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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Résultat pour ""the good place""

Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2021 - Fais-moi peur ! La Malédiction des Ombres (2021)

Publié le 16 Octobre 2021 par Lurdo dans Canada, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Jeunesse, Les bilans de Lurdo, Oktorrorfest, Review, Romance, Télévision, USA, Nickelodeon

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, durant tout le mois d'octobre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

Fais-moi peur ! La Malédiction des Ombres (Are you Afraid of the Dark ? Curse of Shadows - 2021) :

Lorsque Connor (Parker Queenan), le leader de la Société de Minuit de Shadow Bay, disparaît subitement du jour au lendemain, ses amis Luke (Bryce Gheisar), passionné de cinéma d'horreur, Hanna (Beatrice Kitsos), Gabby (Malia Baker), et Jai (Arjun Athalie), s'inquiètent. Rapidement, avec l'aide de Sardo (Ryan Beil), le propriétaire du magasin de magie de la ville, ils découvrent que Connor enquêtait sur le Shadow Man, un croque-mitaine surnaturel qui hante supposément les bois entourant un vieux phare local désaffecté...

En 2019, Nickelodeon a tenté de relancer la série des Fais-moi peur !, par le biais d'une mini-série confiée au scénariste de La filature et de Happily : trois épisodes de 45 minutes qui avaient, pour parti pris, de transposer le surnaturel et la hantise des histoires anthologiques de Fais-moi peur au monde réel, en faisant de la Société de Minuit un groupe de jeunes adolescents confrontés à un phénomène inexplicable.

Un choix vraiment loin de convaincre, puisqu'il passait totalement à côté de la formule de la série originale, et donnait donc lieu à un récit frustrant, dont seule la mise en place (la constitution de la Société) fonctionnait réellement, la faute à des choix de réalisation et de production plutôt dommageables.

Pour cette seconde cuvée de six épisodes, on continue malheureusement dans une direction similaire, avec une nouvelle Société de Minuit (aucun des acteurs de 2019 ne rempile) confrontée, à nouveau, à une menace surnaturelle... une menace qui prend le titre original du programme très littéralement ("As-tu peur de l'obscurité ?"), puisque le Shadow Man est un être (au demeurant visuellement assez réussi) constitué d'ombres, et qui ne frappe qu'en l'absence de lumière.

En soi, pourquoi pas, toute cette histoire de malédiction est plutôt efficace, et comme souvent, les jeunes acteurs de la série sont très compétents dans l'ensemble. Au rayon des points positifs, on peut aussi citer le personnage de Sardo, hommage au Sardo original (qui fait d'ailleurs une apparition en flashback) qui sert de mentor réticent au groupe, et la mise en images globale, efficace et compétente : dans le registre du fantastique jeunesse, la série est tout à fait honorable, et créera probablement le frisson chez les plus jeunes.

Après... le problème de la saison précédente reste toujours présent : hormis la musique du générique et une ou deux mentions de la Société de Minuit et de leur tradition de raconter des histoires qui font peur, Curse of Shadows aurait très bien pu porter un tout autre nom, tant le programme n'a plus qu'un rapport très lointain avec l'anthologie dont elle s'inspire.

Ajoutez à cela un rythme un peu trop inégal (six épisodes de 45 minutes, pour un récit qui en méritait trois, au plus), et un gros reset final qui efface tous les événements tragiques du récit... et voilà : une nouvelle cuvée de Are you afraid of the dark ? qui se regarde, mais qui s'éloigne de plus en plus de ce qui faisait le charme du programme original.

À regarder en toute connaissance de cause.

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Un film, un jour (ou presque) #1716 : Being the Ricardos (2021)

Publié le 16 Août 2022 par Lurdo dans Amazon, Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Histoire, Review, Romance, Télévision, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Being the Ricardos (2021) :

Au fait de leur gloire, dans les années 50, Lucille Ball (Nicole Kidman) et Desi Arnaz (Javier Bardem) sont frappés par plusieurs scandales simultanés : d'un côté, la rumeur des infidélités de Desi fait les choux gras de la presse à scandale, et inquiète Lucille ; de l'autre, l'appartenance supposée de cette dernière au Parti communiste remet en question tout ce que le couple a pu accomplir au fil des ans ; et puis il y a la grossesse de Lucy, qui chamboule tous leurs plans...

Après le documentaire d'Amy Poehler sur le couple Ball/Arnaz, j'ai eu envie de m'intéresser à ce biopic signé Aaron Sorkin, sorti sur Amazon, et qui tente de retracer la carrière du duo de manière incisive et originale.

Parce que forcément, qui dit Aaron Sorkin dit aussi une écriture très particulière, très bavarde, intelligente, mais aussi parfois hors sujet ou évidente : les grandes plages d'exposition historique et de remise en contexte placées dans la bouche des protagonistes, certains termes très modernes, la déconstruction même du script (qui utilise les scandales comme élément de base pour revenir, en flashbacks, sur les événements les plus importants de la vie du couple et de leur carrière, le tout encadré par des interviews pseudo-mockumentaires des collègues de Lucille et Desi, de nos jours, face caméra), des approximations délibérées à des fins dramatiques (tout le rapport de Desi au communisme, la chronologie globale), les "visions" de Lucille qui s'imagine les scènes à venir de ses épisodes, en noir et blanc, le format "personne géniale confrontée à l'hostilité du monde qui l'entoure, mais qui finit par triompher envers et contre tout", il y a plein d'éléments qui trahissent un peu l'identité du scénariste et son style si particulier, à la fois ambitieux, nerveux et un peu prétentieux.

Et puis il y a le problème Nicole Kidman, rendu encore plus évident après avoir vu le documentaire récemment : Kidman est excellente, et parvient parfaitement à reproduire la voix si particulière de Lucille Ball... mais elle ne lui ressemble pas du tout physiquement, ni dans sa gestuelle. Pire : le visage botoxé et couvert de latex (pour tenter de la faire ressembler un peu plus à Ball), Kidman est constamment un pied dans l'Uncanny Valley, pas assez expressive pour singer Ball, et d'apparence trop lisse pour paraître humaine.

C'est embêtant, malgré tous les efforts de l'actrice pour transmettre les émotions et le tourment d'une Lucille Ball stressée et constamment sous pression. Bardem passe mieux, dans un rôle de latin lover assez ironiquement en retrait par rapport à Kidman, mais tout aussi investi - reste que plusieurs choix créatifs sont problématiques, comme ces scènes où les deux acteurs sont numériquement rajeunis pour raconter leur rencontre.

Heureusement, autour du couple principal, la distribution secondaire est là pour assurer : JK Simmons, mais aussi, Tony Hale, notamment, qui est excellent dans un rôle plus sérieux et dramatique que ceux dans lesquels on a l'habitude de le voir.

Pour un semi-biopic, le style Sorkin ne convainc cependant que partiellement, tour à tour pertinent, surprenant, mais parfois aussi maladroit, fourre-tout ou gênant. Et comme le bonhomme est aussi derrière la caméra, le résultat est visuellement assez quelconque, pas très mémorable ou stylisé.

Plus gênant, peut-être, il ne parvient pas vraiment à retranscrire à l'écran l'énergie comique de Lucille Ball, préférant décrire tous ses autres aspects (professionnelle, exigeante, intelligente, volontaire, autoritaire, amoureuse, etc) - outre son visage figé (alors que Ball était ultra-expressive), Kidman n'a pas les facilités de Ball pour la comédie physique et pour le slapstick, et est donc réduite à exprimer le talent comique de celle-ci au travers de dialogues typiquement sorkiniens, au répondant acéré, mais qu'elle partage avec les autres personnages du film.

Bref, un biopic honorable, mais qui ne m'a que partiellement convaincu, trop brouillon, maladroit dans ses thématiques, et avec un couple principal un peu frustrant. Cela dit, ça reste tout de même intéressant.

3.75/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Les bilans de Lurdo : Peacemaker, saison 1 (2022)

Publié le 26 Juin 2022 par Lurdo dans Action, Comédie, DCEU, DC, Thriller, Télévision, Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, USA, HBO Max, Fantastique, Science-Fiction, Science Fiction

Première série télévisée de James Gunn, Peacemaker promettait quelque chose d'intéressant : réussir à prendre l'un des antagonistes de son Suicide Squad, interprété par le catcheur John Cena, pour en faire le quasi-héros de cette série improbable en 8 épisodes d'une petite heure...

Peacemaker, saison 1 (2022) :

À peine remis de ses blessures subies au Corto Maltese, Peacemaker (John Cena) est recruté par une équipe d'ARGUS (Danielle Brooks, Chukwudi Iwuji, Jennifer Holland, Steve Agee) pour prendre part au Projet Butterfly, qui a pour mission d'éliminer un certain nombre d'hommes et de femmes de pouvoir supposément possédés par des extraterrestres...

Première série télévisée chapeautée et écrite par James Gunn, un réalisateur/scénariste au style et aux gimmicks récurrents auxquels on accroche ou pas : brutalité assez frontale, sens de l'humour prononcé et souvent potache/graveleux, musique rétro utilisée façon juke-box, et sentimentalité assez prononcée - autant d'éléments que l'on retrouve ici, dans ce spin-off de son The Suicide Squad.

Un spin-off qui placera les fans de Gunn (et notamment de ses Gardiens de la Galaxie) en terrain familier, puisqu'on retrouve ici le même type de groupe disparate dysfonctionnel, les mêmes notions de famille recomposée, de traumatisme infantile, de daddy issues/rapport conflictuel à un père hostile et malfaisant, les mêmes archétypes au sein du groupe (un héros un peu bête, un sidekick ultraviolent comic-relief, un personnage féminin badass qui est la seule compétente du lot...), le même type d'illustration musicale (le personnage principal est fan d'un type de musique particulier, et passe son temps à en écouter) et d'ouverture (ici complètement chorégraphiée, et qui est instantanément devenue un meme en ligne), etc.

Un projet dans la droite continuité des œuvres précédentes de Gunn, donc, et qui bénéficie des mêmes qualités et des mêmes défauts : c'est amusant, rythmé, bourré d'idées décalées, ça donne sa chance à des interprètes inattendus (Freddie Stroma est plutôt drôle en fanboy/sidekick sociopathe, John Cena se donne totalement à son rôle), mais ça use et abuse aussi un peu trop du côté juke-box de la bande originale, au point que les morceaux rock paraissent un peu envahissants, pour ne pas dire forcés.

Ce qui a affaibli un peu pour moi certains passages se voulant plus émotionnels ou mémorables ; la toute fin de la saison, notamment, m'a un peu déçu, tout comme la tendance de Gunn à structurer son groupe de bras cassés incapables autour d'une "maman" badass qui gère tout le monde (ailleurs, c'était Gamora ou Waller, ici, c'est la compagne de Gunn). Et puis l'humour graveleux a aussi ses limites, honnêtement.

Reste que, malgré tous ces défauts inhérents à la carte blanche laissée à Gunn par la Warner/HBO Max, le tout fonctionne plutôt bien comme entreprise de réhabilitation d'un Peacemaker bourré de failles psychologiques. Adieu le Peacemaker vantard et radical de The Suicide Squad, place à un Peacemaker qui se remet en question, qui fait face aux démons de son passé (dont un visuellement très littéral), et qui est très attaché à son pygargue domestique, Eagly (une vraie réussite de la saison, que ce soit au niveau des gags ou de l'animation du volatile numérique).

Effets spéciaux convaincants, interprétation plutôt solide (quelques moments un peu en dessous, mais rien de bien méchant), un John Cena qui porte la série sur ses épaules, bref, ça se regarde plutôt sympathiquement, pour peu que l'on ne soit pas trop gêné par les tics habituels d'écriture de Gunn.

(bilan Marvel/DC mis à jour !)

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Les bilans de Lurdo : Doctor Who, épisodes spéciaux (2022)

Publié le 3 Septembre 2022 par Lurdo dans Action, Aventure, Critiques éclair, Fantastique, Horreur, Les bilans de Lurdo, Jeunesse, Histoire, Review, Science-Fiction, Science Fiction, Télévision, UK, Comédie

Après une saison 13 au format unitaire particulièrement brouillon et frustrant, place aux épisodes spéciaux diffusés en 2022, et censées préparer le départ de Jodie Whitaker, et l'arrivée de son futur remplaçant...

Doctor Who - Eve of the Daleks (2022) :

Le Docteur, Yaz et Dan se retrouvent piégés dans une boucle temporelle, à quelques minutes du Nouvel An 2022, dans les entrepôts d'une entreprise de stockage miteuse de Manchester, gérée par Sarah (Aislin Bae). Avec eux, Nick (Adjani Salmon), un client... et des Daleks meurtriers.

Enfin un épisode ouvertement festif pour cette incarnation du Docteur, et, malheureusement, l'énième retour des Daleks, dans un rôle ici totalement générique qui aurait aussi bien pu être confié à n'importe quel autre antagoniste du Doc, ou à un nouvel ennemi.

Après, c'est assez logique de ressortir encore une fois les Daleks, pour une histoire de boucle temporelle ouvertement inspirée d'un Jour Sans Fin (littéralement cité dans les dialogues) qui profite bien du côté familier de son intrigue : on est en terrain connu, et si ça a l'avantage de rythmer efficacement le tout (c'est probablement l'un des épisodes de Chibnall les plus efficaces et ludiques depuis longtemps), ça finit aussi par tourner un peu en rond et par perdre de son énergie.

D'autant que les défauts d'écriture de Chibnall restent présents : des personnages secondaires parfois poussés légèrement trop loin dans leur caractérisation, et presque antipathiques (le personnage d'Aislin Bae rappelle parfois Donna par son côté abrasif, en nettement moins attachante ou intéressante), la romance entre elle et Nick ne fonctionne que partiellement, les moments de conflit entre les protagonistes paraissent forcés, et certains passages tombent à plat, comme le grand speech de motivation du Doc.

Ajoutez à cela un quota LGBTQ pas très intéressant, avec Yaz qui est amoureuse du Doc, et voilà, un épisode pas désagréable à suivre, mais pas forcément ultra-mémorable pour autant.

Doctor Who - Legend of the Sea Devils (2022) :

Le Doc, Yaz et Dan arrivent en 1807, en Chine, où Madame Ching (Crystal Yu), pirate légendaire, libère un Diable des mers de sa prison de pierre en tentant de trouver un trésor légendaire...

Aïe. Le précédent épisode de Doctor Who à base de pirates n'était pas une franche réussite, mais là, c'est pire, avec un récit décousu, plat, mollasson, et bourré de raccourcis approximatifs, qui semblent découler directement de coupes franches dans le script (le Kaiju qui disparaît en cours de route), ou au tournage.

Le tout, dans des décors déserts, filmés en plans larges qui ne font que souligner cette impression involontaire de vide, et avec des créatures à l'apparence assez fauchée et caoutchouteuse, même pas sauvée par les effets numériques.

En fait, c'est bien simple, cet épisode ressemblait en tous points à un épisode bouche-trou d'une saison "classique" de Doctor Who, aussitôt vu, aussitôt oublié. Et ce ne sont pas les scènes de dialogue entre Yaz et le Docteur qui relèvent le niveau : Chibnall semble décidé à rendre cette romance impossible poignante et sincère, alors que son développement a été, au mieux, très partiel, et que Yaz (décrite ici comme l'égale de River Song, voire comme au-dessus de cette dernière... lol) et le Doc ont une alchimie inexistante.

En somme, pour l'un des derniers épisodes spéciaux de Jodie Whitaker, on est vraiment à un niveau très faiblard...

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Blog Update ! - Janvier 2023

Publié le 29 Janvier 2023 par Lurdo dans Cinéma, Update, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Télévision

Un mois de janvier plus tranquille sur le blog des Téléphages Anonymes, après un marathon de films de Noël somme toute assez épuisant : une petite poignée de films, et beaucoup de séries, pour un début d'année plus décontracté...

#1750 : Magnum Dopus - The Making of Jay and Silent Bob Reboot (2020) - 3/6

#1751 : Troll (2022) - 2.75/6

#1752 : Il était une fois 2 (2022) - 2.5/6

#1753 : Avalonia, l'étrange voyage (2022) - 3.75/6

#1754 : Secret Headquarters (2022) - 2.25/6

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# Bilan :

Cinq films, dont quatre nouveautés de 2022, et honnêtement pas grand chose à en dire, au point de faire l'impasse sur le Top/Flop habituel : le making-of de Jay and Silent Bob Reboot est assez générique et typique de Kevin Smith ; Troll, de Netflix, est un kaiju movie à la sauce norvégienne, là aussi particulièrement basique et dérivatif ; Il était une fois 2 est une suite inutile qui ne parvient jamais à arriver à la cheville de l'original ; Avalonia est visuellement réussi, mais scénaristiquement assez convenu ; et Secret Headquarters est un film de superhéros enfantin, façon Spy Kids, qui tourne rapidement à vide et est clairement un film pour plateforme de streaming.

Rien de vraiment folichon sur le plan cinématographique, donc.

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# Petit écran :

Un peu de tout durant la quinzaine séries qui a occupé le plus gros du mois de janvier. 

De l'animation, avec Dragon Age Absolution, mini-série dynamique et pêchue à défaut d'être un summum d'originalité ; et la saison 3 d'Harley Quinn, beaucoup trop centrée sur la relation de Harley et de Poison Ivy, au détriment de tout de le reste.

De la comédie, avec la saison 2 d'Avenue 5, qui acquiert un peu de structure, mais reste bien moins drôle que les scénaristes ne pensent l'être ; la saison 3 de Mythic Quest, qui isole un peu trop ses personnages pour leur propre bien, mais reste sympathique ; et la saison 1 de Reboot, une sitcom médiocre sur le revival d'une sitcom familiale ringarde.

De la science-fiction, avec Doctor Who : Le Pouvoir du Docteur, le dernier épisode de Chris Chibnall et de Jodie Whitaker, toujours au même niveau qualitatif que les précédentes saisons du showrunner (très faible, donc) ; la première moitié de la saison 1 du reboot de Code Quantum, pas inintéressant ; et la première moitié de la saison 1 d'Andor, encensée par les critiques et le Web, mais qui m'a laissé dubitatif.

De la fantasy, enfin, avec The Witcher - L'héritage du sang, une saison bricolée à l'arrache en post-production, bancale, maladroite et jamais vraiment convaincante. 

 

Retrouvez aussi les bilans de toutes les séries critiquées jusqu'à présent en ces pages depuis l'index Séries alphabétique qui leur est consacré.

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# À venir :

Février oblige, pendant une grosse quinzaine de jours (près de trois semaines, en fait), place à la romance et aux sentiments sirupeux, avec la Quinzaine Saint Valentin, suivie d'un retour à la normale avec quelques séries (Cuphead, Andor...) et des films en tous genres...

 

Dans l'intervalle, toutes les mises à jour du blog sont disponibles sur la page Updates, et la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog est accessible dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Un film, un jour (ou presque) - PUNISHER WEEK - 02 - The Punisher (2004) - Extended Cut

Publié le 21 Novembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Thriller, Marvel, Punisher

Toute la semaine, Les Téléphages Anonymes passent la carrière télévisuelle & cinématographique de Frank Castle en revue, pour le meilleur... et pour le pire.

The Punisher :

Indirectement responsable de la mort du fils du mafieux Howard Saint (John Travolta) au cours d'une opération, Frank Castle (Thomas Jane), un agent du FBI sur le point de prendre sa retraite, devient la cible de la pègre de Floride. Laissé pour mort lors de vacances à Porto Rico, Castle survit pourtant, et, décidé à venger le massacre de sa famille, il s'installe dans un immeuble, où il a pour voisins Joan (Rebecca Romijn), Bumpo (John Pinette) et Dave (Ben Foster) et où, endossant l'identité du Punisher, il entreprend d'éliminer un à un les hommes de Saint.

Réalisé et co-écrit par Jonathan Hensleigh (un scénariste éprouvé, notamment sur Jumanji, Die Hard 3 ou Armageddon) et plus ou moins adapté de l'arc Welcome Back, Frank d'Ennis/Dillon, et du Punisher - Year One d'Abnett et Lanning, ce Punisher interprété par Thomas Jane est très loin de faire l'unanimité, et est assez peu apprécié par les fans du personnage.

Parfois, pour des raisons légitimes, qu'elles soient conceptuelles, techniques, thématiques (la Floride et Porto Rico à la place de New York, le ton bâtard du film, tour à tour violent, comique, romantique, etc) et parfois pas du tout (certains reproches faits au film proviennent directement des comic-books sources : la scène de la torture à la glace, les voisins... ; Travolta n'est pas mauvais du tout)... mais une chose est sûre : l'adaptation est loin d'être vraiment convaincante.

Commençons par les problèmes les plus évidents, à savoir au niveau technique : le film est très long, l'origin story de Castle dure 45 minutes, le récit est assez pauvre en action, et la réalisation est particulièrement poseuse et laborieuse : on sent que Hensleigh a voulu se faire plaisir, avec des cascades à l'ancienne, et une iconisation visuelle du personnage, mais l'homme est piètre réalisateur, et chacun de ses plans "iconiques" paraît forcé et télégraphié, au point d'en être risible (le plan final, notamment, en est un exemple parfait).

Et cela se combine à un autre problème : Thomas Jane. J'apprécie cet acteur, il a l'air sympathique IRL, c'est apparemment un vrai fanboy passionné de comics et de cinéma de genre... mais il n'est tout simplement pas à sa place en Frank Castle, malgré tous ses efforts.

(et honnêtement, ce n'est pas en présentant son personnage déguisé en trafiquant blond décoloré à l'accent des pays de l'est à couper au couteau que l'on va le prendre au sérieux).

Un bon réalisateur et/ou un bon scénariste aurait pu compenser son regard un peu bovin, ou rendre sa performance virile plus subtile et pertinente, mais là, ce n'est pas le cas : Jane fait tout son possible, mais systématiquement, la réalisation et le script le desservent.

Et l'un des nœuds de ce problème, c'est le problème récurrent d'adaptation du personnage de Frank Castle. Comme dans le Punisher 1989 (et dans l'univers Marvel Ultimate), ce Castle est un homme de loi, un père de famille doux et aimant qui défend l'ordre et la justice au quotidien, et qui est victime de maychants très maychants qui lui en veulent personnellement à cause de son métier de gentil très gentil.

Et non seulement cela enlève le côté "violence aléatoire et imprévisible" de ses origines papier (dans lesquelles Frank, militaire de carrière, était abattu avec sa famille au milieu de Central Park, en plein pique-nique, pour avoir assisté, par hasard, à une mise à mort de la mafia au milieu du parc), mais en plus, ça donne un visage humain à la mission de Frank : avec cette approche, Castle ne se lance plus dans une croisade folle pour exterminer le Crime avec un grand C, mais il veut simplement se venger de celui qui a commandité l'assassinat des siens.

Cette version 2004 pousse d'ailleurs le tout à son paroxysme : ce n'est plus seulement Castle et sa femme/ses enfants qui sont abattus, c'est toute sa famille (plus d'une trentaine de personnes), au cours d'une fusillade générale, avec poursuites en voitures, cascadeurs anonymes qui virevoltent, etc. Plutôt que de renforcer l'impact de ce drame, tous ces rajouts l'amoindrissent, et rendent cette partie du film presque too much.

Et se pose aussi le problème de l'après : après avoir tué Saint et ses sbires, et avoir mis un terme à sa croisade personnelle, que reste-t-il à Frank ? Ailleurs, le Punisher n'aurait pas hésité une seule seconde, et serait parti à l'assaut des autres familles du crime. Ici... il songe à se suicider, puis se reprend in extremis, et décrète qu'il va punir tous les criminels, quels qu'ils soient.

(sauf que dans Dirty Laundry, la suite semi-officieuse de ce Punisher 2004, que je chroniquerai dès demain... Castle est revenu sur ses dires, et rechigne à punir du méchant. Oups.)

En somme, au niveau conceptuel, ce Castle émotif, torturé, à la mission et à la volonté fluctuantes, bref, ce Punisher Begins pose quelques problèmes. D'autant qu'il passe les trois-quarts du film à se contenter de faire ce qu'il faisait au FBI : enquêter, piéger les gens, faire pression sur ses ennemis, faire des filatures, etc. Ce Punisher ne punit pas beaucoup, mais il manipule autrui : c'est une approche intéressante, et pas forcément erronée, mais qui est très peu satisfaisante niveau action.

Face à lui, les mafieux, donc, assez compétents (bien qu'un peu trop développés, présence de Travolta oblige), et des antagonistes ponctuels sous-exploités (le joueur de guitare, le Russe) et très caricaturaux, uniquement là pour amener des scènes d'action un peu trop cartoonesques pour leur bien (et bourrées de problèmes de continuité).

En fait, une fois Castle devenu le Punisher, le film peine à trouver un ton homogène, avec ses voisins tirés des comics, mais qui arrivent bien trop tôt dans la vie de Castle pour fonctionner comme dans la bande-dessinée, et justifier leur existence.

En résumé, on a un cadre géographique hors-sujet ; un protagoniste manquant cruellement de charisme ; une réalisation médiocre et poseuse ; un script laborieux, au ton fluctuant ; une violence très limitée à une scène ou deux ; de l'humour déplacé ; et un Punisher manquant de la folie et du jusqu'au-boutisme du personnage original, car trop manichéen et rangé dans le camp des gentils.

En soi, cela donne un film qui n'est pas calamiteux, et fonctionne même ponctuellement, mais au final, ce n'est pas bon, loin de là.

Du 2/6, auquel se rajoute d'office un demi point pour son excellent thème musical, et son générique d'ouverture.

2.5/6

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Les bilans de Sygbab - Highlander, saison 5 (1996-1997)

Publié le 13 Septembre 2020 par Sygbab dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Histoire, Les bilans de Sygbab, Review, Romance, Télévision, France, Canada

There can only be one... Et comme Sygbab continue vaillamment cette nouvelle intégrale hebdomadaire, ce sera sûrement lui !

Highlander, saison 5 (Highlander : The Series, season 5 - 1996-1997) :

Immortel âgé de plus de quatre cent ans, Duncan MacLeod (Adrian Paul) peine à concilier son destin avec sa vie quotidienne, surtout lorsque Methos (Peter Wingfield) lui fait part d'une prophétie improbable...

Comme prévu, les éléments mis en place lors de la fin de la saison précédente ne sont pas exploités : à l'instar du dispositif mis en place par Kalas afin de révéler au monde l'existence des immortels, la guerre qui semblait avoir été déclarée par les Watchers n'est jamais évoquée.

Pire encore, l'organisation est totalement inexistante et son seul représentant est Joe, sans doute histoire de justifier le générique puisqu'il en est la voix off. Cette propension à ne jamais assumer ses intentions jusqu'au bout pour se satisfaire d'un statu-quo qui finit par devenir rébarbatif est presque rédhibitoire, tant la chute qualitative est importante après une saison 4 qui tentait pas mal de choses.

Cela se retrouve également dans le double épisode autour des Quatre Cavaliers. La référence est intéressante, et le background de Methos devient plus étoffé en confortant l'idée qu'il essaie avant tout de survivre sans s'embarrasser d'un code moral, ce qui avait d'ailleurs été annoncé dès sa première apparition.

Sa longévité ne l'a pas rendu sage, juste plus lucide sur les choix à faire quand il se retrouve face à un dilemme. Malheureusement, c'est tout ce qui en ressort de positif. Si on met de côté Cassandra pour laquelle il est difficile d'avoir de l'empathie (sa présentation comme une sorcière dotée de pouvoirs magiques n'aide pas), les tumultes que ce passé engendre entre Methos et Duncan ne sont que trop éphémères.

Il aurait été plus judicieux de les opposer sur une durée plus longue, afin de bien marquer la divergence de leurs points de vue respectifs, mais ce n'est pas le choix des scénaristes, qui ont également décidé de ne pas réutiliser le Dark Quickening alors la situation était adéquate lorsque Duncan terrasse Kronos. Cela aurait demandé une écriture plus rigoureuse, et cette vertu a visiblement disparu. Il faut toutefois noter que la conclusion de ce dyptique a lieu dans le 5.12 Revelations 6:8, qui marque le cap du centième épisode de la série.

Au lieu d'enrichir l'univers comme ce fut le cas lors de la précédente saison, les scénaristes préfèrent adopter un ton plus léger en multipliant les épisodes décalés. Cette voie n'avait jamais été explorée auparavant, et ce virage à 180° a de quoi surprendre, surtout en imaginant ce qu'une guerre entre les Watchers et les immortels aurait pu donner. Cela fait d'autant plus mal qu'Adrian Paul n'est pas très à l'aise quand il s'agit de jouer la comédie, il est donc difficile d'adhérer à ce nouveau projet de divertissement.

L'exemple parfait se situe au milieu de la saison : le 5.13 The Ransom of Richard Redstone nous sert une histoire abracadabrantesque où Richie se fait kidnapper car il est pris pour un millionnaire. La bonne humeur est au rendez-vous, la structure diffère par rapport à d'habitude puisqu'il n'y a ni flashbacks ni de confrontation avec un autre immortel, mais ce n'est pas ce qu'on pouvait attendre de cette saison.

Le plus triste, finalement, c'est que cette volonté de forcer le trait sur l'humour sonne presque comme un aveu d'impuissance. Certes, Il était devenu impératif de se renouveler car le concept de l'Immortel de la semaine montre ses limites depuis longtemps, mais ce procédé n'est pas naturel.

D'autres idées sont plus intéressantes, puisque certains flashbacks reviennent sur des moments clés de la vie de Duncan, notamment son premier Quickening. À cette époque, il était assoiffé de vengeance envers les Anglais, et les atrocités qu'il a commises le hantent encore malgré les siècles passés. Ce genre de développement devrait avoir lieu plus souvent, mais ce n'est pas le cas, par conséquent l'essoufflement se fait réellement sentir, et il n'y a plus grand-chose de captivant.

La traversée de cette saison plus que mitigée est donc pénible, car elle ne décolle à aucun instant. Alors, dans une dernière tentative désespérée, le final balance allègrement l'idée d'une prophétie millénaire impliquant un démon que les immortels devraient combattre. Et, bien sûr, l'élu serait probablement Duncan. Le scepticisme de Dawson à ce sujet représente très bien le sentiment du téléspectateur : il sait très bien qu'on lui raconte des conneries, et que la couleuvre est bien trop grosse à avaler.

Qu'à cela ne tienne, une fois que la machine est en marche, impossible de revenir en arrière... D'autant que cette fois-ci, il serait ahurissant que ça n'ait aucun impact sur le déroulement de la suite, étant donné que Mac tue Richie dans un état second. Cette scène honteuse a au moins l'avantage de se débarrasser d'un personnage qui n'avait plus aucune utilité depuis bien longtemps, mais ça ressemble à de l'acharnement thérapeutique concernant Duncan, qui n'avait pas besoin de mélodrame supplémentaire pour souffrir...

La seule véritable satisfaction réside dans les combats - désormais maîtrisés au niveau de la gestuelle et de la chorégraphie - qui procurent quelques minutes de plaisir par épisode, ce qui devient de plus en plus rare. Même si les ambitions n'ont jamais été élevées, il serait dommage de gâcher un divertissement sympathique avec des choix hasardeux mais l'orientation prise n'augure rien de bon.

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Un film, un jour (ou presque) #1303 : Undertaker - The Last Ride (2020)

Publié le 21 Septembre 2020 par Lurdo dans Action, Biographie, Catch, Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Review, Sport, Télévision, USA, WWE

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Undertaker - The Last Ride (2020) :

Un documentaire passionnant en 5 épisodes d'une heure, revenant sur les dernières années de la carrière du légendaire Undertaker, et ouvrant exclusivement la porte sur l'intimité et sur les angoisses de Mark Calaway, l'homme derrière le masque.

Une fois passée la surprise d'entendre Taker s'exprimer avec sa voix naturelle teintée d'accent texan, on y découvre un Calaway sincère et franc, respecté par tous les catcheurs et les cadres de la WWE, un père de famille attentionné, passionnément épris de son épouse, Michelle McCool.

Un athlète humble, manquant étrangement de confiance en soi, et constamment à la recherche d'un ultime match à la hauteur de sa légende, en vain.

Les cinq épisodes de cette mini-série narrent ainsi les quelques derniers Wrestlemania du catcheur, à commencer par Wrestlemania 33, et son match contre Reigns. Un match censé être le dernier de la carrière de Taker (après un affrontement contre Brock, à Wrestlemania 30, dont il ne garde aucun souvenir suite à une commotion cérébrale, et qui avait ébranlé la confiance en soi de Taker), mais tellement peu probant (Calaway n'était pas en forme) que le lutteur a décidé de tout faire pour effacer ce mauvais souvenir.

En l'occurrence, un match contre John Cena à Mania 34, match pour lequel Taker s'est préparé intensivement... pour un résultat de quelques secondes à peine, convaincant, mais particulièrement frustrant pour tout le monde : de quoi relancer à nouveau la machine.

Le troisième épisode (moins bien structuré) revient ensuite sur 2018, une année qui a vu Taker tenter de mettre en place une intrigue de conclusion à sa carrière, et au feud qui l'oppose depuis des années à Triple H. On y découvre un Triple H qui voit en Taker un égal, un homologue ayant la même vision du catch, de sa carrière et la même fidélité envers Vince - malheureusement, cela se traduit aussi par un circuit en boucle fermé : les deux hommes (et Shawn/Kane) sont persuadés de la qualité de leur intrigue et de leurs matches, du caractère épique de ce feud... et personne ne veut les contredire.

Résultat, un match décevant, un Undertaker encore plus mécontent de la direction de sa carrière, et une comparaison qui commence à devenir récurrente dans le documentaire, de la bouche de multiples intervenants retraités (Foley, Shawn, Triple H, Edge, etc) : celle avec la drogue. Le monde du catch est une drogue, se produire devant des millions de personnes est incomparable, et lorsque l'on a connu les sommets, on passe le reste de sa carrière à tenter de les atteindre de nouveau.

Taker est donc un junkie, passant son temps à tenter de mettre en place un ultime match à la hauteur de son personnage, un personnage qu'il a longtemps habité 24h/24, 7j/7 - mais confronté à la réalité de l'âge, de la fatigue et des blessures, ses matches sont de moins en moins convaincants... c'est un cercle vicieux, que l'on retrouve encore dans le quatrième épisode, avec un match contre Goldberg en Arabie Saoudite.

Un fiasco, qui frustre encore un peu plus Taker... mais le lutteur semble commencer à se résigner, et après un feud honorable contre Shane McMahon et Drew McIntyre, l'Undertaker prend sa retraite.

Ou presque, puisque l'ultime épisode du documentaire est centré sur son Boneyard Match contre AJ Styles. AJ, un vieil ami de la famille, pour qui Taker a tout le respect du monde... et un match initialement prévu pour se dérouler dans le ring, jusqu'à l'irruption de la COVID.

AJ et Taker ont beau sembler totalement satisfaits de leur affrontement cinématique (surjoué, surproduit, illogique et incohérent) de Mania 36, le doute subsiste : désormais à la retraite, on devine qu'il n'en faudrait pas beaucoup pour que l'Undertaker remonte une nouvelle fois sur le ring, toujours à la recherche d'un ultime match spectaculaire...

Une conclusion en demi-teinte pour ce documentaire instructif permettant à Mark Calaway de s'ouvrir, de révéler des facettes inédites de sa personnalité, sa vie de famille, ses émotions, et surtout ses doutes.

Malgré quelques moments inégaux (on aurait pu se contenter d'un documentaire de quatre heures en condensant un peu certains passages et témoignages, notamment tous les hommages hagiographiques des autres catcheurs, vers la fin), une belle rétrospective pour un personnage hors du commun, un véritable Parrain du monde du catch, dans tout ce que ça a de positif.

4.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2022 - 35 - V/H/S/99 (2022)

Publié le 26 Octobre 2022 par Lurdo dans Anthologie, Cinéma, Horreur, Fantastique, Comédie, Critiques éclair, Halloween, Oktorrorfest, USA, Shudder, Review, Found Footage

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

V/H/S/99 (2022) :

Nouvelle déclinaison de la "franchise" anthologique V/H/S consacrée au cinéma found footage, voici qu'arrive V/H/S/99 qui, comme son nom l'indique, prend place à l'aube de l'an 2000, avec ce que cela sous-entend de peur du bug, de l'apocalypse, et tout et tout.

Enfin, en théorie, parce qu'en pratique, ce métrage a été mis en production de manière très précipitée, suite au succès (immérité) de V/H/S/94 à sa sortie, l'année dernière, sur Shudder. Le résultat, c'est un V/H/S/99 très inégal, qui ne vaut principalement que pour son dernier segment.

D'autant que, pour une fois, il n'y a aucun fil conducteur ou prétexte pour les cinq segments présentés par cette anthologie, si ce n'est quelques séquences de petits soldats en plastique doublés en post-synchro, et aux aventures parfois sanglantes.

- Shredding : quatre adolescents musiciens, farceurs et skateurs (Jesse LaTourette, Jackson Kelly, Keanush Tafreshi, Dashiell Derrickson) se filment alors qu'ils tentent de s'introduire dans une salle de concert abandonnée où un groupe pop punk féminin a connu un sort tragique...

Esthétique très MTV 90s/Jackass pour ce premier segment en mode shaky cam, assez quelconque, délibérément bruyant et sous-éclairé, brouillon et très oubliable. Ça parlera probablement aux nostalgiques d'une certaine époque et d'une certaine télévision, mais bon... les maquillages sont assez réussis, pour ce qu'on en voit.

- Suicide Bid : désireuse de rejoindre une sororité populaire, Lily (Ally Ioannides) accepte de se faire bizuter et de passer une nuit enfermée dans un cercueil, six pieds sous terre... mais un orage chamboule alors les plans de la sororité, et Lily se retrouve confrontée aux éléments, à ses peurs et à un esprit vengeur.

Encore un segment moyen, qui fonctionne assez bien dans sa première partie, mais perd nettement en intérêt et en efficacité dès que la créature apparaît... et ne ressemble qu'à un masque d'Halloween en caoutchouc à l'expression figée. Forcément, ça n'aide pas à prendre toute la fin de ce court au sérieux.

- Ozzy's Dungeon : au cours d'une émission télévisée de jeux pour enfants, Donna (Amelia Ann) se blesse grièvement, et perd la partie. Des années plus tard, le présentateur sans scrupules (Steven Ogg) est kidnappé par la famille de Donna, qui veut se venger, et l'humilie en lui faisant passer les épreuves de son jeu...

Mouais. Un jeu façon En route pour l'aventure assez cheap, une famille qui a pété un câble (on ne sait pas trop pourquoi la jambe de la fillette a fini dans cet état) et qui humilie mollement le présentateur, et une fin d'épisode en mode nawak, lorsque tout le monde pénètre dans les studios et découvre que ceux-ci sont construits sur une grotte où vit un être tentaculaire exauçant les vœux (on devine sans peine que le tout a été conçu en regardant le jeu Legends of the Hidden Temple, et en se disant "et si c'était réellement un temple abritant une vraie déité surnaturelle") pour une fin de court-métrage en queue de poisson.

La fin est intrigante et grotesque, honnêtement, mais le rythme global est trop bancal, et le tout semble tiraillé entre diverses directions qui finissent par paraître inabouties.

- The Gawkers : un groupe d'adolescents installe un logiciel espion sur l'ordinateur de la séduisante voisine, mais celle-ci finit par révéler sa nature réelle...

Un segment totalement générique et sans intérêt, même si la créature finale est visuellement assez réussie.

- To Hell and Back : alors qu'ils filment un rituel d'invocation démoniaque prenant place aux douze coups de minuit, deux hommes (Joseph Winter, Archelaus Crisanto) se retrouvent transportés en Enfer, où ils doivent survivre avec l'aide d'une étrange sauvageonne (Melanie Stone), et tenter de rejoindre le Démon invoqué avant qu'il ne soit transporté sur Terre...

L'équipe du très sympathique Deadstream remet le couvert, et ce segment est tout aussi divertissant, s'érigeant sans aucune difficulté comme le meilleur métrage de ce V/H/S/99, à la fois grotesque, drôle, dynamique, sanglant et bien rythmé et produit.

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Bref, comme je le disais en introduction, une anthologie qui vaut principalement pour le segment To Hell and Back, et pour quelques moments çà et là. C'est peu, et la franchise ferait bien de prendre un peu de repos, pour s'assurer de proposer des segments plus intéressants que "des ados font les cons en se filmant".

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1362 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Célibataires... ou presque (2014)

Publié le 10 Février 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Romance, Review, St Valentin, USA

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...

Célibataires... ou presque (That Awkward Moment - 2014) :

Lorsque leur ami Mikey (Michael B. Jordan) est brusquement confronté à la demande de divorce de sa femme Vera (Jessica Lucas), Jason (Zac Efron) et Daniel (Miles Teller) passent un pacte avec ce dernier : rester célibataire et profiter de la vie et des femmes sans jamais s'engager. Mais Mikey est toujours épris de Vera, Daniel succombe au charme de Chelsea (Mackenzie Davis), sa meilleure amie, et Jason tombe éperdument amoureux d'Ellie (Imogen Poots), une jeune romancière...

Une rom-com écrite et réalisée par un même homme, dont c'est le premier long-métrage, et qui s'est inspiré de ses propres expériences pour écrire son métrage... ce qui, honnêtement, me laisse à penser que je n'aurais pas forcément aimé le connaître à l'époque.

Il faut dire que sous couvert de "romance moderne et masculine" ou de "Sex and the City du point de vue des mecs", on se retrouve avec une bromédie souvent lourde et graveleuse, mettant en vedette deux hommes immatures (je dis deux, tant Mikey est sous-développé en comparaison de ses amis, engoncé dans une sous-intrigue de femme infidèle plus sérieuse et premier degré, qui fait un peu pièce rapportée), égocentriques et particulièrement arrogants, sarcastiques, qui possèdent une vision sexiste et quasi-misogyne de la femme, qui ont des techniques de drague insultantes, etc, etc, etc.

Des têtes à claques, donc, malgré le fait que les trois acteurs aient une bonne alchimie, soient globalement très compétents, aient l'air de s'amuser et que le récit se centre justement sur l'évolution des trois personnages. Mais le point de vue adopté par le scénariste, ce côté "ah ah, qu'est-ce que c'est amusant d'être un petit con de 25 ans aux poches pleines d'argent, qui parle tout le temps de cul et qui traite les femmes comme des objets", est particulièrement agaçant et frustrant.

Difficile de croire que ce script est apparu sur la Black list des scripts les plus populaires encore non produits à l'époque... encore que, la majorité des agents et des cadres des studios lisant les scripts étant de jeunes cons sans le moindre problème d'argent, dont le métier est de traiter acteurs et actrices comme des biens à vendre, à acheter et à rentabiliser, peut-être que finalement, c'est somme toute assez logique.

Quoiqu'il en soit, je n'ai pas du tout accroché à cette comédie par ailleurs assez moyennement rythmée malgré sa durée limitée, et dans laquelle surnage cependant le charme d'Imogen Poots et le naturel de Mackenzie Davis.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #1138 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : L'Année des mariages (2019)

Publié le 14 Février 2020 par Lurdo dans Comédie, Cinéma, Critiques éclair, Review, Romance, USA, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...

L'Année des mariages (The Wedding Year - 2019) :

Apprentie photographe insouciante et refusant de s'engager, Mara (Sarah Hyland) rencontre Jake (Tyler James Williams), un apprenti chef, et c'est le coup de foudre. Mais lorsque le jeune couple est invité à assister à de nombreux mariages dans les mois à venir, la situation se complique : Mara et Jake acceptent de prendre part à sept d'entre eux... mais leur relation va-t'elle tenir jusque là ?

Que se passe-t'il lorsque l'héroïne de votre comédie romantique est ouvertement un trainwreck (une épave, un désastre), pour paraphraser le titre d'une comédie d'Amy Schumer ?

Maquillée comme un camion volé, dangereuse au volant, portée sur le cannabis et sur l'alcool, malpolie, irrespectueuse, égocentrique, vaniteuse, cynique, fainéante, geignarde, mesquine, revancharde, volage, jalouse, trashy et manipulatrice, Mara est ici un cliché de millenial peu fiable, paumée, et assumant totalement sa superficialité. En somme, Sarah Hyland nous refait (à peu de choses près) son personnage de Modern Family, et le spectateur est supposé trouver tous ses défauts attachants, voire même charmants.

C'est bien là que ce métrage coince, il faut l'avouer. Si Sarah Hyland reste sympathique, Mara ne l'est pas du tout, et phagocyte littéralement tout le métrage : face à elle, Tyler James Williams finit par être transparent, sous-développé par le script, et le film se contente alors de dérouler, de manière épisodique et superficielle, ses différents mariages comme autant de chapitres manquant d'originalité.

Alors oui, les seconds rôles sont agréables et parfois amusants (Matt Shively, Anna Camp, Wanda Sykes, Keith David, Grace Helbig), mais le film, du réalisateur de La Revanche d'une Blonde, de Sa Mère ou Moi !, de L'Abominable Vérité et de Kiss & Kill, ne sort jamais des sentiers battus, ne capitalisant pas sur ses quelques moments de fantaisie plus décomplexés, et se renfermant sur son couple principal qui n'emporte pas vraiment l'adhésion.

En somme, c'est bien interprété et compétent dans la forme (encore que, les montages, les flashbacks, c'est gentiment périmé, tout ça), mais ultra générique sur le fond, et surtout, le film souffre d'un couple principal problématique.

2.5 - 0.25 pour la caractérisation de Mara = 2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1419 : Thunder Force (2021)

Publié le 16 Avril 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Netflix, Review, Science-Fiction, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Thunder Force (2021) :

Amies d'enfance séparées depuis longtemps, Lydia (Melissa McCarthy) et Emily (Octavia Spencer) ont eu des parcours radicalement différents : la première est devenue manutentionnaire, tandis que la seconde est généticienne de renom, et a développé un moyen de donner des pouvoirs à n'importe qui. De quoi permettre de lutter contre les Mécréants, des criminels mutants ayant reçu leurs pouvoirs lors d'un incident cosmique... ensemble, Lydia et Emily vont devenir Thunder Force et se battre contre le maléfique King (Bobby Cannavale), et ses sbires Laser (Pom Klementieff) et Crab Man (Jason Bateman)...

*soupir*

C'est paradoxal, mais chaque nouveau projet de Melissa McCarthy avec son mari, Ben Falcone, au scénario et/ou à la réalisation, tombe vraiment à plat - Tammy, The Boss, Mère Incontrôlable à la Fac, Superintelligence, et maintenant Thunder Force : autant de comédies longuettes, mal rythmées, toujours structurées à l'identique, et qui laissent McCarthy, en roue libre, faire son numéro habituel, sur un embryon de scénario sous-développé.

Une tendance qui ne fait que s'amplifier maintenant que McCarthy et son époux produisent directement pour des plateformes de VOD, et un niveau qualitatif qui ne s'améliore guère au fil du temps.

Ici, avec Thunder Force, on se retrouve avec une comédie super-héroïque plate au possible, qui met très longtemps à démarrer, qui postule que tous les sociopathes et criminels sont génétiquement prédisposés à l'être dès la naissance, qui repose sur un humour bas-de-plafond (huhu, elles sont grosses et elles ont du mal à rentrer dans une Lamborghini, huhu, elles ne lavent pas leur uniforme et elles puent) et qui téléphone bien à l'avance la plupart de ses rebondissements.

Ce n'est pas particulièrement crédible ou bien filmé dans son action, le grand final en mode sacrifice larmoyant ne fonctionne pas du tout, Octavia Spencer semble éteinte de bout en bout, en pilotage automatique, bref, la seule chose qui fonctionne un peu dans tout ça, c'est la relation (ou plutôt, les quelques scènes) Melissa McCarthy/Jason Bateman, avec ce dernier qui joue le rôle d'un acolyte du méchant, possédant deux pinces de crabe à la place des mains, et un cœur romantique.

Une poignée de scènes improbables qui réunit le couple vedette d'Arnaque à la Carte, et durant lesquelles le duo semble vraiment s'amuser. Mais c'est peu, dans l'ensemble.

1.5 + 0.5 pour Bateman (qui, de manière globale, tire vers le haut toutes les scènes dans lesquelles il apparaît, et a une excellente alchimie avec tout le monde) = 2/6

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Christmas Yulefest 2019 - 62 - Un Parfum de Noël (2019)

Publié le 31 Décembre 2019 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Noël, Review, Romance, Télévision, Yulefest

Noël vient à peine de se terminer, et chez les Téléphages Anonymesc'est toujours l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

Un Parfum de Noël (Christmas in the Highlands - 2019) :

Envoyée dans les Highlands écossais à Noël par sa patronne acariâtre (Caprice Bourret), Blair (Brooke Burfitt) doit y convaincre Alistair (Dan Jeannotte) de lui vendre la formule d'un parfum rare et unique, fabriqué de manière artisanale. Mais Alistair s'avère être le Comte de Glenmorie, et Blair décide alors de se faire passer pour une réalisatrice de documentaire afin de l'approcher, et de tenter de l'amadouer...

Le point fort de ce téléfilm (qui, au moment où j'écris ces lignes, n'a toujours pas trouvé de diffuseur outre-atlantique), c'est qu'il a été tourné en Écosse. Par conséquent, les extérieurs, les intérieurs, etc, tout ça fait plaisir à voir, même si on frôle parfois le film touristique publicitaire.

Le point faible... et bien, c'est tout le reste, en fait. On se retrouve en effet ici avec l'équivalent des films royaux de Hallmark, où l'Américaine un peu maladroite se retrouve au cœur d'une intrigue de cour dans un pays européen lointain, avec une princesse rivale manipulatrice, des membres de la famille méfiants, etc, etc,etc.

Sauf que la production de ce Parfum de Noël est particulièrement approximative, à de nombreux niveaux : le script paraît constamment précipité et brouillon, on passe par les clichés habituels du genre, les "méchants" sont ultra-caricaturaux (la patronne, le duo mère/fille manipulateur, le frère jaloux), la fantaisie et la légèreté sont forcées, les quiproquos multiples et répétitifs... le tout, pas aidé par une direction artistique un peu fauchée (par exemple, Caprice Bourret à l'apparence improbable, une meilleure copine/collègue aux cernes énormes, ou encore la grande arrivée de l'héroïne au bal final, façon Cendrillon du - très - pauvre) et par une actrice principale qui minaude beaucoup, sans totalement convaincre.

Dans l'ensemble, donc, on a l'impression que tout le budget est passé dans le tournage sur place, et que le reste a été bricolé avec les moyens du bord : ce n'est pas terrible du tout, ça tourne à vide, et hormis "Robert" (Olly Bassi, qui a le look, le gabarit et l'attitude parfaits pour avoir une longue carrière dans les films historiques anglosaxons), personne ne fait grande impression.

Bof, donc.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #1215 : La Légende de Viy (2014)

Publié le 27 Mai 2020 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Histoire, Horreur, Review, Romance, Religion, Thriller, Russie, Chine, Allemagne

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

La Légende de Viy (Viy 3D, aka The Forbidden Kingdom, aka Forbidden Empire - 2014) :

Cartographe ambitieux aux techniques révolutionnaires, Jonathan Green (Jason Flemyng) est contraint de partir explorer la Russie aux commandes de sa calèche ultra-moderne, et arrive dans un petit village reculé, au cœur d'une sinistre forêt. Là, il découvre qu'une jeune femme (Olga Zaytseva) a récemment été retrouvée morte, et que les autochtones superstitieux, menés par le prêtre de la paroisse, sont persuadés qu'elle est désormais l'instrument de Viy, une force maléfique, primitive et cornue qui hantent la forêt...

Un film sino-german-russe adaptant très librement une nouvelle de Nikolai Gogol, ayant connu un development hell de presque dix ans, et naviguant aux carrefours du conte de fée, du film d'horreur, de la comédie fantastique, de l'intrigue politico-religieuse, etc, au travers d'une narration un peu bancale, à la fois épistolaire, et plus directe.

Et très honnêtement, esthétiquement, j'ai plutôt été séduit par ce métrage étrange, ce blockbuster russe en 3D qui évolue constamment à la frontière du grotesque, entre ses décors gothiques et embrumés, ses autochtones aux trognes improbables (crânes demi-rasés, crêtes, cheveux et moustaches de bikers), sa calèche à la limite du steampunk, et surtout ses créatures difformes, plutôt réussies techniquement, et donnant lieu à quelques scènes des plus mémorables.

Le vrai problème, c'est la narration globale du métrage, qui dure plus de deux heures : entre le côté épistolaire qui n'apporte absolument rien (si ce n'est placer Charles Dance dans un petit rôle), la structure bancale du tout, son rythme claudiquant, et sa conclusion semi-rationnelle un peu laborieuse, le tout peine à captiver, et j'ai même été contraint de regarder le film en deux fois.

C'est bien dommage, parce que çà et là, certaines séquences s'avèrent très réussies : tout ce qui tourne autour des trois nuits passées dans l'église avec le cadavre de la défunte frôle la j-horror (et m'a personnellement évoqué de bons souvenirs d'Histoires de Fantômes Chinois !), et les manifestations horrifiques ont un petit côté grandiloquent et caricatural qui n'est pas sans rappeler Sam Raimi.

Après, ça reste très inabouti, bien que ponctuellement assez amusant à suivre. Reste à voir la suite, se déroulant en Chine, avec des caméos de Jackie Chan et d'Arnold Schwarzenegger...

Un généreux 3/6 (pour le capital sympathie du tout et son bestiaire)

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Un film, un jour (ou presque) #1186 : Le Retour de Spinal Tap (1992)

Publié le 16 Avril 2020 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Documentaire, Musique, Review, UK, Télévision

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Le Retour de Spinal Tap (A Spinal Tap Reunion : The 25th Anniversary London Sell-Out - 1992) :

Dix ans après le documentaire qui a fait leur renommée, les Spinal Tap se réunissent à nouveau pour un concert exceptionnel au Royal Albert Hall : l'occasion pour la télévision britannique de filmer l'événement, et de revenir sur le parcours des trois musiciens vedettes depuis 1982...

À contrario du premier film que j'avais déjà vu et que je me suis fait un plaisir de revoir, place à un second film inédit de près d'une heure 50, un téléfilm pour être précis, composé à 80 % d'une captation live et à 20 % de segments mockumentaires, sur les coulisses du concert (le groupe folk de première partie qui se fait virer et finit dans le métro) et en forme de bilan "que sont-ils devenus ?".

En vrac, on apprend ainsi qu'après la séparation du groupe, en 82, David St Hubbins (Michael McKean) est parti s'installer avec son épouse en Californie, où il enseigne le football à des fillettes, et où sa chère et tendre gère deux boutiques, une boutique de vêtements irlandais, et une boutique new age ; Nigel Tufnel (Christopher Guest), lui, est reparti en Angleterre, où il parle avec son furet (^^) et a décidé qu'il était un inventeur de génie, inventeur notamment du capodastre à amplificateur Marshall (^^). Derek Smalls (Harry Shearer), enfin, a investi sans grand succès dans l'immobilier et, lui aussi de retour en Angleterre, il aide son père à faire subsister son métier de "nettoyeur de téléphone à domicile" (^^).

On retrouve aussi Marty Di Bergi (Rob Reiner), en froid avec le groupe depuis le documentaire, ainsi que des caméos de Fred Willard, de Kenny Rogers, de Bob Geldof, d'Andy Dick...

Le concert, lui, est plus classique - enchaînement de tous les hits du groupe, y compris Stonehenge (avec cette fois-ci une maquette trop grande pour rentrer dans l'Albert Hall), de morceaux de leurs autres projets (les morceaux 60s/70s, de la musique irlandaise, orientale, etc) et de moments absurdes dignes du groupe : l'arrivée des musiciens suspendus au plafond par des câbles qui ne fonctionnent pas, le duo avec Cher qui n'est pas là et est remplacée par une photo sexy d'elle avec des lèvres animées, le grand final - une sinistre chanson de Noël avec des nains en lutins, et le crâne géant démoniaque surplombant la scène orné d'un bonnet et d'une barbe... et le rappel : un plaidoyer pour l'euthanasie avec lâcher de colombes mortes.

Dans l'ensemble, un bon moment à passer, même si j'aurais préféré un show mieux équilibré, plus près d'un ratio de 60 % de musique pour 40 % de documentaire. En tout cas, pour un projet comique, les trois acteurs maîtrisent tout de même plutôt bien leurs instruments respectifs.

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #1165 : Jumanji - Next Level (2019)

Publié le 18 Mars 2020 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Review, Jeunesse

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Jumanji - Next Level (Jumanji : The Next Level - 2019) :

Mal dans sa peau près plusieurs années passées seul à New York, Spencer (Alex Wolff) décide de retourner à Jumanji, pour y retrouver confiance en soi. Mais plutôt que d'incarner le Dr. Bravestone (Dwayne Johnson), il se retrouve dans la peau de Ming Fleetfoot (Awkwafina), une voleuse. Inquiets de son absence, Martha (Morgan Turner), Fridge (Ser'Darius Blain) et Bethany (Madison Iseman) décident alors de le retrouver dans le jeu, mais Eddie (Danny De Vito), le grand-père de Spencer, et Milo (Danny Glover), l'un de ses anciens collègues, sont aspirés avec eux : les rôles sont réattribués, et désormais dans la peau de personnages qu'ils ne maîtrisent pas, les héros vont devoir sauver Jumanji de la menace de Jurgen le brutal (Rory McCann)...

Sans être parfait, le premier Jumanji était une bonne surprise, assez ludique dans son approche, et avec une distribution partante pour se ridiculiser dans des rôles volontairement archétypaux. Ici, forcément, avec cette suite mise précipitamment en chantier suite au succès colossal du premier opus, on perd nettement en effet de surprise : on prend les mêmes et on recommence, avec quelques menues variations d'environnement, de participants, et d'épreuves, mais dans l'ensemble, c'est la même recette, avec un résultat très similaire.

Il y a toujours quelques problèmes de rythme (avec un quart d'heure de moins, ça aurait été plus efficace, notamment au niveau de la mise en place et de ces scènes entre Hart-Glover et Rock-DeVito), et l'on peut clairement se dire qu'avec une production un peu moins précipitée, les scénaristes auraient peut-être pu développer un peu plus/un peu mieux cette suite ; mais dans l'ensemble, je ne me suis pas ennuyé, j'ai apprécié la bonne ambiance générale, le côté spectaculaire (parfois un peu trop numérique, comme dans le premier), le fait que Jack Black et Karen Gillan soient plus présents, et les efforts de chacun pour incarner les personnages, dans toutes leurs variations (Awkwafina ^^).

Par contre, à voir en VO absolument, tant il y a un travail sur le phrasé, les accents et la diction de chaque héros.

3.25 + 0.25 pour les singes dont je regrettais l'absence dans le premier volet = 3.5/6

(honnêtement, je m'attendais à bien pire, au vu des critiques)

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Un film, un jour (ou presque) #891 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : L'Amour Fait sa Loi (2012) & Princesse Incognito (2019)

Publié le 14 Février 2019 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Hallmark, Review, Romance, Télévision, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec chaque jour plusieurs critiques de films romantiques...

L'Amour Fait Sa Loi (The Seven Year Hitch - 2012) :

Après 7 années passées en colocation avec Kevin (Darin Brooks), son meilleur ami, Jennifer (Natalie Hall) se fiance avec son compagnon, Bryce (Ryan Doom), et demande à Kevin de déménager. Mais ce dernier sait pertinemment que Bryce est infidèle et, amoureux en secret de Jennifer, il a alors recours à un obscur article de loi pour empêcher les fiançailles de son amie, en affirmant qu'ils sont mariés de droit commun...

Une production Hallmark assez atypique, car relativement excentrique et plus proche de la farce décalée que de la comédie romantique traditionnelle.

Mais bizarrement, cette excentricité et ce postulat de départ original finissent par jouer contre le film, puisque le personnage de Kevin n'est jamais vraiment sympathique ni attachant (d'autant qu'il est interprété de manière un peu criarde et agitée par Darin Brooks), et que ses machinations finissent par paraître un peu glauques plutôt qu'amusantes.

Ajoutez à cela une Natalie Hall (pas désagréable, en soi, et assez naturelle) étrangement peu mise en valeur au début du métrage - son style, ses vêtements, son maquillage la rendent assez froide et distante ; et une distribution secondaire totalement générique et oubliable...

Et voilà, une rom-com pas à la hauteur de son potentiel de départ, et qui laisse un goût doux-amer, alors même qu'il y avait de quoi se lâcher totalement. C'est raté.

2/6

Princesse Incognito (A Winter Princess - 2019) :

Carly (Natalie Hall) doit organiser un grand bal hivernal dans la station de ski de Snowden Peak, et pour cela, elle doit composer avec Jesse (Chris McNally), le frère de sa patronne. Mais bien vite, l'arrivée du Prince Gustav (Casey Manderson), le frère jumeau de Carly, révèle qu'elle est la princesse d'un royaume européen, et qu'elle va rapidement devoir choisir entre sa destinée royale et sa vie anonyme dans la petite ville de montagne...

Une comédie romantique Hallmark de la même scénariste que One Winter Weekend, mais qui est nettement moins convaincant (déjà qu'à la base, One Winter Weekend était vraiment moyen), puisque tout ici sonne faux : les accents "anglais", le postulat de départ, la romance, les costumes, les personnages secondaires, l'interprétation forcée de Natalie Hall... bref, il n'y a que l'environnement enneigé, agréable à l'oeil, qui fonctionne réellement. Tout le reste tombe plus ou moins à plat, pas aidé par un script qui ronronne rapidement.

1.5 + 0.5 pour la neige = 2/6

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Halloween Oktorrorfest 2019 - 52 - Eli (2019)

Publié le 24 Octobre 2019 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Drame, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Religion, Thriller

Chez les Téléphages Anonymes, d'octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Eli (2019) :

Enfant-bulle allergique au monde qui l'entoure, Eli (Charlie Shotwell) arrive avec ses parents (Kelly Reilly, Max Martini) au manoir du Docteur Horn (Lili Taylor), spécialiste en maladies auto-immunes. Là, dans cet immense bâtiment isolé du monde extérieur, Eli va subir un traitement génétique expérimental particulièrement douloureux, mais rapidement, le jeune garçon va commencer à être hanté par les fantômes des précédents cobayes du Docteur...

Aïe. Un film d'horreur produit par la Paramount et qui, comme pour The Cloverfield Paradox, a préféré refiler le bébé à Netflix, qui a diffusé le film en toute discrétion en octobre 2019  : sans surprise, à vrai dire, tant le résultat final est un bordel pas possible, à l'écriture décousue, et qui tente de manger à tous les râteliers.

(attention, spoilers)

En effet, non seulement le film possède un postulat de départ particulièrement capillotracté (toute la mise en place est longuette, jamais vraiment plausible scientifiquement, etc), mais en plus, le film prend alors un virage "maison hantée" totalement générique et sans inspiration.

Pendant facilement 60/75 minutes, Eli est particulièrement quelconque, incapable d'échapper à tous les clichés des films de fantômes qui apparaissent dans les reflets, etc, et bien trop fasciné par sa "thérapie génique" improbable pour rester crédible (le garçon subit un traitement éprouvant, on lui perce un trou dans le crâne, on lui injecte des produits dangereux, etc... mais il se promène quand même dans les couloirs du manoir sans supervision, et sans paraître le moins du monde atteint par ce qu'il subit).

Et puis, pour ses dernières 20 minutes, le scénario pète un câble. Sans être pour autant totalement inattendue (le nom du médecin interprété par Lili Taylor est un gros indice, tout comme l'est l'affiche), la vérité est révélée au sujet d'Eli, et le film bascule dans une sorte de sous-La Malédiction grand-guignolesque, assez criard, et sombrant dans le n'importe quoi.

Ah, et j'ai failli oublier Sadie Sink, qui tient ici un petit rôle... et le joue exactement comme son personnage de Stranger Things.

Un projet vraiment bancal, qui n'a pas la subtilité d'écriture nécessaire pour vendre vraiment ce retournement de dernière minute, et qui succombe à tous les clichés du genre qu'il utilise. Reste une distribution assez efficace... mais c'est peu.

2/6

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Catch Review : TNA Impact Live (10/07/2014)

Publié le 11 Juillet 2014 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, TNA

Ultime show avant les tapings de NYC, ultime show avec le ring à quatre côtés, et un show qui renoue plus ou moins avec les thématiques de l'ère Bischogan, à savoir le Championship Thursday...

- Angle récapitule les matches de ce soir, demande à Willow de venir le voir, et lui explique qu'il est temps pour lui de redevenir Jeff Hardy, maintenant que la Team Dixieland a été annihilée.

- Aries est confiant.

- Wolves vs Bragnus, Tag Titles Match. Un bon match, long, solide et méthodique.

- Roode agacé, défie MVP, qui vient en roulant, et manque de se faire démolir par Roode et EY, mais est sauvé in extremis par la Team MVP.

- Storm tente de faire basculer Sanada vers le côté obscur, en lui expliquant qu'il doit se libérer de l'influence de Mutah.

- Angle confiant d'avoir su toucher Jeff Hardy. Et non, ce n'est pas sale.

- Aries vs Sanada, X-Div title match. Ça ne pouvait pas totalement être à la hauteur de leur match du ONO Global Impact, mais ce n'était pas mauvais pour autant, bien au contraire. De l'action très réussie. Et une fois de plus, Aries est champion à l'approche de Destination X. :mrgreen:

- Bully parle de Rhino. EC3 n'est pas impressionné.

- Bully dans le ring, au micro, exige des explications. Rhino l'accuse de manipuler tout le monde pour parvenir à ses fins. Ray réplique en trollant sévèrement son ancien pote. EC3 s'en mêle, et paf, un Gore sur Ray, et Dreamer intervient in extremis. Segment bien mené pour chauffer un peu plus les tapings de New York.

- Segment backstage sympatoche des BP.

- La Menagerie se motive.

- ALove vs Britt vs Gail vs Maddie, KO Title match. Un match sympathique, et à nouveau assez long pour ce que c'était. Décidément, ce soir est un bon show sur ce plan là.

- Aries est satisfait de sa victoire, et tease de ne pas encaisser l'Option C.

- Vidéo promo pour Bobby Lashley qui est un monstre de puissance, ce que MVP ne se prive pas de nous rappeler de manière efficace.

- 20 Men Battle Royale for the #1 Cont. Spot. Un match sympathique au résultat final un poil prévisible, mais qui devrait néanmoins donner lieu à un match de championnat intéressant.


 

Un show qui, s'il souffrait un petit peu d'un public légèrement fatigué, était cependant blindé en action jusqu'à la gueule (seulement quatre matches, certes, mais des matches longs, ininterrompus, et globalement de qualité). Un bon chant du cygne pour le ring à 4 côtés, donc, et une mise en place très réussie pour les tapings new-yorkais.

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Catch Review : TNA Impact - Live from Wembley (27/02/2014)

Publié le 28 Février 2014 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, TNA

- Gunner furieux après Storm.

- Gros public à Wembley.

- MVP dans le ring pour récapituler le main event de Lockdown, annonce Joe, et Magnus, bref duel de promos, et zou, un match "Joe rules" (=no pin, no escape), et un brawl à la clef.

- Les Wolves ont gagné les tag titles en house show, les Bromans demandent à Roode de leur organiser un match retour à Lockdown.

- Bromans vs Bad Influence vs Wolves. Match plutôt fun.

- ECIII mijote qqch.

- Roode tente de recruter Aries pour la Team Dixieland.

- ECII dans le ring, pour affronter Doug Williams, qui profite de la tournée pour revenir dire bonjour.

- ECIII Vs Doug Williams. Un affrontement rapide, avec un ECIII qui met un terme au match avec un coup bas et son finisher. Wembley déteste ECIII.

- Storm en approche, puis en promo dans le ring, face à Gunner. Duel honorable de promos avec un Storm en mode "f*ck the army".

- Gunner est prêt à démolir Storm backstage.

- Bad Bones vs Joe. Un squash, rien de plus. Dommage, Bones avait fait bonne impression durant Xplosion.

- MVP et Aries en pleine discussion, et Aries négocie un rôle de special ref durant le match Roode/MVP de ce soir.

- Angle accueilli dans le HOF. Très bel accueil du public.

- Arrivée d'ECIII, avec une vidéo trollesque, l'annonce des blessures de Kurt, un peu de trollage des dirt sheets et de l'interwebz, et un face à face bouclé assez rapidement, pour mettre en place un match à Lockdown.

- Beautiful People vs Alpha Female & Lei'd Tapa. Un match un peu brouillon par moments (trop de monde dans le ring en même temps), mais rien de rédhibitoire.

- Tiger Uno @ Lockdown.

- Samuel Shaw au micro, pour s'excuser auprès de Christy, et expliquer qu'il est son chevalier blanc, là pour la protéger. Interruption par Anderson, Samuel dit ce qu'il ne fallait pas dire, se prend une baffe, et parvient à s'en sortir en étouffant Anderson. Efficace. "Cree-py Bas-tard !"

- Autre promo nawak de Willow.

- Gunner & Storm se battent backstage.

- Roode vs MVP w/Sp. ref. Austin Aries. Match solide, finish efficace. C'est assez amusant de voir la différence de condition physique entre un MVP et un Batista qui tous deux reviennent après un hiatus. Et puis les shorts d'Aries... :mrgreen:

 



Un show plutôt sympathique, et bien soutenu par un public motivé. Lockdown se présente très bien.

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Un film, un jour (ou presque) #1113 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Un Amour de Chef (2019)

Publié le 2 Février 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Hallmark, Review, Romance, Télévision, St Valentin, USA

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...​ 

Un Amour de Chef (Love on the Menu - 2019) :

Cadre dans une entreprise multinationale de fabrication de surgelés, Maggie (Autumn Reeser) a dans sa ligne de mire une nouvelle acquisition : les recettes de Hank Daniels (Kavan Smith), chef d'un restaurant étoilé en difficultés financières. Malgré les réticences initiales du chef, elle parvient à convaincre ce dernier de collaborer avec son entreprise, en échange de son savoir-faire en manière d'organisation et de gestion - mais tandis qu'elle aide Daniels à redresser son établissement, elle s'attache au restaurateur bourru, et à sa fille adolescente (Jordyn Ashley Olson)...

Ah, que c'est dommage. Une comédie romantique Hallmark sympathique, dynamique, avec un couple principal à l'alchimie ludique et à la bonne humeur prononcée, des seconds rôles agréables, et un script qui évite la plupart des clichés et des quiproquos habituels du format... mais qui ne parvient pas à totalement négocier son atterrissage.

Assez frustrant de constater qu'après une première heure plutôt agréable à suivre (malgré quelques petits moments un peu forcés, comme le rapprochement de l'héroïne avec la fille du restaurateur, un rapprochement qui se résume à faire du shopping et à parler fringues et coiffure, ou encore ces moments balourds de promotion des aliments congelés), le film trébuche sur la fin, lorsque vient le moment du rebondissement du troisième acte.

Ici, c'est la patronne de Maggie (Barbara Niven), qui révèle son visage de "méchante", et amène les quelques moments dramatiques de rigueur dans les dernières minutes des rom-coms de ce genre...

Seul problème : toute cette sous-intrigue n'a ni queue ni tête (ni dans les réactions de la protagoniste, ni dans les décisions prises par sa patronne), et semble avoir été écrite précipitamment, sans grand effort apporté à la plausibilité du tout (Kavan Smith, l'interprète principal, est à l'écriture, et clairement responsable du ton décontracté du métrage, mais il est accompagné d'une scénariste habituelle de la chaîne, aux résultats jamais très probants).

Résultat, la toute fin perd énormément de son efficacité, puisqu'elle n'est jamais vraiment justifiée par des rebondissements ou des obstacles crédibles (et que la dégustation finale du critique est encore plus improbable).

Encore une fois, dommage, car le reste était agréable à regarder.

3.75/6

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Catch Review : TNA Impact Live (15/05/2014)

Publié le 16 Mai 2014 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, TNA

L'Impact de la semaine dernière était particulièrement médiocre... qu'en est-il de cette semaine ?

- EY au micro, pour expliquer que tout le monde espérait mieux que MVP, puis défie MVP, qui réplique depuis les coulisses, bien planqué, jusqu'à ce que EY décide d'aller le chercher. Ouverture efficace, sans plus.

- Bully s'est introduit dans le jardin de Dixie.

- Récap de Bram/Magnus & Willow + une promo toujours WTF de Willow.

- Bram & Magnus vs Willow. Un petit match tranquille, plus là pour développer Magnus/Bram que pour l'action en elle-même.

- EY démolit le salon de MVP.

- Bully s'est introduit chez Dixie.

- Gail au micro, mécontente. Angelina réplique, et zou, un match.

- Gail vs Velvet. Ouhlàlà, Gail en tremble dans ses bottes, quelle menace. Loin d'être du grand art, forcément avec Velvel, mais au moins elle n'a pas botché.

- The Menagerie est dans la place, et Knux a une veste à paillette, il y a du mieux. Ne manque plus qu'un haut-de-forme et une canne.

- EC3 satisfait de sa performance de la semaine dernière.

- Kaz vs Crazzy Steve. Du grand nawak incontrôlable (ce qui est le concept du truc : Rebel avait prévenu Knux que les deux autres étaient incontrôlables, c'est le cas...) et fun. Attention à ne pas renouveler le grand nawak trop souvent, par contre...

- Aries se fait botter le cul et éjecter par la sécu et par MVP, qui se fait surprendre par EY.

- Brawl EY/MVP, finalement interrompu par la Sécu. Public moyennement motivé.

- Spud en mode solid snake chez Dixie, mais il se fait choper comme un bleu.

- Anderson vs Storm. Match standard, RAS.

- Shaw à l'asile, reçoit la visite de quelqu'un.

- Récap de l'entraînement de Sanada. J'aime bien cette approche.

- Sanada vs Zema vs Tigre Uno. X-Div Title. Plutôt sympathique, même si l'absence de Tigre Uno pendant une partie du match était un peu agaçante.

- Bully joue les slasher movie killers avec Dixie.

- Comme je m'en doutais la semaine dernière, Gunner le soldat qui a déjà été confronté à du PTSD, va voir Shaw pour lui parler à l'asile, et essayer de comprendre sa folie.

- Récap de la blessure de Kurt.

- Bully continue de faire flipper Dixie, mais EC3 est là pour égaliser l'équilibre des forces.

- Récap de Roode vs MVP, qui a suspendu Roode indéfiniment.

- MVP vs EY. HW Title. Du brawl qui dure, avec un MVP qui tente de détruire l'épaule d'EY, et une double intervention sympathique. À nouveau, efficace, et le finish à base de New Nation fonctionnait assez bien, et donne des trucs à faire aux mecs inutilisés.


 

Un show.... intéressant. Ce n'était pas forcément un show exceptionnel niveau action, puisque tout était centré sur l'avancement des intrigues, mais on ne peut pas nier qu'il y ait eu des moments mémorables : la Ménagerie totalement barrée, le segment final, et je dois dire que je suis particulièrement intrigué par ce qu'il va advenir de Shaw & Gunner. On verra bien....

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 01 - Manuel de Survie à l'Apocalypse Zombie (2015)

Publié le 19 Septembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie, Jeunesse

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Manuel de Survie à l'Apocalypse Zombie (Scouts Guide to the Zombie Apocalypse) :

Ben (Tye Sheridan), Carter (Logan Miller) et Augie (Joey Morgan) sont les trois seuls scouts de leur région, et deux d'entre eux songent sérieusement à quitter la troupe, lorsque des morts vivants sanguinaires envahissent la ville. Avec l'aide de Denise (Sarah Dumont), serveuse dans un club de strip-tease, le trio doit alors tout faire pour sauver l'humanité, et mettre un terme à cette épidémie mortelle...

Une zombie teen comedy (réalisée par le scénariste des Paranormal Activity) qui a reçu un accueil assez positif par chez nous, et plutôt négatif outre-atlantique... et honnêtement, je me range sans problème du côté des avis négatifs. Ou du moins très mitigés.

Car il faut bien admettre que ce Manuel de Survie n'apporte strictement rien au genre (déjà bien épuisé) de la zom-com : déjà, le film est très long à démarrer. Si l'on excepte l'intro de 6 minutes, totalement détachée du reste et uniquement là pour montrer Blake Anderson de Workaholics en train de faire le con, il ne se passe globalement rien du tout pendant une bonne demi-heure.

Et lorsque l'action se déclenche enfin, elle est constamment parasitée par un ton global bas de plafond et graveleux (façon pipi caca prout bite couille pet chatte), et par de nombreux ventres mous récurrents. Sans même parler de la scène d'action principale, qui place ses zombies dans un night-club éclairé au néon et au stroboscope, ce qui flingue tout l'intérêt de ce moment, et une grosse partie de sa lisibilité.

Bref, une comédie assez insipide et plutôt banale, sans grande originalité, avec des scènes généralement trop longues et prévisibles pour leur propre bien, et une distribution assez transparente (les trois scouts sont peu mémorables, et Sarah Dumont l'est tout autant).

Reste finalement du gore (numérique) assez généreux, quelques idées amusantes (les chats zombies) mais sous-exploitées, et une illustration musicale adéquate de Matthew Margeson.

C'est peu. Mais je suppose que si l'on est client de l'humour graveleux façon American Pie, ce film peut fonctionner.

2/6

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 4 (suite - 6)

Publié le 2 Avril 2016 par Lurdo dans Télévision, Les bilans de Lurdo, Review, Science-Fiction, Star Trek, Critiques éclair

Je continue mes mini-reviews de l'intégrale de Star Trek Voyager, une intégrale commencée il y a bien longtemps, et une saison 4 qui continue tranquillement son chemin, plus rythmée et dynamique qu'auparavant !

4x20 - Vis à vis :

Le problème avec un épisode comme celui-ci, c'est que c'est un épisode tellement détaché de toute continuité qu'il aurait pu se dérouler en saison 2 ou 3. Ici, on a Tom Paris qui s'ennuie et en a assez de sa vie à bord (depuis quand ? Ce n'est pas comme si la vie à bord était très paisible et routinière, surtout une semaine après une invasion de nazis hirogens), et qui sympathise avec un extraterrestre récemment rencontré, lequel échange son corps avec Tom et prend sa place à bord du Voyager.

Une histoire de body-swap assez basique (mais bien jouée), aux rebondissements classiques, et au ton pas trop sérieux, ce qui fait que ça se regarde tranquillement, mais ce n'est vraiment rien de bien neuf ou de mémorable, donc, avec une caractérisation de Tom qui sort un peu de nulle part (Tom qui fait un caca nerveux quand il arrive en retard à un rendez-vous avec B'el, WTF), ne correspond pas vraiment à ce qui nous avait été montré jusque là, et semble souvent n'exister que pour provoquer des conflits artificiels entre les personnages.

Ah, et puis tout l'épisode tourne autour de ce pilote extraterrestre d'un prototype de vaisseau révolutionnaire, dont Tom parvient à optimiser les moteurs... et pourtant, quand arrive la fin de l'épisode, la technologie révolutionnaire en question a été passée à la trappe, et plus personne n'en parle à bord.

 

4x21 - The Omega Directive :

Le Voyager passe en état d'alerte lorsque le vaisseau détecte Omega, une molécule au potentiel destructeur immense, que tout capitaine de Starfleet doit détruire sur le champ. Les Borgs, eux, la considèrent comme un symbole de perfection ultime, et Seven fait, à son contact, une expérience spirituelle qui la bouleverse.

Un bon épisode, au sujet intrigant, et au traitement plutôt réussi, notamment du côté de Seven, qui est clairement le gros atout de cette saison (et est probablement plus développée et nuancée que la moitié de l'équipage combinée). Pas un épisode parfait (la téléportation facile d'une molécule aussi instable me pose problème), mais du bon divertissement.

 

4x22 - Unforgettable :

Le concept de base n'est pas mauvais - le vaisseau recueille une extraterrestre en difficulté, qui prétend appartenir à une race s'effaçant automatiquement de la mémoire et des banques de données d'autrui, et qui explique que non seulement elle a passé des semaines à bord, mais qu'en plus elle a vécu une histoire d'amour avec Chakotay - mais le traitement de l'histoire est assez générique et prévisible, au point d'en être quasi soporifique.

Ce n'est techniquement même pas mauvais (quoique, les motivations des personnages sont gentiment hypocrites, et les explications biologiques de l'amnésie sont, au mieux, capillotractées, et au pire, ridicules), mais simplement quelconque au possible, avec des scènes interminables et mécaniques entre l'alienne (Virginia Madsen) et Chakotay.

Ce qui rend le tout, assez ironiquement compte tenu du titre, très oubliable.

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Les bilans de Lurdo : Les Désastreuses Aventures des Orphelins Baudelaire, saison 3 (2019) - troisième partie (3x05-06)

Publié le 22 Juin 2019 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Jeunesse, Netflix, Télévision

Les deux précédents épisodes de la saison 3 des Orphelins Baudelaire s'étaient avérés une très bonne surprise, envoyant les enfants 20 000 lieues sous les mers, et les rapprochant enfin du dénouement de leur aventure... place à la suite.

Lemony Snicket's A Series of Unfortunate Events - 3x05-06 - The Penultimate Peril :

En compagnie de Kit Snicket, les jumeaux Baudelaire rejoignent l'Hôtel Dénouement, tenu par les frères Dénouement (Max Greenfield), aux allégeances diverses ; là, ils découvrent que la Juge Strauss (Joan Cusack) a réuni tous les témoins des mésaventures des Baudelaire, pour monter un dossier et enfin envoyer Olaf en prison. Plus facile à dire qu'à faire, car les alliés d'Olaf sont eux aussi de la partie...

Deux épisodes très chargés (près d'une heure chacun) et assez dense sur de nombreux fronts : on apprend enfin le fin mot du schisme entre les deux camps du VDF (un fin mot étrangement peu convaincant, pour être franc), on assiste au procès d'Olaf (qui se transforme en procès des Baudelaire de manière là aussi peu probante, entre le rebondissement téléphoné concernant l'identité des deux juges, le gag très plat de la justice aveugle, et la tentative thématique assez bancale de montrer qu'il n'y a pas de gentils et de méchants, mais des nuances de gris, en présentant les Baudelaire comme responsables d'actes criminels), on retrouve un grand nombre de visages familiers issus des saisons précédentes, et on constante, en fin de compte, que tous les personnages sont vraiment un peu trop stupides pour que le récit fonctionne totalement.

C'est un problème qui a toujours hanté la série, une série aimant présenter ses orphelins comme les victimes absolues d'adultes tous plus bêtes que leurs pieds : si tous les personnages sont bêtes à manger du foin, et méritent ce qui leur arrive, ou bien sont ultra-passifs comme les orphelins peuvent l'être çà et là, comment en vouloir aux antagonistes qui profitent de cette bêtise. Et réciproquement, lorsque le fondement même de la série (le schisme, VDF vs Olaf, etc) repose sur des bases à ce point fragiles, ne justifiant jamais les actes des "méchants" (ni des "gentils", d'ailleurs), comment prendre cette résolution dramatique au sérieux... ?

Néanmoins, il faut reconnaître que l'interprétation, dans ce double épisode, est impeccable, tant du côté des enfants que de Lucy Punch et NPH, et que le tout se regarde sans problème. Et ce double épisode de se terminer de manière assez définitive, par un montage musical en forme de bilan, une boucle bouclée pour Lemony Snicket, et une chute qui aurait fait une très bonne fin de série.

Seulement voilà, il reste encore un épisode de conclusion, et je me demande bien comment tout cela va bien pouvoir se terminer de manière semi-satisfaisante... ?

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(retrouvez aussi sur ce blog les critiques des épisodes 3x01-02, 3x03-04, et celles des saisons précédentes en cliquant ici...)

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