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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Résultat pour ""the good place""

Un film, un jour (ou presque) #136 : Zero Theorem (2013)

Publié le 25 Mai 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Science-Fiction, Fantastique, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Zero Theorem (The Zero Theorem) :

Génie informatique torturé et reclus, Qohen Leth (Christoph Waltz) oeuvre au sein d'une société dystopienne, où il tente de résoudre un théorème existentiel improbable pour le compte du Management (Matt Damon). Mais progressivement, la fatigue et la folie s'emparent de lui, une situation guère aidée par les interruptions de la belle Bainsley (Mélanie Thierry) et de Bob (Lucas Hedges).

Un style visuel typiquement Gilliamesque (peut-être trop, d'ailleurs, on frôle le cliché formel), un récit très confus et hermétique qui accumule les idées et les propos, sans jamais parvenir à les cristalliser en un tout pertinent et accessible.

Résultat : c'est répétitif, c'est bordélique, c'est fatiguant, et malheureusement, c'est assez peu avenant. Dommage, la distribution est plutôt bonne.

2.75/6

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Blog Update ! - Juin 2019

Publié le 1 Juillet 2019 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Télévision, Update

Un mois de juin avec pas mal de nouveautés sur le blog des Téléphages Anonymes, mais aussi pas mal d'expériences mitigées...

#977 : Scotty et L'Histoire secrète d'Hollywood (2017) - 4.25/6

#978 : Pokémon - Détective Pikachu (2019) - 3.75/6

#979 : Doc Savage Arrive ! (1975) - 2/6

#980 : Casino Royale (2006) - 2.75/6

#981 : Justice League vs The Fatal Five (2019) - 3/6

#982 : Lego DC Comics Super Heroes - Aquaman : La Colère d'Atlantis (2018) - 3.25/6

#983 : The Dirt (2019) - 3.25/6

#984 : Studio 54 (2018) - 4.25/6

#985 : Quantum of Solace (2008) - 1.5/6

#986 : Aladdin (2019) - 2.75/6

#987 : Une Famille sur le Ring (2019) - 3/6

#988 : SkyFall (2012) - 3.5/6

#989 : The Inventor - Out for Blood in Silicon Valley (2019) - 3.75/6

#990 : Glass (2019) - 2/6

#991 : X-men - Dark Phoenix (2019) - 2/6

#992 : Rocketman (2019) - 3.75/6

#993 : The Bill Murray Stories - Life Lessons Learned From a Mythical Man (2018) - 3.75/6

#994 : Men In Black - International (2019) - 2.5/6

#995 : Batman et les Tortues Ninja (2019) - 4/6

#996 : Little (2019) - 3/6

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# Bilan :

Un mois des plus moyens, sur le blog des Téléphages Anonymes. Pas vraiment de catastrophe, mais pas vraiment de bon film non plus, juste pléthore de films moyens, tournant entre 2.5 et 3.5/6, avec parfois un petit supplément d'âme qui leur vaut quelques dixièmes de point supplémentaires.

Mais vraiment, pas grand chose de mémorable à se mettre sous la dent... et c'est bien dommage.

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# Film du mois :

Vraiment pas grand chose à signaler, ce mois-ci, hormis un Batman vs les Tortues Ninja amusant, et des documentaires sympathiques... sans plus. Mention spéciale à ce cher Détective Pikachu, très imparfait, mais une bonne surprise néanmoins.

 

# Flop du mois :

Là, il y a le choix. Mettons de côté Quantum of Solace, sorti depuis bien trop longtemps, et concentrons-nous sur les films plus récents : Men In Black 4, sous-développé, Aladdin, inutile et bordélique, Glass, atteint du syndrome Shyamalan... et bien sûr, mon flop du mois, Dark Phoenix, un film tellement dépourvu d'énergie et d'intérêt, qu'il rejoint prestement le bas du classement de la franchise X-men.

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# Petit écran :

En juin, sur le blog, on a eu droit à Shrill (dont je ne suis clairement pas le cœur de cible), à la deuxième et ultime saison de Ryan Hansen (bien plus efficace que la précédente), et nous avons attaqué la dernière saison des Baudelaire, à la conclusion assez inégale. Et puis il y a le début de la Twilight Zone de Peele, qui commence très mal...

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# À venir :

Un mois de juillet à deux facettes sur le blog des Téléphages Anonymes, avec à partir du 14 juillet, une semaine Comédie française (avec du Kad, du Kev Adams, du Gad, du Monsieur Poulpe, du Ngijol, et du Nicky Larson...) ; autour de cette semaine, le programme habituel du blog, avec des kaijus royaux, des gens du village, un Keanu Reeves assassin, Simba, les exploits de Mysterio, ou encore la vie secrète de nos chers animaux. Et bien sûr, les séries, avec la fin de la saison de la Twilight Zone de Peele, et la dernière fournée de Black Mirror.

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Un film, un jour (ou presque) #952 : The Self-Destruction of the Ultimate Warrior (2005)

Publié le 1 Mai 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Action, Catch, Biographie, Documentaire, WCW, WWE

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

The Self-Destruction of the Ultimate Warrior :

Un documentaire-rétrospective assez particulier dans la collection de la WWE, puisque fait sans l'aval de l'Ultimate Warrior, et se résumant, pour faire simple, à 90 minutes d'intervenants démolissant systématiquement le Warrior, son caractère, ses capacités de catcheur, etc.

C'est vraiment un enterrement de première catégorie, unique en son genre dans l'histoire de la fédération : même quelqu'un comme Macho Man a fini par avoir droit à son documentaire exhaustif et objectif, après des années de silence. Ici, l'hostilité de tout le monde est palpable (le mépris dégouline notamment de manière palpable des paroles de Ric Flair, de Jim Ross et de Bobby Heenan), et le métrage ne rate pas la moindre occasion pour critiquer le Warrior et son personnage.

Tout y passe : sa musique (très similaire à d'autres thèmes composés à l'époque - les Rockers, etc), son entrée (qui était tellement énergique que Warrior était parfois essoufflé et épuisé avant même le début des ses matches), ses origines (les intervenants se moquent copieusement de "Parts Unknown", quand bien même de multiples catcheurs venaient de là à l'époque), son talent ultra-limité dans le ring, ses promos et sa fiction incompréhensibles, son caractère de cochon, et sa tendance à ne se préoccuper que de sa petite personne, sans avoir la moindre estime pour la discipline.

C'est probablement ce dernier point qui pose le plus de problèmes à tous les vétérans et officiels interrogés ici : si à plusieurs reprises, au faîte de sa carrière, le Warrior a été renvoyé de la WWF, c'est parce qu'il a commencé à croire à sa propre hype, et à avoir la grosse tête, se comportant de manière non-professionnelle, et refusant occasionnellement de se produire quelques minutes avant un match, si on ne lui donnait pas une somme conséquente.

Un chantage qui n'est pas du tout passé du tout auprès de Vince McMahon et des lutteurs les plus aguerris, et qui est vraisemblablement la raison pour laquelle, jusqu'à ce qu'ils se réconcilient en 2013-2014, ni le Warrior ni la WWE ne se supportaient.

Loin de moi l'idée de défendre Warrior, cependant : tout ce que disent les intervenants du documentaire était de notoriété publique depuis des décennies, et ne surprend guère. Oui, le Warrior était égocentrique, prétentieux, persuadé d'être unique en son genre, un bodybuilder qui a longtemps tout misé sur son physique, n'avait que faire de la sécurité de ses adversaires/partenaires, et a fréquemment laissé son égo et ses demandes financières prendre le dessus sur sa carrière.

Néanmoins, le ton global du documentaire, méprisant, mesquin et hostile, agacera sans nul doute plus d'un spectateur ; seuls les lutteurs les plus jeunes (Christian, Y2J, Edge), n'ayant pas connu directement le Warrior, mais ayant grandi devant ses matches, rééquilibrent un peu ce documentaire à charge, en affirmant qu'il était un catcheur sous-estimé, et qu'il avait beau être incontrôlable, il a marqué à jamais les mémoires d'une génération ou deux.

Le métrage se termine d'ailleurs sur ces affirmations, comme pour ne pas trop charger la bête. Un peu trop tard, à vrai dire, mais ce n'est pas forcément rédhibitoire, puisque malgré tout, pour peu qu'on parvienne à passer outre le massacre et le mépris, ainsi qu'un certain manque de repères chronologiques, les 90 minutes du tout restent vraiment intéressantes, voire même hilarantes quand arrivent les promos déjantées du Warrior.

Et puis, pour être franc, c'est toujours intéressant de voir Hogan, maître-baratineur s'il en existe, s'avérer ici un peu plus sincère que d'habitude, et admettre ses erreurs...

3.75/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Un film, un jour (ou presque) #516 : Nounou malgré elle (2015)

Publié le 17 Mai 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Comédie, Romance, Jeunesse, PixL

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Nounou malgré elle (The Reluctant Nanny) :

Programmatrice de jeu vidéo à la recherche d'un emploi, Libby (Jessy Schram) croise, par le fruit du hasard, le chemin de Dan (Aaron Hill), un officier de police célibataire, qui s'occupe actuellement de deux enfants orphelins, et qui aurait bien besoin d'une nounou pour les surveiller pendant son absence. Sans argent ni toit au-dessus de sa tête, Libby finit par accepter et, progressivement, se rapproche des enfants et de Dan...

Comédie romantico-familiale (plus familiale que romantique, en fait) de la chaîne PixL, nettement plus classique et dans le moule des productions Hallmark (voire même ABC Family) que certaines de ses productions récentes, mais bénéficiant d'une distribution et de personnages attachants (rien que la profession de l'héroïne évite le cliché sur pattes), qui contribuent beaucoup au charme tranquille du métrage.

3.5/6 (par contre, l'affiche, ce n'est vraiment pas possible)

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 5 (13)

Publié le 10 Septembre 2016 par Lurdo dans Télévision, Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Science-Fiction, Star Trek

J'essaie de conclure mon visionnage de la saison 5 de Star Trek Voyager avant le début de l'Oktorrorfest 2016, mi-septembre, et le moment est donc venu de remettre les bouchées doubles...

5x22 - Someone to watch over me :

L'Holo-Doc apprend à Seven ce qu'est la romance, pendant que Neelix tente de superviser un alien ascéte de passage qui découvre tous les plaisirs décadents du Voyager.

De la comédie légère, assez classique, mais bien interprétée, et par moments assez touchante.


5x23 - 11:59 :

Braga & Menosky s'associent pour une tentative de faire du Far Beyond The Stars avec Janeway, qui raconte à Neelix, en flashback, ce qu'elle croit être la vie de l'une de ses ancètres du 21è siècle.

Un épisode centré sur Mulgrew et sans grand intérêt pour moi, tant tout semble mécanique et forcé pour arriver à une conclusion donnée assez artificielle (ce qui n'aide pas, c'est qu'il n'y a pas grande alchimie entre Mulgrew et Kevin Tighe). Bon gros bof, donc.

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Un film, un jour (ou presque) #513 : Ghost in the Shell (2017)

Publié le 12 Mai 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, USA, Japon, Science-Fiction, Action, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Ghost in the Shell :

Dans un futur proche, au Japon, le Major Mira Killian (Scarlett Johansson) est un être unique : un cerveau humain transplanté dans un corps cybernétique doué de capacités incroyables, que le Major exploite au sein de la Section 9, une unité anti-terroriste composé de Batou (Pilou Asbæk), de Togusa (Chin Han), et de leur supérieur, Aramaki (Takeshi Kitano). Mais lorsque Kuze (Michael Carmen Pitt), un terroriste capable de pirater les esprits d'autrui, apparaît en ville, le Major découvre bien vite qu'elle est probablement liée à lui, et qu'il détient le secret de ses origines... 

Alors avant toute chose, un disclaimer : avant de voir cette adaptation américaine, je ne connaissais quasiment rien de la franchise Ghost in the Shell, je n'en avais jamais rien lu ou vu, et à vrai dire, je n'en ai jamais eu la moindre envie, car je suis, de nature, peu attiré par le cyberpunk, et par tout ce qui est animation japonaise.

Tout ça pour dire que j'ai abordé cette version 2017 sans aucun à priori, si ce n'est celui de bandes-annonces plutôt intéressantes, et du capital sympathie de Scarlett.

Malheureusement, j'aurais dû me renseigner avant sur les personnes à l'oeuvre derrière la caméra : à la réalisation, Rupert Sanders (Blanche-Neige et le Chasseur, visuellement réussi et stylisé, mais particulièrement soporifique, mal rythmé, et avec une distribution mal dirigée) ; à la production, Avi Arad (un producteur sans la moindre vision, responsable d'énormément de bouses avant que Kevin Feige ne prenne le contrôle de Marvel) ; au scénario, Ehren Kruger (les Transformers, La Porte des Secrets) et deux scénaristes sans grande expérience ; aux effets numériques, MPC, oscarisés pour L'Odyssée de Pi et Le Livre de la Jungle - ils sont doués en animaux - mais ayant à leur actif d'innombrables blockbusters aux effets des plus inégaux).

Parce que forcément, tous ces noms, ça n'augurait pas forcément d'un chef d'oeuvre du Septième Art (sans même parler d'une adaptation digne de ce nom des oeuvres originales).

Sans surprise, donc, si le résultat final n'est pas forcément vilain, esthétiquement parlant, et a même par moment un certain style, dans l'ensemble, le film ne fonctionne pas vraiment.

Entre son script vraiment didactique et explicite (tout y est surligné), parfois plus proche d'un sous-Robocop féminin que d'autre chose ; sa musique synthétique parfois réminiscente d'un Tron : Legacy ; ses effets très inégaux (les doublures numériques sont assez ratées, surtout celle de ScarJo, dont la silhouette, les proportions et la carrure changent allègrement selon les plans et les tenues qu'elle porte) ; et son rythme global très étrange (on a parfois plus l'impression d'assister à une suite de vignettes et de belles images, comme autant de passages obligés, à peine liées par un scénario en pilotage automatique), il se dégage vraiment du tout une sensation de travail sans âme, assez faux et artificiel (et paradoxalement relativement étriqué, malgré le décor de mégalopole).

Sensation que l'on retrouve dans la direction artistique des personnages principaux, qui font souvent cosplay un peu fauché, et, ça me peine de le dire, dans l'interprétation de Scarlett, dont les choix de jeu et de langage corporel n'ont pas du tout fonctionné pour moi (pas aidés par ses proportions polymorphes, certes).

Bref, pas vraiment convaincu par ce Ghost in the Shell, qui a pour lui l'avantage d'être cependant relativement court (moins d'1h50, pour un blockbuster, c'est rare), et d'avoir un Batou plutôt sympathique.

(Kitano, par contre, semble n'en avoir absolument rien à faire de ce film ou de son rôle)

2.5/6 (j'imagine qu'un fan des GitS originaux sera probablement encore plus sévère)

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 189 - The Visit (2015)

Publié le 15 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Horreur, Found Footage, Halloween, Comédie

Dernière journée de l'Oktorrorfest 2015 sur le blog des Téléphages Anonymes, et dernière fournée de films fantastiques et horrifiques, à raison d'une critique de film toutes les heures, jusqu'à minuit ce soir...

The Visit :

Tyler (Ed Oxenbould) et sa soeur aînée Becca (Olivia DeJonge) sont envoyés par leur mère chez leurs grands-parents, qu'ils n'ont jamais connus, pour y passer une semaine. Là, les deux adolescents font donc la connaissance de Nana (Deanna Dunagan) et de Pop pop (Peter McRobbie), qui les accueillent à bras ouverts, mais qui, progressivement, paraissent de plus en plus bizarres. Heureusement, Becca est une apprentie réalisatrice, et avec l'aide de son frère, elle va filmer sa famille pour tenter de percer à jour le secret de ses hôtes...

Nouveau film de Shyamalan, qui a permis à ce dernier de retrouver des critiques à peu près bonnes (sans être extatiques pour autant)... mais à vrai dire, c'est toujours aussi médiocre, et ce pour de multiples raisons.

Tout d'abord, parlons du postulat de départ : pour faire simple, si le résumé ci-dessus ressemble à celui de multiples épisodes de Fais-moi peur ou de Chair de Poule ("Comment tuer un monstre", par exemple), c'est parce que c'est exactement ça. The Visit est une histoire basique, filmée du point de vue des enfants, et avec un twist après 65 minutes de film, histoire d'apporter une caution Shyamalanesque au tout... malheureusement, c'est aussi le plus gros problème de cette oeuvre.

Car un épisode de Chair de Poule fonctionne principalement parce que le jeune spectateur s'identifie immédiatement au(x) protagoniste(s) : or ici, The Visit vise un public adulte. Et il faut bien admettre que la jeune Becca - qui passe le premier tiers du film à débiter des généralités agaçantes d'étudiant en cinéma aux prétentions de réalisateur de documentaire - et son frère - le pseudo rappeur jamais drôle - sont tout sauf attachants.

Un problème d'autant plus évident que le gimmick du found footage impose une distance encore plus grande avec les évènements et les personnages : lorsque Shyamalan tente l'émotion en face caméra, ça semble forcé ; lorsqu'il joue la carte du suspense, ça tombe à plat ; et lorsqu'il tente de nous montrer à quel point les grands-parents sont bizarres, tout ce que l'on voit, ce sont deux personnes âgées à la lisière de la sénilité et/ou de la dépression.

La majeure partie des problèmes du film provient en effet de son écriture, puisque pendant une bonne heure, le film n'est jamais suffisamment drôle, jamais suffisamment inquiétant, jamais suffisamment mystérieux, jamais suffisamment subtil (les phobies des personnages, amenées de manière pataude, et uniquement là pour que les personnages en triomphent dans le climax), bref, jamais suffisamment intéressant (sans même parler de toutes ces fausses pistes que Shyamalan insère dans le script, comme pour se moquer de son propre style cinématographique).

Puis arrive le "retournement de situation" (qui manque pas mal de punch dans sa mise en images, puisque la réaction initiale de la mère semble étrangement faiblarde), et là, le film commence enfin à décoller un peu, dans ses 20 dernières minutes.

Mais il est probablement trop tard, d'autant que le métrage se termine sur un monologue bien pataud typique de Shyamalan, et sur un autre rap du gamin... autant dire que l'impression finale n'est pas particulièrement bonne.

Et d'un point de vue purement technique ? L'interprétation est convaincante, la perruque de grand-mère pas terrible, et le format found-footage n'apporte rien, ou aurait pu au moins être partiellement remplacé par un format plus traditionnel et omniscient : les plans sont tous parfaitement éclairés, les angles de caméra tous bien choisis, la caméra ne manque aucun moment important, et le tout est tellement professionnel et carré que ça détruit gentiment le postulat d'un "documentaire" filmé par deux amateurs paniqués (un problème récurrent de ce format, et rendu encore plus évident par la maîtrise technique habituelle de Manoj).

En résumé, on a un réalisateur réputé pour ses talents de réalisation et de mise en scène, qui les met de côté pour tourner un found footage plat et générique, au scénario digne d'un épisode de Chair de Poule, en moins rocambolesque et drôle. Oui, c'est mieux que ses derniers films récents, mais bon...

2/6

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Catch Review : TNA Impact (15/05/2015)

Publié le 16 Mai 2015 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, TNA

Après un Impact Live particulièrement frustrant et décevant, qui a été l'occasion de deux retours inutiles (d'autant plus inutile dans le cas de Bully qu'il n'était là que pour un soir et n'a servi à rien), et d'un booking général bordélique, TNA a besoin de redonner un coup de fouet à son produit, ce soir, afin de retrouver la confiance de sa fanbase ébranlée par le dernier show.

Impact - 15/05/2015 :

- Tenay aux commentaires avec Josh.

- Angle présente ses partenaires de ce soir (Melendez est là, *soupir* ; espérons qu'il ne soit là que pour perdre le match), remercie The Rising, The Rising lui fait comprendre que Galloway a ses vues sur le titre poids-lourd, ce qui agace EY. Il débarque donc, se plaint, insulte tout le monde, radote un peu, et présente son équipe pour ce soir, sans surprise, le BDC. Brawl général dans le ring, et Lashley fait son retour pour rejoindre la team Angle de ce soir. Pas un mauvais démarrage, mais rien d'exceptionnel non plus.

- The Dollhouse fait son entrée sur du Hole, mwé.

- Rebel & Brooke vs Dollhouse. La Dollhouse passe directement à l'assaut, domine Rebel qui tient le rôle de la victime, jusqu'à ce que Brooke entre dans le ring. Honorable pour ce que c'était.

- Team EY est à court de membres, donc EY va recruter (je suppose que Bram n'est pas loin).

- EC3 dans le ring pour se plaindre de son classement dans le Top 5. Anderson l'interrompt, se moque de Tyrus, obtient un match contre lui.

- Tyrus vs Anderson. Domination de Tyrus, qui perd sur une distraction malencontreuse d'EC3. RAS.

- Magnus mécontent, interpelle Storm, mais c'est Abyss qui se pointe.

- Abyss vs Magnus, Hardcore brawl. Magnus domine Abyss et Manik, mais se fait prendre en traître par Khoya. RAS, à nouveau, si ce n'est que je ne suis pas certain de l'utilité d'avoir un autre match hardcore dans un show qui a pour main event une hardcore war. Ça dévalue un peu la stipulation, je trouve.

- Wolves vs Dirty Heels, match 1/5. Un tag match exemplaire, avec une fin plutôt réussie... même si on sent qu'ils en gardaient sous le pied.

- The Rising se sépare temporairement d'Eli Drake pour ce soir (je me demande si ça va mener à des tensions entre eux... vu qu'Eli Drake est clairement le meilleur du groupe au micro, ça pourrait donner quelque chose de sympa).

- La Dollhouse discute backstage. Et est toujours un peu trop surexcitée et surjouée à mon goût.

- Storm n'est pas content du comportement de sa Revolution.

- La Dollhouse vient troller un peu, Taryn montre ses sous-vêtements (elle n'est guère plus dévêtue que ses copines, honnêtement), Gail Kim intervient, et pousse la Dollhouse à s'enfuir. Un poil trop criard pour moi, mais bon, rien de rédhibitoire.

- Jesse vs Robbie. Un match-éclair, avec Jesse qui se fait épingler en cinq secondes, fait redémarrer le match, perd à nouveau en dix secondes, fait redémarrer le match, et perd encore en une minute ou deux. Jesse finit par s'énerver, et par confirmer son heel turn en démolissant Robbie en post-match. Amusant, puis efficace.

- EY a trouvé le cinquième membre de sa team.

- Anderson construit une cage pour Tyrus.

- Team Young vs Team Angle - Hardcore War.  Un match moins hardcore que ce que je redoutais, un spot collectif assez sympa depuis la troisième corde, un Bram qui s'invite, un Lashley qui fait le ménage, et un finish prévisible, mais efficace, avec un post-match assez marrant. EY fait un excellent heel psychopathe, et Melendez une excellente victime.


Un show meilleur que la semaine dernière (pas difficile, cela dit), et soutenu par un main event solide, et par un tag match impeccable. Autour, c'est inégal, mais ça reste divertissant, et surtout, pas de Bully ni de Velvet en vue, ce qui est toujours ça de pris.

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Les bilans de Lurdo : The Twilight Zone, saison 1 (2019) - troisième partie (1x07-09)

Publié le 6 Juillet 2019 par Lurdo dans Anthologie, Critiques éclair, Comédie, Drame, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Review, Science-Fiction, Thriller, Télévision, CBS, Twilight Zone

Suite de la première saison de ce remake de la célèbre série de Rod Serling, chapeautée par Jordan Peele : pour le moment, aux deux tiers de la saison, la série continue de souffrir d'une écriture vraiment trop balourde, et d'un désir de pertinence sociale qui la tire constamment vers le bas... mais il est toujours temps de se reprendre.

The Twilight Zone (2019), saison 1 - troisième partie :

- 1x07 - Not All Men : Après une pluie de météorites, les hommes d'une petite bourgade deviennent tous violents, incontrôlables et agressifs. Deux femmes (Taissa Farmiga, Rhea Seehorn) tentent de survivre au milieu de ce chaos improbable...

Un épisode particulièrement agaçant, qui, plutôt que de présenter une histoire originale ou satisfaisante, semble plus préoccupé par le fait de surfer sur la vague #metoo et sur tous les termes qui lui sont désormais associés en bien comme en mal (la masculinité toxique, #notallmen, blablabla) pour nous pondre un mauvais clone de The Screwfly Solution des Masters of Horror.

Sauf qu'ici (*spoiler*), pas d'influence extérieure transformant les hommes en monstre, non, puisqu'on nous explique bien à la fin, de manière ultra-maladroite et lourde, que les météorites n'agissaient en aucune manière sur les hommes, et que ces derniers en ont juste profité pour exprimer toutes leurs pulsions violentes et détestables.

Ce qui ne colle pas franchement avec ce qu'on voit dans le reste de l'épisode, ni avec le fait que l'adolescent gay résiste délibérément à la "transformation" et explique qu'il a simplement refusé d'être violent, que c'est une simple question de volonté.

Un épisode pataud, forcé, qui a cependant pour lui une jolie montée en puissance sur la fin, et une durée raisonnable d'une quarantaine de minutes. Mais c'est peu.

- 1x08 - Point of Origin : Lorsque sa gouvernante est arrêtée par les services de l'immigration, et qu'à son tour, elle finit entre leurs mains, Eve (Ginnifer Goodwin), une mère de famille tranquille et bourgeoise, ne comprend pas ce qui lui arrive. Surtout lorsque le responsable de son interrogatoire (James Frain) commence à lui poser bon nombre de questions inexplicables...

*soupir*

Alors, dans l'ordre, la vie d'un immigré clandestin, c'est compliqué ; les services de l'immigration américaine sont inhumains, cruels, nationalistes et brutaux ; les Américains préfèrent fermer les yeux sur tout ça et traiter leur personnel de maison comme des personnes inférieures ; le white privilege, ce n'est pas bien ; et on est tous un immigré aux yeux de quelqu'un d'autre...

Voilà à peu près l'essentiel de cet épisode laborieux et encore une fois donneur de leçons, qui est trop imprégné du politiquement correct "woke" américain pour vraiment fonctionner, et qui, en prime,  s’essouffle très rapidement, dès son twist révélé (déjà qu'il était un peu éventé ^^), pour finir sur les rotules avec toute une dernière partie inutile.

Plus que deux épisodes, espérons que le show remonte la pente in extremis.

- 1x09 - The Blue Scorpion : Lorsque Jeff Storck (Chris O’Dowd) découvre le cadavre de son père, suicidé d'une balle dans la tête, le professeur d'anthropologie ne comprend pas : son père détestait les armes à feu, et ne possédait pas de pistolet. Dans les possessions de son père, il trouve alors une arme mythique, le Scorpion Bleu, ainsi qu'une seule balle marquée de son prénom, "Jeff". Lentement, la folie s'invite alors dans la vie de Jeff, alors que sa femme demande le divorce, et qu'il tente de décider à qui est destinée cette balle : à lui, ou à l'un des innombrables "Jeffs" qu'il rencontre soudain à chaque moment de sa journée ?

Autre épisode signé Glen Morgan, et à nouveau, il se dégage de cet épisode une atmosphère fortement imprégnée de X-files et des autres séries estampillées Carter de cette époque : en comparaison de la majeure partie du reste de la saison, cet épisode semble original, intéressant et amusant, bien que très imparfait.

Certaines scènes ne débouchent en effet sur pas grand chose (je pense ainsi à la scène de Luisa d'Oliveira en étudiante angoissée), et l'épisode joue plus la carte de l'ambiance que de l'énergie et de la direction narratives.

C'est un choix qui ne plaira pas à tout le monde, mais dans l'ensemble, c'était nettement mieux mené que 90% des épisodes de ce reboot...

... cependant, malgré tout, encore une fois, la conclusion de Peele semble arriver comme un cheveu sur la soupe, totalement déconnectée du reste du programme, et étrangement plate et générique. La série a vraiment un problème sur ce point.

(à suivre...)

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(retrouvez la critique des épisodes 1x01-03, 1x04-06, et, en cliquant ici et ici, toutes les autres critiques de séries publiées sur ce blog...)

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Un film, un jour (ou presque) #1305 : The Dark Knight - Le Chevalier Noir (2008)

Publié le 23 Septembre 2020 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Jeunesse, Review, Thriller, USA, DC

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

The Dark Knight - Le Chevalier noir (2008) :

Avec l'aide du procureur Harvey Dent (Aaron Eckhart), de l'Inspecteur Gordon (Gary Oldman) et de Rachel (Maggie Gyllenhaal), Bruce Wayne/Batman (Christian Bale) se bat contre le crime organisé de Gotham, alors même que le mystérieux Joker (Heath Ledger) sème le chaos dans la ville, incontrôlable et imprévisible...

Un film incontournable du genre super-héroïque, vénéré par une certaine génération de cinéphiles, et qui pourtant m'a toujours laissé ambivalent.

Un peu à l'image du film, en fait, qui est étrangement divisé en deux parties principales : à commencer par une première grosse moitié assez maîtrisée, qui décrit l'ascension du Joker (un Heath Ledger excellent), celle de Harvey Dent (Eckhart tout aussi bon), la montée en puissance du conflit entre Batman et son ennemi, etc.

Ça fonctionne plutôt bien, évitant les dialogues trop laborieux et pseudo-philosophiques, et restant globalement dans l'action, même si cela doit passer par une séquence en Asie, digression que l'on devine comme une concession au marché et aux investisseurs chinois. Certes, les défauts formels et créatifs du premier film ressurgissent, çà et là (ces plans tournoyants sur Batman, raide comme un piquet sur une corniche ; la voix enrouée de Bale ; le manque de présence de Batman à l'écran, jamais mis en valeur par la caméra, l'éclairage ou la mise en scène ; le côté GIGN du costume), et l'on devine déjà ce qui posera problème dans l'épisode suivant : un Batman qui, après un an à peine de service, est déjà prêt à tout plaquer pour les beaux yeux de Rachel (une Maggie Gyllenhaal qui remplace Katie Holmes, et apporte plus de présence et de répondant à son personnage). Pour sa Croisade contre le crime, ce Batman repassera.

Mais dans l'ensemble, c'est maîtrisé et intéressant.

Et puis, arrive la capture du Joker, et là, lentement, le film commence à se déliter. Les dialogues pseudo-profonds de Goyer et Nolan refont surface, de plus en plus pesants (et présents) ; Batman est encore moins mis en valeur que dans le reste du film (la scène de l'interrogatoire ne fait que souligner tous les défauts de son apparence) ; le Joker devient un Jigsaw du pauvre, imposant des choix (théoriquement) cornéliens à Batman et à Gotham ; le développement de Two-Face est artificiel et forcé, sans jamais vraiment convaincre - un peu à l'image des effets numériques de son visage, qui lui placent occasionnellement un œil à cinq centimètres au dessus de l'autre ; le script décide d'ajouter un dilemme moral inutile à l'emploi du Batsonar (on sent que c'était là une idée autrefois plus développée, et réduite à peau de chagrin dans cette version du script) ; et puis la fin, bien entendu, achève d'affaiblir le récit, avec un propos pompeux et un plan pas très malin de la part de tout ce petit monde.

C'est un peu le problème récurrent des Batman de Nolan/Goyer : plutôt que d'intégrer des thématiques et un message à un film de Batman, le duo a clairement commencé par poser des thématiques et des idées philosophiques, avant de modeler le récit de leur film sur celles-ci, quitte à forcer un peu ou à utiliser des grosses ficelles narratives pour que ça rentre.

C'est toujours ce qui m'a gêné dans cette approche : je suis totalement pour qu'on apporte un deuxième degré de lecture à un film de super-héros... mais quand ce deuxième degré de lecture passe au premier plan, que le tout se transforme en pensum pour les nuls, et que le film de super-héros devient secondaire (et n'intéresse pas vraiment le réalisateur et le scénariste), ça coince.

The Dark Knight est ainsi en équilibre constamment précaire, mais parvient à ne tomber que partiellement dans les pièges du premier film. Pas totalement réussi, le film reste agréable à suivre (même si mon avis sur ce dernier a tendance à changer au fil du temps), et aurait fait une bonne conclusion au dyptique Batman de Nolan. Malheureusement, The Dark Knight Rises est arrivé ensuite...

3.75/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Les bilans de Lurdo - Tween Wars XII : Jessie

Publié le 28 Mai 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Comédie, Sitcom, Disney, Romance, Jeunesse, Tween

Episode XII : The Nanny 2.0

Loi n°1 de la Tweencom (rappel) : Chez Mickey, on n’aime pas les ados normaux, et leur quotidien. Résultat : tous les persos des séries Disney ont des pouvoirs, viennent du futur, sont des méga-stars, sont über-talentueux, chanceux, etc…

Loi n°2 de la Tweencom (rappel) : La maison de production It’s A Laugh s’occupe de toutes les sitcoms Disney depuis 2005. En règle générale, leurs shows sont des sitcoms de studio, à caméras multiples, rires enregistrés, dans des décors assez peu convaincants, au générique chanté par une star de la série et/ou de la chaîne, et à la distribution plutôt solide et diverse.

 
Corollaire (rappel) : Lorsque It’s A Laugh trouve un format/sujet facile à exploiter, il le garde. Et le répète ad nauseam, en en variant à peine le style. 
 
Loi n°3 de la Tweencom (rappel) : si chez Mickey tu veux prospérer, les talents musicaux de tes interprètes aux épisodes tu devras intégrer, pour la promotion croisée avec Disney Records assurer.

Loi n°10 de la Tweencom (rappel) : Règle du sidekick : bien souvent, le/la lead de la tweencom est affublé(e) d’un(e) sidekick comique, faire valoir au physique moins conventionnel, à l’interprétation plus exagérée, et délibérément laissé en retrait. Et presque aussi souvent, c’est parce que le/la sidekick est bien plus talentueux(se), attachant(e), et tout simplement charismatique que le/la lead.

Corollaire (rappel) : Lorsqu’un sidekick commence à éclipser son lead, le moment est venu de lui donner sa propre série… pour bien souvent, s’apercevoir qu'il ne fonctionne pas en solo ou en lead.
 


Jessie (2011 - ? )
 

A Nanny named Jessie’s Diaries in a Suite Life…

Koicé ?
Le jeune Jessie arrive de la campagne, et est très rapidement recrutée par deux riches parents (à la Brangelina), qui lui confient la garde de tous leurs enfants adoptifs, dans leur immense appartement particulier.

Aveckicé ?
Debby Ryan (Jessie), qui reprend un rôle relativement similaire (mais moins redneck) à celui qu’elle tenait dans The Suite Life on Deck ; Peyton List (Emma, la sœur aînée), une blonde de 13 ans, pas très marquante ; Cameron Boyce joue Luke, le préado séducteur à grande gueule, façon italien sorti du Bronx ; Karan Brar est Ravi, l’indien caricatural de service, ravi d’avoir été adopté par ses parents, et qui se balade partout avec son varan domestique ; Zuri (Skai Jackson) est la petite black impertinente avec des amis imaginaires ; Bertram (Kevin Chamberlin) est le majordome britannique blasé ; sans oublier les parents (l’un réalisateur et l’autre taupe modèle), et le portier de l’hôtel, Tony, alias le love-interest de Jessie.

Koiçavo ?
Une petite saison, c’est un peu juste pour se faire une idée consistante d’une série, mais au premier abord, Jessie n’est rien de plus qu’une combo de Une Nounou d’Enfer, The Suite Life of Zack & Cody, et du film The Nanny Diaries avec ScarJo.

Autrement dit, on est en terrain ultra-balisé, ça enquille les intrigues et les scènes déjà vues, le générique est chanté par Ryan (en espérant que le show va éviter les scènes musicales pour promouvoir la carrière de Ryan) et si tout le monde joue à peu près juste, Debby Ryan est bien la seule à se démarquer un peu du reste de la distribution, et à se montrer attachante.

Pas vraiment de quoi être enthousiaste, donc, même si le show pourrait toujours surprendre sur la durée (j’y crois à fond). Cela dit, ce n’est pas pire que la moitié des nouvelles sitcoms de networks de la rentrée 2011.

Perte de Santé mentale :
Pffff… franchement, pas grand-chose à retenir, donc pas grand-chose qui puisse atteindre de manière sérieuse le cerveau… c’est, là aussi, bien souvent du papier-peint audiovisuel inoffensif, déconseillé au plus de 12 ans. Sauf quand Jessie se fait attaquer par un énorme tentacule sur un plateau de tournage, et plutôt que de crier au secours, se contente d’adresser au tentacule un truc du genre "normalement il faut m'inviter à dîner avant de pouvoir me--". :ninja:

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Blog Update ! - Janvier 2022

Publié le 31 Janvier 2022 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Télévision, Update

À nouveau un mois de transition sur le blog des Téléphages Anonymes, voire même, pour être plus précis, une quinzaine de jours de transition, faisant le pont entre la fin de la Christmas Yulefest 2021, et la Quinzaine Saint Valentin à venir...

#1552 : Un After mortel (2021) - 3/6

#1553 : Spider-Man - No Way Home (2021) - 4/6

#1554 : Les Bouchetrous (2021) - 2.25/6

#1555 : Mourir peut attendre (2021) - 2.75/6

#1556 : 15 Minutes of Shame (2021) - 2.25/6

#1557 : The Gamechangers (2015) - 2/6

#1558 : Matrix Resurrections (2021) - 2.25/6

#1559 : Kate (2021) - 2.5/6

#1560 : Shanghaï Express (1986) - 3.5/6

#1561 : Steve, bête de combat (2021) - 2.5/6

#1562 : Don't Look Up - Déni Cosmique (2021) - 3/6

#1563 : You May Be Pretty but I Am Beautiful (2019) - 4.25/6

#1564 : Prisoners of the Ghostland (2021) - 2/6

#1565 : Les Éternels (2021) - 2.75/6

#1566 : Encanto (2021) - 3.75/6

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# Bilan :

Une grosse quinzaine de rattrapage, donc, notamment en matière de grosses sorties/de blockbusters ratés en fin d'année dernière - et ce, avec des résultats assez mitigés, puisque ni le James Bond, ni Matrix 4, ni les Éternels ou un Don't Look Up au buzz conséquent n'auront su me séduire, souffrant de défauts trop évidents pour emporter mon adhésion.

Cela dit, je suis resté aussi très circonspect devant Encanto, notamment au niveau musical, alors que s'il y a bien un point qui a emporté l'adhésion, en ligne, c'est cet aspect... m'enfin bon.

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# Film(s) du mois :

You may be pretty but I am beautiful, un documentaire intéressant et instructif sur une figure excentrique mais à l'influence palpable sur le monde du catch ; Spider-man : No Way Home, le final de la trilogie Marvel consacrée au tisseur, un film bourré de fanservice (peut être trop) mais respectueux de l'histoire du personnage, et qui ne perd jamais son noyau émotionnel.

# Flop(s) du mois :

The Gamechangers, un docu-fiction retraçant approximativement les scandales autour de la franchise GTA ; Prisoners of the Ghostland, un film nonsensique sur Nicolas Cage qui crie "TESTICULE" ; Matrix Resurrections, totalement inutile ; et les Éternels, un faux pas de Marvel qui peine à concilier ses ambitions cosmiques, l'approche indépendante et artistique de sa réalisatrice, et des personnages assez peu intéressants...

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# Petit écran :

Beaucoup d'espace et un peu de Marvel, ce mois-ci, au niveau petit-écran, entre une première saison de Hawkeye plutôt appréciable (bien qu'avec quelques défauts, notamment un personnage d'Echo un peu quelconque), une reprise quelconque de Star Trek Discovery (sans surprise), une première moitié de saison assez générique de Star Trek Prodigy, et les quatre premiers épisodes de Star Wars : le livre de Boba Fett, qui ont clairement peiné à me passionner. Sans oublier la seconde moitié des Maîtres de l'Univers - Révélation de Kevin Smith, toujours imparfait, mais qui redresse un peu la barre.

 

Retrouvez aussi les bilans de toutes les séries critiquées jusqu'à présent en ces pages depuis l'index Séries alphabétique qui leur est consacré.

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# À venir :

En février, comme tous les ans, la romance revient avec la quinzaine Saint Valentin, mais avant cela, une petite semaine de chauffe, avec quelques métrages et séries plus classiques (Last Night in Soho, Sing 2, Boba Fett, Star Trek Discovery). Et fin février, retour à nouveau à un programme plus normal, pour finir ce mois plus court que la moyenne...

 

Dans l'intervalle, toutes les mises à jour du blog sont disponibles sur la page Updates, et la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog est accessible dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Les bilans de Lurdo - The H.P. Lovecraft Collection : vol. 1 à 3

Publié le 9 Juillet 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Horreur, Fantastique, Science-Fiction, BBC, Lovecraft

The HP Lovecraft Collection

#1 : Cool Air :

Premier volume d'une collection de cinq moyens-métrages au format 45 minutes, adaptant des nouvelles de Lovecraft et/ou lovecraftiennes, sur lesquelles je suis tombé en me baladant en Albanie (quel beau pays).

Du format Masters of Horror, donc.

Le premier volume, Cool Air, reprend donc la nouvelle du même nom, en lui appliquant un traitement noir et blanc/musique grandiloquente/cadrages horreur gothique. Pas désagréable du tout, bien qu'un peu bavard, budget ultra limité oblige, mais visuellement, c'est réussi, et les acteurs ne sont pas mauvais, loin de là, donc c'était plutôt sympathique.

Si les autres volumes sont de cet acabit, ça devrait s'avérer intéressant.


 

#2 : Rough Magik :

Un pilote BBC qui n'a pas connu de suite, dans lequel une branche du gouvernement enquête sur le sacrifice humain effectué par une mère de famille à une entité antédiluvienne (en gros, c'est Torchwood + Cthulhu + le RPG Delta Green).

Donc de suite, on se dit que ça va être beaucoup plus professionnel dans sa présentation, et que ça a du potentiel... mais ça reste malheureusement assez mal foutu, fauché, et le refus de la chaîne est finalement plutôt compréhensible : la narration en flashbacks est bordélique, la réalisation bancale et très années 70s, la bande originale est par moments une photocopie des nappes de synthétiseur des Griffes de la Nuit, et globalement, les acteurs sont en roue libre, pas aidés par des dialogues laborieux.

Dommage, il y avait de quoi faire avec un show de ce genre, façon Enquêteurs du Paranormal contre Cultistes fanatiques.


 

#3 : Out Of Mind:

Un postulat simple : Randolf Carter, un artiste contemporain, hérite de son oncle, d'un vieux grimoire poussiéreux, et lorsqu'il en lit quelques passages à voix haute, il commence à avoir des visions d'êtres innommables et indicibles, et des flashbacks de la vie de son oncle, en correspondance écrite avec Lovecraft.

Le tout narré en parallèle par un HP Lovecraft qui nous guide au travers de sa création du Mythe et des rêves.

Très bien interprété (bien qu'un peu bavard), une ambiance typiquement lovecraftienne, visuellement réussi (la bestiole entraperçue mise à part), bref, facilement le moyen métrage que je préfère des trois vus jusqu'à présent. Comme quoi, c'est faisable d'adapter Lovecraft sans trop en montrer.

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Oktorrorfest 2012 Hangover - 06 : Doomsday Prophecy, Mothman, & Bigfoot : The Lost Coast Tapes

Publié le 18 Novembre 2012 par Lurdo dans Oktorrorfest, Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Télévision, SyFy, Science-Fiction, Thriller, Found Footage

Doomsday Prophecy : 

Un téléfilm Syfy typique, avec un scénario apocalyptique en carton-pâte, et des acteurs tv/ciné recyclés (dont Jewel Staite) dans des rôles pas particulièrement bien écrits... bref, un prétexte à des sfx de destruction massive, pendant qu'une archéologue et un éditeur de livres font équipe pour sauver le monde grâce à aux visions d'un bâton prophétique hérité d'un auteur excentrique et paranoïaque, et à l'assistance d'un vieil indien sage et avisé, tandis que le gouvernement les poursuit.

Et là, je crois que tout est dit : ça ne vaut pas grand chose de plus que ce résumé, malgré les efforts de tout le monde.

1.5/6 

Mothman :

Un tvfilm Syfy qui reprend la légende du Mothman et s'en sert comme prétexte pour raconter une histoire marchant dans les pas de Souviens toi l'été dernier, avec Jewel Staite (forcément) en héroïne, sur un groupe d'amis qui tuent accidentellement l'un des leurs, et qui dix ans plus tard, se font décimer un à un par un être surnaturel.

Rien de vraiment bon ou mauvais, visuellement, ça tient la route (effets spéciaux exceptés), et Jewel en débardeur léger dans la moiteur du sud, ça fait toujours plaisir à regarder, mais bon...

2.25/6 

Bigfoot : The Lost Coast Tapes :

Un found footage sur une équipe documentaire partie à la chasse au Bigfoot. Problème : l'équipe est affreusement peu intéressante ou sympathique.

Ce n'est pas la faute des acteurs, qui sont plutôt bons (du moins, en ce qui concerne les acteurs principaux), mais bien de l'écriture, qui les transforme en caricatures ambulantes.

Dommage, parce que la chasse au sasquatch se transforme en quelque chose de potentiellement intéressant sur la fin lorsque le métrage donne des motivations amusantes au monstre... mais entre les personnages, et le tout qui souffre des défauts inhérents au genre, ça ne vole pas bien haut.

1.25/6

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Halloween Novembrrrfest 2013 - 22 - The American Scream & Plus One (+1)

Publié le 8 Novembre 2013 par Lurdo dans Oktorrorfest, Cinéma, Critiques éclair, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Science-Fiction, Documentaire, USA, Jeunesse

Halloween est arrivé, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant tout le mois d'Octobre, et la première quinzaine de Novembre...

The American Scream :

Le portrait de plusieurs familles qui, un mois avant Halloween, transforment leur maison en maison hantée ouverte à tous.

Un documentaire très réussi, à la fois touchant et enthousiasmant, sur des passionnés qui ont tous des raisons extrêmement personnelles de se consacrer ainsi à Halloween.

4.5/6

+1 :

Une fête de djeunes dégénère progressivement, et prend un tournant inattendu lorsque le fantastique envahit la soirée... 

Pas d'horreur au programme, mais de la SF/fantastique qui marche gentiment sur les plates-bandes de Timecrimes et Triangle (inutile d'en dire plus).

C'est sympa, à la base, et c'est assez direct dans son approche du fantastique (dès que tu vois le machin tomber du ciel, au bout de six ou sept minutes de film, que ça commence à clignoter de partout, tu comprends tout de suite à quel genre de film tu vas avoir affaire, et ce même si le virage n'est réellement pris qu'à partir d'une demi-heure)... mais ça traîne un peu trop en longueur pour vraiment convaincre, et quand approche la première heure de métrage (une fois le dispositif narratif bien engagé), on commence à regarder un peu le truc se dérouler d'un oeil passif, en attendant que ça se décante vraiment.

Problème : quand ça se décante, ça repose entièrement sur la volonté du spectateur à accepter toutes les réactions disproportionnées et instantanément paranos des personnages ; et c'est là que ça a sérieusement coincé pour moi, puisque progressivement, dès le début du film, les personnages principaux ont commencé à me fatiguer et à m'agacer.

Donc quand le tout part en vrille, forcément, j'ai fini par décrocher. Bref, idée intéressante, mais exécution loin d'être convaincante. (la jolie blonde en petite tenue, par contre, elle, est très convaincante :p)

3.5/6 

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Christmas Yulefest 2013 - 12 - Monsieur Popper et ses Pingouins (2011) & The Perfect Holiday (2007)

Publié le 8 Décembre 2013 par Lurdo dans Yulefest, Cinéma, Critiques éclair, Noël, Christmas, Review, Comédie, Jeunesse, Romance

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant tout le mois précédant les fêtes de fin d'année...

Monsieur Popper et ses Pingouins (Mr. Popper's Penguins) :

Jim Carrey, Carla Gugino et des pingouins en image de synthèse.

Pas vraiment un film de Noël, mais peu importe : une comédie familiale gentillette et assez basique, débordant d'images de synthèse, et qui ne vaut principalement que pour sa distribution, Carrey en tête (et ce même si ce dernier est un peu en pilotage automatique avec ce rôle). M'enfin ça se regarde tranquillement.

3.25/6

The Perfect Holiday :

Une divorcée aux trois enfants trouve l'amour dans les bras du Père Noël du centre commercial voisin... un Père Noël qui s'avère être aussi le nouveau compositeur de son ex-mari, un roi du r'n'b égocentrique.

Une comédie romantique festive afro-américaine qui ne casse pas trois pattes à un canard, particulièrement convenue et sans le moindre acteur blanc, comme dans tout un certain pan du cinéma black US.

Cela dit, on pourrait remplacer toute la distribution par leurs homologues caucasiens ou asiatiques, et à part un cliché ou deux, il n'y aurait aucune différence dans le produit fini, tant il est consensuel et fade.

Bref, pas grand chose à dire, c'est assez insipide dans le genre, malgré le générique façon "dessin animé rigolo" et le cast sympathique.

À part ça, le tout est encadré par des moments assez agaçants, avec Queen Latifah et Terrence Howard qui cachetonnent dans le rôle d'anges gardiens.

2/6

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Halloween Septembrrrfest 2014 - 08 - The Baby (Devil's Due - 2014)

Publié le 24 Septembre 2014 par Lurdo dans Oktorrorfest, Cinéma, Critiques éclair, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Thriller, Found Footage

Halloween approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

The Baby/Devil's Due :

Après avoir mystérieusement tout oublié d'une nuit entière de leur lune de miel en République Dominicaine, Zach (Zach Gilford) et Samantha McCall (Allison Miller) doivent faire face à la grossesse inattendue de cette dernière, une grossesse aux conséquences particulièrement sinistres et démoniaques...

Deux des membres du collectif Radio Silence, déjà à l'origine d'un segment de V/H/S, sont à la réalisation de ce found footage sans le moindre intérêt, tant il repompe sans le moindre scrupule Rosemary's Baby & autres films du même genre, ainsi que tous les clichés des films à la Paranormal Activity ou Chronicle, sans apporter la moindre idée originale ou le moindre concept justifiant l'existence de ce métrage (ou l'emploi du format found footage).

On a donc droit à un énième film du genre, plat, terne, mollasson, sans intérêt intrinsèque (hormis le capital sympathie d'Allison Miller, ultra-attachante et naturelle), et qui en plus a recours au gros cliché pataud des "touristes américains WASPs en vacances victimes de maychants étrangers à la peau basanée". Et quand ça se réveille un peu, à la toute fin, il est trop tard pour sauver le tout...

Bref, 1.5/6 (dont un point pour A. Miller, et le reste pour les cinq/dix dernières minutes)

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Christmas Yulefest 2014 - 12 - Une Bonne Étoile pour Noël (2014)

Publié le 6 Décembre 2014 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Noël, Christmas, Comédie, Romance, Drame, Télévision, Hallmark

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Une Bonne Étoile pour Noël (The Christmas Shepherd) :

Illustratrice de livres pour enfants, veuve depuis la mort de son mari militaire, Sally Browing (Teri Polo) est dévastée lorsque Buddy, son berger allemand, s'enfuit en pleine tempête. Le chien, cependant, finit par arriver dans le foyer de Mark Green (Martin Cummins) et de sa fille Emma (Jordyn Olson), qui peinent à se reconstruire après la mort de la mère d'Emma, trois ans plus tôt. Alors que Noël approche, Buddy va s'avérer le catalyseur du rapprochement entre ces deux foyers que tout sépare...

Encore un téléfilm Hallmark de cette saison 2014, avec cette fois-ci un gentil toutou qui apporte le bonheur à sa maîtresse et à ceux qui le recueillent.

Rien de bien original, rien de bien mémorable, The Christmas Shepherd est un métrage très classique, et qui fleure bon la romance Harlequin typique. À vrai dire, le tout semble presque avoir été bricolé avec les restes du budget des autres téléfilms Hallmark de la saison tant chaque scène sent le recyclage, et tant le film paraît tourné avec une équipe et des frais réduits au maximum.

Qui plus est, le côté discount du téléfilm se ressent d'autant dans l'écriture/les dialogues, assez maladroits par moments, dans la direction d'acteurs (Polo et Cummings sont sympathiques, mais les sentiments de tous les personnages, qu'ils soient positifs ou négatifs, semblent artiiciels et forcés), dans le sempiternel cliché du "mec intellectuel qui a tout abandonné pour revenir à la vraie vie manuelle du coeur de l'Amérique" (ici, le publicitaire devenu militaire devenu gérant de café), etc.

De manière générale, le chien a beau être attachant et bien dirigé, le tout manque cruellement de fantaisie et de magie de Noël, préférant une approche réaliste et dramatique où tout le monde fait la gueule pendant un gros morceau du film. Sans façons.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #844 : Une Femme Disparaît (2013)

Publié le 23 Novembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Cinéma, Télévision, Drame, Thriller, BBC, Policier

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Une Femme Disparaît (The Lady Vanishes) :

Durant les années 30, Iris Carr (Tuppence Middleton) rentre en train de vacances passées dans un hôtel des Balkans. Mais bien vite, alors qu'une récente blessure à la tête la fait douter de la réalité qui l'entoure, Iris semble s'apercevoir que bon nombre de passagers du train séjournaient à l'hôtel, que Miss Froy (Selina Cadell), une gouvernante rencontrée à bord, semble avoir disparu, et qu'elle a été remplacée par une inconnue... 

Nouvelle adaptation, par la BBC, de The Wheel Spins (1936), de la romancière britannique Ethel Lina White, après une première version par Hitchcock (en 1938), et une autre un peu plus tard, à la fin des années 70.

Ici, on a donc droit à une version télévisée de 90 minutes environ, pas forcément désagréable à suivre, mais qui souffre d'un premier quart d'heure assez laborieux, qui fait que l'on peine à se plonger dans le récit, et à se laisser porter par le tout (d'autant que la disparition de Miss Froy, qui met vraiment les choses en route, n'intervient qu'après une demi-heure).

L'ensemble du métrage manque donc cruellement de tension et de rythme, notamment durant son premier tiers, et si ça démarre ensuite enfin un peu, avec quelques personnages secondaires excentriques (et d'autres malheureusement insipides, comme Tom Hughes), le film ne se remet jamais vraiment de ce démarrage mollasson : Tuppence Middleton a beau faire tout son possible (et elle se donne vraiment totalement à son personnage), au final, il manque un petit je-ne-sais-quoi à ce téléfilm pour lui permettre de s'élever, par exemple, au niveau d'une bonne adaptation d'Agatha Christie, comme celles que la BBC a produites à la pelle au fil des ans.

Un petit 3/6 (pour Tuppence)

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Un film, un jour (ou presque) #955 : The Front Runner (2018)

Publié le 6 Mai 2019 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Histoire, Review, Politique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

The Front Runner :

En 1988, Gary Hart (Hugh Jackman) est le candidat démocrate favori aux élections présidentielles américaines. Jusqu'à ce qu'un scandale sentimental jette sur lui toute la presse américaine, et le contraigne à remettre en questions son avenir politique...

Un long-métrage biographique retraçant l'élection de 1988, et un scandale entourant le principal candidat démocrate, long-métrage signé Jason Reitman, et qui, comme bon nombre des films de ce dernier, s'avère compétent mais très peu mémorable.

Le problème, en fait, c'est que tout est rapidement évident et dit, dans ce métrage, un métrage qui a un propos faisant étrangement le jeu d'une certaine droite américaine : en présentant son homme politique comme une figure providentielle harcelée par une presse sans foi ni loi, Reitman (qui adapte ici un ouvrage retraçant la campagne en question) semble vouloir mettre en avant les dérives d'un système mettant sur un pied d'égalité devoir, professionnalisme, morale, vie privée et vie publique... sauf qu'en ces temps de Trump & co qui, pour couvrir leurs arrières, accusent quotidiennement la presse de fake news et d'acharnement médiatique, le métrage finit par leur donner raison sans le vouloir.

Après, c'est correctement filmé, c'est bien interprété, et il y a beaucoup de visages familiers (Kevin Pollak, Mike Judge, Bill Burr, Ari Graynor, Steve Coulter, Sara Paxton, JK Simmons, Vara Farmiga, Alfred Molina, et le duo Molly Ephraim/Kaitlyn Dever de Last Man Standing), mais dans l'ensemble, bof.

C'est un film qui se regarde, mais manque d'ambiguïté, de nuances et de profondeur, et ne fait pas grande impression.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #962 : The Gilligan Manifesto (2018)

Publié le 15 Mai 2019 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Comédie, Documentaire, Histoire, Review, Sitcom, Télévision, USA, Politique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

The Gilligan Manifesto :

Tournée un an après la crise des missiles cubains, la sitcom Gilligan's Island racontait les mésaventures d'un groupe de naufragés sur une île déserte, contraints de rebâtir une société loin de tout et de toute règle. Une société qui, à en croire la thèse de Cevin Soling, ferait en réalité l'apologie du communisme soviétique, dissimulé derrière un vernis de comédie destiné à brouiller les pistes...

Un documentaire basé sur un article publié dans un magazine d'études culturelles, et qui, pour faire simple, évoque très fortement Room 237 : en effet, en assimilant Gilligan's Island à une apologie cachée d'un mode de vie communiste et marxiste, le réalisateur/scénariste de ce métrage (Cevin Soling, auteur de l'article en question) développe une thèse improbable, et passe près de 85 minutes dessus.

Le problème étant que ce qui peut passer en vidéo de 15-20 minutes sur YouTube (Game/FilmTheory en sont deux bons exemples) devient rapidement soûlant et montre clairement ses limites plus le métrage s'éternise.

Pour remplir son documentaire vraiment peu convaincant, Soling s'appuie en effet sur d'interminables montages d'images d'archive et de films de l'époque (censés illustrer la peur de la menace atomique), sur des extraits d'interviews subtilement génériques, et sur des scènes entières de Gilligan's Island, prises hors contexte. Le tout narré par ses soins, avec une voix off monotone vraiment peu captivante.

Autrement dit, comme pour Room 237, le produit fini ressemble à la thèse conspirationniste d'un esprit obsédé par son sujet, impossible à prendre au sérieux, ou à une thèse approximative et capillotractée d'un étudiant en communication, qui présenterait quelques idées intéressantes, noyées dans un manque de preuves, et dans des raccourcis problématiques assignant un sens précis et délibéré à des thématiques générales alors dans l'air du temps.

Faible tant de par sa forme, que par son fond.

1.5/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Un film, un jour (ou presque) #993 : The Bill Murray Stories - Life Lessons Learned From a Mythical Man (2018)

Publié le 25 Juin 2019 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Documentaire, Review

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

The Bill Murray Stories - Life Lessons Learned From a Mythical Man (2018) :

Bref documentaire indépendant d'à peine 70 minutes retraçant la quête du réalisateur, qui tente désespérément de rencontrer et de comprendre Bill Murray, en retraçant les témoignages de ses nombreuses apparitions surprises dans le quotidien de personnes lambda.

Des personnes qui, le temps d'une soirée, d'une fête, d'un match, d'un concert, d'un mariage, d'un verre dans un bar, bref, le temps de quelques heures, ont eu la chance de côtoyer Bill Murray, qui s'est invité dans leur vie, s'est amusé à leurs côtés, et est reparti aussi vite qu'il est venu.

Les témoignages se succèdent, anonymes ou célèbres, accompagnés de vidéos ou de photos de l'événement en question, et il en ressort le portrait d'un acteur excentrique, injoignable, et qui vit sa vie comme une improvisation constante, à la recherche de nouvelles expériences et de découvertes, quel qu'en soit l'instant ou le lieu.

Plutôt sympathique à regarder et amusant, surtout si l'on apprécie l'acteur, mais au final guère plus qu'un métrage anecdotique qui pourra frustrer certains spectateurs, d'autant que le réalisateur fait le choix (avisé, à mon avis, vue la qualité mythique et élusive du bonhomme) de ne pas franchir le pas en plaçant Murray sur le grill, lorsqu'il finit par croiser son chemin lors d'un match de baseball.

3.75/6

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Critique éclair : Flynn Carson et les Nouveaux Aventuriers (The Librarians) 1x09-10

Publié le 28 Janvier 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Télévision, Review, Comédie, Fantastique, Action, Aventure

Les aventures d'un groupe éclectique d'individus, choisis par Flynn Carsen (Noah Wyle), le Bibliothécaire, pour l'aider dans sa quête d'objets légendaires et magiques, et empêcher le maléfique Dulaque (Matt Frewer) de conquérir le monde...

The Librarians 1x09-10 :

- Les Librarians enquêtent sur une ville étrange ornée de lampadaires créés par Tesla qui envoient les gens dans une dimension parallèle, et ne leur permettent que de s'incarner brièvement dans le corps des habitants actuels de la bourgade (gros clin d'oeil assumé aux Body Snatchers inside). Un épisode assez classique et prévisible, à la fin douce-amère, et qui aurait aussi bien pu être dans Warehouse 13 ou dans la série Poltergeist.

- Season finale dirigé par Jonathan Frakes, et qui toutélie toutes les aventures et objets magiques de la saison pour envoyer les Librarians et Noah Wyle de monde parallèle en monde parallèle, avec en prime un Jerry O'Connell dans un petit rôle. Sympathique, mais il manquait peut-être cinq/dix minutes pour vraiment donner un poids suffisant à cette fin de saison ; en tout cas, à en juger par la fin, la saison prochaine sera probablement structurée en deux groupes de Librarians alternant les épisodes, ce qui peut donner quelque chose d'intéressant, et éviter l'overdose de Noah Wyle. On verra bien.

Pas une grande série, que ce Librarians. Même pas une bonne série, en fait. Juste un produit gentillet et vaguement sympatoche, qui repose principalement sur le capital sympathie de sa distribution, et sur le fait que ce genre de programme fantastique sans prétention n'a plus vraiment droit de cité sur les grands networks. C'est toujours mieux que rien.

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Halloween Septembrrrfest 2015 - 12 - Wyrmwood : Road of the Dead (2014)

Publié le 21 Septembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Horreur, Halloween, Action, Australie

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Wyrmwood - Road of the Dead :

En pleine nuit, Barry (Jay Gallagher), un mécanicien, se réveille pour découvrir l'Australie ravagée par des zombies avides de chair humaine ; contraint d'abattre sa famille, Barry part alors sur la route en compagnie de Benny (Leon Burchill), un autre survivant, à la recherche de sa soeur Brooke (Bianca Bradey), capturée par un groupe paramilitaire travaillant avec un savant fou.

Un long-métrage d'action-horreur australien, qui se veut au croisement de Mad Max et du film de zombies, et qui possède une énergie et une inventivité que n'aurait pas reniées un jeune Peter Jackson.

C'est drôle, bien casté (Leon Burchill est hilarant, Gallagher a du charisme à revendre), ça fourmille d'idées très comic-book et décalées, ça possède une identité stylique punk-trash très sympathique, et malgré des conditions de tournage clairement difficiles (budget limité, et tournage étalé sur quatre ans), le métrage est dynamique et homogène, tout en restant globalement bien maîtrisé.

Alors oui, il y a bien quelques ruptures de ton pas totalement réussies, un montage ultra-cut qui peut parfois agacer, des petites baisses de rythme regrettables dans la seconde moitié (avec 8-10 minutes de moins, le film aurait probablement été parfait sur ce plan), et des combats à mains nues qui sont un peu superflus, mais rien de forcément rédhibitoire.

Pour un premier long-métrage appartenant à un genre pourtant dévalué et surexposé au possible, les frères Roache-Turner transforment en effet l'essai en livrant une pellicule fun, décomplexée, et tout simplement réussie.

Bien joué.

4.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #133 : Conan (2011)

Publié le 20 Mai 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Aventure, Fantastique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Conan (Conan The Barbarian) :

Conan le Cimmérien ( Jason Momoa), guerrier puissant et expérimenté, écume l'Hyborée à la recherche de Khalar Zym (Stephen Lang) et de ses troupes, qui ont réduit sa tribu en cendres, et tentent désormais de trouver la vierge (Rachel Nichols) qui permettra à Zym de conquérir le monde...

À sa sortie en salles, j'avais dit ceci :

"Un Momoa qui est très bien, une Rachel Nichols honorable (idem pour McGowan, même si elle cabotine un peu plus), des sidekicks daubesques, une 3D inutile (sauf sur certains plans), une musique calamiteuse, un scénario bancal (au prologue interminable, et au climax faiblard) et une réalisation de DTV, qui échoue dans 80% des scènes à cacher la misère et à rendre le monde de Conan crédible.

Et pourtant, je partais relativement optimiste, n'ayant lu aucun avis préalable, et m'attendant à une série B sans prétentions... mais non, même pas. C'est trop mal filmé pour ça. En l'état, c'est du niveau d'un Kull The Conqueror, en un peu plus friqué.

3/6 sur une échelle de DTV, 1.5/6 sur une échelle de film cinéma.

(et je n'échange pas un Conan le Destructeur, tout familial et cheesy qu'il puisse être, contre ce Conan bancal et énervant. Au moins Dagoth a plus de gueule que les tentacules anonymes qui n'arrivent pas à toucher Momoa, que les hommes-des-sables sur trampoline, ou que le masque-magique-qui-ne-sert-à-rien...)"

Et aujourd'hui, après une nouveau visionnage du métrage, je... euh... je ne suis pas arrivé au bout du film.

Oui, j'avoue, je suis faible, mais j'ai jeté l'éponge après 80-90 minutes. La faute à un prologue/origin story toujours beaucoup trop long (26 minutes pour raconter sans le moindre rythme, style ou poésie ce qui en prenait la moitié dans l'original), à un univers terne, sombre et affreusement générique, et à un ton mortellement ronflant et sérieux, qui ne parvient jamais à donner la moindre énergie au film (déjà pas aidé par la musique passe-partout au possible).

Pour faire simple, c'est long, c'est mou, c'est soporifique, et malgré Momoa qui fait de son mieux, ça n'est jamais intéressant.

1/6

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