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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Résultat pour ""the good place""

Catch Review : TNA Impact (09/09/2015)

Publié le 13 Septembre 2015 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, TNA

Trois semaines avant Bound For Glory...

Impact Wrestling 09/09/2015 :

- EC3 au micro, qui explique qu'il n'en a rien à battre de GFW vs TNA (ça tombe bien, moi non plus), fait une récap de son feud vs Matt Hardy, et du fait que Jeff est désormais son assistant perso. EC3 humilie un peu Jeff en public, puis encore un peu plus, puis encore un peu encore, jusqu'à ce que le segment dure un peu trop longtemps. M'enfin connaissant la TNA, Hardy va se rebeller dès la semaine prochaine, pour mettre en place BFG, où tout sera bouclé, donc autant qu'ils liquident tout dès maintenant.

- Spud & Matt vs EC3 & Tyrus. Franchement RAS. Spud jobbe, et Hardy commence déjà à se rebeller.

- Drew motive les Wolves backstage.

- Taryn et les Dollhouse cabotinent et se motivent backstage.

- Madison se fait passer à tabac par la Dollhouse. Tout le monde surjoue comme ce n'est pas permis, Angelina Love se fait démolir, et zou, elle est sortie pour cause de grossesse.

- Et revoilà Jarrett et madame qui s'incrustent, avec Jarrett mécontent de Roode qui a son titre, Karen qui donne des leçons à tout le monde... bleh.

- Eli Drake, Jesse et Kenny King (qui apparamment est déjà redevenu heel après son face turn de la semaine dernière :facepalm:) refusent d'aider la team TNA, et le font savoir à Drew qui se plaint de leur comportement. Brawl contre trois faces qui jusque là n'avaient pas pris part au conflit. Franchement aléatoire et sans grande logique, m'enfin bon.

- Ec3 vient humilier un peu plus Hardy en lui donnant des trucs à faire backstage.

- Drake, Jesse & King vs Robbie, Micah & Tigre. RAS. Micah n'impressionne toujours pas.

- Brooke vs Gail Kim. KO Title. Gail clairement en train de diriger le match en donnant des instructions constantes à Brooke, pour un bon match se finissant en queue de poisson quand Tapa tente de voler le titre, et que Kong s'interpose. Tapa semble toujours peu à l'aise niveau timing, mais bon, sinon, ça allait.

- La GFW se motive backstage.

- Drew & Hardy s'encouragent, EC3 n'est pas d'accord.

- Wolves vs Lee & Myers. Tag titles. Bon match, mais on peut se demander quel intérêt il y avait à déjà redonner les titres aux Wolves, qui les ont perdus la semaine dernière... ah, mais oui, j'oubliais, toute cette invasion est baclée, car elle doit être bouclée en fin de semaine prochaine, histoire de laisser un peu de temps pour mettre BFG en place... *soupir*

- Melendez claudique backstage.

- Melendez dans le ring et EY pour des promos croisées décidément répétitives (le feud tourne affreusement en rond), ce qui est dommage, parce que l'ex-soldat est plutôt solide, au micro.

- La team TNA se motive backstage.

- Josh Matthews interviewe Mahabali en studio, et c'est la fête de l'anglais approximatif et des clichés sur l'Inde. Ils sont vraiment décidés à le pusher, ce Mahabali... pourquoi pas. Il a du potentiel.

- Chris Masters vs Drew Galloway, Lumberjack match for the Lethal Lockdown advantage. Aucun intérêt intrinsèque : le match n'était pas forcément mauvais, sans plus, mais le concept d'avantage dans le Lethal Lockdown est 1) inutile et inexistant (à la base, LL est un gimmick très mal pensé), et 2) forcément à l'avantage des heels, histoire de donner un semblant de suspense. Donc là, comme en plus ils nous ramènent un Eric Young qui trahit (forcément) la team TNA de manière ultra-téléphonée quand tous les lumberjacks sont occupés et qu'il faut contrer Jarrett...

 

La même histoire que la semaine dernière : de l'action convaincante dans le ring, mais un booking baclé, précipité, téléphoné, et affreusement peu intéressant.

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Un film, un jour (ou presque) #1139 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Veux-tu toujours m'épouser ? (2013) & L'escorte (2005)

Publié le 15 Février 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Hallmark, Review, Romance, Télévision

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...

Veux-tu toujours m'épouser ? (Nearlyweds - 2013) :

Erin (Danielle Panabaker), Casey (Jessica Parker Kennedy) et Stella (Britt Irvin) sont trois amies inséparables qui ont réussi à convaincre leurs trois compagnons respectifs, David (Ryan Kennedy), Nick (Travis Milne) et Mark (Steve Bacic) de les épouser à la même période. Seul problème : le prêtre responsable de la paroisse trouve la mort avant d'avoir pu signer les certificats de mariage. Lorsqu'elles apprennent qu'elles ne sont pas vraiment mariées, les trois amies remettent alors en question leurs choix, d'autant qu'entre belle-mère envahissante, rivale entreprenante et mari conservateur, la vie de jeune mariée n'est pas forcément ce dont elles avaient rêvé...

Il fut un temps où Hallmark n'était pas encore le royaume des rom-coms formatées, produites à la chaîne en suivant un cahier des charges ultra-restrictif, formatant à la minute près le moindre rebondissement de leurs récits.

Un temps pas si lointain que ça (2013 !), comme en est la preuve ce Nearlyweds plutôt réussi, une comédie décalée et volontairement légèrement caricaturale, porté par un trio d'actrices attachant. Apparemment adapté d'un roman, ce métrage opte délibérément pour un humour et un ton décomplexé, où les personnages féminins ont des personnalités bien définies, où les hommes sont tous un peu balourds, où Naomi Judd campe une belle-mère acariâtre de conte de fées...

Bref : Nearlyweds est un téléfilm ludique et amusant, bien interprété, et signé de la plume d'une scénariste de Gravity Falls, de Veronica Mars et de Je vais épouser un prince ! : oui, c'est caricatural, et le trait est appuyé (notamment la musique), mais le tout va tellement à l'encontre des impératifs conservateurs actuels de la chaîne que c'en est une énorme bouffée d'oxygène.

4/6

L'escorte (The Wedding Date - 2005) :

Célibataire américaine névrosée, Kat Ellis (Debra Messing) refuse d'assister au mariage londonien de sa jeune demi-soeur (Amy Adams) sans cavalier. Elle engage donc un escort boy, Nick (Dermot Mulroney) pour l'accompagner en Angleterre et se faire passer pour son fiancé. Mais sur place, Kat réalise qu'elle se rapproche de Nick, alors même que son ex, Jeffrey (Jeremy Sheffield) fait partie des invités de la cérémonie...

Une comédie romantique assez bancale, je dois dire, à l'image de ces plans aériens de New York qui ouvrent le film... et qui ne sont pas horizontaux.

Les problèmes ne viennent pas vraiment de la réalisation, cela dit, ni de l'interprétation (tout le monde est efficace, le couple principal a une bonne alchimie, les seconds rôles sont sympathiques), mais plus de l'écriture, une écriture qui donne, dès le début, l'impression de prendre l'histoire en route sans le moindre développement convaincant des personnages ou de l'intrigue.

Une écriture qui fait de son personnage féminin principale une boule de névroses peu sympathique, qui impose un déroulement assez daté et cliché au récit, qui peine à justifier ses choix narratifs (pourquoi Londres ? Pourquoi se compliquer la vie avec des acteurs américains ?), et qui confère au tout un fort sentiment d'artificialité.

Bref, une variation genderswitched peu convaincante sur le thème de Pretty Woman

2.25/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Critiques éclair - Star Wars : Le Livre de Boba Fett - 1x01-02 (2021)

Publié le 15 Janvier 2022 par Lurdo dans Action, Aventure, Critiques éclair, Disney, Les bilans de Lurdo, Science Fiction, Science-Fiction, Review, Télévision, USA, Star Wars, Boba Fett

Après le succès et la hype de la série Le Mandalorien, toute l'équipe de la série remet le couvert pour Star Wars : Le Livre de Boba Fett, une série en sept épisodes centrée... sur Boba Fett, forcément. Place au mercenaire culte, donc, pour un programme chapeauté par Robert Rodriguez, supposé raconter comment Fett s'établit sur Tatooine et reprend la place laissée vacante par la mort de Jabba et de Bib Fortuna.

Star Wars : Le Livre de Boba Fett - 1x01-02 (The Book of Boba Fett, season 1 - 2021) :

- 1x01 - Alors que Boba Fett (Temuera Morrisson) fait ses premiers pas à la tête de la pègre de Tatooine, il se remémore les instants les plus tragiques de sa vie, et notamment son séjour chez les Hommes des sables...

Mouais. Je dois dire que je partais avec certains à priori que ce premier épisode n'a pas su me faire oublier. Déjà, parce que (comme je l'ai déjà dit il y a un bon moment, aux débuts du Mandalorien), Boba Fett ne m'intéresse pas particulièrement, en tant que personnage. Et le fait de revoir ou de découvrir ici, en flashbacks, la manière dont il a vu le jour, ou comment il s'est tiré du Sarlacc (assez peu probant visuellement, d'ailleurs), ne m'intéresse pas forcément, ni n'apporte grand chose au personnage.

Oui, Boba Fett est un mercenaire qui se tire de tout, mais bizarrement, ça ne passionne pas. Il faut dire aussi que les scènes d'actions ne sont pas forcément toutes convaincantes : un peu trop de parkour basique, un peu trop de Temuera vieillissant qui souffre à maintenir le rythme de l'action, une illustration musicale peu mémorable, et une mise en images qui sent parfois un peu trop le studio (l'évasion de Fett au clair de lune)...

Bref, j'ai trouvé ce premier épisode tout à fait regardable, mais un peu quelconque. En espérant que ça décolle rapidement. 

(par contre, j'ai apprécié le monstre à quatre bras, qui renvoyait directement à Ray Harryhausen)

- 1x02 - Boba Fett tente de trouver qui a envoyé des assassins à ses trousses, et tombe sur des jumeaux Hutt ; en parallèle, il se souvient de son temps passé auprès des Hommes des sables...

Plus que jamais, la série continue à entretenir sa parenté avec le western, et plus que jamais, je reste un peu dubitatif.

D'autant qu'ici, on est pas loin de Danse avec les loups dans l'espace : Boba sympathise avec les Indiens Tuskens, Boba apprend leurs us et coutumes, Boba apprend leur langue et leur manière de se battre, Boba leur apprend comment chevaucher des motos volantes, Boba les organise et les mène dans une attaque sur un train, Boba part en voyage initiatique hallucinatoire, Boba devient un Tusken, Boba danse avec eux autour du feu, etc...

On est dans un chemin bien balisé, pas toujours bien rythmé, occasionnellement réussi (l'attaque du train), mais globalement assez prévisible et attendu (Boba qui va casser du biker dans un diner, mouais). D'autant que par endroits, ça rappelle fortement ce que le Mandalorien a déjà fait - la fascination de la série pour la fabrication rituelle de sa tenue et de son arme, le concept du mercenaire qui apprend aux autochtones à se battre, et ainsi de suite.

Pas nécessairement mauvais, en soi, mais pas ultra convaincant non plus, et la structure présent + flashbacks est parfois assez frustrante. On verra la suite, et si Krrsantan le wookie est bien utilisé.

(à suivre...)

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

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Un film, un jour (ou presque) #947 : Les Animaux Fantastiques - Les Crimes de Grindelwald (2018)

Publié le 24 Avril 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Fantastique, Jeunesse, Aventure, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Les Animaux Fantastiques - Les Crimes de Grindelwald (Fantastic Beasts : The Crimes of Grindelwald - 2018) :

Alors que Grindelwald (Johnny Depp) vient d'échapper au MACUSA américain, Newt Scamander (Eddie Redmayne) reçoit la visite, à Londres, de Jacob (Dan Fogler) et Queenie (Alison Sudol). En parallèle, il apprend de la bouche de Dumbledore (Jude Law) que Credence (Ezra Miller), que tout le monde croyait mort, pourrait bien être le frère disparu de Leta Lestrange (Zoë Kravitz), et l'objet de l'intérêt de Grindelwald : ce dernier pense en effet que Credence est le seul moyen pour lui de tuer Dumbledore, son rival, et il est prêt à tout pour le retrouver. Mais Credence est en fuite en compagnie de Nagini (Claudia Kim), sa bien-aimée, et Newt, bien malgré lui, va se retrouver embarqué dans cette histoire...

Le premier Animaux Fantastiques était un film batard, tiraillé entre son désir de plaire à deux publics, en présentant d'un côté des créatures attachantes donnant lieu à des mésaventures humoristiques, et en continuant, de l'autre, à s'enfoncer toujours plus dans le dark & gritty adulte bourré de relations compliquées et de géopolitique du monde des sorciers.

Malheureusement, Les Crimes de Grindelwald fait le choix de continuer dans cette direction, en redoublant d'efforts sur le côté sombre et sérieux, et en reléguant les animaux et la fantaisie à la lisière du récit, comme une vague décoration servant à divertir les plus jeunes, autrement soûlés par les multiples rebondissements du récit et par sa structure inutilement brouillonne et compliquée.

Car c'est bien là le problème principal de ce Grindelwald : constamment, du début à la fin, on a l'impression de regarder un résumé très approximatif d'un roman bien plus dense et complexe, un résumé décousu, auquel il manque de nombreux chapitres et de nombreuses transitions, qui permettraient de comprendre les motivations des personnages, leurs réactions parfois incompréhensibles (toute la caractérisation de Queenie, dans cet épisode, laisse perplexe), et l'évolution du récit.

Le problème, c'est que le spectateur n'a pas ce roman entre les mains, et le résultat est tout simplement bordélique et confus au possible. J.K. Rowling introduit de trop nombreux personnages, qui finissent par être inutiles ou sous-développés (Flamel, Nagini, l'Auror rival, etc, etc, etc), il y a des ellipses problématiques dans le récit, à la fois dues au montage, mais aussi à l'écriture - une écriture qui joue volontairement la carte du mystère et du flou artistique, afin de ménager ses effets et de placer des rebondissements joliment capillotractés, supposés donner envie de voir la suite de la saga.

Seulement voilà : devant la caméra de David Yates, le spectacle proposé est malheureusement particulièrement terne. Trop souvent, Paris paraît aussi grisâtre et générique que ne l'était New York ; l'étalonnage numérique est omniprésent ; sans raison, Yates utilise des gros plans assez laids dans la première partie du film, et les délaisse totalement ensuite...

Donc, entre son script décevant (sans réelle structure, et servant principalement de mise en place pour la suite), son exposition laborieuse, son fanservice évident, ses rebondissements artificiels, ses personnages trop nombreux et pas forcément utiles, sa réalisation et son rythme défaillants, et ses animaux fantastiques de moins en moins présents, Fantastic Beasts 2 déçoit grandement, à tous les niveaux, en se positionnant comme un film de transition sans réelle valeur intrinsèque.

J'étais ressorti du premier opus en étant relativement optimiste, séduit par le retour à quelque chose de plus léger et de plus optimiste suite à l'évolution sombre et épique de la franchise Potter.

Là, c'est tout l'inverse, et ce second volet des Animaux Fantastiques me donnerait presque envie de laisser tomber, en attendant que J.K. Rowling se trouve un co-scénariste capable de canaliser ses impulsions créatives et de donner forme à quelque chose de plus correct.

2.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2014 - 24 - Insidious 2 (Insidious : Chapter 2 - 2013), Would You Rather (2012) & The Fog (1980/2005)

Publié le 17 Octobre 2014 par Lurdo dans Oktorrorfest, Cinéma, Critiques éclair, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Thriller

Halloween approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Insidious 2 :

La suite directe du précédent chapitre, qui suit à nouveau les mésaventures des membres de la famille Lambert qui, après s'être installée dans une nouvelle demeure, doit faire face aux esprits de l'au-delà, toujours liés à eux...

Dans l'absolu, j'aime assez James Wan : le bonhomme possède un savoir-faire formel certain, et un amour d'un certain classicisme du genre qui lui permet d'oeuvrer plus dans l'épouvante que dans l'horreur gore basique. Malheureusement, cela ne se traduit pas vraiment, à mon sens, dans ses films, auxquels il manque souvent quelque chose pour me convaincre. Peut-être une âme plus développée, ou de l'épaisseur suffisante pour faire passer les métrages de Wan du stade d'hommage à celui de film à part entière. Pour résumer : à mes yeux, Wan est trop souvent limité par les codes d'un genre qu'il aime et respecte trop pour vraiment s'affirmer en son sein. Ses films sont beaux, le suspense est présent, mais généralement, je reste à leur porte.

Et pourtant, on ne pouvait pas blâmer Insidious premier du nom (alias Poltergeist en plus bigarré et grotesque) de ne pas prendre des risques, avec son visuel ultra-stylisé, et sa dernière partie barrée et théâtrale. Là, malheureusement, ce n'est pas tout à fait la même chose. Dans cette suite précipitée aux allures de roller-coaster, on retrouve les ficelles du premier film (ses jump-scares bruyants, son score dissonnant, sa construction mécanique à base de scénettes assez semblables dans leur forme : lents mouvements de caméra qui suivent un personnage dans son quotidien, apparition furtive, personnage qui revient sur ses pas pour mieux regarder autour de lui, et paf, manifestation surnaturelle avec grand bruit strident), mais avec nettement plus de recul sur son propos, ce qui s'avère parfois problématique.

Outre l'humour plus outrancier, notamment (le slapstick des deux chasseurs de fantomes *soupir*), il y a une tentative de toutéliage temporel et de rétrocontinuité avec le premier film qui fait plus de mal que de bien à ce dernier, en désamorçant certains de ses effets, désormais rendus inoffensifs par le scénario de cette suite : lorsque la présence surnaturelle dans une scène du premier film était inconnue, elle était effrayante, mais une fois expliquée comme étant le père de famille revenu dans le temps, difficile de revoir la scène originale avec la même tension ou angoisse. Le tout paraît donc nettement plus brouillon et moins maîtrisé que le précédent volet, pour un résultat qui, au final, reste moins convaincant, car semblant s'éparpiller. D'autant que Wan troque le côté grand-guignolesque coloré du premier opus pour se concentrer sur de la possession, des médiums qui discutent, et un père qui perd l'esprit et menace de tuer sa famille, à la Amityville ou The Shining. Rien de bien neuf sous le soleil, donc. Mwé.

2.5/6

Would You Rather :

Décidée à aider son frère malade et dépressif, une jeune femme (Brittany Snow) décide de prendre part, aux côtés de nombreux invités, à un jeu sadique organisé par un riche aristocrate (Jeffrey Combs). L'enjeu : la fortune, ou la mort...

Un thriller horrifique qui lorgne très clairement sur Saw, et dont l'atout principal reste, très clairement, sa distribution. Globalement convaincante (Sasha Grey exceptée), elle est dominée par un Jeffrey Combs impérial, qui est presque, à lui seul, une raison de voir le métrage.

Parce qu'à côté, il faut bien dire que le scénario est assez... indigent. Le postulat de départ n'est pas inintéressant, pourtant, mais son traitement est tellement convenu, mécanique et prévisible qu'il n'exploite jamais tout son potentiel.

D'autant plus que le budget apparemment ultra-limité se traduit, à l'écran, par des effets gores très moyens, quand ils ne sont pas tout simplement absents, les morts se produisant hors champ pour ne pas exploser le budget.

Bref, pas de quoi se relever la nuit, d'autant que le twist de fin est téléphoné bien en avance, et ce de manière assez évidente et honteuse.

2/6 pour Combs et les autres.

John Carpenter's The Fog :

Alors que la ville d'Antonio Bay se prépare à fêter un anniversaire important, un brouillard sinistre commence à l'envelopper, un brouillard très similaire à celui qui, cent ans plus tôt, a coûté la vie à un navire et aux marins qui étaient à son bord. Car ces derniers sont de retour, et leurs fantômes sont bien décidés à se venger des habitants de la bourgade...

Un film d'épouvante et d'ambiance, où tout passe par l'image et la réalisation de John Carpenter, qui parvient sans efforts à faire ainsi oublier les défauts de ce film pourtant inabouti, bricolé à l'arrache pour un budget microscopique, et retourné en partie avant sa sortie.

Mais malgré tout cela, le film fonctionne tout de même du feu de dieu, puisque Fog reste, à ce jour, l'un de mes, voire même mon Carpenter préféré, renvoyant directement à Hodgson, Bierce et compagnie avec ses marins fantômes sortis de nulle part.

On peut regretter des personnages un peu creux et superficiels (notamment celui de Jamie Lee Curtis, uniquement là pour faire un parallèle avec l'arrivée de Tippi Hedren dans Les Oiseaux), mais tout le reste compense largement, et offre des visions fantômatiques nettement plus efficaces que tous les CGI du remake.

4.5/6

The Fog (2005) :

Un remake totalement inutile et foireux, qui échoue systématiquement là où l'original fonctionnait : ici, pas la moindre ambiance, pas le moindre mystère, pas le moindre charme... à la place, un brouillard en CGI qui se déplace comme la caméra dans Torque, du pop rock foireux, des acteurs particulièrement insipides et souvent mauvais (Welling et Grace sont robotiques, Blair est une erreur de casting à la voix pas du tout radiophonique, le sidekick black est agaçant), des flashbacks surexplicatifs absolument inutiles, du sexe tous publics, une réincarnation/romance maudite particulièrement idiote, et une réalisation maniérée qui perd toute la subtilité de l'originale, à grands coups de ralentis et d'ajout numériques sans intérêt.

Bref, vingt minutes de plus pour un navet qui en aurait mérité vingt de moins.

0.5/6

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Les bilans de Lurdo - R.L. Stine's The Haunting Hour, saison 2

Publié le 3 Septembre 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Anthologie, Fantastique, Horreur, Jeunesse, Comédie, Hub

Saison 2 de cette série de 2010, inspirée par l'anthologie Nightmare Hour de R.L. Stine, et par le téléfilm The Haunting Hour : Don't Think About It (2007). Au programme, comme dans Chair de Poule, des histoires au format 23 minutes, parfois regroupés en double-épisodes pas forcément pertinents.

Épisodes :

2x01-02 :
Emmené malgré lui à une beach party par son meilleur ami et la copine ultra-populaire de ce dernier, un geek cinéphile se retrouve dans un drive-in sorti de nulle part, et parvient à entrer dans l'un de ses films d'horreur préférés. Mais lorsque ses amis l'en arrachent, il commence à muter en homme-termite. Un double épisode pas très réussi, autrement que visuellement, et assez convenu, une ou deux références aux vieilles séries Z exceptées.

2x03 :
Un jeune adolescent martyrisé et passionné d'insectes découvre qu'il parvient à les télécommander par télépathie, et entreprend de se venger de ceux qui l'ennuient. Mais bien évidemment, il prend la grosse tête, et les insectes se retournent contre lui. Plein de gros plans sur des insectes, et un scénario très très classique pour ce genre de série... trop classique.

2x04 :
Épisode intéressant, sur un enfant qui prend l'avion seul, et se retrouve assis aux côtés d'un fantôme qui refuse de passer dans l'au-delà, au grand dam de la Faucheuse, assise trois sièges plus loin. Ça évite astucieusement le twist final "ils sont tous morts", et c'est en fin de compte assez réussi.

2x05 :
Young Shawn de Psych dans l'histoire de trois gamins qui cherchent une citrouille pour Halloween, et en volent plusieurs à un fermier voisin, fermier qui cultive les enfants kidnappés pour les transformer en hommes-citrouilles. Mouais. Quelques moments visuellement réussis mais ça s'arrête là.

2x06 :
Un adolescent rencontre son artiste de comics préféré ("Alan Miller", huhuhu) à la Comic-Con, et lorsque celui-ci part en courant, il laisse derrière lui ses pinceaux fétiches. Des pinceaux môôôôôôdits qui inspirent le garçon, et qui donnent corps à tout ce que peint ce dernier, à savoir un mystérieux stalker qui commence à se manifester. Pas désagréable, mais la conclusion est trop prévisible pour convaincre. Chanelle Peloso est intéressante, cela dit, dans un style Jena Malone-light.

2x07 :
Julia "Masters of Horror's Right to Die + SGU" Benson dans le rôle très bref de la mère de famille d'un enfant malade, laissé seul à la maison avec de la fièvre. Rapidement, le garçon s'aperçoit alors qu'il est enfermé avec une créature étrange, et que la maison est placée en quarantaine par le CDC... très très bof, notamment le double twist de fin, prévisible au possible, même si le jeune acteur (Garrett Ryan), sur lequel repose tout l'épisode, s'en sort très honorablement.

2x08 :
Un duo d'adolescents décident de remplacer la mascotte miteuse et muppetesque de leur lycée par un nouvel animal... mais personne n'a jamais vu le visage de la mascotte actuelle, qui décide de ne pas se laisser faire... Gentiment ridicule, à vrai dire.

2x09 :
Épisode à dominante asiatique, sur une histoire de Feng Shui qui tourne mal. Gros bof.

2x10 :
Un adolescent et sa frangine s'installent dans une nouvelle maison qui paraît bien vite hantée par une entité grondante, vivant dans un trou dans le jardin. Pas grand chose à retenir, à vrai dire, bien au contraire, puisque le tout n'est qu'une histoire banale de père-de-famille-fantôme agressif. Reste que ça fait plaisir de revoir Allison Hossack.

2x11 :
Bailee Madison, à nouveau, dans un épisode sur un épouvantail maléfique qui chasse les oiseaux, puis tous les animaux, puis tous les habitants d'une petite ville... assez mollasson au début, ça finit par dégager une atmosphère assez Kingienne pas désagréable du tout. À noter que l'épisode a eu droit à un Director's Cut à la fin un peu différente... qui ne change toutefois pas grand chose au schmilblick.

2x12 :
Une histoire de boogeyman à la Krueger, qui ressemble à un croisement entre une araignée et un Ghost of Mars, le tout dans un camp de vacances. Bof.

2x13-14 :
Double épisode médiéval-fantastique avec Jodelle Ferland, qui a bien grandi, dans l'histoire des deux jeunes apprentis d'un sorcier râleur et autoritaire (Michael Ironside), qui décident de trahir leur maître et de s'enfoncer dans la forêt maléfique locale pour aller trouver l'ennemie jurée du sorcier, la sorcière Griselda (Gina Holden). Sans réel intérêt ni inspiration, ça se déroule particulièrement mollement et de manière totalement convenue.

2x15 :
Britt McKillip (la petite soeur de Dead Like Me... qui a bien grandi (bis)), parmi l'atelier théâtre d'un lycée, qui tente de mettre en scène Hansel & Gretel, malgré une production infestée de problèmes en tous genres. Sans oublier la réalisatrice du spectacle, qui étrangement passe son temps à nourrir les chanteurs et danseurs de sucreries. Pas inintéressant dans l'idée, malgré un script affreusement prévisible, y compris au niveau du retournement final (avec la Morticia de The New Addams Family en maychante sorcière).

2x16 :
Zachary Gordon (Diary of a Wimpy Kid), dans une histoire de visite au musée, où une momie revient à la vie, pour hanter un jeune adolescent passionné d'égyptologie, et qui a une destinée mystérieuse. Mouais... assez peu convaincant.

2x17 :
Un remake de Dorian Gray, avec Ariel "Modern Family" Winter dans le rôle (pas forcément toujours crédible vue sa bouille encore rondouillarde) d'une serveuse qui devient une superstar de la mode adolescente après une rencontre fortuite avec une photographe démoniaque : le prix de sa célébrité, une photo numérique qui semble se corrompre en même temps qu'elle. Mouais.

2x18 :
Retour de la poupée maléfique du tout premier épisode de la saison 1. Malheureusement, l'actrice principale n'est pas aussi convaincante que Bailee Madison, et ça ne fait que redite inutile, au final.

Bilan de la saison 2 :
La série trouve ses marques, continue d'affirmer sa production léchée, et son visuel professionnel. Malheureusement, les scénarios sont toujours le point faible du show. Que ce soit par manque d'inspiration, par redondance, par manque de rythme, ou plus simplement par manque d'originalité, la plupart des scripts sont plats, et empêchent que The Haunting Hour ne convainque un public adulte. À réserver à un public plus jeune, pas encore rôdé aux ficelles narratives ici employées. Dommage (bis).

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Les bilans de Sygbab - LEXX : saison 1 (1997)

Publié le 17 Juin 2017 par Sygbab dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Sygbab, Science-Fiction, Allemagne, Canada

Sygbab regarde (beaucoup) la tv, Sygbab écrit (parfois) des bilans : retrouvez-les sur le blog des Téléphages Anonymes !

LEXX - Saison 1 :

S'il n'y avait pas eu de suite, on aurait pu considérer Lexx comme une mini-série. Cette saison est en effet composée de quatre téléfilms d'une heure et demie, et aurait très bien pu se suffire à elle-même puisque la conclusion boucle l'intrigue principale lancée dans le pilote. Elle dépeint un monde particulier, puisqu'il existe deux univers parallèles : celui de la Lumière (The Light Universe) et celui des Ténèbres (The Dark Zone).

Pourtant, le premier est sous le joug d'une entité composée de l'essence du dernier insecte vivant et surnommée The Divine Shadow. Son objectif est simple : asservir l'humanité et l'éradiquer, afin de se venger de l'extermination de son espèce lors de la grande guerre des insectes.

Ce pitch assez hallucinant donne tout de suite le ton : ce programme sort de l'ordinaire. Et ce n'est pas la présentation du système en place sur les divers mondes d'une alliance qui comporte 20000 planètes qui fera penser le contraire : procès formatés avec des avocats et procureurs holographiques dont le déroulement aboutit toujours à la culpabilité de l'accusé, décapitations, récupération des organes et de la chair des désignés coupables, transformation des femmes indignes en esclaves sexuelles, condamnés jetés en pâture dans une arène remplie de vers géants... Une touche de gore bien soulignée par une musique aux sons perturbants, qui s'ajoute à une atmosphère déjà bien oppressante.

C'est dans ce contexte que sont donc présentés les principaux protagonistes de l'histoire. Stanley Tweedle - garde du niveau le plus bas dans la hiérarchie - devient fugitif contre son gré, ainsi que la seule personne capable de diriger le Lexx, vaisseau vivant en forme d'insecte et accessoirement l'arme la plus puissante des deux univers réunis.

Qu'il soit entre les mains d'un loser patenté considéré comme un traître car il a provoqué la destruction d'une centaines de planètes est ironique, et laisse déjà entrevoir l'autre facette de la série : son humour noir et déjanté. Un point qui la démarque de Farscape, l'autre série mettant en scène une bande de fugitifs à bord d'un vaisseau vivant.

La composition de l'équipage ne dément pas cette impression : Zev a subi la transformation en esclave sexuelle seulement physiquement (avec en prime de l'ADN de lézard) car son conditionnement psychologique a été transféré sur la tête d'un robot de modèle 790 qui devient transi amoureux de la belle. Kai, lui, est un ex-assassin à la solde de The Divine Shadow, mort depuis plus de 2000 ans et dernier des Brunnen-G, portant sur ses épaules le poids d'une prophétie dans laquelle il est censé détruire son ancien maître ainsi que son ordre.

Leur fuite les amène à s'infiltrer dans la Dark Zone, afin de rechercher un nouveau lieu d'habitation, Mais les planètes qu'ils visitent ne sont pas très accueillantes... Les deux téléfilms intermédiaires sont consacrés à ces aventures, pas forcément passionnantes car le format entraîne un manque de rythme criant.

L'intérêt se situe au niveau des interactions entre les personnages, clairement portées sur le sexe. Jugez plutôt : Stan est bien entendu attiré par la bombe sexuelle qu'est devenue Zev (et on ne s'embarrasse pas avec Eva Habermann : elle est nue dès le deuxième épisode), dont la libido est désormais insatiable. Mais celle-ci a des sentiments pour Kai, sans que cela puisse être réciproque. Quant à 790, il ne cesse de déclarer sa flamme à Zev et d'humilier Stan. L'ambiance est au beau fixe.

Cette façon de traiter leurs relations est tellement atypique qu'elle fascine, tout comme les horreurs auxquelles ils sont confrontés et qui sont parfois bien déstabilisantes, au point de pousser le téléspectateur à se demander ce qu'i est en train de remarquer. L'exemple le plus marquant concerne Kai : les scénaristes jouent de son statut de mort-vivant avec un plaisir presque pervers : il se fait souvent décapiter et se fait couper en deux sur toute la longueur du corps, entre autres joyeusetés. Rarement un personnage important aura été malmené de la sorte.

Cette liberté de ton est appréciable mais nécessite un temps d'adaptation car l'écriture n'est pas habituelle. Il faut réussir à rentrer dans les délires des scénaristes, afin de tirer le meilleur partie du côté déjanté de cette saison, jusqu'aux éléments qui composent l'intrigue principale.

Il serait facile de rejeter l'idée d'une guerre entre les insectes et les humains, mais à partir du moment où cette donnée est intégrée le reste se tient plutôt bien, de l'exposition du contexte jusqu'à la réalisation de la prophétie.

Il faut aussi passer outre certains décors intérieurs qui font assez cheap (ou certains look, comme la choucroute sur la tête de Kai), mais à l'inverse certains effets spéciaux (dont le Lexx lui-même) sont plutôt bien réussis. En conclusion, il est indispensable d'avoir l'esprit ouvert pour aborder cette série. Si c'est le cas, il est tout à fait possible de passer un bon moment.

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Les bilans de Lurdo : Philip K. Dick's Electric Dreams, seconde partie (2017)

Publié le 3 Juin 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, UK, Amazon, Science-Fiction, Drame, Anthologie, Thriller, Les bilans de Lurdo

Je continue avec l'intégrale de cette anthologie Channel 4/Amazon, supervisée par Ron D. Moore (Battlestar Galactica, etc), et adaptant directement des récits de Philip K. Dick pour le petit écran...

Après quatre premiers épisodes inégaux et dans l'ensemble peu convaincants, on peut d'ores et déjà se poser des questions quant à la viabilité de ce projet : oui, K. Dick était à l'origine de bon nombre de ce que l'on considère maintenant comme des clichés du genre de l'anticipation et de la science-fiction, mais d'innombrables anthologies, de La Quatrième Dimension à Black Mirror en passant par Au Delà du Réel, etc, ont exploité ses concepts, ses rebondissements, et ses idées jusqu'à plus soif, et cet Electric Dreams donne vraiment l'impression d'arriver après la bataille...

- The Hood Maker -

Dans un monde autoritaire et dystopien, les rares télépathes sont mis au ban de la société, et contenus dans des ghettos. Alors que les tensions montent entre télépathes et normaux, l'Agent Ross (Richard Madden) fait équipe avec Honor (Holliday Grainger), une télépathe, pour enquêter sur le mystérieux Hood Maker, qui distribue aux humains normaux des cagoules empêchant les télépathes de lire leurs pensées...

Un épisode adapté de la nouvelle Immunité (un titre qui grille un peu le rebondissement final), et qui se concentre principalement sur la romance naissante entre Ross et Honor (sur fond de monde délabré à la photo délavée et verdâtre) plutôt que sur l'enquête en elle-même.

C'est regrettable, parce que le tout n'est pas désagréable dans sa mise en images et dans son déroulement, mais l'épisode souffre d'un problème de taille : Richard Madden, jamais particulièrement convaincant ou suffisamment expressif en flic aguerri, avec son imperméable et son chapeau façon cosplay de film noir, et sa mèche blonde.

À partir de là, forcément, il est difficile de vraiment accrocher à la romance présentée, et quand arrive le dernier quart d'heure, assez maladroit, l'enchaînement de rebondissements et de révélations ne fonctionne pas très bien.

Dommage, parce que ça restait assez regardable, à part ça..

- Safe and Sound -

Dans un monde divisé entre villes ultra-surveillées et campagnes considérées comme refuges de terroristes, Foster Lee (Annalise Basso) et sa mère Irene (Maura Tierney), une militante, arrivent de la campagne pour s'installer en ville. Mais pour Foster, l'intégration passe par l'achat d'un Dex, un dispositif virtuel qui la connecte au réseau global, et la met en contact avec Ethan (Connor Paolo), un technicien qui l'avertit d'une menace terroriste imminente...

Un épisode vaguement adapté de la nouvelle Foster, vous êtes mort !, et qui joue la carte de la surveillance totalitaire, de la manipulation gouvernementale, et de la pression sociale, pour accoucher d'un récit assez inégal, et un peu inabouti.

C'est bien simple : heureusement qu'Annalise Basso est très attachante, et joue bien, parce que sinon, le tout aurait été vraiment quelconque. Très tôt, on comprend en effet que Ethan n'est pas digne de confiance, et on passe donc le plus clair de l'épisode à regarder Foster se faire manipuler - et ce, de manière assez moyenne et cousue de fil blanc.

Et puis la toute fin arrive, peu convaincante (le changement de camp de Foster parait précipité), avec en prime un montage façon Usual Suspects, totalement inutile tant le reste du script était téléphoné.

Dommage (bis), mais bon : au moins, le tout se suit sans trop de problèmes.

- The Father Thing -

Suite à une pluie de météores inhabituelle, Charlie (Jack Gore), un jeune garçon, découvre bientôt que son père (Greg Kinnear) a été remplacé par un double venu des étoiles, et qu'autour de lui, un à un, les humains subissent le même sort...

Un épisode ultra-dérivatif adapté de la nouvelle Le Père Truqué, avec ici de faux airs de Fais-moi Peur mâtiné de Stranger Things... sans toutefois avoir la distribution ou le style de cette dernière.

On se retrouve donc avec un sous-Body Snatchers plat et sans grand intérêt, qu'on a l'impression d'avoir déjà vu à d'innombrables reprises (tout le propos sur le baseball qui évoque Signes de Shyamalan, la tentation d'une famille unie sous l'emprise des aliens, l'appel final à la mobilisation et à la résistance...) et qui ne vaut vraiment que pour une scène ou deux, comme ce moment où les pièges à la Maman, j'ai raté l'avion échouent tous de manière spectaculaire.

C'est peu.

- Impossible Planet -

Dans un futur très lointain, deux guides touristiques spatiaux, Brian (Jack Reynor) et Ed (Benedict Wong), acceptent de conduire Irma (Geraldine Chaplin), une vieille femme sur le point de mourir, jusqu'à la Terre, pour exaucer son dernier souhait. Seul problème : la Terre n'est plus qu'une légende, et les deux escrocs décident alors de l'emmener visiter une planète vaguement similaire à cette Terre disparue...

Une adaptation relativement fidèle de la nouvelle du même nom, cet épisode en dévie néanmoins sur deux points importants... qui changent complètement la donne.

Le réalisateur/scénariste (par ailleurs scénariste du mauvais The Ones Below, du bordélique Hanna, et de The Night Manager) a ainsi choisi d'opter pour une approche plus éthérée, mystérieuse... et romantique.

Une romance assez étrange et onirique entre Jack Reynor et Geraldine Chaplin, à base de réincarnation (?), de rêves inexplicables, de visions improbables, etc...  Une romance bizarre, pas tant à cause de la différence d'âge, mais bien parce qu'au final, Irma est amoureuse de Brian... parce qu'il lui rappelle son grand-père.

Donc, cette romance sert de filigrane à tout l'épisode, et amène une réécriture de la conclusion à base d'hallucination paradisiaque et fatale. Exit la pièce de monnaie du récit original, qui permettait de comprendre que la planète visitée n'était pas totalement inconnue, et place à une fin volontairement absconse... et assez inutile.

D'autant que le reste de cet épisode mollasson est visuellement assez kitschouille, avec des couleurs bigarrées, un robot qui ressemble à L'Homme Bicentenaire, et assez peu d'imagination dans la direction artistique.

Mais bon, peu importe : le résultat global est tout à fait regardable, mais est globalement ronronnant et frustrant, malgré l'interprétation amusante de Benedict Wong.

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Critiques éclair - Star Wars : The Mandalorian - Chapitre 1 à 3 (2019) - Premières impressions

Publié le 23 Novembre 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Critiques éclair, Disney, Drame, Les bilans de Lurdo, Review, Science-Fiction, Télévision, Star Wars

Voilà : le 12 novembre dernier, Disney a lancé sa plate-forme de VOD outre-atlantique, et ailleurs dans le monde, avec pour produit d'appel l'ensemble de son catalogue... et cette série Star Wars inédite, chapeautée par Jon Favreau (Iron Man) et Dave Filoni (Clone Wars). Une série en huit épisodes hebdomadaires, centrée (comme son nom l'indique) sur un Mandalorien, et prenant place entre le Retour du Jedi, et le Réveil de la Force...

Star Wars : The Mandalorian - Chapitre 1 à 3 (2019) :

- Chapitre 1 : Quelque temps après la chute de l'Empire, un chasseur de primes mandalorien (Pedro Pascal) accepte de capturer et de ramener, pour le compte d'un ancien officier impérial (Werner Herzog), une cible mystérieuse très chère payée. Mais rapidement, cette cible s'avère des plus surprenantes...

38 minutes à peine (tout compris) pour un pilote sympathique, sans être exceptionnel. Visuellement, dans cet épisode dirigé par Filoni, on retrouve tout ce qui faisait le charme de la trilogie originale : un côté poussiéreux, décati, au sein duquel ce Mandalorien évolue, comme dans un western spaghetti.

Les intentions de la production sont très claires : exploiter au maximum le budget conséquent de la série (la direction artistique est réussie, les effets spéciaux le sont aussi) pour donner vie à une sorte de Boba Fett-bis en mode western/samourai solitaire, dont on devine assez rapidement que la série remplace un éventuel projet de film solo consacré à Fett.

Cette impression de "next best thing" est d'autant plus présente que Filoni et compagnie, fascinés par les Mandaloriens et par la mystique qui les entoure, prennent bien leur temps autour de ce personnage, le présentant (de manière certes un peu clichée, mais efficace) comme ce chasseur de primes implacable et impressionnant, craint par tous et entouré d'une aura légendaire.

Et c'est là que ça coince un peu pour moi, puisque je n'ai jamais été particulièrement intéressé par Fett ou par les Mandaloriens : toute cette aura, cette fascination autour de ce peuple, me laissent un peu de marbre, et les efforts déployés par la production pour rendre le personnage badass m'ont même ponctuellement paru gentiment forcés.

Après, pour un pilote, ça reste tout à fait sympathique, même si ça prêche clairement pour sa paroisse. La fusillade finale fonctionne bien, le générique de fin est très esthétique, et l'identité de la cible m'a bien surpris, en plus d'être très réussie visuellement. Continuons...

- Chapitre 2 - The Child : Alors que le Mandalorien ramène sa cible à son vaisseau, il découvre que celui-ci a été pillé par des Jawas, et qu'ils lui ont volé des pièces indispensables...

Un second épisode de 30 minutes à peine, tout compris (donc plus près de 26-27 minutes, en fait, une fois évacués le générique et le résumé de l'épisode précédent) qui laisse supposer que ces deux premiers épisodes n'en faisaient qu'un, en réalité, un gros pilote d'1h20 couvrant ainsi toute la première mission du Mandalorien.

Cela dit, en voyant ce second épisode, toujours plus dans la lignée des Baby Cart, on se dit que la coupure n'est pas un mal, puisque malgré ses 27 minutes, le récit conserve quelques moments de flottement pas très maîtrisés : on ne peut qu'imaginer les gros passages à vide qu'un pilote de 60-80 minutes aurait connu.

Là, en version courte, on n'a pas trop le temps de s'ennuyer, puisque l'épisode propose deux scènes d'action sympathiques, qui éclairent le Mandalorien sous un autre jour, celui d'un chasseur de primes pas si doué et classe que ça, et qui s'en prend beaucoup dans la tête. C'est un peu l'école Harrison Ford du héros de serial, et ça se prête très bien à la série, une série qui, par ailleurs, sait exploiter au mieux sa proie, un mini-Yoda adorable comme tout, très expressif et qui passe très bien à l'écran.

À noter, aussi, que près de la moitié de cet épisode se déroule sans le moindre dialogue, et parvient cependant à créer un lien entre le Mandalorien et sa cible : un joli tour de force, qui laisse augurer du meilleur pour la suite, même si, encore une fois, j'attends de voir comment le rythme sera géré dans les prochains épisodes.

- Chapitre 3 - The Sin : Le Mandalorien rapporte sa cible à son client, mais devant le comportement évasif de ce dernier, le chasseur de primes décide de revenir sur son contrat...

Un peu plus mitigé, sur ce troisième épisode d'une trentaine de minutes, qui semble parfois un peu redondant visa à vis du tout premier : une nouvelle fois, Favreau & co semblent fascinés par les rites et les traditions des Mandaloriens, et répètent plusieurs scènes du pilote, y compris les flashbacks dans la forge, ce qui n'était honnêtement pas indispensable.

Cela a tendance à alourdir un peu le rythme des épisodes, un sentiment qui se conjugue à une mise en images de l'action moyennement convaincante : ainsi, la grande arrivée des Mandaloriens était probablement supposée être épique, mais je l'ai trouvée un peu pataude, voire maladroite, notamment à cause de ces jet-packs pas très convaincants à l'image.

Cela dit, ça reste sympathique à regarder, mais c'était probablement pour moi le plus faible des trois épisodes.

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Blog Update ! - Septembre 2021

Publié le 25 Septembre 2021 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Les bilans de Sygbab, Review, Update

Septembre, la rentrée, le mauvais temps (ou presque), et toute une flopée de films plus ou moins récents, chroniqués en ces pages avant que ne débute l'Halloween Oktorrorfest 2021....

#1517 : Baby Boss 2 - Une Affaire de Famille (2021) - 2/6

#1518 : Snake Eyes (2021) - 2/6

#1519 : Happily (2021) - 3/6

#1520 : Stage Mother (2020) - 3/6

#1521 : Man of Steel (2013) - 3/6

#1522 : Free Guy (2021) - 3.75/6

#1523 : Mortal Kombat Legends - La Bataille des Royaumes (2021) - 2.75/6

#1524 : Troop Zero (2019) - 3.75/6

#1525 : Die in a Gunfight (2021) - 1.75/6

#1526 : La Ligue des gentlemen extraordinaires (2003) - 2.75/6

#1527 : Playing God (2021) - 3/6

#1528 : Vivo (2021) - 3/6

#1529 : Dead Reckoning (2020) - 1.5/6

#1530 : The Echange (2021) - 3/6

#1531 : Bloody Milkshake (2021) - 2.5/6

#1532 : The Green Knight (2021) - 4.25/6

#1533 : The Witcher - Le Cauchemar du loup (2021) - 3.25/6

#1534 : Fullmetal Alchemist (2017) - 2.5/6

#1535 : Stuck (2018) - 2.75/6

#1536 : Nos pires amis (2021) - 2.25/6

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# Bilan :

Un mois de septembre très moyen, alors que l'automne (l'une de mes saisons préférées avec l'hiver) s'installe chez nous, et que l'on n'a qu'une envie : se blottir sous la couette dès les premiers frimas.

Vraiment pas grand chose de mémorable, donc, ce mois-ci, à part un film ou deux ; avec Man of Steel, j'ai terminé de revisionner et de publier des critiques pour tous les films du MCU et du DCEU (recensés ici), j'ai été déçu par la suite animée de Mortal Kombat Legends, je suis resté de marbre devant le spin-off animé de The Witcher (déjà que la série vieillit assez mal dans ma mémoire), je n'ai pas beaucoup ri devant de multiples comédies américaines comme Nos pires amis, bref, un mois de transition avant d'entamer la fin d'année, toujours plus chargée...

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# Film(s) du mois :

Un trio inattendu en tête de classement, entre un Free Guy décomplexé et sympathique, un Green Knight visuellement somptueux, et un Troop Zero plein de bons sentiments, évoluant dans un genre totalement différent.

 

# Flop(s) du mois :

Je pourrais très bien parler de sorties DTV ratées, comme Die in a Gunfight ou encore Dead Reckoning, mais à quoi bon : ce n'est pas comme si on en attendait des summums de qualité à la base. Snake Eyes et Baby Boss, par contre, sont de relativement grosses productions, dont le résultat insipide n'incite pas du tout à l'indulgence.

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# Petit écran :

Un peu de variété, ce mois-ci, au niveau du petit écran, avec de la science-fiction (les deux premières parties de la nouvelle saison de Star Trek Lower Decks, moins hystérique et creuse que l'année précédente), la suite de la Phase 4 de l'univers Marvel (avec un What If... ? surprenant et réussi), une réinvention discutable des Maîtres de l'Univers par Kevin Smith et Netflix, la troisième saison de la série comique Black Monday, toujours aussi inégale, et, last but not least, la conclusion de l'intégrale d'Andromeda, une intégrale laborieuse qui a mis à l'épreuve la patience de ce cher Sygbab.

 

Retrouvez aussi les bilans de toutes les séries critiquées jusqu'à présent en ces pages depuis l'index Séries alphabétique qui leur est consacré.

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# À venir :

Comme tous les ans en ces pages, Octobre est synonyme de citrouilles, d'horreur et de fantastique, avec le début, dès demain, de l'Halloween Oktorrorfest 2021, notre marathon de films et de séries horrifiques, qui va s'étendre quotidiennement de fin septembre à début novembre.

Une Oktorrorfest 2021 qui verra son ampleur réduite par rapport aux cuvées précédentes (l'Oktorrorfest 2021 sera plus proche d'une trentaine de films, en lieu et place des 60 films critiqués ces dernières années), à la fois pour des raisons d'emploi du temps, mais aussi de motivation, les nombreux problèmes de référencement d'Overblog, depuis le début de l'année, n'aidant pas à justifier les efforts habituellement nécessaires pour venir à bout d'un tel marathon cinématographique et télévisuel...

 

Dans l'intervalle, vous pouvez retrouver l'historique de toutes les éditions précédentes de l'Halloween Oktorrorfest, et des films et séries passés en revue à cette occasion, en accédant à la page Index Halloween Oktorrorfest ; toutes les mises à jour du blog sont disponibles sur la page Updates, et la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog est accessible dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Les bilans de Lurdo : Superstore, saison 1 (2015)

Publié le 4 Juillet 2021 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Romance, Sitcom, Télévision, USA, NBC, Superstore

Première saison en 11 épisodes de cette sitcom NBC showrunnée par Justin Spitzer, un ancien de The Office, qui s'essaie de nouveau, avec Superstore, au genre de la workplace comedy déjantée.

Une série que j'avais déjà appréciée à sa diffusion, avant de décrocher progressivement lorsque les saisons étaient passées de 11 à 22 épisodes, avec les longueurs que cela entraîne inévitablement : et comme la série s'est conclue fin mars dernier, avec sa sixième saison, le moment est venu de se faire une rétrospective complète de cette sitcom gentiment excentrique...

Superstore, saison 1 (2015) :

Le quotidien de Cloud 9, une supérette américaine dirigée par Glenn Sturgis (Mark McKinney), un responsable incompétent entouré d'employés qui le sont tout autant : Dina (Lauren Ash), son assistante autoritaire et radicale ; Jonah (Ben Feldman), le petit nouveau propre sur lui ; Amy (America Ferrerra), qui tente de concilier son métier, sa famille et ses études ; Mateo (Nico Santos), un gay flamboyant et ambitieux ; Garrett (Colton Dunn), un Afro-américain sarcastique en fauteuil roulant ; Cheyenne (Nichole Sakura), une lycéenne enceinte ; et bien d'autres encore...

Et effectivement, on retrouve clairement, dans cette première saison de Superstore, tout l'ADN de The Office, mais aussi un peu de Parks & Rec, et même de Community : des workplaces comedies qui partagent avec Superstore certains archétypes évidents (difficile, par exemple, de ne pas retrouver dans le duo dirigeant ce Cloud 9 des échos de Michael Scott et de Dwight Schrute, ou dans la romance impossible Amy/Jonah des reflets de Pam/Jim), et un certain ton légèrement décalé et excentrique.

Ce qui fonctionne plutôt bien, il faut l'avouer, surtout lorsque la série ose se débarrasser de certains atours très formatés, pour se lâcher un peu : dans cette première saison, le programme se cherche clairement, un peu comme Community en son temps.

D'un côté, on a les ressorts classiques du genre, l'attirance Amy/Jonah, des intrigues plutôt génériques et prévisibles (la journaliste qui vient faire un reportage, tout le monde qui se bat pour une promotion, la compétition interne en équipes, la visite d'un secret shopper) et de l'autre, des moments de folie, des transitions volontairement absurdes entre les scènes, des passages WTF (qui ne sont pas sans rappeler le ton et l'humour plus anglais d'un show comme Green Wing) ou bien encore la décision de pousser certaines des intrigues basiques un peu plus loin que la norme (sans aller, malheureusement, jusqu'aux délires-concepts de Community, alors que l'occasion s'y prêtait çà et là).

En somme, même si elle a beaucoup de potentiel, on sent que la saison 1 de Superstore se freine délibérément, pour ne pas brusquer le network. Et ce qui n'aide pas (du moins à mes yeux), c'est son côté relationnel frustrant, et notamment tout ce triangle amoureux Dina/Amy/Jonah.

Déjà parce que je n'ai jamais vraiment accroché à une éventuelle romance Amy/Jonah, qui n'ont pas un quart du charme, de l'alchimie et du naturel de Pam/Jim. Peut-être est-ce dû à la caractérisation plus appuyée et clichée des deux personnages, entre Amy, la "latina à fort tempérament", et Jonah, l'intellectuel un peu prétentieux : on est dans de la caractérisation clichée de sitcom, moins sincère que dans The Office, et j'ai plus de mal à y adhérer.

Et puis à côté, il y a Dina, l'assistante manager qui insiste lourdement en flirtant avec Jonah, au point que ces scènes deviennent gênantes et redondantes (malgré tout le talent des acteurs). Et encore, je n'ose même pas imaginer à quel point ce côté malsain et pas très drôle (les premières fois, c'est amusant, mais sur onze épisodes, ça tourne en rond) serait d'autant plus évident si l'on transposait la situation à The Office, où Dwight s'imposerait lourdement à Pam, par exemple, en la bombardant de sous-entendus graveleux et en l'embrassant de force après l'avoir coincée dans la réserve.

Oui, ça reste de la sitcom caricaturale, mais bon, cela n'empêche pas certains ressorts comiques éculés de paraître aujourd'hui un peu vieillots et de faire grincer des dents (et pourtant, je suis très loin d'être de ceux qui veulent policer tous les programmes tv pour les faire adhérer aux bonnes mœurs en vigueur, mais là, toute cette sous-intrigue m'a gêné).

Bref : Superstore, saison 1, c'est donc sympathique, mais assez inégal.

Bourré de potentiel, de personnages excentriques (à noter quelques caméos, notamment d'Eliza Coupe et de Sean Gunn), de situations improbables, mais aussi encore très formaté sitcom NBC, évoquant très clairement la sitcom anglaise Trollied (2011-2018), et reposant sur des ressorts relationnels qui ne fonctionnent pas vraiment sur moi (idem pour la relation Cheyenne/Bo, d'ailleurs, qui semble fréquemment être écrite sur le ton du "jeune petit couple paumé mais attachant", mais qui fait plus de peine qu'autre chose).

Heureusement, le tout est saupoudré d'un petit côté satire sociale et professionnelle du monde de la grande distribution américaine, notamment vers la fin, quand intervient l'accouchement de Cheyenne, et que tout le magasin se mobilise pour l'aider et lui décrocher des congés maternités : ça débouche sur un cliffhanger prévisible (Dwight Dina qui profite d'un geste charitable des autres employés pour prendre le pouvoir et devenir calife à la place du calife) mais efficace, et donne envie de voir la suite.

J'enchaîne donc sur la saison 2.

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Critiques éclair - The Orville 2x03 (2019) & Star Trek Discovery 2x03 (2019)

Publié le 9 Février 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Review, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, Orville, Drame, Discovery

Durant leur deuxième semaine de diffusion, The Orville et Star Trek Discovery ont continué leur petit bonhomme de chemin, en s'améliorant par rapport à leurs season premieres respectifs. Espérons que cela continue ainsi...

The Orville 2x03 - Home :

Parce que son état de santé s'aggrave subitement et qu'elle perd toute sa force, Alara est contrainte de quitter l'Orville pour retourner sur sa planète natale, auprès de sa famille (Robert Picardo, Molly Hagan & Candice King). Là, cependant, cette dernière reçoit la visite, dans sa maison de vacances, d'un couple voisin (John Billingsley & Kerry O'Malley), inquiet d'une possible effraction...

Un épisode quasi-intégralement centré sur Alara, qui fait ici ses adieux à la série (ce qui a bien entendu incité de nombreux spectateurs à se demander si la relation entre l'actrice et MacFarlane s'était terminée plus tôt que prévue), avec une histoire pas forcément désagréable, mais qui manquait un peu d'une sous-intrigue à bord de l'Orville, pour faire contre-poids.

Là, en l'occurrence, on passe 95% de l'épisode sur la planète d'Alara (très jolis effets spéciaux, à nouveau), devant un drame familial assez classique (l'enfant contraint de quitter les siens pour s'affirmer et trouver une famille d'adoption qui l'estime à sa juste valeur - ça rappelle d'ailleurs un peu Prodigal Daughter, de Deep Space Nine, sur Ezri qui retourne dans sa famille...), mais avec des acteurs compétents et sympathiques (deux docteurs de Star Trek !). On notera aussi une brutalité certaine (trois membres brisés, une main ébouillantée), et une interprétation globalement bonne, ce qui aide à faire passer la pilule.

Du côté de l'Orville, le caméo de Patrick Warburton en Elephant Man alien n'était pas très inspiré (j'espère qu'il ne sera pas le nouveau chef de la sécurité permanent), et les grands adieux larmoyants d'Alara, vers la fin, étaient un peu trop appuyés et mélodramatiques pour vraiment convaincre : un tel épisode aurait probablement mieux fonctionné après plusieurs saisons, et pas après moins d'une quinzaine d'épisodes.

Néanmoins, la musique de Joel McNeely assure le quota émotion et spectacle, et une nouvelle fois, The Orville s'améliore. C'est tant mieux.

Star Trek Discovery 2x03 - Point of Light :

Alors qu'Amanda rend visite à Burnham, sur le Discovery, pour aborder le sujet de Spock, Tilly découvre la vérité sur les visions qu'elle a d'une amie d'enfance décédée. Dans l'Empire Klingon, enfin, L'rell et Voq sont confrontés aux manigances d'un autre dignitaire, et tentent de cacher l'existence de leur enfant...

Version courte : c'était vraiment de la m*rde.

Version longue : je suis vraiment admiratif de la capacité qu'à cette série à donner l'impression, pendant deux épisodes, d'avoir appris de ses erreurs, et d'avoir changé de cap... pour revenir aussitôt à tout ce qui caractérisait - en mal - sa première saison.

C'est bien simple, rien n'a fonctionné sur moi dans cet épisode.

- La réalisation. Une scène sur deux commence la tête en bas, avant de tournoyer pour se remettre à l'endroit, sans raison. Inutile, et agaçant.

- Burnham/Amanda. C'est bavard, c'est mou, c'est inintéressant, et la seule chose que ça sous-entend, c'est que l'Ange Rouge a radicalement changé l'histoire de Star Trek et de Spock en altérant sa personnalité. Certes. De deux choses l'une : comme je mettrais ma main à couper que l'Ange Rouge est Burnham voyageant dans le temps avec l'aide des spores pour sauver l'univers, soit tout cela est envisagé comme une explication au manque de continuité de Discovery (une sorte de nuTrek 2.0, où l'intervention de Burnham, très tôt dans la vie de Spock, aurait créé une nouvelle ligne temporelle), soit les scénaristes ont simplement envie de pousser le bouchon encore plus loin avec Mary-Sue Burnham, en la rendant encore plus importante et essentielle à tout l'univers Trek. Dans un cas comme dans l'autre, ça me laisse particulièrement dubitatif.

- La sous-intrigue de Tilly. Passons sur Tilly qui remporte haut-la-main le marathon des cadets, en étant en plus distraite par ses visions, en s'arrêtant quelques instants, et en se trompant de chemin - ce n'est pas un instant crédible, mais bon. Plus étonnante, en fait, est la capacité des scénaristes à échouer sur tous les fronts avec Tilly et sa copine d'enfance. D'un côté, le spectateur avait tout de suite deviné, dans l'épisode précédent, que c'était une vision imaginaire certainement reliée à la spore entrée en contact avec Tilly en saison 1 : inutile, donc, de faire durer le suspense. Et pourtant, quand bien même le spectateur aurait déjà plusieurs longueurs d'avance sur les personnages, il se dégage de cette sous-intrigue (reléguée à la B-story de l'épisode) un sentiment de bâclage, exactement comme en saison 1 : les scénaristes n'en font pas assez pour rendre ces rebondissements et révélations suffisamment percutantes et efficaces, et on finit avec l'impression qu'ils ont précipitamment grillé toutes leurs cartouches, pour faire de la place à....

- Les Klingons. Bon. On ne va pas revenir dessus, mais les Klingons de Discovery sont un ratage, tant esthétique (avec leur maquillage caoutchouteux et épais, et leurs scènes sous-éclairées) que conceptuel (avec leurs intrigues façon Trône de Fer du pauvre). La production a beau tenter de sauver les meubles en leur collant des perruques et des moustaches risibles, ça ne convainc guère, et quand en plus, on a droit à une grosse moitié d'épisode centrée sur L'rell et Ash Tyler - un couple qui ne fonctionne pas, sans charisme, sans alchimie, sans intérêt -, il est difficile de se passionner pour ce qu'on a à l'écran.

Cela dit, l'épisode semble vouloir mettre un terme à toute cette sous-intrigue klingonne, en séparant L'rell et Tyler, et en plaçant quelques scènes d'un simili backdoor pilot pour le spin off Section 31 : aucun intérêt, en soi, mais si ça peut leur faire plaisir, et nous épargner toutes ces scories improbables à l'avenir, tant mieux.

Reste que cet épisode était mauvais, et totalement insipide. Après les deux premiers épisodes de la saison, dynamiques et plus légers, le show s'est ici repris totalement au sérieux, et il aurait mieux valu qu'il évite.

Allez, on croise fort les doigts pour que ça se reprenne la semaine prochaine.

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Critiques éclair - The Orville : New Horizons, 3x01-03 (2022)

Publié le 6 Août 2022 par Lurdo dans Aventure, Comédie, Critiques éclair, Drame, Review, Romance, Science Fiction, Science-Fiction, Orville, Star Trek, Télévision, Hulu

Involontairement promue au rang de "seule série digne du nom Star Trek" de par l'incompétence des équipes responsables de Star Trek Discovery et Picard, The Orville a vu sa réputation gonfler artificiellement durant les trois années de development hell de sa troisième saison.

Pourtant, le programme est loin d'être parfait, comme je le mentionnais à l'occasion du final de la saison 2, et il est plus que probable que cette nouvelle saison née dans la douleur, rebaptisée New Horizons, soit l'ultime année d'une série n'ayant jamais trouvé un public en dehors du cercle des fans hardcore de Star Trek...

The Orville : New Horizons, saison 3 (2022) :

- 3x01 : Alors que l'Orville est à quai, pour y subir des réparations après le conflit contre les Kaylons, l'équipage ne parvient plus à faire confiance à Isaac... qui finit par mettre fin à ses jours.

Mouais. Pas forcément un mauvais épisode de reprise, avec un récit qui apporte sérieusement les thèmes du suicide, du harcèlement, du deuil, de l'importance de l'accompagnement psychologique et du pardon... mais ici, la forme trahit le fond. MacFarlane est devant et derrière la caméra, et il se permet un épisode qui ne se refuse rien, et qui finit par paraître un peu boursouflé.

C'est bien simple, avec 70 minutes au compteur, MacFarlane multiplie les plans "effets spéciaux" (certes visuellement très réussis) sur le vaisseau, son environnement, et tout et tout, monté sur une bande originale orchestrale triomphante : la production s'est clairement fait plaisir, c'est joli, mais le résultat, c'est un épisode qui a facilement 15 minutes de trop (dont l'immense majorité est composée des plans admiratifs et numériques mentionnés ci-dessus), et qui a pour principal objectif de présenter la nouvelle recrue à bord, Charly Burke (Anne Winters... la nouvelle petite-amie de MacFarlane), une enseigne de navire revancharde au caractère bien trempé.

Le fond de l'épisode, lui, finit par être trop sérieux pour son propre bien, et par se marier assez mal avec le quotidien du navire, notamment avec la scène d'essai de navette sur une musique à deux doigts du western, avec les extraterrestres improbables, avec les "coupures publicitaires" aux fondus au noir maladroits, avec les scènes d'action spectaculaires... d'autant qu'on s'en doutait bien : tout revient à la normale en fin d'épisode.

Pas désastreux, mais pas non plus exceptionnel, donc, en espérant que les prochains épisodes, sans MacFarlane à la barre, seront plus maîtrisés.

- 3x02 : Alors que les Krills acceptent que l'Orville explore une partie de leur espace, le vaisseau répond à un signal de détresse, mais se trouve bientôt contaminé par un organisme biologique insectoïde qui provoque des mutations chez les membres de l'équipage...

Mouais (bis). Encore une fois un épisode de plus d'une heure (c'est le nouveau format qui veut ça) qui raconte un script (signé Braga et Bormanis, deux vétérans de Star Trek) délayé au possible, un monster-of-the-week recyclant plein d'idées de Star Trek et d'ailleurs, avec plein d'approximations et de grosses ficelles narratives qui donnent un tout générique et cliché au possible, axé autour d'une romance impossible à l'issue télégraphiée depuis le début.

Alors en théorie, la mise en place n'est pas désagréable, James Read est efficace en amiral, sa romance passée avec le Doc est crédible (même si ça fait deux épisodes de suite qui sont en grande partie centrés sur Penny Johnson Jerald), mais le tout est très sérieux, très dérivatif, et perd cruellement en intérêt une fois que la menace devient concrète et que l'épisode se traîne jusqu'à la barre des 60 minutes.

Sans même parler des monstres numériques à l'animation assez quelconque, surtout lorsqu'ils affrontent Talla Keyali dans une scène bancale au montage accéléré et aux coupes maladroites.

Visuellement, créatures exceptées, c'est bien produit, mais... Deuxième épisode de la saison, deuxième énorme bof.

- 3x03 : L'équipage du Orville découvre une planète étrange, supposément inhabitée et inhospitalière, mais tour à tour couverte de forêts luxuriantes, d'une mégalopole anachronique, d'un lycée terrien, d'un lac immense, d'un avion de ligne, et de bon nombre d'autres éléments incongrus...

Il y a du mieux, je dois dire, principalement parce que le tout, malgré une durée encore une fois très abusive (tout le dernier quart d'heure est laborieux au possible), paraît plus ludique et rythmé que la moyenne.

Après, ça reste ultra-convenu et balisé de bout en bout. Certains seront surpris par les rebondissements du script (forcément, quand le but du script est de déstabiliser en enchaînant les éléments aléatoires...), d'autres crieront au génie devant la "profondeur" de la réflexion sur la mort, l'immortalité, l'évolution, etc (c'est tout de même très pataud dans l'écriture et dans le portage à l'écran), et comme souvent, Orville essaie beaucoup de choses, mais les défauts restent bien présents. Ici, c'est notamment le côté visuel du final, avec Elizabeth Gillies vraiment pas mise en valeur en pseudo-Q vêtue à la mode Tron cheapouille qui débite des explications laborieuses pour toutélier tout ça à un épisode de la saison 1, et la conclusion autour d'un verre, qui déçoivent et laissent de marbre.

C'est mieux, encore une fois, mais tant que la série peinera à gérer son format actuel de plus de 60 minutes, et gardera ce certain balai dans le fondement, elle aura encore des progrès à faire.

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Halloween Novembrrrfest 2015 - Bonus en vrac ! (1)

Publié le 16 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Télévision, Review, Animation, Jeunesse, Fantastique, Halloween, Horreur

L'Oktorrorfest 2015 est désormais terminée sur le blog des Téléphages Anonymes, et avant de partir pour de bon, la Grande Citrouille a laissé derrière elle tout un assortiment de micro-critiques en vrac, qui n'ont pas trouvé leur place dans le calendrier de ce marathon...

Grosse Citrouille (It's The Great Pumpkin, Charlie Brown - 1966) :

Charlie Brown et ses amis se préparent pour Halloween : Linus écrit ainsi une lettre à la Grande Citrouille, malgré l'opposition et le scepticisme de tous ses amis, qui ne croient pas à cette entité surnaturelle.

Téléfilm animé de 25 minutes, diffusé en 1966 sur CBS, et aujourd'hui considéré, outre-Atlantique, comme un classique d'Halloween. Malheureusement, si ce court-métrage a un certain charme suranné, et une musique sympathique (mais particulièrement ronge-crâne, car répétée en boucle), il se heurte à l'écueil principal qui m'a toujours posé problème avec Peanuts, le comic-strip, et ses adaptations animées : c'est bien souvent trop antipathique à mes yeux.

Car la vision de l'enfance de Peanuts, c'est celle d'un groupe de personnages précoces, aux discours d'adultes existentialistes, et aux réactions froides et cruelles, voire même parfois sadiques.

Charlie Brown est déprimé, et il lui arrive les pires crasses du monde, mais aucun de ses amis ou de ses proches ne s'en préoccupe, au contraire : on se moque de lui, on abuse physiquement de lui, etc. Et il en va de même pour tous les personnages de Peanuts, tous plus ou moins neurotiques, chacun à leur niveau...

Bref, certaines des raisons mêmes qui ont fait de Peanuts l'empire qu'il est aujourd'hui (le fait que le strip adopte le point de vue des enfants, en en faisant des protagonistes dépourvus d'adultes, concept révolutionnaire à l'époque ; cette vision de la vie tout droit héritée des périodes pleines de doutes et de questionnement traversées par l'auteur dépressif du comic-strip...) font que je n'ai jamais adhéré à cet univers, à cette ambiance si particulière, et que je n'arrive toujours pas à y trouver mon compte.

J'essaierai probablement l'épisode spécial de Noël, pour voir, sans grand espoir...

The Simpsons' Treehouse of Horror I-XXVI :

À une certaine époque, dans le monde des fans de dessins animés, il fallait être fan de South Park ou des Simpsons. Et dans cette grande guéguerre, je l'avoue, j'étais (et je suis toujours) plutôt South Park. Je n'ai jamais vraiment suivi les Simpsons, et bien que je n'aie rien contre l'univers, ou les personnages, je n'avais jamais vu ces fameux épisodes spéciaux d'Halloween, les "Treehouse of Horror".

J'ai donc rattrapé mon retard à l'occasion d'Halloween, mais plutôt que de détailler chaque épisode (je réserve ce traitement à l'épisode de cette année), je vais surtout m'attarder sur la tendance principale des Treehouse of Horror (qui apparemment, est aussi celle de la série en général, à en croire ce que j'ai lu) : une chute qualitative considérable de cette série d'épisodes spéciaux, qui, de particulièrement inspirés dans les années 90 (The Shinning, The Raven...) sont devenus des adaptations/parodies de blockbusters à la mode dans les années 2000/2010, blockbusters n'ayant bien souvent plus rien à voir avec Halloween (Avatar, Mr & Mrs Smith...).

Et si la parodie a toujours été au coeur des Treehouse of Horror, celle des années 2000-2010 est particulièrement plate, facile, et médiocre, digne d'un Scary Movie ou d'un Machintruc Movie plus que d'un bon épisode des Simpsons.

Bilan globalement assez mitigé, donc, puisque les quelques chefs-d'oeuvre de la série sont malheureusement contrebalancés par des étrons fumants à oublier très rapidement.

Et donc, ce Simpsons' T.O.H. XXVI (2015) suit la tendance générale des TOH récents : c'est un épisode globalement creux et sans inspiration, qui préfère les parodies superficielles et quelconques à de l'originalité ou à quelque chose d'effrayant.

On a ainsi droit à une parodie de Godzilla (comprendre : à un photocopiage de King Homer - TOH 3 qui se sert qu'à se moquer du remake récent et utilise les clichés habituels sur le Japon), et à une parodie de Chronicle, qui est trop brève et anecdotique pour accomplir quoi que ce soit.

Seul segment qui ne soit pas une parodie : Sideshow Bob qui parvient enfin à tuer Bart Simpson. Et qui utilise son cadavre pour s'amuser, puis pour le ramener à la vie, et le tuer encore. Et encore. Pas drôle, gratuit, et ne va nulle part.

À nouveau, comme lors du TOH 24, le couch gag est le moment le plus intéressant et créatif de l'épisode, avec ici le créateur de Ren & Stimpy qui s'en donne à coeur joie et livre un travail intéressant et dynamique, pour peu que l'on apprécie son style.

Scooby-Doo et l'Épouvantable Épouvantail (Scooby-Doo and the Spooky Scarecrow - 2013) :

Peu avant Halloween, la petite bourgade de Cobb Corners tremble sous la menace d'un épouvantail maléfique, ramené à la vie par la malédiction d'une sorcière, lancée il y a plusieurs centaines d'années. Terrorisés, les citoyens en appellent au maire, qui décide alors de suspendre toutes les festivités d'Halloween, plutôt que de risquer un incident : à Scooby et à ses amis de résoudre ce mystère au plus vite afin d'éviter qu'Halloween ne soit, cette année, tout simplement annulé...

Un épisode de 2013 à la direction artistique qui n'est pas désagréable, mais dans l'absolu, il faut bien avouer que le scénario est cousu de fil blanc, et que l'écriture est assez quelconque.

Difficile pour Scooby de passer désormais après l'excellence de Mystery Inc...

Ash vs Evil Dead 1x01-03 (2015) :

30 ans après les événements des deux premiers films, Ash (Bruce Campbell) commet l'erreur de lire des pages du Necronomicon alors qu'il a fumé de la marijuana : aussitôt, le Mal se remet à ses trousses, et notre héros malgré lui va devoir retrouver sa tronçonneuse et son fusil pour vaincre les Deadites qui veulent dévorer son âme...

1x01 : Très sympathique.

Drôle, déconnant, assez fidèle à son modèle, et avec un Bruce Campbell qui s'éclate, cette déclinaison sérielle de la trilogie Evil Dead (enfin, pour être précis, des deux premiers films, puisqu'apparemment, Evil Dead 3 - L'armée des ténèbres est hors limites pour des questions de droits) tient plutôt bien la route, du moins sur son pilote débordant d'énergie (Sam Raimi oblige).

Seul vrai bémol à mes yeux (et je l'avais déjà mentionné dans ce sujet), la fliquette de service qui, si elle permet de placer une autre scène d'attaque de Deadite pas désagréable, ne m'intéresse pas du tout en tant que personnage, tant elle semble être une triple concession, ethnique, procédurale et structurelle, aux standards des séries tv actuelles. En espérant que la présence de Lucy Lawless (ainsi que le format 25 minutes des prochains épisodes) suffira à rendre cette intrigue secondaire intéressante.

Sinon, au niveau des seconds rôles, les deux sidekicks de Ash font l'affaire, même si je n'ai pas pu m'empêcher de penser tour à tour à Tania Raymonde (Death Valley me manque un peu, je dois dire) et à Stephanie Beatriz (Rosa de Brooklyn 99) face à la demoiselle ; mais bon, je pense que l'impression s'estompera progressivement.

Ah, et le gore numérique, ce n'est pas terrible, mais ça passe dans cette ambiance cartoony et pas sérieuse...

1x02 : Pas désagréable, bien qu'un poil en dessous du pilote, pour moi (principalement parce que c'est nettement plus passe-partout dans sa réalisation, et moins énergique).

De plus, autant le pilote pouvait donner l'impression d'un best-of Evil Dead, autant celui-là me fait redouter une série aux épisodes construits de manière systématique, afin d'avoir un Deadite bien sanglant découpé avant le carton-titre, un big fight final, et la fliquette dans des petites scénettes inutiles et détachées du reste.

1x03 : Bien aimé cet épisode qui fait avancer les choses, avec enfin un peu de temps de présence à l'écran pour Lucy Lawless, une scène animée sympatoche, une invocation d'un démon Hellraiseresque, et un cliffhanger assez téléphoné, mais bon, pas grave. Toujours pas forcément très convaincu par l'intérêt d'avoir la fliquette dans le lot (même dans un débardeur moulant), m'enfin bon.

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Blog Update ! - Décembre 2017 - Christmas Yulefest 2017

Publié le 7 Janvier 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Christmas, Noël, Yulefest, Update

Un peu plus de deux semaines se sont écoulées depuis le premier bilan partiel de cette Christmas Yulefest 2017, et c'en est déjà terminé de la nouvelle édition de ce festival annuel de films de Noël. Faisons donc le bilan d'une saison particulièrement mitigée... 

37 - With Love, Christmas 2.25/6

38 - Trois Femmes pour un Destin 2/6

39 - La Plus Belle Étoile de Noël 2.5/6

40 - Le Village du Père Noël 3/6

41 - The Mistletoe Inn 2.25/6

42 - Une Maman pour Noël 2.5/6

43 - Finding Santa 3.5/6

44 - Clarence 1.75/6

45 - Wrapped Up In Christmas 3.75/6

46 - Bad Moms 2 : A Bad Moms Christmas 1.75/6

47 - L'Invité de Noël 2/6

48 - Switched For Christmas 2/6

49 - Le Plus Beau Cadeau de Noël 1.75/6

50 - A Joyous Christmas 2/6

51 - Noël en Péril 3/6

52 - A Very Merry Toy Store 1.5/6

53 - Very Bad Dads 2 2.5/6

54 - Christmas in Evergreen 3.25/6

55 - Le Cadeau de Noël 3/6

56 - 48 Vœux de Noël 3/6

57 - Santa & Cie 3.75/6

58 - Emma and Santa Claus - The Quest for the Elf Queen's Heart 3/6

59 - Casse-Noisette et le Roi des Souris & Le Prince Casse-Noisette 3.5/6

60 - Christmas Solo 2/6

61 - L'Arbre de Noël 3/6

62 - Christmas in Angel Falls 3.5/6

63 - La Promesse de Noël 3.75/6

64 - My Christmas Prince 1/6

65 - Une Nuit très Particulière 3.75/6

66 - Le Noël du Coeur 3.25/6

67 - Un Super Mini-Noël 2.25/6

68 - The Christmas Cottage 2.25/6

69 - Noël à Snow Falls 3.75/6

70 - Christmas Encore 3/6

71 - Animation (1/2) - La Reine des Neiges : Joyeuses Fêtes avec Olaf (2.25/6) & Mariah Carey Présente : Mon Plus Beau Cadeau de Noël (3/6)

72 - Karen Kingsbury's Maggie's Christmas Miracle 2/6

73 - Courts-métrages de Noël Lifetime

74 - Sharing Christmas 1.75/6

75 - Animation (2/2) - L'Étoile de Noël & Hôtel Transylvanie : The Fright Before Creepmas 3/6

76 - Mariage Sous la Neige 2.5/6

77 - Killing Gentleman 3.5/6

78 - Christmas Next Door 2.75/6

79 - A Christmas Story Live ! 2.5/6

80 - On a échangé nos Noëls 2.5/6

81 - Rocky Mountain Christmas 3/6

82 - Un Noël à El Camino 2.75/6

83 - Christmas Getaway 2.25/6

84 - Beauté Cachée 2/6

85 - Snowed-Inn Christmas 4/6

86 - La Course Aux Cadeaux 3/6

87 - Angry Angel 4.25/6

88 - Jour Blanc 2.75/6

89 - Royal New Year's Eve 3.5/6

90 - Les Rois Mages 3/6

Je l'avoue sans problème : cette année, pour des raisons de disponibilité, de santé et aussi tout simplement de préférences personnelles, j'ai délibérément fait l'impasse sur un certain nombre de productions Hallmark/Lifetime/ION et compagnie. Il faut dire qu'après toutes ces années, je commence à avoir un radar bien développé, qui me permet de voir venir les bouses de très loin, en fonction de leur réalisateur, de leur cadre, de leur thème ou de leur distribution.

Et comme en plus, la qualité moyenne des productions festives est en constant déclin, d'année en année, et que Netflix s'est désormais joint à la fête, il a fallu faire des choix.

Je pourrais presque reprendre mon bilan global de l'année dernière, tant peu de choses ont changé :

- Hallmark est toujours à la peine, privilégiant quantité à qualité, et déclinant à l'infini son script de base particulièrement formaté et caucasien.

- Lifetime a tenté de revenir sur le terrain des films de Noël, en achetant des productions indépendantes à droite et à gauche... avec un résultat très inégal et mitigé.

- UpTV & ION continuent de se faire une petite place discrète, avec des comédies parfois plus décalées et décontractées que chez Hallmark, mais qui ne marquent pas particulièrement les esprits pour autant.

- Netflix a créé le buzz avec son Christmas Prince à peine digne de Hallmark, et qui n'avait pour lui que son interprète principale ; ses autres productions de Noël sont, elles, passées un peu plus sous silence, ce qui est dommage...

- Le Canada continue de produire des téléfilms de Noël indépendants : la qualité et le budget ne sont pas encore là, mais petit à petit, à mesure que les standards de production des Hallmark et Lifetime baissent, l'écart diminue...

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Film(s) de la quinzaine :  

Les bonnes surprises ont été limitées, durant cette dernière quinzaine de la Yulefest, et pourtant, il est probable que mes métrages 2017 préférés en soient issus : Snowed-Inn Christmas, de Lifetime, m'a surpris par sa légèreté et sa malice ; Angry Angel, de Freeform, par son impertinence et sa distribution ; Noël à Snow Falls, de Netflix, par les moyens investis dans sa production, et par sa plus grande décontraction ; et dans une moindre mesure, Santa & Cie, de Chabat, et Wrapped Up In Christmas, de Lifetime, pour son mélange ethnique assez rafraîchissant.

Flop(s) de la quinzaine :

Des flops assez faciles à identifier, principalement parce qu'ils sont directement sortis en salle (Bad Moms 2, Beauté Cachée), ou parce que ce sont des bouses évidentes tournées pour pas cher et diffusées sur Lifetime (A Very Merry Toy Store, My Christmas Prince) ou Hallmark (Sharing Christmas).

D'ailleurs, il est assez amusant de constater que la plupart du temps, ces productions télévisées fauchées et ratées sont souvent le fruit des mêmes maisons de production californiennes, mercenaires spécialisés en métrages tournés pour pas cher, et proposés à plusieurs chaînes, parfois même en parallèle.

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Dès demain, la Christmas Yulefest 2017, notre festival de critiques de films de Noël en tout genre, ferme donc ses portes sur le blog des Téléphages Anonymes, et la rubrique Un film... un jour (ou presque) reprend sa place quotidienne, pour rattraper un peu toutes les sorties cinématographiques de ces derniers mois...

Comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète (et mise à jour avec les titres français) des films de Noël déjà passés en revue sur ce blog, en consultant notre Index Christmas Yulefest disponible ici ; et il en va de même pour l'Index de la rubrique Un film... un jour (ou presque), toujours présent ici.

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Les bilans de Lurdo : Star Wars - Visions (2021)

Publié le 20 Novembre 2021 par Lurdo dans Action, Animation, Anthologie, Aventure, Disney, Fantastique, Jeunesse, Les bilans de Lurdo, Review, Science Fiction, Science-Fiction, Télévision, USA, Japon, Corée, Star Wars

Une anthologie animée en 9 épisodes de 15-20 minutes, et ayant pour objectif de proposer une version de l'univers de Star Wars à la sauce anime, en donnant carte blanche à divers studios japonais pour la création de ces récits.

Star Wars - Visions (2021) :

Et le résultat a clairement enthousiasmé les critiques, outre-atlantique, puisque les articles élogieux parlant de renaissance de la franchise se sont multipliés, probablement aidés par le fait qu'une immense majorité des critiques actuels du web sont issus d'une génération vénérant la japanimation sous toutes ses formes.

Quant à moi globalement un peu indifférent à ce style d'animation, j'ai pris cette anthologie Disney + avec des pincettes nettement plus prononcées... et sans surprise, j'en suis ressorti nettement plus mitigé et dubitatif que la majorité des spectateurs anglo-saxons (à noter que les épisodes bénéficient d'un doublage anglais effectué par des acteurs connus - Joseph Gordon-Levitt, Alison Brie, Neil Patrick Harris, Kyle Chandler, David Harbour, George Takei, Jamie Chung, Henry Golding - mais que je les ai regardés avec leur doublage japonais d'origine).

- 1x01 - The Duel (Kamikaze Douga) : Ronin, un guerrier solitaire, défend une petite communauté contre une légion d'anciens stormtroopers menés par une Sith...

Un épisode sobre et assez minimaliste dans son esthétique en noir et blanc, pour un tout efficace, mais presque trop cliché et scolaire dans sa transposition de Star Wars à l'époque des samourais. Et puis bon, la guerrière sith à talons aiguilles et à ombrelle laser... mwébof.

- 1x02 - Tatooine Rhapsody (Studio Colorido) : un jeune padawan tente d'échapper aux forces de l'Empire, et trouve refuge auprès de Gee, un Hutt qui lui demande de devenir le chanteur de son groupe de rock...

Un style très cartoony, presque SD, pour un court rythmé et très dynamique, mais à la bande originale pop-punk assez hors-sujet, comme l'ensemble du récit, en fait, qui fait très pièce rapportée dans l'univers SW.

- 1x03 - The Twins (Trigger) : après la mort de l'Empereur, les pontes de l'Empire ont conçu deux projets parallèles pour écraser la République - un double destroyer aux canons alimentés par un cristal kyber, et des jumeaux, Karre et Am, tous deux de puissants utilisateurs de la Force modelés par les Sith...

Une animation très fluide et spectaculaire, mais assez fatigante (la musique est criarde, c'est très intense) et vraiment estampillé anime, entre les armures des jumeaux en mode mini-Gundam, l'énorme duel grandiloquent entre les jumeaux (avec un cristal comme enjeu - chose qui étrangement, va fréquemment revenir dans cette anthologie), et le grand n'importe quoi de ce dernier, qui voit, entre autres, Karre se tenir debout sur un X-wing à vitesse lumière et couper en deux un destroyer avec son sabre... *soupir*

- 1x04 - The Village Bride (Kinema Citrus) : sur une planète reculée, des bandits ont mis la main sur des droides séparatistes, et font régner la terreur sur un village isolé. Jusqu'à l'arrivée de F, une ancienne Jedi déchue...

Un court très contemplatif et écolo, assez similaire, dans l'esprit, au premier épisode de l'anthologie (on retrouve encore ce côté Japon médiéval, ces figures clichées du ronin qui défend de pauvres villageois, etc), mais qui en est assez éloigné stylistiquement (évoquant même parfois du Ghibli). Pas forcément très mémorable ou intéressant.

- 1x05 - The Ninth Jedi (Production IG) : à l’invitation du mystérieux régent d'une planète regorgeant de cristaux kybers, un groupe disparate de Jedi issus des quatre coins de la galaxie se réunit sur place pour reformer l'ordre Jedi disparu. Mais les Sith rodent, et s'en prennent au père de Kara, qui assemble des sabres laser pour le compte du régent...

Encore une histoire de cristaux kybers, pour un épisode plutôt efficace dans sa narration et sa mise en images (c'est peut-être mon préféré jusqu'à présent), même si l'on retombe vite dans les grosses ficelles habituelles du genre (Rogue One vient immédiatement à l'esprit, avec cette jeune héroïne volontaire dont le père est assassiné par les méchants, blablabla). Par contre, le jeune Jedi Ethan... mwé.

- 1x06 - T0-B1 (Science SARU) : sur une planète reculée, T0-B1 est un petit robot humanoïde qui ne rêve que d'une chose : explorer l'espace et devenir un Jedi. Mais son créateur l'avertit : pour devenir un Jedi, il faut un sabre laser, et un cristal kyber...

Un épisode à l'animation très colorée et enfantine, qui évoque délibérément et directement Astro le petit robot, tant visuellement que thématiquement (on est en plein dans Pinocchio, là). Pas désagréable du tout, malgré cette fascination inexplicable pour les cristaux kybers (c'était dans le cahier des charges Disney + ou quoi ?), et cette fin en mode sentai un peu cheesy, avec transformation robotique et coup d'épée final...

- 1x07 - The Elder (Trigger) : un jeune padawan impatient et son maître Jedi arrivent sur une planète où ils sentent une présence ancienne et maléfique...

Un épisode qui aurait pu être un épisode de Clone Wars avec Obi Wan/Anakin, ou Qui Gon/Obi Wan, et qui, à nouveau, est loin d'être désagréable. Format classique, mais efficace, plutôt axé sur les dialogues que sur l'animation, moins probante (du moins jusqu'au duel sous la pluie).

- 1x08 - Lop & Ocho (Geno Studio) : sur une planète lointaine, une jeune esclave lapine échappe à l'Empire et est adoptée par le clan familial local le plus important : elle grandit alors aux côtés d'une sœur humaine dont elle devient proche... jusqu'à ce que leur vision bien différente de la vie et de la guerre les place dans des camps opposés.

Aïe. Pas du tout accroché, à celui-là. Entre sa société japonisante organisée en clans, son méchant caquetant au look anime improbable, son héroïne lapine sexy en croptop avec son scouter tout droit tiré de DBZ, son interprétation caricaturale... non, je n'ai pas du tout aimé. 

- 1x09 - Akakiri (Science SARU) : un Jedi solitaire revient aider une princesse trahie par sa tante, une Sith, mais est confronté à la tentation du côté obscur...

Un court métrage aux traits intéressants et stylisés, et à la fin douce amère plus intéressante, à défaut d'être mémorable.

Répétition et déclinaison des thèmes, motifs et scénarios des films originaux, dérives japanim' assez clichées et parfois gênantes, manque d'originalité : là où de nombreux critiques ont admiré les prises de risques et le style de ces courts, j'ai été surpris de trouver le tout plutôt générique, à une ou deux exceptions près.

Nul doute que les amateurs du genre en ressortiront plus satisfaits que moi : c'est même une évidence, et ça tombe bien, puisque cette anthologie est faite pour eux.

Mais même en prenant ça en compte, j'ai du mal à voir là un quelconque intérêt dans une énième relecture de Star Wars en mode japon médiéval/samouraïs/ronin/ninjas. Oui, c'est l'une des sources d'inspiration de Lucas, mais il ne suffit pas de revenir encore et encore dessus pour rendre le tout intéressant. Surtout quand les courts se succèdent et retombent toujours sur les mêmes ressorts scénaristiques (les cristaux, le sidekick droïd, le mentor qui s'avère un Jedi/Sith qui se cache, la jeune héroïne qui se bat au sabre comme un vétéran jedi, le duel entre les deux frères et/ou sœurs...) et autres clichés de ce média (poses improbables, surjeu, furries).

C'est loin d'être mauvais, et dans l'ensemble, c'est techniquement très compétent, avec une ou deux productions qui se démarquent, mais ça ne restera pas un instant dans ma mémoire, et c'est probablement trop marqué japonais pour vraiment fonctionner, à mes yeux, dans un univers de Star Wars qui a toujours su mélanger les influences sans en faire un simple copier-coller.

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2018 - Inside No. 9, saisons 1 (2014) et 2 (2015)

Publié le 29 Septembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Comédie, Thriller, Policier, Drame, Sitcom, UK, Anthologie, BBC, Horreur, Halloween, Oktorrorfest, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Inside

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, du 1er octobre à début novembre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

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Petit passage par la case anglaise, pour cette anthologie sombre et décalée créée par Reece Shearsmith et Steve Pemberton, deux des membres de la troupe déjà responsable de Psychoville et du Club des Gentlemen.

Sans surprise, cette anthologie de quatre saisons (pour l'instant) donne dans le glauque, dans l'humour noir, et dans le malsain, au travers de six épisodes d'une petite demi-heure par année de diffusion : des épisodes totalement déconnectés, mais qui partagent un lien avec le chiffre 9, et qui sont l'occasion pour bon nombre d'acteurs de se joindre aux showrunners/acteurs/scénaristes, pour s'essayer à des concepts et des scénarios frôlant parfois l'expérimental...

- Saison 1 -

1x01 - Sardines : Dans la demeure familiale de Rebecca (Katherine Parkinson), la jeune femme et son compagnon (Ben Willbond) organisent une fête pour célébrer leurs fiançailles. Mais rapidement, une partie de cache-cache sardine commence à dégénérer à mesure que plusieurs de leurs proches les rejoignent dans leur cachette, et que les langues se délient...

Un premier épisode sympathique, qui donne assez bien le ton de la série, et montre sa volonté de jouer avec les formats, mêlant le théâtre à la télévision et au cinéma. Ici, en l'occurrence, tout se déroule dans une armoire, avec une unité de lieu qui permet de faire monter la pression, et de révéler progressivement des secrets et des vérités toujours plus malsaines.

On saluera la présence toujours agréable de Katherine Parkinson (The IT Crowd), et on regrettera une chute finale un peu faiblarde.

1x02 - A Quiet Night In : Eddie et Ray (Pemberton et Shearsmith), deux cambrioleurs incapables, tentent de dérober un tableau dans la demeure de Gerald (Denis Lawson) et Sabrina (Oona Chaplin), un couple au bord de l'explosion.

Un nouvel épisode très expérimental, puisque presque intégralement dépourvu de dialogues, et pourtant jamais ennuyeux ou répétitif : les deux acteurs principaux parviennent à rendre le tout drôle et prenant, faisant de cet épisode l'un des plus mémorables et réussis de ces deux premières saisons.

1x03 - Tom & Gerri : Auteur frustré et instituteur mécontent, Tom (Shearsmith) croise le chemin de Migg (Pemberton), le sans-abri vivant devant chez lui, lorsque ce dernier lui ramène son porte-feuille perdu. Rapidement, cependant, Migg exerce de plus en plus d'influence sur Tom, au grand dam de la petite amie de ce dernier, Gerri (Gemma Arterton)...

Un troisième épisode nettement plus sombre et moins drôle que les précédents, mais néanmoins sympathique, notamment pour ses invités (Arterton, notamment, mais aussi Conleth Hill, dans un tout petit rôle). On regrettera cependant un déroulement plutôt prévisible, et une conclusion qu'on voit largement venir à l'avance...

1x04 - Last Gasp : Lors d'une visite hospitalière en compagnie de son assistant Si (Adam Deacon) et d'une responsable d'association caritative (Tamsin Greig), Frankie Parsons (David Bedella), une pop-star, décède subitement dans la chambre de la petite Tamsin (Lucy Hutchinson), alors qu'il vient de gonfler un ballon. Rapidement, les adultes présents réalisent que le dernier souffle de Frankie vaut une fortune, et ils commencent à se disputer...

Un épisode regardable, avec notamment un moment amusant (lorsque les personnages tentent de prononcer le prénom de la fillette... prénom qui est aussi celui de l'une des actrices) qui sent vraiment le vécu, mais dans l'ensemble, c'est l'un des épisodes les plus faibles de la saison, en partie à cause d'un manque évident de chute marquante et percutante.

1x05 - The Understudy : Tony (Pemberton) est une star du West End, et la vedette de Macbeth. Jim (Shearsmith), sa doublure, rêve quant à lui d'un rôle plus conséquent, et, motivé par sa fiancée Laura (Lyndsey Marshal), elle-même dans la pièce, il décide de faire tout son possible pour se faire une place sous les projecteurs...

Un épisode inspiré par Macbeth, et construit en cinq actes, pour un tout qui n'est pas désagréable, mais qui peut paraître un peu décousu (on sent que le script a été réécrit encore et encore par les scénaristes, à la recherche d'un angle d'attaque pertinent), et prévisible. Rien de mauvais, mais rien d'exceptionnel.

1x06 - The Harrowing : Engagée par Hector (Shearsmith) et Tabitha (Helen McCrory), un couple étrange, pour surveiller leur demeure gothique en leur absence d'un soir, Katy (Aimee-Ffion Edwards) découvre bien vite que la demeure glaciale abrite à l'étage le frère handicapé du couple, Andras (Sean Buckley), qui ne doit être dérangé sous aucun prétexte...

Dernier épisode de la saison 1. Et quel épisode, puisque Shearsmith et Pemberton se lâchent totalement et produisent ici un récit d'horreur gothique totalement premier degré et jusqu'au- boutiste, joliment glauque et oppressant. Très réussi.

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Deux épisodes excellents (le second et le dernier), quatre autres épisodes nettement plus moyens et/ou prévisibles, mais pas désagréables pour autant : de quoi donner une première saison sympathique, sans être exceptionnelle. Place à la suite...

- Saison 2 -

2x01 - La Couchette : À bord d'un wagon-lit français, Maxwell (Shearsmith), un médecin anglais, tente de dormir, mais il est constamment dérangé, tout d'abord par Jorg (Pemberton), un Allemand ivre et flatulent, puis par Kath (Julie Hesmondhalgh) et Les (Mark Benton), un couple anglais, et enfin par Shona (Jessica Gunning), une Australienne, Hugo (Jack Whitehall)... et par un cadavre.

Un épisode de reprise qui renvoie au premier épisode de la saison précédente, avec un fort sentiment de claustrophobie, accentué par la présence du cadavre encombrant. Plutôt amusant, mais aussi plus anecdotique et léger que d'autres, à nouveau à cause d'un script un peu prévisible.

2x02 - The 12 Days of Christine : À intervalles réguliers de 13 mois, douze jours marquants de la vie de Christine (Sheridan Smith) aux côtés d'Adam (Tom Riley), qu'elle rencontre lors des fêtes de la Nouvelle Année. Une vie qui, rapidement, sombre dans un chaos étrange, alors qu'un homme inconnu (Shearsmith) apparaît et disparaît de chez elle, sans explication.

Pas très inspiré, celui-là, avec son parti-pris Échelle de Jacob/Carnival of Souls, qui oriente clairement l'épisode vers quelque chose de nettement plus dramatique, et de très peu comique ou macabre.

Pour peu qu'on ait une certaine connaissance du genre, on devine rapidement comment tout cela va se dérouler, ainsi que le fin mot de cette histoire. Et il faut dire aussi que l'actrice principale arbore une perruque particulièrement laide pendant tout l'épisode, pour faciliter ses changements de coupe de cheveux au fil du temps, ce qui n'aide pas franchement à crédibiliser le tout, ou à brouiller les pistes.

Pas mauvais, en soi, mais très frustrant.

2x03 - The Trial of Elizabeth Gadge : Au 17ème siècle, deux chasseurs de sorcières réputés, Warren (Shearsmith) & Clarke (Pemberton) sont convoqués par le Magistrat (David Warner) de la petite bourgade de Little Happens, pour enquêter sur le sort d'Elizabeth (Ruth Sheen), accusée de sorcellerie...

Une farce totalement absurde, à mi-chemin entre les Monty Python et les films de la Warner, et qui prend le contre-pied total de l'épisode précédent, en optant pour de la comédie pure et dure (avec en prime une pointe de surnaturel), et en opposant ses deux chasseurs de sorcières à un village de profonds abrutis. Plutôt agréable, tout ça.

2x04 - Cold Comfort : Andy (Pemberton) rejoint le personnel d'une ligne de soutien psychologique, où il côtoie son superviseur George (Shearsmith), la pipelette Liz (Jane Horrocks), et Joanne (Nikki Amuka-Bird), employée consciencieuse. Mais lorsqu'une adolescente suicidaire les contacte, les choses dégénèrent rapidement...

Un épisode filmé en mode caméra de surveillance avec split-screen, beaucoup plus sérieux que drôle, et qui possède une conclusion vraiment noire et sans appel. Pas forcément l'épisode le plus mémorable, en fin de compte, mais néanmoins assez intéressant.

2x05 - Nana's Party : Angela (Claire Skinner) accueille sa famille à l'occasion de l'anniversaire de sa mère de 79 ans, Maggie (Elsie Kelly) ; mais Jim (Pemberton), le mari d'Angela, est bien décidé à faire une blague à Pat (Shearsmith), son beau-frère farceur, et il se cache dans un faux gâteau d'anniversaire...

Un épisode avec une structure d'in media res pas forcément pertinente ou efficace, puisque tout ce qui à trait à l'ambulancier est particulièrement prévisible, et que le tout finit par manquer de mordant.

De manière globale, la montée en pression de tout l'épisode est assez réussie, mais la chute, malheureusement, n'est pas à la hauteur, et déçoit un peu.

2x06 - Séance Time : Accueillie par Hives (Shearsmith), Tina (Sophie McShera) arrive dans la villa victorienne de Madame Talbot (Alison Steadman), une voyante, pour que cette dernière lui lise l'avenir. La séance semble alors basculer dans le surnaturel, jusqu'à ce que Hives révèle que Tina est la victime d'une caméra cachée dont il est le producteur. Mais lorsque Pete (Pemberton), une nouvelle victime, entre en scène, le canular dégénère, et un véritable esprit vengeur s'invite dans l'émission...

Un épisode très réussi (plan final excepté), qui parvient à ménager comédie et épouvante, et à instaurer une ambiance prenante et angoissante. Bien joué.

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Une jolie fin de saison, pour une cuvée 2015 assez inégale, car légèrement trop prévisible, et manquant un peu d'expérimentations. Certes, Pemberton et Shearsmith jouent occasionnellement avec la structure narrative de certains épisodes, mais c'est fait de manière un peu trop évidente pour convaincre totalement, et ça manque d'humour pour compenser (2x03 excepté).

Cela dit, le 2x02 est considéré par beaucoup comme un chef-d’œuvre tragique et glaçant, alors qu'il m'a vraiment laissé de marbre, donc...

(à suivre...)

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de toutes les séries passées en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Halloween Oktorrorfest 2014 - 19 - Only Lovers Left Alive (2013), The Appearing (2014) & Dark House (2009)

Publié le 10 Octobre 2014 par Lurdo dans Oktorrorfest, Cinéma, Critiques éclair, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Drame, Comédie

Halloween approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Only Lovers Left Alive :

Particulièrement déprimé par la manière dont l'humanité abuse de notre Terre, Adam (Tom Hiddleston), un musicien underground de Detroit, finit par retrouver son épouse Eve (Tilda Swinton), avec laquelle il est marié depuis des centaines d'années, et qui vit à Tangers.

Un film de vampires atypique, mélancolique et contemplatif signé Jim Jarmusch, qui se regarde sans aucun problème, mais finit par tourner un peu à vide... ce qui n'est pas étonnant compte tenu de la durée totale de plus de deux heures.

C'est beau, bien interprété, bien filmé, intelligent, et rafraîchissant, mais au final, c'est un peu vain.

4.25/6

The Appearing :

Pour Michael (Will Wallace) et son épouse Rachel (Emily Brooks), couple encore marqué par la mort de leur enfant, ce qui devait être un nouveau départ dans une petite ville accueillante s'avère rapidement être le début d'une spirale infernale entre folie, souvenirs réprimés et possession démoniaque...

Un film d'horreur indépendant très amateur et fauché, mais aussi très laborieux : outre sa mise en place calamiteuse qui laisse présager le pire dès les premières images, on sent bien le manque d'expérience et de moyens de la production, et ce à tous les niveaux.

Que ce soit la réalisation, l'éclairage, la post-production, le son, la direction d'acteurs, ou le script, le tout est assez bancal et faiblard, sans même parler d'une impression très claire de confusion qui se dégage du tout. Dommage, car il n'aurait pas fallu beaucoup pour obtenir un métrage honorable, d'autant que l'actrice principale se donne à 100% dans la dernière partie du métrage.

Ah, et si utiliser la célèbre maison de Psychose comme décor pour donner un peu de poids à son métrage peut sembler être une bonne idée, dans les faits, ça s'avère contre-productif.

1/6

Dark House :

Dans un ancien orphelinat hanté par le souvenir d'un massacre sanguinaire, un promoteur charismatique (Jeffrey Combs) décide d'installer sa dernière attraction spectaculaire, la Dark House, une maison hantée ultra-moderne animée par des hologrammes. Pour assurer le spectacle, il se tourne par ailleurs vers un groupe d'apprentis-acteurs, qu'il embauche le temps d'une avant-première réservée à la presse. Mais bien vite, un esprit prend le contrôle de la Dark House, et les meurtres s'enchaînent...

Un film que j'avais déjà vu il y a quelques années, mais dont je ne me souvenais plus trop.

Après vérification, je lui avais mis un 4/6, agréablement surpris par un film ouvertement humoristique et quasi-parodique, qui ne se prenait pas au sérieux, et qui bénéficiait sérieusement de la présence de Combs.

Et sans surprise, mon avis n'a pas vraiment changé : c'est toujours joliment rythmé et fun, malgré une interprétation un peu inégale par moments (Meghan Ory n'est pas une actrice particulièrement subtile, et en face, Diane Salinger cabotine à mort), des moments assez fauchés (l'ordinateur) et une joyeuse absence de vraisemblance ou de réalisme.

Bref, de la série B amusante, loin d'être parfaite, mais qui fait passer un moment sympathique. Et le twist final est classique, mais toujours le bienvenu.

4/6 (sur l'échelle des films sans prétentions)

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Halloween Novembrrrfest 2014 - 45 - La saga "Les Vampires de Salem" (1979, 1987, 2004) & The Mirror (2014)

Publié le 15 Novembre 2014 par Lurdo dans Oktorrorfest, Cinéma, Critiques éclair, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Found Footage, Drame, Télévision, TNT

Halloween s'en est allé, et l'heure est venue, pour le blog des Téléphages Anonymes, de conclure l'Oktorrorfest 2014, un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Les Vampires de Salem (Salem's Lot):

Lorsque le romancier Ben Mears (David Soul) revient dans sa ville natale de Salem's Lot, c'est pour enquêter sur la Marsten House, une demeure sinistre qui le hante depuis son enfance. Mais cette maison délabrée est occupée, depuis peu, par un duo d'hommes étranges, alors même qu'une épidémie d'anémie et de comportements étranges se propage en ville...

Une mini-série de trois heures, assez lente, et typique des années 70s (au point de souffrir de son style et de ses effets datés).

Je ne vais probablement pas me faire des amis, vue la bonne réputation de ce métrage auprès des fans de genre, mais j'ai trouvé le tout assez peu intéressant.

Certes, il y a des moments très réussis, principalement dûs à l'aspect visuel que Tobe Hooper a réussi à donner au film et à ses créatures (l'enfant à la fenêtre, la première apparition du monstre...), mais la première heure et demi, consacrée à la mise en place, est affreusement plate et molle (en plus d'être, aujourd'hui, assez clichée), avec des personnages peu attachants, inégaux dans leur interprétation.

Et quand ça se décoince enfin un peu durant la seconde moitié du programme, le métrage reste tout de même assez frustrant, bavard, limité par son format tv, et par ses coupures publicitaires/fondus au noir qui terminent abruptement les séquences les plus intéressantes.

1/6 pour la première moitié + 3.5/6 pour la seconde = 2.25/6

Les Enfants de Salem (A Return to Salem's Lot) :

Anthropologue froid et objectif, Joe Weber (Michael Moriarty) revient dans sa ville natale, Salem's Lot, en compagnie de son fils rebelle ; là, il découvre que les vampires contrôlent la bourgade, et bientôt, Weber est engagé par la communauté vampirifique pour écrire leur histoire...

Un nanard typiquement 80s dans ses looks et son rendu, et qui n'a que des liens théoriques avec Les Vampires de Salem : ici, les vampires ne sont pas effrayants ou monstrueux (sauf un gloumoute en plastique risible au début du film, alias le final boss foireux), leur nature même n'a rien à voir, la ville ne ressemble pas du tout à la ville du métrage initial, il y a de la nudité gratuite, de la post-synchro et de l'interprétation foireuse...

Bref : c'est un film d'horreur des années 80 très générique, qui choisit d'adopter un ton très sarcastique et satirique sur son sujet... en somme, on a l'impression que ce métrage n'avait initialement rien à voir avec l'original, et que Larry Cohen en a profité pour faire son film de vampire à sa sauce, avec en prime, tant qu'on y est, un vieux chasseur de nazis... Parce que pourquoi pas, après tout ! ^^

1.5/6

Salem (Salem's Lot - 2004) :

Une nouvelle adaptation plus ou moins libre du bouquin, à peu près aussi peu convaincante que la version 79 : c'est long, c'est mou, l'interprétation est inégale, et ce que le métrage gagne en modernité, il le perd en personnages trop nombreux et inutiles, ainsi qu'en flashbacks jaunâtres assez moches.

Ce n'est pas vraiment bon, ce n'est pas vraiment mauvais, c'est, tout simplement. Mais sous-utiliser Rutger à ce point est une honte, et les passages en voix-off sont particulièrement horripilants.

2.25/6

The Mirror :

Un jeune couple et leur colocataire décident de participer au "One Million Dollar Paranormal Challenge" de James Randi, et achètent un miroir maudit sur ebay, afin de le filmer en continu ; rapidement, cependant, l'objet semble exercer une influence néfaste sur les trois amis...

Un pseudo-found footage/mockumentaire particulièrement médiocre, pas tant dans la forme (assez basique, et gentiment capillotractée, notamment dans l'utilisation de la gopro en mode FPS) que dans son écriture, qui cumule scénario très simpliste et creux (on pense forcément à Oculus), avec des personnages qu'on a envie de baffer dès les premières minutes du film.

Et comme en prime les bruitages sont exagérés, et le métrage se termine en queue de poisson, tel un beau pétard mouillé, il n'y a pas grand chose à retenir du tout, si ce n'est Jemma Dallender, assez attachante et convaincante.

1.25/6

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Les bilans de Lurdo - R.L. Stine's The Haunting Hour : L'Heure de la Peur, saison 4

Publié le 20 Janvier 2015 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Télévision, Critiques éclair, Review, Comédie, Fantastique, Horreur, Anthologie, Hub, Jeunesse

Après la saison 1 (2010), 2 (2011) et 3 (2012-2013), quatrième et ultime saison de cette série de 2010, inspirée par l'anthologie Nightmare Hour de R.L. Stine, et par le téléfilm The Haunting Hour : Don't Think About It (2007). Au programme, comme dans Chair de Poule, des histoires au format 23 minutes, parfois regroupés en double-épisodes pas forcément pertinents.

Épisodes :

4x01:

Un gamin passe la nuit à l'hôpital, et se retrouve projeté dans le passé, dans la peau d'un enfant sur le point d'être amputé. Gentiment surjoué par le lead, ça tourne rapidement en rond, et ça se finit de manière très prévisible. Bof.

4x02 :

Un garçon (Mason Cook) et sa mère héritent du manoir de leur grand-père aventurier (le Cigarette Smoking Man), mais lorsque l'enfant chausse les vieilles lunettes de son aieul, il entend des voix, aperçoit des créatures, et devient le nouveau gardien de ces lieux. Un épisode plus métaphorique que d'habitude, pas désagréable, sans plus.

4x03 :

Alice doit déménager, mais elle ne veut pas quitter sa maison... et cette dernière ne veut pas non plus qu'elle s'en aille. Quelques idées intéressantes dans l'interaction de la fillette avec la maison, au travers des lampes, des grilles et autres luminaires. Dommage que les images de synthèse du climax plombent tout de manière spectaculaire.

4x04 :

Un garçon plein d'imagination et de talent invente une gouvernante stricte et violente supposée s'occuper de sa grande soeur insupportable et la torturer. Mais lorsque Mrs Worthington (Margot Kidder) devient réelle, elle n'en a pas qu'après la soeur du garçon. Amusant.

4x05 :

Une nouvelle famille s'installe, à la veille d'Halloween, dans une vieille ferme désolée assez familière, et ils sont confrontés à une armée d'épouvantails meurtriers. Ados insupportables et mal joués, parents transparents, et un récit qui se termine alors qu'il commence à peine à décoller.

4x06 :

Un ado über nerd collectionnant des ours en peluche des années 80 acquiert un ours tueur. Caricatural, possiblement insultant, et hautement dérivatif.

4x07 :

China McClain en ado studieuse, fille de parents néo-hippies, et qui est confrontée au nouveau mini-van acheté par ceux-ci, un véhicule aux intentions maléfiques. Particulièrement soporifique malgré les efforts de China.

4x08 :

Nolan Gould, dans une histoire de leprechaun maléfique qui lui offre trois voeux. Pas désagréable, bien qu'assez basique, et que les accents soient très aléatoires.

4x09 :

Une famille se lance sur un parcours forestier, au grand dam du fils cadet peureux, qui craint le pire et est confronté à des spores maléfiques. Mouais. Pas franchement passionnant et assez dérivatif, même si les possédés sont assez réussis visuellement.

4x10 :

Joey King en fille cadette, douce et généreuse, d'une famille aisée et méprisante avec ses jardiniers ; elle reçoit un ange magique en cadeau, et se réveille le lendemain dans la peau de ses domestiques, pendant que ceux-ci sont à leur place fortunée. Assez classique, mais la fin est amusante, et il y a quelque chose de frappant dans l'apparence de l'ange à taille humaine.

 

Bilan de la saison 4 :

Une ultime saison à l'image des saisons précédentes : très très inégale, peu inspirée, mais toujours très jolie esthétiquement et visuellement parlant. C'est bien le point fort de cette anthologie télévisée qui, constamment, a su assurer un rendu à l'image convaincant et séduisant. Quel dommage, néanmoins, que l'immense majorité des épisodes ne soient pas plus originaux ou intéressants...

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Les bilans de Lurdo - Deadtime Stories, saison 1

Publié le 22 Janvier 2015 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Télévision, Review, Critiques éclair, Comédie, Fantastique, Horreur, Anthologie, Nickelodeon, Jeunesse

Une autre anthologie fantastique pour enfants, adaptée d'une série de bouquins dont le slogan est "Vous aurez plus que la Chair de Poule". Avec une ancienne de l'écurie Disney (Jennifer Stone de Wizards of Waverly Place) dans le rôle de la babysitter semi-goth qui raconte les histoires de l'anthologie aux gamins dont elle a la charge.

Épisodes :

1x01:

Une fillette perd son bracelet chez sa voisine, réputée pour être une sorcière, et trouve dans son jardin une vieille poupée qui parle, et qui est bientôt hantée par une gamine qui veut la récupérer. Très très inégal dans son interprétation, assez moyennement réalisé, et pas très bien écrit. Sans oublier l'illustration musicale du générique et de l'épisode, assez bancale. Pas une réussite, donc, même en comparaison de The Haunting Hour & co.

1x02 :

Le soir d'Halloween, une famille visite une hayride installée sur les cendres d'un ancien verger où, selon la légende, une sorcière aurait transformé tous les habitants du village en zombies. Et donc, forcément, les parents sont transformés en poupées vaudoues, et les enfants capturés par les deux sorcières du cru. Mouaip, définitivement une anthologie qui vise encore plus jeune que les Goosebumps et compagnie, avec là, en l'occurrence, une gamine qui joue assez bien, et deux sorcières overzetaupes et kitchouilles tout droit sorties de Hocus Pocus.

1x03 :

Deux garçons assez agressifs envers les insectes découvrent un vieux kit de dissection contenant une mygale qui revient à la vie, et refuse de se laisser si facilement tuer. Les deux gamins sont des acteurs honorables, mais le tout est assez au final assez quelconque, et se résume (presque) à une pauvre mygale qui se balade dans une maison...

1x04 :

Une bande de gamins joue à Bloody Mary, et fait des voeux devant un miroir étrange. Assez faible, tant dans l'interprétation de tout le monde (y compris celle de la mère, aka une bimbo siliconée de moins de 30 ans sortie d'un National Lampoon O_o) que dans le scénario, qui vire d'ailleurs au cheap/ridicule sur la fin.

1x05 :

Une bande de gamins fait du camping dans les bois de Baskerville, près d'une maison sinistre, et est confrontée à la "bête" locale. Interprétation assez médiocre (soit ça récite, soit ça surjoue), et virage parodique sur la fin, assez étrange.

1x06 :

Le chemin de fer miniature de deux gamins est frappé par la foudre, et tous les personnages qui le peuplent prennent vie la nuit, déclarant aussitôt la guerre aux deux humains. Pas ultra bien joué par l'un des deux enfants, et avec Ian Ziering dans le rôle du père de famille (O_o). Meh.

1x07 :

Un garçon et une fille explorent une forêt, où ils découvrent deux statues de gobelins gardant une pierre lumineuse, qu'ils prennent. Celle-ci s'avère bien vite une orbe gèle-temps, enjeu d'une guerre ancestrale entre les deux gobelins, qui menacent désormais de conquérir le monde des humains... pas effrayant pour un sou, mais plutôt fun, notamment point de vue maquillage des gobelins.

1x08 :

Deux ados assistent à l'anniversaire du grand-père dans la ferme familiale, l'occasion de retrouver tous les rednecks étranges du reste du clan, ainsi que d'étranges films familiaux en n&b qui mettent en avant une créature hideuse. Un mauvais dérivé des Critters (ils prononcent même le mot dans un dialogue, avec une grosse pause dramatique au passage), décousu et bancal.

1x09 :

Un terrain de golf, un château, des fantômes, des retraités, un duel en voiturette de golf... mouais.

1x10 :

Deux gamins sont aux prises avec l'homme à tout faire de leur école (qui ressemble à une version live de Groundskeeper Willie, la barbe en moins) et vont se fournir dans une boutique magique étrange tenue par Mr Sheffield de The Nanny (qui en fait trois tonnes). Médiocre, assez amateur dans l'interprétation et avec un caméo WTF de Eric Roberts en prime.

1x11 :

Deux adolescentes babysittent un gamin dans une maison ayant autrefois appartenu à un clown tueur... qui revient apparemment d'outre-tombe pour les hanter. Pas particulièrement bien joué ou dirigé.

 

Bilan de la saison :

Une anthologie clairement médiocre, qui lorgne sur ses aînées sans jamais leur arriver à la cheville : les moyens financiers ne sont pas là, l'inventivité et les acteurs talentueux non plus, bref, on se retrouve devant un sous-sous-Chair de Poule qui ne fonctionne jamais, et n'a même une direction artistique suffisamment convaincante pour faire oublier ses défauts.

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Critiques éclair - Marathon d'Halloween, épisode 1

Publié le 19 Octobre 2011 par Lurdo dans Oktorrorfest, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie, UK, Found Footage

Octobre, c'est le mois d'Halloween, de l'horreur et des ténèbres : et comme tous les ans, pour Lurdo, Octobre est le mois d'un marathon de films et de séries de genre, pendant 31 jours, voire plus si affinités...

Attack the Block (2011), de Joe Cornish :

Des petites frappes de banlieue anglaise aux prises avec des aliens sanguinaires (comme tout droit sortis de l'antique jeu Another World) qui attaquent la banlieue.

Se laisse regarder (de préférence en VO, pour peu qu'on n'ait aucune difficulté avec les accents banlieusards anglais), mais ne révolutionnera rien.

3/6

Apollo 18 (2011), de Gonzalo López-Gallego :

Produit par Tonton Timur, un Paranormal Activity-like in space, qui joue la carte conspirationniste, et suit le destin tragique de la mission (fictive) Apollo 18, à partir d'"images d'archives retrouvées".

Un mockumentaire de plus, dans lequel mélange images d'archives/reconstitution n'est pas convaincant du tout (pour qui a l'oeil aiguisé), donc pouf, on y croit pas. Pire : c'est supposé être du found footage, mais vu que SPOILERS tous les personnages du film décèdent dans l'espace, et que toutes les caméras embarquées finissent détruites/perdues dans le vide spatial, on se demande bien comment ils ont réussi à en tirer ce film. 

 1.5/6

The Eye (2008), de Moreau & Palud :

Remake du film des frères Pang, sur une violoniste classique et aveugle, qui se fait greffer les yeux d'une morte, et qui commence à avoir des visions effrayantes.

Plat et sans intérêt (même sans avoir vu l'original), en plus d'être affreusement convenu dans son déroulement, et de prendre, sur la fin, de faux airs de Destination Finale.

1.25/6

Red State (2010), de Kevin Smith :

Pamphlet anti-gouvernement et anti-fanatisme religieux de Kevin Smith, le réalisateur habituellement rigolo et geek, qui se lance ici dans l'histoire du siège funeste d'un groupe religieux par les autorités...

Vendu comme un film d'horreur, puis comme une charge anti-républicain, puis comme un film plus réaliste, ce n'est en fait rien de tout ça. Smith ne semble pas avoir su par où prendre son film. Parce que c'est, pour faire simple, un gentil bordel assez lourd. Qui tente effectivement de manger à tous les râteliers, sans jamais y parvenir de manière convaincante. Un critique disait que ce Red State, c'est le premier jet d'un film potentiellement réussi, et il avait raison.

Et comme tous les premiers jets, il y a des bonnes idées... noyées dans trois tonnes de déchets : humour malvenu, pamphlet anti fanatisme religieux, mêlé d'anti gouvernementalisme basique, de pseudo-horreur façon Hostel (pendant 3 minutes), film de siège, dialogues interminables et/ou mauvais, surjeu, fusillades, personnages caricaturaux épais comme du papier à cigarettes, gros clichés, on a droit à tout, sans que ce soit vraiment cohérent ou même rythmé (le sermon de 10 minutes, juste après la mise en place à la Hostel est monotone au possible).

Bref, au final, on se dit un peu "tout ça pour ça". Certes ça ne ressemble pas du tout à du Smith, visuellement, mais à part l'interprétation de certains, ça reste assez peu captivant, tant sur le fond que sur la forme. À croire que cinq ans de gestation, ce n'était pas suffisant pour accoucher d'un scénario abouti.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #1031 : MOIS AVENTURE - Le Roi Scorpion 4 : La Quête du Pouvoir (2015)

Publié le 11 Août 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Histoire, Review, Romance

C'est le mois d'août, il fait chaud, et les Téléphages Anonymes partent explorer des contrées lointaines à la recherche de l'aventure...

Le Roi Scorpion 4 - La Quête du Pouvoir (Scorpion King 4 : Quest For Power - 2015) :

Trahi par son protégé Drazen (Will Kemp), au service d'une puissance rivale, Mathayus (Victor Webster) part pour les royaumes du Nord, afin d'y conclure un accord de paix. Mais sur place, il tombe dans un nouveau piège tendu par Drazen, qui lui fait porter la responsabilité de la mort de son père, le Roi (Michael Biehn) : bien vite, Mathayus s'évade de prison avec l'aide de la belle Valina (Ellen Hollman), héritière légitime du trône, et, en compagnie du père inventeur de celle-ci (Barry Bostwick), il part en quête d'une couronne mystique permettant à son porteur de régner sur toute la planète...

La série des DTV Scorpion King continue, toujours avec un Victor Webster très à l'aise dans le rôle, toujours avec un sous-fifre de l'école Hans Zimmer à la musique, et toujours dans une direction plus parodique et déconneuse.

Ici, entre l'humour nettement plus puéril (concours de rots, vannes graveleuses), un Will Kemp qui tente de battre le Billy Zane du précédent volet dans le rôle de grand méchant cabotin, le surjeu totalement décomplexé de Barry Bostwick (en inventeur excentrique déguisé en poulet), Esmé Bianco en grande prêtresse très tactile, la scène de travestissement, et le ton général, tout droit sorti de la série Hercule, on est clairement dans de la comédie fantastique parodique... et c'est parfois un peu trop.

En effet, autant je ne suis pas contre l'énergie qu'une telle approche peut insuffler à un métrage (ça fonctionnait plutôt bien dans le Roi Scorpion de The Rock), mais encore faut-il que celui-ci conserve suffisamment d'enjeux ou de personnages intéressants pour que la parodie ne prenne pas le pas sur le reste. Et ici, malheureusement, non seulement la réalisation est assez moyenne, mais Ellen Hollman ne fait pas grande impression (malgré son répondant), et l'intrigue en elle-même est desservie par un budget que l'on devine faiblard : la production est partie tourner en Roumanie, donc adieu les paysages exotiques, et bonjour les décors plus médiévaux qu'antiques, vus un peu partout au cinéma.

Pour ne rien arranger, le script (du scénariste du Voyage au Centre de la Terre de Brendan Fraser) recycle énormément de scènes, notamment des Indiana Jones (l'ouverture, la dernière partie), de Star Wars (la capture par les "Ewoks") mais aussi des Avengers (Mathayus démolit Drazen comme Hulk le faisait avec Loki dans le film de 2012), et son propos opposant science et magie ne va jamais bien loin.

Bref, ça fait plus DTV que jamais, et bien que l'humour du tout fasse passer la pilule sans trop de problème, on peut regretter que Victor Webster n'ait pas de meilleurs scripts, car il tient bien son personnage.

2.25/6

(à nouveau, plein de caméos insignifiants, de Lou Ferrigno à Eve Torres, en passant par Don "The Dragon" Wilson, Rutger Hauer, Roy Nelson, Antonio Silva, Royce Gracie...)

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Un film, un jour (ou presque) #667 : SEMAINE ST-PATRICK - Leprechaun : Le Retour de l'Elfe Guerrier (1998) & A Very Unlucky Leprechaun (1998)

Publié le 12 Mars 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Irlande, Jeunesse, Fantastique, Aventure

Cette semaine, en l'honneur de la Saint Patrick, le 17 Mars, place au cinéma irlandais, dans tout ce qu'il a de plus festif et de plus réjouissant...

Leprechaun : Le Retour de l'Elfe Guerrier (The Last Leprechaun - 1998) :

Ethel (Brittney Bomann)  et Tommy (Andrew J. Ferchland) sont envoyés en Irlande pour y passer l'été en compagnie de leur future belle-mère, Laura (Veronica Hamel). Mais ils découvrent bien vite qu'elle est sous l'emprise d'une banshee maléfique, qui, à l'aide de son majordome (David Warner), a pour objectif de détruire la vallée où elle vit, et de tuer ainsi le dernier Roi des Leprechauns. Bien décidés à l'en empêcher, les enfants font alors équipe avec Finn Regan McCool (Mick Walter), le leprechaun en question, pour sauver la région...

Un DTV pour enfants clairement produit avec un budget minimal par Peakviewing (l'équivalent anglais de Marvista), budget qui se reflète à tous les niveaux de la production : effets spéciaux risibles, réalisation plate, interprétation souvent calamiteuse (notamment Hamel, qui cabotine affreusement), accents déplorables, post-synchronisation approximative, maquillages de la banshee particulièrement kitschouilles...

Bref, c'est mauvais, clairement, même pour un film pour enfants, c'est particulièrement fauché et ça se contente d'enchaîner du slapstick quelconque, avec la Banshee et le Leprechaun qui se ramassent encore et encore, pour faire rire les plus petits.

C'est dommage, parce que le Leprechaun est justement plutôt réussi, assez expressif, et interprété avec conviction. De plus, le message écologique n'est pas forcément désagréable... m'enfin bon.

1.5/6

A Very Unlucky Leprechaun (1998) :

Lorsque son père Howard (Tim Matheson) hérite d'une propriété délabrée en Irlande, Molly (Danielle & Stephanie Lombardi) apprend rapidement que le manoir est réputé pour porter malchance. Et alors que les impôts locaux s'abattent sur la famille, la fillette découvre que cette malchance est justement le fait de Lucky (Warwick Davis), un farfadet vivant dans le puits du manoir, et qui est en manque de chance depuis plus d'un siècle...

C'est amusant : cette production Roger Corman est clairement fauchée (effets spéciaux préhistoriques, fils de nylon visibles çà et là sur certains effets, incrustations ratées), basique au possible, pas particulièrement bien interprétée (l'une des deux jumelles est clairement plus juste que l'autre, la post-synchronisation est inégale), son script est un peu bâclé (surtout sur la fin, avec une feinte "ce n'était qu'un rêve" aussitôt rendue inutile par la suite des événements)... bref, c'est du Roger Corman, et ce n'est pas bon, même pour un DTV pour enfants, et pourtant...

Je n'ai pas détesté.

Je ne sais pas si c'est la bonne volonté que tout le monde y met (notamment Warwick Davis, excellent, et qui nous fait là un Leprechaun très sympathique, lointain cousin de son Leprechaun psychopathe), le fait que l'enjeu du métrage, pour la fillette, est une course de kart façon Mario Kart (assez rare de voir une petite fille en remontrer à ce point à tout un troupeau de garçons), ou tout simplement l'ambiance générale, avec musique irlandaise omniprésente, mais dans l'ensemble, ce n'est pas désagréable.

Un adulte trouvera tout ça mauvais, mais quelque chose me dit qu'un enfant de l'âge de l'héroïne fermera les yeux sur les problèmes techniques du métrage, et l'appréciera pour ce qu'il est : une production sans grand budget, mais avec de la bonne volonté.

2.5/6

(Warwick reprendra ce rôle un an plus tard dans The White Pony, où il fera de la figuration autour d'une histoire de poney magique)

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Les bilans de Lurdo : Ryan Hansen Solves Crimes on Television, saison 2 (2019)

Publié le 16 Juin 2019 par Lurdo dans Comédie, Les bilans de Lurdo, Review, Policier, Sitcom, Télévision, YouTube

Avec sa saison 1 de 8 x 25 minutes (critique ici), Ryan Hansen Solves Crimes on Television avait de quoi surprendre : une parodie particulièrement méta des séries policières façon Castle, chapeautée par Rawson Marshall Thurber, réalisateur et scénariste de Dodgeball, d'Agents Presque Secrets, et de Skyscraper, et qui mélangeait les genres, les formats, les caméos, les styles d'humour, etc, pour un tout très inégal, mais pas forcément antipathique.

Contre toute attente (YouTube Red est devenu YouTube Premium, une grande partie de ses programmes originaux a été annulée), la série revient donc pour une seconde saison, et  les personnages du programme en sont aussi surpris que nous...

Ryan Hansen Solves Crimes on Television, saison 2 :

Alors que Mathers (Samira Wiley) est victime d'une fusillade, et dans le coma, Ryan Hansen se retrouve à faire équipe avec un officier de police rebelle et solitaire, Vince Vincente (Wood Harris), et tente d'identifier les responsables de ce crime...

Nouvelle saison, mais toujours la même décontraction et le même décalage : plus que jamais, Ryan Hansen et son équipe assument leur impertinence, et tout au long de la saison, ce sont d'innombrables piques et vannes en tous genres que les scénaristes et l'acteur adressent à YouTube (notamment au travers du personnage de la nouvelle chef de la police/ex-cadre de chaîne de télévision, interprétée par Jessica St. Clair), que ce soit au sujet de leur service premium, de son nom, de la qualité des programmes de ce dernier, des tarifs du service, de l'audience, ou du fait que les acteurs de la série aimeraient être ailleurs (comme Samira Wiley, placée dans le coma et recouverte de bandages pour cause de rôle récurrent dans The Handmaid's Tale, ce qui devient un running gag saisonnier).

À l'identique, l'écriture se moque très sérieusement de la culture américaine actuelle : depuis Black Panther - The Musical, jusqu'au trafic de screeners de longs-métrages au moment des cérémonies de récompenses, en passant par la mode des reboots télévisuels (ici, Party Down, avec caméo de Ken Marino), le succès de Cobra Kai, le milieu des vineurs devenus YouTubeurs, le fitness à la californienne, et la tendance à imposer par la force une certaine idée de la diversité "woke" (ici illustrée par le remplacement, le temps d'un épisode, de Ryan et Vince par deux femmes, Lucy Hale et Jillian Bell, et par le remplacement constant des interprètes des parents de Ryan par des minorités).

Et puis, bien entendu, ces fins d'épisodes façon sitcom de studio, toujours plus décalées, méta et jouant avec les codes du genre : de quoi s'amuser dans cette saison qui, consciente de son annulation imminente, semble n'avoir plus rien à perdre, et tire donc toutes ses cartouches.

Ainsi que tous ses guests : Stephen Merchant, Ken Marino, Karen David, Rhys Darby, Rob Corddry, Lucy Hale, Jillian Bell, Thomas Lennon, Jane Lynch, Jon Cryer, Donald Faison, Dax Shepard (assez marrant en gay vivant confortablement dans le mensonge de son mariage avec Kristen Bell), Ben Schwartz...

Tout ça pour un monologue de fin doux-amer, qui conclut joliment une saison plus sérialisée que la précédente, et plus efficace à mon goût.

Désormais annulée par YouTube, Ryan Hansen Solves Crimes on Television ne connaîtra donc pas de suite, mais au moins, elle aura eu la bonne idée de partir en beauté, et selon ses propres termes : toutes les séries télévisées ne peuvent pas en dire autant.

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et ici.

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