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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Résultat pour ""the good place""

Christmas Yulefest 2020 - 66 - The Three Wise Men (2006/2020)

Publié le 6 Janvier 2021 par Lurdo dans Animation, Aventure, Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Noël, Review, Yulefest, USA

2020 est (enfin) terminé mais chez les Téléphages Anonymes, le marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest continue jusqu'à mi-janvier...

The Three Wise Men (aka The Very First Noël - 2006/2020) :

Le parcours de trois Rois Mages partis vénérer l'enfant Jesus...

Une ressortie purement commerciale de The Very First Noël (2006), un court-métrage de 26 minutes environ supervisé par le couple Cheney, déjà derrière plusieurs productions Illumination comme Le Grinch, Moi, moche et méchant, Le Lorax, Comme des Bêtes, etc (d'ailleurs, la nouvelle affiche ne se prive pas de nous le rappeler).

Au programme, une relecture de l'histoire de la Nativité, en rimes (avec narration d'Andy Griffith) et avec une musique hawaïenne (apparemment, une nouvelle illustration musicale accompagne cette ressortie, mais je n'ai pas vérifié), pour un résultat honorable, pour peu que l'on accroche à la direction artistique et à l'illustration musicale. À part ça, en effet, pas grand chose à se mettre sous la dent : c'est très fidèle au récit de base, ça n'est pas très original dans son approche, pas très drôle, et pas très mémorable.

Rien de honteux, mais bon... c'est un peu mollasson, tout ça.

3/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

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Critiques éclair - Star Wars : The Mandalorian - 2x02 : Chapitre 10 (2020)

Publié le 15 Novembre 2020 par Lurdo dans Action, Aventure, Critiques éclair, Disney, Drame, Comédie, Science-Fiction, Star Wars, Les bilans de Lurdo, Review, Télévision

Après une bonne reprise en première semaine, The Mandalorian continue son petit bonhomme de chemin de mercenaire, arpentant la galaxie en compagnie de l'Enfant...

Star Wars : The Mandalorian - 2x02 - Chapitre 10 - The Passenger :

Toujours à la recherche des siens, le Mandalorien accepte de transporter une Passagère et ses œufs vers une planète voisine, en échange d'informations importantes. Mais en chemin, une rencontre avec une patrouille rebelle force le chasseur de primes à s'écraser sur une planète de glace, où il est attaqué par des araignées géantes...

Un épisode plus anecdotique de la série, en mode "péripéties hebdomadaires qui ne font pas avancer le schmilblick et qui ne sont pas forcément toujours très bien rythmées"... mais ça fonctionne néanmoins, principalement parce que la série continue de bénéficier d'un capital-sympathie conséquent, et qu'elle sait exploiter ce qui marche bien chez elle : l'Enfant (même si j'ai quelques réserves sur la manière dont il est filmé lorsqu'il marche, car cela fait trop souvent Muppet), les effets spéciaux et la direction artistique de qualité, une petite touche de fanservice (les X-wings et les pilotes rebelles à moustache), de l'action...

Bref, ça reste un divertissement très sympathique, même s'il faut espérer que le prochain épisode rentrera un peu plus dans le vif du sujet (après tout, il n'y a que 8 épisodes au compteur, chaque saison).

(ah, et un peu moins d'Amy Sedaris, ce ne serait pas de refus)

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

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Les Bilans de Lurdo : Poltergeist : The Legacy, saison 1

Publié le 28 Décembre 2011 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Drame, Fantastique, Horreur, Thriller, Showtime

L'une des nombreuses séries fantastiques sorties durant le Golden Age de X-Files et de ses clones, Poltergeist (aucun rapport avec la série de films, si ce n'est une exploitation pure et simple des droits sur le titre) a le bon goût d'éviter le complot alien à la Dark Skies ou Roswell, et de s'aventurer exclusivement sur l'autre versant des X-files : le paranoramal à tendance fantômatique et religieuse.

Pendant 4 saisons (1996-1999), la série poursuivra son petit bonhomme de chemin, tout d'abord sur Showtime pendant trois ans, puis sur Sci-fi la dernière année : c'est à ce parcours singulier qu'elle doit sa relative méconnaissance par le grand public, même si nous avons eu l'occasion de l'avoir sur M6 de ce côté-ci de l'Atlantique.

À contrario aussi des X-files et autres Dark Skies, PTL se veut plus proche du format anthologique qui caractérisait sa série soeur sur la grille de Showtime, The Outer Limits (1995), les deux shows partageant ainsi pas mal de guests et de lieux de tournage.

Poltergeist - The Legacy, saison 1 :

Dans Poltergeist : les aventuriers du surnaturel (le titre en vf), cependant, on retrouve un casting récurrent, celui des membres de la Fondation Luna de San Francisco, une association caritative qui dissimule en fait La Legacy, organisation internationale (il existe des branches dans chaque pays) dédiée au combat des Forces du Mal, et à la collecte d'artefacts dangereux. (on pense très fort au Talamasca d'Anne Rice, pour le coup)

La branche de San Francisco, donc, est composée de Derek Rayne (Derek De Lint), le chef de la Maison de San Francisco, à l'accent néerlandais prononcé, un leader charismatique, érudit, et qui parfois à des flashs précognitifs plus ou moins pertinents ; Nick Boyle (Alec Cummins), alias le Navy Seal d'1m 70 les bras levés, sorte de proto-Dean Winchester rebelle qui aime les bagnoles, la vitesse, la musique bruyante, et les demoiselles ; Alex Moreau (Robbie Chong), la black aux pouvoirs psychiques latents ; Phillip Callaghan (Patrick Fitzgerald), prêtre irlandais écartelé entre sa Foi et la Fondation ; et le Doc Rachel Corrigan (Helen Shaver), la psy qui rejoint la Legacy dans le pilote.

Tout ce petit monde habite donc sur une île au large de San Francisco, dans le manoir de la Legacy (celui de la photo ci-dessus, et qui sert aussi de manoir Luthor dans Smallville.), et se balade régulièrement dans le pays (généralement les paysages de Vancouver et ses environs) pour enquêter sur le phénomène-surnaturel-de-la-semaine.

Les points positifs de cette saison 1 :

- le cast particulièrement attachant. À part le prêtre, qui de toute façon dégage après une demi-saison, tous les acteurs sont plutôt sympathiques, ont une bonne alchimie, et sont crédibles dans leurs rôles respectifs. Mention spéciale à Alexandra Purvis, qui joue Kat, la fille de Rachel Corrigan, et qui non seulement a une bouille adorable, mais est en plus généralement juste et naturelle.
- l'atmosphère. Comme dans X-files, Vancouver et ses brumes sont parfaits pour instaurer mystère et ténèbres. Et le manoir de la Legacy contribue beaucoup à l'ambiance oppressante qui émane de la série.
- les personnages. S'ils n'ont pas d'arc à proprement parler, le simple nombre de personnages principaux fait qu'une certaine alternance s'instaure naturellement dans la série, et que tous les persos ont leurs épisodes, dans lesquels le reste de l'équipe reste présent, mais en retrait. Autre point appréciable, tous les personnages se voient développés sur la longueur. On apprend régulièrement des informations sur leur passé, leurs occupations en dehors de la fondation, leurs traumas, leurs motivations, bref, ils existent au delà de leur simple état d'enquêteurs en phénomènes inexplicables.
- des semblants d'arcs mythologiques, principalement du toutéliage centré sur le perso de Rachel, assez intéressant et bien amené, mais aussi sur la Legacy en général, et sur la difficulté qu'éprouvent ses membres à ne pas sombrer du côté obscur.
- Le standard Showtime. À l'époque, ST produisait encore des séries fantastiques, et elles étaient soumises aux mêmes contraintes que le reste du cable : quasiment aucune. Résultat : de temps à autre - enfin, en s1, c'est surtout dans le pilote -, on a le droit à de la nudité à l'écran, et le show n'a pas peur de se montrer gentiment graphique sur la violence/l'horreur. Ce n'est pas non plus Masters of Horror, mais bon...

Les points négatifs:

- le clip show final. Nuff Said.
- la réal/photographie. Pas vraiment un point absolument négatif en soi, mais c'est clairement l'une des faiblesses de cette saison 1, tant ces deux domaines sont juste imprévisibles. La prod de PTL n'a clairement pas les mêmes talents que leurs homologues de X-files, et on peut passer d'un épisode à l'autre, en fonction des réals, d'un rendu classique, voire même assez joli, tout en ombres et contrastes, à un truc immonde à base de gros plans constants, de dutch angles, et de lumières stroboscopiques qui tuent les yeux... et bien souvent bousillent les scénars.
- l'ordre de diffusion, absolument bordélique dans les 10 premiers épisodes.
- le format anthologique. Parce que forcément, certains épisodes sont plus intéressants que d'autres, en fonction du sujet.
- les semblants d'arcs mythologiques. Parce que malheureusement il sont un peu trop en pointillé pour être vraiment efficaces, et que des pistes sont parfois lancées sans être réellement explorées.
- Le budget. On sent qu'ils étaient limités, les sfx peuvent être tout aussi réussis pour l'époque (budget tv d'il y a 15 ans) que risibles. Et puis bordel, un clip show, quoi...

Rapide rétrospective des épisodes, dans un ordre de production approximatif mais cohérent :

- 1x01-02 : J'aime toujours beaucoup le côté Indy du début, l'ambiance générale, William Sadler, l'accouchement sauvage, bref, pilote très agréable à suivre, et définitivement pas pire que ce qui se fait aujourd'hui dans le genre, malgré des CGI un peu cheap.

- 1x04 : Tiens, le village de Chienmalade avant l'heure. Probablement un des épisodes que j'ai le plus eu l'occasion de voir, mais ça tient malgré tout pas trop mal la revision, notamment parce qu'il amène un développement du perso de Rachel, et fait la transition entre le pilote et la suite, en expliquant et motivant pourquoi elle rejoint la Fondation. Le révérend maléfique est assez convaincant, d'ailleurs, et le sentiment d'oppression de cette petite communauté est assez bien rendu par la neige, le froid et la nature omniprésents. Par contre, pas super rigoureux sur le scénar, et Helen Shaver en sous-vêtements, c'était hyper gratuit.

- 1x07 : Épisode que j'ai toujours bien aimé: le retour d'un navigateur du 19è siècle perdu en mer, qui sort du brouillard,
amnésique, pour tenir une promesse à sa défunte épouse, et qui est accompagné de nombreux phénomènes paranormaux incontrôlables. À noter un léger développement des persos de Nick et du prêtre, qui veut quitter la Legacy, là où Nick la considère comme sa famille.

- 1x03 : Une histoire solide (un ami alcoolique de Derek accusé de battre son fils, en fait l'oeuvre d'un poltergeist revanchard), doublée de l'approfondissement du personnage de Nick, ancien enfant battu.... mais un épisode totalement plombé par une réal agaçante à base de gros plans constants, d'angles bancals et d'effets de caméra foireux. Pas merci, Allan Eastman.

- 1x05 : Un Alex-centric justifié par le contexte, mais pas super passionnant, si ce n'est pour l'approfondissement du personnage de Robbi Chong, et pour ses relations avec Derek. Cet histoire de vieux building abandonné hanté par les esprits des ancêtres du proprio n'est pas mauvaise en soi, mais certaines des effets sont assez cheaps, et le rythme n'est pas génial. Ça s'améliore un peu quand arrive l'histoire de pacte avec une succube... mais ça ne vaut pas grand chose au final.

- 1x06 : Léger développement mythologique de la Legacy, avec l'arrivée d'un ancien membre, qui demande l'aide de Derek pour étudier un vieux manuscrit de Qumran en peau et sang humains : la confession du meurtre d'Abel par Cain.
Après un début archéologique toujours plaisant, ça perd en intérêt et en rythme alors que le parchemin fait son oeuvre, et ramène le passé tragique de Derek à la surface pour le hanter (quelques touches de The Omen, ici ou là, avec le sdf cinglé). D'autant plus que la b-story d'Alex enquêtant sur un hôtel hanté est assez bof et ne sert à rien d'autre qu'à meubler.

- 1x08 : C'est beau, San Francisco, l'hiver. De la neige partout, du verglas, du brouillard, de la glace... vive la californie vancouveresque.  Sinon, épi. sympatoche, avec une intrigue principale sur Nick qui enquête sur un phénomène de Dame Blanche, somme toute assez convenue mais pas trop ennuyeuse, notamment parce qu'elle met en avant le caractère Winchesteresque de Nick, parce que l'actrice principale est pas mauvaise, et parce que le léger twist apporté à l'histoire est suffisant pour maintenir l'intérêt (femme battue, jalousie, tout ça) ; l'intrigue secondaire, sur Derek & Rachel qui découvrent une ancienne statue emmurée à la Fondation, est trop brève, mais elle apporte néanmoins des infos sympas sur la Legacy, et sa branche belge, passée du côté obscur de la force.

- 1x09 : Un Kat-centric, sur une jeune princesse égyptienne (Colleen Rennisson, déjà vue dans SG1) hantant les cauchemars de Derek, alors qu'une momie importée d'égypte est étudiée au manoir, et que Kat se découvre une nouvelle amie imaginaire à son école privée. Ça repose principalement sur le jeu de Rennisson et de Purvis, qui sont toutes les deux excellentes (d'ailleurs, tout le cast a un grand sourire dans les scènes avec Purvis, ils ont l'air de s'éclater et de vraiment apprécier la gamine). Pas désagréable du tout, et avec un thème musical très Nightmare on Elm Street pour Kat.

- 1x10 : Un de mes épisodes préférés de PTL, assez similaire dans l'esprit à Die hand die Verletz des X-files, avec Ben Cross en remplaçant maléfique invoqué malgré eux par des élèves d'un lycée privé. On retrouve la Main de Gloire, etc, et ça permet de développer les rapports de Phillip avec la Fondation et sa vocation, avec une fin - le prêtre de l'équipe quittant la Legacy, sa valise à la main, vêtu de noir, pour aller prendre un taxi - qui rappelle un peu l'Exorciste, ce qui est assez amusant. Je crois même que je préfère cet épisode à son homologue X-filien.

- 1x11 : Le Cigarette Smoking Man, Jerry Wassermann, et Molly Parker (ravissante) en guests dans cet épisode bien interprété, mais pas génial pour autant. Le coup de la patiente dans le coma, qui découvre dans ses rêves qu'une créature chasse les autres patients inconscients de l'hôpital, ça a déjà été fait ailleurs en mieux. Et en moins kitsch. L'intrigue très secondaire, avec Alex en France, est assez naze, et n'est là que pour placer les graines de l'arc sur les faiblesses de la Legacy face au Mal.

- 1x12 : Tiens, un artefact antique qui redonne vie et santé, mais au prix terrible de la voler à un autre être vivant, ça me rappelle quelque chose... mais quoi ? Ah, oui, un certain gant médiéval dans Torchwood. Là, c'est un pendentif égyptien, et c'est de toute façon forcément bien meilleur, parce que Nicole de Boer et Roy Thinnes. À nouveau, cependant, la réal est le maillon faible de l'affaire..

- 1x13 : Derek qui s'entiche d'une conservatrice d'un musée de la Fondation, récemment cambriolé, et donc le défunt mari violoniste revient subitement à la vie. Plutôt convenu, pas super passionnant ni cohérent, et plutôt cheap (la moumoute du zombie et sa voix façon Batman Begins, laule).

- 1x14 : Une histoire de fantôme chinois, qui ne vaut que pour Victor Wong. Le reste est franchement basique, avec un poil d'approfondissement du perso d'Alex, et Derek qui en profite pour tirer un coup... bof, quoi.

- 1x15 : La réincarnation d'une sorcière de Salem se trouve prise au coeur d'évènements inexpliqués, causés par la malédiction lancée par son ancêtre sur les 13 générations de descendants de ses bourreaux. Derek, en conférence à Boston, s'en mêle. Fin un peu rapide, et le spectateur a un peu trop d'avance sur les persos, mais sympa néanmoins. La Colombie Britannique fait plutôt bien illusion en guise de Massachussetts, donc l'atmosphère est très pesante et glauque. À côté, on a aussi quelques allusions au background de Nick, et aux rapports entre les autorités et la Fondation Luna, c'est toujours appréciable.

- 1x16 : Bien aimé, celui-là: les deux fils de Zoltar, un gourou/magicien/sataniste ennemi juré de la Legacy, s'invitent au château, volent le médaillon ancien de leur père, et décident de reprendre l'oeuvre de leur paternel. Illusionisme, possession, meurtres, pantins, toutéliage avec le personnage de Nick, très réussi.

- 1x17 : Un Rachel-centric, sur une prof d'un pensionnat pour filles, accusée de sorcellerie par une élève. La prof, c'est Allison Hossack (), l'élève, Katie Stuart (SG1 aussi), et Rachel Corrigan enquête pour le compte de l'administration, tandis qu'elle s'aperçoit petit à petit avoir mystérieusement tout oublié de son passage à cette même école, lorsqu'elle était enfant. On pense à Suspiria & co, ya une petite apparition de Kat (la perruque blonde dans le flashback, c'était laulesque, par contre), et Derek a une (brève) intrigue secondaire dans laquelle il va voir sa soeur dans un couvent, pour discuter de sa foi vacillante en la pertinence de son combat et de la Legacy. Un épisode plutôt intéressant, notamment parce qu'il sous-entend que la vie de Rachel et ses expériences font peut-être partie d'une destinée préécrite (les évènements du pilote n'étaient donc peut-être pas un hasard), mais malheureusement, la fin part franchement en vrille, avec un Expecto Patronum avant l'heure, et un maquillage de sorcière vraiment foiré.

- 1x18 : Pitch intéressant : la tentative d'un labo de cloner les cellules récupérées sur les ossements d'un Saint donne en fait naissance au démon que ce saint avait vaincu avant sa mort... et la bestiole s'échappe en tuant tout le monde. L'excellent Alan Rachins, ennemi juré de la Legacy, tente de le capturer, Derek & co de l'éliminer, blablabla. Dommage que ça vire rapidement au "monster movie/ film de couloirs", avec POV du monstre en caoutchouc que l'on n'entraperçoit pas avant la toute fin (ce qui n'est pas plus mal, vue sa tronche), et que la fin soit expédiée, etc... Gros bof.

- 1x19 : Décès de la tante de Rachel & Kat, et gros héritage à la clef, accompagné de secrets de famille des plus sombres sous la forme d'une demeure hantée dans le sud profond, et d'un jardinier black cinglé/attardé (bonjour les clichés). Avec le Général Hammond en guest. Trop classique pour être vraiment convaincant. Mais il y a le sous-entendu de quelque chose de maléfique chez le grand-père de Rachel, qui expliquerait les malheurs de la famille.

- 1x20 : Marrant: celui-là, j'en gardais un mauvais souvenir, et pourtant c'est une histoire de train fantôme/voie ferrée hantée réussie, un épisode Alex-centric plutôt solide, bien interprété et relativement original, doublé d'une confrontation amusante entre expert en parapsychologie et sceptique professionnel. En plus, pour une fois que le fantôme n'est pas maléfique... (enfin, pas vraiment).

- 1x21 : Le vrai season finale, qui conclut l'arc de Rachel et sa fille, en faisant revenir à la vie leur grand-père, et en toutéliant la famille Corrigan à la Legacy sur plusieurs générations. Efficace sur ce plan, avec une impression de boucle bouclée par rapport au pilote, et avec en plus ZE Zelda Rubinstein en guest, dans le rôle d'une voyante/prophétesse parlant en rimes, immortelle qui vient prévenir la Legacy d'un danger, et aide à retrouver une petite fille disparue au cours d'une séance de spiritisme.

(icon_mrgreen.gif)

Phillip revient pour l'occasion, exprimant des doutes quant à l'existence de Dieu, Rachel craque après avoir subi une saison d'acharnement des forces surnaturelles contre sa famille, et... ça se finit en queue de poisson, dommage. Mais c'était pas mal, jusque là.

- 1x22 : Le faux season finale, alias le clip show de service. Derek y subit un procès devant ses pairs de la Legacy, étant accusé d'être un traître par l'un de ceux-ci. Tous les membres de l'équipe font donc une apparition pour témoigner en faveur de Derek, l'occasion de moults flashbacks sans intérêt. Et pourtant, l'épisode n'est pas totalement à jeter, puisque ce qui se trouve entre les flashbacks n'est pas inintéressant, le twist final est assez amusant, et ça conclue l'arc narratif sur les faiblesses de la Legacy face à la tentation.

Mais ça aurait pû être fait dans un épisode bien meilleur.

Bref, une saison inégale, mais sympathique, même si je ne suis pas vraiment sûr quel degré la nostalgie joue réellement dans mon appréciation des personnages et de l'univers. C'est loin d'être parfait (de toute façon, une saison 1 n'est jamais parfaite), ça manque clairement de moyens et de liant, mais - toutes proportions gardées, à la fois budgétaires et technologiques - ça n'a pas tant à envier que ça à bon nombre de séries du genre, y compris actuelles.

Du 3.5 ou 4/6, en somme.

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Un film, un jour (ou presque) #159 : The Details (2011)

Publié le 26 Juin 2015 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Review, Drame, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

The Details :

La découverte de ratons-laveurs dans le jardin de la famille Lang va s'avérer le détonateur d'une suite d'événements improbables dans le voisinage, et dans la vie de Jeff (Tobey Maguire) & Nealy (Elizabeth Banks)...

Une comédie noire très peu convaincante, et qui agace plus qu'elle ne fonctionne, la faute à une musique excentrique très envahissante et omniprésente, et à une écriture assez quelconque. Dommage, parce que la distribution est sympathique (Laura Linney, Maguire, Banks, Liotta, Washington) bien qu'elle cabotine beaucoup.

1.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #311 : The Runner (2015)

Publié le 10 Mai 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame, Politique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

The Runner :

À la suite de la marée noire de 2010, Colin Price (Nicolas cage), un politicien idéaliste et engagé dans la lutte contre BP voit sa carrière s'effondrer lorsqu'il est pris dans un scandale sexuel avec une femme mariée.

Un portrait de politicien cynique et assez convenu, avec un Nicolas Cage en mode mineur, assez convaincant, mais qui ne parvient pas à tirer ce film plat et générique vers le haut, pas aidé par des dialogues et une écriture assez peu subtils.

Dommage.

2/6

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Oktorrorfest 2012 Hangover - 01 : Girl vs Monster, The Pact & The Devil's Carnival

Publié le 2 Novembre 2012 par Lurdo dans Oktorrorfest, Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie, Disney, Musique, Jeunesse

Skylar Lewis : Chasseur de Monstres (Girl vs Monster) :

Une DCOM d'Halloween sur une ado blonde qui apprend qu'elle est l'héritière d'une dynastie de chasseurs de monstres, et qu'elle doit sauver le monde d'une maléfique sorcière et de son armée, qu'elle a accidentellement libérés...

Ouaip, c'est tout sauf original, et ce n'est pas aidé par un cast composé des acteurs les moins charismatiques et intéressants de tout le roster Disney. Autrement dit, c'est affreusement peu mémorable... et gentiment parasité par de trop nombreux passages chantés gentiment agaçants. D'autant plus frustrant, tout ça, que visuellement, ça fonctionne à peu près (ça reste fauché, cela dit), et que les personnages adultes sont sympathiques.

1.75/6

The Pact : 

Version longue d'un court métrage (alors avec Jewel Staite), Caity Lotz emménage ici dans la demeure de sa mère décédée, pour essayer de résoudre le mystère de la disparition de sa soeur et de sa cousine, aux mains d'un esprit maléfique.

Un film ultra-pépère et convenu dans sa mise en images, au point d'en être assez peu intéressant et plutôt agaçant (jump scares et tics de réalisateur débutant au programme), et qui tente de sauver les meubles avec des rebondissements obscurs, sans vraiment y parvenir, ou être vraiment totalement cohérent.

M'enfin le cast n'est pas désagréable, et Caity porte bien le débardeur.

2/6

The Devil's Carnival :

Depuis les Saw, Darren Lynn Bousman peine à trouver sa voie (et sa voix) : son épisode de Fear Itself était tout sauf convaincant ; Repo ! une bouse sans nom qui se voulait un Rocky Horror nouvelle génération, sans en arriver à l'orteil ; son remake de Mother's Day très discutable ; 11-11-11 une idiotie millénariste façon The Omen du pauvre ; et The Barrens un Shining dans les bois très con.

C'est donc sans surprise aucune (et sans aucune attente) que l'on aborde ce moyen métrage musical de moins d'une heure... et que l'on y retrouve des défauts très similaires à Repo ! : musique insipide, interprétation très moyenne, esthétique indus-burlesque-gothico-pouf, et récit prétentieux mais défaillant.

Bref, ce n'est pas bien. Du tout. Et forcément, ça s'est d'ores et déjà trouvé un public de fans hardcores et enragés, sincères ou non, pour qui cet univers forain digne d'un Rob Zombie du pauvre est le fin du fin, et une oeuvre déjà culte. *soupir*

0.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 33 - The Last Girl : Celle qui a tous les dons (2016)

Publié le 10 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Horreur, Halloween, UK, Oktorrorfest

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre...

The Last Girl - Celle qui a tous les dons (The Girl with All the Gifts) :

Dans une Angleterre envahie d'Affamés, des humains contaminés par des spores fongiques, un groupe de scientifiques et de militaires (Gemma Arterton, Paddy Considine, Glenn Close) tente de survivre et de rejoindre au plus vite la base la plus proche, en compagnie de Melanie (Sennia Nanua), une fillette infectée, nettement plus intelligente que la moyenne, et qui pourrait bien être la clef d'un vaccin définitif à cette contamination improbable...

Voici donc le nouveau film de zombies anglais qui crée le buzz, et qui est supposé renouveler totalement le genre. Pas de chance : s'il est plutôt bien tourné (c'est le premier long-métrage de son réalisateur, un habitué de la télévision anglaise) et interprété (même si la petite Sennia est parfois un peu limite, et pas particulièrement attachante), ce métrage (au script écrit et développé en parallèle du roman qui raconte la même histoire, par leur auteur Mike Carey) fait instantanément penser à de gros noms du genre : 28 jours plus tard, forcément, mais aussi le jeu The Last of Us, et le travail de Romero (entre autres) sur les zombies (on pense à Bub, par exemple).

C'est vraiment le problème principal de ce Girl with All The Gifts : il n'apporte pas grand chose au genre, pas grand chose qui n'ait déjà été traité ailleurs, y compris le concept de l'épidémie donnant naissance à l'espèce supposée nous remplacer sur Terre, la prochaine étape de l'évolution (cf I Am Legend), etc...

Encore une fois, ce n'est pas désagréable ni mauvais, mais c'est loin d'être la baffe annoncée, d'autant que la bande originale assez polarisante peut déplaire, que la petite Melanie peut paraître un peu trop agaçante dans la première moitié du film, et que le métrage n'évite pas quelques clichés et scènes assez ratées, surtout dans la seconde moitié (je pense notamment à la scène opposant Melanie aux autres enfants, qui se veut tendue, mais que j'ai trouvée assez ridicule ; à l'identique, certains personnages perdent 50 points de QI quand le film attaque sa deuxième heure).

3.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2021 - 37 - The Hill and the Hole (2020)

Publié le 4 Novembre 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Science-Fiction, Science Fiction, Thriller, USA

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

The Hill and the Hole (2020) :

Archéologue travaillant comme géomètre pour le gouvernement, Tom Digby (Liam Kelly) arrive au Nouveau-Mexique, où il découvre une étrange colline n'apparaissant sur aucun plan et possédant des dimensions paradoxales. Devenu la cible des habitants de la région, il s'enfuie, et tente alors de percer le mystère de ce site à l'attrait surnaturel...

Un long-métrage indépendant adapté d'une nouvelle de Fritz Leiber, et qui la transforme en grand n'importe quoi imbitable au carrefour des styles et des genres, tenant autant de l'horreur cosmique non-euclidienne de Lovecraft que du travail de David Lynch (loge maçonnique, conspirations, absurde non-sensique), et passant constamment d'un ton à un autre, sans grand succès.

C'est vraiment ça le problème du film : il est très ambitieux, mais ces ambitions ne sont atteintes que lors d'une scène ou deux, vers la fin. Le reste du temps, le film est un mélange d'écriture maladroite, de direction d'acteurs vraiment bancale, d'effets peu probants, d'illustration musicale décalée, de structure totalement bordélique et d'humour hors-sujet, avec un personnage principal non seulement antipathique, mais dont les répliques supposément mordantes tombent totalement à plat de par leur écriture et leur interprétation.

Au final, malgré ses efforts, The Hill and the Hole ne fonctionne pas, trop amateur et possédant un budget trop faible pour ses ambitions, qui de toute façons ne sont pas maîtrisées par ses deux réalisateurs. Plus frustrant qu'intéressant.

1.5/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Blog Update ! - Début Novembre 2017 & Halloween Oktorrorfest (bilan final)

Publié le 12 Novembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Les bilans de Lurdo, Update, Halloween, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest

Halloween est terminé, et l'Halloween Oktorrofest 2017 s'est, bien naturellement, conclue en bonne et due forme sur le blog des Téléphages Anonymes....

61 - La Fissure (4.25/6) & The Gate II - Trespassers (2.5/6)

62 - Minutes Past Midnight (3.25/6) & Galaxy of Horrors (2.5/6)

63 - Halloweentown (1/2) : Les Sorcières d'Halloween (3.5/6) & Les Sorcières d'Halloween II - La Revanche de Kalabar (4/6)

64 - Halloweentown (2/2) : Les Sorcières d'Halloween III - Halloweentown High (4/6) & Les Sorcières d'Halloween IV - Retour à Halloweentown (2.75/6)

65 - Saga House : House (3/6) & House 2 - Le Deuxième Étage (4.5/6)

66 - Saga House : House 3 - The Horror Show (2.75/6) & House 4 (1.5/6)

67 - Saga Children of the Corn : Les Démons du Maïs 1 à 3 (2.5/6 - 1.25/6 - 1.25/6)

68 - Saga Children of the Corn : Les Démons du Maïs 4 à 666 (2.5/6 - 1/6 - 1/6)

69 - Saga Children of the Corn : Les Démons du Maïs 7 à 9 (0.75/6 - 1/6 - 0.5/6)

70 - Little Evil (2.5/6) & It Stains the Sands Red (3/6)

71 - La Poupée de la Terreur (2.5/6) & La Poupée de la Terreur 2 (2.25/6)

72 - La Fiancée du Vampire (2.5/6) & Dead of Night : A Darkness at Blaisedon (2/6) / Dead of Night (3/6)

73 - The Sound (2/6) et I Wish : Faites un Voeu (1.25/6)

74 - Amityville : The Awakening (1.5/6) & La Baby-Sitter (2.5/6)

75 - Animation : Realm of the Damned (2.5/6) & Monster Island (2/6)

76 - Spécial Stephen King : Jessie (4/6) & 1922 (3/6)

77 - Saga Wishmaster : Wishmaster (3/6) & Wishmaster 2 (2.25/6)

78 - Saga Wishmaster : Wishmaster 3 (1/6) & Wishmaster 4 (1.25/6)

79 - Saga Leprechaun - Leprechaun (2/6), Leprechaun 2 (3.25) & Leprechaun 3 (2.75/6) + Rumpelstiltskin (2/6)

80 - Saga Leprechaun - Leprechaun 4 : Destination Cosmos (1.25/6), Leprechaun 5 : La Malédiction (3/6) & Leprechaun 6 : Le Retour (1.5/6) + Leprechaun Origins (0.5/6)

81 - Häxan : La Sorcellerie à Travers les âges (4/6) & Les Clowns Tueurs Venus d'Ailleurs (5/6)

Pour cette dernière ligne droite, je me suis fait plaisir, avec beaucoup de nostalgie, et un passage en revue de bon nombre de franchises du cinéma d'horreur des années 80/90, pour le meilleur et (surtout) pour le pire...

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# Film(s) de la quinzaine : pas de surprise, les films des années 80 dominent, avec Killer Klowns, The Gate ou encore House II, trois films qui ont en commun un savant équilibre entre humour et horreur, comme on ne sait plus vraiment les faire aujourd'hui (cf Little Evil ou The Babysitter).

Au niveau des œuvres plus récentes, cependant, Mike Flanagan continue de s'imposer comme une valeur sûre du genre horrifique, avec Gerald's Game/Jessie, une adaptation maîtrisée de Stephen King, qui ne pêche que par sa fidélité à l’œuvre imparfaite d'origine.

# Flop(s) de la quinzaine : peut-on vraiment parler de flop(s) lorsqu'une grosse partie de cette quinzaine a été consacrée à des franchises horrifiques peu réputées pour leur qualité intrinsèque ? Je pourrais aussi bien citer dans cette catégorie l'intégralité de la franchise Children of the Corn, Wishmaster, ou autres, mais ça ne servirait pas à grand chose...

Soulignons tout de même le dernier opus de la série Amityville, insipide et inutile.

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Et maintenant que ce dernier bilan est effectué (retrouvez les bilans précédents ici), le moment est venu de décerner le grand prix (tant attendu... ou pas) de l'Oktorrorfest 2017, et son équivalent pour le plus beau plantage cinématographique de cette saison.

Meilleur film de l'Oktorrorfest 2017

En éliminant volontairement les films "classiques" que je connais par cœur (Arac Attack, Killer Klowns, etc), les deux nouveautés m'ayant le plus convaincu, cette année, restent bien The Void et The Autopsy of Jane Doe, la palme revenant à ce dernier film, un métrage indépendant joliment claustrophobe du réalisateur de Trollhunter.

Pire film de l'Oktorrorfest 2017

Là, pas de surprise, car même en éliminant tous les navets horrifiques des franchises des années 90, deux métrages restent au fond du trou, et continuent de creuser, à égalité : The Disappointments Room, avec Kate Beckinsale, et Resident Evil : Chapitre Final, avec Milla Jovovich.

D'un côté, un thriller surnaturel insipide, soporifique et sans le moindre intérêt, et de l'autre, l'énième chapitre d'une sage à bout de souffle, un chapitre qui plus est techniquement indigent. Un vrai combat d'infirmes, comme dirait Cartman dans South Park...

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Voilà, l'Halloween Oktorrorfest 2017 est terminée, et le blog des Téléphages Anonymes retrouve brièvement un fonctionnement plus régulier, avec le retour de la rubrique Un film, un jour... ou presque ! à partir de demain, pour quelques critiques de sorties plus récentes, comme Baby Driver, Thor Ragnarok, etc.

Le week-end prochain, deux jours consacrés aux super-héros Marvel de Netflix, avec un passage en revue des dernières séries du MCU à ne pas avoir été critiquées en ces pages (Luke Cage, Iron Fist, Daredevil saison 2, Defenders), et du 20 au 25 Novembre, une semaine consacrée au Punisher, dans toutes ses incarnations filmiques et animées.

Et puis, à partir du 26 novembre, le blog passera en mode festif, avec le début de la Christmas Yulefest 2017, et son festival de critiques de films de Noël en tout genre, qui se terminera, comme tous les ans, début Janvier.

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Les bilans de Lurdo : Poltergeist : The Legacy, saison 3

Publié le 3 Janvier 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Drame, Thriller, Fantastique, Horreur, Showtime

Une saison 3 clairement décevante en comparaison des deux précédentes: ultime saison produite par Showtime, cette troisième année voit son budget drastiquement réduit et les scénaristes se mettre en pilotage automatique. Résultat : des épisodes souvent bien soporifiques, relativement cheaps, et une plus grande liberté donnée aux acteurs, qui deviennent tour à tour réals ou co-scénaristes de certains épisodes. Pourquoi pas, dans l'absolu... sauf que le résultat est très loin d'être intéressant.

À noter aussi l'arrivée d'une nouvelle actrice, Kristin Lehman, dans le rôle de Kristin Adams, une blonde d'apparence sèche et glaciale, qui recherche son père disparu. À la fin de la saison, quand elle le retrouve, on se demande encore ce que le personnage a apporté à la série...

Les - :
- La morale de service à chaque fin d'épisode. Le procédé est tout aussi systématique qu'en saison 2, sauf qu'il apparaît de plus en plus forcé et pontifiant, ce qui agace très rapidement, tout en n'apportant rien de plus qu'un pseudo-résumé de l'épisode qu'on vient de voir. À partir de la mi-saison, je les ai carrément zappés.
- Les deux clip-shows, comme d'hab. Même si je reconnais qu'un effort est fait sur le toutéliage, et pour rendre les deux épisodes moins chiants que d'habitude pour ce genre de gimmicks, ça reste du clip-show à la con.
- Le budget limité. Non seulement certains décors font pitié (la Turquie tournée dans une carrière près de Vancouver, certains stock-shots + voix off, et autres posters derrière les fenêtres), mais en plus la série n'a clairement plus les moyens de payer tout son cast. On a donc pendant toute la saison un cast en alternance, avec parmi les rotations les plus évidentes Rachel (l'actrice la plus confirmée après Derek) qui est absente d'un épisode sur deux, et Kristin qui la remplace dans un épi sur trois. Ça ne sert à rien, ça ne change rien, c'est juste une rotation des acteurs affreusement visible, surtout lorsque l'on enchaîne les épisodes comme moi. Sans compter que tout cela s'accompagne d'un semi-relookage de certains acteurs, pas super convaincant.
- Les scénarii au rythme lent... très lent... très très lent... et qui en plus sont assez prévisibles.
- Comme en saison 2, la propension qu'ont toutes les affaires à être directement liées à des amis/membres de la famille des héros de la série. Il arrive un moment où trop de coincidences tuent la coincidence.

Les + :
- La continuité bienvenue. En même temps, quand on doit faire deux clip shows par saison, il vaut mieux avoir balisé le terrain par avance, en insérant des thèmes récurrents de famille, de combat contre les forces du mal, et de faillibilité de l'être humain/séduction par le mal.
- Le développement des personnages, qui continue à être fait régulièrement. Encore une fois, on n'oublie pas les traumas des différents protagonistes, leur histoire familiale, etc. Ça fait plaisir.
- Quelques guests sympatoches, dont Auberjonois.
- Le personnage de Kat qui, même s'il est finalement peu présent dans cette saison, évolue d'une manière qui fait plaisir. La jeune actrice grandit rapidement, et son jeu s'améliore nettement par la même occasion (déjà qu'il n'était pas franchement mauvais), donnant au personnage un répondant assez marrant, même si clairement surécrit pour une gamine de 10 ans.
Dommage qu'Alexandra Purvis n'ait rien fait de marquant depuis la fin de la série, et ait même carrément arrêté le métier d'actrice.

Les épisodes, maintenant :
3x01-02 : Alex en balade à la Nouvelle Orleans. Alex découvre des vampires. Alex devient presque l'une d'entre eux. Alex se réveille couverte de sang après avoir bu celui de Bambi dans les bois, et affronte la Legacy. Avec Sarah Strange en guest. Tous les mauvais clichés des histoires de vampires, aucun des bons aspects, à ch*er, quoi. Je haïssais ce double épisode lors de sa diffusion il y a dix ans, et ça n'a pas toujours changé. À noter un faux suspense à la con entre les deux épisodes, avec un cliffhanger basé sur la mort de Nick. En début de saison, on y croit.

3x03 : Arrivée de la nouvelle membre de l'équipe, Kristin Adams, une blonde au premier abord froide et un peu bitchy, pour enquêter sur une secte luciférienne qui crame des églises. Pas mauvais en soi, le développement autour du nouveau perso est intéressant, mais le tout prend beaucoup trop son temps pour être vraiment convaincant.

3x04 : Yay, un Rachel & Kat centric, dans lequel Rachel rencontre un homme séduisant et s'en entiche, malgré les visions menaçantes que perçoit Kat. Avec en plus Allison Hossack qui revient dans un second rôle (en banshee) après celui de la s1. En parallèle, la Legacy étudie un artefact ancien trouvé sous l'eau (franchement anecdotique). Bien aimé cet épisode, qui met en place la menace pesant sur Kat (les ténèbres veulent son âme et ses pouvoirs), qui sous-entend un peu de jalousie de la part de Derek (alors que le shipper Rachel/Derek est inexistant depuis l'épisode de Noël de la s2), et qui évite le happy ending.

3x05 : Dominic "Enterprise" Keating en guest dans une histoire éclaircissant le mystère de la mort du père de Nick. Intéressant pour le développement du perso, mais relativement mou et téléphoné.

3x06 : Ça commence comme un Roméo & Juliette entre une Ange qui abandonne ses ailes pour sauver son ex, devenu Démon à sa mort. Et ça continue par la Legacy et l'Ange qui tentent d'arrêter le démon devenu incontrôlable. Quelques longueurs, mais sinon assez sympa.

3x07 : Retour de Kristin après trois épisodes d'absence, on sait pas trop pourquoi (si ce n'est pour avoir une rencontre tendue avec Rachel), dans une histoire qui confronte Derek à une naga/succube meurtrière amante d'un ancien ami de Derek, et qui décide de s'en prendre à ce dernier au travers de ses rêves. Un peu d'érotisme gentillet (le minimum syndical : un sein). Pas de Nick. Plutôt réussi.

3x08 : Anthony Michael Hall dans le rôle de Johnny, ami d'enfance de Nick, hanté par un ancien compagnon d'armes. Renvoi d'ascenseur de l'épisode précédent (un Nick centric, sans Rachel ni Alex), pas super passionnant et un peu convenu.

3x09 : "Lucille Bluth" et Lochlyn Munro dans une banale histoire de vengence toltèque par combustion semi-spontanée dans la famille d'une amie de Rachel. Pas de Kristin, mais un Rachel quasi-centric très moyen.

3x10 : Mouais... des criminels tueurs de flic se font arracher le coeur par les Furies Grecques, après avoir été marqués au fer rouge par un mystérieux vigilante. La Legacy soupçonne leur pote flic. Trop téléphoné et mollasson pour être vraiment convaincant, ce qui est dommage, puisqu'en tant que porte de sortie pour un personnage secondaire, c'était plutôt réussi et cohérent.

3x11 : Rene Auberjonois en guest (pas de Nick ou de Kristin), pour un épisode plus léger dirigé par Martin Cummins, dans lequel une jarre irlandaise antique renferme l'âme de deux bandits irlandais, qui se libèrent et prennent possession d'Auberjonois et Derek. J'aurais aimé pouvoir dire que c'est fun, que "Kat McClane" vs les deux bandits, c'était sympa, et que c'était un bon délire, mais en l'état, c'est plus du grand nawak avec deux acteurs en roue libre et qui en font trois tonnes pendant tout l'épisode qu'autre chose. La morale finale par Kat était une touche assez marrante, cela dit.

3x12 : Rachel se fait attaquer par un de ses patients, et devient "infectée" par la parano meurtrière de ce dernier... pendant ce temps, Kristin teste les pouvoirs psy d'Alex, avec quelques éléments du passé familial/paternel de Kristin à la clef. Vire au slasher sur la fin, pas passionnant, surtout que repose entièrement sur Helen Shaver, et que son interprétation n'est pas toujours maîtrisée, à l'instar de l'épisode dans l'asile en s2.

3x13 : Retour en Louisiane pour Alex (et Nick), qui s'avère faire des rêves somnambules, conséquences directes d'une vie antérieure d'esclave tourmentée, et d'esprits possessifs. Un peu cliché, notamment dans sa dépiction du racisme larvé dans le Sud, et parfois laborieux, mais néanmoins pas totalement inintéressant (pas de Rachel ou de Kristin).

3x14 : Un jeune prodige au piano, ancien amour d'ado de Kristin, découvre à la mort de son oncle qu'il ne doit son talent et sa réputation qu'à un pacte avec une entité maléfique (son agent) vivant par procuration. Un épisode en pilotage automatique, ni bon ni mauvais, juste quelconque. Pas de Rachel.

3x15 : Un ami attardé de Nick est possédé par le fantôme d'une enfant - sa soeur décédée - qui cherche à se venger à travers lui de ceux qui lui ont nui. Petit à petit, il redevient normal, sympathise avec Kat, se remet à parler, mais vire arrogant et détestable... Pas hypra original, mais bien interprêté et plutôt efficace. Et puis le petit cameo de Kari Matchett est sympa.

3x16 : Retour de la soeur de Derek, avec un "suicide" dans le couvent où elle vit, et Derek/Alex/Rachel qui mènent une enquête assez convenue, surtout à partir du moment où l'on rencontre le frangin déséquilibré fondamentaliste. À côté, une b-story totalement inexistante sur Nick (& Kristin) à la recherche de son frère oublié, unique excuse pour faire du shipping Kristin/Nick. Mouais. (sublime scène de voix off sur du stock footage, cela dit... )

3x17 : Quasi-remake du second épisode (le village) de la saison 1, mais avec Kristin et Rachel, et dans une ville des 50s plutôt que dans un bled puritain. Aucun réel intérêt, ce qui est dommage, parce que l'épisode en lui-même ne serait pas inintéressant... s'il n'était pas un quasi-copié-collé.

3x18 : Un épisode à la con, co-écrit par Shaver, sur les trois persos féminins de la Legacy seules au château, confrontées à un démon séducteur irrésistible. Pas un seul mec, des jalousies de gamines, mais attention, SuperRachel est suffisamment forte pour résister à la tentation, SuperRachel est la voix de la raison et morale, SuperRachel met au point le super plan final...Un épisode limite Smallvillesque.

3x19 : Le retour du voyant-arnaqueur de la saison précédente, confronté à un véritable esprit vengeur assez coriace. Le personnage et les réactions qu'il provoque sont toujours assez sympas, et l'histoire, si elle n'est pas d'une originalité folle, se laisse regarder.

3x20 : Le vrai final de la saison, dans lequel Kristin retrouve son père...
Une histoire bancale et transparente de templiers, de fantôme du Roi Philippe Le Bel (qui parle français avec un accent foireux), de Graal, et de Turquie tournée dans une carrière près de Vancouver. (La fin, avec le cheval, frôle le ridicule)

3x21 : Clip-show n°1. La Legacy est attaquée par un ennemi mystérieux (en fait, les vampires du double season premiere), Derek défend le manoir avec Nick (enfin, pendant les trois premières minutes, après il est seul, pour faire des économies), et réfléchit sur kikicéleméchant : zou, grands couloirs de flashbacks sans intérêt.

3x22 : Clip-show n°2, façon Tales from the Crypt, avec Fionnula Flanagan qui joue les Iiiiiiiiveul Crypt Keepers et qui récapitule l'histoire de la Legacy et de son combat contre le côté obscur en flashbacks, dans du toutéliage qui se traduit par une tentative de corruption d'Alex. Le cliffhanger de fin était plutôt sympa, mais je n'ai pas le souvenir qu'il ait eu une suite dans la s4.


Bilan :

Bref, une saison à 2.25/6, pas franchement passionnante, et dont les épisodes mémorables se comptent presque sur les doigts d'une main. Dommage. On sent cependant que les problèmes d'audience et de budget ont entraîné une pression assez forte de la part de Showtime, mais je suis pas convaincu que, lorsque le show est passé sur Sci-fi en s4, cela ait changé quoi que ce soit.

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Les bilans de Lurdo : Poltergeist : The Legacy, saison 2

Publié le 31 Décembre 2011 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Drame, Thriller, Fantastique, Horreur, Showtime

Une saison qui m'a demandé un certain temps pour en terminer le visionnage. Non pas qu'elle soit particulièrement mauvaise - à vrai dire, le niveau général est sensiblement le même, même si ça manque un peu du liant de celle-ci - mais les conditions de visionnage n'ont pas vraiment aidé à la motivation : les saisons postérieures à la 1 n'étant disponibles qu'en albanie, les copies ne sont pas d'une qualité excellente... et surtout, malgré une diffusion sur Showtime, et une rediff/un tv-rip fait sur HBO, les versions albanaises sont des versions expurgées des épisodes originaux, censurées de toute nudité, vulgarité, et violence un peu trop flagrantes.

Poltergeist - The Legacy, saison 2 :

Qui plus est, j'ai eu un sentiment assez bizarre devant certains épisodes : autant je me souvenais quasi-parfaitement de la saison 1, de ses qualités et de ses défauts, autant là, c'était beaucoup plus flou. J'avais un bon souvenir de la majorité des intrigues, tout en ayant totalement oublié si tel ou tel épisode était réussi. Résultat, je me suis parfois retrouvé déçu devant certains épisodes, qui me sont apparus prévisibles et convenus, alors qu'en fait, c'était probablement que je me souvenais encore des rebondissements. Bref, j'ai pas forcément été super objectif avec certains des épisodes, je crois... m'enfin bon, c'est aussi ça l'écriture d'une série tv : savoir s'assurer qu'au revisionnage, la série garde de son intérêt.

Au rayon des nouveautés, cette année, outre un nouveau générique plus joli, la manifestation accrue des dons d'Alex (totalement passés à la trappe en s1) et la présence occasionnelle au casting du personnage de Sloan (le mec sur la photo ci-dessus), le Précepteur de la Maison londonienne de la Legacy, rival et ami de Derek, on notera une habitude horripilante qui conclue la quasi-totalité des épisodes de la saison : la voix off (à la Meredith Grey) du perso central de l'épisode, qui le commente et le conclue par une petite morale, généralement tandis que le protagoniste est en train d'écrire dans son journal intime.
 
C'est gonflant, ça n'apporte rien, c'est juste un gimmick gratuit qui sert de conclusion et agace. Un peu comme la tendance prononcée qu'ont les scénaristes à faire de tous les proches/amis des persos principaux le point central de cas surnaturels... (bon, à la limite, si on adopte une approche Hellmouth, on peut justifier ça par le fait que le surnaturel et le Legacy s'attirent mutuellement, et que forcément tous ceux qui entrent en contact avec les membres de la Fondation Luna ont plus de chances de connaître des évènements paranormaux que les autres, mais bon, quand même, dans les faits, c'est juste une grosse ficelle narrative...)
 
Ah, et bien sûr, comme si un clip-show en fin de saison ne suffisait pas, cette année... on en a deux ! Youpi !
 
M'enfin bref, passons aux épisodes :
 
2x01 : Derek, en mission solo dans un coin où les suicides se multiplient étrangement, est retrouvé parano et suicidaire par l'équipe. Il finit à l'hôpital local, pendant que le chef de la maison londonienne se tape l'incruste pour aider à résoudre le mystère de cette bourgade aux habitants-qui-cachent-un-sinistre-secret©®™. Un bon épisode de reprise, lent, pesant, avec une ambiance assez glauque et supernaturalienne (fumées noires démoniaques, tout ça), une réal sobre, et un approfondissement des relations entre Derek, Alex, et Sloan. Qui manque franchement de motivation dans son jeu.
 
2x02 : Version censurée () d'un épisode centré sur une succube qui tue (forcément) les hommes avec qui elle s'envoie en l'air, mais qui tombe amoureuse de Nick. Avec Jerome de Men In Trees dans un petit rôle, et de la continuité sur Nick/Julia, la fille morte dans le pilote. Ce n'est pas mauvais, mais malheureusement, une fois tous les passages... hum... "sympas" coupés, c'est déjà moins intéressant, surtout filmé par Mr Strobo/caméra penchée de la s1. Cela dit, le perso de la succube revient en s3, il me semble.
 
2x03 : Un épisode léger et fun que j'ai toujours bien apprécié, sur un paquet anonyme arrivé à la Fondation, qui s'avère contenir des sortes de fées clochettes écossaises en armure qui foutent le souk au manoir, surexcitées et hargneuses, et qui ne peuvent être vaincues que par la lumière du jour. Bagpipes power ! À noter que les scénaristes pensent à justifier ici l'implication plus importante de Sloan sur le terrain par sa motivation à ne plus laisser ses subordonnés prendre des risques à sa place. Ce n'est pas grand chose, mais c'est suffisant. 
 
2x04 : Un Alex-centric assez moyen, sur les rapports entre Alex, sa soeur, et l'amant de cette dernière, un gourou/shaman africain, désireux de posséder l'esprit d'Alex. Ce n'est pas particulièrement mauvais, mais tout le côté mystique africaine/voodoo ne m'a jamais vraiment passionné, et si ça a le bon goût de remettre en avant les pouvoirs psychiques d'Alex, reste que ça m'a plus ou moins laissé de marbre.
 
2x05 : Le Christmas Special de service, un peu cheesy (le flashback dans le chalet, surtout), mais sympathique néanmoins. En plus, Kat revient, donc j'ai du mal à être méchant avec cette histoire des fantômes de son père et son frère revenus la hanter à Noël... Une continuité bienvenue, donc, et un début de shipping Derek/Rachel qui ne connaîtra pas de suite cette saison.
 
2x06 : Bof. Un ancien patient de Rachel, cinglé criminel, s'échappe de l'asile, et tente de renouer avec elle (dont il est amoureux). L'épisode n'est pas passionnant, si ce ne sont les quelques touches de développement apportées à Rachel (sur sa dépression, son alcoolisme, etc). Cela dit, je dois avouer avoir souri devant certains détails, comme le serial-killer qui revient constamment d'entre les morts, et qui s'appelle Romero... ou comme son collègue prisonnier, serial-killer qui ouvre des crânes pour voir les cerveaux de ses victimes (afin de comprendre le "fonctionnement" de ces dernières), et dont le "don" a progressé jusqu'à lui permettre de voir le contenu des cerveaux à distance. Salut, Sylar !

2x07 : Une évadée d'un asile se réfugie à la Fondation, malgré les soupçons de toute l'équipe lorsqu'elle affirme être poursuivie par un tueur maléfique. Un épisode assez moyen sans être mauvais, notamment à cause du jeu assez limité de l'évadée en question, et du rythme assez mou, mais la dernière partie de l'épisode, juste avant le diary, était plutôt sympa, avec sa fin douce-amère.

2x08 : Le fils d'une ex de Derek vient à la Fondation, prétendant que ce dernier est son père... mais alors que Derek mord à l'hameçon, l'équipe se méfie. Ça ressemble un peu trop dans son idée générale à l'épisode précédent, donc c'est moyennement efficace, surtout que ça spoile la vérité sur le fiston au bout de 5 minutes d'épisode, donc niveau suspense, ils repasseront. D'un point de vue développement du perso de Derek, ce n'est pas inintéressant, cela dit, avec de la continuité sur la frangine/bonne soeur, et ça reprend un peu de poil de la bête sur la fin de l'épisode. Sans compter que ça s'inscrit directement dans la continuité de la saison 1, avec cette idée que le Mal en a personnellement après la Legacy.
 
2x09 : Une patiente de Rachel se croit poursuivie par son père (un garou) depuis son enfance, alors que des cadavres apparaissent ici et là dans la région. Scénar prévisible comme tout, reveal final tout sauf convaincant (là, c'est peut-être le fait d'avoir déjà vu l'épisode auparavant qui joue sur mon appréciation, comme je le disais plus haut), mais la patiente est Laura Harris (), et il y a quelques touches de développement des personnages et de la mythologie liant les garous et la Legacy, donc ça fait toujours plaisir.
 
2x10 : La soeur de Derek est capturée par des membres de la Legacy passés au côté obscur, et qui réclament un artefact en échange de sa libération. Un pitch plutôt bon, mais une résolution un peu rapide (ça aurait mérité un double épisode, vus les enjeux). Intéressant du point de vue de Derek, on a aussi droit au retour de Sloan, et à son application de la règle "on ne négocie pas avec les preneurs d'otage".
 
2x11 : L'ex-commandant de bataillon de Nick refait surface en tant que mercenaire-assassin illuminé à la solde des forces du mal. Un Nick-centric qui explore le passé du perso, mais qui perd clairement en intérêt à mesure que l'épisode avance, et que le maychant se dévoile. Dommage. Avec l'indien de Wolf Lake en guest.
 
2x12 : Retour du Père Callahan, dans une histoire de serial killer exécuté qui revient à la vie, pour poursuivre Philip, ce dernier ayant rompu le secret du confessionnal pour le faire arrêter. Un épisode assez réussi, malgré le jeu toujours approximatif du prêtre, et qui met en avant le côté profiler de Rachel, ainsi que les visions d'Alex.
 
2x13 : Visions d'Alex, à nouveau, dans une enquête sur un phare hanté. Pas mauvais en soi, mais affreusement convenu. Et puis le vétéran/ami d'enfance/rival de Nick qui comme par hasard habite dans le coin, c'est sympa d'un point de vue approfondissement du perso, mais c'est un peu facile.
 
2x14 : Un Kat-centric forcément plaisant, durant lequel la gamine et trois copines font une séance de spiritisme qui convoque l'esprit d'une mère esseulée. Laquelle kidnappe tour à tour les fillettes, les prenant pour sa fille abandonnée.
 
2x15 : Une amie de Nick, sourde-muette et medium, est peu à peu possédée par un fantôme vengeur. Très convenu, mais plutôt bien interprété, même si je ne peux retenir un léger malaise devant une actrice à priori normale, en train de jouer une sourde-muette. C'est constamment à la limite de la caricature, sans jamais vraiment y sombrer...
 
2x16 : Un jeune natif-américain se voit confronté à de nombreux phénomènes étranges lorsque son esprit gardien est libéré et prend sa défense. Plutôt regardable, même si encore une fois le déroulement de l'épisode est assez convenu. Mr. Caméra Penchée à la réal.
 
2x17 : Un faux voyant traqué par la Legacy gagne des pouvoirs psychiques après avoir reçu un coup sur la tête en prison, et aide l'équipe à élucider une histoire de maison hantée. Plutôt fun.
 
2x18 : Ah, mon épisode-nemesis de la saison 2. Franchement détesté celui-là, et passé en avance-rapide, tant tout me semblait forcé et peu crédible. En l'occurence, Rachel qui se fait volontairement interner dans un HP où des morts mystérieuses se produisent, et où elle doit lutter contre un démon qui utilise les peurs des patients pour les pousser au suicide. Shaver surjoue pendant tout l'épisode, c'est affreux.
 
2x19 : La mort d'un ancien collègue de fac de Sloane et Derek les amène à découvrir un bassin antique mystérieux donnant sur l'autre monde, et une guérison inexplicable. Un épisode plutôt réussi, malgré la veuve qui joue assez moyennement.
 
2x20 : Un crash d'avion, alors que Sloane rapatriait des artefacts appartenant à Gilles de Ray, provoque la retour à la vie de l'esprit de ce dernier, désireux de se venger de la Legacy, apparemment responsable de sa mort. Mouais. Pas franchement convaincant, puisque ce n'est qu'un quasi-huis-clos entre Sloan & De Rais dans une grotte, en train de taper la discute, entrecoupé de quelques scènes de Derek menant les recherches. Ça va pas super loin, on savait déjà que La Legacy n'était pas toute blanche, et surtout la feinte finale à la Dallas énerve plus qu'elle ne satisfait.
 
2x21 : Comme la saison précédente, un season finale diffusé en avant-dernière position. Bon, là, en plus, c'est malheureusement un clip-show. Cela dit, tout ce qui entoure les flashbacks est très réussi, puisque ça confronte Derek à son paternel, qui prend possession du corps de son fils, pour ouvrir les portes de l'Enfer à l'aide des sépulcres de l'épisode pilote. Ça fait du toutéliage, et Sloan a un jolie fin. Mais bon, ça reste du clip-show.
 
2x22 : Eeeeeeeet le deuxième clip-show de fin de saison, avec ici Rachel qui veut quitter la Legacy parce qu'elle ne voudrait plus mettre Kat en danger. Pas de bol, on n'a vu Kat que dans 2 épisodes et demi à tout casser, donc pour le coup, ça arrive un peu comme un cheveu sur la soupe. En plus aucun effort n'est fait pour intégrer les flashbacks, contrairement au procès de l'année dernière: ici, c'est du "tu te souviens quand.../regard pensif dans le vague/flashback". Dommage, car en plus les dialogues introductifs étaient sympas, et remettaient bien en perspective les raisons diverses de l'engagement des protagonistes dans La Legacy. Mais sinon, c'était naze.
 
Voilà, comme pour la cuvée précédente, une saison à 3.5 ou 4/6. Sauf que deux clip-shows, c'est deux de trop, donc pour la peine, 3/6.
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Les bilans de Lurdo : Good Omens, saison 1 (2019)

Publié le 9 Mai 2020 par Lurdo dans Aventure, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Religion, Review, Science-Fiction, Télévision, UK, Amazon

Adaptation en 6 épisodes de 55-60 minutes du roman De Bons Présages de Terry Pratchett et de Neil Gaiman, produite et chapeautée par Neil Gaiman lui-même pour la BBC et Amazon Studios, Good Omens était attendue avec une certaine impatience par les amateurs d'un certain style d'humour décalé, et de ces auteurs réputés. Un peu moins d'un an après sa diffusion sur Amazon, fin mai 2019, passage en revue d'un programme vraiment très british...

Good Omens, saison 1 (2019) :

Depuis l'aube des temps, Crowley (David Tennant), un démon, et Aziraphale (Michael Sheen), un ange, veillent d'un œil bienveillant sur l'humanité, trop attachés aux humains et à leur amitié réciproque pour vraiment se livrer le combat éternel qui oppose le Paradis à l'Enfer. Jusqu'au jour où l'Apocalypse frappe à la porte du monde, lorsque Crawley reçoit la mission de livrer l'Antéchrist à une famille humaine : c'est là le début d'un concours de circonstances improbables qui va voir d'innombrables forces aux intérêts contraires s'opposer, et déboucher sur un conflit que les deux amis immortels vont tout faire pour saboter...

Difficile pour moi de critiquer l'adaptation des Bons Présages de Gaiman et Pratchett, tant ce livre a fait partie de mes jeunes années (avec la trilogie du Concours du Millénaire de Zelazny et Sheckley) et tant j'ai énormément de sympathie pour l'équipe derrière cette adaptation - Gaiman, Tennant, Sheen, David Arnold, la BBC, etc - et pour le format adopté, celui de la mini-série britannique de 6 épisodes d'une heure.

Et pourtant, il faut bien que je l'écrive, cette critique. D'autant qu'il y a des choses à en dire, de cette adaptation.

Une adaptation assez fidèle du roman original (heureusement), drôle et so british, baignée de l'écriture absurde mais structurée de Pratchett, du sens de la fantaisie anarchique de Gaiman, et de la musique de Queen... mais aussi une adaptation un peu brouillonne et bordélique, qui trahit régulièrement le manque d'expérience, en tant que showrunner, de Neil Gaiman.

Être showrunner est en effet un métier à part entière : c'est ainsi que d'excellents scénaristes font des showrunners médiocres, et vice-versa. Il faut savoir maîtriser le rythme global d'une saison, l'avancée de ses arcs narratifs, il faut choisir judicieusement ses acteurs, ménager les susceptibilités de chacun, etc, etc, etc. Et dans le cas d'une adaptation de ce type, il faut savoir jongler entre la fidélité absolue à l’œuvre originale, et un apport original nécessité par le support télévisé.

C'est un peu à ce niveau que le bât blesse. Très fidèle, la série adopte ainsi bon nombre des atours du roman, pour le meilleur et pour le pire, notamment une narration intermittente en voix off (effectuée par "Dieu"), qui intervient ponctuellement, de manière pas totalement utile ou convaincante. À l'identique, le script se permet beaucoup de digressions excentriques assez amusantes, mais à nouveau pas forcément indispensables au récit global, et qui ont tendance à alourdir et embrouiller le tout.

Rien de rédhibitoire, soyons clairs : la série reste très sympathique de bout en bout, et est totalement portée par le charisme, l'alchimie et le talent de David Tennant et de Michael Sheen, parfaits dans les rôles d'Aziraphale et de Crowley.

À un point tel, en fait, que le reste du cast est un bon cran en-dessous, voire deux, et que la mini-série perd nettement en intérêt dès que les deux têtes d'affiche ne sont pas à l'écran : si les occasionnels caméos sont plutôt amusants (Nick Offerman, Jon Hamm, David Morrissey, La League of Gentlemen, Derek Jacobi, la voix de Cumberbatch...), et si Adria Arjona campe une sorcière assez charmante (mais à l'intrigue et à la romance sous-développées), le reste de la distribution ne fait pas forcément grande impression, que ce soit pour des raisons d'interprétation (les enfants sont assez moyens/transparents), de direction artistique (les démons souffrent de visuels un peu cheaps et ternes), de charisme (les cavaliers de l'Apocalypse manquent un peu de présence, tout comme Jack Whitehall, en fait), ou plus simplement d'écriture (tout ce qui tourne autour des Chasseurs de Sorcière, et de la relation entre Michael McKean et Miranda Richardson, ne fonctionne pas aussi bien que cela le devrait).

Et puis, bien sûr, le souci global de structure est assez perceptible, notamment vers la fin : alors que la tension monte progressivement, que l'Apocalypse se rapproche, le tout semble perdre en énergie, à mesure que Gaiman s'éloigne un peu du roman pour improviser et que les limites du budget se font sentir, et la fin du monde finit par être réglée de manière un peu plate en une petite vingtaine de minutes, dans le dernier épisode. Viennent ensuite vingt-cinq autres minutes de "conclusion", avec un échange de visage assez téléphoné, et une fin appropriée... mais un peu faiblarde.

Dans l'ensemble, cependant, cette adaptation de De Bons Présages sait rester toujours sympathique et amusante, à défaut d'être particulièrement maîtrisée. Un petit 4/6 global, en somme, qui aurait probablement bénéficié à prendre un peu plus de distance via à vis de l’œuvre d'origine. Voire même, pour un résultat optimal, peut-être aurait-il mieux valu que Gaiman se limite à un rôle de co-showrunner, accompagné de quelqu'un ayant fait ses preuves à ce poste sur le petit écran britannique (du côté de Doctor Who, par exemple... ou avec l'un des Python).

TL;DR : Assez bien, mais peut mieux faire.

(le générique d'ouverture et la bande originale de David Arnold sont excellents, cela dit)

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Un film, un jour (ou presque) #598 : Le Mariage de ma meilleure amie (2017)

Publié le 8 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Hallmark, Comédie, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Le Mariage de ma meilleure amie (My Favorite Wedding - 2017) :

Invitée au mariage de sa meilleure amie (Christine Chatelain) en tant que demoiselle d'honneur, Tess (Maggie Lawson), jeune doctoresse douée et romantique, découvre sur place que le mariage s'avère plus compliqué que prévu à organiser, et qu'elle va devoir sauver ce dernier d'une série de catastrophes improbables, avec l'aide de Michael (Paul Green), un avocat en divorce cynique et réticent...

Comédie romantique Hallmark un peu mollassonne, avec pourtant un couple principal plutôt sympathique et attachant.

Le problème, je crois, c'est l'écriture, qui s'avère régulièrement forcée (notamment toute la mise en place et l'exposition, au début du métrage), et qui tire vers le bas l'interprétation et la sincérité des acteurs (certains plus que d'autres).

Pas forcément surprenant, puisque les scénaristes de ce téléfilm sont les mêmes à l'oeuvre sur Clair de Lune dans le Vermont, et toute une floppée de films de Noël, de Northpole à Une Rose pour Noël, en passant par Un Noël sur Mesure (avec Hasselhoff), aucun de ces métrages n'était particulièrement bien écrit ou rythmé.

Et donc, ce My Favorite Wedding s'inscrit dans cette droite lignée, et sans l'énergie et l'alchimie du couple principal, le tout serait tellement balisé et quelconque qu'il y aurait de quoi l'oublier instantanément.

En l'état 2.5/6 pour son couple principal.

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 192 - Tremors 5 : Bloodlines (2015)

Publié le 15 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Fantastique, Comédie

Dernière journée de l'Oktorrorfest 2015 sur le blog des Téléphages Anonymes, et dernière fournée de films fantastiques et horrifiques, à raison d'une critique de film toutes les heures, jusqu'à minuit ce soir...

Tremors 5 - Bloodlines :

Désormais star de son propre show de docu-réalité, Burt Gummer (Michael Gross) part pour l'Afrique du Sud en compagnie de son nouveau camérama Travis (Jamie Kennedy), afin d'y traquer un ass-blaster particulièrement agressif. Mais sur place, ils découvrent l'existence d'une race de vers souterrains locaux, plus dangereux et polyvalents que les Tremors auxquels ils sont habitués...

Tremors part en Afrique pour cet opus finalement pas désagréable, bien que flirtant beaucoup avec du meublage touristique évident (en début de film, 35 bonnes minutes sans bestiole), et avec un script assez basique, puéril (de l'humour pipi-caca récurrent), et un peu téléphoné (outre des personnages assez clichés, le récit fait énormément de mise en place évidente et surlignée pour son climax).

Mais les Graboïdes 2.0 sont visuellement très réussis (la magie des effets numériques !) et le film est donc tout à fait regardable, même s'il est toujours symptomatique de cette course en avant perpétuelle de la franchise, qui affaiblit un peu plus son postulat de départ à chaque fois qu'elle rajoute une nouvelle mutation ou une nouvelle forme à ses créatures.

3.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2015 - 44 - Sexe, Vengeance et Séduction (2009)

Publié le 8 Octobre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Thriller, Halloween, Horreur, Jeunesse

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Sexe, Vengeance et Séduction (Homecoming) :

Manipulatrice, déséquilibrée, et obsédée par Mike (Matt Long), son ex-petit-ami de lycée et une star locale de football, Shelby (Mischa Barton) tente de le séduire lorsqu'il repasse en ville. Mais celui-ci est accompagné de sa compagne actuelle, Elizabeth (Jessica Stroup), dont il est éperdument amoureux : jalouse, Shelby décide alors de se débarrasser de sa rivale et, suite à un accident de voiture fortuit, elle fait d'Elizabeth sa captive, clouée au lit avec une cheville cassée, tandis qu'elle tente de séduire Mike...

Un remake (officieux) pour djeuns de Misery, qui n'a absolument aucun intérêt intrinsèque, puisqu'il se contente de singer le film original en faisant de Jessica Stroup la victime en lieu et place de James Caan.

Et tout le problème du métrage se résume à ça, puisqu'en lieu et place de Kathy Bates, on se paie une Mischa Barton au jeu inexpressif, forcé, et faux, que le suspense est inexistant, l'écriture laborieuse, les exactions de Barton génériques et inoffensives, et que Matt Long est tout simplement transparent.

1.5/6 (dont 1.5 pour Stroup, qui fait de son mieux avec un personnage très limité et moulé dans un débardeur blanc particulièrement cliché - mais pas forcément désagréable à l'oeil)

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Halloween Oktorrorfest 2021 - 02 - Save Yourselves ! (2020)

Publié le 28 Septembre 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, Romance, Science-Fiction, Thriller, USA, Halloween, Oktorrorfest

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Save Yourselves ! (2020) :

Hipsters new-yorkais hyperconnectés, Su (Sunita Mani) et Jack (John Reynolds) décident d'aller se ressourcer pendant quelques jours en pleine nature, coupés de toute technologie, dans un chalet isolé. C'est le moment que choisit malheureusement une forme de vie extraterrestre pour envahir la Terre, et pour s'en prendre au couple, livré à lui-même...

Sur le papier, une idée sympathique, et un film d'invasion qui a tout à fait sa place dans le cadre de l'Oktorrorfest qui vient de débuter ; dans la pratique, un film indépendant qui m'a fortement déplu, notamment à cause de ses trentenaires hipsters incapables, bourrés de névroses et de first world problems, mais aussi de son ton vraiment incertain (l'humour n'est pas très drôle, l'invasion pas très nerveuse ou tendue) et de sa gestion de son récit, à la mise en place très longue, et à la résolution en queue de poisson.

En somme, à part ses extraterrestres ressemblant littéralement à des tribules XXL (surnommés "Pouffes" par les deux protagonistes) qui passent de temps à autre à l'écran, le tout est particulièrement plat, nombriliste et frustrant.

Énorme bof.

2/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Christmas Yulefest 2020 - 56 - Un Trésor sous votre sapin (2020)

Publié le 27 Décembre 2020 par Lurdo dans Review, Critiques éclair, Cinéma, Comédie, Télévision, Romance, Noël, Christmas, Yulefest, USA, Hallmark

Noël est derrière nous, mais chez les Téléphages Anonymes, le marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest continue jusqu'à mi-janvier...

Un Trésor sous votre sapin (Swept Up by Christmas - 2020) :

Spécialiste en antiquités engagée par Mr Hawthorne (Vlasta Vrana), propriétaire d'une splendide maison qu'il faut rendre présentable et décorer pour sa mise en vente à Noël, Gwen (Lindy Booth) découvre sur place qu'elle doit collaborer avec Reed (Justin Bruening), un vétéran désormais gérant d'une entreprise de nettoyage... mais le temps n'est pas au beau fixe entre les deux professionnels.

Vraiment pas grand chose à dire sur ce téléfilm Hallmark Movies & Mysteries de fin de saison, un téléfilm qui nous place une romance principale assez terne et quelconque entre deux protagonistes fatigués (pourtant, j'apprécie habituellement le duo), une romance secondaire entre un vétéran en fauteuil roulant (interprété par un athlète paralympique) et la meilleure copine de l'héroïne (un duo plus charmant et convaincant que le couple principal), une histoire de décoration de Noël à la valeur inestimable, un vieux ronchon qui est brouillé avec sa fille, etc...

J'ai eu du mal à me passionner pour le récit et à voir le bout de 90 minutes, même si, dans l'absolu, ce n'est pas non plus vraiment mauvais.

3/6 ?

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

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Les bilans de Lurdo : Starhunter, saison 1 (suite et fin)

Publié le 29 Novembre 2011 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Action, Aventure, Drame, Canada

Starhunter 1x12-18 :

- Goodbye, So Long : À l'occasion d'une session shopping sur une station, l'équipage tombe sur un ancien pote de Montant, qui meurt subitement. Son comparse - qui passe son temps à draguer Percy - cherche alors refuge sur le Tulip. Comme d'hab, ça met un temps fou à se mettre en route et à progresser, mais la dernière partie de l'épisode est regardable. Et les soupçons qui commencent à peser sur Luc pas inintéressants.

- The Most Wanted Man : Plutôt bon, cet épisode : le Tulip et ses membres d'équipage attirent l'attention de toutes les puissances de leur secteur de la galaxie lorsqu'ils reçoivent pour mission la capture d'un homme aux pouvoirs "Flashesques", clef pour décoder les mystères du Divinity Cluster. Un épisode mythologique, qui met à jour les secrets de Luc, et laisse sous-entendre pleins de trucs passionnants.

- Half Dense Players : À ma grande surprise, un second épisode mythologique réussi, sur une artiste française aux visions étranges (possiblement provoquée par la mutation du Divine Cluster), dont le transport à bord du Tulip amène au premier contact avec les entités extraterrestres entraperçues dans le pilote... le tout sur fond de conflit entre Luc, Percy et Dante. Paré ne gagnera pas d'Emmy avec cet épisode, mais ça fonctionne plutôt bien, et surtout ça avance à grands pas.

- Dark & Stormy Night : Un clip-show bien gonflant qui résume toute l'histoire du Divine Cluster et de Luc. On s'en serait bien passé.

- Super Max : Le gros saoûlant qui fait toutes les intros des épisodes vend le Tulip a un mec qui veut le transformer en prison. À l'équipage de se débrouiller pour récupérer le contrôle du navire, tout en tentant d'esquiver la femme nymphomane du nouveau proprio. Plutôt fun, comme épisode.

- A Twist In Time (part 1) : Alors qu'il transporte un dangereux serial killer, le Tulip est gravement endommagé par des perturbations temporelles qui coûtent la vie à un membre de l'équipage. Aux autres de le sauver, façon Groundhog Day. Classique et assez prévisible, donc, mais néanmoins relativement efficace, pour peu qu'on ne s'attende pas à un chef d'oeuvre d'originalité.

- Eat Sin (part 2) : Conséquences du précédent, avec les membres d'équipage du Tulip qui basculent chacun à leur tour dans des continuums temporels différents, alors que le serial killer s'échappe et les traque l'un après l'autre. Pas inintéressant, notamment parce que le bad guy est bien déjanté, bien interprété, et qu'il y a un peu de toutéliage.

Starhunter 1x19-22 :

- Bad Girls : Percy fait une crise d'adolescence tardive et se rebelle, alors qu'elle subit la mauvaise influence des filles d'un passager louche. Pas passionnant ou super crédible, notamment parce qu'ils ont écrit les trois filles comme des ados de 15 ans, alors que les actrices ont l'air d'avoir 25-30 ans... mais bon, c'était l'épisode filler avant d'attaquer le triple épisode de fin, donc fallait pas s'attendre à mieux.

- Bad Seed (1/3) : Un commando de l'Orchard prend le Tulip d'assaut, capture Montana pour le soumettre au Divinity Cluster, et pour tenter de le faire entrer en contact avec son fils par hypnose télépathique. Pendant ce temps là, Carvaggio est hijacké par un virus, et Percy tente de ramener la situation à la normale... jusqu'à ce qu'une Raider arrive à bord. Du toutéliage dans tous les sens, de la mise en place de season finale, bref, c'était pas mal.

- Travis (2/3) : Percy, capturée par les Raiders, rencontre enfin le fils de Montana, pendant que ce dernier se la joue négociateur avec les Raiders, pour échanger les Graines contre son fils et sa nièce. Déjà, Montana est un négociateur calamiteux, il y avait 25 manières différentes de retourner l'échange à son avantage, mais non, il n'y pense jamais... quant au reste, plutôt intéressant (à défaut d'être bien joué), notamment sur le toutéliage et l'explication de la destinée de Travis.

- Resurrection (3/3) : Eccleston, le terroriste omnipotent du pilote, revient pour avertir l'humanité du véritable danger posé par le Cluster Divin, pendant que l'équipage du Tulip tente de s'accoutumer à la présence de Travis parmi eux, et que les Raiders fondent sur la Terre. Un season finale prenant, à l'image finale joyeusement frustrante.

 

Bilan Starhunter saison 1 :

Les - :

- C'est über cheap, et souvent filmé dans l'ombre pour rendre les décors crédibles.

- C'est un format 48 minutes, avec ce que ça entraîne de longueurs et de manque de rythme. À noter que les insupportables 2min 30 d'introduction par le propriétaire du Tulip étaient coupées aux States, et qu'elles peuvent sans problème être zappées, vu qu'elles n'apportent rien du tout si ce n'est une intro à la Rod Serling... mais en beaucoup plus soporifique.

- Ce n'est pas franchement bien interprété. Outre le mélange assez marrant des accents anglais, ricains, québécois, et français (coprod oblige), et (à la limite) en imputant le jeu particulier de Tanya Allen à un choix d'interprétation du personnage pas forcément maîtrisé par les réals (cf. Zooey Deschanel dans Tin Man), reste que le cast de la série, guests comme réguliers, est assez moyen, voire parfois mauvais.

- Le clip-show, c'est le mal.

Les + :

- C'est de la sf télévisée. Et il n'y en a pas suffisamment pour faire la fine bouche.

- C'est canadien. Et comme Lexx, c'est donc plus détendu et moins politiquement correct que leurs homologues ricains (nudité, drogue, etc).

- L'arc mythologique du Divinity Cluster est assez réussi et cohérent, il a une explication à la fin de la saison.

- Idem pour les personnages, qui voient leurs histoires respectives avancer, et trouver une conclusion.

- Un intérêt historique certain : Whedon a clairement dû voir la première moitié de saison de ce show avant de faire son Firefly, puisqu'on y retrouve les grandes lignes des aventures de Mal & co ; Le vaisseau tout pourri, avec à son bord une jeune ingénieur gentiment impertinente qui rêve de voir l'univers et traîte le capitaine comme son grand frère ; un capitaine grand, charismatique et brut de décoffrage, au passé torturé, et qui porte un browncoat ; son premier officier, une amazone noire aux cheveux longs, ancienne militaire fidèle à son capitaine ; l'organisation scientifique faisant des tests sur certaines personnes pour leur conférer et/ou exploiter leurs dons étranges ; la planète Miranda, lieu désormais ravagé par de telles expériences, dont le produit est une jeune femme-enfant incohérente et artiste martiale qui trouve refuge à bord du Tulip le temps d'un épisode ; l'environnement low-tech désertique rouillé, et les gunfights ; les équipes rivales de contrebandiers et autres chasseurs de primes ; le concept du médecin en fuite, en compagnie d'un proche victime des expériences de l'organisation scientifique secrète ; les Raiders ; etc, etc, etc...

Pour être clair, Firefly n'est pas du copier-coller de Starhunter (les ressemblances s'atténuent d'ailleurs à mesure que Starhunter progresse), cette dernière série étant de toute façon largement enterrée par la série de Whedon, et ce dans toutes les catégories. Mais les similarités sont néanmoins trop nombreuses pour n'être que des coïncidences fortuites.

Peut-être Joss a-t'il vu un épisode en passant, et des réminiscences ont-elles resurgi lors de l'écriture de Firefly, ou bien peut-être s'était-il clairement dit "ah, tiens, ya de bonnes idées, mais c'est super cheap et assez mauvais, comme truc... je peux faire mieux". Après tout, il l'avait déjà fait avec Angel/Forever Knight. (d'ailleurs, je voudrais pas dire, mais le coup du gamin enlevé au héros, et retrouvé 15 ans plus tard, une fois devenu un jeune adulte aux capacités extraordinaires, ayant du mal à renouer avec un père qu'il n'a jamais connu, ça fait vraiment penser à ce que Joss a fait avec Connor/Angel deux ans plus tard...)

Reste que pour l'amateur de séries de sf, la première saison de Starhunter est assez amusante à regarder, précisément pour ces ressemblances frappantes...

 

Conclusion :

Regardable, pour peu que l'on sâche à quoi s'attendre, à savoir une prod canadienne low-budget, avec des acteurs de second plan, et qui ne cherche pas à se présenter comme la révolution philosophique/visuelle/scénaristique du genre.

Bref, une série mineure dans la catégorie space-op tv.

Par contre, si l'on parvient à faire abstraction de la forme relativement faiblarde, le fond est plutôt maîtrisé, et les épisodes mythologiques assez sympathiques. Ce qui est assez rare pour être noté. En tout cas, après un début de visionnage assez peu motivant, je dois dire que la seconde moitié de la saison - épisodes de meublage exceptés - remplissent plutôt bien leur office, et font que l'on quitte le show avec une impression mitigée, certes, mais mitigée et positive.

(maintenant, resterait à regarder la saison 2, à savoir Starhunter, 30 ans après, un reboot total et raté dans lequel la prod n'a gardé que le vaisseau, le proprio, et Percy.... S'il y a des volontaires...)

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Les bilans de Sygbab - Earth 2 (1994-1995)

Publié le 3 Décembre 2017 par Sygbab dans Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Drame, Les bilans de Sygbab

Sygbab regarde (beaucoup) la tv, Sygbab écrit (parfois) des bilans : retrouvez-les sur le blog des Téléphages Anonymes !

Earth 2, saison 1 :

S'ajoutant à la liste des séries de science-fiction n'ayant pas dépassé une saison complète, Earth 2 privilégie l'exploration et la colonisation plutôt que de s'orienter vers la classique invasion de la Terre par une race alien.

En effet, après un voyage de 22 ans en animation suspendue, l'équipage de Devon Adair s'écrase sur la planète qu'ils devaient rallier dans le cadre du projet Eden, censé aboutir à la reconstruction d'une nouvelle civilisation. Malheureusement, le site du crash est très éloigné de la destination initiale, une région qui avait été repérée au préalable nommé New Pacifica.

Il y a donc un aspect "nouveau départ" qui préfigure d'une aventure excitante, à priori facilitée par les véhicules dont le groupe dispose encore, et d'outils dont la technologie est avancée.

La ligne directrice est de fait clairement établie : le téléspectateur devrait assister à une longue marche permettant de confronter à des imprévus comme le manque d'eau - une difficulté qui revient régulièrement lorsqu'il s'agit de survivre dans un environnement dont on ne maîtrise pas toutes les composantes - et de découvrir de nouveaux paysages ainsi que les êtres peuplant la planète G889.

Ces races sont au nombre de deux : les Grendlers et les Terrians. Les premiers sont hideux (les costumes et les masques sont de mauvais goûts, ce qui nuit fortement à leur crédibilité) et sont généralement représentés comme dangereux et sans cervelle.

La seule tentative de les développer intervient dans l'avant-dernier épisode Survival of the Fittest, qui évoque la similitude des sentiments entre les humains et ces créatures immondes lors de la perte d'un être aimé, le tout sur fond de musique larmoyante. L'intention est sûrement louable, mais il est difficile d'être convaincu par la pertinence du propos alors qu'aucun effort n'a été fait auparavant pour s'intéresser à leur mode de communication ou à leur structure sociale.

Les seconds ont une apparence déjà plus travaillée, sans que ce soit extraordinaire. Il y a cependant une réelle volonté de leur donner un aspect primitif, afin d'inverser le rapport de force habituel : ici, les aliens sont humains. Mais il ne faut pas se fier aux apparences car ils disposent d'armes assez futuristes, et communiquent sur un autre plan : outre un vocabulaire constitué de trilles, ils s'expriment de manière plus mystique dans le monde des rêves.

Ils possèdent également quelques pouvoirs liés à leur symbiose avec la planète, comme la capacité de passer au travers de la roche et de la terre. L'idée est bonne, mais la réalisation est moyenne : les voir apparaître en sortant du sol avec un bruitage qui fait penser à une foreuse est assez particulier.

Ceux-ci sont au cœur de l'intrigue puisqu'ils guérissent Ulysses Adair dans le pilote, ce dernier étant atteint d'un syndrome touchant bon nombre d'enfants ayant vécu toute leur vie dans des stations spatiales - la Terre étant en grande partie devenue inhabitable - et qui limite l'espérance de vie à environ huit ans.

C'est d'ailleurs ce qui avait poussé Devon à faire partir son expédition sans l'accord du gouvernement, dans l'espoir de sauver son fils d'une maladie non reconnue. Son souhait est donc exaucé, mais ce n'est pas sans conséquence : Ulysses devient malgré lui un lien entre les deux espèces.

Cela ne manque pas d'intéresser le Conseil, une éminence grise basée sur Terre qui souhaite contrôler la planète et qui est en contact avec Julia, le seul médecin embarqué à bord - celle-ci ayant subi une modification génétique pour que la raison l'emporte sur les sentiments. Comme les Terrians ne peuvent être éliminés puisque cela signifierait la mort de la planète, le garçon est d'une importance capitale pour cette organisation.

La menace est d'autant plus présente que son représentant est en orbite et presse régulièrement Julia pour obtenir leurs coordonnées. Or, le final révèle que Reilly n'est que la création d'un programme informatique appelé Eve, dont le but était d'amener l'équipage à l'équipe de chercheurs qui ont développé son code... Remettre en question les fondements d'une série peut s'avérer être une prise de risque intéressante, ici le téléspectateur peut avoir l'impression qu'on l'a fait tourner en bourrique.

Cela n'empêche pas de poser des questions d'ordre moral, comme la possibilité de faire de G889 une colonie pénale où envoyer des condamnés et de créer un être génétiquement modifié tel que le ZED pour les anéantir (ce qui pose d'ailleurs quelques problèmes pour les pionniers). Malheureusement, cela manque souvent de poids car les sujets ne sont pas toujours abordés de la meilleure des manières, la faite à une écriture qui n'est pas toujours rigoureuse.

De fait, de nombreuses idées intéressantes sont gâchées par des explications bancales au mieux, foireuses au pire. Pour s'en convaincre, il suffit de citer deux exemples en rapport avec la symbiose entre la planète et ses habitants.

Le premier concerne l'épisode Brave New Pacifica, où des failles spatio-temporelles sont découvertes : elles sont en fait liées à des araignées "positives" et "négatives" qui créent un champ magnétique... Dans Flower Child, l'une des personnages prend une éjection de pollen en plein visage, se retrouve enceinte, et aide la planète à "accoucher" du printemps.

Ce qui aurait pu être poétique sonne comme un prétexte pour reprendre la marche en avant, alors que l'équipage a été bloqué en un seul endroit pendant la moitié de la saison à cause de l'hiver.

Les personnages, quand à eux, sont caractérisés de manière assez sommaire : le capitaine féminin, milliardaire et mère célibataire, le mécano ronchon, méfiant et père célibataire (dans ce cas, le charisme de Clancy Brown suffit), le cyborg noir, la doctoresse blonde et génétiquement modifiée, le pilote latino, le couple de mariés...

Ce n'est pas forcément rédhibitoire, mais il n'y a de réel développement derrière. Les rares tentatives effectuées en ce sens ne sont pas vraiment concluantes (surtout quand elles concernent Yale, le cyborg : l'acteur joue terriblement mal que ça, à tel point que ça finit par en devenir gênant).

C'est d'autant plus navrant que la voix-off est systématiquement utilisée au début et à la fin de chaque épisode, en changeant régulièrement de narrateur pour offrir différents points de vue.

Or, au lieu de s'en servir pour explorer la psyché de chacun, les scénaristes utilisent très souvent le procédé pour raconter platement les évènements qui se déroulent sous nos yeux .

Rares sont les moments où cela débouche sur quelque chose de vraiment intéressant concernant le personnage. De plus, les tensions entre les protagonistes sont assez mal gérées, tout comme la fatigue psychologique engendrée par cette longue marche forcée, puis le campement dans un lieu confiné pendant tout l'hiver. Il y avait beaucoup de choses à faire à ce niveau-là, mais ce n'est que survolé.

C'est donc un bilan assez mitigé, pour une série qui souffre d'un mal récurrent dans le genre de la science-fiction : un potentiel et des idées intéressants, sans que l'écriture ne permette d'aller plus loin car les scénaristes s'éparpillent au lieu de s'attarder sur certains concepts qui en valent vraiment la peine.

Outre une diffusion plus que chaotique à l'origine, avec notamment l'épisode final placé en antépénultième position, c'est sans doute pour ces raisons que le public n'a pas suivi. Néanmoins, le tableau n'est pas non plus complètement noir : ça reste relativement agréable à suivre.

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Un film, un jour (ou presque) #651b : SEMAINE ST-VALENTIN - Romance d'Automne (2017), Cherche fiancé pour une semaine (2016) & L'Aventure à Deux (2017)

Publié le 17 Février 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Romance, Hallmark, Télévision, Pixl

Exclusivement, ce week-end, à l'occasion de la semaine de la Saint Valentin, un petit bonus : deux fournées supplémentaires de comédies romantiques en tous genres...

Romance d'Automne (Falling for Vermont - 2017) :

Après avoir décidé d'échapper au cirque médiatique qui l'entoure, Angela (Julie Gonzalo), écrivaine de romans jeunesse, part pour le Vermont en voiture, et subit un accident de voiture. Lorsqu'elle revient à elle, elle est amnésique, et devient l'invitée du Dr. Callan (Benjamin Ayres), un médecin veuf et séduisant...

En décembre 2016, Hallmark Movies & Mysteries diffusait A Christmas to Remember, une romance de Noël dans laquelle Jennifer Wade, présentatrice locale surbookée d'un show de cuisine, décidait soudain de partir en voiture se ressourcer dans le Colorado. Mais un accident de voiture plus tard, et là voilà amnésique, recueillie par un vétérinaire veuf (et ses enfants) dont elle s'éprend rapidement.

En septembre 2017, Hallmark diffusait donc ce Falling For Vermont, une romance automnale dans lequel Angela Young, auteure surbookée de romans à succès, décidait soudain de partir se ressourcer dans le Vermont. Mais un accident de voiture plus tard, et là voilà amnésique, recueillie par un médecin veuf (et ses enfants), dont elle s'éprend rapidement.

À part l'époque de l'année, et quelques menus détails, la seule différence entre les deux films : Mira Sorvino dans le rôle principal du premier, Julie Gonzalo dans celui du second. Ce qui se traduit, chez moi, par : je m'abstiens sur le téléfilm de Noël, et je regarde ce Falling For Vermont.

Malheureusement, malgré tous ses efforts, Gonzalo ne suffit pas à sauver ce métrage cousu de fil blanc et dérivatif, puisqu'elle n'a pas grande alchimie avec son partenaire (pas très charismatique ou attachant, à la base), ce qui tue plus ou moins dans l’œuf ce téléfilm.

Ajoutez à cela un script assez quelconque et plat (il ne se passe pas grand chose, tout simplement, et la sous-intrigue de la sœur de l'héroïne et de son agent qui tentent de la retrouver est insipide au possible), et une fillette assez moyenne dans son interprétation (cela dit, elle doit composer avec des dialogues assez laborieux, çà et là), et l'on se retrouve avec un téléfilm particulièrement dispensable et quelconque.

Et puis honnêtement, si l'on veut que ce genre de récit fonctionne à l'ère du web, il aurait mieux valu de ne pas faire de l'héroïne amnésique une figure publique mondialement connue par ses fans, au nombre desquels la fille du médecin qui connaît ses romans par cœur (mais ne semble pas reconnaître son auteur préféré qui fait trois tonnes de convention et passe à la tv,, comme par hasard), surtout alors que les personnages fréquentent plusieurs fois une librairie (ou était-ce une bibliothèque, je ne sais plus) bien achalandée et connectée au net.

2.5/6 - 0.5 pour toutes ces grosses ficelles agaçantes = 2/6

Cherche fiancé pour une semaine (Sisters of the Groom) :

Prête à tout pour aider l'entreprise de traiteur de sa soeur (Savannah Jade), Sarah (Malese Jow) doit impressionner William Quinn (Greg Evigan), un businessman et client potentiel. Pour cela, elle accepte de se faire passer pour la petite amie de Jason (Jeremy Sumpter), le fils de Quinn, à l'occasion d'une réunion familiale et d'un mariage...

Une distribution principale très sympathique (Jade & Jow, déjà ensemble dans Big Time Rush, mais aussi Sumpter et Evigan, même si le premier n'a pas du tout l'air investi dans son personnage), pour un téléfilm PixL ultra-générique et brouillon, avec une illustration musicale ratée, un rythme bancal, et qui a vraiment beaucoup trop de personnages secondaires insipides (tant dans l'écriture que dans le casting) et de sous-intrigues inutiles.

Vraiment rien d'autre à dire, si ce n'est que les têtes d'affiche méritaient mieux.

2/6

L'Aventure à Deux (All Of My Heart 2 : Inn Love) :

Plusieurs mois après leur rencontre, Brian (Brennan Elliott) et Jenny (Lacey Chabert) se préparent à l'ouverture de leur bed & breakfast, et commencent à songer à leur mariage. Mais après une tempête, le couple se retrouve financièrement dans le rouge : Brian décide alors de repartir un temps travailler à Wall Street, le temps de se renflouer, ce qui sied peu à Jenny, restée seule pour s'occuper de son auberge...

Une suite parmi les productions Hallmark, c'est assez rare dès que l'on sort des enquêtes policières, ou de certaines séries bien établies. Et pourtant, c'est le cas ici, avec une suite au All of My Heart de 2015, un téléfilm chroniqué en ces pages, et qui souffrait notamment d'un casting masculin affreusement terne (comme bon nombre de rom-coms Hallmark).

Tellement terne, en fait, que ce métrage ultra-routinier ne m'avait pas du tout convaincu, au point de ne même pas hériter de la moyenne, malgré la présence de la toujours sympathique Lacey Chabert, abonnée aux productions de la chaîne.

Ici, on reprend les mêmes, et... euh... en fait, non. on reprend la même distribution, certes, mais le cœur du premier film, son sujet principal - la demeure dont les deux héros héritaient - a complètement changé*, et avec elle, c'est la "tension dramatique" (bien grand mot, compte tenu du métrage et de son genre) du film qui s'est volatilisée. Fini la romance, place à quelque chose de plus insipide.

*pour la demeure, le script parle de rénovation, mais le spectateur n'est pas dupe, la demeure n'est plus la même, et niveau continuité, on se pose donc des questions. Idem au niveau des chèvres, pourtant l'un des points mémorables du premier film, des chèvres qui, elles aussi, ont été recastées pour paraître plus jeunes (^^). À se demander pourquoi ils ont pris la peine de faire une suite...

Plus sérieusement, même distribution & même scénariste = mêmes qualités et mêmes défauts de base que le premier téléfilm, notamment au niveau de l'écriture, qui ici, est en peu un peu plus forcée et caricaturale, que ce soit au niveau des réactions de Jenny (toujours impatiente, dramatique et impulsive, à se morfondre dès que son compagnon la délaisse plus de quelques jours pour aller gagner de l'argent), de l'écriture et de l'interprétation de Brian (Elliott surjoue pas mal, pour tenter de rendre crédible cette relation et ses problèmes capillotractés), ou des nombreuses romances entre les personnages secondaires (notamment Daniel Cudmore et une bloggeuse citadine arrogante, qui surjoue affreusement).

Bref, comme en plus le script reprend grosso modo les mêmes enjeux et thèmes que le premier (vivre en ville, c'est le mal, vivre à la campagne, c'est bien, blablabla, tout ça alors que l'action du film se déroule à une centaine de kilomètres en voiture de NYC), en encore moins subtil, Une Maison pour Deux 2 hérite de la même note, minorée d'un demi-point.

2/6 (s'il y avait eu plus de chèvres, ça aurait mérité une note plus indulgente)

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 113 - Stranger Things, saison 1 (2016)

Publié le 30 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Télévision, Review, Halloween, Fantastique, Horreur, Netflix

Halloween approche à grands pas, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Stranger Things, saison 1 (2016) :

En novembre 1983, le jeune Will Byers (Noah Schnapp), 12 ans, disparaît de la petite ville de Hawkins, dans l'Indiana. Joyce (Winona Ryder), sa mère, tente désespérément de le retrouver, tout comme Jim Hopper (David Harbour), le chef de la police locale. Mais c'est Dustin (Gaten Matarazzo), Mike (Finn Wolfhard) et Lucas (Caleb McLaughlin) trois amis de Will, qui ont le plus de succès dans leur enquête, puisqu'ils croisent le chemin d'Eleven (Millie Bobby Brown), une adolescente aux pouvoirs étranges, et qu'ils sont confrontés aux manigances d'une agence gouvernementale aux motivations sinistres, et à la menace d'une force surnaturelle particulièrement monstrueuse...

Régulièrement, le web et ses médias s'emballent pour une nouvelle série du câble américain, qui devient instantanément culte, quelle que soit son niveau qualitatif réel (et ses problèmes inévitables de format et de rythme, cf toutes les séries Marvel).

En parallèle, le web est désormais peuplé des enfants des années 80, qui érigent la nostalgie de leur enfance comme une valeur dominante (exactement ce dont les 'Member Berries de la dernière saison de South Park sont l'incarnation), et des enfants des générations suivantes, qui ne connaissent cette époque qu'au travers des films des années 80, et en ont une vision assez idéalisée et fantasmée.

Donc forcément, quand arrive Stranger Things, une mini-série Netflix se déroulant dans les années 80, et jouant massivement la carte du fanservice et de la nostalgie des films et romans fantastiques de cette époque, le show devient inévitablement "la meilleure série de l'année/de la décennie/du monde" !

*soupir*

Dans les faits, cependant, il en va autrement.

Car si Stranger Things s'avère une madeleine de Proust totalement comestible et même assez bien menée, formellement parlant, cette première saison est très loin d'être sans défaut, et peine un peu à exister au delà de son statut d'hommage-recyclage. Il n'y a en effet rien de vraiment original ou novateur dans ce gros mélange d'influences plus ou moins digérées, mais totalement assumées : ça reprend allègrement les schémas narratifs, les idées, les codes visuels et scénaristiques et autres archétypes d'innombrables oeuvres de genre, de Stephen King à Steven Spielberg, en passant par les Goonies ou, plus surprenant, Silent Hill et Under The Skin (on pense aussi très fort à Super 8, l'hommage bancal de JJ Abrams au cinéma Amblin). Le résultat, s'il brosse le spectateur dans le sens du poil en jouant à fond la carte du fanservice, manque malheureusement un peu de personnalité, puisqu'on passe son temps à se dire "tiens, ça, c'est inspiré de XXX, ou de YYY"

Un problème exacerbé par le format inhérent aux séries Netflix, toujours trop longues pour leur propre bien. Car si, sur le papier, les 8 épisodes de 50+ minutes de Stranger Things semblent un juste compromis entre les saisons trop longues des autres séries Netflix, et le format ultra-court de certains shows anglais, dans les faits, il ne fait que renforcer (de manière involontaire) la parenté de cette série avec les oeuvres de Stephen King : comme toutes les adaptations télévisées de ces dernières, Stranger Things raconte ainsi en 7-8 heures ce qui aurait pu être raconté en moitié moins de temps, de manière plus efficace et plus dynamique.

Cette série passe en effet énormément de temps à mettre en place des intrigues et des personnages secondaires qui, en fin de compte, n'ont qu'une fonction accessoire au récit, et finissent passés à la trappe plus ou moins rapidement. Du remplissage qui ne choque pas forcément sur le moment, mais qui, avec du recul, devient un peu voyant, et laisse énormément de temps au spectateur pour réfléchir un peu à l'intérêt de ce qu'il voit à l'écran.

Néanmoins, la série possède quelques points forts qui font son intérêt, au nombre desquels la reconstitution d'une époque plus ou moins fantasmée (ce n'est pas du 100% fidèle à la réalité, mais c'est homogène et crédible), son atmosphère très particulière (le score ambiant façon Tangerine Dream/Carpenter est plutôt sympathique, bien que pas forcément pertinent compte tenu du coeur du récit, qui singe plutôt les films Amblin) et sa distribution enfantine, très convaincante (Eleven est toute en retenue et en sensibilité, les autres enfants se débrouillent très bien, malgré des dialogues parfois pas assez réalistes et trop "écrits") ; comme ces enfants sont le coeur du récit, et le fil rouge de ces huit épisodes, c'est une grosse qualité de Stranger Things d'avoir su choisir des têtes d'affiche convaincantes, et qui donnent l'impression d'être vraiment amis (le petit Lucas excepté, qui passe son temps à s'opposer à ses potes et à protester, mais bon, c'est un problème d'écriture).

On ne peut pas en dire autant du reste des personnages, qu'ils soient adultes ou adolescents.

Les adolescents ne jouent pas forcément mal, mais n'ont au final qu'une importance minime dans cette saison, importance totalement disproportionnée par rapport au temps d'antenne qui leur est réservé ; au niveau des adultes, on est dans les traits très forcés - le shérif torturé (avec flashbacks lourds à la clef), le méchant très méchant, la mère hystérique et paniquée (épuisante Winona Ryder, qui ne semble plus avoir qu'un seul réglage de jeu : toujours à fond) - et en fin de compte, on ne s'attache à aucun de ces protagonistes. Ce qui pose forcément un petit problème, vu qu'ils composent facilement plus de la moitié du show.

Reste enfin l'approche technique. L'écriture est inégale, je l'ai mentionnée : elle manque de subtilité, elle manque de profondeur, les thématiques sont assez inexistantes, le dernier épisode donne lieu à une résolution prévisible, facile et frustrante, et le tout repose beaucoup trop sur son aspect fanservice pour convaincre totalement ; la réalisation, cependant, et les visuels utilisés durant ces huit heures sont très réussis. Il y a ainsi une certaine économie de moyens et d'effets lorsque le script l'exige, qui évite les débordements, et les effets numériques sont limités à quelques scènes, ainsi qu'au monstre de service, pas très inspiré, mais qui passe encore relativement bien à l'écran.

Au final, cette saison 1 a clairement été survendue par les critiques et le web, envoûtés, comme à leur habitude, par la carte de la nostalgie abattue par le programme ; mais Stranger Things n'est pas pour autant un échec.

Et cela, non seulement la série le doit à ses jeunes héros sympathiques, mais aussi et surtout à quelque chose de plus en plus rare aujourd'hui : une sincérité absolue dans ses efforts, une affection très claire pour ses personnages, pour leur univers, et pour toutes les références utilisées, et une absence totale du détachement cynique actuel qui a tendance à accompagner ce genre de nostalgie.

Stranger Things a beau être ultra-maladroit et dérivatif, mais au moins c'est sincère.

3.75/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 38 - Anthologies UK 70s (4/5) - Frissons d'Outre-Tombe (1974) & Les Contes aux Limites de la Folie (1973)

Publié le 12 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, UK, Amicus, Anthologie, Fantastique, Thriller

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre... ​​​​​​

Frissons d'Outre-Tombe (From Beyond The Grave - 1974) :

Ultime anthologie Amicus, basée sur des nouvelles de R. Chetwynd-Hayes, et globalement mieux produite que certaines des anthologies précédentes, même si elle reprend à nouveau une version de Dies Irae en guise de générique.

# Quatre clients (David Warner, Ian Bannen, Ian Carmichael & Ian Ogilvy) visitent la boutique d'antiquités Temptations Limited, et ils repartent chacun avec des objets, achetés ou volés au propriétaire (Peter Cushing)... en parallèle, un petit criminel (Ben Howard) semble bien décidé à mettre la main sur la caisse de la boutique.

Probablement le fil rouge le plus structuré et intéressant de toutes les anthologies Amicus, avec une raison d'être qui fait sens, et une conclusion attendue, mais pas désagréable. 3.5/6

# Edward Charlton (David Warner) repart de la boutique en ayant acheté un miroir antique pour une bouchée de pain, malgré sa valeur réelle conséquente. Avec un groupe d'amis, Charlton décide alors de faire une séance de spiritisme devant le miroir ; mais suite à cette séance, une entité (Marcel Steiner) vivant dans le miroir semble prendre possession de Charlton, et l'obliger périodiquement à lui donner un quota de sang...

Un segment un peu décevant, malgré sa tension très intéressante, et son interprétation convaincante. Décevant, car il y avait là le potentiel de quelque chose de nettement plus glaçant, alors qu'avec le rythme du métrage, ses passages typiquement 70s (le night-club, le fait que tout le monde semble passionné par le spiritisme), son abondance de coupes abruptes débouchant sur un réveil en sursaut ou sur les précurseurs du jump scare, et sa conclusion prévisible, le tout finit par n'être que vaguement sympathique, sans plus. Mais bien interprété. 3.75/6

# Employé de bureau humilié et méprisé par son épouse (Diana Dors), Christopher Lowe (Ian Bannen) sympathise avec Jim (Donald Pleasance), un vendeur de rue supposément ancien militaire. Pour l'impressionner, Christopher dérobe une médaille dans la boutique d'antiquités, et est alors invité par Jim à rencontrer sa fille (Angela Pleasence), dont il s'entiche rapidement...

Un segment de plus de 25 minutes, pas particulièrement intéressant, clair, ou inquiétant, et qui consiste en énormément de mise en place plate et insipide, pour une conclusion médiocre. Beaucoup de critiques considèrent que c'est le meilleur segment du lot, je me suis royalement ennuyé. 1.5/6

# Après avoir réussi à changer le prix d'une antiquité, Reggie (Ian Carmichael) est abordé, dans le train, par Madame Orloff (Margaret Leighton), une femme excentrique lui affirmant qu'il est contaminé par un Élémentaire, une créature maléfique et invisible attachée à son épaule. De retour chez lui, il découvre alors que la menace est bien réelle, et qu'elle menace la vie de sa femme Susan (Nyree Dawn Porter)...

De la comédie fantastique gentiment surjouée par Margaret Leighton, notamment dans l'exorcisme totalement déjanté. Amusant, mais la chute plus sombre manque néanmoins de punch. 3.5/6

# Auteur au budget limité, William Seaton (Ian Ogilvy) achète une porte sculptée dans la boutique, mais repart en reprenant apparemment une partie de son argent. Une fois installée chez lui, il découvre alors que le seuil donne sur une immense chambre gothique, et que la porte, qui s'ouvre seule, appartenait autrefois à un occultiste, Sir Michael Sinclair (Jack Watson)...

Un segment très joliment produit, visuellement parlant, et à l'ambiance gothique très sympathique, à défaut d'être très pesante ou menaçante. Un peu trop similaire, dans l'esprit, au premier segment, mais la fin heureuse, cependant, est assez surprenante, et justifiée par le récit. 4/6

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Une anthologie qui, si elle n'avait pas inclus le second segment, aurait très bien fonctionné, malgré son humour un peu trop présent. Là, en l'occurrence, entre le fil conducteur un peu plus travaillé que d'habitude, la production moins fauchée, et des segments plus développés, le métrage finit par se classer parmi les anthologies estampillées Amicus que j'ai préférées.

3.25/6

Les Contes aux Limites de la Folie (Tales That Witness Madness) :

Une anthologie anglaise produite par World Films Services, et qui n'est pas conséquent pas exactement une anthologie Amicus, même si elle est bien souvent assimilée à ces dernières, car produite à la même époque, et qu'elle en possède l'un des réalisateurs habituels, le format, et certains des acteurs récurrents.

# Le Dr. Tremayne (Donald Pleasence), psychiatre dans un asile ultra-moderne, accueille son collègue, le Dr. Nicholas, pour lui présenter quatre cas improbables qu'il aurait réussi à guérir...

Un fil conducteur assez quelconque, entre sa post-synchronisation assez médiocre, son environnement médical typiquement années 70, ultra-moderne et aseptisé, et son générique d'ouverture façon générique de James Bond. La chute, elle est assez prévisible, mais elle a au moins le mérite d'être logique. 2.5/6

# Paul (Russell Lewis) est le fils timide d'un couple se disputant constamment (Donald Houston & Georgia Brown). Pour faire face à cette vie de famille difficile, il s'est trouvé un ami imaginaire... un tigre peut-être pas si invisible que ça.

Alors, là, tout de suite, ça commence très mal, puisque le segment repose totalement sur l'interprétation des parents (gueulards et surjoués) et sur celle de l'enfant (mauvais, et débitant trop vite son texte). Ça ne marche pas du tout, les parents sont hystériques, l'enfant peu convaincant, et le rebondissement final, prévisible, est fauché au possible, avec sa fausse tête de tigre empaillée et ses gros plans cache-misère mâtinés de stock-shots animaliers. 1/6 pour la petite mélodie.

# Timothy (Peter McEnery) et sa compagne (Suzy Kendall), antiquaires, héritent d'un vieux portrait de l'Oncle Albert (Frank Forsyth), ainsi que d'un vélo lui ayant appartenu. Bien vite, il apparaît que l'Oncle Albert est capable de forcer Timothy à monter sur le vélo, et que celui-ci renvoie l'antiquaire dans le passé, dans la peau d'Albert.

Un autre ratage intégral, sans la moindre subtilité, et qui vire plus à la comédie involontaire avec ses innombrables gros plans de coupe sur le portrait et toutes ses expressions, ou encore quand McEnery surjoue les scènes où il est attiré sur le vélo par une force invisible. Et puis ce grand final, j'en ris encore. 1/6 pour la reconstitution historique.

# Brian (Michael Jayston) rentre un jour dans son immense demeure avec un vieil arbre mort aux formes étrangement évocatrices, et malgré les attentions de son épouse Bella (Joan Collins), il commence à être de plus en plus fasciné par ce tronc d'arbre...

Et on continue dans le ratage, avec un arbre jaloux interprété par un(e) figurant(e) dans un costume en latex, qui joue l'arbre de manière bancale et caricaturale (ses déplacements sont hilarants), et un récit mal construit, avec des transitions bancales, et une scène de cauchemar/viol par arbre totalement ratée et involontairement comique, pour cause de musique percussive improbable. 1/6 pour la nudité gratuite et pour Collins qui semble s'amuser.

# Auriol Pageant (Kim Novak), agent littéraire, a jeté son dévolu sur Kimo (Michael Petrovich), un auteur étrange. Mais Kimo, lui, est plus intéressé par Ginny (Mary Tam), la fille adolescente d'Auriol... car il doit trouver au plus vite une vierge à sacrifier à l'un de ses dieux hawaïens ancestraux.

Et voilà, c'est le plantage total. Kim Novak surjoue affreusement (comme tout le monde, en fait), l'histoire est bancale, Petrovich a un charisme de poulpe mort (et paraît aussi hawaïen que moi), et Mary Tamm ressemble à un camion volé : rien à sauver, là-dedans. 1/6 pour la fin qui, dans l'esprit, est appropriée au genre.

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Voilà voilà, un splendide plantage, de bout en bout : c'est bancal, jamais drôle, jamais vraiment macabre, jamais tendu ou angoissant, c'est très mal écrit (en même temps, ça a été écrit par une actrice : n'est pas scénariste qui veut), l'interprétation est vraiment TRÈS inégale, et au niveau de la production, c'est tellement médiocre que ça tombe toujours systématiquement à plat. Un joli gâchis.

1.25/6

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Les bilans de Lurdo : Unbreakable Kimmy Schmidt, saison 3 (2017)

Publié le 9 Juillet 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Comédie, Sitcom, Netflix

Après une première saison très attachante, et une seconde saison plus sérieuse, et en demi-teinte (dont j'avais brièvement fait des critiques éclair ici et ), je passe à la troisième saison des mésaventures de Kimmy Schmidt, récemment diffusées sur Netflix.

Unbreakable Kimmy Schmidt - saison 3 :

Cette année, Kimmy Schmidt et ses compères ont décidé de grandir, d'évoluer, et de trouver une direction à leur vie. Plus facile à dire qu'à faire pour tous ces personnages plus improbables que jamais...

 

3x01 - Le Révérend veut forcer Kimmy à divorcer, mais elle hésite, et Titus passe une audition pour Rue Sésame, avant de retrouver son petit ami.

Pas exceptionnelle, cette reprise : il y a un étrange manque de rythme dans le montage de certaines scènes, et tout ce qui a trait à Lillian et à Fred Armisen ne fonctionne pas vraiment, que ce soit dans l'interprétation ou dans l'écriture. À part ça, Kimmy reste adorable (d'autant plus avec sa coupe de cheveux courte), et quelques répliques font vraiment mouche, mais dans l'ensemble, le tout s'avère assez inégal.

 

3x02 - Titus se prend pour Beyonce et parodie Lemonade, Kimmy visite des facs, et Lillian et Jacqueline tentent de se faire élire au conseil municipal.

Alors je sais que Lemonade est devenu une institution et un incontournable aux USA, mais moi, je n'ai que faire de Beyonce, je n'ai jamais vu le clip/la vidéo, et donc, la parodie est totalement tombée à plat en ce qui me concerne. Le reste, classique et peu mémorable, d'autant plus que le tout est paradoxalement assez daté (entre les références à Lemonade, le "lock her up", la mention des "deplorables", on sent que Tina Fey a écrit l'épisode mi-2016), qu'il y a des vannes prévisibles, et que la sous-intrigue des élections municipales est assez quelconque.

 

3x03 - Jacqueline et Russ tentent de convaincre le père de Russ de rebaptiser les Redskins par le biais de tout un stratagème improbable ; Kimmy reçoit la visite de la fiancée (Laura Linney) du Révérend qui veut l'amener à signer les papiers de divorce.

À nouveau un peu mitigé : les "Redskins", ça date aussi pas mal l'épisode, la manière peu cavalière dont la série évacue David Cross est assez décevante, et l'intrigue est moyenne ; du côté de Kimmy, c'est ponctuellement amusant, mais dans l'ensemble, l'épisode est assez plat.

 

3x04 - Kimmy accepte de petits jobs pour payer la Fac ; Titus devient le choriste de Judah Friedlander, conspirationniste reclus mais qui paie bien.

Pas désagréable du tout, cet épisode : mis à part le retour de Xan, insipide, les petits jobs de Kimmy étaient drôles, et tout ce qui avait trait aux chansons de Titus & du conspirationniste fonctionnait bien, malgré une chute très prévisible.

3x05 - Kimmy réquisitionnée par le FBI pour convaincre Gretchen de ne pas se faire sauter avec sa secte d'adolescents glandeurs ; Jacqueline fait de la cuisine avec un fantôme ; Lillian aide Titus, atteint de scorbut. 

Un épisode assez équilibré, rythmé et drôle, malgré un féminisme assez pataud chez Kimmy/Gretchen ; avec en prime un crossover avec Orange is the new Black. 

 

3x06 - Kimmy découvre sa première fête universitaire, et y retrouve Perry (Daveed Diggs) ; Jacqueline, Titus et Lillian tentent de tromper le frère de Russ (Josh Charles).

Épisode longuet, qui manque de punch et de subtilité, avec une caricature pataude et facile des millennials et des universités libérales. Le seul truc qui fonctionne vraiment, dans tout ça, c'est la relation de Kimmy et de Perry, et encore, on a droit à un obstacle gentiment artificiel inséré par les scénaristes pour rendre cette relation impossible.

 

3x07 - Kimmy découvre les fake news devant une alerte météo, et Titus comprend qu'il n'est pas un mec bien lorsqu'il découvre qu'il est devenu, à son insu, le méchant d'une publicité pour un médicament.

Mwé. La romance de Lillian et d'Artie n'est pas désagréable, bien que l'interprétation de Carol Kane soit toujours assez agaçante, mais le reste m'a paru plutôt laborieux et mollasson. 

 

3x08 - Cloîtrés dans l'appartement pour cause de tempête, Titus raconte enfin ce qui s'est passé durant sa croisière à Kimmy & co : il a dévoré Dionne Warwick (Maya Rudolph).

Avec une Maya Rudolph en pilotage automatique dans la peau de Dionne Warwick, pour un résultat relativement mitigé : trop de Rudolph en roue libre, trop de Titus manipulateur et mesquin, pas assez de Kimmy, une réconciliation finale précipitée, mais quelques scènes et gags très efficaces. J'attendais mieux de Tina Fey.

3x09 - Kimmy s'intéresse à la religion, et accompagne Titus à l'église, où ce dernier rencontre une grand-mère médisante, et le directeur du choeur ; Jacqueline relooke Lillian.

Pas désagréable, malgré une résolution globale un peu attendue, et précipitée, ainsi qu'une Anna Camp affreusement sous-exploitée.

 

3x10 - Titus et Kimmy tentent de tromper le propriétaire d'une station service (Ray Liotta), pour accéder gratuitement à ses toilettes ; Jacqueline tente de faire chanter les propriétaires des Redskins avec sa vidéo volée.

Pas aimé du tout, celui-là : très forcé, surjoué et épuisant du côté de T&K ; d'ailleurs, ça aurait très bien pu se dérouler en saison 1 ou 2 sans problème, il n'y a pas la moindre continuité avec le reste, et les études de Kimmy (notamment sa bourse pour aviron) ne sont quasiment pas prises en compte.

 

3x11 - Une des enseignantes (Rachel Dracht) de Kimmy & Perry les invite à un dîner de cons, Kimmy découvre le web, et Titus part dans un délire sur le prénom de la fille de son nouveau compagnon.

Rachel Dracht, un peu comme Maya Rudolph, n'est là que pour faire son numéro, et n'est pas particulièrement convaincante ; de manière générale, un épisode parfois longuet, notamment pour Jacqueline qui se fait la main sur Mimi, et récupère un séducteur en lieu et place de David Cross ; la résolution de la sous-intrigue du rap philosophique était assez sympathique, cela dit.

 

3x12 - Kimmy apprend la philosophie, et hésite à apparaître dans le show de Xan ; Jacqueline découvre que Russ n'a pas changé que physiquement ; Lillian découvre les mystères de la technologie avec Artie.

Un Titus pas très présent, une conclusion évidente et prévisible pour Jacqueline/Russ (Jacqueline a changé, ça fait plaisir), et Artie/Lillian restent touchants, eux aussi.

3-13 - Titus gagne de l'argent grâce à sa chanson, et Jacqueline le prend sous son aile pour impressionner Mikey ; Lillian et Artie se séparent ; Kimmy est renvoyée de l'université, et décide de se fier à son test d'orientation pour trouver une carrière.

Un final mi-figue mi-raisin : le tout semble vraiment précipité, notamment dans la manière dont Kimmie est renvoyée/se reconvertit/se fait à nouveau virer à cause du Révérend/trouve une carrière-miracle bien pratique, une sorte de deux ex machina qui sort de nulle part. On regrettera aussi la disparition totale de Perry, mais on saluera le caméo de Jim Gaffigan, amusant, la prise de conscience de Kimmy, et le clin d'oeil à Retour vers le Futur, gratuit et superflu, mais pas forcément désagréable.

 

Bilan :

Une saison manquant étrangement de liant et de direction : si les thématiques initiales étaient intéressantes, et si certains des personnages ont effectivement évolué dans des directions originales, dans l'ensemble, le nombre de pistes abandonnées en cours de route est assez frustrant. Outre le couple Artie/Lillian, on peut aussi citer la fiancée du Révérend, qui disparaît, David Cross et Fred Armisen, qui font de même, la relation de Perry et de Kimmie, qui ne débouche sur rien, le divorce de Kimmy, les études de Kimmy, etc.

Autant d'idées délaissées (peut-être par la force des choses - Ellie Kemper était enceinte) qui, ajoutées à des guests pas toujours très pertinents, à des références qui datent un peu trop le récit, à un manque d'homogénéité, de structure, et à une présence de plus en plus envahissante de Titus, peuvent frustrer : par moment, on a l'impression de regarder Unbearable Titus Andromedon, tant il vole la vedette à tout le monde, et tant les scénaristes semblent parfois se dire que laisser Tituss Burgess improviser suffit à créer l'hilarité.

Dans l'absolu, pourquoi pas, si le personnage évolue... je ne suis cependant pas convaincu que cela va vraiment se produire au final.

Tout comme je ne suis pas vraiment convaincu par ce que laisse deviner la prochaine saison : Kimmy Schmidt entourée de millennials privilégiés dans une start-up, ça risque d'amener Tina Fey et ses scénaristes à ressortir tous les gros clichés et leurs préjugés sur cette génération, ce qui n'augure pas forcément de quelque chose de très frais et original.

Mais bon, nous verrons bien. Dans l'intervalle, je placerai probablement cette troisième saison au même niveau que la seconde : sympathique, sans plus, et je persiste à penser qu'il y a un problème de format inhérent au passage de la saison 1, conçue pour NBC, à la saison 2, pour Netflix : le show est désormais trop à son aise, ses épisodes dépassent la demi-heure, et ils y perdent en énergie et en concision.

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 7 (4/7)

Publié le 27 Août 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Télévision, Les bilans de Lurdo, Science-Fiction, Star Trek

J'arrive à la moitié de cette ultime saison, et l'impression de liquidation des stocks se confirme : les scénaristes se font plaisir, réutilisent (pour le meilleur et pour le pire) toutes les idées qu'ils ont encore sous le coude, ainsi que tous les personnages et concepts qu'ils adorent, et ça donne une saison 7 un peu plus décomplexée et dense que d'habitude, ce qui n'est pas forcément un mal...

 

Star Trek Voyager, saison 7

 

- 7x13 - Repentance : Le Voyager vient en aide à l'équipage d'un navire en perdition, et se retrouve à accueillir à bord ses officiers, ainsi que les prisonniers de ces derniers, condamnés à mort. Mais alors que les officiers de Starfleet s'indignent, le sort d'un condamné change brutalement suite à une intervention médicale...

Si l'on doutait encore du fait que les scénaristes aient décidé de se lâcher pour cette dernière saison, on trouve ici l'illustration parfaite de cette théorie : après l'épisode centré sur la couverture maladie et les soins médicaux à deux vitesses, en début de saison, voici "un épisode très spécial contre la peine de mort", avec en prime toute une sous-intrigue sur le profilage racial qui rate totalement sa cible (Neelix s'indigne du profilage racial subi par un condamné à mort... mais le prisonnier en question le trahit, et prouve tous les stéréotypes à son sujet, oups), tout un propos joliment maladroit sur la nature du mal et des comportements violents (Jeff Kober, par ailleurs excellent, ne s'avère être un assassin multi-récidiviste violent et psychopathe... qu'à cause d'un problème touchant son cerveau, problème que le Doc répare par erreur), et une brève mise en parallèle pas très aboutie des remords de Kober avec ceux de Seven.

Bref, les intentions sont clairement sincères, la charge est assumée et très claire, mais tout ça manque affreusement de subtilité, et sombre régulièrement dans la prêche moralisatrice assez fatigante.

(cela dit, ce genre d'épisodes pas du tout subtils, comme celui-ci ou celui sur la couverture maladie universelle, ça permet vraiment de s'apercevoir, en relisant les forums de fans, que les spectateurs de Star Trek ne forment vraiment pas un tout homogène à tendance libérale, comme on aime les décrire. Non, non, il y a bien de tout dans la fanbase, y compris des personnes aux philosophies et aux opinions politiques radicalement incompatibles avec ce que Trek présente à l'écran. Comme quoi, certaines personnes n'ont pas peur des paradoxes...)

 

- 7x14 - Prophecy : Le Voyager est attaqué par l'équipage d'un vaisseau klingon dont l'équipage est parti il y a très longtemps du Quadrant Alpha, à la recherche de l'élu qui les sauvera et les mènera jusqu'à la terre promise ; ils finissent par arrêter leur choix sur la future fille de B'elanna & Tom, mais tous les Klingons ne partagent pas le même avis...

Une sorte de gros gloubi-boulga mélangeant un paquet d'idées inabouties, combinées dans un seul et même épisode, histoire de profiter de tous les costumes de Klingons libérés par la fin de Deep Space Nine.

En vrac, dans cet épisode particulièrement décousu, on a donc : des Klingons religieux à la recherche d'un élu ; une prophétie vague et creuse ; des Klingons qui s'installent sur le Voyager ; Kim qui est traqué par une Klingonne très entreprenante ; Neelix et Tuvok qui partagent des quartiers faute de place ; Neelix qui couche avec la Klingonne de Kim ; tout un discours sur la religion, son hypocrisie, et la subjectivité totale de ses interprétations par des prêtres/politiciens ; du racisme Klingons/Humains ; un virus inconnu qui contamine tous les Klingons, y compris B'el et le bébé ; un duel entre Paris et un Klingon ; une fusillade générale ; et une guérison miraculeuse pour tout boucler.

Bref, c'est bordélique (six scénaristes ont été nécessaires pour écrire tout ça, donc ce n'est pas forcément étonnant), et ça ressemble une nouvelle fois à un mélange d'idées qui traînaient sur un tableau, quelque part dans la salle des scénaristes, et qu'il fallait liquider avant la fin de la série.

Dommage, parce que certaines de ces idées, prises séparément ou développées sur plusieurs épisodes, avaient le potentiel de donner quelque chose de plus solide, et parce que ponctuellement, ça fonctionne (par contre, le meneur pacifiste des Klingons était un peu trop inégal à mon goût).

 

- 7x15 - The Void : Pris au piège dans un vide stellaire en compagnie de dizaines d'autres vaisseaux aux ressources de plus en plus faibles, le Voyager doit réussir à survivre assez longtemps pour trouver un moyen de sortir de là...

Pas désagréable, avec des scènes et des idées intéressantes, çà et là, et mettant clairement en avant (sans grande subtilité) les valeurs de coopération, d'optimisme, de pacifisme et d'unité (opposées à l'individualisme des autres équipages présentés ici) sur lesquelles Star Trek est fondé, mais difficile de ne pas voir là une sorte de microcosme de la série, ou du moins, de ce qu'elle aurait dû être si les scénaristes avaient correctement fait leur boulot depuis le début : le vaisseau fédéral, seul contre tous, privé de ressources, endommagé, contraint de faire des alliances et de tenter de préserver les idéaux de la Fédération, tout en survivant dans un milieu hostile et inconnu.

Il y avait clairement là de quoi tenir plusieurs épisodes, voire plusieurs saisons, rien qu'avec ce postulat et ces limites, plutôt que de condenser tout ça en 45 minutes, à 10 épisodes de la fin de la série. Dommage.

 

- 7x16-17 - Workforce : Lorsque Neelix et Kim reviennent de mission, ils trouvent le Voyager désert, hormis l'Holo-doc : le vaisseau a été attaqué, et tout son personnel a disparu. Désormais victime d'un lavage de cerveau, l'équipage du Voyager est exploité sur une planète ouvrière en tant que main d'oeuvre bon marché, et les officiers se sont tous habitués à leur nouvelle vie...

Bof. Je n'ai pas grand chose à dire de plus, en fait : un épisode en deux parties qui utilise un postulat de départ déjà vu (vaisseau attaqué, équipage disparu sauf deux ou trois personnes) pour aborder (vaguement et métaphoriquement) le formatage subi par les travailleurs, l'esclavagisme, l'opposition bien-être collectif/bien-être individuel, etc.

Et cet épisode est particulièrement apprécié par les fans de la série pour ces thématiques, et peut-être aussi parce que les scénaristes, une nouvelle fois, se font plaisir, en donnant une relation amoureuse à Janeway, et en ramenant le mode ECH de l'Holodoc, qui s'avère très efficace en plein combat.

Mais franchement, un double épisode était inutile. Les mêmes notions, les mêmes rebondissements auraient pu être traités en 45 minutes, en se concentrant sur un peu moins de personnages, et ça aurait été nettement plus efficace, sans se traîner autant.

Pas particulièrement convaincu, pour ma part (en même temps, la romance impossible de Janeway m'a totalement laissé indifférent, tout comme sa déclaration finale, à la limite du voeu de chasteté).

 

À suivre...

(épisodes 7x01-04 ; 7x05-08 ; 7x09-12)

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 4 (suite - 5)

Publié le 27 Mars 2016 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Télévision, Critiques éclair, Review, Science-Fiction, Star Trek

Je continue mes mini-reviews de l'intégrale de Star Trek Voyager, une intégrale commencée il y a bien longtemps, et une saison 4 qui continue tranquillement son chemin, plus rythmée et dynamique qu'auparavant !

4x16 - Prey :

Un épisode bien noté et apprécié par les fans (et il est vrai que formellement, c'est assez bien mené), mais qui personnellement me file des boutons, tant il est symptomatique du syndrome "Janeway est une hypocrite écrite sans la moindre constance et homogénéité, et dont le code moral à géométrie variable ne devrait clairement pas être présenté par les scénaristes comme un exemple à suivre".

Ici, donc, on a Voyager qui trouve une épave hirogen, avec à son bord un chasseur blessé (Tony Todd, excellent), qui poursuivait un membre de l'espère 8472. Lequel est lui-aussi blessé, s'introduit dans le Voyager, tue quelques membres d'équipage, et finit par être arrêté. En cellule, le 8472 joue la carte du "je suis tout seul, je suis perdu, ils sont maychants avec moi, aidez-moi à rentrer chez moi sivouplé", pendant que d'autres Hirogens arrivent, et menacent de détruire le Voyager si on le leur rend pas leur collègue et leur proie. Janeway est contre, Seven est pour, paf, débat idéologique.

Sauf que bon, la position manichéenne de Janeway (qui veut rouvrir un portail vers la dimension des 8472 afin de renvoyer le captif chez lui, et qui est prête à mettre la vie de son équipage en danger pour cela) est intenable, et n'a pas grand sens compte tenu des décisions passées du capitaine, notamment lors de l'invasion des 8472. Et pourtant, ça ne l'empêche pas de faire une grande leçon de morale et d'humanité à Seven, et de la punir en fin de compte parce que la Borg n'est pas d'accord avec elle, a fait preuve d'individualité, et a préféré sauver le vaisseau plutôt que de le sacrifier pour le 8472 (gros bug de scénario, d'ailleurs, à ce moment là, puisque Seven of Nine téléporte l'Hirogen et le 8472 depuis le Voyager jusqu'à un autre vaisseau, alors qu'ils sont tous les deux en pleine bataille, boucliers levés ; m'enfin c'est du Braga, on a l'habitude des trous de scénario et des grosses ficelles un peu trop faciles).

Joli moment d'hypocrisie, donc, que Seven souligne en partie, et qui aurait certainement provoqué une mutinerie à bord d'un autre vaisseau de la flotte, ou si les scénaristes étaient consistants :

"Janeway à l'équipage : vous vous souvenez de cette race que nous avons partiellement exterminée, après qu'elle ait envahi notre espace pour nous détruire tous en représailles d'une tentative d'assimilation par les Borgs ? Et bien nous avons un représentant de cette espèce à bord, il vient de tuer quatre d'entre nous, et il est poursuivi par les Hirogens. Mais parce que j'aime beaucoup avoir l'ascendant moral sur le reste du monde, pour lui faire la leçon, et parce que la chasse, ce n'est pas bien, c'est cruel et c'est barbare, nous allons tenter de rouvrir un portail dimensionnel jusqu'à la dimension d'origine du 8472, pour y déposer ce dernier, et ce tout en subissant le feu nourri des Hirogens, qui se demandent pourquoi on intervient dans leur mode de vie et dans leurs conflits personnels, et qui vont probablement réussir à nous détruire dans quelques minutes. Ah, et le 8472 est en train de se régénerer, et va probablement tenter de quitter sa cellule et de nous tuer dès qu'il ira mieux, mais on s'en moque, la chasse, c'est mal, et moi, je suis la personne la plus sage du vaisseau."

(une saison ou deux plus tôt, c'était cette même Janeway qui affirmait "ma première responsabilité, avant même la Prime Directive, c'est la survie de mon équipage, qui doit passer avant tout le reste". LOL)

(et je n'ai même pas mentionné le fait que tout l'épisode aurait pu être 100 fois meilleur et plus intéressant si l'identité de la proie n'avait pas été révélée dès la première scène de l'épisode ; on aurait eu Voyager découvrant une épave hirogen, et son prisonnier ; ce prisonnier expliquant sa chasse, et que sa proie dangereuse est probablement à bord de Voyager ; les autres Hirogens qui débarquent, menaçant le Voyager, et Janeway qui, instinctivement, prend la défense de la proie, par principe ; Janeway & l'équipage qui découvrent alors que la proie est 8472 : zou, choc, surprise, débat idéologique, conflit, suspense, etc, de manière bien plus agréable du point de vue du spectateur. M'enfin bon...)

 

4x17 - Retrospect :

Un épisode cosigné Bryan Fuller, et qui repose principalement sur l'interprétation excellente de Jeri Ryan, de Picardo et sur celle de la guest star de la semaine, Michael Horton. Ici, on a droit à Seven qui souffre de stress post-traumatique, et l'Holo-Doc qui utilise des techniques d'hypnose douteuses sur la Borg pour débloquer des souvenirs refoulés : elle a été victime d'un "viol" technologique pratiqué par un marchand d'armes paranoïaque avec lequel Voyager fait actuellement affaire... sauf qu'en fait non, ces souvenirs n'étaient que des souvenirs imaginaires, et ça débouche sur la mort de l'accusé dans une explosion.

Et c'est là que c'est problématique, en fait, puisque le script est un peu maladroit et confus : il semble sous-entendre que le marchand est innocent, et que Seven a tout imaginé, mais en parallèle, ce point n'est jamais vraiment confirmé, et la réaction exagérée de l'accusé peut laisser la porte ouverte à une culpabilité réelle tout simplement invérifiable. Et donc, sur cette base assez floue et insatisfaisante, le script conclut en bottant en touche, sans la moindre conséquence pour l'équipage du Voyager, ou pour l'Holodoc, plus ou moins directement (et agressivement) responsable de la mort d'un homme innocent ; contrairement à Seven dans l'épisode précédent, le Doc n'a droit qu'à un "pas grave, doc, tout le monde peut se tromper" de la part de Janeway, après qu'il ait fait son mea culpa. Seven, par contre, a droit à un regard noir et furieux de la part du Capitaine, on se demande pourquoi. Mwé.

 

4x18-19 - The Killing Game :

Arf, ce double épisode :rolleyes:. Sur papier, pourtant, ce n'est pas forcément désagréable, c'est simplement un peu idiot : les Hirogens ont capturé le Voyager, et l'ont transformé en holodeck géant, pour y enfermer l'équipage lobotomisé dans (entre autres) une simulation de la France occupée par les Nazis, dans laquelle Janeway est la tenancière d'un cabaret et meneuse de la résistance locale. Un épisode spécial holodeck assez typique, malheureusement écrit par le duo infernal Braga/Menosky, ce qui veut dire qu'ils ont eu l'idée "Nazis vs Klingons", et qu'ils ont construit un double épisode plein de trous, de choix narratifs abusifs et de rebondissements improbables autour de ça.

Alors oui, les acteurs s'amusent, Jeri Ryan pousse la chansonnette, Kim est enfin utile, et c'est assez bien produit (bien qu'un peu cheap et cliché par moments), mais 90 minutes, c'est beaucoup beaucoup trop long pour ce que ça raconte, et ça laisse beaucoup trop de temps et de place au spectateur pour remarquer les problèmes du scénario et pour s'ennuyer, notamment à cause des scènes d'action répétitives de la seconde moitié.

Et puis bon, on ne peut pas dire que les Hirogens aient été gâtés par les scénaristes, que ce soit esthétiquement - ils perdent beaucoup de leur superbe une fois débarrassés de leurs armures, et engoncés dans des uniformes nazis mal taillés - ou conceptuellement - cinq épisodes et puis s'en vont.

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