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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Résultat pour ""the good place""

Blog Update ! - Septembre 2015

Publié le 14 Septembre 2015 par Lurdo dans Update, Cinéma, Critiques éclair, Review

Ça y est, c'est officiellement la rentrée, et après plus de 200 mini-critiques, la rubrique Un film, un jour (ou presque) prend ses vacances.

De petites vacances, à vrai dire, puisque la rubrique fera un mini-retour à partir du 16 Novembre, jusqu'au démarrage de la Yulefest 2015, début Décembre.

Dans l'intervalle, place dès demain à l'Oktorrorfest 2015, avec au programme deux films d'horreur chroniqués chaque jour, du Lundi au Vendredi, et deux autres chroniqués pendant le week-end.

Comme toujours, vous pouvez retrouver une liste des films déjà critiqués dans ces pages en passant par l'onglet Pages/Index Cinéma, ou bien en utilisant les tags des catégories de chaque article.

Bonne lecture, et bons films !

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Christmas Yulefest 2016 - 38 - Les Enfants de Noël (2016)

Publié le 19 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Christmas, Yulefest, Noël, Hallmark, Review, Télévision, Comédie, Romance

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Les Enfants de Noël (Hearts of Christmas) :

Lorsque Alice (Sharon Lawrence), la responsable de l'Unité de Soins Intensifs Néo-natals d'un hôpital, apprend peu de temps avant Noël qu'elle est victime des coupes budgétaires orchestrées par Matt (Kristoffer Polaha), le responsable financier de l'établissement, sa collègue Jenny (Emillie Ullerup) décide d'organiser pour elle une dernière fête de Noël regroupant tous leurs anciens patients. Mais Matt décide de prouver à l'hôpital qu'il n'est pas un mauvais bougre, et que ces coupes budgétaires n'ont rien de personnel, en aidant Jenny à organiser la fête... au grand dam de celle-ci.

Un téléfilm Hallmark qui m'a laissé perplexe, puisque diffusé sur Hallmark Movies & Mysteries (le pendant plus "sombre" et dramatique de la chaîne principale) alors qu'il n'a vraiment rien à y faire. D'ailleurs, c'est tout le film qui semble ainsi ne pas être totalement à sa place, comme si Hallmark n'y avait jamais cru, et avait fini par le reléguer sur sa chaîne secondaire.

À commencer par l'écriture, étrangement maladroite, et qui (outre la romance basique et habituelle) passe le plus clair de son temps à vanter les mérites de l'unité néonatale et des gens qui y travaillent, au point que le tout commence à paraître suspect, et à ressembler à de la publicité pour ce département en particulier, dans cet hôpital particulier.

Et c'est bien l'omniprésence de cette publicité, ainsi que des nombreux placements produits ultra-maladroits et forcés, qu'ils soient de marques nationales ("oh, mon dieu, quel beau sapin artificiel, on dirait un vrai, il est formidable", pendant que la caméra fait un panoramique depuis le sapin jusqu'à la marque de celui ci, affichée sur le mur, sur un carton punaisé là sans raison) ou régionales ("oh, mon dieu, quel chocolat chaud délicieux, j'en reprendrais bien... et tu dis que c'est la spécialité de ce café-restaurant ?", après que la caméra soit restée pendant trente secondes sur la façade et l'enseigne du bâtiment), qui m'a mis la puce à l'oreille.

Si je devais émettre une hypothèse, je dirais que Hallmark ne voulait pas de ce script, et qu'ils n'ont accepté de le commander/diffuser qu'à condition que la production se débrouille seule pour réunir une partie du budget : d'où les placements produits à gogo, d'où la publicité pour les magasins locaux, d'où les louanges permanents du travail d'infirmière en unité néo-natale de l'hôpital où a été tourné le téléfilm, d'où la page imdb (généralement remplie par les attachés de presse Hallmark) désertique, etc.

Et c'est dommage, parce que le tout ne fonctionne pas trop mal, à part ça : le couple principal est sympathique, Sharon Lawrence est toujours la bienvenue (même si elle passe un peu trop de temps à jouer le choc comme si elle était sous Prozac), ça reste assez bon enfant et positif (pas de drame larmoyant et pataud façon Movies & Mysteries, donc), et visuellement, ça n'est pas honteux du tout... mais voilà, l'écriture est maladroite, les placements produits sont maladroits, tout le film est un peu maladroit, et ça suffit pour faire redescendre la note.

3/6 (en étant généreux) 

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Un film, un jour (ou presque) #767 : BELGIQUE - Les Barons (2009), Il était une fois, une fois (2012) & Good Luck Algeria (2015)

Publié le 21 Juillet 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Belgique, Sport, France

Pendant un mois Aujourd'hui, à l'occasion de la Fête Nationale belge, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française franco-belge... ​​

Les Barons (2009) :

Hassan (Nader Boussandel), Mounir (Mourade Zeguendi), Aziz (Mounir Ait Hamou) et Franck (Julien Courbey), quatre amis de la banlieue de Bruxelles, se font appeler les Barons : un moyen pour eux de se prétendre au-dessus du lot, et de justifier leur vie oisive et fainéante. Mais Hassan, apprenti comédien de stand-up, aimerait trouver sa voie, en dépit du carcan de sa vie de banlieue, et des stéréotypes qu'elle charrie. D'autant qu'il n'est pas insensible à Malika (Amelle Chahbi), la sœur de Mounir, et présentatrice d'une chaîne d'informations...

Comédie semi-dramatique belge façon tranche de vie de banlieue, avec une distribution plutôt sympathique (que ce soit au niveau des premiers rôles que des caméos - Édouard Baer, Virginie Efira), et qui s'avère plutôt inventive et amusante, notamment dans sa mise en formes visuelle (artifices de montage, de transition, etc).

Le problème, en fait, c'est que le film se retrouve un peu le postérieur entre deux chaises : d'un côté la comédie de banlieue, avec donc une réalisation dynamique, un personnage qui s'adresse directement au spectateur, brise le quatrième mur, etc, et de l'autre, des moments plus sérieux et dramatiques, qui sont alors formellement ultra-basiques et simples et semblent oublier toute la fantaisie et l'inventivité du reste du film.

C'est dommage, d'autant qu'en prime, la photographie globale est assez terne et délavée, et que le métrage est probablement un peu longuet (plus d'1h45) : ce déséquilibre tire un peu le récit vers le bas, et empêche les moments les plus sérieux de totalement fonctionner.

Une meilleure gestion de ces deux facettes aurait probablement permis de donner un peu plus d'énergie globale au film, et d'impact à la fin douce-amère, qui n'est pourtant pas désagréable en l'état.

3.25/6

Il était une fois, une fois (2012) :

Lorsque sa candidature de concierge d'un grand hôtel parisien est refusée à cause de ses origines belges, Willy Vanderbrook (François-Xavier Demaison) décide de se venger en débarquant dans l'établissement avec tous ses amis, et en se faisant passer pour un Prince belge le temps d'une soirée. Mais le lendemain, à son réveil, il découvre qu'il a été victime d'une arnaqueuse professionnelle (Anne Marivin) qui, rapidement, décide de se joindre à eux, et les amène à répéter l'imposture, avec à la clef, une fortune en bijoux...

Une comédie française produite par Dominique Farrugia, et qui voit tout un défilé d'acteurs et de visages belges mémorables, dans ce qui s'avère un film de casse décalé à la mode belge.

Assez dynamique, ça se joue des clichés habituels sur les Belges avec une bonne humeur certaine, mais cela n'empêche pas ce film - du réalisateur des Portes de la Gloire, et des scénaristes de RTT - de ressembler régulièrement à un gros sketch un peu décousu, mettant en scène des caricatures très outrancières, aux mésaventures improbables.

Amusant, sans plus, et se terminant un peu en queue de poisson.

Un tout petit 3/6

Good Luck Algeria (2015) :

Stéphane Duval (Franck Gastambide) et son associé et ami Samir Zitouni (Sami Bouajila) fabriquent ensemble des skis de fond de compétition, mais lorsqu'un athlète réputé leur fait faux bond, ils se retrouvent au bord de la faillite. Seule solution : que Samir se remette au ski de fond, et se présente aux Jeux Olympiques d'Hiver sous la bannière algérienne, afin de créer un peu de buzz autour de leur marque...

Métrage inspiré par une histoire vraie, et réalisé par le frère de l'athlète à l'origine de toute cette histoire, cette comédie dramatique sociale et sportive n'est pas désagréable du tout, malgré une réalisation réaliste, façon caméra à l'épaule, assez typique du genre, et malgré une Chiara Mastroianni qui m'a laissé assez indifférent.

J'ai nettement préféré Gastambide dans un rôle plus sérieux que d'habitude, ainsi que l'interprétation de Sami Bouajila, sincère et convaincante ; quant au film en soi, il se regarde tranquillement, tout en étant assez balisé de bout en bout.

L'interrogation sur les racines, le retour au pays et l'héritage des émigrés qui se greffe sur l'aspect sportif est plutôt bien vue et pertinente, mais ça ne suffit pas forcément à faire de ce film quelque chose d'exceptionnel ou de particulièrement mémorable.

Ce n'est pas mauvais, c'est parfois touchant, mais c'est aussi... gentillet et inoffensif.

3.25/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Blog Update ! - Décembre 2020 - Bilan Christmas Yulefest 2020

Publié le 8 Janvier 2021 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Critiques éclair, Hallmark, Les bilans de Lurdo, Noël, Review, Romance, Télévision, Update, Yulefest

En décembre, comme tous les ans, le blog des Téléphages Anonymes s'est mis dans l'esprit des fêtes de Noël, avec la Christmas Yulefest 2020, notre marathon festif de films de Noël en tous genres.

Un marathon moins chargé que d'habitude, grâce à un tri plus exigeant effectué en amont, et à une production, il faut bien l'avouer, un peu impactée par la pandémie...

Semaine 1 :
Semaine 2 :
Semaine 3 :
Semaine 4 :

# Bilan :

Et qui dit tri exigeant en amont, dit aussi nombre de films (un peu) moins important (68 en 2020, contre 73 en 2019), et moyenne globale un peu plus élevée : l'année dernière, plus de deux tiers des films atteignaient à peine la moyenne ; cette année, 28 films sur 68 sont au dessus de la moyenne.

Les tendances se poursuivent, cependant, avec une augmentation notable de la diversité ethnique et culturelle, suite à des pressions de toutes parts, notamment médiatiques et des réseaux sociaux. Ainsi, Hallmark a fait le forcing, très tôt dans la saison, pour proposer de multiples métrages aux personnages un peu différents de la norme caucasienne de la chaîne : Jingle Bell Bride, Holly & Ivy, The Christmas Bow, The Christmas House, etc, autant de films mettant en avant la diversité ethnique et sexuelle de ses personnages... au grand dam des spectatrices habituelles de la chaîne, dont les représentantes les plus visibles, en ligne, ont tendance à être très religieuses et conservatrices.

Après, il faut bien avouer que cet effort de diversité (un peu artificiel, notamment dans sa présentation) s'est progressivement étiolé, au fur et à mesure de l'avancée de la saison, pour retomber dans sa routine habituelle : des visages (caucasiens) familiers, des couples (hétéros) familiers et des clichés à gogo.

En face, Lifetime n'a pas eu une saison exceptionnelle : parasitée par le coronavirus, la chaîne s'est plus que jamais reposée sur des achats extérieurs pour concurrencer Hallmark, et l'immense majorité des films de la chaîne s'est avérée médiocre et assez fauchée (les quelques téléfilms Lifetime que j'ai passés en revue cette saison étaient le dessus du panier... c'est dire).

Et pourtant, Lifetime a bénéficié d'une politique de diversité déjà bien établie : cela fait plusieurs années que Lifetime a pris de l'avance sur les autres en matière de représentativité, et c'est grâce à cela que la chaîne a pu proposer, de manière tout à fait naturelle, certains des films les plus mémorables de la saison, à savoir A Sugar & Spice Holiday (et sa distribution asiatique), ou encore The Christmas Setup (avec son couple gay... et Fran Drescher !).

Et puis il y a le reste : ION, UpTv, les chaînes afro-américaines... Pas grand chose de valable à se mettre sous la dent, dans tout ça, y compris sur Netflix, qui cède à l'appel du bigger louder dumber avec son Christmas Chronicles 2, et qui s'essaie à la comédie musicale clinquante par et pour les afro-américains, avec le polarisant Jingle Jangle.

# Film(s) du mois :

Un top 3 surprenant, cette année, puisqu'assez équilibré. D'un côté, un film indépendant, avec Feast of the Seven Fishes, charmant, léger et original. De l'autre, la diversité de Lifetime et Hallmark, avec d'un côté Holly & Ivy, et de l'autre A Sugar & Spice Holiday.

Mention spéciale à l'Apprenti Père Noël, dessin animé que j'avais déjà passé en revue dans ces pages, à Fran Drescher et son Christmas Setup, et à quelques autres téléfilms Hallmark, comme The Christmas Bow, The Christmas House, On the 12th Date of Christmas, Christmas by Starlight, Five Star Christmas, qui tous ont un petit plus qui les démarque du reste de la production festive.

# Flop(s) du mois :

Cup of Cheer, une parodie ratée du genre de la comédie romantique Hallmark ; Elfland, un dessin (pas très bien) animé fauché et inintéressant ; et Christmas on the Menu, terne, générique, cheap, et arrivé bien trop tard dans la saison pour que je fasse preuve d'indulgence envers lui.

Sans oublier de nombreux métrages à 2/6, de l'adaptation musicale du Grinch à une parodie laborieuse made in Syfy, en passant par des rom-coms Hallmark en pilotage automatique, comme A Christmas Carousel.

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Pour les plus curieux d'entre vous, retrouvez bien évidemment la liste de tous les films de Noël déjà passés en revue dans le cadre des Yulefests des années précédentes en cliquant ici (index saisonnier) ou ici (index alphabétique) !

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# Petit écran :

Pas de série passée en revue, ce mois-ci, mais vous pouvez toujours retrouver les bilans de toutes les séries critiquées jusqu'à présent en ces pages depuis l'index Séries alphabétique qui leur est consacré.

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# À venir :

Retour à la normale dès demain, avec le programme habituel du blog : chaque jour, un film passé en revue, et le week-end, des séries, avec en janvier, et dans le désordre, Wonder Woman 84, Star Trek Discovery, The Mandalorian, The Croods 2, Enola Holmes, Wandavision, Soul, et bien plus encore... Sans oublier le début d'une rétrospective Agents of SHIELD par ce chez Sygbab !

 

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Catch Review : TNA Impact Live (31/07/2014)

Publié le 1 Août 2014 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, TNA

Enfin ! Destination X est arrivé, alors place à l'action, à la voltige, et au grand spectacle !

- Énorme trollage de la team Dixieland, promo massive de EC3, et réaction enflammée du public. Un démarrage sur les chapeaux de roue.

- Wolves vs Hardy, Tag title match. That was awe-some *clap clap clapclapclap*.

- Petite vidéo de hype pour Low Ki, qui croise Joe backstage.

- X-Div Qualifier - Zema vs Manik vs Low Ki. Très chouette match de X-div, digne de la grande époque. Ki vs Manik pourrait être un feud très fun.

- Storm qui se prend pour le leader d'une révolution, pour le nouveau mentor de Sanada, etc. Bonne idée de faire de Storm le manager et le porte-parole d'un lutteur japonais.

- X-Div Qualifier - Cage vs Sanada vs Crazzy Steve. Cage impressionnant de force pour son gabarit, et Steve efficace dans son rôle. Un match sympathique.

- La Team ECW est en route.

- Aries et Roode se motivent backstage.

- Team ECW dans le ring, Dreamer fait une promo émue, mais EC3 se défile. Efficace, et le public mange dans la main des anciens de l'ECW, c'est hallucinant.

- Angle et Joe discutent des limites de la X-Div.

- Dixie motive ses troupes.

- TBP ont un truc à annoncer.

- Jessicka Havok is coming.

- Joe dans le ring pour une promo décidée.

- X-Div Qualifier - Joe vs Tigre vs Homicide. Et un autre match réussi, un.

- Récap de Bram vs Abyss, & promo d'Abyss pour mettre en place un Monster's Ball la semaine prochaine.

- HW Title Match : Aries vs Lashley. Excellent main event, une opposition réussie entre puissance et volonté.


 

En ce qui me concerne, un show en béton armé, avec suffisamment d'action pour convaincre quiconque, et des intrigues qui continuent d'avancer. Bien joué, TNA. Seul bémol, peut-être, j'aurais préféré avoir moins d'anciens de l'ECW dans ce Dest-X, et un match de X-Div supplémentaire à la place, avec des guests comme Rubix inside. M'enfin bon.

 

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Halloween Oktorrorfest 2019 - 42 - Halloween (2018)

Publié le 21 Octobre 2019 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Thriller

Chez les Téléphages Anonymes, d'octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Halloween (2018) :

Quarante ans après que Michael Myers ait décimé tout l'entourage de Laurie Strode (Jamie Lee Curtis), le tueur s'échappe de son hôpital psychiatrique, et revient à Haddonfield. Mais Laurie, qui a désormais une famille, est prête à le recevoir...

Une suite/reboot de la franchise Halloween, par David Gordon Green et Danny McBride (!), et qui se veut la suite directe du premier film de Carpenter, faisant délibérément l'impasse sur tous les autres épisodes, et se moquant même de la révélation selon laquelle Michael Myers et Laurie Strode étaient frère et sœur.

À la place, cette nouvelle version semble vouloir marcher dans les traces de H20, en nous montrant une Jamie Lee Curtis en mode Sarah Connor, traumatisée mais préparée, et prête à démonter du Myers dans sa maison pleine de pièges.

Ce qui fonctionne : le face à face entre Laurie et Myers est convaincant... mais il ne prend place que dans les 10 dernières minutes du film.

Le reste ? Un métrage inerte, assez décousu et brouillon, avec énormément de séquences superflues, de personnages secondaires inutiles, de moments d'humour déplacés (j'admets cependant avoir un faible pour le petit garçon babysitté, assez amusant), de meurtres prenant presque plus souvent place hors champ qu'à l'écran, de sous-intrigues débiles (le psychiatre) et de personnages tout sauf sympathiques (c'est le cas notamment des podcasteurs anglais du début du film, ou encore de 95% des adolescents).

Bref, à part Laurie (et dans une très moindre mesure sa fille - Judy Greer - et sa petite fille - Andi Matichak), on n'a qu'une envie : que tout le monde y passe au plus vite. Malheureusement, même Myers est atteint d'une sorte de rigidité mécanique qui est très représentative du film, et qui dépouille toutes les scènes de leur tension.

Autant dire que pour moi qui ne suis vraiment pas grand fan de la franchise, cette "réinvention" m'a laissé particulièrement dubitatif, malgré le plaisir de revoir Jamie Lee Curtis dans ce rôle, et quelques idées intéressantes.

2.5/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Christmas Yulefest 2014 - 52 - Le Royaume de Glace 2 : à la recherche de la corne enchantée (2011)

Publié le 26 Décembre 2014 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Noël, Christmas, Comédie, Fantastique, Télévision, Jeunesse, Norvège

Noël est passé, mais comme tous les ans, la Christmas Yulefest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Le Royaume de Glace 2 : à la recherche de la corne enchantée (Blåfjell 2: Jakten på det magiske horn) :

Quelques années après les évênements du premier film, la jeune Reine Bleuette (Ane Viola Semb) et ses sujets lutins bleus se réveillent pour trouver le pays aux proies d'un hiver extraordinaire. Les lutins rouges, eux, sont contraints de quitter leur ferme, alors qu'un glacier menace de la détruire. Bien vite, Bleuette et Dreng (Johan Tinus Lindgren) réalisent qu'ils doivent trouver la corne enchantée, qui confère à son utilisateur le contrôle sur les éléments météorologiques. Mais celle-ci est entre les mains des humains, qui l'exploitent pour mieux rentabiliser leur usine de charbon...

Quelle déception ! Après un premier opus familial, enchanteur, et très convaincant visuellement, voilà la suite, sortie deux ans plus tard... et la déconvenue est de taille. En lieu et place d'un métrage de calibre cinématographique, classique mais plein de charme, ici, on se retrouve avec un film d'apparence télévisuelle, à destination des plus petits, visiblement tourné avec des caméras HD, et sans autre sens de l'image cinématographique que des plans tournants en hélicoptère, à la Peter Jackson.

Toujours dans la même optique de film pour les plus jeunes : la décision de placer, à intervalles réguliers, des passages chantés (sous-titrés sur le dvd exclusivement VF) insipides, et une histoire assez quelconque, avec des maychants particulièrement caricaturaux.

Et pour ne rien arranger, hormis quelques-un des rôles principaux (dont les deux interprètes de Bleuette et Dreng, qui ont beaucoup grandi en deux ans), il y a eu un renouvellement général de tout le reste de la distribution, et un relooking des costumes et des décors, ici bien moins efficaces et convaincants malgré une volonté de tourner en environnement naturel.

Bref, assez déçu... ça donne l'impression d'un métrage dont la mise en chantier a été catapultée (ce qui est plus ou moins le cas), avec un réalisateur différent et plus limité (ce qui est le cas, puisque l'on passe du réalisateur de Cold Prey à un réalisateur spécialisé en téléfilms), et un scénario plus préoccupé par "comment placer des effets 3D", que par la recherche d'authenticité et de magie qui fonctionnait si bien dans l'original.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1016 : Batman - Hush (2019)

Publié le 23 Juillet 2019 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, Science-Fiction, Romance, Thriller, DC, DCAMU

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Batman - Silence (Batman : Hush - 2019) :

Alors que Bruce (Jason O'Mara) se rapproche progressivement de Selina Kyle (Jennifer Morrison), Hush, un mystérieux criminel masqué, coordonne tous les adversaires de Batman dans une série de méfaits d'apparence indépendants... mais qui visent en réalité la personne même de Bruce Wayne.

Adaptation animée de l'arc narratif du même nom écrit par Jeph Loeb et illustrée par Jim Lee, cette version 2019 suit environ 80% de l'intrigue originale, mais met clairement plus l'accent sur la romance impossible entre Batman et Catwoman, une romance particulièrement d'actualité dans les comics publiés ces temps-ci.

Cette romance prend ainsi parfois le dessus sur l'intrigue de fond, pas toujours traitée aussi bien qu'elle l'aurait méritée, et amène des remplacements inutiles : pas de Croc ou de Huntress, mais Bane et une Batgirl qui fait de la figuration dans une scène et demi ; pas de Ra's al Ghul, de Harold, de Double-Face, de Jason Todd. À l'identique, les motivations de certains des protagonistes ont changé, et Thomas Elliot, justement, passe considérablement à la trappe...

Tout ça pour faire plus de place à Bat/Cat, au travers notamment d'un montage triomphant illustrant les exploits du couple dans son combat contre le crime : un peu hors-sujet, je dois dire. Et puis il y a cette réinvention du Riddler, qui tente d'en faire une sorte de super-combattant capable de tenir tête à Batman au corps à corps, et qui, physiquement, semble inspiré du Deadshot du film Daredevil. Mouais.

Je n'ai pas détesté pour autant, cela dit, même si comme d'habitude, il y a quelques moments d'animation assez moches. Mais la place prise par la romance Bat/Cat m'a rappelé pourquoi j'avais énormément de mal avec cette direction initiée par Tom King : c'est envahissant, c'est du fan-service, et ça se fait au détriment d'autres personnages.

Alors déjà que l'intrigue originale de Hush n'était pas des plus profondes et recherchées, si en plus on la simplifie pour faire de la place à du shipping...

3/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Christmas Yulefest 2020 - 48 - L'Héritière de Noël (2020)

Publié le 23 Décembre 2020 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Hallmark, Noël, Review, Romance, Télévision, USA, Yulefest

Noël est en chemin : chez les Téléphages Anonymes, c'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest, et ce jusqu'à mi-janvier...

L'Héritière de Noël (A Glenbrooke Christmas - 2020) :

Lasse de l'hypocrisie de son entourage, Jessica Morgan (Autumn Reeser), une riche héritière sur le point de prendre la tête de la multinationale familiale, décide de partir passer les fêtes de Noël incognito dans la bourgade de Glenbrooke, dont elle conserve des souvenirs d'enfance enchanteurs. Sur place, elle rencontre Kyle (Antonio Cupo), un séduisant pompier, et décide d'organiser une collecte de fonds pour sauver les cloches de l'église locale...

Visiblement, outre-atlantique, le couple Cupo/Reeser fait partie, aux yeux des spectatrices américaines, des duos de rom-coms Hallmark les plus populaires - pourquoi pas (j'ai par ailleurs beaucoup de sympathie pour Autumn Reeser), mais l'on ne peut pas vraiment dire que ce métrage festif serve vraiment les deux acteurs.

On se retrouve en effet ici avec un téléfilm ultra-balisé de bout en bout, adapté d'un roman, avec tous les clichés habituels du genre (il est pompier, mais était autrefois cadre d'une grande entreprise, et a préféré un métier plus manuel et viril, en honneur de ses parents, blablabla, l'organisation de l'événement, la meilleure copine afro-américaine, etc, etc), une héroïne à l'identité secrète qui est révélée juste à temps pour mettre en place le quiproquo du dernier quart d'heure, un propos générique sur l'art et sur les passions qu'il faut suivre, etc.

Absolument rien de mémorable ou d'original (le village "enchanteur" de Glenbrooke est indifférenciable de toutes les autres petites villes des téléfilms Hallmark), si ce n'est la prestation de Latonya Williams, plutôt amusante en jeune femme pompier qui se mêle de tout et de rien.

Ce n'est même pas mauvais, mais à ce point de la saison, c'est franchement insuffisant. Et ça n'a absolument pas sa place dans la collection Movies & Mysteries (à ce sujet, je ne serais pas surpris d'apprendre que Glenbrooke et Love, Lights, Hannukah !, diffusés le même jour, aient été initialement programmés sur la chaîne l'un de l'autre, et qu'une reprogrammation de dernière minute ait eu lieu pour tenter de rentabiliser le budget clairement plus important du film de Kirshner et Henner)

2.5 + 0.25 pour Latonya = 2.75/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

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Les bilans de Lurdo : Let's Get Physical, saison 1 (2018)

Publié le 1 Septembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Comédie, Sitcom, Sport, PopTV

L'un des rares programmes originaux scriptés (avec notamment Hollywood Darlings) de la chaîne PopTV, Let's Get Physical est une sitcom en 8x20 minutes, qui semble être née d'une simple idée : et si on basait une série toute entière sur la fameuse vidéo virale du Championnat national d'aérobic Crystal Light 1988 ?

Ce n'est pas forcément nouveau - Key & Peele en avaient fait un sketch assez amusant - mais visiblement, c'est assez pour lancer la production de cette comédie créée et produite par le responsable de Workaholics.

Let's Get Physical, saison 1 :

À la mort de son père, légende du fitness américain, Joe Force (Matt Jones), un slacker loser se rêvant superstar du rock, découvre que pour toucher son héritage, il doit replonger dans le monde de l'aérobic, et remporter une compétition nationale. Face à lui, cependant, se dresse son rival de toujours, Barry Cross (Chris Diamantopoulos), un sportif ayant épousé Claudia (AnnaLynne McCord), l'amour de lycée de Joe, et avec qui il a bâti un empire du fitness et de la salle de sport. Pour parvenir à le vaincre, Joe n'a d'autre choix que de recruter une équipe de danseurs (Misha Rasaiah, Jahmil French, James Cade), et de supporter les remontrances de sa mère dominatrice (Jane Seymour).

Une sitcom qui correspond vraiment au mot "anecdotique". En même temps, difficile, en 8 épisodes de développer des personnages secondaires, et d'aller plus loin que le simple statut de caricature, notamment dans le développement des protagonistes. Dans de telles conditions, il dépend alors vraiment des interprètes d'élever les personnages, et de se démarquer du reste de la distribution : à ce jeu, un seul s'en sort véritablement - Chris Diamantopoulos.

C'est bien simple, on ne retient qu'une chose de toute la saison : la volonté et l'énergie de Diamantopoulos, qui se démène comme un diable dans toutes ses scènes, qu'elles soient comiques, dansées, agressives, etc.

À ses côtés, McCord fait preuve d'un timing comique des plus honorables, mais finit tout de même par être éclipsée par Diamantopoulos... et face à ce dernier, Matt Jones ne fait pas une seule seconde le poids, malgré ses efforts.

Il faut dire que le cliché du slacker bedonnant mais qui a bon fond et que le spectateur est supposé soutenir est un cliché déjà bien usé, et presque agaçant ; ajoutez à cela un Jones à la voix très particulière, et au capital-sympathie assez moyen, et on se retrouve avec une série dans laquelle les good guys sont transparents et tout sauf intéressants.

C'est aussi la faute de l'écriture, à vrai dire : sur les huit épisodes de la saison, seuls deux ou trois s'élèvent au-dessus de la moyenne, et font preuve d'un humour convaincant ; les autres sont assez plats, sous-développés, et survolent leur sujet plutôt que d'en extraire la substantifique moelle.

La série rate donc partiellement sa cible, desservie par une écriture faiblarde et convenue. Heureusement que Diamantopoulos est là pour porter le show sur ses épaules, sinon le tout serait à ranger dans la catégorie "perte de temps".

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et ici.

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 6 (7/9)

Publié le 21 Mai 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Télévision, Review, Science-Fiction, Star Trek

Je continue mon passage en revue de la saison 6 de Star Trek Voyager, entamée il y a près de deux mois, une saison qui reste globalement assez toujours assez inégale, naviguant entre épisodes très moyens et d'autres plus sympathiques...

Star Trek Voyager, saison 6

6x19 - Child's Play :

Lorsque les parents de l'un des jeunes Borgs recueillis par le Voyager reprennent contact, ni Seven ni l'adolescent ne semblent prêts à se séparer l'un de l'autre...

Un épisode plutôt bien interprété, tant par le jeune acteur que par Jeri Ryan (ce qui n'est pas surprenant), plutôt bien écrit, et qui continue de développer une continuité d'une semaine à l'autre, avec ces quatre jeunes Borgs qui évoluent et se développent.

C'est particulièrement agréable, après 6 saisons d'épisodes indépendants et de reboots systématiques, et bien que cela entraîne quelques soucis, çà et là (on peut se demander où est passé le bébé borg animatronique ?), ça fait un bien fou.

Malheureusement, cela amène aussi un rebondissement de fin d'épisode un peu forcé et précipité, bien que finalement assez logique (après tout, le choix de Marc Sheppard dans le rôle de l'un des deux parents ne pouvait pas être anodin), et qui semble pourtant uniquement là pour justifier à posteriori l'état du cube borg dans Collective, ainsi que pour permettre un peu d'action gratuite et superflue dans les cinq dernières minutes.

Mais dans l'ensemble, c'était plutôt agréable à suivre, et le développement de la relation de Seven avec ses enfants adoptifs est très plaisante. 

 

6x20 - Good Shepherd :

Après leur évaluation décevante, Janeway décide de partir en mission en compagnie de trois sous-officiers : un quasi-autiste arrogant, un hypocondriaque, et une jeune bajoranne dépassée par les demandes de son poste... mais bien évidemment, la mission se complique.

L'équivalent de Lower Decks pour Voyager, avec des guests inégaux : autant Zoe McLellan est particulièrement attachante en bajoranne maladroite, autant les autres sont plus polarisants et clichés, entre le Sheldon Cooper-bis et le malade imaginaire.

En fait, l'épisode a beau être sympathique et très regardable, il arrive un peu tard dans la vie de la série, et aurait été nettement plus intéressant dans ses premières saisons (en plus de permettre d'établir des personnages secondaires sur la durée), un peu comme le 1x16 à l'époque.

De plus, au niveau des défauts, on a vraiment l'impression que le script a été amputé de toute sa conclusion, et qu'il se finit un peu de manière bâclée et frustrante. M'enfin bon... dans l'ensemble, c'était assez honorable.

 

6x21 - Live Fast And Prosper :

Alors que le Voyager connaît une vague de pannes techniques et a besoin de réparations, l'équipage découvre que des extraterrestres se font passer pour Janeway & co, et profitent de cette usurpation d'identité pour arnaquer de nombreuses peuplades aux quatre coins du quadrant...

Un épisode réalisé par LeVar Burton, plutôt sympathique dans l'ensemble, pas très sérieux, et qui manque simplement un peu de rythme pour être vraiment excellent.
 

À suivre...

(épisodes 6x01-03 ; 6x04-06 ; 6x07-09 ; 6x10-12 ; 6x13-15 ; 6x16-18)

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Un film, un jour (ou presque) #1239 : Drew - The Man Behind the Poster (2013)

Publié le 30 Juin 2020 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Review, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Drew - The Man Behind the Poster (2013) :

Un documentaire entièrement consacré à Drew Struzan, fameux artiste derrière la majorité des affiches de film iconiques des années 80, de Star Wars à Indiana Jones, en passant par Retour vers le Futur et Police Academy.

Un documentaire très complet, qui relate toute la carrière et la vie du peintre : son couple, ses débuts dans le pauvreté, son travail publicitaire, ses pochettes d'album (Alice Cooper, etc), ses premières affiches, ses déconvenues avec des managers peu scrupuleux, son statut culte, ses problèmes avec l'industrie cinématographique actuelle...

Bref, de quoi occuper la centaine de minutes du métrage, un métrage illustré de toutes les œuvres du maître.

Alors certes, le documentaire a une certaine tendance aux louanges effusives, avec des témoignages admiratifs de beaucoup de professionnels de l'industrie (Lucas, Spielberg, Guillermo Del Toro, Thomas Jane, Frank Darabont, Michael J. Fox, Steve Guttenberg, Sam Witwer, et même Harrison Ford) que l'on sent fans absolus plus qu'avis objectifs sur l'influence de Struzan sur l'industrie et sur leurs rapports avec lui. Et il faut être cinéphile (ou du moins, s'intéresser un minimum au milieu) pour vraiment être passionné par un tel documentaire.

Cependant, en ce qui me concerne, j'en suis ressorti satisfait, et ravi d'avoir découvert certaines des affiches les moins connues de Struzan qui reste, quoi qu'on en dise, l'une des figures emblématiques de sa discipline.

4/6

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Analyse et critique du film The World Unseen

Publié le 18 Mai 2011 par Kaoteek dans Cinéma

Drame historique écrit et dirigé par Shamim Sarif, The World Unseen narre l’histoire d’amour interdite d’une mère de famille et d’une propriétaire de café, toutes deux Indiennes, dans l’Afrique du Sud des années 50. Très bien accueilli par la critique et la communauté gay/lesbienne, ce métrage sud-africain a remporté de nombreux prix à sa sortie, en 2008.

Résumé

Dans l’Afrique du Sud des années 1950, Amina (Sheetal Sheth), jeune femme indépendante d’origine indienne, tient le Location Café, un lieu d’accueil ouvert à tous, sans discrimination de race ou de religion. Elle protège ainsi son associé de couleur, Jacob (David Dennis), amoureux d’une postière blanche.

De son côté, Miriam (Lisa Ray) obéit aux conventions de son peuple et de la société. Mère de trois enfants envahissants, et épouse dévouée à son mari, l’autoritaire Omar (Parvin Dabas), Miriam est effacée et discrète. Mais lorsque Rehmat (Nandana Sen), la sœur d’Omar, épouse un homme blanc et est contrainte de fuir, Miriam finit par lui rendre visite chez Amina.

Aussitôt, Miriam est fascinée par le charme et le caractère d’Amina, et les deux femmes se rapprochent plus qu’elles ne le devraient, trouvant prétexte après prétexte pour se fréquenter, et pour vivre ensemble une histoire d’amour interdite…

Réception critique

Drame romantique historique adapté par Shamim Sarif à partir de son roman du même titre, The World Unseen est produit de manière indépendante par la réalisatrice-scénariste, financée par l’Etat sud-africain. Il sort en salles aux États-Unis fin 2008, et rapidement, reçoit de nombreuses critiques élogieuses, notamment de la part de la communauté lesbienne américaine.

Durant le premier semestre 2009, le métrage sort dans le reste du monde, où il recueille des critiques similaires. Multiprimé dans de nombreux festivals, et raflant tous les prix des South African Film & Television Awards, The World Unseen est loué pour sa description touchante d’une romance lesbienne interdite à l’époque de l’Apartheid.

Le film divise cependant ses spectateurs, et certains critiques soulignent le manichéisme et la simplicité abusive du scénario, qui a régulièrement recours à des clichés basiques, et aux figures attendues du genre de la romance impossible.

L’interprétation assez inégale des acteurs est parfois aussi critiquée, ce qui n’empêche cependant pas les membres de la distribution (notamment Sheetal Sheth), d’être récompensés à plusieurs reprises pour leurs performances.

The World Unseen
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Analyse et critique du film The Winning Season

Publié le 6 Mai 2011 par Kaoteek dans Cinéma

Comédie dramatique de 2009, écrite et réalisée par James C. Strouse, The Winning Season raconte le chemin de croix et la rédemption d’un ancien basketteur alcoolique interprété par Sam Rockwell, qui retrouve goût à la vie en entraînant l’équipe féminine de basket du lycée de sa fille, avec qui il tente de se réconcilier. Assez convenu mais sympathique, ce métrage indépendant passe inaperçu à sa sortie.

Résumé

Ancien athlète professionnel (il jouait au sein de la NBA) et professeur de sport dans un lycée, Bill (Sam Rockwell) n’est plus que l’ombre de lui-même : alcoolique, divorcé, il ne parle plus à sa fille adolescente (Shana Dowdeswell), et se réfugie dans un cynisme qui l’oppose au reste de la petite communauté où il vit. Son ami Terry (Rob Corddry), cependant, est bien décidé à l’aider.

Proviseur du lycée où la fille de Bill est élève, Terry offre alors à Bill le poste d’entraîneur de l’équipe de basketball de l’établissement, au bas du classement.

Guère motivé, Bill accepte sans trop d’espoir, et déchante rapidement en découvrant les six joueuses qui composent le groupe : dissipées, pas entraînées, les filles sont plus préoccupées par leurs problèmes que par l’équipe.

Cependant, avec le temps, un lien étrange se tisse entre Bill et ses joueuses, menées par Abby (Emma Roberts), et les résultats de l’équipe finissent par s’améliorer. En parallèle, le groupe d’adolescentes essaie de conseiller leur coach sur sa relation avec sa fille… des conseils aux résultats mitigés.

D’autant que tiraillé entre le championnat de basket et sa vie de famille, Bill songe à se tourner de nouveau vers la bouteille…

Analyse critique

Film indépendant distribué par Lion’s Gate, The Winning Season est diffusé en exclusivité lors du Festival de Sundance, en 2009, puis sort dans un nombre très réduit de salles en septembre 2010.

Les critiques sont alors assez indifférents au métrage, auquel est reproché son script convenu : les personnages sont des clichés, et leur évolution est prévisible dès le début du film.

Néanmoins, la distribution éminemment sympathique du métrage parvient à maintenir l’intérêt tout du long. Ainsi, parmi les performances remarquées dans le film de Strouse, Emma Roberts, Sam Rockwell et Margo Martindale (qui interprète l’assistante de Bill) reçoivent les éloges de la critique, dans des rôles pas toujours faciles.

Finalement assez anecdotique, The Winning Season reste un métrage agréable à suivre, à défaut de révolutionner le genre, ou même de l’exploiter de manière très intéressante.

1 Sam Rockwell  at the 2009 Tribeca Film Festival  for the premiere of
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Catch Review : Chikara - 14x06 - The World is Not Enough (20/07/2014)

Publié le 5 Octobre 2014 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, Chikara

Pour le moment, la saison 14 de Chikara est une déception de taille : You Only Live Twice et Quantum Of Solace n'ont pas convaincu, Diamonds Are Forever a à peine remonté la moyenne, mais Goldfinger et The Living Daylights ont très rapidement ramené le tout vers une médiocrité qui enchaîne les matches sans intérêt dérivés de Wrestling is..., et qui manque clairement de liant, de direction et d'énergie...

Chikara - 14x06 - The World is Not Enough (20/07/2014) :

- Promo amusante de 3.0.

- 3.0 vs Odditorium. Tag match semi-comique, de moins de sept minutes. RAS.

- Une thumb war entre des membres du public. Presque aussi long que le match d'avant, et sans intérêt aucun.

- Archibald Peck vs Ashley Remington. Pas mal de meublage en pré-match, dont un arbitre pris en sandwich dans un bro-hug entre les catcheurs. Sinon, principalement de la comédie amusante, sans plus.

- The Flood vs Icarus, Spectral Envoy & Osirian Portal. Un tag match bordélique et assez quelconque.

- Missile assault Ant vs Shynron. Un quasi-squash par Shynron. Moins de deux minutes. Inutile.

- Pieces of Hate vs Throwbacks. Title match, 2 out of three falls. Affrontement très solide, mais qui manquait peut-être d'une dimension plus épique et mémorable.

- Eddie Kingston vs Jervis Cottonbelly. La routine habituelle, avec Kingston qui refuse de se battre, jusqu'à ce qu'il en ait assez, et DQ sur intervention de deux sbires de Jimmy Jacobs qu'il démolit. Bon gros bof.

- Arctic rescue Ant vs Worker Ant. RAS, un match plat, et pas particulièrement intéressant.

- Baltic Siege vs Bloc Party, Elimination "Flag" Match. Un match semi-comique sympathique, mais hautement oubliable.

- Deucalion vient démolir l'Estonian Thunderfrog en post-match, avec son finisher pourri. Meh.


 

Et paf. Voilà. On enlève les matches comiques et les squashes, qui ne servent qu'à meubler, et on se retrouve, dans l'absolu, avec un seul match valant le coup d'oeil : Pieces of Hate vs Throwbacks. C'est la deuxième fois que PoH volent le show, et qu'aucun autre affrontement ne se montre à la hauteur... vite, vivement les King of Trios 2014, parce que là, ça devient inquiétant.

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Halloween Oktorrorfest 2019 - 25 - Into The Dark - 1x05 - Down (2019)

Publié le 13 Octobre 2019 par Lurdo dans Anthologie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Halloween, Horreur, Les bilans de Lurdo, Oktorrorfest, Review, Romance, Thriller, Télévision, Hulu

Chez les Téléphages Anonymes, d'octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Into The Dark - 1x05 - Down (2019) :

Le soir de la Saint Valentin, alors qu'elle quitte son bureau très tard, Jennifer (Natalie Martinez) se retrouve prise au piège dans un ascenseur en panne, en compagnie de Guy (Matt Lauria), un séduisant cadre avec qui elle commence à sympathiser...

Pas grand chose à dire sur ce cinquième épisode de l'anthologie Into The Dark de Hulu : c'est un bon gros remake de P2 - 2è sous-sol, mais dans un ascenseur, et paradoxalement, c'est la première demi-heure (exclusivement en mode comédie romantique) qui fonctionne le mieux.

Bien sûr, on se doute immédiatement que tout ça est trop beau pour être honnête, et qu'un rebondissement sinistre nous attend. Mais l'espace d'un instant, on se surprend à espérer que le réalisateur (déjà derrière la caméra du Dernier Exorcisme) et le scénariste nous réservent une surprise originale, et pas un simple "en fait, il est méchant".

Malheureusement, ce n'est pas le cas, et après une seconde demi-heure honorable (mais peinant à imposer tout sens de claustrophobie ou de véritable tension), le dernier tiers finit par tourner à vide, et au mauvais slasher interminable, avec des péripéties et une mise à mort sanglante totalement gratuites.

C'est dommage, parce que ça partait bien, avec notamment un duo d'acteurs convaincants et compétents. Mais comme d'habitude avec Into The Dark, ça aurait dû s'arrêter au bout de 45/50 minutes, et éviter d'être aussi prévisible.

2.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2015 - 49 - Blackwood (2014)

Publié le 11 Octobre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, UK

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Blackwood :

Suite à une dépression nerveuse, l'universitaire et présentateur Ben Marshall (Ed Stoppard) s'installe à la campagne avec son épouse Rachel (Sophia Myles) et leur fils Harry (Isaac Andrews). Mais alors que la vie semble de nouveau lui sourire, Ben commence à se sentir mal à l'aise dans sa nouvelle maison, et bientôt, il est hanté par des visions fantômatiques qui l'amènent à enquêter sur un mystère local, et à mettre sa famille en danger...

Une ghost story à l'anglaise, qui malheureusement se contente de photocopier The Shining dans ses moindres détails, avec ce père de famille instable qui arrive dans un endroit reculé pour retrouver un peu de tranquillité, a des visions, perd progressivement les pédales, et finit par se la jouer boogeyman psychopathe qui tente de tuer sa femme dans les couloirs de sa demeure.

Comme dans The Shining, d'ailleurs, ça se finit sur un cadre accroché au mur, et sur lequel figure un personnage important ; comme dans The Shining, on a un jeu de temporalité décalée, avec des manifestations surnaturelles qui n'appartiennent pas à la même époque que les protagonistes ; comme dans The Shining, on a droit à un acteur principal assez peu sympathique et qui, dès le début, paraît totalement déséquilibré, colérique et impulsif, ce qui n'aide pas vraiment à ménager le suspense. Mais, contrairement au film de Kubrick, cet acteur est ici particulièrement figé, assez moyen dans son interprétation, et manque de charisme.

On se retrouve donc ici devant un récit ultra-balisé, assez bien filmé visuellement, mais qui ne convainc jamais : les clichés du genre sont tous présents, on comprend bien vite que l'enquête du héros ne va pas aboutir, et si l'on ne devine pas forcément tous les détails du rebondissement final (on peut avoir quelques soupçons, mais le fait que certaines manifestations se produisent du point de vue de l'enfant vient semer la zizanie dans la logique interne du récit), on n'est jamais vraiment surpris par ce script ultra-balisé, aux personnages assez basiques, et qui repose donc sur les épaules d'un acteur pas forcément totalement à la hauteur.

2.25/6

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Critiques éclair - Pilotes 2013 - Hello Ladies

Publié le 1 Octobre 2013 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Comédie, Sitcom, Drame, HBO

Hello Ladies 1x01 :

Stephen Merchant est en solo (avec deux des scénaristes de The Office à l'écriture), et essaie de séduire des américaines, en dépit de son meilleur pote boulet (Nate Torrence) et de sa coloc actrice avec qui il n'a aucune chance. Pas de surprise, c'est doux-amer, avec un accent particulièrement mis sur le malaise et l'embarras... le caméo de Sarah Wright fait toujours plaisir... mais sinon, ça se regarde d'un oeil distrait. Rien d'exceptionnel, donc.

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Christmas Yulefest 2013 - 23 - The Christmas List (1997) & On The Second Day Of Christmas (1997)

Publié le 19 Décembre 2013 par Lurdo dans Yulefest, Cinéma, Critiques éclair, Noël, Christmas, Review, Comédie, Fantastique, Romance, ABC Family, Lifetime, Télévision

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant tout le mois précédant les fêtes de fin d'année...

The Christmas List :

Une vendeuse en parfumerie de Seattle, déçue par sa vie, fait une liste de souhaits au Père Noël, qu'elle dépose sans trop y croire dans la boîte aux lettres du magasin où elle travaille ; à sa grande surprise, les voeux commencent à se réaliser... mais dégénèrent bien vite.

Mimi Rogers dans un téléfilm de 1997, désormais considéré comme un "classique" de la chaîne ABC Family. C'est assez sympathique à regarder, mais le téléfilm accuse un certain coup de mou passée la première demi-heure, avant de se rattraper sur la fin.

3.5/6 

On The Second Day Of Christmas :

Une pickpocket/voleuse à l'étalage et sa nièce se font prendre en pleine action dans un grand magasin, et un garde de sécurité au grand coeur accepte de les superviser plutôt que de les voir punies par la loi...

Un téléfilm Lifetime de la fin des années 90, avec un jeune Mark Ruffalo dans le rôle de l'agent de sécurité.

Pas particulièrement intéressant, puisque reposant quasi-uniquement sur le trio principal et leur alchimie (faiblarde).

Ce n'est même pas particulièrement mauvais, seulement totalement oubliable, et la voleuse & sa gamine ne sont pas assez attachantes pour qu'on leur pardonne leurs actions.

Ah, et Ruffalo ne chante pas très juste, ce qui n'aide pas franchement à rendre son rôle de musicien/chanteur amateur très crédible.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #552 : Doomed - The Untold Story of Roger Corman's The Fantastic Four (2015)

Publié le 6 Juillet 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, Fantastique, Science-Fiction, Marvel, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Doomed - The Untold Story of Roger Corman's The Fantastic Four :

En 1992, Bernd Eichinger, un producteur, comprend qu'il doit à tout prix produire, avant la fin de l'année, un long-métrage inspiré des Quatre Fantastiques de Marvel, s'il ne veut pas en perdre définitivement les droits. Il se tourne alors vers Roger Corman, spécialiste des films de genre à petit prix, et c'est alors le début de la production d'un film mythique, pour la somme d'1 million de dollars. Un film mythique, car une fois terminé, le film ne sortira jamais en salles, et disparaîtra à jamais dans les archives de Marvel...

Documentaire de Marty Langford retraçant intégralement le parcours de la production de ce film maudit, Doomed s'avère très intéressant à suivre, car bénéficiant d'interviews de quasiment toutes les personnes impliquées dans le tournage : de Corman à la distribution principale au grand complet, on comprend alors que tout le monde s'est lancé dans ce projet en y croyant complètement, persuadé que ça allait être là la petite porte par laquelle ils allaient rentrer dans le monde d'Hollywood et des films à succès. Par conséquent, toute l'équipe s'est complètement donnée au métrage, allant même jusqu'à assurer une grosse partie de sa promotion de sa propre poche...

Il se dégage donc de ces 90 minutes une impression très claire de sincérité et de passion, particulièrement contagieuse, et qui ne peut que mener à une certaine compassion lorsque vient le moment où tout s'effondre. On apprend ainsi que si le film a été "tué" dans l'oeuf, c'est parce que le fameux (pas pour les bonnes raisons) Avi Arad (qui a refusé d'être interviewé) avait de bien plus grandes ambitions pour la branche cinématographique de Marvel : il n'avait d'ailleurs tout simplement aucune considération pour l'équipe technique et créative, se contentant de signer un gros chèque à Corman et Eichinger, et laissant tous les subalternes de ces derniers sans même une chance de découvrir à quoi ressemblait le film dans sa version finale.

Un documentaire très sympathique et instructif, mais qui perd un demi-point pour l'utilisation non-stop, en fond sonore, d'un morceau clairement photocopié sur le thème des Pirates des Caraïbes, en nettement plus fauché.

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #460 : Raiders ! - The Story of the Greatest Fan Film Ever Made (2015)

Publié le 28 Février 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, Action, Aventure

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Raiders ! - The Story of the Greatest Fan Film Ever Made :

En 1989, Eric Zala, Chris Strompolos et Jayson Lamb, trois jeunes garçons originaires du Mississippi, décident de tourner un remake exact des Aventuriers de l'Arche Perdue, de mémoire, et en utilisant les moyens du bord. Pendant sept ans, ils recrutent ainsi tous leurs proches pour, chaque été, avancer un peu plus dans leur projet, jusqu'à le terminer... à l'exception d'une scène trop coûteuse et dangereuse à tourner. Aujourd'hui, après que leur métrage soit devenu populaire dans les milieux cinéphiles, et bien qu'ils ne soient plus forcément en de très bons termes, les trois amis se retrouvent, et tentent d'achever pour de bon leur métrage...

Un excellent documentaire à la structure audacieuse, qui mélange interviews face caméra de tous les protagonistes de cette aventure improbable, qui retracent la création de ce fan-film au travers d'images d'archive et de making of ; interviews de noms plus connus, comme John Rhys Davies, Eli Roth, Harry Knowles d'AICN, etc ; documentaire suivant le tournage actuel de la nouvelle (et ultime) séquence du film ; interviews des trois protagonistes qui expliquent ce qu'ils sont devenus (avec notamment des points de vue un peu contradictoires, selon les intervenants et leurs expériences respectives) ; et narration expliquant l'épiphénomène entourant désormais ce fan-film, aboutissant à une rencontre avec Steven Spielberg en personne.

Et alors que tout aurait pu s'avérer particulièrement difficile à monter, c'est assez fluide, jamais frustrant ni ennuyeux, touchant, et parfois même ultra-tendu (je pense notamment à l'explosion finale de l'avion, au timing totalement raté, qui manque de tuer le technicien en pyrotechnie, le tout filmé à deux mètres à peine de l'explosion...).

90 minutes passionnantes, qui composent une sorte de déclaration d'amour à tous les fans et à tous les cinéphiles d'une certaine époque...

5/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 31 - The Windmill Massacre (2016)

Publié le 9 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Horreur, Halloween, Oktorrorfest, Hollande

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre...

The Windmill Massacre :

Jeune australienne en fuite, Jennifer (Charlotte Beaumont) trouve refuge dans un bus touristique hollandais, qui visite les environs d'Amsterdam. À bord, un père businessman et son fils (Patrick Baladi &Adam Thomas Wright)), une jeune française (Fiona Hampton), un touriste japonais (Tanroh Ishida), un soldat (Ben Batt), un médecin (Noah Taylor), et le conducteur (Bart Klever). Mais soudain, le bus tombe en panne en rase campagne, à proximité d'un moulin à vent abandonné n'apparaissant sur aucune carte... et rapidement, une entité surnaturelle fait son apparition pour les traquer un à un, afin de les punir des erreurs de leur passé.

Un film d'horreur néerlandais à la distribution internationale plutôt agréable et compétente, et qui, si elle rappelle forcément d'autres films - Jeepers Creepers 2, Afterdeath, etc, etc - et semble parfois hésiter entre slasher, horreur surnaturelle, et quelque chose de plus métaphysique, bénéficie de personnages nettement plus développés qu'à l'habitude, et qui ont tous de sombres secrets, pour le meilleur et pour le pire (le personnage japonais est une caricature ambulante, malheureusement). 

Mais en comparaison de bon nombre d'autres films d'horreur européens et américains au budget comparable, The Windmill Massacre n'est pas honteux : la Hollande est agréable à regarder, idem pour Charlotte Beaumont, toujours très attachante et compétente depuis la série Broadchurch ; la réalisation est solide, les mises à mort variées ; le boogeyman n'est pas très mémorable, mais passe encore ; et dans l'ensemble, hormis leurs accents un peu fluctuants en fonction des interprètes et des scènes, les comédiens sont plutôt justes.

Reste une illustration musicale orchestrale un peu trop grandiloquente et envahissante par moments, mais rien de vraiment gênant. En résumé, un film qui n'est ni exceptionnel, ni forcément très mémorable ou surprenant, mais qui est regardable, ce qui est de plus en plus rare dans le genre.

3.25/6

(je préfère amplement le titre original, The Windmill, plus sobre et mystérieux, mais clairement pas assez racoleur et "slasherisant" pour les producteurs...)

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 37 - Edgar Allan Poe's The Lighthouse Keeper (2016)

Publié le 12 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Horreur, Halloween, Oktorrorfest

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre...

Edgar Allan Poe's The Lighthouse Keeper :

J.P. (Matt O'Neill) se réveille, échoué, sur une péninsule reculée, où trône un phare menaçant, périodiquement ébranlé par des secousses inexplicables. Là, il fait la connaissance de Walsh (Vernon Wells), le gardien de ce phare, un vieil homme bourru et menaçant, hanté par la mort de sa femme, et qui lui explique qu'ils sont seuls sur cette péninsule, mais qu'il ne faut jamais laisser la lumière s'éteindre, sous peine de provoquer quelque chose de terrible. J.P., cependant, est plus intrigué par Nora (Rachel Riley), une jeune femme qu'il croise dans la nature, et dont il s'éprend, malgré des phénomènes étranges qui semblent les entourer... 

Une adaptation très très libre, et au budget limité, de l'ultime récit inachevé d'Edgar Alan Poe, The Lighthouse.

Ici, on a droit à un film d'épouvante volontairement assez old-school et suranné, qui n'est pas sans rappeler certains films d'épouvante gothique des années 70 (voire même The Fog de Carpenter, par moments) : c'est lent, ça repose beaucoup sur son atmosphère, sur son suspense, sur l'étrangeté de la situation, sur son cadre, et ça se finit par une pirouette assez moyenne, mais pas forcément surprenante.

Malheureusement, le budget est tel que la production en souffre  : les zombies/fantômes du passé sont particulièrement fauchés, la distribution est assez quelconque (le couple JP/Nora n'a aucune alchimie, et n'est pas intéressant... ce qui est problématique, vu qu'il est au centre de tout), et dans l'ensemble, le récit est beaucoup trop étiré en longueur (surtout sur la fin) pour vraiment fonctionner.

Et pourtant, le tout n'est pas honteux, pour peu qu'on sache à quel genre de métrage et de budget s'attendre. J'ai même trouvé que ça avait un charme certain, çà et là, malgré des problèmes évidents.

Ça ne le vaut probablement pas en comparaison d'autres productions plus abouties, maîtrisées et professionnelles, mais j'ai tout de même envie de lui mettre un petit 3/6, principalement pour les intentions, qui sont plutôt bonnes.

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Un film, un jour (ou presque) #561 : Super Capers (2009)

Publié le 19 Juillet 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Action, Fantastique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Super Capers: The Origins of Ed and the Missing Bullion :

Incapable, et dépourvu du moindre pouvoir, Ed Gruberman (Justin Whalin) joue les apprentis-justiciers dans les rues de la ville, se calquant sur son modèle, le Dark Winged Vesper (Michael Rooker). Après avoir sauvé la belle et mystérieuse Red (Christine Lakin), Ed intègre une équipe de super-héros amateurs, menée par Will Powers (Ryan McPartlin), et composée de personnalités diverses et variées (Danielle Harris, Samuel Lloyd, Ray Griggs, Tiny Lister, Oliver Muirhead). Mais bien vite, l'équipe devient la victime d'une manipulation obscure, qui fait d'elle le suspect numéro 1 dans un braquage particulièrement médiatisé...

Une parodie de film super-héroïque qui tente d'être un cartoon live, avec bruitages exagérés et référentiels, interprétation outrancière, budget ultra-limité, flashbacks semi-animés, etc.

Les intentions sont bonnes, la distribution est sympathique, et le tout ne se prend pas au sérieux, mais malheureusement, la mayonnaise ne prend jamais totalement, la faute à des influences omniprésentes et envahissantes qui, initialement, font sourire (la caravane/Delorean tunée trop lente et massive pour atteindre les 88 mph), mais finissent par devenir trop présentes, comme cet hommage pataud au Retour du Jedi, qui frôle le Austin Powers.

Musicalement, c'est la même chose, ça photocopie volontairement Retour vers le Futur, Superman, Star Wars, etc, sous couvert de clin d'oeil, mais ça finit par ressembler à du fan-service creux et sans intérêt, et ça donne au film de faux airs de sketch à rallonge.

En somme, trop dérivatif, trop fauché, et trop sous influences pour vraiment convaincre, ça n'arrive jamais à la hauteur de The Specials, de Mystery Men, ou de la série The Tick.

Dommage.

3/6 (en étant très généreux, parce que ça vaut honnêtement nettement moins)

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 181 - Pay The Ghost (2015)

Publié le 15 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Thriller, Fantastique, Halloween, Drame

Dernière journée de l'Oktorrorfest 2015 sur le blog des Téléphages Anonymes, et dernière fournée de films fantastiques et horrifiques, à raison d'une critique de film toutes les heures, jusqu'à minuit ce soir...

Pay The Ghost :

Le soir d'Halloween, alors qu'il se promène avec son fils dans une foire de rue new-yorkaise célébrant l'événement, le professeur de littérature Mike Lawford (Nicolas Cage) lâche la main de son enfant pendant une fraction de seconde, et s'aperçoit alors que ce dernier a disparu. Désespéré, et rendu responsable de cet enlèvement impossible par sa femme (Sarah Wayne Callies), Mike va alors tout faire pour retrouver son fils, mettant en péril sa carrière et sa santé mentale, pour mener une enquête dans le passé de la ville, et s'intéresser aux superstitions celtes les plus obscures...

Un thriller surnaturel assez dérivatif, plat et convenu, ce qui fait de Pay The Ghost un métrage parfait pour une soirée d'Halloween où l'on est plus occupé à creuser sa citrouille et à calmer ses enfants surexcités qu'à suivre un film compliqué.

Ici, tout est en effet assez prévisible et mécanique : le script se déroule sans surprises, les jump scares sont souvent téléphonées, l'écriture est un peu simpliste et maladroite (les grosses séquences d'exposition - dont une faite par une institutrice païenne qui célèbre des rituels celtes en ville... mwé - sont gentiment forcées), et il n'y a vraiment rien de mémorable dans tout cela.

Mais comme Cage se donne à fond (ce qui fonctionne assez bien ici, bien qu'il soit en terrain connu), et qu'il y a quelques images et idées intéressantes, ne soyons pas trop durs avec ce Pay The Ghost...

2.75/6

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