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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Résultat pour ""the good place""

Un film, un jour (ou presque) #1360 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Desperados (2020)

Publié le 9 Février 2021 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Netflix, Review, Romance, USA, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...

Desperados (2020) :

Frustrée de n'avoir aucune réponse du séduisant Jared (Robbie Amell) plusieurs jours après qu'ils aient couché ensemble, Wesley (Nasim Pedrad) lui envoie, avec l'aide de ses meilleures amies Brooke (Anna Camp) et Kaylie (Sarah Burns), un e-mail d'insultes particulièrement chargé. Cependant, elle apprend soudain que Jared vient de sortir d'un coma de plusieurs jours, et qu'il est dans un hôpital mexicain : contre toute attente, elle décide alors de partir sur place avec ses amies, afin de tenter d'effacer l'e-mail avant que Jared ne sorte de l'hôpital et ne le lise...

Aïe.

Difficile de faire tenir la route à une comédie romantique de ce type (parce que oui, malgré ses atours de comédie déglinguée à la Bridesmaids, ça reste une comédie intégralement motivée par les sentiments de l'héroïne, et qui développe une romance évidente avec Lamorne Morris en parallèle de son récit principal) lorsque l'on écrit un personnage ressemblant à cette Wesley : égocentrique, impulsive, imbuvable, frustrante, insupportable, épuisante, en manque désespéré d'affection et d'attention - l'héroïne de ce métrage est (délibérément, puisque cela lui revient un peu en pleine tête vers la fin du film) une véritable tête à claques antipathique, très bien incarnée par une Petrad avec laquelle j'ai déjà du mal depuis le SNL (et encore plus depuis qu'elle s'est injecté du collagène dans les lèvres pour tenter de percer en tant qu'actrice comique).

En même temps, il faut bien avouer qu'elle est dans le ton du métrage, qui est bruyant, exubérant, sans la moindre finesse, à tendance trashy et vulgaire (Wesley se prend un pénis de dauphin en plein visage, elle est régulièrement accusée de pédophilie, elle vomit sur un autre personnage, etc) ; Desperados est ainsi clairement une comédie "de vacances", dans laquelle les trois actrices principales (et le reste de la production) se mettent en pilotage semi-automatique, pour aller tourner un film au soleil du Mexique.

Ajoutez à cela un rythme assez inégal et mollasson, Netflix oblige (on n'atteint pas les 120 minutes de rigueur sur la plate-forme, mais un bon 105 minutes), et voilà, une comédie semi-romantique plutôt ratée, qui a changé de mains à de nombreuses reprises avant d'être enfin produite pour le streaming.

(D'ailleurs, je me demande même si Desperados n'était pas, à l'origine, une comédie de springbreak : ça expliquerait plein de choses, notamment l'immaturité des personnages, leurs réactions et leurs déplacements géographiques assez improbables vers le Mexique, le type d'humour du film...)

2/6 

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Un film, un jour (ou presque) #1368 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Then Came You (2020)

Publié le 13 Février 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Romance, Review, UK, Écosse, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...

Then Came You (2020) :

Veuve et passionnée de cinéma, Annabelle (Kathie Lee Gifford) a promis à son défunt mari d'emmener ses cendres tout autour du monde, sur le lieu de tournage de leurs films préférés. À commencer par l'Écosse où, sur les rives du Loch Lomond, elle séjourne dans un gîte tenu par Howard (Craig Ferguson), un Lord écossais à la répartie foudroyante. Et malgré les fiançailles imminentes de Howard et de Clare (Elizabeth Hurley), une Londonienne arriviste, Annabelle et lui vont se rapprocher progressivement...

Une comédie romantique écrite et interprétée par Kathie Lee Gifford, présentatrice et chanteuse américaine  (entre autres) qui se met ici en scène dans une romance un peu différente, puisque prenant place entre deux sexagénaires dans ce beau pays qu'est l'Écosse.

Et c'est bien là l'un des points forts de ce film : ses paysages naturels, son manoir et le charme de l'Écosse, un charme parfaitement incarné en la personne de Craig Ferguson, au bagout idéal pour ce genre de métrage, et dont certains des échanges avec l'héroïne sont très clairement improvisés ou de sa plume.

Après, ça reste ce que c'est : une rom-com très classique, dans laquelle Gifford chante, joue, écrit, réalise, etc, tout en se payant des vacances en Écosse, avec pour résultat un métrage un peu bancal de partout. Non seulement Gifford surjoue régulièrement, mais en prime, le rythme et la structure du métrage paraissent fréquemment décousus, avec un scénario qui passe d'une scène à l'autre sans réelle transition, des scènes qui se concluent abruptement, des montages inutiles qui compressent le temps, des voix off qui débitent de l'exposition entre deux scènes, une caractérisation sommaire et aléatoire (Liz Hurley fait une apparition éclair, dans le rôle de la "méchante rivale", et n'en sort jamais), etc.

En somme, malgré le gros capital sympathie de Ferguson, de Ford Kiernan (en meilleur ami pataud de Howard) et de l'Écosse, malgré la relation naturelle existant entre Gifford et Ferguson (amis IRL), malgré le sens de l'humour du tout (le montage publicitaire pour illustrer la nuit de passion ^^), l'écriture du tout est suffisamment inégale et faiblarde pour que ça tire le tout vers le bas de manière notable.

Surtout quand, au bout d'une heure, Gifford introduit l'idée d'un test ADN montrant que feu son époux et Howard ont des liens de parenté... un rebondissement pas forcément utile et abouti, qui ne débouche d'ailleurs pas sur grand chose.

Dommage.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1274 : Mister Dynamite (1986)

Publié le 11 Août 2020 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Histoire, Review, Romance, HongKong

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Mister Dynamite (Armour of God, aka Lung hing foo dai - 1986) :

Mercenaire, aventurier et chasseur de trésors, Jackie (Jackie Chan) est engagé par le Comte Bannon (Božidar Smiljanić) pour compléter l'Armure de Dieu, une armure mythique dont il possède déjà trois pièces. Les deux pièces restantes, elles, se trouvent en possession d'une secte religieuse maléfique, qui a justement enlevé Lorelei (Rosamund Kwan), ex-petite amie de Jackie et compagne actuelle d'Alan (Alan Tam), son meilleur ami. Avec Alan et May (Lola Forner), la fille de Bannon, Jackie tente d'infiltrer le monastère de la secte...

Ce n'est que bien après Operation Condor (la suite de ce Mister Dynamite) que j'ai découvert cet Armour of God, initialement par le biais d'une compilation des meilleurs combats de Jackie - et il est vrai que le dernier quart du film, qui voit Jackie Chan affronter tour à tour une horde de moines, et un quatuor d'amazones afro-américaines en talons hauts, est spectaculaire, dynamique et amusant (quand bien même les moines et les amazones seraient souvent remplacés par des cascadeurs perruqués assez visibles).

Malheureusement, le reste du film n'est pas au même niveau : Armour of God est un film qui a bien vieilli, sur de nombreux plans, entre son rythme nonchalant et mollasson, sa pop 80s (chantée par Jackie Chan), ses placements produits bien voyants, ses seconds rôles caricaturaux, le personnage agaçant d'Alan (sidekick comique et râleur), le triangle amoureux insipide, etc...

Alors oui, comme je le disais, la dernière partie du film est sympathique, il y a une poursuite en voiture pas désagréable, et le tournage en Europe amène des paysages plutôt jolis, mais dans l'ensemble, j'ai vraiment eu du mal à revenir sur ce Mister Dynamite, qui a vraiment plus sa place dans un best-of des cascades de Jackie (notamment parce qu'il a failli mourir lors de la scène d'ouverture - radicalement différente du reste du film, soit dit en passant, tant au niveau de l'apparence de Jackie que de la réalisation et du montage, puisque Jackie a remplacé en cours de route le réalisateur d'origine) que dans un classement des meilleurs films de l'acteur.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1212 : Superman - Red Son (2020)

Publié le 22 Mai 2020 par Lurdo dans Action, Animation, Cinéma, Critiques éclair, DC, Fantastique, Jeunesse, Review, Science-Fiction, USA, Politique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Superman - Red Son (2020) :

Depuis que son vaisseau s'est écrasé en Russie, dans les années 30, le jeune Superman (Jason Isaacs) est devenu l'emblème de l'Union Soviétique, un héros puissant et idéaliste qui porte l'étendard du communisme partout dans le monde. Les USA, eux, placent tous leurs espoirs dans le génie de Lex Luthor (Diedrich Bader), marié à Lois Lane (Amy Acker), et qui sont bien décidés à promouvoir la démocratie à l'américaine dans un monde en pleine tourmente...

Une adaptation assez décevante de la mini-série en trois numéros de Mark Millar, ce Red Son en est pourtant une transposition plutôt fidèle, dans ses grandes lignes. Le problème, en fait, c'est que le tout est nettement plus manichéen, nettement plus pataud et nettement moins intéressant que le récit original, qui s'efforçait délibérément de ne pas tomber dans les clichés habituels de l'américanisme triomphant et des soviétiques malfaisants.

Pour faire simple, là où la bande dessinée restait assez mesurée, et parvenait à donner une véritable personnalité à ce Superman soviétique idéaliste, convaincu par l'idéologie de son pays, contraint de prendre le pouvoir à la mort de Staline, ici, on se retrouve avec un Superman meurtrier, outré de découvrir (après que Lois lui ait transmis des dossiers secrets américains) les goulags et la réalité meurtrière du communisme de Staline, et qui décide de le tuer pour prendre sa place.

Ajoutez à cela une dose de féminisme pataud (Wonder Woman n'a jamais la même relation avec Superman que dans la bd : ici, elle est lesbienne, et plutôt que de se libérer de son lasso pour aider Supes dont elle partage la vision du monde, ici, elle se libère lorsqu'elle prend conscience que tous les hommes sont bons à jeter, et que les femmes leur sont supérieures), une dose de diversité un peu forcée (Jimmy Olsen est ici un agent gouvernemental haut placé... afro-américain), et un grand final qui oublie totalement le rebondissement final du comic-book (pourtant particulièrement mémorable et pertinent) pour se conclure par un discours triomphant du Président Luthor sur l'importance et la valeur de la démocratie à l'Américaine, blablabla... et voilà, un récit qui fait ponctuellement lever les yeux au ciel, de par ces changements inutiles et mal amenés.

Et puis, d'un point de vue technique, c'est inégal : l'animation varie beaucoup en qualité, tout comme les accents pseudo-russes adoptés par les doubleurs (pourtant très compétents).

Après, ça se regarde, mais le manichéisme plus prononcé du tout est honnêtement assez frustrant, et tire vers le bas le récit initial, pourtant de qualité.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #1112 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Yesterday (2019)

Publié le 2 Février 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Musique, Review, Romance, UK, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...

Yesterday (2019) :

Chanteur inconnu et sans avenir, Jack Malik (Himesh Patel) tente (en vain) de lancer sa carrière, avec l'aide de sa meilleure amie d'enfance, Ellie (Lily James). Jusqu'au jour où une mystérieuse panne électrique mondiale (et un accident de vélo) propulse Jack dans une réalité qui n'a jamais connu les Beatles, le Coca-cola et les cigarettes. Seul à se souvenir des chansons de Paul, John, George et Ringo, Jack décide alors de se déclarer l'auteur de ces morceaux incontournables... et aussitôt, c'est le succès. Mais bien vite, Jack va devoir choisir entre sa carrière et l'amour d'Ellie, restée dans leur petit village natal...

Une semi-rom-com fantastique gentillette, mais bien trop balisée pour totalement convaincre. L'argument de base est pourtant très fort : un monde qui n'a pas connu les Beatles, ça pouvait donner quelque chose de fort, notamment dans les répercussions potentielles sur la société, sur la place de l'Angleterre dans la culture internationale, sur la musique, etc.

Et puis, en fait, non : aucune répercussion particulière, à part une blagounette passagère sur la non-existence d'Oasis. C'est bien là l'un des problèmes du film : il survole son sujet, pour s'attarder sur la relation de Jack et Ellie, et en faire l'un des noyaux du film. En soi, pourquoi pas... malheureusement, le tout est particulièrement balisé de bout en bout, et se déroule comme on pouvait le deviner dès les premières minutes du film.

C'est bien dommage, car les deux acteurs ont une alchimie certaine, et Lily James est très attachante... mais on est ici dans de la rom-com anglaise standard, amusante mais pas indispensable.

D'autant que tout ça s'accompagne d'une satire faiblarde de l'industrie de la musique, satire pour laquelle Richard Curtis et Danny Boyle ont recours à des acteurs du SNL. Kate McKinnon, notamment, déboule dans le film avec son jeu caricatural habituel, et fait gentiment tache dans le rôle de l'agent de Malik, contrastant fortement avec l'humour plus subtil et anglais du reste du film ; et pour ne rien arranger, Danny Boyle décide d'user et d'abuser d'effets de réalisation et de montage - effets qui donnent du rythme, certes, mais qui à la longue ne servent plus à grand chose, et lassent un peu.

Une déception, donc, que cette rom-com cousue de fil blanc, qui se démarque cependant par la musique des Beatles, intemporelle et toujours excellente.

3.25 + 0.5 pour John, surprenant = 3.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #1136 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Top End Wedding (2019)

Publié le 13 Février 2020 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Review, Romance, Australie

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...

Top End Wedding (2019) :

Jeune avocate prometteuse, Lauren (Miranda Tapsell) vient de décrocher une promotion lorsque son compagnon, Ned (Gwilym Lee) décide simultanément de quitter son emploi et de demander Lauren en mariage, avec une condition : que la cérémonie se fasse rapidement et sans chichis. Lauren accepte, mais impose elle aussi une condition en retour : que le mariage se tienne dans sa famille aborigène, à l'autre bout du pays. Plus facile à dire qu'à faire, notamment lorsque Lauren et Ned arrivent chez le père éploré (Huw Higginson) de la jeune femme : la mère de Lauren (Ursula Yovich) vient de le quitter, et a disparu dans le bush. Sans hésiter, Ned et Lauren partent alors à sa recherche...

Comédie romantique australienne co-écrite par son interprète principale, ce Top End Wedding n'est pas tant une comédie romantique orientée mariage qu'un road trip dans le bush australien mêlant romance, poids des traditions, couples mixtes, préjugés raciaux et nature sauvage.

Un mélange plutôt intéressant, notamment de par la place importante qu'il laisse à la population aborigène, et par les thématiques qu'il soulève çà et là : il est donc dommage que la structure du scénario et son rythme ne soient pas plus maîtrisés.

En effet, pendant une grosse heure, le métrage tente de concilier la structure épisodique de son road trip avec de la comédie gentiment excentrique (façon La pire semaine de ma vie), des personnages secondaires assez caricaturaux (toutes les copines, le père dépressif, la patronne, l'oncle flamboyant, la belle-mère rigide, stricte et quasi-raciste...) et un fond plus émouvant, qui se trouve longtemps relégué en filigrane.

La mayonnaise ne prend que alors que très moyennement, le film manquant régulièrement d'énergie et de dynamisme, et ayant recours à de grosses ficelles et autres coïncidences assez pataudes. Et puis, dans son dernier tiers, alors que l'héroïne revient seule dans les îles Tiwi, le métrage décolle enfin, s'éloignant de sa comédie bancale pour évoluer vers quelque chose de plus touchant, de plus sincère : l'émotion repasse sur le devant de la scène, et c'est tout l'exotisme, la bonne humeur et les traditions aborigènes qui dominent alors le film, assurant un dépaysement certain pour le spectateur européen.

Le film n'évite cependant pas quelques clichés de rom-com, comme la dispute, le changement d'avis in extremis dans un aéroport, etc, mais dans l'ensemble, il s'en affranchit assez bien, pour produire quelque chose de différent et d'intéressant.

Certes, c'est assez décousu, et plutôt inégal ; il reste cependant quelque chose de sincère dans tout ça, un retour aux sources touchant et bien interprété, ponctué de moments amusants.

3.75/6

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Catch Review : TNA One Night Only - Knockouts Knockdown 3 (2015)

Publié le 23 Août 2015 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, TNA

TNA One Night Only - Knockouts Knockdown 3 (2015) :

- Intro made in DJ Z & Bromans, longuette, devant un public amorphe.

- Présentation de 25 minutes des n00bies de ce ONO : Mia "Jade" Yim, Alisha (aka Alexxis Nevaeh), Su Yung (aka PikaSu, en mode surexcitation extrème), Rosita (aka Mrs Austin Aries), Solo Darling (un peu comme PikaSu, surexcitée et naive), Cherry Bomb, Mary-Kate (aka Rosie Lottalove, avec 50 kilos en moins :ninja: ). À chaque fois des petits sketches semi-improvisés, plus ou moins drôles, mais qui semblent amuser et réveiller le public.

- Spud & JB aux commentaires.

- Récap des deux derniers KK.

- Brève promo anecdotique de Maddie.

- Alisha vs Madison Rayne. Maddie au micro, pour troller de manière efficace son adversaire. Match assez basique, RAS.

- Petite vidéo backstage de Rosita. Sympathique.

- Caméo de Rebel et Steve durant une promo backstage.

- Rosita vs A-Love. Pas exceptionnel, quelques problèmes de placements et de botches, et une fin en queue de poisson, avec intervention non-sensique de Steve, et de la Menagerie.

- Micro promo backstage de Cherry Bomb, suivie d'une promo générique de Gail Kim.

- Gail Kim vs Cherry Bomb. Promo générique de Gail, et match le plus professionnel et carré de la soirée, jusqu'à présent, avec une Cherry Bomb qui place même la Cattle Mutilation à un moment, et qui vend très bien les mouvements de Gail. Promo générique de Gail en post-match.

- Havok est énervée.

- Solo Darling vs Havok. Un quasi-squash. Solo Darling est sympathique, mais elle n'a pas pu montrer réellement ce qu'elle valait.

- Post-match, la musique de Kong retentit, et Havok défie Kong pour ce soir.

- Rediff de Taryn vs Havok vs Gail.

- Taryn backstage et confiante.

- PikaSue vs Taryn. PikaSue est très fun en fangirl surexcitée. Le match, lui, est assez standard, Taryn oblige, mais rien de honteux.

- Mia Yim vs Brooke. Un match frustrant, car très solide, et rappelant constamment que Mia Yim vaut mieux que la Dollhouse/son personnage de Jade.

- Kong vs Mary-Kate. Nettement plus réussi et intéressant que le Kong/Tapa de cette semaine.

- Bromans & ALove vs Menagerie, Elimination tag. RAS.

- KOs Gauntlet. Dommage qu'il n'y ait eu que des lutteuses de la TNA dans ce match, ça rendait tout le show prévisible. Plutôt réussi, néanmoins. La fin du show était amusante.

 

 

Plutôt sympathique, ce KOKD3. Rien d'exceptionnel, mais la plupart des participantes étaient intéressantes, certaines avaient un gros potentiel, et l'action était, dans l'ensemble assez honorable.

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Catch Review : TNA Impact (10/06/2015) - Destination X

Publié le 11 Juin 2015 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, TNA

Après le show très mitigé de la semaine dernière, place à Destination X...

Impact 10/06/2015 - Destination X :

- Une vidéo de hype pour D-X... qui inclue Grado. LULZ.

- Angle et Spud prêts backstage.

- EC3 vient se plaindre dans le ring, décide d'annuler D-X, Angle vient le contrer, et EC3 part.

- Angle vs Spud, World Title. Josh Matthews qui n'a aucune confiance en Spud, et un match qui ouvre le show, ce n'est pas top pour rendre le résultat de ce match imprévisible. Bel effort de Spud pour un match pas très long, mais sympathique. Rien d'exceptionnel, cela dit.

- Taryn explique que si Kong veut l'affronter, ce sera au cours d'un lingerie pillowfight match... euh... okay. C'est de la X-div, ça ?

- Présentation des matchs de qualification de la X-div, qui se moque de Grado... alors pourquoi l'inclure ?

- Low Ki vs Steve vs Manik. Match très rapide, et pas forcément exceptionnel, avec un Steve gardé à l'écart du gros de l'action. Mwé.

- Grado est au courant qu'il n'a pas sa place dans la X-div, mais est bien décidé à prouver que si, et fait le con en faisant du parkour. Inutile.

- Récap de Mickie.

- DJ Z vs Andrews vs Tigre. Un match acrobatique pas désagréable, de moins de 5 minutes là aussi, et avec un Tigre qui démolit Andrews à l'atterrissage.

- En post-match, Godderz démolit DJ Z, histoire de dire.

- Grado continue d'essayer de perdre du poids backstage, Tigre le traite d'abruti. Inutile.

- Taryn et la Dollhouse dans le ring, Kong n'est pas en lingerie, démolit la Dollhouse, et Taryn se fait contrer par Brooke, qui trouve qu'un lingerie pillowfight est indigne des KOs. Pas faux. Brooke finit par foutre Taryn en lingerie, et celle-ci s'enfuit, humiliée. Mouais. Clairement pas de la X-Division, tout ça.

- Encore une fois Grado qui se pèse à poil backstage, au secours.

- Grado vs Kenny King vs Cruz. No comment. Pauvre Cruz, qui a fait bien des efforts, pourtant.

- Bram vient parasiter Destination X. Au point où on en est, après tout... *soupir*

- Bram répète ce qu'il vient de dire backstage, défie un catcheur du passé de la compagnie... et Crimson, ce célèbre X-divisioneur, se pointe. Whouhou.

- Crimson vs Bram. Absolument RAS et assez inutile.

- Angle vs Aries, World Title match. Forcément très bon... mais sans surprise. EC3 débarque en post-match pour achever Angle.


Bilan général : si c'était un Impact normal, ce serait un Impact assez moyen, décousu, avec un main event qui sauve la mise. En tant que Destination X, c'est risible. 15 minutes de X-division tout compris, deux matches de championnat poids-lourd prévisibles au possible, du maublage, et du Grado. Whouhou, c'est supaire. :wallbash:

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Christmas Yulefest 2020 - 30 - Love, Lights, Hanukkah ! (2020)

Publié le 14 Décembre 2020 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Hallmark, Noël, Religion, Review, Romance, Télévision, USA, Yulefest, Hanukkah

Noël est en chemin : chez les Téléphages Anonymes, c'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest, et ce jusqu'à mi-janvier...

Love, Lights, Hanukkah ! (2020) :

Passionnée de Noël, Christina (Mia Kirshner) prépare son restaurant pour les fêtes de fin d'année, en mémoire de sa mère adoptive décédée, lorsqu'elle découvre, au détour d'un test ADN, qu'elle a des origines juives. Rapidement, elle se rapproche alors d'une famille qui s'avère être celle de sa mère biologique (Marilu Henner), et elle rencontre David (Ben Savage), un critique culinaire qui la prend sous son aile pour lui expliquer les traditions de leurs ancêtres...

Mouais. Le seul téléfilm de Hanoucca du line-up Hallmark, ce métrage aurait honnêtement eu plus sa place sur la chaîne Hallmark Movies & Mysteries que sur la chaîne principale : ici, en effet, tout est plus mélodramatique, ça larmoie beaucoup (Marilu Henner est en effet à fleur de peau, un bon niveau au dessus de tout le monde en matière d'intensité des émotions), et le point central du métrage est clairement plus la découverte des traditions et de l'héritage de Christina que sa romance tiède avec un Ben Savage manquant un peu de charisme.

C'est d'ailleurs le cas de toute la distribution masculine du téléfilm, assez transparente ; en face, les femmes s'en sortent mieux, même si l'on peut se demander si Kirshner était enceinte durant le tournage : dotée de formes et de joues bien rondes pendant les trois-quarts du film, elle semble les perdre, çà et là, le temps d'une scène ou deux, signe d'un tournage dans le désordre.

Rien de bien grave, en soi, si la production ne faisait pas tout son possible pour dissimuler ses rondeurs en la cadrant au dessus de la poitrine, en la couvrant plus que de mesure, et en appliquant un flou artistique sur chacun de ses gros plans...

Mais peu importe. Love, Lights, Hanukkah ! reste tout à fait regardable, malgré son écriture assez laborieuse par moments (les explications des traditions juives sont didactiques, toute la mise en place est assez improbable et précipitée), et a le mérite de changer un peu de la routine habituelle. Cela dit, c'est loin d'en faire un indispensable, surtout si l'on préfère ses téléfilms Hallmark plus légers et dynamiques.

3.25 - 0.25 pour le "Château Jean-Marc" (facepalm) = 3/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

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Un film, un jour (ou presque) #1613 : Morbius (2022)

Publié le 6 Avril 2022 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Horreur, Marvel, Review, Romance, Science Fiction, Science-Fiction, USA, Sony

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Morbius (2022) :

Atteint d'une maladie sanguine incurable, le Dr. Michael Morbius (Jared Leto) décide de tout tenter pour se sauver, et expérimente avec des cellules prélevées sur des chauve-souris vampires sud-américaines, qu'il s'injecte. Soudain, voilà Morbius en pleine santé, doué de pouvoirs surnaturels, et souffrant d'une soif de sang humain qu'il peine à contrôler. D'autant que son meilleur ami d'enfance, Milo (Matt Smith), lui aussi atteint de la même maladie, change radicalement lorsqu'il s'injecte, en secret, le même remède, et devient un être malfaisant et cruel, qui en a après Martine (Adria Arjona), la collègue de Morbius...

Un film que personne n'avait demandé, sur un personnage Marvel dont tout le monde se contrefout royalement, mais voilà : Sony est bien décidé à exploiter jusqu'à la moelle la franchise Spider-man avec ou sans le MCU, et après le succès assez improbable de Venom, place à un film consacré à Morbius, le vampire vivant.

Et c'est amusant, parce que pendant la première demi-heure du film, je me suis dit que finalement, ce n'était pas désagréable, et pas aussi mauvais que les critiques voulaient bien l'entendre : la distribution est efficace (même si Arjana est assez transparente), le script se met assez bien en place, les effets sont plutôt honorables, bref, ça se regarde, même si bizarrement, visuellement et musicalement, on perçoit des relents de la trilogie Batman de Nolan, çà et là.

Et puis, quelque part à mi-parcours, ça déraille : lorsque les deux inspecteurs joués par Tyrese Gibson et Al Madrigal débarquent, tels des Sam et Twitch du pauvre, lorsque Matt Smith devient un vampire hors-champ et cabotine ensuite comme un grand méchant de cartoon, lorsque Morbius et Milo commencent à s'affronter, tout de suite, ça part en vrille, les effets spéciaux deviennent très inégaux, on a fréquemment l'impression que des pans entiers du script ont été coupés au montage, que tout est condensé, compressé, bâclé.

Pas forcément surprenant, compte tenu de la genèse compliquée du film, mais assez agaçant, et progressivement, le film perd globalement de son intérêt et de son énergie, pour finir à bout de souffle, avec une double scène post-credits complètement à l'ouest, qui tente de ressusciter l'univers partagé des Amazing Spider-man (de manière forcée et sans que personne n'y croie réellement).

Pas forcément le désastre que l'on pouvait redouter, mais un récit trop décousu et se prenant trop au sérieux pour fonctionner et être mémorable (là où, au moins, Venom avait un Tom Hardy en roue libre qui amusait la galerie)

2.25/6

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Christmas Yulefest 2020 - 14 - Noël au manoir enchanté (2020)

Publié le 6 Décembre 2020 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Hallmark, Noël, Review, Romance, Histoire, Science-Fiction, Télévision, USA, Yulefest

Noël est en chemin : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefestet ce jusqu'à mi-janvier...

Noël au manoir enchanté (A Timeless Christmas - 2020) :

Alors qu'il étudie une horloge étrange trouvée lors d'une vente aux enchères, Charles Whitley (Ryan Peavey), inventeur vivant en 1903, se retrouve projeté en 2020 : son manoir est désormais un musée dirigé par Megan Turner (Erin Cahill), et Whitley doit tenter de s'habituer à ce nouvel univers des plus étranges...

Alors oui, on pense forcément à Kate et Léopold dans cette histoire de voyage temporel et de romance, mais je dois dire que ça change un peu du tout-venant des rom-coms festives Hallmark : pas de festival à organiser, de projet commercial de dernière minute à mettre en place avant Noël, de boutique/bâtiment historique à sauver de méchants développeurs immobiliers, etc...

À la place, une romance classique entre un homme du passé et une femme moderne (Outlander fait des émules), à la sauce Hallmark (en cela qu'il y a les passages obligés où Megan fait découvrir à Whitley les traditions de Noël du présent, parce que c'est un ronchon qui n'aime pas Noël), mais sans trop insister sur ce dernier point. Si le film avait été plus rigoureux au niveau du voyage temporel, ça aurait d'ailleurs été une très bonne surprise.

En l'état, c'est cependant un téléfilm très imparfait. Outre l'interprétation un peu récitative du rival de Whitley, au début du film, et quelques anachronismes çà et là, on pourra en effet regretter que le métrage n'exploite jamais vraiment le contraste passé/présent, limité à quelques répliques du genre "qu'est-ce que l'internet ?".

Plutôt que d'être stupéfait par le monde moderne, Whitley s'y adapte instantanément, comprend en moins de dix secondes ce qu'est une télécommande, une télévision, et comment contrôler cette dernière, assimile instantanément un vocabulaire et des expressions modernes, ne s'offusque ni ne s'étonne jamais des mœurs contemporaines, etc.

À l'identique, l'écriture est ponctuellement un peu trop évidente, faisant dire aux personnages des platitudes préfigurant le reste du scénario ("je suis un homme du futur, moi, pas du passé" explique Whitley à ses semblables, au début du film), ou plaçant des moments artificiels (comme la chute de l'escabeau dans la bibliothèque) et honnêtement, ils auraient tout de même pu trouver un moyen de relooker un peu plus Ryan Peavey, histoire de différencier un peu sa version présente de son apparence passée.

Il y a donc du bon et du moins bon dans cette relecture Hallmark d'un thème assez classique, historiquement trop peu exploité par la chaîne. Bien trop sage, ce film ne fait pas grand chose d'original avec son postulat de départ, et c'est bien dommage, puisque le couple principal est plutôt bon, avec une alchimie convaincante. Honorable, mais pourrait mieux faire.

3.5/6

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Les bilans de Lurdo : Jurassic World - La Colo du Crétacé, saison 3 (2021)

Publié le 21 Août 2021 par Lurdo dans Action, Aventure, Critiques éclair, Comédie, Jeunesse, Les bilans de Lurdo, Review, Science-Fiction, Science Fiction, Thriller, Netflix, Télévision, USA, Animation

Après une première saison agréablement surprenante (toutes proportions gardées), et une saison 2 qui parvenait à conserver le rythme et le ton de la s1, malgré quelques premiers épisodes un peu balbutiants, place à la saison 3 de cette série d'animation Netflix, une troisième fournée de 10 épisodes à l'étrange parfum de saison finale...

Jurassic World - La Colo du Crétacé, saison 3 (Jurassic World : Camp Cretaceous, season 3 - 2021) :

Alors que le petit groupe de rescapés tente toujours de trouver un moyen de quitter l'île, ils découvrent le yacht personnel de Mitch et Tiff, encore amarré à quai. Mais le navire est endommagé, et une créature difforme et sanguinaire, créée par le Dr Wu, rode désormais dans le parc laissé à l'abandon...

Une troisième saison qui se structure un peu comme la précédente, avec quelques premiers épisodes de remplissage et de remise en place, pas toujours ultra passionnants, et une suite qui passe la seconde, et confronte les adolescents à la menace du Scorpios Rex, un dinosaure génétiquement modifié assez laid, mais paradoxalement plutôt réussi.

La menace du Scorpios est ainsi présente en filigrane pendant toute la saison, d'abord en pointillé au travers de brèves scènes teasers de fin d'épisode, puis de manière plus frontale, à la mi-saison, lorsque la créature commence à semer la panique dans ce qu'il reste du parc, en s'en prenant à tous les dinosaures.

De quoi apporter une certaine tension au récit, après plusieurs premiers épisodes plus intéressés par la psychologie et l'amitié des personnages principaux ; sans oublier qu'ils sont encore des ados immatures prompts aux décisions stupides, la série se permet de développer leurs liens, et d'évoquer ce que pourrait devenir leur amitié après un éventuel sauvetage.

Ce n'est pas forcément d'une profondeur inédite dans le genre, et il reste des scories d'écriture çà ou là, mais globalement, c'est tout à fait honorable sur ce plan, et cela trouve sa justification une fois l'action engagée : plus le temps de vraiment trop s'attarder sur les personnages quand ils sont traqués par deux Scorpios Rex, ou lorsque le Dr Wu et ses mercenaires (la série ainsi rattrape le flashback du début de Jurassic World : Fallen Kingdom) débarquent sur l'île et prennent des otages.

Et puis le fanservice fonctionne, avec une apparition de Blue, un renvoi direct au premier Jurassic Park dans la réalisation et le montage, la musique, etc...

Bref, une saison 3 efficace, mais à la conclusion sans appel, qui voit le petit groupe s'échapper enfin de l'île à bord d'un bateau. Certes, il y a bien un dinosaure à bord (Blue ?), et il y a toujours la possibilité que le petit groupe échoue sur une autre île pleine de dinosaures... mais ça ressemblait tout de même à une fin de série.

Ce qui n'est pas plus mal, après tout : la production n'a pas à avoir honte de ce qu'elle a accompli au travers de ces trois saisons, et il est toujours préférable de s'arrêter avant de sauter le requin... ou plutôt, ici, de sauter le mosasaure.

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Un film, un jour (ou presque) #1336 : C'est nous les héros (2020)

Publié le 21 Janvier 2021 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Netflix, Review, Science-Fiction, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

C'est nous les héros (We Can Be Heroes - 2020) :

Lorsque le groupe de super-héros, les Heroics, mené par Marcus Moreno (Pablo Pascal), est capturé par d'étranges extra-terrestres tentaculaires, il revient à leurs enfants - Noodles (Lyon Daniels) l'élastique, Wheels (Andy Walken) le super-fort en fauteuil roulant, A Capella (Lotus Blossom) la chanteuse, Wild Card (Nathan Blair) le multi-pouvoirs incontrôlable, Guppy (Vivien Lyra Blair) la fille de Shark Boy et Lava Girl, les jumeaux Rewind et Fast-forward (Isaiah Russell-Bailey, Akira Akbar) capables de manipuler le temps, Facemaker (Andrew Diaz) le métamorphe, Slo-Mo (Dylan Henry Lau) ultra-rapide ou presque, Ojo (Hala Finley), capable de prédire le futur et Missy Moreno (YaYa Gosselin), sans pouvoirs - de sauver la planète contre ces envahisseurs mystérieux...

Semi-spin-off de Les Aventures de Shark Boy et Lava Girl (2005), un film pour enfants très approximatif de Robert Rodriguez, ce We Can Be Heroes ne change pas la donne, lorgnant fortement sur les Spy Kids de Rodriguez, mais à la sauce Sky High : l'école fantastique de Disney.

Et c'est à peu près tout ce qu'il y a à en dire. Comme souvent chez Rodriguez, c'est dynamique, léger, mais aussi régulièrement brouillon et approximatif, notamment au niveau de l'interprétation inégale des enfants, et si ça occupera ces chers bambins pendant 90 minutes, ça sera aussi très rapidement oublié par les adultes.

Plus amusant, cela dit, pour les plus grands : repérer les acteurs remplaçant clairement d'autres absents (Priyanka Chopra Jonas est à la place de Salma Hayek, Pedro Pascal tient le rôle d'Antonio Banderas) et les références clairement insérées pour amuser les parents contraints de regarder le tout avec leurs bambins (la référence aux Chariots de Feu est incompréhensible pour les plus jeunes).

Difficile cependant de ne pas regretter le côté un peu cheapouille du film (les costumes des super-héros...), qui place le film dans un entre-deux pas totalement convaincant : ce n'est pas le délire bigarré et friqué des Spy Kids, mais ça en conserve les ambitions spectaculaires et décomplexées, avec un budget bien moindre, d'où ce résultat en demi-teinte.

M'enfin ça devrait plaire aux plus jeunes.

3 + 0.5 pour la petite Vivien Lyra Blair, adorable = 3.5/6

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Christmas Yulefest 2022 - 02 - Il faut sauver la boutique de Noël (2022)

Publié le 29 Novembre 2022 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Romance, Hallmark, Noël, Yulefest, Christmas, Review, USA, Télévision

C'est bientôt Noël : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest, et ce jusque début janvier...

Il faut sauver la boutique de Noël (Christmas in Toyland - 2022) :

Analyste de données pour une grande chaîne nationale de magasins de jouets, Charlie (Vanessa Lengies) apprend que les cadres de l'entreprise ont prévu de fermer toutes les boutiques de la chaîne à l'approche de Noël, afin de dématérialiser leurs opérations. Mais lorsqu'elle s'aperçoit qu'une boutique en particulier, tenue par Grant (Jesse Hutch), dépasse toutes les attentes commerciales de la société, elle voit là l'occasion de sauver des milliers d'emplois, et se rend sur place pour tenter de comprendre ce qui fait le succès du magasin...

L'un des premiers téléfilms Hallmark de la saison, diffusé durant l'été dernier, ce Christmas in Toyland m'a surpris, et pas en bien : je la pensais en effet révolue, cette époque des rom-coms festives Hallmark où l'héroïne, coincée, corporate, logique et rigide, est envoyée dans une petite ville aux valeurs traditionnelles de communauté, d'entraide, de tradition, où elle succombe au charme rugueux d'un beau célibataire spontané, bordélique et fonctionnant au feeling, capable de travailler de ses mains et particulièrement proche de sa nièce ou de son neveu précoce ; tout ça au cours d'un combat désespéré pour sauver une petite boutique de l'appétit insatiable de la grande machine capitaliste, avec des délais et une logique commerciale improbables, et pour se conclure sur une héroïne qui plaque sa carrière florissante pour s'installer sur place et repartir de zéro avec une vocation plus "traditionnelle" (en l'occurrence, concevoir des jouets en bois).

Oui, ce Christmas in Toyland donne, étrangement, l'impression de revenir 10 ans dans le passé, quand les scripts des comédies romantiques Hallmark étaient formatés au possible, et conçus pour apaiser un certain public traditionnaliste et rural, opposé aux grandes villes, aux grandes entreprises, aux femmes ambitieuses et libérées, etc.

Le tout, en pilotage automatique du début à la fin, téléphonant tous ses effets et ses rebondissements, et souffrant d'une direction artistique franchement pauvre et fauchée (on ne croit jamais à cette grande chaîne  nationale de magasins de jouets aux logos faits en trois minutes sous Paint, aux locaux aux décorations génériques, aux boutiques désespérément vides de jouets autres que décoratifs, au moment "nous devrions aller acheter un vrai sapin de Noël" qui s'enchaîne sur un marché aux sapins où trône, en plein milieu, un bel arbre en plastique...)

Et pourtant, le métrage a la chance d'avoir une distribution sympathique qui sauve les meubles, notamment Lengies, Hutch, et l'interprète de sa meilleure amie, Lara Amersey (que j'aimerais revoir dans un premier rôle, à l'avenir), et qui fait que le tout se regarde vaguement, sans vraiment intéresser ou mériter que l'on s'attarde pendant 85 minutes sur cette histoire cousue de fil blanc, vue et revue.

La saison commence faiblement...

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1151 : 6 Underground (2019)

Publié le 27 Février 2020 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Netflix, Review, Thriller, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

6 Underground (2019) :

Après avoir assisté aux horreurs perpétrées par un régime totalitaire, un milliardaire américain, "Un" (Ryan Reynolds) issu des nouvelles technologies décide de mettre sa fortune au service de la justice, en se faisant passer pour mort, et en recrutant un groupe de mercenaires, pour mener à bien des missions dangereuses et totalement illégales à l'autre bout du monde. Il y a Deux (Mélanie Laurent), un ancienne espionne ; Trois (Manuel Garcia-Rulfo), un tueur à gages ; Quatre (Ben Hardy), spécialiste en parkour ; Cinq (Adria Arjona), médecin ; et Sept (Corey Hawkins), ancien sniper. Leur mission actuelle ? Organiser un coup d'état au Turgistan, et remplacer le dictateur en place (Lior Raz) par son frère plus pacifiste (Payman Maadi)...

Grosse production Netflix réalisée par Michael Bay et écrite par les scénaristes de Deadpool, 6 Underground est arrivée en décembre dernier sur la plate-forme de streaming avec un certain impact, notamment parmi les amateurs de genre. La promesse du sens de l'humour de Deadpool, du charisme de Ryan Reynolds, et de la destruction apocalyptique d'un Michael Bay en roue libre, débarrassé des impératifs d'une franchise comme Transformers et des limites de la censure, augurait de quelque chose de potentiellement enthousiasmant.

Et effectivement, avec ses premières vingt minutes décapantes, une longue poursuite automobile à la fois sanglante, nerveuse, amusante et efficace, on pouvait se surprendre à espérer.

Rapidement, cependant, des problèmes évidents commencent à faire surface. Certains inhérents au style Bay (caméra constamment en mouvement, effets pyrotechniques éventés, faux raccords à gogo, rythme bancal, fascination pour la violence débridé et pour la force armée, placements produits), d'autres à un script peu inspiré et totalement décousu : partant constamment dans de longs flashbacks plats relatant le parcours des divers membres du groupe (des flashbacks qui ne sont pas sans rappeler la structure des Deadpool), le récit enchaîne ces derniers avec des scènes d'action effectivement débridées, mais longuettes et/ou peu marquantes.

Ajoutez à cela une distribution assez inégale (Reynolds tient son rôle, mais le reste de l'équipe est très inégal, tant au niveau charisme qu'au niveau intérêt) et ce métrage de deux heures finit par être spectaculaire et décomplexé, certes, avec des effets spéciaux ILM de qualité, mais aussi assez brouillon et finalement lassant/épuisant.

Après, ça reste un film de Michael Bay, et tout spectateur sait à quoi s'attendre avant de le regarder : c'est bourré d'idées visuelles mais approximatif, c'est d'une connerie abyssale (tout le propos politique, notamment) mais débordant d'action inédite, c'est putassier mais jamais totalement au premier degré, bref, c'est ce que c'est.

Avec une distribution plus mémorable, et une écriture moins pétée, ça aurait pu être assez fun et jouissif. Là, en l'état, c'est assez anecdotique.

3/6 2.5/6 (après revisionnage)

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Christmas Yulefest 2022 - 35 - Reindeer in Here (2022)

Publié le 22 Décembre 2022 par Lurdo dans Animation, Noël, Yulefest, Christmas, Télévision, USA, CBS, Jeunesse, Critiques éclair, Aventure, Comédie

C'est bientôt Noël : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest, et ce jusque début janvier... 

Reindeer in Here (2022) :

Blizzard (Adam Devine), un jeune renne inventif possédant un bois plus petit que l'autre, rêve d'intégrer l'équipe du Père Noël, mais son handicap et ses maladresses l'empêchent d'accomplir son rêve. Jusqu'à ce qu'il tente d'utiliser la boule à neige magique de Santa, pour lui communiquer son souhait le plus cher. Mais la boule est dérobée sous ses yeux par une mystérieuse figure encapuchonnée, mettant ainsi en péril les fêtes de fin d'année. À Blizzard, accompagné de tous ses amis et du jeune Théo (Gabriel Bateman), un garçon solitaire, de tout faire pour sauver Noël et retrouver la boule à neige du Père Noël...

Je suis probablement trop cynique pour ce genre de dessin animé commercial de 45 minutes, ici diffusé sur CBS, et qui régulièrement revient sous de nouvelles formes, érigées comme "nouvelles traditions de Noël" alors qu'elles sont purement mercantiles, et ce de manière totalement transparente.

On avait l'Elf on a Shelf, ce dessin animé adapté d'un livre pour enfants, lui même conçu pour vendre à chaque foyer américain un elfe bon marché à placer sur une étagère pour "surveiller si les enfants sont sages ou non en décembre" : un bon moyen d'habituer les tout-petits à la surveillance d'un Big Brother, et de refourguer des jouets fauchés aux parents, sous prétexte de "nouvelle tradition américaine". Il y a eu aussi les Elf Pets, déclinaison animale de l'Elf on a Shelf, avec ses peluches mignonnes et son côté collectionnez-les tous ; et maintenant, voilà le Reindeer in Here, créé par un producteur de télévision, et qui reprend tous les codes de l'Elf on a Shelf : même nom qui rime, même chaîne de diffusion, même notion de la peluche mignonne que tu places chez toi début décembre et qui s'assure que tes enfants restent sages jusqu'à Noël... et même type de dessin animé dérivatif, qui s'inspire ici fortement de Rudolf le renne au nez rouge (et des Lutins d'élite de Disney pour le design des lutins) pour mettre en scène une grande course poursuite débouchant sur un message calibré d'unité, de communauté, de célébration des différences et du caractère unique de chacun, de travail d'équipe, blablabla... pour peu que tu n'oublies pas d'avoir ton renne en peluche à la maison pour Noël !

C'est commercial au possible, c'est en pilotage automatique du début à la fin, mais comme c'est somme toute bien produit et rythmé, les enfants n'y verront que du feu. Ce qui est assez frustrant.

3/6

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Critiques éclair - Star Trek Discovery 4x11-12 (2021)

Publié le 26 Mars 2022 par Lurdo dans Action, Aventure, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Science Fiction, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, USA, CBS, Discovery

La fin de saison 4 approche à grands pas, et Discovery continue de ronronner affreusement, combinant du surplace narratif constant à de grandes tirades pleines d'émotion, et à des départs et retours successifs des personnages secondaires - à se demander si le budget de la série n'est désormais pas trop faible pour accommoder toute la distribution du programme...

Star Trek Discovery, saison 4 (2021) :

- 4x11 - Rosetta : Une équipe menée par Burnham part explorer la planète d'origine de l'espèce 10-c, pendant que Booker et Tarka tentent de s'introduire à bord du Discovery...

Et toujours une absence totale d'avancée dans cette saison, avec une away team mission générique au possible, durant laquelle Burnham et compagnie découvrent de la poussière transmettant (forcément, Discovery oblige) des émotions, et une sous-intrigue guère plus intéressante à bord du Disco, qui n'a pour seule qualité que de ramener Reno dans le programme, alors qu'elle était portée manquante depuis pléthore d'épisodes.

C'est à peu près tout ce que j'ai à dire sur cet épisode qui, malgré son compte à rebours très artificiel de 25 heures avant la destruction de la Terre, prend largement son temps pour parler sentiments et équilibre mental, pour se détendre au mess hall, pour faire des digressions sur la Présidente qui remet en place un scientifique pas assez optimiste et positif, et pour placer quelques moments bien pompeux.

Quelques images jolies, mais sinon, un grand néant.

- 4x12 - Species Ten-C : L'équipage du Discovery s'efforce de nouer un premier contact avec l'espèce Ten-C, tandis que Booker et Tarka, eux, tentent de mettre leurs plans à exécution malgré la présence à bord de leur vaisseau de Reno, en tant qu’otage...

Avant-dernier épisode de la saison... et il y a du mieux. Heureusement. Principalement parce que la série décide de s'essayer à l'exercice du premier contact, comme dans Rencontres du Troisième Type, ou dans... Premier contact de Dennis Villeneuve. Impossible de ne pas penser à ces diverses influences, en effet, puisque tous les gimmicks du genre y sont : communication lumineuse, décodage, discussion de groupe, etc.

Mais ça ne fonctionne que très partiellement, honnêtement, tant les grosses ficelles habituelles de Discovery tirent le tout vers le bas. Déjà parce que tout le technoblabla sur "le langage chimique des émotions", les déductions-éclair des personnages, et leurs états d'âme permanents (on ne peut échapper, encore une fois, à des mini-séances de "thérapie" où ça se confie, où ça partage ses sentiments, etc), fait que le premier contact en lui-même est assez peu captivant.

D'autant qu'à côté, on a les manipulations très méchantes (et surlignées au stabylo) de Tarka, celles toutes aussi suspectes de la militaire terrienne, et la disparition de Jett Reno, dont personne ne s'aperçoit de tout l'épisode alors qu'elle est ingénieure en chef du vaisseau, en pleine crise : l'écriture approximative et sentimentaliste de la série a pour effet d'affaiblir considérablement ce qui aurait pu être un épisode efficace et intrigant... mais cela ne surprendra plus personne, à ce point de la vie du programme.

(à suivre)

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Critiques éclair - Star Trek Discovery 2x13 (2019)

Publié le 14 Avril 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, CBS, Critiques éclair, Drame, Netflix, Review, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, Discovery

Comme je le disais la semaine dernière, la saison 2 de Star Trek Discovery continue lentement de se désagréger à mesure que la saison approche de sa conclusion, et que les scénaristes naviguent globalement à vue...

Star Trek Discovery 2x13 - Such Sweet Sorrow :

Alors que les informations de la Sphère refusent de laisser le Discovery s'autodétruire, Burnham réalise qu'elle va devoir partir dans le futur à bord du Discovery, pour y échapper à Control. Elle fait donc ses adieux à tout l'équipage...

La semaine dernière, j'avais conclu par un facepalm de Jean-Luc Picard. Cette semaine, il me faudrait plutôt une tête qui explose, tant cet épisode s'est avéré un véritable calvaire.

Pour ceux qui, comme moi, ont énormément de mal avec l'émotion forcée et manipulatrice de la série, et avec sa tendance à placer constamment Burnham au centre de tout (avec ce que ça entraîne d'interprétation discutable de la part de SMG), on a droit ici à 75% de Burnham en mode émotion très émouvante, qui fait ses adieux à tous ses amis et ses collègues, pour une mission dont on devine déjà qu'elle ne se déroulera pas comme les scénaristes veulent bien nous le faire croire (rien que la présence de Spock à bord impose qu'un bouleversement assez conséquent de l'intrigue devrait se produire avant un éventuel saut temporel).

Déjà que notre hypothèse de base "les signaux rouges/l'ange, c'est Burnham" est à nouveau confirmée après une feinte pas très convaincante en la personne de sa mère, mais là, en plus, les scénaristes ramènent la jeune Reine extraterrestre issue du Short Trek consacré à Tilly, en mode deus ex machina qui résout tous les problèmes en un coup de baguette magique.

Ce qui peut faire peur, puisque cela laisse à penser que l'épisode Calypso, qui se déroulait dans un futur très lointain, avec un Discovery déserté et occupé par une Intelligence Artificielle, va lui-aussi être réintégré à l'intrigue de cette saison, peut-être pour expliquer comment le Discovery, le spore drive, et tout ça, ont été expurgés de la continuité.

(ce qui laisserait l'équipage du Disco... à bord de l'Enterprise pour une saison 3 ?)

Quoiqu'il en soit, cet épisode sert de grosse mise en place au final de la semaine prochaine, de manière pas toujours très cohérente (les vaisseaux de la section 31/de Control sont menaçants... mais les parents de Spock et Burnham parviennent à rendre visite sans problème au Discovery), comme d'habitude, et gentiment forcée.

Ajoutez à cela une caméra constamment tournoyante, et les grosses ficelles habituelles de la série... et on se retrouve devant un épisode assez typique de Disco : laborieux, et terriblement frustrant.

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Un film, un jour (ou presque) #1700 : SEMAINE SF RÉTRO - Explorers (1985)

Publié le 27 Juillet 2022 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Comédie, Review, Science Fiction, Science-Fiction, Fantastique, USA, Jeunesse, Critiques éclair

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Explorers (1985) :

Inspiré par les rêves étranges qu'il fait depuis peu, Ben (Ethan Hawke), passionné de science-fiction, s'associe à son meilleur ami Wolfgang (River Phoenix), apprenti-ingénieur, et à Darren (Jason Presson), un autre garçon peu populaire de l'école, et ensemble, ils construisent un vaisseau rudimentaire qui s'avère capable de les emmener dans l'espace. Là, ils rencontrent alors une forme de vie extraterrestre...

Joe Dante, ILM, Rob Bottin, Jerry Goldsmith, Robert Picardo : les éléments sont tous là pour produire un bon film de science-fiction familiale typiquement 80s. Alors pourquoi la mayonnaise ne prend pas ?

C'est étrange, mais le seul souvenir que cet Explorers m'ait jamais laissé (jusqu'à ce revisionnage), c'était celui d'un métrage décevant qui ne m'avait pas du tout marqué à l'époque, alors que j'avais l'âge rêvé pour apprécier ce type de films. Et effectivement, en regardant de nouveau les 110 minutes du film, je comprends pourquoi.

Il se dégage en effet de cet Explorers une impression d'inabouti, pas forcément surprenante lorsque l'on se renseigne un peu sur la genèse compliquée du film. Une genèse qui a vu le film sortir avant que son montage soit achevé, laissant sur la table tout un troisième acte qui fait défaut au film, dans sa forme actuelle : en regardant la version salles d'Explorers, on a l'impression d'une mise en place interminable (il faut attendre près de 55 minutes pour que les trois enfants quittent l'atmosphère terrestre, et une bonne heure et quart pour que le film bascule dans du grand n'importe quoi avec des aliens grotesques fans de pop culture et dignes de Gremlins) et d'une dernière partie passée en avance-rapide.

Tout au long du film, le script semble en roue libre, prenant bien trop son temps pour dérouler son récit aux enjeux étrangement flous, y compris lorsque vient le moment de conclure tout ça de manière précipitée, aussi frustrante pour les personnages que pour le spectateur.

En somme, on sent vraiment que le script et le montage étaient incomplets - la mise en place est trop longue, le rythme insuffisant, le passage chez les aliens trop courts, la fin arrive comme un cheveu sur la soupe, la musique de Goldsmith semble ponctuellement déconnectée du récit - et que si le film est aujourd'hui culte auprès d'un certain public, c'est plus par nostalgie pour un style de films révolu que pour les qualités intrinsèques d'Explorers.

2.5/6

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Christmas Yulefest 2013 - 39 - Les Toiles de Noël (2008), Mandie & The Forgotten Christmas (2011), Miracle sur la 34ème Rue (1994), Le Terminal (2004), Sacré Noël : Drôle de Chorale (2012) & The Fitzgerald Family Christmas (2012)

Publié le 4 Janvier 2014 par Lurdo dans Yulefest, Cinéma, Critiques éclair, Christmas, Noël, Drame, Romance, Comédie, Biographie, Jeunesse, ION, Religion, UK, Musique

La Nouvelle Année est là, et comme tous les ans, la Christmas Yulefest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant tout le mois précédant les fêtes de fin d'année, et ce jusqu'à la fin des Douze Jours de Noël...

Les Toiles de Noël (Christmas Cottage) :

Dans les années 70, la jeunesse de feu le célèbre peintre Thomas Kinkade, et comment il a trouvé l'inspiration qui a fait démarrer sa carrière...

Au premier abord, je m'attendais à un drame biographique romancé, avec beaucoup de bons sentiments, de larmes, et d'émotions forcées... au final, l'émotion et les bons sentiments sont là, mais le tout se prend agréablement peu au sérieux, avec de l'humour assez réminiscent de celui de A Christmas Story.

Un film assez réussi, et à la distribution très éclectique et convaincante, de Peter O'Toole à Jared Padelecki, en passant par Richard Burgi et de nombreux autres.

4/6

Mandie & The Forgotten Christmas :

Alors que les fêtes de Noel approchent à grands pas, la jeune Mandie peine à s'habituer aux règlements et aux us et coutumes du pensionnat de jeunes filles où elle vit désormais... d'autant qu'en parallèle, elle découvre, dans le grenier de l'établissement, une présence étrange et un secret des plus fascinants.

Un téléfilm ION/direct-to-dvd adapté d'une série de romans américains pour enfants, du genre de La Bibliothèque Rose, avec un penchant chrétien bien-pensant assez prononcé en prime ; pas de gros budget pour ce métrage assez anecdotique, mais une distribution crédible et efficace.

Ça ne laissera pas un souvenir impérissable, mais je suppose que si l'on fait partie de la cible démographique des romans, le résultat doit probablement être assez satisfaisant.

3/6 

Miracle sur la 34ème Rue (Miracle On 34th Street - 1994) :

Un vieillard sympathique devient le Père Noël d'un grand magasin new-yorkais, et s'avère plus doué que le vrai Santa Claus...

Une production John Hughes (par ailleurs au scénario de ce remake), avec Richard Attenborough impeccable en Santa Claus, et pour l'accompagner une distribution plutôt convaincante, là aussi, dans un environnement un peu hors du temps, jamais totalement 90s, jamais totalement rétro.

La musique de Bruce Broughton est réussie, et le tout, s'il n'est probablement pas à la hauteur de l'original, et aurait bénéficié de dix minutes en moins, ainsi que d'une réalisation plus subtile, reste finalement assez sympathique.

4.25/6

The Terminal :

Son pays dissout par une guerre civile, Viktor Navorski est contraint de passer ses jours à l'aéroport de New York, en attendant d'être accepté par les USA, ou d'être expulsé. Seul parmi le personnel de l'aéroport, Viktor tente de recostruire son quotidien.

Pas vraiment un film de Noël, mais un métrage de Steven Spielberg qui respire l'humanisme à la Capra, avec en sus un léger courant satirique et un point de vue plus désenchanté sur l'Amérique. Efficace, plaisant, et simplement excellent.

4.75/6  

Sacré Noël : Drôle de Chorale (Nativity 2 : Danger In The Manger !) :

Un nouvel instituteur arrive à St Bernadette's, et prend en charge les enfants turbulents de l'école, pour les faire participer à un concours de chant national, durant lequel il affrontera la chorale de son frère jumeau maléfique rival.

David Tennant (et son accent écossais à couper au couteau) reprend la suite de Martin Freeman dans cette comédie britannique grandement improvisée au cours du tournage.

Le premier était sympatoche, sans plus, et avait certains défauts évidents, se reposant beaucoup sur la bonne bouille des gamins et le capital-sympathie de Freeman ; le second est exactement dans la même lignée, et ne vole pas vraiment plus haut.

Pire, le gimmick des frères jumeaux, s'il repose sur la prestation convaincante de Tennant, donne lieu à des facilités agaçantes, et Marc Wootton est beaucoup beaucoup trop envahissant et épuisant.

Alors déjà que le film est assez mal rythmé (tout le dernier tiers et assez laborieux, malgré Jessica Hynes), très prévisible et souvent frénétique, ça n'aide pas vraiment.

3/6

The Fitzgerald Family Christmas :

Le patriarche de la famille Fitzgerald refait surface, et décide de passer un Noël avec ses enfants, pour la première fois depuis 20 ans...

Edward Burns à la réalisation, l'écriture et l'interprétation de cette dramédie familiale bien exécutée, mais assez banale dans son genre, et qui bénéficie cependant de la présence lumineuse de Connie Britton.

Cela dit, le tout reste très convenu et prévisible, avec des rebondissements faciles parfois dignes d'un téléfilm Lifetime.

3/6

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Halloween Oktorrorfest 2014 - 25 - Detention of the Dead (2012), The Wicked (2013), American Nightmare 2 : Anarchy (2014) & Prince des Ténèbres (1987)

Publié le 18 Octobre 2014 par Lurdo dans Oktorrorfest, Cinéma, Critiques éclair, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie, Jeunesse, Thriller, Action

Halloween approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Detention of the Dead :

Alors qu'un groupe de lycéens commence ses heures de colle au sein de l'établissement scolaire, une épidémie de zombification frappe les alentours...

Un Breakfast Club à la sauce invasion de zombies, adapté d'une pièce de théâtre. Pas grand chose à dire de plus, en fait, puisque c'est assez gentillet, pas toujours très bien joué (notamment parmi les zombies), parfois un peu inégal et fauché, mais qu'occasionnellement, c'est tout de même amusant. Ça se regarde, en somme.

3/6

The Wicked  :

Peu avant Halloween, deux couples de jeunes fêtards partent à l'aventure dans les bois, à la recherche d'une maison abandonnée supposément hantée par une sorcière de légende. Suivis, à leur insu, par un duo un peu plus jeune, ils sont alors confrontés à cet esprit malfaisant...

Un film étrange, au carrefour de la série B fauchée façon slasher basique (avec clichés ambulants, jeunes fêtards qui couchent ensemble et se font tuer, meurtres gentiment sanglants, etc), et du film fantastique familial digne d'une diffusion sur Disney Channel ou Nickelodeon.

En particulier, la relation entre le jeune héros magicien et la fille garçon manquée, le développement de leurs sentiments, la manière dont ils sont écrits, etc, ça semble tout droit sorti d'un teen movie d'Halloween standard et inoffensif dans lesquels ils seraient confrontés à une maison hantée ; et en parallèle, tout le groupe des ados plus agés semblent sortis d'un mauvais film d'horreur un peu stupide.

Je ne serais donc pas surpris que ce film soit né de la fusion de deux scripts, ou au moins du bricolage d'un script pour teens afin de le rendre plus "gore & sexe".

Mais quoiqu'il en soit, le résultat final n'est pas effrayant pour un sou (le moment où la sorcière - ratée - apparaît vraiment à l'écran est aussi le moment où tout potentiel d'épouvante se fait la malle pour de bon), ça se traîne gentiment, le ton hésite entre comédie et épouvante légère, et le récit est par conséquent très déséquilibré entre les deux intrigues principales, même quand elles finissent par se rejoindre. Bizarre.

2.25/6

The Purge 2 - Anarchy  :

Alors que la Purge débute, plusieurs civils se retrouvent bloqués dans les rues de la ville, où ils se réunissent sous la protection d'un officier de police en quête de vengeance.

Le premier Purge était une jolie baudruche pseudo-profonde et philosophique, au succès incompréhensible, qui n'exploitait jamais son pitch prometteur, et se contentait d'en faire un home invasion movie creux et banal (2/6).

Ici, cette suite prend le contre-pied de la famille WASP du film original, pour un métrage qui pourrait s'appeler "The Purge : Ethnic Edition", tant tous les personnages sont issus d'une minorité ou d'une autre, tant parmi les gentils que parmi les méchants (mais attention, les méchants ethniques sont au service de blancs aisés et cruels, ouhlàlà ça dénonce).

Ce qui aurait pu apporter un éclairage sympathique au phénomène de la Purge, mais en fait, le tout reste tout aussi maladroit, simpliste et prétentieux que l'opus précédent, et ne dépasse jamais un postulat de thriller/actioner basique où tout le monde s'engueule, se fait la morale, et tente d'échapper à des maychants très maychants.

Mwé. Ça se regarde, cela dit, et c'est peut-être un peu moins médiocre que l'original.

3/6

John Carpenter's Prince of Darkness  :

Dans une église de Los Angeles, un sarcophage transparent contient un mystérieux liquide  vert : une entité pluri-millénaire et maléfique venue des étoiles, autrefois surnommée Satan. À sa découverte par le Père Loomis (Donald Pleasance), une équipe de scientifiques et d'étudiants en physique investit les lieux pour mieux observer le phénomène... mais l'entité commence à user de ses pouvoirs sur ses visiteurs, et un à un, ils tombent sous sa coupe, avec à la clef l'ouverture d'un portail interdimensionnel visant à libérer une entité encore plus puissante de sa prison éternelle...

Et je conclus mon micro-cycle Carpenter avec un brillant mélange de science, de religion, et d'horreur indicible à la Lovecraft, comme l'aime tant Carpenter : c'est pesant, étrange, fascinant, et surtout glauque au possible ; alors certes, le métrage connaît un petit ventre mou une fois que les scientifiques sont possédés, et que le film vire au film de siège à proprement parler, mais tout le reste est excellent, notamment la musique oppressante, et les constants changements d'axes verticaux, horizontaux, diagonaux, qui permettent un usage judicieux et inventif des plans et montages inversés (liquide qui goutte vers le plafond, mouvements et actions rembobinées, etc).

4.5/6

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Halloween Novembrrrfest 2014 - 41 - Vol 7500 (7500 - 2012/2014), Beneath (2013), Nuits de Terreur (Darkness Falls - 2003) & Across The River (2013)

Publié le 10 Novembre 2014 par Lurdo dans Oktorrorfest, Cinéma, Critiques éclair, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Italie

Halloween s'en est allé, et l'heure est venue, pour le blog des Téléphages Anonymes, de conclure l'Oktorrorfest 2014, un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Vol 7500 :

Lorsqu'une mort suspecte se produit à bord du vol 7500 au départ de LA, les passagers s'inquiètent. D'autant qu'après des turbulences brutales, des évènements surnaturels se produisent à bord, et certains passagers disparaissent...

Que se passe-t'il lorsqu'un scénariste assez moyen (Coup d'éclat, The Quiet Ones, Les Intrus, Half Light) décide, peut-être après avoir vu Les Passagers, ou bien l'épisode final de la série Lost, de reprendre trait pour trait le concept du show, en le simplifiant à son maximum ? On se retrouve avec un navet soporifique dans lequel <spoilers à surligner> une turbulence aérienne provoque la mort de tous les passagers d'un avion qui, inconscient de leur décès, restent bloqués dans le purgatoire de l'avion, disparaissant les uns après les autres à mesure qu'ils acceptent leur destin et font la paix avec leur conscience.<spoilers>

Le tout sous des atours de ghost movie à la mode asiatique plat et quelconque, mâtinés de références totalement clichées (l'épisode de Twilight Zone).

Hormis la distribution sous-exploitée (Ryan Kwanten, Leslie Bibb, Jamie Chung, Amy Smart, Jerry Ferrara), et quelques moments efficaces lorsque les turbulences débutent, un bon gros encéphalogramme plat pour ce long-métrage mollasson signé du réalisateur japonais de The Grudge.

1/6

Beneath :

Pour célébrer la fin de leurs années de lycée, un groupe de jeunes part en bateau sur un lac, sans savoir qu'une créature vorace y vit ; et lorsque l'embarcation est attaquée par le monstre, les véritables personnalités de chacun se révèlent, tandis que la mort frappe à leur porte...

Le réalisateur de The Last Winter continue dans l'horreur, mais à plus petit budget, avec ce film qui, en d'autres circonstances, pourrait être assimilé à un huis-clos. Et comme The Last Winter, ce métrage a des problèmes de rythme certains, et se délite progressivement.

En effet, si les premières minutes peuvent faire illusion, avec leur cinématographie assez réussie, et leurs dialogues crédibles et sympathiques au sein de la bande de jeunes, très rapidement, on discerne les limites du scénario et du métrage : le poisson géant est en caoutchouc, les acteurs sont assez inégaux (pour ne pas dire mauvais par moments) et leurs personnages deviennent instantanément antipathiques dès que la crise commence.

Alors comme en plus, le scénario possède d'énormes manques et autres problèmes de logique, on passe très régulièrement son temps à se prendre la tête entre les mains devant ce récit qui ne convainc jamais vraiment, et qui se prend les pieds dans le tapis à vouloir mêler film de monstre fauché et dissertation philosophique balbutiante sur la nature humaine.

1.25/6

Nuits de Terreur :

Dans la petite ville de Darkness Falls, l'esprit vengeur d'une vieille femme brûlée fait rêgner la terreur sur les esprits et les demeures, en tuant tous ceux qui voient son visage ; Kyle (Chaney Kley), cependant, a réchappé à la malediction, et douze ans plus tard, voilà qu'il doit aider le petit frère de son amie d'enfance (Emma Caulfield) à faire de même...

Un long-métrage d'horreur assez basique et pépère, pas trop mal filmé, mais assez typique de son époque, entre son casting de télévision, son illustration musicale à base de nu-metal, et son scénario dérivatif, qui fait penser à de nombreux autres métrages du genre.

Bon, ce n'est pas trop honteux pour autant, quelques scènes font leur effet, les visages familiers (Kestie Morassi, Emily Browning...) sont sympathiques et la musique de Brian Tyler est réussie... mais ça s'arrête là, et ça ressemble trop à un patchwork de bouts d'idées cousues ensemble pour fonctionner.

2/6

Oltre Il Guado (Across The River) :

Quelque part à la frontière italo-solvène, un éthologue installe des caméras dans les bois, afin d'étudier le comportement des animaux locaux. Un jour, il remarque une robe flottant sur une rivière, et des carcasses aux marques étranges ; décidé à mener l'enquête, il découvre alors un village abandonné, frappé par une malédiction qui va rapidement s'abattre sur le scientifique...

Un film d'épouvante italien qui opte pour la création d'une atmosphère pesante, lente et hypnotique, plutôt que pour un film d'horreur traditionnel.

Tout repose donc sur cette ambiance moite et délabrée, dans ce village étrange, abandonné et intemporel où il ne semble plus n'y avoir que pluie et ténèbres. Et force est de constater que, quelques maladresses mises à part, cette bulle temporelle minimaliste fonctionne plutôt bien.

Malheureusement, on peut clairement regretter la micro-intrigue extérieure à tout cela, apparemment nécessaire pour expliquer l'histoire de ce village (je n'en suis pas convaincu, personnellement), et qui a tendance à casser un peu l'immersion.

M'enfin ça reste tout à fait honorable, pour peu qu'on rentre dans le trip global du métrage.

3.5/6

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Halloween Novembrrrfest 2014 - 40 1/2 - Sunday Bonus : V/H/S - Viral (2014), Exists (2014), The Taking of Deborah Logan (2014), Grace : The Possession (2014) & The Dorm (2014)

Publié le 9 Novembre 2014 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie, Anthologie, Found Footage, Télévision, MTV

Halloween s'en est allé, et l'heure est venue, pour le blog des Téléphages Anonymes, de conclure l'Oktorrorfest 2014, un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

V/H/S - Viral :

Dernier volet de cette anthologie qui ne m'avait pas vraiment convaincu avec son premier opus, et qui s'était un peu amélioré avec son second. Ici, bilan tout aussi mitigé :

- En fil conducteur, on a un homme à la poursuite d'une camionnette de glace qui traverse la ville, et qui diffuse toutes les vidéos du film via téléphones portables, smartphones, caméras, etc. Un gros bordel particulièrement agaçant dans la forme, et qui est trop brouillon pour convaincre. 1/6

- Un glandeur amateur de magie découvre une cape ensorcelée, qui fait de lui le plus grand illusionniste de tous les temps, mais qui l'oblige à tuer pour assouvir l'entité qui lui donne ses pouvoirs. Fun, ça use de pas mal d'effets visuels sympas, et ça se termine en duel de magiciens assez réussi, même si pour le coup, le réalisateur abandonne totalement le prétexte du found footage pour basculer en mode cinéma plus classique. 5/6

- Un homme construit un portail dimensionnel qui s'ouvre sur un monde parallèle, où il croise son double satanique monstrueux. Pas désagréable, mais prévisible, et perd finalement tout intéret en sombrant dans le grotesque, avec des pénis et des vagins monstrueux en caoutchouc. 3/6

- Une bande de skaters stupides se filme à la go-pro, et partent au mexique où ils sont confrontés à la sorcellerie locale, et au réveil d'une créature ; trop long, la gopro est fatigante, les personnages particulièrement antipathiques, et le tout donne l'impression d'un court de 3 minutes rallongé sans raison. 2/6

Bref, un métrage anthologique qui ne vaut principalement que pour son premier segment, ce qui semble être la norme pour la série des V/H/S.

3/6

Exists :

Une bande de jeunes part rejoindre un chalet dans la forêt, mais lorsqu'ils heurtent en chemin une créature inconnue, les voilà pris pour cible par un Bigfoot vengeur...

Un pseudo-found footage sans grand intérêt, tourné par le co-réalisateur du Projet Blair Witch. Stylistiquement inconsistant, avec des personnages agaçants, ça ne vaut que pour quelques moments presque efficaces (principalement le dernier quart d'heure), et pour son sasquatch menaçant et violent, relativement crédible dans sa représentation et dans son sound design.

Le problème étant qu'à trop montrer son bigfoot, le film le surexpose presque, et le face à face final (prévisible au possible), finit par décevoir. M'enfin malgré ses défauts ça reste un peu au dessus de Willow Creek.

2/6

The Taking of Deborah Logan :

Atteinte d'Alzheimer, Deborah Logan (Jill Larson) perd progressivement la raison, forçant sa fille (Anne Ramsay) à s'installer avec elle, et à accepter la présence à domicile d'une équipe de documentalistes médicaux désireux de mieux comprendre sa maladie ; rapidement, cependant, il apparaît que Deborah n'est pas malade, mais qu'elle est possédée par l'esprit d'un tueur en série décédé...

Un found footage suivant la thèse médicale d'une étudiante, et présenté comme tel, ce qui lui confère par conséquent une approche plutôt intéressante : si le film n'échappe pas à certains clichés du genre et à un rythme inégal, il bénéficie cependant d'une interprétation excellente, et d'une lente montée en puissance assez efficace.

Mention spéciale au final, et à un visuel particulièrement fort, frappant et reptilien de Deborah possédée et difforme, avec une enfant, dans une mine/grotte sombre et glauque.

3.75/6

Grace - The Possession :

Malgré l'interdiction de sa grand-mère autoritaire et rétrograde (Lin Shay), Grace (Alexia Fast), 18 ans, débarque à l'université, où elle fait aussitôt l'expérience du sexe, de la drogue, de l'alcool et des fêtes débridées. Progressivement, Grace montre alors les signes évidents d'une possession démoniaque...

Un métrage qui ressemble, à vrai dire, à une idée basique étalée sur 90 minutes. Cette idée ? "Et si on faisait tout un film en vue à la première personne ?". Dont acte : le spectateur se retrouve devant ce film filmé en vue subjective, à l'interprétation inégale, et qui ressemble fortement à un jeu survival horror dont quelqu'un d'autre serait le protagoniste.

Parce que si, en théorie, l'idée est intéressante, elle devient, dans les faits, rapidement fatigante, d'autant que toute la première demi-heure ne consiste qu'en des jump scares répétitifs, et en des scènes de débauche dignes d'un teen movie. La demi-heure suivante, elle, traîte du retour à la maison de l'héroine, sans grand intérêt, et il faut attendre le dernier quart du film pour que les véritables raisons du gimmick "vue subjective" se révèlent : le réalisateur voulait clairement tourner un exorcisme du point de vue de la possédée, et cela se sent, puisque tous les effets spéciaux numériques du film se trouvent concentrés là.

En résumé : un gimmick pas totalement utile, qui perd rapidement son intérêt, et le retrouve in extremis dans cette dernière scène... malgré une intrigue globalement cousue de fil blanc et téléphonée.

2.75/6

The Dorm :

Vivian (Alexis Knapp), une étudiante suicidaire, rondouillarde et dépressive, arrive dans un nouveau dortoir, et fait la connaissance de Sarah (Cassie Steele), qui l'intègre aussitôt à son groupe d'amis. Mais progressivement, Vivian s'aperçoit qu'elle change physiquement, et qu'elle ressemble de plus en plus à Violet, une étudiante récemment disparue.

Un téléfilm MTV réalisé par Rachel Talalay (qui recycle pas mal de ses anciennes ficelles habituelles pour l'occasion), et qui ne décolle jamais vraiment, restant dans les clichés évidents (Knapp enlaidie et recouverte de fausse graisse numérique = laule), dans les rebondissements prévisibles, et dans un déroulement pépère rythmé par les coupures pub. M'enfin bon, au moins c'est relativement bien joué.

2.25/6

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Critiques éclair - The Orville 1x01 & 1x02 (premières impressions)

Publié le 24 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Fox, Comédie, Drame, Star Trek, Orville

Série de Seth MacFarlane, The Orville se veut un hommage semi-parodique à la franchise Star Trek, dont l'acteur/showrunner/scénariste/producteur est particulièrement fan. Pour cela, MacFarlane a repris toutes les codes de l'univers de Roddenberry, et s'est tourné vers de nombreuses personnes ayant directement travaillé sur diverses séries Star Trek, que ce soit devant (Jonathan Frakes, Robert Duncan McNeill, Penny Johnson Jerald) ou derrière (Brannon Braga, David A. Goodman)...

The Orville, 1x01 - Old Wounds :

Les aventures interstellaires de l'USS Orville, un vaisseau spatial d'exploration mené par le Capitaine Mercer (Seth MacFarlane), et par un équipage particulièrement dysfonctionnel...

Tout de suite, ce qui frappe le plus, c'est que la Fox avait vendu la série comme une parodie rythmée de Star Trek, une sorte de Galaxy Quest télévisé... ce que la série n'est pas du tout. On aurait pu s'en douter en remarquant que le format de 45 minutes laissait plutôt sous-entendre une série voulant se démarquer du format sitcom... mais bon.

Et effectivement, c'est ce que l'on a : un programme d'une heure tentant de singer Star Trek : The Next Generation dans toutes ses grandes lignes, avec un scénario globalement très premier degré (on comprend mieux pourquoi MacFarlane a recruté des scénaristes de Star Trek), sur lequel le showrunner a saupoudré des disputes de couple, des vannes graveleuses, et des gags surlignés au stabylo (par exemple, le gag du chien se léchant l'arrière-train, en arrière plan d'un dialogue, était justement drôle parce qu'aucun des personnages de s'en apercevait... jusqu'à ce que les deux membres d'équipage le pointent du doigt en disant "hey, t'as vu le chien qui se léchait les couilles, en arrière-plan ? - Ouaip, trop drôle !").

Pas grande surprise sur ces derniers points, c'est la marque de fabrique de MacFarlane : on accroche ou pas à son style d'humour, que ce soit à la télévision (Family Guy), ou au cinéma (Les Ted ou Albert à l'Ouest). Et, toujours sans surprise pour qui a vu Albert à l'Ouest, The Orville ressemble souvent à de la fanfiction self-insert, où MacFarlane se serait imaginé en héros de son univers préféré.

Reste qu'il est tout de même étrange de remarquer à quel point la mayonnaise ne prend pas entre les deux facettes principales de la série : son sérieux et son humour.

Tout, de la production à l'écriture, en passant par le rythme et par la musique (Debney ! McNeely ! Broughton !), renvoie directement aux premières heures de la Next Generation, pour le meilleur et pour le pire (les personnages sont creux, les scènes d'exposition ultra-laborieuses) au point que l'on a parfois l'impression de regarder un bootleg de la série des années 90.

Et en face, on a l'humour de MacFarlane... des vannes pas assez nombreuses et percutantes (et quasiment toutes dans la bande-annonce principale de la série) pour que le show soit vraiment une comédie, et trop lourdes et peu inspirées pour se marier harmonieusement au contexte plus sérieux de la série.

The Orville se retrouve donc le postérieur entre deux chaises, jamais suffisamment intéressant ou original pour captiver, et jamais assez drôle ou rythmé pour faire pardonner le fait que c'est une simple copie de STTNG, voire un fanfilm assez friqué dans lequel MacFarlane vit ses fantasmes de jeunesse.

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1x02 - Command Performance : Mercer et Grayson sont capturés par des extraterrestres qui les placent dans un zoo intergalactique ; Kitan se retrouve aux commandes du navire ; Bortus couve un œuf...

Je vais être franc, je me suis endormi devant l'épisode, et j'ai donc dû m'y reprendre à deux fois pour le terminer : toujours la même impression de regarder un best-of de Star Trek (le générique qui photocopie celui de Star Trek Voyager) mâtiné de fan fiction, avec des intrigues faisandées, méga-sérieuses et dérivatives, des disputes de couple épuisantes, des vannes qui tombent à plat, et des références insistantes à la pop culture du 20è siècle (Les Kardashians, Kermit, Dora l'Exploratrice, Obi-Wan) qui font joliment tache.

Quelque part, au vu des nombreux commentaires indulgents sur le web qui trouvent le show tout à fait fréquentable et agréable, et même assez réussi "faute de véritable Star Trek", je me dis que la nostalgie du médiocre a encore frappé, et que les 'member berries de South Park ont encore de beaux jours devant elles.

Personnellement, si le troisième épisode nous ressort encore des vannes à base d'anus extraterrestre, de problèmes intestinaux ou de pot brownies, je zappe.

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Sur la base du pilote et de l'épisode qui a suivi, c'est donc un bon gros bof. Avec un peu de chance, le tout s'améliorera au fil du temps, et compte tenu de l'image de marque dont jouit MacFarlane auprès de la Fox, il a peu de chance que la série soit sauvagement annulée (malgré son budget que l'on imagine conséquent).

Mais bon... il y avait mieux à faire dans le genre.

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 125 - I Am The Pretty Thing That Lives in The House (2016), Within (2016) & The Night Before Halloween (2016)

Publié le 3 Novembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Télévision, Netflix, SyFy, Halloween, Horreur, Fantastique

Halloween, c'est terminé, et jusqu'à la fin de la semaine, on achève l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme la fin de ce marathon de cinéma fantastique et d'horreur qui a duré un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

I Am The Pretty Thing That Lives In The House :

Lily (Ruth Wilson), une aide soignante peureuse, s'installe dans la demeure d'Iris Blum (Paula Prentiss), une romancière spécialisée dans les histoires de fantômes, et qui se fait trop vieille pour rester seule. Rapidement, Lily comprend que le roman le plus célèbre d'Iris lui a été inspiré par la présence fantomatique de Polly (Lucy Boynton), une jeune femme disparue entre ces murs...

Une histoire de fantômes distribuée sur Netflix, écrite et réalisée par le fils d'Anthony Perkins, et qui souffre des mêmes problèmes que February (chroniqué un peu plus tôt dans ces pages) : visuellement très travaillé, le film bénéficie d'une technique très professionnelle et maîtrisée, mais aussi, malheureusement, d'un script faiblard, d'une froideur glaciale, et d'une tendance au cinéma d'auteur pseudo-intellectuelle et arty assez agaçante.

Ici, c'est peut-être même pire qu'avec February (qui conservait un semblant de structure et de narration classique), puisque, outre son titre à baffer, ce métrage souffre d'un scénario ultra-basique, dont le manque d'épaisseur est à peine camouflé par les artifices de structure du script, et par les choix narratifs et visuels effectués : tout est lent, contemplatif, l'héroïne débite des platitudes pseudo-philosophiques et pompeuses en voix off, encore et encore, jusqu'à ce que le spectateur ne l'écoute plus.

Et pour ne rien arranger, justement, l'héroïne est franchement peu engageante. Avec ses lèvres de canard, Wilson compose une héroïne peureuse, fébrile, constamment dans les tremblements et la passivité, un personnage qui passe son temps à se parler, comme une enfant tentant de se rassurer, et qui devient très rapidement énervante.

Autant dire qu'il est alors difficile de se passionner pour ce film au final assez creux, gentiment prétentieux, et qui ne capitalise jamais vraiment sur l'atmosphère très particulière qu'il parvient à créer.

2.25/6

Within :

Lorsqu'elle s'installe dans une nouvelle maison avec son père (Michael Vartan) et sa belle-mère (Nadine Velazquez), Hannah (Erin Moriarty), une adolescente, est mécontente de cette nouvelle existence loin de tout et de tous. Mais rapidement, cependant, des événements étranges commencent à se produire dans la maison : manifestations paranormales, voisin serrurier pervers (Ronnie Gene Blevins), ou quelque chose de plus étrange encore ?

Un long-métrage qui ressemble étrangement à un téléfilm Lifetime, mais qui pourtant n'en est pas un, apparemment.

M'enfin bon, pour ce que ça change : pendant 50 minutes, le film a tout d'un téléfilm Lifetime, tant dans sa forme que dans son script, et ce dernier tente fortement de faire croire au spectateur que le serrurier est le responsable de tous ces phénomènes paranormaux vus à l'écran (comme des clous qui sortent seuls du mur... mais bien sûr !).

Et puis, soudain, alors que la confrontation entre le pervers-fausse-piste et l'héroïne se produit (et aurait été le point culminant d'un téléfilm Lifetime), le métrage décide d'abattre toutes ses cartes, en révélant la véritable nature des phénomènes (spoiler : c'est ultra-dérivatif, et le titre, ainsi que l'accroche de l'affiche, vendent largement la mèche).

Le film bascule alors dans quelque chose de plus horrifique, mais pas forcément de plus efficace (car ultra-balisé et déjà vu), jusqu'aux 15 dernières minutes, rampantes, qui ne sont pas désagréables.

Après, on a malheureusement droit à une fin en queue de poisson, à un carton-titre de pré-générique de fin pas très convaincant, et à des end credits qui défilent à l'envers, sans raison ; un peu à l'image du film, en fait : ce n'est pas bon, c'est assez plat et générique, mais çà et là, on se dit que la réalisation est plutôt efficace, que la gestion de l'espace est plutôt réussie, que l'héroïne n'est pas désagréable (d'autant que a demoiselle est agréable à l'oeil, et volontairement peu vêtue)... bref, qu'il y a du bon, mais que c'est parasité par tout le reste, qui est bien inutile.

2.25/6

The Night Before Halloween :

La veille d'Halloween, un canular qui tourne mal plonge Beth (Natalie Ganzhorn), l'une des amies de Megan (Bailee Madison), dans le coma. Rapidement, Megan et le reste du groupe découvrent que Kyle (Jahmil French), l'instigateur du canular, voulait la mort de Beth, car il est atteint de la Malédiction du Carver, un être surnaturel qui vous ôte la vie la veille d'Halloween, à moins que vous ne parveniez à convaincre quelqu'un d'autre à commettre un meurtre... Un an plus tard, confrontés à leur tour au Carver, le groupe de Beth doit faire tout son possible pour survivre.

Un téléfilm Syfy tellement mauvais et insipide que j'ai totalement décroché au bout d'une bonne demi-heure, et que j'ai régulièrement sauté des scènes sans rien perdre du métrage.

Entre la réalisation plate, l'histoire dérivative et inintéressante, le rythme inexistant, et les personnages tous interchangeables, il n'y a absolument rien à sauver, et ce malgré les efforts de Bailee Madison (la seule actrice connue du cast, et donc, forcément, la final girl).

1/6

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