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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Résultat pour ""the good place""

Halloween Oktorrorfest 2019 - 49 - I Trapped The Devil (2019)

Publié le 23 Octobre 2019 par Lurdo dans Cinéma, Christmas, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Halloween, Horreur, Noël, Oktorrorfest, Religion, Thriller, IFC

Chez les Téléphages Anonymes, d'octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

I Trapped The Devil (2019) :

À l'occasion des fêtes de Noël, Matt (AJ Bowen) et sa femme Karen (Susan Burke) rendent visite à Steve (Scott Poythress), le frère de Matt, qui vit reclus depuis bien longtemps dans la demeure de leurs défunts parents. Mais là, le couple trouve un Steve frénétique, et obsédé par un homme qu'il maintient captif au sous-sol, derrière une porte bardée de crucifix. Un homme qu'il affirme être le Diable...

Un film d'horreur indépendant clairement inspiré par un certain épisode de la Quatrième Dimension, et qui utilise son postulat intrigant pour proposer un long-métrage intéressant, mais inabouti.

Le vrai problème, en réalité, c'est la durée du récit (et, par association, son rythme) : le script est insuffisant pour maintenir totalement l'intérêt pendant plus de 80 minutes, et le ventre mou du récit est très perceptible.

Pourtant, Josh Lobo, réalisateur et scénariste, fait de son mieux pour imposer de la tension, une atmosphère pesante et oppressante, et les 3/4 du temps, ça fonctionne. Il est notamment aidé par la photographie très sombre, et l'éclairage volontairement très marqué, qui exploite les couleurs des illuminations de Noël pour en faire quelque chose de stylisé et de sinistre.

Les acteurs, eux aussi, sont efficaces, et le côté ultra-lent et contemplatif du tout est d'autant plus frustrant que ponctuellement, la mayonnaise prend bien, et le métrage fonctionne.

Mais ce I Trapped The Devil est finalement un peu trop mou, un peu trop brouillon, et volontairement un peu trop vague et abscons pour totalement convaincre.

Ça reste intéressant, cela dit. 

3.5/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Un film, un jour (ou presque) #816 : Living on a Razor's Edge - The Scott Hall Story (2016)

Publié le 4 Septembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, Catch, Action, Biographie, WWE

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Living on a Razor's Edge - The Scott Hall Story :

Un documentaire optimiste et émouvant retraçant la carrière mouvementée de Scott Hall, alias Razor Ramon, depuis ses débuts moustachus, à l'époque des territoires, jusqu'à son entrée au Hall of Fame de la compagnie, en passant par la création de Diamond Studd, celle de Razor Ramon, son amitié avec tout le reste de la Kliq (Shawn Michaels, Kevin Nash, Triple H, Sean Waltman) et avec Mr Perfect, son passage à la WCW, sa descente aux enfers dans l'alcool et la drogue, et enfin sa réhabilitation et désintoxication avec l'aide de Diamond Dallas Page, et son programme de DDP Yoga (tels que détaillées dans le documentaire La Résurrection de Jake the Snake).

On y découvre ainsi qu'une bonne partie des démons habitant Scott Hall et le poussant à se noyer dans les substances illicites provient d'un incident ayant eu lieu, en 1983, alors que Scott Hall était un jeune videur de 24 ans, et qu'il a provoqué la mort d'un homme le menaçant d'une arme à feu.

Un drame qui l'a marqué à jamais, et qui n'a eu de cesse de le hanter, y compris alors qu'il côtoyait les sommets à la WCW, et avait carte blanche pour y faire ce qu'il désirait. Et malgré cela, malgré des images bouleversantes de Hall totalement démoli par les médicaments, la drogue et l'alcool, le catcheur est toujours resté quelqu'un de sincère, humble et reconnaissant, au cœur grand comme ça, et qui a été (de l'aveu même de Vince et de Bischoff) exploité par ses patrons sans que ceux-ci ne se préoccupent vraiment de son bien-être.

Heureusement, Hall va mieux, il est toujours proche de ses enfants, et, toujours sur le chemin de la rédemption, il conseille désormais occasionnellement les jeunes lutteurs du Performance Center de la WWE, bref : il a l'air d'avoir laissé le pire derrière lui, et c'est tant mieux.

4.25/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Un film, un jour (ou presque) #922 : Room 237 (2012)

Publié le 20 Mars 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, IFC, Fantastique, Horreur

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Room 237 :

Documentaire du réalisateur de The Nightmare, et qui choisit de laisser s'exprimer des théoriciens, cinéphiles et illuminés en tout genre, avec pour seul sujet : le sens caché du film The Shining, de Stanley Kubrick.

Ces intervenants s'expriment donc tous en voix off (avec une prise de son très inégale, voire même parfois calamiteuse) sur des images du film, mais aussi d'autres films de Kubrick (ainsi que d'autres réalisateurs, et des images d'archive), histoire d'illustrer un peu les dires de ces chers complotistes du grand écran.

Et on a vraiment droit à tout et à rien à la fois : Shining comme dénonciation du génocide natif-américain, métaphore de l'holocauste et de la Seconde Guerre Mondiale, aveu de la falsification de la mission Apollo 11 par Kubrick, symbolisme du minotaure et du labyrinthe de Thésée, thématique de la sexualité contrariée, etc, etc, etc... tout y passe, constamment surinterprété, ou souffrant d'un biais de confirmation évident, et aucune des théories présentées n'est un instant crédible pour le spectateur.

Ce qui ne serait pas problématique si le métrage restait dynamique et ludique. Mais non, avec son format "voix off + images", Room 237 devient rapidement redondant et soporifique, d'autant que le réalisateur ne prend jamais parti, se limitant à mettre en images les délires improbables de ses commentateurs, tous persuadés que Kubrick est un génie infaillible incapable de la moindre erreur ou approximation (et par conséquent, le moindre millimètre de ses décors et de ses scènes doit être analysé et interprété comme un message volontaire du Maître, et pas une erreur de montage ou de continuité).

Alors certes, il y a quelque chose d'intéressant dans le fait que le documentaire montre bien jusqu'où peut aller la fascination pour un film, l'obsession de certains spectateurs et leur quête désespérée de sens (d'autant plus pour une œuvre vénérée comme The Shining), mais comme le métrage ne développe jamais aucune point de vue, ni n'apporte aucun éclairage supplémentaire, on s'ennuie rapidement devant ces 105 minutes qui ronronnent, et finissent par lasser. 

2/6

(sur le même sujet, avec les mêmes intervenants, je pense qu'il y avait mieux à faire, plus dynamique, plus amusant, plus instructif, plus pertinent)

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Halloween Oktorrorfest 2018 - 43 - Insidious 4 : La Dernière Clé (2018)

Publié le 24 Octobre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, Fantastique, Drame, Thriller

Chez les Téléphages Anonymes, du 1er octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur....

Insidious 4 : La Dernière Clé (Insidious - The Last Key) :

Hantée par des cauchemars et des souvenirs de son enfance, la parapsychologue Elise Rainier (Lin Shaye) est contactée par un client vivant dans la maison qui était autrefois celle de sa famille, au Nouveau-Mexique : réticente, et aidée de ses assistants Specs & Tucker (Leigh Whannell & Angus Sampson), elle accepte alors d'aider l'inconnu à se débarrasser des nombreux fantômes qui hantent sa demeure, mais, contre toute attente, elle retrouve là son frère (Bruce Davison) et ses filles (Spencer Locke & Caitlin Gerard), qu'elle n'a jamais connues...

Quatrième épisode de la saga Insidious, de moins en moins intéressante au fil des épisodes, à mesure que les acteurs de premier plan disparaissent, que la chronologie de la franchise se complique, et que les deux parapsychologues débiles et Lin Shaye prennent de l'importance (pas surprenant, puisque l'un des deux parapsychologues est le scénariste de tous les Insidious).

Ici, on a donc encore droit à ce trio, clairement positionné comme les stars de ce métrage... et ça ne fonctionne pas. Le réalisateur (derrière la caméra de l'intéressant The Taking of Deborah Logan, et au scénario de Paranormal Activity : The Ghost Dimension) échoue totalement à donner un semblant de rythme et de tension à ce script générique, décousu et sans grand intérêt, qui se perd constamment dans des flashbacks quelconques, avec en prime une Lin Shaye fébrile et toujours à la limite du surjeu (ce qui est un peu sa marque de fabrique).

Ça fait toujours plaisir de revoir Bruce Davison, mais bon, comme il est ici clairement sous-exploité, ça s'arrête là.

1.5/6 (un peu déçu par l'apparence générique du démon aux doigts-clés, et par la manière précipitée dont il est vaincu)

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Un film, un jour (ou presque) #863 : The Wizard of Lies (2017)

Publié le 24 Janvier 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame, Biographie, Télévision, HBO, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

The Wizard of Lies :

L'histoire vraie de Bernie Madoff (Robert De Niro), magnat américain de la finance et de la bourse, qui, en 2009, a été accusé et condamné pour la plus grande fraude financière de l'histoire des USA, après avoir dérobé plus de 65 milliards de dollars à ses victimes...

Un téléfilm dramatique HBO adapté d'un livre et signé Barry Levinson, qui s'intéresse à cette affaire vraiment très médiatisée en se concentrant sur ses protagonistes et leurs proches, et en en dépeignant les motivations et l'état d'esprit durant cette crise tant humaine que financière.

On a donc droit ici à 2h10 d'un métrage plutôt bien dirigé, et pas inintéressant, mais qui s'avère aussi particulièrement sobre et mesuré, à l'excès : à force de multiplier les tranches de vie mises en scène sous forme de flashbacks et de les alterner avec des séquences d'entretien avec l'auteure du livre, le film a tendance à se perdre un peu en route, d'autant qu'il hésite entre décrire Madoff comme un sociopathe manipulateur, mythomane et maniaque, ou comme un vieil homme un peu dépassé par les événements. Deux facettes d'un même personnage que le film peine à concilier de manière vraiment convaincante ou homogène....

Et puis, ponctuellement, Levinson se lâche, avec notamment un cauchemar halluciné, à l'occasion de Noël : pas forcément très subtil ou inspiré, mais ça fait son petit effet.

Dans l'ensemble, cependant, The Wizard of Lies s'avère trop long pour son propre bien, et même l'interprétation excellente de De Niro et Pfeiffer (ainsi que les apparitions, dans des rôles secondaires, de Kristen Connolly et Hanz Azaria) ne peut rien y faire.

3/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 102 - L'Au-delà (1981)

Publié le 26 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Italie

Halloween approche à grands pas, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

L'Au-delà (The Beyond / L'Aldilà) :

Liza Merril (Catriona MacColl), une new-yorkaise, hérite d'un vieil hôtel de Louisiane, qu'elle décide de rénover. Mais rapidement, à mesure que d'étranges incidents coûtent la vie aux personnes qui s'approchent de (et/ou rénovent) l'hôtel, il s'avère que l'établissement est construit sur l'une des portes de l'Enfer et qu'une fois celle-ci ouverte, les morts peuvent revenir à la vie pour s'en prendre aux vivants...

Je vais être complètement franc : je sais que The Beyond/L'Au-Delà est vu par beaucoup d'amateurs de genre comme un film culte et incontournable, mais n'étant pas particulièrement familier du cinéma de Fulci, et ne découvrant ce film qu'aujourd'hui, je pense qu'il faut probablement avoir vu/découvert ce métrage à l'époque, et dans certaines conditions bien précises (en VF ? En VHS ?) pour vraiment l'apprécier et se laisser emporter.

Le film n'est pas inintéressant, en soi, et la réalisation, avec ses jeux constants de cadrage, de profondeur de champ, de mise au point, est elle-aussi assez travaillée et appréciable... mais je ne peux pas dire que j'ai accroché au tout.

Entre son scénario délibérément abscons et décousu, ses zooms/dézooms et autres effets de montage et de transition parfois risibles, sa musique très très datée, son rythme pépère, et son interprétation/post-synchro particulièrement inégale, pour ne pas dire médiocre (ce qui n'est pas forcément surprenant compte tenu du genre, du budget, et du type de coproduction internationale), j'ai vraiment eu beaucoup de mal à entrer dans le film, d'autant que je suis resté particulièrement de marbre devant ses effets techniquement compétents, mais que la réalisation complaisante et l'illustration musicale ont rendus inefficaces sur moi.

Je suppose que tout cela fait partie du charme du film aux yeux de ses amateurs ; étant resté à la porte du métrage, je me contenterais de garder de The Beyond le souvenir d'une curiosité à l'ambiance efficace, mais à l'intérêt très limité.

3.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #415 : Hunt For The Wilderpeople (2016)

Publié le 17 Novembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Aventure, Nouvelle-Zélande

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Hunt For The Wilderpeople :

En Nouvelle-Zélande, Ricky (Julian Dennison), un garçon rebelle passant de famille d'accueil en famille d'accueil, arrive dans la ferme de Bella (Rima Te Wiata) et de son époux Hec (Sam Neill), un baroudeur grognon. Mais lorsque Bella décède subitement, Ricky décide de s'enfuir plutôt que d'être repris par les services sociaux. Cependant, Hec finit par le retrouver, et le duo, accusé d'avoir tué Bella par les autorités, n'a d'autre choix que de fuir dans les forêts néo-zélandaises...

Une comédie d'aventure néo-zélandaise signée Taika Waititi, le réalisateur de Vampires en toute intimité, et du futur Thor Ragnarok, ce Hunt for the Wilderpeople est bien filmé, plutôt bien écrit et interprété, et l'environnement naturel néo-zélandais est vraiment bien mis en valeur à l'écran.

Un métrage qui a donc tout pour plaire, et qui a logiquement reçu les louanges de bon nombre de critiques et de spectateurs... malheureusement pour moi, je suis complètement passé à côté.

Je ne sais pas trop pourquoi, mais je ne me suis pas amusé, je ne me suis pas vraiment attaché aux personnages, je n'ai pas aimé l'illustration musicale et je me suis même un peu ennuyé sur la longueur, tout en voyant clairement à l'écran les qualités tant louées par autrui.

Donc je ne saurais quoi dire sur ce film... c'est compétent, mais je n'ai pas accroché (d'un autre côté, je suis généralement réticent au cinéma de Wes Anderson, comme par exemple Moonrise Kingdom, auquel Wilderpeople est régulièrement comparé, donc ceci explique peut-être cela)

3/6

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Christmas Yulefest 2016 - 09 - The Night Before : Secret Party (2015)

Publié le 5 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Christmas, Noël, Review, Comédie

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

The Night Before : Secret Party (The Night Before) :

Ces dix dernières années, Ethan (Joseph Gordon-Levitt), Isaac (Seth Rogen) et Chris (Anthony Mackie) se retrouvent systématiquement le 24 Décembre au soir, pour passer le réveillon ensemble et faire la fête, avec l'espoir improbable de découvrir, un jour, où se déroule la fête new-yorkaise mythique du Nutcraka Ball. Mais cette année, les choses changent : si Ethan est paumé, et regrette toujours d'avoir rompu avec Diana (Lizzy Caplan), Isaac est sur le point de devenir papa, et Chris, lui, a recours aux produits dopants pour assurer son succès à la NFL ; cette année, donc, les trois amis mettent un terme à leur tradition... et accèdent enfin à la fête de leurs rêves.

Le mélange particulièrement bancal d'une comédie romantique banale et quelconque (les errances amoureuses d'un Joseph Gordon-Levitt un peu trop en retrait pour être mémorable), d'un film à la Capra (on a droit à un Michael Shannon en vendeur de marijuana doué d'ubiquité, et qui tient ici, de manière particulièrement transparente et prévisible, le rôle combiné d'ange à la Capra et des trois fantômes de Scrooge), et d'une stoner comedy typique de Seth Rogen, qui est ici en roue libre, et sous influence stupéfiante pendant 75% du métrage.

Et malheureusement, aucun de ces trois composants ne fonctionne vraiment, par manque de rigueur, de rythme, et tout simplement d'intérêt : le film finit par gâcher sa distribution pourtant sympathique (y compris au niveau des seconds rôles), les rebondissements et les guest stars sont téléphonés, et le tout finit par s'avérer complètement anecdotique et particulièrement balisé, malgré quelques scènes et gags qui fonctionnent, çà et là.

2.5 + 0.5 pour le score sous-exploité de Beltrami = 3/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 04 - The Jane Doe Identity (2016)

Publié le 19 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, Review

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

The Jane Doe Identity (The Autopsy of Jane Doe) :

Austin (Emile Hirsch) et son père Tommy (Brian Cox) sont médecins légistes de père en fils, et en ce soir de tempête, un corps assez étrange leur arrive : celui d'une jeune femme nue et inconnue (Olwen Catherine Kelly), retrouvée enfouie dans le sol de la demeure d'une famille brutalement assassinée. Mais alors que les deux légistes procèdent à son autopsie, ils découvrent que le cadavre a des particularités vraiment étranges, et qu'autour d'eux, des phénomènes inexplicables commencent à se produire...

Vraiment une excellente surprise que ce premier métrage en langue anglaise du réalisateur/producteur de Trollhunter : pendant une bonne heure, le métrage est très glauque, assez réaliste, pesant... c'est un huis-clos qui fonctionne très bien, porté par un duo d'acteurs excellents (et mention spéciale pour la pauvre actrice qui joue le cadavre) et par des effets simples, mais efficaces et peu ragoûtants.

Je n'ai donc pas vu le temps passer durant toute cette partie, pendant laquelle le mystère ne fait que s'épaissir ; la dernière demi-heure, en comparaison, est plus classique, puisqu'elle donne dans le paranormal et les effets moins surprenants.

Néanmoins, dans l'ensemble, ce métrage a une approche et un point de vue sur l'horreur assez rafraîchissant en ces temps de Blumhouse pictures à gogo, et c'est d'autant plus surprenant qu'il a été co-écrit par un scénariste de la série Once Upon a Time (!).

Un film inattendu, et qui a le bon goût de ne pas s'éterniser au delà des 90 minutes.

4.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 22 - The Void (2016)

Publié le 2 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Horreur

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre... ​​​​​​

The Void :

Lorsque Daniel Carter (Aaron Poole), officier de police, découvre James (Evan Stern), couvert de sang, en lisière d'un bois, il s'empresse de l'amener à l'hôpital le plus proche, au personnel malheureusement minimal (Ellen Wong, Kenneth Welsh, Stephanie Belding, Kathleen Munroe). Rapidement, cependant, deux hommes armés (Mik Byskov, Daniel Fathers) arrivent, traquant James, l'hôpital se trouve entouré de cultistes menaçants, et, l'un après l'autre, les patients et le personnel se trouvent pris au piège de cet établissement. Un établissement dont les sous-sols recèlent bien des sombres secrets immémoriaux et tentaculaires...

Que se passe-t-il lorsque deux fans de genre, respectivement directeur artistique et responsable en effets spéciaux sur de gros projets, membres d'un collectif au sens de l'humour prononcé et à la nostalgie des années 80, décident de monter un film sérieux et angoissant, partiellement financé par le web ?

Et bien on se retrouve avec ce The Void, un film-hommage canadien qui lorgne énormément (et volontairement) sur le cinéma de John Carpenter, que ce soit dans son fond (le script est tout simplement un bon gros mélange de plusieurs métrages de Big John), dans sa forme (énormément de créatures tentaculaires, difformes et mutantes, faites en latex et en effets physiques, qui rappellent directement La Chose ou L'Antre de la Folie), et dans son approche de l'horreur cosmique et lovecraftienne, particulièrement bien illustrée lors de ces visions improbables de paysages crépusculaires et monolithiques.

Autrement dit, on se retrouve ici avec un vrai film d'horreur old-school, façon années 80, dans ce que ça a de bon et de moins bon (le rythme est un peu inégal, le script repose sur quelques grosses coïncidences abusives, les personnages ne sont pas très développés) : reste que c'est très compétent, ça fait vraiment plaisir à voir si l'on apprécie le genre, et ça s'avère très très sympathique, bien que parfois un peu trop sous influence (outre Big John, on pense aussi à Barker, à Fulci, à Yuzna, à la Galaxie de la Terreur, etc).

4.25/6 (c'est du fanservice, oui, mais du fanservice bien fait)

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 58 - The Belko Experiment (2016)

Publié le 26 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Horreur, Halloween, Action

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre... ​​​​​​

The Belko Experiment :

Alors que leur journée de bureau ressemble à n'impprte quelle autre, 80 employés américains (John C. McGinley, Michael Rooker, Sean Gunn, Abraham Benrubi, David Dastmalchian, John Gallagher Jr., Tony Goldwin, etc) de Belko Corp, une entreprise située à Bogota, en Colombie, se retrouvent pris au piège de leur immeuble ; ils sont alors contraints de s'entretuer par une mystérieuse voix, sous peine de mourir les uns après les autres, au hasard, suite à l'explosion de puces qui leur ont été implantées.

Un film de Greg McLean, le réalisateur de Wolf Creek et de The Darkness, produit et écrit par James Gunn (Les Gardiens de la Galaxie 1  et 2), et distribué par Blumhouse, ce qui lui a valu une certaine hype avant sa sortie, aux USA.

Dans les faits, malheureusement, cette hype n'était pas franchement méritée, tant le métrage déçoit : assez plat et premier degré, le film accumule les faiblesses d'écriture (personnages tous hyper-clichés et caricaturaux, dont on se moque qu'ils survivent ou non ; rythme bancal ; métaphore/propos assez basique sur la compétitivité en entreprise, entre autres), le manque d'efficacité (déroulement hyper basique ; morts sans impact ; récit prévisible), et les problèmes de budget (explosions et effets parfois assez fauchés ; astuces de réalisation cache-misère), et finit par s'avérer très décevant, et globalement dérivatif (Battle Royale vient forcément à l'esprit, Saw aussi, etc).

Heureusement, le film ne fait que 90 minutes, et bénéficie d'une distribution (partiellement) sympathique, ce qui lui permet d'être plutôt regardable, à défaut d'être réussi ou ludique.

2.25/6 dont 0.25 pour le logo d'ouverture Orion, qui rend forcément un peu nostalgique.

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Christmas Yulefest 2015 - 72 - Noël dans les Montagnes (2015)

Publié le 24 Décembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Noël, Christmas, Comédie, Romance, Religion, INSP

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Noël dans les Montagnes (Christmas in the Smokies) :

Alors que Mason Wyatt (Alan Powell), un musicien country réputé pour son attitude, décide de revenir dans sa bourgade natale pour y passer les fêtes de fin d'année, Shelby Haygood (Sarah Lancaster) a d'autres chats à fouetter. En effet, la ferme familiale est sur le point d'être saisie par la banque, et Shelby n'a plus que quelques semaines pour trouver une solution à ce problème... quitte à se tourner vers celuiqui lui a brisé le coeur durant son adolescence...

Premier téléfilm produit par la chaîne INSP, ce métrage de Noël est présenté dans les bandes- annonces comme une romance festive typique. Dans les faits, il en va autrement, puisque la romance est très largement en retrait, passant au second plan de la vie rustique de toute cette communauté country, et de ses difficultés.

Pour être franc, pour un premier essai, ce Christmas in the Smokies est tout à fait honorable : c'est bien filmé, pas trop mal écrit, bien interprété, la distribution est sympathique, et dans l'ensemble, cette production n'a rien à envier à ses homologues made in Hallmark ou Lifetime (d'ailleurs, il y a plus de diversité dans le casting de ce téléfilm country que dans la majorité des téléfilms de ces deux chaînes).

Mais (car il y a toujours un mais), ce téléfilm est un pur produit de la chaîne qui le diffuse : INSP (pour The Inspiration Network) qui, comme ses rivales UpTV et (dans une moindre mesure désormais) ION, est avant tout une chaîne conservatrice, à tendance religieuse bien-pensante.

Traduction : on a droit, dans ce téléfilm, à un peu de prêche biblique en voix off. Rien de vraiment trop envahissant ou insupportable, mais ça a tendance à un peu hérisser le poil, surtout que ce n'est pas amené de manière très subtile.

D'autant que le récit n'est, à la base, pas forcément ultra-rythmé, et que de tels moments ont tendance à alourdir le métrage plus que de mesure. En résumé, pour un premier essai, ça aurait pu être pire, mais ça reste très anecdotique, et pas dénué de scories.

3.25/6 pour l'effort -0.5 pour la bondieuserie = 2.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #180 : The Spirit (2008)

Publié le 24 Juillet 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Fantastique, Action, Aventure, Thriller, Policier, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

The Spirit :

Supposément assassiné, le policier Denny Colt (Gabriel Macht) est ramené à la vie par une expérience étrange du psychopathe la Pieuvre (Samuel L. Jackson). Devenu le Spirit, protecteur de la ville, et défenseur des innocents, Colt jure alors de se venger de la Pieuvre, et de mettre un terme aux crimes innombrables de celui-ci...

Au premier abord, The Spirit ressemble à une étrange parodie non-sensique de Sin City : même réalisateur, mêmes inspirations, mêmes visuels ultra-stylisés, mêmes effets inégaux... la seule différence, à vrai dire, c'est le ton.

Dans Sin City, tout était sombre, tragique et relativement sérieux ; ici, tout est nettement plus comique, outré, depuis le héros (Macht est assez générique et transparent) qui passe son temps à être ridiculisé, jusqu'à Samuel L. Jackson en savant fou nazi (!?), en passant par les innombrables clones/sidekicks aux morts improbables, et par Scarlett Johansson en secrétaire/assistante sarcastique et impassible.

Tout le monde surjoue volontairement, la musique de David Newman singe fortement Danny Elfman période Batman, et le tout se trouve, au final, à la limite d'un Batman des années 60s, au style différent, mais à l'approche très similaire de son personnage et de son univers.

Le problème étant alors que ce ton improbable reste très inégal : d'une scène à l'autre, le film passe de la comédie au film noir mortellement sérieux, et le tout ne parvient jamais vraiment à se cristalliser en un tout homogène.

On reste donc dans un joyeux bordel visuellement assez réussi, mais qui ne sait jamais vraiment ce qu'il veut être, et échoue par conséquent à être quoi que ce soit d'autre qu'un gros WTF filmique.

3/6

(lors du premier visionnage, j'avais mis un 2/6, principalement parce que le côté parodique du métrage ne m'était pas apparu aussi clairement, et m'avait rebuté)

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Un film, un jour (ou presque) #448 : Cheerful Weather for the Wedding (2012)

Publié le 10 Février 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Comédie, Drame, Review, UK

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Cheerful Weather for the Wedding :

Dans les années 1930, une famille se prépare au mariage de l'une des leurs, dans leur manoir luxueux au milieu de la campagne anglaise. Mais celle-ci, Dolly (Felicity Jones) est cloîtrée à l'étage, étrangement déprimée et noyant ce chagrin inexplicable dans l'alcool ; au rez-de-chaussée, son fiancée Owen (James Norton), discret et bien sous tous rapports, qu'elle connaît depuis deux mois à peine ; et arpentant les couloirs du manoir, son ex-amant, Joseph (Luke Treadaway), qui semble lui aussi hanté par un secret troublant...

Adaptation d'une nouvelle de 1932, ce long-métrage anglais ressemble presque, pendant une bonne demi-heure, à un épisode de Downton Abbey sous acide, dans lequel tous les personnages auraient un répondant acerbe et sarcastique, seraient particulièrement mécontents d'être là, et l'ambiance serait nettement plus déjantée et animée qu'en temps normal. Et ça fait toujours plaisir de revoir un morceau du parcours de Felicity Jones, qui a commencé dans The Worst Witch et a terminé dans Rogue One...

Et puis tout à coup, les flashbacks s'invitent, et le film perd soudain totalement pied.

Le récit freine ainsi des quatre fers, pour se perdre dans des réminiscences sépias d'un passé idyllique, qui développent en un peu moins d'une heure ce qui prend une phrase à résumer : Dolly et Joseph ont eu une aventure, elle est tombée enceinte, et elle se marie précipitamment pour éviter le scandale.

Rien de bien neuf sous le soleil, donc, et le tout manque cruellement de punch et de mordant, que ce soit dans sa forme ou dans son fond, et surtout après cette première demi-heure enjouée. Ajoutez à cela du surjeu total sur la fin, guère aidée par une réalisation un peu lourde, et par un récit qui n'a pas vraiment de structure (tout ça ne débouche sur rien, il n'y a pas de résolution), et l'on se retrouve devant une comédie dramatique typiquement british, mais qui échoue à convaincre, ou à laisser le moindre souvenir.

Vraiment dommage que ce métrage n'ait pas conservé l'énergie de son premier tiers...

2/6

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Halloween Septembrrrfest 2015 - 20 - Digging Up the Marrow (2014)

Publié le 25 Septembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Found Footage, Documentaire, Fantastique

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Digging Up The Marrow :

Lorsque le réalisateur-scénariste Adam Green rencontre un homme étrange, William Decker (Ray Wise), il décide d'en faire le sujet de son nouveau long-métrage, un documentaire enquêtant sur les dires de Decker : selon lui, il existerait, dans les sous-sols de l'Amérique, des communautés de créatures difformes et rejetées par le reste de la société, qui vivraient cachées dans des cités souterraines, à l'abri de tous... mais certaines de ces créatures seraient agressives.

Soyons clairs : Digging Up The Marrow n'est rien de plus qu'une version found-footage/documenteur de Cabal/Nightbreed de Clive Barker. Une version centrée sur un Adam Green tête à claques, au sourire narquois constant, et qui, bien entendu, ne crédite absolument pas Barker, malgré des emprunts tellement évident et transparents qu'ils ne peuvent qu'être conscients.

Après, le tout se regarde assez facilement, je dois dire, et je me suis surpris à être vraiment captivé par le récit, qui est relativement bien mené. Du moins, dans une certaine mesure, puisque tant que l'on tente de percevoir les monstres, ou que le doute est entretenu au sujet de la réalité du Marrow, le film sait rester intrigant.

Malheureusement, il n'est pas très bien rythmé, et développe sur 90 minutes le synopsis d'un moyen-métrage un peu creux et mégalo, qui a recours à des jump-scares faciles, et qui finit par lentement se dégonfler, notamment sur la fin, alors que la tension aurait dû monter jusqu'au bout.

Reste au final des monstres réussis (pour ce qu'on en voit, et un Ray Wise globalement impeccable, malgré quelques moments de surjeu léger (dans sa cage, notamment).

3.5/6

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Halloween Septembrrrfest 2015 - 25 - Behind The Wall (2008)

Publié le 29 Septembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Drame, Halloween, Horreur, Fantastique, Canada

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Behind The Wall :

Traumatisée par le massacre de sa mère dans le sous-sol du phare gardé par sa famille, et par l'arrestation de son père, accusé du meurtre, Katelyn Parks (Lindy Booth) a quitté la ville côtière de Harrison Bay, pour ne jamais y remettre les pieds. Vingt ans plus tard, néanmoins, la bourgade connaît des difficultés financières, et décide de rénover le phare à des fins de tourisme... en dépit des avertissements du Père Hendry (Lawrence Dane), autrefois en charge de cette paroisse ; à cette occasion, Katelyn reçoit une invitation à revenir au pays, et malgré ses réticences, la jeune femme confronte les démons de son passé... et l'entité maléfique bien réelle vivant sous le phare.

Première réaction, avant même de démarrer le film : "par le scénariste de Poltergeist", en gros sur l'affiche du film = bonne grosse rigolade... puisque le "scénariste" en question n'est ici que l'un des cinq ou six producteurs, rien de plus. Ah, ces bonnes vieilles jaquettes racoleuses de films d'horreur indépendants fauchés...

Enfin bref : une co-production canadienne aux allures de téléfilm, à l'écriture et à la réalisation peu inspirées (pas aidées par une caméra portée récurrente, au tangage assez agaçant), mais qui bénéficie de paysages naturels brumeux assez jolis et mystérieux (mais très mal filmés, donc).

Le tout est affreusement plat et fade, avec une grosse majorité d'acteurs insipides (Lindy Booth est ici en mode trauma, donc rarement intéressante ou captivante), la musique est digne d'une série télévisée des années 80, les effets sont inexistants, et le récit n'a, tout simplement, aucun véritable sens de la structure ou du suspense.

On se retrouve donc devant un produit médiocre au possible, au budget d'à peine 1.2 millions de dollars (soit un quart d'un pilote de série tv actuel), qui aimerait bien conjurer la même ambiance que The Fog de John Carpenter, mais n'en a ni les moyens, ni le talent.

1/6

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Halloween Oktorrorfest 2015 - 30 - Juan Of The Dead (2010)

Publié le 1 Octobre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie, Cuba, Espagne

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Juan of the Dead (Juan de Los Muertos) :

Quadragénaire cubain glandeur, Juan (Alexis Diaz de Villegas) passe ses journées à ne rien faire en compagnie de son meilleur ami Lazaro (Jorge Molina). Il tente en vain de se faire accepter de sa fille Camila (Andrea Duro), tandis que de son côté, Lazaro essaie de s'habituer à son fils américanisé, Vladi (Andros Perugorria) ; jusqu'au jour où Cuba est envahi par les zombies : Juan, Lazaro et leurs proches doivent alors s'organiser pour survivre et, si possible, profiter financièrement de cette crise improbable.

Une formidablement bonne surprise que cette co-production cubaine et espagnole, qui s'impose sans effort comme un pendant ensoleillé, décomplexé et inventif à Shaun of The Dead.

C'est à la fois satirique, mélancolique, politique et comique, c'est bien interprété, c'est plein d'idées idiotes mais amusantes (le harpon au travers du zombie et de sa femme, le running gag du harpon, la drag queen et son copain gigantesque, la salsa avec la drag queen, les magouilles en tous genres, etc), et surtout, ça reste toujours crédible visuellement, malgré une budget microscopique de moins de 3 millions de dollars.

Comme quoi, et même si le film a déjà 5 ans, cela prouve bien (avec des films comme Wyrmwood) que le genre du film de zombie est, comme son sujet, toujours vivant.

4.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2015 - 41 - War of the Dead (2011)

Publié le 7 Octobre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Action, USA, Lituanie, Italie, Finlande, Guerre, Histoire

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

War of the Dead :

En mars 1942, le Capitaine Martin Stone (Andrew Tiernan) prend la tête d'une escouade américaine envoyée détruire un bunker ennemi en territoire russe, mais se trouve contraint d'intégrer à son équipe des soldats d'élite finlandais, afin d'affronter des sodats nazis revenus d'entre les morts...

Aouch. Entre Outpost et Dead Snow, les films de zombies nazis sont presque devenus un sous-genre à part entière du cinéma d'horreur. Et franchement, lorsque l'on arrive après la bataille comme ce War of the Dead (huit ans de gestation !), mieux vaut apporter quelque chose de neuf ou d'original si l'on veut sortir du lot.

Ici, pas de chance, c'est tout le contraire, puisque le métrage est absolument générique et dérivatif au possible, avec des personnes creux et interchangeables, un carton-titre long et maladroit en début de film et de l'action non-stop pendant 90 minutes... mais malheureusement, c'est de l'action brouillonne et mal filmée, puisque 80% du film se passent de nuit, et les 20% restants dans des couloirs souterrains sombres.

Autrement dit, on ne voit pas grand chose, et de toute façon, à la 25ème attaque de zombies identique aux autres, on finit par ne plus en avoir grand chose à faire. Hénaurme bof.

1.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #686 : The Birder (2013)

Publié le 6 Avril 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Canada

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

The Birder (aka The Bird Men) :

Ron Spencer (Tom Cavanagh), passionné d'ornithologie et professeur dans un lycée, voit le poste de ses rêves lui échapper au profit de Floyd (Jammie Splichuk), un homme plus jeune, plus moderne et plus cool que lui. Furieux, il décide alors de se venger du nouvel arrivant, et trouve un allié inattendu en la personne de Ben (Mark Rendall), l'un de ses anciens élèves, désormais homme à tout faire du lycée, et glandeur constamment la tête dans un nuage de marijuana. Car Ben est persuadé que Floyd tente de séduire son ex-petite amie Laura (Tommie-Amber Pirie), et il est prêt à tout pour l'en empêcher.

Étrangement le second film traitant d'ornithologie que je vois en moins de deux ans et demi (le premier étant le décevant Drôles d'Oiseaux), ce petit film canadien pose ses cartes sur la table dès les premières minutes du métrage : ce film est un film excentrique, où tous les personnages sont bizarres et improbables, et où tout est décalé et étrange, au point de paraître parfois maniéré et forcé.

Et c'est probablement cela qui fait que le métrage ne fonctionne pas vraiment, malgré un Tom Cavanagh excellent comme toujours : le tout est too much, et repose entièrement sur son aspect un peu foufou pour emporter l'adhésion... mais ni le rythme ni l'humour ne suivent vraiment, et le métrage finit par manquer de punch et d'intérêt intrinsèque, malgré des moments occasionnellement assez réussis.

2.5/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien....

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 07 - The Boy (2016)

Publié le 22 Septembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

The Boy :

Jeune américaine fuyant une vie de femme battue, Greta (Lauren Cohan) arrive en Angleterre, pour servir de gouvernante à un jeune garçon de huit ans, Brahms, qui vit avec ses parents vieillissants, les Heelshire (Jim Norton & Diana Hardcastle), dans un manoir reculé. À son arrivée, cependant, Greta découvre que Brahms est en fait une poupée de porcelaine à l'effigie du fils décédé des Heelshire, poupée que ces derniers traitent comme un enfant réel. Contrainte de jouer le jeu, et d'obéir à des règles très strictes en l'absence des Heelshire, Greta découvre bien vite que la poupée semble prendre vie, et qu'elle est très capricieuse...

Quelle déception, à nouveau... pourtant, tout était réuni : une actrice principale attachante et adorable, un manoir sinistre, une poupée tout aussi menaçante, et une ambiance assez réussie, pour un postulat de départ absolument pas original, mais qui fait toujours son petit effet.

Et pendant un bon moment, le film se regarde d'ailleurs très facilement, réussissant à poser son atmosphère, et à faire craindre pour le sort de l'héroïne.

Bon, certes, le spectateur avisé verra venir bon nombre des rebondissements de cette intrigue dérivative (encore plus s'il a récemment vu Housebound), s'imaginera des directions potentielles bien plus intéressantes que celle finalement choisie par le film, et la bande originale de Bear McCreary est beaucoup trop discrète et oubliable pour vraiment porter le métrage... mais pendant un temps, donc, The Boy fait illusion.

Et puis, avec l'arrivée (télégraphiée) de l'ex, le film bascule dans le slasher bas-de-gamme, tout aussi prévisible qu'avant, mais nettement moins intéressant et maîtrisé, jusqu'à faire totalement décrocher le spectateur tant ces dix dernières minutes sont balisées et clichées.

D'un pot-pourri relativement bien mené, on passe aussitôt à un bout de pellicule sans intérêt et assez agaçant, qui laisse le spectateur sur une très mauvaise impression.

2.25/6 (1.25 pour le film et 1 point pour Lauren)

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Un film, un jour (ou presque) #386 : Agents Presque Secrets (2016)

Publié le 19 Août 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Thriller, Action, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Agents Presque Secrets (Central Intelligence) :

Adolescent bon-vivant et en surpoids, Robbie Weirdicht a passé toute sa scolarité à être maltraité par tous ses semblables, sauf Calvin Joyner, l'athlète superstar du lycée, au futur tout tracé. 20 ans après, cependant, la carrière décevante de CJ (Kevin Hart) est au point mort, et alors que la réunion des 20 ans de sa promotion approche, il fait la connaissance de Bob Stone (Dwayne Johnson), la nouvelle identité de Weirdicht, devenu super-agent de la CIA, à la musculature et à la carrure impressionnantes. Mais Bob est en cavale, accusé d'avoir tué son partenaire, et d'avoir volé des codes essentiels à la défense nationale des USA...

Une buddy comedy amusante, sans plus, qui vaut principalement pour le contraste entre The Rock colossal, et Hart minuscule.

Les quelques caméos sont sympathiques, les deux hommes s'entendent bien à l'écran, le script est efficace (bien qu'assez basique), et la distribution secondaire est bien trouvée... mais dans l'ensemble, c'est vraiment une buddy comedy standard, aux scènes d'action assez moyennes, et qui évoque étrangement par moments The Do-Over de Sandler.

Cela dit, si The Rock a un peu tendance à surjouer çà et là (c'est le rôle qui veut ça), le script a le bon goût de laisser planer le doute sur son honnêteté, et ce jusqu'au bout, donc c'est toujours ça de pris.

Un très petit 3/6 (parce que la tagline de l'affiche est vraiment bien trouvée, et que le duo principal est attachant)

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Christmas Yulefest 2020 - 01 - Feast of the Seven Fishes (2019)

Publié le 30 Novembre 2020 par Lurdo dans Biographie, Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Noël, Review, Romance, Yulefest, Italie, USA

Noël est en chemin : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefestet ce jusqu'à mi-janvier...

Feast of the Seven Fishes (2019) :

Alors que les festivités de Noël 1983 battent leur plein et que la famille Oliverio, un clan italo-américain installé sur les rives du fleuve Monongahela, préparent la fête des sept poissons, Tony (Skyler Gisondo), l'un des jeunes hommes de la famille, rencontre Beth (Madison Iseman), une jolie blonde protestante issue d'une famille aisée et traditionaliste. Aussitôt, c'est le coup de foudre, et les Oliverio invitent Beth à partager leurs traditions, au grand dam de certain(e)s...

Une très sympathique comédie festive indépendante écrite et réalisée par Robert Tinnell à partir de ses souvenirs de jeunesse, ce Feast of the Seven Fishes est loin d'être parfait (problèmes de rythme, de structure) mais s'avère néanmoins une tranche de vie très agréable à suivre. Cette plongée dans les traditions d'une famille italienne forcément bruyante bénéficie d'une distribution très attachante (outre Gisondo et Iseman, il y a aussi Joe Pantoliano, Ray Abruzzo, etc), de personnages secondaires excentriques, et n'oublie pas de développer des sous-intrigues qui sentent le vécu (à défaut d'être forcément toujours indispensables ou bien intégrées).

Je mentirais en disant que le film est une réussite totale, et un classique du même acabit que A Christmas Story : ce n'est pas le cas, c'est un peu brouillon, et ça manque d'énergie. Mais dans l'ensemble, ça reste tout de même un petit film qui change beaucoup des romances festives interchangeables de rigueur à cette époque de l'année, et ce quand bien même tout serait centré sur une romance toute aussi importante.

4/6 pour le capital sympathie de l'ensemble, pour la grand-mère et pour le couple principal.

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

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Un film, un jour (ou presque) #1307 : The Very Excellent Mr Dundee (2020)

Publié le 25 Septembre 2020 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, USA, Australie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

The Very Excellent Mr Dundee (2020) :

À Hollywood, le quotidien de l'australien Paul Hogan, ex-acteur vedette de la franchise Crocodile Dundee, qui tente de se remettre en piste à l'âge de 80 ans, au grand dam de ses proches...

J'ai de la sympathie pour Paul Hogan, comédien australien qui a décroché le gros lot avec les Crocodile Dundee, mais s'est rapidement trouvé enfermé dans ce rôle iconique.

Ici, "Dundee" et son équipe ont clairement pris, pour inspiration, le Curb Your Enthusiasm de Larry David : on y retrouve ce concept d'un vieillard ronchon admiré de tous, qui vit au beau milieu d'une société hollywoodien creuse et superficielle (pour être plus exact, le film a été tourné en Australie, mais se déroule théoriquement à Los Angeles), et qui ne peut s'empêcher de gaffer encore et encore tant il n'a absolument rien à faire du politiquement correct.

Et comme dans Curb, on a droit à un défilé de guest stars dans leur propre rôle, avec par exemple Chevy Chase, un Hemsworth, Olivia Newton-John, Wayne Knight, Reginald VelJohnson ou encore John Cleese (qui, ruiné par son divorce, s'est apparemment reconverti en chauffeur Uber et pilote de course, à en croire ce film ^^).

Malheureusement, si le métrage se regarde tranquillement (il dure à peine 85 minutes), le tout reste beaucoup trop gentil et convenu, surtout lorsqu'on le compare au travail de Larry David : la critique de Los Angeles et du milieu des acteurs est générique (et un peu redondante avec Crocodile Dundee 3), la musique constamment primesautière (façon 30 Rock) finit par fatiguer, et le tout se finit mollement, sans vraiment raconter grand chose d'autre qu'une suite de quiproquos et d'incidents qui s'accumulent.

Seul moment mémorable : le passage Crocodile Dundee : The Musical, plutôt rigolo.

3/6 (en étant gentil, et principalement pour le capital-sympathie du bonhomme)

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Halloween Oktorrorfest 2020 - 40 - The Room (2020)

Publié le 22 Octobre 2020 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Science-Fiction, Review, Thriller, USA, France

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

The Room (2020) :

Lorsqu'ils s'installent dans leur nouvelle demeure, Matt (Kevin Janssens) et Kate (Olga Kurylenko), un jeune couple sans enfant, découvrent une pièce murée, reliée à un étrange générateur au sous-sol. une pièce qui, lorsque l'on y émet un souhait, voit celui-ci se réaliser. Mais impossible de quitter la maison avec le fruit de ces souhaits, qui se réduit aussitôt en poussière - pas vraiment un problème, jusqu'à ce que Kate demande un enfant à la pièce, et qu'elle reçoive le petit Shane en réponse...

Un long-métrage réalisé par un Français, Christian Volckman, déjà à l'œuvre sur Renaissance, et dont le postulat lorgne fortement sur la Twilight Zone (ou sur The Box de Richard Kelly, par exemple)... mais en nettement plus amateur, et avec une dernière ligne droite brouillonne en mode slasher.

Le problème, en fait, c'est que les deux personnages principaux sont rapidement agaçants, pour ne pas dire à baffer : non seulement leur couple se montre très rapidement impulsif et dysfonctionnel, avec des rapports étrangement abrasifs et des réactions peu naturelles (est-ce l'écriture ou l'interprétation inégales qui en sont responsables, mystère) mais dès qu'ils découvrent la pièce, ils abusent ouvertement de ses pouvoirs, demandant argent, alcool, fringues, tableaux de maîtres, drogue, et j'en passe, dans un montage de débauche gentiment racoleuse.

Et puis progressivement, alors que l'élément "bébé" arrive, les personnages continuent d'avoir des échanges artificiels, et des interactions forcées, uniquement là pour créer des rebondissements dramatiques. Plutôt que de dialoguer comme des êtres humains normaux, ils montent immédiatement sur leurs grands chevaux, se cachent des choses, etc, jusqu'à ce que le scénario se lâche totalement, en faisant passer Shane à l'âge adulte.

À partir de ce point, c'est le bordel, le film tente des délires à base de pièce dans la pièce dans la pièce (façon holodeck ou Matrice), il y a du viol incestueux de Kate par son fils, un double maléfique... et une fin attendue mais peu probante, fausse d'attachement aux personnages.

Bref, l'idée de départ était intéressante, mais sa mise en application est trop plate, et ses dialogues trop laborieux (au point de ressembler parfois à des dialogues écrits en français avant d'être traduits) pour convaincre.

2/6

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Halloween Oktorrorfest 2020 - 42 - Des Vampires dans le Bronx (2020)

Publié le 22 Octobre 2020 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Jeunesse, Netflix, Oktorrorfest, Review, USA

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Des Vampires dans le Bronx (Vampires vs. The Bronx - 2020) :

Li'l Mayor, Luis et Bobby (Jaden Michael, Gregory Diaz IV, Gerald W. Jones III), trois adolescents du Bronx, s'inquiètent de voir leur quartier progressivement racheté par des caucasiens, qui ferment un à un les commerces du secteur. Et cette inquiétude ne fait que croître lorsqu'ils réalisent que ces blancs sont tous des vampires, qui cherchent un endroit où établir un nouveau nid...

Que se passe-t-il lorsque Netflix prend un peu de Attack the Block, y rajoute une bonne dose de Génération Perdue, et confie le tout à un réalisateur de sitcoms, de comédies plates et du SNL ?

On se retrouve avec un film familial très dérivatif et générique, manquant cruellement d'énergie et d'originalité, et dont le côté ultra-référentiel finit par ressembler à un cache-misère pour un script insipide au possible. Il y avait pourtant du potentiel dans un film de vampires "pour afro-américains" (comme il existe, aux USA, une industrie de comédies pour et par des afro-américains, de drames pour et par des afro-américains, etc) ; voire même, la métaphore blancs qui envahissent un quartier pour le gentrifier = vampires aurait pu donner quelque chose de pertinent et d'amusant.

Mais le film est tellement coincé entre ses coups de coude constants aux fans du genre (les noms des personnages, des entreprises, les références à Blade, etc) et son déroulement basique et mollasson au possible qu'il finit par lasser, malgré sa durée limitée.

L'écriture est trop faible, le trio de tête pas assez mémorable, les effets spéciaux trop basiques (les vampires qui ressemblent à ceux de Buffy, c'est bon, on a assez donné), la photographie trop sombre et terne, l'humour trop plat, etc, pour que ce Vampires vs. The Bronx ne laisse le moindre souvenir.

(surtout visionné ainsi, en fin d'Oktorrorfest, alors que j'ai revu les Lost Boys il n'y a pas si longtemps)

2.25/6

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