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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Résultat pour ""the good place""

Les bilans de Lurdo : SEMAINE AVENTURE - Genndy Tartakovsky's Primal, saison 1 - première partie (2019)

Publié le 1 Août 2020 par Lurdo dans Review, Critiques éclair, Comédie, Télévision, Fantastique, Action, Aventure, Les bilans de Lurdo, USA, Animation, Histoire

Pendant une semaine, place à l'héroïsme, à la fantasy, aux mythes et à l'aventure sur le blog des Téléphages Anonymes... ​​

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Nouvelle série d'animation en 10 x 22 minutes, signée Genndy Tartakovsky, créateur à l'origine de Star Wars - Clone Wars (la mini-série d'origine) et de Samurai Jack, ce Primal est diffusé depuis le mois d'octobre 2019 sur Adult Swim, et a reçu de nombreuses éloges critiques qui, comme on va le voir, sont plus que méritées...

Primal, saison 1 - première partie (Genndy Tartakovsky's Primal, season 1 - 2019) :

Le quotidien préhistorique de Spear, un homme des cavernes ayant perdu sa compagne et ses enfants, et de Fang, une femelle tyrannosaure dont les petits ont été tués, et qui finit par accompagner Spear dans ses aventures...

On ne présente plus le style Genndy Tartakovsky, et son savoir-faire en matière tant d'animation que de caractérisation et d'action : ici, ce savoir-faire est d'autant plus mis en évidence que la série est dépourvue de dialogues (au mieux, il y a quelques grognements, çà et là), et que tout se doit de passer par l'animation et l'expressivité des personnages, par leurs interactions, et par leurs postures.

Et c'est un véritable succès, sur ce plan. Un succès brutal, sanglant, et sans concessions (dès l'épisode pilote, il y a des morts d'enfants, et le dernier épisode de la mi-saison, Rage of the Ape-Men, est un festival de gore et de tripes), mais dont il se dégage aussi une véritable mélancolie, une poésie brutale qui nous renvoie directement à un passé lointain, et à une étrange harmonie entre l'homme et la nature.

La relation entre Spear et Fang, qui se crée dans le pilote et se développe dès le second épisode, River of Snakes, est ainsi un mélange de respect, de peur et de coopération dans un monde où la survie est plus que difficile.

Rapidement, cependant, cette relation devient celle d'un homme et de son compagnon animal (et la caractérisation de Fang, peu ou prou celle d'un gros chat sauvage, rend la créature immédiatement attachante et compréhensible du public moderne), une relation interdépendante qui trouve son apogée dans l'épisode Terror Under the Blood Moon, un épisode qui aurait été tout à fait à sa place dans un Conan : la population d'hommes-singes émaciés terrorisés par les énormes chauves-souris qui sortent la nuit, et emmènent leurs victimes dans leur montagne, où vit une araignée géante ; Spear, capturé par les bêtes et sauvé par Fang, etc...

Primal flirte ainsi occasionnellement avec la fantasy barbare, comme dans ce dernier épisode de la demi-saison, lorsque les deux compères sont faits prisonniers par une tribu simiesque qui les offre en pâture à leur champion, un champion transformé en un monstre difforme et sanguinaire par une potion étrange : un épisode un peu trop gratuitement violent à mon goût (c'est bien le seul de la saison à voir autant de tripes, de crânes dépecés, et de massacres en gros plan et au ralenti), mais qui se finit sur un cliffhanger efficace.

Cela dit, l'épisode le plus marquant de cette saison reste néanmoins, pour moi, le troisième, A Cold Death, qui confronte Spear et Fang à l'hiver, à la neige, et à un troupeau de mammouths. Un épisode qui parvient à se montrer à la fois touchant et implacable (le pauvre mammouth vieillissant et malade, délaissé par les siens), limpide et poétique (les mammouths qui rendent hommage à leur disparu), le tout en étant superbe visuellement.

Bref, Primal est une véritable réussite, tant dans sa simplicité que dans sa maîtrise, et j'attends donc avec une véritable impatience la seconde moitié de la saison, prévue pour l'automne.

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

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Un film, un jour (ou presque) #1267 : SEMAINE AVENTURE - Hercule et les Amazones (1994)

Publié le 3 Août 2020 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Histoire, Jeunesse, Les bilans de Lurdo, Review, Romance, Télévision, Hercule

Pendant une semaine, place à l'héroïsme, à la fantasy, aux mythes et à l'aventure sur le blog des Téléphages Anonymes... ​​

Hercule et les Amazones (Hercules and the Amazon Women - 1994) :

Alors qu'il retourne brièvement dans son village natal pour y célébrer le mariage de son meilleur ami Iolaus (Michael Hurst), Hercule (Kevin Sorbo) l'aventurier reçoit l'appel à l'aide des hommes d'un village reculé, attaqué par des créatures étranges vivant dans les bois. Bien vite, cependant, il comprend que ces créatures sont en réalité des Amazones, menées par l'imposante Hippolyte (Roma Downey), et qui sont au service d'Hera, la jalouse reine des Dieux...

Coup d'envoi d'une rétrospective intégrale de la série Hercule (une intégrale que je risque bien d'étaler sur plusieurs mois, voire sur une année complète), ce premier téléfilm de l'Action Pack (un bloc de deux heures de programmes produits pour Universal par Renaissance Pictures, la société de production de Sam Raimi et Robert Tapert) sert de pilote à la série Hercules : The Legendary Journeys... et à ma grande surprise, plus de 25 ans après son tournage, ça tient plutôt agréablement bien la route.

Attention : comme le reste de la série et des programmes de Renaissance Pictures de l'époque, Hercules est tongue-in-cheek - comprendre que c'est un programme décontracté, décomplexé et parfois quasi-parodique, et qu'il ne faut donc pas le prendre au premier degré, comme une adaptation fidèle et sérieuse de la mythologie grecque (et par conséquent, approcher la série en se pinçant le nez de manière méprisante, comme le faisait une certaine critique française de l'époque, c'est passer totalement à côté de la série et de ses intentions).

Ici, notamment, ce qui frappe, c'est le côté revendicatif du métrage : Hercule est présenté comme un bourrin au grand cœur empreint des coutumes et du machisme de la société grecque, et, comme son père Zeus (Anthony Quinn, qui s'amuse bien dans ce rôle), il considère les femmes comme des objets à conquérir et dont on peut se moquer (ou à craindre dès qu'elles ont trop de pouvoir, comme Hera).

Mais rapidement, grâce à cette première aventure, Hercule change totalement de perspective sur la place de la femme, alors qu'il rencontre Hippolyte, et qu'il s'éprend d'elle (même s'il faut bien avouer que cette romance/rivalité reste moyennement convaincante à l'écran) - après sa prise de conscience, il règle les conflits de ce pilote par la discussion et la douceur, il cesse de considérer les femmes comme des trophées, bref, tout l'épisode (co-écrit par une femme) a un propos féministe engagé... qui paradoxalement, aujourd'hui, déclencherait probablement une vague de protestations en ligne de la part d'internautes frustrés qu'on leur fasse ainsi la morale.

Reste que... ce téléfilm fonctionne bien : il présente de manière efficace l'univers de la série, ses protagonistes et antagonistes, la famille d'Hercule, son amitié indéfectible avec Iolaus ; il est assez bien mis en images, depuis son ouverture mettant en scène une menace invisible en vue subjective à la Evil Dead, jusqu'à la première apparition d'Hercule, en passant par une réalisation et une chorégraphie des combats à mille lieux de séries comme Conan et compagnie (bon, il n'y a rien d'exceptionnel non plus, mais ça suffit amplement) ; les acteurs sont compétents (j'apprécie toujours autant la décontraction de Sorbo) ; on s'amuse à reconnaître certains seconds rôles (Roma Downey, avant qu'elle ne tombe dans ses bondieuseries ; Lucy Lawless, déjà en amazone, et qui connaît l'extase avec Anthony Quinn ; Rose McIver, alors toute jeune) ; et la musique de Joseph LoDuca reste l'une des plus mémorables du genre.

Alors certes, les effets spéciaux ont pris un bon coup de vieux (déjà à l'époque, le mélange animatronique/effets numériques de l'hydre faisait un peu fauché), et la fin de l'épisode, façon Superman remonte le temps, est une facilité, mais dans l'ensemble, pour un pilote de série au budget limité, ça se regarde sans problème, et c'est même une bonne surprise, dans l'ensemble.

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Critiques éclair - Star Trek : Picard 1x03-1x04 (2020)

Publié le 7 Mars 2020 par Lurdo dans Action, Aventure, CBS, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, Picard

Après deux premiers épisodes inégaux - un premier plutôt intéressant, et un second qui redescendait déjà d'un bon niveau - place à la suite de cette série CBS dédiée à Jean-Luc Picard, et au futur de l'univers Star Trek...

Star Trek : Picard - Saison 1 (2020) :

- 1x03 - The End is the Beginning : Jean-Luc tente de convaincre Raffi (Michelle Hurd) de lui trouver un pilote, tandis que Soji (Isa Briones), de son côté, interroge d'anciens drones borgs d'origine romulienne...

Mouais. La série continue dans une direction qui ne m'inspire guère, avec énormément de surplace et d'exposition, et des choix créatifs qui me laissent assez dubitatif. À commencer par les anachronismes contemporains, comme les lunettes de soleil, le vape pen, ou Raffi qui utilise l'expression "pro tip".

À côté, en plus, on semble se diriger vers une vague histoire de prophétie romulienne dont Soji ferait l'objet, ce qui, honnêtement, est un peu une béquille narrative dont je me serais bien passé. Idem avec la caractérisation de Picard, qui me semble toujours avoir baissé les bras un peu trop rapidement après l'incident de Mars, et avec ces sous-Lannister romuliens, qui semblent répéter constamment la même scène sans réellement avancer (en même temps, toutes ces scènes sur le cube Borg restent assez floues dans leur positionnement et dans le pourquoi du comment, ce qui n'aide pas à se passionner pour elles).

Étrangement, alors que le Capitaine Rios m'a fait une très mauvaise première impression (l'ex-officier torturé par la mort d'une personne lui étant chère, devenu un pilote/contrebandier indépendant et rebelle, bonjour le cliché), ses rapports avec ses hologrammes (interprétés par le même acteur) peuvent donner quelque chose d'intéressant si c'est bien développé.

(ah, et par contre, l'arrivée du Docteur Jurati au bout milieu de la fusillade, comme ça, ça m'a paru particulièrement suspect. Je ne sais pas si les scénaristes ont prévu quelque chose à son sujet pour la suite, mais je me méfie)

- 1x04 - Absolute Candor : Picard demande à son vaisseau de faire une escale sur la planète Vashti, pour y faire une dernière visite à des Romuliens réfugiés là. Mais sur place, il ne rencontre que l'hostilité des locaux, et retrouve Elnor (Evan Evagora), un jeune guerrier qui lui est fidèle...

Aïe. Ça me fait de la peine de le dire, puisque Michael Chabon est au scénario, mais ça ne s'améliore pas. Du tout. Quatrième épisode, presque la moitié de la saison, et on en est toujours à faire du surplace, de la construction d'équipage, sans rien faire progresser d'autre : les scènes sur le cube Borg sont toujours d'une vacuité exemplaire (Spock-bis continue de flirter avec Soji, les Lannister-bis continuent leur relation semi-incestueuse pleine de menaces), et Picard continue de s'auto-flageller pour une erreur de son passé bien peu caractéristique de sa personnalité.

D'ailleurs, en parlant de personnalité, la caractérisation de Picard est un peu bordélique, puisque lui qui règle habituellement tout par la négociation et la parole décide ici spontanément de chercher la bagarre avec les Romuliens de Vashti en foulant au pied un panneau d'interdiction, puis il passe un savon quand Elnor (alias un Space Samuraï Legolas élevé par des nonnes guerrières... WTF ?) intervient pour lui sauver la vie. Je suis honnêtement à la limite de commencer à trouver Picard antipathique, et ce n'est pas une phrase que je pensais un jour avoir à dire...

Bref. La saison prend un tour qui me déplait de plus en plus, et ce n'est pas sa scène finale de conflit spatial incompréhensible (car montée avec les pieds) et l'apparition fanservice de Seven of Nine qui y changeront quoi que ce soit. En espérant un changement radical de cap, et pas encore trois épisodes de remplissage avec passage touristique chez les Riker...

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Retrouvez aussi toutes les critiques de la saga Star Trek publiées sur ce blog en cliquant ici ou en passant par notre Index Séries alphabétique...

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Les bilans de Lurdo : Le Cuphead Show ! - saison 3 (2022)

Publié le 4 Mars 2023 par Lurdo dans Action, Aventure, Animation, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Les bilans de Lurdo, Netflix, Review, Télévision, USA

À peine eu le temps de passer en revue la saison 2 de la série que la saison 3 est arrivée sur Netflix au moins de novembre dernier, pour 11 épisodes au format nettement plus variable que précédemment, avec notamment une prépondérance de double-épisodes, et un épisode spécial Noël dépassant les 25 minutes.

 

Le Cuphead Show ! - saison 3 (The Cuphead Show, season 3 - 2022) :

À nouveau, une saison mi-figue mi-raisin, qui part un peu dans plein de directions plus ou moins convaincantes, avec cependant une présence plus importante du Diable et de Chalice, principalement dans la seconde moitié de la saison.

Le début de saison, en effet, est un peu anecdotique, avec un épisode qui résout le cliffhanger de fin de saison 2 de manière assez catapultée (Cuphead va chercher son frère en enfer, y sème la zizanie, et voilà...), et puis rapidement, ça retombe dans une certaine routine d'épisodes individuels de 7-8 minutes : les deux frères refusent d'ouvrir la porte à Baby Bottle, ils tentent de décrocher le rôle de Cup Rogers au théâtre, Cuphead s'improvise impresario de King Dice, etc.

Seule différence : le diable est plus présent, tentant lui aussi d'obtenir le rôle de Cup Rogers, puis infiltrant le foyer de Cuphead sous la forme d'un chat... jusqu'à l'arrivée des épisodes de Noël. Un premier épisode dans lequel Cuphead et Mugman tentent de trouver un arbre de Noël, puis l'épisode spécial Noël de 25 minutes, totalement centré sur le Diable.

Ce dernier tente ainsi de passer sur la liste des enfants sages du Père Noël, et finit par prendre la place de ce dernier pour effectuer la tournée de Noël. Plutôt joli visuellement, amusant, plein de clins d'œil à certains classiques festifs, des chansons - une réussite, en somme.

Et puis arrive la dernière ligne droite de la saison (trois épisodes), avec le retour de Chalice, une Chalice qui a droit à une origin story (assez moyenne) expliquant ses pouvoirs (elle a fait un pacte avec le diable), et qui est placée, en fin de saison, en face d'une décision de taille : sacrifier les âmes de Cuphead et Mugman, ou risquer d'être envoyée immédiatement en Enfer.

Malheureusement, si un peu plus de continuité est toujours une bonne chose, il faut bien avouer que les enjeux sont limités, et la manière dont Chalice se sort de cette situation (elle défie le Diable à un concours de danse, et finit par être sauvée par Cuphead au cours d'un jeu de pierre-feuille-ciseaux) semble un peu facile et catapultée, avec une Chalice qui se découvre soudainement une conscience (un développement de ce personnage jamais totalement mérité, la faute à une caractérisation globale assez sommaire).

À la fin de cette saison 3, donc, The Cuphead Show se trouve dans une situation bancale : la série est fascinée par son diable incapable et balbutiant, et lui consacre toujours plus de temps, mais il en résulte un manque total de menace et d'enjeux pour le reste des personnages.

On se retrouve donc avec un paquet d'épisodes unitaires sans grand intérêt à part un peu de slapstick brouillon, et avec quelques épisodes sérialisés sans réels enjeux. Alors certes, comme dans la saison précédente, dès que la série se donne le temps de respirer et de développer son monde dans des épisodes plus longs (ici, l'épisode de Noël), ça devient tout de suite plus intéressant, mais ce n'est clairement pas à l'ordre du jour de manière plus régulière... et c'est bien dommage.

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

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SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo : Ted, saison 1 (2024)

Publié le 24 Mars 2024 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Télévision, Les bilans de Lurdo, Sitcom, Review, USA, Peacock, Fantastique

Il faut croire que, malgré le sort relativement funeste de The Orville, Seth MacFarlane a encore un certain poids dans l'industrie, puisque voici une adaptation télévisuelle de ses deux films Ted, des films qui n'avaient rien d'exceptionnel sortis du postulat "un ours en peluche qui dit des gros mots et parle de sexe".

Sept épisodes de 30 à 50 minutes, donc, produits pour la plateforme Peacock et qui, cela ne surprendra personne, sont exactement ce à quoi l'on pouvait s'attendre de la part de MacFarlane et des deux anciens de Modern Family qui chapeautent le show avec lui...

Ted, saison 1 (2024) :

En 1993, Ted (Seth MacFarlane), l'ourson en peluche auquel un souhait de Noël a donné vie, n'est plus une star, et est revenu vivre avec John (Max Burkholder) et sa famille : son père réactionnaire, Matty (Scott Grimes), sa mère discrète et frustrée, Susan (Alanna Ubach), et sa cousine Blaire (Giorgia Whigham), qui va à l'université dans la région et vit avec eux. Mais désormais, Ted doit aller au lycée avec John, ce qui lui complique bien la vie...

Fanservice et nostalgie à gogo, rebondissements prévisibles, manque de rythme, humour de stoner, un discours socialement engagé mais balourd, et derrière tout ça, un fond de sincérité qui fonctionne globalement : comme je le disais en ouverture, on est en terrain familier, celui du travail habituel de MacFarlane.

Difficile de se défaire d'une vraie impression de déjà vu, cependant : prenez une dose de Alf, une dose de Family Guy, une grosse louche de That 70's show, de Mariés, deux enfants, et saupoudrez de références et de renvois aux films Ted (certains gags, certaines répliques, et l'utilisation de Ian McKellen à la narration d'une poignée d'épisodes, en lieu et place de Patrick Stewart), et voilà, la saison 1 de Ted.

Ce n'est pas forcément rédhibitoire, pour peu qu'on adhère à ces influences, ou à l'humour de MacFarlane. Mais très honnêtement, l'intérêt de la série est relativement limité, pas aidé par des épisodes à la durée inutile (MacFarlane ne sait clairement pas faire court et concis) et par un côté très prévisible et téléphoné du programme.

Heureusement, la distribution, notamment composée d'habitués de MacFarlane, fonctionne plutôt bien : on retrouve pas mal d'acteurs de Star Trek et de The Orville (Scott Grimes, Tim Russ, Penny Johnson Jerald) et des autres productions MacFarlane, et tout le monde tient bien son rôle, même si l'on adhère ou pas au personnage de Susan (qui ressemble parfois à Alanna Ubach faisant une imitation de Debra Jo Rupp/Kitty Forman).

Et Giorgia Whigham devient rapidement le personnage quasi-central de la série, l'occasion pour les scénaristes de placer leurs messages engagés (sur l'égalité des sexes, le politiquement correct, la sexualité, etc), sans jamais trop sortir des sentiers battus.

C'est peut-être ça le plus dommageable : malgré ses effets spéciaux réussis, le programme reste constamment le postérieur entre deux chaises, à mi-chemin entre Family Guy et Modern Family.

Jamais suffisamment provocante/trash (toutes les vannes edgy sont immédiatement désamorcées par l'indignation de Blaire, comme si les scénaristes se donnaient bonne conscience après des vannes un peu limites), jamais suffisamment surprenante, jamais suffisamment subtile pour que la sincérité fonctionne, la série se trouve ainsi dans une position un peu bancale, et si un épisode ou deux se démarquent (j'aime bien l'épisode d'Halloween, qui change un peu de focus même si la moitié John du scénario tombe à plat, et l'épisode de Noël n'est pas désagréable - malgré son discours politico-social balourd au possible), le tout reste assez moyen.

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

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Blog Update ! - Octobre 2018 : Halloween Oktorrorfest 2018 - Le bilan

Publié le 10 Novembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Les bilans de Lurdo, Halloween, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, Update

L'Halloween Oktorrorfest 2018 est enfin terminé sur le blog des Téléphages Anonymes, avec plus de 110 films fantastiques et d'horreur (sans oublier les séries) passés en revue pendant un peu plus d'un mois...

01 - Le Bouffon de l'Horreur (1994) - ?/6

02 - Tremors 6 : A Cold Day In Hell (2018) - 2.25/6

03 - The League of Gentlemen's Apocalypse (2005) - 3.75/6

04 - The Cloverfield Paradox (2018) - 2.5/6

05 - Daphne & Velma (2018) - 2.25/6

06 - Mom and Dad (2018) - 2.5/6

07 - Hammer Horror : The Warner Bros Years (2018) - 4/6

08 - Flatliners : L'Expérience Interdite (2017) - 1.25/6

09 - The Cleanse (2016) - 3.5/6

10 - Le Rituel (2018) - 3.25/6

11 - Happy Birthdead (2017) - 3/6

12 - Jeepers Creepers 3 (2017) - 2/6

13 - Zombillénium (2018) - 4.5/6

14 - Zombiology (2017) - 2.5/6

15 - Dead Shack (2017) - 2.25/6

16 - Mayhem (2017) - 3/6

17 - Happy Family (2017) - 2.75/6

18 - Thale (2012) - 3.75/6

19 - Le Petit Vampire 3D (2017) - 2.5/6

20 - Le Manoir (2017) - 2.25/6

21 - Bad Apples (2018) - 1/6

22 - Cold Skin (2017) - 3.5/6

23 - Goal of the Dead (2014) - 2.75/6

24 - Children of the Corn : Runaway (2018) - 2.5/6

25 - Hellraiser : Judgment (2018) - 1.75/6

26 - Cargo (2017) - 3.5/6

27 - A Little Bit Zombie (2012) - 3.25/6

28 - Annabelle 2 : La Création du Mal (2017) - 3.5/6

29 - Zombies (2018) - ?/6

30 - La Malédiction Winchester (2018) - 1.25/6

31 - Dummie la Momie et le Tombeau d'Achnetut (2017) - 2.75/6

32 - Propriété Interdite (2011) - 1/6

33 - Delirium (2018) - 1.25/6

34 - Wolfcop (2014) - 3/6

35 - Another Wolfcop (2017) - 2/6

36 - 10x10 (2018) - 2/6

37 - Sans un Bruit (2018) - 3/6

38 - Le Secret des Marrowbone (2017) - 2.5/6

39 - Darkness Rising (2017) - 2.25/6

40 - The Crucifixion (2017) - 1/6

41- Neverknock (2017) - 2.5/6

42 - Hostile (2017) - 2.5/6

43 - Insidious 4 : La Dernière Clé (2018) - 1.5/6

44 - The Nanny (2018) - 3/6

45 - Devil's Gate (2017) - 3.5/6

46 - Vampire Cleanup Department (2017) - 3/6

47 - Hôtel Transylvanie 3 : Des Vacances Monstrueuses (2018) - 3/6

48 - Dead Night (2018) - 2.75/6

49 - Monsterman (2014) - 4/6

50 - Patient Zero (2018) - 2.5/6

51 - Les Enfants des Ténèbres (1991) & Ticks (1993) - 3/6 & 3/6

52 - The Creature Below (2016) & They Remain (2018) - 2.25/6 & 1/6

53 - Petits Cauchemars Entre Amis (1997) & Campfire Stories (2001) - 1.75/6 & 0.5/6

54 - En Plein Cauchemar (1983) & Petits Cauchemars avant la Nuit (1993) - 2.75/6 & 3/6

55 - Cat's Eye (1985) & Darkside, les Contes de la Nuit Noire (1990) - 2.5/6 & 2/6

56 - Terror Tract (2000) & Ghost Stories (2017) - 3.5/6 & 2.25/6

57 - Telemaniacs (1992) & Stepmonster (1993) - 3/6 & 3/6

58 - Après Minuit (1989) & Grim Prairie Tales (1990) - 1.5/6 & 3./6

59 - Les Sorcières (1990) & Troll (1986) - 3.5/6 & 4.5/6

60 - La Famille Addams (1991), Les Valeurs de la Famille Addams (1993) & La Famille Addams - La Comédie Musicale (Chicago Preview - 2009) - 4.25/6 & 5/6

61 - Witchboard (1986) & Witchboard 2 (1993) - 1.5/6 & 1.5/6

62 - Pumpkinhead : Le Démon d'Halloween (1988) & Pumpkinhead II : Blood Wings (1993) - 3.5/6 & 1/6

63 - Otoshimono : Ghost Train (2006) & The Lodgers (2017) - 2.25/6 & 3/6

64 - Phoenix Forgotten (2017) & Aliens : Zone of Silence (2017) - 2.25/6 & 0.5/6

65 - Full Moon High (1981) & National Lampoon's Class Reunion (1982) - 1.75/6 & 1.75/6

66 - Pandemonium (1982) & Wildling (2018) - 3/6 & 2.75/6

67 - Butcher : La Légende de Victor Crowley (Hatchet - 2006) & Butcher 2 (2010) - 3.5/6 & 1.75/6

68 - Butcher 3 (2013) & Victor Crowley (2017) - 3.5/6 & 1.5/6

69 - To Hell and Back (2018) & Undead or Alive : A Zombedy (2007) - 4/6 & 2/6

70 - He's Out There (2018) & Elizabeth Harvest (2018) - 1.5/6 & 2.5/6

71 - La Malédiction de la Vallée des Rois (1980) & Vampire Clay (2017) - 2/6 & 1.75/6

72 - Office Uprising (2018) & The Monster Project (2017) - 3.5/6 & 2.5/6

73 - Our House (2018) & Bad Samaritan (2018) - 3.5/6 & 1.5/6

74 - Pyewacket (2017) & Blood Fest (2018) - 2.25/6 & 2.25/6

75 - Mara (2018) & Unfriended 2 : Dark Web (2018) - 1.5/6 & 2.75/6

76 - Better Off Zed (2018) & La Nonne (2018) - 2.5/6 & 2/6

77 - Look Away (2018) & Stephanie (2017) - 3/6 & 3.5/6

78 - Slender Man (2018) & The Hollow Child (2017) - 1.5/6 & 2.75/6

79 - All Hallows' Eve (2013) & Terrifier (2017) - 3/6 & 2.75/6

80 - Hérédité (2018) & Le Bon Apôtre (2018) - ?/6 & 3.75/6

81 - Chair de Poule 2 (2018) & Errementari : Le Forgeron et le Diable (2017) - 3/6 & 4.25/6

# Grand écran :

Une saison assez moyenne pour l'Oktorrorfest (littéralement : moins de la moitié des films chroniqués cette saison atteint la moyenne - un chiffre en chute libre si l'on ne prend en compte que les films dépassant la moyenne, et n'étant pas des oeuvres nostalgiques), un résultat assez mitigé probablement inhérent au fait que j'ai passé en revue, cette année, une majorité de nouveautés (le terme étant tout relatif, puisqu'il englobe pour moi des films de ces deux ou trois dernières années), et une minorité d'oldies, que l'on évoque par ce terme des films sincèrement nostalgiques (les Addams, Troll...), ou des films tout simplement plus anciens - et assez mauvais (certaines anthologies ou séries de films des années 80).

Et force est de constater que l'horreur moderne est loin d'être très réussie, du moins en ce qui concerne les flots de production mainstream, façon Blumhouse et compagnie.

On me rétorquera probablement que c'est faux, qu'un film comme Hereditary montre que l'horreur indépendante se porte bien, et qu'elle sait imposer de nouveaux "classiques instantanés". Seulement voilà : les "classiques instantanés" de l'horreur indépendante, généralement très stylisés et "artistiques", ne se montrent jamais à la hauteur de leur hype et de leur buzz, symptôme d'un web caisse de résonance qui fait probablement plus de mal que de bien aux films en question.

Comment garder son objectivité (dans un sens comme dans l'autre) devant un tel film (ou devant ses homologues des années précédentes, puisque c'est un phénomène désormais récurrent et annuel), quand tout le monde, critiques et internautes inclus, clame depuis des mois que c'est un chef d’œuvre incontestable, une date dans l'histoire du cinéma d'horreur, et que si tu n'aimes pas, c'est que tu n'as pas compris le film et son génie pourtant évident... ?

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# Les 3 films du mois :

Cette année, les meilleures notes de l'Oktorrorfest - hors documentaires et "classiques" nostalgiques - ont été décrochées par des métrages assez inattendus.

- Errementari : le Forgeron et le Diable, un conte populaire stylisé et maîtrisé, et une très bonne surprise.

- Zombillénium, film d'animation français, et preuve qu'on peut nous aussi adapter nos bandes-dessinées avec succès, et sans tomber dans les comédies racoleuses mettant en vedette tel ou tel comique.

- Mention spéciale (et égalité) à The League of Gentlemen's Apocalypse, Thale et Le Bon Apôtre (3.75/6), trois propositions totalement différentes d'un cinéma de genre, avec d'un côté de la comédie anglaise macabre, de l'autre, une vision nordique et minimaliste des habitants de la forêt, et enfin, de la brutalité sectaire.

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# Les 3 flops du mois :

Alors là, on a l'embarras du choix.

- À commencer par le pire film de l'Oktorrorfest 2018, un beau 0.5/6, avec Aliens : Zone of Silence (à égalité avec une anthologie de 2001), un found footage calamiteux, mal joué, mal écrit, mal pensé, et à oublier très vite.

- Viennent alors (1/6) Bad Apples (slasher amateur et sans intérêt), Propriété Interdite (quand la France utilise un postulat de maison hantée pour se lancer dans un pamphlet bancal et maladroit sur l'immigration clandestine), The Crucifixion (film d'exorcisme ultra-générique et quelconque), et They Remain (un film poseur qui tente d'être profond et artistique, mais ne parvient qu'à être creux et agaçant).

- Et puis, bien sûr, un duo de films plus "mainstream", avec Flatliners, et Winchester : c'est vide, c'est peu inspiré, ça n'a pas grand intérêt, et ça mérite son 1.5/6...

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# Petit écran :

Un certain nombre de séries passées en revue, cette année, et peu de véritables déceptions, hormis la saison 1 de The Terror, que j'attendais pourtant avec une certaine impatience. Des séries comme Amandine Malabul, Spooksville ou Tremors ne m'ont pas particulièrement convaincu, mais je n'en attendais pas forcément grand chose à la base... 

Du côté comédie, l'Angleterre assure toujours le spectacle (Inside No.9 1, 2, 3, 4, épisode Spécial Halloween ; Le Club des Gentlemen) et la Nouvelle-Zélande s'avère elle-aussi une escale sympathique (à défaut d'être très mémorable - Wellington Paranormal, sorte de Death Valley à la sauce kiwi) ; et puis il y a Ash et ses cadavéreux, une série forcément inégale, mais néanmoins agréable à suivre.

Enfin, des anthologies, pour les plus jeunes (Creeped Out), ou pour les plus engagés politiquement (Bobcat Goldthwait's Misfits & Monsters) : plus ou moins inégal, plus ou moins inspiré, plus ou moins intéressant.

Sans oublier le succès de cette saison, The Haunting of Hill House, ou comment Mike Flanagan, véritable artisan et valeur sûre du cinéma de genre depuis plusieurs années déjà (cf les bilans des Oktorrorfests précédentes) revisite à sa sauce (celle d'un drame familial pluri-générationnel) l'un des classiques du genre, avec ingéniosité et maîtrise.

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# À venir :

Dès demain, l'Halloween Oktorrorfest 2018 cède sa place, sur le blog des Téléphages Anonymes, à la rubrique habituelle Un film, un jour... ou presque ! avec un retour à des critiques quotidiennes de films plus "normaux", allant de Venom à des films d'animation super-héroïques (Constantine : City of Demons, Les Indestructibles 2...), en passant par des comédies (Johnny English Contre-Attaque), et bien d'autres choses encore. Sans même mentionner les séries tv, dont l'intégrale de la série The Detour, et la saison 2 d'Iron Fist...

Un petit mois, cependant, puisque dès le 1er décembre, le blog passe en mode Noël, pour sa Christmas Yulefest annuelle. Une Yulefest désormais traditionnelle chez les Téléphages, car très populaire, et avec chaque jour deux films de Noël passés en revue sur le blog...

 

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien....

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Un film, un jour (ou presque) #620 : L'Histoire de Disney (2/3) - Waking Sleeping Beauty (2009) & The Sweatbox (2002)

Publié le 17 Décembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Animation, Documentaire, Disney, Histoire, USA

Parce que le mois de décembre, c'est aussi le mois de l'enfance et du merveilleux, retour sur l'histoire de la compagnie Disney, ainsi que sur ses hauts et ses bas...

Waking Sleeping Beauty (2009) :

Un documentaire passionnant qui retrace toute l'histoire de la Renaissance Disney, des années 80 jusqu'au départ de Jeffrey Katzenberg pour aller fonder Dreamworks, en 1994. 

Passionnant, car tourné avec un budget conséquent, illustré de petits dessins mettant le propos du documentaire en images, et avec un accès total aux archives de Disney et des animateurs, ainsi qu'à tous les intervenants de l'époque, ce qui permet vraiment de revivre toute cette période comme si on y était, et ce dès les années 70.

On retrouve ainsi plein de grands noms de l'animation dans leurs jeunes années - John Lassiter, Ron Clements, John Musker, Glen Keane, Tim Burton (avec une tête d'ahuri improbable), Don Bluth, etc - alors que l'animation Disney était en perte de vitesse et à l'agonie.

On assiste à l'arrivée des exécutifs Hollywoodiens, qui changent la mentalité de la compagnie, pour quelque chose de plus orienté business, et on assiste à la naissance de l'équipe Roy Disney/Michael Eisner/Jeffrey Katzenberg/Frank Wells, qui va redonner ses lettres de noblesse au département animation.

On découvre le caractère de Katzenberg, qui coupe lui-même 15 minutes de Taram et le Chaudron Magique au début des années 80, et s'impose progressivement comme le visage de l'animation Disney aux yeux du grand public ; l'évacuation de tout le département animation dans des locaux en préfabriqué, à Glendale ; le succès de Roger Rabbit, qui redonne un peu d'espoir à Disney, alors même que la compagnie délaissait l'animation pour toujours plus de films en prises de vue réelles.

Et puis arrivent les premières démos de la Petite Sirène (gros frissons en entendant les mélodies !), l'introduction de l'ordinateur (et de Pixar) dans le monde de l'animation, la genèse de La Belle et la Bête, son succès, le carton absolu d'Aladdin, et le retour de l'âge d'or de l'animation Disney qui en a découlé : l'argent, la gloire, la popularité... et les guerres de pouvoir internes.

La mort de Frank Wells, présenté comme le diplomate/médiateur parmi les hommes au pouvoir, sonne alors comme un glas funèbre pour ce succès débridé, avec un Katzenberg qui prend toujours plus de place, trop de place, alors même que le Roi Lion devient le nouveau carton de la compagnie.

Et puis Katzenberg, trop ambitieux, veut hériter de la place de Wells, ce qui l'amène à quitter la compagnie, et à fonder Dreamworks : c'est la fin d'une ère, chez Disney, qui continue d'avoir des succès dans les années suivantes, mais finit par succomber à ses conflits internes, et à la compétition de l'animation par ordinateur.

Et c'est là que le documentaire pèche un peu : en s'arrêtant au départ de Katzenberg, il se concentre exclusivement sur le début de la "Renaissance Disney" ; en cela, il correspond bien à son titre "Le Réveil de la Belle au Bois Dormant", mais s'avère plutôt frustrant.

Il manque clairement de quoi couvrir la suite et la fin de la Renaissance, au moins jusqu'au début des années 2000, voire jusqu'à l'arrivée de Lassiter et Pixar. Néanmoins, d'autres sources permettent de se faire un semblant d'idée à ce sujet (cf ci-dessous, et la partie 3/3 de cette Histoire de Disney), et cela n'entache pas trop la qualité de ce Waking Sleeping Beauty excellent, ouvert, honnête et globalement objectif, qui offre près de 90 minutes captivantes à tout amateur de cinéma et d'animation.

5/6

The Sweatbox (2002) :

En 1994, Disney donne le feu vert la production d'un film épique, Kingdom of the Sun, narrant l'aventure d'un prince inca arrogant (David Spade) et d'un jeune éleveur de lamas (Owen Wilson) qui échangent leurs places respectives, façon Le Prince et le Pauvre. Pour ce projet ambitieux confié au réalisateur du Roi Lion (qui avait là carte blanche), Disney demande à Sting de composer plusieurs chansons, et donne à son épouse l'autorisation de documenter tout le processus créatif de ce métrage d'animation arrivant à la toute fin de la Renaissance Disney.

Et pendant les 35-40 premières minutes de ce documentaire depuis "interdit" par Disney, tout va bien : on assiste à un making-of assez classique et instructif sur la genèse de ce Kingdom of the Sun, de 1994 (date de création du projet) à 1997 (arrivée de Sting), jusqu'en 1998, et la première présentation (pourtant optimiste et confiante) de la copie de travail aux deux responsables du Département Animation, Thomas Schumacher et Peter Schneider (qui sont, il faut bien l'admettre, des têtes à claques assez maniérées faisant, bien malgré eux, des antagonistes assez évidents).

Et là, c'est le drame, rien ne fonctionne pour eux, et c'est le début d'un reboot total du projet, qui devient quelque chose de nettement moins ambitieux (le film était en retard sur son planning de production, et en dépassement de budget suite à un premier changement de direction - "il faut plus d'humour" - conséquent au manque de succès des autres films d'animation de Disney de l'époque, jugés trop sérieux par les exécutifs de la compagnie) ; le métrage change plusieurs fois de titre avant de devenir The Emperor's New Groove, se débarrasse de la moitié de son casting vocal (exit Wilson), élimine un paquet de personnages, en réécrit d'autres, change de réalisateur, de compositeur, d'animateurs, et de direction, à de multiples reprises, en fonction des interlocuteurs, de la date, de l'orientation du soleil, de la position des étoiles dans le ciel, et de l'état du budget.

Tout cela, sans oublier Sting, un Sting amoureusement filmé par sa femme (les plans contemplatifs sur Sting torse nu au soleil en train de composer, ou en train de marcher sur le sable... *soupir*), passant tout le documentaire à se plaindre que tout son travail initial doit être repensé, et jouant la partition de l'artiste capricieux, intellectuel et torturé, qui voudrait plus que tout quitter ce navire en perdition sur le point de s'échouer, qui n'est plus intéressé par l'échelle nettement réduite du récit (ce qui l'intéressait, c'était de faire quelque chose d'épique et de grandiose, à son image) et qui finit par écrire une lettre à Disney expliquant que le film ne correspond plus à ses valeurs, et qu'il n'assume plus l'appropriation culturelle des cultures locales par la compagnie, contraire à son éthique, ou que sais-je encore...

Autant dire que si l'on parvient à mettre de côté une sérieuse envie de mettre des baffes à Sting (d'autant que ses morceaux, franchement, sont des plus oubliables), on a  dans cette Sweatbox un excellent exemple du chaos ambiant qui régnait chez Disney à la fin des années 90, une époque où tout le département animation peinait à se remettre des excès financiers de la Renaissance, et du départ de Jeffrey Katzenberg - qui, malgré tous ses défauts, avait un point de vue très affirmé, et le dernier mot sur toutes les décisions créatives, pour le meilleur et pour le pire.

Un Katzenberg qui, à peine parti de chez Disney en 1994, mettra en chantier La Route d'Eldorado, qui sortira en 2000, après de multiples changements de direction. Quelle coïncidence.

Bref, un documentaire qui passe un peu trop de temps à s'intéresser à Sting, mais qui parvient à bien développer, en 95 minutes, l'histoire de Kuzco, l'Empereur Mégalo (2000), un métrage à la conception chaotique, produit et sorti dans le creux de la vague Disney, très peu de temps après le dernier titre mémorable du studio, Tarzan (1999).

Un Kuzco dont la genèse trahit bien l'agonie imminente du département animation 2D de Disney, en grande partie sacrifié quelques années plus tard (2002).

4.25/6

(documentaire déjà critiqué en ces pages en janvier 2016, et revu ici dans des conditions plus favorables)

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Un film, un jour (ou presque) #882 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Loue-moi ! (2017) & Coup de Foudre au Ranch (2018)

Publié le 10 Février 2019 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Review, Télévision, Comédie, Romance, France, Hallmark, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec chaque jour plusieurs critiques de films romantiques...

Loue-moi ! (2017) :

Contrairement à ce que croient ses parents, Léa (Déborah François) n'est pas une avocate brillante. Avec sa colocataire Bertille (Alison Wheeler), elle a en effet fondé une agence de services à la personne : Léa se loue ainsi à de nombreux clients, adoptant ainsi des identités variées en fonction des besoins de ces derniers. Mais lorsque Raphael (Marc Ruchmann), son amour de lycée réapparait dans sa vie, tout se complique, et les multiples mensonges de la jeune femme s'avèrent alors de plus en plus durs à gérer...

Une comédie semi-romantique française, premier film de ses deux co-réalisatrices et co-scénaristes, co-produit par Kev Adams (qui fait un caméo dans le rôle du petit-ami artiste barbu de Léa, et qui s'est invité dans le film en compagnie de Gad et d'Arié Elmaleh)... mais heureusement, on est loin des métrages habituels de Kev, puisque ici, le tout s'avère plutôt divertissant à regarder, porté par le charisme d'une Déborah François sympathique, et par des idées de réalisation agréables (l'héroïne dispose d'une grande imagination, et l'on voit ses différentes incarnations à l'écran).

Certes, ce n'est pas un film parfait : en tant que premier film, il y a quelques problèmes de rythme, notamment à mesure que le ton se fait un peu plus sérieux et sentimental, vers la fin du métrage. Néanmoins, ça ne se prend pas trop au sérieux, la distribution secondaire - Bernard Ménez, Charlotte de Turckheim, Alison Wheeler...) rend le tout agréable à suivre, et ce Loue-moi ! (un titre assez peu engageant) finir par s'avérer une bonne surprise.

3.75/6

Coup de Foudre au Ranch (Under The Autumn Moon - 2018) :  

Convaincue par son patron de procéder à l'acquisition d'un ranch pour les séminaires de l'entreprise, Alex (Lindy Booth), une citadine, décide de s'y rendre pour vérifier les lieux, et tenter de convaincre ses propriétaires. Mais sur place, Josh (Wes Brown), le gérant, refuse absolument de vendre sans avoir de garantie que l'établissement sera préservé en tant que tel, avec son histoire et ses spécificités. Alex décide alors de rester sur place, pour tenter de le convaincre...

Une comédie romantique Hallmark ultra-balisée, puisqu'elle partage un pitch quasi-identique avec Un Millier de Flocons (avec Cameron Candace Bure), mais sans la neige, remplacée ici par une décoration automnale gentiment abusive, à base de citrouilles, de guirlandes de feuilles mortes partout, et de couleurs intégralement rousses, mordorées, brunes et cuivrées).

À part ça, vraiment rien de mémorable ou de passionnant.

Booth et Wes Brown (une sorte de Clark Kent un peu constipé, déjà dans L'Héritage de Noël, entre autres) ont une alchimie modérée, mais ne sont pas désagréables à suivre ; les deux sidekicks afro-américains ont une romance un peu bancale et surjouée ; la soeur de Josh (Natalie Lisinska) et le boss excentrique sont relativement sympathiques, et il n'y pas trop de gros malentendus forcés dans le script, à part les deux rivaux qui n'apportent pas grand chose d'intéressant au récit ; mais dans l'ensemble, le tout s'avère trop générique pour être vraiment intéressant ou passionnant.

Ce n'est pas mauvais, en soi, c'est juste assez quelconque.

Un 3/6, en étant gentil.

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Catch Review : Chikara King of Trios 2015 - Night 3

Publié le 5 Juin 2016 par Lurdo dans Catch, Review, Chikara

Je continue de passer en revue le King of Trios 2015 de la Chikara, en enchaînant avec la Night 2.

Chikara King of Trios 2015 - Night 3 :

- Promo énervée de la Devastation Corporation.

- Un public un peu plus smark et agaçant que les deux premiers soirs.

- 1/2 finale du KOT - Team LU/AAA vs Team Devastation Corporation. Fenix s'excuse en pre-match pour avoir lâché un juron pendant son match la nuit précédente (on ne rigole pas avec ça à la Chikara), et se fait passer à tabac par la DevCorp, qui domine largement le match, avant de se faire prendre de vitesse par la Team Lucha, qui leur vole la victoire de manière assez sympathique.

- 1/2 finale du KOT - Team Bullet Club vs Team Fight Club Pro. AJ qui continue à se méfier de la troisième corde et qui la vérifie dès son arrivée dans le ring = :mrgreen: Un match plutôt réussi, là aussi, bien qu'assez prévisible.

- Promo amusante du Gentleman's Club.

- Team Gentleman's Club vs Team Crown & Court. Du 4 vs 4 comique, forcément, avec Jervis Cottonbelly, le Swamp Monster, Orange Cassidy (aka le slacker fainéant), Chuckie T et Los Ice Creams. Ça déconne à plein tube, la voix de Gavin Loudspeaker décède aux commentaires en plein milieu de match, bref, un affrontement très amusant, et qui détend l'atmosphère.

- Tag Team Gauntlet. Dans l'ordre, les Throwbacks, une sauterelle & une abeille, Argus & Mascara Purpura, le Blue Meanie & Simon Dean, 3.0, Attack Pro, l'Osirian Portal, Battleborn, la Colony Xtreme Force et le BDK. Un gros mélange de catch, de comédie (la thumb-war en plein milieu du match :mrgreen:), de bordel nonsensique, de storylines qui avancent, bref, un gauntlet typique de la Chikara, et toujours agréable à suivre.

- The Proletariat Boar of Moldova vs Heidi Lovelace. Un match mixte décevant, avec une Heidi Lovelace faiblarde, qui peine régulièrement à gérer (IRL) la taille et la carrure de son adversaire, et donne donc l'impression de galérer à placer le moindre mouvement. Bof, d'autant plus que c'est elle qui détient la Young Lions Cup, et qu'elle devrait donc imposer le rythme et placer la barre assez haut.

- Rey de Voladores Finales - Shyron vs Mandrews. Un bon match de ce qui aurait dû se dérouler dans la X-division si la TNA faisait correctement son travail. Ça évite le spotfest grâce à Mandrews qui recadre régulièrement le tout, et ça reste rythmé sans être précipité.

- King of Trios 2015 Finals - Team AAA/LU vs Team Bullet Club. Une finale prévisible (après tout, ce sont les deux équipes les plus chères, prestigieuses et expérimentées du tournoi, ils n'allaient pas les éliminer dès le début), mais très efficace. AJ qui se vautre encore sur la troisième corde, et hurle qu'il déteste "les lucha ropes", avant d'enfin parvenir à placer son flying elbow sous les acclamations de la foule en délire, :mrgreen:

 

En résumé, une troisième soirée nettement plus homogène en terme de qualité de matches, malgré la fatigue, mais un peu desservie par des problèmes techniques (son, voix éraillée), et de public un peu trop smark pour son propre bien.

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Blog Update ! - Mai 2020

Publié le 31 Mai 2020 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Les bilans de Sygbab, Review, Télévision, Update

En mai, le confinement s'est allégé ; le blog des Téléphages Anonymes, lui, n'a pas perdu le rythme, avec toujours beaucoup de films et de séries passées en revue...

#1198 : JOURNÉE STAR WARS - Ewoks : la Caravane du Courage (1984)

#1199 : JOURNÉE STAR WARS - Ewoks : la Bataille d'Endor (1985)

#1200 : Tolkien (2019) - 2.5/6

#1201 : Friends of God - A Road Trip With Alexandra Pelosi (2007) - 3.75/6

#1202 : Les Aéronautes (2019) - 3.75/6

#1203 : Finding Steve McQueen (2019) - 2.5/6

#1204 : Oh My God ! (2011) - 4/6

#1205 : We Believe in Dinosaurs (2019) - 4.5/6

#1206 : Robocop (2014) - 2.5/6

#1207 : Go Back To China (2019) - 2.75/6

#1208 : Corporate Animals (2019) - 2/6

#1209 : My Spy (2020) - 2.5/6

#1210 : What We Left Behind - Looking Back at Star Trek : DS9 (2018) - 5/6

#1211 : Once Upon a Time... in Hollywood (2019) - 3/6

#1212 : Superman - Red Son (2020) - 3/6

#1213 : Spenser Confidential (2020) - 2/6

#1214 : Booksmart (2019) - 2.75/6

#1215 : La Légende de Viy (2014) - 3/6

#1216 : La Légende du Dragon (2019) - 2/6

#1217 : Scooby ! (2020) - 2.25/6

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# Bilan :

Un mois plus faible que le mois dernier, sans surprise, avec nettement moins de nouveautés, et clairement plus de films médiocres et passables.

Pas vraiment de quoi s'occuper, mais heureusement, les documentaires répondent toujours présents, avec notamment un excellent What We Left Behind, qui fera plaisir à tous les fans de l'univers Star Trek...

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# Film(s) du mois :

J'ai déjà cité What We Left Behind, suivi de près par We Believe in Dinosaurs, un autre documentaire plus engagé ; si l'on met de côté les documentaires, ce sont alors Oh my God !, une amusante comédie européenne, et Les Aéronautes, une production Amazon, qui restent sur le haut du panier, sans être pour autant des chefs-d'œuvre du genre...

 

# Flop(s) du mois :

Beaucoup de 2 et de 2.5/6, ce mois-ci, et dans l'absolu, ce ne sont pas forcément les pires films du mois, mais les deux films qui m'ont le plus déçu, ce mois-ci, sont bien Tolkien, la biographie ampoulée de l'auteur, et Scooby !, le dernier reboot de la franchise Scooby-Doo, tellement axé sur les super-héros et les univers partagés à la Marvel qu'il en a oublié les fondamentaux de la franchise...

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# Petit écran :

Ce mois-ci, Sygbab a visionné cinq saisons de Supernatural (8, 9, 10, 11 et 12), avec des résultats toujours particulièrement mitigés. De mon côté, comme le mois dernier, je suis parti dans l'espace avec les deux parties de l'agréable saison 2 de Perdus dans l'Espace, bien plus maîtrisée que la première année.

Ajoutez à cela la première saison du remake de l'anthologie Histoires Fantastiques, assez décevante comme la majorité des reboots actuels de ce type ; la première saison de The Witcher, agréable, sans plus ; l'épisode spécial confinement de Mythic Quest, très réussi ; et enfin la mini-série Good Omens, très imparfaite, mais bénéficiant aussi d'un tel capital sympathie que l'on passe tout de même un très bon moment...

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# À venir :

Avec le mois de juin, les beaux jours reviennent pour de bon, et petit à petit, le monde va reprendre sa marche. Le blog, lui, continue son petit bonhomme de chemin, avec des Trolls en tournée, des Gentlemen anglais, des Dragons, des politiciens américains aux dents longues, Harry Potter dans un film d'action, et bien plus encore ; sans oublier la fin (provisoire) de l'intégrale Supernatural de Sygbab, et plein d'autres séries...

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Un film, un jour (ou presque) #1462 : CYCLE SCI-FI - Looper (2012)

Publié le 16 Juin 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Review, Romance, Science-Fiction, Thriller, USA, Science Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Looper (2012) :

En 2077, la pègre contrôle les voyages temporels, et a pris l'habitude d'envoyer les personnes dont elle veut se débarrasser 30 ans dans le passé, pour qu'elles y soient abattues dès leur arrivée par des Loopers, des tueurs à gages spécialement formés ; ces derniers, à la fin de leur carrière, sont eux-mêmes renvoyés dans le passé, pour y être tués par leur version plus jeune, et ainsi faire disparaître toute trace de leur existence. Cependant, l'un des Loopers, Joe Simmons (Bruce Willis), est bien décidé à ne pas se laisser abattre et à changer le cours du temps : lorsqu'il est renvoyé en 2047, il parvient à échapper à sa version plus jeune (Joseph Gordon-Levitt), qui le prend en chasse... 

Revisionnage de ce métrage signé Rian Johnson (Star Wars : The Last Jedi, Knives Out) et qui, avec ce thriller de science-fiction, offre probablement à Bruce Willis l'un de ses derniers rôles probants - ou du moins, pour lequel l'acteur s'implique un minimum.

Honnêtement, pendant près d'une heure, le métrage s'avère un bon thriller, inventif, nerveux et original, qui propose une version intéressante du voyage temporel, et une scène assez glaçante durant laquelle la version jeune d'un Looper est torturée tandis que son double futur voit ses membres et autres appendices lui être amputés un à un, alors qu'il tente de s'enfuir.

On pourrait grincer un peu des dents devant le maquillage de Gordon-Levitt, supposé le rapprocher physiquement de Willis mais un peu trop artificiel, ou devant les problèmes logiques de cette vision du voyage temporel (Rian Johnson ne s'embarrasse jamais trop de logique dans ses films, et c'est à nouveau le cas ici), mais techniquement, le film fonctionne et est agréable à regarder... jusqu'à un certain point.

Ce point, c'est à mi-chemin, lorsque les enjeux du film changent, et que Joseph Gordon-Levitt se retrouve dans une ferme paumée : soudain, le métrage devient une resucée de "It's a Good Life", avec un enfant aux pouvoirs télékinétiques tout-puissants et au caractère difficile (le petit acteur est d'ailleurs excellent), sa mère dépassée par les événements (Emily Blunt), et, histoire de rattacher le tout au reste du film, Bruce Willis qui tente de tuer l'enfant avant qu'il ne devienne un dictateur incontrôlable dans son futur.

Passons sur le fait que tout ce côté "télékinésie" semble vraiment provenir d'un autre script, et ce dès sa vague mention dans la première demi-heure de Looper... le problème, à vrai dire, c'est que le film freine subitement des quatre fers à l'arrivée dans la ferme, alors que Joe tombe amoureux, se rapproche de l'enfant, etc.

Le métrage bascule ainsi dans une toute autre direction à laquelle je n'ai pas accroché, d'autant qu'elle met encore plus en évidence les problèmes et paradoxes inhérents à la vision du voyage temporel de Rian Johnson (un Rian Johnson qui évacue toute tentative d'explication d'un revers goguenard de la main, sans surprise, par un Bruce Willis qui dit quasiment qu'il est préférable d'éteindre son cerveau plutôt que de tenter de comprendre les règles de ce voyage temporel).

Une première heure à 4/6, une deuxième heure à 2.5/6, pour un total frustrant, à

3.25/6

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 1 (première partie)

Publié le 14 Juillet 2013 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Star Trek, Science-Fiction

1x01-02 - The Caretaker :

mouais. À chaque fois que je le revois (et je l'ai revu un paquet de fois, ce pilote, puisque ce fut à l'époque la première - et longtemps unique - VHS de Voyager en ma possession), de nouveaux défauts me sautent aux yeux, entre la mise en place du show somme toute précipitée et manichéenne (il faut protéger les gentils zelfes innocents des maychants klingons 2.0 !!!), les détails très rapidement oubliés par la suite (et qui ne sont pas très logiques : les Kazons qui ont des vaisseaux spatiaux puissants... mais pas d'eau, l'intégration catapultée du Maquis à l'équipage, qui plus est en uniforme, la manière dont Janeway oublie la Prime Directive, etc), la reproduction holographique du Kentucky par le Caretaker (WTF !?) et les personnages qui ne servent déjà à rien (dédicace à Kim). Bref, sans être nécessairement mauvais, ça ne vole pas très haut, et j'ai toujours un peu de mal à finir ce pilote d'une traite.

1x03 - Parallax :

Un Torres-centric = je suis client, mais bon... le reste du script, c'est du trek ultra-basique, avec cette anomalie spatio-temporelle qui confronte le Vgr à son double décalé dans le temps, du techno-babble creux, et le tout ronronne gentiment sans aller nulle part d'original. Niveau acting, Beltran a parfois un peu de mal à affirmer son autorité de manière naturelle et à débiter les dialogues formels inhérents au rôle de Chakotay, et Kes... hum... no comment, mais tout ça devrait se tasser rapidement...

1x04 - Time and Again :

Waouh, ils font fort : deuxième "vrai" épisode, deuxième histoire d'anomalie temporelle basique et quelconque blindée de techno-babble vide. Et cette fois-ci, c'est sans le développement intéressant d'un seul perso secondaire. C'est ce qu'on appelle un bon départ. Ou pas. Bref... Janeway semble soudain se rappeler que la Prime Directive existe, et qu'il faut l'appliquer de temps en temps (et tant pis si dans le pilote, elle est passée à l'as, cette directive), Kes continue de surjouer, la mécanique temporelle n'est pas forcément très limpide, et à la fin, zou, reboot. C'était bien utile.

1x05 - Phage :

Un peu de meublage à mi-épisode, mais un tout pas désagréable, même si à nouveau, l'application de la Prime Directive (et le sens de la justice de Janeway) est assez discutable... "messieurs les Viidiens, vous volez les organes vitaux d'autres espèces pour assurer votre survie et vous avez attaqué mon équipe... ce n'est pas bien, allez, filez, et qu'on ne vous y reprenne pas, vous avez de la chance que je sois une femme sensible, au bord des larmes et à la voix tremblotante.". Sans oublier la jalousie de Neelix envers Paris, qui ne donne pas trop envie de voir le Talaxien s'en sortir.

1x06 - The Cloud :

Bon, on passe sur le scénar über-basique à base de bestioles spatiales malencontreusement dérangées par le Voyager, ainsi que sur les maladresses toujours évidentes de l'écriture ("chez Sandrine" et ses clichés franchouillards en carton, au secours !!) et du jeu (même Mulgrew surjoue ponctuellement), et attardons nous sur un point plus sympathique : les interactions entre personnages, assez réussies, notamment Neelix qui trouve que l'équipage du Voyager est composé de boulets qui réagissent en dépit du bon sens et font trouzemille détours inutiles et dangereux. Cépafo.

1x07 - Eye of The Needle :

C'est quand même dommage d'utiliser le gimmick du "le Voyager trouve un moyen de rentrer à la maison, mais ça foire au dernier moment" si tôt dans la série, tant ça enlève beaucoup de l'intérêt et du suspens du récit... d'autant plus dommage que le reste de l'épisode (les espoirs de l'équipage, le développement de l'holodoc) est assez réussi. Par contre, la décision de l'équipage de ne pas tenter de rentrer dans le quadrant Alpha "parce qu'on risque d'influencer la timeline", blablabla, est particulièrement idiote et non-sensique.

1x08 - Ex Post Facto :

Arg, le coup récurrent du membre d'équipage accusé d'un crime qu'il n'a pas commis, sur une planète étrangère... du recyclage médiocre. Avec une espèce alienne (et son chihuahua "extraterrestre" :facepalm: ) particulièrement cheap et honteuse.

1x09 - Emanations : ZZZzzzzzzzzzzzzzzzzzzZZZZZZZZZZZZZZZ

zzzzzzzzzzzzLarésurrectionduKimZZZZZZZZZZZZZZZZZZzzzzzzzzzzzzz

ZZZZZZZZZZZZZZzzzzzzzzzzzzzBragazzzzzzzzzzzzZZZZZZZzzzzz

1x10 - Prime Factors :

Voilà pourquoi les scénaristes n'auraient pas dû placer Eye of the Needle si tôt dans la saison : là, lorsqu'arrive cette nouvelle technologie pouvant ramener le Voyager à la maison en un clin d'oeil, ça fait déjà redite. D'autant plus embêtant que l'épisode est assez sympa, avec un semblant de mutinerie à bord quand vient le moment de décider quoi faire de la technologie, et un Tuvok assez surprenant en prime, sans oublier les tensions Maquis/Fédération qui ressurgissent (encore une belle occasion ratée d'avoir un arc narratif consistant, tiens). Bien entendu, tout cela n'aura aucune conséquence à long-terme, et l'équipage du Voyager sucks at diplomacy, mais on ne peut pas tout avoir.

(à suivre)

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Halloween Oktorrorfest 2014 - 17 - The Sacrament (2013), Scarecrow (2013) & Hurt (2009)

Publié le 7 Octobre 2014 par Lurdo dans Oktorrorfest, Cinéma, Critiques éclair, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Found Footage, Télévision, SyFy, Thriller

Halloween approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

The Sacrament :

Accompagné par une équipe de documentalistes de l'agence Vice, un photographe de mode part dans un pays exotique à la recherche de sa soeur, qui vit dans une communauté religieuse dirigée par l'étrange "Père"...

Après ses deux précédents films, techniquement et formellement réussis, mais souffrant de problèmes identiques (une volonté de faire "rétro" à la limite de la pose hipster, et un rythme mollasson jusqu'au dernier quart d'heure), Ty West remet le couvert avec ce found-footage qui fonctionne sur les mêmes principes.

Au programme, donc, style documentaire gonzo à la Cannibal Holocaust (double caution "hipster" donc, avec en prime l'emploi de la compagnie documentaire Vice, typiquement "milieu culturel hipster newyorkais"), utilisation des potes du réalisateur dans les rôles principaux, et rythme problématique, bien que les problèmes soient différents de ceux de  House of the Devil et de The Inkeepers.

Car l'essence de ce Sacrament, c'est de photocopier intégralement l'affaire Jim Jones, et le déroulement du massacre de Jonestown, via le point de vue de l'équipe de Vice. Ce qui ne fonctionne pas pour plusieurs raisons, à commencer par la structure du métrage (première heure, montée de la tension ; ensuite, massacre), qui est affreusement contre-productive.

De par ses connaissances éventuelles sur le déroulement du massacre de Jonestown, le spectateur a en effet deux longueurs d'avance sur les personnages, ce qui, plutôt que d'aider à faire monter la tension, place le spectateur en position ultra-passive, à attendre que l'intrigue avance un peu ; et quand vient le massacre, c'est pire, puisque je cherche toujours l'intérêt à voir le massacre aussi détaillé, étendu en longueurs pendant 20 minutes, etc, alors que la réalité dépasse toujours la fiction.

Pour ne rien arranger, en étendant à ce point la partie "massacre & survival" West abat toutes ses cartes, et dévoile les faiblesses de son film. En lieu et place d'un found-footage crédible, on perçoit alors les problèmes de logique du script (qui est-ce qui a récupéré toutes les bandes pour monter le film, et rajouter les timecodes à l'écran ? Pourquoi la musique d'ambiance ? Pourquoi les effets sonores numériques sur la bande-son ?) et on s'aperçoit que le métrage n'avait nulle autre ambition que de montrer le massacre de manière gratuite et facile, ce qui n'a, en soi, aucun intérêt.

Et puis si la forme est, comme toujours chez West, assez réussie, il en va tout autrement de l'interprétation des personnages principaux. Pas le "Père", excellent, mais le photographe de mode, et son pote journaliste : deux amis de West, aux dons de comédiens particulièrement discutables... Notamment AJ Bowen, qui interprète tout le film avec un ton monocorde et récitatif, qui empêche de trouver son personnage crédible. Embêtant, lorsque l'on est le rôle principal du film...

Bref, comme je l'ai dit plus haut, je cherche toujours l'intérêt de ce métrage. Autant regarder un documentaire sur le véritable massacre de Jonestown, ça sera nettement plus glaçant. Ou bien, il aurait fallu ajouter un argument fantastique à la fin du métrage, histoire de l'écarter un peu de la photocopie pure et simple des évènements réels.

Quoiqu'il en soit, malgré ses talents techniques, West continue d'avoir des problèmes avec les autres aspects de son cinéma, et en retour, je m'ennuie toujours autant devant ses productions.

2/6

Scarecrow (2013) :

À l'occasion du centième "Festival de l'épouvantail" de la ville, un instituteur (Robin Dunne) emmène un groupe d'élèves punis dans une vieille ferme appartenant à l'une de ses amies (Lacey Chabert), pour aider à sa remise en état. Mais à leur arrivée, ils découvrent que l'épouvantail de légende à l'origine de toutes les festivités est une créature surnaturelle et meurtrière bien réelle, et qu'elle vient d'être réveillée par du sang frais...

Un monster movie made in Syfy, ce qui veut logiquement dire que le scénario, le budget et la qualité ne sont pas nécessairement au rendez-vous. Surtout lorsque le scénariste fait des choix étranges, comme celui de bourriner non-stop du début à la presque fin du métrage : à peine Scarecrow commencé, les premiers meurtres commencent... et une fois le carton-titre affiché, il ne faut même pas dix minutes pour que les protagonistes se retrouvent déjà dans une position que l'immense majorité des films du genre met généralement 45-50 minutes à atteindre.

Ce qui a deux effets contradictoires : d'un, pas le temps de vraiment s'ennuyer, on enchaîne les morts à base d'effets honorables pour un budget DTV, et le récit avance bien ; mais de deux, on se contrefiche malheureusement de tous ces meurtres, puisque les personnages ont l'épaisseur de papier à cigarette, et qu'ils meurent tous les uns après les autres dans une indifférence totale.

Ajoutez à cela des acteurs très inégaux (malgré le décolleté de Lacey Chabert, qui fait de son mieux pour retenir l'attention du spectateur), des manques évidents dans le scénario, et l'absence très claire (et inévitable, vu le script) de montée en puissance, et on se retrouve devant un énième Syfy movie, un peu mieux filmé que la moyenne, et avec une créature intéressante, mais dont les 80-85 minutes de métrage ne laisseront pas du tout un souvenir impérissable.

1.75/6

Hurt :

À la mort de Robert, le père de la famille Coltrane, son épouse Helen (Melora Walters) et ses deux enfants Conrad (Jackson Rathbone) et Lenore (Johanna Braddy) abandonnent leur mode de vie privilégié pour trouver refuge chez l'oncle Darryl (William Mapother), dans le désert de l'Arizona. Mais lorsqu'arrive Sarah (Sofia Wassilieva), une orpheline apparemment adoptée par Robert, les choses se compliquent...

Plus qu'un film d'horreur, un thriller (type Lifetime & compagnie) cousu de fil blanc, pas très bien écrit, dont on devine tous les rebondissements et les fausses pistes une demi-heure à l'avance ; en théorie, un film de ce genre n'a qu'une seule chance de s'élever au-dessus de la moyenne : des personnages attachants, et une interprétation solide.

Seul problème : ici, ceux-ci ne sont pas à la hauteur, et suscitent globalement l'antipathie. La mère de famille ? Névrosée et assez mal jouée ; la soeur ? Distante, hostile et glaciale ; le fils ? Dans sa bulle ; l'oncle ? Obsédé par la mère, caractériel et bercé d'illusions...

Reste la demoiselle psychopathe (la même jeune actrice que dans les deux Éloise), assez convaincante, mais aux motivations un peu légères. Bref, un tout assez médiocre et oubliable, qui se regarde d'un oeil TRÈS distrait.

1.5/6

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Critiques éclair - Star Trek Discovery 1x07 & The Orville 1x07

Publié le 4 Novembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Star Trek, Action, Aventure, Drame, Comédie, CBS, Fox, Orville, Discovery

Après son meilleur épisode, The Orville a pris une semaine de pause, mais était de retour le 26/10 dernier ; Discovery, elle, continue son petit bonhomme de chemin, s'approchant de plus en plus de sa pause de mi-saison, sans réellement avancer...

​Star Trek Discovery 1x07 :

Le Discovery est pris dans une boucle temporelle de trente minutes manipulée par Mudd, qui s'infiltre à bord en se cachant dans le ventre d'une baleine spatiale et massacre l'équipage pour voler le navire ; la seule manière de résoudre cette situation, c'est pour Burnham d'avouer ses sentiments à Ash Tyler, pour le convaincre de l'aider.

:ninja:

Ce qui est bien avec ce photocopillage de Cause and Effect (STTNG 5x18) le format boucle temporelle à la Un Jour Sans Fin, c'est que ça permet d'imposer un rythme et une dynamique artificielle au récit, une sorte de compte à rebours forcé qui cache de manière bien pratique tous les problèmes du scénario, et ses grosses ficelles maladroites.

Par exemple, assez symptomatique : chacune des boucles temporelles présentées ici résulte en la mort de tout l'équipage. Et à aucun moment, le spidey sense de Saru ne se déclenche. Oups.

Autre exemple : toute cette situation se déclenche lorsque Mudd s'introduit à bord, caché dans une baleine de l'espace que le Discovery recueille. On peut se demander pourquoi, à aucun moment, les officiers conscients du problème ne tentent d'empêcher la boucle temporelle en laissant la baleine de l'espace à sa place, sans l'amener à bord.

Ou encore le fait que les personnages passent la moitié de leurs boucles temporelles à parler sentiments et à flirter plutôt qu'à demander leur avis au capitaine et à Saru.

Ou encore, le fait que l'épisode tente une fin semi-ironique et comique, à la TOS, avec Mudd, sa femme et son beau-père, alors qu'on vient de passer 40 minutes à transformer le Mudd rondouillard et roublard mais inoffensif de TOS, en Mudd grimdark impitoyable, qui a massacré plus de cinquante fois tout l'équipage sans le moindre remords, pour mettre la main sur le vaisseau. Forcément, tout de suite, le ton léger passe nettement moins bien, d'autant que le Mudd repart en connaissant le secret du Discovery (et celui des cristaux temporels magiques/de l'espèce inconnue qui les maîtrise), et que ça n'a pas l'air d'émouvoir qui que ce soit.

Et puis ça m'a frappé en regardant cet épisode, mais Burnham est vraiment écrite comme Seven of Nine dans Voyager : distante, torturée, victime de sa réputation et de son passé, peu à l'aise au sein de la société humaine et de l'équipage, qui tente de s'intégrer, etc... sauf que SMG n'a pas un tiers du charisme de Jeri Ryan, pas la moitié de son talent d'actrice (et je ne parle même pas du sex appeal, qui n'entre pas vraiment en ligne de compte ici), et qu'en plus, elle et Tyler ont une alchimie négative.

(ah, et j'ai failli oublier Lorca, capitaine d'un vaisseau scientifique, qui, confronté à une forme de vie extraterrestre rarissime, répète encore et encore qu'il n'en a absolument rien à foutre :pouce: )

Mais bon, si on enrobe tout ça de beer pong sur fond de Fugees remixant les Bee Gees, et de caméra penchée, ça fait visiblement illusion, à en juger par l'accueil enthousiaste de bon nombre de fans...

The Orville 1x07 - Majority Rule :

Lors d'une mission sur une planète très similaire à la Terre du 21ème siècle, où le vote populaire fait force de loi par le biais des médias et des réseaux sociaux, LaMarr commet un impair en public, et est arrêté. À l'équipage de le tirer de là avant qu'il ne soit lobotomisé...

Seth MacFarlane de retour au scénario, et on retombe immédiatement dans des sentiers bien arpentés par les franchises Trek (Wesley Crusher dans l'épisode Justice, STTNG 1x08), Sliders, mais aussi par Black Mirror et Community (MeowMeowBeenz) : on a donc droit à un script melting-pot qui recycle tout ça en une sorte de satire inégale de la société américaine moderne, de la vindicte populaire, etc.

Rien de bien original, le traitement est très simpliste, ça repompe à droite et à gauche, et ça permet d'économiser du budget en tournant à 90% dans une ville contemporaine, mais ça pourrait presque fonctionner si LaMarr n'était pas un boulet insupportable, si l'équipage n'était pas composé de bras cassés (qui se contentent de tout observer depuis l'orbite sans rien tenter pendant 95% de l'épisode), et si le script ne manquait pas à ce point de profondeur et de rigueur : par exemple, on ne nous explique jamais à quoi servent les upvotes ; Alara est obligée de se déguiser à l'arrache, alors que dans l'épisode précédent, deux membres d'équipage changeaient complètement d'apparence pour s'infiltrer, sans problème ; l'équipage arrive sur place en touriste, sans rien connaître de la planète, pas même son fonctionnement basique, alors même que des anthropologues de l'Union envoyaient supposément des rapports détaillés et réguliers depuis sa surface ; le dispositif de camouflage de la navette sort de nulle part, et y retourne tout aussi vite...

Bref, un épisode tout à fait regardable, mais ultra-dérivatif, et donc typique de ce qu'est The Orville sous la plume de MacFarlane.

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2018 : The Haunting of Hill House (2018)

Publié le 9 Novembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Fantastique, Netflix, Les bilans de Lurdo, Drame, Flanagan

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, du 1er octobre à début novembre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

The Haunting of Hill House (2018) :

En 1992, alors qu'ils vivent dans la Hill House, un manoir racheté par leurs parents (Carla Gugino & Henry Thomas) pour le rénover et le revendre, les enfants Crain (Paxton Singleton, Lulu Wilson, Julian Hilliard, Mckenna Grace, Violet McGraw) sont traumatisés par des phénomènes surnaturels qui s'amplifient, et qui culminent par une tragédie coûtant la vie à leur mère. 25 ans plus tard, désormais adultes (Michiel Huisman, Elizabeth Reaser, Oliver Jackson-Cohen, Kate Siegel, Victoria Pedretti), ils restent tous marqués à vie par leur expérience. Et bientôt, leur passé se rappelle à eux, alors qu'une nouvelle tragédie les force à retourner une dernière fois à Hill House...

Je l'ai suffisamment mentionné sur ce blog, à l'occasion de ses nombreux films - Absentia, The Mirror, Pas un bruit, Ne t'endors pas, Ouija - Les Origines ou encore Jessie - mais cela mérite d'être répété : année après année, film après film, Mike Flanagan se fait lentement, mais sûrement, une place au panthéon des réalisateurs marquants de l'horreur cinématographique.

Pas tant pour d'éventuels chefs d’œuvre incontournables du genre, mais plus par sa capacité à produire des films réussis, d'une qualité assez homogène, à la réalisation et à l'écriture maîtrisées, et qui ne déçoivent jamais vraiment.

Flanagan est un artisan du genre, et s'il continue ainsi, il ira probablement loin... mais pour le moment, il est sur Netflix.

Et après un Jessie/Gerald's Game plutôt convaincant, Flanagan s'est essayé pour Netflix à un exercice inédit pour lui (la série télévisée), en se mesurant au roman de 1959 de Shirley Jackson, pour en livrer une nouvelle adaptation.

Adaptation très libre, il faut bien l'avouer, et qui n'a pas énormément non plus en commun avec l’œuvre originale (ou avec ses adaptations précédentes, de 1963 et de 1999) : ici, Flanagan (à la réalisation de tous les épisodes, à l'écriture de certains, et au poste de showrunner) ne garde principalement que le cadre (la maison) et certains événements, pour construire et déconstruire 10 épisodes de 50-55 minutes, centrés autour du thème du deuil et du traumatisme.

Le traumatisme de ces enfants devenus adultes dysfonctionnels, incarnant chacun l'un des fameux stages du deuil - le déni, la colère, le marchandage, la dépression et l'acceptation - et de leur père, témoin d'événements des plus improbables, des événements narrés au travers de deux chronologies principales qui s'entremêlent et se répondent tout au long de la série.

À Hill House, le présent et le passé sont en effet intrinsèquement liés, et s'influencent directement : visions, fantômes, actions et conséquences, les deux époques présentées à l'écran se déroulent de manière volontairement déstructurée, révélant progressivement leurs secrets aux yeux d'un spectateur parfois déboussolé par ces transitions et ces sauts temporels constants.

C'est clairement voulu par Flanagan, qui place ainsi le spectateur dans la même position que ses personnages : confrontés à des éléments qu'ils ne comprennent pas, à des échos du passé, à des mystères qui se dévoilent petit à petit...

D'ailleurs, formellement, le tout est particulièrement maîtrisé de bout en bout, que ce soit à l'écran, ou sur le papier. Outre la structure probante du scénario (chacun des premiers épisodes est consacré à l'un des enfants Crain, qui se retrouvent ensuite et retournent au manoir en fin de saison), Flanagan se refuse aux effets les plus faciles du genre : ici, pas de terreur alimentée à grands coups de jump scares et autres déchaînements de gore, mais plutôt une approche minimaliste de l'horreur, entièrement basée sur la suggestion et sur l'ambiance pesante du manoir (et de son architecture).

Partout, dans chaque épisode, des silhouettes menaçantes se trouvent en arrière-plan, floues et mal cadrées : statues parfois mobiles, fantômes observant les occupants de la maison, membres blanchâtres ne semblant pas avoir de corps, Flanagan ne souligne jamais tous ces effets (qui échapperont probablement à la plupart des spectateurs au premier visionnage), et il en résulte une ambiance de menace constante. Comme les protagonistes, le spectateur ne sait jamais vraiment s'il a bien vu ce qu'il a vu, et reste donc constamment sur ses gardes : simple mais efficace pour imposer de la tension.

Mais tous ces efforts ne seraient rien sans la distribution de la série, qui est son plus grand succès : tous les personnages sont bien interprétés, le plus souvent attachants (les enfants, notamment, sont impeccables), et cela permet de rendre leurs problèmes relationnels (qui constituent une grande partie de la série) compréhensibles et touchants.

La série fonctionne donc très bien dans son ensemble, et s'avèrerait une réussite incontestable à ajouter au CV de Flanagan... sauf qu'elle s'essouffle un peu sur la fin de saison.

C'est le problème Netflix, une fois de plus : les cinq premiers épisodes sont intéressants, le sixième est une performance technique (l'heure de métrage se compose de quatre ou cinq plans séquences... et c'est tout) qui voit les frères et sœurs se retrouver enfin, mais ensuite, la série freine des quatre fers sur ses quatre derniers épisodes, des épisodes qui auraient facilement pu être résumés en deux heures de métrage (pour une saison de 8 épisodes, à l'anglaise).

Une surabondance de temps d'antenne qui amène Flanagan à succomber occasionnellement à un travers de sur-écriture de ses dialogues : ses personnages ont ponctuellement tendance à se lancer dans des tirades assez verbeuses, bien écrites, mais presque trop littéraires et désuètes pour vraiment fonctionner en tant que dialogues modernes.

Peut-être un parti-pris de Flanagan, pour renvoyer aux origines littéraires du récit, allez savoir.

Et puis il faut bien avouer que plus la série s'approche de son dernier épisode, plus elle a tendance à se montrer démonstrative, une tare que Flanagan avait plus ou moins su éviter jusque là. La série a une conclusion assez développée, qui rentre dans les détails du pourquoi et du comment, et cela tranche relativement avec la subtilité et la mesure du reste de la saison.

Cela dit, ces défauts sont loin d'être rédhibitoires, et dans l'ensemble, The Haunting of Hill House est une réussite pour Netflix, l'une de ses productions récentes les plus homogènes et maîtrisées, et une œuvre dans la droite continuité de ce que Mike Flanagan produit habituellement au cinéma : ce n'est pas parfait, mais il y a là de quoi être largement satisfait.

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de toutes les séries passées en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Un film, un jour (ou presque) #951 : Les Huit Salopards (2015)

Publié le 30 Avril 2019 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Drame, Review, Thriller, Western, Histoire

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Les Huit Salopards (The Hateful Eight) :

Quelques années après la Guerre de Sécession, un voyage en diligence amène quatre passagers - John Ruth (Kurt Russell), un chasseur de primes ; Daisy (Jennifer Jason Leigh), sa prisonnière ; le Major Marquis Warren (Samuel L. Jackson), ancien soldat désormais chasseur de primes ; et Chris Mannix (Walton Goggins), qui prétend être le nouveau shérif de la ville où se rend la diligence - dans une auberge enneigée. Là, pris au piège par les intempéries, ils rencontrent les autres occupants de l'auberge, Bob (Demián Bichir), Oswaldo (Tim Roth), Joe (Michael Madsen) et un vieux général sudiste, Sanford Smithers (Bruce Dern)... des occupants aux intentions incertaines, d'autant que Minnie (Dana Gourrier), la propriétaire des lieux, est étrangement absente.

Second western de Quentin Tarantino, après un Django Unchained plutôt sympathique, déjà mis en musique par Ennio Morricone...

... et je suis bien embêté.

En effet, autant j'avais vraiment apprécié Django, autant ici, les 2h50 du film m'ont semblé nettement plus longues, et assez superflues. Il faut dire que Tarantino choisit ici le huis-clos façon whodunit, un huis-clos qu'il étire ainsi pendant un bon moment, imposant un rythme et une tension très particuliers à son film.

On adhère ou pas, c'est évident, et je ne peux nier que le tout est très bien filmé (forcément), très bien casté (forcément), très bien mis en musique (forcément), très bien interprété (forcément... même si j'ai quelques réserves sur le jeu possédé de Jennifer Jason Leigh, qui se fait toujours plus hystérique à mesure que le film progresse), et globalement intéressant. Mais honnêtement, je n'ai pas accroché à cette longue mise en place de 95/100 minutes, et la raison principale à ce semi-rejet du métrage, c'est son script.

Un script qui, dès ses premières minutes, instaure la méfiance vis à vis de ses personnages, et m'a instantanément mis sur mes gardes : il y est immédiatement clair que tout le monde ment potentiellement sur son identité, ce qui, plutôt que de créer de la tension chez moi, a eu pour effet de rendre les personnages assez distants, et de créer un détachement entre moi, spectateur, et les protagonistes de l'histoire.

Par conséquent, je m'attendais tout simplement, dès l'arrivée à l'auberge et la présentation de ces personnages aux accents trop forcés et caricaturaux, à ce que ces derniers s'avèrent tous être des chasseurs de prime concurrents voulant mettre la main sur la prisonnière de Kurt Russell (ou quelque chose du même genre). Ce qui aurait pu donner lieu à beaucoup d'action, à des alliances, à des trahisons, à des poursuites dans la neige, ou que sais-je encore.

En lieu et place de ce que j'anticipais, Tarantino a opté pour quelque chose de similaire, mais d'encore plus simple : une bande de hors-la-loi venue libérer la prisonnière. Soit. Niveau surprise, le script se la joue donc petits bras, d'autant qu'en mentionnant à répétition La Chose de Carpenter comme l'une de ses influences principales sur ce métrage, Quentin téléphone par ailleurs un peu la fin de son film.

Mais avant d'arriver à cette fin, donc, il passe par une centaine de minutes d'exposition, présentant ses personnages en long, en large et en travers, plaçant des digressions sur l'Amérique divisée post-Sécession, sur sa reconstruction complexe, sur le racisme, sur le mensonge et les apparences, sur la vengeance, etc : de quoi rendre le métrage très bavard, et même assez difficile d'approche.

Ce n'est donc guère surprenant de constater que, lorsque le film décolle enfin (un monologue spectaculaire de Samuel Jackson, et peu après, un empoisonnement sanguinolent), l'intérêt remonte considérablement.

La violence assez caricaturale et décomplexée de Tarantino ressurgit alors (à la limite du slapstick façon Sam Raimi), ainsi que le sens de l'humour (très noir - ou rouge sang) du réalisateur, qui s'improvise d'ailleurs narrateur le temps d'une scène ou deux (une narration pas forcément plus utile que les dialogues au ralenti de la toute dernière partie du film, mais bon, c'est Tarantino, il s'amuse...).

Et puis, à l'approche de la barre des deux heures, le côté whodunit entre enfin en piste : soudain, il devient clair que le film aurait grandement bénéficié à insister plus là-dessus, tant ça redonne un semblant de mystère au métrage... malheureusement, le tout est rapidement bouclé, passant à une bonne grosse fusillade, qui laisse vite place à la dernière demi-heure de film, dont un gros flashback revenant en détails sur le pourquoi du comment de l'histoire.

Un flashback qui n'était pas forcément très pertinent : il a beau permettre de placer un caméo de Zoë Bell et de Channing Tatum, il s'avère assez vain et mécanique, explicitant ce que l'on pouvait déjà deviner par soi-même.

Ce qui rejoint bien là le problème que j'ai avec le métrage dans son ensemble : oui, il est exigeant et maîtrisé sur la forme, mais sur le fond, je l'ai trouvé trop "évident" et démonstratif. Je n'ai pas détesté, mais j'aurais préféré quelque chose de plus inspiré et dynamique, qui justifierait vraiment les premières 90 minutes de mise en place, au delà du simple "c'est pour instaurer de la tension".

3/6

(en même temps, je l'admets sans problème : en vieillissant, j'ai de plus en plus de mal avec les films dépassant gratuitement les 110-120 minutes, sans forcément avoir la matière suffisante pour accompagner une telle durée)

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Critiques éclair - Marathon d'Halloween, épisode 10

Publié le 5 Novembre 2011 par Lurdo dans Oktorrorfest, Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Thriller, Action, Télévision, Lifetime

Octobre, c'est le mois d'Halloween, de l'horreur et des ténèbres : et comme tous les ans, pour Lurdo, Octobre était le mois d'un marathon de films et de séries de genre, pendant 31 jours, voire plus si affinités...

Vampirella (1996), de Jim Wynorski :

Une vampirette extra-terrestre venue de la planète Drakulon arrive sur Terre à la poursuite de ses ennemis jurés...

Très vague adaptation du comic-book, un DTV kitschissime, anti-sexy au possible et cabotin, avec un Daltrey en roue libre, une Talisa Soto qui joue faux, et du grand nawak dans tous les coins, sans parler d'un scénario bancal, bourré de trous improbables, et extrêmement mal construit.

0.25/6, mais un bon 6/6 pour Daltrey qui est à fond dedans, et court dans tous les sens en agitant sa petite cape.

The Road (2009), de John Hillcoat :

L'épopée d'un père et de son fils, sans-abris dans un futur post-apocalyptique...

Glauque, désespéré, déprimant, visuellement très réussi et crédible, et très bien interprété, mais le tout manque un peu de rythme pour emporter totalement l'adhésion. La faute à trop de flashbacks, peut-être.

4/6

Freakdog / Red Mist (2008), de Paddy Breathnach :

Une bande de jeunes internes/étudiants en médecine provoque accidentellement le coma d'un épileptique un peu autiste. Prise de remords, l'une des  internes décide alors d'injecter au patient une drogue expérimentale de son invention, avant qu'il ne soit débranché par les autorités... mais au lieu de reprendre connaissance, le comateux se trouve soudain capable de projection astrale, une projection astrale qui peut prendre possession de n'importe qui, et qui veut se venger.

Un métrage qui prend tranquillement son temps à se mettre en place, avant de virer au slasher assez basique et pas très inspiré.

2.25/6 pour son cast sympatoche (Andrew Lee Potts, Sarah Carter, l'asiatique de Doctor Who 6x07, mais aussi Squirrel Kebbel, et un clone de Keira Knightley). 

L'Esprit d'une Autre (Secrets In The Walls - 2010), de Christopher Leitch :

Une mère et ses deux filles s'installent dans une nouvelle demeure, pour y recommencer leur vie. Mais les murs de la bâtisse cachent un sinistre secret...

Un DTV / téléfilm Lifetime, avec ce que ça implique de clichés, de scènes familiales, de terreur-gentillette-et-inoffensive et de récit convenu rythmé par les coupures pubs.

Bref, ça ne vaut pas grand chose en soi, mais c'est un peu sauvé par l'interprétation honorable de Jeri Ryan, de Peyton R. List, et de la frangine Panabaker.

À part ça, pas grand chose à signaler tant c'est balisé. Et ici ou là, il y a quelques trous dans le scénario, qui n'aident pas, d'autant que le script, en lui-même, souffre déjà d'un meublage certain, et d'une illustration musicale un peu forcée.

2.25/6

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Les bilans de Lurdo - La Treizième Dimension (The Twilight Zone 2002) - seconde partie

Publié le 21 Juillet 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Fantastique, Horreur, Thriller, Drame, Comédie, Anthologie, UPN

Suite du passage en revue de la seule et unique saison de The Twilight Zone 2002, remake/relaunch de la mythique série de Rod Serling :

1x13 : Une guitare maudite qui donne du talent à son possesseur, mais qui est jalouse : classique, mais efficace, avec en plus Jim Byrnes en guest.

1x14 : Une mère voit les membres de sa famille être remplacés un à un par d'autres personnes, après qu'elle ait fait le voeu "j'aimerais une autre famille". Basique, et pas terrible, surtout que le twist "Sims-like" est foireux au possible. La gamine de la série Poltergeist a bien grandi, par contre.

1x15 : Usher en flic qui tue un pimp pour protéger une prostituée, mais le pimp revient le hanter. Sans intérêt.

1x16 : Jake Busey en paumé au fond du trou, qui se voit offrir une nouvelle vie par des prédicateurs étranges, alors qu'autour de lui tout son entourage se laisse un à un convaincre par ces hommes bizarres, et qu'une crise internationale est provoquée par plusieurs satellites tombant en panne. Plutôt amusant, mais même problème que le 1x02 de MoSF : à trop essayer de nous convaincre que ce sont des aliens, on se doute bien que c'est l'autre hypothèse la bonne.

1x17 : Greg German teste un jeu vidéo érotique (Jaime Pressly), lequel dépasse sa programmation, et tombe amoureux de lui, jusqu'à en devenir jaloux. Le twist de fin façon provoc' se voit venir, mais German porte l'épisode à lui tout seul, donc c'est fun.

1x18 : Dans un futur ultrapacifié, une créature monstrueuse, violente et barbare, qu'on croyait éteinte, rôde. Et Scott Barstow part en mission avec son commando pour la buter. Un survival médiocre, et oui, le monstre est effectivement ce à quoi on pense tout de suite : un humain du 21è siècle.

1x19 : Un employé de bureau reçoit de son patron insupportable un bobblehead parlant qui décide de prendre la destinée de son propriétaire en main. Plutôt drôle et sans prétention.

1x20 : Une métaphore du Jardin D'Eden, et du Serpent tentateur, pas finaude pour un sou, avec Rob Estes et Elizabeth Berkley... "le téléphone portable, c'est Satan"...

1x21 : Un père de famille échange, via une société spécialisée, sa vie contre celle d'un milliardaire... et forcément, ça tourne mal. Pas génial, parce que ça aurait été plus à sa place dans un Contes de la Crypte.

1x22 : Une histoire de deuxième chance sans grand intérêt, avec Brian Austin Green qui découvre que des objets de son passé refont surface, remontant à une époque où un choix effectué a changé toute sa vie, et l'a rendu ultra-riche...

(à suivre...)

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Critiques éclair - Pilotes 2013 - Marvel's Agents of SHIELD & The Michael J. Fox Show

Publié le 26 Septembre 2013 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Comédie, Sitcom, NBC, ABC, Marvel, MCU, Action, Science-Fiction, Fantastique, Drame, Thriller

Marvel's Agents of SHIELD 1x01 :

Mouais.

Mouais mouais mouais.

Un peu ce que je craignais, en fait. Les personnages sont trop caricaturaux à mon goût (le maychant torturé qui est une victime de la société, l'asiat qui fait du kung-fu, l'agent de terrain à la mâchoire carrée sans une once de charisme, le duo de jeunes geeks excentriques, surexcités et fringués n'importe comment, la jolie super-hackeuse sarcastique typiquement made in Whedon... et Coulson, dont la probable nature de Live Model Decoy est sous-entendue avec d'énormes sabots) ; la réalisation est parfois trop appuyée (Whedon tente les images icôniques ou stylées, mais elles ne sont jamais amenées organiquement) ; le cas de la semaine était... convenu et noyé dans l'exposition et la mise en place ; le score musical m'a déçu ; le speech final de Gunn façon "message social ultra finaud devant une fresque de Martin Luther King & compagnie", c'est du Whedon en mode pataud ; et plusieurs trucs m'ont un peu ennuyé (le rendu visuel manquant d'ampleur, les dialogues un peu forcés, les sfx parfois mal conçus - rien que le sauvetage de l'immeuble en feu, il se termine par une pose "classieuse" de Gunn avec la fille dans ses bras... sauf que la pose en question se traduirait immédiatement, IRL, par une nuque brisée pour la demoiselle, après un coup du lapin fatal - , le shipping entre la hackeuse agaçante et l'agent de terrain transparent me fait déjà grincer des dents, alors que le show commence à peine)...

Après, quelques-unes des vannes whedoniennes faisaient mouche (le coup de Coulson qui sort de l'ombre, notamment) et le toutéliage à l'univers des films (via les acteurs ou certaines références) fonctionnait plutôt bien, mais... le show a intérêt à rapidement trouver un ton plus solide, parce que pour l'instant, bof.

The Michael J Fox Show 1x01-02 :

Content de revoir Katie Finneran et MJF, dans ce show gentillet au format Modern Family, avec interviews face caméra... problème : ce n'est pas vraiment drôle. C'est un peu le même genre de show que Go On, qui jouait des problèmes réels de son acteur principal (ici, Parkinson) pour tenter une fusion de la comédie avec un fond plus sérieux... et ça ne marche pas vraiment.

La comédie est souvent quelconque, et la personnage de MJF n'est ni vraiment drôle, ni vraiment touchant, malgré le gros capital sympathie de l'acteur. Bof, donc, pour l'instant. Et le ton est tellement différent entre les deux épisodes (le premier est gentillet et méta, le deuxième nettement plus sitcom avec des vannes sur les lesbiennes, une voisine sexy, des vannes sur la vie sexuelle des parents, le vieux gimmick du sugar high, etc), qu'on peut se demander dans quelle direction ils veulent aller... reste à voir si ça s'améliore.

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Catch Review : Chikara - 14x02 - Quantum of Solace (21/06/2014)

Publié le 10 Août 2014 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, Chikara

Malgré mon indifférence globale devant le précédent show de la compagnie, You Only Live Twice, servant de reprise après son année de hiatus, je continue cette saison en cours, avec un nouveau show intitulé d'après un James Bond, QoS.

- Submission Squad vs The Throwbacks. Un match match gentillet, sans plus. De l'ouverture de carte honorable.

- Heidi Lovelace vs Ophidian. Un match mixte assez méthodique et semi-technique, qui ne passe malheureusement jamais la seconde, et se contente d'enchaîner des tentatives de tombé, des kicks et des transitions travaillées mais relativement lentes. Pas forcément mauvais, mais les commentateurs décrivant le match comme un affrontement épique et hors-du-commun finissent par être contre-productifs.

- Quack dans le ring au micro, pour passer un peu de brosse à reluire communautariste à ses fans-qui-sont-les-meilleurs-du-monde blablabla.

- Baltic Siege (Latvian Proud Oak & Lithuanian Snow Troll) vs Block Party (Mr Azerbaijin & Prakash Sabar). Un comedy match tout droit sorti des promotions dérivées de la Chikara, avec des visages connus sous des masques improbables. Autrement dit, c'est de la pantalonnade amusante, mais finalement assez peu mémorable, notamment vu le finish en queue de poisson.

- deviANT vs Worker Ant. Un semi-brawl/semi-match-stratégique assez moyen, sans rien de particulièrement original ou spectaculaire.

- Pieces of Hate (Shard & Jigsaw) vs AC/DC. Tag match tranquille, avec passage en slo-mo obligatoire pour Corben, qui se transforme alors en John Cena. Pour être franc, la slo-mo commence à devenir un peu clichée systématique, mais elle fonctionne tout de même, principalement parce que les fans et les commentateurs jouent le jeu à 200%.

- Proletariat Boar of Moldova vs Estonian Thunderfrog. Encore un match made in WiF, encore un match moyennement sérieux, et encore un affrontement assez rapidement oubliable, d'autant que le Boar est un lutteur mollasson, hésitant et peu convaincant.

- Blaster McMassive & Oleg the Usurper & Jaka vs Spectral Envoy. Trios match assez classique pour le Spectral Envoy, qui maîtrise parfaitement le genre. En face, on est assez désordonné, et nettemment moins rodé au genre, donc un affrontement assez inégal, avec des problèmes de placement occasionnels.



Bref, deux heures assez quelconques, voire médiocres, et l'impression de voir un show de Wrestling is Fun plutôt que de la Chikara. C'est particulièrement anodin, plat et oubliable, tout ça.

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Halloween Septembrrrfest 2014 - 11 - Haunt (2013) & Under The Skin (2013)

Publié le 29 Septembre 2014 par Lurdo dans Oktorrorfest, Cinéma, Critiques éclair, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Science-Fiction, Drame

Halloween approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Haunt :

Malgré la réputation sinistre de leur nouvelle demeure, la famille Asher emménage dans l'ancienne maison des Morello, où sévit une force étrange et maléfique ; bien vite, des phénomènes mystérieux se produisent, et Evan (Harrison Gilbertson), le fils adolescent de la famille Asher, décide de mener l'enquête en compagnie de sa charmante voisine, Sam (Liana Liberato)...

Un film de maison hantée ultra-basique et convenu, dont on devine tous les rebondissements longtemps à l'avance, et qui donne l'impression au spectateur d'avoir déjà vu ce récit des dizaines de fois. Qui plus est, le métrage souffre un peu de nombreuses idées laissées sans explications (la petite soeur, la boîte), de dialogues assez moyens, et d'une montée en puissance faiblarde, qui donne l'impression que le récit ne démarre que dans son dernier tiers.

Bref, ce n'est pas très maîtrisé niveau écriture, ce qui peut se comprendre vue l'inexpérience relative du scénariste et du réalisateur.

Néanmoins, la facture technique assez solide du métrage, ainsi que la relation naissante entre les deux adolescents empêchent le tout de sombrer totalement, en donnant notamment au film un semblant d'intérêt, et une tonalité proche du film fantastique pour ados. M'enfin ça reste peu.

2/6

Under The Skin :

En Écosse, une séduisante inconnue (Scarlett Johansson) charme les hommes qui croisent son chemin, pour les emmener dans son antre, et les faire disparaître à jamais. Mais une rencontre inattendue va troubler cette prédatrice extraterrestre, et lui faire reconsidérer sa place dans l'univers...

Une expérience sensorielle et un exercice filmique assez fascinants et déstabilisants, qui suit donc l'éveil aux sens humains d'une extra-terrestre venue parmi nous récolter des humains.

Un métrage par moments à la limite de l'expérimental et de l'hermétisme, mais qui paradoxalement reste assez clair : certes, on ne connaîtra pas la raison exacte de la présence des aliens sur Terre, ni pourquoi ils récoltent des hommes (pour utiliser leur peau et se fondre parmi nous ?), mais le métrage est suffisamment explicite pour comprendre les tenants et aboutissants de chaque scène sans dialogues, par le seul pouvoir de l'image.

Une image d'ailleurs particulièrement travaillée, ce qui permet au film de mêler onirisme visuel avec un réalisme absolu, qui décrit de manière crue l'Écosse la plus populaire, aux accents parmi les plus incompréhensibles.

Scarlett se donne ainsi totalement à ce rôle, qui lui permet d'interpréter un personnage à l'opposé de Lucy : d'alien froide qui fait semblant d'être humaine, elle se "réchauffe" progressivement, et prend petit à petit conscience de son humanité. Ce qui ne donne pas forcément lieu à des performances inoubliables, mais plutôt à un jeu nettement plus subtil et nuancé (d'aucuns diront impassible et inexpressif, mais bon)...

Mentionnons aussi le score musical, assez hypnotique et lancinant, et son motif de la "chasse", qui est ainsi détourné lorsque la situation de l'héroïne est renversée, et qu'elle passe de prédatrice à proie...

Bref, une ambiance unique, des choix radicaux et, à mon sens, une réussite globale.

4.5/6

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Critiques éclair - Marathon d'Halloween, épisode 2

Publié le 22 Octobre 2011 par Lurdo dans Oktorrorfest, Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Religion, Anthologie, Comédie

Octobre, c'est le mois d'Halloween, de l'horreur et des ténèbres : et comme tous les ans, pour Lurdo, Octobre est le mois d'un marathon de films et de séries de genre, pendant 31 jours, voire plus si affinités...

Creepshow (1982), de Romero & King :

Anthologie d'horreur réalisée par George Romero et écrite par Stephen King, constituée de cinq segments, encadrés et reliés entre eux par un récit en partie animé.

Un film qui a assez mal vieilli, mine de rien, et qui est, tant dans son ton que dans son visuel et son intérêt, plutôt inégal.

Dans l'ordre :

- Un premier sketch largement trop surjoué et caricatural. Dommage.

- Stephen King en roue libre dans un second sketch assez vain.

- Un troisième segment plus sérieux, avec Leslie Nielsen en tueur en série. Pas désagréable.

- Un segment très sympathique sur "La Caisse". Un peu long, peut-être.

- Le déjeuner des cafards sur un vieux aigri. Pourquoi pas, mais un peu trop anecdotique pour convaincre.

3/6

Creepshow 2 (1987), de Michael Gornick :

On prend les mêmes, et on recommence, pour une suite écrite par Romero, et basée sur du King : trois segments, encadrés par un récit animé.

Un métrage plus sympathique que l'original, et qui laisse l'occasion de mieux respirer à ses récits.

Dans l'ordre :

- L'indien en bois. Mise en place réussie, mais ça se perd un peu en longueur lorsque l'indien s'anime.

- The Raft. Moyennement bien joué, mais bon, ça reste relativement efficace et marquant.

- L'autostoppeur : une musique calamiteuse (du disco que l'on croirait tout droit sorti de la série CHIPS), des monologues agaçants de l'actrice principale, et un récit maintes fois pillé depuis, mais ça reste regardable.

3.5/6

Creepshow 3 (2007), de Dudelson & Clavell :

Suite opportuniste faite par un studio préoccupé par la perte imminente de leurs droits sur la franchise, et sortie directement en dvd, sans l'aval de King ou Romero : cinq sketches dont les personnages se croisent.

Très mauvais. Non seulement les histoires sont peu inspirées, et prévisibles, mais en plus c'est fauché, et assez mal joué.

Dans l'ordre :

- Un segment tout droit sorti d'un mauvais épisodes de Fais moi peur & co, sur une télécommande magique. Médiocrement joué et bancal.

- Une radio qui discute avec son propriétaire. Assez bof, et interminable.

- Une prostituée tueuse en série rencontre un client serial-killer. Rebondissement éventé par le récit, qui s'avère sans intérêt et affreusement prévisible.

- Deux étudiants tentent de percer le mystère de la nouvelle épouse de leur professeur, une Stepford Wife parfaite. Là aussi très prévisible.

- L'autostoppeur, le quasi remake. Sans intérêt.

1.5/6

The Rite (2011), de Mikael Hafstrom :

Supposément basé sur une histoire vraie, un récit d'exorcisme et de jeune femme possédée, qu'Anthony Hopkins et son assistant sceptique vont devoir aider.

Un film d'exorcisme basique, qui accumule les clichés du genre, et qui ne vaudrait pas grand chose sans son Hopkins cabotin et possédé (toujours très amusant à regarder), et son score musical pas mauvais.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #941 : Lego DC Comics Super Heroes - La Ligue des Justiciers : L'Attaque de la Légion maudite (2015)

Publié le 16 Avril 2019 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, DC, Lego, Science-Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Lego DC Comics Super Heroes - La Ligue des Justiciers : L'Attaque de la Légion maudite (Justice League : Attack of the Legion of Doom - 2015) :

Lex Luthor (John DiMaggio), Black Manta (Kevin Michael Richardson) et Sinestro (Mark Hamill) décident d'unir leurs forces pour vaincre la Justice League, en recrutant des méchants à droite et à gauche : rapidement, cette Legion of Doom, parrainée par Darkseid (Tony Todd), parvient à faire tomber la Ligue dans ses filets, et, avec l'aide d'un Martian Manhunter (Dee Bradley Baker) fraîchement libéré et ignorant dans quel camp se ranger, elle ruine l'image des héros, contraints de s'exiler. Seul reste Cyborg (Khari Payton), le plus jeune des membres de la League, qui réalise que quelque chose ne tourne pas rond...

Quatrième volet des aventures Lego/DC, avec ici, à nouveau, un long-métrage de 70 minutes, une fois encore écrit par Jim Krieg.

Ce qui, malheureusement, se solde par un métrage qui tente de s'inscrire dans la continuité du précédent, voire même pousse le bouchon encore plus loin dans sa direction : on se retrouve ainsi avec un ton vraiment plus parodique, avec des punchlines constantes, énormément de slapstick (le recrutement des super-méchants en mode Wipeout), du mickeymousing audio, des personnages tous plus stupides et maladroits les uns que les autres, beaucoup de remplissage, bref, on a ici quelque chose de nettement plus enfantin et puéril, même en comparaison des jeux vidéo de la franchise.

À cela, se rajoute un casting vocal pas inintéressant (Mark Hamill est là, notamment, mais aussi Tony Todd), pas toujours très bien exploité (Captain Cold est un ratage, le Manhunter ne convainc pas), et une histoire centrée sur Cyborg, qui tente de s'intégrer et de trouver sa place au sein de la Ligue.

Mais comme le ton du métrage est nettement plus parodique que d'habitude, le Cyborg que l'on a là est clairement le Cyborg des Teen Titans Go, immature, caricatural, passant son temps à danser, avec un humour à base de pet, la voix de Khary Payton, et des "Booya !" à gogo : pas de problème dans sa série originale, où tout le monde est comme ça, mais ici, il dénote un peu, et est probablement la raison pour laquelle tout ce téléfilm semble avoir des traits à ce point forcés.

Résultat : bien que le tout soit une origin story pas désagréable pour le Manhunter (avec un vague propos sur le racisme), et que le parcours de Cyborg soit pertinent, je n'ai pas vraiment accroché à ce Justice League : Attack of the Legion of Doom, trop bas de plafond et simpliste pour moi. En plus, pour ne rien arranger, j'ai eu l'impression que l'animation et les décors avaient été simplifiés, comme pour faire des économies...

Dommage.

2.5/6  

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Catch Review : WWE Royal Rumble 2015 (25/01/2015)

Publié le 26 Janvier 2015 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, WWE

TLC n'avait pas convaincu, et cette année, le Rumble semble tout miser sur son match-titre et sur son match de championnat, puisque le reste de la carte n'est composé que de matches par équipe sans intérêt...

Royal Rumble 2015 :

- New Age Outlaws vs The Ascension. Les NAO qui font leur routine habituelle, l'Ascension qui a toujours l'air ridicule, et une récap de Raw, durant lequel tous les vieillards ont apparemment humilié l'Ascension à tour de rôle, parce qu'à la WWE, on ne va pas promouvoir les nouveaux talents de la NXT de manière correcte, il ne faut pas déconner. Un match de merde, mou et sans intérêt. Ça commence mal.

- Miz & Mizdow vs Usos. Tag titles. Tout le monde se contrefout des Usos, tout le monde adore Mizdow, bref, la routine, à nouveau. Et comme d'habitude, le tout n'est pas particulièrement logique, avec Miz le maychant qui fait tout le boulot dans le ring en quasi-handicap plutôt que de laisser "sa doublure" faire tout le match (même les commentateurs ne peuvent s'empêcher de le faire remarquer...). M'enfin bon, un autre tag match quelconque.

- Les sbires de Rollins font de la promo pour le jeu vidéo Immortals, et Rollins n'est pas content.

- Bellas vs Natalya & Paige. Un tag match maladroit et très laborieux.

- Pauvre pauvre Cody Rhodes... m'enfin cela dit, les autres n'étaient pas forcément meilleurs dans ces promos backstage...

- Cena vs Lesnar vs Rollins, HW Title match. Cena hué par le public de Philly, Lesnar adulé, Rollins au milieu, c'était prévisible mais amusant. Le match était épique, du moins jusqu'à ce que le surbooking ne manque de le tuer à petit feu (à partir du moment où le brancard arrive), et que la fin télégraphiée n'arrive. M'enfin c'était probablement du MOTY pour la WWE.

- Une récap sans intérêt du Rumble.

- Rumble match. Bubba Ray qui se pointe en troisième position (pas de surprise, je m'y attendais clairement), et finit par se faire éliminer comme une merde par les Wyatts ; DDP qui fait un caméo le temps de placer trois Cutters ; Bryan éliminé à mi-parcours (huhuhuhu, le public qui se met aussitôt à siffler le show non-stop) ; Reigns se pointe, élimine plein de monde sous les huées du public ; le match se met à mourir à petit feu, à mesure que tous les favoris se font éliminer ; et un finish pitoyable, avec Show et Kane contre Ambrose et Reigns, toujours sous les huées du public. Ce serait hilarant si ce n'était pas aussi déprimant.

- The Rock en post-match pour sauver Reigns d'un passage à tabac. LMAO.

- Retour surprise de Rusev, qui se fait éliminer en trente secondes chrono par Reigns, sous les huées de tout le stade.

 


Un PPV à la première heure sans intérêt, et au match-titre tout aussi médiocre (mais qui, comme l'année dernière, vaut surtout le coup pour les réactions du public). Reste uniquement le Triple Threat pour sauver le show du naufrage complet. Lulz.

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Christmas Yulefest 2018 - 06 - The Holiday Calendar (2018)

Publié le 5 Décembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Télévision, Review, Christmas, Noël, Comédie, Romance, Yulefest, Netflix

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

The Holiday Calendar (2018) :

Abby (Kat Graham), une jeune photographe tentant de vivre de sa passion, reçoit de son grand-père un calendrier de l'avent ancien, supposément magique, qui chaque jour la guide en direction de celui qu'elle pense être l'élu de son coeur, Ty (Ethan Peck), un séduisant médecin célibataire. Mais rapidement, Abby réalise que son meilleur ami Josh (Quincy Brown) pourrait bien être celui qui est vraiment fait pour elle...

Rom-com Netflix à tendance afro-américaine, mais qui a le bon goût de proposer, dans un premier temps, une romance racialement mixte, chose rarissime dans le genre aux USA.

Malheureusement, rapidement, les grosses ficelles de ce métrage apparaissent, et on comprend rapidement que (attention spoiler ^^) le meilleur ami de l'héroïne (musicien/acteur au look assez ridicule) est son âme sœur, et que cette romance mixte n'est qu'une diversion temporaire. D'ailleurs, elle est évacuée dès le deuxième tiers du métrage, laissant 40 minutes à ce dernier pour... euh... pour que l'héroïne (une Kat Graham au demeurant sympathique) rattrape péniblement tout le retard qu'elle a sur le spectateur, et comprenne le pourquoi du comment de toutes les sous-intrigues de ce Holiday Calendar.

Bref : rythme bancal (tout le dernier tiers se traîne gentiment, d'autant que le fameux quiproquo/obstacle final au couple vedette est ici vraiment forcé) et énergie mollassonne, script et rebondissement vraiment cousus de fil blanc (et dérivatifs de nombreux autres téléfilms du genre, comme ceux centrés autour des 12 Cadeaux de l'Avent ou du Secret Santa, etc), placement produit Netflix gentiment forcé, tout ça pour un métrage qui n'aurait pas dépareillé sur Hallmark (du moins, sur Hallmark version 2018, puisque avant de se faire rappeler à l'ordre par le web et les millenials, la chaîne ne faisait habituellement pas vraiment dans les romances afro-américaines, afin de ne pas repousser les spectatrices blanches chrétiennes bien-pensantes qui ont voté Trump et qui constituent une part énorme du public de la chaîne).

L'interprétation (et la distribution) sont tout à fait honorables, mais bon... bof.

2.75/6 (il aurait fallu plus d'originalité et de rythme pour atteindre la moyenne)

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien...

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