plus mal vu la nature réelle du personnage, et ses relations avec le père Wilcox (vraiment inutiles et superflues d'un point de vue narratif).

Et donc, entre deux lettres échangées et lues en voix off, tous ces personnages se disputent, se dissimulent la vérité "pour préserver les bonnes apparences", se parlent sans s'écouter, le tout dans une cacophonie de dialogues qui se chevauchent et ne mènent nulle part.

Je me suis donc rapidement lassé de cette rigidité perpétuelle des conventions, de ces personnages peu attachants et aux réactions agaçantes, de ce sujet très "daté" (pas forcément dans le sens péjoratif du terme), de ce traitement assez basique, et de ce rythme inégal... d'autant que le tout se conclue par une quasi-happy end un peu douce amère, dans laquelle tout le monde trouve un peu de bonheur et d'apaisement.

Tout le monde, sauf les pauvres, puisque Bast a droit à une fin au symbolisme un peu trop appuyé, et qui laisse un goût amer dans la bouche !

Alors certes, c'est bien filmé, bien interprété (heureusement que la distribution est sympathique), et le ton peu sérieux des deux premiers épisodes permet de donner un peu d'énergie à la mise en place, mais je suis vraiment resté sur ma faim devant cette mini-série.

Est-ce que cela provient du roman original, ou uniquement de l'adaptation ? Je ne saurais le dire. Mais il est probable que je sois simplement passé à côté de ce programme, et que d'autres y trouveront plus largement leur compte...

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Les bilans de Lurdo - Perdus dans l'Espace, saison 1 (2018) - première partie (1x01-02)

Publié le 2 Juin 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Netflix, Science-Fiction, Drame, Aventure, Lost In Space

Après la série originale de 1965-1968, et la piteuse adaptation cinématographique de 1998 écrite par Akiva Goldsman (qui officie désormais sur Star Trek Discovery, malheureusement), voici une nouvelle version de la série d'Irwin Allen, une version en 10 épisodes produite par Netflix, écrite par les scénaristes des bancals Dracula Untold, Le Dernier Chasseur de Sorcières, Gods of Egypt et Power Rangers, et pilotée par le showrunner de Once Upon a Time in Wonderland (par ailleurs scénariste de Prison Break)...

Perdus dans l'Espace (Lost In Space - 2018) - première partie (1x01-02) :

- 1x01 : En 2046, alors que la Terre est menacée de destruction, l'humanité lance le Resolute, un vaisseau colonial ayant à son bord de nombreuses familles choisies pour coloniser une nouvelle planète, au nombre desquelles les Robinson (Molly Parker, Toby Stephens, Taylor Russell, Mina Sundwall, Maxwell Jenkins). Mais lorsque le Resolute est attaqué, les Robinson sont contraints de monter à bord du Jupiter 2, une navette, qui s'écrase bien vite sur une planète inconnue...

Un pilote qui n'est pas désagréable à suivre, avec des effets spéciaux globalement réussis et convaincants, une distribution sympathique, et un budget présent à l'écran.

Dans l'ensemble, ça fonctionne grâce à ses acteurs (le petit Will est notamment plutôt bon ; le caméo de Bill Mumy fait plaisir ; Taylor Russell n'est pas désagréable, mais sa présence fait un peu quota ethnique imposé par un exécutif quelconque), à la réalisation de Neil Marshall, au score de Christopher Lennertz, et parce que ça sait ménager ses effets et son suspense (la structure en flashbacks et en in media res, centrée sur les personnages et leur passé, rappelle Lost mais... in space !)... mais ce n'est pas pour autant dénué de défauts, loin de là.

À commencer par la direction artistique : autant les extérieurs et les plans spatiaux fonctionnent, autant dès qu'on est en intérieur (les grottes, les glaciers façon polystyrène), c'est gentiment fauché et artificiel. Pas forcément dramatique, puisque ça donne un petit côté rétro kitsch qui rappelle la série originale, mais je dois dire que ma première réaction, lorsque Will a découvert la forêt et que son père lui a demandé, par radio, "où est-ce que tu te trouves ?", a été de répondre "dans une forêt au nord de Vancouver, mais pas de panique, il devrait y avoir une Stargate dans les parages". Ils auraient pu se fatiguer un peu plus pour rendre ces environnements crédibles...

Idem pour le robot : tant qu'il était en images de synthèse, pourquoi pas (même si le design du robot n'est pas des plus convaincants), mais dès qu'il prend forme humaine, on devine aussitôt "l'homme dans le costume", et le personnage perd aussitôt énormément de son aura et de sa superbe (en plus d'évoquer un peu Mass Effect).

Ajoutez à cela une plausibilité scientifique totalement inexistante (dès les dix premières minutes, on doit éteindre son cerveau tant les problèmes sont nombreux), et l'on se retrouve, en fin de compte, devant un épisode pilote pas inintéressant, mais à l'écriture assez moyenne, ce qui n'est pas forcément surprenant compte tenu des scénaristes et du showrunner.

(par contre, j'ai un peu peur du surjeu de Parker Posey, et de l'absence totale de charisme d'Ignacio Serricchio... on verra bien)

- 1x02 : Tandis que les Robinson explorent la forêt voisine et le vaisseau du robot, le Dr Smith (Parker Posey) & Don West (Ignacio Serricchio), seuls survivants de leur navette, tentent de trouver des secours...

Un épisode de placement produit, puisqu'un paquet d'Oreos tout ce qu'il y a de plus basique (même pas repensé et modernisé pour les années 2040) figure de manière très visible dans l'intrigue et dans l'épisode. C'est un peu pitoyable, mais bon, je suppose que c'était inévitable pour faire rentrer de l'argent...

Ce qui n'aide pas, c'est que l'épisode, dans son ensemble, fait beaucoup de surplace, et que l'écriture n'est pas assez efficace pour faire illusion : toute la sous-intrigue de Smith et West (qui semble bien assez transparent... malgré sa poule) est ainsi vraiment cousue de fil blanc, le spectateur a constamment de l'avance sur les événements, et pourtant, les scénaristes se sentent obligés de nous placer un flashback explicatif à la toute fin, pour quelque chose qui n'avait pas besoin d'être expliqué...

Du côté des Robinson, on se dispute, que ce soit au niveau des deux sœurs, ou des parents : rien de vraiment mémorable à signaler, mais ça se regarde (malgré le placement produit). Et l'épisode retrouve un peu de punch et d'énergie dans sa dernière partie, lorsque les effets spéciaux entrent en jeu, et que ça s'énerve gentiment.

Cela dit, je regrette toujours que le robot paraisse aussi fauché (de près, il fait un peu trop plastique, on voit l'acteur respirer, son langage corporel n'est pas naturel, ses proportions changent selon qu'il est en images de synthèse ou en costume), et paradoxalement, je trouve la bande originale de Lennertz bien trop dramatique et tonitruante pour ce qu'elle illustre.

Je suis certain qu'elle fonctionne nettement mieux en écoute isolée, mais là, sortir le grand orchestre et les trompettes claironnantes alors que Penny fixe les pneus du rover planétaire, c'est peut-être un peu trop...

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Un film, un jour (ou presque) #874 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Coup de Coeur Sauvage (2018) & Les Braises d'une Romance (2018)

Publié le 6 Février 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Comédie, Romance, Hallmark, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec chaque jour plusieurs critiques de films romantiques...

Coup de Coeur Sauvage (Love On Safari - 2018) :

Timide et citadine, Kira (Lacey Chabert), web designer américaine, hérite un beau jour d'une réserve animalière en Afrique du Sud : une fois sur place, elle est prête à la vendre au plus offrant (Francis Chouler), mais lorsqu'elle rencontre le personnel de la réserve (Jon Cor, Brittany Bristow, Abigail Kubeka), elle tombe amoureuse de cet endroit, et décide de tout faire pour sauver l'établissement...

Dans un premier temps, en découvrant cette énième comédie romantique Hallmark, j'ai eu assez peur : non seulement le tout était ultra-balisé (entre l'héritage, le déroulement cousu de fil blanc, la meilleure copine/collègue ethnique, le petit ami caricatural, l'aventurier gentiment transparent, le méchant businessman, on accumule vraiment tous les clichés des rom-coms du genre), mais en plus, le métrage frôle constamment des clichés bien plus inquiétants dès que l'on place un récit en Afrique.

On est en effet fréquemment sur le fil du cliché du "white saviour", et de celui du "magic negro" : entre ses acteurs quasiment tous caucasiens (les seules exceptions sont les figurants/employés, et le personnage de la superviseuse/donneuse de conseils avisés et africains), et son fil narratif de l'héritière qui sauve la réserve et ses employés en leur apportant sa modernité citadine, Love on Safari évolue fréquemment à la limite du cliché touristique un peu insultant, d'autant plus prononcé que Hallmark n'est vraiment pas réputée pour sa diversité et son intégration.

Par chance, ce métrage - clairement produit en collaboration avec l'office du tourisme d'Afrique du Sud, tant les personnages passent leur temps à parler des animaux, de la nature, de la préservation animalière, et tant les paysages sont mis en valeur - préfère basculer, en cours de route, sur le sauvetage de la réserve, passant au second plan sa romance (qui ne fait pas de grandes étincelles, de toute façon), et finissant par s'avérer assez agréable à suivre (notamment parce que Lacey Chabert semble plus détendue et motivée que parfois, et parce que le tout conserve un ton plus léger et décontracté que d'autres comédies romantiques de la chaîne).

Ça ne révolutionne absolument rien, c'est pile dans les clichés habituels de Hallmark, mais malgré tout, ça s'avère sympathique à regarder.

3.25 + 0.5 pour les paysages superbes et la musique d'Afrique du Sud = 3.75/6

Les Braises d'une Romance (Season For Love - 2018) :

De retour dans sa ville natale texane après la fermeture inattendue du restaurant où elle travaillait en cuisine, Tyler (Autumn Reeser) découvre bien vite que le diner familial est en difficulté. La jeune mère célibataire comprend aussitôt qu'elle doit faire quelque chose pour aider sa famille : elle va prendre part au concours annuel de barbecue de la ville, un concours au premier prix conséquent, et durant lequel elle va devoir affronter son ex petit-ami Corey (Marc Blucas), grand chef auteur de best-sellers, de passage en ville.

Une comédie romantique Hallmark estivale, culinaire et texane... soit trois facteurs assurant que l'on se trouve bien devant une production en pilotage automatique, sacrifiée fin août 2018 et au budget très limité.

Cela dit, si l'on n'est pas allergique à ces rom-coms basées autour d'un concours culinaire municipal (c'est toujours un peu le même script, décliné selon les saisons et les plats), et si l'on supporte la musique country, alors on se retrouve avec deux acteurs principaux plutôt agréables à suivre : Autumn Reeser, toujours sympathique (même si elle a apparemment changé de catégorie au sein du catalogue Hallmark, pour entrer dans la case mère célibataire d'un/e adolescent/e, avec coupe de cheveux de soccer mom en prime), et Marc Blucas, qui reste nonchalant et enthousiaste.

Un couple aux échanges dynamiques et pétillants, qui permet d'éviter que l'on s'ennuie trop devant ce métrage balisé au possible, et qui lui permet d'atteindre (de justesse) la moyenne.

2.5 + 0.5 pour le couple vedette = 3/6, en étant très indulgent

(le contraste est cependant assez rude, niveau budget, avec Love on Safari, ou avec les autres productions estivales de la chaîne)

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien....

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Les bilans de Lurdo : Halloween Oktorrorfest 2017 - Castlevania, saison 1 (2017) & Hôtel Transylvanie - la Série, saison 1 (2017)

Publié le 30 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Halloween, Horreur, Fantastique, Animation, Disney, Netflix, Oktorrorfest, Comédie, Action, Jeu Vidéo

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, de mi-Septembre à début Novembre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

Castlevania - la série (saison 1) :

Un an après la mort de son épouse, brûlée pour sorcellerie par un clergé local intolérant et fanatique, Dracula (Graham McTavish) revient à la tête d'une horde démoniaque pour ravager le pays et tuer tous ses habitants. Seul capable de l'arrêter, Trevor Belmont (Richard Armitage), héritier de la dynastie excommuniée des chasseurs de vampires Belmont, et alcoolique notoire. Mais il aura besoin de l'aide de Sypha (Alejandra Reynoso), prêtresse capable de manipuler les forces élémentaires, et d'Alucard (James Callis), fils de Dracula, pour espérer sauver le monde et vaincre les forces du mal...

Honnêtement assez déçu par cette série d'animation "prestige" produite par Netflix, écrite par le célèbre Warren Ellis, et qui s'inspire directement du jeu Castlevania III pour nous narrer le combat de Trevor contre les hordes de Dracula.

Déçu, car on se trouve ici, ni plus ni moins, devant un long-métrage de 80-90 minutes découpé artificiellement en quatre épisodes, dont les 3/4 sont tout simplement inutiles. Cette première saison de Castlevania, en réalité, n'est qu'une sorte de gros prologue aux événements de Castlevania III, et par conséquent, c'est principalement de la mise en place, à base de longs tunnels de dialogues soporifiques et superflus.

Sans surprise, les rares scènes d'action (et encore, pas toutes) sont ce que l'on retient le plus de ces épisodes, principalement l'ultime scène (les dix dernières minutes de la saison, à partir de la découverte du cercueil d'Alucard). Hormis quelques massacres gratuitement sanglants et brutaux, et le tout début sur Dracula et sa femme (une approche intéressante et originale, façon obscurantisme opposé à la science, qui donnerait envie de s'attarder sur ces personnages), le reste des épisodes est bien souvent aussi vite oublié que vu.

Il faut dire que la technique n'aide pas vraiment : Castlevania est joli... en images fixes. Il faut bien admettre que certains décors, certaines scènes ont visuellement beaucoup de qualités... mais dès que l'animation, très inégale et parfois saccadée, entre en jeu, on déchante.

Idem pour la bande originale insipide de Trevor Morris, parfois même totalement déplacée (les combats n'ont pas le moindre rythme, et il n'y a globalement quasiment pas d'ambiance), et pour le doublage anglo-saxon, pas particulièrement convaincant (certains accents font mal aux oreilles), malgré les acteurs renommés engagés pour ce travail.

Et pour finir, la direction artistique des personnages (et des monstres) est franchement quelconque. J'ai bien conscience que son côté anime est en grande partie hérité des jeux, mais ce n'est pas pour autant qu'elle est particulièrement inspirée (le pantalon taille basse d'Alucard...), et le héros, notamment, accumule tous les clichés du genre, agrémentés d'une caractérisation peu convaincante façon Madmartigan.

Bref, si cela avait été vendu comme un Prologue, à la limite, mais comme une saison 1, cela donne vraiment l'impression que Netflix n'avait aucune confiance dans ce projet, et a préféré limiter la casse en cours de production. Espérons que la saison 2 sera plus intéressante, et ne perdra pas les 2/3 de son temps à meubler avec des dialogues mollassons et au doublage caricatural.

Hôtel Transylvanie - la série :

Adaptation télévisée de la série de films Hôtel Transylvanie, cette série de 26 épisodes de 11 minutes prend place quatre ans avant le premier film, et met en scène Mavis et ses amis monstres adolescents, durant leurs mésaventures au sein de l'Hôtel Transylvanie.

Et là, premier problème : on est dans une préquelle télévisée qui, visiblement, utilise des personnages qui auront tous disparu dans les longs-métrages.

On a ainsi Wendy Blob, la fille du Blob ; Hank N Stein, la fille de Frank ; Pedro, une momie obèse ; plusieurs personnages secondaires récurrents (une famille d'humains normaux installée non loin du château) ; et, en lieu et place de Dracula - qui est ici absent pour une raison peu étayée -, la Tante Lydia, une vampiresse traditionaliste ressemblant comme deux gouttes d'eau à son frère, doublée par un homme, et ayant pour animal domestique une poule intelligente, Diane.

Aucun de ces personnages ne réapparaît donc dans les films, ce qui pose d'office un certain problème de continuité, et donne l'impression d'un univers parallèle à celui des longs-métrages, malgré quelques apparitions des adultes, de temps à autre. 

Autre problème : on est dans une sitcom animée Disney pour enfants de 11 minutes, et si le style 3D des films fonctionne assez bien adapté en 2D, les limites de la production sont rapidement visibles (et inhérentes au genre du programme).

C'est principalement frénétique, très orienté slapstick absurde gentiment macabre (mais pas trop) ; aucun des acteurs principaux des films ne revient au doublage, ce qui donne des voix assez inégales aux personnages ; il n'y a forcément aucune continuité intrinsèque entre les épisodes, ni aucun fil conducteur ; les personnages secondaires (comme les voisins humains) sont affreusement sous-exploités ; et l'intérêt intrinsèque des épisodes varie grandement selon le scénariste et l'idée de base, comme dans beaucoup de dessins animés jeunesse de ce format.

Cela dit, les personnages sont sympathiques, on a occasionnellement droit à quelques passages musicaux décalés (souvent le fruit des squelettes mariachis qui traînent dans le château, mais pas seulement) qui sont les bienvenus, et dans l'ensemble, le tout a bon fond, mais on est clairement loin de la série incontournable, ou même de quelque chose qui fonctionne aussi bien que les longs-métrages (malgré les réserves que je peux avoir sur ceux-ci).

En résumé, pas désagréable, gentillet, mais peut mieux faire.

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Les bilans de Lurdo : Future Man, saison 2 (2019)

Publié le 22 Août 2020 par Lurdo dans Action, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Science-Fiction, Les bilans de Lurdo, Review, Télévision, USA, Hulu

Après une première saison qui assumait fièrement ses influences, et jouait avec ces dernières pour le meilleur et pour le pire, Future Man, chapeautée par Seth Rogen et Evan Goldberg, et écrite par les scénaristes de Sausage Party, est revenue pour deux saisons, dont une première en 2019, au même format de 13 x 25 minutes. Mais comme on va très vite le voir, le programme a radicalement changé de direction, quitte à se perdre en chemin...

Future Man, saison 2 (2019) :

Après avoir détruit l'œuvre de Kronish, Josh (Josh Hutcherson) est désormais en prison, considéré comme un terroriste mondialement connu. Jusqu'à ce qu'il réalise qu'il est dans un futur bien différent, où Stu (Haley Joel Osment) tente d'envoyer l'humanité sur Mars, et où une résistance anti-technologie vit retranchée, accueillant Wolf (Derek Wilson) à bras ouverts...

C'est bien simple : la première saison de Future Man reposait sur une intrigue de fond, une mission (arrêter Kronish), autour de laquelle se brodaient des digressions comiques, au gré des sauts temporels et des nouvelles époques visitées. Là, pour cette saison 2, les scénaristes ont pris le contrepied total de cette approche : il n'y a qu'une époque, et en lieu et place d'une intrigue de fond, la saison n'est qu'une grosse digression, durant laquelle chacun des membres du trio évolue dans son coin, séparé des deux autres.

Ce qui pose tout de suite problème, étant donné que l'alchimie et les interactions du trio Josh/Tiger/Wolf formaient l'un des intérêts principaux de la saison 1. D'autant qu'ici, une fois qu'ils se retrouvent, les personnages ont des rapports très conflictuels et relativement dénués d'humour : en saison 1, je parlais d'un équilibre précaire entre le sérieux et la parodie ; en saison 2, le sérieux domine clairement - même si la série n'est pas dénuée d'idées absurdes.

Tiger est probablement le personnage qui souffre le plus de cette nouvelle direction : confrontée à une vie de famille recomposée avec un Stu holographique et sa fille (aussi interprétée par Coupe, avec une voix délibérément insupportable), le personnage se cherche, et finit par prendre des décisions étranges, qui contrastent avec la caractérisation habituelle de Tiger. Pas particulièrement convaincant, à vrai dire.

Wolf, lui, est plongé dans une relecture (là aussi) familiale d'Idiocracy, où il est placé à la tête d'une cellule familiale complexe, et en profite pour réinventer (littéralement) la roue, en même temps qu'il se réinvente une nouvelle fois. Plutôt amusant, parfois touchant, mais aussi occasionnellement redondant et répétitif.

Quant à Josh... mieux vaut ne pas en parler. Il passe la saison en retrait, à passer d'humiliation en humiliation, à souffrir et... ce n'est tout simplement pas très drôle. À se demander si Hutcherson n'était pas totalement disponible, cette saison, et si les scénaristes ont dû broder autour de son personnage...

Quoiqu'il en soit, pour une série intitulée Future Man, le programme passe, en saison 2, énormément de temps centré sur Tiger et Wolf, qui n'ont plus vraiment de direction, dans la vie, et doivent se réinventer. Soit. Le tout culmine même en une fin de saison qui fonctionne à peu près, car retrouvant une énergie, un but et une mission... à défaut d'être très cohérente dans son utilisation des voyages temporels.

Mais pour le reste, c'est un peu l'encéphalogramme plat. Pas forcément mauvais, pas forcément inintéressant, mais jamais très hilarant, jamais rythmé, et souvent délayé.

Les guests sont peu nombreux (Kurtwood Smith, Kristen Schaal), peu mémorables, les parodies sont brèves et semblent manquer de motivation (les cop-shows façon Law & Order, les sitcoms 80s, un numéro de comédie musicale, un peu de cyberpunk), le budget semble plus faible qu'en saison 1 (mais c'est peut-être dû au fait que l'on passe énormément de temps dans l'Idiocracie médiévale boueuse, dans le désert californien et dans la demeure aseptisée de Stu), bref, cette saison 2 laisse de marbre.

Une saison 2 finalement assez laborieuse et qui effectue des choix créatifs (et budgétaires ?) malheureusement souvent dommageables - adieu les multiples sauts temporels, les époques variées, la comédie parfois graveleuse mais décomplexée, le fanservice évident, etc, place à une saison statique, dans une réalité terne, et qui décide de séparer ses trois protagonistes pendant le plus clair de ses 13 épisodes.

La fin de saison ouvre la porte à une future fournée d'épisodes façon Running Man, avec un Seth Rogen en garde-chiourme/animateur d'un jeu télévisé dont les candidats sont nos trois protagonistes, accusés d'avoir bouleversé le continuum espace-temps avec leurs conneries : pourquoi pas, si cela permet au programme d'être plus nerveux, plus décomplexé, et de moins jouer la carte de l'émotion forcée...

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Un film, un jour (ou presque) #1413 : Godzilla vs Kong (2021)

Publié le 8 Avril 2021 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Review, Science-Fiction, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Godzilla vs Kong (2021) :

Lorsque Godzilla commence à attaquer sans raison les installations de l'entreprise de technologie Apex, c'est la panique chez les humains. Un plan de derniers recours est alors mis en place : utiliser Kong, toujours sur Skull Island, pour guider une expédition vers le centre de la Terre Creuse, et y trouver une source d'énergie capable de vaincre Godzilla. Avec l'aide de Jia (Kaylee Hottle), une fillette sourde native de Skull Island, et du Dr Ilene Andrews (Rebecca Hall), sa mère adoptive, les humains partent à l'aventure... mais Godzilla se dresse sur leur chemin, et Apex cache un sombre secret tout aussi menaçant.

Malgré quelques belles images, le premier Godzilla (de Gareth Edwards) m'avait particulièrement frustré, refusant de montrer son monstre pendant les 3/4 du film, sacrifiant le seul personnage intéressant du lot très tôt dans le métrage, et proposant des kaijus ennemis assez laids et génériques.

Kong : Skull Island (de Jordan Vogt-Roberts) m'avait déjà un peu plus séduit, malgré son côté pastiche 70s fréquemment trop appuyé et, une nouvelle fois, des personnages humains sans grand intérêt. Histoire de continuer sur la lancée, Godzilla : Roi des Monstres (de Michael Dougherty) s'était avéré un volet à peu près équivalent à Kong : Skull Island - ce qui concernait les monstres, leur mythologie, leurs affrontements, leur mise en image et en musique, tout cela fonctionnait très bien ; mais tout ce qui concernait les humains tombait trop souvent à plat, malgré une distribution sympathique et quelques idées intéressantes.

Reste que le MonsterVerse que Legendary mettait en place avait du potentiel, et que l'affrontement des deux Titans avait de quoi intriguer.

Là, pour Godzilla vs Kong, on change la donne, probablement en réaction des résultats critiques et financiers mitigés de Roi des Monstres : Adam Wingard (Blair Witch, Death Note) passe aux commandes, ILM n'est plus du tout impliqué dans le film, le directeur des effets spéciaux des précédents métrages n'est plus là, et le métrage fait moins de deux heures (ce qui change beaucoup des précédents films à rallonge).

Et malheureusement, malgré l'étrange indulgence critique dont le film a fait preuve en ligne (surtout en comparaison de la volée de bois vert que Roi des Monstres avait reçue), il faut se rendre à l'évidence : ce Godzilla vs Kong est un superbe ratage.

À commencer par ses choix esthétiques. Ils plairont probablement à certains, mais pour ma part, j'ai totalement été rebuté par ces néons fluos qui imprègnent le moindre plan, avec des couleurs hyper-saturées et contrastées : plutôt que de donner du style à l'image, ça donne un côté fauché et cache-misère à ce qui est filmé... pas aidé par un ton parfois goguenard et des effets numériques vraiment très inégaux.

Que ce soit les environnements numériques, le rendu des créatures, leur animation, les incrustations des acteurs, etc, on est en effet un bon cran en dessous des films précédents (déjà qu'eux-même étaient très inégaux, à trop sous-traiter les effets spéciaux à de multiples sous-studios étrangers), et tant Kong que Godzilla paraissent régulièrement brouillons, et mal finalisés.

Peut-être plus gênant, Kong et Godzilla ont clairement été repensés pour pouvoir s'affronter physiquement : leur taille, dans les films précédents, à été revue respectivement à la hausse et à la baisse, de manière à ce qu'ils soient tous deux de stature équivalente ; ils ont perdu beaucoup de leur masse (à certains moments, quand on voit Godzilla piquer un sprint en agitant ses petits bras, on se dit qu'on est bien loin du Titan lent et animal des films précédents), Godzilla charge instantanément son laser, et les monstres sont animés de manière bien plus cartoony (Kong qui baille et se gratte le postérieur en se levant, Godzilla qui ricane en gros plan après avoir touché Kong de plein fouet, Kong qui remet son épaule démise en place comme Mel Gibson dans l'Arme Fatale...).

Le résultat, c'est que toute la présence, la masse et la taille des monstres, soigneusement travaillées dans les films précédents, sont ici totalement oubliées, pour quelque chose qui ressemble plus à un film de kaijus à l'ancienne, où les monstres (surtout Mechagodzilla) ressemblent à, et réagissent comme, des humains se battant dans des décors géants (sauf qu'ici, au lieu d'être des humains en costume, ce sont des humains en capture de mouvements, qui ont été remplacés par des créatures numériques... ou du moins, c'est ce que à quoi tout ça ressemble).

Ajoutez à cela des humains toujours aussi insipides et mal exploités (les rares personnages des films précédents sont soit absents, soit font de la figuration - au point qu'on se demande si 30 minutes de film ne sont pas tombées au montage), de l'humour plat, une bande originale synth-wave totalement hors sujet de Junkie XL (qui répète encore et encore une sorte de thème bootleg de Godzilla jamais à la hauteur de l'original), des morceaux (de la country, Elvis...) utilisés pour injecter un peu de légèreté, et un net virage dans la sci-fi déglinguée (les vaisseaux anti-gravité, le voyage vers le centre de la terre, le mécha façon Pacific Rim) qui empile les facilités et les trous de scénario, et voilà : le film de trop dans ce MonsterVerse.

En une phrase : un film de kaijus trop caricatural qui rate ses humains (mais bon, ça, on en a l'habitude) et qui rate ses monstres...

1.5/6 (pour la petite fille adorable et pour Rebecca Hall, qui fait tout son possible)

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Catch Review : TNA ONO - Knockouts Knockdown 2016

Publié le 7 Mai 2016 par Lurdo dans Catch, Review, Télévision, TNA, ONO

Petite entorse à mon sevrage de la TNA, pour le One Night Only annuel des Knockouts :

TNA ONO Knockouts Knockdown 2016 :

- Traditionnel segment d'ouverture "comique", comme chaque année dans les KOKD, avec Mike Bennett (au look toujours aussi foireux) et Maria qui accueillent (très bien, d'ailleurs) les KOs de ce soir pour une petite présentation. Quelques visages familiers (Leva Bates, Shelley Martinez, Cherry Bomb), quelques noms de la scène indépendante, et un segment qui traîne en longueur. Cherry Bomb fait de la lèche (efficace), Jaime Jameson montre ses muscles (oubliable), Veda Scott en fait trois tonnes, Barbi Hayden joue les dominatrices autoritaires (elle a de l'assurance, ça fait plaisir), Leva joue la carte de la geekette (bof), Deonna explique qu'elle n'est plus la gamine de 19 ans qui avait eu un tryout il y a deux ans (bof), Shelly mise tout sur ses seins qui débordent, Allysin Kay assure au micro malgré son look assez moyen.

- Des récaps en tous genres.

- Allysin Kay vs Gail Kim. Bonne promo backstage d'Allysin Kay. Un match très solide pour les deux femmes, avec une fin en queue de poisson (countout) sur intervention de Maria & Bennett (qui se fait ouvrir au front par un coup de Gail mal placé). Pour l'instant, Allysin est clairement la plus complète des recrues, efficace dans le ring et au micro.

- Gail annonce un tag match mixte pour plus tard, contre Maria et Bennett.

 - Promo honorable de Martinez, mais son gimmick est un peu risible et surjoué, surtout quand elle te raconte, avec un immense sourire, l'histoire de sa grand-mère morte.        

- Shelly vs Rebel. Shelly manque de faire du topless toutes les trois secon     des, ça meuble énormément, ça galère, et tout ça pour un résultat particulièrement médiocre et botché, qui finit par démoraliser les commentateurs au point qu'ils jettent l'éponge à mi-match. :facepalm:

- Un segment rétrospective sur Velvet, inutile au possible.

- Velvet vs Cherry Bomb. Un match honorable pour du Velvet vs une adversaire qu'elle ne connaît pas ; en même temps, difficile de faire pire que Shelly vs Rebel, donc forcément, ça passe tout de suite mieux ; le finish était assez moyen et précipité, encore une fois (et ce n'est pas le stunner miteux de Velvet en post-match qui sauve les meubles) ; par contre, Cherry Bomb est compétente, mais elle a une voix perçante, qui risque d'être rapidement épuisante.

- Rétrospective sur Jade.

- Leva Bates, avec une promo forcée de wannabe-geekette, bof.

- Blue Pants Leva vs Jade. RAS. Les deux femmes se connaissent bien, et leur match est solide, avec quelques beaux mouvements. Leva semble parfois trop manquer un peu de punch et être en pilotage automatique (elle ne vend pas particulièrement les prises et autres coups) pour totalement convaincre dans le ring, mais paradoxalement, cela permet à Jade d'agir de manière plus décontractée elle aussi, ce qui lui réussit nettement plus. Ça, et puis le fait qu'elle ne soit plus vraiment engoncée dans son personnage caricatural de la Dollhouse (malgré son thème d'entrée).

- Veda Scott continue de surjouer.

- Veda Scott vs Rosemary. Crazy Steve 2.0 est excellent, je dois dire, et avec sa Harley Quinn, ils font un duo mémorable. On est loin de la Ménagerie... Jolie énergie de tout le monde, Rosemary a beaucoup de punch dans son attaque, et le tout était un affrontement convaincant, avec un Decay à fond dans leurs personnages.

- La vidéo originale de Raquel... autant dire que Barbi Hayden va avoir du pain sur la planche pour rendre son match potable.

- Barbi Hayden vs Raquel. Hayden pourrait très bien s'intégrer au roster, tant physiquement que dans le ring ou au micro ; mais non, on a Raquel, à la place. Ouch. Des changements d'axe de caméra pour camoufler tous les moments où Raquel merdouille, une Barbi Hayden qui fait de son mieux pour aider la n00b qui, sortie des quelques spots qu'elle a répétés (et sur lesquels elles rame tout de même un peu), est plus ou moins perdue (moins de six mois depuis le début de son entrainement, ça n'aide pas)... ça aurait pu être pire (ce n'était pas aussi mauvais que Shelly vs Rebel, et Raquel pourrait même s'avérer une catcheuse décente dans un an ou deux, elle semble déjà au même niveau que Velvet).

- Rétrospective de Madison.

- Promo moyenne de Deonna en mode surexcitée.

- Deonna vs Madison. Je le redis, mais le nouveau thème de Madison est pourri. À part ça, RAS. Deonna est toujours un peu trop transparente et manque de charisme, mais elle est efficace dans le ring.

- Recap du début du show.

- Entrée de Marti Belle (que le titantron appelle Marti "BELL"). :facepalm:

- Jayme vs Marti. Pas exceptionnel.

- Gail & DJZ vs Maria & Bennett. DjZ avec un nouveau look Daft-Punkien assez moyen. Beaucoup de meublage, un DJZ habituellement sous-exploité qui tente de placer un maximum de trucs avant de retourner au placard, et un match écourté à cause de la blessure de Bennett. RAS, donc, et Maria n'a même pas vraiment catché.

- Grosse récap pour meubler.

- KO Gauntlet. Les 3/4 du public sont partis, l'ambiance est digne d'un show indépendant au public anémique, le match est précipité, et le résultat est prévisible, mais approprié. Le post-match est ultra-baclé, lui aussi.

 

Bref, un show assez inégal, mais pas inintéressant, comme tous les ans, et qui a débouché sur la signature d'Allyson Kay et de Cherry Bomb. J'aurais rajouté Barbi Hayden, personnellement, mais bon...

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Critiques éclair - Star Trek Discovery 1x01 (premières impressions)

Publié le 30 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Star Trek, Action, Aventure, Drame, CBS, Netflix, Discovery

On ne va pas revenir en détails sur la gestation particulièrement difficile de Star Trek Discovery, qui, au fil des décisions improbables de CBS, a perdu son showrunner (Bryan Fuller), est passé à mi-parcours d'une anthologie annuelle "1 saison = 1 époque, du passé au futur de Star Trek", à une énième préquelle vendue sur son fanservice et ses références à des personnages établis, a failli avoir Edgar Wright à la réalisation (trop excentrique et original pour CBS), a perdu beaucoup de ce qui faisait l'intérêt du projet, à l'origine, et a été maintes fois retardé sous des prétextes toujours plus transparents.

On passera aussi sur le flou savamment entretenu par CBS quant à l'univers dans lequel la série prend place (ils affirment que c'est la continuité traditionnelle, alors que tout à l'écran évoque l'univers des reboots de JJ Abrams), sur l'embargo imposé aux critiques, ou sur le fait que, sur papier, l'héroïne de la série avait tout du cliché ambulant : ethnicité exotique, coupe de cheveux inhabituelle, nom étrange ("Michael"), origines dramatiques (orpheline adoptée par des Vulcains) qui la lient directement à des personnages principaux du canon Trek (c'est la demi-soeur adoptive de Spock, et donc la fille adoptive de Sarek), talents exceptionnels (c'est la seule humaine à sortir de l'Académie vulcaine), destin hors-du-commun...

... soit la définition exacte de ce que le web (et tvtropes) appelle une Mary Sue, alias le degré zéro de l'écriture.

Et n'oublions pas le problème CBS Access (qui nous touche peu, nous autres Européens), avec une chaîne qui place STD comme un produit d'appel pour sa plate-forme de VOD avec publicités, et a choisi de ne diffuser que le pilote sur sa chaîne principale, pour tenter d'attirer le chaland sur CBS Access pour voir la suite : de quoi se mettre à dos beaucoup de spectateurs potentiels, payant déjà un accès Netflix, si ce n'est plus.

Autant dire que la série ne partait pas forcément avec un buzz particulièrement positif... mais qu'en est-il, dans les faits ?

Star Trek Discovery 1x01 :

Au cours d'une mission de routine pour enquêter sur la panne d'un relais de communication, l'équipage de l'USS Shenzhou, mené par le Capitaine Georgiou (Michelle Yeoh) et son premier officier Michael Burnham (Sonequa Martin-Green) tombent nez à nez avec des Klingons belliqueux...

Et en fait... il n'y a pas grand chose à dire de ce pilote, puisqu'il ne s'y passe pas énormément de choses. Principalement parce que ce n'est qu'un demi-pilote s'arrêtant sur un cliffhanger, qui ne sera résolu que dans l'épisode 02 exclusif à CBS Access : c'est malin de la part de CBS, mais ça a aussi clairement frustré bon nombre de spectateurs, qui attendaient un pilote complet et structuré comme tel, pour se décider si oui ou non ils voulaient investir 10$ par mois pour voir la suite.

Techniquement, le pilote est assez réussi : le budget est clairement là, les effets spéciaux sont nombreux et de qualité, c'est moderne, c'est sérialisé, et on se plonge sans trop de difficultés dans ce pilote.

L'univers présenté, par contre, est difficile à concilier avec celui des Kirk & compagnie originaux, qui se déroulent pourtant dix ans plus tard ; même en mettant de côté l'aspect visuel des uniformes, la technologie, et les Klingons relookés, il existe quelques problèmes chronologiques (les Klingons capables de se camoufler, alors qu'ils n'obtiennent cette technologie des Romuliens que 13 ans plus tard) qui font que l'hypothèse d'une série prenant place dans l'univers nuTrek est toujours des plus plausibles.

Le visuel du show, d'ailleurs, est assez polarisant : c'est moderne, comme je l'ai mentionné, mais c'est aussi assez sombre, et régulièrement surchargé. Je pense notamment à tout ce qui est Klingon, des costumes aux vaisseaux, en passant par leur maquillage caoutchouteux : peu lisible à l'écran, un peu trop uniforme et interchangeable, et vraiment peu inspiré. Et je ne parle même pas de la réalisation, qui passe son temps à enchaîner les plans penchés, encore et encore, à longueur de dialogues, que la scène le nécessite ou non.

Passons au contenu : les personnages fédéraux sont assez peu attachants, dans l'ensemble... et c'est normal, puisque l'on ne nous en montre que trois (et demi, avec le médecin). Georgiou semble destinée, depuis l'annonce du projet, à être le Ned Stark de Discovery : difficile de s'attacher à elle quant on s'attend à ce qu'elle y passe d'une minute à l'autre ; Saru (Doug Jones) est sympathique, mais son personnage d'alien un peu couard n'est pas forcément très captivant ; et Burnham pose problème.

Pas forcément à cause de ses caractéristiques de Mary Sue, finalement assez peu présentes (ou du moins problématiques) dans ce pilote. Mais plutôt parce qu'il y a un gouffre entre le personnage tel qu'il semble écrit sur le papier (une humaine élevée parmi les Vulcains, et qui s'efforce constamment d'être la plus vulcaine possible), et la manière dont SMG l'interprète (un officier impulsif, aux émotions à fleur de peau et aux décisions spontanées et illogiques).

Ce qui n'aide pas, ce sont ces dialogues et cette exposition assez maladroits, à l'écriture laborieuse : non seulement ça rend toute l'introduction de l'épisode assez pataude, mais ça alourdit considérablement les scènes klingonnes, déjà peu intéressantes en tant que tel pour qui a déjà eu droit à des années de développement de cette race extraterrestre.

Dans l'ensemble, donc, bilan mitigé pour ce (demi) pilote de Star Trek Discovery.

On sent que les intentions étaient clairement de manger à tous les râteliers : une préquelle pour rassurer le grand public en lui assurant qu'il n'a pas besoin de connaître l'univers pour regarder, du fanservice pour s'assurer la sympathie des fans, de l'ultra-sérieux dark & gritty pour s'inscrire dans la tendance des prestige dramas du câble, et de l'action et un visuel ultra-chatoyant pour rassurer ceux qui ont découvert Star Trek avec les films de JJ Abrams.

Malheureusement, pour l'instant, il manque plein de chose à ce pilote pour convaincre : de l'inédit, de l'exploration, de la camaraderie, de l'humour, de la musique, de l'optimisme...

On verra bien si ça s'améliore à l'avenir, mais personnellement, comme de nombreux spectateurs, je ne paierais pas 10$/mois sur la seule base de ce pilote.

(demain, la suite)

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Les bilans de Lurdo - The H.P. Lovecraft Collection : vol. 1 à 3

Publié le 9 Juillet 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Horreur, Fantastique, Science-Fiction, BBC, Lovecraft

The HP Lovecraft Collection

#1 : Cool Air :

Premier volume d'une collection de cinq moyens-métrages au format 45 minutes, adaptant des nouvelles de Lovecraft et/ou lovecraftiennes, sur lesquelles je suis tombé en me baladant en Albanie (quel beau pays).

Du format Masters of Horror, donc.

Le premier volume, Cool Air, reprend donc la nouvelle du même nom, en lui appliquant un traitement noir et blanc/musique grandiloquente/cadrages horreur gothique. Pas désagréable du tout, bien qu'un peu bavard, budget ultra limité oblige, mais visuellement, c'est réussi, et les acteurs ne sont pas mauvais, loin de là, donc c'était plutôt sympathique.

Si les autres volumes sont de cet acabit, ça devrait s'avérer intéressant.


 

#2 : Rough Magik :

Un pilote BBC qui n'a pas connu de suite, dans lequel une branche du gouvernement enquête sur le sacrifice humain effectué par une mère de famille à une entité antédiluvienne (en gros, c'est Torchwood + Cthulhu + le RPG Delta Green).

Donc de suite, on se dit que ça va être beaucoup plus professionnel dans sa présentation, et que ça a du potentiel... mais ça reste malheureusement assez mal foutu, fauché, et le refus de la chaîne est finalement plutôt compréhensible : la narration en flashbacks est bordélique, la réalisation bancale et très années 70s, la bande originale est par moments une photocopie des nappes de synthétiseur des Griffes de la Nuit, et globalement, les acteurs sont en roue libre, pas aidés par des dialogues laborieux.

Dommage, il y avait de quoi faire avec un show de ce genre, façon Enquêteurs du Paranormal contre Cultistes fanatiques.


 

#3 : Out Of Mind:

Un postulat simple : Randolf Carter, un artiste contemporain, hérite de son oncle, d'un vieux grimoire poussiéreux, et lorsqu'il en lit quelques passages à voix haute, il commence à avoir des visions d'êtres innommables et indicibles, et des flashbacks de la vie de son oncle, en correspondance écrite avec Lovecraft.

Le tout narré en parallèle par un HP Lovecraft qui nous guide au travers de sa création du Mythe et des rêves.

Très bien interprété (bien qu'un peu bavard), une ambiance typiquement lovecraftienne, visuellement réussi (la bestiole entraperçue mise à part), bref, facilement le moyen métrage que je préfère des trois vus jusqu'à présent. Comme quoi, c'est faisable d'adapter Lovecraft sans trop en montrer.

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Oktorrorfest 2012 Hangover - 06 : Doomsday Prophecy, Mothman, & Bigfoot : The Lost Coast Tapes

Publié le 18 Novembre 2012 par Lurdo dans Oktorrorfest, Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Télévision, SyFy, Science-Fiction, Thriller, Found Footage

Doomsday Prophecy : 

Un téléfilm Syfy typique, avec un scénario apocalyptique en carton-pâte, et des acteurs tv/ciné recyclés (dont Jewel Staite) dans des rôles pas particulièrement bien écrits... bref, un prétexte à des sfx de destruction massive, pendant qu'une archéologue et un éditeur de livres font équipe pour sauver le monde grâce à aux visions d'un bâton prophétique hérité d'un auteur excentrique et paranoïaque, et à l'assistance d'un vieil indien sage et avisé, tandis que le gouvernement les poursuit.

Et là, je crois que tout est dit : ça ne vaut pas grand chose de plus que ce résumé, malgré les efforts de tout le monde.

1.5/6 

Mothman :

Un tvfilm Syfy qui reprend la légende du Mothman et s'en sert comme prétexte pour raconter une histoire marchant dans les pas de Souviens toi l'été dernier, avec Jewel Staite (forcément) en héroïne, sur un groupe d'amis qui tuent accidentellement l'un des leurs, et qui dix ans plus tard, se font décimer un à un par un être surnaturel.

Rien de vraiment bon ou mauvais, visuellement, ça tient la route (effets spéciaux exceptés), et Jewel en débardeur léger dans la moiteur du sud, ça fait toujours plaisir à regarder, mais bon...

2.25/6 

Bigfoot : The Lost Coast Tapes :

Un found footage sur une équipe documentaire partie à la chasse au Bigfoot. Problème : l'équipe est affreusement peu intéressante ou sympathique.

Ce n'est pas la faute des acteurs, qui sont plutôt bons (du moins, en ce qui concerne les acteurs principaux), mais bien de l'écriture, qui les transforme en caricatures ambulantes.

Dommage, parce que la chasse au sasquatch se transforme en quelque chose de potentiellement intéressant sur la fin lorsque le métrage donne des motivations amusantes au monstre... mais entre les personnages, et le tout qui souffre des défauts inhérents au genre, ça ne vole pas bien haut.

1.25/6

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Halloween Novembrrrfest 2013 - 22 - The American Scream & Plus One (+1)

Publié le 8 Novembre 2013 par Lurdo dans Oktorrorfest, Cinéma, Critiques éclair, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Science-Fiction, Documentaire, USA, Jeunesse

Halloween est arrivé, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant tout le mois d'Octobre, et la première quinzaine de Novembre...

The American Scream :

Le portrait de plusieurs familles qui, un mois avant Halloween, transforment leur maison en maison hantée ouverte à tous.

Un documentaire très réussi, à la fois touchant et enthousiasmant, sur des passionnés qui ont tous des raisons extrêmement personnelles de se consacrer ainsi à Halloween.

4.5/6

+1 :

Une fête de djeunes dégénère progressivement, et prend un tournant inattendu lorsque le fantastique envahit la soirée... 

Pas d'horreur au programme, mais de la SF/fantastique qui marche gentiment sur les plates-bandes de Timecrimes et Triangle (inutile d'en dire plus).

C'est sympa, à la base, et c'est assez direct dans son approche du fantastique (dès que tu vois le machin tomber du ciel, au bout de six ou sept minutes de film, que ça commence à clignoter de partout, tu comprends tout de suite à quel genre de film tu vas avoir affaire, et ce même si le virage n'est réellement pris qu'à partir d'une demi-heure)... mais ça traîne un peu trop en longueur pour vraiment convaincre, et quand approche la première heure de métrage (une fois le dispositif narratif bien engagé), on commence à regarder un peu le truc se dérouler d'un oeil passif, en attendant que ça se décante vraiment.

Problème : quand ça se décante, ça repose entièrement sur la volonté du spectateur à accepter toutes les réactions disproportionnées et instantanément paranos des personnages ; et c'est là que ça a sérieusement coincé pour moi, puisque progressivement, dès le début du film, les personnages principaux ont commencé à me fatiguer et à m'agacer.

Donc quand le tout part en vrille, forcément, j'ai fini par décrocher. Bref, idée intéressante, mais exécution loin d'être convaincante. (la jolie blonde en petite tenue, par contre, elle, est très convaincante :p)

3.5/6 

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