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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Résultat pour ""the good place""

Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 6 (1/9)

Publié le 2 Avril 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Science-Fiction, Star Trek

Un tout petit peu plus de six mois après la fin de mon passage en revue de la saison 5, je me lance enfin dans la saison 6 de Star Trek Voyager, avant-dernière saison de la série, que je n'avais vue qu'en partie à l'époque de sa diffusion originale, et très partiellement revue depuis.

Star Trek Voyager, saison 6

6x01 - Equinox part 2 :

Suite directe de l'épisode précédent (dont je ne me souviendrais quasiment pas sans mes bilans), qui se terminait par un cliffhanger assez creux et expédié ici en deux lignes de dialogue, comme souvent. On retrouve donc le Voyager aux trousses de l'Equinox et de son équipage renégat, alors qu'une espèce trans-dimensionnelle veut exterminer les humains.

Et c'est assez regardable, je dois dire, dans le genre "divertissement plein d'action pour lequel il vaut mieux oublier de brancher son cerveau." Parce que qui dit épisode en deux parties signé Braga/Berman/Menosky dit aussi pas mal de grosses ficelles honteuses (par exemple, l'Holodoc qui devient un psychopathe en puissance dès qu'on déconnecte son sens éthique... beaucoup trop facile ; d'ailleurs, l'élimination du Evil Holodoc est encore plus bâclée... ) et surtout, des personnages en roue libre : outre l'équipage de l'Equinox, toujours aussi manichéen et caricatural, on a ici Janeway qui pète un câble et vire subitement mini-dictatrice hostile et insupportable, qui décide de torturer ses victimes, de mettre tout le Voyager en danger pour éliminer Ransom et son équipage, etc... et qui envoie Chakotay en prison dès qu'il ose lui faire remarquer qu'elle part en vrille. Pour le coup, c'est bien joué par Mulgrew, mais... ça reste du n'importe quoi au niveau de la continuité des personnages.

Mais pas de panique, comme toujours dans Voyager, à la fin de l'épisode, tout est pardonné, tout est oublié, et on repart comme si de rien n'était. Assez agaçant, à la longue.

 

6x02 - Survival Instinct : 

Lorsque trois anciens Borgs appartenant à l'Unimatrice de Seven arrivent à bord, ils espèrent que cette dernière pourra les aider à séparer leurs trois esprits, et à retrouver leur individualité totale... mais bien vite, ils réalisent que Seven est responsable de leur état actuel.

Un épisode sobre et mesuré, le seul épisode de Voyager écrit en solo par Ron D. Moore (avant qu'il ne claque la porte), et centré sur Jeri Ryan et les trois autres guests, plutôt bons dans leurs rôles respectifs.

Dans l'ensemble, l'épisode est assez solide, renforçant la relation Seven/Naomi, insistant sur la différence de Seven (assimilée lors de son enfance, et ignorant tout de l'individualité que les autres Borgs, assimilés adultes, ont en mémoire et regrettent) et adoptant, dans les scènes n'impliquant pas l'intrigue de Seven, un ton plutôt léger et sympathique, qui a deux avantages : il renforce le sérieux de l'intrigue principale, et il permet de donner au Voyager et au Quadrant Delta une impression de vie et de symbiose (le Voyager est à quai, à bord d'une station, et le vaisseau est empli de visiteurs curieux).

Rien de particulièrement exceptionnel (les Borgs ont malheureusement été surexploités par la franchise, donc un épisode de plus sur ce sujet, c'est de moins en moins enthousiasmant), mais pour un premier essai de Moore dans le cadre restrictif de Voyager, c'est assez concluant.

 

6x03 - Barge of the Dead :

Lorsqu'elle est victime d'une expérience de mort imminente, B'el se retrouve sur la Barge des Morts, dans l'Au-delà klingon, où elle y croise sa mère, en route pour l'Enfer. Soudain persuadée qu'elle est là à cause d'elle, B'elanna décide de risquer sa vie pour se replonger dans l'au-delà, et sauver sa génitrice.

Une combo Bryan Fuller & Ron D. Moore, un B'elanna-centric, des Klingons = un très bon épisode, forcément très bien interprété par Roxann Dawson, bien produit, et qui développe joliment le personnage de B'elanna.Certes, il ne faut pas être allergique aux épisodes klingons, et il ne faut pas s'attendre à ce que le travail effectué dans cet épisode porte ses fruits ou soit développé ultérieurement, mais bon, on commence à être habitués, avec Voyager.

 

À suivre....

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Un film, un jour (ou presque) #517 : Les Gardiens de la Galaxie - vol. 2 (2017)

Publié le 18 Mai 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Science-Fiction, Action, Aventure, Marvel, Fantastique, MCU

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Les Gardiens de la Galaxie - vol. 2 (Guardians of the Galaxy vol. 2) :

Au terme d'une mission chez les Souverains, une race extraterrestre menée par Ayesha (Elizabeth Debicki), les Gardiens de la Galaxie (Chris Pratt, Zoe Saldana, Dave Bautista, Vin Diesel, Bradley Cooper) mettent la main sur Nebula (Karen Gillan) et repartent avec une source d'énergie rarissime dérobée par Rocket. Bien vite, les voilà traqués par les troupes souveraines, et par les Ravageurs de Yondu (Michael Rooker), mais ils croisent alors le chemin de Mantis (Pom Klementieff) et de son maître Ego (Kurt Russell), qui affirme être le père biologique de Peter... 

Malgré sa réputation désormais démesurée sur le web et dans les médias, le premier Gardiens était une comédie de science-fiction très sympathique, mais pas dénué de défauts, au nombre desquels un rythme discutable, une gestion parfois maladroite de l'émotion, et une romance assez moyenne avec une Saldana pas forcément suffisamment charismatique (quand je pense qu'Olivia Wilde a failli être Gamora...). Mais l'énergie, l'impertinence, le décalage, la distribution hétéroclite, et la musique suffisaient alors à emporter l'adhésion.

Ici, avec Gardiens vol.2, on est à tous les niveaux dans le bigger louder de rigueur pour les suites de blockbusters. Comprendre : on prend les mêmes, et on recommence, en doublant systématiquement la dose. Plus de paysages chatoyants, plus de trognes improbables, plus de musique nostalgique, plus de Bébé Groot qui danse, plus de romance, plus d'humour, plus de clins d'oeil et de références obscures, plus d'émotion, plus d'effets spéciaux, etc, etc, etc, pour le meilleur et pour le pire.

Car c'est bien là à la fois la plus grande force et la plus grande faiblesse de ce Gardiens 2 : si on s'amuse toujours beaucoup, et que les qualités du film sont nombreuses (le générique d'ouverture du film, centré sur les pas de danse de Bébé Groot, est en soi déjà des plus spectaculaires et mémorables), les défauts du film original sont toujours présents, et souvent même renforcés par cette optique bigger louder.

Commençons par le plus anecdotique : la romance Peter/Gamora ;  ils se tournent toujours autour, Saldana reste égale à elle-même (mouais), et il faut attendre la fin du film pour espérer une évolution. Soit...

Le rythme du film, lui, est plus problématique, avec plus de 2h10 au compteur : comme dans le premier métrage, il y a quelques coups de mou, et James Gunn peine un peu à bien équilibrer l'action et l'émotion. On verse donc occasionnellement dans des scènes de dialogues un peu forcés, surlignés par une mise en image appuyée (le ralenti sur Peter et Ego qui jouent à la balle, par exemple), qui affaiblissent certaines scènes se voulant émouvantes, plus qu'ils ne les renforcent.

À l'identique, le constant recours à la vanne pour désamorcer le moindre moment sérieux peut parfois agacer (et desservir certains personnages qui ne servent alors plus que de faire-valoir comiques - Drax), tout comme l'omniprésence des chansons vintage, qui passent ici d'illustration musicale logique et pertinente à gimmick commercial forcé et systématique, ce qui étouffe totalement le moindre début de score orchestral (quasiment limité au thème principal).

En résumé, j'ai trouvé ce Gardiens 2 très sympathique... mais frôlant trop souvent l'overdose. Il ne faut pas abuser des bonnes choses (Bébé Groot, par exemple), et maintenant que James Gunn a carte blanche pour ce pan de l'univers Marvel, il se lâche, alors qu'il bénéficierait peut-être d'un peu plus de mesure. 

En fait, j'ai bien aimé, mais j'aurais aimé plus l'apprécier encore.

3.75/6

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Les bilans de Sygbab - Space 2063 (1995-1996)

Publié le 3 Juin 2017 par Sygbab dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Sygbab, Science-Fiction, Action, Fox

Sygbab regarde (beaucoup) la tv, Sygbab écrit (parfois) des bilans : retrouvez-les sur le blog des Téléphages Anonymes !

Space 2063 (Space : Above And Beyond) :

Courte série de science-fiction d'une saison seulement - grâce à la FOX dont les habitudes ne sont pourtant pas de couper les pattes d'un programme qui se révèle intéressant (ironie, quand tu nous tiens) -, Space : Above & Beyond est centrée sur la guerre entre les humains et les Chigs. Le conflit est déclenché dans le pilote, lorsque les Chigs déciment une colonie installée sur une planète récemment découverte par des humains complaisants, qui se croyaient seuls dans l'univers.

Alors que le thème est assez classique (au même moment, les Ombres ont fait leur apparition dans Babylon 5 et le Dominion se fait plus pressant dans Star Trek Deep Space Nine), Morgan & Wong choisissent un traitement différent, en s'éloignant des enjeux politiques pour raconter la vie d'un escadron.

Il faut cependant une certaine suspension d'incrédulité pour considérer comme acquis que les Wild Cards soient le meilleur escadron de la flotte, alors qu'il n'est composé que de nouvelles recrues qui ont été parachutées dans une guerre que personne ne pouvait prévoir. Ce qui fait pourtant leur force, c'est d'être avant tout un groupe soudé, malgré leurs différences et des motivations divergentes.

Ces dernières sont établies dès le départ, et en dévoilent suffisamment sur le caractère des personnages pour comprendre leurs comportements ainsi que leurs réactions face aux situations auxquelles ils sont confrontés. Et celles-ci sont parfois terribles : leurs différentes missions vont leur faire subir l'isolement, la torture, et les exposer à une arme qui exacerbe les peurs et pousse les soldats à s'entre-tuer dans un délire paranoïaque. Le traitement intimiste permet cependant d'éviter l'écueil des "clichés guerriers" sans saveur.

De plus, il y a une bonne alchimie entre les personnages, et les liens d'amitié qui se tissent dans l'adversité sont développés de manière assez habile. La relation entre le colonel McQueen et son escadron a d'ailleurs souvent des accents d'amour paternel, notamment quand il défend ses troupes avec ardeur devant ses supérieurs. Une forme d'exploit pour un tank, puisque ce sont des êtres humains nés in vitro après avoir été cultivés six ans dans une cuve et qui, par conséquent, ne sont pas très à l'aise avec les sentiments. C'est aussi le cas de Cooper Hawkes, victime d'un racisme qui s'est développé envers son espèce, qui va trouver en ses compagnons une famille à laquelle il n'a jamais eu droit, avec les joies et les affres que cela entraîne.

Leurs ennemis n'ont pas de visage, car les Chigs possèdent des armures impressionnantes, surmontée de casques qui ne le sont pas moins. Ils sont également plus avancés technologiquement et emploient des tactiques écoeurantes, ce qui fait d'eux des êtres impitoyables.

Un parti-pris qui paraît très manichéen et qui renforce le point de vue nationaliste des troupes américaines qui sont les seules à combattre... Mais le 1.13 (Who Monitors The Birds ?) nuance le propos lorsque Cooper effectue une mission en solo et épargne un soldat Chig, car il réalise qu'il ne fait qu'obéir à des ordres, tout comme lui. Le parallèle est renforcé par l'insertion de nombreux flashbacks évoquant l'endoctrinement des in vitros. Un épisode d'autant plus marquant qu'il est muet.

ll ne faut pas s'attendre à une série à forte mythologie, mais plutôt à une série intimiste dans un contexte de science-fiction.

Bien sûr, des thèmes relatifs au genre sont bien présents en filigrane : la folie technologique de l'être humain l'a poussé à créer des intelligences artificielles à son image - qui se sont retournées contre lui - et à produire en masse les in vitros.

Un troublant complexe, remis en question dans le final qui nous apprend que les Chigs sont également originaires de la Terre mais qu'ils ont suivi une évolution différente. Cette révélation entrouvre d'autres horizons qu'il aurait été intéressant d'explorer, ce qui génère une frustration malheureusement commune à toutes les séries stoppées prématurément...

Malgré tout, cette série est à conseiller, car elle possède des qualités non négligeables.

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Un film, un jour (ou presque) #618 : La Belle et la Bête (2017)

Publié le 3 Décembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Fantastique, Disney, Comédie, Musique, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

La Belle et la Bête (Beauty and the Beast) :

Au XVIIIème siècle, près d'un petit village français, une jeune femme intelligente et studieuse, Belle (Emma Watson), accepte, pour sauver la vie de son père, de devenir la captive d'une Bête terrible (Dan Stevens), en réalité un Prince maudit par une enchanteresse, et qui doit trouver l'amour s'il veut rompre ce sort improbable...

Aïe, ce carnage. Bon, tout de suite, autant prévenir :

1) Je n'ai jamais vu la version animée de La Belle et la Bête de Disney. J'en connais quelques mélodies et quelques scènes par osmose culturelle, mais je n'ai jamais eu le moindre intérêt pour l'histoire, pour son héroïne, et surtout, il est sorti en salles lorsque j'avais 9/10 ans - et à cette âge, j'étais plutôt Star Wars que Princesse Disney.

2) J'ai toujours trouvé qu'Emma Watson était une bien piètre actrice, qui confond souvent "exprimer des émotions" avec "jouer des sourcils", avec une tendance récurrente au manque d'investissement dans ses rôles, comme si elle n'y croyait pas à fond.

3) Jusqu'à présent, je n'ai vraiment pas été convaincu par les remakes en prises de vue réelles des classiques Disney, que ce soit Maléfique, Cendrillon, ou Peter et Elliott le Dragon (Le Livre de la Jungle est, à ce jour, la seule exception à mes yeux).

Autant dire que déjà, à la base, ce remake avait du pain sur la planche pour me convaincre.

Pourtant, réserves ci-dessus mises à part, j'y allais plutôt curieux. Curieux de voir ce qu'un bon réalisateur comme Bill Condon pouvait faire avec un conte aussi connu, par ailleurs un classique de l'animation vénéré par des générations mais inédit pour moi, et dont le compositeur revenait justement pour écrire de nouvelles chansons.

Malheureusement, la réponse à cette interrogation est sans appel : Condon en a fait un remake studieux, mais rallongé artificiellement pour passer de 80+ minutes à plus de deux heures, avec de nouvelles chansons insipides, un rythme anémique (gros coup de mou une fois Belle enfermée chez la Bête), des protagonistes fades qui n'ont pas la moitié du charisme de leurs équivalents animés, et un univers tellement calibré pour plaire aux critiques que ce petit village français du XVIIIème siècle est ethniquement plus divers et intégré qu'un bon paquet de villages actuels.

Les protagonistes, pour commencer : Emma Watson est fidèle à elle-même (trois expressions faciles pendant la majeure partie du film) ; Dan Stevens parvient à créer une Bête à l'animation et l'interprétation convaincantes (malheureusement, elle n'est jamais menaçante, et le rendu visuel/l'intégration sont très inégaux) ; Luke Evans fait illusion en Gaston ; Josh Gad n'est pas mauvais du tout en LeFou (même si le côté "premier personnage Disney homosexuel" sombre dans la caricature) ; et toutes les stars assignées au doublage des personnages animés s'en sortent honorablement.

Là où ça coince déjà plus - et c'est globalement un problème général du film - c'est que tout apparaît constamment surchargé : les personnages animés, de la Bête aux objets du château, souffrent du syndrome Transformers, à savoir qu'ils sont tellement détaillés et surchargés qu'ils en deviennent brouillons, et peu lisibles ; les décors et les costumes sont tellement clinquants qu'on n'a jamais l'impression d'être devant une "réalité", mais bien devant un spectacle scénique filmé ; idem pour les numéros musicaux, les chorégraphies, etc... tout est tellement surchargé et surproduit que ça en devient contre-productif, pataud et "kitsch". 

On finit par se lasser vraiment de ce qu'on a sous les yeux, surtout quand le métrage s'engouffre dans des tunnels de chansons, et aborde l'assaut des paysans sur le château, l'occasion d'un déluge d'effets numériques pas toujours très réussis (à l'image des effets du film dans son ensemble - les loups sont réussis, mais certains plans d'ensemble du château, du village ou des paysages environnants semblent manquer de finalisation).

Enfin, pour conclure, comme le film n'est ni plus ni moins qu'une comédie musicale, n'oublions pas de mentionner l'interprétation musicale de la distribution... une distribution qui peut dire merci à l'auto-tuning, tant il est évident et flagrant, notamment dans les morceaux chantés par Emma Watson.

En résumé, je n'ai pas du tout aimé, alors que je m'attendais à simplement rester indifférent. La distribution, le rythme, les (nouvelles) chansons, les chansons réinterprétées, une partie des effets numériques, le script... énorme bof.

2.25/6, pour les efforts de production.

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 7 (3/7)

Publié le 13 Août 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Star Trek, Les bilans de Lurdo

Un début de saison 7 qui donne un peu l'impression, pour l'instant, que les scénaristes se lâchent, qu'ils ont décidé d'exploiter les concepts et les idées de scripts jusque là mis de côté, et qu'ils ont enfin accepté d'utiliser un peu de continuité, notamment au niveau du développement des personnages. Ça ne fonctionne pas toujours, mais au moins ils essaient...

 

Star Trek Voyager, saison 7

 

- 7x09-10 - Flesh and Blood : Lorsque le Voyager découvre une station holographique Hirogen dévastée, l'équipage se retrouve pris entre les Hirogens et leurs proies holographiques, devenues conscientes et s'étant révoltées contre leurs maîtres. L'Holodoc doit alors choisir entre ses semblables, et sa fidélité à l'équipage de Starfleet...

Moui. Un double épisode conçu et co-écrit par Bryan Fuller, et plutôt bien apprécié par les fans, pour tous ses thèmes et sa continuité (l'holo-technologie des Hirogens est celle que Janeway leur a offerte suite à The Killing Game, et elle se sent donc responsable des conséquences de l'utilisation de cette technologie), et pour le fait qu'ils sont à peu près bien développés sur 90 minutes.

Mon seul problème, en fait, c'est que par moments, on a des personnages qui ont des réactions typiques de Voyager, à savoir forcées et illogiques, uniquement là pour faire avancer le récit. 

Le plus flagrant, ici, étant Janeway, mais aussi et surtout l'Holodoc, qui trahit tout simplement le Voyager et son équipage sans grande hésitation, pour rejoindre ses semblables, qu'il connaît depuis quelques heures à peine. Des semblables qui, forcément, révèlent leur vrai visage un peu plus tard, en endommageant le Voyager, en kidnappant B'elanna, et en devenant dans la seconde moitié de l'épisode un groupe mené par un gros fanatique religieux extrémiste et mégalomane. Ce qui facilite bien la tâche aux scénaristes, qui n'ont alors plus à faire dans la subtilité, et peuvent donc se limiter au noir et blanc bien manichéen.

Et pour couronner le tout, à la toute fin de l'épisode, le Doc ne reçoit aucune réprimande et punition, parce que, et je cite "comment pourrais-je vous punir pour ce que vous êtes", à savoir, l'Holodoc est comme les humains, il est faillible et fait des erreurs... et ne doit pas être puni pour celles-ci, même s'il est responsable de haute trahison !? Bullshit.

 

- 7x11 - Shattered : Lorsque le Voyager rencontre une anomalie spatio-temporelle, le vaisseau se retrouve fracturé entre différentes périodes de son histoire, et seul Chakotay peut sauver le navire, en passant d'une époque à une autre, et en tentant d'y trouver de l'aide.

Un épisode amusant, mais assez creux, et qui confirme l'impression que les scénaristes (ici, Taylor et Sussman) ont décidé, cette saison, de jouer la carte de la nostalgie. 

On se retrouve donc avec un épisode qui commence plutôt bien - interactions et continuité entre Naomi, Icheb et Chakotay - et qui bascule vite dans ce qui ressemble à un best-of de la série, passant de Chaotica au futur (Naomi et Icheb adultes), de Seska à la présence d'une Seven borg à bord, en passant par la mort de Tuvok, et l'aide d'une Janeway pré-Caretaker.

Dans l'ensemble, le tout est assez agréable à suivre, mais étrangement, par moments, on a un peu l'impression que le tout est un prétexte, aux yeux de la production, pour réaffirmer une nouvelle fois tous leurs choix créatifs passés : on a ainsi droit à un Chakotay qui explique à Janeway que, malgré toutes les difficultés et les problèmes, ces sept années en valaient vraiment la peine, ou encore, qui réaffirme qu'il ne s'est rien passé entre Janeway et lui, parce que c'est une ligne qu'il ne franchiront jamais.

Un message à l'intention des fans insistants, pour un épisode léger, et finalement assez anecdotique.

 

- 7x12 - Lineage : Lorsque B'elanna découvre qu'elle est enceinte, cela fait soudain resurgir tous ses doutes et toutes ses peurs quant à ses origines, et, paniquée, elle tente alors d'éliminer toute trace de son héritage klingon du génome de sa future fille...

Un excellent épisode, concentré sur Tom Paris et B'elanna, dont les interprètes se démènent pour vraiment exprimer le traumatisme ressenti par ce couple.

La continuité est agréable, l'émotion fonctionne, l'interprétation est impeccable, bref, du développement vraiment bienvenu, qui évite le meublage inutile, et s'avère même assez touchant, même s'il frôle le mélodrame larmoyant sur la toute fin, et qu'il tombe dans le piège récurrent des personnages qui ne sont jamais réprimandés pour leurs actions (même si ici, à la limite, ça peut se comprendre).
 

 

À suivre...

(épisodes 7x01-04 ; 7x05-08)

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 71 - La Poupée de la Terreur (1975) & La Poupée de la Terreur 2 (1996)

Publié le 6 Novembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Fantastique, Thriller, Anthologie, Télévision, ABC

Chez les Téléphages Anonymes, l'Halloween Oktorrorfest - notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur - continue jusqu'à la fin de la semaine...

La Poupée de la Terreur (Trilogy of Terror) :

Téléfilm anthologique télévisé écrit par Richard Matheson (La Quatrième Dimension), réalisé par Dan Curtis (Dark Shadows), et diffusé sur ABC en 1975, Trilogy of Terror se divise en trois segments centrés sur Karen Black, qui interprète un personnage différent dans chaque intrigue.

- Julie : Chad (Robert Burton), étudiant passionné de photographie, a un gros faible pour son enseignante d'anglais, la timide et discrète Julie (Karen Black). Fasciné, il est prêt à tout, même à la droguer, pour arriver à ses fins...

Segment franchement mitigé, au rythme un peu bancal et décousu, et au rebondissement final qui ne fonctionne pas totalement. 2.5/6

- Millicent & Therese : Millicent & Therese (Karen Black) sont deux soeurs jumelles que tout sépare. Millicent, la brune, est réprimée et prude ; sa soeur Therese, la blonde, est provocante, exubérante, et délurée. À la mort de leur père, les deux femmes ne se supportent plus...

Énorme ratage que ce segment interminable, bavard, et au rebondissement final totalement télégraphié, notamment par le postiche blond porté par "Thérèse". Vraiment pas aimé, malgré les efforts de Black, et le caméo du Commandant Lassard... 1.5/6

- Amelia : Amelia (Karen Black) vit seule dans un appartement, au sommet d'un building. Un jour, elle ramène un cadeau qu'elle veut offrir à son compagnon : une poupée Zuni à l'effigie d'un guerrier, poupée qui, rapidement, prend vie et décide de tuer la jeune femme...

Le segment le plus connu de cette anthologie, et celui qui lui vaut son statut de téléfilm culte : en l'état, une grosse course poursuite un peu criarde entre une poupée très réussie, et une Karen Black peu dégourdie. Ce n'est pas très complexe, mais ça fonctionne, et c'est agréable à suivre. 4/6

-------------

Dans l'ensemble, une anthologie télévisée assez médiocre, qui ne vaut vraiment que pour son troisième sketch, et sa poupée meurtrière, sans oublier les efforts de Karen Black (qui ne portent cependant pas toujours leurs fruits).

2.5/6

La Poupée de la Terreur 2 (Trilogy of Terror 2) :

Suite de la première Trilogy of Terror de 1975, toujours supervisée par Dan Curtis, mais pas scriptée par Richard Matheson, et avec cette fois-ci Lysette Anthony en héroïne récurrente des trois segments.

- The Graveyard Rats : Laura (Lysette Anthony) et Ben (Geraint Wyn Davies), cousins et amants, décident de se débarrasser du riche époux de la jeune femme, mais celui-ci est enterré avec les codes d'accès de ses comptes en banque. Le couple décide alors de déterrer le cadavre... mais ils ne sont pas les seuls à tenter de mettre la main dessus.

Pas terrible, celui-ci : c'est gentiment surjoué, la réalisation est pataude, et le peu de macabre ou de sinistre finit par s'évaporer dès que les gros rats en plastique et en peluche font leur apparition, risibles. 2/6 

- Bobby : Désespérée, Alma (Lysette Anthony) fait appel aux forces des ténèbres pour retrouver son fils Bobby (Blake Heron), noyé. Mais lorsque Bobby revient soudain à la vie, partiellement amnésique, il fait aussi preuve d'une violence incompréhensible...

Jolie ambiance gothique pour un récit assez classique, avec une tempête qui n'en finit pas (il y a probablement des centaines, pour ne pas dire des milliers d'éclairs dans la petite demi-heure du segment). Malheureusement, ce qui ne commençait pas trop mal finit par lasser, puisque le segment se transforme en slasher basique, avec une caméra constamment penchée, des éclairs incessants, une bande originale répétitive, et un monstre final très caoutchouteux. Dommage. 3/6

- He Who Kills : Lorsque la poupée Zuni est déposée dans un musée après avoir été carbonisée, le Dr. Simpson (Lysette Anthony) décide de l'examiner, mais elle devient vite la proie de l'entité surnaturelle...

ZzzzzZZZzzzz... qu'est-ce que c'est bavard et inutile ! Une redite du segment original, dont celui-ci se veut être la suite, sans rien lui apporter d'original ou d'intéressant hormis l'environnement du musée. Qui plus est, le tout fait double emploi (tant stylistique que musical) avec le segment précédent, donc...  2/6

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Une anthologie en dessous de l'originale, pas aidée par une Lysette Anthony pas particulièrement juste ou subtile dans son jeu, et par une réalisation et une production très années 90. Bof.

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #364 : Le Livre d'Eli (2010)

Publié le 20 Juillet 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Science-Fiction, Fantastique, Religion, Action

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Le Livre d'Eli (The Book of Eli) :

Trente ans après une catastrophe apocalyptique, Eli (Denzel Washington) arpente désespérément les étendues dévastées des USA, avec dans son sac un livre mythique, capable de changer la destinée de l'espèce humaine. Face à lui, Carnegie (Gary Oldman), bien décidé à mettre la main sur ce livre, afin d'asseoir son emprise et son influence sur la populace opprimée... mais Eli possède des talents surhumains, et bénéficie d'une protection d'un autre monde.

Attention, spoilers :

Un film post-apocalyptique des frères Hughes, à l'esthétique et aux visuels très travaillés, mais qui malheureusement finit par s'avérer inégal et assez frustrant.

La faute, principalement, à un script qui, après une première partie particulièrement réussie (Denzel est charismatique, l'univers est crédible, les affrontements très convaincants - même si l'accélération ponctuelle des mouvements de Denzel est assez laide - et le postulat fascinant), abat toutes ses cartes assez rapidement, et semble construire un faux mystère autour de l'identité d'Eli, et de la nature de son livre.

Car abordons le sujet frontalement : quiconque ayant un minimum de culture religieuse aura probablement tiqué sur le titre à double-sens du film, et par conséquent, aura certainement vu venir bien à l'avance les vingt dernières minutes du film. Oui, "le livre" est la Bible. Oui, "Eli" est un prophète, qui propage la bonne parole de Dieu et est protégé par ce dernier (même si le film tente parfois de jouer la carte de l'ambiguité, dans les faits, cela ne fait aucun doute). Et oui, comme son homologue biblique, Eli est aveugle. Ce qui rend tous ses faits d'armes, durant le cours du métrage, proprement miraculeux, tel un Zatoichi afro-américain protégé par le Seigneur.

Et quand bien même le spectateur n'aurait pas compris ce titre à double-sens, la mise en scène, le scénario et l'interprétation de Denzel sont clairement (mais subtilement et intelligemment, il faut bien l'avouer) des indicateurs très nets de la cécité d'Eli. Le personnage tâtonne, se repère au bruit, à l'odeur, au toucher, et constamment, la réalisation s'efforce d'aborder les scènes de ce point de vue, sans toutefois le rendre trop évident. Néanmoins, entre ça et les références évidentes soulevées plus haut, difficile de ne pas voir venir la révélation finale, vers laquelle tend tout le dernier tiers du film.

Une révélation qui appuie donc un certain propos d'apparence prosélyte, même si là encore, le film désamorce le tout en montrant bien le Coran et le Talmud, entre autres, à côté de la Bible, à la toute fin.

Reste qu'une fois ce pseudo-mystère éventé par le spectateur perspicace, le film peine un peu à se montrer vraiment captivant. Dès qu'entrent en scène Gary Oldman (qui cabotine comme pas deux en grand maychant caricatural), et Mila Kunis (totalement inutile, dans l'absolu, car uniquement là pour permettre à Eli d'avoir quelqu'un à qui parler, à qui raconter son parcours, et surtout quelqu'un à sauver - d'ailleurs, l'attitude badass de Kunis dans l'ultime scène est tout sauf crédible, et plombe un final pourtant réussi), le film commence à perdre de sa force et à se déliter (le passage chez le couple cannibale est une rupture comique totalement aberrante, même si elle débouche sur une fusillade à la réalisation remarquable), d'autant qu'il souffre d'une durée un peu excessive.

Reste qu'au final, malgré ces défauts, le métrage est intéressant, techniquement très réussi, et que son approche de la religion en tant que force motrice à la fois positive et négative est judicieuse, à défaut d'être particulièrement bien servie par certains choix créatifs. Pas mal, mais aurait pu mieux faire.

3.75/6

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Catch Review : WWE Fastlane 2015 (22/02/2015)

Publié le 23 Février 2015 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, WWE

Ultime PPV de la Road to Wrestlemania, Fastlane est donc, très logiquement, un PPV sans importance, de transition, uniquement là pour meubler un peu et pour tenter d'éviter les pots cassés sur le front de Bryan/Reigns. Après tout, lorsque le point culminant de la promo d'un PPV est la promesse d'un face à face Sting/HHH, on ne peut qu'avoir des attentes très très très faibles.

WWE Fastlane 22/02/2015 :

- Ziggler, Rowan & Ryback vs Rollins, Show & Kane. ZZZZzzzZZZzZZzZ.

- Orton se pointe pour sauver les faces en post-match.

- Promo de Goldust avec son papounet, qui radote un peu.

- Goldust vs Shirtlessdust. Match oubliable, pas aidé par un feud familial sérieux qui concerne deux personnages de cartoon qui ne dépasseront jamais la mid-card. Traduction : ça n'intéresse que très vaguement le public, et personnellement, j'ai fini par décrocher, d'autant qu'ils avaient l'air de meubler à fond, et que le finish était plat au possible, avec un semi-botch de l'arbitre en prime.

- C'est triste que la promo bidon de Jon Stewart soit meilleure que 90% des promos des catcheurs de la WWE.

- Cody Rhodes en fait trois tonnes backstage, et s'en prend à son frangin. Ça meuble toujours autant.

- Une rediff honteuse d'un sketch dans un restaurant entre Kidd/Nattie et Uso/Naomi. J'ai honte pour la WWE tant c'est mal joué, mal éclairé, mal filmé, bref...

- Usos vs Cesaro & Kidd. Tag titles match. Pas mauvais, mais rien d'exceptionnel ou de mémorable, et avec une fin bordélique.

- HHH vs Sting, face à face. Musique de Sting toujours calamiteuse, entrée minimaliste et toute aussi indigne de la légende, surtout après l'entrée de HHH. Triple H enterre Sting joyeusement au micro, enterre la WCW, offre tout et son contraire à Sting, le passe à tabac, avant que le face à face ne se termine par un pointé de batte en direction du logo, comme d'habitude, et par un ddt inversé made in Sting. Pas très passionnant.

- Paige vs Nikki Bella, Divas Title match. RAS. Pas forcément mauvais, mais dominé par la Bella, et avec un finish de merde.

- Ambrose vs Barrett. IC Title match. Je n'ai pas vraiment suivi, donc j'ai peut-être raté des trucs, mais de ce que j'en ai vu, rien de bien mémorable. Surtout avec le finish pourri.

- Les druides sont là, mais sans surprise, c'est Wyatt qui feinte, et qui fait une promo absconse pour affronter l'Undertaker à Mania. Whatever.

- Un feud qui repose sur le supposé "grand âge" de John Cena. Lol.

- Cena vs Rusev, US Title Match. Match de Cena basique et soporifique, avec un Rusev dominant tout du long, et un Cena qui contre de temps en temps, reprend du poil de la bête, et perd sur tricherie. Aucun intérêt, et le rematch inévitable à Mania ne fait pas envie.

- Reigns vs D-Bry. #1 cont match. Un Bryan obligé de jouer les heels dans ce match pour que Reigns ait l'air d'un héros blessé. Pas de bol, Reigns s'essouffle après une demi-douzaine de mouvements, et c'est Bryan quifait (bien) le gros du travail pendant tout le match, tandis que Reigns se contente de contrer çà et là, et de gagner le match proprement, de manière bien télégraphiée.

En post-match, Bryan se prend pour The Rock en encourageant/félicitant Reigns, mais ça ne marche que moyennement aux yeux du public. Et puis la perspective de Bryan/Sheamus III à Mania, ça fait rêver.


On s'attendait tous à un PPV de meublage, dans lequel rien d'intéressant ne se produirait, et c'est exactement ce qu'on a eu, avec des matches en pilotage automatique, un booking totalement à côté de la plaque multipliant les fins en queue de poisson, et une carte de Mania qui se concrétise de plus en plus, et donne l'impression d'être particulièrement mauvaise.

M'enfin au moins Reigns vs Lesnar devrait être fendard à regarder, si Reigns est essoufflé en trois minutes, et que Lesnar le balade pendant tout le reste du match, sous les acclamations d'un public à 95% pro-Lesnar.

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Un film, un jour (ou presque) #84 : Kingsman - Services Secrets (2015)

Publié le 12 Mars 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Aventure, Thriller, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Kingsman - Services Secrets (Kingsman - The Secret Service) :

Gary "Eggsy" Unwin (Taron Egerton) est un banlieusard anglais vivant dans un immeuble londonien avec sa mère et sa petite soeur. Un jour, Harry Hart (Colin Firth), un super-espion toujours sur son 31, approche Eggsy pour lui révéler que son père était lui-même un espion, et qu'il a un avenir potentiel dans l'organisation gouvernementale des Kingsmen. Commence alors un entraînement épique, tandis qu'en face, le maléfique Richmond Valentine (Samuel L. Jackson) prévoit de déclencher un plan d'éradiction de l'espèce humaine...

Un film qui s'est avéré sans surprises pour moi.

Je ne parle même pas de surprises au niveau du scénario (qui est assez cousu de fil blanc, au point d'être régulièrement téléphoné : la scène de la chute libre, tout ce qui a trait au chien, le parcours d'Eggsy, l'affrontement lame au pied, etc...), mais bien de manière globale, compte tenu des antécédents des personnes s'occupant de ce film.

Mark Millar est le spécialiste des concepts provocants et post-modernes, cyniques, violents, ultra-référentiels et assez immatures dans leur rebellion, pour ne pas dire vulgaires : sans surprise, donc, on se retrouve avec un pastiche de film d'espionnage qui tente d'être à la fois sérieux et parodique, avec des affrontements et de la violence graphique, de l'humour vulgaire (le bad guy qui vomit, la princesse qui donne dans l'anal), du cynisme et du sarcasme, un peu de rebellion (le côté "lutte des classes"), le tout photocopié sur le cheminement narratif de Wanted (déjà de Millar) : un jeune sans avenir se découvre des origines prestigieuses, est recruté par l'organisation à laquelle appartenait son père, et après un entraînement draconien, devient un super-badass séducteur  invincible et classieux. Typique, donc, sauf qu'ici, le protagoniste est dans le camp des gentils.

Matthew Vaughn, lui, est spécialiste du "cool". Ses films doivent être constamment "cools". Chaque scène, chaque plan doit avoir quelque chose de "cool", que ce soit visuellement, musicalement, ou dans l'écriture. Donc ici... tout est bourré de gimmicks cools. Les Kingsmen sont cools. Le méchant est cool (bien que ridicule avec son zozotement). La méchante est cool. Le héros est cool. Les combats sont cools (avec ralentis, accélérés, effets spéciaux, blablabla... la routine habituelle de Vaughn, qui trouve ici ses limites). La musique est cool. Etc...

On se retrouve donc avec un pastiche de James Bond & de Chapeau Melon et Bottes de Cuir, calqué sur Wanted, et avec le style de Kick-Ass. Pas toujours une combinaison très heureuse, à vrai dire, car si certains moments fonctionnent bien (je pense notamment à l'explosion de cerveaux sur Pump & Circumstances... là aussi très cool), d'autres sont tellement balisés et faussement impertinents qu'ils se regardent alors d'un oeil très distrait.

D'autant que formellement, comme mentionné plus haut, le style de Vaughn trouve parfois ses limites, et fait occasionnellement ressembler le film à une suite de vignettes jamais vraiment abouties (je pense notamment à la scène de parkour, terminée avant d'avoir commencé, ou d'avoir apporté quoi que ce soit au film), qui s'accumulent pour donner un film trop long pour son propre bien.

Sans avoir détesté, je n'ai donc pas totalement convaincu, pas plus que je ne l'avais été en leur temps par Layer Cake, Kick-Ass, ou dans une moindre mesure, Stardust et X-men : le commencement.

3.75/6 (car niveau parodie/hommage aux classiques des spy movies, il y a bien pire, et qu'un film qui parvient à faire de Colin Firth un combattant crédible, viril et impressionnant mérite bien un peu d'indulgence)

 

(mis à jour le 15/08/2016)

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Catch Review : TNA Impact (17/04/2015)

Publié le 18 Avril 2015 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, TNA

Après, la semaine dernière, un Impact spécial Live Tweets, assez équilibré en promos et en matches, retour à de l'action, cette semaine.

Impact Wrestling 17/04/2015 :

- Ce soir, un Tag team tournament, pour déterminer de nouveaux champions.

- Visiblement, Josh Matthews est en solo, ce soir, Taz étant "en mission spéciale" ^^.

- Revolution vs Hardyz. Public motivé, début un peu chaotique, mais match sympatoche, sans plus, bien qu'un peu court (parce que bon, soyons clairs, les Hardyz devaient forcément s'économiser puisqu'ils risquent bien de remporter les titres).

- Matt et Jeff sont motivés.

- EY est en colère backstage, et ensuite, il est en colère dans le ring. Un peu redondant, on aurait pu se passer du bref segment backstage. Face à face entre EY et Angle dans le ring, avec un Angle compréhensif et trop confiant, et un EY qui se "gollumise" toujours un peu plus.

- Le BDC martyrise Spud, et Anderson s'interpose.

- Spuderson vs BDC. Un match forcément bordélique, avec un Spud en danger, et le BDC qui finit par gagner en trichant un peu (normal, je ne voyais pas vraiment Anderson dans le Ultimate X, tandis que Low Ki & King, oui).

- EC3 pour une bonne promo backstage, et un Bram toujours incontrôlable.

- Le BDC s'auto-congratule backstage.

- Tigre Uno & Jay Rios vs EC3 & Bram. Tag match tranquille, Rios n'était pas mauvais, bien qu'un poil en deça de Tigre niveau vitesse et rythme. Je ne m'attendais pas à ces vainqueurs, cela dit.

- Angle récite un peu une promo générique, backstage.

- Hemme dans le ring pour faire venir les KOs dans le ring, et annoncer un Impact spécial KO, la semaine prochaine. J'avoue m'être marré en voyant le petit coup de coude de Christy à ALove pour lui signaler que c'était à son tour de lui arracher le micro pour parler. Tout le monde se dispute et fait sa promo, Kong débarque, et zou, brawl général. Content pour le show de la semaine prochaine, tiens.

- Tensions entre les Bromans, et les Dirty Heels tentent de les diviser encore plus. Amusant.

- Bromans vs Dirty Heels. Les Bromans se disputent, les Heels dominent (forcément) une grosse partie du match (ils sont tellement fluides que ça en est impressionnant), mais ils ont eu la bonne idée de ne pas en faire un squash ou un match totalement comique.

- Les Bromans se disputent, et brawl interrompu par DJ Z.

- Homicide démolit Angle backstage, ce qui se poursuit par un brawl dans le ring, et par une intervention du BDC, finalement chassé par The Rising. Reste alors MVP et Angle, et EY sauve Angle d'un passage à tabac... pour mieux l'achever lui-même la semaine prochaine.

- À nouveau, une chouette vidéo promo pour la Dollhouse.

- Ultimate X, Tag Titles. Pas mauvais mais un peu trop bordélique à mon goût, notamment avec l'échelle, qui est une béquille un peu trop facile pour ce type de match.


Un show avec beaucoup d'action. Pas forcément une action hors du commun ou ultra-mémorable, mais assez solide néanmoins. J'aurais peut-être préféré que la compagnie n'ait pas recours au gimmick de l'Ultimate X, que je trouve particulièrement dévalué et surexposé, mais bon, on ne peut pas tout avoir. La semaine prochaine devrait être intéressante, avec de nouveaux talents, et un show presque entièrement féminin (j'espère que Angle et EY vont s'habiller en femmes pour leur match :p).

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Un film, un jour (ou presque) #144 : Veronica Mars (2014)

Publié le 5 Juin 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Comédie, Drame, Policier, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Veronica Mars :

Sur le point de tourner définitivement la page sur son passé de détective privé afin de devenir avocate à New York, Veronica Mars (Kristen Bell) reçoit alors un appel de Logan (Jason Dohring), son ex-petit-ami de lycée, accusé de meurtre. Avec réticence, Veronica retourne donc à Neptune, dans sa ville natale, à l'occasion du dixième anniversaire de sa promotion scolaire, et avec une seule idée en tête : innocenter Logan.

On ne présente plus Veronica Mars, la série, ou encore la genèse improbable de ce long-métrage, très bien narrée dans le sympathique making of du film, intitulé By The Fans. Revenons cependant sur le titre de ce making of : "Par les fans, pour les fans".

Dans ce titre est contenu tout le problème de ce film Veronica Mars.

Financés par les fans, Rob Thomas et compagnie se sont sentis obligés de jouer au maximum la carte du fanservice, ce qui se traduit, au final, par un film très très moyen, blindé de références et de caméos en tous genres, et qui sert la soupe aux shippers Logan/Veronica (en évacuant Piz de manière sèche et brutale, sans le moindre remords) quitte à faire passer son héroïne pour une femme volage et infidèle.

Pour être clair, je n'ai pas détesté le film, ça fait toujours plaisir de retrouver tous ces personnages et leur univers, mais... il faut bien avouer que le métrage n'est pas un très bon film de cinéma, en soi.

Il ne fait nul doute à mes yeux que le film aurait probablement été meilleur s'il avait été ouvertement conçu pour la télévision : au lieu d'un long-métrage de 100+ minutes, au rythme bancal, et à la structure trop épisodique (on a l'impression que Rob Thomas recycle toutes les idées d'épisodes et de sous-intrigues qu'il a eues ces dernières années, et tente de les lier de façon à former un long métrage), on aurait probablement eu un téléfilm-anniversaire de 84 minutes, nettement plus élagué de son superflu, et rythmé par les coupures pub obligatoires... ce qui aurait probablement mieux fonctionné.

D'autant que Veronica Mars, dans sa forme actuelle, est finalement très inégal : on sent que tous les ingrédients sont présents, mais que la mayonnaise ne prend pas toujours. Les références méta à la grossesse de Bell, au spin-off avorté de Veronica au FBI, etc, sont plutôt sympathiques, tout comme les guests stars (pas forcément toujours indispensables : autant j'ai souri en voyant Eden Sher, Justin Long, ou Dax Shepard débarquer, autant j'aurais pu me passer sans problème du caméo d'un James Franco comme toujours défoncé) mais ça et là, étrangement, on sent que Bell a trop répété son texte, que certaines scènes manquent de spontanéité, ou auraient nécessité quelques prises supplémentaires (que ne pouvait pas se permettre la production, compte tenu des conditions de tournage), ou encore que personne n'a voulu dire à Rob Thomas que les morceaux pop/rock de la soundtrack commençaient à être envahissants.

M'enfin bon, rien de forcément rédhibitoire, dans l'absolu. C'est juste qu'avec moins de fanservice, le film aurait probablement été bien meilleur, et aurait peut-être pu être autre chose qu'un simple bonus pour les fans. Dommage.

3/6

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Catch Review : TNA Impact (01/07/2015)

Publié le 4 Juillet 2015 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, TNA

Depuis le mois de Mai, Impact me déçoit. Après une série de premiers shows impeccables, bien équilibrés entre nouveaux visages et action, le programme s'est réinstallé dans l'Impact Zone, et avec ce retour à Orlando, les bookers sont retombés dans leurs vieilles habitudes, leurs béquilles récurrentes, qui ont rapidement donné au show l'apparence d'une improvisation constante, et d'une course aux audiences à base d'anciens noms rarement pertinents rappelés pour un match ou deux. Point culminant de cette tendance, la semaine dernière, avec le retour de Jeff Jarrett, sa participation à Slammiversary, et sa promo éhontée pour sa nouvelle compagnie. Autant dire que ma motivation à regarder Impact, ces jours-ci, n'est pas à son maximum...

Impact du 01/07/2015 :

- BDC vs Rising, Loser must disband, Elimination Handicap match. Pas de grande surprise ici, puisque le feud était rance et éventé, avec le Rising inexistant sorti des promos de Drew, et le BDC et son roster rotatif, au gré des départs. Un tag match tranquille au résultat assez  prévisible. En espérant qu'ils se décident à pusher un peu Eli Drake, maintenant, ce qui semble bien parti, vu que sa blessure durant ce match semblait gentiment bidonnée, histoire de laisser Drew 4 contre 1, et d'être libéré de ses obligations vis à vis de The Rising...

- Youpi, rien ne dit "bell to bell" comme une interview exclusive avec Jarrett. En plus je suis sûr qu'on n'apprendra rien d'intéressant.

- Évacuation de Low Ki, pas très gracieuse, mais bon.

- Magnus et Mickie dans le ring, pour une promo contre Storm ; Storm réplique en promettant une adversaire pour Mickie dans un match par équipe, la semaine prochaine. Plutôt réussi de la part de Mickie, mais assez quelconque de la part de Storm, qui part dans une tirade misogyne assez déplacée et caricaturale...

- Wolves vs Heels, 5/5, 30 min Iron man tag. Un excellent match marathon. Mais maintenant, vu la pénurie d'équipes à la TNA, on peut se demander ce qui attend les champions en titre...

- Kong vs Brooke vs Taryn, KO Title. Pas mauvais, même si un peu trop bref pour être totalement convaincant. Grosse déception quant à la vidéo mystère, par contre. Supaire, Gail Kim vs Taryn, c'est frais, inédit, original, ça donne envie...

- Interview inutile et creuse de Jarrett, qui ne dit rien d'intéressant, mais fait sa promo pour GFW. M'enfin au moins c'était bref.

- EC3 vs Kurt Angle, World Title. Pas de surprise quant au résultat, forcément, mais un match de championnat plutôt convaincant. Rien d'exceptionnel (Angle a tendance à se montrer parfois répétitif et mécanique, dans ses vieux jours, et EC3 n'est pas un catcheur exceptionnel dans le ring), mais un affrontement solide, devant un public motivé. Maintenant, je redoute le pire pour son règne à venir...

 

Un peu comme pour Slammiversary, pas de surprise : l'action était de qualité, et peu encombrée ou sabotée par le booking. Ce qui est tant mieux, il faut bien l'avouer.

Après, j'ai toujours énormément de mal à m'enthousiasmer, sachant que Aries, Magnus et Storm ne sont plus là, que Roode rejoint lui aussi la GFW - la GFW semble avoir officiellement ajouté la TNA à son portefeuille collaboratif de fédérations associées, ce qui est très bien... mais pour l'instant, c'est toujours la GFW qui continue de profiter de cette relation, tandis que la TNA se retrouve le bec dans l'eau, à voir tout son roster foutre le camp sans rien gagner d'autre en échange que Jarrett et ses promos - , que la tag division est au point mort, que la KO division tourne en rond, et que la semaine prochaine, le grand retour télévisé de Dixie a été annoncé.

Disons que ce n'est pas vraiment la TNA que j'ai envie de voir en ce moment (c'est pour ça que j'ai un peu arrêté de regarder le show sur le web en "direct", et que, jusqu'à nouvel ordre, je vais tranquillement attendre le lendemain... ou deux jours après, il n'y a pas d'urgence)

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Catch Review : TNA Impact (08/07/2015)

Publié le 11 Juillet 2015 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, TNA

Sans grande motivation...

Impact du 08/07/2015 :

- Ouverture sur une promo inévitable d'EC3, qui apparemment a reçu les clefs d'Impact ce soir, des mains de Tatie Dixie. Matt Hardy s'incruste, défie EC3, qui le repousse. Et booke Hardy vs les Dirty Heels. J'avoue, j'ai un peu décroché à mi-parcours. Mais bon, voilà le début du push de Matt Hardy dans le main event... *soupir*

- Hardy vs Dirty Heels. Mwé. RAS. Pas vraiment intéressé par ce match, d'autant que les heels sont obligés de tricher pour battre Hardy...

- Galloway annonce la fin de The Rising, alors que le groupe n'a rien accompli et n'a pas servi à grand chose. Pas une grande perte. Et à nouveau, j'ai un peu décroché pendant la promo de Drew... pour me raccrocher quand EC3 a commencé à se moquer de lui, et à le booker dans un match handicap, à nouveau. Reste que tout ça, c'est particulièrement bavard. Mais bon, voilà, le début du push de Galloway dans le main event... *meh*

- Galloway vs Revolution. Rapide et pas franchement passionnant, et la Revolution est vraiment de moins en moins crédible et intéressante. Pas forcément bien grave, puisqu'avec le départ de Storm, et un Koyah qui semble se révolter (supaire), la faction n'en a plus pour très longtemps.

- Anderson vient dire bonjour à EC3, et se fait repousser.

- Bram vs Anderson. Deux catcheurs à la dérive, sans direction ni storyline... et un match avorté qui se finit avant d'avoir décollé. Tout ça nous fait une première demi-heure bien faible, en effet.

- Robbie vs Jessie, street fight. Comme d'habitude, je ne suis pas fan des street fights, mais bon, vu le niveau du show, pour l'instant, je prends ce qu'on me donne. Et là, les deux hommes se sont bien donnés, justement. Le seul problème, en fait, c'est que si Jessie s'impose comme un heel crédible et intense, Robbie se fait un peu (beaucoup) éclipser dans ce feud.

- Lashley vient voir EC3, et récolte un match contre Tyrus pour sa peine.

- Comme prévu, l'interview de Jarrett ne nous apprend rien de vraiment capital, tout ce qu'il nous dit, c'est que peut-être qu'il défendra le titre dans d'autres promotions, et que TNA fera partie de son alliance de fédérations... ce qui est bien sympa, mais n'apporte pas grand chose à la TNA.

- EC3 vs Norm Fernum. Forcément. Squash. (et un mini botch de EC3 qui l'appelle Norm Fernman à plusieurs reprises, malgré le nom affiché sur les écrans de l'IZ)

- EC3 vs Sharkboy. Forcément (again). Squash (again).

- Angle vient exiger son rematch. Peut-être enfin un match de championnat potable ?

- Lashley vs Tyrus. Je ne le dirai jamais assez : Lashley est un monstre de puissance. C'est pour ça que ça m'agace autant lorsque sa spear se transforme régulièrement en "semi-corde à linge à l'abdomen avec salto avant", qui n'a absolument aucun sens au niveau physique. Le match, sinon, était honorable pour un mastodonte comme Tyrus.

- Jarrett qui continue d'esquiver plus ou moins les questions, avec de jolis "si nos objectifs concordent, le potentiel de notre collaboration est énorme" qui ne l'engagent à rien. Ensuite, il dit du bien de tous les mecs qu'il a recrutés, et dont 80% vont rejoindre la GFW, yeah...

- Velvet vs Madison. Maddie qui n'a même pas droit à son entrée, *soupir*, et qui se fait interrompre en pleine promo. M'enfin bon, au point où on en est... un brawl, c'est pratique pour ne pas avoir à faire des prises de catch crédibles, et pour gagner un match avec trois coups de pied et un stunner... *soupir²*

- EC3 vs Angle. Un autre match avorté, un de plus, qui se finit par DQ. Décidément...

- Dixie fait son retour (whouhou), mais elle est gentille, maintenant (...) et elle a décidé de ramener un nouveau GM, parce que son neveu est vraiment trop maychant. Une jolie perte de temps, qui cumule tout ce que je ne voulais pas voir : Dixie au micro, dans le ring, et un nouveau GM (et quand on sait que la semaine prochaine, elle remet ça, en plus long, ça fait super envie. Et l'identité du GM sera la goutte qui fera déborder le vase...)

 

Un show tout simplement médiocre. Je l'avais pressenti en lisant les comptes-rendus des tapings, mais ça se confirme... et ça ne va pas vraiment s'arranger. Vivement les tapings de fin Juillet, pour qu'ils rectifient le tir. Enfin espérons.

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Un film, un jour (ou presque) #286 : Gods of Egypt (2016)

Publié le 7 Avril 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Fantastique, Action, Aventure

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Gods of Egypt :

Décidé à devenir le nouveau roi d'une Égypte mythologique promise à son neveu Horus (Nikolaj Coster-Waldau), Set (Gerard Butler), le dieu métamorphe du désert et des ténèbres, renverse le père de celui-ci, énuclée Horus, et prend le pouvoir dans le royaume. Mais c'est sans compter sur Bek (Brenton Thwaites), un jeune humain, habile voleur qui décide de rendre ses yeux à Horus, afin qu'il l'aide à ramener sa bien-aimée de l'au-delà...

Si l'on m'avait dit qu'en 2016, j'en viendrais à préférer ce Gods of Egypt, à la promo et à la réputation calamiteuse, au Star Wars qui a tant fait l'unanimité, je ne l'aurais pas cru.

Et pourtant, c'est le cas, et je range ce blockbuster dans la même catégorie que The Lone Ranger et John Carter of Mars : des films imparfaits, mais qui ont été flingués par un contre-buzz galopant alimenté de manière abusive par le web. Ici, c'est tout la controverse raciale sur la blancheur du panthéon égyptien (pas totalement infondée, mais paradoxalement entretenue par les mêmes personnes qui, pour Thor, clamaient haut et fort que l'ethnicité des acteurs jouant des Dieux extraterrestres n'avait aucune espèce d'importance, et qu'un anglais à la peau noire pouvait jouer un "dieu" nordique sans problème ; ici, bizarrement, des acteurs blancs ne peuvent pas jouer des "dieux" égyptiens...) qui a éclipsé le film, aidée en cela par une campagne promotionnelle mettant en avant les visuels les plus kitschs possibles.

Résultat, les critiques ont eu tôt fait d'utiliser les raccourcis les plus faciles à leur disposition, rapprochant Gods of Egypt de Jupiter : le Destin de l'Univers, de Prince of Persia ou du remake du Choc des Titans, l'internet a passé le mot, et a condamné le film à un flop inévitable.

Alors que si ce film partage avec Jupiter Ascending un certain sens du spectaculaire, du décomplexé, et des séquences d'action à la limite du jeu vidéo (mais pas son recyclage patchwork), c'est surtout au Choc des Titans original que de Gods of Egypt m'a fait penser : bestiaire mémorable, kitsch totalement assumé et gentiment clinquant, effets inégaux (certains séquences et images sont sublimes, d'autres semblent avoir été finies à la truelle), distribution investie, musique assez sympathique, et ambition épique... autant de choses qui font qu'on passe un excellent moment devant ce métrage décontracté, qui rappelle certains récits de fantasy pulp ou certains blockbusters façon La Momie, qui ne se prennent jamais trop au sérieux, et débordent d'imagination.

Alors certes, ce n'est pas un chef d'oeuvre, il y a des fautes de goût très claires, les effets visuels sont très inégaux, les scènes d'action sont un peu trop axées jeu de plate-forme/boss de fin de niveau, le script est finalement très basique (Orphée, Dumbo, etc...), et le film aurait bénéficié de 10 minutes de moins (les blockbusters de 2h et plus, j'en ai un peu marre), mais rien que pour certaines images improbables (Geoffrey Rush, chauve, sur son char spatial, en train de tirer le soleil derrière lui, au bout d'une chaîne, au dessus d'une Terre plate, tout en combattant à grands coups de blaster-lance Apophis la sangsue géante du chaos stellaire !!!!!), on dit merci Alex Proyas. Et fuck la polémique.

Un 4/6 du coeur.

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 3 (suite - 4)

Publié le 28 Février 2016 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Télévision, Critiques éclair, Review, Star Trek, Science-Fiction

Je continue mes mini-reviews de l'intégrale de Star Trek Voyager, une intégrale commencée il y a bien longtemps, et une saison 3 qui commence à peine à prendre de la vitesse, avec l'arrivée des Borgs !

3x22 - Real Life :

Pendant que le Doc fait l'expérience holographique d'une vie de famille, le Voyager est confronté à un phénomène mystérieux et destructeur ressemblant étrangement à une tornade spatiale. Un épisode assez inégal et peu homogène, avec d'un côté une intrigue prévisible et quelconque (l'anomalie spatiale), et de l'autre, quelque chose de plus réussi (le doc holographique qui découvre ce que c'est que la vie de parent), et qui prend même un tournant nettement plus sombre et déprimant sur la toute fin.

Reste que le contraste est un peu trop important entre cette partie sérieuse et dramatique, et le reste de ce qui se passe en dehors de l'holodeck (et ce même si Paris qui flirte avec B'elanna et la taquine sur ses lectures de romans Harlequin klingons, c'est plutôt amusant).

3x23 - Distant Origin :

Le scénariste de The Chase (avec ses Ancient Aliens qui ont répandu leur ADN dans toute la galaxie, et les scientifiques de toutes les races qui tentent de retrouver cette race première) remet le couvert, avec ici des extraterrestres sauriens descendants des dinosaures terrestres, qui auraient évolué sur Terre jusqu'à créer des vaisseaux spatiaux, et partir dans le quadrant Delta à la fin de l'âge des dinos, et qui tentent de retrouver leur planète d'origine en étudiant l'ADN de leur race, etc.

Alors bon, il faut fermer les yeux sur ce postulat scientifiquement très très improbable (pour être gentil), qui utilise encore à tort et à travers le terme de "théorie", et se base encore sur une conception assez discutable de l'évolution et de l'adn (Braga est coscénariste sur celui-ci, et on sait à quel point lui et l'évolution, ça fait deux). Néanmoins, malgré ces bases vacillantes, cet épisode s'avère plutôt bon, ouvrant sur 15-20 minutes exclusivement du point de vue de deux scientifiques extraterrestres qui suivent la piste archéologique du Voyager en étudiant les traces laissées durant les épisodes et saisons précédents ; puis les deux espèces se rencontrent, et c'est là encore bien mené ; et enfin le tout se finit par un procès très inspiré par celui de Galilée, durant lequel Robert Beltran se livre à une chouette plaidoirie bien interprétée et écrite.

En prime, l'épisode évite la happy end, et se termine de manière douce amère ce qui est toujours intéressant.

3x24 - Displaced :

Les membres d'équipage du Voyager disparaissent un à un, remplacés par des extraterrestres humanoïdes apparemment pacifiques, et ne comprenant apparemment pas ce qu'ils font là... Encore un épisode assez générique et prévisible, dont le seul intérêt réside dans le développement des membres d'équipage du vaisseau. Ou plutôt, devrais-je dire, dans les scénettes permettant le développement de B'elanna et Tom, puisque ce sont les seuls personnages à y avoir droit de manière régulière et compétente (Janeway, notamment, fait presque de la figuration depuis une demi-saison).

Le reste (la seconde moitié de l'épisode, une fois le mystère éventé, et l'équipage en captivité chez les aliens) est assez basique, et se regarde donc distraitement, et Robert Beltran s'en sort assez bien dans le rôle de l'ultime humain à bord, mais pour être honnête, c'est vite vu, vite oublié. (ah, et puis j'adore le dialogue "Mon dieu, ils sont dans un environnement où les températures descendent jusqu'à -20°c, ils ne vont pas tenir plus que quelques minutes, vite !" typiquement californien)

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 13 - Le Dernier Chasseur de Sorcières (2015)

Publié le 25 Septembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Action, Aventure, Fantastique, Halloween

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Le Dernier Chasseur de Sorcières (The Last Witch Hunter) :

Dans un monde très similaire au nôtre, les sorcières existent, et vivent parmi nous, cachées, un traité de paix garantissant leur cohabitation harmonieuse avec le reste de l'humanité. Pour faire respecter ce traité, Kaulder (Vin Diesel) le Chasseur traque les sorciers et sorcières renégats et maléfiques, assisté d'un ordre de prêtres et de centaines d'années d'expérience. Car Kaulder est immortel depuis qu'il a tué la Reine des Sorcières (Julie Engelbrecht), qui l'a maudit avant de s'éteindre. Mais lorsque le bras droit de Kaulder, le 36ème Dolan (Micheal Caine), est assassiné, Kaulder découvre que quelqu'un veut ramener la Reine à la vie, et se venger du Chasseur : épaulé par le 37ème Dolan (Elijah Wood) et par une sorcière (Rose Leslie), Kaulder tente alors d'empêcher le pire...

Honnêtement, j'aime bien Vin "Baboulinet" Diesel.

C'est un ancien nerd qui s'est construit un corps de catcheur, et vit désormais ses rêves de gosse en incarnant des personnages cinématographiques tout droit sortis de campagnes de rôlistes et de fantasmes d'ados, que ce soit Riddick, Dominic Toretto, Xander Cage, ou ce Witch Hunter. Le problème étant... que ces personnages sont, pour la plupart, tous semblables, à savoir qu'ils sont l'image badass, stoïque et idéalisée que Vin a de lui-même.

Ce qui, parfois, dans certaines circonstances, suffit pour que le personnage fonctionne (Riddick, notamment)... mais le plus souvent, malheureusement, j'ai toujours l'impression que Vin se force à prendre la pose, qu'il se force à débiter des one-liners, et qu'il se force à jouer le badass... par conséquent, j'ai parfois énormément de mal à le prendre au sérieux, ou à le trouver crédible dans son jeu monolithique.

Dans les Riddick, ça passe ; dans F&F, aussi ; XXX ou ce Witch Hunter, par contre, ça coince.

La distribution du film est sympathique, ses effets visuels sont spectaculaires (tout en étant inégaux), sa direction artistique est travaillée, le script n'est pas désagréable (notamment dans son approche de la création d'un monde crédible et détaillé) bien qu'imparfait (la caractérisation des personnages, et leur évolution, laissent à désirer, et le postulat rappelle parfois Van Helsing, avec ce héros immortel chasseur de monstres, épaulé par un prêtre débutant), la musique est dérivative mais remplit son office, et la réalisation est relativement compétente (Breck Eisner est un faiseur honorable, même s'il peine toujours à insuffler du rythme et de l'énergie à ses films), bref, Le Dernier Chasseur de Sorcières avait de quoi être un métrage d'urban horror-fantasy assez satisfaisant (faute d'être mémorable ou excellent)... si quelqu'un d'autre que Vin avait tenu le rôle principal.

Parce qu'une fois le métrage repassé dans l'ère moderne, Vin est en mode plus minimaliste que jamais, Vin est surpuissant, Vin démolit tout le monde sans effort, Vin est mono-expressif, Vin a une voiture de luxe, bref, Vin n'est pas intéressant pour un sou, et son interprétation ne permet jamais à son personnage d'exister au delà du mur impassible qu'il incarne sans broncher.

Résultat, bon nombre de ses scènes sonnent tout simplement faux, que ce soit parce que Vin surjoue soudain une émotion (le contraste avec son impassibilité perpétuelle est alors ultra-brutal), parce que les dialogues sont bancals et maladroits, ou parce que la mise en scène simpliste de ces scènes et de ces dialogues favorise les poses caricaturales adoptées par le héros.

Mais encore une fois, je ne jette pas forcément la pierre à Vin Diesel, qui a besoin d'un bon réalisateur et directeur d'acteurs pour ne pas se laisser dévorer par ses tics de jeu (un peu comme Nicolas Cage, bien qu'ils évoluent dans des catégories totalement différentes).

Ici, il n'était pas forcément épaulé par un cador de la discipline, et si l'on ajoute à cela un script parfois mal équilibré (le personnage d'Elijah Wood est tellement inutile durant tout le film que son importance finale en devient télégraphiée), et qui aurait fait un bien meilleur pilote de série tv, tout cela finit par tirer ce métrage pourtant divertissant vers le bas.

Pas sûr que ça mérite la moyenne, mais bon, je mets tout de même un minuscule 3/6, pour le spectacle, pour l'ambiance et pour Rose (mais pas pour Vin).

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Un film, un jour (ou presque) #342 : Warcraft - Le Commencement (2016)

Publié le 20 Juin 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Fantastique, Action, Aventure

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Warcraft - le Commencement (Warcraft : The Beginning) :

À la tête du peuple des orcs, le shaman Gul'dan (Daniel Wu) exploite la sombre magie du Fell pour transformer ses troupes, et ouvrir un portail dimensionnel vers le royaume d'Azeroth, afin de conquérir ce dernier. Mais au sein de sa horde, certains doutent du bien-fondé des motivations de Gul'dan : Durotan (Toby Kebbell), chef d'un clan orc, redoute notamment que le Fell ne détruise Azeroth à son tour, et que les orcs ne soient alors contraints de trouver encore un autre royaume à envahir. Il décide alors de se tourner vers les humains vivant à Azeroth, afin de demander leur aide pour renverser Gul'dan. Plus facile à dire qu'à faire, car même avec l'assistance du Roi Llane (Dominic Cooper), du guerrier Anduin Lothar (Travis Fimmel), de la métisse orque Garona (Paula Patton) et du Gardien (Ben Foster), un sorcier tout-puissant, la magie du Fell s'avère un obstacle dès plus redoutables...

Soyons francs : depuis son annonce jusqu'à sa sortie, Warcraft n'a eu qu'un seul public-cible, celui des gamers qui connaissent par cœur les détails de l'univers. Le grand public était volontairement laissé à la porte, et les bandes-annonces se contentaient de lui présenter un univers de fantasy générique, dont l'intrigue se résumait à orcs vs humains. Pas franchement de quoi attirer le chaland novice, donc je faisais partie... d'autant plus que le visuel présenté à l'écran puait le numérique et le toc, ce qui n'est pas vraiment idéal quand on tente de lancer une franchise cinématographique comme Warcraft.

C'est donc avec de grosses réserves que j'ai regardé ce métrage, et, sans surprise, il s'en dégage un film vraiment bipolaire, à moitié réussi, et à moitié raté.

Le film sur les orcs, ainsi, est assez intéressant : véritable prouesse technique, avec des orcs crédibles (le design des orquettes est nettement plus discutable), il y a de l'émotion, et malgré un peu trop de bourrinage et de retournements de veste abusifs, le tout est suffisamment bluffant pour emporter l'adhésion.

Malheureusement, en face, il y a tout le côté Alliance des humains. Et là, c'est un vrai carnage.

La direction artistique ne fonctionne en effet pas du tout, et donne constamment l'impression de se trouver devant un mauvais concours de cosplay, ou devant une énième suite DTV de Donjons & Dragons : les costumes, les armes et les prothèses capillaires ne sont jamais crédibles, les acteurs sont tous hors-sujet et/ou mal castés (la palme revient à Paula Patton, qui passe tout le film à faire cette tête là : :-( , ce qui est assez ridicule vu le look qu'ils lui ont donné ; mention spéciale aussi à Travis Fimmel qui, s'il est crédible physiquement, nous refait exactement tous ses tics de jeu de Ragnar Lodbrok dans Vikings et donne l'impression d'être constamment imbibé), et les personnages passent leur temps à aller d'un point A à un point B avant de revenir au point A et de repartir au point C avant de retourner au point B, sans jamais être particulièrement intéressants en chemin.

(à vrai dire, j'étais plus intéressé par le gobelin que l'on aperçoit en train de pêcher dans une rivière pendant un plan de transition, que par les palabres interminables des humains et leurs allers-retours)

On alterne donc un script simple et clair (les Orcs), crédible visuellement car tout numérique signé ILM, avec un bordel pas possible (les Humains), assez fauché visuellement (on sent que la moitié des paysages et des bâtiments numériques ont été délégués à des studios secondaires, moins performants), noyé dans les références et le name-dropping abscons, et qui, pour ne rien arranger, s'écroule totalement dans son dernier quart : on devine des coupes énormes çà et là, les ellipses sont maladroites, les rebondissements improbables, et on a l'impression d'assister à un résumé de 15-20 minutes plus qu'à un vrai film.

Bref, pour un non-fan de l'univers de Warcraft (je n'ai pas touché à un jeu de cette franchise depuis pas loin de 20 ans), c'est quand même un long-métrage de fantasy particulièrement médiocre et bancal, forcément très dérivatif dans l'absolu (mais ça, c'est inhérent à l'univers Warcraft) et qui aurait probablement bénéficié d'être un film d'animation photoréaliste.

Ou alors, de carrément changer de directeur de casting...

(et de compositeur, aussi)

2.25/6, pas plus.

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Christmas Yulefest 2019 - 19 - Les 12 Traditions de Noël (2019)

Publié le 9 Décembre 2019 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Hallmark, Review, Romance, Noël, Télévision, Yulefest

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

Les 12 Traditions de Noël (Two Turtle Doves - 2019) :

Sharon (Nikki DeLoach), chercheuse en neurosciences, revient dans sa ville natale pour gérer l'héritage de sa grand-mère, récemment décédée. À cette occasion, elle rencontre Sam (Michael Rady), exécuteur testamentaire de son aïeule, un veuf sympathique, père célibataire d'une fillette, Sophia (Michaela Russell). À l'approche des fêtes, cependant, Sharon doit renouer avec les traditions familiales si elle veut pouvoir hériter de la maison de son enfance ; l'une de ces traditions - 12 décorations de Noël symboliques - est cependant incomplète, et Sharon, Sam et Sophia se mettent alors en quête de la décoration manquante...

Au premier abord, un film Hallmark Movies & Mysteries comme les autres, avec les clichés habituels du genre : la protagoniste professionnellement épanouie, qui hérite d'un bien immobilier à Noël, et retourne dans sa ville natale pour renouer avec son passé ; le voisin veuf père d'une fillette attachante et intelligente ; le spectacle de Noël ; la tradition improbable, etc, etc, etc...

En théorie, donc, rien de mémorable, puisqu'on est clairement en terrain connu, avec un récit bourré des clichés habituels de la chaîne, et autres. Sauf que rapidement, il apparaît que ce métrage est nettement plus travaillé que la moyenne, et qu'il finit même par ressembler à ce que devrait être tout téléfilm Hallmark de ce type : quelque chose de mieux écrit, de mieux interprété, avec un couple principal attachant à la relation adulte et ludique, et un script qui utilise le cahier des charges imposé par Hallmark pour développer quelque chose de plus réfléchi sur la thématique du deuil, de l'émotion, etc.

Alors ne nous faisons pas d'illusion : non seulement l'immense majorité des spectateurs/trices du genre recherche plutôt, à Noël, quelque chose de plus léger, superficiel et lumineux qu'un mélodrame souvent sérieux et une réflexion sur la mort et le deuil (et je les comprends, puisqu'à la base, les mélodrames larmoyants ne sont pas non plus mon genre préféré), mais en plus, comme le passé l'a souvent démontré, de tels projets dépendent toujours de la qualité de la plume du scénariste.

Ici, ça fonctionne, comme cela fonctionnait dans Love to the Rescue, un sympathique téléfilm Hallmark de la même scénariste, avec déjà DeLoach, Rady et Russell (critique à venir dans le cadre du Mois Saint Valentin, en février 2020). Tout au plus pourra-t-on reprocher à ce Two Turtle Doves un rythme un peu trop mollasson sur la durée, rythme inhérent à l'aspect plus émotionnel de ce qui s'y déroule.

Mais quelque part, Two Turtle Doves est un métrage qui redonne un peu d'espoir en la marque Hallmark, en prouvant qu'elle était toujours capable de renouer avec un style de téléfilms plus sincère, comme on pouvait en voir à la télévision dans les années 80-00.

Encore une fois, ce n'est pas forcément mon type de téléfilm préféré, et le fait que les clichés Hallmark soient à ce point surexploités et surexposés tout au long de la saison affaiblit d'autant leur utilisation ici (d'où la note), mais ça reste un pas dans la bonne direction.

3.75/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

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Les bilans de Sygbab - Highlander, saison 1 (1992-1993)

Publié le 16 Août 2020 par Sygbab dans Action, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Histoire, Les bilans de Sygbab, Review, Romance, Télévision, Canada, France

There can only be one... Et comme Sygbab revient pour en découdre avec une nouvelle intégrale hebdomadaire, ce sera sûrement lui !

Highlander, saison 1 (Highlander : The Series, season 1 - 1992-1993) :

Immortel âgé de plus de quatre cent ans, Duncan MacLeod (Adrian Paul) vit une vie paisible d'antiquaire entre les États-Unis et Paris, aux côtés de Tessa (Alexandra Vandernoot), sa compagne humaine, et de Richie (Stan Kirsch), un jeune voyou qu'il a pris sous son aile. Las des duels constants à l'épée auxquels se livrent les immortels, il aimerait ne plus participer à ce combat sans fin... mais la réalité de sa condition le rattrape sans cesse.

L'immortalité est un des plus grands fantasmes de l'humanité, ce qui en fait un thème souvent abordé dans les domaines de la science-fiction et du fantastique. Étant donné que la série s'y consacre exclusivement, cela représente une opportunité de se pencher sur cette condition et d'en décortiquer les avantages et les inconvénients.

Malheureusement, ce n'est pas exploité de cette manière : si ce n'est évoquer de manière assez succincte les affres d'une solitude qui peut parfois durer des siècles et la douleur inévitable éternelle de perdre un être aimé et mortel, il n'y a pas grand-chose d'autre à signaler de ce côté. C'est d'ailleurs une constante de cette première saison puisque tout ce qui pourrait être exploité de manière intelligente n'est utilisé que de manière superficielle.

Les deux exemples les plus frappants résident dans la manière de gérer le Quickening et le background de Duncan. Dans le premier cas, il s'agit de l'aboutissement de duels presque tous identiques - même si on perçoit quelques progrès chez Adrian Paul, le manque d'inspiration dans les chorégraphies finit par rendre indifférent - et cela n'apporte rien de concret. Duncan est censé intégrer toutes les connaissances de ses adversaires, mais que ce soit dans ses aptitudes au combat ou au niveau de son enrichissement personnel, cela n'est jamais vraiment retranscrit.

Quant aux flashbacks qui ont pour but de nous faire découvrir son riche passé, ils ne sont jamais percutants. Sans parler des costumes qui sont parfois peu crédibles, le schéma est souvent le même avec un retour sur les origines de la rencontre entre Duncan et un autre Immortel, celle-ci se produisant généralement en temps de guerre. Traverser les siècles semble en effet avoir poussé notre héros à participer à tous les conflits possibles et imaginables...

Cela amène à un autre point qui met en avant le manque de créativité des scénaristes. À chaque épisode son Immortel, que Duncan a déjà rencontré par le passé dans 99% des cas, et qu'il connaît régulièrement très bien. Il y en a peu qui dérogent à cette règle, et cet enchaînement d'épisodes indépendants au déroulement quasiment invariable est plus que lassant.

Et bien entendu, cette concentration d'amis ou d'ennemis autour de lui ne change guère, qu'il soit aux États-Unis ou à Paris. Au moins, la Ville Lumière donne du cachet à la deuxième partie de saison, ce qui est toujours une bonne chose. En effet, d'autres éléments ne sont pas aussi enthousiasmants : entre une illustration musicale en décalage total avec le générique (qui est lui-même un paradoxe avec une musique et des paroles qui déchirent mais une imagerie qui fait saigner les yeux), une ambiance moribonde, un manque de rythme flagrant, une écriture au rabais et des scènes d'actions pas toujours heureuses (comme évoqué auparavant), il y a de quoi s'ennuyer.

En ce qui concerne les personnages, c'est le néant le plus total. Tessa est inutile et n'attire aucune sympathie, Richie sert uniquement de faire-valoir, Duncan n'est pas foncièrement intéressant, et le jeu approximatif des acteurs n'aide pas à s'attacher à eux.

Le comble, c'est de constater que certains des protagonistes secondaires sont plus intrigants : Darius, Amanda, et même la journaliste du début de saison... En revanche, ils ne sont pas développés, et cela souligne une fois de plus quelques carences impardonnables : la mort de Darius aurait sans doute eu plus d'impact si le téléspectateur en avait su plus sur lui, et l'intrigue de la journaliste qui essaie de percer à jour le secret de Duncan passe à la trappe alors qu'il y avait du potentiel.

En résumé, cette première saison est un véritable fiasco. Heureusement, le final relève un tant soit peu la tête en introduisant un groupe obscur qui est au courant de l'existence des immortels et qui souhaite les éliminer pour faire prévaloir l'humanité, car ils les considèrent comme une aberration de la nature. Il ne reste plus qu'à espérer que ce ne soit pas un coup d'épée dans l'eau !

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Critiques éclair - Wandavision, saison 1 : épisodes 1x07-08 (2021)

Publié le 6 Mars 2021 par Lurdo dans Review, Critiques éclair, Comédie, Sitcom, Télévision, Fantastique, Romance, Drame, Action, Thriller, Science-Fiction, Les bilans de Lurdo, USA, Disney, MCU, Marvel, Wandavision

La saison 1 de Wandavision continue sur une belle lancée, se rapprochant progressivement de sa conclusion, une conclusion au potentiel certain...

Wandavision, saison 1 (2021) :

- 1x07 : Alors que l'univers télévisuel qui l'entoure se rapproche lentement du présent, Wanda commence à perdre le contrôle de cette réalité improbable ; à l'extérieur, Monica et ses collègues conçoivent un moyen de pénétrer dans la bulle de Wanda, pour tenter d'y retrouver Darcy...

Les choses se décantent dans l'univers de Wandavision, pour un épisode parodiant les sitcoms 2000 façon Modern Family et The Office, avec interviews et réactions face caméra des protagonistes.

Et ça fonctionne plutôt bien, même si l'intrigue de fond prend progressivement le dessus sur l'hommage à l'univers des séries, avec des sous-intrigues qui convergent progressivement vers quelque chose de plutôt intéressant, entre Darcy et Vision qui font le point, Monica qui évolue en Photon, et Wanda qui perd progressivement pied, au grand dam de ses deux fils.

Sans oublier ce grand reveal final, qui confirme ce que l'on pouvait deviner si l'on connaissait déjà un peu le monde des comics : Agnes (Kathryn Hahn) est Agatha Harkness, une sorcière aux pouvoirs menaçants, capable d'influencer Wanda (joli générique/séquence de fin inspirée des Munsters, d'ailleurs) et responsable de bien des événements dans cette série.

Ce qui fait donc d'elle la grande méchante du programme... en théorie.

Car je ne vois pas Marvel innocenter ainsi Wanda de ses actions, et je ne serais pas surpris, par exemple, qu'Agnes soit une création pure et simple du subconscient de Wanda, incapable d'admettre qu'elle soit elle-même la méchante de sa propre histoire. Ou bien qu'Agatha, réalisant l'ampleur des pouvoirs de Wanda, ait décidé d'endosser ce rôle de méchante et d'aiguiller Wanda au fil du temps, dans sa bulle, pour l'amener à prendre conscience de ses actes et de leur valeur (im)morale, afin qu'elle finisse par mettre fin à Wandavision. Ou encore qu'elle soit une sorcière possédée par une entité malfaisante que l'on retrouverait ultérieurement dans Doctor Strange 2, par exemple.

En somme : je ne prends pas forcément ce qu'on a vu ici au premier degré, et je m'attends à ce que Marvel ait encore un ou deux atouts et retournements de situation dans sa manche.

- 1x08 : Aux mains d'Agatha, Wanda est contrainte de revivre les pires moments de son existence, alors que la sorcière tente de comprendre comment la jeune Sokovienne a bien pu donner naissance à Westview...

Un épisode nettement plus sérieux et dramatique, chargé en mythologie, qui revisite le passé de Wanda pour lui apporter un nouvel éclairage, et réécrire son histoire : si elle est devenue ce qu'elle est, et si elle a pu maîtriser les pouvoirs de la Pierre de l'Esprit, c'est qu'elle est naturellement dotée de capacités magiques (mutante ?), qui ont été amplifiées par la Pierre.

Un pas de géant de Marvel en direction de son pan le plus surnaturel, quitte à verser par moments dans une imagerie un peu kitschouille : toute l'intro de l'épisode, en mode "Sorcières de Salem", dure un peu trop longtemps pour son propre bien, et la conclusion, avec Agatha qui vole dans un costume façon Hocus Pocus, ne fonctionne pas totalement à mes yeux (on pourra toujours arguer que, puisque tout se déroule toujours à Westview, c'est une vision qu'à Wanda de la sorcellerie et des sorcières tout droit héritée de Ma Sorcière Bien-aimée).

Cela dit, j'avais raison - Agatha n'est pas vraiment la Grande Méchante de cette histoire, et Marvel ne s'est pas dégonflé : oui, Wanda a créé spontanément la bulle de Westview, elle en est la seule responsable, et elle devra faire face aux conséquences. Et quelque chose me dit qu'une fois toute cette affaire terminée, une fois que Wanda aura rejoint Strange pour apprendre à maîtriser ses pouvoirs, on pourrait bien revoir Agatha en tant qu'alliée, dans le camp du bien.

Ah, oui, dernier détail de cet épisode un peu plus long (43 minutes), mais qui fait plaisir : le costume final de la Scarlet Witch, entraperçu lorsque Wanda et la Pierre de l'Esprit entrent pour la première fois en contact.

(reste désormais un unique épisode, qui devrait être chargé en affrontements et en ultimes rebondissements...)

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Un film, un jour (ou presque) #1429 : Watchmen - Les Gardiens (2009)

Publié le 30 Avril 2021 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Histoire, Review, Romance, Science-Fiction, Policier, Thriller, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Watchmen : les gardiens - Édition ultime (Watchmen : The Ultimate Cut - 2009) :

Lorsque le Comédien (Jeffrey Dean Morgan), ancien super-héros ultra-violent, est retrouvé mort, jeté du haut d'un immeuble, Rorschach (Jackie Earl Healey), justicier paranoïaque et ancien collègue du Comédien, en conclut que quelqu'un en a après les Watchmen, groupe de super-héros désormais démantelé. Il tente alors d'en avertir les autres membres, le Hibou (Patrick Wilson), le Spectre Soyeux (Malin Akerman), Ozymandias (Matthew Goode) et le Docteur Manhattan (Billy Crudup), alors même que le monde est au bord de l'apocalypse nucléaire...

On ne présente plus Watchmen - les Gardiens, adaptation par Zack Snyder et David Hayter du comic-book incontournable de Gibbons et Moore, une œuvre multi-récompensée à l'influence écrasante, réputée inadaptable, et portée à bout de bras par un Snyder fasciné depuis toujours par cette bande dessinée.

Un film fleuve, revisionné ici dans sa version la plus longue (près de 3h30), intégrant une petit demi-heure animée racontant les Contes du vaisseau noir, un interlude façon récit horrifique (narré par Gerard Butler), autrefois intégré tout au long du comic-book, et ici intercalé çà et là de manière assez artificielle.

Et ce qui saute tout de suite aux yeux, en revoyant ce métrage juste après avoir relu l'œuvre originale, c'est l'immense fidélité de l'adaptation au récit de Moore et Gibbons : ce Watchmen cinématographique est très fidèle, visuellement et scénaristiquement. Probablement trop, d'ailleurs.

En fait, Watchmen de Snyder, c'est un peu une grosse photocopie formelle de la bande dessinée originale, une photocopie appliquée, reprenant littéralement certaines des cases de Gibbons... mais passées au filtre "cool et edgy" de Snyder.

Et c'est là que les limites du projet se font vraiment ressentir : chez Snyder, impossible d'avoir de l'action sans qu'elle soit ultra-stylisée, avec des ralentis dans tous les sens, des plans majestueux, et des protagonistes surhumains, qui démolissent tout sans broncher.

Ce qui va totalement à l'encontre du propos original, celui d'un Moore particulièrement méfiant vis à vis du concept de super-héros, et qui insistait sur le fait que tous ses "héros" étaient des humains bourrés de défauts et de contradictions, pas forcément plus éclairés ou justifiés dans leur démarche super-héroïques que le quidam lambda, malgré ce qu'ils voulaient bien en dire.

Ici, les Watchmen sont badass et impressionnants, visuellement modernes et épiques, et c'est un peu passer à côté de la moelle de la bd ; Rorschach, notamment, était, sous la plume de Moore, une incarnation des principes objectivistes poussés dans leurs retranchements, un être extrême, psychopathe, paranoïaque et jusqu’au-boutiste. Sous la caméra de Snyder, lui-même fan avoué d'Ayn Rand, Rorschach est dépouillé de toute ambiguïté, pour être présenté comme un vigilante surhumain détenant la vérité ultime, le seul à avoir raison depuis le début, et quasiment le seul héros du récit.

Le message de Watchmen est ainsi détourné et affadi petit à petit, que ce soit par les choix créatifs de l'adaptation, ou par l'approche de Snyder privilégiant la "coolitude" visuelle au fond.

Pas forcément rédhibitoire - ça reste un blockbuster bien produit et bien mené, même si la version extra-longue tire à la ligne - mais problématique, tout autant que certains choix de casting : si l'immense majorité de la distribution s'en sort très bien, Crudup est éclipsé par des effets numériques qui ont assez mal vieilli (l'animation labiale, principalement), Malin Akerman peine à faire la moindre impression, et, plus embêtant, Matthew Goode manque de présence et de charisme en Ozymandias, en plus de paraître éminemment suspect dès sa première apparition à l'écran.

Dans l'ensemble, cette adaptation de Watchmen est clairement le fruit du travail de quelqu'un de passionné par le matériau d'origine. Malheureusement, c'est aussi une adaptation relativement superficielle, et qui ne semble avoir vraiment saisi qu'une partie des subtilités et des thématiques du récit original, la partie la plus spectaculaire et edgy. Mais après tout, venant de Snyder, et compte tenu de ce qu'il a fait de l'univers DC... ce n'est guère surprenant.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #1426 : Mortal Kombat (2021)

Publié le 27 Avril 2021 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Review, Science-Fiction, USA, HBO, Science Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Mortal Kombat (2021) :

En grand danger d'être envahie par les armées de Shang Tsung (Chin Han), Empereur d'Outworld, en cas de défaite lors du grand tournoi Mortal Kombat, la Terre ne peut compter que sur un groupe de combattants que tout oppose, réunis par Lord Raiden (Tadanobu Asano) : Cole Young (Lewis Tan), héritier de Hanzo "Scorpion" Hasashi (Hiroyuki Sanada), Liu Kang (Ludi Lin), Kung Lao (Max Huang), Kano (Josh Lawson), Sonya Blade (Jessica McNamee) et Jax (Mehcad Brooks). Mais Shang Tsung a décidé de prendre les devants, et il envoie ses assassins, dont Sub-Zero (Joe Taslim), pour traquer les champions de la Terre avant qu'une mystérieuse prophétie ne se réalise...

Le Mortal Kombat de 1995 n'était pas un grand film, loin de là, et je n'ai jamais eu envers ce métrage (ou envers la franchise dans son ensemble) une affection ou une nostalgie particulière. Mais entre la direction artistique très stylisée, la distribution sympathique et souvent mémorable, le thème musical ronge-crâne et ultra-dynamique et l'action efficace, la version de Paul W.S. Anderson était une adaptation plutôt honorable (mais tout public) du jeu de combat, adaptation qui avait pour qualité principale de rester fun.

Cette version 2021... c'est tout le contraire.

Direction artistique insipide (c'est bien simple, à l'écran, on dirait plus une série Netflix à la limite du fanfilm qu'un long-métrage cinématographique : intérieurs étriqués, extérieurs fades...), distribution transparente et/ou médiocre (ni Raiden ni Shang Tsung, par exemple, n'ont la présence nécessaire pour leur rôle), bande original générique au possible (le thème mythique de Mortal Kombat n'apparaît que par fragments, çà et là, pendant quelques fractions de seconde et dans le générique de fin dans une version "modernisée" très discutable), action très inégale (dans certains combats, le montage et la réalisation multiplient les coupes, les faux raccords, les effets approximatifs), écriture laborieuse (les scènes d'exposition se multiplient et se répètent, les changements apportés au lore des jeux sont totalement inutiles - les tatouages, les pouvoirs, l'absence de tournoi, qui meurt aux mains de qui et comment - Goro, Kung Lao...), bref, l'intégralité du film ne fonctionne vraiment que très ponctuellement, l'espace d'une scène ou deux (Kano est amusant, notamment, et certains moments d'action sont réussis) et fait preuve d'un manque flagrant de personnalité et de style.

En même temps, ce Mortal Kombat est l'origin story d'un personnage inédit dont le spectateur se contrefout royalement, dont la famille et le background sont des parasites à l'histoire globale, qui a pour pouvoir un t-shirt en vibranium une peau en métal qui absorbe l'énergie des coups adverses et la transmet à son porteur, et qui a le charisme d'un poulpe mort (pourtant j'aime bien l'acteur, qui était mémorable dans Iron Fist, par exemple). Donc il ne faut pas s'étonner que tout le film soit à son image.

Alors les fanboys de la franchise adoreront certainement, sur la base d'un fanservice envahissant, qui enchaîne les fatalities gorasses, les références et les punchlines sorties des jeux vidéo... mais le tout reste une vraie déception flemmarde, qui sans son budget serait à peine plus aboutie qu'un Ninjak vs the Valiant Universe, ou que la suite du film original.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #1412 : Y a-t-il (enfin) un pilote dans l'avion ? 2 (1982)

Publié le 7 Avril 2021 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, Science-Fiction, USA, NotZAZ, ZAZ

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Y a-t-il (enfin) un pilote dans l'avion ? 2 (Airplane II : The Sequel - 1982) :

Alors que le Mayflower, la première navette lunaire commerciale, s’apprête à décoller pour la Lune avec à son bord de nombreux passagers et son ex-compagne Elaine (Julie Hagerty), Ted Striker (Robert Hays) s'échappe de l'asile psychiatrique où il est enfermé depuis qu'il a sauvé un avion de ligne, et monte à bord. Mais lorsque, suite à un problème technique, l'ordinateur de bord se rebelle et prend le contrôle de l'appareil, Ted doit - à nouveau - intervenir...

Une suite directe au précédent Airplane, confiée au réalisateur et scénariste de Grease II, et qui remplace ici les ZAZ à tous leurs postes : par chance, le résultat est loin d'être désastreux, et s'avère une suite honorable à son modèle, même s'il est difficile de ne pas voir là quelque chose de particulièrement formulaïque.

En effet, tout au long de cet Airplane II, on a très fréquemment l'impression d'une copie studieuse et appliquée des ZAZ, qui aurait bien noté toutes les formes d'humour et les types de gag de l'original, et en rejouerait la partition fidèlement, en doublant (voire triplant) les doses, mais sans le sens de l'inattendu et de la surprise de la team ZAZ - si le rythme de plusieurs gags à la minute du premier film est respecté (et amplifié), ces gags sont souvent téléphonés à l'écran quelques secondes avant qu'ils n'arrivent, bien trop évidents, et assez répétitifs.

À trop appliquer à la lettre l'humour ZAZ, ce Airplane II en vient parfois à en exposer les ficelles, au détriment de son efficacité : comme dans tout, il faut de la mesure et du dosage, et ici, il aurait peut-être fallu faire du tri dans les gags conservés à l'écran, pour éviter de trop répéter les mêmes ressorts comiques. Ainsi, prendre une métaphore ou une expression commune au pied de la lettre (que ce soit de manière visuelle, ou au travers d'une réplique), par exemple, ça passe une fois ou deux au cours d'une même scène ; quand on le fait dix fois dans un film, ça commence à se remarquer, mais ça peut aller si la méthode est variée  ; dans Airplane II, ce type de gag est quasiment utilisé une fois toutes les 2 ou 3 minutes, au point d'en devenir télégraphié.

Bref, une suite amusante, mais aussi plus répétitive et prévisible, parfois même étrangement méchante et noire dans son humour, parfois un peu trop aléatoire et random (alors que chez les ZAZ, les gags en arrière-plan avaient souvent un rapport avec l'action au premier plan, ou au minimum une cohérence de lieu et/ou de thème, ici, on a occasionnellement l'impression que le scénariste s'est dit "tiens, il faudrait un gag en arrière-plan, mais je n'ai pas d'idée, piochons dans un recueil générique de vannes"), et qui s’essouffle un peu sur la durée à trop singer son aînée... jusqu'à l'arrivée de Shatner, dans la dernière ligne droite.

Un Shatner qui s'éclate clairement et s'amuse à parodier (de manière assez ludique) son Capitaine Kirk, entre autres (alors même que la parodie de Mission Impossible, avec Peter Graves, tombait totalement à plat plus tôt dans le film).

Inégal, mais pas désagréable.

3.5/6

#PasZAZ #NotZAZ

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Un film, un jour (ou presque) #1227 : Vice (2018)

Publié le 12 Juin 2020 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Histoire, Review, Thriller, USA, Politique

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Vice (2018) :

La vie et le parcours de Dick Cheney (Christian Bale), éminence grise du pouvoir républicain qui a tiré les ficelles du gouvernement américain pendant des décennies...

Un biopic signé Adam McKay, et très inspiré par son The Big Short : le casse du siècle de 2015 : même approche satirique et goguenarde, mi-documentaire mi-fiction, de son sujet, même recours à des artifices de réalisation, de montage, et à des excentricités visuelles en tous genres pour dynamiser le tout, et même distribution prestigieuse.

Et en théorie, ça aurait dû me plaire. Alors certes, quiconque a un peu suivi la vie politique américaine de ces 50 dernières années, que ce soit par les infos ou de manière plus approfondie, n'apprendra rien de vraiment nouveau, surtout dans un métrage aussi ouvertement partisan : oui, aux yeux de McKay, les Républicains sont des ordures finies et cyniques responsables de tous les maux actuels de l'Amérique, oui, les grandes figures du parti n'ont que faire du peuple américain et ne sont là que pour s'enrichir et satisfaire leur désir de pouvoir, oui, Dick Cheney est un personnage arriviste sans foi ni loi, oui, il a manipulé, triché, menti et tué (indirectement) pour parvenir à ses fins... what else is new ?

Pendant une grosse moitié de film, malgré des défauts parfois visibles (le film fait l'impasse sur le passage de Dick Cheney du statut d'étudiant raté et alcoolique à aide républicain maîtrisé et sobre, ou encore sur son travail de Secrétaire à la Défense durant la première Guerre du Golfe, le montage déstructuré n'est pas toujours pertinent, l'artifice du narrateur se résume finalement à un "tout ça pour ça"), j'étais plutôt amusé par ce métrage qui brosse ses spectateurs démocrates dans le sens du poil, mais qui le fait de manière dynamique, et est porté par une prestation impeccable de Christian Bale et d'Amy Adams.

Et puis progressivement, à partir du gag du faux générique de fin, j'ai commencé à perdre patience. Il faut dire qu'avec sa durée de 2h15, le film prend son temps développant notamment en long, en large et en travers l'après 11 septembre, et la manière dont Cheney a pris les rênes du pouvoir face à un W. Bush incompétent et idiot (Sam Rockwell) digne du SNL.

Le film tombe ainsi progressivement dans une routine frôlant parfois le résumé wikipedia des exactions de Cheney, une succession de vignettes parfois caricaturales, alternée avec des effets de style gratuits et complaisants dont l'accumulation m'a lassé : séquence écrite à la manière de Shakespeare, musique dissonante, montage mettant en parallèle le sort tragique des USA et l'opération cardiaque de Cheney, gimmick du narrateur (Jesse Plemmons), dîner métaphorique des Républicains dans un restaurant servant de la chair humaine, monologue de fin face caméra (bien moins efficace qu'il ne pense l'être), générique de fin sur du West Side Story, post-générique sur les spectateurs de la projection test du film, etc, etc, etc...

Bref, à trop multiplier les effets de manche humoristiques et les gimmicks de réalisation ou de montage, à trop forcer le trait, le film m'a semblé se déliter progressivement, et, dépourvu d'une véritable structure ou d'un fil narratif autre que "le déroulement chronologique de la vie de Cheney", il n'a pas su conserver mon intérêt.

D'autant que finalement, le message peu subtil et irrévérencieux du film reste toujours le même, manquant d'un certain recul ou d'une maîtrise à la Oliver Stone pour vraiment fonctionner (ou paraître sincère), et paraissant parfois étrangement évasif sur ce qui fait vraiment la personnalité de Cheney.

3/6 (pour l'interprétation)

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Un film, un jour (ou presque) #1169 : I am Thor (2015)

Publié le 24 Mars 2020 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Documentaire, Musique, Review, USA

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I am Thor (2015) :

Documentaire musical revenant sur la carrière de Jon Mikl Thor, ex champion de bodybuilding (Mr Canada et Mr USA), devenu, par passion pour le heavy metal et pour le spectacle scénique, la star du rock Thor, un Monsieur muscle qui, à moitié nu sur scène, tord des barres de fer, frappe des monstres de son marteau, se déguise, etc, etc, etc, entre deux chansons plus ou moins inspirées.

Et ce, à la grande époque, fidèlement retracée dans ce film, notamment au travers d'une narration en voix off de Thor en personne. On y découvre ses débuts dans le bodybuilding, ses premiers spectacles improbables, son passage par la case strip-teaseur queutard (une carrière qui a tourné court à l'arrivée d'un collègue afro-américain mieux membré), ses rôles dans des comédies musicales plus ou moins importantes, et puis ses embrouilles récurrentes dans le monde de la musique.

Tout d'abord, un kidnapping suite à un conflit d'intérêt entre maison de disques et manager, conflit qui a enrayé le succès de son premier album ; ensuite, divers problèmes de gestion, de manager, ou de tournée, comme lorsqu'il était sur le point de se lancer dans la plus grosse tournée pyrotechnique de l'histoire de la musique, mais a tout plaqué parce que son manager (qui avait lancé Bruce Springsteen) était trop ésotérique et excentrique ; puis une tournée en Angleterre, où Thor et son épouse/manager s'installent, délaissant totalement le reste du groupe (un trait récurrent chez Thor, clairement plus intéressé par sa carrière et son personnage que par son ensemble) ; suivi d'un passage avorté par la case cinéma... et d'un gros passage à vide d'une dizaine d'années, avec dépression, tentative de suicide, et retour à une vie de famille plus simple et calme.

Jusqu'à son retour, en 1997, un retour qui a signé la fin de son couple, mais la renaissance laborieuse de sa carrière. Et par renaissance, j'entends une suite de prestations assez misérables, avec un Thor boursouflé et rondouillard qui continue à jouer les hommes forts, des musiciens interchangeables, un public absent, etc...

Un comeback tragicomique qui dure depuis vingt ans, et qui constitue la plus grosse partie du documentaire, un documentaire qui passe par une nouvelle dépression, par une attaque cardio-vasculaire, et culmine par une mini-tournée en Scandinavie, où Thor et ses musiciens de l'époque sont accueillis comme des dieux.

De quoi finir sur une note à peu près positive, malgré un océan de moments pathétiques qui font un peu de peine à voir. Cela dit, loin de moi l'idée de lui jeter la première pierre : en filigrane, on devine que le caractère et la vision artistique de Thor l'ont amené là où il est aujourd'hui, mais il semble en avoir conscience, et avoir du recul sur sa carrière. Sans oublier le fait qu'aucun des intervenants n'a quoi que ce soit de critique à dire à son sujet.

I am Thor s'avère donc un portrait assez doux-amer d'un musicien musculeux, kitschouille et un peu malchanceux, incapable de gérer ses finances ou son groupe, qui a eu une carrière digne de Spinal Tap (ou d'un Manowar raté), mais a su toujours rester humain, malgré son personnage de demi-dieu nordique capable de casser des parpaings sur son torse.

Un métrage divertissant et amusant, dans la droite lignée de Anvil : The Story of Anvil, mais dont on se demande constamment quel est le degré de réalité et celui de fiction (certaines anecdotes sont un peu grosses), d'autant que le documentaire est un peu déséquilibré : en se concentrant à ce point sur la comeback story de Thor, et en compressant la période de son succès au premier tiers du film, le métrage limite celle-ci à son côté théâtral et grand-guignol. La musique, elle, passe un peu à la trappe, et cela n'aide donc pas le spectateur intrigué à comprendre l'adoration que semblent éprouver le documentaire et tous ses intervenants envers la musique de Thor...

4/6

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