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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Résultat pour ""the good place""

Un film, un jour (ou presque) #1378 : Kung Fu Nanny (2010)

Publié le 23 Février 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Review, Romance, Science-Fiction, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Kung Fu Nanny (The Spy Next Door - 2010) :

Espion chinois travaillant pour la CIA, Bob Ho (Jackie Chan) vit une existence paisible en banlieue américaine, où il s'est rapproché de sa voisine, la jolie Gillian (Amber Valletta). Mais celle-ci est mère célibataire de trois enfants (Madeline Carroll, Will Shadley, Alina Foley) qui voient d'un mauvais œil la relation amoureuse de Bob et Gillian. Et lorsque des criminels russes (Magnús Scheving, Katherine Boecher) s'en prennent à Bob alors que celui-ci babysitte les enfants, la situation se complique...

Une comédie d'action clairement alimentaire pour Jackie Chan, qui se plie là à l'exercice du Babysittor, Un flic à la maternelle, ou encore Playing with Fire, sous la caméra de Brian Levant, spécialiste des films sans ambition généralement à destination des plus jeunes (Beethoven, La Famille Pierrafeu, La Course au Jouet, Chiens des Neiges, A Christmas Story 2, les téléfilms Scooby-Doo).

Autant dire que le niveau est bas, à la fois mal écrit, mal dirigé (la direction d'acteurs est affreuse, et tout le monde joue faux à un moment ou un autre), mal rythmé, et mal mis en scène (la réalisation ne camoufle jamais le câblage des scènes d'action de Jackie), en images (ça fait très téléfilm) ou en musique (le score, parodie de film d'espionnage, est envahissant et incessant).

Pas grand chose à sauver de ce métrage, à vrai dire, si l'on a plus de 10 ans : c'est ultra-dérivatif, à l'image de ce générique d'ouverture, qui reprend les meilleures scènes d'action de la carrière de Jackie pour en faire la carrière de super-espion de Bob - le contraste est d'autant plus rude quand arrivent les scènes d'action de ce métrage (rien de vraiment honteux, Jackie fait son numéro habituel, mais la magie n'est pas vraiment là).

Bref, c'est approximatif, déjà vu, sans grand intérêt, et probablement l'un des moins bons films de la carrière récente de Jackie. Mais je suppose que Jackie, lui aussi, doit bien faire entrer de l'argent pour payer ses factures, d'une manière ou d'une autre...

1.5/6 (si l'on a plus de 10 ans, sinon, ça peut passer, à la limite)

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Critiques éclair - Wandavision, saison 1 : épisodes 1x01-02 (2021)

Publié le 30 Janvier 2021 par Lurdo dans Review, Critiques éclair, Comédie, Télévision, Fantastique, Drame, Romance, Action, Science-Fiction, Thriller, Les bilans de Lurdo, USA, Sitcom, Disney, Marvel, MCU, Wandavision

Après l'apothéose Endgame, et un peu "grâce" à la COVID, le MCU a été obligé de revoir ses ambitions à la baisse, et de freiner ses plans pour sa Phase 4 : probablement un mal pour un bien, puisque, privés de sorties cinématographiques, Feige et Marvel se sont rabattus sur le petit écran et sur Disney +, pour enfin lancer toute une série de projets parallèles effectuant une transition en douceur entre Endgame et la suite des festivités... à commencer par Wandavision, qui s'attarde sur le couple improbable composé de (feu) l'androïde Vision et de la sorcière Wanda Maximoff.

Wandavision, saison 1 (2021) :

- 1x01 : Dans les années 50, Wanda (Elizabeth Olsen) et Vision (Paul Bettany) emménagent dans la petite bourgade de Westview, et tentent de cacher leurs pouvoirs surnaturels à leur entourage, alors même qu'ils doivent recevoir à dîner Mr. Hart (Fred Melamed), le patron de Vision, et son épouse (Debra Jo Rupp)...

Premier épisode de cette série atypique, première production tv à faire officiellement partie du MCU et à s'inscrire dans la continuité cinématographique... et tout de suite, on est visiblement dans une autre catégorie que les productions ABC comme Agents of SHIELD et compagnie, voire même que les productions Netflix.

À vrai dire, au niveau ambitions et approche du média, Wandavision s'inscrit plus dans la droite ligne d'un Legion (toutes proportions gardées) : c'est étrange, décalé, mystérieux et ça rend hommage à d'autres genres - ici, en l'occurrence, Wandavision s'inscrit totalement dans l'héritage de la sitcom de studio old-school des années 50, façon The Dick Van Dyke Show ou I Love Lucy (saupoudré d'une touche de Ma Sorcière Bien-aimée) avec un tournage en noir et blanc, au format 4/3, et d'innombrables clins d'œil visuels, sonores et techniques renvoyant à cette époque plus "innocente".

Un bon épisode d'ouverture, intrigant à souhait, avec deux acteurs principaux particulièrement motivés et excellents, et qui (outre la publicité pour le toaster Stark) laisse quelques pistes alléchantes pour la suite.

- 1x02 : Dans les années 60, Wanda et Vision doivent préparer un numéro de magie pour l'événement caritatif de la ville. Mais alors que Wanda commence à faire l'expérience de phénomènes étranges, Vision voit ses rouages internes perturbés par un chewing-gum...

Un épisode un peu plus long, mais beaucoup plus léger et comique que le précédent, avec une parodie ouverte de la Sorcière Bien-aimée (y compris au niveau du générique d'ouverture animé, et du passage à la couleur), et deux acteurs principaux qui se donnent à fond à leurs personnages, ici totalement décomplexés et hilarants (Bettany, notamment, se lâche vraiment).

Le tout n'oublie cependant pas d'ajouter des touches de mystère au récit global, comme cette vision d'un apiculteur, cet hélicoptère aux couleurs du S.W.O.R.D., cette grossesse magique, ou encore cette Géraldine un peu louche ; et puis il y a l'utilisation de la couleur très Pleasantville, avec ce que ça implique pour la série dans son ensemble.

Vivement la suite (et j'ai apprécié le clin d'œil aux montres Strücker).

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

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Un film, un jour (ou presque) #1399 : Raya et le dernier dragon (2021)

Publié le 24 Mars 2021 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Disney, Fantastique, Jeunesse, Review, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Raya et le dernier dragon (Raya and the Last Dragon - 2021) :

Pour lutter contre les forces maléfiques qui envahissent lentement son royaume depuis que les divers clans le formant se sont déchirés et que les derniers Dragons protecteurs ont disparu, Raya (Kelly Marie Tran) arpente le pays à la recherche des fragments d'une pierre précieuse renfermant la magie des dragons. Avec l'aide de Sisu (Awkwafina), la dernière des dragonnes, et d'un groupe hétéroclite de compagnons, Raya va tout tenter pour sauver la planète de la destruction...

Dernier Disney en date, sorti à la fois sur Disney + et en salles, Raya et le dernier dragon se voulait un pas de plus dans la direction de la diversité et de la représentativité ethnique, ce qui n'est jamais une mauvaise chose.

Léger bémol pour moi, cependant : une absence totale d'affinité ou de réel intérêt de ma part pour l'esthétique sud-asiatique dont s'inspire grandement ce métrage animé pour donner naissance à son univers, un univers au carrefour des cultures et qui n'a pas été sans m'évoquer le monde d'Avatar, le dernier maître de l'air, notamment pour ses divers clans que l'héroïne tente d'unir.

Après, je mentirais en disant que je n'ai pas été agréablement surpris : contre toute attente, et malgré un récit assez balisé (principalement dans sa dernière ligne droite), j'ai trouvé le tout plutôt sympathique, tant au niveau de ses personnages secondaires (j'ai un faible pour Tuk Tuk, le chien-tatou de l'héroïne) que de son récit et de son esthétique.

Awkwafina, notamment, est comme toujours excellente dans son rôle, et ce quand bien même les dialogues et les expressions un peu trop modernes de sa dragonne (et de Raya elle-même, d'ailleurs) jurent un peu avec le décorum de cet univers de fantasy asiatique (c'était probablement voulu, mais en l'état, c'est à la fois trop peu pour fonctionner, et un peu trop pour être imperceptible - le postérieur entre deux chaises, en somme).

Bref, Raya, c'est techniquement très réussi (Disney oblige), c'est bien doublé et c'est divertissant (sans oublier l'avantage de ne pas avoir de chansons insipides toutes les dix minutes) ; cependant, tout cela ne suffit pas forcément pour en faire autre chose qu'un énième long-métrage Disney compétent, bien produit mais finalement pile dans la moyenne du studio - ça ne marquera pas forcément éternellement les mémoires et ça ne sera jamais un nouveau classique du genre... mais après tout, est-ce vraiment ce qu'on lui demandait ?

Un petit 4/6

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Un film, un jour (ou presque) #1234 : Iron Sky (2012)

Publié le 23 Juin 2020 par Lurdo dans Review, Critiques éclair, Cinéma, Comédie, Fantastique, Drame, Action, Science-Fiction, Histoire, Finlande, Allemagne

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Iron Sky (2012) :

À la fin de la Seconde Guerre Mondiale, les Nazis se sont enfuis pour la face cachée de la Lune, où depuis plus de 70 ans, ils préparent leur retour et la conquête de la Terre. Lorsque James Washington (Christopher Kirby), un astronaute afro-américain, met le pied sur l'astre lunaire, il est fait prisonnier, et devient l'objet des attentions de Renate Richter (Julia Dietze), idéaliste fascinée par cet homme étrange. Mais les Nazis ont décidé que le moment de passer à l'action était arrivé, et Klaus Adler (Götz Otto) prend ainsi le commandement d'un premier vaisseau, pour aller rencontrer la Présidente des USA...

Je me souviens, en 2012 ou 2013, avoir regardé cet Iron Sky dans sa version longue lui rajoutant 20 minutes, et m'être royalement ennuyé. Au point d'avoir tout oublié du film, quelques mois plus tard.

Aujourd'hui, donc, je jette de nouveau un coup d'œil à la version cinéma du métrage (90 minutes environ, ce qui est déjà nettement plus comestible), un métrage produit par l'équipe finlandaise de Star Wreck : In the Pirkinning, parodie combinant Star Trek et Babylon 5 dans un fan-film à l'humour médiocre et indigeste, mais aux effets spéciaux remarquables.

Sans surprise, il en va plus ou moins de même pour cet Iron Sky, au postulat très Wolfenstein (Nazis ! In Space !), qui bénéficie de visuels très réussis, mais dont l'écriture est assez calamiteuse, et l'humour particulièrement éventé (la présidente façon Sarah Palin, le côté blaxploitation du pilote américain, la satire bancale...).

Si ces 90 minutes se regardent sans trop de problème, grâce à l'inventivité de la direction artistique (en même temps, j'ai toujours apprécié ce style rétro-futuriste, comme dans Sky Captain), et à la musique de Laibach (parfois totalement incongrue, mais toujours intéressante),  ça ne fait pas pour autant de cet Iron Sky un bon film, loin de là.

Ça divertit, mais ça s'arrête là. Je reste cependant curieux de voir si les créateurs d'Iron Sky ont appris de leurs erreurs entre ce premier métrage et sa suite...

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1231 : Dragons 3 - Le Monde Caché (2019)

Publié le 18 Juin 2020 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Drame, Jeunesse, Review, Dreamworks

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Dragons 3 - Le Monde Caché (How To Train Your Dragon 3 : The Hidden World - 2019) :

Un an après que Hiccup (Jay Baruchel) ait retrouvé sa mère, l'harmonie règne à Berk... mais dans son rôle de chef, le jeune homme réalise finalement que la présence des dragons dans la communauté met à la fois en danger les habitants de celle-ci et la sécurité des dragons. D'autant que Grimmel (F. Murray Abraham), un chasseur de dragons sanguinaire, est bien décidé à exterminer Toothless, le dernier Night Fury, et à capturer toute la faune de Berk...

Retour de la franchise Dragons après un deuxième volet qui, pour être franc, ne m'a pas laissé un souvenir impérissable (non pas qu'il soit mauvais - au contraire, je l'avais visiblement apprécié à sa sortie - mais je m'aperçois aujourd'hui qu'il ne m'a pas du tout marqué, au point de probablement revoir sa note sérieusement à la baisse le jour où je le reverrai) ; un retour qui a pour objectif de boucler une boucle, de terminer un cycle, et de fermer, pour de bon, le livre de l'histoire de Toothless et de Hiccup.

Ce troisième film beigne ainsi dans une atmosphère douce-amère, celle d'un passage à l'âge adulte, une coming-of-age story qui voit Toothless se trouver une compagne, les dragons quitter Berk, et Hiccup épouser Astrid : la fin d'une époque, qui se fait au travers d'un métrage dynamique, amusant, et même touchant vers la fin... mais dont on ne peut s'empêcher de penser qu'il peine à nouveau à retrouver la magie et l'alchimie du premier film.

D'ailleurs, c'est probablement là le problème de toute cette trilogie : le premier film se suffisait à lui-même, et ses suites ne sont, finalement, qu'anecdotiques et superflues. Il suffit de voir comment ce troisième volet gère les quelques personnages du second opus (ils sont globalement inutiles) pour se dire que finalement, les scénaristes de la saga Dragons n'avaient, eux non plus, pas grand chose de plus à raconter en dehors de la relation Hiccup/Toothless.

Une relation émouvante et sincère, certes, qui donne encore lieu ici à quelques beaux moments, mais qui finalement, n'était pas forcément suffisante pour être le squelette sur lequel bâtir toute une franchise et un univers.

Après, ça reste techniquement impeccable et visuellement bluffant, mais bon...

3.75/6 

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Un film, un jour (ou presque) #1179 : Bloodshot (2020)

Publié le 7 Avril 2020 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Review, Science-Fiction, Thriller, Valiant

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Bloodshot (2020) :

Soldat d'élite, Ray Garrison (Vin Diesel) est ramené à la vie par le Dr. Emil Harting (Guy Pearce), inventeur d'une technologie révolutionnaire : son sang désormais remplacé par des nanites ultra-modernes, Ray possède des capacités surhumaines, et régénère instantanément toutes ses blessures. Mais rapidement, il comprend que Harting et ses troupes (Eiza Gonzalez, Alex Hernandez, Sam Heughan) se servent de lui pour accomplir leurs basses œuvres, et que tous les souvenirs de Ray ne sont qu'une construction virtuelle conçue par Harting...

J'avais déjà abordé l'univers des comics Valiant en ces pages, à l'occasion de la diffusion web de la mini-série (assez cheap) Ninjak vs. The Valiant Universe : studio créatif né dans les années 90, et exploitant tout un catalogue de licences qu'il s'efforce de remettre au goût du jour depuis 2007, Valiant se veut la troisième maison d'édition la plus importante de l'industrie, derrière Marvel et DC.

Ce qui, dans les faits, se traduit par un immense univers partagé mélangeant tous ses héros, avec plus ou moins de bonheur, et par une stratégie multimédia qui peine à prendre son envol. Ainsi, Bloodshot (une sorte de Wolverine technologique, partageant avec Logan ses pouvoirs de régénération, son amnésie, son passé de soldat...) était supposé lancer une version Valiant du MCU, préparant le terrain à Harbinger, Ninjak, Faith et compagnie.

Au vu du résultat de ce Bloodshot, c'est mal parti.

Baboulinet Vin Diesel fait pourtant des efforts : il a poussé énormément de fonte, est en grande forme physique, et fait tout son possible pour exprimer ses émotions, sa colère et son état d'esprit. Mais force est de constater que ses limites d'acteur sont encore très présentes, et qu'il ne parvient vraiment pas à exprimer un sentiment de puissance à l'écran sans donner l'impression de poser de manière artificielle (autrement dit, de jouer les gros durs).

Ici, on se retrouve donc avec un film d'action assez générique et basique, façon Universal Soldier un peu plus friqué, avec un protagoniste monolithique, des seconds rôles tous très insipides (sauf Guy Pearce), et surtout, un montage assez calamiteux, façon "un nouveau plan par seconde", que ce soit dans les scènes d'action ou dans les scènes plus calmes (c'est surtout perceptible dans la première demi-heure, où le film a parfois des airs de clip musical, et puis on finit par s'habituer).

Alors certes, ponctuellement, ça fonctionne - la grosse scène d'action du tunnel est visuellement plutôt efficace - mais entre le rebondissement de mi-film totalement éventé par les bandes-annonces, et la dernière demi-heure du film et ses affrontements numériques moches, le tout tombe vraiment à plat, semble même parfois mollasson, et signe probablement l'arrêt de mort du VCU.

Ce n'est pas forcément un mal, cela dit.

2.25/6

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Christmas Yulefest 2019 - 52 - Un Prince pour Noël 3 : le Bébé Royal (2019)

Publié le 26 Décembre 2019 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Critiques éclair, Comédie, Fantastique, Noël, Review, Romance, Netflix, Yulefest, Télévision

Noël vient à peine de se terminer, et chez les Téléphages Anonymesc'est toujours l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

Un Prince pour Noël 3 : le Bébé Royal (A Christmas Prince : The Royal Baby - 2019) :

Un an après leur mariage, la Reine Amber (Rose McIver) et le Roi Richard (Ben Lamb) d'Aldovia sont sur le point de donner naissance à leur premier enfant, aux alentours des fêtes de fin d'année. Mais la visite du couple royal de Penglia (Kevin Shen et Momo Yeung), royaume voisin, ravive les tensions, puisque du renouvellement d'un traité ancestral dépend la paix entre les deux nations... et une malédiction jetée au premier-né de la famille royale.

Dire que les deux premiers A Christmas Prince m'avaient laissé de marbre serait un euphémisme : succédanés de téléfilm Hallmark produits dans la précipitation, les deux téléfilms festifs étaient hautement génériques, hautement dérivatifs, et le buzz ironique les entourant m'avait franchement plus agacé qu'autre chose, d'où des notes sévères et lasses de ma part (cf les critiques publiées ici et ici lors de leur diffusion).

Mais comme Netflix ne recule devant rien, voici un troisième épisode, avec une grossesse (forcément, actualité princière oblige), et une vague histoire de malédiction (parce qu'après tout, au point où on en est, autant y aller franchement dans le n'importe quoi) qui donne parfois des airs de Scooby-Doo au métrage.

Un métrage qui délaisse toute romance et toute comédie, pour nous présenter une nation "rivale" aux frontières communes avec l'Aldovia, une nation étrangement asiatique alors que le Royaume de l'héroïne est au cœur de l'Europe, et que tout le monde y parle avec un accent anglais. Et donc, le traité de paix avec cette nation disparaît, et doit être retrouvé en urgence avant Noël, alors même que le bébé de l'héroïne est sur le point de naître, blablabla...

Pas grand chose de plus à dire sur ce troisième volet du Christmas Prince : si vous le regardez, c'est que vous avez déjà vu les deux précédents, vous savez à quoi vous attendre, et vous avez déjà une opinion bien arrêtée sur le tout.

En ce qui me concerne, sans surprise, j'ai trouvé le film toujours aussi bancal et approximatif dans son écriture, assez cabotin dans son interprétation et forcé dans sa réalisation (les zooms dramatiques... *soupir*), et reposant intégralement sur un mystère à la résolution éventée au possible, lequel a pourtant droit à une grande scène d'accusation façon Agatha Christie, qui tombe totalement à plat.

Après, les extérieurs sont toujours splendides, et le film, bizarrement, paraît un peu mieux rythmé que ses prédécesseurs... mais ça reste en bas de l'échelle des téléfilms de Noël, malgré toute la hype qui entoure la franchise en ligne.

2/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

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Halloween Oktorrorfest 2019 - 61 - CYCLE JASON - Vendredi 13 - Chapitre 2 : Le Tueur du Vendredi (1981)

Publié le 29 Octobre 2019 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Thriller, Friday

Chez les Téléphages Anonymes, d'octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Vendredi 13 - Chapitre 2 : Le Tueur du Vendredi (Friday the 13th : Part 2 - 1981) :

Deux mois après la mort de Mme Voorhees, Alice (Adrienne King), la seule rescapée du massacre de Crystal Lake, est retrouvée morte dans son appartement, victime d'un tueur mystérieux. Cinq années passent, jusqu'à ce qu'un nouveau groupe de jeunes (Amy Steel, John Furey, Stu Charno, Lauren-Marie Taylor, etc) s'installe à proximité du Camp abandonné. Un à un, les apprentis-moniteurs sont alors décimés par Jason Voorhees, au visage masqué par un sac de toile...

Une suite directe assez frustrante, pour de multiples raisons. À commencer par son introduction à rallonge, une reprise directe des 5 dernières minutes du film précédent (ce qui donne lieu à un flashback dans un flashback ^^)... et puis, rapidement, on réalise (après la mort d'Alice) qu'on va avoir droit à un copier-coller du premier film, avec tout un troupeau de jeunes sexy mais totalement insipides, bien trop nombreux pour être correctement développés et/ou traités.

Si à la limite, ce nombre accru de victimes donnait lieu à des effets spéciaux variés et mémorables... mais non, les mises à mort sont assez génériques et quelconques, Jason est difficile à prendre au sérieux avec son sac à patates sur la tête (en plus de manquer de carrure, de force et de présence physique), l'interprétation des jeunes reste toujours très inégale, le racolage accru du film (plus de nudité) n'apporte pas grand chose, bref, ce n'est pas terrible du tout.

D'autant que la réalisation de Steven Miner ne fait rien pour arranger la situation : des fondus au blanc assez laids en guise de transitions, et un recours systématique aux feintes visuelles et scénaristiques qui désamorcent les 3/4 du film (on pense que tel personnage va se faire tuer par Jason, on voit les pieds du tueur, la musique, la réalisation, etc, tout se met au diapason... mais non, c'est une feinte, et c'est un autre campeur qui surgit - une méthode aussi connue sous le nom de jump-scare du chat, et qui peut fonctionner une fois, pas trente)...

Mais de toute façon, tout se résume en un point : la final girl. Et là, comme dans le premier film, problème, puisque cette final girl est tout sauf intéressante ou bien interprétée.

Ajoutez à cela une fin assez plate et prévisible, et voilà, une suite en deçà de l'original.

2/6

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Halloween Oktorrorfest 2019 - 68 - CYCLE JASON - Vendredi 13 - Chapitre IX : Jason va en Enfer (1993)

Publié le 31 Octobre 2019 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Thriller, Friday

Chez les Téléphages Anonymes, d'octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Vendredi 13 - Chapitre IX : Jason va en Enfer (Jason Goes to Hell : The Final Friday - 1993) :

Lorsqu'il est réduit en miettes par le FBI, les morceaux du corps de Jason Voorhees finissent à la morgue. Mais rapidement, le Mal infestant le cœur de Jason se transmet d'hôte en hôte, tel un parasite, avec un objectif : trouver un descendant des Voorhees pour se réincarner, et redonner vie à Jason. Mais Creighton Duke (Steven Williams), un chasseur de primes, est sur la piste du tueur, et il va utiliser Steven (John D. Le May) et Jessica (Kari Keegan) pour parvenir à ses fins...

Premier film de la franchise sous l'égide New Line... et c'est un joli ratage : script très approximatif qui suit un parasite passant de corps en corps, et nous prive donc de Kane Hodder pendant les 3/4 du film ; un Jason laid au possible, sorte de grosse boursouflure au masque incrusté dans sa chair ; des personnages principaux insipides (dont un protagoniste ressemblant à la doublure lumière de Ted Raimi) ; une réécriture des origines de Jason qui n'est pas très cohérente avec le reste de la franchise (le Necronomicon et la dague kandarienne de la saga Evil Dead, voulus par le réalisateur/scénariste comme une explication de la résurrection perpétuelle et de la violence de Jason) ; un rythme anémique ; et pour ne rien arranger, des mises à mort inégales, parfois censurées pour la version cinéma (notamment les campeurs rajoutés lors des reshoots).

Bref, si Jason Goes To Hell peut avoir des moments amusants, et des effets physiques réussis (signés KNB), le film est vraiment pénible à suivre, entre son histoire de dernier parent éloigné des Voorhees (qui fait très Halloween), ses effets spéciaux datés années 90, et son fanservice cinématographique (qui case donc Evil Dead, Stephen King, Creepshow, John Carpenter, et bien sûr Freddy Krueger).

Probablement l'un des épisodes les plus faibles de la saga, si ce n'est le plus faible (alors que, bizarrement, je gardais le souvenir d'un métrage plutôt divertissant, là, j'ai vraiment lutté pour arriver au bout).

1.25/6

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Critique éclair : Game of Thrones (Le Trône de Fer), saison 1

Publié le 30 Mars 2012 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Fantastique, Drame, HBO

Alors que la nouvelle saison du Trône de Fer, dernier phénomène télévisuel à agiter la sphère internet geek, est sur le point d'arriver sur nos écrans sur HBO ce 1er Avril, revenons brièvement sur la première saison de ce programme, une année audacieuse qui, malgré l'enthousiasme collectif des fans et des critiques, n'était cependant pas totalement dénuée de défauts...

En effet, après avoir regardé d'une traite les dix épisodes de la saison 1, je suis resté légèrement circonspect et mitigé. Pas forcément à propos de la série en elle-même : je n'ai rien à reprocher au rendu visuel (excellent... et dire que Camelot coûtait 1M/1.5M de $ de plus par épisode, pour un résultat nettement plus fauché et artificiel ), à la distribution (bien au contraire, même, les rôles sont très bien castés), ou à la mise en scène, très appropriée. J'émettrais bien quelques réserves sur la gratuité évidente des scènes de sexe, mais bon, c'est la chaîne qui veut ça...

Là où la série a un peu peiné à me convaincre, c'est au niveau du scénario & de l'adaptation du récit. N'ayant pas lu les romans initiaux, et me fiant à ce qu'on m'en disait, je m'attendais à quelque chose qui soit, d'entrée de jeu, relativement complexe, original, et/ou captivant (malgré le fait que cette année ne soit, en fin de compte, qu'une grosse introduction).

Le problème, c'est que je me suis trouvé devant un récit somme toute assez convenu, sur lequel j'avais vingt longueurs d'avance (le nombre de fois où les scénaristes téléphonent la disparition imminente d'un personnage par un "oui, ce que j'ai à te dire est très important, mais on en discutera à mon retour"), et surtout qui se traîne gentiment en longueur, histoire de meubler ses dix épisodes.

Pour le coup, j'aurais nettement préféré voir le même récit réduit à 7 ou 8 épisodes, au format anglais : peut-être que ça nous aurait ainsi épargné un épisode brouillon et mal foutu de Jane Espenson - et avant qu'on ne m'accuse de lui en vouloir particulièrement, je précise que c'est précisément parce que je trouvais l'épisode laborieux et bancal que j'ai cherché qui l'avait écrit... pour découvrir sans grande surprise que c'était Jane (excellente scénariste de comédie/dramédie, mais particulièrement peu convaincante sur des séries dramatiques pures comme Galactica, ce Trône de Fer, ou Caprica, entre autres) et que d'autres que moi avaient fait la même remarque ailleurs.

Alors la faute au roman originel ? Au travail d'adaptation ? À la hype générale ? Je ne sais pas trop, en fait, même si je doute que les rebondissements (morts, rencontres, secrets de succession, dragons, etc) apparaissent aussi évidents/téléphonés dans le livre, ne serait-ce que par la simple densité du récit papier, et son nombre de pages : ces rebondissements sont alors probablement noyés dans la masse du récit, et pas autant mis en avant par le format et la trame narrative imposés par le petit écran.

Reste que malgré ces quelques réserves, le Trône de Fer est clairement, avec sa saison 1, une adaptation réussie. Toutes les séries ne peuvent pas en dire autant (The Walking Dead...), et HBO peut s'enorgueillir de ce programme très sympathique, à la distribution sans failles, et à la production impeccable.

(c'est quand ils veulent pour faire un film d'aventures façon Sinbad, ou Jason et les Argonautes, avec Iain Glen en capitaine de navire charismatique)

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Un film, un jour (ou presque) #1148 : Opération Funky 2 (2019)

Publié le 24 Février 2020 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, USA

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Opération Funky 2 (Undercover Brother 2 - 2019) :

Peu de temps après avoir pris son petit frère Lionel (Vince Swann) sous son aile, l'Undercover Brother (Michael Jai White) disparaît avec ce dernier dans une avalanche en Autriche, alors même qu'il poursuivait The Man (Barry Bostwick). Réanimé 16 ans plus tard, en 2019, Lionel doit alors aider les forces de la Brotherhood à lutter contre le racisme ambiant et le politiquement correct, tandis que l'Undercover Brother reste dans le coma...

Le premier Undercover Brother, sorti en 2002, n'était pas forcément un classique de la comédie américaine mais, entre sa distribution efficace (Eddie Griffin, Chris Kattan, Denise Richards, Dave Chappelle, Chi McBride, Neil Patrick Harris, Gary Anthony Williams, Billy Dee Williams, James Brown, Robert Trumbull...) et son script signé de l'un des co-scénaristes de la franchise Austin Powers, on passait tout de même un moment agréable devant cette parodie des films de blaxploitation à la fois décomplexée et engagée.

Pour cette suite, le département DTV d'Universal s'est tourné vers des auteurs de sitcom, et vers le scénariste des suites vidéo de La Course au Jouet, de Jusqu'au Cou, et de La Revanche des Losers, pour nous pondre une suite qui lorgne encore plus vers Austin Powers (les deux protagonistes sont décongelés à notre époque, et découvrent le monde moderne), et qui troque une grosse partie de son militantisme anti-racisme pour une critique de la culture woke, du politiquement correct, et des hipsters.

On est donc dans de l'humour assez éventé, mis en images de manière quelconque et approximative (pas mal de problèmes de continuité capillaire), souffrant d'un budget clairement minuscule, et qui commet l'erreur d'avoir une distribution globalement insipide, troquant l'Undercover Brother du titre (ici joué par un Michael Jai White impliqué, qui nous fait une variation de Black Dynamite) contre son petit frère, qui est le vrai protagoniste du film.

Un petit frère qui nous refait la partition d'un frère Wayans (y compris au niveau du déguisement whiteface), et qui achève de persuader le spectateur que cette suite décousue et peu inspirée n'était ni faite, ni à faire.

1.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1090 : Angry Birds 2 - Copains comme Cochons (2019)

Publié le 25 Novembre 2019 par Lurdo dans Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Review

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Angry Birds 2 - Copains comme Cochons (The Angry Birds Movie 2 - 2019) :

Lorsqu'une nouvelle île, l'île des Aigles, est découverte, et que sa dirigeante, Zeta (Leslie Jones), menace de détruire l'île des Oiseaux et celle des Cochons, les deux peuples ennemis doivent s'unir pour sauver leur habitat. Red (Jason Sudeikis), Chuck (Josh Gad), Bomb (Danny McBride), Mighty Eagle (Peter Dinklage), et Silver (Rachel Bloom), la soeur de Chuck, s'associent alors à Leonard (Bill Hader), Courtney (Awkwafina), et Garry (Sterling K. Brown), des cochons, pour monter une équipe improbable, et partir à l'assaut de l'île des aigles...

Le premier Angry Birds était loin d'être un film réussi, mais bizarrement, malgré ma critique très mitigée, j'en garde un souvenir n'étant pas si désagréable que ça. Pas au point, cependant, d'accueillir une suite avec impatience ou curiosité, mais bon : cette suite existe, et la promesse d'un film de casse où cochons et oiseaux unissent leurs forces contre les aigles avait, potentiellement, de quoi intriguer.

En l'état, le résultat est très inégal, probablement plus encore que le film original. Déjà, parce que le script se découpe en deux pans, une intrigue principale suivant l'équipe de Red dans un semblant de heist movie, et une sous-intrigue concernant un trio de poussins tentant de retrouver des œufs perdus.

Deux intrigues à peine liées (comme on s'en doute, elles finissent par se rejoindre à la toute fin du film, mais pas forcément de manière très naturelle), et qui donnent vraiment l'impression d'un court-métrage intégré à la trame principale du récit, pour tenter de lui donner un rythme artificiel.

Car c'est l'un des problèmes du film : malgré ses péripéties et ses personnages assez excentriques, et ses bruitages amusants (façon vieux cartoons Tex Avery/Looney Tunes), le rythme de cet Angry Birds 2 est assez bancal, au point que la seconde moitié du film se traîne mollement, çà et là. Ajoutez à cela un script un peu décousu et brouillon, avec des références musicales étrangement datées, et voilà, un résultat aussi générique et quelconque que le premier film, qui n'a vraiment pour lui qu'un doublage maîtrisé.

Pas désagréable, mais encore moins mémorable que le premier métrage.

2.5/6

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Christmas Yulefest 2018 - 18 - Un Prince pour Noël 2 : le Mariage Royal (2018)

Publié le 12 Décembre 2018 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Netflix, Noël, Review, Romance, Télévision, Yulefest

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

Un Prince pour Noël 2 : le Mariage Royal (A Christmas Prince : The Royal Wedding - 2018) :

Après une année passée loin de l'Aldovie, Amber (Rose McIver) retourne dans son futur royaume, à l'approche de Noël, pour y épouser son fiancé, le Roi Richard (Ben Lamb). Mais le Royaume est plongé dans le chaos, alors que les caisses du pays sont mystérieusement vidées, et que les sujets de Richard commencent à se révolter...

Malgré son buzz démesuré, le premier A Christmas Prince était une rom-com princière banale au possible, pour ne pas dire médiocre et en pilotage automatique, qui ne faisait que recycler tous les poncifs de ce style de film, tels que Hallmark et compagnie les produisent depuis des années. Mais comme le public de Netflix est un public jeune, facilement ironique, et surtout très peu familier des clichés du genre (et de la production Hallmark), ACP a, pour beaucoup, été une porte d'entrée vers l'univers des romances de Noël. D'où le succès que je mentionnais et la pluie de critiques semi-enthousiastes et semi-moqueuses que l'on peut trouver, aujourd'hui encore, au sujet du premier opus.

Et cette suite, alors ? C'est une suite mise précipitamment en chantier pour capitaliser sur le succès de l'original... une suite qui part du postulat que le spectateur se souvient parfaitement de tous les personnages du premier film (sauf le père d'Amber, dont l'acteur a changé) et a pour eux une affection démesurée... une suite qui met de côté la romance du premier opus, pour séparer Amber et son Prince à base d'une intrigue politique insipide (la politique de rigueur de Macron Richard ne fonctionne pas, les Gilets Jaunes ses sujets sont dans la rue et se mettent en grève, mais pas de panique, c'est le fait d'un maychant très maychant !) mâtinée d'une enquête tout aussi peu passionnante de la future reine/journaliste... une suite qui force toujours plus le trait, notamment dans son écriture du père d'Amber, mais aussi dans celle du designer indien efféminé, arrogant et flamboyant... bref, une suite qui, comme de nombreuses suites, n'est pas à la hauteur de son modèle, et dans laquelle Noël n'est, à nouveau, qu'un prétexte à mettre de la neige partout.

ACP 2 s'avère donc totalement inintéressant, dépourvu d'énergie et prévisible sur tous les plans ; d'ailleurs, les scénaristes ne semblent pas savoir, eux non plus, comment terminer leur métrage, qui s'essouffle lamentablement une fois le bad guy arrêté (avec un arc et une flèche !?) par l'héroïne : on a alors droit à un mariage cheap et bâclé, sur fond de Jeux Interdits, et à une réception de mariage guère plus luxueuse, qui se termine en conga les pieds dans de la neige mousse.

Il ne reste vraiment que des extérieurs superbes, et Rose McIver, pour éviter au film le plantage total. C'est peu.

1.25/6

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Critique éclair : Wet Hot American Summer (2001) & Wet Hot American Summer : First Day of Camp (2015)

Publié le 16 Août 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Télévision, Review, Comédie, Netflix

Wet Hot American Summer :

En 1981, les vacances d'été touchent à leur fin au Camp Firewood, et pour tous les moniteurs et les employés, le moment est venu de faire le bilan, et de mettre en ordres leurs affaires afin de quitter la colonie de vacances...

Plus vraiment besoin de présenter cette glorieuse parodie des summer camps movies des années 80, au casting cinq étoiles (Janeane Garofalo, David Hyde Pierce, Molly Shannon, Paul Rudd, Christopher Meloni, Michael Showalter, Marguerite Moreau, Zak Orth, A.D. Miles, Ken Marino, Joe Lo Truglio, Michael Ian Black, Bradley Cooper, Amy Poehler, Elizabeth Banks, Judah Friedlander), et à l'humour absurde tout droit issu des esprits décalés de la troupe comique The State, aka David Wain, Michael Ian Black & Michael Showalter.

C'est totalement décalé, volontairement forcé et improbable, avec des acteurs tous castés dans des rôles totalement trop jeunes pour eux, des montages musicaux débiles au possible, et un jusqu'au-boutisme qui fonctionne à 200% pour peu qu'on sache à quoi s'attendre avant.

Une véritable comédie culte s'il en est.

Dé à 20 faces/6

Wet Hot American Summer - First Day Of Camp :

En 1981, les vacances d'été commencent tout juste au Camp Firewood, et pour tous les moniteurs et les employés, le moment est venu de faire connaissance avec leurs nouveaux collègues, et avec les enfants qu'ils doivent surveiller...

Alors que je n'avais pas du tout prévu de le faire à ce rythme, j'ai fini par enchaîner les épisodes de cette préquelle juste après avoir revu le film, et contrairement à ce que je redoutais suite à certains avis critiques lus ici ou là, je n'ai pas vraiment perçu de problème de rythme dans la série, si ce n'est un petit coup de mou durant l'avant-dernier épisode.

Alors il est vrai que contrairement au film, où c'était un ratio gag & absurdité par minute de film assez élevé, la série est nettement moins percutante. Limite c'est à peu près le même nombre de gags et de scènes absurdes, mais sur une durée double, donc forcément, c'est dilué. Et tous les gags ne font pas mouche, tout comme ils ne faisaient pas tous mouche dans l'original.

Mais entre les nombreux caméos, le toutéliage ultra-poussé (d'innombrables détails anecdotiques - le téléphone de la cuisine - trouvent en fait leur justification dans des scènes du film ; les punks dans la superette qui sont le groupe de nerds qui dévient le satellite dans le film, mais avec 15 ans de plus ; Meloni qui, lorsqu'il poursuit Ken Marino, ne parvient pas à sauter au-dessus d'une souche, comme Lo Truglio dans une situation similaire du film, etc, etc, etc) et certains moments d'anthologie (nan mais le Captain Kirk, sérieux :mrgreen:), j'étais dedans de bout en bout, et je ne regrette pas qu'ils aient fait cette préquelle-suite-nawak, presque aussi réussie que le film. Les fans seront aux anges.

(Meloni est franchement impérial)

(et le coup de DJ Skimask pour camoufler l'absence de Bradley Cooper dans les deux derniers épisodes, c'est :pouce: )

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Critiques éclair - Unbreakable Kimmy Schmidt : Kimmy contre le Révérend (2020)

Publié le 29 Novembre 2020 par Lurdo dans Aventure, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Netflix, Review, Romance, Télévision, USA

Parce que Bandersnatch, l'épisode interactif de Black Mirror, avait créé un certain buzz, Netflix s'est tourné vers ses autres créateurs pour leur proposer le même concept, celui d'un épisode-dont-vous-êtes-le-héros. Tina Fey et ses collèges ont donc répondu présent à l'appel, et ont concocté cet épisode spécial de leur série Unbreakable Kimmy Schmidt, un épisode qui sert, en quelque sorte, de grand final déjanté au programme...

Unbreakable Kimmy Schmidt - Kimmy contre le Révérend (Kimmy vs the Reverend - 2020) :

Lorsqu'elle découvre dans son sac à dos un livre-dont-vous-êtes-le-héros ne lui appartenant pas, Kimmy (Ellie Kemper) comprend que le Révérend (Jon Hamm) a enlevé d'autres femmes et les conserve dans un bunker encore inconnu. Elle décide alors de suspendre temporairement son mariage avec le Prince Frederick (Daniel Radcliffe) pour aller interroger le Révérend en prison, et tenter ainsi de libérer ces prisonnières anonymes...

Je n'avais pas été ultra-convaincu par la saison 4 de Kimmy Schmidt, une saison plus engagée et militante qui semblait pourtant donner, par moments, une impression de précipitation et de brouillon, manquant de structure et débouchant sur un happy end général logique, mais un peu inabouti.

Avec cet épisode spécial interactif, j'ai presque envie de dire que je suis réconcilié avec le programme, tant Tina Fey et son équipe jouent vraiment avec le format et avec le concept des choix multiples. Kimmy contre le Révérend propose ainsi un récit déjanté (comme d'habitude), mais aussi plus léger que l'ensemble de la saison 4 : un récit certes assez linéaire, mais qui bénéficie fortement des multiples embranchements narratifs proposés par le format.

Car les scénaristes exploitent ces derniers avec une évidente jubilation : certains embranchements donnent lieu à des conclusions abruptes et funestes, durant lesquelles les acteurs viennent vous faire la leçon et vous expliquer que vous avez fait des choix déplorables ; d'autres partent dans des directions totalement absurdes (L'apocalypse cybernétique ! Les douze jours de Noël !), qui ne se manifestent qu'en répétant volontairement, à plusieurs reprises, certains choix erronés ; certains sous-intrigues (et certaines guest stars) n'apparaissent par ailleurs qu'après avoir effectué une suite de choix bien précis... et on s'aperçoit bien vite que les dialogues et les punchlines changent légèrement selon les choix effectués, même les plus anodins.

On s'amuse donc à parcourir l'épisode en long, en large et en travers pour trouver toutes les variations, d'autant que le sens de l'humour de la série reste mordant et astucieux (le nom de l'école privée du Prince), et que l'interprétation est impeccable (Radcliffe a vraiment trouvé sa voie dans la comédie, Hamm est excellent, et tout le monde semble bien s'amuser, comme d'habitude).

Bref, un series finale à la fois ludique et efficace, qui propose une conclusion plus que satisfaisante au programme (du moins, si le spectateur fait les bons choix, et a eu droit à la fin Breakfast Club totalement absurde), et qui met un peu de bonne humeur dans cette année 2020 déplorable.

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Un film, un jour (ou presque) #1381 : Synchronic (2020)

Publié le 26 Février 2021 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Policier, Review, Science-Fiction, Thriller, USA

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Synchronic (2020) :

À la Nouvelle-Orléans, le Synchronic, une drogue étrange, fait des ravages ; au quotidien, Steve (Anthony Mackie) et Dennis (Jamie Dorman), deux ambulanciers, sont confrontés à ses conséquences : morts improbables, disparitions inexpliquées, blessures impossibles - le Synchronic semble avoir la capacité d'envoyer brièvement ses utilisateurs dans le temps, sans le moindre contrôle sur la destination ou l'époque. Se découvrant atteint d'un cancer incurable, Steve décide alors d'utiliser lui-même cette drogue pour tenter de retrouver Brianna (Ally Ioannides), la fille adolescente de Dennis, récemment disparue dans les couloirs du temps...

Devant ce Synchronic, il est difficile de ne pas penser à Project Power, autre film policier récent flirtant avec la science-fiction et se déroulant à la Nouvelle-Orléans : seule différence, vraiment, la nature de la drogue, et le fait que ce Synchronic soit le produit du travail d'un duo de réalisateurs/scénaristes indépendants, déjà responsables de plusieurs métrages remarqués : Resolution, Spring, un segment de V/H/S Viral, ou encore The Endless.

Un duo au style très prononcé, mais au travail fréquemment inégal : Spring, notamment, souffrait d'un rythme longuet, d'une tendance aux explications pseudo-scientifiques inutiles et bancales, et d'un style visuel parfois trop artistique pour son propre bien.

Et donc, sans surprise, ici, on retrouve les mêmes problèmes : alors que le récit est, au final, assez simple dans ses tenants et ses aboutissants, sa mise en images (particulièrement terne, jaunâtre et poisseuse, sur fond de musique électro grinçante) et sa structure (près de 50 minutes avant que le voyage temporel ne soit explicitement cité, une grosse moitié du film consacrée à la relation amicale de Steve et Dennis, à grands renforts de flashbacks et d'inserts interrompant fréquemment le récit) font que le tout semble étrangement décousu, notamment au niveau des dialogues ronflants, ou des explications pseudo-scientifiques du tout.

C'est très bancal, tout ça, et paradoxalement, alors que le film commence à devenir intéressant (au bout d'une heure, lorsque Steve découvre le voyage dans le temps et tente d'en comprendre les règles), les faiblesses de l'écriture (règles approximatives, rebondissements prévisibles) parasitent le récit, et font qu'on se détache un peu du tout, en attendant la conclusion inévitable du métrage, une conclusion sui tombe malheureusement un peu trop à plat.

Dommage, parce qu'il y avait là des bonnes idées, mais ici, la forme prend bien trop le dessus sur le fond à mon goût.

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1499 : Fast & Furious 9 (2021)

Publié le 5 Août 2021 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Review, Science-Fiction, Thriller, USA

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Fast & Furious 9 (F9 - 2021) :

Lorsqu'un message de détresse de Mr Nobody (Kurt Russell) oblige Dom (Vin Diesel) et son équipe à reprendre du service, ils découvrent que le super-espion Jakob (John Cena), le frère de Dom, est derrière tout cela, et qu'il tente de réunir les différentes pièces d'Aries, un dispositif technologique au potentiel dévastateur...

Je le disais déjà lors de Fast 8 : j'ai de moins en moins de patience vis à vis de la franchise Fast and Furious et, hormis le spin-off Hobbs et Shaw, qui fonctionnait en grande partie sur son côté actioner décomplexé porté par le charisme de ses acteurs principaux, les derniers F&F sombrent de plus en plus dans un grand n'importe quoi de scènes d'action numériques jamais plausibles, de personnages monolithiques invulnérables, et de péripéties improbables de film d'espionnage.

Ici, donc, on prend donc les mêmes, et on recommence. Ou presque, puisque The Rock n'est plus au rendez-vous, ayant trop éclipsé Baboulinet de son charisme : qu'à cela ne tienne, Diesel se rabat sur un autre acteur-catcheur, John Cena, et en fait son frère caché, un super-espion invulnérable qui fait tout aussi bien que son frangin, y compris serrer la mâchoire. Aussi bien, mais pas mieux, car Vin Diesel s'est assuré, cette fois-ci, de ne pas se faire éclipser par son partenaire de jeu, et il conserve toujours le dessus sur ce dernier... y compris lors de poursuites au dessus des toits, qui se finissent dans une destruction générale des intérieurs de certains appartements, sans la moindre égratignure pour les deux hommes.

Après, c'est toujours la même rengaine : un scénario capillotracté avec des enjeux internationaux et une planète à sauver, des cascades inventives mais jamais crédibles une seule seconde, des effets spéciaux très inégaux, de l'humour faiblard, et de la rétrocontinuité à gogo, qui réécrit des pans entiers de la franchise pour ramener tel ou tel acteur de manière bien forcée...

Sauf qu'ici, on atteint des sommets, en envoyant Ludacris et Tyrese Gibson dans l'espace, et en faisant des personnages des véritables superhéros de cartoon indestructibles, qui savent tous se battre comme des artistes martiaux, et qui se moquent même de leurs super-compétences au cours d'une scène ou deux.

À partir de là, quel intérêt ? Diesel est toujours en sous-jeu monolithique (et Cena est plus expressif que lui dans bien des scènes), Ludacris et Gibson sont toujours inutiles en comic-relief basique, et les flashbacks sur la famille de Dom, tout ça, ne sont qu'un prétexte pour une fin de métrage en mode "la famille, c'est plus important que tout, il faut pardonner", qui évite à Cena de finir en grand méchant.

Comme d'habitude, du bigger louder dumber qui se prend à la fois trop au sérieux pour paraître sincère, et pas assez pour impliquer le spectateur.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #1466 : CYCLE SCI-FI - Minuit dans l'univers (2020)

Publié le 22 Juin 2021 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Netflix, Review, Science-Fiction, USA, Science Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Minuit dans l'univers (The Midnight Sky - 2020) :

Alors que la Terre est ravagée par une catastrophe planétaire, Augustine Lofthouse (George Clooney), un scientifique malade et en fin de vie, reste terré, résigné, dans une base éloignée de l'Arctique. Pour seule compagnie, il ne peut compter que sur une fillette muette (Caoilinn Springall) qui a échappé à l'évacuation de la base. Mais quand Augustine réalise qu'un vaisseau spatial, l'Aether, est toujours actif et de retour de mission, le chercheur comprend qu'il doit les avertir de la catastrophe récente - pour cela, une seule solution : braver les éléments pour rejoindre une autre base plus au nord, équipée d'un émetteur suffisamment puissant...

Un long-métrage assez sombre et dépressif, adapté d'un roman par George Clooney, devant et derrière la caméra pour ce film sorti en salles et sur Netflix, et qui, malheureusement, n'est pas particulièrement convaincant.

Le problème ne vient pas de Clooney, ni de la fillette, ou de l'équipage de l'Aether (dont Felicity Jones), mais bien de la structure même du récit, une structure qui dépeint, en parallèle, l'aventure éprouvante d'Augustine et de sa compagne de voyage, et le quotidien de l'Aether et de son équipage, un quotidien tour à tour monotone et chaotique.

Il y aurait eu de quoi donner là du rythme et de l'énergie au film, en alternant fréquemment les deux points de vue... mais non, le film souffre d'un étrange déséquilibre sur ce plan, un peu comme si, en cours de route, Clooney s'était désintéressé de la partie terrestre, introspective, au milieu du froid, des éléments, et de la neige, pour se concentrer nettement plus sur la partie spatiale, qui n'est pas sans rappeler Gravity.

Une impression de deux films différents qui cohabitent assez mal, le souci étant que la partie spatiale est loin d'être captivante ; certes, en comparaison de la partie terrienne, froide et contemplative, les pluies de météores et les sorties spatiales sont plus dynamiques, mais le tout reste trop déséquilibré et les personnages trop quelconques pour que la mayonnaise prenne.

Plus embêtant, cette mayonnaise (enfin, cette alternance) est principalement là pour donner corps à un twist final (que n'aurait pas renié Tyler Durden) qui lie plus directement les personnages et les deux pans du récit, mais que le spectateur avisé voit venir TRÈS tôt dans le film. Et comme ce rebondissement final est supposé porter (à l'aide de la bande originale envahissante de Desplat) toute la charge émotionnelle du métrage, lorsqu'il tombe gentiment à plat, il entraîne dans sa chute le reste du récit...

Dommage, parce que Clooney fait un beau travail derrière la caméra.

2.5/6

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Les bilans de Lurdo : Upload, saison 2 (2022)

Publié le 5 Juin 2022 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Drame, Les bilans de Lurdo, Review, Romance, Science Fiction, Science-Fiction, Sitcom, Télévision, USA, Amazon

Seconde saison de cette série d'anticipation du créateur de The Office, une série diffusée sur Amazon et qui, sans être mauvaise, n'avait pas forcément laissé de souvenirs impérissables à ses spectateurs : mélange de comédie satirique, de thriller et de romance impossible, le tout se trouvait souvent le postérieur entre plusieurs chaises, sans jamais totalement convaincre dans l'une ou l'autre des catégories.

Au point d'avoir oublié les trois-quarts de la saison 1 alors que j'entame cette nouvelle fournée de sept épisodes d'une petite demi-heure...

Upload, saison 2 (2022) :

Séparés par la technologie, Nathan (Robbie Amell) et Nora (Andy Allo) ont pris des directions différentes : lui est coincé dans l'au-delà d'Horizon, avec une Ingrid (Allegra Edwards) toujours plus collante, et elle a rejoint le camp des Ludds, un groupuscule anti-technologie qui a prévu de saboter Horizon. Et il reste toujours l'affaire du meurtre de Nathan, qui reste irrésolue...

Et malheureusement, cette seconde saison assez brève continue de confirmer les tendances de la première, avec un programme s'éloignant de plus en plus de la comédie, pour insister sur quelque chose de pas très abouti.

Attention, le ton général reste léger et ponctuellement, des idées amusantes surnagent ici et là, mais alors que la série peinait déjà à équilibrer ses différentes facettes (romance, satire, sitcom, enquête sur un meurtre...), ici, elle s'engage dans une voie contestataire et anti-capitaliste non seulement un peu hypocrite (vu que le tout est produit pour Amazon), mais qui est trop superficielle pour convaincre.

L'humour passe ainsi au troisième plan, la romance est désormais quasi-impossible (les deux personnages principaux passent une bonne partie de la saison séparés), la satire reste assez basique, et l'enquête sur le meurtre est laissée en filigrane (voire oubliée en cours de route), les scénaristes préférant consacrer de longues scènes aux Ludds, un mouvement terroriste rebelle luddite à la limite de la secte, dans lequel Nora est embarquée de manière un peu abrupte dans le season premiere.

On se retrouve ainsi avec de l'espionnage industriel, beaucoup de scènes dans le monde réel, une Ingrid omniprésente (à l'écriture souvent bipolaire), des personnages secondaires pas très attachants (la stagiaire, Aleesha de plus en plus abrasive, la patronne excentrique), de la politique américaine insérée au forceps (les swing states, la restriction du droit de vote, etc), et surtout une étrange impression de compression des intrigues générales, comme si une saison de 10 épisodes avait été amputée de trois épisodes en cours de route, obligeant les scénaristes à éliminer beaucoup de tissu connectif et de gras, et à faire évoluer de manière catapultée toutes les relations (notamment celle de Nora et de Matteo).

C'est ultra-maladroit, assez inabouti, et comme le tout se termine par un cliffhanger assez frustrant, on se retrouve avec une saison bancale et peu satisfaisante, qui ne laissera pas un souvenir impérissable...

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Critiques éclair - Star Trek Picard 2x10 + bilan (2022)

Publié le 28 Mai 2022 par Lurdo dans Action, Aventure, Critiques éclair, Drame, Les bilans de Lurdo, Review, Science Fiction, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, Amazon, CBS, USA, Picard

Allez, courage, plus qu'un épisode pour ce qui est une saison clairement ratée de Picard, brouillonne, sans direction et sans maîtrise...

Star Trek Picard, saison 2 (2022) :

- 2x10 : Alors que le lancement de la mission Europa est imminent, Picard et compagnie doivent tout faire pour s'assurer de son bon déroulement...

*soupir*

Une petite cinquantaine de minutes jamais cohésives, avec un compte à rebours artificiel, des drones qui ne servent qu'à donner quelque chose à faire à Rios et compagnie pendant quelques minutes, et toute une succession de scénettes assez détachées les unes des autres, n'ayant pour vocation que de boucler au plus vite toutes les sous-intrigues pour arriver à une conclusion Picardo-centrique extrêmement prévisible.

À ce titre, je n'ai pu m'empêcher d'éclater de rire en voyant débarquer Wesley Crusher, sorti de nulle part et promu de Voyageur à une sorte de Guetteur interdimensionnel ; de me facepalmer en voyant le dossier papier "Projet Khan" de Soong ; de pouffer en entendant la décision de Rios de rester sur Terre (et donc de se prendre de plein fouet la Seconde Guerre Civile et la Troisième Guerre Mondiale imminentes) ; ou encore de lever les yeux au ciel au moment de la mort de Tallinn...

Seul surnagent, dans tout cela, les adieux de Q à Picard. C'est touchant, c'est juste, c'est presque émouvant, et c'est bien la seule chose de réussie dans ce season finale.

- Bilan -

Ça avait plutôt bien commencé, en fait. Après une saison 1 de Picard à côté de la plaque, et une saison 4 de Discovery prenant un peu l'eau de partout, on se disait que cette saison 2 de Picard, à l'équipe créative modifiée, ne pourrait pas faire pire... et le season premiere semblait partir dans une direction intéressante.

Et puis finalement, non.

Trop préoccupée par l'idée de faire de Picard le centre du monde The Next Generation, et de trouver quelque chose à faire aux autres acteurs sous contrat, la saison 2 de Picard a rapidement viré à une sorte de best-of faisandé et dérivatif de la franchise Trek (Borgs, voyage temporel, réalité alternative dystopique, Q, etc) où rien n'est bien développé, introduit ou justifié, une compilation phagocytée par une "étude psychologique" du personnage de Picard, qui ressemblait surtout à un moyen pour un Patrick Stewart frêle et vieillissant d'exorciser certains de ses traumatismes psychologiques d'enfance bien réels.

Résultat, on s'ennuie, ça n'avance pas, ça multiplie les entorses à la continuité, à la logique, à la cohérence interne, et surtout ça promet la présence de Q qui, malheureusement, ne doit être en tout et pour tout que dans une demi-douzaine de scènes de la saison (ironiquement, les meilleures du lot).

Jamais surprenante, jamais intéressante, bourrée d'éléments superflus, approximatifs et mal utilisés, Picard saison 2 est un ratage. Mais à ce point de la résurrection de la franchise, fallait-il en attendre autre chose ?

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Un film, un jour (ou presque) #1800 : Le Chat potté 2 - la dernière quête (2022)

Publié le 24 Mars 2023 par Lurdo dans Animation, Dreamworks, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Aventure, Action, Review, USA, Fantastique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Le Chat potté 2 - la dernière quête (Puss in Boots : The Last Wish - 2022) :

Après d'innombrables aventures, le Chat potté (Antonio Banderas) découvre qu'il ne lui reste plus qu'une vie sur neuf, et que la Mort (Wagner Moura) est à ses trousses, bien décidée à mettre fin à ses jours. Pour la première fois paniqué, il se met alors en quête d'une étoile magique dont le vœu pourrait lui permettre de retrouver ses neuf vies... mais en chemin, il croise le chemin de Kitty (Salma Hayek), son ex-compagne, de Perrito (Harvey Guillén), un chien errant au grand cœur, de Boucle d'Or (Florence Pugh) et de ses trois ours (Olivia Colman, Ray Winstone, Samson Kayo), et du malfaisant Jack Horner (John Mulaney), tous à la recherche de la même étoile tombée du ciel...

Deuxième film consacré au Chat Potté, après un premier volet (en 2011) dont je ne me rappelle guère, ce Chat Potté 2 a reçu un accueil public et critique assez enthousiaste, à la limite de la dithyrambe qui rend méfiant.

Et effectivement, sous certains aspects, le film est effectivement surcôté, ou plutôt, ses défauts sont éclipsés et oubliés par les critiques. Je pourrais citer tout le début, avec ses humains moches (toujours un problème inhérent à l'univers Shrek), sa chanson insipide, ou encore Jack Horner, franchement pas un méchant d'anthologie. Et bien sûr, un certain ventre mou, une fois que la quête de tout ce petit monde est lancée sur des rails assez prévisibles.

Mais il y a quelque chose de sincère et d'universel dans cette quête désespérée du Chat potté pour échapper à sa mortalité imminente - c'est plus sombre que d'habitude, et tout cela se marie bien avec une animation expérimentale, qui lorgne fortement sur celle de Spider-man : New Generation, avec son mélange 2D et 3D, ses influences anime, son jeu avec le framerate des images : c'est dynamique, inattendu et convaincant.

Après, ça reste le Chat Potté, donc ça ne décolle pas forcément bien plus haut qu'un 4/6, et comme je l'ai (malheureusement) vu en VF...

3.75/6 

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Christmas Yulefest 2014 - 04 - Neuf Vies Pour Noël (2014)

Publié le 2 Décembre 2014 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Noël, Christmas, Comédie, Romance, Télévision, Hallmark

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Neuf Vies pour Noël (The Nine Lives of Christmas - 2014) :

Célibataire endurci, le pompier Zachary Stone (Brandon Routh) refuse de s'engager sentimentalement, et préfère se consacrer à son métier. Mais lorsqu'il recueille un chat errant à l'approche de Noël, Zach découvre bien vite qu'il apprécie d'avoir un peu de compagnie... d'autant que Marilee (Kimberley Sustad), une étudiante vétérinaire et vendeuse en animalerie qu'il croise à de multiples reprises, s'avère très à son goût ; progressivement, le couple se rapproche, sans jamais vraiment oser franchir le pas...

Un joli paradoxe que ce second téléfilm Hallmark de la saison 2014, un métrage qui, depuis sa diffusion, est devenu l'un des préférés des spectateurs/trices, outre-atlantique. Au point de motiver la mise en chantier d'une suite pour Noël 2021... d'autant plus paradoxal que finalement, ce téléfilm aurait très bien pu s'intituler "Les Flammes de mon Coeur", ou que sais-je encore, être diffusé à la St Valentin ou au 14 Juillet, et hormis une ou deux décorations, et peut-être une scène et demi, tout au plus, le métrage n'aurait pas eu à changer le moins du monde.

À l'identique, je n'aurais pas été surpris d'apprendre que ce projet était un script générique (avec les clichés habituels du genre : l'héroïne intelligente mais un peu maladroite ; le love interest beau, musclé, parfait mais blessé par son passé ; la petite-amie diabolique et caricaturale ; la meilleure amie ethnique, etc) sorti d'un tiroir par un exécutif et confié à l'un des scénaristes attitrés de la chaîne avec pour consigne "rajoute des trucs de Noël dedans, on va le diffuser pour les fêtes de fin d'année".

Sauf que non, en fait : Nine Lives... est tiré d'un roman sentimental, adapté pour l'écran par une habituée des téléfilms Hallmark. Ce qui en dit probablement long sur la qualité du roman original... et sur les efforts de la distribution, qui parvient à rendre ce métrage somme toute assez sympathique.

Pourtant, ce n'était pas gagné : outre le script peu inspiré, le film souffre d'une illustration musicale pataude, d'extérieurs trop ensoleillés, et d'une fin téléphonée, précipitée et un peu forcée... Mais malgré tout cela, ça se regarde assez bien, principalement parce que le tout repose intégralement sur les épaules des acteurs (y compris les seconds rôles, comme les autres pompiers), qui sont suffisamment attachants et dynamiques pour emporter l'adhésion et donner de la personnalité au métrage.

Sans oublier les chats, qui sont mignons. Après... je ne partage tout de même pas l'enthousiasme débridé des Américain(e)s, mais il est vrai qu'en comparaison de bon nombre d'autres films Hallmark, c'est légèrement au-dessus.

3.25/6

(critique mise à jour en 2021, à l'occasion de la diffusion de la suite)

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Un film, un jour (ou presque) #1517 : Baby Boss 2 - Une Affaire de Famille (2021)

Publié le 30 Août 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Animation, Jeunesse, Review, Dreamworks, Aventure, Science-Fiction, Science Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Baby Boss 2 : Une Affaire de Famille (The Boss Baby : Family Business - 2021) :

Désormais adulte et père de famille, Tim (James Marsden) a deux filles, Tabitha (Ariana Greenblatt), une enfant studieuse de 7 ans, et Tina (Amy Sedaris), encore bébé. Mais Tabitha s'éloigne de plus en plus de ses parents, et lorsque Tina révèle à son père qu'elle est un Baby Boss, Tim apprend que le Dr Armstrong (Jeff Goldblum), qui dirige l'école où va Tabitha, a de sombres desseins, et veut conquérir la planète. Contre leur gré, Tim et son frère Ted (Alec Baldwin), devenu richissime businessman, sont alors transformés en bébés par Tina, et envoyés en infiltration dans l'école du Dr Armstrong...

Une suite assez insupportable au premier Baby Boss, que j'ai totalement oublié, et à la série Netflix, que je n'ai jamais vue... ce qui n'aide pas forcément à apprécier ce second volet, lequel suppose que le spectateur vient tout juste de visionner ces derniers, et se souvient parfaitement de tous ses détails et des règles de cet univers chaotique et capillotracté, des règles que le scénario ne réexpliquera jamais.

Plus gênant, le film tente de feinter le spectateur en lui promettant un film différent, aux thématiques plus matures (le premier tiers du film est centré sur les adultes, et porte sur le concept des enfants qui grandissent et qui s'éloignent des parents) avant de retransformer par magie ses protagonistes en bébés, et de les envoyer à l'école des bébés, pour une redite des gags habituels de la franchise.

Certes. Pourquoi pas, dans l'absolu, la série des Baby Boss a un public conquis d'avance, et autant tout faire pour lui plaire, mais... le problème, c'est que le tout est assez mal structuré, pas particulièrement intéressant, et surtout particulièrement hystérique et gueulard.

On sent que l'intention première, derrière tout ça, c'est d'atteindre un côté Tex Avery, et de présenter une tornade d'énergie et de couleurs psychédéliques à l'écran - sauf que trop, c'est trop, et que les choix musicaux (la séquence Time Warp, *soupir*) trahissent un réalisateur et une équipe créative bien décidés à te hurler au visage que tu dois t'amuser, que ce qu'il y a à l'écran est drôle, alors pourquoi tu ne ris pas, bon sang !!!!

Bref, j'ai trouvé le tout assez fatigant, pas forcément aidé par des acteurs de doublage se contentant de rejouer leur partition habituelle (Marsden est bon, mais Goldblum, Baldwin et surtout Amy Sedaris finissent par agacer), par un passage "aidons Tabitha à trouver confiance en elle et à chanter une chanson spécialement composée pour le film" insipide, et par des gags souvent forcés.

Ah, et puis bizarrement, il se dégage du film une étrange ambiance hivernale et festive (neige, décorations, spectacle de Noël, etc), comme si ce Baby Boss 2 avait eu une sortie prévue à Noël, et qu'il avait été repoussé au milieu de l'été par la pandémie...

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #1562 : Don't Look Up - Déni Cosmique (2021)

Publié le 24 Janvier 2022 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Netflix, Review, Science Fiction, Science-Fiction, USA, Politique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Don't Look Up - Déni Cosmique (2021) :

Lorsqu'ils découvrent une comète sur le point de percuter la Terre et d'annihiler toute forme de vie, Kate Dibiasky (Jennifer Lawrence) et le Dr. Randall Mindy (Leonardo DiCaprio) tentent de prévenir les autorités avant qu'il ne soit trop tard. Mais entre manipulations politiques, médias indifférents, refus de l'évidence scientifique, lobbies omniprésents, enjeux économiques et grand public à la capacité d'attention inexistante, le duo a bien du mal à parvenir à ses fins...

Une satire politico-sociétale qui sert de grosse métaphore cynique sur l'état de la société américaine, sur le climato-scepticisme, sur les fake news entourant la crise du coronavirus, etc, réalisée par Adam McKay pour Netflix. Un McKay qui, depuis ses farces avec Ferrell et sa brouille avec ce dernier, s'est découvert une conscience politique, exprimée au travers de The Big Short et de Vice, des films de dénonce partageant un même sens de la satire un peu pataude et évidente, à destination d'un public américain libéral qui aime bien qu'on lui souligne les failles de sa société, comme pour se rassurer sur l'état de sa conscience politique.

Ici, c'est pareil, et ce Don't Look Up s'avère un cri de ras-le-bol d'une certaine tranche de la société US vis à vis des divisions politiques du pays, de la bêtise humaine, des médias, etc. Le problème étant, à vrai dire, qu'un tel cri de ras-le-bol procure probablement un soulagement certain à celui qui l'émet (c'est certainement pour cela qu'une grosse partie des réseaux sociaux et des médias s'est enthousiasmée sur ce film en le portant aux nues), mais n'apporte absolument rien au débat.

Forcément, quand il suffit d'allumer une chaîne d'informations pendant trois minutes pour assister à des débats creux et polarisés sur la science, la société et le monde, avec des scientifiques impuissants qui s'échinent face à une société indifférente et constamment distraite, difficile de se passionner pour la même chose, pendant 2h20, avec des traits encore plus appuyés.

Alors certes, on me dira que c'est la preuve de la pertinence du film, blablabla... sauf que le tout est tellement attendu et prévisible (beaucoup de cringe humor qui finit par provoquer l'ennui plus que le malaise) que j'ai décroché en cours de route, à mesure que la situation se cristallisait et tirait à la ligne. D'autant que les effets de réalisation et de montage (beaucoup de très gros plans serrés, de scènes interrompues, de montage d'images sur "la vie" dans son ensemble) ne m'ont pas convaincu plus que ça.

Jamais très drôle, jamais très poignant, jamais très subtil, souvent (et délibérément) donneur de leçons, ça se regarde, mais c'est frustrant. Un peu comme Vice, d'ailleurs, dont on retrouve pas mal des même défauts et qualités.

Un petit 3/6, pour la distribution de qualité, mais dans l'absolu, j'aurais plutôt envie de mettre 2.5/6.

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Critiques éclair - Star Wars : Le Livre de Boba Fett - 1x03-04 (2021)

Publié le 29 Janvier 2022 par Lurdo dans Action, Aventure, Critiques éclair, Disney, Les bilans de Lurdo, Science-Fiction, Science Fiction, Review, Télévision, USA, Star Wars, Boba Fett

Un postulat de départ pas forcément indispensable, deux premiers épisodes pas forcément ultra-mémorables ou rythmés, un personnage principal passé de mercenaire redoutable à anti-héros au grand cœur : cette première saison du Livre de Boba Fett ne m'a pas encore convaincu... pour l'instant.

Mais avec sept épisodes seulement au compteur de cette saison 1, il va falloir rapidement passer à la vitesse supérieure pour que Robert Rodriguez, Jon Favreau et l'équipe de production parviennent à justifier l'existence de cette saison...

Star Wars : Le Livre de Boba Fett 1x03-04 (The Book of Boba Fett, season 1 - 2021) :

- 1x03 - Alors que de multiples factions tentent de le manipuler, Boba Fett recrute un gang de jeunes voyous dans les rues de Mos Espa...

Mouais, encore une fois... un épisode de 35 minutes environ, qui paraît fréquemment être la première moitié d'un épisode d'une heure coupé artificiellement en deux au montage, tant la narration paraît brouillonne et incomplète.

Le gang de jeunes voyous chevauchant des vespas spatiales multicolores ? Un peu trop fauché pour convaincre. Le duel contre Krrsantan le wookie ? Trop rapidement expédié pour vraiment sembler une menace. Le rancor ? Un peu trop rapide et facile, en plus de souligner une fois encore que les scénaristes tentent vraiment d'adoucir le personnage de Boba Fett. Le flashback ? Inabouti. Les caméos de Stephen Root et de Danny Trejo ? Sympathiques, mais creux. La poursuite finale ? Étrangement mal filmée, plate, et sans énergie (pourtant c'est Rodriguez qui réalise).

Au final, donc, un résultat très mitigé. Pas désastreux comme certains se sont empressés de le faire savoir en parlant de Power Rangers et de nanar cosmique, mais décevant, comme le reste de la série jusqu'à présent.

- 1x04 - Dans sa cuve à bacta, Fett se souvient de sa rencontre avec Fennec, et de sa vengeance contre les speed-bikers qui avaient tué sa tribu...

Encore un épisode qui fait pas mal de surplace, ou plutôt, qui se consacre en grande partie à des flashbacks pas toujours indispensables, sur la rencontre de Boba avec Fennec, sur la réparation de cette dernière (un grand moment cheap, entre le bricolage approximatif du technicien et la musique techno), sur l'infiltration du duo dans le palais de Jabba, leur combat contre des robots de cuisine, puis le vol du Slave-1 et le retour au Sarlacc, entre autres...

Je reste mitigé, encore une fois, peu convaincu par le recours constant d'une nuit américaine approximative (et sur fond vert) pour la nuit de Tatooine, peu intéressé par toutes ces digressions qui se contentent de servir de remplissage et de boucher les trous de ce que l'on a déjà vu dans le Mandalorien, et frustré par ce qui se veut une montée en puissance assez mal dosée.

Après, Ming-Na Wen est comme toujours excellente, et ponctuellement, ça fonctionne (notamment quand retentit le thème du Mandalorien, préfigurant son arrivée imminente), mais dans l'ensemble, ça reste bof.

 

(à suivre)

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