Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Résultat pour ""the good place""

Un film, un jour (ou presque) #1726 : Et l'homme créa la femme (2004)

Publié le 30 Août 2022 par Lurdo dans Comédie, Cinéma, Critiques éclair, Romance, Science Fiction, Science-Fiction, Fantastique, Thriller, Review, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Et l'homme créa la femme (The Stepford Wives - 2004) :

Productrice de télé-réalité à succès et aux dents longues, Joanna Eberhart (Nicole Kidman) connaît une dépression nerveuse après que l'un de ses candidats déclenche une fusillade, ce qui amène la chaîne à se séparer d'elle. Avec son époux Walter (Matthew Broderick), Joanna quitte alors New-York pour s'installer à Stepford, dans le Connecticut, mais bien vite, elle commence à percevoir quelque chose de sinistre sous les apparences idylliques de cette communauté aisée et bien sous tous rapports, où les hommes jouent au golf et les femmes font la cuisine...

Comédie satirique de Franz Oz, adapté du roman de 1972 (qui avait déjà donné lieu à un film plus sérieux et dramatique, en 1975), ce Stepford Wives 2004 est l'œuvre de Paul Rudnick, par ailleurs scénariste des Valeurs de la Famille Addams... et c'est immédiatement évident lorsque l'on regarde ce métrage inabouti et réputé pour avoir été charcuté en post-production par le studio.

Pourtant, ça commence plutôt bien, avec un générique mémorable signé David Arnold, qui donne le ton, à mi-chemin entre la comédie et le fantastique à la Elfman. Mais très vite, les problèmes s'enchaînent : on ne croit jamais vraiment au couple Kidman/Broderick, l'interprétation est volontairement outrée, le propos sur la Guerre des sexes est superficiel et un peu daté, il y a plein d'éléments inutiles (le chien robot), les parodies de télé-réalité sont génériques et faisandées, et si l'on retrouve ici ou là des répliques et des one-liners mordants, ils finissent par être noyés dans une résolution oubliable en mode happy end.

C'est dommage, parce qu'on sent poindre, tout au long du métrage, un aspect plus corrosif et méchant, clairement adouci et limé au fil des reshoots et des bricolages du studio. Résultat : ça ne fonctionne jamais vraiment, et ça reste seulement regardable, sans plus.

3/6 (pour le score de David Arnold)

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Halloween Oktorrorfest 2022 - 01 - Kiki la petite sorcière (2014)

Publié le 26 Septembre 2022 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, Japon, Halloween, Oktorrorfest

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Kiki la petite sorcière (Majo no takkyūbin - 2014) :

Pour finir sa formation, Kiki (Fuka Koshiba), jeune apprentie-sorcière de 13 ans, doit passer un an parmi les gens "normaux", et part s'établir dans la ville côtière de Korico ; là, elle s'installe chez O-sono (Machiko Ono), la femme enceinte du boulanger local, et ouvre un service de livraison expresse à l'aide de son balai volant. Mais les gens de la bourgade, superstitieux, voient d'un mauvais œil l'arrivée d'une sorcière dans leur communauté tranquille...

Deuxième adaptation du roman Kiki la petite sorcière (après l'adaptation animée de Miyazaki), cette version en prises de vue réelles a été écrite et réalisée par Takashi Shimizu, le papa de la franchise Ju-On (The Grudge), habituellement spécialisé dans l'horreur.

Ici, pour ce récit léger, dynamique et plein de bonne humeur, il ne parvient malheureusement pas à ce que la mayonnaise prenne vraiment, pas forcément aidé par une actrice principale légèrement trop âgée pour son rôle, par un récit au rythme assez plat, et par des effets numériques pas très réussis (le chat de Kiki, notamment, est raté tant dans ses proportions que dans son animation, et le bébé hippopotame ne convainc pas).

Pourtant, cette production Toei est plutôt agréable à suivre, puisqu'assez lumineuse, colorée et gentillette, et bénéficiant d'une bande originale aux accents de violons quasi-celtiques. Mais le tout manque de direction narrative, les traits des personnages sont probablement un peu trop caricaturaux, et il se dégage de la réalisation et de la mise en scène une impression de téléfilm, ou du moins d'une production assez datée, au budget limité.

Pas forcément honteux, mais pas non plus très réussi. Et la fin tombe relativement à plat.

3/6 (en étant généreux)

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1671 : Les Boxtrolls (2014)

Publié le 20 Juin 2022 par Lurdo dans Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, UK

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Les Boxtrolls (The Boxtrolls - 2014) :

Dans la ville de Cheesebridge, obsédée par les fromages en tous genres, Archibald Snatcher (Ben Kingsley) obtient du maire Lord Portley-Rind (Jared Harris) l'autorisation de traquer et d'exterminer tous les Boxtrolls, des créatures vivant cachées dans le sous-sol de la ville, et que Snatcher accuse de kidnapper des enfants. Mais les Boxtrolls sont en réalité des êtres pacifiques, comme peut en attester Eggs (Isaac Hempstead Wright), un jeune garçon humain élevé parmi les Trolls...

Un film d'animation en stop-motion des studios Laika qui, comme la plupart des œuvres de ce studio (Coraline, ParaNorman), possède une identité visuelle unique, et un humour très à part : on adhère ou pas à ce côté grotesque et très stylisé, à cette ambiance étrangement macabre et british, reste que la maîtrise technique est bel et bien là, que le propos social qui sous-tend le récit a une certaine résonance, et que le tout est plutôt attachant.

Après, encore une fois, c'est assez polarisant, et l'esthétique pourra en rebuter plus d'un, tout comme le scénario un peu brouillon (la toute fin est un peu à rallonge). Mais personnellement, j'ai apprécié, impressionné par le travail abattu, tout en reconnaissant les limites du projet (par exemple, je ne suis pas très fan du doublage d'Elle Fanning, compétent mais qui ne se marie pas forcément bien au personnage et à l'âge de celui-ci ; et le travestissement récurrent de Snatcher en "Madame Frou Frou" tombe un peu à plat).

4/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1672 : Missing 411 (2016)

Publié le 21 Juin 2022 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Policier, Review, USA, Fantastique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Missing 411 (2016) :

Un documentaire indépendant façon true crime, adapté d'une série de livres d'investigation de David Paulides, et qui s'attarde longuement sur des disparitions inexpliquées d'enfants en forêt, dans les parcs nationaux américains.

Des disparitions clairement traumatisantes pour les familles, dont on suit ici les témoignages et le parcours, mais qui semblent toutes, pour peu que l'on garde l'esprit rationnel et logique, avoir une explication ou une autre qui soient naturelles.

Après tout, un bambin de 3 ans qui est laissé quelques minutes seul en forêt, au bord d'une rivière... pas besoin d'imaginer des histoires improbables pour expliquer le pourquoi du comment.

Seulement voilà : le rationnel, ça ne fonctionne pas particulièrement bien lorsque des enfants sont concernés, et l'on devine, derrière les apparences d'un documentaire façon true crime, une sorte de filigrane conspirationniste, qui semble vouloir nous expliquer que le Service des parcs nationaux nous cache des choses, que ces disparitions sont trop bizarres pour être honnêtes... et qu'il faudrait "avoir l'esprit ouvert" et envisager des solutions alternatives, pour ne pas dire paranormales.

Probablement du genre Sasquatch/Bigfoot, auquel Paulides croit assidument, et qu'il recherche activement...

Autant dire que le métrage ne m'a pas du tout convaincu : c'est bien filmé et monté, mais c'est particulièrement creux, et je suis curieux de voir si Missing 411 : The Hunted, le métrage suivant, du même auteur, reste à ce point orienté.

2/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1584 : Retour au bercail (2021)

Publié le 21 Février 2022 par Lurdo dans Review, Critiques éclair, Cinéma, Comédie, Jeunesse, Aventure, Animation, Netflix, Australie, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Retour au bercail (Back to the Outback - 2021) :

Maddie (Isla Fisher), serpent d'un sanctuaire animalier australien, en a plus qu'assez d'être présentée comme un animal mortellement dangereux par son dresseur, Chaz (Eric Bana). Avec ses compères Frank (Guy Pearce), une araignée en chaleur, Nigel (Angus Imrie), un scorpion névrosé, Zoe (Miranda Tapsell), un lézard, Maddie décide alors de s'évader pour rejoindre les étendues sauvages de l'Outback. Mais cette évasion ne se déroule pas comme prévu, puisque Pretty Boy (Tim Minchin), le koala vedette du sanctuaire, arrogant et vaniteux, se joint involontairement à eux...

Un film d'animation australien né des cendres d'un projet Dreamworks avorté (c'est probablement pour cela qu'on retrouve des influences très prononcées de Madagascar et compagnie), et qui, dans un premier temps, ne fait pas grande impression, car très balisé et dérivatif.

Le métrage ne semble alors pas très drôle, pas très rythmé, les chansons pop choisies manquent de cohésion, bref, ce n'est pas très intéressant, malgré des doubleurs australiens impliqués et des personnages plutôt attachants. À mesure que le temps passe, cependant, la mayonnaise prend un peu, et l'on finit par se prendre au jeu de ce road movie aussie pas forcément très innovant, mais somme toute assez visuellement joli : certes, les messages sur les apparences dont il faut se méfier, ou encore sur l'importance d'une famille de substitution, ne sont pas très originaux, mais ils fonctionnent néanmoins, et la grosse poursuite finale est même plutôt dynamique, en plus d'être bien animée.

Inégal, donc, mais plutôt honorable pour une production Netflix.

3.75/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1591 : Coneheads (1993)

Publié le 9 Mars 2022 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, Science Fiction, Science-Fiction, Télévision, USA, SNL

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Coneheads (1993) :

Beldar (Dan Aykroyd) et Prymaat (Jane Curtin), deux envahisseurs extraterrestres de la planète Remulak, s'écrasent sur Terre à la suite d'une fausse manœuvre, et sont contraints de s'intégrer à la vie terrestre le temps que leurs supérieurs dépêchent un vaisseau de secours... en espérant échapper, dans l'intervalle, aux services de l'immigration menés par Gorman Sneedling (Michael McKean).

Difficile de revenir sur une telle comédie après toutes ces années, une comédie née d'une série de sketches du SNL, et qui délaie ces sketches sur près de 90 minutes, en enchaînant le cabotinage et les caméos des membres de l'émission d'alors.

Difficile, parce que, depuis, le postulat (des extraterrestres écrasés sur Terre et reproduisant les gimmicks du genre sitcom familiale) a été repris encore et encore, que ce soit dans Troisième planète après le soleil, Solar Opposites, ou encore The Neighbors ; difficile aussi, parce que le film suit les grandes lignes du film d'animations Coneheads de 1983, se contentant parfois de les traduire en prises de vue réelle. Difficile encore, car la musique premier degré de David Newman (en plus de repomper honteusement Danny Elfman à un certain moment) se marie assez mal à l'absurdité du tout, une absurdité renforcée par le côté satirique du scénario, qui se moque de l'Amérique, du racisme, de l'accueil des immigrés aux USA,du capitalisme, etc.

Et puis il faut bien avouer que la réalisation caricaturale et le rythme déglingué du film n'aident pas vraiment à proposer un tout homogène et efficace. Cela dit, dans l'ensemble, Coneheads reste assez agréable à regarder, principalement parce que les acteurs se donnent à fond à leurs personnages et au grand n'importe quoi ambiant (notamment durant le grand final en mode duel dans l'arène avec monstre en stop-motion).

Mais ça s'arrête là.

Un petit 3/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1567 : Dirty Tricks (2021)

Publié le 1 Février 2022 par Lurdo dans Showtime, Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Review, Télévision, USA, Biographie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Dirty Tricks (2021) :

Un documentaire Showtime qui présente le portrait de Lotan Fishe, Israélien champion du monde de bridge à la mémoire prodigieuse, accusé par un autre joueur rival d'avoir triché lors de ses innombrables victoires en tournoi, et qui retrace les scandales les entourant.

Plutôt intéressant et dynamique dans sa mise en images (façon film de casse), même si l'un des gros points faibles du métrage est de ne jamais vraiment expliquer le pourquoi du comment du bridge (le documentaire affirme d'ailleurs sur un ton goguenard que le bridge est vraiment trop compliqué à expliquer au spectateur, et que par conséquent, il ne va même pas essayer), ce qui le limite, tous comptes faits, à une opposition de points de vue, un "il affirme ceci, l'autre affirme le contraire" qui ne trouve pas vraiment de résolution au final.

D'un côté, Lotan, assez arrogant mais indéniablement doué, qui défend sa position et son innocence, encouragé en cela par le réalisateur du documentaire, lui aussi israélien, et par le soutien d'un statisticien célèbre ; de l'autre, le reste de la communauté internationale du bridge, très biaisée, et s'appuyant sur une chasse aux sorcières lancée par Boye Brogeland, rival de Lotan persuadé que celui-ci a toujours triché.

Il est probable que la vérité se trouve quelque part au carrefour de ces deux points de vue (surtout compte tenu de l'ampleur apparente de la tricherie dans le milieu), mais le scientifique qui sommeille en moi a tendance à se dire que statistiquement, effectivement, Lotan s'est un peu fait avoir sur ce coup-là, et qu'en face, on cherchait un prétexte pour le faire tomber.

Mais après, il faut aussi admettre que si ce documentaire évoque par moments The King of Kong, c'est aussi parce que l'on se demande, çà et là, à quel point le récit présenté est objectif ou biaisé.

3.75/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1608 : Une maison de fous (1994)

Publié le 30 Mars 2022 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Histoire, Review, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Une maison de fous (My Summer Story/It Runs in the Family - 1994) :

L'été arrive chez les Parker et Ralphie (Kieran Culkin) tente de trouver la toupie de ses rêves pour vaincre son rival, Scut Farkus (Chris Owen) ; en parallèle, sa mère (Mary Steenburgen) s'efforce de compléter sa collection de porcelaine, et son père (Charles Grodin) mène une guerre sans pitié contre ses voisins, les Bumpus...

Onze ans après, la suite officielle (à ne pas confondre avec la suite DTV sortie en 2012 ou avec la version en direct de 2017) du classique A Christmas Story, avec le même réalisateur, le même co-scénariste, le même compositeur, la même voix off (Jean Shepherd rempile lui aussi, avec onze ans de moins), mais... pas les mêmes acteurs, forcément.

Et c'est en partie là que le bât blesse, puisque la mayonnaise ne prend pas du tout avec les nouveaux interprètes : Culkin est un peu fade et surjoue, Steenburgen hérite d'une sous-intrigue quelconque, et Charles Grodin cabotine affreusement, assez symptomatique d'un film au trait plus forcé que l'original. Ça se retrouve à tous les niveaux : les événements présentés, l'interprétation, la voix off, les autres personnages (les voisins), etc, tout est un peu plus caricatural que dans le classique de Noël... sans en avoir le charme.

Forcément, sans toute l'ambiance festive et enneigée du film de 1983, on se retrouve avec une comédie familiale assez plate, un enchaînement de scénettes et d'anecdotes décousues, avec quelques anachronismes (l'utilisation de Morricone lors du duel), et sans grand intérêt.

Comme quoi le premier film restera vraiment à part, un véritable ofni difficilement imitable au charme si particulier (ce qui n'empêche pas Hollywood d'essayer, encore et encore).

2.5/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1620 : 355 (2022)

Publié le 15 Avril 2022 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Review, Thriller, USA, Chine

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

355 (The 355 - 2022) :

Un groupe d'espionnes internationales - Mason Brown (Jessica Chastain), de la CIA ; Khadijah (Lupita Nyong'o) ancienne du MI6 ; Marie Schmidt (Diane Kruger), du BND ; Lin Mi Sheng (Fan Bingbing), du MSS ; et la psychologue colombienne Graciela (Penelope Cruz) - unissent leurs forces pour tenter d'empêcher qu'un dangereux dispositif technologique ne tombe entre les mains d'une organisation criminelle terroriste...

Une critique qui va être très rapide pour ce thriller d'espionnage sino-américain écrit et réalisé par Simon Kinberg : c'est insipide au possible, clairement pensé d'abord comme "et si on faisait un film d'espionnage, mais avec des femmes", ce qui se traduit, dans les faits, par du girl power pseudo-féministe de pacotille (à la date de péremption clairement dépassée), des péripéties génériques, des rebondissements télégraphiés, et un casting United colors of Benetton qui, paradoxalement, manque de charisme malgré les actrices regroupées ici (Chastain, notamment).

Énorme bof, en somme, avec de l'action très moyenne, de la musique quelconque, une écriture basique et évidente, et une impression constante que l'on regarde un DTV (ou une production Netflix) un peu friqué, mais sous-développé, sans la moindre personnalité et immédiatement oubliable.

2/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1618 : 100 % Loup (2020)

Publié le 13 Avril 2022 par Lurdo dans Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, Australie, Belgique, Pays-Bas, France, Allemagne

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

100 % Loup (100% Wolf - 2020) :

Héritier d'une dynastie de loup-garous destiné à prendre la tête de son peuple, Freddy (Ilai Swindells) attend avec impatience le jour de sa transformation, lors de son 13e anniversaire. Mais à sa grande surprise, il se transforme en caniche ridicule, et se retrouve banni de son clan par son oncle qui a pris le pouvoir. Désormais sans toit et sous forme canine, Freddy croise le chemin de Batty (Samara Weaving), une chienne des rues, qui la prend sous son aile...

Une coproduction franco-germano-australo-belgo-néerlandaise animée pas forcément désagréable à suivre, mais pas mémorable pour autant, puisque lorgnant fortement sur d'autres œuvres du genre, le Roi Lion en tête, et consacrant un trop long moment à la séquence "Freddy le chien est à la fourrière, et doit s'en échapper avec ses nouveaux amis canins", vue et revue.

Ce qui n'aide pas, en prime, c'est que l'on sent très clairement que la nature de coproduction du métrage a donné lieu à diverses influences et instructions parfois contradictoires dans la direction artistique : outre le ton parfois fluctuant du film, on peut citer ces moments étranges où l'on voit par exemple les enfants mimer du hard rock en regardant une vidéo de hard rock, alors que le film utilise "Who let the dogs out" des Baha Men. Mouais.

Bref, un film d'animation qui m'a laissé mitigé, paraissant à la fois nonchalant (ça ronronne vite) et frénétique, et dont la distribution vocale (Jai Courtney, Jane Lynch, Rhys Darby) est finalement assez sous-exploitée.

Bof.

2.5/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1619 : Vacances très mouvementées (1988)

Publié le 14 Avril 2022 par Lurdo dans Comédie, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Review, Romance, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Vacances très mouvementées (The Great Outdoors - 1988) :

Alors que Chet (John Candy), son épouse Connie (Stephanie Faracy) et leurs deux fils (Chris Young, Ian Giatti), originaires de Chicago, partent passer des vacances au bord d'un lac du Wisconsin, ils sont rejoints, de manière inattendue, par Kate (Annette Bening), la sœur de Connie, Roman Craig (Dan Aykroyd), un investisseur magouilleur, et leurs deux jumelles. Aussitôt, les vacances se compliquent, et peu à peu, la pression monte entre les deux familles...

Une comédie américaine écrite et produite par John Hughes juste avant Le Sapin a les boules, et ça se sent, puisque ce Great Outdoors ressemble à un nouveau volet des Vacation de la famille Griswold, un volet dont le scénario n'en serait encore qu'à son premier jet, et qui manquerait de rythme et de structure.

En soi, ça se regarde, et les acteurs s'acquittent très bien de leurs rôles, mais il est difficile de ne pas imaginer ce que ce film aurait pu donner avec un Chevy Chase alors à son sommet d'acteur comique. Et puis pour être totalement franc, la grande rédemption pleine d'aventure et d'action du personnage d'Aykroyd, à la fin, sur fond de musique de western, ainsi que le face à face gueulard avec l'ours, ne fonctionnent pas réellement... tout comme la romance adolescente de l'un des fils de Chet.

Tout ça manque d'énergie, d'humour et de développement, bref, ça tombe un peu à plat sans être forcément désastreux.

Un petit 3/6, pour le capital sympathie de tout le monde et pour les séquences sous-titrées entre les ratons-laveurs.

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1494 : Un Homme en colère (2021)

Publié le 29 Juillet 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Review, Thriller, UK, France

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Un Homme en colère (Wrath of Man - 2021) :

Lorsque Patrick Hill (Jason Statham) rejoint Fortico Security, une entreprise de convoi de fonds, il ne fait pas grande impression sur ses collègues : taciturne, silencieux, il réussit de justesse les tests d'admission et ne se fait pas d'amis. Mais bien vite, lorsque son camion est braqué et qu'il élimine sans efforts tous les assaillants, ses collègues commencent à se demander ce que "H" cache vraiment...

Adaptation très libre du Convoyeur français (avec Dupontel), Un Homme en colère est réalisé par Guy Ritchie, après son Aladdin et The Gentlemen : une manière pour lui de remettre le pied à l'étrier sans trop se fouler, en produisant un thriller mettant Statham en vedette... sauf qu'en transposant le film original aux USA, Ritchie se prive d'une grande partie de ce qui fait habituellement son charme, à savoir le bagout et l'ambiance typiquement british de ses personnages.

Ici, on se retrouve avec un thriller à l'américaine, relativement compétent, mais aussi bien trop long pour son propre bien : frôlant les deux heures, le film souffre d'un ventre mou conséquent, et ne parvient jamais à surprendre, surtout dans sa dernière ligne droite.

Entre ses personnages sous-développés, son Statham monolithique qui ne desserre pas les dents de tout le film et son récit déstructuré qui n'est pas toujours utile, on reste un peu sur sa faim, surtout durant les flashbacks, qui ronronnent gentiment.

2.5 + 0.25 pour le générique d'ouverture et son thème musical très années 70 = un petit 2.75/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2021 - 50 States of Fright, saison 1 et 2 (2020)

Publié le 2 Octobre 2021 par Lurdo dans Anthologie, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Les bilans de Lurdo, Oktorrorfest, Review, Thriller, Télévision, USA

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, durant tout le mois d'octobre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

50 States of Fright, saison 1 et 2 (2020) :

Anthologie horrifique produite et supervisée par Sam Raimi pour (feue) la plateforme Quibi, dont le concept, rappelons-le, était de proposer des récits découpés en mini-épisodes de 5 à 10 minutes, pour une consommation sur téléphone portable.

Deux saisons, donc, au générique d'ouverture très Au Delà du Réel / La Quatrième Dimension, pour un total de 9 récits découpés en 24 "minisodes", à la distribution et à l'intérêt très variables...

- 1x01 - Michigan - The Golden Arm : Lorsqu'un accident dans les bois coûte son bras à Heather (Rachel Brosnahan), son épouse vaniteuse et dépensière, Dave (Travis Fimmel) fait tout son possible pour la satisfaire, et lui fabrique une prothèse en or... mais cette dernière l'empoisonne petit à petit.

Une narration en mode témoignage documentaire, une réalisation assez sage dans son ensemble (ça décolle cependant vers la fin, et il y a une gerbe de sang assez Raimiesque lors de l'accident), et une distribution efficace, pour un récit cousu de fil blanc, qui évoque directement les Contes de la Crypte, sans forcément en avoir le mordant.

- 1x02 - Kansas - America's Largest Ball of Twine : Susan (Ming-Na Wen), une mère célibataire, visite avec sa fille Amelia (Thailey Roberge) la plus grande pelote de ficelle d'Amérique lors d'un road-trip qui les fait passer par le Kansas. La bourgade l'abritant, cependant, est plus étrange, et la pelote de laine plus menaçante, qu'il n'y paraît.

Un épisode de 15 minutes à peine, et qui parvient cependant à établir une atmosphère Kingienne pas désagréable du tout, surtout vers la fin du récit. Certes, certains moments (les hommes de paille) sont un peu cheesy, et l'artifice d'écriture de l'interview (comme dans le premier épisode) tombe à plat, mais Karen Allen fait un shérif assez menaçant, et Ming-Na Wen assure comme toujours.

- 1x03 - Oregon - Scared Stiff : Légende du monde de la taxidermie, Sebastian Klepner (James Ransone) reçoit un soir la visite d'un homme venant tout juste d'écraser une créature inconnue...

Treize minutes à peine, tout compris, pour une histoire s'ouvrant à nouveau en mode narration face caméra (apparemment, c'est un gimmick récurrent de l'anthologie), et un récit assez moyen (car très prévisible), pas aidé par des créatures assez inégales et par une interprétation un peu caricaturale. C'est du sous-Conte de la Crypte, encore une fois.

- 1x04 - Minnesota - Grey Cloud Island : Brandon (Asa Butterfield) et trois autres étudiants prennent part à une initiation de fraternité, qui les amène en pleine nuit au village perdu de Grey Cloud, lieu de nombreuses rumeurs...

Retour à un format 23 minutes pour un slasher assez générique et prévisible. Pas forcément mauvais, mais globalement quelconque, hormis un choix créatif ou deux.

- 1x05 - Florida - Destino : Appelés sur les lieux d'un vol de chèvre, Vasquez (Danay Garcia) et ses collègues de la police de Miami (Warren Abbott, Alexander Soto, Greyston Holt) se retrouvent confrontés à un rituel sanglant...

Un récit de 16 minutes en mode found footage (tout est filmé par des caméras de surveillance et par les bodycams des officiers), et un résultat qui m'a laissé totalement de marbre, en plus d'être assez peu lisible (déjà, sur mon écran de pc, c'était parfois compliqué, alors sur un écran de téléphone portable, je n'ose même pas imaginer).

- 2x01 - Iowa - Almost There : Hantée par son passé tragique et désormais victime de vertige, Hannah (Taissa Farmiga) est appelée en urgence pour aider Blake (Ron Livingston) à réparer une turbine éolienne en panne, alors même qu'une tempête approche...

Nouvelle saison, et près de 25 minutes pour cet épisode des scénaristes et producteurs de Sans un bruit, un épisode qui consacre le plus clair de son temps à l'ascension de la turbine par une Taissa Farmiga ultra-fébrile, avec très ponctuellement, une hallucination ou deux. Pas forcément très convaincant ou passionnant, même s'il y a, ici ou là, une ou deux idées visuelles réussies - et puis c'est le premier chapitre de cette anthologie à avoir une happy end, ce qui peut surprendre.

- 2x02 - Washington - 13 Steps to Hell : Mallory (Lulu Wilson) et ses deux frères partent enterrer leur hamster dans un vieux cimetière local abandonné, sujet de nombreuses légendes sinistres. Là, ils découvrent un escalier mystérieux s'enfonçant dans les profondeurs de la terre...

Quinze minutes de récit écrit et réalisé par Lee Cronin, réalisateur-scénariste du film The Hole in the Ground, et du futur volet de la saga Evil Dead, ce 13 Steps to Hell n'a pas vraiment fonctionné sur moi, malgré une distribution compétente. Déjà, parce que le gimmick du narrateur face caméra (Rory Culkin) fait son retour (avec un rebondissement final étrangement prévisible), et ensuite parce la fillette traumatisée par le cancer de sa mère (le syndrome Peter Quill, en somme) et victime d'une force maléfique qui exploite cette peur, mouais bof.

- 2x03 - Colorado - Red Rum : Un trio de jeunes influenceurs "chasseurs de fantômes" (Victoria Justice, Jacob Batalon, Colin Ford) arrive au célèbre Stanley Hotel, supervisé par Bitsy (Christina Ricci), mais bien vite, les esprits se manifestent...

Un épisode d'une vingtaine de minutes qui commençait de manière sympathique, avec une distribution intéressante, un gros hommage à The Shining, et une Christina Ricci agréablement décomplexée... mais en fait, ça vire rapidement au jeu de hantise et de massacre basique et peu mémorable, voire même assez raté dans ses effets (le cow-boy en noir et blanc animé en step-motion, les enfants-fantômes). Dommage : avec un second degré plus prononcé (ou, pour être plus exact, plus maîtrisé), ça aurait pu être amusant.

- 2x04 - Missouri - Dogwood-Azalea : Lorsqu'elle s'installe avec ses parents (Elizabeth Reaser, Warren Christie) dans sa nouvelle demeure, Azalea (Erica Tremblay) découvre une poupée dans le cimetière voisin... et rencontre bientôt sa propriétaire, Lucy (Grace Sunar).

Bof. Rien de vraiment mémorable ou d'original dans cette histoire de fillette fantôme possessive, dont tous les tenants et aboutissants sont explicités par une voix off dès le début de l'épisode. Ce qui n'aide pas forcément, c'est que la petite Tremblay est inégale, que la réalisation est relativement plate, et que le dénouement semble précipité.

- Bilan -

Finalement, deux saisons d'une anthologie assez inégale en intérêt, et qui ressemble très souvent à une collection de courts métrages, plus qu'à de véritables épisodes de série.

La saison 1 est cependant nettement plus homogène dans son approche et dans son format (avec ce fameux artifice narratif de l'entretien face caméra), tandis que la saison 2, elle, ressemble plus à un ensemble de scripts rejetés en saison 1, nettement plus faibles et quelconques.

50 States of Fright restera donc comme une expérience avortée sur le format et l'approche du genre horrifique, expérience aux résultats mitigés... un peu comme toutes les autres séries Quibi, donc. Pas de surprise au programme, donc, ni de vraie déception : on savait à quoi s'attendre, même avec la présence de Sam Raimi à la production.

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1611 : Teen Titans Go ! See Space Jam (2021)

Publié le 4 Avril 2022 par Lurdo dans Action, Aventure, Animation, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, DC, Fantastique, Jeunesse, Review, Science Fiction, Science-Fiction, USA, Sport

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Teen Titans Go ! See Space Jam (2021) :

Lorsque les Nerdlucks arrivent sur Terre, ils croisent le chemin des Teen Titans, et ensemble, ils décident de regarder une vieille copie de Space Jam...

Après deux premiers longs-métrages Teen Titans Go ! (Teen Titans Go ! To The Movies et Teen Titans Go ! vs. Teen Titans) très réussis, bourrés d'humour, de références et de second degré, la Warner remet le couvert... mais cette fois-ci, malheureusement, la synergie corporate parasite le tout, puisque ce métrage n'a d'autre but que de faire la promotion indirecte de Space Jam - Nouvelle Ère ; comment ? En faisant, à l'occasion de la sortie de ce film, un revisionnage du Space Jam original en mode Mystery Science Theater 3000 : comprendre qu'on rediffuse le film original en y ajoutant des commentaires plus ou moins inspirés et des anecdotes en voix off, histoire de dynamiser un peu le tout et de justifier l'existence de ce TTGSSJ.

Malheureusement, cette justification est loin d'être suffisante pour moi, d'autant que j'ai revu Space Jam juste avant la sortie de la suite : ici, les commentaires des Titans sont globalement fades, peu percutants ou intéressants (les quelques anecdotes sortent tout droit d'imdb, et les moments méta où le film se moque gentiment des problèmes de logique et de scénario du film sont inoffensifs), les passages animés avec les personnages de TTG semblent d'une qualité assez faiblarde, et le bricolage de la bande-originale du film de 1996 (pour ne pas avoir à payer les droits musicaux) est bien trop flagrant pour passer inaperçu.

Résultat, on voit bien le temps passer, si l'on excepte quelques moments amusants çà et là (les Mean Titans). Décevant.

1.75/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Halloween Oktorrorfest 2023 - 28 - Coupez ! (2022)

Publié le 12 Octobre 2023 par Lurdo dans Comédie, Cinéma, Halloween, France, Critiques éclair, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, Japon, Review

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur... 

Coupez ! (2022) :

Rémi Bouillon (Romain Duris), réalisateur sans ambition ni réel talent, est contacté par le Japon pour adapter un film d'horreur japonais à succès dans des conditions particulières : ce film de zombies à très petit budget devra être tourné en une prise, dans les conditions du direct, et durer 30 minutes. Plus facile à dire qu'à faire, surtout avec certains des acteurs dont dispose Bouillon...

Un remake français de Ne coupez pas !, comédie horrifique japonaise très sympathique, ici adaptée en France par Michel Hazanavicius, qui après Derrick contre Superman, La Classe américaine, The Artist, les deux premiers OSS 117, Le Prince oublié, ou encore Le redoutable, continue son approche référentielle, métadiscursive et sous influence du Cinéma.

Et honnêtement, si j'avais découvert ce Coupez ! sans avoir vu l'original, j'aurais probablement trouvé tout cela inventif et rigolo, bien qu'un peu longuet (avec un ventre mou dans la seconde partie). Mais voilà, j'ai vu l'original, et ce remake est ce qu'il est : un remake pas forcément utile ou indispensable, qui fait bien ce qu'il fait, mais ne transcende pas vraiment le matériau de base, ni ne lui apporte un éclairage particulièrement pertinent.

D'ailleurs, c'est un peu le propos même du film, qui rajoute la notion de remake au concept de base, puisque les protagonistes ont pour tâche de réaliser un remake à l'identique du film japonais, mais en en gardant les prénoms et certaines spécificités, sur l'ordre de la productrice japonaise, qui fait ici une apparition.

Une couche de méta rajoutée au méta, donc, avec des personnages qui regardent le film original pour lui être fidèle... ce qui commence à gêner aux entournures quand l'immense majorité des rebondissements (notamment la conclusion et sa pyramide humaine) sont des photocopies du scénario du film japonais, mais que les personnages semblent surpris par ces derniers.

Dans l'ensemble, un exercice honorable et compétent, donc, mais qui ne m'a pas convaincu plus que ça (contrairement à la plupart des critiques, qui semblent avoir trouvé ça génialissime).

3.5/6 

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000) ; et pour les films d'horreur de l'Halloween Oktorrorfest, ils sont tous passés en revue ici...

commentaires

Christmas Yulefest 2021 - 23 - Solar Opposites : A Very Solar Opposites Holiday Special (2021)

Publié le 15 Décembre 2021 par Lurdo dans Action, Animation, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Christmas, Les bilans de Lurdo, Noël, Science Fiction, Science-Fiction, Télévision, USA, Yulefest, Review, Solar

C'est bientôt Noël : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest, et ce jusque début janvier...

Solar Opposites - A Very Solar Opposites Holiday Special (2021) :

Alors que Korvo et sa bande s'apprêtent à fêter Noël, ils décident de s'immerger virtuellement dans La Course au Jouet, un film qu'ils n'ont jamais vu. Rapidement, cependant, il s'avère que la nullité du métrage leur a volé leur esprit de Noël : s'ils veulent le retrouver, ils doivent retourner dans l'univers du film, un univers qui, des décennies plus tard, est devenu un paysage post-apocalyptique dirigé d'une main de fer par le petit Jamie...

Après une saison 2 qui m'avait laissé un peu mitigé, voici un épisode spécial Noël de Solar Opposites, avec au programme, une recherche du véritable sens des fêtes de fin d'année.

Une interrogation à laquelle la série répond, très naturellement, par un bain de sang et de violence, assez typique du travail de McMahan et de Roiland. D'ailleurs, une nouvelle fois, cet épisode aurait très bien être un épisode spécial de Rick et Morty, tant dans son ton que dans sa morale et dans sa forme : une parodie de Jingle All The Way, mâtinée de Mad Max, de Star Wars épisode 9, du Grinch, et de plein d'autres choses, avec beaucoup d'action, de sarcasme, de concepts de science-fiction barrés et un peu de métadiscussion sur la narration et la structure filmique, etc.

Avec en prime une sous-intrigue solo de Pupa, qui joue les bons Samaritains de Noël et réunit un fugueur avec sa famille, sous le regard ému de Jésus Christ : là aussi, malgré le côté apparemment sincère et premier degré du tout, on devine la satire du genre des récits de Noël dégoulinants de bons sentiments et de piété artificielle.

Dans l'ensemble, donc, un épisode de Noël plutôt amusant, dans la droite continuité du reste de la série : c'est divertissant, mais ça continue de paraître un peu dérivatif... ce qui ne gênera pas forcément le spectateur lambda.

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

commentaires

Christmas Yulefest 2022 - 36 - C'était la veille de Noël (2022)

Publié le 22 Décembre 2022 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Noël, Yulefest, Christmas, Romance, Review, USA, Télévision, Hallmark

C'est bientôt Noël : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest, et ce jusque début janvier... 

C'était la veille de Noël ('Twas the Night Before Christmas - 2022) :

Madison (Torrey DeVitto), une actrice en quête de reconversion, a décidé de revenir au théâtre, en réalisant une pièce interactive débattant de la paternité réelle du poème "A Visit from St. Nick" : pour cela, elle a recours à Connor (Zane Holtz), un ami acteur, et à divers talents locaux de la petite ville d'origine de Clement C. Moore, l'auteur présumé du poème. Mais dans cette reconstitution théâtrale en mode judiciaire, les fantômes de Moore (Shaun Austin-Olsen) et de son rival, Livingston (Richard Waugh) ont eux aussi des choses à dire...

Un téléfilm Hallmark plutôt amusant et rafraîchissant, bien qu'un peu nombriliste (des acteurs qui parlent du métier d'acteur, de reconversion, de téléfilms romantiques festifs, blablabla), mais qui parvient à séduire grâce à son duo principal sympathique, à ses personnages secondaires attachants, et surtout à cette petite touche de fantastique, avec les esprits très convaincants de Moore et de Livingston qui interviennent et prennent part à la pièce.

Après, ce n'est pas parfait (pas fan de Madison qui reprend le rôle à la dernière minute, et le rythme est inégal), mais ça évite pas mal de clichés du genre, ça apporte suffisamment d'éléments amusants et l'écriture est plus maîtrisée que d'habitude : une bonne surprise, donc.

3.75/6 

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

commentaires

Halloween Oktorrorfest 2023 - 51 - Elvira, maîtresse des ténèbres (1988)

Publié le 30 Octobre 2023 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Halloween, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, Review, USA

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...  

Elvira, maîtresse des ténèbres (Elvira : Mistress of the Dark - 1988) :

Elvira (Cassandra Peterson), présentrice tv de Los Angeles, rêve de se produire à Las Vegas, mais pour réunir les fonds nécessaires à ce projet, elle mise sur l'héritage qu'elle doit toucher de sa grand-tante Morgana. Elle se rend donc à Fallwell, dans le Massachusetts, une bourgade sage et rangée, où son apparence explosive crée le scandale, et y découvre qu'elle hérite d'une vieille maison en ruines, d'un livre étrange et d'un caniche agressif...

Une comédie très 80s, assez graveleuse et bas de plafond, que ce soit sur le plan de l'écriture, de la caractérisation (Elvira enchaîne les one-liners comme une comédienne de stand-up) ou de la réalisation (avec plein de plans serrés sur les courbes d'Elvira, entre autres). 

Le rythme est un peu bancal, avec des accélérés, du slapstick plus ou moins probant, la narration ne décolle vraiment que vers la fin, quand le surnaturel se déclenche vraiment, et le love interest d'Elvira, délibérément himbo, n'a pas grande présence à l'écran, ni même la moindre alchimie avec Elvira... mais bizarrement, le film se regarde. 

Malgré tous ses défauts, en effet, le fait que ce Elvira, maîtresse des ténèbres ne se prenne jamais au sérieux joue en sa faveur : c'est une comédie assez typique de son époque, pas très aboutie, jamais subtile, mais son interprète principale y met tellement d'énergie et de bonne volonté qu'il est difficile de détester le résultat final.

3/6 (en étant gentil)

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000) ; et pour les films d'horreur de l'Halloween Oktorrorfest, ils sont tous passés en revue ici...

commentaires

Christmas Yulefest 2022 - 26 - Noël à tout prix (2022)

Publié le 17 Décembre 2022 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Romance, Noël, Yulefest, Christmas, Hallmark, Télévision, USA, Critiques éclair

C'est bientôt Noël : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest, et ce jusque début janvier...

Noël à tout prix (Haul out the Holly - 2022) :

Célibataire depuis peu, Emily (Lacey Chabert) revient passer les fêtes en famille, dans une petite rue réputée pour ses décorations et son esprit de Noël. Mais à peine arrivée, elle apprend que ses parents partent en vacances au soleil, et ont prévu de déménager, laissant à Emily le soin de gérer la maison, les décorations, et les autres habitants du quartier, tous très à cheval sur les festivités. Notamment Jared (Wes Brown), ami d'enfance d'Emily, désormais en charge du comité de coordination du quartier, et bien décidé à ne pas laisser à Emily la moindre chance de souffler...

Sur le papier, une rom-com festive Hallmark comme il en existe tant. Dans les faits, un métrage joyeusement excentrique, où tout le monde, Lacey Chabert et Wes Brown en tête, a décidé de s'amuser et de cabotiner, ce qui transforme ce scénario assez lambda en festival de n'importe quoi aux personnages principaux sarcastiques, aux personnages secondaires déjantés (les parents, Melissa Peterman, Stephen Tobolowsky), et aux rebondissements improbables.

Avec en prime des moments d'écriture assez décalés (la fillette qui demande au Père Noël du mobilier pour poupée dans le style Bauhaus), des scènes quasi-parodiques (les retrouvailles de Melissa Peterman et de son mari - Eric Mabius - filmées de façon ultra-soap), et un caméo de Kristoffer Polaha, qui fait de la figuration avec ses amis.

Dans d'autres mains, ou pris au premier degré (comme pas mal de spectatrices l'ont pourtant fait outre-atlantique), cette comédie festive aurait pu tomber totalement à plat, et donner une rom-com Hallmark générique au possible. En l'état, en forçant délibérément le trait et en mettant plus l'accent sur la comédie que sur la romance, on se retrouve avec un film qui se démarque un peu dans la filmographie de Chabert, et dans cette saison festive.

4 - 0.25 pour les bonhommes de neige en polystyrène, toujours fauchés au possible = 3.75/6

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

commentaires

Christmas Yulefest 2019 - 32 - Le Voyageur de Noël (2017)

Publié le 16 Décembre 2019 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Christmas, Fantastique, Noël, Review, Science-Fiction, Yulefest

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

Le Voyageur de Noël (Christmas Time : My Brother The Time Traveler - 2017) :

Après que leurs parents aient été victimes d'un accident de voiture tragique, les frères Jake (Jake Van Wagoner) et Maclain (Maclain Nelson) se sont progressivement éloignés. Toujours hanté par le souvenir de cet accident, Maclain s'est reconstruit aux côtés de son épouse Clare (Clare Niederpruem) ; Jake, lui, est devenu un vagabond, et affirme être capable de voyager dans le temps. Et à l'occasion des fêtes de Noël, Jake, Maclain et Clare vont cependant se retrouver dans le chalet enneigé familial, où ils vont passer plusieurs jours des plus compliquées...

Une petite comédie de Noël cofinancée par Kickstarter, et tournée presque en temps réel (6 jours de tournage) en hiver dans l'Utah par une équipe technique réduite (les deux acteurs principaux, déjà à l'origine des mauvais Dudes et Dragons et de Vamp U, sont aussi à l'écriture et à la réalisation), pour un résultat plutôt surprenant et sympathique.

Libéré des contraintes et de l'ambition inhérentes au cinéma de genre, ce Christmas Time se résume à un huis-clos familial assez agréable, avec trois acteurs principaux naturels, compétents et attachants, des extérieurs très enneigés particulièrement esthétiques, une petite touche d'émotion vers la fin, et un doute soigneusement entretenu sur la réalité des capacités temporelles de Jack.

Une agréable surprise, donc, bien qu'imparfaite (certaines scènes durent en effet un peu trop longtemps, comme des sketches qui ne sauraient quand s'arrêter - par exemple, tout ce qui concerne le psychiatre incapable, joué par James Murray, du show Impractical Jokers) et aux moyens limités.

Des moyens qui n'empêchent cependant pas le tout d'être gentiment absurde, et de bénéficier d'un inattendu générique d'ouverture en stop-motion résumant la vie des deux frères.

4/6

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1924 : Le Valet (2022)

Publié le 5 Septembre 2023 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Romance, USA, Cinéma, Hulu, Review

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Le Valet (The Valet - 2022) :

Parce qu'il ne veut pas que son aventure extraconjugale avec Olivia (Samara Weaving), une actrice à succès, ne s'ébruite après avoir été pris ensemble en photo par un paparazzi, Vincent (Max Greenfield), un milliardaire, se débrouille pour faire croire à la presse (et à son épouse) qu'Olivia sort en fait avec Antonio (Eugenio Derbez), un valet de parking en instance de divorce apparaissant en arrière-plan de la photo. En échange d'une somme rondelette, Antonio accepte de jouer le jeu, et se rapproche progressivement d'Olivia...

On va dire que c'est un échange de bons procédés : après que son How To Be A Latin Lover ait été adapté en France sous le titre Just a Gigolo, Eugenio Derbez vient chercher La Doublure de Francis Veber, et l'adapte pour Hulu, à la sauce latino et américaine.

Et tout de suite, deux différences sautent au visage : d'un côté, on perd Gad Elmaleh, remplacé par Derbez (donc nettement moins charmeur et charismatique, voire même les bras étrangement ballants), et surtout, on passe d'une comédie de mœurs française de moins de 90 minutes tout compris à une comédie latino américaine qui dépasse les deux heures, et rajoute une sous-intrigue de gentrification d'un quartier, une grosse dose de valeurs familiales, de nombreux personnages secondaires latinos, des grosses ficelles mélodramatiques (la grand-mère, tout ça), des paparazzi qui finissent en couple, et plein de trucs superflus pas forcément indispensables.

Après, ça se regarde vaguement, même si Samara Weaving est probablement un peu en surjeu pendant tout le film, ou du moins pas forcément sur la même longueur d'onde que Derbez, plus en retrait.

Mais ça ne laisse pas de souvenir particulièrement impérissable, honnêtement, contrairement à ce que l'accueil critique très enthousiaste, outre-atlantique, laissait entendre.

3/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1917 : Ils ont cloné Tyrone (2023)

Publié le 25 Août 2023 par Lurdo dans Comédie, Cinéma, Critiques éclair, Thriller, Science Fiction, Science-Fiction, USA, Netflix, Review, Action

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Ils ont cloné Tyrone (They Cloned Tyrone - 2023) :

Lorsque Fontaine (John Boyega), petit traficant de drogue du quartier de The Glen, est abattu, rien de plus normal dans ce ghetto afroaméricain en perdition. Mais lorsque Fontaine revient bien vivant, le lendemain, sans aucun souvenir de sa mort, Slick (Jamie Foxx), un proxénète flamboyant client de Fontaine, et Yo-Yo (Teyonah Parris), l'une de ses prostituées, ne comprennent plus rien... Jusqu'à ce que le trio réalise que le quartier fait l'objet d'expériences scientifiques illégales, et que Fontaine a été cloné.

Une satire sociale semi-comique made in Netflix, que l'on pourrait presque résumer à une variation de Dark City/Matrix en mode ghetto, mâtinée de blaxploitation 70. Et honnêtement, ça ne fonctionne pas trop mal, pris dans cette optique, et ça s'inscrit en plein dans la mode actuelle des films de genre afroaméricains revendicatifs, notamment portée par le travail de Jordan Peele.

Ici, tout le monde semble s'amuser devant l'écran, le propos social sur le quartier en tant que prison sans issue où tout se répète, sur le crime, sur l'assimilation, sur l'intégration, sur la communauté, etc, n'est pas trop pataud, et si la dernière ligne droite (et malheureusement, l'explication logique de tout le bazar) est un peu précipitée (malgré une durée de plus de deux heures), le tout reste agréable à regarder, surtout pour une production Netflix.

4/6 

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1985 : Quiz Lady (2023)

Publié le 6 Mars 2024 par Lurdo dans Comédie, Drame, Cinéma, Critiques éclair, USA, Hulu, Review

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Quiz Lady (2023) :

Lorsque sa mère disparaît soudain de sa maison de retraite pour partir à Macao avec son amant, Anne (Awkwafina), jeune trentenaire névrosée et asociale, découvre que les créanciers mafieux de celle-ci lui en veulent désormais. Pour récupérer son chien, pris en otage, Anne va alors devoir passer outre son anxiété pour participer à Can't Stop the Quiz, son émission télévisée préférée, poussée par sa sœur aînée Jenny (Sandra Oh), immature et exubérante...

Une comédie au premier abord très classique et prévisible, mais qui trouve son identité bien particulière dans de nombreux petits détails excentriques et décalés.

Pourtant, ce n'était pas forcément prometteur sur papier, malgré la distribution sympathique : écrite par la scénariste de Hocus Pocus 2 (aïe) et de Totally Killer (déjà un peu meilleur), on pouvait s'attendre à quelque chose d'assez générique, mais le capital sympathie et l'alchimie des deux actrices principales, les quelques détails clairement authentiques (apportés par les origines des actrices et de la réalisatrice), et les personnages secondaires assez improbables (la voisine qui confond Alan Cumming et Pee-Wee Herman, Jason Schwartzman en concurrent aux dents longues, Will Ferrell, sérieux et bienveillant, en pseudo-Alex Trebek, les criminels qui aiment les animaux, Tony Hale en pseudo Benjamin Franklin...) font qu'à mi-parcours, à partir de l'audition sous drogues, le tout prend un tour plutôt amusant et attachant.

Sympathique.

4/6 

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Christmas Yulefest 2023 - Le lapin de velours (2023)

Publié le 25 Décembre 2023 par Lurdo dans Animation, Télévision, Critiques éclair, Drame, Jeunesse, Noël, Christmas, Yulefest, USA, UK, Review, Apple

Noël est là : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest, et ce jusque début janvier... 

Le lapin de velours (The Velveteen Rabbit - 2023) :

Mélancolique et timide, le petit William (Phoenix Laroche)) s'installe avec ses parents à l'autre bout du pays, loin de ses amis et de son école. Là, il s'attache à un lapin en velours qu'il a reçu pour Noël... jusqu'à ce que William tombe gravement malade et que le jouet doive être brulé pour éviter la contagion.

Une adaptation Apple Tv d'un récit pour enfants incontournable en Grande-Bretagne, ce qui explique probablement pourquoi ce Christmas Special de 45 minutes a à ce point plu aux critiques et aux spectateurs.

Toute nostalgie mise à part, et bien qu'étant familier du livre original, j'ai trouvé le tout un peu décevant.

En partie à cause de la mise en scène et du rendu visuel global très télévisuels, mais aussi parce que sur le fond, au niveau de la narration, j'ai trouvé que quelque chose était très (trop) plat, peinant à susciter de l'émotion.

Peut-être est-ce dû à l'écriture et à l'interprétation du petit William, en mode anxiété sociale maladive. Peut-être est-ce le doublage, qui manque un peu de charme. Ou peut-être est-ce dû aux mélanges de styles, avec un récit qui passe de la prise de vue réelle à la pseudo-stop-motion, et qui intègre des animaux en CGI avant de basculer brièvement en animation hybride 2D/3D pour illustrer certains des jeux du garçon (mais pas tous) avec son lapin - le tout semble un peu décousu, comme s'il manquait quelque chose pour vraiment rendre le tout attachant et dépasser la simple démonstration technique.

En tout cas, ce n'est pas mauvais, en soi, mais ici, avec cette adaptation, la magie du récit original n'a pas opéré sur moi.

3/6 

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

commentaires

Christmas Yulefest 2023 - Mon petit mensonge de Noël (2018)

Publié le 6 Décembre 2023 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Romance, Télévision, Noël, Christmas, Yulefest, USA, Review, Freeform, Comédie

C'est bientôt Noël : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest, et ce jusque début janvier...

Mon petit mensonge de Noël (The Truth About Christmas - 2018) : 

Spin doctor responsable de la campagne de son compagnon George (Damon Dayoub), futur maire de New York, Jillian (Kali Hawk) passe son temps à déformer la réalité à des fins politiques... jusqu'au mensonge de trop, qui attire sur elle le courroux du Père Noël en personne. Désormais maudite, Jillian ne peut plus dire que la vérité, ce qui lui pose bien des problèmes professionnels et personnels, d'autant qu'elle doit rencontrer sa future belle-famille pour la toute première fois...

Une comédie festive produite par MarVista (aïe), mais au budget visiblement plus confortable puisque diffusée sur Freeform, et possédant une illustration musicale plus pop et marquée (voire envahissante) que la moyenne du genre...

Après, niveau scénario, ça commence comme un La Course au jouet, avant de devenir un pseudo Menteur, menteur pas désagréable, donc ça ne casse pas forcément trois pattes à un canard ; et niveau casting, ça ne déborde pas de charisme, mais ça fonctionne plutôt correctement, néanmoins, principalement parce que c'est moins formaté que les autres productions MarVista pour Hallmark et compagnie.

Le tout reste ainsi amusant et gentiment décalé, mais on ne peut nier que ça s'essouffle un peu en cours de route, et il est difficile de ne pas percevoir, çà et là, un scénario sous-développé, qui propose un embryon de triangle amoureux oublié en cours de route (Jillian se rapproche du frère de George, comprend qu'elle doit changer de vie, que ça ne peut pas coller avec George, elle se sépare de lui, et puis... rien), une scène assez laborieuse de stand-up jamais drôle et une perte notable de rythme et d'intérêt dans son dernier acte.

Dommage.

Un petit 3/6, en étant gentil. 

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

commentaires
<< < 100 101 102 103 104 105 106 107 108 109 110 120 > >>