Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Résultat pour ""the good place""

Un film, un jour (ou presque) #305 : The Boss (2016)

Publié le 2 Mai 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

The Boss :

Croisement improbable entre Martha Stewart et Donald Trump, Michelle Darnell (Melissa McCarthy) est une grande patronne richissime et célèbre, jusqu'à ce qu'elle soit envoyée en prison pour malversations financières ; à sa sortie, elle est ruinée, abandonnée de tous, et est contrainte de loger chez son ancienne assistante, Claire (Kristen Bell), et sa petite fille. Mais rapidement, le caractère arrogant, vulgaire, manipulateur et autoritaire de Michelle menace cette cohabitation fragile, et la situation se complique encore lorsque Michelle et Claire décident de créer leur propre entreprise, afin d'entrer en compétition avec une troupe locale de girls scouts, en vendant des brownies spécialement conçus par Claire.

On connaît désormais par coeur la formule McCarthy : de la comédie graveleuse, vulgaire, crûe et sans finesse, avec une McCarthy à grande gueule qui cabotine, fait des cascades pas très crédibles, et insulte autrui, mais dont les personnages ont souvent des failles intérieures qui justifient vaguement leur comportement, et que McCarthy révèle dans une scène larmoyante ou plus sincère.

C'est désormais vraiment la routine des comédies vendues sur son nom, et ici, dans cette comédie écrite par et pour elle (et réalisée par son mari), on est à nouveau dans le même schéma.

Un schéma qui s'essouffle de plus en plus, et qui recycle bon nombre de figures imposées, notamment déjà vues dans les comédies de McKay/Ferrell (tous deux producteurs de ce métrage) ; d'ailleurs, je dois dire que le combat de rue entre les deux troupes de girl scouts rappelait très clairement les combats de rues d'Anchorman, y compris dans l'absurdité de certains moments.

Mais le problème, ici, c'est que les failles de Michelle nous sont exposées dès le début du film (elle a grandi dans un orphelinat, rejetée par tout le monde), ce qui affaiblit clairement leur impact sur la durée, à mesure que le personnage continue de se montrer agaçant et envahissant, et que le souvenir de cette introduction se fait de plus en plus diffus dans l'esprit du spectateur.

En résumé, ce The Boss, c'est McCarthy qui fait du McCarthy, et qui commence sérieusement à tourner en rond.

Heureusement que face à elle, il y a Kristen Bell, quelques visages familiers issus du SNL, une fillette naturelle et convaincante, et Tyler Labine en love-interest inattendu de Bell : ces personnages fonctionnent assez bien avec McCarthy, et lui redonnent un peu d'humanité, ce qui aide à faire passer la pilule. Par contre, Peter Dinklage qui continue à composer des antagonistes caricaturaux et déjantés... mwé. Il ne m'a pas forcément convaincu cette fois-ci.

Un tout petit 2.5/6

commentaires

Halloween Oktorrorfest 2016 - 47 - The Darkness (2016)

Publié le 8 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

The Darkness :

Après un séjour touristique dans le Grand Canyon, durant lequel Michael (David Mazouz), le jeune fils autiste de la famille Taylor, a exploré seul une cave indienne étrange, la demeure familiale devient soudain l'épicentre de phénomènes paranormaux inexpliqués. Paniqués, Peter (Kevin Bacon), Bronny (Radha Mitchell) et leur fille Stephanie (Lucy Fry) doivent alors lutter contre des forces qui les dépassent.

Malheureusement pas un biopic du groupe anglais culte de Justin Hawkins & co, mais plutôt un succédané insipide et particulièrement médiocre de Poltergeist, dirigé par un Greg McLean (pourtant à l'origine du sympatoche Wolf Creek) à la réalisation totalement insipide et anonyme.

Pire : McLean est aussi co-responsable du script de cette production Blumhouse, et on a du mal à croire qu'il y a eu trois scénaristes à l'écriture de cette compilation de clichés honteux et particulièrement dépassés : les empreintes sur le miroir embué, le jump scare juste après la fermeture d'une porte de réfrigérateur, le gamin étrange et son ami(e) imaginaire, les personnages féminins menacés sous la douche ou dans le bain, la famille en crise qui s'unit face aux difficultés, l'adolescente rebelle, l'utilisation d'un moteur de recherche libre de droits pour trouver toutes les réponses aux mystères surnaturels qui envahissent la maison, la voyante/médium étrangère que l'on consulte, qui est accompagnée de sa petite-fille qui traduit, et qui exorcise la maison, etc, etc, etc. Ne manquait qu'un chat sorti de nulle part (ici remplacé par un chien, et par un coyote/loup).

On a l'impression d'avoir tout vu des dizaines, voire des centaines de fois, et comme il n'y a ici pas la moindre originalité (ni le moindre sentiment d'angoisse ou de peur du noir, ce qui fait tâche pour un film appelé The Darkness), on s'ennuie rapidement, et on finit par compter les seconds rôles improbables (Jennifer Morrison, Ming-Na Wen, Paul Reiser, Matt Walsh) qui cachetonnent le temps d'une scène et ne reparaissent pour la plupart jamais, et la caractérisation à la truelle des personnages principaux (il est infidèle, elle est alcoolique, l'enfant est autiste, la fille boulimique...) porbablement uniquement là pour convaincre les acteurs, lors de la signature de leur contrat, qu'ils ne vont pas jouer dans un navet digne d'une sortie vidéo.

Bon, et puis la récupération banale et générique des traditions indiennes, mwé...

1/6

commentaires

Halloween Oktorrorfest 2019 - 30 - Into The Dark - 1x08 - All That We Destroy (2019)

Publié le 15 Octobre 2019 par Lurdo dans Anthologie, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Science-Fiction, Thriller, Télévision, Hulu, Les bilans de Lurdo

Chez les Téléphages Anonymes, d'octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Into The Dark - 1x08 - All That We Destroy (2019) :

Mère d'un jeune psychopathe, Spencer (Israel Broussard), le Dr. Harris (Samantha Mathis), célèbre généticienne, vit recluse avec lui, tentant de trouver un remède à son état. Pour cela, elle clone encore et encore Ashley (Aurora Perrineau), victime de Spencer, pour tenter d'amener son fils à calmer ses pulsions... mais bien vite, Marissa (Dora Madison), nouvelle voisine des Harris, attire l'attention de Spencer, au grand dam du Dr. Harris.

Un épisode étrange, qui ressemble un peu à un croisement entre Bates Motel, Black Mirror, Masters of Sci-fi, et Au-delà du réel, avec un script étiré jusqu'à plus soif pour tenir les 90 minutes, quitte à forcer beaucoup de choses.

C'est formellement assez compétent, et Israel Broussard est convaincant en jeune psychopathe, mais quelque chose ne fonctionne pas dans cet épisode Fête des Mères, qui décrit tout ce qu'une mère est prête à faire pour son fils. Un quelque chose qui tient probablement de l'écriture, assez laborieuse, notamment dans les dialogues, et dans ces scènes de Skype holographique entre la mère et le père de Spencer (un père interprété par Frank Whaley qui semble avoir tourné toutes ses scènes en une demi-heure, en pleine nature), des scènes qui ne sont là que pour faire avancer le récit et débiter de l'exposition.

Cette intrigue, étrangement axée science-fiction et dangers de la technologie, finit par tourner un peu à vide, échouant à créer de la tension et du suspense, ou à développer ses personnages secondaires de manière convaincante : Dora Madison se retrouve avec un personnage presque envahissant, à l'enthousiasme forcé, supposé s'attacher immédiatement à un Spencer pourtant asocial et à l'apparence de déterré ; Aurora Perrineau (déjà dans The Body) tient ici un double rôle, mais peine à exister en tant que personnage : la version initiale d'Ashley est antipathique, le clone est amnésique, et une victime à répétition.

Bref, en soi, ce n'est pas désastreux, mais il manque vraiment quelque chose pour que le tout décolle, ou parvienne à conserver l'attention du spectateur : comme d'habitude, le format dessert le récit, et la fin, notamment, est vraiment télégraphiée bien à l'avance, et aurait mérité un peu plus de punch pour laisser une bonne impression finale...

2.5/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires

Halloween Oktorrorfest 2019 - 38 - Into The Dark - 1x12 - Pure (2019)

Publié le 17 Octobre 2019 par Lurdo dans Anthologie, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Halloween, Horreur, Les bilans de Lurdo, Oktorrorfest, Religion, Review, Télévision, Hulu, Thriller

Chez les Téléphages Anonymes, d'octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Into The Dark - 1x12 - Pure (2019) :

Pour la première fois de sa vie, Shay (Jakhara Smith) va participer, avec le père qu'elle n'a jamais connu (Jim Klock), à un Bal de la Pureté, où elle va réaffirmer ses vœux de chasteté et de foi jusqu'au mariage. Pendant un week-end, elle loge ainsi avec sa demi-soeur, Jo (McKaley Miller), son amie Kellyann (Annalisa Cochrane), et Lacey (Ciara Bravo), la fille du pasteur Seth (Scott Porter), qui organise le bal et la cérémonie. Mais lorsque les filles, pour se distraire et exprimer leur rébellion, invoquent Lilith, la première femme de l'Histoire, elles ne se doutent pas que cette dernière va se manifester, et les aider à vaincre le patriarcat qui les oppresse...

Ultime épisode de la première saison de l'anthologie Into The Dark, un épisode célébrant le Daughter's Day (?), mais qui s'avère en réalité un moyen d'effectuer une charge bien bourrine contre la masculinité toxique, le patriarcat et les Purity Balls, cette pseudo-tradition contemporaine assez malsaine de certains cercles américains, qui voit pères et filles prendre part à un bal célébrant la virginité de ces dernières, blablabla, Dieu, l'Amérique, et tout le bordel.

Dans la forme, ce métrage évoque un peu une sorte de Carrie au Bal du Diable (montée en puissance des manifestations surnaturelles et explosion finale lors d'un "bal de promo"), avec quelques touches de Sofia Coppola, mais c'est surtout le message global qui prévaut, façon féminisme revanchard pataud, "tous les hommes sont des ordures, massacrons-les, et libérons-nous toutes du joug du patriarcat", avec symbolique lourde en prime. Enrobé de manifestations assez ratées de Lilith, avec un sourire exagéré et numérique qui est plus ridicule qu'autre chose.

C'est dommage, car la distribution est excellente, tant du côté des filles, que du pasteur et des pères. Et dans l'absolu, le concept de Purity Ball est assez glauque, en soi, pour qu'une atmosphère pesante et menaçante règne naturellement sur tout le métrage. Mais malheureusement, le résultat n'est pas à la hauteur de l'attente et, cumulé avec la lourdeur du message et de sa mise en images, il finit par décevoir. Tout ça pour ça, en somme... heureusement que c'est à peu près compétent, et que l'interprétation est bonne.

3.25/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires

Halloween Oktorrorfest 2019 - 43 - Scary Stories (2019)

Publié le 21 Octobre 2019 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Jeunesse, Oktorrorfest, Review, Thriller

Chez les Téléphages Anonymes, d'octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Scary Stories (Scary Stories To Tell in the Dark - 2019) :

En 1968, la jeune Stella (Zoe Colletti) et ses amis (Gabriel Rush, Austin Zajur, Michael Garza) découvrent, dans une maison abandonnée, réputée hantée, où vivait la famille Bellows, un livre d'histoire horrifiques, écrites en lettres de sang par la jeune Sarah Bellows. Rapidement, les histoires macabres issues du livre semblent prendre vie, et, l'un après l'autre, elles coûtent la vie aux membres du groupe...

Adaptation pour le grand écran d'une série de nouvelles pour enfants, cultes aux USA (principalement pour leurs illustrations macabres), par le réalisateur de The Troll Hunter et de The Jane Doe Identity, et supervisée par Guillermo Del Toro : de quoi assurer un certain capital sympathie à ce métrage auprès des amateurs de genre... voire même une certaine indulgence.

Et pourtant, force est de constater que ce métrage souffre d'un problème de taille : il ne sait pas à qui il s'adresse. Ses protagonistes adolescents, son horreur PG-13, et son script modelé sur celui des adaptations de Chair de Poule semble l'adresser aux plus jeunes ; son fanservice et son statut d'adaptation pour les romans semble l'adresser à des millenials nostalgiques des frayeurs de leur enfance ; et son époque, son cadre historique, son propos thématique sous-jacent, tout ça, semble destiner le film à une génération plus âgée... malheureusement, alors qu'on devine que le film tentait de plaire à tous ces publics à la fois, ces directions créatives finissent par se mettre mutuellement des bâtons dans les roues.

Ainsi, le cadre historique reste sous-développé et sous-exploité, et n'apporte rien ; les sous-intrigues issues des nouvelles s'effacent devant l'intrigue principale qui les encadre, et qui réduit les monstres et les phénomènes surnaturels à de brefs épisodes (pas si différents que ça de la structure d'un I Wish, où un à un, les membres du groupe sont éliminés par une menace surnaturelle d'une manière vaguement reliée aux peurs de chacun) entourés de beaucoup de remplissage et d'exposition pas très intéressante ; et le script, en lui-même, n'est tout simplement pas vraiment original ou motivant, évoquant sans cesse d'autres oeuvres du même genre (les films adaptés de R.L. Stine figurant au premier rang de celles-ci).

Le résultat final s'avère particulièrement tiède, une version plus sérieuse et sombre des Chair de Poule, avec quelques moments qui fonctionnent bien (souvent grâce aux créatures, et à la réalisation), une distribution sympathique (bien qu'un peu inégale - je ne suis pas forcément très fan des jeunes personnages masculins), et un score efficace de Marco Beltrami... mais dans l'ensemble, c'est mollasson, assez formaté, et globalement très anecdotique.

Un minuscule 3/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #987 : Une Famille sur le Ring (2019)

Publié le 17 Juin 2019 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Catch, Review, WWE, Sport

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Une Famille sur le Ring (Fighting with my Family - 2019) :

Père (Nick Frost), mère (Lena Headey), fils (Jack Lowden ; James Burrows) et fille (Florence Pugh), tout le monde dans la famille Knight vit par et pour le catch, au sein de leur petite fédération anglaise. Jusqu'au jour où Saraya (Florence Pugh), la cadette du clan, attire l'attention de la WWE, grande fédération américaine incontournable dans leur discipline. Rebaptisée Paige, la jeune adolescente doit tout quitter, et encourir la jalousie de son frère Zak, pour tenter de réaliser son rêve...

Biographie retraçant les débuts et la carrière de la catcheuse Paige et de sa famille excentrique, tels que narrés dans le documentaire anglais The Wrestlers : Fighting with My Family de 2012, et romancés pour le grand écran par Stephen "The Office" Merchant, sous l'égide de The Rock, producteur du projet.

Un biopic globalement bien interprété, et pas désagréable à suivre (notamment grâce au sens de l'humour et de l'auto-dérision injecté par Merchant), mais qui s'avère, in fine, particulièrement balisé et générique.

Le film est en fait un peu à l'image de la prestation de Vince Vaughn : en pilotage automatique. Ça manque cruellement de punch et d'énergie, le déroulement est cousu de fil blanc, et la réalisation est compétente mais passe-partout, bref, même sans rien connaître de la carrière de Paige, il n'y a pas la moindre surprise dans ce biopic.

Pire : si l'on connaît un peu sa carrière, c'est justement là que ça coince, puisque, pour formater un peu le récit et le film, Merchant fait des choix peu judicieux, choix qui sont d'autant plus évidents lorsque l'on regarde le documentaire de 45 minutes effectuant le portrait des Knight, et visible en ligne.

Les Knight y apparaissent systématiquement plus touchants, sincères et attachants que dans le biopic ; Paige y possède nettement plus de répondant et d'attitude que dans le film, où sa personnalité est plus en retrait ; et lorsque l'on a assisté en direct (que ce soit via le documentaire ou durant Raw) aux débuts de Paige contre AJ Lee, on a un peu de mal à trouver crédible la reconstitution des événements avec Thea Trinidad/Zelina Vega dans le rôle d'AJ.

En résumé, le film de Merchant se regarde sans problème, dans le genre underdog story/sports movie, mais entre ses personnages clichés et/ou sous-développés, ses quelques choix narratifs inutiles, et son manque d'ambition, le tout finit par laisser assez indifférent, et par ne pas faire la moindre impression.

Un petit 3/6

(et encore, c'est en étant indulgent)

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires

Catch Review : Chikara - 14x10 - King of Trios 2014 - Night 2 (20/09/2014)

Publié le 26 Octobre 2014 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, Chikara

La première soirée de King Of Trios 2014 m'ayant laissé plus ou moins de marbre, avec son tournoi assez plat, et ses guests peu mémorables, espérons que la suite se montre plus à la hauteur...

Chikara - 14x10 - King of Trios Night 2 (20/09/2014) :

- Rey de Voladores - Elimination Round 1 - Shynron vs Chuck Taylor vs Rich Swann vs Tigre Uno. Ultra-spectaculaire et un peu brouillon, une ouverture de carte réussie (et une mention d'Impact Wrestling aux comms, il y a du progrès, d'autant que le public était réceptif à Tigre Uno, avec un "please come back" final)

- KOT - 3Peck0 vs Gekido. Trios match tranquillou, avec une dose honorable de comédie de la part de 3Peck0. La rebellion/le face-turn de Jigsaw continue.

- Juan Francisco de Coronado vs Rockstar Spud, Battle of the Bow Ties. Je ne suis pas fan de JFC, mais je dois bien avouer que cet affrontement totalement comique était une réussite.

- Les trois n00bs de la Chikara continuent d'insulter Deucalion, qui ne vient pas.

- KOT - Team UK vs Devastation Corp. Une opposition de style convaincante, avec un triomphe logique des colosses.

- Rey De Voladores - Elimination Round 2 - Amasis vs Sanada vs AR Fox vs Orlando Christopher. Un match plus maîtrisé que le Round 1, et qui bénéficiait clairement d'un Sanada en mode heel.

- KOT - Golden Trio vs Spirit Squad. Le Spirit Squad qui décide de faire un heel turn en pré-match... pourquoi pas... en tout cas, le match (s'il n'était guère surprenant quant à son résultat) était nettement plus solide que le précédent du Spirit Squad : ils s'étaient clairement économisés pour ce match-ci, dans lequel ils ont tout donné, malgré le fait qu'ils n'étaient pas tous en super forme.

- Ashley Remington vs [s]Yoshi Tatsu[/s] Yamamoto. Pas désagréable, à moitié technique, à moitié comique. Yoshi en a fait plus en un match qu'en des années de jobs à la WWE...

- The Flood vs The Colony. Un peu bordélique, et avec une fin en queue de poisson.

- Les n00bs se pointent, attaquent le Flood et Deucalion, lui enlèvent son masque, et deux des trois n00bs se font démolir. Bof. Ça surjouait de partout, tant dans le ring que dans le public, qui en faisait trois tonnes, le finisher de Deucalion est toujours aussi forcé et maladroit, bref, bof.


Une soirée nettement plus convaincante que la précédente, principalement grâce au Rey De Voladores sous influence TNA-esque, et aux matches solos. Le KOT, lui, continue de servir de prétexte aux storylines de Quackenbush, et est par conséquent assez peu mémorable, à moins d'être un Chikara-addict, à 200% dans ces intrigues un peu téléphonées.

commentaires

Un film, un jour (ou presque) - PUNISHER WEEK - 03 - The Punisher : Dirty Laundry (2012)

Publié le 22 Novembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Thriller, Marvel, Punisher

Toute la semaine, Les Téléphages Anonymes passent la carrière télévisuelle & cinématographique de Frank Castle en revue, pour le meilleur... et pour le pire.

The Punisher - Dirty Laundry :

Alors qu'il fait sa lessive dans une laverie, Frank Castle (Thomas Jane) est confronté à la violence ordinaire d'un petit gang des rues, et il doit décider si oui ou non il veut intervenir...

Un court-métrage d'une dizaine de minutes, visible sur YouTube, réalisé par Phil Joanou, et conçu par Avi Shankar, dans le cadre de sa collection de courts-métrages Bootleg Universe, adaptations officieuses de franchises et de titres très connus. 

Ce Dirty Laundry se veut un prolongement du Punisher de 2004, et c'est bien là le problème : si l'on ne peut pas nier que la continuité amenée par la présence de Thomas Jane soit agréable (idem pour le caméo de Ron Perlman), ce court souffre des mêmes problèmes que la version 2004, et en rajoute une couche en tentant de compenser ces derniers.

Ainsi, ce court est assez symptomatique de ce que j'abordais dans les deux critiques précédentes du Punisher : en faisant de son traumatisme fondateur quelque chose de trop personnel, en donnant un visage trop identifiable au "crime", et au combat de Frank, on transforme sa croisade contre le crime (en général) en une simple vengeance personnelle.

Ici, Frank passe la moitié du court-métrage à ne pas punir les coupables : une femme se fait violer, un enfant se fait tabasser, et Frank, qui a eu sa vengeance dans le film de 2004, n'intervient pas. Problème.

Certes, il finit par "punir", suite à un discours de Ron Perlman, mais ce Frank torturé, ambivalent, hésitant dans sa mission, n'est pas particulièrement convaincant.

Et dès que Frank bascule en mode Punisher, c'est l'inverse : le court surcompense la violence modérée du film de 2004, et soudain, Castle casse des bras et des jambes comme s'il avait la force d'un Luke Cage, dans des gerbes de sang numérique à la limite du cartoon.

Paradoxalement, cela a l'effet inverse de celui escompté, et plutôt que de retranscrire la brutalité implacable du Punisher, la scène prend presque une tournure comique.

Bref, pas très réussi, tout ça, et ce quand bien même cette incarnation du Punisher, à la violence gratuite et caricaturale, fasse partie des préférées des amateurs de comics, sur le web (un peu comme Punisher - Zone de Guerre, en fait). Pas forcément surprenant, mais pas non plus à la hauteur de ce que peut - et devrait - être le Punisher...

3/6 - 0.5 pour l'utilisation du score de The Dark Knight =

2.5/6

(par contre, le nouveau crâne, conçu par Tim Bradstreet, et à mi-chemin entre la version traditionnelle, et sa version stylisée, n'est pas désagréable)

commentaires

Halloween Oktorrorfest 2015 - 35 - Survivor (2014)

Publié le 4 Octobre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Action, Science-Fiction

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Survivor :

Après des décennies passées dans l'espace, à la recherche d'une planète habitable, Kate (Danielle Chuchran) s'écrase en compagnie des autres passagers de son navire sur un planétoïde apparemment accueillant. Mais là, séparée des autres survivants, elle doit survivre à cette nature hostile, en évitant des hordes de créatures sanguinaires, ainsi qu'une population autochtone étrange et incompréhensible.

Pas vraiment de l'horreur, mais un survival de SF par la même équipe qu'Orc Wars/Dragonfyre, The Crown and the Dragon, Dawn of the Dragonslayer, la série des Mythica et SAGA, dont on retrouve les maquillages de gobelins du Seigneur des Anneaux (ici modifiés pour faire des mutants difformes) et la même interprète principale, la jolie et convaincante Danielle Chuchran.

Convaincante, car athlétique, dynamique, et réalisant ses cascades elle-même, qu'il s'agisse de chevaucher, de se battre à mains nues, de tirer à l'arc, etc.

Et puis pour être franc, elle est nettement plus agréable à regarder que Jaden Smith dans ce qui s'avère être une version indépendante et à petit budget de After Earth : même concept de base, mêmes discussions à distance avec le mentor blessé, même affrontement avec un gloumoute en CGI (assez réussi, malgré le budget microscopique et Kickstarterisé), même balise de secours à déclencher, et même personnage principal qui court (beaucoup) pour rejoindre un point éloigné.

Sauf que là, le personnage qui court, ce n'est pas Jaden Smith, mais une jolie blonde athlétique en pantalon moulant, ce qui est tout de suite nettement plus sympathique.

D'ailleurs, pour une production indépendante, il n'y a vraiment que quelques fonds verts, le dialecte et les costumes risibles des autochtones post-apo, et le rythme bancal du tout (93 minutes, mais beaucoup de meublage à base de course à pied et à cheval) qui fassent vraiment tache.

Le reste est à peu près honorable (sans forcément s'élever au-dessus de la moyenne), les paysages sont jolis, la scène du cheval est amusante, Sorbo cachetonne (mais fait toujours plaisir à voir), la musique est "adéquate" (bien que gentiment répétitive), et le retournement final est über-prévisible (ils sont sur Terre ! Surprise !), mais finalement tellement assumé et passé sous silence que ça fonctionne plus ou moins, d'autant que le film enchaîne aussitôt sur autre chose, pour devenir brièvement un monster movie dans des grottes sombres.

Ce n'est pas vraiment bon, mais ce n'est pas pire que le Shyamalan, donc :

2.5/6 (même si je suis tenté de mettre un 3/6 pour les beaux yeux de l'actrice principale)

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #901 : CM Punk - Best in The World (2012)

Publié le 19 Février 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, Catch, Action, Biographie, Histoire, WWE

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

CM Punk - Best in The World :

Un portrait très bien mené et complet de CM Punk, depuis les débuts de sa carrière jusqu'au Summer of Punk 2. Le portrait d'un homme à la vie compliquée, qui a su dépasser ses difficultés familiales pour se construire seul, en trouvant une échappatoire dans le monde du catch, et en se trouvant une nouvelle famille d'adoption à laquelle il est totalement fidèle.

Perfectionniste au caractère de cochon, qui veut contrôler le moindre détail de sa carrière (quitte à se brouiller avec autrui) et être le meilleur dans sa discipline, Punk est ainsi prêt à tout pour y parvenir (sauf à sacrifier son intégrité et ses valeurs), et a longtemps négligé ses relations sentimentales et amicales pour se concentrer sur le catch, et sur sa carrière ; une habitude qu'il regrette désormais, et qui a été l'un des facteurs de son départ final de la WWE (entre autres choses - problèmes de santé, hostilité des responsables, mariage, etc).

Le documentaire retrace donc ce parcours, au travers d'innombrables images d'archives, depuis le backyard wrestling de sa jeunesse jusqu'à la WWE, en passant par l'IWA, la ROH, l'OVW, etc (TNA exceptée). Le tout rythmé d'interviews des amis de Punk, de ses proches, de sa famille adoptive, de ses collègues (Cabana, Bryan, Hero, Mercury, Hawkins, Kingston, Miz, Cena) et de ses patrons (Heyman, Michael Hayes, Triple H, Jim Ross), et par des tranches de vie de Punk (qui court, qui assiste à un concert, qui dédicace en convention, etc).

Un peu moins de deux heures intéressantes pour qui apprécie le personnage et son parcours, d'autant que le film se montre assez honnête et sincère sur les hauts et les bas de sa carrière, et sur les raisons de ces turbulences (Michael Hayes passe ainsi tout le documentaire à hésiter entre défendre les décisions de la WWE, et applaudir les décisions de Punk).

Le seul grand absent, à vrai dire, c'est Vince, qui ne semble pas en assez bons termes avec Punk pour accepter d'apparaître dans ce documentaire (cela dit, Cena est là, et Triple H aussi, donc la voix et l'opinion de Vince sont représentées).

Encore une production assez réussie de la WWE, malgré quelques défauts ici ou là (le montage à base de texte apparaissant à l'écran, histoire de répéter les propos des intervenants, est assez agaçant, mais heureusement, ça ne dure pas), et malgré une fin forcément frustrante : il manque clairement une conclusion à cette rétrospective, et si le mini-documentaire de l'UFC The Evolution of Punk permet de combler un peu ce manque post-WWE, on regrette que la carrière de Punk se soit terminée ainsi, et que le documentaire reste ainsi incomplet.

4.5/6

(la conclusion façon Ferris Bueller était amusante)

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #754 : Life of the Party (2018)

Publié le 11 Juillet 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Life of the Party :

Alors que sa fille Maddie (Molly Gordon) rejoint sa sororité universitaire pour sa dernière année de fac, Deanna (Melissa McCarthy) découvre que son mari la trompe et exige le divorce, la laissant sans le sou. Contrainte de reprendre ses études pour obtenir un diplôme, Deanna s'inscrit donc à la fac de sa fille et, rapidement, elle devient la mère poule de sa sororité, et de toutes les jeunes femmes excentriques qui la composent (Gillian Jacobs, Jessie Ennies, Adria Arjona...).

Tammy et The Boss, les deux collaborations précédentes de Melissa McCarthy et de Ben Falcone, son mari réalisateur et co-scénariste, étaient tout sauf convaincantes : numéro habituel de "grosse vulgaire et provoc qui cache un fond sensible" de McCarthy, rythme particulièrement inégal, seconds rôles sous-exploités... la formule était récurrente, et de moins en moins convaincante de film en film.

Ici, changement de programme : McCarthy ne joue plus ce personnage habituel brut de décoffrage, mais celui d'une mère de famille affectueuse, au débit de parole épuisant, mais étrangement douée en tout. Sa fille l'aime, et se remet rapidement de l'embarras causé par la présence de cette quadragénaire envahissante ; toutes les filles de la sororité l'accueillent à bras ouverts ; elle est excellente en classe, elle danse parfaitement et met à l'amende ses rivales lors de la soirée 80s, elle s'entend parfaitement avec tout le monde, est la chouchoute de son professeur, et une fois son relooking moderne fait par sa fille en trente secondes chrono, elle séduit en un claquement de doigt un jeune étudiant charmant, qui devient son amant, et à qui elle fait découvrir les plaisirs d'ébats sexuels (forcément) hors-du-commun.

Difficile de s'intéresser à ce personnage qui ne rencontre pas grand obstacle durant le film, et surmonte sans problème le peu de problèmes qui se pose au fil de ce récit assez mou et générique.

Malgré de multiples visages familiers à l'écran (Maya Rudolph, en surjeu total ; Christina Aguilera, qui vient faire sa promotion ; Debby Ryan, qui porte bien le spandex 80s ; Chris Parnell, Nat Faxon et Stephen Root, qui passent dire bonjour ; Julie Bowen, dans le rôle de la maîtresse du mari ; Heidi Gardner du SNL en goth), le tout se déroule à un rythme mollasson et nonchalant, sans jamais s'avérer particulièrement drôle ou original, et la plupart des personnages secondaires ne sont là que pour une poignée de vannes, et pour servir de toile de fond à McCarthy, et à sa relation avec sa fille.

Beaucoup trop de moments improvisés (ou qui auraient mérité d'être raccourcis au montage), un bon quart d'heure superflu, des bons sentiments jamais contre-balancés par des idées, de la folie ou des moments plus mordants, bref, ça tourne à vide, sans toutefois atteindre un niveau insupportable ou agaçant : c'est simplement totalement insipide et inoffensif, malgré toute l'énergie que Melissa McCarthy y met.

2.75/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires

Oktorrorfest 2012 - 01 : The Walking Dead, saison 1

Publié le 10 Octobre 2012 par Lurdo dans Oktorrorfest, Critiques éclair, Review, Télévision, Fantastique, Halloween, Horreur, Drame, AMC

On est en Octobre, Halloween est à nos portes, et comme tous les ans, je me consacre au genre de l'horreur, avec un visionnage de séries tv et de films appropriés à cette période de l'année.

À commencer par le revisionnage des six premiers épisodes de The Walking Dead, série AMC (chouchou des geeks téléphiles) adaptée du comic-book de Robert Kirkman (chouchou des geeks bédéphiles) par Frank Darabont (chouchou des geeks cinéphiles).

Et, pas de surprise, puisque je les avais déjà vus lors de leur diffusion initiale... ce n'est pas bon.

Je ne vais cependant pas développer beaucoup plus que ça, m'étant déjà livré, en mon temps, à bien des joutes verbales et écrites sur le sujet : je n'en ai plus l'énergie, et je vais juste me contenter de lister les problèmes principaux du programme :

- la distribution tout sauf attachante, et parfois assez à côté de la plaque au niveau jeu.

- la lenteur ahurissante de la saison : il n'y a que six épisodes, et pourtant tout ce qui s'y déroule aurait pu être résumé en une grosse heure, heure et demi de métrage bien rythmé (en soi, la lenteur d'une oeuvre n'a rien de rédhibitoire, si elle est voulue, et participe à l'intérêt de l'oeuvre ; ici, on a plus l'impression que c'est du meublage de la part de scénaristes et d'un showrunner sans aucune réelle expérience du monde de la télévision.)

- le manque de cohérence et de logique interne au récit (c'est parfois écrit en dépit du bon sens, et la bêtise atterrante des personnages (innombrables sont les moments durant lesquels on se facepalme joyeusement devant notre écran).

- les personnages archétypaux et basiques au possible (cohérent avec leurs homologues de The Mist de Darabont, à peu près aussi attachants, intelligents et fins).

- Et de manière globale, le manque d'originalité du tout. TWD fonctionnait bien en comics car c'était un concept original et relativement inédit sous cette forme dans ce medium artistique précis. Sur pellicule, cependant, TWD se confronte forcément aux multiples films fondateurs du genre, et à la marée d'oeuvres en tout genre, à la fois au ciné ou à la tv, qui ont depuis vu le jour. Et là, la saison 1 de TWD ne fait clairement pas le poids.

Maintenant, je ne désespère pas d'une amélioration en saison 2, que je vais rattraper incessamment sous peu. Mais bon... c'est là que l'on s'aperçoit qu'une bonne campagne marketing, un genre à la mode, un réalisateur qui a la bienveillance des médias, et un network qui a le vent en poupe, ça suffit bien souvent à faire d'un show (ou d'un film, d'ailleurs) un succès commercial, public et même critique, et ce que l'oeuvre soit en réalité bonne ou mauvaise...

En bref :

ZZZZZZZZzzzZzzzzzzzzzzZZzzZZZZZZZZZZZZZZZZzzzzzzzZZZZzzzZZZzz

(2/6)

commentaires

Oktorrorfest 2012 - 04 : The Walking Dead, saison 2

Publié le 17 Octobre 2012 par Lurdo dans Oktorrorfest, Halloween, Horreur, Fantastique, Drame, AMC, Critiques éclair, Review, Télévision

Aaaah... The Walking Dead. Sa saison 1 (comme je l'avais mentionné en ces pages) m'avait tout sauf convaincu : rythme soporifique, manque total de progression et de rebondissements intéressants, distribution terne et passe-partout, développement inexistant des personnages, qui ne dépassaient pas le stade de caricatures, bruitages outranciers... autant dire que la s1 de la série d'AMC était loin de m'avoir séduit.

Quid de cette seconde s2, alors ?

Et bien mêmes motifs, même punition : à nouveau, ça se traîne. À nouveau, la moitié des personnages sont transparents. À nouveau, le show préfère s'attarder pendant 6 ou 7 épisodes sur la disparition d'une fillette, et faire ainsi du surplace, alors que le spectateur, lui, a déjà deviné depuis le début comment l'intrigue va se conclure...

Bref, ce n'est guère reluisant. Et pourtant, cette nouvelle saison est déjà un peu regardable que la précédente. Et cela grâce à un nombre d'épisodes doublé, et au départ de Frank Darabont, incapable de se plier aux impératifs et aux besoins du monde de la télévision.

En doublant le nombre de ses épisodes, la production s'impose ainsi une coupure hivernale. Coupure qui, à son tour, oblige les scénaristes à donner un semblant de mouvement à son récit, pour terminer la mi-saison sur un cliffhanger. Résultat : ça fonctionne un peu mieux, le show semblant s'arracher de sa torpeur le temps de quelques scènes efficaces, et de quelques dialogues bien écrits. Malheureusement, ces lueurs d'espoir (l'épisode 10, notamment) ne durent jamais très longtemps, et l'on retombe bien vite dans le marasme sans intérêt qui caractérise tant la série. Un contraste particulièrement agaçant, tant le potentiel est là, mais échoue à être exploité par les scénaristes...

Reconnaissons tout de même que la série n'est pas aidée par sa saison 1 défaillante, qui a échoué à poser des personnages mémorables et intéressants. Aussi est-ce avec un certain soulagement que l'on voit se développer une romance entre Glenn et Maggie, ou un début de rapprochement entre d'autres personnages, qui y gagnent un peu en intérêt... mais là aussi, encore une fois, le triangle amoureux principal revient régulièrement tout gâcher, avec notamment une interprétation particulièrement aléatoire.

En bref :

Pour moi, The Walking Dead est devenu synonyme de "chants de grillons dans la nature", bruitage que l'on retrouve dans la majorité des épisodes (ou presque) de ces deux saisons, et qui caractérise bien l'ennui chronique que le show, lourd en personnages transparents, et en dialogues pesants et omniprésents se mariant mal avec le média tv, suscite chez moi. M'enfin bon, ça pourrait être pire... ça pourrait être la saison 1. :p

2.5/6

commentaires

Halloween Oktorrorfest 2017 - 66 - Saga House : House 3 - The Horror Show (1989) & House 4 (1992)

Publié le 1 Novembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Fantastique, Oktorrorfest, Halloween, Cinéma, Horreur, Comédie, Thriller

Chez les Téléphages Anonymes, l'Halloween Oktorrorfest - notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur - continue jusqu'à la fin de la semaine prochaine...

House III - The Horror Show :

Après avoir assisté à l'exécution de Max Jenke (Brion James), un tueur en série psychopathe qu'il a arrêté, l'Inspecteur Lucas McCarthy (Lance Henriksen) pense en avoir fini avec lui. Mais Max a réussi à se transférer dans l'énergie de la chaise électrique, et il revient ainsi de l'au-delà pour se venger de Lucas, et hanter sa famille...

Un film d'horreur intitulé The Horror Show, arbitrairement rattaché à la franchise House à l'international pour de sombres raisons contractuelles, mais qui en fait n'a tout simplement rien à voir avec celle-ci, à part, vaguement, un concept de maison hantée.

Hormis la présence toujours agréable de Lance Henriksen, donc, que dire de ce métrage, qui lorgne énormément vers le Shocker de Wes Craven, en production au même moment, et reposant exactement sur le même concept et les mêmes rebondissements ?

Pas grand chose, en fait : c'est assez typique des slashers/thrillers surnaturels de l'époque, dans ce que ça avait de bon et de mauvais (l'influence de la franchise Freddy est palpable), et ça fonctionne principalement sur le charisme d'Henriksen, sur le cabotinage de James, et sur la scène de la chaîne électrique, relativement réussie.

Le reste, par contre, est totalement anecdotique, avec tout un assortiment de personnages secondaires (notamment la famille de l'inspecteur) insipides et peu intéressants, et des effets constamment sur le fil du rasoir, entre risibles et inventifs.

2.75/6

House IV :

Après sa mort dans un accident de voiture, Kelly (Terri Treas), l'épouse de Roger Cobb (William Katt), et leur fille Laurel (Melissa Clayton) s'installent dans la demeure familiale, au milieu de nulle part. Mais la pègre locale s'intéresse de très près à la bâtisse, et lorsque des phénomènes surnaturels commencent à s'y produire, la mère et la fille se tournent vers un vieux chef indien ami de la famille...

Une pseudo-suite indirecte au premier film, dont on retrouve Roger Cobb, mais qui n'a en réalité pas la moindre continuité avec les événements de House : la maison est différente (et fait nettement plus décor de cinéma), ses origines aussi, la famille de Cobb n'a rien à voir, Cobb décède dans les dix premières minutes du métrage, bref, ce n'est qu'une suite hypothétique.

Et pour cause : le script a été rattaché de force à la franchise House durant la pré-production, lorsqu'il a été décidé que le personnage de Cobb pourrait peut-être apporter quelques spectateurs de plus à ce direct-to-vidéo générique et sans rapport.

On se retrouve donc avec un script insipide et dérivatif, pas forcément trop mal joué par le duo mère-fille, mais mis en images de manière économe et peu inspirée (ou totalement grotesque, comme par exemple les cauchemars, ou tout ce qui concerne la pègre locale), et qui se traîne lamentablement pendant 95 minutes, n'étant jamais effrayant, tendu ou dynamique, et rarement amusant. Bref... un flop.

1.5/6

commentaires

Halloween Oktorrorfest 2016 - 119 - La Nuit des Démons 3 (1997) & Night of the Demons (2009)

Publié le 1 Novembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Comédie, Halloween, Horreur

Halloween, c'est terminé, et jusqu'à la fin de la semaine, on achève l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme la fin de ce marathon de cinéma fantastique et d'horreur qui a duré un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

La Nuit des Démons 3 (Night of the Demons 3) :

Le soir d'Halloween, un groupe de jeunes abat accidentellement un officier de police, et trouve alors refuge dans le funérarium abandonné d'Angela, où ils sont confrontés aux pouvoirs démoniaques de cette dernière.

Générique en images de synthèse assez sympathiques, mais un film qui est plus près du premier volet que de sa suite : ça se prend mortellement au sérieux, ça joue assez moyennement, les personnages sont insipides (centrer toute une partie du récit sur un flic hard-boiled cliché, c'était vraiment une mauvaise idée), c'est involontairement risible, les effets numériques sont ratés...

Bref, 1.25/6

Night of the Demons (2009) :

Invités par Angela (Shannon Elizabeth) à une fête d'Halloween se déroulant dans un manoir de la Nouvelle-Orléans à la réputation sinistre, un groupe de jeunes adultes se trouve alors confronté à des démons sanguinaires qui hantent les lieux.

L'original était très mauvais... et le remake est dans la même lignée, tout en étant meilleur d'un point de vue technique.

Là où le NOTD 88 était amateur de bout en bout, tant dans le rythme que dans la réalisation, les effets ou le jeu des comédiens, celui-ci fait un minimum illusion : la forme est compétente (en comparaison du film des années 80, bien sûr, parce que dans l'absolu, ce remake est assez laid, visuellement; un peu comme du Rob Zombie, période Maison des Mille Morts, mais sans la maîtrise, la sincérité ou l'inspiration : tout est fluo, multicolore, trashy, et avec de la musique indus/alt/indie envahissante), les acteurs potables, et il ne faut pas attendre 45 minutes pour que ça démarre un minimum (seulement 35-40 minutes :P).

Sans oublier un caméo de Linnea Quigley, et l'utilisation de Black n°1 pour la danse de séduction de la démone (c'est toujours mieux que le Death Metal inaudible des NOTD originaux).

Malheureusement, on perd le générique animé de la version 88, les personnages sont insipides (poufs vulgaires, stoners, Fat Furlong, Monica "chirurgie esthétique" Keena...), le scénario basique de l'original est inutilement étoffé d'une histoire de trafic de drogues/descente de flics (histoire de meubler la première demi-heure), de scènes d'exposition qui n'apportent pas grand chose (déjà que les flashbacks sépias filmés à la DV, c'est moyen...), et d'une héroïne badass qui joue du fusil à pompe ; niveau horreur,

ça se contente d'être ponctuellement frénétique et sous-éclairé, caméra au poing tremblotante en prime, et le tout n'est jamais particulièrement divertissant (à une ou deux répliques près).

Bref, d'un 1/6 pour l'original, on atteint ici un laborieux 1.5/6. Il y a du progrès.

commentaires

Christmas Yulefest 2016 - 49 - Hyper Noël (2002)

Publié le 25 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Christmas, Yulefest, Noël, Review, Disney, Comédie, Jeunesse, Fantastique

Noël est là, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Hyper Noël (The Santa Clause 2 - The Mrs. Clause) : 

Cela fait huit ans que Scott Calvin (Tim Allen) est le Père Noël, et il est, aux yeux de ses lutins, l'un des meilleurs de l'histoire de l'humanité. Mais la situation se complique lorsque sa nouvelle conseillère Abby (Danielle Woodman) lui apprend que son fils Charlie (Eric Lloyd) n'est pas sur la liste des enfants sages ; pire : Bernard (David Krumholtz) et Curtis (Spencer Breslin) lui expliquent que s'il veut conserver ses pouvoirs de Santa, il doit obéir à une seconde Clause, la Mrs. Clause, et qu'il doit donc trouver une épouse avant Noël, dans un mois. Et tandis que Scott se rapproche de la directrice de l'école de Charlie, Carol Newman (Elizabeth Mitchell), il laisse l'atelier sous la supervision d'un double robotique conçu avec Curtis, double qui finit très rapidement par prendre le pouvoir au Pôle, et par y instaurer un règne tyrannique...

Huit ans plus tard, une suite mi-figue mi-raisin à une première Santa Clause pourtant assez sympathique.

Le problème, ici, c'est que le film tente trop de choses à la fois, et finit par n'en réussir vraiment aucune : d'un côté, les problèmes familiaux de Scott, de l'autre, le compte à rebours de la perte des pouvoirs de Scott, et la comédie romantique Scott/Carol, sans oublier le double rôle de Tim Allen en Scott et en robot (maquillage très réussi, d'ailleurs), les blagues et les gags assez moyens (nettement plus puérils et physiques qu'avant, avec notamment le fameux renne qui pête), et puis aussi les caméos de compères de Tim Allen, etc...

Pas surprenant que le tout finisse par être un sacré bordel quand on s'aperçoit qu'il y a eu sept scénaristes différents sur ce film, en plus du nouveau réalisateur. Et c'est assez dommage car il faut bien avouer que certains moments fonctionnent tout de même : Mitchell et Allen ont une jolie alchimie, Allen s'amuse clairement en Toy Santa, et la direction artistique est toujours très intéressante (malgré des rennes assez immondes).

Mais la magie ne prend pas autant que lors du premier film, et l'on ne peut s'empêcher de se dire qu'avec des scénaristes plus compétents, ça aurait pu donner quelque chose à la hauteur du premier. En l'état, si l'on a apprécié l'original, The Santa Clause 2 fait une suite regardable, mais assez forcée, et tout sauf mémorable.

Un petit 3/6 (mention spéciale à Liliana Mumy, adorable)

commentaires

Les bilans de Sygbab - Gilmore Girls - Une Nouvelle Année - Été (2016)

Publié le 18 Mars 2017 par Sygbab dans Télévision, Critiques éclair, Review, Romance, Comédie, Netflix, Les bilans de Sygbab, Gilmore Girls

Sygbab regarde (beaucoup) la tv, Sygbab écrit (parfois) des bilans : retrouvez-les sur le blog des Téléphages Anonymes !

Gilmore Girls - A Year in the Life 1x03 - Summer :

Le nouveau running-gag concerne le retour de Rory dans sa ville natale, puisqu'elle n'arrive pas à convaincre les habitants de Stars Hollow que la situation est juste temporaire.

Lui faire reprendre le rôle d'éditeur de la gazette de la ville afin de la remettre sur les rails est une bonne idée - ça amène aussi une distribution des journaux assez désorganisée et complètement décalée -, d'une part parce que ça justifie qu'elle reste dans les parages, d'autre part cela l'oblige à mener une introspection sans doute salvatrice. Elle reçoit pour cela l'aide de Jess, qui est toujours là pour lui donner des conseils (ou un coup de pied aux fesses, au choix) quand elle en a besoin. L'apparition de ce dernier apparaît naturelle, et il semble apaisé maintenant qu'il a une vie plus stable avec un emploi qui lui plaît.

Le côté excentrique qui a toujours existé dans la série est vraiment développé à fond dans cet épisode, avec Stars Hollow - The Musical. Lorelai se retrouve seule contre tous en pensant que c'est totalement raté, alors que toutes les autres personnes assistant à l'avant-première sont totalement conquis et trouvent la comédie musicale absolument géniale.

En un sens, ça l'est tellement c'est over the top, de manière volontaire pour les scénaristes, mais involontaire pour Taylor qui est convaincu qu'il tient là quelque chose de rare et d'exceptionnel.

Même si elle a sans doute raison, la position de Lorelai ne fait qu'illustrer son isolement progressif. En conflit avec Luke sur la façon dont leur couple fonctionne, elle se fâche également avec Rory car elle refuse que sa fille écrive à propos de sa vie.

S'ajoute à cela le départ futur de Michel, qui a besoin d'un salaire plus élevé et d'un espace moins confiné qu'au Dragon Fly (il était d'ailleurs temps de donner un peu plus d'épaisseur au personnage et de s'attarder sur ses états d'âme). Il y a de quoi se remettre en question, d'autant que Sookie les a déjà abandonnés. Est-ce pour cela qu'il faut partir en randonnée, seule dans la nature ? L'idée peut rendre perplexe.

S'il est un peu plus brouillon que les deux premiers avec des idées un peu fourre-tout par moments, cet épisode valide tout de même le parti pris de relater une année saison par saison avec des ellipses importantes qui sont globalement bien gérées. De plus, l'essence du show est bien présente est c'est un élément indispensable pour le bon fonctionnement de ce revival.

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #476 : Vaiana, la légende du bout du monde (2016)

Publié le 22 Mars 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Animation, Disney, Aventure, Jeunesse

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Vaiana, la légende du bout du monde (Moana) :

Seule fille du chef de son village polynésien, Moana (Auli'i Cravalho) est l'héritière d'une longue lignée d'explorateurs et de navigateurs. Mais depuis que le demi-dieu Maui (Dwayne Johnson) a volé le coeur de la déesse Te Fiti, les ténèbres menacent l'océan, et obligent Moana à prendre la mer, à la recherche de Maui, et du coeur de Te Fiti...

Un Disney très dépaysant et visuellement/techniquement plutôt splendide, qui bénéficie d'un doublage convaincant (très bon travail de The Rock et de Cravalho, notamment).

Là où le tout pêche un peu plus, néanmoins, c'est au niveau du script, très balisé dans sa structure (et visiblement remanié à de multiples reprises, comme semble l'indiquer la présence superflue du cochon, qui paraît être un reliquat d'une version précédente du script ?), et des chansons sur lequel le film se repose malheureusement trop.

Comme La Reine des Neiges, Moana condense trop de chansons dans le premier tiers de son déroulement, avec le problème supplémentaire de Lin Manuel Miranda, coqueluche de Broadway, à la co-écriture des chansons. Un Lin Manuel Miranda dont le style très particulier ne fonctionne ici vraiment que lors du numéro musical de The Rock, mémorable et enjoué.

Le reste du temps, le style Miranda se traduit par des paroles moyennes, des phrasés peu convaincants, des ruptures contre-intuitives (outre la voix un peu faiblarde de Cravalho, How Far I'll Go, la chanson phare du film souffre ainsi de ce problème, qui empêche le morceau de vraiment décoller), voire même des chansons hors-sujet, comme celle du crabe : je comprends l'attrait d'en faire un hommage glitter à David Bowie, surtout chanté par l'un des deux Flight of the Conchords (dont on n'a pas oublié le fameux Bowie's in Space)... mais ici, ça tranche tellement avec le reste de l'ambiance musicale du métrage, que l'on a l'impression que le numéro vient d'un autre film (un peu comme si  au milieu du Roi Lion, soudain, une hyène se lançait dans un morceau de grunge pour rendre hommage à Kurt Cobain).

Mais à part ces problèmes tout de même assez perceptibles, le film reste assez sympathique (le poulet et la grand-mère sont très réussis), et le travail technique des équipes de Disney fait qu'on ferme un peu les yeux sur les défauts du métrage. Pas parfait, mais pas honteux non plus.

4/6

(cela dit, moins de chansons, ou plus de chansons de meilleure qualité, monsieur Disney, s'il vous plait...)

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #833 : Teen Titans Go ! To The Movies (2018)

Publié le 27 Septembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Jeunesse, Animation, Action, Aventure, DC, Science-Fiction, Fantastique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Teen Titans Go ! To The Movies :

Immatures et puérils, les Teen Titans - Robin (Scott Menville), Starfire (Hynden Walch), Raven (Tara Strong), Beast Boy (Greg Cipes) et Cyborg (Khary Payton) - sont la risée de la communauté des super-héros : aux yeux du monde, l'équipe n'est guère plus qu'une mauvaise blague, et par conséquent, ses aventures ne sont jamais portées au cinéma. Ce qui perturbe grandement Robin : bien décidé à être lui-aussi immortalisé sur grand écran, le jeune héros décide alors de prouver sa valeur, en se trouvant un adversaire à sa hauteur... Slade (Will Arnett).

TTG est la série mal-aimée de l'univers DC animé : arrivée sur les talons de l'annulation de Teen Titans et de Young Justice, elle a été vue, par de nombreux spectateurs alors jeunes et sensibles, comme une insulte à leur fandom, car trop puérile et immature (parce que les super-héros, ça se doit d'être sérieux et dramatique !). Il faut dire qu'avec son format court, et son approche volontairement humoristique et parodique, TTG contraste grandement avec ses aînées... et c'est tant mieux. Car TTG est une excellente petite série comique, qui sait jouer des codes de son industrie, tout en brisant régulièrement le quatrième mur de bien belle manière.

Sans surprise, il en est de même pour ce portage au cinéma, qui joue d'autant plus la carte métadiscursive que ce film arrive alors que les super-héros en tous genres cartonnent au box office... du moins, s'ils viennent de chez Marvel.

Et pour faire simple, TTGTTM peut se résumer ainsi : c'est le film Deadpool, débarrassé de son humour adulte. Même impertinence, mêmes références à l'industrie, aux concurrents, même caméo (hilarant) de Stan Lee, même tendance à casser les codes du genre, même commentaire sur les clichés de ce dernier, même refus de colorier entre les lignes, même impertinence, même références cinématographiques (ici, Retour vers le Futur), même idée de voyage temporel pour réécrire l'histoire, mêmes scènes d'actions décomplexées, et oui, même tendance à être occasionnellement bas de plafond.

Et comme en prime, on a droit à des caméos sympathiques (Nicolas Cage en Superman, Kristen Bell, Michael Bolton), et que les Challengers of the Unknown en prennent plein la tête (de manière totalement gratuite), on passe un très bon moment.

Certes, ça ressemble parfois à un triple ou quadruple épisode, qui aurait pu donner lieu à une saison complète en mode sérialisé, mais c'est drôle, c'est dynamique, ça a conscience de ses limites et ça les exploite bien, bref, c'est réussi.

4.25/6

(et le post-générique devrait faire plaisir à plus d'un spectateur ronchon et nostalgique)

 

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires

Halloween Novembrrrfest 2015 - 152 - The Shortcut (2009)

Publié le 13 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Thriller, Jeunesse

Halloween est passé, mais comme tous les ans, l'Oktorrorfest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

The Shortcut :

Fraîchement arrivé en ville, Derek (Andrew Seeley) fait la connaissance de Lisa (Shannon Woodward) et de Mark (Dave Franco), un duo de lycéens sarcastiques et sympathiques, ainsi que de Christy (Katrina Bowden), une jolie blonde dont il s'entiche. Rapidement, cependant, il apprend l'existence d'une légende locale, celle d'un raccourci dans les bois où sévirait un psychopathe, lorsque son petit frère Tobey (Nicholas Elia) y découvre un chien massacré, et est alors poursuivi par un vieil homme menaçant (Raymond J. Barry). Avec l'aide de Lisa, de Mark et d'un de leurs amis, Derek va alors mener l'enquête sur le secret du raccourci...

Un film d'horreur tous publics (initialement écrit pour être interdit aux moins de 17 ans non-accompagnés, le métrage a dû être recalibré juste avant le tournage pour être visible par tous) produit par Happy Madison (la boîte de production d'Adam Sandler, dont le frère a co-écrit le film en s'inspirant d'une légende urbaine de leur enfance), renommé pour l'occasion Scary Madison.

The Shortcut s'est unanimement fait descendre à sa sortie, à la fois pour son association avec Sandler (tête de turc de la critique US), et pour son horreur très minimaliste, discrète, et simple : à vrai dire, si ces critiques sont tout à fait compréhensibles, elles ne sont pas forcément justifiées, tant ce Shortcut boxe délibérément (après avoir été recalibré avant tournage) dans la catégorie "horreur pour jeunes adolescents", avec ce que ça comporte de limites et d'impératifs.

Les fans de gore et de slashers sanguinolents pourront donc passer leur chemin, même si le film reste tout à fait regardable, pour peu qu'on ait conscience de ces limites sus-mentionnées : le récit parvient à développer son atmosphère, la structure en flashbacks est relativement efficace (bien que pas forcément totalement utile), les personnages sont crédibles et sympatoches (malgré un abus de sarcasme, le duo Franco/Woodward est assez attachant ; Bowden, par contre, ne sert pas à grand chose), et les effets gores, s'ils sont rares, ne sont pas mauvais du tout.

On regrettera donc le recalibrage forcé pré-tournage (nul doute que le script devait être plus percutant dans sa forme originelle), ainsi qu'un récit qui tente un double twist dans son dernier quart, double twist malheureusement assez prévisible et logique (ce qui n'est pas forcément un défaut, dans l'absolu, mais peut agacer).

3/6 + 0.25 pour Woodward (forcément) = 3.25/6

commentaires

Christmas Yulefest 2015 - 85 - En Cavale pour Noël (2015)

Publié le 29 Décembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Christmas, Noël, Comédie, Romance, Télévision, Hallmark

Noël est passé, mais comme tous les ans, la Christmas Yulefest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

En Cavale pour Noël (Debbie Macomber's Dashing Through The Snow) :

Coincée à l'aéroport, Ashley (Meghan Ory), une jeune femme souriante, radieuse et pétillante, accepte de partager la dernière voiture de location disponible avec Dash (Andrew W. Walker), un jeune vétéran séduisant. Ensemble, le duo fait alors route vers le nord, et apprend bon gré mal gré à se connaître, sans se douter qu'Ashley est traquée par des agents gouvernementaux, persuadés qu'elle est une dangereuse terroriste...

Cette saison, Debbie Macomber est tombée en disgrâce auprès de la chaîne Hallmark, et ce métrage, inspiré de l'un de ses livres, s'est retrouvé exilé sur la chaîne Hallmark Movies & Mysteries. Alors qu'il faut bien l'admettre, il n'a pas grand chose de commun avec les enquêtes des téléfilms de cette chaîne, et la seule raison pour laquelle il a fini exilé, c'est parce que Hallmark a préféré mettre en avant A Christmas Detour (au script très similaire) et s'assurer ainsi la collaboration de Candace Cameron Bure pour la présentation de leurs soirées festives.

Pas de chance : des trois films - A Christmas Detour, The Flight Before Christmas & Dashing Through The Snow - le meilleur s'avère clairement celui relégué en seconde division.

Dashing... bénéficie en effet d'une distribution sympathique (j'avais mes doutes au sujet de Ory, mais en fin de compte elle est très bien dans ce rôle), et d'un refus de se prendre trop au sérieux qui lui fait un bien fou.

Les agents gouvernementaux incompétents, notamment, imposent un rythme de pseudo-course-poursuite au récit, mais c'est surtout la personnalité du couple star qui évite le naufrage des deux autres métrages : au lieu d'une héroïne égocentrique et insupportable (ou sarcastique et insupportable, selon le film), on a ici une héroïne surexcitée, dynamique, et assez attachante, y compris dans ses défauts. Cela fait tout la différence face à un protagoniste masculin assez en retrait, comme souvent, et Ory finit par porter une grande partie du film sur ses épaules.

Si ce téléfilm est agréable à suivre, il n'est cependant pas pour autant parfait, avec au nombre de ses problèmes une structure un peu trop chaotique et brouillonne (certains personnages secondaires sont inutiles), un Père Noël de rue sage et avisé (encore un !), et un montage flashback mélodramatique, juste avant la grande réconciliation (là aussi, encore un !).

Mais dans l'ensemble, et dans la catégorie "un homme et une femme que tout oppose se rencontrent à l'aéroport et doivent partager une voiture/une chambre lorsque leur vol est annulé", ce Dashing... reste le plus maîtrisé et le plus sympathique du lot.

3.75/6

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #632 : Tickled (2016) & The Tickle King (2017)

Publié le 22 Janvier 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, HBO, Documentaire, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Tickled & The Tickle King :

Journaliste néo-zélandais spécialisé dans les sujets légers et insolites, David Farrier pense avoir touché le jackpot lorsqu'il découvre en ligne des vidéos montrant de jeunes éphèbes athlétiques participant à des "compétitions d'endurance aux chatouilles". Amusé et intrigué par le caractère homo-érotique voilé de ces productions, il prend contact avec la maison de production... mais bien vite, il devient la cible d'innombrables menaces légales, de harcèlement téléphonique et physique, et d'insultes homophobes.

Car ces vidéos de chatouilles ne sont que la partie émergée d'un iceberg improbable remontant à plusieurs décennies, et menant à un homme mystérieux aux fonds apparemment illimités, qui entretient un réseau entier à la limite de la légalité, consacré à son fétiche sexuel préféré...

Un documentaire roublard qui a fait le buzz à sa sortie, puisqu'il commence comme un métrage semi-racoleur classique s'intéressant à une niche sexuelle et fétichiste, et se transforme rapidement en enquête passionnante de ce documentariste clairement dépassé par l'ampleur de ce sur quoi il a mis le doigt.

Le documentaire retrace donc son enquête, et le suit alors qu'il se confronte, un peu à la manière de Louis Theroux, aux victimes de ce réseau (des hommes souvent jeunes, naïfs, défavorisés, et se retrouvant confrontés à un outing sauvage dès qu'ils commencent à se poser des questions ou à se montrer difficiles), aux anciens collaborateurs, et aux journalistes ayant enquêté sur le sujet, il y a plus d'une dizaine d'années.

Sans spoiler le documentaire (qui mérite vraiment le coup d’œil), le personnage qui finit par émerger à la tête de ce réseau ne surprendra pas vraiment le spectateur, tant il correspond exactement à ce que l'on s'imagine : riche, intouchable (ou presque), bourré de problèmes psychologiques, n'assumant pas sa sexualité, déjà condamné à une peine négligeable, récidiviste, etc...

Et ce n'est pas son apparition dans The Tickle King (court-métrage d'une vingtaine de minutes servant de conclusion au documentaire, et retraçant la sortie du film en salles/en festival, et les réactions provoquées par celui-ci chez les personnes impliquées) qui change l'image donnée par ce Roi des Chatouilles.

Cela ne retire rien au documentaire, construit de manière solide et surprenante : on se demande bien par moments si tout cela n'est pas de la fiction, tant c'en est grotesque et improbable, et on pourra toujours reprocher une certaine mise en scène du tout début du documentaire, mais dans l'ensemble, Tickled est une vrai bonne surprise dans le registre journalisme d'investigation.

4.75/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien....

commentaires

Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2020 - La Forêt de l'étrange, saison 1 (2014)

Publié le 4 Octobre 2020 par Lurdo dans Animation, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Les bilans de Lurdo, Review, Télévision, USA, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Anthologie

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, tout le mois d'octobre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

La Forêt de l'étrange, saison 1 (Over The Garden Wall, season 1 - 2014) :

Les errances de Wirt (Elijah Wood) et de son petit frère Gregory (Collin Dean), à la recherche d'un chemin les ramenant chez eux, dans la forêt mystérieuse où ils sont perdus...

Une mini-série d'animation en 10 x 11 minutes (+ un épisode pilote de 8 minutes, Tome of the Unknown - 2013) vraiment très particulière signée Patrick McHale (Adventure Time), diffusée sur Cartoon Network, et dont il se dégage un profond sentiment de malaise et de mélancolie, à la fois inhérents à son atmosphère (tout se déroule à l'automne, saison hautement symbolique), et à son approche vraiment singulière de son sujet.

D'épisode en épisode, de lieu en lieu visité par ses protagonistes, la série aborde ainsi de multiples thématiques - le deuil, la culpabilité, la dépression, la solitude, le manque, le suicide, la maturité, le passage à l'âge adulte, la mort, l'au-delà, etc - sous forme symbolique et codée, et il y aurait énormément de décryptage à faire de Over The Garden Wall : ses ressemblances prononcées avec le déroulement de l'Enfer de Dante, son côté nostalgique et angoissé très millennial (les protagonistes sont clairement issus des années 80, comme le révèle l'un des épisodes finaux), la morale de chaque épisode, ce que les différents styles d'animation (et hommages) traduisent et signifient, etc.

D'ailleurs, bon nombre de théoristes amateurs se sont fait un plaisir d'élaborer et de développer leurs analyses autour de la série depuis sa diffusion, en 2014 ; je ne vais pas m'y essayer, n'ayant ni le temps, ni le courage, et n'ayant pas non plus vraiment eu l'occasion de digérer ce programme très riche et complexe...

Je me contenterai simplement de parler de la forme du tout : une forme superbe, toute en nuances graphiques automnales, à la fois macabre, décalée, étrange et amusante, rythmée par des chansons du même acabit, à la mélancolie dépressive, et doublée par des acteurs efficaces (d'Elijah Wood à Christopher Lloyd, en passant par John Cleese, Tim Curry, Chris Isaak, Tom Lennon, Melanie Linskey).

Une série qui reprend la structure des contes de fées à l'ancienne et du road-trip/de la quête initiatique, et qui progressivement se structure pour révéler la vérité sur Wirt et Gregory, au cours d'un épisode "flashback" à la fois très logique, et bizarrement frustrant (principalement parce que j'aurais préféré que le tout reste vague et onirique, plutôt que d'être semi-expliqué de manière logique).

Il en va de même pour la toute fin : une fin plus heureuse et optimiste, qui tranche un peu avec le ton globalement sombre et résigné de l'ensemble du programme. Un contraste notable, qui peut surprendre, mais qui n'enlève rien à cette mini-série d'exception, pas forcément très facile d'accès, mais débordant d'inventivité et de maîtrise.

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1317 : Les Nouveaux Mutants (2020)

Publié le 13 Novembre 2020 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Horreur, Jeunesse, Marvel, Review, Science-Fiction, Thriller, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Les Nouveaux Mutants (The New Mutants - 2020) :

Traumatisée par une étrange tornade ayant ravagé sa réserve, Danielle Moonstar (Blu Hunt) se réveille dans un hôpital inconnu, géré par le Dr Cecilia Reyes (Alice Braga) ; elle y découvre quatre autres adolescents, tous mutants détenteurs de pouvoirs improbables : Illyana Rasputin (Anya Taylor-Joy), capable de se téléporter, Rahne (Maisie Williams), lycanthrope, Sam Guthrie (Charlie Heaton), pouvant se propulser de manière explosive dans les airs, et Roberto da Costa (Henry Zaga), qui manipule l'énergie solaire. Mais bien vite, des hallucinations horribles commencent à hanter les pensionnaires de l'école...

On ne présente plus The New Mutants, ultime métrage Fox de la franchise X-men, confié à Josh Boone (les mélodrames L'amour malgré tout et Nos étoiles contraires), et qui était supposé constituer un spin-off adolescent semi-horrifique de l'univers des mutants du professeur Xavier... un film à la gestation chaotique, longtemps resté en development hell, pas aidé par le rachat de Fox par Disney, et handicapé par une sortie en pleine crise de la COVID.

Bref : un film qui quittait les starting blocks en claudiquant, et qui, sans surprise, s'avère au final des plus boiteux. En fait, le problème, c'est que tout est insipide au possible, sans la moindre personnalité : Moonstar est insipide, Alice Braga est insipide, les manifestations surnaturelles sont globalement insipides (les Hommes souriants semblent issus d'un creepypasta générique, l'ours n'est pas ultra-convaincant), le semblant de romance Rahne/Moonstar est insipide, les pouvoirs des mutants sont insipides, la bande-originale de Mark Snow est insipide, le déroulement global du film est insipide...

Difficile de trouver grand chose de mémorable à quoi se raccrocher : quelques effets visuels, dans la toute dernière ligne droite du film (dont Lockheed), et l'interprétation d'Anya Taylor-Joy... mais même dans ce cas, le personnage d'Illyana est une caricature ambulante de mean girl, sans la moindre subtilité.

En soi, The New Mutants n'est donc même pas particulièrement mauvais, il est simplement ultra-anecdotique, et s'avère un champ du cygne plutôt médiocre pour la franchise X-men de la Fox (déjà que Dark Phoenix était assez piteux).

Un petit 2.5/6, et encore...

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2020 - What We Do In the Shadows, saison 2 (2020)

Publié le 27 Septembre 2020 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Documentaire, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Les bilans de Lurdo, Review, Télévision, Nouvelle-Zélande, Shadows

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, tout le mois d'octobre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

What We Do In The Shadows, saison 2 (2020) :

Particulièrement frustré par l'absence de reconnaissance qu'il reçoit de la part de Nandor (Kayvan Novak), Laszlo (Matt Berry), Nadja (Natasia Demetriou) et Colin (Mark Proksch), les vampires qu'il sert et qu'il protège, Guillermo (Harvey Guillen) doit désormais faire face à son héritage : celui des Van Helsing, chasseurs de vampires de génération en génération...

Amusante, la première saison de What We Do In The Shadows (spin-off du mockumentaire Vampires en Toute Intimité) s'était avérée très sympathique, bien que parfois légèrement creuse et superficielle : le programme semblait se chercher, appuyant ici un peu trop sur de l'humour graveleux et facile, là pas assez sur la continuité scénaristique, pour un résultat en demi-teinte.

Mais une demi-teinte tout de même au-dessus de nombreuses autres séries comiques, ne serait-ce que par cette approche très décalée et particulière du genre.

Pour la saison 2, on pouvait se demander dans quelle direction la série allait se diriger ; la réponse est simple : Guillermo. Le familier de Nandor devient ainsi vraiment le centre de la série, son fil directeur, et son évolution en tant que chasseur de vampires s'inscrit en tant que filigrane de cette seconde année.

Une émancipation à petit niveau, certes, mais une émancipation tout de même, qui permet au personnage de s'affirmer et d'évoluer.

Sans surprises, on ne peut pas en dire autant des autres personnages : en tant que vampires, Nandor, Laszlo, Nadja et Colin ne changent pas vraiment. Colin a droit à une promotion qui le rend tout-puissant le temps d'un épisode, Nadja finit en possession d'une poupée habitée par son double mortel (poupée malheureusement très sous-exploitée), Laszlo tente d'échapper à un vieil ennemi (Mark Hamill) dans une petite ville de Pennsylvanie, et Nandor réalise que sans Guillermo, sa non-vie n'est plus la même... mais dans l'ensemble, le status-quo est préservé, à temps pour enchaîner les idées toujours improbables.

On peut citer, par exemple, Haley Joel Osment en familier zombifié par Benedict Wong, une troupe de chasseurs de vampires menés par Craig Robinson, le retour de Nick Kroll et de sa bande, Lucy Punch à la tête d'une troupe de sorcières (dans un épisode assez amusant), et Jemaine Clement qui revient dans l'épisode final, un épisode malheureusement un peu décevant tant son scénario est transparent, et son montage parfois illisible.

Et au final, on ne peut que constater que, pour le meilleur ou pour le pire, WWDITS reste égale à elle-même : toujours agréable mais toujours un peu trop graveleuse, toujours décalée et excentrique, mais laissant toujours une impression légèrement mitigée, comme s'il manquait juste un petit quelque chose pour que le tout passe au niveau supérieur. 

Si on adhère totalement à la proposition, pas de problème, mais si l'on espérait un peu plus de structure et de narration, on risque d'être un peu frustré. En attendant la saison 3...

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

commentaires
<< < 10 20 30 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 60 70 80 90 100 > >>