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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Résultat pour ""the good place""

Un film, un jour (ou presque) #1546 : Army of Thieves (2021)

Publié le 19 Novembre 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Horreur, Policier, Review, Romance, Thriller, USA, Netflix

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Army of Thieves (2021) :

Amateur éclairé de coffre-forts et de serrurerie, Sebastian Schlencht-Wöhnert (Matthias Schweighöfer) est recruté, un beau jour, par la mystérieuse Gwendoline (Nathalie Emmanuel) et son groupe de voleurs internationaux : la hackeuse Korina (Ruby O. Fee), le conducteur Rolph (Guz Khan) et l'homme d'action Brad (Stuart Martin). Leur objectif : dévaliser trois coffres-forts de légende en quelques jours à peine, avant qu'ils ne soient mis hors d'usage... mais la police veille.

Parce que Zack Snyder est avant tout un opportuniste roublard sachant capitaliser sur sa fanbase aux franges lobotomisées, il a su négocier un contrat en béton armé avec Netflix, contrat qui a vu la production du très anecdotique et oubliable Army of the Dead... et de cette préquelle dont on se demande bien qui elle intéressera.

Tournée avant Army of the Dead, Army of Thieves est donc une préquelle sans zombies (ou presque, ils apparaissent ponctuellement dans des cauchemars du protagoniste, motivés par des flashes infos sur l'épidémie qui s'étend - mais ne vous y trompez pas, ces moments font clairement pièces rapportées), centrée sur un héros franchement déjà peu intéressant dans AotD, et réalisée mollement par l'interprète de ce personnage, dans un style assez anonyme.

Pourtant, bizarrement, la première ligne droite du film n'est pas désagréable : musique coécrite par Zimmer et assez décalée, personnage principal maladroit, ton très européen ; ça fonctionne à peu près, en fait, jusqu'à ce que le reste du groupe soit formé, et que le premier casse se mette en route.

À partir de là, ça commence à être nettement plus inégal. Forcément, pour qu'un film de casse fonctionne, il faut des personnages attachants, du rythme et de l'originalité... ce film dure bien trop longtemps (près de 2h10), se déroule de manière franchement générique et prévisible, et souffre d'une distribution soufflant le chaud et le froid : Schweighöfer tient son personnage, et O. Fee (sa compagne IRL) est amusante en hackeuse (même si ce personnage paraît un peu sous-écrit, et qu'il semble photocopié sur celui de ScarJo dans The Perfect Score), mais les autres sont à peine plus que des archétypes transparents, y compris dans le cas de Nathalie Emmanuel.

Ajoutez à cela Jonathan Cohen caricatural en flic français énervé, toujours à deux doigts de la rupture d'anévrisme, et voilà, un métrage qui se finit assez platement, et qui cache derrière ses thématiques wagnériennes pseudo-profondes un scénario trop basique pour son propre bien.

En soi, c'est compétent, et si je n'avais pas fini par me désintéresser du tout entre le deuxième et le troisième casse, je lui aurais bien mis la moyenne. En l'état, mwébof.

2.75/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Blog Update ! - Décembre 2021 - Bilan Christmas Yulefest 2021

Publié le 9 Janvier 2022 par Lurdo dans Cinéma, Christmas, Critiques éclair, Hallmark, Les bilans de Lurdo, Noël, Review, Télévision, Update, Yulefest

Retour sur le mois le plus chargé du blog des Téléphages Anonymes, avec la Christmas Yulefest 2021, notre marathon annuel de films de Noël en tout genre... Après une cuvée 2020 à 68 films, je continue d'effectuer un tri sélectif en amont, avec cette année 65 films passés en revue dans le cadre de ce festival festif : pas une tâche forcément très aisée, d'autant que le nombre de productions américaines continue de croître encore et encore, à mesure que les chaînes et les plateformes de diffusion se multiplient...

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# Bilan :

Une année un peu atypique, au niveau des diffusions américaines, puisque malgré la pandémie, les chaînes américaines ont multiplié leur production festive. Pas forcément une grande amélioration qualitative, cela dit, puisque seuls 24 films sur les 65 passés en revue ont une note supérieure à la moyenne...

D'un côté, Hallmark, avec un effort conscient sur la diversité, la mixité et les personnages un peu plus âgés, malheureusement trop souvent perdus dans des scripts toujours génériques, et dans les suites de téléfilms déjà existants.

En face, Lifetime, qui cette année a attendu le tout dernier moment pour lancer son programme 30 films de Noël en 30 jours, avec, à une ou deux exceptions près, énormément de productions au rabais, au casting certes très divers (près des 2/3 des téléfilms Lifetime proposent ainsi des couples ethniquement mixtes), mais aussi souvent générique au possible.

UpTV et ION, elles, perdent pied, cette année, avec des métrages encore un bon niveau en dessous de Lifetime, fauchés, médiocres et oubliables.

Les plateformes de streaming, bien entendu, se joignent elles-aussi à la bataille, même si elles semblent plus décidées à jouer la carte des memes et du buzz internet que de la sincérité sirupeuse.

Et puis il y a GAC Family, la petite nouvelle sur le terrain, fondée par l'ancien PDG de Hallmark renvoyé pour des raisons problématiques (il s'opposait fermement à la diversité raciale et sexuelle des métrages Hallmark récents), financée par des donneurs trumpistes, et dont le mot d'ordre est de rendre à Noël ses lettres de noblesse (Make Christmas Great Again, si l'on préfère), loin des "dérives woke" de Hallmark (lol).

Une GAC Family qui, pour le moment, se contente toutefois de diffuser des téléfilms assez formatés, achetés à des maisons de production indépendantes, tels que Hallmark en diffusait encore il y a peu, mais qui a clairement pour projet de développer son offre dès l'année prochaine : à voir ce que cela va donner, mais pour l'instant, ce n'est pas plus honteux que la concurrence...

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# Film(s) du mois :

Une invitation inattendue pour Noël, le premier film de Noël de l'année (diffusé en juillet !), charmant et plein de peps ; Becoming Santa, un documentaire intéressant sur ces véritables Pères Noël ; et un bon paquet de téléfilms à 3.75/6, autant de métrages qui ont pour caractéristique principale d'être un peu différents de la norme, soit parce qu'ils sont issus du Royaume-Uni (Un Chat pour la vie, Click and Collect), qu'ils mettent en scène des couples plus âgés (Christmas in Tune, A Kiss before Christmas, Un Château pour Noël, A Kindhearted Christmas), des personnages LGBT (Noël chez les Mitchell 2, Under The Christmas Tree) ou parce qu'ils abordent le genre avec un peu plus d'humour, de légèreté et d'originalité (One December Night,  A Clüsterfünke Christmas, An Unexpected Christmas, A Lot Like Christmas).

# Flop(s) du mois :

Le reboot de Maman, j'ai raté l'avion !, un joli désastre qui passe totalement à côté de ce qui faisait le charme de l'original ; Noël avec le Père, une comédie anglaise qui tombe totalement à plat ; Christmas vs. The Walters, une comédie américaine indépendante aux ruptures de ton peu probantes ; Wizards Kingdom, un blockbuster russe décousu et bordélique ; et The Secrets of Santa Revealed !, un mockumentaire Fox pas très abouti...

# Petit écran :

Une combinaison assez intéressante de séries, cette année, dans le cadre de la Yulefest 2021 : d'un côté, de l'animation, avec deux séries très similaires, Le Pôle et Santa Inc., souvent immatures, mais à l'intérêt inégal (Le Pôle s'en tire ainsi mieux que la série HBO Max).

Mentionnons aussi l'anthologie YouTube Les 12 jours sanglants de Noël, produite par Blumhouse, une assez bonne surprise alors que je n'en attendais rien.

Et Lutins, une mini-série Netflix nordique en six épisodes, trop brève pour réellement marquer les esprits, et trop approximative et sous-développée pour convaincre. Une série Netflix typique, en somme...

 

Retrouvez aussi les bilans de toutes les séries critiquées jusqu'à présent en ces pages depuis l'index Séries alphabétique qui leur est consacré.

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# À venir :

Dès demain, retour à la normale sur le blog des Téléphages Anonymes, avec des critiques cinématographiques quotidiennes nettement moins festives, mais pas forcément moins intéressantes : le dernier Matrix, le dernier Spider-Man, le dernier James Bond, Marvel's Eternals, de l'animation... sans oublier des séries, avec Hawkeye, Star Trek : Discovery, Boba Fett, et bien d'autres choses encore !

 

Dans l'intervalle, vous pouvez retrouver l'historique de toutes les éditions précédentes de la Christmas Yulefest, et des films, téléfilms et séries passés en revue à cette occasion, en accédant aux pages Index Christmas Yulefest alphabétique et saisonnier ; toutes les mises à jour du blog sont disponibles sur la page Updates, et la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog est accessible dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Les bilans de Lurdo - Tween Wars XII : Jessie

Publié le 28 Mai 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Comédie, Sitcom, Disney, Romance, Jeunesse, Tween

Episode XII : The Nanny 2.0

Loi n°1 de la Tweencom (rappel) : Chez Mickey, on n’aime pas les ados normaux, et leur quotidien. Résultat : tous les persos des séries Disney ont des pouvoirs, viennent du futur, sont des méga-stars, sont über-talentueux, chanceux, etc…

Loi n°2 de la Tweencom (rappel) : La maison de production It’s A Laugh s’occupe de toutes les sitcoms Disney depuis 2005. En règle générale, leurs shows sont des sitcoms de studio, à caméras multiples, rires enregistrés, dans des décors assez peu convaincants, au générique chanté par une star de la série et/ou de la chaîne, et à la distribution plutôt solide et diverse.

 
Corollaire (rappel) : Lorsque It’s A Laugh trouve un format/sujet facile à exploiter, il le garde. Et le répète ad nauseam, en en variant à peine le style. 
 
Loi n°3 de la Tweencom (rappel) : si chez Mickey tu veux prospérer, les talents musicaux de tes interprètes aux épisodes tu devras intégrer, pour la promotion croisée avec Disney Records assurer.

Loi n°10 de la Tweencom (rappel) : Règle du sidekick : bien souvent, le/la lead de la tweencom est affublé(e) d’un(e) sidekick comique, faire valoir au physique moins conventionnel, à l’interprétation plus exagérée, et délibérément laissé en retrait. Et presque aussi souvent, c’est parce que le/la sidekick est bien plus talentueux(se), attachant(e), et tout simplement charismatique que le/la lead.

Corollaire (rappel) : Lorsqu’un sidekick commence à éclipser son lead, le moment est venu de lui donner sa propre série… pour bien souvent, s’apercevoir qu'il ne fonctionne pas en solo ou en lead.
 


Jessie (2011 - ? )
 

A Nanny named Jessie’s Diaries in a Suite Life…

Koicé ?
Le jeune Jessie arrive de la campagne, et est très rapidement recrutée par deux riches parents (à la Brangelina), qui lui confient la garde de tous leurs enfants adoptifs, dans leur immense appartement particulier.

Aveckicé ?
Debby Ryan (Jessie), qui reprend un rôle relativement similaire (mais moins redneck) à celui qu’elle tenait dans The Suite Life on Deck ; Peyton List (Emma, la sœur aînée), une blonde de 13 ans, pas très marquante ; Cameron Boyce joue Luke, le préado séducteur à grande gueule, façon italien sorti du Bronx ; Karan Brar est Ravi, l’indien caricatural de service, ravi d’avoir été adopté par ses parents, et qui se balade partout avec son varan domestique ; Zuri (Skai Jackson) est la petite black impertinente avec des amis imaginaires ; Bertram (Kevin Chamberlin) est le majordome britannique blasé ; sans oublier les parents (l’un réalisateur et l’autre taupe modèle), et le portier de l’hôtel, Tony, alias le love-interest de Jessie.

Koiçavo ?
Une petite saison, c’est un peu juste pour se faire une idée consistante d’une série, mais au premier abord, Jessie n’est rien de plus qu’une combo de Une Nounou d’Enfer, The Suite Life of Zack & Cody, et du film The Nanny Diaries avec ScarJo.

Autrement dit, on est en terrain ultra-balisé, ça enquille les intrigues et les scènes déjà vues, le générique est chanté par Ryan (en espérant que le show va éviter les scènes musicales pour promouvoir la carrière de Ryan) et si tout le monde joue à peu près juste, Debby Ryan est bien la seule à se démarquer un peu du reste de la distribution, et à se montrer attachante.

Pas vraiment de quoi être enthousiaste, donc, même si le show pourrait toujours surprendre sur la durée (j’y crois à fond). Cela dit, ce n’est pas pire que la moitié des nouvelles sitcoms de networks de la rentrée 2011.

Perte de Santé mentale :
Pffff… franchement, pas grand-chose à retenir, donc pas grand-chose qui puisse atteindre de manière sérieuse le cerveau… c’est, là aussi, bien souvent du papier-peint audiovisuel inoffensif, déconseillé au plus de 12 ans. Sauf quand Jessie se fait attaquer par un énorme tentacule sur un plateau de tournage, et plutôt que de crier au secours, se contente d’adresser au tentacule un truc du genre "normalement il faut m'inviter à dîner avant de pouvoir me--". :ninja:

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Christmas Yulefest 2013 - 36 - A Holiday Heist (2011), A Christmas Carol : The Musical (2004), Un Père Noël au grand coeur (2003), Autant en Emporte Noël (2013), Un Rêve de Noël (2007) & Petit Papa Voleur (2003)

Publié le 1 Janvier 2014 par Lurdo dans Yulefest, Cinéma, Critiques éclair, Noël, Christmas, Comédie, Romance, Télévision, ION, Hallmark, Musique, NBC, Lifetime, Fantastique, USA Network

La Nouvelle Année est là, et comme tous les ans, la Christmas Yulefest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant tout le mois précédant les fêtes de fin d'année, et ce jusqu'à la fin des Douze Jours de Noël...

A Holiday Heist :

Un groupe d'étudiants ne partant pas en Christmas Break se retrouvent embarqué dans le cambriolage d'une gallerie d'art proche du campus...

Un téléfilm ION TV qui tente d'être un mélange entre Home Alone et The Breakfast Club et qui échoue lamentablement, la faute à une écriture particulièrement amateure et peu inspirée, à une interprétation en mode cabotinage, et à une distribution secondaire principalement médiocre et anecdotique. Même Lacey Chabert et Vivica E Fox ne sauvent pas le tout.

1.25/6

A Christmas Carol - The Musical :

Scrooge, ses trois fantômes, Tiny Tim, etc... mais en musique !

Un téléfilm musical Hallmark, avec pas mal de visages familiers du petit écran dans les rôles principaux (Kelsey Grammer, Jane Krakowski, Jason Alexander, Jennifer Love-Hewitt) et Alan Menken à la musique, pour une adaptation télévisée de la version chantée de Broadway. Et ça se sent particulièrement, puisque tout dans la réalisation, la mise en scène, les chorégraphies ou l'interprétation sonne Broadway.

Autant dire que tout cela est assez peu télégénique, fait très "théâtre filmé" au rabais, et est au final assez peu mémorable. Cela dit, le budget est là, et si l'on fait abstraction de la distribution assez inégale, ça se regarde tranquillement, notamment parce qu'Alan Menken sait y faire en matière de chansons.

3/6

Un Père Noël au grand coeur (Secret Santa) :

Une journaliste fraîchement célibataire accepte de couvrir la tradition annuelle d'une petite ville où sévit tous les ans un mystérieux bienfaiteur anonyme...

Un téléfilm NBC du début des années 2000 avec une Jennie Garth alors à peine trentenaire ; un peu terne et pas forcément très passionnant, d'autant que Garth se contente de passer (avec un charme certain) d'un habitant de la ville à un autre en leur posant des questions, alors que l'identité du Secret Santa est assez facilement devinable... et c'est à peu près tout. 

2.5/6

Autant en Emporte Noël (Christmas On The Bayou) :

Une businesswoman divorcée retourne passer les fêtes de fin d'année avec sa famille, dans le Sud profond de Louisiane, où elle reprend goût à la vie, à l'amour, et à la magie de Noël...

Moui... le problème avec ces téléfilms Lifetime qui ont tous le même concept de base décliné à l'infini, c'est qu'il faut que ça se démarque suffisamment des autres téléfilms du même genre pour captiver un minimum le spectateur.

Et là, souci : j'ai toujours eu énormément de difficultés avec l'ambiance "Sud Profond des USA". Il fait chaud, c'est lent, c'est languissant, tout le monde parle avec un accent traînant, c'est mou... et voilà. Je me suis endormi au bout de 45 minutes. Donc je passe la main.

ZzzzZzZzz/6

Un Rêve de Noël (Holiday Switch) :

Une mère de famille débordée et sans le sou croise le chemin de son ex, riche et charismatique, et, après un choc sur la tête, elle se réveille dans une réalié parallèle, où elle est mariée avec ce dernier.

Pas grand chose de mémorable au programme de ce téléfilm Lifetime : l'histoire est assez téléphonée, l'interprétation inégale, et la musique plagie ponctuellement Home Alone de John Williams. À part ça... encéphalogramme plat.

2/6

Petit Papa Voleur (Stealing Christmas) :

Réfugié dans une petite ville avec pour seul vêtement un costume de Santa Claus, un voleur prévoit de dévaliser une banque, mais l'influence d'une veuve et de sa fille adolescente le font progressivement changer d'avis...

Un téléfilm de 2003, diffusé sur USA Network, et mettant en scène Tony Danza, Lea Thompson et Betty White dans un petit rôle ; tout à fait honorable, principalement parce que Danza possède un capital-sympathie notable, et que l'écriture n'est pas trop maladroite. La fin tombe un peu à plat, cependant.

3.25/6

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Catch Review : TNA Impact Live (13/03/2014)

Publié le 14 Mars 2014 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, TNA


Impact Live (from the Impact Zone) :

- Le retour dans l'IZ après l'Angleterre est un peu rude, mais bon, l'IZ semble en forme.

- Dixieland est mécontent, et veut s'en prendre à Roode, qui remet les choses au clair, et redirige la haine de tout le monde en direction de Bully.

- Brève récap de la fin de Lethal Lockdown. "Now is the time of the wrestlers".

- MVP dans le ring, pour réexpliquer qu'il n'est pas le seul investisseur, que Bully aura sa chance comme tout le monde, et que désormais, la compagnie va obéir à sa règle du "M.V. P.". Magnus débarque, se détache de Dixie, vante ses qualités, et fait venir Abyss 2.0 (au relookage discutable) ; puis c'est au tour de Joe de venir, et MVP booke un match contre Abyss.

- Joe vs Abyss. Un affrontement tout à fait honorable entre les deux brutes. EY to the rescue, pour empêcher que Joe ne se prenne un coup de Janice.

- Angelina Love est de retour.

- Willow qui parasite Borash backstage.

- Vidéo de la nouvelle KO, Brittany, qui est fan de Maddie.

- Brittany vs Gail Kim. Quelques tensions entre Kim et Tapa, Kim qui part directement à l'assaut, et encore un peu plus de problèmes de communication entre Tapa et Kim, qui se disputent et brawlent. Efficace.

- Bully Ray arrive, mais est passé à tabac par Dixieland, notamment Roode, furieux.

- Sanada et Mutoh dans un segment de motivation en japonais, backstage.

- Sanada & Tigre Uno vs Bromans. Match assez bref, mais spectaculaire et fun.

- Maddie et Velvet discutent comme au bon vieux temps, mais Velvet semble mécontente du retour d'Angelina.

- Bully démolit les Bromans dans leur vestiaire.

- Samuel Shaw parle à "Christy", pendant que Willow traîne dans les combles.

- Spud & EC3 se préparent pour célébrer le sacrifice de Dixie.
- Joe mécontent de l'intervention d'EY, et quelques tensions sans conséquences entre les deux hommes.

- Célébration de Dixie par Spud et EC3. Un Spud hilarant de bout en bout, une vidéo de hype pour Dixie fendarde comme tout, et une intervention de MVP qui vient mettre un terme à tout ça : Spud redevient un catcheur, et a un match contre Willow ; next week, Lashley vs ECIII.

- ECIII n'est pas forcément impressionné, mais se fait attaquer backstage par Bully.

- Sam Shaw (w/ "Christy") vs Anderson, Street Fight. RAS. On sent que Al Snow travaille backstage. :p

- A-love est là pour une personne en particulier.

- De la hype pour Willow & Kenny King.

- A-Love au micro, demande à Velvet de la rejoindre, une promo croisée un peu longuette et surjouée, et zou, un futur feud en perspective.

- Bully patrouille, Willow approche.

- Spud vs Willow. Willow est Hardy en mode cinglé agressif qui détruit tout sur son passage. Intéressant.

- Bully au micro, sous les vivas du public, et brawl avec Roode. Bully triomphant, qui confirme son face turn. 


 
Un show de merde, avec des segments trop longs et bavards peuplés de personnages sans intéret, des intrigues illogiques et débiles, et des gimmicks à la con. Impact est vraiment le pire show de catch jamais diffusé. Oups, pardon, j'ai fait un copier-coller des habituels commentateurs web américains.

Plus sérieusement, un Impact intéressant, bien qu'un peu désordonné. Cela dit, tout avance, il y a de nouveaux visages, la promesse de changements et de retours, des évolutions, et maintenant que Dixie n'est plus, le show devrait rapidement retrouver une structure plus allégée, et centrée sur le catch.

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Un film, un jour (ou presque) #2 : I'll Follow You Down (2013)

Publié le 1 Juillet 2014 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Review, Science-Fiction, Thriller, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

I'll Follow You Down :

Gabe (Rufus Sewell) et Marika (Gillia Anderson) sont les parents d'Erol (Haley Joel Osment) ; scientifique travaillant sur la théorie des wormholes, Gabe disparaît un beau jour, alors qu'Erol n'est qu'un enfant. Adulte, et devenu un génie des sciences, Erol découvre alors que son père a percé les secrets du temps et de l'espace, et qu'il est perdu, quelque part dans le passé...

Une histoire de voyage dans le temps pas désagréable, bien qu'assez bavarde et convenue. Rien d'exceptionnel, donc, et pour être franc, ça ressemble un peu au pitch d'un épisode de Outer Limits ou de The Twilight Zone, mais délayé sur 90 minutes.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #21 : They Came Together (2014)

Publié le 27 Juillet 2014 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Review, Comédie, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

They Came Together :

La rencontre et l'histoire d'amour de Joel (Paul Rudd) et Molly (Amy Poehler), deux new-yorkais que tout oppose...

Une grosse parodie de tout l'univers des comédies romantiques américaines, par l'équipe de Stella & Wet Hot American Summer, et avec toute la bande de The Office, Parks & Rec, SNL & co. Ça ne fait clairement pas dans la finesse, et le tout ressemble parfois à des sketches mis bout à bout, mais la bonne humeur générale, l'absurde omniprésent, et la distribution très sympathique en font un métrage plutôt attachant et réussi.

4.25/6

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Les bilans de Lurdo : Amandine Malabul / The Worst Witch, saison 2 & 3 (1999-2001)

Publié le 4 Décembre 2011 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Oktorrorfest, Halloween, Fantastique, Jeunesse, Worst Witch, Comédie, Drame

Amandine Malabul / The Worst Witch, saison 2 :

Encore une fois 13x22 min., et encore une adaptation réussie des deux romans suivants. Ici le premier roman est plus ou moins réparti sur les quatre premiers épisode de la saison, tandis que le second est transformé en trois épisodes de seconde moitié de saison, l'aventure balnéaire étant transposée en rivière et ses alentours, pour tenir compte de l'environnement de tournage.

Niveau fidélité, difficile de faire mieux (les illustrations de Jill Murphy sont quasiment reprises à l'identique, sans paraître ridicules), les personnages agissent comme leurs homologues papier, y compris lors d'intrigues totalement inédites. À noter le remplacement de Felicity Jones par Katie Allen dans le rôle d'Ethel Hallow, et qui s'en sort très bien.

D'ailleurs, chose amusante, l'introduction des nouveaux premières années - à l'instar de celle qui a pu avoir lieu dans Potter - permet d'amener des personnages secondaires bien utiles, notamment quand arrive le traditionnel bottle show anglo-saxon (cet épisode occasionnel dans lequel aucun des acteurs principaux n'apparaît, bien souvent tourné en intérieurs, histoire d'économiser un peu de budget), qui reste totalement distrayant et intéressant, bien qu'uniquement centré sur les enseignants secondaires, sur les nouvelles, et sur les deux étudiantes de troisième année.

Bref, à nouveau une saison bien maîtrisée (peut-être juste un peu moins dans l'épisode où un élève masculin veut rentrer à l'école, mais ça dépendra de ce qu'ils en feront en saison 3), qui se termine de manière appropriée (je préfère largement la relation de Hardbroom et Mildred à celle de Potter & Snape) et qui pose la question : la saison 3 sera-t'elle à la hauteur, sachant qu'elle ne sera pas adaptée des romans, mais totalement inédite ?

Amandine Malabul / The Worst Witch, saison 3 :

Ultime saison de la série en tant que telle, une saison forcément moins structurée que les précédentes, puisque ne bénéficiant pas de romans déjà écrits sur lesquels se baser, et qui choisit judicieusement de s'appuyer sur le désir d'indépendance et la rebellion croissante des élèves de l'Académie.

Tout au long de la saison, les ados vont donc s'opposer avec plus ou moins de succès à l'autorité cassante de Hardbroom, le tout culminant dans le double épisode final qui voit littéralement tout un groupe d'élève faire sécession, et être renvoyé... Mildred en tête.

Quelques changements minimes au casting (une des quatrième année a été remplacée, la professeur de chant aussi, ainsi que le concierge), généralement expliqués via un échange ou une réplique au cours d'un épisode (une continuité qui est la bienvenue), et quelques retours amusants, comme le Grand Sorcier, ses deux élèves stupides, et l'école concurrente de formations des Sorciers, chez qui les élèves de l'Académie vont passer quelques jours.

Le mentor acariâtre de Hardbroom fait aussi son retour, dans une tentative de reformatage de l'école qui fait très fortement penser à Dolores Umbridge et à Harry Potter 5, pourtant écrit 3 ans plus tard ; on a aussi droit au bottle show centré sur la nouvelle enseignante de chant et sur les seconde et quatrième année, et qui d'ailleurs fait lui aussi très Harry Potter ; et l'épisode dans lequel Miss Drill, la prof de sport "moldue", fait une déprime de ne pas savoir/pouvoir utiliser la magie, est assez réussi, surtout lorsque, après avoir gagné des pouvoirs temporaires suite à l'intervention de Mildred & co, elle vire littéralement à l'intégrisme dogmatique, allant même jusqu'à être plus rigide et violente qu'Hardbroom ne l'a jamais été.

Bref, une saison 3 toujours très sympathique, qui continue à approfondir l'univers et les personnages de manière agréable, dans le prolongement de l'univers papier de la jeune sorcière.

Ce qui forcément (*soupir*) ne pouvait mener qu'à l'annulation de la série, et à la mise en chantier d'un spin-off évacuant tous les personnages sauf Mildred, qui part deux ans après cette saison 3 au Weirdsister College (pour ce qui est considéré officieusement comme la saison 4 de The Worst Witch).

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Halloween Novembrrrfest 2014 - 35 - The Quiet Ones (2014), Dead Within (2014), The Midnight Game (2013) & Dagon (2001)

Publié le 1 Novembre 2014 par Lurdo dans Oktorrorfest, Cinéma, Critiques éclair, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Hammer, Found Footage, Thriller, Lovecraft, Espagne, UK

Halloween s'en est allé, et l'heure est venue, pour le blog des Téléphages Anonymes, de conclure l'Oktorrorfest 2014, un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

The Quiet Ones :

Dans les années 70, bien décidé à prouver que le surnaturel n'existe pas, le professeur Coupland (Jared Harris) recrute un jeune étudiant (Sam Claflin) pour l'aider, lui et ses deux assistants (Erin Richards & Rory Fleck-Byrne) à mener des expériences sur Jane (Olivia Cooke), une jeune femme autour de laquelle se produisent des évènements surnaturels...

Une production Hammer à mi-chemin entre le film found-footage et le film d'horreur plus traditionnel/old-school, ce qui n'est pas inintéressant.

Malheureusement, le métrage fonctionne de manière systématique sur des jump scares tonitruantes, et la b-o ultra-discrète est ponctuée ici ou là de "thèmes" bruitistes et grinçants, qui se répètent à chaque manifestation : autant dire que l'expérience est assez désagréable sur le long-terme, et qu'elle anesthésie progressivement l'effet de surprise désiré.

Bref, c'est théoriquement sympathique dans ses intentions et sa forme rétro, c'est assez bien fait techniquement, mais au final, c'est trop classique, et je suis ressorti plutôt mitigé de ce métrage. Dommage.

Un petit 3/6

Dead Within :

Six mois après le début d'une épidémie de zombies, un couple calfeutré dans un abri doit faire face à l'amenuisement de ses réserves, et à la lente perte de santé mentale de l'une d'entre eux.

Un film de zombies conceptuellement intéressant, puisqu'en huis-clos, et intégralement centré sur le personnage de la protagoniste qui devient lentement folle.

Malheureusement, si les intentions étaient louables, l'exécution n'est pas à la hauteur du concept, puisque rapidement, on devine le pourquoi du comment (le titre du métrage n'aide pas vraiment à préserver le mystère, d'ailleurs), d'autant que le rythme est assez contemplatif et que petit à petit, les cris de l'actrice deviennent fatigants.

Dommage, car l'idée aurait mérité un traitement plus approfondi et maîtrisé.

2.5/6

The Midnight Game :

Sans vraiment y croire, un groupe de lycéens décide de tester un soir un creepypasta trouvé sur le web. Rapidement, cependant, il s'avère que la légende urbaine est réelle, et qu'ils ont invoqué une entité bien décidée à leur faire vivre leurs plus grandes peurs...

Un petit film au pitch et au traitement guère originaux, mais qui pourtant, étrangement, fonctionne assez bien. Ici, on ne s'embarrasse pas de fioritures, on va droit au but, en moins de 75 minutes tout compris, avec une interprétation honorable, et une ambiance convaincante, grâce notamment à une réalisation assez posée, et à une musique lancinante et efficace.

Bref, assez bonne surprise, tous comptes faits.

3/6

Dagon :

Après un accident de bateau au large d'un petit village de pêcheurs espagnols, Paul Marsh (Ezra Godden) et sa petite-amie (Raquel Merono) s'aperçoivent que les occupants de la bourgade ne sont pas totalement humains, et qu'ils vénèrent une entité sous-marine difforme, Dagon...

Adaptation libre de Lovecraft par Stuart Gordon, qui parvient ici, malgré quelques limites évidentes (budget, rythme, etc) à imposer une atmosphère poisseuse, moite et pesante, ainsi que des visions d'horreur trop rarement vues au cinéma. Ce n'est clairement pas un film parfait, mais cela reste l'une de mes adaptations lovecraftiennes préférées.

4/6

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Blog Update ! - Juin 2019

Publié le 1 Juillet 2019 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Télévision, Update

Un mois de juin avec pas mal de nouveautés sur le blog des Téléphages Anonymes, mais aussi pas mal d'expériences mitigées...

#977 : Scotty et L'Histoire secrète d'Hollywood (2017) - 4.25/6

#978 : Pokémon - Détective Pikachu (2019) - 3.75/6

#979 : Doc Savage Arrive ! (1975) - 2/6

#980 : Casino Royale (2006) - 2.75/6

#981 : Justice League vs The Fatal Five (2019) - 3/6

#982 : Lego DC Comics Super Heroes - Aquaman : La Colère d'Atlantis (2018) - 3.25/6

#983 : The Dirt (2019) - 3.25/6

#984 : Studio 54 (2018) - 4.25/6

#985 : Quantum of Solace (2008) - 1.5/6

#986 : Aladdin (2019) - 2.75/6

#987 : Une Famille sur le Ring (2019) - 3/6

#988 : SkyFall (2012) - 3.5/6

#989 : The Inventor - Out for Blood in Silicon Valley (2019) - 3.75/6

#990 : Glass (2019) - 2/6

#991 : X-men - Dark Phoenix (2019) - 2/6

#992 : Rocketman (2019) - 3.75/6

#993 : The Bill Murray Stories - Life Lessons Learned From a Mythical Man (2018) - 3.75/6

#994 : Men In Black - International (2019) - 2.5/6

#995 : Batman et les Tortues Ninja (2019) - 4/6

#996 : Little (2019) - 3/6

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# Bilan :

Un mois des plus moyens, sur le blog des Téléphages Anonymes. Pas vraiment de catastrophe, mais pas vraiment de bon film non plus, juste pléthore de films moyens, tournant entre 2.5 et 3.5/6, avec parfois un petit supplément d'âme qui leur vaut quelques dixièmes de point supplémentaires.

Mais vraiment, pas grand chose de mémorable à se mettre sous la dent... et c'est bien dommage.

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# Film du mois :

Vraiment pas grand chose à signaler, ce mois-ci, hormis un Batman vs les Tortues Ninja amusant, et des documentaires sympathiques... sans plus. Mention spéciale à ce cher Détective Pikachu, très imparfait, mais une bonne surprise néanmoins.

 

# Flop du mois :

Là, il y a le choix. Mettons de côté Quantum of Solace, sorti depuis bien trop longtemps, et concentrons-nous sur les films plus récents : Men In Black 4, sous-développé, Aladdin, inutile et bordélique, Glass, atteint du syndrome Shyamalan... et bien sûr, mon flop du mois, Dark Phoenix, un film tellement dépourvu d'énergie et d'intérêt, qu'il rejoint prestement le bas du classement de la franchise X-men.

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# Petit écran :

En juin, sur le blog, on a eu droit à Shrill (dont je ne suis clairement pas le cœur de cible), à la deuxième et ultime saison de Ryan Hansen (bien plus efficace que la précédente), et nous avons attaqué la dernière saison des Baudelaire, à la conclusion assez inégale. Et puis il y a le début de la Twilight Zone de Peele, qui commence très mal...

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# À venir :

Un mois de juillet à deux facettes sur le blog des Téléphages Anonymes, avec à partir du 14 juillet, une semaine Comédie française (avec du Kad, du Kev Adams, du Gad, du Monsieur Poulpe, du Ngijol, et du Nicky Larson...) ; autour de cette semaine, le programme habituel du blog, avec des kaijus royaux, des gens du village, un Keanu Reeves assassin, Simba, les exploits de Mysterio, ou encore la vie secrète de nos chers animaux. Et bien sûr, les séries, avec la fin de la saison de la Twilight Zone de Peele, et la dernière fournée de Black Mirror.

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Blog Update ! - Mars 2019

Publié le 31 Mars 2019 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Update, Les bilans de Lurdo, Review, Télévision

Sur le blog des Téléphages Anonymes, un mois de mars assez éclectique, avec quelques bonnes surprises au programme...

#910 : Ladies and Gentlemen, My Name is Paul Heyman (2014) - 4.5/6

#911 : Mortal Engines (2018) - 2/6

#912 : Here Comes The Grump - A Wizard's Tale (2018) - 1.5/6

#913 : Support The Girls (2018) - 3/6

#914 : The Trade (2017) - 3/6

#915 : Dance Movie (2009) - 1/6

#916 : Comic-Con - Episode IV : A Fan's Hope (2011) - 3.5/6

#917 : Alita - Battle Angel (2019) - 4.25/6

#918 : Cher Dictateur (2018) - 2/6

#919 : Robin des Bois (2018) - 1.25/6

#920 - SAINT PATRICK : Leapin' Leprechauns - Les Lutins Sauteurs (1995) & Spellbreaker : Le Secret des Leprechauns (1996) - 3/6 & 2.5/6

#921 : Apprentis Parents (2018) - 4/6

#922 : Room 237 (2012) - 2/6

#923 : Chocolat (2016) - 3.75/6

#924 : Creed II (2018) - 3.75/6

#925 : Le Grand Jeu (2017) - 4/6

#926 : Gardes du corps - Une vie dans l'ombre (2016) - 3/6

#927 : Captain Marvel (2019) - 3.75/6

#928 : Lego Batman : le Film - Unité des Super-héros (2013) - 4/6

#929 - Bohemian Rhapsody (2018) - 3.75/6

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# Bilan :

Une bonne cuvée, ce mois-ci, entre des documentaires intéressants, quelques gros films imparfaits mais divertissants (Bohemian Rhapsody, Alita, Captain Marvel, Creed II), et des drames bien menés (Le Grand Jeu, Apprentis Parents). Bien entendu, il y a toujours quelques moutons noirs, comme par exemple Mortal Engines, tellement médiocre que même ses effets visuels surprenants ne parviennent pas à sauver les meubles... mais bon. Je ne me suis pas ennuyé, ce mois-ci, ce qui est toujours ça de pris.

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# Film du mois :

Outre le documentaire sur la carrière et la vie de Paul Heyman, fascinant mais qui n'intéressera forcément pas tout le monde, le film du mois est, à ma grande surprise, Alita de ce bon vieux Roberto Rodriguez (feat James Cameron). Je n'en attendais absolument rien, je ne connaissais que vaguement l’œuvre originale, et pourtant j'ai été séduit par la performance technique, et par l'interprétation. Une vraie bonne surprise.

 

# Flop du mois :

Dance Movie, des frères Wayans, forcément... mais aussi et surtout Robin des Bois 2018, un navet à mi-chemin entre le young adult générique et la réinvention edgy mais totalement creuse. Ce n'était vraiment pas bien.

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# Petit écran :

Ce mois-ci, la conclusion de Kimmy Schmidt ne m'a pas particulièrement convaincu, guère plus que la saison 2 du Punisher, ou celle de Legion. Un bilan très mitigé, donc, pas aidé par des Star Trek Discovery et The Orville en dents de scie, et par une Angie Tribeca égale à elle-même... un mois de mars vraiment peu mémorable, niveau télévision, en espérant que le mois prochain soit plus intéressant...

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# À venir :

En avril, le blog des Téléphages Anonymes continue sa chronique Un film, un jour... ou presque ! et ses séries, avec un Django déchaîné, une Emily mystérieuse, un tas de Lego, une nounou anglaise aux pouvoirs magiques, un apprenti super-héros, huit salopards, une détective privée et sa mère, des orphelins malheureux, etc...

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Critique éclair : Flynn Carson et les Nouveaux Aventuriers (The Librarians) 1x07-08

Publié le 27 Janvier 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Télévision, Review, Comédie, Fantastique, Action, Aventure

Les aventures d'un groupe éclectique d'individus, choisis par Flynn Carsen (Noah Wyle), le Bibliothécaire, pour l'aider dans sa quête d'objets légendaires et magiques, et empêcher le maléfique Dulaque (Matt Frewer) de conquérir le monde...

1x07-08 :

- Les Librarians confrontés à un concours scientifique scolaire parasité par des phénomènes magiques inexplicables, fomentés par Morgane La Fée (Alicia Witt). Un épisode plutôt sympatoche et bien mené, pour une fois, et l'occasion de confirmer l'identité de Laroquette (Galahad), et de fortement sous-entendre celle du bad guy récurrent (Lancelot, père de Galahad).

- Un loner sur les Librarians prisonniers d'un chalet forestier hanté aux murs mobiles et aux couloirs qui changent de configuration. Pas désagréable, mais un peu forcé, avec une "victime" un peu (beaucoup) en surjeu, et qui finit par être fatigante.

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Un film, un jour (ou presque) #136 : Zero Theorem (2013)

Publié le 25 Mai 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Science-Fiction, Fantastique, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Zero Theorem (The Zero Theorem) :

Génie informatique torturé et reclus, Qohen Leth (Christoph Waltz) oeuvre au sein d'une société dystopienne, où il tente de résoudre un théorème existentiel improbable pour le compte du Management (Matt Damon). Mais progressivement, la fatigue et la folie s'emparent de lui, une situation guère aidée par les interruptions de la belle Bainsley (Mélanie Thierry) et de Bob (Lucas Hedges).

Un style visuel typiquement Gilliamesque (peut-être trop, d'ailleurs, on frôle le cliché formel), un récit très confus et hermétique qui accumule les idées et les propos, sans jamais parvenir à les cristalliser en un tout pertinent et accessible.

Résultat : c'est répétitif, c'est bordélique, c'est fatiguant, et malheureusement, c'est assez peu avenant. Dommage, la distribution est plutôt bonne.

2.75/6

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Les bilans de Lurdo - Ninjak vs The Valiant Universe (2018)

Publié le 13 Mai 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Les bilans de Lurdo, Télévision, Action, Aventure, Fantastique, Science-Fiction, Valiant

Premier portage à l'écran des aventures des héros de la maison de publication Valiant (concurrente de Marvel et de DC en matière de super-héros), cette mini-série Ninjak est composée de six épisodes (22 minutes + 5x10 minutes) confiés à la maison de production indépendante Bat in the Sun, réputée pour ses nombreux courts-métrages inspirés de l'univers de Batman...

Ninjak vs The Valiant Universe :

Lorsque Roku (Chantelle Barry), son ennemie jurée, enlève la femme et la fille de Neville Alcott (Craig Robert Young), l'un des pontes du MI6, Ninjak (Michael Rowe) n'a d'autre choix que d'obéir aux demandes de la criminelle, et de dérober pour elle un livre inestimable, aux pouvoirs incommensurables. Ce qui amène tous les autres membres d'Unity - LiveWire (Ciera Foster), Bloodshot (Jason David Frank), X-O Manowar (Derek Theler), Archer & Armstrong (Alex Meglei & Kevin Porter), Gilad le Guerrier Éternel (John Hannigan) et Shadowman (Damion Poitier) - à tenter de l'arrêter...

Cela ne surprendra personne : confiez un tel projet à une maison de production spécialisée dans les fan-films aux effets spéciaux et à l'interprétation médiocres, mais aux scènes d'action travaillées... et on se retrouve avec six épisodes d'une fan-série aux effets spéciaux et à l'interprétation globalement médiocres, mais aux scènes d'action sympathiques.

Et à l'instar de l'interprétation très inégale, les costumes et la direction artistique le sont tout autant : les perruques sont assez fauchées (Roku rappelle Medusa des Inhumans, en nettement moins bien interprétée ; Livewire fait de la figuration avec une serpillière sur la tête) ; les costumes oscillent entre réussite (Ninjak, Bloodshot), et cosplay raté (Gilad, Manowar, et même Shadowman - qui cependant est sauvé par l'acteur et par son maquillage) ; les effets spéciaux (certes ambitieux) sont bas-de-gamme ; et les décors choisis ne mettent absolument pas en valeur les personnages et leurs tenues, régulièrement sur-éclairées, ce qui ne fait que souligner l'amateurisme de certaines.

Tout cela filmé en caméra portée tremblotante, ce qui est pratique pour cacher un peu la misère de certains affrontements accélérés, mais a aussi tendance à donner l'impression d'une série qui s'agite beaucoup pour peu de résultats. Les deux derniers épisodes, notamment, se montrent bien trop ambitieux pour leur propre bien, et finissent par tomber totalement à plat.

Bref : une mini-série qui ne convainc pas franchement. Oui, c'est amusant de voir ces personnages en prises de vue réelles, mais l'univers Valiant mérite mieux, comme première incarnation, qu'une fan-série gentiment fauchée et bourrée de défauts.

C'est d'ailleurs probablement pour cela que la mini-série, diffusée sur le web au rythme d'un épisode par jour fin avril, a failli être aussitôt retirée de la circulation, pour ne pas faire de concurrence au projet futur de film Bloodshot avec Vin Diesel.

DMG, la société de production chinoise qui possède les droits de Valiant, a fini par revenir sur sa décision suite à la pression des fans (les fans de Valiant sont un peu comme les fans de catch indépendant : intenses, radicaux, et très insistants), mais le fait est que, si l'on peut saluer les efforts de l'équipe Bat in the Sun (après tout, ce n'est pas forcément désagréable à suivre, et l'action est sympathique, surtout pour ce qui devait probablement être un tout petit budget), Valiant mérite mieux.

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Catch Review : TNA Impact (15/05/2015)

Publié le 16 Mai 2015 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, TNA

Après un Impact Live particulièrement frustrant et décevant, qui a été l'occasion de deux retours inutiles (d'autant plus inutile dans le cas de Bully qu'il n'était là que pour un soir et n'a servi à rien), et d'un booking général bordélique, TNA a besoin de redonner un coup de fouet à son produit, ce soir, afin de retrouver la confiance de sa fanbase ébranlée par le dernier show.

Impact - 15/05/2015 :

- Tenay aux commentaires avec Josh.

- Angle présente ses partenaires de ce soir (Melendez est là, *soupir* ; espérons qu'il ne soit là que pour perdre le match), remercie The Rising, The Rising lui fait comprendre que Galloway a ses vues sur le titre poids-lourd, ce qui agace EY. Il débarque donc, se plaint, insulte tout le monde, radote un peu, et présente son équipe pour ce soir, sans surprise, le BDC. Brawl général dans le ring, et Lashley fait son retour pour rejoindre la team Angle de ce soir. Pas un mauvais démarrage, mais rien d'exceptionnel non plus.

- The Dollhouse fait son entrée sur du Hole, mwé.

- Rebel & Brooke vs Dollhouse. La Dollhouse passe directement à l'assaut, domine Rebel qui tient le rôle de la victime, jusqu'à ce que Brooke entre dans le ring. Honorable pour ce que c'était.

- Team EY est à court de membres, donc EY va recruter (je suppose que Bram n'est pas loin).

- EC3 dans le ring pour se plaindre de son classement dans le Top 5. Anderson l'interrompt, se moque de Tyrus, obtient un match contre lui.

- Tyrus vs Anderson. Domination de Tyrus, qui perd sur une distraction malencontreuse d'EC3. RAS.

- Magnus mécontent, interpelle Storm, mais c'est Abyss qui se pointe.

- Abyss vs Magnus, Hardcore brawl. Magnus domine Abyss et Manik, mais se fait prendre en traître par Khoya. RAS, à nouveau, si ce n'est que je ne suis pas certain de l'utilité d'avoir un autre match hardcore dans un show qui a pour main event une hardcore war. Ça dévalue un peu la stipulation, je trouve.

- Wolves vs Dirty Heels, match 1/5. Un tag match exemplaire, avec une fin plutôt réussie... même si on sent qu'ils en gardaient sous le pied.

- The Rising se sépare temporairement d'Eli Drake pour ce soir (je me demande si ça va mener à des tensions entre eux... vu qu'Eli Drake est clairement le meilleur du groupe au micro, ça pourrait donner quelque chose de sympa).

- La Dollhouse discute backstage. Et est toujours un peu trop surexcitée et surjouée à mon goût.

- Storm n'est pas content du comportement de sa Revolution.

- La Dollhouse vient troller un peu, Taryn montre ses sous-vêtements (elle n'est guère plus dévêtue que ses copines, honnêtement), Gail Kim intervient, et pousse la Dollhouse à s'enfuir. Un poil trop criard pour moi, mais bon, rien de rédhibitoire.

- Jesse vs Robbie. Un match-éclair, avec Jesse qui se fait épingler en cinq secondes, fait redémarrer le match, perd à nouveau en dix secondes, fait redémarrer le match, et perd encore en une minute ou deux. Jesse finit par s'énerver, et par confirmer son heel turn en démolissant Robbie en post-match. Amusant, puis efficace.

- EY a trouvé le cinquième membre de sa team.

- Anderson construit une cage pour Tyrus.

- Team Young vs Team Angle - Hardcore War.  Un match moins hardcore que ce que je redoutais, un spot collectif assez sympa depuis la troisième corde, un Bram qui s'invite, un Lashley qui fait le ménage, et un finish prévisible, mais efficace, avec un post-match assez marrant. EY fait un excellent heel psychopathe, et Melendez une excellente victime.


Un show meilleur que la semaine dernière (pas difficile, cela dit), et soutenu par un main event solide, et par un tag match impeccable. Autour, c'est inégal, mais ça reste divertissant, et surtout, pas de Bully ni de Velvet en vue, ce qui est toujours ça de pris.

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Un film, un jour (ou presque) #952 : The Self-Destruction of the Ultimate Warrior (2005)

Publié le 1 Mai 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Action, Catch, Biographie, Documentaire, WCW, WWE

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

The Self-Destruction of the Ultimate Warrior :

Un documentaire-rétrospective assez particulier dans la collection de la WWE, puisque fait sans l'aval de l'Ultimate Warrior, et se résumant, pour faire simple, à 90 minutes d'intervenants démolissant systématiquement le Warrior, son caractère, ses capacités de catcheur, etc.

C'est vraiment un enterrement de première catégorie, unique en son genre dans l'histoire de la fédération : même quelqu'un comme Macho Man a fini par avoir droit à son documentaire exhaustif et objectif, après des années de silence. Ici, l'hostilité de tout le monde est palpable (le mépris dégouline notamment de manière palpable des paroles de Ric Flair, de Jim Ross et de Bobby Heenan), et le métrage ne rate pas la moindre occasion pour critiquer le Warrior et son personnage.

Tout y passe : sa musique (très similaire à d'autres thèmes composés à l'époque - les Rockers, etc), son entrée (qui était tellement énergique que Warrior était parfois essoufflé et épuisé avant même le début des ses matches), ses origines (les intervenants se moquent copieusement de "Parts Unknown", quand bien même de multiples catcheurs venaient de là à l'époque), son talent ultra-limité dans le ring, ses promos et sa fiction incompréhensibles, son caractère de cochon, et sa tendance à ne se préoccuper que de sa petite personne, sans avoir la moindre estime pour la discipline.

C'est probablement ce dernier point qui pose le plus de problèmes à tous les vétérans et officiels interrogés ici : si à plusieurs reprises, au faîte de sa carrière, le Warrior a été renvoyé de la WWF, c'est parce qu'il a commencé à croire à sa propre hype, et à avoir la grosse tête, se comportant de manière non-professionnelle, et refusant occasionnellement de se produire quelques minutes avant un match, si on ne lui donnait pas une somme conséquente.

Un chantage qui n'est pas du tout passé du tout auprès de Vince McMahon et des lutteurs les plus aguerris, et qui est vraisemblablement la raison pour laquelle, jusqu'à ce qu'ils se réconcilient en 2013-2014, ni le Warrior ni la WWE ne se supportaient.

Loin de moi l'idée de défendre Warrior, cependant : tout ce que disent les intervenants du documentaire était de notoriété publique depuis des décennies, et ne surprend guère. Oui, le Warrior était égocentrique, prétentieux, persuadé d'être unique en son genre, un bodybuilder qui a longtemps tout misé sur son physique, n'avait que faire de la sécurité de ses adversaires/partenaires, et a fréquemment laissé son égo et ses demandes financières prendre le dessus sur sa carrière.

Néanmoins, le ton global du documentaire, méprisant, mesquin et hostile, agacera sans nul doute plus d'un spectateur ; seuls les lutteurs les plus jeunes (Christian, Y2J, Edge), n'ayant pas connu directement le Warrior, mais ayant grandi devant ses matches, rééquilibrent un peu ce documentaire à charge, en affirmant qu'il était un catcheur sous-estimé, et qu'il avait beau être incontrôlable, il a marqué à jamais les mémoires d'une génération ou deux.

Le métrage se termine d'ailleurs sur ces affirmations, comme pour ne pas trop charger la bête. Un peu trop tard, à vrai dire, mais ce n'est pas forcément rédhibitoire, puisque malgré tout, pour peu qu'on parvienne à passer outre le massacre et le mépris, ainsi qu'un certain manque de repères chronologiques, les 90 minutes du tout restent vraiment intéressantes, voire même hilarantes quand arrivent les promos déjantées du Warrior.

Et puis, pour être franc, c'est toujours intéressant de voir Hogan, maître-baratineur s'il en existe, s'avérer ici un peu plus sincère que d'habitude, et admettre ses erreurs...

3.75/6

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Critiques éclair - Pilotes 2013 - Mom & The Blacklist

Publié le 24 Septembre 2013 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Sitcom, Comédie, CBS, Drame, Thriller, NBC

Mom 1x01 :

Du Chuck Lorre typique, sans aucune finesse, avec du sentimentalisme facile (alcoolisme, blablabla), des rires enregistrés omniprésents, et avec un nom connu ou deux en tête d'affiche (Anna Faris et Alison Janney), qui cabotinent.

Autrement dit, c'est médiocre et convenu (pas décroché un sourire), mais comme c'est sur CBS, ça risque de marcher, et de finir à 10+ millions de spectateurs d'ici quelques années.

Blacklist 1x01 :

Faisons bref : tu retires l'interprétation de Spader, qui semble s'amuser, et il n'y a plus rien de valable. En particulier la réalisation de Joe Carnahan, et ses choix de caméra/d'éclairage qui donnent un aspect tout cheap et amateur au show, et le fait presque ressembler par moments (les scènes d'intérieur avec tous les agents devant leurs écrans) à une websérie filmée avec un camescope.

Du show blockbuster à énormes ficelles, et qui demande une suspension d'incrédulité et une indulgence énormes pour être apprécié.

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Christmas Yulefest 2013 - 08 - Une Rencontre pour Noël (2013)

Publié le 4 Décembre 2013 par Lurdo dans Yulefest, Cinéma, Critiques éclair, Review, Comédie, Romance, Télévision, Hallmark, Noël, Christmas

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant tout le mois précédant les fêtes de fin d'année...

Une Rencontre pour Noël (The Christmas Ornament) :

Une jeune veuve déprimée refuse de fêter Noël, jusqu'à ce qu'elle retrouve goût aux fêtes de fin d'année et à l'amour dans les bras d'un vendeur de sapins et de décorations séduisant.

Jewel Staite, adorable dans le rôle de la meilleure copine impertinente, est un personnage nettement plus intéressant et attachant que Kellie Martin, avec sa tête de cocker dépressif.

Malheureusement, Staite fait de la quasi-figuration dans ce téléfilm Hallmark, pendant que tout tourne autour de la romance insipide de l'héroïne avec son beau pas très charismatique.

Gros gros bof.

4/6 pour Jewel, -2.5 pour le reste = 1.5/6

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Christmas Yulefest 2013 - 34 - Un Jour Sans Fin (1993), Gremlins (1984), Nothing Like The Holidays (2007), Angels Sing (2013), Nicolas Noël (2012) & Mission Père Noël (2013)

Publié le 30 Décembre 2013 par Lurdo dans Yulefest, Cinéma, Critiques éclair, Review, Christmas, Noël, Comédie, Romance, Jeunesse, Fantastique, Canada

Noël est là, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant tout le mois précédant les fêtes de fin d'année...

Un Jour Sans Fin (Groundhog Day) :

Bill Murray, Andie McDowell, une marmotte, et une boucle temporelle.

Pas grand chose de plus à dire : c'est un classique, et c'est excellent. Point final à la ligne.

5.5/6

Gremlins :

On ne présente plus Gizmo, le Mogwai, qui ruine malgré lui, à Noël, la vie des jeunes BIlly et Kate...

Un classique indémodable de Joe Dante, à mi-chemin entre l'horreur et la comédie grand public (ah, la grande époque Amblin, nostalgie...) avec une musique mémorable de Jerry Goldsmith, et des effets visuels qui tiennent aujourd'hui toujours la route.

5/6

Nothing Like The Holidays :

Le portrait d'une famille de latinos réunis à l'occasion des fêtes de Noël, alors que les parents de la famille annoncent leur divorce imminent.

Rien de vraiment mémorable dans cette comédie dramatique festive assez classique, et parfois même un peu fatigante.

2/6 

Angels Sing :

Un homme, traumatisé par le décès de son frère durant son enfance, réapprend à apprécier les fêtes de Noël en compagnie de sa famille, lorsqu'un bon samaritain lui vend une maison à prix coûtant... 

Une sorte de Christmas With The Kranks-bis (le ronchon qui déteste Noël, et qui débarque dans un voisinage où Noël est une profession de foi, avec des voisins qui tentent de l'amener à décorer, etc), mais en clairement plus maîtrisé, subtil, et tout simplement réussi. Bon, ça ne dépasse pas son postulat de départ, et ça finit par ressembler plus à un enchaînement de morceaux musicaux de stars de la country et du folk (forcément, on est dans le Sud), mais la distribution est réussie, attachante, et l'idée de choisir Willie Nelson pour interpréter un ange/Père Noël bienfaisant est excellente.

3/6

Nicolas Noël - Mon Histoire Magique :

Accompagné de son fidèle lutin Grésille, Nicolas Noël crée le personnage du Père Noël pour apporter joie et bonheur aux enfants du monde...

Une comédie musicale canadienne (apparemment un spin-off d'un autre moyen-métrage narrant l'aventure de Noël d'Arthur l'Aventurier) qui raconte la vie et les aventures du Père Noël.

Pas forcément désagréable (l'acteur qui joue Santa est assez crédible), mais à réserver néanmoins aux plus-petits, tant parce que ça s'adresse directement à eux, que parce que les chansons sont particulièrement... enfantines et naïves, en plus d'être fréquentes.

1.5/6

Mission Père Noël (A Country Christmas, aka The Great Santa Rescue) :

Alors que le maychant gouvernement tente d'éradiquer la croyance en Santa Claus, deux enfants tentent d'aider le Père Noël et son elfe, privés de pouvoirs et cachés dans leur grange, à reconquérir le coeur des Américains, et à sauver Noël...

Une comédie familiale de Noël assez classique, très country (comme son nom l'indique), avec des visages familiers de cette scène musicale, ainsi que Joey Laurel Adams, Kevin Pollak, et Abraham Benrubi en Père Noël.

Ça se regarde tranquillement (même si ça tombe parfois un peu dans le pathos) principalement parce que ça a bon fond, et que la jeune actrice (Caitlin Carmichael) est franchement adorable et attachante.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #513 : Ghost in the Shell (2017)

Publié le 12 Mai 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, USA, Japon, Science-Fiction, Action, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Ghost in the Shell :

Dans un futur proche, au Japon, le Major Mira Killian (Scarlett Johansson) est un être unique : un cerveau humain transplanté dans un corps cybernétique doué de capacités incroyables, que le Major exploite au sein de la Section 9, une unité anti-terroriste composé de Batou (Pilou Asbæk), de Togusa (Chin Han), et de leur supérieur, Aramaki (Takeshi Kitano). Mais lorsque Kuze (Michael Carmen Pitt), un terroriste capable de pirater les esprits d'autrui, apparaît en ville, le Major découvre bien vite qu'elle est probablement liée à lui, et qu'il détient le secret de ses origines... 

Alors avant toute chose, un disclaimer : avant de voir cette adaptation américaine, je ne connaissais quasiment rien de la franchise Ghost in the Shell, je n'en avais jamais rien lu ou vu, et à vrai dire, je n'en ai jamais eu la moindre envie, car je suis, de nature, peu attiré par le cyberpunk, et par tout ce qui est animation japonaise.

Tout ça pour dire que j'ai abordé cette version 2017 sans aucun à priori, si ce n'est celui de bandes-annonces plutôt intéressantes, et du capital sympathie de Scarlett.

Malheureusement, j'aurais dû me renseigner avant sur les personnes à l'oeuvre derrière la caméra : à la réalisation, Rupert Sanders (Blanche-Neige et le Chasseur, visuellement réussi et stylisé, mais particulièrement soporifique, mal rythmé, et avec une distribution mal dirigée) ; à la production, Avi Arad (un producteur sans la moindre vision, responsable d'énormément de bouses avant que Kevin Feige ne prenne le contrôle de Marvel) ; au scénario, Ehren Kruger (les Transformers, La Porte des Secrets) et deux scénaristes sans grande expérience ; aux effets numériques, MPC, oscarisés pour L'Odyssée de Pi et Le Livre de la Jungle - ils sont doués en animaux - mais ayant à leur actif d'innombrables blockbusters aux effets des plus inégaux).

Parce que forcément, tous ces noms, ça n'augurait pas forcément d'un chef d'oeuvre du Septième Art (sans même parler d'une adaptation digne de ce nom des oeuvres originales).

Sans surprise, donc, si le résultat final n'est pas forcément vilain, esthétiquement parlant, et a même par moment un certain style, dans l'ensemble, le film ne fonctionne pas vraiment.

Entre son script vraiment didactique et explicite (tout y est surligné), parfois plus proche d'un sous-Robocop féminin que d'autre chose ; sa musique synthétique parfois réminiscente d'un Tron : Legacy ; ses effets très inégaux (les doublures numériques sont assez ratées, surtout celle de ScarJo, dont la silhouette, les proportions et la carrure changent allègrement selon les plans et les tenues qu'elle porte) ; et son rythme global très étrange (on a parfois plus l'impression d'assister à une suite de vignettes et de belles images, comme autant de passages obligés, à peine liées par un scénario en pilotage automatique), il se dégage vraiment du tout une sensation de travail sans âme, assez faux et artificiel (et paradoxalement relativement étriqué, malgré le décor de mégalopole).

Sensation que l'on retrouve dans la direction artistique des personnages principaux, qui font souvent cosplay un peu fauché, et, ça me peine de le dire, dans l'interprétation de Scarlett, dont les choix de jeu et de langage corporel n'ont pas du tout fonctionné pour moi (pas aidés par ses proportions polymorphes, certes).

Bref, pas vraiment convaincu par ce Ghost in the Shell, qui a pour lui l'avantage d'être cependant relativement court (moins d'1h50, pour un blockbuster, c'est rare), et d'avoir un Batou plutôt sympathique.

(Kitano, par contre, semble n'en avoir absolument rien à faire de ce film ou de son rôle)

2.5/6 (j'imagine qu'un fan des GitS originaux sera probablement encore plus sévère)

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Un film, un jour (ou presque) #516 : Nounou malgré elle (2015)

Publié le 17 Mai 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Comédie, Romance, Jeunesse, PixL

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Nounou malgré elle (The Reluctant Nanny) :

Programmatrice de jeu vidéo à la recherche d'un emploi, Libby (Jessy Schram) croise, par le fruit du hasard, le chemin de Dan (Aaron Hill), un officier de police célibataire, qui s'occupe actuellement de deux enfants orphelins, et qui aurait bien besoin d'une nounou pour les surveiller pendant son absence. Sans argent ni toit au-dessus de sa tête, Libby finit par accepter et, progressivement, se rapproche des enfants et de Dan...

Comédie romantico-familiale (plus familiale que romantique, en fait) de la chaîne PixL, nettement plus classique et dans le moule des productions Hallmark (voire même ABC Family) que certaines de ses productions récentes, mais bénéficiant d'une distribution et de personnages attachants (rien que la profession de l'héroïne évite le cliché sur pattes), qui contribuent beaucoup au charme tranquille du métrage.

3.5/6 (par contre, l'affiche, ce n'est vraiment pas possible)

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 5 (13)

Publié le 10 Septembre 2016 par Lurdo dans Télévision, Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Science-Fiction, Star Trek

J'essaie de conclure mon visionnage de la saison 5 de Star Trek Voyager avant le début de l'Oktorrorfest 2016, mi-septembre, et le moment est donc venu de remettre les bouchées doubles...

5x22 - Someone to watch over me :

L'Holo-Doc apprend à Seven ce qu'est la romance, pendant que Neelix tente de superviser un alien ascéte de passage qui découvre tous les plaisirs décadents du Voyager.

De la comédie légère, assez classique, mais bien interprétée, et par moments assez touchante.


5x23 - 11:59 :

Braga & Menosky s'associent pour une tentative de faire du Far Beyond The Stars avec Janeway, qui raconte à Neelix, en flashback, ce qu'elle croit être la vie de l'une de ses ancètres du 21è siècle.

Un épisode centré sur Mulgrew et sans grand intérêt pour moi, tant tout semble mécanique et forcé pour arriver à une conclusion donnée assez artificielle (ce qui n'aide pas, c'est qu'il n'y a pas grande alchimie entre Mulgrew et Kevin Tighe). Bon gros bof, donc.

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 189 - The Visit (2015)

Publié le 15 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Horreur, Found Footage, Halloween, Comédie

Dernière journée de l'Oktorrorfest 2015 sur le blog des Téléphages Anonymes, et dernière fournée de films fantastiques et horrifiques, à raison d'une critique de film toutes les heures, jusqu'à minuit ce soir...

The Visit :

Tyler (Ed Oxenbould) et sa soeur aînée Becca (Olivia DeJonge) sont envoyés par leur mère chez leurs grands-parents, qu'ils n'ont jamais connus, pour y passer une semaine. Là, les deux adolescents font donc la connaissance de Nana (Deanna Dunagan) et de Pop pop (Peter McRobbie), qui les accueillent à bras ouverts, mais qui, progressivement, paraissent de plus en plus bizarres. Heureusement, Becca est une apprentie réalisatrice, et avec l'aide de son frère, elle va filmer sa famille pour tenter de percer à jour le secret de ses hôtes...

Nouveau film de Shyamalan, qui a permis à ce dernier de retrouver des critiques à peu près bonnes (sans être extatiques pour autant)... mais à vrai dire, c'est toujours aussi médiocre, et ce pour de multiples raisons.

Tout d'abord, parlons du postulat de départ : pour faire simple, si le résumé ci-dessus ressemble à celui de multiples épisodes de Fais-moi peur ou de Chair de Poule ("Comment tuer un monstre", par exemple), c'est parce que c'est exactement ça. The Visit est une histoire basique, filmée du point de vue des enfants, et avec un twist après 65 minutes de film, histoire d'apporter une caution Shyamalanesque au tout... malheureusement, c'est aussi le plus gros problème de cette oeuvre.

Car un épisode de Chair de Poule fonctionne principalement parce que le jeune spectateur s'identifie immédiatement au(x) protagoniste(s) : or ici, The Visit vise un public adulte. Et il faut bien admettre que la jeune Becca - qui passe le premier tiers du film à débiter des généralités agaçantes d'étudiant en cinéma aux prétentions de réalisateur de documentaire - et son frère - le pseudo rappeur jamais drôle - sont tout sauf attachants.

Un problème d'autant plus évident que le gimmick du found footage impose une distance encore plus grande avec les évènements et les personnages : lorsque Shyamalan tente l'émotion en face caméra, ça semble forcé ; lorsqu'il joue la carte du suspense, ça tombe à plat ; et lorsqu'il tente de nous montrer à quel point les grands-parents sont bizarres, tout ce que l'on voit, ce sont deux personnes âgées à la lisière de la sénilité et/ou de la dépression.

La majeure partie des problèmes du film provient en effet de son écriture, puisque pendant une bonne heure, le film n'est jamais suffisamment drôle, jamais suffisamment inquiétant, jamais suffisamment mystérieux, jamais suffisamment subtil (les phobies des personnages, amenées de manière pataude, et uniquement là pour que les personnages en triomphent dans le climax), bref, jamais suffisamment intéressant (sans même parler de toutes ces fausses pistes que Shyamalan insère dans le script, comme pour se moquer de son propre style cinématographique).

Puis arrive le "retournement de situation" (qui manque pas mal de punch dans sa mise en images, puisque la réaction initiale de la mère semble étrangement faiblarde), et là, le film commence enfin à décoller un peu, dans ses 20 dernières minutes.

Mais il est probablement trop tard, d'autant que le métrage se termine sur un monologue bien pataud typique de Shyamalan, et sur un autre rap du gamin... autant dire que l'impression finale n'est pas particulièrement bonne.

Et d'un point de vue purement technique ? L'interprétation est convaincante, la perruque de grand-mère pas terrible, et le format found-footage n'apporte rien, ou aurait pu au moins être partiellement remplacé par un format plus traditionnel et omniscient : les plans sont tous parfaitement éclairés, les angles de caméra tous bien choisis, la caméra ne manque aucun moment important, et le tout est tellement professionnel et carré que ça détruit gentiment le postulat d'un "documentaire" filmé par deux amateurs paniqués (un problème récurrent de ce format, et rendu encore plus évident par la maîtrise technique habituelle de Manoj).

En résumé, on a un réalisateur réputé pour ses talents de réalisation et de mise en scène, qui les met de côté pour tourner un found footage plat et générique, au scénario digne d'un épisode de Chair de Poule, en moins rocambolesque et drôle. Oui, c'est mieux que ses derniers films récents, mais bon...

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #1305 : The Dark Knight - Le Chevalier Noir (2008)

Publié le 23 Septembre 2020 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Jeunesse, Review, Thriller, USA, DC

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

The Dark Knight - Le Chevalier noir (2008) :

Avec l'aide du procureur Harvey Dent (Aaron Eckhart), de l'Inspecteur Gordon (Gary Oldman) et de Rachel (Maggie Gyllenhaal), Bruce Wayne/Batman (Christian Bale) se bat contre le crime organisé de Gotham, alors même que le mystérieux Joker (Heath Ledger) sème le chaos dans la ville, incontrôlable et imprévisible...

Un film incontournable du genre super-héroïque, vénéré par une certaine génération de cinéphiles, et qui pourtant m'a toujours laissé ambivalent.

Un peu à l'image du film, en fait, qui est étrangement divisé en deux parties principales : à commencer par une première grosse moitié assez maîtrisée, qui décrit l'ascension du Joker (un Heath Ledger excellent), celle de Harvey Dent (Eckhart tout aussi bon), la montée en puissance du conflit entre Batman et son ennemi, etc.

Ça fonctionne plutôt bien, évitant les dialogues trop laborieux et pseudo-philosophiques, et restant globalement dans l'action, même si cela doit passer par une séquence en Asie, digression que l'on devine comme une concession au marché et aux investisseurs chinois. Certes, les défauts formels et créatifs du premier film ressurgissent, çà et là (ces plans tournoyants sur Batman, raide comme un piquet sur une corniche ; la voix enrouée de Bale ; le manque de présence de Batman à l'écran, jamais mis en valeur par la caméra, l'éclairage ou la mise en scène ; le côté GIGN du costume), et l'on devine déjà ce qui posera problème dans l'épisode suivant : un Batman qui, après un an à peine de service, est déjà prêt à tout plaquer pour les beaux yeux de Rachel (une Maggie Gyllenhaal qui remplace Katie Holmes, et apporte plus de présence et de répondant à son personnage). Pour sa Croisade contre le crime, ce Batman repassera.

Mais dans l'ensemble, c'est maîtrisé et intéressant.

Et puis, arrive la capture du Joker, et là, lentement, le film commence à se déliter. Les dialogues pseudo-profonds de Goyer et Nolan refont surface, de plus en plus pesants (et présents) ; Batman est encore moins mis en valeur que dans le reste du film (la scène de l'interrogatoire ne fait que souligner tous les défauts de son apparence) ; le Joker devient un Jigsaw du pauvre, imposant des choix (théoriquement) cornéliens à Batman et à Gotham ; le développement de Two-Face est artificiel et forcé, sans jamais vraiment convaincre - un peu à l'image des effets numériques de son visage, qui lui placent occasionnellement un œil à cinq centimètres au dessus de l'autre ; le script décide d'ajouter un dilemme moral inutile à l'emploi du Batsonar (on sent que c'était là une idée autrefois plus développée, et réduite à peau de chagrin dans cette version du script) ; et puis la fin, bien entendu, achève d'affaiblir le récit, avec un propos pompeux et un plan pas très malin de la part de tout ce petit monde.

C'est un peu le problème récurrent des Batman de Nolan/Goyer : plutôt que d'intégrer des thématiques et un message à un film de Batman, le duo a clairement commencé par poser des thématiques et des idées philosophiques, avant de modeler le récit de leur film sur celles-ci, quitte à forcer un peu ou à utiliser des grosses ficelles narratives pour que ça rentre.

C'est toujours ce qui m'a gêné dans cette approche : je suis totalement pour qu'on apporte un deuxième degré de lecture à un film de super-héros... mais quand ce deuxième degré de lecture passe au premier plan, que le tout se transforme en pensum pour les nuls, et que le film de super-héros devient secondaire (et n'intéresse pas vraiment le réalisateur et le scénariste), ça coince.

The Dark Knight est ainsi en équilibre constamment précaire, mais parvient à ne tomber que partiellement dans les pièges du premier film. Pas totalement réussi, le film reste agréable à suivre (même si mon avis sur ce dernier a tendance à changer au fil du temps), et aurait fait une bonne conclusion au dyptique Batman de Nolan. Malheureusement, The Dark Knight Rises est arrivé ensuite...

3.75/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Les bilans de Lurdo : The Twilight Zone, saison 1 (2019) - troisième partie (1x07-09)

Publié le 6 Juillet 2019 par Lurdo dans Anthologie, Critiques éclair, Comédie, Drame, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Review, Science-Fiction, Thriller, Télévision, CBS, Twilight Zone

Suite de la première saison de ce remake de la célèbre série de Rod Serling, chapeautée par Jordan Peele : pour le moment, aux deux tiers de la saison, la série continue de souffrir d'une écriture vraiment trop balourde, et d'un désir de pertinence sociale qui la tire constamment vers le bas... mais il est toujours temps de se reprendre.

The Twilight Zone (2019), saison 1 - troisième partie :

- 1x07 - Not All Men : Après une pluie de météorites, les hommes d'une petite bourgade deviennent tous violents, incontrôlables et agressifs. Deux femmes (Taissa Farmiga, Rhea Seehorn) tentent de survivre au milieu de ce chaos improbable...

Un épisode particulièrement agaçant, qui, plutôt que de présenter une histoire originale ou satisfaisante, semble plus préoccupé par le fait de surfer sur la vague #metoo et sur tous les termes qui lui sont désormais associés en bien comme en mal (la masculinité toxique, #notallmen, blablabla) pour nous pondre un mauvais clone de The Screwfly Solution des Masters of Horror.

Sauf qu'ici (*spoiler*), pas d'influence extérieure transformant les hommes en monstre, non, puisqu'on nous explique bien à la fin, de manière ultra-maladroite et lourde, que les météorites n'agissaient en aucune manière sur les hommes, et que ces derniers en ont juste profité pour exprimer toutes leurs pulsions violentes et détestables.

Ce qui ne colle pas franchement avec ce qu'on voit dans le reste de l'épisode, ni avec le fait que l'adolescent gay résiste délibérément à la "transformation" et explique qu'il a simplement refusé d'être violent, que c'est une simple question de volonté.

Un épisode pataud, forcé, qui a cependant pour lui une jolie montée en puissance sur la fin, et une durée raisonnable d'une quarantaine de minutes. Mais c'est peu.

- 1x08 - Point of Origin : Lorsque sa gouvernante est arrêtée par les services de l'immigration, et qu'à son tour, elle finit entre leurs mains, Eve (Ginnifer Goodwin), une mère de famille tranquille et bourgeoise, ne comprend pas ce qui lui arrive. Surtout lorsque le responsable de son interrogatoire (James Frain) commence à lui poser bon nombre de questions inexplicables...

*soupir*

Alors, dans l'ordre, la vie d'un immigré clandestin, c'est compliqué ; les services de l'immigration américaine sont inhumains, cruels, nationalistes et brutaux ; les Américains préfèrent fermer les yeux sur tout ça et traiter leur personnel de maison comme des personnes inférieures ; le white privilege, ce n'est pas bien ; et on est tous un immigré aux yeux de quelqu'un d'autre...

Voilà à peu près l'essentiel de cet épisode laborieux et encore une fois donneur de leçons, qui est trop imprégné du politiquement correct "woke" américain pour vraiment fonctionner, et qui, en prime,  s’essouffle très rapidement, dès son twist révélé (déjà qu'il était un peu éventé ^^), pour finir sur les rotules avec toute une dernière partie inutile.

Plus que deux épisodes, espérons que le show remonte la pente in extremis.

- 1x09 - The Blue Scorpion : Lorsque Jeff Storck (Chris O’Dowd) découvre le cadavre de son père, suicidé d'une balle dans la tête, le professeur d'anthropologie ne comprend pas : son père détestait les armes à feu, et ne possédait pas de pistolet. Dans les possessions de son père, il trouve alors une arme mythique, le Scorpion Bleu, ainsi qu'une seule balle marquée de son prénom, "Jeff". Lentement, la folie s'invite alors dans la vie de Jeff, alors que sa femme demande le divorce, et qu'il tente de décider à qui est destinée cette balle : à lui, ou à l'un des innombrables "Jeffs" qu'il rencontre soudain à chaque moment de sa journée ?

Autre épisode signé Glen Morgan, et à nouveau, il se dégage de cet épisode une atmosphère fortement imprégnée de X-files et des autres séries estampillées Carter de cette époque : en comparaison de la majeure partie du reste de la saison, cet épisode semble original, intéressant et amusant, bien que très imparfait.

Certaines scènes ne débouchent en effet sur pas grand chose (je pense ainsi à la scène de Luisa d'Oliveira en étudiante angoissée), et l'épisode joue plus la carte de l'ambiance que de l'énergie et de la direction narratives.

C'est un choix qui ne plaira pas à tout le monde, mais dans l'ensemble, c'était nettement mieux mené que 90% des épisodes de ce reboot...

... cependant, malgré tout, encore une fois, la conclusion de Peele semble arriver comme un cheveu sur la soupe, totalement déconnectée du reste du programme, et étrangement plate et générique. La série a vraiment un problème sur ce point.

(à suivre...)

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(retrouvez la critique des épisodes 1x01-03, 1x04-06, et, en cliquant ici et ici, toutes les autres critiques de séries publiées sur ce blog...)

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