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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Résultat pour ""the good place""

Les bilans de Lurdo : Le Seigneur des Anneaux - Les Anneaux de Pouvoir, saison 1 (2022)

Publié le 23 Avril 2023 par Lurdo dans Action, Aventure, Fantastique, Fantasy, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Romance, USA, Nouvelle Zélande, Review, Amazon, Télévision

L'un des avantages à avoir une liste de séries en retard longue comme le bras, c'est que l'on peut se détacher de la hype du Web entourant la sortie de telle ou telle série, ainsi que de tout le discours positif ou négatif qui pollue généralement l'appréciation objectif d'un programme : finis, les "c'est la meilleure série de toute la planète !" ou les "c'est la pire m*rde jamais produite !" sur la base d'un épisode et demi ou d'un rebondissement volontairement inexpliqué...

Il en va ainsi de ce Rings of Power, série blockbuster d'Amazon au budget faramineux, s'inscrivant dans l'univers du Seigneur des Anneaux de Tolkien, et dans les traces des adaptations de Peter Jackson : huit épisodes d'une heure dix minutes environ, diffusés sur Amazon Prime en fin d'année 2022, à raison d'un épisode par semaine... et qui ont hérité, en ligne, d'une réputation absolument désastreuse.

Le Seigneur des Anneaux - Les Anneaux de Pouvoir, saison 1 (The Lord of the Rings : The Rings of Power - 2022) :  

Des milliers d'années avant qu'il ne soit vaincu par Frodo et ses alliés, la possibilité d'un retour de Sauron dans les Terres du Milieu met en mouvement de nombreuses forces opposées : Galadriel (Morfydd Clark), générale elfe, tente de convaincre les humains de Numenor de rassembler des troupes pour rejoindre le continent ; Elrond (Robert Aramayo) découvre l'existence du mithril lors d'une discussion avec son ami, le nain Durin IV (Owain Arthur) ; Arondir (Ismael Cruz Córdova), soldat elfe épris d'une humaine (Nazanin Boniadi), tente de défendre le village de cette dernière contre les orcs d'Adar (Joseph Mawle) ; et ailleurs, un mystérieux barbu tombé du ciel (Daniel Weyman) est recueilli par Nori (Markella Kavenagh), une jeune Harfoot au grand cœur...

Mais honnêtement, j'ai plutôt apprécié cette série au budget pharaonique, sorte d'appendice agréable aux versions cinéma de PJ. Attention : ce n'est pas un chef d'œuvre, et les Anneaux de pouvoir souffrent effectivement de scories (souvent) inhérentes à une première saison télévisuelle... mais il n'y a rien de vraiment honteux ici, amha.

En effet, il y a du bon, du moins bon, des libertés évidentes prises avec l'œuvre de Tolkien, mais dans l'ensemble, on est très loin des "c'est vraiment de la grosse daube" qui pullulent désormais en ligne lorsque l'on mentionne la série. Avec ses huit épisodes assez éparpillés, qui finissent par se rejoindre dans la dernière ligne droite, la série prêtait forcément le flanc pour se faire battre : la capacité d'attention du spectateur lambda est trop limitée, désormais, pour rendre une telle approche viable, surtout à l'époque du binge watching, et quand la série, elle, est diffusée au rythme d'un épisode par semaine.

Et puis il faut reconnaître que toutes les sous-intrigues ne sont pas aussi captivantes les unes que les autres : si j'ai bien aimé Nori, son peuple et l'étrange vieillard, ou encore toutes les scènes relatives à Elrond et Durin, j'ai été moins convaincu par la romance d'Arondir et de Bronwyn (il n'y a pas grande alchimie sur ce plan, et les scénaristes semblent étrangement fascinés par le fils de Bronwyn), heureusement sauvée par les évènements et batailles qui les entourent, et par les périgrinations de Galadriel.

Ce n'est pas tant la faute de l'actrice, tout à fait compétente (bien que manquant de ce côté éthéré et bienveillant qu'avait Cate Blanchett), mais plus de tout ce qui l'entoure, notamment le Numenor (globalement peu intéressant, y compris dans toutes ses sous-intrigues), ou encore sa relation avec Halbrand.

On touche d'ailleurs là à un problème du format série : la nécessité de ménager des zones d'ombre et de suspense, des intrigues sur la durée, du mystère. Ici, l'identité du vieillard barbu vêtu de gris, qui ne parvient pas à contrôler ses pouvoirs. Là, Halbrand, supposément héritier en exil des terres du Sud, sorte de pseudo-Aragorn séduisant mais louche, et dont l'une des premières répliques est "les apparences s'avèrent souvent trompeuses". Arrêtons de tourner autour du pot : le mystère que les scénaristes tentent d'entretenir autour de ces deux personnages ne convainc jamais vraiment, et surtout ne surprend pas - le spectateur avisé aura ses doutes dès la première apparition de chacun, et ils seront systématiquement confirmés au fil des épisodes, malgré des tentatives maladroites de brouiller les pistes.

D'ailleurs, on regrettera que le scénaristes tentent de rejouer, un peu trop souvent, la partition du Seigneur des Anneaux, en réutilisant les mêmes archétypes : l'amitié goguenarde entre un nain et un elfe ; l'héritier supposé d'un royaume, réticent et exilé ; un roi malade et son conseiller manipulateur ; la brave proto-Hobbit et sa copine rondouillarde ; une romance impossible entre un elfe et une humaine ; une chevauchée de dernière minute pour sauver des assiégés ; un moment où l'on se cache en contrebas d'un chemin, sous les racines d'un arbre, pour éviter un ennemi... Bref, pas mal de grandes lignes évoquent le Tolkien de PJ, comme reprises ici pour apporter un peu de familiarité au spectateur, à défaut de fraîcheur.

Je pourrais aussi citer, sur le plan de l'écriture, des facilités comme la nage de Galadriel et son repêchage par Halbrand, la flotte de 3 bâteaux numénoréens (un peu piteuse, alors qu'il aurait suffi d'en faire partir une dizaine, et d'en détruire la moitié en cours de route, suite à une tempête ou au monstre marin potentiellement attiré par la présence de Halbrand à bord), l'éruption volcanique qui finalement laisse tous les personnages importants en vie malgré une nuée ardente en plein visage... encore une fois, l'écriture se cherche un peu (comme toujours lors d'une première saison), et il suffit de voir l'avant-dernier épisode de la saison, un peu brouillon, pour s'en convaincre.

Après, j'ai lu ici ou là que la série "faisait cheap", que les effets étaient de mauvaise qualité, que les costumes étaient fauchés, etc. On n'a pas dû voir la même série, parce que justement, c'est bien la qualité visuelle de ces Anneaux de pouvoir qui fait une grande partie de son charme, que ce soit au niveau des paysages de la Nouvelle-Zélande, des effets numériques, des costumes et décors (petit bémol sur les coupes de cheveux des elfes, souvent un peu trop modernes) : on voit clairement où est passé le budget. Même la musique de Bear McCreary, si elle n'atteint jamais le niveau de celle d'Howard Shore, parvient à imposer plusieurs thèmes très agréables, comme celui de Galadriel, des Harfoots, des Nains, etc.

Quant à la question de la diversité, qui a tant fait jaser... disons que ce qui aurait pu être une diversité intelligente (certains peuples plus métissés ou représentatifs que d'autres, en fonction de leur situation géographique, de leur ouverture au monde, de leur mixicité sociale) devient ici une diversité quota à l'Américaine, mécanique, systématique et algorithmique - aucune surprise pour qui est habitué à utiliser les plateformes de streaming, mais c'est tout de même dommage.

Bref. Dans l'ensemble, donc, comme je le disais au début de ce bilan, cette première saison des Anneaux de pouvoir m'a plutôt convaincu. Du moins, en tant que base solide, de mise en place pour une suite plus pêchue et mouvementée. C'est bien interprété, ça respecte l'œuvre de Tolkien (sans lui adhérer de manière disproportionnée), c'est visuellement somptueux, et au rythme d'une poignée d'épisodes par semaine, ça se regarde très bien.

En tout cas, nettement mieux, en ce qui me concerne, que toutes les autres séries de fantasy qui se sont succédées ces dernières années, Trône de Fer inclus...

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Les bilans de Lurdo : Doctor Who, saison 12 - suite et fin (2020)

Publié le 8 Mars 2020 par Lurdo dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Horreur, Les bilans de Lurdo, Jeunesse, Histoire, Review, Science-Fiction, Télévision, UK, Who

Après une première moitié de saison très inégale, ne décollant véritablement qu'avec son cinquième et dernier épisode, suite de la saison 12 de Doctor Who, en espérant un peu plus de continuité globale et plus d'inventivité...

Doctor Who, saison 12 - suite et fin (2020) :

- 12x06 - Praxeus : Aux quatre coins de la planète, une nouvelle micro-bactérie contamine des êtres humains, et semble rendre fous les oiseaux. Le Docteur et ses compagnons enquêtent.

Mouais bof. J'avoue que je m'attendais à pire, mais c'est simplement particulièrement oubliable, avec à nouveau les problèmes habituels du show sous Chibnall (je sais, je me répète, malheureusement, mais il continue à faire les mêmes erreurs, lui aussi) : un message asséné sans la moindre subtilité, des sous-intrigues multiples et approximatives, des personnages secondaires beaucoup trop nombreux (et parfois plus développés ou possédant plus de personnalité que les compagnons récurrents du Doc)...

En fait, je n'ai pas grand chose de plus à en dire. 

- 12x07 - Can You Hear Me ? : Déposés sur Terre par le Docteur, les compagnons retrouvent leurs amis et proches respectifs, mais font tous l'expérience de phénomènes étranges, liés à une présence malveillante...

Encore une écriture en tandem pour Chibnall, et encore une impression d'un script un peu décousu et inabouti alternant idées intéressantes - bien que dérivatives - et moments assez ratés (les doigts baladeurs sont assez ridicules à l'image, la réaction du Doc fasse aux angoisses de Graham est hors-sujet).

Après, je n'ai pas détesté le mystère global, les méchants, les monstres et le fait que le script développe un peu les compagnons dans leur vie privée, etc... donc c'est un peu mieux que d'habitude, sans être pour autant exceptionnel.

- 12x08 - The Haunting of Villa Diodati : Le Docteur et son équipe arrivent en 1816, au bord du Lac Léman, où Mary Shelley et ses amis séjournent, et vont avoir l'idée de Frankenstein. Mais leur villa semble hantée par des phénomènes inexplicables... possiblement liés au Docteur.

Un épisode en deux parties, écrit par une scénariste quasi-débutante (elle n'a sur son CV que des épisodes de soap et d'Amandine Malabul, sorcière maladroite, soit des programmes loin d'être très exigeants niveau écriture ^^), et qui s'avère un peu inégal, mais néanmoins divertissant.

J'ai ainsi bien apprécié le côté maison hantée, fait avec suffisamment d'humour et de second degré pour fonctionner sans trop de problèmes dans ce contexte historique, mais j'ai trouvé qu'à partir de l'arrivée du Cyberman, ça pataugeait un peu plus, avec moins de fluidité, et une tendance à forcer de manière artificielle certaines décisions des personnages (toute la résolution et le choix final du Doc m'ont notamment paru un peu bâclés et patauds - notamment le Doc qui chouine parce qu'on se repose trop sur elle pour prendre les décisions difficiles).

Mais dans l'ensemble, c'était plutôt sympathique.

- 12x09 - Ascension of the Cybermen :

Le Docteur et sa fam' arrivent dans le futur, où subsistent quelques survivants de la Guerre contre les Cybermen ; pour tenter de les protéger, le Doc doit trouver Ko Shamus, un passeur capable de les exfiltrer de cette galaxie...

Première partie d'un double épisode écrit par Chibnall, qui a clairement voulu, avec cette saison, marcher sur les traces de Moffat et établir une intrigue de longue durée revisitant l'histoire du Doc de manière fondamentale. Sauf que voilà, Chibnall n'est pas très doué, et le tout tombe monumentalement à plat.

Cette première partie, donc, est sombre, dépressive, mollassonne, bourrée de personnages secondaires inutiles qui ne sont là que pour servir de chair à canon, et de mystères mystérieux (la sous-intrigue en Irlande) qui ne sont là que pour mettre en place le grand final.

Pourquoi pas, en soi, sauf que déjà, à la base, je n'a pas une grande affection pour les Cybermen, et que Chibnall, ici, n'en fait pas grand chose d'intéressant ou de nouveau. Bref, un épisode vague et tout sauf engageant, qui laisse présager du pire pour la fin de saison.

- 12x10 - The Timeless Children :

Emmenée par le Maître sur Gallifrey, le Docteur découvre la vérité au sujet des Timelords et de ses origines...

Un beau ratage. Sous la plume de Chibnall, ce final saisonnier de plus d'une heure se veut un hommage au Cartmel Masterplan, une réinvention totale des origines du Docteur, positionnant ce dernier comme un être unique, intemporel et immortel, encore plus exceptionnel qu'il ne l'était jusque là, un "Timeless Child" que les Timelords ont exploité pour obtenir leurs régénérations. Une entité énigmatique aux innombrables visages (dont le Docteur Ruth), et à l'importance désormais capitale : sans le Docteur, pas de Timelords... et pas de série.

Une réinvention qui fait passer le Docteur de vieux monsieur rebelle, ronchon mais bienveillant, frustré par ses semblables, à un Bucky Barnes de l'espace, un super-barbouze travaillant pour les services secrets gallifreyens, et dont l'esprit était effacé par ces derniers à chaque fin de "mission".

Soit. À la limite, les retcons de ce calibre peuvent être intéressants, s'ils sont bien menés, comme Moffat l'a prouvé avec Clara. Et il m'est difficile de m'indigner de tous les problèmes de continuité que cela pose (et ils sont innombrables, dès lors que l'on y songe un peu) quand il suffira à Chibnall (ou au showrunner suivant) de dire "tout cela n'était qu'un mensonge du Maître" pour rétablir le status-quo.

Non, le vrai problème, c'est que ce final est tout simplement soporifique. C'est mal écrit, ultra-bavard, avec près d'une heure d'exposition durant laquelle le Doc est totalement passive et "sauvée" in extremis par un old white male (ce qui est assez amusant compte tenu du positionnement woke et féministe de la communication autour de la saison), les compagnons sont inutiles, les Cybermen sont un prétexte, et le Maître cabotine toujours autant.

Et comme en plus tout ce petit monde est victime d'une réalisation et d'une direction d'acteurs assez faibles, qui ne met jamais en valeur sa distribution, et ne tient jamais la bride de son interprétation... le tout finit par être laborieux, inutile, téléphoné et particulièrement agaçant.

Bilan saisonnier :

Lorsque Chibnall a été annoncé comme showrunner, j'ai grimacé, redoutant l'écriture de ce dernier : après deux saisons sous son égide (deux saisons très différentes dans leur orientation, mais finalement pas tant que ça au niveau intérêt et qualité intrinsèques), je crois qu'on peut faire un premier bilan : sous Chibnall, la série patauge. Tant dans les audiences que créativement.

Chibnall peine à donner une caractérisation homogène à son Docteur, à lui donner une personnalité lui permettant de se distinguer de ses prédécesseurs et d'être autre chose qu'un Tennant-bis au féminin. Chibnall peine à développer et à utiliser ses compagnons, qui se retrouvent à faire de la figuration dans la majorité des épisodes, éclipsés par des personnages secondaires inutiles qui servent de chair à canon. Il peine à utiliser le canon et l'histoire du show de manière intéressante et originale, se contentant de répliquer des formules établies, ou de tenter de réinventer la roue. Et lorsqu'il tente d'évoluer hors du canon, de ne pas utiliser les figures imposées du show (sa première saison, en somme), il est incapable de produire une série qui ne soit pas maladroite, donneuse de leçons, ou mollassonne.

Il y a donc un vrai problème Chibnall, un peu comme si la BBC lui avait donné carte blanche sur la seule base du succès de Broadchurch, de son travail (pourtant médiocre) sur Torchwood, et sans se souvenir de ses épisodes bancals de Who. Et honnêtement, l'absence du moindre épisode mémorable sur plus de deux saisons et la chronologie actuelle de production laissent augurer du pire pour la série : déjà que le public n'est plus au rendez-vous, doit-on se dire qu'il reviendra dans plus d'un an, pour la saison suivante ?

Voire même pour l'épisode spécial de fin d'année... qui ramène encore les Daleks sur le devant de la scène ?

En ce qui me concerne, je reste dubitatif, et il est probable qu'à nouveau, l'épisode festif restera plusieurs mois en attente dans ma liste de visionnage, avant que je ne me décide à y jeter un coup d'œil...

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Un film, un jour (ou presque) #147 : Die Hard - Belle journée pour mourir (A Good Day to Die Hard - 2014)

Publié le 9 Juin 2015 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Review, Action, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Die Hard - Belle journée pour mourir :

Afin d'aider son fils Jack (Jai Courtney) à éviter la prison, John McClane (Bruce Willis) doit se rendre en Russie, où il se trouve bien vite embarqué dans un sinistre complot politico-terroriste...

Die Hard 4 était décevant, mais regardable, et parfois même sympathique. Ce Die Hard 5 ? Une purge immonde. Vraiment. Je m'attendais à quelque chose du niveau du 4, au pire... mais non. Ce tâcheron de John Moore, associé à un Skip Woods tout aussi incapable, nous livrent ici un film en pilotage automatique intégral, où tout pue l'amateurisme et le je-m'en-foutisme.

Le script ? Il enchaîne les clichés, les raccourcis hasardeux, les dialogues foireux, et les personnages en carton-pâte. La mise en images ? C'est confus, baclé, terne et laid, avec un montage qui plombe toute narration, et une caméra portée tremblotante et inutile. L'interprétation ? Le "fils de McClane" est inexistant, et Willis est devenue une caricature de lui-même (comme McClane, d'ailleurs), un absolu de non-jeu et de glande qui rivalise avec les pires Steven Seagal. Les effets spéciaux ? À peu près aussi crédibles que dans une production Asylum.

Reste alors l'action. Et là, oui, ça pête dans tous les sens. Jusqu'au point de non-retour, qui transforme le tout en parodie de Die Hard, avec un McClane tank humain qui traverse sans broncher et sans la moindre égratignure des scènes d'action illisibles, amorphes et dépourvues du moindre rythme.

Bref, A Good Day To Die Hard, c'est un peu Le Police Academy à Moscou de la franchise Die Hard... en pire.

0.5/6 (dont un point pour le caméo de Mary Elizabeth Winstead... et un demi-point en moins pour l'avoir totalement coupé au montage de la version longue du film !)

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Christmas Yulefest 2019 - 25 - Père Noël Incognito (2019)

Publié le 12 Décembre 2019 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Lifetime, Noël, Review, Romance, Télévision, Yulefest

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

Père Noël Incognito (Random Acts of Christmas - 2019) :

Alors qu'un bon Samaritain mystérieux organise des événements festifs en ville à l'occasion de Noël, Sydney (Erin Cahill), une journaliste, tente de comprendre les motivations et l'identité du bienfaiteur inconnu. Elle reçoit alors l'aide inespérée de Cole (Kevin McGarry), lui aussi reporter, et qui l'aide à retrouver l'esprit de Noël...

Et si Bruce Wayne, au lieu de devenir Batman et de se battre contre le crime dans les rues de Gotham, avait décidé de mettre sa fortune au service de Noël pour, durant les fêtes de fin d'année, contrevenir à toutes les lois en organisant des surprises festives illégales dans les rues de la ville, afin d'expliquer aux citoyens de Gotham comment fêter Noël de manière correcte ?

Avec son postulat de départ discutable (quand on y réfléchit plus de 2 secondes, le personnage de Cole est problématique) qui n'est pas sans rappeler le Good Sam de Netflix (critique à venir en février), en nettement plus forcé et caricatural (l'enthousiasme débridé d'Erin Cahill n'a d'équivalent que l'incompétence chronique de son personnage), ce téléfilm Lifetime laisse donc une impression très mitigée.

D'un côté, le tout se regarde tranquillement (principalement parce que le couple principal fonctionne bien et s'avère sympathique), mais de l'autre, c'est très moyen sur tous les plans, entre l'intrigue souvent assez forcée, les effets spéciaux fauchés, l'interprétation très inégale (le petit garçon), le cachetonnage de Patrick Duffy et de Jaclyn Smith, et les quelques idées un peu idiotes (les innombrables poinsettias posés à même la neige, le "chocolat chaud pour adultes" révolutionnaire - un mocha !...).

Bref, même si c'est suffisamment bien mené pour ne pas être soporifique, ça reste vraiment quelconque et anecdotique, surtout si l'on a vu Good Sam (ou l'un des métrages similaires) il y a peu.

2.75/6 

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

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Un film, un jour (ou presque) #1669 : Good on Paper (2021)

Publié le 16 Juin 2022 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Netflix, Review, Romance, USA, Biographie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Good on Paper (2021) :

Comédienne de stand-up populaire, Andrea Singer (Iliza Schlesinger) croise le chemin de Dennis (Ryan Hansen), un gestionnaire de fonds spéculatifs pas très séduisant, mais qui devient rapidement le meilleur ami d'Andrea. Il finit même par lui avouer ses sentiments : malgré quelques réticences, Andrea finit par céder, et par s'engager dans une vie de couple routinière mais sûre. Jusqu'à ce qu'elle commence à avoir des soupçons sur tout ce que Dennis lui a dit sur sa vie, sa famille et son métier ; avec l'aide de sa meilleure amie Margot (Margaret Cho), Andrea mène alors l'enquête...

Une comédie semi-romantique que j'aurais presque pu intégrer à la Quinzaine Saint Valentin de février dernier... sauf qu'en fait, le côté romance du tout est presque plus un prétexte qu'autre chose dans ce récit écrit et interprété par Iliza Schlesinger, qui s'est ici inspirée d'une histoire lui étant véritablement arrivée pour donner naissance à cette histoire digne d'un téléfilm Lifetime, mais en nettement plus décalé et mordant.

On retrouve en effet bien le sens de l'humour de Schlesinger, qui commente une partie du film en voix off, entrecoupe le récit de brefs moments de stand-up, et se permet de petits moments plus déjantés, notamment dans la dernière ligne droite du métrage.

On appréciera aussi l'alchimie de Schlesinger et de Margaret Cho, qui forment un duo terrible, qui donne lieu à des réactions plutôt naturelles et drôles des deux actrices, alors même que les circonstances deviennent improbables à mesure que le film progresse.

Après, le tout peut paraître parfois brouillon (ça reste un premier film), la caractérisation et l'écriture sont ponctuellement un peu forcés, et je reste mitigé sur la nécessité d'enlaidir à ce point Ryan Hansen pour tenir son rôle (il aurait été plus simple de le laisser tel quel, ou de choisir un autre acteur, si vraiment un physique passe-partout était à ce point nécessaire)... mais ça reste tout de même relativement sympathique, dans l'ensemble, à défaut d'être totalement réussi.

3.25/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Christmas Yulefest 2023 - To All a Good Night (2023)

Publié le 23 Décembre 2023 par Lurdo dans Comédie, Drame, Cinéma, Critiques éclair, Télévision, Noël, Christmas, Yulefest, Romance, USA, Canada, Hallmark

C'est bientôt Noël : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest, et ce jusque début janvier... 

To All a Good Night (2023) :

Photographe dans une petite ville côtière, Ceci (Kimberley Sustad) porte assistance à un Sam Calloway (Mark Ghanimé) à peine conscient lorsque celui a un accident de moto dans les bois voisins. Elle cache cependant à ce dernier son identité en découvrant qu'il est promoteur immobilier, et qu'il est est peut-être là pour mettre la main sur la propriété familiale dont elle a hérité à la mort de son père...

Un téléfilm Hallmark Movies & Mysteries assez calibré, inoffensif, gentillet, voire un peu insipide, qui n'a clairement pas été tourné en hiver, dont le lead masculin est un peu anecdotique (il n'est pas mauvais acteur, mais niveau charisme, meh), qui enchaîne pas mal des figures imposées du genre (dont les personnages en deuil, le PTSD d'un ancien militaire, etc) et dont le déroulement finit par ronronner (le mystère est résolu à mi-parcours) pour aboutir sur une dernière ligne droite tout en larmes et en émotion très appuyée.

Après, Sustad est toujours sympathique, ça fait plaisir de revoir passer Luisa D'Oliveira dans un second rôle, et il y a un chien kleptomane attachant, mais bon. Mwébof.

2.75/6 (pas ma tasse de thé, tout ça, pas assez de Noël, trop de larmes)

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Blog Update ! - Fin Octobre 2017 & Halloween Oktorrorfest (troisième bilan)

Publié le 30 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, Fantastique, Update, Les bilans de Lurdo

Halloween est à nos portes, et l'Halloween Oktorrofest 2017 s'approche lentement de sa conclusion, avec toujours deux films passés en revue chaque jour....

41 - Don't Kill It 2/6

42 - 5 Fantômes en Terminale 3/6

43 - Be Afraid 2.25/6

44 - We Go On 2.5/6

45 - The Devil's Candy 3.75/6

46 - A Dark Song 3/6

47 - Amigo Undead 2.75/6

48 - The Wolfman 2.25/6

49 - C'est La Fin 3.5/6

50 - Arac Attack, les monstres à huit pattes 4.75/6

51 - My Best Friend is a Vampire 2.5/6

52 - Le Vampire de ces Dames 2.25/6

53 - Voice From The Stone 2.75/6

54 - Eat Local 3/6

55 - Dead Awake 1.25/6

56 - Life : Origine Inconnue 3.75/6

57 - Sundown : La Guerre des Vampires 3/6

58 - The Belko Experiment 2.25/6

59 - The Triangle 3/6

60 - Therapy for a Vampire 3.25/6

Du neuf et du moins neuf au cours de cette seconde quinzaine d'octobre.

Beaucoup de comédies fantastiques plus ou moins réussies (Amigo Undead, C'est la Fin, Sundown, Therapy for a Vampire...), quelques films plus sérieux pas forcément très convaincants (The Belko Experiment, The Triangle, Voice from the Stone, The Wolfman, A Dark Song...), et dans l'ensemble, une quinzaine pas désagréable, à défaut d'être très mémorable.

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Film(s) de la quinzaine : au rayon des nouveautés, Life : Origine Inconnue, s'est avéré une bonne surprise dans le genre Alien & compagnie, et malgré ses défauts, The Devil's Candy, lui, a su me séduire par son atmosphère métal. Cela dit, le vrai film de la quinzaine, c'est encore et toujours Arac Attack, dont je ne me lasse vraiment pas...

Flop(s) de la quinzaine : pas vraiment de gros flop honteux, cette quinzaine, mais beaucoup de projets inaboutis et très moyens, au nombre desquels The Belko Experiment (qui avait une telle hype à sa sortie outre-atlantique, James Gunn oblige, qu'il ne pouvait que décevoir), et Dead Awake, qui est tout simplement soporifique.

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L'Halloween Oktorrorfest 2017 continue encore jusqu'au 12 novembre sur le blog des Téléphages Anonymes, mais en passant cette fois-ci à la vitesse supérieure, puisque ce seront désormais quatre films par jour qui seront passés en revue sur le blog... voire plus !

Et n'oubliez pas que vous pouvez retrouver, à tout moment, la liste complète des films déjà passés en revue dans le cadre des Oktorrorfests présentes et passées en suivant ce lien, ou en cliquant directement sur Index dans le menu de haut de page.

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Les bilans de Lurdo - Tween Wars V : Montana & A.N.T.s.

Publié le 30 Avril 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Disney, Musique, Comédie, Sitcom, Romance, Jeunesse, Tween

Episode V : Maximum Clonage

Loi n°1 de la Tweencom (rappel) : Chez Mickey, on n’aime pas les ados normaux, et leur quotidien. Résultat : tous les persos des séries Disney ont des pouvoirs, viennent du futur, sont des méga-stars, sont über-talentueux, chanceux, etc…

Loi n°2 de la Tweencom (rappel) : La maison de production It’s A Laugh s’occupe de toutes les sitcoms Disney depuis 2005. En règle générale, leurs shows sont des sitcoms de studio, à caméras multiples, rires enregistrés, dans des décors assez peu convaincants, au générique chanté par une star de la série et/ou de la chaîne, et à la distribution plutôt solide et diverse.

 
Corollaire (rappel) : Lorsque It’s A Laugh trouve un format/sujet facile à exploiter, elle le garde. Et le répète ad nauseam, en en variant à peine le style.

Loi n°3 de la Tweencom (rappel) : si chez Mickey tu veux prospérer, les talents musicaux de tes interprètes aux épisodes tu devras intégrer, pour la promotion croisée avec Disney Records assurer.

Loi n°5 de la Tweencom (rappel) : si le shipping à tout prix tu devras favoriser, pas plus d’un seul baiser par saison tu ne pourras utiliser : chastes et purs tes personnages à tout prix devront rester.

Loi n°6 de la Tweencom (rappel) : Toujours choisir des comédiens les plus jeunes possibles, sous peine de devoir arrêter la série à leur majorité.
 
Corollaire (rappel) : Si les jeunes acteurs jouent très mal dans la première saison de ton show, pas de panique : ils vont s’améliorer avec le temps. Ou pas.

Loi n°10 de la Tweencom (rappel) : Règle du sidekick : bien souvent, le/la lead de la tweencom est affublé(e) d’un(e) sidekick comique, faire valoir au physique moins conventionnel, à l’interprétation plus exagérée, et délibérément laissé en retrait. Et presque aussi souvent, c’est parce que le/la sidekick est bien plus talentueux(se), attachant(e), et tout simplement charismatique que le/la lead. 
 


Hannah Montana (2006-2011)
 

Billy Ray "I want my mullet back" Cyrus, le "grand" frère de 30 balais, Miley période "appareil dentaire", le meilleur pote maladroit, et la frangine de Haley Joel, période "skateuse"…

Koicé ?
La double vie de Miley Stewart, ado impertinente et dissipée de 13-14 ans qui, entourée de sa meilleure amie sportive Lilly, de son père Robby, de son frangin Jackson, et de son pote Oliver, met une perruque blonde, et devient la superstar de la pop Hannah Montana, adulée dans le monde entier.

Aveckicé ?
Miley Cyrus en Miley Stewart/Hannah Montana : une Miley étonnamment attachante, douée d’un certain talent vocal, et d’un timing comique intéressant, mais qui change radicalement, tant physiquement que musicalement et dans son jeu, au cours du show ; Emily Osment (la frangine du I See Dead People kid), qui connaît un peu un cheminement inverse à celui de Miley : elle grandit elle aussi plutôt bien, mais il lui faut un certain temps pour trouver son perso ; Billy Ray Cyrus/Robbie Ray Stewart, alias le papa de Miley IRL, pas le plus grand acteur du monde, mais il s’en sort honorablement dans son propre rôle ;

Jason Earles, dans le rôle du "grand" frère Jackson, un cas assez troublant : l’acteur a trente ans, mais il en paraît 20, avec la taille d’un mec de 13 ans… et il joue un mec de 16 balais surexcité et cabotin qui drague les ados du lycée. Assez glauque ; Moises Arias, dans le rôle de Rico Suave, un nabot tyrannique et machiavélique qui emploie Jackson ; Mitchel Musso (Oliver, le pote), à peu près dans le ton général, pas très marquant, mais pas pire qu’un autre ; autour d’eux… pas grand monde, en fait : une bodyguard noire rondouillarde qui disparaît en s2, un voisin obèse, présent de temps en temps, une Jennifer-Tilly-bis en amie de la haute-société, et la petite sœur de Miley dans de nombreux petits caméos pendant les 4 saisons du programme.

Koiçavo ?
Ouhlà. Hannah Montana, c’est la série qui m’a posé le plus de difficultés à cerner, jusqu’à présent, tant par son statut de série-phare de Disney que parce qu'elle est inégale, et s’éparpille dans tous les sens.

La série commence assez normalement, avec une s1 basique, et pas franchement mémorable : les filles sont au lycée, il y a des intrigues simples et classiques, ça joue sur les quiproquos et les secrets, blablabla… le ton est clairement donné, avec un Jackson collé dans des intrigues nazes et grand-guignolesques avec Rico, et en parallèle, des moments de sagesse country made in Papa Cyrus. La musique country-rock-pop est supportable, Miley s’en sort plutôt bien et est naturelle, même si elle chuinte affreusement à cause de son appareil dentaire ; Osment est calamiteuse dans la première moitié de saison, débitant son texte à 200 à l’heure, mais elle se calme brutalement à mi-saison pour devenir aussitôt juste et crédible ; et ça tente un peu de shipping avec le perso de Jake, une superstar de la tv qui va au même lycée qu’Hannah : pas de bol, l’acteur n’a absolument aucune alchimie avec Miley (gaydar alert !!) et les scénaristes s’en aperçoivent rapidement, évacuant leur romance hors-champ les 3/4 du temps pendant les trois saisons suivantes.

Les mêmes, avec un an ou deux de plus au compteur, et Rico, le rejeton de Satan, à gauche…

En saison 2, même combat, si ce n’est que progressivement, Miley grandit, se féminise… et se fait refaire les dents. Le résultat est immédiat, et, libérée de son appareil chuintant, Miley commence à adopter un style de jeu outré et ultra-physique, à base de grimaces appuyées, de mimiques, etc.

Un jeu très théâtre de boulevard (ou Fran Drescher, au choix), pas très bien canalisé par les différents réalisateurs de la série, et qui donne alors le ton à toute la série : Osment se met à suivre son exemple, et tous les persos secondaires cabotinent. Le seul qui reste sobre, c’est Papa Cyrus, probablement parce qu’il est assez limité à la base.

La s2, c’est aussi la saison du shipping avec Jake, sans intérêt, et de plusieurs caméos assez WTF : outre les Jonas, assez logiques, on a ainsi le droit à The Rock travesti, Brooke Shields en Maman Stewart, Ray Romano, Corbin "High School Musical" Bleu, Gilbert Gottfried, David Koechner en rock star à 2€, Dolly Parton, Heather Locklear, Selena Gomez en pop star rivale biatch préfigurant son perso d’Alex dans Wizards of Waverly Place, and last but not least, Larry "Curb Your Enthusiasm" David, dans son propre rôle, celui d’un père de famille qui râle (comme d’hab).

En s3, le show semble trouver son rythme de croisière… et il s’essoufle aussitôt. La garde du corps de Miley est kelleyrisée, Jon Cryer et Rob Reiner font une apparition, et après une demi-saison sympatoche, la prod décide de mettre ensemble Lilly et Oliver. Un couple sorti de nulle part, sans aucune alchimie, et qui est juste là pour ne pas avoir à écrire d’intrigues pour Osment (forcément, ça risquerait d’empiéter sur le temps d’antenne de Cyrus...).

It’s just a jump to the left…

En mi-saison, shipping à gogo, avec le retour de Jake, toujours sans intérêt, si ce n’est une narration chantée amusante par Rico et Jackson, façon chœurs grecs. Puis le show semble retrouver un second souffle, bien qu’étant de plus en plus caricatural et slapstick.

Un second souffle foudroyé par le long-métrage Hannah Montana, et les deux derniers épisodes de la saison, qui prennent place juste ensuite : Miley en a assez de son secret, elle reprend goût aux choses simples de la vie lorsqu’elle retourne dans sa ville rurale du Tennessee, et lorsqu’elle en revient, elle a envie de changement. Supaire. D’autant qu’à part Miley et Papa Cyrus, les autres persos de la série sont aux abonnés absents dans le film.

Arrive enfin la s4, ultime saison de 13 épisodes… et là, c’est le drame.

La saison 4 : les filles sont devenues de jeunes femmes, les nabots sont toujours nabots, et Papa Cyrus change encore de coupe de cheveux…

La saison 4 est un vrai carnage, assez insupportable. En cause : probablement la carte blanche donnée à la prod et aux Cyrus pour boucler le programme comme bon leur semble. Résultat : non seulement Miley interprète une chanson dans chaque épisode (dans un style autotuné loin des ballades country-pop de ses débuts), mais en plus, la série se calque sur les autres shows Disney.

Comme la meilleure copine dans Wizards, Lilly emménage avec les Stewart en cours de saison 3 ; comme dans les Jonas, toute la famille emménage dans une nouvelle demeure pour la s4, une demeure avec un voisin envahissant (du moins dans le premier épisode) ; comme dans The Suite Life on Deck, le frangin (célibataire indécrottable aux habitudes corporelles dégoûtantes) se trouve une petite amie improbable (un mannequin pour bikini) avec qui l’acteur n’a aucune alchimie, et qui est transparente au possible.

Ajoutés à cela, des personnages qui deviennent assez énervants (Lilly devient exigeante et râleuse) ; des guests à gogo qui n’apportent pas grand-chose (Ray Liotta, Sheryl Crow, John Cena, Christine Taylor, Jay Leno, le Dr Phil, la copine d’Oprah) ; un retour forcé de tous les persos (sauf la garde-du-corps, étrangement) et gimmicks de la série depuis son début, à grands renforts de flashbacks et de clip-show bien lourd ; et une écriture qui tente de se la jouer double niveau de lecture lorsque Miley décide d’annoncer publiquement qu’elle est Hannah Montana, façon "oui, Hannah Montana, le personnage/le show c’est fini, mais il faut grandir, les enfants, évoluer, et je ne suis plus à l’aise dans ce rôle, blablabla"…

...et on se retrouve devant 13 épisodes plus agaçants qu’autre chose, alors qu’ils étaient supposés être émouvants. Mouais.

Perte de Santé mentale :
Déjà, l’atmosphère redneck/country risque d’en rebuter plus d’un : les Cyrus ont construit leur carrière sur la country (Billy Ray Cyrus était un chanteur populaire dans les 90s), et le tout fait très Reba, la sitcom familiale de la CW ayant mis en scène la famille de Reba, star de la country, pendant plusieurs années.

La mise en avant des valeurs familiales et rurales est donc bien présente, ce qui n’est pas forcément un mal en soi... mais pour être honnête, il faut avoir une certaine tolérance pour digérer le tout. Après, ça reste un show à destination des fillettes-de-12-ans-qui-rêvent-d’être-comme-Miley... et par conséquent, il ne faut pas en attendre grand-chose.

C’est souvent redondant, convenu, et extrèmement dispensable, sans même parler de la censure (à croire que Papa Cyrus était opposé à ce que sa fille flirte à l’écran, parce que le show est étonnamment léger en shipping - ce qui n'est pas un mal - et parce que le moindre baiser est hors champ, ou bien caché de manière flagrante par des objets qui passent, etc). Et, comme Wizards l'a fait lorsque son tour est venu, la série dégénère en saison 4, en une caricature de plus en plus outrée.

Maintenant, malgré tous ces défauts, j’avoue avoir été surpris par le trio de tête de la série. Osment est sympathique, les rapports Miley/Papa Cyrus sont sincères et sympathiques (encore heureux !), quant à Miley, elle a une belle énergie, est juste et touchante dans le drame, et n’a pas peur de la comédie physique ou du ridicule : dans un rôle plus consistant, dirigée et canalisée par un bon réalisateur, nul doute qu’elle pourrait surprendre.

Seulement voilà : elle est tellement marquée par l’image Disney qu’elle ne trouvera probablement pas de rôle de ce type… un peu à la manière de Zak Efron, qui malgré son talent reste handicapé par son image publique made in Mickey.



A.N.T. Farm (2011 - ?)
 

La biatch blonde inutile, le clone de Mitchell Musso, l’héroïne que j’ai parfois envie de baffer, la petite blonde joufflue et sympathique, le « grand » frère con comme la lune…

Koicé ?
Ce que l’on obtient lorsque l’on mélange les personnages d’Hannah Montana à l’impertinence et l’attitude black de Phénomène Raven, le tout saupoudré des têtes d’ampoule de Malcolm, et d’un peu d’iCarly et de Victorious.

Aveckicé ?
China Anne McClain dans le rôle principal, celui de Chyna, une prodige musicale qui débarque au lycée à 11 ans. L’actrice, transférée de petits rôles dans Jonas, Hannah Montana, et d’un mini-arc dans Wizards of Waverly Place est clairement douée, mais impossible de ne pas avoir parfois envie, dans les premiers épisodes, de lui coller une baffe pour qu’elle arrête ses poses et son attitude. Heureusement, elle se calme rapidement ; la sympathique Sierra McCormick (La mini-Lilith de Supernatural, par ailleurs déjà vue dans un épisode de HM, où elle apparaissait déjà en compagnie de China) est Olive, la meilleure amie à la mémoire absolue ; Jake Short est Fletcher, le pote maladroit amoureux de l’héroïne, clone du Oliver de HM ; et pour compléter le tout, il y a le père un peu dépassé, le « grand » frère, et la biatch de service, une grande cheerleader blonde hostile. Et Frau Farbissina (Mindy Sterling) en proviseur acariâtre.

Koiçavo ?
Comme dit un peu au dessus, ce show est un gros patchwork. On a des personnages photocopiés sur Hannah Montana : l’héroïne impertinente et talentueuse, sa meilleure amie blonde, son grand frère (petit par la taille et par l’intelligence), leur père pas très futé (ici, il n’est pas célibataire, mais c’est tout comme, tant la mère est absente des épisodes), l’environnement du lycée (je me demande même si ce n’est pas le même décor que dans HM), le meilleur pote maladroit et mal coiffé, les deux méchantes biatches (dont une avec un QI de poulpe mort desséché sur une plage californienne)... bref, on est dans le recyclage évident.

Par-dessus, outre l’attitude black finalement typique de toutes les jeunes actrices afro-américaines que je peux voir dans les sitcoms, on rajoute une bonne grosse couche de Nickelodeon : les protagonistes font tous partie d’un programme de surdoués/super-talentueux, qui ont leur propre section de l’école.

Oui, elle chante. Pas trop mal. Mais un peu trop souvent.

Talentueux en arts, en sciences (têtes d’ampoules power), en tout ce que l’on veut : Victorious n’est pas loin. L’influence iCarly, elle se trouve dans le petit gros de service, copain avec la bande, et qui est la victime de la majorité des gags visuels du show (Gibby de iCarly doit être content de faire des émules).

Bref, c’est hautement dérivatif de Hannah Montana (l’humour de redneck remplacé par de l’humour de surdoué) & co. Et une fois les influences évidentes du show évacuées, que reste-t’il ?

Une sitcom regardable pour ce qu’elle est : un programme rythmé, pas trop mal joué (les leads sont meilleures que leurs comparses de Shake It Up ou d'Hannah Montana à leurs débuts) à destination des 10-13 ans, de l’âge des protagonistes.

Et puis le générique, forcément interprété par l’actrice principale, n’est pas désagréable, avec une légère inspiration Motown/Jackson 5.

(ça se sent que pour moi, un bon générique est une chose primordiale dans une série tv ?)

Perte de Santé mentale :
Pour l’instant, le show est assez inoffensif, et sa distribution attachante. Qui plus est, la série semble prête à se livrer à des excentricités occasionnelles (l'épisode d'Halloween, très amusant), ce qui fait toujours plaisir. Mais difficile de se prononcer après seulement une saison : reste à voir comment la série va évoluer si elle se prolonge encore un an ou deux, et comment le cast va grandir et/ou progresser en vieillissant...

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Critiques éclair - Pilotes 2013 - The Millers

Publié le 5 Octobre 2013 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, CBS, Comédie, Sitcom

The Millers 1x01 :

Un journaliste (Will Arnett) divorce, ce qui motive ses parents à faire de même : sa mère emménage avec lui, pendant que son père (Beau Bridges) emménage avec sa soeur (Jayma Mays) et la famille de celle-ci. Hilarity ensues.

Enfin, en théorie, parce que bon... c'est de la sitcom de studio CBS, avec de bons acteurs, mais de l'humour qui sent bon la naphtaline.

En fait, ça aurait été une série TVLand, ça n'aurait pas dépareillé. Et pourtant, c'est du Greg Garcia (Earl & Raising Hope)... mais avec ce format, ça ne fonctionne pas.

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Un film, un jour (ou presque) #1314 : On the Rocks (2020)

Publié le 10 Novembre 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Review, Romance, USA, Apple

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

On the Rocks (2020) :

Mère au foyer et auteure, Laura (Rashida Jones) est en panne d'inspiration. Et la situation se complique lorsqu'elle commence à soupçonner son époux, Dean (Marlon Wayans), toujours absent, d'avoir une aventure avec une collègue, Fiona (Jessica Henwick). Avec l'aide de son père, Felix (Bill Murray), playboy jet-setteur et séducteur invétéré, Laura commence alors à mener l'enquête dans New-York...

Une comédie dramatique signée Sofia Coppola, diffusée sur Apple Tv, et produite par A24, la boîte de production indépendante arty à la mode (Under The Skin, The VVitch, Green Room, The Blackcoat's Daughter, A Ghost Story, Lady Bird, Hereditary, Midsommar, The Lighthouse)... avec pour résultat un long-métrage assez peu probant, malgré des critiques anglo-saxonnes unanimement enthousiastes.

En fait, il y a peu à dire sur cette tranche de vie gentiment creuse et prévisible de bout en bout, qui repose principalement sur l'alchimie entre Rashida Jones et Bill Murray, lesquels forment un duo de buddy comedy pas désagréable - mais bien trop formulaique et mécanique pour être mémorable : Murray fait des remarques sarcastiques et propose des explications historico-biologiques à son comportement rustre et misogyne, Laura lève les yeux au ciel, et le duo continue son petit bonhomme de chemin jusqu'à ce que le moment soit venu de répéter la formule.

À part ça, pas grand chose à se mettre sous la dent dans ce On The Rocks en pilotage automatique : oui, c'est compétent devant et derrière la caméra, mais cette histoire de couple "on the rocks" (en difficulté) sert naturellement de prétexte à un rapprochement père-fille assez classique et sans surprises.

Regardable, mais jamais surprenant, jamais très original et très anecdotique.

3/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 133 - Tricks & Treats 2016 : Films en vrac (1)

Publié le 6 Novembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Horreur, Halloween, Fantastique, Religion, Thriller, Science-Fiction

Halloween, c'est terminé, et pour conclure l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, un assortiment de critiques en vrac de tous les films dont je n'ai pas pu parler avant...

Sector 7 (2011) :

Le personnel d'une plate-forme pétrolière située au large de la Corée du Sud est confronté à une créature sous-marine agressive, qui les décime un à un après être monté à bord...

Un monster movie sud-coréen qui se contente de reprendre le pire du cinéma de genre dérivatif des années 80, en lui rajoutant une bonne dose d'effets numériques laids (mouvements de caméra, scaphandre, incrustations ratées, monstre informe et mal finalisé, fonds verts immondes - comme lors de la poursuite à moto), un jeu outrancier et caricatural, une bande originale totalement ratée et un script cousu de fil blanc, aux clichés innombrables, et aux personnages assez bêtes.

Pas la moindre tension, pas le moindre suspense, pour un métrage franchement laborieux.

1.5/6

Teketeke (2009) :

Après la mort mystérieuse de sa meilleure amie, coupée en deux dans la rue alors qu'elle rentrait chez elle, Kana (Yuko Oshima) découvre l'existence de Teke Teke, une légende urbaine japonaise selon laquelle le tronc fantômatique d'une femme coupée en deux hanterait les rues de la ville, et s'en prendrait aux passants attardés osant la regarder ou portant du rouge. Avec l'aide de sa cousine, Rie (Mami Yamasaki), l'adolescente va mener l'enquête ; mais les deux jeunes femmes n'ont pas de temps à perdre, car elles ont toutes deux croisé le chemin de l'esprit, et quiconque survit à une première rencontre avec Teke Teke n'a droit qu'à un sursis de trois jours...

Un film d'horreur signé Kôji Shiraishi (encore lui, cf Occult, Noroi, Shirome, Cult, etc), et qui met en scène deux idols dans les rôles principaux de ce métrage inspiré d'une légende urbaine japonaise.

L'intérêt du métrage s'arrête à peu près là, malheureusement, puisqu'une fois passée la scène d'intro plutôt efficace (dans laquelle la créature, en vue subjective, traque une victime à ras le sol, dans les rues, scène rythmée par les cliquetis de ses ongles sur le bitume), et le meurtre de la meilleure copine, on retombe aussitôt dans du film d'horreur pour ados qui tourne rapidement à vide, fonctionnant sur des bases très familières (on pense à The Ring pour toutes les règles entourant Teke Teke, et son compte à rebours), et possédant un énorme ventre mou, le temps que l'enquête des deux héroïnes suive son cours.

On se retrouve donc avec facilement 40-45 minutes de néant sans la moindre tension entre le début et la fin (sur moins de 65 minutes une fois la scène post-générique inutile et le générique de fin enlevés, ça fait beaucoup), ce qui est d'autant plus frustrant que les apparitions de Teke Teke fonctionnent bien : le gimmick sonore annonçant son arrivée est efficace, le visuel recroquevillé du fantôme aussi, et ses déplacements, s'ils frôlent parfois le cartoon (je pense notamment à la scène de la voiture, qui commence très bien - la forme étrange de TekeTeke qui apparaît floue, en arrière plan, loin des filles - et se finit par un encastrage du fantôme dans la portière de l'auto, façon Bip-Bip et le Coyote, assez risible), ont quelque chose d'étrange et de tellement peu naturel que ça met aussitôt mal à l'aise.

Mais le ratio positif/négatif est malheureusement trop en défaveur du film pour mériter la moyenne.

2.25/6

Teketeke 2 (2009) :

Studieuse, complexée et distante, Reiko (Miu Nakamura) n'a qu'une amie dans son lycée, Natsuki (Sayuri Iwata) ; bientôt, elle s'attire l'hostilité de la clique des lycéennes populaires de sa classe, alors même que la légende urbaine de Teke Teke gagne en ampleur dans leur ville... Et lorsque les "ennemies" de Reiko commencent à être tuées, les unes après les autres, les soupçons se portent sur la jeune étudiante, qui possède un nom lourd de sens.

On prend les mêmes, et on recommence, ou presque.

Tourné en parallèle du premier Teketeke, avec la même équipe, cette suite dure 73 minutes... enfin, 73 - 4 ou 5 minutes de générique de fin et pas loin de 6 min 30 s de résumé de l'épisode précédent, et de mise à mort expédié de l'héroïne du premier film... donc au final, on est plus proche d'un métrage de 60 minutes.

Et pourtant, ce moyen-métrage parvient à souffrir des mêmes défauts que son jumeau, à savoir un rythme tout simplement atroce, et un récit qui préfère, à nouveau, se concentrer sur l'enquête et la légende à l'origine de Teke Teke, plutôt que sur son ambiance et sa créature effrayante.

On se retrouve donc encore à subir des explications interminables et bancales, amenées sur fond d'easy listening imbitable, alors que le postulat même du film - la revanche de Reiko sur ses congénères, en utilisant Teke Teke - aurait pu donner quelque chose de très sympathique. On en devine même quelques bribes dans les dernières scènes du film, qui retrouvent un peu d'efficacité, y compris dans leur ultime rebondissement.

Mais c'est bien trop tard pour inciter à l'indulgence.

1.5/6

Abattoir (2016) :

Julia (Jessica Lowndes), journaliste traumatisée par une tragédie familiale, et passionnée par les affaires criminelles, mène l'enquête sur Jebediah Crone (Dayton Callie), un homme étrange qui se spécialise dans le rachat de sites de crimes sanglants, d'où il prélève des pièces entières, pour les transplanter dans sa propre maison...

Il faut vraiment que je cesse de redonner une chance à Darren Lynn Bousman.

Repo ! était imbitable, Mother's Day discutable, 11 un navet millénariste ridicule, The Devil's Carnival insupportable, The Barrens raté, et son segment de Tales of Halloween insipide.

Donc sans surprises, cet Abattoir est une bouse (sans mauvais jeu de mots) particulièrement agaçante.

En même temps, lorsque le réalisateur présente son oeuvre comme au croisement de Seven et de Dark City, et qu'en fait, on se retrouve avec un navet qui passe 75 minutes à esquiver son sujet (la maison patchwork) pour nous raconter une enquête insipide et ultra-bavarde, plombée par des dialogues médiocres, des personnages caricaturaux et une interprétation assez faible, le tout dans un univers stylistiquement creux et cliché au croisement des films noirs et d'un monde contemporain... forcément, ça agace.

Le métrage n'a donc tout simplement aucun intérêt pendant tout ce temps, et s'avère ultra-bavard (pour ne rien dire), jusqu'à ce que l'héroïne se réveille enfin dans la maison hantée ; et là, alors que l'on aurait pu croire que, pour ces dernières 20 minutes, le récit décolle enfin un peu, on continue dans le bavardage : Dayton Callie est bon dans son rôle, mais ce rôle se résume à être un hôte accueillant l'héroïne dans sa maison hantée, pour un tour de manège digne de la Maison Hantée de Disneyland - les effets ne sont pas particulièrement laids, mais le tout n'est guère plus qu'une promenade dans une maison emplie de fantômes inoffensifs et jamais effrayants, le tout rythmé par les monologues sinistres de Jebediah Crone.

Et quand la fin du métrage arrive... on ne se dit qu'une chose : tout ça pour ça ?

0.5/6 (ça vaut probablement un tout petit peu plus, mais ça m'a tellement énervé que... non.)

Tell Me How I Die (2016) :

Lors des vacances de Noël, un groupe de jeunes vingtenaires (Nathan Kress, Virginia Gardner, Kirby Bliss Blanton, Ryan Higa, Mark Furze, etc) accepte de prendre part à des tests cliniques supervisés par un spécialiste distant (William Mapother), pour un médicament mystérieux qui s'avère capable de stimuler de manière inouie la mémoire de ceux le prennent. Rapidement, les cobayes découvrent que le médicament leur permet de prévoir le futur immédiat... mais un tueur mystérieux semble doté des mêmes capacités, qu'il exploite pour les tuer un par un.

Un film d'horreur indépendant à petit budget, qui vaut principalement pour sa photographie et ses décors (que ce soit la clinique de test ou les extérieurs enneigés), plutôt réussis, ainsi que pour son idée de départ qui, à défaut dêtre totalement originale (on est au croisement de Destination Finale et d'un film comme Bloodwork, par exemple), reste bourrée de potentiel.

Ce potentiel, malheureusement, n'est pas très bien exploité, les effets de la molécule restant anecdotiques et contenus au tout dernier quart d'heure du film (on y assiste ainsi aux prémices d'un duel de précogs, mais l'idée tourne court), et le rythme du métrage étant assez faiblard, jusqu'à finir le film à bout de souffle et prématurément ; niveau interprétation, si le cast est assez  sympathique et compétent (amusant de retrouver là un Nathan Kress qui a pris du muscle depuis iCarly, ou encore Ryan Higa), il souffre un peu d'une trop grande uniformité (tout le monde est beau, sexy et athlétique), de personnages pas très malins (on leur donne des instructions très strictes, et tout le monde les enfreint immédiatement), et d'un bad guy évident (le spectateur avisé devine rapidement qui le tueur peut bien être, et pourquoi il agit ainsi), en plus d'être totalement sous-exploité.

En somme, un slasher assez décevant, car trop long, trop mou, et souffrant d'une fin faiblarde et précipitée, mais qui est (un peu) sauvé des abysses par son cast, et par son rendu visuel.

2/6

L'Ange des Ténèbres (The Unholy - 1988) :

Après une chute mortelle dont il sort miraculeusement indemne, le Père Michael (Ben Cross) devient le pasteur de l'Église St Agnès, fermée pendant plusieurs années après la mort mystérieuse de son prédécesseur. Là, il découvre qu'il est l'Élu, et que sa mission est de combattre un démon maléfique et tentateur, qui, sous l'apparence d'une femme à demi-nue (Nicole Fortier), corrompt et tue d'innocentes victimes...

Ouhlà. Franchement, l'horreur des années 80, je suis toujours partant, et ce même si les films de cette époque ont rarement bien vieilli (ici, c'est le cas de l'apparence de la succube, en nuisette transparente et cheveux bouffants soufflant dans le vent, so eighties)... mais là... ouhlà.

Pourtant, ça ne commençait pas trop mal : du sang, un peu de nudité, la Nouvelle-Orléans, une ambiance de film noir avec un prêtre en lieu et place d'un détective, tout ça, c'est plutôt sympathique, pour un début.

Et puis en fait, progressivement, le film s'embourbe, perd tout rythme, enchaîne les déblatérations pseudo-religieuses... et finit dans un grand n'importe quoi, à base de monstre raté en latex, de nains en costumes de gobelins, et de prêtre qui lévite en faisant involontairement le salut nazi.

Il ne reste en fin de compte de ce film que quelques images réussies et assez jolies, ce qui est clairement trop peu pour maintenir le spectateur éveillé.

1.5/6

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Les bilans de Lurdo - The Collector : le messager des ténèbres (saison 2)

Publié le 6 Août 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Fantastique, Drame, Canada, Religion

Le Messager des Ténèbres (The Collector) Saison 2 :

Suite du visionnage de ce mélange canadien entre Brimstone et les Anges du Bonheur, sur Morgan Pym (Chris Kramer), un collecteur d'âmes au service du Diable, ancien moine du 14è siècle ayant vendu son âme en échange de la survie de sa bien aimée. Un collecteur qui, de nos jours, décide de changer de vocation, et dispose désormais des dernières 48 heures de la vie de ses "cibles" pour tenter de les sauver de l'enfer.

2x01 : Arg. Premier faux-pas potentiel pour cette série, avec un changement de taille au casting : Carly Pope quitte la série, pour être remplacée par une blondasse assez quelconque (Sonya Salomaa). Qui garde le même rôle, par un transfert d'âme Dr Who-esque. Déjà, je sens que je vais avoir du mal à raccrocher au personnage, après ce changement.

Ensuite, l'épisode en lui-même était assez barré, peut-être même trop : Pym se voit assigner un client spécial, qui a échangé son âme contre 10 années en tant que shérif au far-west... Ambiance frontierland, donc, avec Pym qui remonte le temps, et a des flashbacks assez peu convaincants à base de paradoxe temporel, etc... bof, en somme. J'attends de voir comment la situation évolue, mais je suis dubitatif. Et en plus ils n'ont toujours pas changé le générique un peu naze.

2x02 : Mouais. Comme prévu, la Maya blonde ne fonctionne pas du tout, et elle surjoue. Surtout que pour l'instant, il n'y a qu'elle qui soit très vaguement consciente du changement, puisqu'ils sont partis sur le postulat que le Diable - ici en bimbo blonde - a réécrit tout son passé avec l'apparence blonde de Maya, façon Dawn dans Buffy. Donc, pour simplifier, tout le monde fait comme s'il n'y avait pas eu de changement au casting... ce qui est d'ailleurs particulièrement idiot, puisque Carly Pope est toujours là, et joue les reflets dans les miroirs. Donc je ne sais pas où ils vont, comme ça, mais ils y vont joyeusement... et ce n'est pas génial.

Bon, sinon, l'âme de la semaine, c'est celle d'un ufologue, qui a échangé son âme (enfin, qui a fait un deal avec un "alien") contre la promesse d'enfin avoir une preuve de la vie extraterrestre. Et le diable de justifier son marché en avouant qu'il ne s'occupe pas que de la Terre, mais aussi de toutes les formes de vie de l'univers, et que donc, quand il arrivera en Enfer, l'ufologue verra des âmes damnées extraterrestres, marché respecté. icon_mrgreen.gif Pym semble un peu en pilotage automatique, ces deux derniers épisodes, ce qui est dommage, parce que la scène où il se fait passer pour un alien pour convaincre l'ufologue que le Diable existe est amusante. Le pétage de plomb de l'ufologue est plus étrange, quand il capture Pym pour le soumettre à pleins de tests peu ragoûtants... et que Pym ne lui en tient pas rigueur... mouais.

2x03 : Tiens, le vieil indien dragueur de Wolf Lake en père de la SOTW, une fille qui a vendu son âme en échange de la disparition de cauchemars affreux... dans lesquels un monstre la pourchassait et attaquait la communauté. 10 ans après, le monstre devient réel. Et on se coltine un épisode plein de mythes indiens... comme d'habitude dans toutes les séries tournées dans le coin. Encore une fois, Pym est en retrait, comme si l'acteur s'ennuyait et était en pilotage automatique, et le scénario se concentre sur l'âme de la semaine, pas passionnante, sur le gamin de la journaliste, idem, et surtout sur les rêves drogués de la nouvelle Maya, qui sont limite horripilants et un beau gâchis, alors que le Diable la harcèle. Lorsqu'elle dort, elle ne sert à rien, et lorsqu'elle est éveillée, elle est agaçante, envahissante, et omniprésente. Au secours. Une vraie déception que ce début de saison, qui fait passer une série solide au stade de programme faible et sans intérêt. dry.gif

2x04 : Tout de suite, bien meilleur. Intéressant parallèle entre le destin de Pym, et celui de sa cliente de la semaine, une pharmacienne qui a vendu son âme en échange du remède au cancer qui la rongeait, et qui désormais est tiraillée entre le rendre public, au risque d'aller en enfer, ou le garder secret, et continuer à vivre. Et ça se complique lorsqu'elle découvre que le diable ne l'a pas guérie, mais a rendu son cancer transmissible... On se recentre sur Pym, et c'est tant mieux ; Maya passe au second plan, même si ce qui lui arrive est glauque (Satan la viole... avant de la shooter à l'héroïne); et le gamin autiste est de plus en plus présenté comme un nouveau Christ/envoyé de dieu... Bon épisode, donc.

2x05 : Morgan Pym n'est pas content : le diable s'amuse à lui changer sa sonnerie de portable à chaque appel. Trop dur. La storyline de Maya et son frangin est inintéressante au possible (whouhou, elle est alcoolique, maintenant, génial. Si elle pouvait y rester pour de bon...), et la soul of the week, c'est celle d'un tatoueur amnésique, qui retrouve la mémoire à mesure qu'il achève les tatouages de ceux qu'il connaissait avant son amnésie, et qui découvre qu'il est un braqueur de banques meurtrier et violent. Une intrigue au dénouement plus que glauque, et pas inintéressante, ce qui n'est guère étonnant, vu que ce sont les showrunners qui ont écrit cet épi. Ah, et le gamin reçoit la visite de son père décédé, qui tente de le convaincre que Dieu n'existe pas, et que tout n'est que mensonge.

2x06 : Pas mauvais non plus, cette histoire de comique tellement méchant qu'il fait le travail du diable à sa place sans le savoir. Et la storyline de la journaliste avance, lorsque son fils sort de son autisme pour rire devant les sketches du mec, et qu'elle prend conscience que Pym était à proximité de lui lorsqu'il est mort. Ça peut amener des trucs intéressants...

2x07 : La SOTW, c'est celle d'une spin doctor à la golden touch... et à 48 h de l'élection de son client, le futur premier ministre canadien, sa chance tourne. Bof... et en plus, le personnage de Maya a fait un 180° degrés par rapport aux épisodes précédents, et pouf, elle tombe amoureuse du futur premier ministre. Autrement dit, elle ne sert à rien, sauf à amener Pym à sa mission de la semaine, et elle est toujours tête à claques.

2x08 : Tiens, la voix-off du générique de début a dégagé... ce n'est pas plus mal. Bon sinon, l'histoire de cette mère ancienne droguée ayant vendu son âme en échange du retour à la vie de son fils qu'elle venait de tuer par accident, ce n'est pas terrible. Et comme en plus, on fait quasiment l'impasse, désormais, sur l'approfondissement du personnage de Pym, pour se concentrer sur le très prévisible background de la journaliste, dont on apprend - sans grande surprise - que le mari, père de l'autiste, avait probablement fait un pacte avec Satan, et que Pym était dans les parages au moment de sa mort... 

Franchement prévisible, et amené trop tardivement. C'était tellement transparent dès la première saison, qu'attendre une saison complète pour le révéler avec grand fracas, ça fait un peu pétard mouillé... et le toutéliage est trop forcé pour être vraiment convaincant. Je m'attendais presque à ce qu'il y ait encore une révélation en saison 3, puisqu'ils nous répètent depuis trois plombes que "ça fait 9 ans qu'il est mort, et que le gamin est né !"... sauf que voilà, les trois dernières minutes sauvent un peu le truc, avec la journaliste qui meurt de manière totalement inattendue. Donc un épisode très quelconque, ne valant que pour sa fin, qui remet toute la dynamique du show en question.

2x09 : C'était bien la peine de bouleverser la dynamique du show dans l'épisode précédent, si c'était pour reprendre exactement de la même manière, en remplaçant la journaliste par sa soeur ! Le cas de la semaine n'est pas franchement passionnant, encore une fois, puisque c'est une femme ayant échangé son âme contre une chance d'identifier son assassin, bien qu'elle soit pour cela enfermée dans une sorte d'enfer personnel, sur les lieux de son meurtre. Il faut 11 minutes à Pym pour comprendre le problème d'identité - alors que le spectateur comprend tout de suite - c'est écrit comme un cliffhanger de coupure publicitaire, qui tombe donc à plat... et la nouvelle tête, c'est l'horripilante Keegan Connor Tracy.

Sans oublier la toute aussi énervante Maya, qui rejoint les Narcotiques anonymes, se cherche un sponsor... et une réalisation qui soudain se croit dans 24 heures chrono, avec des split-screens dès que ça parle au téléphone. L'enquête en elle-même est stupéfiante de banalité et de classicisme (comme toujours dans les whodunits tv, quand il n'y a que deux guests stars, dont l'une est la victime, il ne faut pas chercher bien loin pour deviner l'identité de l'assassin...), et n'est que l'occasion d'un chouette plan sur un Pym décapité... c'est peu.

2x10 : Un jeune journaliste échange son âme en échange des pouvoirs de Superman, mais chacun de ses sauvetages et de ses interventions tourne systématiquement mal... il se renferme sur lui-même, jusqu'à ce que Pym découvre, 10 ans plus tard, que le diable a faussé la donne à chaque fois... Chouette épisode, avec une musique super-héroique très appropriée, et un damné ma foi très sympathique. Seul bémol, le passage avec Maya et sa copine droguée, qui plombe l'épisode...

2x11 : L'âme de la semaine... Jack l'éventreur. Et oui : un épisode entièrement dans le Londres de 1883, sans rédemption, mais avec l'hypothèse über-bancale que Jack l'éventreur = Walter Sickert (on ne remercie pas Patricia Cornwell et son livre moisi...) ; heureusement, ils nous rajoutent un twist sympathique, qui fait de l'épisode un Jack The Ripper façon Dr Jekyll & Mrs Hyde féministe, pas inintéressant. (Mais die Cornwell Die quand même.)

2x12 : Et encore un épisode à flashbacks, avec Pym envoyé chez les nazis, en officier supérieur, chargé de collecter l'âme d'une professeur d'histoire ayant vendu son âme pour avoir la preuve que son père a bien été prisonnier des camps, et pas un garde nazi, comme le prétendaient deux autres rescapés. Le diable, très joueur, l'ayant renvoyée passer 10 ans dans les camps... j'ai beaucoup aimé la tournure que prend l'épisode au fur et à mesure que ça avance : entre Pym qui se sacrifie l'espace d'une "douche" pour éviter que la prof n'y passe, et la diable qui refuse d'endosser le blâme de l'holocauste sur ses épaules, c'est agréablement non-manichéen. En même temps, c'est écrit par les créateurs du show, et comme d'habitude, ils arrivent à chaque fois à faire quelque chose d'intéressant. Et de très sombre.

2x13 : Season finale, qui se concentre sur les premiers temps du service de Pym en tant que Collecteur, son entraînement, etc. Donc encore en flashbacks, avec le Diable médiéval qui refait son apparition, excellent comme toujours, le frère de la bien-aimée de Pym qui blâme la peste sur le dos des juifs, etc... N'empêche, ils sont bizarres, dans ce show, a faire des season finales qui ne sont jamais reliés aux intrigues générales de la série, mais toujours des flashbacks centrés sur Pym.

Ce n'est pas forcément un mal, mais c'est étrange. Surtout qu'au bout d'un moment, ça devient fatiguant, de revoir les mêmes scènes encore et encore en flashback...

 

Bon, en conclusion, une seconde saison assez mauvaise, remplie de loners inintéressants, et de changements de casting peu judicieux, mais qui dans sa dernière ligne droite (les 4 derniers épisodes, en fait) retrouve un peu du souffle qui lui faisait défaut jusque là, avec des épisodes très sympathiques, à bases de flashbacks à la Highlander... Néanmoins, le contraste avec la saison 1 est assez brutal, et je crains tout de même le pire pour la troisième et dernière saison.

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Un film, un jour (ou presque) #547 : La Résurrection de Jake The Snake (2015)

Publié le 29 Juin 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Catch, Review, Documentaire, Biographie, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

La Résurrection de Jake The Snake (The Resurrection of Jake The Snake) :

Un documentaire assez réussi retraçant la quête de sobriété de Jake The Snake Roberts, passé de légende du monde du catch à épave alcoolique et droguée.

Avec l'aide de Diamond Dallas Page, et de son programme de yoga/life coaching, Jake retrouve progressivement, au fil du temps, des mois, et des rechutes, un semblant de forme, puis carrément toute sa tête et sa santé, pour enfin être intronisé dans le Hall of Fame de la WWE, scellant ainsi son retour en grâce.

Assez touchant, surtout lorsque l'on pense à tous ces catcheurs qui ont fini au fond du trou et n'ont pas réussi, eux, à s'en extirper, certains apparaissant même dans ce documentaire.

Seul bémol, le tout semble parfois un peu forcé niveau émotions et colères, mais je suppose qu'il faut s'attendre à cela lorsque l'on filme des catcheurs...

Un bon 4/6

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Un film, un jour (ou presque) #232 : The Sweatbox (2002)

Publié le 20 Janvier 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, Animation, Disney, Musique, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

The Sweatbox :

À la fin des années 90, la genèse compliquée du film animé Kingdom in the Sun de Disney, qui passe progressivement d'une version inca de Le Prince et le Pauvre, accompagnée de chansons originales de Sting, à quelque chose de radicalement différent, finissant par être rebaptisé Kuzco, l'Empereur Mégalo en 2000.

Après une première demi-heure assez classique dans le genre making-of, cette Sweatbox devient assez fascinante lorsque tout le travail fait sur Kingdom in the Sun est jeté à la poubelle suite à une projection-test pour les pontes du département animation.

On assiste alors à la décomposition d'une équipe qui voit son projet lui échapper totalement, pour être confié à d'autres ; aux frustrations de Sting (époux de la réalisatrice de The Sweatbox), en mode "musicien profond et rebelle qui fait de l'art", légèrement agaçant ; aux acteurs/doubleurs engagés sur le projet, et qui doivent faire face à des changements de direction radicaux ; aux conflits internes à Disney, entre les animateurs, les créatifs et les bureaucrates qui les dirigent...

Malheureusement, si le tout reste globalement intéressant, c'est aussi un documentaire assez long et sec, qui demande d'être vraiment passionné par le monde de l'animation et par l'histoire des films Disney pour rester captivé jusqu'au bout.

4/6

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Critiques éclair - Star Wars : The Mandalorian - 2x03 : Chapitre 11 (2020)

Publié le 22 Novembre 2020 par Lurdo dans Action, Aventure, Critiques éclair, Disney, Drame, Comédie, Science-Fiction, Star Wars, Les bilans de Lurdo, Review, Télévision

Les deux premiers épisodes de cette nouvelle saison du Mandalorien étaient efficaces, mais faisaient délibérément du surplace, dans des quêtes secondaires qui esquivaient un peu le sujet principal de la série. Par chance, ce troisième épisode revient directement à ce dernier, d'une manière des plus directes...

Star Wars : The Mandalorian - 2x03 - Chapitre 11 - The Heiress :

Amenant enfin sa passagère et ses œufs à bon port, le Mandalorien croise le chemin de Bo-Katan (Katee Sackhoff) et de son équipe, des Mandaloriens moins fondamentalistes que lui, et qui acceptent de lui indiquer où trouver un Jedi, en échange d'un peu d'aide de sa part...

Un épisode pêchu et dynamique (moins de 33 minutes, tout compris), réalisé par Bryce Dallas Howard, et qui se permet de jouer brillamment entre humour (l'Enfant, les stormtroopers incapables), action, caméos (Titus Welliver, Sasha Banks), fanservice et continuité avec la série Clone Wars, puisque tout y est plus ou moins rattaché.

Notamment la mention d'Ahsoka Tano, la padawan d'Anakin Skywalker, qui devrait bientôt apparaître dans la série : Dave Filoni se fait clairement plaisir avec The Mandalorian, et honnêtement, même si l'on n'a jamais suivi The Clone Wars, il y a de quoi être impatient de voir la suite, en espérant que le tout restera aussi enthousiasmant que cette saison 2, jusqu'à présent.

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

 

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Halloween Novembrrrfest 2014 - 37 - Apocalyptic (2014), Willow Creek (2013), Honeymoon (2014) & Le Chemin Sans Retour (2010)

Publié le 4 Novembre 2014 par Lurdo dans Oktorrorfest, Cinéma, Critiques éclair, Halloween, Horreur, Fantastique, Found Footage, Australie, Comédie, UK, Review

Halloween s'en est allé, et l'heure est venue, pour le blog des Téléphages Anonymes, de conclure l'Oktorrorfest 2014, un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Apocalyptic :

Intrigués par les rumeurs de l'existence d'un culte apocalyptique dans la forêt australienne, deux reporters partent à la rencontre des cultistes, avec pour objectif la réalisation d'un documentaire...

Un found footage australien qui ne peut que faire penser à The Sacrament, mais sans le besoin permanent de se référer au massacre de Jonestown. Ce qui crée un joli paradoxe, puisque si Apocalyptic ne possède pas la montée en tension de Sacrament, ni le gore décomplexé du final de ce film, il est nettement plus intéressant à regarder : mieux joué (bémol pour le gourou, qui récite un peu son texte, mais n'a heureusement pas beaucoup de lignes de dialogues), plus imprévisible dans son déroulement (puisque moins assujetti à des témoignages réels), et tout simplement mieux conçu, puisque là, on s'attache rapidement aux victimes du culte.

Dommage que la toute fin, qui a la bonne idée de donner dans le surnaturel (à la Red State, mais assumé), soit si télégraphiée par la narration et sa mise en images.

4/6

Willow Creek :

Jim (Bryce Johnson) et sa petite-amie Kelly (Alexie Gilmore) décident de visiter la célèbre Willow Creek, pour y tourner un documentaire sur la légende de Bigfoot. Incrédule, Kelly accompagne son compagnon dans les bois sans grande conviction, mais bientôt, une présence étrange se manifeste...

Un found footage pour lequel j'avais de gros espoirs, vue sa réputation assez flatteuse, et le fait que ce soit Bobcat Goldthwait qui le réalise, ce qui laissait présager de quelque chose d'original et de mordant.

Et en fait, on doit subir près de soixante minutes de mise en place assez moqueuse et soporifique sur le phénomène Bigfoot, avant de parvenir au moindre moment un tant soit peu intriguant.

Le film ne faisant que 80 minutes, générique compris, cela pose donc un problème de taille. Quant aux vingt dernières minutes, lorsque "Bigfoot" se manifeste enfin, elles sont tellement bancales que le tout tombe gentiment à plat, d'autant que les protagonistes sont gentiment stupides, dans le genre "partons en forêt dans un coin paumé et dangereux sans carte, boussole, GPS ou flingue".

Une vraie déception.

1.25/6

Honeymoon :

Jeunes mariés, Paul (Harry Treadaway) et Bea (Rose Leslie) vont passer leur lune de miel au bord d'un lac reculé. Mais peu de temps après leur arrivée, Paul retrouve son épouse perdue au beau milieu de la nuit, dans les bois, désorientée et incohérente. Rapidement, il apparaît que Bea n'est plus tout à fait la même, et que des évènements étranges se sont produits dans la forêt...

Un film à la distribution limitée (deux personnages principaux, et deux autres très secondaires et peu présents) qui fonctionne assez bien, principalement grâce à une montée en puissance très réussie, une tension omniprésente, et une interprétation soignée.

On pourra juste regretter le manque de surprises du métrage : si le spectateur peut éventuellement commencer à songer à des pistes moins probables au cours du film, le final vient renforcer l'idée que l'hypothèse la plus évidente, celle à laquelle tout spectateur aura pensé dès que les évènements initiaux se sont produits, est finalement la bonne.

Dommage, car un peu plus de surprises, un peu plus d'ambiguïté sur la santé mentale de Paul, et l'on tenait un petit bijou de ce genre.

4/6

Le Chemin Sans Retour (YellowBrickRoad) :

En 1940, la population de la petite ville de Friar, New Hampshire décide soudain de partir dans les bois, laissant tout derrière elle, et disparaissant à jamais. En 2008, une équipe documentaire tente de retracer les pas des autochtones, mais ils découvrent bien vite que seule la folie les attend au bout de cette piste sans fin... 

Un paradoxe de taille que ce petit budget : avec un pitch pareil, on aurait pu s'attendre à un found footage de plus, un Blair Witch-bis qui aurait pu camoufler derrière son style les mystères de son scénario, les zones d'ombre de son récit, les faiblesses de sa réalisation, l'approximation de ses scènes gore et le jeu très inégal de ses acteurs.

Mais non, on a droit à un film traditionnel, qui expose bien tous ces défauts dans un métrage absolument pas maîtrisé, qui cumule rythme bancal, personnages assez agaçants, surjeu total, et moments improbables ne débouchant sur rien du tout, puisque le film se termine en queue de poisson nonsensique.

Bref, là où beaucoup voient un film génial "à la Lynch", car sans explications ni sens logique, moi je vois surtout des idées intéressantes et un pitch de base au potentiel certain, mais qui se voient massacrés par une exécution amateure et totalement à l'ouest.

Dommage.

1.25/6

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Halloween Novembrrrfest 2014 - 39 - Mr. Jones (2013), R.L. Stine's Mostly Ghostly 1 : le pacte mystérieux (2008), Mostly Ghostly 2 (2014) & Poursuite Mortelle (2011)

Publié le 7 Novembre 2014 par Lurdo dans Oktorrorfest, Cinéma, Critiques éclair, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie, Jeunesse, Thriller, Found Footage, Documentaire, Review

Halloween s'en est allé, et l'heure est venue, pour le blog des Téléphages Anonymes, de conclure l'Oktorrorfest 2014, un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Mr Jones :

Scott (John Foster) et sa compagne Penny (Sarah Jones), s'installent dans un chalet isolé pour se ressourcer, et tenter de terminer le documentaire de Scott ; bien vite, cependant, ils s'aperçoivent qu'un artiste reclus, Mr. Jones, vit lui aussi dans les parages, créant des sculptures sinistres durant la nuit, et se cachant durant la journée. Curieux, Scott et Penny décident d'enquêter sur Mr. Jones, afin d'en faire le sujet du documentaire...

Un semi-found footage, semi-mockumentaire (avec interviews face caméra, cartons explicatifs) qui tente de brouiller la frontière entre monde réel et monde onirique, à l'aide d'un scénario jouant la carte de la mythologie des rêves et de la folie.

Seul problème, une fois les arguments certains de Sarah Jones mis de côté, et la première moitié de film passée, celui-ci se résume bien vite à de la GoPro tremblotante et mal cadrée sur le visage de l'un ou l'autre des personnages, qui généralement grimace de manière outrée dans l'obscurité.

Et ça ne va pas en s'arrangeant, puisque la dernière demi-heure, à mi-chemin entre rêve et réalité, n'est que tremblotis et flous à gogo, confondant chaos stylisé avec bouillie visuelle.

Qui plus est, le fait que le spectateur attentif ait probablement deviné le pourquoi du comment une bonne demi-heure avant qu'on nous révèle le tout (de manière confuse) ne sert clairement pas la cause du métrage.

Un film avec de bonnes idées, de bons concepts, énormément de potentiel, et une actrice sympathique (son pendant masculin, un peu moins), mais dont l'exécution brouillonne échoue à se montrer à la hauteur. Mais ça reste assez original, et ça évite les jump scares à la con, donc...

2.75/6

RL Stine's Mostly Ghostly - Le Pacte Mystérieux (Who Let the Ghosts Out ?) :

Garçon de onze ans passionné de magie, peureux et timide, Max (Sterling Beaumon) a un faible prononcé pour Traci (Ali Lohan), la fille la plus populaire de son école. Pour ne rien arranger, Max doit composer avec les deux fantômes qui hantent sa maison, deux enfants perdus à la recherche de leurs parents. En échange de son aide, les esprits vont alors accepter d'assister Max dans son quotidien scolaire...

Je ne suis généralement pas trop exigeant avec les D-Coms et autres téléfilms made in Nickelodeon, mais là, c'est particulièrement médiocre.

Cette adaptation d'un roman de R.L. Stine, production indépendante sans grand budget, souffre de tous les maux imagiinables : rythme défaillant, interprétation TRÈS inégale, scénario quelconque, direction d'acteurs inexistante, effets spéciaux minimalistes et économiques...

Bref, c'est assez pénible à regarder, et la soeur de Lindsay Lohan ne devrait vraiment pas essayer de marcher dans les traces de son aînée.

1/6

RL Stine's Mostly Ghostly - Have You Met My Ghoulfriend ? :

Un an après les évènements du premier film, Max (Ryan Ochoa) tente toujours d'aider ses amis fantômes Tara (Madison Pettis) et Nicky (Roshon Fegan) à retrouver leurs parents. Mais à l'approche d'Halloween, non seulement Max doit-il gérer les fantômes, mais aussi faire face au retour du maléfique Phears, le tout sans ruiner ses chances avec la jolie Cammy (Bella Thorne)...

Une suite/reboot au premier film, clairement repensé de bout en bout par Disney & compagnie : ici, le budget est clairement supérieur, les acteurs sont pour la plupart issus de l'écurie Disney (donc ça joue honorablement la plupart du temps, et ça ne paraît pas amateur), c'est mieux rythmé, visuellement plus convaincant, on a droit à de la rétrocontinuité évidente, bref : c'est nettement plus maîtrisé.

Malgré cela, cependant, ça reste réservé aux plus jeunes, avec un peu trop de meublage pour convaincre totalement (les trois minutes de générique d'ouverture, les quinze dernières minutes et le numéro musical), et un caméo parfaitement inutile de feue Joan Rivers.

3/6 (sur l'échelle des D-Coms)

Poursuite Mortelle (A Lonely Place To Die) :

Rob (Alec Newman), Ed (Ed Speleers), Alison (Melissa George), Jenny (Kate Magowan) et Alex (Garry Sweeney) font de l'escalade dans les Highlands écossais, lorsqu'ils trouvent une fillette enfermée dans un puits souterrain. Après l'avoir libérée, cependant, le groupe devient la proie de deux snipers, qui traquent alors les alpinistes un par un dans la forêt...

Un thriller montagnard assez populaire outre-atlantique, où il a été bien reçu par la critique ; malheureusement, j'ai eu une réaction totalement opposée à  ce film. Alors certes, la nature est superbe, assez bien filmée, et donne envie d'aller se balader dans les Highlands malgré les psychopathes qui y sévissent... mais au niveau du récit en lui-même, malgré ma sympathie pour Speleers et George, c'était encéphalogramme plat.

La structure du script en elle-même, déjà : un premier tiers montagnard assez soporifique et plat, un tiers de survival en forêt, et un tiers au village, où la communauté célèbre une fête quelconque, et où les survivants se réfugient, dans ce qui se termine par des fusillades entre les différents protagonistes, avant de revenir à un finish typiquement slasher... et à une conclusion mafieuse dans laquelle on assiste à un changement de protagoniste inutile.

Une structure étrange, donc, qui ne parvient jamais à rendre convaincant aucun de ces actes, et qui tente de cacher un film très statique derrière une musique orchestrale gratuitement pétaradante, des ralentis à gogo et un faux rythme artificiel.

Et comme en prime tant les personnages que l'intrigue en elle-même (le kidnapping, tout ça) ne sont jamais très intéressants, on s'ennuie très rapidement devant ce métrage qui ne sait jamais ce qu'il veut être, et reste paradoxalement assez prévisible.

2/6 

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Un film, un jour (ou presque) #872 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Le Retour de mon Ex (2018) & L'Amour Tombé du Ciel (2017)

Publié le 5 Février 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Comédie, Romance, Hallmark, Fantastique, Religion, PixL, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec chaque jour plusieurs critiques de films romantiques...

Le Retour de mon Ex (The Sweetest Heart - 2018) :

Maddie (Julie Gonzalo), propriétaire d'une boutique de cupcakes, est prête à tout pour assurer son succès. Elle reçoit ainsi l'aide d'un séduisant investisseur (Victor Zinck Jr.), alors même que l'amour d'enfance de Maddie, Nate (Chris McNally), revient en ville, pour travailler dans l'hôpital local...

Bon gros bof que cette comédie romantique Hallmark diffusée au printemps 2018, et adaptée d'un roman. Le problème, en fait, c'est que ce métrage est à ranger parmi les productions les plus génériques et oubliables de la chaîne, celles dans lesquelles Hallmark investit le moins d'efforts possible.

Ce qui se ressent à tous les niveaux de la production : musique envahissante et insipide, maquillages et coiffures médiocres (Gonzalo brille et a l'air très fatiguée pendant la moitié du film, certains personnages masculins sont clairement passés chez le même coiffeur), seconds rôles transparents, casting approximatif (McNally n'est pas désagréable, mais bon, il fait un peu jeune pour être crédible en cardiologue, surtout vu son look ; Zinck est non-existant), rythme assez laborieux, récit cousu de fil blanc...

Bref, c'est loin d'être remarquable, et tout le monde a l'air de galérer occasionnellement avec le script, que ce soit par manque de dynamisme ou de matériel intéressant.

Ce n'est pas forcément particulièrement mauvais, en soi, mais entre les montages musicaux, les sous-intrigues inintéressantes, et le rebondissement habituel du dernier quart d'heure qui parvient presque à rendre l'héroïne antipathique ("je sais que ton métier de cardiologue sauve des vies, et que tu as une opportunité unique de toucher le plus grand nombre de personnes possible avec ce nouveau poste qu'on te propose à l'autre bout du pays, mais moi aussi je suis une opportunité unique, alors sacrifie ta carrière pour moi et mes cupcakes !"... euh...), c'est loin de se démarquer de la médiocrité habituelle du genre.

2.5/6

L'Amour Tombé du Ciel (Undercover Angel - 2017) :

Divorcée et mère de Sophie (Lilah Fitzgerald), une jeune adolescente, Robin (Katharine Isabelle) s'installe dans une demeure en piteux état, qui demande des rénovations conséquentes. Voyant sa mère dépassée par l'étendue du chantier, Sophie fait alors un souhait... exaucé par le Paradis, qui envoie aussitôt Henry (Shawn Roberts), un ange assez maladroit, sous les traits d'un ouvrier en bâtiment, afin d'aider Robin et sa fille.

Comédie romantico-fantastique PixL diffusée début décembre 2017 (et bien plus tôt chez nous), et qui donne vraiment l'impression d'un téléfilm un peu bricolé de toutes pièces, et pas particulièrement bien développé, à mi-chemin entre une romance classique et un épisode des Anges du Bonheur.

Cette histoire d'ange gardien maladroit et costaud, presque niais, qui vient aider une famille suite à un vœu, ça aurait pu passer avec un enrobage festif et un peu de neige : après tout, le prétexte de la magie de Noël fait passer bien des choses... mais là, débarrassée de toute justification festive et limitée à des visuels ternes et mal éclairés, cette intervention divine semble vraiment aléatoire et injustifiée.

D'autant que les personnages n'ont même pas l'excuse d'être dans le besoin, ou vraiment malheureux, puisque tout le téléfilm baigne dans une sorte d'enthousiasme et de légèreté forcés (la musique façon mickey-mousing n'aide pas), que ce soit au niveau des premiers rôles (Roberts joue son ange comme un grand gamin immature et benêt, mais heureusement, Isabelle apporte à son personnage un peu de mordant) que des seconds (Britt Irvin est - un peu trop - animée, et sa romance avec son collègue psycho-rigide à gros bras ne fonctionne pas vraiment).

Bref, dans l'absolu, ce n'est pas forcément mauvais, mais ce n'est pas pour autant très convaincant, tout ça (mais je l'avoue, j'ai toujours eu du mal avec Shawn Roberts en protagoniste de comédie romantique), et si le métrage conserve les bons points des productions PixL (des sous-intrigues multiples centrées sur Britt Irvin, sur Sophie, sur la voisine), ainsi qu'une distribution féminine attachante et compétente, le tout reste vraiment prévisible, générique et quelconque, à l'image de l'affiche ci-dessus, qui remplace un Roberts musculeux par un homme à tout faire maigrichon et anonyme.

3 - 0.5 pour la photographie assez terne et délavée = 2.5/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien....

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Halloween Oktorrorfest 2018 - 80 - Hérédité (2018) & Le Bon Apôtre (2018)

Publié le 7 Novembre 2018 par Lurdo dans Horreur, Halloween, Oktorrorfest, Cinéma, Review, Critiques éclair, Fantastique, Drame, Netflix, Histoire, Religion

Chez les Téléphages Anonymes, du 1er octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur....

Hérédité (Hereditary - 2018) :

Lorsque sa mère décède, Annie Graham (Toni Collette), une artiste névrosée, peine à faire son deuil, entourée de toute sa famille - son époux Steve (Gabriel Byrne), son fils adolescent Peter (Alex Wolff) et sa fille étrange Charlie (Milly Shapiro). Progressivement, le surnaturel s'invite alors dans la vie des Graham, et révèle les nombreux secrets de la défunte et de sa lignée...

Encore un de ces films d'horreur indépendants (ici, le premier film de son réalisateur) qui a créé le buzz critique sur le web, et qui a été loué par tous comme étant le nouveau chef d’œuvre du genre, un métrage terrifiant aux multiples degrés de lecture et analyses en tous genres, qui redéfinirait ce qu'est l'horreur au cinéma, qui évoquerait les grands comme Polanski, Roeg, blablabla.

On y a eu droit avec It Follows, avec The VVitch, avec Get Out... et à chaque fois, je reste globalement de marbre devant le film.

Ici, c'est encore une fois le cas... et c'est peut-être même pire, en fait, puisque je reconnais totalement l'excellente facture technique du métrage, au niveau réalisation, cadrage, photographie : pour un premier film, c'est vraiment maîtrisé... mais j'ai détesté.

Et ce dès les premières minutes, avec sa musique grinçante, grondante, omniprésente, censée mettre la pression et provoquer l'angoisse : elle a eu l'effet totalement inverse sur moi, au point de m'agacer profondément, et de me braquer contre le métrage, pour son gros manque de subtilité.

À partir de là, c'en était fini : toute l'ambiance pesante m'a paru bien trop artificielle pour fonctionner sur moi, l'interprétation de Tony Collette, habitée par son rôle, m'a semblé toute aussi forcée par moments (je ne parle même pas de Byrne, globalement absent, et de Wolff, bien en dessous des autres, çà et là) et le script globalement prévisible (un certain accident, qui arrive en cours de route et qui semble avoir surpris énormément de spectateurs, m'a paru particulièrement téléphoné par le script, le cadrage et la réalisation, finissant même par me paraître grotesque et involontairement drôle - comme plusieurs des gros moments du métrage, d'ailleurs) ainsi que capillotracté (plein de réactions et de moments manquant de logique interne - l'adolescent qui n'a jamais le moindre problème avec les autorités malgré ce qui s'est produit, par exemple) m'a tout simplement donné l'impression d'un squelette narratif un peu creux, sur lequel le réalisateur a étiré plus de deux heures de métrage mollasson mais "artistique" et "psychologique".

Et puis, plus gênant, le film finit par sombrer dans le n'importe quoi sur-explicatif et sur-démonstratif, plus ridicule que convaincant.

Bref : je suis totalement resté à la porte du film (malgré une maîtrise technique évidente), j'ai fait un rejet viscéral, et donc je vais éviter de noter, parce que je ne suis pas certain que le métrage mériterait vraiment le 1.5 ou 2/6 que j'aurais bien envie de lui mettre, là, à chaud.

?/6

Le Bon Apôtre (Apostle - 2018) :

En 1905, Thomas Richardson (Dan Stevens), un ancien missionnaire chrétien, arrive sur une île galloise reculée où vit une communauté étrange, menée par le charismatique Malcolm Howe (Michael Sheen). Son objectif : retrouver sa sœur Jennifer (Elen Rhys), enlevée par cette communauté en échange d'une rançon...

Long-métrage Netflix réalisé par Gareth Evans, qui jouit d'une certaine popularité auprès des amateurs de genre depuis ses deux Le Raid, Apostle arpente les sentiers familiers d'un Wicker Man, mais aussi du segment de V/H/S 2 déjà co-signé Evans, avec son équipe de journalistes qui découvrait l'installation d'une secte indonésienne.

Ici, malheureusement, Evans troque l'efficacité de ses Raid et de son segment pour plus de 2h15 de film, reposant entièrement sur son atmosphère pesante et lourde pour assurer le spectacle. Et pendant une bonne heure, ça prend gentiment son temps, avec une longue mise en place pas très rythmée, sans toutefois être inintéressante, et avec un Dan Stevens à l'interprétation enfiévrée, et un Michael Sheen impeccable.

Et puis, au bout d'une heure, une rupture de ton se produit. Le film bascule dans quelque chose de plus ouvertement fantastique, à base de divinité païenne végétale, et de violence assez sadique, très orienté violence et souffrance.

Alors que je n'étais pas forcément très convaincu au terme de la première heure de métrage, le film a su me raccrocher à ses wagons avec sa deuxième moitié, efficace et épuisante. Mais dans l'ensemble, l'expérience reste assez inégale : il y a du bon, de l'éprouvant, et de l'inutile, dans cet Apostle, et l'on se dit que le film aurait probablement mérité une on coup de ciseau, soit au moment de l'écriture, soit du montage, pour éliminer les pistes superflues (certains personnages sont redondants, le trauma du héros est un peu laborieux...).

Un 3.5 pour l'ensemble, + 0.25 parce que ça fait plaisir de revoir Lucy Boynton, qui a fait bien du chemin depuis Miss Potter et Raisons et Sentiments...

3.75/6

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Halloween Oktorrorfest 2018 - 57 - Telemaniacs (1992) & Stepmonster (1993)

Publié le 31 Octobre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie, Jeunesse

Chez les Téléphages Anonymes, du 1er octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur....

Telemaniacs (Stay Tuned - 1992) :

Représentant de commerce fainéant, Roy Knable (John Ritter) passe tout son temps devant la tv, et délaisse totalement son épouse Helen (Pam Dawber), ainsi que ses enfants Darryl (David Tom) et Diane (Heather McComb). Jusqu'au jour où Helen, furieuse, détruit la télévision : un appareil rapidement remplacé par un modèle flambant neuf et ultra-moderne relié à une parabole énorme placée dans le jardin, le tout offert par le mystérieux Mr. Spike (Jeffrey Jones). Mais Spike est un démon, et sans le savoir, Knable et sa femme sont tombés dans son piège : aspirés par l'antenne, les voilà transportés de programme en programme sous le regard incrédule de leurs enfants, avec moins de 24 heures pour trouver un moyen de regagner le monde moderne...

Pas nécessairement un film d'horreur au sens propre du terme, cette comédie fantastique de Peter Hyams met cependant en scène diables et démons à la sauce Eighties/Nineties, donc dans le cadre de cette Oktorrorfest, ça passe !

Mais quand je dis ça passe, c'est aussi dans le sens "c'est très passable" : en effet, tel que présenté ici sous l'oeil de Hyams, Stay Tuned n'est guère plus qu'une vague satire du monde de la télévision des années 80/90, une parodie superficielle et anecdotique qui se contente de survoler les genres (jeu télévisé, catch, drame enneigé, dessin animé, film noir, Wayne's World/SNL, révolition française, western spaghetti, Star Trek The Next Generation, MTV, hockey sur glace, film de cape et d'épée, Three's Company, et d'innombrables publicités et bandes-annonces détournées en tout genre) en les bourrant de jeux de mots et de gags éventés.

À vrai dire, par moments, on a presque l'impression d'assister à un brouillon de parodie façon Friedberg & Seltzer (Scary Movie et toutes leurs suites), blindé de détournements creux et autres références périmées.

Heureusement, le score énergique de Bruce Broughton assure un minimum d'intérêt, le film possède la bonne humeur et l'énergie des films des années 80/90, et la distribution semble s'amuser, mais au final, ce n'est guère plus ambitieux qu'un Cinéman, et ça n'a pas beaucoup plus de personnalité.

Un quasi-film à sketches regardable, mais manquant cruellement du mordant et du style nécessaires pour rester dans les mémoires.

(dire que ça a failli être réalisé par le Tim Burton de la grande époque...)

3/6

Stepmonster (1993) :

Passionné par les comic books d'horreur, Todd (Billy Corben) est horrifié lorsqu'il rencontre Denise Gore (Robin Riker), la nouvelle compagne de son père architecte et récemment veuf (Alan Thicke) : non seulement le jeune garçon n'est pas prêt à voir sa mère ainsi remplacée, mais en plus, Denise est littéralement un monstre dangereux, qui se dissimule sous une apparence humaine pour accomplir ses sombres desseins...

Un film à très petit budget (signé Roger Corman, Jeremy Stanford et Fred Olen Ray) qui ressemble fortement à une comédie Disney (ou à un épisode de Chair de Poule), mais en plus fauchée : la musique est envahissante et pataude, l'écriture basique au possible, la réalisation et le montage quelconques, et dans l'ensemble, on sent vraiment le film tourné à l'économie, entre ses cinq minutes de générique (alors que le métrage n'atteint même pas les 85 minutes), les décors de studio, et les effets très moyens.

La distribution, cependant, n'est pas désagréable (Thicke, donc, mais aussi George Gaynes, Ami Dolenz, Edie McClurg, John Astin, et Corey Feldman), et comme le film ne cherche jamais à faire peur ou à être trop sérieux, c'est sur les épaules de son cast qu'il se repose.

Ce qui fonctionne à peu près : Corben n'est pas agaçant, Dolenz est (comme toujours) charmante, Gaynes et Aston sont amusants, Feldman aussi, et dans l'ensemble, le métrage n'est pas calamiteux tant qu'il se centre sur ses protagonistes.

Dès qu'il tente de jouer la carte du suspense, des monstres et des effets spéciaux, c'est nettement moins convaincant, pour ne pas dire un peu ridicule.

Cela dit, les parallèles constants entre les EC Comics de Todd et la réalité sont intéressants, et si c'était passé à la télévision dans mon enfance, j'aurais probablement apprécié le tout.

3/6 (mais uniquement pour un public de moins de 10 ans)

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Un film, un jour (ou presque) #873 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Une Romance-photo (2014) & Je Vais Épouser un Prince ! (2018)

Publié le 5 Février 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Romance, Télévision, Drame, Hallmark, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec chaque jour plusieurs critiques de films romantiques...

Une Romance-photo (The Memory Book - 2014) :

Jeune photographe ne croyant plus vraiment à l'amour, Chloe Davenport (Meghan Ory), découvre un vieil album photo des années 70 dans une brocante. Inspirée et décidée à retrouver le couple amoureux et heureux qui y apparaît (Art Hindle & Adrienne Barbeau), elle s'associe alors à Gabe Sinclair (Luke Macfarlane), un séduisant barman, pour tenter de remonter la piste de ces deux inconnus, quitte à traverser le pays pour y parvenir...

Une comédie romantique Hallmark tout ce qu'il y a de plus classique, et que j'ai abordée sans à priori, ni négatif ni positif : j'apprécie généralement Luke Macfarlane, mais j'ai habituellement nettement plus de réserves envers Meghan Ory.

Ici, cependant, bonne surprise, puisque l'histoire change un peu du tout-venant façon "héroïne citadine redécouvre le bonheur de la vie à la campagne" : c'est un film Hallmark Movies & Mystery, ce qui signifie que c'est mieux écrit/produit/filmé que la moyenne du genre, et que c'est un peu plus sérieux et dramatique.

Sans oublier le couple principal, qui a une très bonne alchimie. Macfarlane et Ory semblent ainsi vraiment s'amuser, leurs échanges sont dynamiques et malicieux, et leur enquête s'avère assez agréable à suivre (arrivant même à se montrer touchante sur la toute fin grâce à Hindle et Barbeau).

Ça ne casse pas trois pattes à un canard unijambiste, c'est prévisible, et on se doute bien que les extérieurs tournés sans les acteurs à San Francisco ne sont que des stock-shots, mais dans l'absolu, c'est loin d'être désagréable dans le genre.

3.75/6

Je Vais Épouser un Prince ! (Royally Ever After - 2018) :

Sara (Fiona Gubelmann), une enseignante du New Jersey, découvre un beau jour que son fiancé, Daniel (Torrance Coombs), est en réalisé le prince héritier d'une petite île anglaise, St-Ives, et que si elle veut l'épouser, elle va devoir choisir entre sa vie tranquille, et une vie de princesse auprès d'une famille royale assez hostile...

Si ce résumé vous rappelle quelque chose... ce n'est pas surprenant. Royally Ever After, téléfilm Hallmark mis en chantier pour profiter au maximum du mariage princier de Harry & Meghan, est une énième resucée de la même histoire, traitée en long, en large et en travers par la chaîne, et d'ailleurs très similaire au My Christmas Prince (Lifetime) de Noël 2017.

Je vais donc juger cette nouvelle version à l'aune de ce dernier métrage, et tout de suite, quelque chose saute aux yeux : le ton. Contrairement à bon nombre d'autres téléfilms au même sujet, Royally Ever After opte pour un ton beaucoup plus léger et décontracté.

Malgré sa coiffure ridicule et son manque de charisme, le Prince a ainsi une bonne alchimie avec Fiona Gubelmann, et le couple possède par conséquent une jolie énergie.

Malheureusement, si Gubelmann fait tout son possible pour rendre crédible son personnage d'institutrice un peu gauche du New Jersey, l'écriture ne suit pas vraiment : rapidement, les traits sont grossis jusqu'à l'overdose, entre les mésaventures de Sara à la cour, les parents royaux froids et distants, la sœur du Prince manipulatrice... tous les clichés se succèdent, les dialogues paraissent artificiels, et dans un effort de compenser pour tout ça, l'interprétation finit par être forcée.

La situation ne s'améliore pas lorsque les parents de Sara (écrits comme des beaufs) débarquent au palais, et lentement mais surement, le film sombre dans la caricature, jusqu'à un final "émouvant" totalement surjoué tant l'écriture lui fait défaut.

Bref, un téléfilm cliché au possible, à l'écriture très faible, et qui n'a pour lui que son environnement naturel (tournage en Irlande), et son interprète principale, qui fait tout son possible pour donner de la vie à la caricature dont elle tient le rôle (le jeu de Gubelmann a fortement déplu, outre-Atlantique, mais franchement, elle n'y est pas pour grand chose dans le vide abyssal de Royally Ever After).

C'est faible, c'est redondant, c'est inutile, et ça a probablement été "écrit" en quelques jours sur un coin de table par un producteur fainéant.

2.75/6 si l'on n'a jamais vu aucune autre romance royale de la chaîne, 1.5/6 dans le cas contraire... disons 2/6 au final.

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Catch Review : TNA Impact Wrestling (09/03/2016)

Publié le 11 Mars 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Catch, TNA

Après des mois et des mois passés sans avoir regardé un seul show hebdomadaire complet, je cède aux sirènes du reboot made in Jeff Jarrett, en espérant quelque chose de... de quoi, d'ailleurs ? Je n'ai pas de grands espoirs, mais bon, restons optimistes.

Impact du 09/03/2016 :

- Grosse récap des nombreuses années d'existence de la compagnie, avec 95% de personnes mortes et/ou passées à la compétition, et pas de trace des Hardys. Oups.

- "It's time we Make Impact Great"... nouveau slogan de m*rde, qui a commencé comme un plagiat du slogan de Trump (Make Impact Great Again) sur les réseaux sociaux de la compagnie, avant qu'ils ne s'aperçoivent que Trump n'était pas des plus populaires, et qu'il valait peut-être mieux éviter de se mettre la moitié des USA à dos.

- Les Wolves se battent dans l'arène, avant d'être séparés. RAS.

- Apparemment, Josh Matthews et Jeremy Borash feudent ensemble à la table des commentateurs. Supaire. Et vas-y que ça s'insulte, vas-y que ça shoote, et vas-y que ça parle de la WWE...

- Cody Rhodes débarque, interrompt le débat, et demande à affronter Moose... qui n'est pas là.

- Le DCC (Storm, Bram & Eddie Kingston) fait son entrée (assez quelconque), suivis par Reno Scum (une tag team de punks en provenance de la GFW de Jarrett).

- DCC vs Reno Scum. Un tag match en avance rapide, avec une team DCC qui jobbe face à une team Reno Scum assez basique. Bof. Et puis les commentateurs qui refusent de la fermer avec leur dispute... arg. J'espère que les tensions au sein du DCC mèneront à une révolte de Kingston, il mérite mieux.

- Récap d'un mariage nawak qui a eu lieu il y a peu. Laurel Van Ness amusante en mariée alcoolique et dépressive.

- Sienna backstage qui est là pour expliquer le départ de Maria et boucher les trous de la narration, efficace. La demoiselle est douée, au micro.

- Marshe Rockett vs Zema Ion vs Braxton Sutter vs Caleb Konley. Moins de quatre minutes, un finish rendu évident par le fait que le gagnant est le seul à avoir eu une entrée, et un Caleb Konley qui a du potentiel. Laurel toujours amusante en post match.

- Bref teaser pour un segment naze des Hardys dans un zoo. Au secours.

- Sienna vs Rachel Ellering (fille de Paul Ellering, le manager des Road Warriors et des actuels Authors of Pain, à la NXT - on ne se demande pas pourquoi elle a été propulsée à la tv, celle-là, tiens). Pas mauvais, mais particulièrement oubliable, notamment parce que JB/Josh passent le plus clair de leur temps à s'insulter aux commentaires.

- Le retour de Bruce Pritchard qui, rappelons-le, a déféqué sur la compagnie et ses employés dès qu'il a été viré, la dernière fois. Il fait la promo de son podcast, il shoote sur la TNA, la déclare morte (maintenant, c'est officiellement "Impact Wrestling"), se passe de la brosse à reluire, namedroppe toutes les stars de la WWE, et décide de devenir le Paul Heyman de Bobby Lashley. Alberto El Patron fait son arrivée, avec un thème musical médiocre, veut un match de championnat, EC3 aussi, mais tout le monde l'ignore, et zou, title shot pour ADR, dès ce soir.

- Eddie Edwards vs Angelina Love s'affrontent au micro backstage.

- Cody Rhodes débarque à nouveau, et réclame Moose... qui n'est toujours pas là.

- Promo posée et backstage de Lashley.

- Dutch Mantell avec son scooter, se passe de la brosse à reluire, et nous refait la complainte du "hey, à l'époque, on avait plein de superstars qui sont toutes passées à l'ennemi, c'était bien, 'member that ? Maintenant, on est nazes." Mantell nous place un "We The People", forcément, en conclusion. Sans intérêt.

- Les Hardys qui se battent contre leur kangourou = *soupir* ; le Decay qui récupère les tag titles après une téléportation ratée = du rapiéçage foireux et bancal.

- ADR vs Lashley. Pas mauvais, jusqu'à ce que les arbitres commencent à voler bas, et la triche à commencer. Quant au résultat... mwé.

 

Un show-reboot qui se plante magistralement dans ce qu'il tente de faire : on a l'impression que Jarrett est persuadé que "sa" TNA d'avant-Hogan était parfaite, géniale, et mémorable, et qu'il suffit de faire comme si les années depuis son départ ne se sont pas produites (et comme si la NXT et la WWE n'avaient pas évolué depuis).

Résultat : l'action est plate, trop brève, le booking bordélique, les commentaires médiocres, et de vieilles gloires viennent parader en name-droppant des stars de la concurrence, histoire de bien souligner que la TNA, ce n'est plus ce que c'était. Pas sûr que ce soit la meilleure manière de relancer la compagnie, et de redonner de l'espoir aux ex-fans qui ont lâché le show.

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 6 (9/9 + bilan)

Publié le 25 Juin 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Télévision, Les bilans de Lurdo, Science-Fiction, Star Trek, Review

Fin de la saison 6 de Star Trek Voyager, une saison qui, malgré un certain sens de la continuité, continue de souffler le chaud et le froid...

Star Trek Voyager, saison 6

6x25 - The Haunting on Deck Twelve:

Alors que le Voyager est plongé dans une obscurité totale le temps de traverser une nébuleuse, Neelix raconte aux enfants borgs l'histoire du Pont 12, fermé à tous les passagers suite à un incident des plus sinistres...

Star Trek Voyager nous fait une histoire de "fantômes" pas désagréable, mais qui souffre d'un gros ventre mou, et peine donc à convaincre sur la durée. Dommage, parce que les angles de caméra inhabituels, la continuité avec les enfants et Tal Celes (dont c'est malheureusement la dernière apparition), les effets, et l'interprétation de Mulgrew étaient tous plutôt convaincants, et que dans l'idée, l'épisode est sympathique, mais au final, le tout s'équilibre pour donner quelque chose de plutôt moyen.

 

6x26 - Unimatrix Zero, part 1 :

Lorsque Seven commence à rêver, elle découvre qu'une fraction rarissime du Collectif borg est capable de se transporter en pensée dans l'Unimatrix Zéro, une réalité virtuelle tropicale et idyllique, dans laquelle ces Borgs retrouvent leur identité et leur individualité. Mais le Collectif - et la Reine borg - sont bien décidés à se purger de ces erreurs biologiques, et le Voyager va tout faire pour empêcher un massacre...

Pour finir la saison, un épisode double centré sur les Borgs, définitivement surexploités, et qui paradoxalement, n'évoque même pas les enfants borgs présents à bord.

L'ensemble reste assez regardable et dynamique, même si l'idée de faire de Seven l'une des Borgs "spéciales" est probablement de trop, tout comme sa relation "virtuelle" avec l'un des autres borgs.

Et puis, je ne sais pas trop pourquoi, mais tout ça semble tellement sortir de nulle part que l'ensemble de l'épisode paraît parfois vraiment forcé... comme par exemple ce cliffhanger finalement très peu original - cf Best of Both Worlds.

Bref, à nouveau : c'est regardable, mais peu mémorable.

 

Bilan saisonnier

La saison dernière, j'avais conclu que Voyager manquait vraiment de direction, après sa saison 4 centrée sur Seven of Nine : le show n'avais plus vraiment de point focal, et se contentait bien souvent de recycler des intrigues et des antagonistes passés, sans grande motivation, et en faisant du surplace.

Cette année... il en va de même, en fait. Et comme je n'ai eu de cesse de le répéter au cours de ces neuf bilans hebdomadaires de visionnage, la saison 6 de Star Trek : Voyager est frustrante.

Frustrante, parce que malgré des épisodes problématiques et faiblards, comme chaque saison, et des idées pas toujours très probantes (Fair Haven), la série a décidé, cette année, d'introduire des personnages secondaires récurrents (Naomi Wildman est toujours là, les enfants borgs, Tal Celes, Reginald & Troi...), ce qui est une très bonne chose... mais malheureusement, elle ne les exploite pas assez dans l'ensemble, et se contente d'utiliser ces personnages le temps de deux ou trois épisodes, avant de les oublier ensuite.

Une tendance qui prend surtout place dans la seconde moitié de la saison, ce qui fait que ces personnages récurrents n'ont pas le temps de s'installer ou d'être développés correctement.

Cela dit, ça va de pair avec le sous-développement chronique de tous les personnages ne s'appelant pas Seven of Nine et Holo-Doc. Seule B'elanna s'en sort occasionnellement avec les honneurs, mais même là, elle est nettement moins présente qu'à une certaine époque, et sa relation avec Paris n'existe que quelques fractions de seconde dans la saison.

Et puis reste le problème des Borgs. Des Borgs, encore des Borgs, toujours des Borgs, trop de Borgs, qui deviennent répétitifs et insipides. Combien de fois Seven et le Voyager vont-ils rencontrer un groupe de Borgs renégats/déconnectés/perdus, etc ? Combien de fois le vaisseau va-t-il affronter une Reine Borg, triompher d'elle, et continuer son petit bonhomme de chemin ?

Franchement, en tant que spectateur, j'en suis presque arrivé à un point où j'ai envie de zapper certains épisodes dès qu'on aperçoit un cube ou un drone...

Alors qu'attendre de l'ultime saison de Voyager ? Bonne question. À l'époque de sa diffusion, je l'avais totalement ratée, tant j'avais décroché, et je n'avais rattrapé le series finale que bien plus tard, sans conviction.

Là, si j'étais optimiste, je dirais que les scénaristes vont profiter de cette dernière saison pour développer sur la durée le retour potentiel du Voyager sur Terre, ses contacts de plus en plus fréquents avec la Fédération et Starfleet, etc. Mais je suis réaliste. Connaissant la série et son équipe créative (Ron D. Moore est parti, Menosky aussi, Brannon Braga qui prend ses distances entre la saison 6 et 7 pour rejoindre Enterprise, Bryan Fuller sous-exploité), je m'attends à une saison complète de meublage, à une disparition totale des personnages récurrents de la saison 6, et à un beau gâchis général, avec toujours plus de Borgs, mais toujours moins impressionnants et menaçants.

J'espère me tromper...

 

À suivre...

(épisodes 6x01-03 ; 6x04-06 ; 6x07-09 ; 6x10-12 ; 6x13-15 ; 6x16-18 ; 6x19-21 ; 6x22-24)

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Christmas Yulefest 2015 - 109 - Or, Myrrhe, Encens, etc... (1)

Publié le 6 Janvier 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Télévision, Review, Christmas, Noël, Disney, Netflix, Comedy Central, Comédie, Jeunesse, Animation

Le 6 Janvier est là, et les Rois Mages sont enfin arrivés à destination. Il en va de même pour la Christmas Yulefest 2015, qui touche enfin à sa fin sur le blog des Téléphages Anonymes. Pour conclure en beauté, place à l'or, à la myrrhe et à l'encens : les ultimes "trésors" de Noël, critiqués en vrac, et sans ordre particulier...

A Colbert Christmas - The Greatest Gift of All ! (2008) :

Prisonnier de son chalet assiégé par un ours, Stephen Colbert est incapable de rejoindre Elvis Costello en studio pour le tournage de son épisode de Noël, et reçoit la visite de quelques-uns de ses amis, plus braves que lui.

En 2008, bien avant qu'il n'anime désormais le Late Show sur CBS, Stephen Colbert avait échafaudé un Christmas Special de son Colbert Report, sous la forme d'un show de variétés de 45 minutes, avec plusieurs musiciens, chanteurs et amis de Colbert rendant visite à ce dernier dans son "chalet".

L'occasion pour tout ce petit monde d'entonner des chansons parodiques (parfois en duo), et de faire de petits sketches en compagnie d'Elvis Costello, de Toby Keith, de John Legend, de Willie Nelson, de Jon Stewart et de Feist.

Qui dit chansons parodiques dit forcément intérêt et humour inégaux, mais ce Christmas Special a pour avantage de ne jamais se prendre au sérieux : le playback est mauvais, l'illustration visuelle est kitsch, les sketches sont surjoués... mais tout cela est volontaire, car c'est une parodie très claire et volontaire des Christmas Specials télévisés d'antan (rires enregistrés inclus).

Bref, sans être exceptionnel, ou totalement maîtrisé, ce Special reste assez divertissant, et suffisamment bien rythmé pour ne jamais être soporifique.

A Very Murray Christmas (2015) :

Coincé dans son hôtel où il devait enregistrer un show de variétés de Noël, Bill Murray finit par réunir quelques invités dans le bar de l'hôtel, pour y improviser une fête de Noël musicale loin des caméras et du public.

Un Christmas Special d'une heure, diffusé sur Netflix, et tourné par Sofia Coppola, qui adopte ici une approche totalement différente de celle de Colbert.

Là où Colbert était volontairement kitsch et parodique, visant l'humour et la comédie, ici, ce spécial est exactement à l'image de ce qu'est devenu Bill Murray ces temps-ci : quelqu'un qui cultive l'image d'un je-m'en-foutiste absolu, cynique et détaché, mais qui en vérité se prend totalement au sérieux.

On a donc droit à des stars à la pelle (Paul Shaffer, Maya Rudolph, Jenny Lewis, Rashida Jones, Jason Schwartzman, Chris Rock, Miley Cyrus, George Clooney, Amy Poehler, Michael Cera) filmées de manière plate et sans énergie par Coppola, et qui accompagnent Murray dans des duos au budget considérable (avec danseuses, décors, orchestre, etc) sur les grands classiques de Noël.

En voyant la liste des guests, on comprend tout de suite qu'on est de plein pied dans une certaine scène indépendante new-yorkaise - Shaffer, Rudolph, Jones, Schwartzmann, Cera, Coppola, etc - qui explique aussitôt le ton très particulier de ce Special, jamais particulièrement drôle ou mémorable, trop ironique et détaché pour être sincère, trop dépressif et plat pour être festif, et trop flambeur pour n'être autre chose qu'un vanity project pour Bill Murray.

Ne reste alors que quelques jolies prestations musicales, notamment de Miley Cyrus ou de Maya Rudolph. C'est peu.

Bob's Broken Sleigh (2015) :

Bob, le seul elfe du Pôle Nord à ne pas avoir de pouvoirs magiques, est un inventeur de génie ; un jour, cependant, il est confronté à un trio de macareux maléfiques qui tentent de voler le traîneau du Père Noël. Mais Bob parvient à leur échapper aux commandes de l'engin, l'écrasant dans la forêt. Là, il doit faire équipe avec des créatures étranges pour parvenir à ramener le traîneau au Pôle à temps pour les fêtes...

Un moyen-métrage Disney assez décevant, car il est, au final, ultra-classique, avec ces underdogs à la Rudolph le Petit Renne au Nez Rouge, qui sauvent Noël grâce à leur courage et leur volonté, blablabla.

Rien de neuf sous le soleil de Noël, donc, un problème encore renforcé par un rendu en images de synthèse assez banal et simpliste, et par des personnages tous plus improbables les uns que les autres (une truite à fourrure à l'accent et au vocabulaire datés, un lion/ours à cornes peureux, un chat girly et rose à longue queue-bélier préhensile...), et par une écriture particulièrement générique et quelconque. Énorme bof, donc.

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Catch Review : TNA Impact (05/01/2016)

Publié le 8 Janvier 2016 par Lurdo dans Catch, Review, Télévision, Critiques éclair, TNA

Depuis Octobre, j'ai totalement cessé de regarder Impact, qui n'avait d'autre à proposer que les World Title Series, un grand tournoi enregistré cet été, et visant à déterminer le futur champion de la compagnie après le match EC3/Matt Hardy.

Autrement dit, enregistré = résultats disponibles, et enjeux nuls. D'autant qu'avec le départ de la compagnie de la chaîne Destination America, la TNA a décidé de rendre le résultat de ce tournoi nul et non avenu, et d'avoir la finale du tournoi ce Mardi, en live, sur leur nouvelle chaîne, PopTV.

Ce qui laissait malheureusement présager d'un show entièrement consacré à la division poids-lourds, et à Matt Hardy, qui a désormais acquis avec son frère énormément de pouvoir backstage, tout en laissant savoir que dès que le contrat de Jeff s'achèvera, les Hardy Boys retourneraient bien à la WWE. Bref, je n'avais que des attentes très très très modérées pour cet Impact...

Impact du 05/01/2016 :

- Quand on le regarde live, ça fait bizarre de passer des Feux de l'Amour à Impact...

- Intro potable, sans plus. Matt Hardy fait vraiment tâche dans ce quatuor de finalistes.

- Le thème tout pourri de Corgan est toujours aussi pourri et sans vie.

- Dixie cire les bottes de la chaîne, et débite des platitudes génériques et creuses. EC3 s'incruste, mécontent, et zou, du blabla pendant 10 minutes, avec un Hardy qui arrive, un EY qui le passe à tabac, et un Lashley qui vient sauver Hardy. Segment d'ouverture assez moyen. Des brawls comme ça entre tous les challengers, on a déjà vu ça, et c'est trop bordélique pour convaincre.

- Lashley vs EC3. Un match standard, assez lent, avec Tyrus qui intervient à gogo, et EC3 qui gagne de manière faiblarde, sur intervention.

- Vignette pour The Miracle.

- Roode a lancé un open challenge, qui sera probablement accepté par quelqu'un qu'on connaît, vu le "open to people from ANY promotion".

- Angle dans le ring pour une promo générique, pour annoncer ses adieux imminents au ring, et pour annoncer Galloway comme son adversaire pour son Farewell Tour. Promo basique de Galloway, interrompue par Jessie Godderz et par Eli Drake, histoire de mettre en place un tag match entre eux quatre lors du PPV. Bonne promo d'Eli Drake. Brawl.

- Promo basique de Jeff Hardy.

- EY dans le ring, interrompu par MHardy qui boîte.

- MHardy vs EY. RAS. L'histoire habituelle du héros blessé et handicapé contre le heel cruel et sanguinaire. En gros, ils viennent de rendre toute les World Title Series inutiles. Supaire.

- EY est mécontent. EC3 menace JHardy.

- Roode dans le ring, open challenge, Bram répond, et se croit en 2006.

- Roode vs Bram. RAS. Solide, mais trop rapide et pas exceptionnel. La production botche la musique de Roode, EY attaque Roode en post-match, et fait équipe avec Bram. James Storm vient sauver Roode, et reforme Beer Money, ce qui n'est pas désagréable, mais bon, ça reste toujours la même chose.

- TBP backstage, pas impressionnées malgré le fait qu'elles sont en désavantage numérique, mais elles ont quelqu'un pour les aider, qui déteste la Dollhouse.

- Beer Money défie EY & Bram pour le PPV de ce week-end.

- Dollhouse vs TBP + Gail Kim. Un chef d'oeuvre. Ou pas.

- Kong se pointe en post-match et démolit (de manière prévisible) Kim et les Beautiful People, pour se ranger aux côtés de la Dollhouse. Et maintenant, elle a du maquillage. Soupir.

- Michael Bennett fait son début avec Maria. Youpi. Au moins, Maria et lui assurent au micro, et Bennett semble utilise une sorte de cover made in TNA de la fin du thème de Black Sails pour son entrée.

- MHardy glande avec son bébé et sa femme.

- Les Wolves veulent un match contre Angle/Galloway, zou, un triple threat pour le PPV.

- Très longue bande-annonce pour une série de la chaîne.

- EC3 vs MHardy, HW Title. La routine. Heureusement, EC3 gagne, mais bon. MHardy est colère, et sa femme aussi.

 

Voilà. En résumé... plus les choses changent, plus elles restent identiques. Un show qui est exactement ce à quoi je m'attendais, dans la continuité directe de ce que la compagnie fait depuis des mois et des mois : c'est compétent et ce n'est pas mauvais, mais c'est plat, prévisible, et à part Mike Bennett et Maria (qui sont là parce qu'ils sont potes avec les Hardy), ce sont toujours les mêmes personnes qui font toujours la même chose, contre les mêmes adversaires. Et la X-division est toujours absente.

Je crois que je ne vais pas donner suite à Impact, et que je vais définitivement passer le show dans la catégorie "je lis les résumés, et je regarde seulement les segments potentiellement intéressants". Quant au ONO Live de cette semaine, avec seulement deux matches annoncés, bof.

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