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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Résultat pour ""the good place""

Christmas Yulefest 2020 - 39 - Un Noël d'enfer (2020)

Publié le 19 Décembre 2020 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Critiques éclair, Comédie, Lifetime, Noël, Review, Romance, Télévision, USA, Yulefest

Noël est en chemin : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest, et ce jusqu'à mi-janvier...

Un Noël d'enfer (The Christmas Setup - 2020) :

Avocat new-yorkais de retour dans sa bourgade natale pour aider sa mère Kate (Fran Drescher) à préparer Noël, Hugo (Ben Lewis) tombe sous le charme de Patrick (Blake Lee), livreur de sapins qu'il connaît depuis le lycée. Mais la carrière d'Hugo est en plein essor, et risque bien de mettre des bâtons dans les roues de cette relation naissante...

Une rom-com Lifetime qui fait date, puisqu'elle présente la romance d'un couple gay (marié IRL), sans qu'il soit relégué au second plan, ou serve de faire-valoir à un couple hétéro plus classique. Mieux encore, contrairement à Happiest Season, par exemple, l'homosexualité des protagonistes n'est jamais le sujet du film, source de conflits ou obstacle à leur bonheur : elle est tout à fait normale, acceptée par tout le monde, et on a même droit à un passage dans un club avec une drag queen, histoire de bien insister sur le changement de paradigme.

Honnêtement, ça fonctionne assez bien, aidé par l'alchimie naturelle du couple principal, par l'exubérance de Fran Drescher (qui en fait trois tonnes), par la malice d'Ellen Wong (dans le rôle de la meilleure copine ethnique du protagoniste, qui a droit, comme il se doit dans ce type de film, à une romance secondaire développée en partie hors-champ), et la bonne humeur générale du tout (les dialogues sont parfois chargés en sous-entendus, et le métrage reste ludique et décontracté).

Après, ça reste un métrage qui adhère totalement aux clichés et au cahier des charges habituel des téléfilms de Noël de ce type ; la seule différence, ici, c'est la nature LGBTQ du couple principal, qui passe par toutes les étapes génériques des métrages de ce genre, notamment le sauvetage d'un établissement local historique, la promotion de dernière minute engendrant un conflit, les montages musicaux, etc.

En parlant de ce dernier point, d'ailleurs, c'est probablement la faiblesse principale du métrage : son illustration musicale parfois envahissante, qui gêne plutôt qu'elle n'accompagne les images. Ainsi qu'un petit côté un peu cheap dans les décors et la mise en images.

Mais dans l'ensemble, c'est un joli pas en avant pour la cause, et ça s'est fait de manière totalement naturelle et sympathique.

3.75/6

(reste à voir si Dashing in December, téléfilm diffusé le même jour sur Paramount Network, et racontant une histoire très similaire, mais chez les cowboys, sera aussi réussi - si tant est qu'il parvienne jusqu'à moi)

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

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Un film, un jour (ou presque) #1599 : SEMAINE SAINT PATRICK - Riverdance, l'aventure animée (2021)

Publié le 19 Mars 2022 par Lurdo dans Aventure, Animation, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Musique, Review, Fantastique, UK, Irlande, St Patrick

Pendant une semaine, comme chaque année, les Téléphages Anonymes fêtent l'Irlande à l'occasion de la Saint Patrick, le 17 mars !

Riverdance, l'aventure animée (Riverdance : The Animated Adventure - 2021) :

Marqué par la mort soudaine de son grand-père (Pierce Brosnan), qui affirmait protéger leur petite ville irlandaise des ténèbres du maléfique Chasseur (Brendan Gleeson), le petit Keegan (Sam Hardy) peine à retrouver une vie normale... jusqu'à ce que sa meilleure amie Moya (Hannah Herman Cortes) et lui découvrent que les légendes disaient vrai, et que Keegan doit désormais protéger les troupeaux de Megaloceros giganteus magiques du maléfique Chasseur.

Un film d'animation produit pour Sky, distribué par Netflix dans le reste du monde, et réalisé par les studios Cinesite (déjà responsables de L'étoile de Noël, La Famille Addams 1 et 2 et Les Bouchetrous), ce qui donne un résultat assez bizarre, car clairement pensé à reculons, façon "bon, on a les droits de la musique et des chorégraphies de Riverdance, qu'est-ce qu'on peut en faire ? Un film d'animation ?".

D'autant plus que tout l'intérêt de Riverdance, à la base, c'est la performance physique/sportive/artistique des danseurs irlandais, alliée à la musique. Donc ici, forcément, une fois ces danseurs remplacés par des enfants ou des animaux magiques animés, tout le côté performance se fait la malle.

Reste alors le récit en lui-même, une histoire de deuil qui bascule immédiatement dans un grand n'importe quoi fantastique à la structure approximative, pleine de digressions et articulée de manière assez artificielle autour des morceaux et danses de Riverdance.

Le tout saupoudré d'humour à base de pets (heureusement assez limité), d'un grand méchant qui arrive très tard dans le récit et reste à peine un petit quart d'heure, et de deux cervidés théoriquement irlandais mais qui, dans les faits, sont des clichés de sidekicks comiques afroaméricains typiques, interprétés par Lilly Singh (dans un rôle qui aurait pu être attribué à Tiffany Haddish) et Jermaine Fowler (en cervidé obèse aux accents vocaux de Kevin Hart).

Loin d'être convaincant, donc, et assez décousu, mais visuellement pas désagréable à regarder et assez bien doublé ce Riverdance reste toutefois assez dispensable : si l'on a plus de dix ans, autant revoir le spectacle original.

3/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Christmas Yulefest 2014 - 04 - Neuf Vies Pour Noël (2014)

Publié le 2 Décembre 2014 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Noël, Christmas, Comédie, Romance, Télévision, Hallmark

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Neuf Vies pour Noël (The Nine Lives of Christmas - 2014) :

Célibataire endurci, le pompier Zachary Stone (Brandon Routh) refuse de s'engager sentimentalement, et préfère se consacrer à son métier. Mais lorsqu'il recueille un chat errant à l'approche de Noël, Zach découvre bien vite qu'il apprécie d'avoir un peu de compagnie... d'autant que Marilee (Kimberley Sustad), une étudiante vétérinaire et vendeuse en animalerie qu'il croise à de multiples reprises, s'avère très à son goût ; progressivement, le couple se rapproche, sans jamais vraiment oser franchir le pas...

Un joli paradoxe que ce second téléfilm Hallmark de la saison 2014, un métrage qui, depuis sa diffusion, est devenu l'un des préférés des spectateurs/trices, outre-atlantique. Au point de motiver la mise en chantier d'une suite pour Noël 2021... d'autant plus paradoxal que finalement, ce téléfilm aurait très bien pu s'intituler "Les Flammes de mon Coeur", ou que sais-je encore, être diffusé à la St Valentin ou au 14 Juillet, et hormis une ou deux décorations, et peut-être une scène et demi, tout au plus, le métrage n'aurait pas eu à changer le moins du monde.

À l'identique, je n'aurais pas été surpris d'apprendre que ce projet était un script générique (avec les clichés habituels du genre : l'héroïne intelligente mais un peu maladroite ; le love interest beau, musclé, parfait mais blessé par son passé ; la petite-amie diabolique et caricaturale ; la meilleure amie ethnique, etc) sorti d'un tiroir par un exécutif et confié à l'un des scénaristes attitrés de la chaîne avec pour consigne "rajoute des trucs de Noël dedans, on va le diffuser pour les fêtes de fin d'année".

Sauf que non, en fait : Nine Lives... est tiré d'un roman sentimental, adapté pour l'écran par une habituée des téléfilms Hallmark. Ce qui en dit probablement long sur la qualité du roman original... et sur les efforts de la distribution, qui parvient à rendre ce métrage somme toute assez sympathique.

Pourtant, ce n'était pas gagné : outre le script peu inspiré, le film souffre d'une illustration musicale pataude, d'extérieurs trop ensoleillés, et d'une fin téléphonée, précipitée et un peu forcée... Mais malgré tout cela, ça se regarde assez bien, principalement parce que le tout repose intégralement sur les épaules des acteurs (y compris les seconds rôles, comme les autres pompiers), qui sont suffisamment attachants et dynamiques pour emporter l'adhésion et donner de la personnalité au métrage.

Sans oublier les chats, qui sont mignons. Après... je ne partage tout de même pas l'enthousiasme débridé des Américain(e)s, mais il est vrai qu'en comparaison de bon nombre d'autres films Hallmark, c'est légèrement au-dessus.

3.25/6

(critique mise à jour en 2021, à l'occasion de la diffusion de la suite)

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Un film, un jour (ou presque) #1517 : Baby Boss 2 - Une Affaire de Famille (2021)

Publié le 30 Août 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Animation, Jeunesse, Review, Dreamworks, Aventure, Science-Fiction, Science Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Baby Boss 2 : Une Affaire de Famille (The Boss Baby : Family Business - 2021) :

Désormais adulte et père de famille, Tim (James Marsden) a deux filles, Tabitha (Ariana Greenblatt), une enfant studieuse de 7 ans, et Tina (Amy Sedaris), encore bébé. Mais Tabitha s'éloigne de plus en plus de ses parents, et lorsque Tina révèle à son père qu'elle est un Baby Boss, Tim apprend que le Dr Armstrong (Jeff Goldblum), qui dirige l'école où va Tabitha, a de sombres desseins, et veut conquérir la planète. Contre leur gré, Tim et son frère Ted (Alec Baldwin), devenu richissime businessman, sont alors transformés en bébés par Tina, et envoyés en infiltration dans l'école du Dr Armstrong...

Une suite assez insupportable au premier Baby Boss, que j'ai totalement oublié, et à la série Netflix, que je n'ai jamais vue... ce qui n'aide pas forcément à apprécier ce second volet, lequel suppose que le spectateur vient tout juste de visionner ces derniers, et se souvient parfaitement de tous ses détails et des règles de cet univers chaotique et capillotracté, des règles que le scénario ne réexpliquera jamais.

Plus gênant, le film tente de feinter le spectateur en lui promettant un film différent, aux thématiques plus matures (le premier tiers du film est centré sur les adultes, et porte sur le concept des enfants qui grandissent et qui s'éloignent des parents) avant de retransformer par magie ses protagonistes en bébés, et de les envoyer à l'école des bébés, pour une redite des gags habituels de la franchise.

Certes. Pourquoi pas, dans l'absolu, la série des Baby Boss a un public conquis d'avance, et autant tout faire pour lui plaire, mais... le problème, c'est que le tout est assez mal structuré, pas particulièrement intéressant, et surtout particulièrement hystérique et gueulard.

On sent que l'intention première, derrière tout ça, c'est d'atteindre un côté Tex Avery, et de présenter une tornade d'énergie et de couleurs psychédéliques à l'écran - sauf que trop, c'est trop, et que les choix musicaux (la séquence Time Warp, *soupir*) trahissent un réalisateur et une équipe créative bien décidés à te hurler au visage que tu dois t'amuser, que ce qu'il y a à l'écran est drôle, alors pourquoi tu ne ris pas, bon sang !!!!

Bref, j'ai trouvé le tout assez fatigant, pas forcément aidé par des acteurs de doublage se contentant de rejouer leur partition habituelle (Marsden est bon, mais Goldblum, Baldwin et surtout Amy Sedaris finissent par agacer), par un passage "aidons Tabitha à trouver confiance en elle et à chanter une chanson spécialement composée pour le film" insipide, et par des gags souvent forcés.

Ah, et puis bizarrement, il se dégage du film une étrange ambiance hivernale et festive (neige, décorations, spectacle de Noël, etc), comme si ce Baby Boss 2 avait eu une sortie prévue à Noël, et qu'il avait été repoussé au milieu de l'été par la pandémie...

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #1562 : Don't Look Up - Déni Cosmique (2021)

Publié le 24 Janvier 2022 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Netflix, Review, Science Fiction, Science-Fiction, USA, Politique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Don't Look Up - Déni Cosmique (2021) :

Lorsqu'ils découvrent une comète sur le point de percuter la Terre et d'annihiler toute forme de vie, Kate Dibiasky (Jennifer Lawrence) et le Dr. Randall Mindy (Leonardo DiCaprio) tentent de prévenir les autorités avant qu'il ne soit trop tard. Mais entre manipulations politiques, médias indifférents, refus de l'évidence scientifique, lobbies omniprésents, enjeux économiques et grand public à la capacité d'attention inexistante, le duo a bien du mal à parvenir à ses fins...

Une satire politico-sociétale qui sert de grosse métaphore cynique sur l'état de la société américaine, sur le climato-scepticisme, sur les fake news entourant la crise du coronavirus, etc, réalisée par Adam McKay pour Netflix. Un McKay qui, depuis ses farces avec Ferrell et sa brouille avec ce dernier, s'est découvert une conscience politique, exprimée au travers de The Big Short et de Vice, des films de dénonce partageant un même sens de la satire un peu pataude et évidente, à destination d'un public américain libéral qui aime bien qu'on lui souligne les failles de sa société, comme pour se rassurer sur l'état de sa conscience politique.

Ici, c'est pareil, et ce Don't Look Up s'avère un cri de ras-le-bol d'une certaine tranche de la société US vis à vis des divisions politiques du pays, de la bêtise humaine, des médias, etc. Le problème étant, à vrai dire, qu'un tel cri de ras-le-bol procure probablement un soulagement certain à celui qui l'émet (c'est certainement pour cela qu'une grosse partie des réseaux sociaux et des médias s'est enthousiasmée sur ce film en le portant aux nues), mais n'apporte absolument rien au débat.

Forcément, quand il suffit d'allumer une chaîne d'informations pendant trois minutes pour assister à des débats creux et polarisés sur la science, la société et le monde, avec des scientifiques impuissants qui s'échinent face à une société indifférente et constamment distraite, difficile de se passionner pour la même chose, pendant 2h20, avec des traits encore plus appuyés.

Alors certes, on me dira que c'est la preuve de la pertinence du film, blablabla... sauf que le tout est tellement attendu et prévisible (beaucoup de cringe humor qui finit par provoquer l'ennui plus que le malaise) que j'ai décroché en cours de route, à mesure que la situation se cristallisait et tirait à la ligne. D'autant que les effets de réalisation et de montage (beaucoup de très gros plans serrés, de scènes interrompues, de montage d'images sur "la vie" dans son ensemble) ne m'ont pas convaincu plus que ça.

Jamais très drôle, jamais très poignant, jamais très subtil, souvent (et délibérément) donneur de leçons, ça se regarde, mais c'est frustrant. Un peu comme Vice, d'ailleurs, dont on retrouve pas mal des même défauts et qualités.

Un petit 3/6, pour la distribution de qualité, mais dans l'absolu, j'aurais plutôt envie de mettre 2.5/6.

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Critiques éclair - Star Wars : Le Livre de Boba Fett - 1x03-04 (2021)

Publié le 29 Janvier 2022 par Lurdo dans Action, Aventure, Critiques éclair, Disney, Les bilans de Lurdo, Science-Fiction, Science Fiction, Review, Télévision, USA, Star Wars, Boba Fett

Un postulat de départ pas forcément indispensable, deux premiers épisodes pas forcément ultra-mémorables ou rythmés, un personnage principal passé de mercenaire redoutable à anti-héros au grand cœur : cette première saison du Livre de Boba Fett ne m'a pas encore convaincu... pour l'instant.

Mais avec sept épisodes seulement au compteur de cette saison 1, il va falloir rapidement passer à la vitesse supérieure pour que Robert Rodriguez, Jon Favreau et l'équipe de production parviennent à justifier l'existence de cette saison...

Star Wars : Le Livre de Boba Fett 1x03-04 (The Book of Boba Fett, season 1 - 2021) :

- 1x03 - Alors que de multiples factions tentent de le manipuler, Boba Fett recrute un gang de jeunes voyous dans les rues de Mos Espa...

Mouais, encore une fois... un épisode de 35 minutes environ, qui paraît fréquemment être la première moitié d'un épisode d'une heure coupé artificiellement en deux au montage, tant la narration paraît brouillonne et incomplète.

Le gang de jeunes voyous chevauchant des vespas spatiales multicolores ? Un peu trop fauché pour convaincre. Le duel contre Krrsantan le wookie ? Trop rapidement expédié pour vraiment sembler une menace. Le rancor ? Un peu trop rapide et facile, en plus de souligner une fois encore que les scénaristes tentent vraiment d'adoucir le personnage de Boba Fett. Le flashback ? Inabouti. Les caméos de Stephen Root et de Danny Trejo ? Sympathiques, mais creux. La poursuite finale ? Étrangement mal filmée, plate, et sans énergie (pourtant c'est Rodriguez qui réalise).

Au final, donc, un résultat très mitigé. Pas désastreux comme certains se sont empressés de le faire savoir en parlant de Power Rangers et de nanar cosmique, mais décevant, comme le reste de la série jusqu'à présent.

- 1x04 - Dans sa cuve à bacta, Fett se souvient de sa rencontre avec Fennec, et de sa vengeance contre les speed-bikers qui avaient tué sa tribu...

Encore un épisode qui fait pas mal de surplace, ou plutôt, qui se consacre en grande partie à des flashbacks pas toujours indispensables, sur la rencontre de Boba avec Fennec, sur la réparation de cette dernière (un grand moment cheap, entre le bricolage approximatif du technicien et la musique techno), sur l'infiltration du duo dans le palais de Jabba, leur combat contre des robots de cuisine, puis le vol du Slave-1 et le retour au Sarlacc, entre autres...

Je reste mitigé, encore une fois, peu convaincu par le recours constant d'une nuit américaine approximative (et sur fond vert) pour la nuit de Tatooine, peu intéressé par toutes ces digressions qui se contentent de servir de remplissage et de boucher les trous de ce que l'on a déjà vu dans le Mandalorien, et frustré par ce qui se veut une montée en puissance assez mal dosée.

Après, Ming-Na Wen est comme toujours excellente, et ponctuellement, ça fonctionne (notamment quand retentit le thème du Mandalorien, préfigurant son arrivée imminente), mais dans l'ensemble, ça reste bof.

 

(à suivre)

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

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Halloween Oktorrorfest 2021 - 07 - Psycho Goreman (2021)

Publié le 5 Octobre 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Jeunesse, Oktorrorfest, Review, Science-Fiction, Thriller, USA, Shudder

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Psycho Goreman (2021) :

Dans le cadre de leurs jeux, Mimi (Nita-Josee Hanna) et son frère Luke (Owen Myre) ramènent malencontreusement à la vie un seigneur de guerre extraterrestre (Matthew Ninanber), que Mimi est capable de contrôler grâce au médaillon trouvé à ses côtés. Mais alors que les deux enfants font du guerrier sanguinaire (rebaptisé PG - Psycho Goreman) leur compagnon de jeu, les forces des Templiers stellaires, menés par Pandora (Kristen MacCulloch) débarquent sur Terre, prêts à éliminer PG... sans oublier les anciens sbires du général, eux aussi assoiffés de sang.

Une bonne surprise que ce Psycho Goreman (du réalisateur-scénariste de The Void), un long-métrage étrangement familial, qui pourrait s'apparenter à un Bigfoot et les Henderson, si Bigfoot était une créature extraterrestre démoniaque bien décidée à massacrer l'humanité et sa famille "d'accueil".

Et c'est probablement sur ce point là que le film se démarque : le ton global est gentiment déconneur et léger, et les rapports de la famille des deux jeunes héros sont ludiques, du début à la fin.

Après, on est plus dans des rapports frère/sœur du type Dipper/Mabel, avec une Mabel qui serait plus autoritaire (voire limite sociopathe), mais tout aussi barrée que le personnage de Gravity Falls : la jeune actrice est excellente, sa rivalité avec son frère est amusante, leurs rapports à la fois conflictuels et affectueux aussi, et tous les petits détails de cette relation (la communication en "morse", les règles improbables de leur version de la balle au prisonnier) ajoutent du sel au métrage (tout comme les rapports de leurs parents).

Et puis il y a tout ce bestiaire, et tous ces maquillages et costumes monstrueux : très inventifs, ils sont plus ou moins réussis (parfois, on est proche des Power Rangers, à d'autres moments, c'est la post-synchronisation qui fait défaut) mais ils ont le mérite d'exister et de donner beaucoup de travail aux studios de maquillage.

Alors certes, ce film ne plaira pas à tout le monde : il faut adhérer au postulat de départ, et au côté parfois un peu kitsch du tout (c'est un peu du Troma pour enfants), mais ce Psycho Goreman est un film où se côtoient déluges d'effets sanglants, monstres difformes et caricaturaux, montages musicaux 80s, garçon transformé en cerveau géant conscient, zombie policier, ange psychopathe, conseil galactique incapable, et plein d'autres choses toujours plus barrées.

Ce n'est absolument pas à prendre au sérieux, ce n'est pas parfait, mais c'est très fun.

4/6

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Halloween Oktorrorfest 2021 - 30 - Monster Family 2 (2021)

Publié le 29 Octobre 2021 par Lurdo dans Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Jeunesse, Oktorrorfest, Review, UK, Allemagne, Romance

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Monster Family 2 (Happy Family 2 - 2021) :

Un an après les événements improbables ayant bouleversé leur vie, les Wishbone sont retombés dans une routine frustrante : Max (Ethan Rouse) peine à s'intégrer à l'école, Fay (Jessica Brown Findlay) se cherche un talent, Emma (Emily Watson) est ignorée par ses enfants et Frank (Nick Frost) s'inquiète du malheur de sa famille. Mais lorsque Dracula (Jason Isaacs) est réveillé par Mila Starr (Emily Carey), la fille de deux inventeurs milliardaires, et qu'elle enlève Baba Yaga (Catherine Tate) et Renfield le jour de leur mariage, la famille Wishbone doit mettre de côté ses problèmes pour réveiller le côté monstrueux qui sommeille en elle, et sauver le monde...

Le premier Monster Family, une coproduction germano-anglaise, était une comédie familiale assez quelconque, plutôt bien animée et produite, mais à l'écriture particulièrement médiocre, qui tentait de se couler simultanément dans les moules Pixar, Dreamworks et Illumination, en mangeant à tous les râteliers, notamment les plus puérils et simplistes.

Cette suite partage pas mal des problèmes de l'opus précédents, entre le slapstick frénétique, les sidekicks façon Minions, les passages en chansons, une structure brouillonne et décousue, etc. À cela se rajoute des décisions artistiques un peu bancales inhérentes à une telle suite : la transformation des personnages en monstres n'a plus aucun rapport avec l'histoire principale et ne semble là que pour justifier l'appartenance du film à la franchise ; le film devient une suite en mode globe-trotting, comme trop souvent dans les films d'animation sans inspiration (Hotel Transylvania 3, Famille Addams 2) ; il y a une romance balbutiante entre Max et Mila, romance gérée comme une romance de teen movie (avec baisers, roulade enlacée dans la neige, flirt, etc), mais qui donne quelque chose de bizarre compte tenu du design "enfant de 10 ans" des deux personnages...

Heureusement, sur un plan technique, le film reste toujours très réussi, et n'a pas grand chose à envier aux productions Dreamworks, par exemple : c'est dynamique, coloré, maîtrisé, on sent la mocap effectuée sur les personnages, et le film continue de développer des thématiques probantes sur la famille, le désir de perfection, etc.

C'est probablement pour cela que, malgré ses défauts, j'ai préféré cette suite au premier film (je me suis même franchement esclaffé lors de la rencontre du yéti et de Frank, sur fond de "The Look of Love"). Ce n'est pas exceptionnel, ce n'est pas forcément très inspiré, ça reste dérivatif sur bien des points (la musique lorgne par moments beaucoup sur le Giacchino des Indestructibles), mais comparé à la majorité des productions animés ne sortant pas des grands studios, c'est plutôt agréable à suivre.

3.25/6

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Christmas Yulefest 2021 - 27 - La bataille de Noël (2021)

Publié le 17 Décembre 2021 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Religion, Review, Télévision, USA, Apple, Politique

C'est bientôt Noël : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest, et ce jusque début janvier...

La Bataille de Noël ('Twas the Fight Before Christmas - 2021) :

Un documentaire assez fourbe sur une histoire tout d'abord présentée comme un conflit entre voisins : d'un côté, Jeremy Morris, un avocat passionné de Noël qui se prend pour Clark Griswold, et rêve d'une maison illuminée de tous feux ; de l'autre, le syndicat de copropriété du quartier dans lequel il s'installe, où tout le monde veut rester au calme, et qui voit d'un mauvais œil les proportions toujours plus gargantuesques des décorations de Morris... et de la foule de spectateurs qui vient la voir.

Et puis, progressivement (Amérique oblige), le film vire à l'affrontement politique et religieux, à mesure que le documentaire révèle le vrai visage des deux camps : d'un côté, un groupe hétéroclite de copropriétaires maladroits (retraités, femmes au foyer, pasteur, et autres), n'appréciant pas vraiment de voir débarquer des milliers de touristes amenés en bus dans leur quartier, et de l'autre, Morris, un conservateur aux tendances libertaires revendiquées pour qui la liberté des autres s'arrête là où commence la sienne, un avocat égocentrique et arrogant qui s'imagine en joueur d'échecs ayant toujours cinq coups d'avance, qui pense que les mots "communiste" et "socialiste" sont des insultes, et qui se voit en sauveur de Noël, là pour préserver la tradition d'un Noël religieux et respectueux (des traditions chrétiennes), face à des méchants athées qui ont déclaré la Guerre contre Noël.

Oui, on retombe bien dans un discours made in Fox News, assez typique de la société américaine, et c'est là que ce documentaire a commencé à me perdre. Parce qu'il a beau adopter une réalisation rigolarde, avec des mises en scène volontairement dramatisées, et il a beau laisser la parole à tous les intervenants, le fait est que Morris reste bien un gros connard arriviste sans aucun respect pour sa femme, qui utilise la religion pour crier au loup et se mettre les médias conservateurs dans la poche, et qui profite de l'aura de son métier pour manipuler et humilier un groupe de voisins dépassés par les événements.

Ce qui, sur 90 minutes, finit par éclipser tout le reste et par devenir fatiguant, surtout quand on apprend, tardivement, que Morris s'est probablement servi de toute cette histoire pour lancer sa carrière en politique, et viser un poste de sénateur. Forcément... et tout aussi logiquement, en lui laissant une plateforme de 90 minutes pour s'exprimer, ce métrage finit par lui servir la soupe, délibérément ou non.

Un bon gros bof, donc, même si je reconnais aisément que mon ras-le-bol prononcé de la scène politique américaine ultra-polarisée et de l'hypocrisie de la droite républicaine font que je n'ai que peu de patience pour les récits de ce genre.

2.5/6

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Christmas Yulefest 2021 - 24 - Neuf chatons pour Noël (2021)

Publié le 15 Décembre 2021 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Hallmark, Review, Romance, Télévision, USA, Yulefest, Noël

C'est bientôt Noël : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest, et ce jusque début janvier...

Neuf chatons pour Noël (The Nine Kittens of Christmas - 2021) :

Alors qu'elle rentre de Miami, où son cabinet de vétérinaire est établi, pour passer Noël en famille chez sa sœur, Marilee (Kimberly Sustad) croise le chemin de son ex, Zachary (Brandon Routh). Celui-ci est bien embêté : quelqu'un vient d'abandonner neuf chatons à la caserne de pompiers où il travaille, et il doit leur trouver des maîtres au plus vite. Marilee décide alors de l'aider, et profite de l'occasion pour renouer avec le pompier...

La suite du Neuf vies pour Noël de 2014, dont on retrouve ici une grosse partie de la distribution, mais pas le duo alors à la réalisation/écriture. Non pas que cela aurait changé quoi que ce soit : malgré la popularité du premier volet auprès des spectateurs et des critiques, il faut bien reconnaître que, son couple principal excepté, le téléfilm de 2014 n'était vraiment pas exceptionnel, ressemblant fréquemment à un scénario générique Hallmark transposé artificiellement à Noël et enchaînant tous les clichés des productions de la chaîne.

Certes, le couple Sustad/Routh fonctionnait très bien, certains personnages secondaires étaient amusants, et les chats étaient mignons, mais à part ça, c'était dans la moyenne du genre.

Et donc, ici, sept ans après l'original, une suite qui... reprend les grandes lignes de l'original, en faisant repartir la relation de zéro, en changeant un peu le défaut principal de Zachariah (il refusait de s'engager, maintenant il refuse le changement), en accentuant un peu la touche Noël (pour coller à la formule actuelle des productions Hallmark) et en multipliant le nombre de chats, pour motiver le couple principal à se remettre ensemble.

Je mentirais en disant que ce second volet m'a passionné, d'autant plus que le script se perd un peu dans des digressions amenant un focus moindre sur les deux protagonistes principaux : calendrier de l'avent familial, départ en retraite du chef de la caserne, ex-petit-ami de Marilee qui revient... mouais.

Alors ce n'est pas désagréable à suivre, encore une fois grâce à Sustad et Routh (un Routh qui semble nettement plus décontracté, avec un jeu plus outré clairement hérité de ses années passées sur Legends of Tomorrow), au petit caméo de Paul Campbell (ça fait toujours plaisir de voir passer le grand copain de Sustad), au clin d'œil désormais inévitable au rôle de Superman de Routh, et aux matous. Mais ça s'arrête là.

3/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

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Halloween Oktorrorfest 2022 - 37 - Black Phone (2022)

Publié le 27 Octobre 2022 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Thriller, Halloween, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, Jeunesse, USA, Review

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Black Phone (The Black Phone - 2022) :

En 1978, un tueur en série surnommé le Grabber (Ethan Hawke) kidnappe et tue plusieurs enfants d'une petite banlieue américaine tranquille. Mais sa dernière proie, Finney (Mason Thames), un enfant timide et maltraité, n'est pas comme les autres : enfermé dans le sous-sol du Grabber, il découvre qu'il est capable de parler aux esprits des autres victimes du tueur par l'intermédiaire d'un vieux téléphone hors service fixé au mur. Il commence alors à échafauder un plan pour se libérer, alors même que les dons latents de voyance de sa petite sœur Gwen (Madeleine McGraw) dirigent les autorités dans sa direction...

Je n'avais pas été particulièrement marqué par le film précédent de l'équipe Scott Derrickson/C. Robert Cargill/Blumhouse/Ethan Hawke (Sinister), malgré les innombrables éloges critiques dont il avait fait l'objet, et je n'attendais donc rien de ce Black Phone, adapté d'une nouvelle de Joe Hill (le fiston de Stephen King).

Et bien m'en a pris, car finalement, ce Black Phone est typiquement une production à la Stephen King, dont on retrouve les tendances et les habitudes : cadre rétro nostalgique (les années 70, la musique, les mœurs, etc), côté légende urbaine (les enfants qui parlent du Grabber comme d'un boogeyman), père alcoolique, fillette aux pouvoirs psychiques, enfant maltraité qui finit par trouver une force intérieure dans un évènement surnaturel, etc...

Limite, on m'aurait dit "c'est une production Netflix adapté d'une obscure nouvelle de King", j'aurais très bien pu l'accepter sans être surpris. On est ici en effet clairement plus dans un thriller psychologique à budget très limité que dans de l'horreur surnaturelle pure et dure, et il n'y a pas grande angoisse ou suspense particulier à trouver ici : tout se déroule tranquillement, à un rythme très littéraire, sans jamais vraiment développer ses personnages ou leurs motivations au delà du strict nécessaire, et en se permettant quelques touches plus légères et incongrues qui viennent un peu casser l'ambiance générale (le frangin conspirationniste sous cocaïne, la petite sœur qui jure pendant ses prières).

Après, c'est bien interprété, notamment du côté des enfants, mais le tout ne va jamais plus loin que l'exercice de style "faisons un thriller fantastique façon Stephen King se déroulant dans le passé", sans forcément apporter quoi que ce soit de très mémorable visuellement.

3.5/6

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QUINZAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo : Minx, saison 1 (2022)

Publié le 18 Septembre 2022 par Lurdo dans Comédie, Télévision, Drame, HBO, Review, Critiques éclair, Histoire, USA

Première saison de 10 épisodes d'une trentaine de minutes pour ce Minx, une série HBO Max produite par Paul Feig, créée et showrunnée par Ellen Rapoport (scénariste du très médiocre Desperados) et mettant en scène Jake Johnson (New Girl) et l'attachante Ophelia Lovibond (Hooten & The Lady et autres séries anglaises)...

Minx, saison 1 (2022) :

Journaliste féministe ayant fait ses armes à New York, Joyce Prigger (Ophelia Lovibond) tente de lancer un nouveau magazine engagé consacré aux femmes. Mais personne ne croit en son projet dans cette industrie dominée par les hommes... personne, sauf Doug Renetti (Jake Johnson), un éditeur de magazines pornos qui voit là l'occasion de toucher un marché encore inexploré.

Et l'on se retrouve ici devant une série qui, très honnêtement, n'aurait pas dépareillé sur Showtime il y a une quinzaine d'années : c'est rythmé, ça ne se prend pas trop au sérieux, la distribution est sympathique et efficace, ça mélange comédie et drame, ça titille ouvertement le spectateur (les séries de l'époque avaient, pour la plupart, un regard masculin sur la nudité féminine, ici, la série est nettement plus féminine, et donc si le full frontal masculin vous rebute, passez votre chemin), et finalement, ça ne raconte pas grand chose sorti de son postulat de départ et de son côté féministe.

Mais ça se regarde très facilement, à défaut d'être très original : la reconstitution de l'époque est ludique (les postiches capillaires sont plus discutables), les péripéties de l'histoire sont logiques et cohérentes en plus d'être divertissantes (trouver un financement publicitaire, trouver des distributeurs, faire face à l'hostilité des politiques, des personnes religieuses, à la pègre, faire la promotion du magazine dans un talk-show, etc), les personnages secondaires sont attachants (Lennon Parham est formidable en sœur de Joyce) et le tout reste assez dynamique pour que l'on ne s'ennuie jamais.

Même lorsque la caractérisation des deux personnages principaux commence à battre de l'aile (Joyce est fréquemment pédante, prétentieuse et égocentrique à l'excès, persuadée d'être plus importante qu'elle ne l'est réellement ; Doug part totalement en vrille vers la fin de la saison, de manière assez peu probante et cohérente avec son caractère), Minx reste sympathique et amusant.

Pas forcément une série ultra-mémorable, indispensable ou révolutionnaire, et le propos féministe est déjà vu, mais le programme n'est pas une perte de temps pour autant. À voir, si l'on aime ce genre de série.

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2022 - Shining Vale, saison 1 (2022)

Publié le 24 Septembre 2022 par Lurdo dans Comédie, Drame, Starz, USA, Télévision, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Horreur, Thriller, Fantastique, Halloween, Romance

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, durant tout le mois d'octobre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

Shining Vale, saison 1 (2022) :

Auteure sulfureuse et dépressive en panne d'inspiration, Pat (Courteney Cox) Phelps a trompé son mari Terry (Greg Kinnear) avec leur homme à tout faire. Pour repartir d'un bon pied, le couple et ses deux enfants Gaynor (Gus Birney) et Jake (Dylan Gage) quittent la ville pour s'installer dans une nouvelle demeure luxueuse et plus isolée. Mais rapidement, Pat s'aperçoit que la maison est hantée par Rosemary (Mira Sorvino), et que ce n'est qu'en laissant cette dernière l'inspirer qu'elle parvient à écrire son nouveau roman...

Shining Vale, ce sont 8 épisodes de 25-30 minutes chapeautés par Jeff Astrof (scénariste de Ground Floor, Angie Tribeca, et showrunner de Trial & Error) et Sharon Horgan (Pulling, Catastrophe, Divorce) diffusés sur Starz en mars dernier, et récemment renouvelés pour une saison 2.

Au programme de cette série comico-horrifique, un étrange mélange aux résultats inégaux, qui se trouve au croisement de The Shining (d'où le titre) et de comédie câblée, avec une Courteney Cox en mère de famille dépressive et malheureuse, mais au franc parler et au sarcasme mordants, confrontée à une panne d'inspiration, et dont la nouvelle demeure et ses fantômes vont l'emmener dans une spirale infernale et destructrice.

En soi, Shining Vale se regarde plutôt bien : le format est court, le récit rythmé (souvent trop, d'ailleurs - j'y reviendrai plus tard), les acteurs sont tous au diapason, et il y a une excellente alchimie et complicité entre Pat et Terry, qui rendent le tout très sympathique.

À l'identique, le récit sait toujours ménager un équilibre intéressant entre horreur et comédie sarcastique, passant de l'un à l'autre de manière assez fluide, avec une réalisation et une direction artistique efficaces... bref, c'est plutôt amusant à suivre, avec plein de petits détails amusants et de répliques cinglantes.

Du moins, pendant les premiers épisodes de la saison. Car plus la série avance, et plus l'écriture se délite lentement, plus la structure globale devient décousue, plus le rythme devient haché, moins les événements ont de poids, et plus l'on a l'impression d'un programme précipité, de sous-intrigues un peu oubliées et d'une fin bâclée, comme si le nombre d'épisodes était passé de 10 à 8 épisodes en cours de production.

Le tout, pour se conclure en redoublant de références et de renvois à Shining, pas forcément nécessaires car trop évidents.

Impression mitigée positive, au final, avec un programme agréablement décalé mais qui paraît trop souvent inabouti. Cela dit, Mira Sorvino et Courteney Cox se démarquent vraiment par leur interprétation impliquée... et Roxy, le chien... est bizarre. ^^

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Un film, un jour (ou presque) #1635 - SEMAINE FANTASY RÉTRO : L'Histoire sans fin (1984)

Publié le 4 Mai 2022 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Comédie, Fantastique, Jeunesse, Review, USA, Allemagne

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

L'Histoire sans fin (The NeverEnding Story - 1984) :

Orphelin de mère et harcelé à l'école, Bastian Bux (Brrett Oliver) se réfugie dans une vieille librairie, où il dérobe un livre étrange que lisait Mr. Coreander (Thomas Hill), le propriétaire des lieux. Bastian se cache alors dans le grenier de l'école pour y lire cette Histoire sans fin, une Histoire racontant les aventures d'Atreyu (Noah Hathaway), un jeune guerrier à cheval, qui doit sauver le pays magique de Fantasia du Néant l'envahissant progressivement...

Production germano-américaine de 1984 signée Wolfgang Petersen, l'Histoire sans Fin a marqué toute une génération de jeunes spectateurs, avec son message sur le pouvoir de l'imagination et de la lecture, son bestiaire improbable et sa chanson-titre mémorable. Malgré tout cela, j'avoue n'en garder quasiment aucun souvenir, à l'exception de quelques vagues images, des grandes lignes de l'intrigue, des noms et des créatures ; ce revisionnage est donc pour moi une expérience intrigante : est-ce que, détaché de toute nostalgie réelle, l'Histoire sans fin tient toujours la route, et est un film cohérent ?

La réponse est mitigée. Si le bestiaire est toujours remarquable et inventif, les effets spéciaux intéressants, et qu'il se dégage clairement du métrage une certaine poésie et dépression mélancolie très européenne (pour ne pas dire allemande), il faut bien reconnaître aussi que, d'un point de vue filmique, le film est un peu brouillon.

La post-synchro semble souvent approximative, le rythme est étrangement épisodique, le jeu des allers-retours Fantasia/réalité est sympathique mais un peu sous-utilisé, l'interprétation est inégale (même si la jeune Impératrice est un bon niveau au-dessus des autres enfants) et il y a une certaine précipitation dans le tout, comme dans la conclusion du film et dans la mort d'Artax (qui a traumatisé d'innombrables enfants, mais arrive un peu comme un cheveu sur la soupe).

Revoir ce film aujourd'hui est donc un peu frustrant, puisqu'il est vraiment symptomatique d'un certain cinéma fantastique des années 80, bourré d'idées, d'ambitions, mais pas forcément des moyens ou du savoir-faire pour les concrétiser. Ça reste très imaginatif et intéressant à analyser, cela dit, et les enfants n'auront probablement que faire du côté technique du film ; en tant qu'adulte, je suis toutefois curieux de voir si les deux suites, dans mes souvenirs déjà un bon cran en dessous de l'original, ont mieux vieilli.

3.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #1644 : Les Animaux Fantastiques - Les Secrets de Dumbledore (2022)

Publié le 13 Mai 2022 par Lurdo dans Aventure, Critiques éclair, Cinéma, Review, Fantastique, Jeunesse, Comédie, UK, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Les Animaux Fantastiques - Les Secrets de Dumbledore (Fantastic Beasts : The Secrets of Dumbledore - 2022) :

Le camp des alliés d'Albus Dumbledore (Jude Law) tente toujours d'empêcher l'arrivée au pouvoir de Grindelwald (Mads Mikkelsen), avec cette fois-ci pour cible un animal fantastique, le Qilin, capable de décider qui est digne de prendre la tête du monde des Sorciers.

Franchement, je suis bien embêté à l'idée d'écrire une critique de cet Animaux fantastiques 3, tant je ne sais pas par quel bout la prendre. En fait, je crois que tout pourrait être résumé à un simple fait : ce Secrets de Dumbledore, qui se déroule explicitement en 1932, explique textuellement au travers de ses dialogues qu'un an à peine s'est écoulé depuis le premier film et la rencontre de Newt et Jacob. Qui a eu lieu en 1926.

À partir de là, est-il vraiment nécessaire de développer plus avant à quel point ce troisième métrage est un rapiéçage bancal d'animaux fantastiques (un peu plus que dans le deuxième), de politique vaguement cohérente (tout le concept de l'ascension au pouvoir de Grindelwald, qui passe d'ennemi public numéro 1 à futur président des Sorciers en trois minutes chrono, est, au mieux, tiré par les cheveux), de fanservice flagrant (tous les passages à Hogwarts, avec la musique de John Williams poussée à fond) et de problèmes de continuité (l'évolution de Credence est bancale au possible, et son identité réelle retconnée de manière maladroite ; Nagini est aux abonnées absentes, tout comme Tina qui ne revient que dans les dernières minutes ; la façon dont Queenie est pardonnée en un clin d'œil après avoir volontairement choisi le camp du maniaque raciste et génocidaire est WTF ; etc, etc, etc) ?

Plus que jamais, la franchise semble bien mal conçue et bien mal écrite, même si, je dois le reconnaître, ce troisième volet semble un peu plus structuré que le précédent (probablement une conséquence de l'arrivée de Steve Kloves à la co-écriture). Ce qui n'empêche pas le tout de tourner très souvent à vide, de naviguer complètement à vue, de se lancer dans des digressions totalement inutiles et de reléguer la plupart des personnages de la franchise à des rôles de faire-valoir pour Dumbledore et Grindelwald, et leur histoire d'amour impossible.

D'ailleurs, Mads Mikkelsen déçoit un peu, en Grindelwald, pas par son interprétation, mais parce qu'il est trop loin de l'étrangeté de Depp et de son apparence dans le rôle pour vraiment être crédible en tant que nouvelle incarnation du personnage, qui de toute façon reste inexpliquée par le scénario.

Et je ne parlerai même pas de cette fin en queue de poisson, qui botte presque en touche sur bien des sujets, le tout sur une musique lorgnant fortement sur du Danny Elfman, à l'occasion d'un mariage vraiment artificiel.

Oui, ce troisième épisode est plus intéressant que le second, mais en même temps, difficile de faire pire, non ?

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1653 : La Bulle (2022)

Publié le 26 Mai 2022 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, Romance, USA, Netflix

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

La Bulle (The Bubble - 2022) :

En pleine pandémie de Covid, l'équipe de Cliff Beasts 6, énième volet d'une série de blockbusters, se retrouve en quarantaine dans un luxueux hôtel, afin d'y tourner le métrage. Il y a là Carol (Karen Gillan), qui revient dans la franchise après un flop professionnel retentissant ; Krystal (Iris Apatow), une tiktokeuse engagée pour son nombre d'abonnés ; Dieter (Pedro Pascal), un acteur sérieux aux nombreux problèmes d'addiction ; Lauren (Leslie Mann), l'une des actrices vedettes de la série ; Dustin (David Duchovny), autre star de la série, persuadé de pouvoir réécrire le film pour lui donner un message ; Sean (Keegan-Michael Key), qui aime se présenter comme un guru du bien-être ; et bien d'autres encore, qui tous tentent de cohabiter et de tourner un film dont personne ne veut vraiment...

Une comédie Netflix made in Judd Apatow, supposément inspirée de la bulle anti-covid ayant entouré le tournage de Jurassic World 3... et qui ressemble énormément à un film de Kevin Smith : défilé de caméos amusants mais gratuits, métrage se moquant gentiment de l'industrie, rôles importants donnés à la femme et à la fille du réalisateur (cette dernière étant par ailleurs le seul personnage sympathique du film), gags graveleux, script longuet, complaisant et assez approximatif...

On dirait donc beaucoup un film de potes à la Smith en mode jemenfoutiste, et honnêtement, ça ne fonctionne pas franchement. Jamais particulièrement drôle ou inspirée, la satire hollywoodienne tourne très souvent à vide, l'humour est trop générique pour vraiment taper juste, et alors qu'il y aurait eu là, dans ce cadre d'hôtel de luxe où tout le monde habite, de quoi faire un vaudeville déconneur et super rythmé, le film se déroule mollement, manquant cruellement de rythme et d'énergie.

Et puis il y a ces scènes de Cliff Beasts 6, très loin du blockbuster à la Jurassic World, et beaucoup plus près d'un mockbuster cheapos façon Asylum.

Seule différence avec les films de Kevin Smith, cela dit, mais une différence notable : la sincérité et le côté sentimental des œuvres de Smith. Chez Apatow, pas de sincérité, uniquement du cynisme goguenard, qui donne un côté vraiment creux au produit final.

À la limite, au format 90-95 minutes, ça aurait pu passer. À plus de deux heures, ça coince.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #1740 : Black Adam (2022)

Publié le 14 Novembre 2022 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, DC, DCEU, Fantastique, Science Fiction, Science-Fiction, USA, Review

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Black Adam (2022) :

À Kahndaq, pays du Proche-Orient occupé par les forces militaires d'Intergang, Teth Adam (Dwayne Johnson), un antique héros de légende, est libéré de sa prison par une archéologue (Sarah Shahi) et son équipe. Rapidement, cependant, il s'avère qu'Adam est violent et radical, prêt à tuer et à éliminer tous ceux qui tentent d'opprimer son pays. Amanda Waller (Viola Davis) envoie alors la Justice Society - Hawkman (Aldis Hodge), Docteur Fate (Pierce Brosnan), Atom Smasher (Noah Centineo) et Cyclone (Quintessa Swindell) - pour tenter de l'arrêter...

Mouais. Project DC né il y a des années et porté à bout de bras (musclés) par The Rock pendant tout ce temps, Black Adam était une tentative de donner ce rôle de libérateur superhéroïque à Johnson, sans forcément l'intégrer directement à la mythologie de Shazam (dont provient le méchant Black Adam), traitée sur un ton nettement plus léger par David F. Sandberg et Zachary Levi. Pour Dwayne, son Black Adam est une figure tragique,  sérieuse et sombre, digne d'être le sujet de son propre film... mais ça ne marche pas vraiment.

Attention, ce n'est pas un échec, et il y a quelque chose d'intéressant au cœur de ce métrage, sur la manière dont les superhéros délaissent habituellement les peuples étrangers, sur l'interventionnisme des superhéros, etc. Mais Black Adam se veut tellement dark et gritty (sans vraiment l'être, en réalité, ni rien oser de radical - si ce n'est Adam qui exécute des dizaines de sous-fifres anonymes sans broncher, en ponctuant le tout de quelques punchlines, soit une vision très immature de la radicalité et de la badassitude), tente tellement d'être un récit dramatique et sérieux (mais pas trop quand même), qu'il en vient à étouffer le charisme de Dwayne Johnson, et à ressembler à une suite sans grande saveur de scènes d'action numériques toutes plus bourrines les unes que les autres.

C'est notamment vrai dans le climax final contre un démon très très moche et mal finalisé (qui n'est pas sans évoquer le dernier acte tout aussi médiocre du premier Wonder Woman, avec son Ares numérique), mais avec quelques moments sympathiques : à l'image du film, un film trop générique, trop serious shit, trop souvent en pilotage automatiqueprobablement aussi trop influencé par d'autres œuvres du même genre (toute la présentation de la Justice Society, en plus d'être affreusement précipitée, lorgne fortement sur les X-men), et dont la bande originale est insipide (en tout cas à l'écran)... mais qui, l'espace d'une scène ou d'un dialogue, semble reprendre vie de ci de là.

Hodge, Brosnan et Swindell, notamment, sont efficaces, les muscles de Dwayne aussi, et le toutéliage à l'univers de Shazam (ainsi qu'au DCEU avec le caméo final) fonctionne... mais le reste laisse de marbre.

Un petit 3/6, et encore...

(bilan Marvel/DC mis à jour !)

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Les bilans de Lurdo : Upload, saison 2 (2022)

Publié le 5 Juin 2022 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Drame, Les bilans de Lurdo, Review, Romance, Science Fiction, Science-Fiction, Sitcom, Télévision, USA, Amazon

Seconde saison de cette série d'anticipation du créateur de The Office, une série diffusée sur Amazon et qui, sans être mauvaise, n'avait pas forcément laissé de souvenirs impérissables à ses spectateurs : mélange de comédie satirique, de thriller et de romance impossible, le tout se trouvait souvent le postérieur entre plusieurs chaises, sans jamais totalement convaincre dans l'une ou l'autre des catégories.

Au point d'avoir oublié les trois-quarts de la saison 1 alors que j'entame cette nouvelle fournée de sept épisodes d'une petite demi-heure...

Upload, saison 2 (2022) :

Séparés par la technologie, Nathan (Robbie Amell) et Nora (Andy Allo) ont pris des directions différentes : lui est coincé dans l'au-delà d'Horizon, avec une Ingrid (Allegra Edwards) toujours plus collante, et elle a rejoint le camp des Ludds, un groupuscule anti-technologie qui a prévu de saboter Horizon. Et il reste toujours l'affaire du meurtre de Nathan, qui reste irrésolue...

Et malheureusement, cette seconde saison assez brève continue de confirmer les tendances de la première, avec un programme s'éloignant de plus en plus de la comédie, pour insister sur quelque chose de pas très abouti.

Attention, le ton général reste léger et ponctuellement, des idées amusantes surnagent ici et là, mais alors que la série peinait déjà à équilibrer ses différentes facettes (romance, satire, sitcom, enquête sur un meurtre...), ici, elle s'engage dans une voie contestataire et anti-capitaliste non seulement un peu hypocrite (vu que le tout est produit pour Amazon), mais qui est trop superficielle pour convaincre.

L'humour passe ainsi au troisième plan, la romance est désormais quasi-impossible (les deux personnages principaux passent une bonne partie de la saison séparés), la satire reste assez basique, et l'enquête sur le meurtre est laissée en filigrane (voire oubliée en cours de route), les scénaristes préférant consacrer de longues scènes aux Ludds, un mouvement terroriste rebelle luddite à la limite de la secte, dans lequel Nora est embarquée de manière un peu abrupte dans le season premiere.

On se retrouve ainsi avec de l'espionnage industriel, beaucoup de scènes dans le monde réel, une Ingrid omniprésente (à l'écriture souvent bipolaire), des personnages secondaires pas très attachants (la stagiaire, Aleesha de plus en plus abrasive, la patronne excentrique), de la politique américaine insérée au forceps (les swing states, la restriction du droit de vote, etc), et surtout une étrange impression de compression des intrigues générales, comme si une saison de 10 épisodes avait été amputée de trois épisodes en cours de route, obligeant les scénaristes à éliminer beaucoup de tissu connectif et de gras, et à faire évoluer de manière catapultée toutes les relations (notamment celle de Nora et de Matteo).

C'est ultra-maladroit, assez inabouti, et comme le tout se termine par un cliffhanger assez frustrant, on se retrouve avec une saison bancale et peu satisfaisante, qui ne laissera pas un souvenir impérissable...

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Critiques éclair - Star Trek Picard 2x10 + bilan (2022)

Publié le 28 Mai 2022 par Lurdo dans Action, Aventure, Critiques éclair, Drame, Les bilans de Lurdo, Review, Science Fiction, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, Amazon, CBS, USA, Picard

Allez, courage, plus qu'un épisode pour ce qui est une saison clairement ratée de Picard, brouillonne, sans direction et sans maîtrise...

Star Trek Picard, saison 2 (2022) :

- 2x10 : Alors que le lancement de la mission Europa est imminent, Picard et compagnie doivent tout faire pour s'assurer de son bon déroulement...

*soupir*

Une petite cinquantaine de minutes jamais cohésives, avec un compte à rebours artificiel, des drones qui ne servent qu'à donner quelque chose à faire à Rios et compagnie pendant quelques minutes, et toute une succession de scénettes assez détachées les unes des autres, n'ayant pour vocation que de boucler au plus vite toutes les sous-intrigues pour arriver à une conclusion Picardo-centrique extrêmement prévisible.

À ce titre, je n'ai pu m'empêcher d'éclater de rire en voyant débarquer Wesley Crusher, sorti de nulle part et promu de Voyageur à une sorte de Guetteur interdimensionnel ; de me facepalmer en voyant le dossier papier "Projet Khan" de Soong ; de pouffer en entendant la décision de Rios de rester sur Terre (et donc de se prendre de plein fouet la Seconde Guerre Civile et la Troisième Guerre Mondiale imminentes) ; ou encore de lever les yeux au ciel au moment de la mort de Tallinn...

Seul surnagent, dans tout cela, les adieux de Q à Picard. C'est touchant, c'est juste, c'est presque émouvant, et c'est bien la seule chose de réussie dans ce season finale.

- Bilan -

Ça avait plutôt bien commencé, en fait. Après une saison 1 de Picard à côté de la plaque, et une saison 4 de Discovery prenant un peu l'eau de partout, on se disait que cette saison 2 de Picard, à l'équipe créative modifiée, ne pourrait pas faire pire... et le season premiere semblait partir dans une direction intéressante.

Et puis finalement, non.

Trop préoccupée par l'idée de faire de Picard le centre du monde The Next Generation, et de trouver quelque chose à faire aux autres acteurs sous contrat, la saison 2 de Picard a rapidement viré à une sorte de best-of faisandé et dérivatif de la franchise Trek (Borgs, voyage temporel, réalité alternative dystopique, Q, etc) où rien n'est bien développé, introduit ou justifié, une compilation phagocytée par une "étude psychologique" du personnage de Picard, qui ressemblait surtout à un moyen pour un Patrick Stewart frêle et vieillissant d'exorciser certains de ses traumatismes psychologiques d'enfance bien réels.

Résultat, on s'ennuie, ça n'avance pas, ça multiplie les entorses à la continuité, à la logique, à la cohérence interne, et surtout ça promet la présence de Q qui, malheureusement, ne doit être en tout et pour tout que dans une demi-douzaine de scènes de la saison (ironiquement, les meilleures du lot).

Jamais surprenante, jamais intéressante, bourrée d'éléments superflus, approximatifs et mal utilisés, Picard saison 2 est un ratage. Mais à ce point de la résurrection de la franchise, fallait-il en attendre autre chose ?

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Les bilans de Lurdo - Tween Wars VIII : True & Bucket

Publié le 12 Mai 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Comédie, Sitcom, Jeunesse, Tween, Sport, Nickelodeon

Episode VIII : Nick. Just watch it ?

Loi n°10 de la Tweencom (rappel) : Règle du sidekick : bien souvent, le/la lead de la tweencom est affublé(e) d’un(e) sidekick comique, faire valoir au physique moins conventionnel, à l’interprétation plus exagérée, et délibérément laissé en retrait. Et presque aussi souvent, c’est parce que le/la sidekick est bien plus talentueux(se), attachant(e), et tout simplement charismatique que le/la lead.

Corollaire (rappel) : Lorsqu’un sidekick commence à éclipser son lead, le moment est venu de lui donner sa propre série… pour, bien souvent, que l'on s’aperçoive qu'il ne fonctionne pas en solo ou en lead.
 


True Jackson VP (2008 – 2011)
 

La biatch du bureau, les deux sidekicks teubés, le couturier excentrique et flamboyant, l’héroïne, le réceptionniste efféminé et flamboyant, et le love interest.

Koicé ?
Lycéenne talentueuse âgée de 15 ans, True Jackson décroche le poste de Vice-Présidente de Mad Style, une maison de couture supra-huppée, lorsque son président excentrique, le couturier Max Madigan l’embauche à l’improviste après l’avoir croisée dans la rue. Là, elle fait la connaissance de l’équipe de la maison de couture, soutenue par ses amis Lulu et Ryan.

Aveckicé ?
Keke Palmer (True) commence assez bien, et juste. Malheureusement, l’actrice développe assez rapidement des tics de jeu à mi-chemin entre l’attitude black horripilante, les grimaces et catchphrases à la Hannah Montana, et le surjeu pur et simple ; Danielle Busutti (une récurrente de The OC, Without a Trace, et Raising The Bar) assure le perso de la rivale de True, une trentenaire jalouse et autoritaire ; Ron Butler fait de même avec son perso de réceptionniste efféminé, assez cliché ; Greg Proops, un comédien d’impro, est excellent en boss excentrique au grand cœur ; Robbie Amell (le Fred des préquelles Scooby, et le Scooby de Robin dans HIMYM) s’amuse en mail-boy pas très finaud, obsédé par son job, et amoureux de True ; et enfin, last but not least, Ashley Argota (une jeune philipine qui louche un peu, et joue comme McCurdy) et Matt Shively (un glandeur caucasien genre skateur), deux acteurs qui tiennent par ailleurs d’autres rôles en parallèle dans Bucket & Skinner's Epic Adventures et The Troop, et qui ici assurent des personnages très similaires, ceux des meilleurs amis de True, pas très futés, mais qui répondent toujours présents.

Koiçavo ?
True Jackson VP, c’est un peu comme si Nickelodeon avait décidé, un jour, de s’inspirer du modèle "wunderkind" de Disney, et d’y fusionner Hannah Montana et iCarly.

Pas de surprise, le résultat est par conséquent assez familier : sitcom de studio, TJVP s’axe principalement sur les mésaventures de True au travail, et les excentricités de l’équipe qui l’entoure. Ses deux sidekicks ne sont pas très futés, assez excités, et provoquent bon nombre de catastrophes ; la rivale de True est jalouse et lui met des bâtons dans les roues ; True a du mal à concilier vie professionnelle, vie scolaire, et vie amoureuse… bref, c’est la grosse routine de ce genre de sitcom.

Sauf que là, problème, c’est ultra-plat. Mais vraiment. J’ai regardé la majorité des épisodes des deux saisons existantes, et je serais bien en peine de citer un moment marquant ou hilarant. Pendant une saison, une saison et demi, tout est en effet affreusement insipide. Même pas mauvais, mais transparent, c’est de la sitcom en pilotage automatique.

Ne reste alors qu’un véritable intérêt : la distribution. Les acteurs ont en effet une alchimie indéniable, et je subodore que si Keke Palmer a commencé à surjouer au bout d’un moment, c’est parce qu’elle se faisait clairement éclipser par le reste du cast, à commencer par ses sidekicks.

Sans oublier les personnages secondaires (la petite amie bitchy de Ryan, la prof asiatique cynique et mordante), assez développés, et des guests à gogo : Vivica Fox, Andy Richter, Julie Bowen, Dave Foley, Julie Warner, Rachael Harris, Philip Baker Hall, Nicole Sullivan, Justin Bieber, les Care Bears on Fire, Wendie Malick, John Cena, French Stewart, Melanie Paxson, Jennette McCurdy et Nathan Kress de iCarly, et encore pleins d’autres, qui forment une liste d’invités longue comme le bras.

"Sam" on rollers…

Alors ça se regarde, oui, ce n’est pas insupportable, et parfois, ça se décoince même (en seconde moitié de s2) quand ça ose un peu de slapstick et de nawak à la iCarly dans certains épisodes, ou quand le gag récurrent de Kopelman, le souffre douleur de l’entreprise (et accessoirement scénariste et producteur du show) part dans le grotesque et l’absurde.

Et, à l’identique, c’est assez intriguant de voir, dans une série pour ados, certaines touches d’humour noir (le cadavre d’un personnage secondaire apparu en s1, et retrouvé dans les conduits d’aération en s2), ainsi qu’une relation sentimentale sérieuse entre une ado de 15 ans et le mail-boy de 20+ ans (le shipping, notamment, est inexistant au sein du trio de tête, et, en dehors, ne se fait ressentir que ponctuellement)...

Mais bon, tout ça reste tout de même affreusement dérivatif, tant stylistiquement, qu’au niveau du contenu. D’autant qu’il y a toujours d'étranges problèmes de rythme par moments, avec des épisodes qui se finissent abruptement, un générique de début qui commence dans un style 80s avant d’autotuner à gogo, un générique de fin façon easy-listening, et un épisode étrange (True Mall) qui semble être un backdoor pilot pour un spin-off dans un centre commercial, mais qui n'assume pas son statut, ni n'est particulièrement réussi...

Perte de Santé mentale :
Assez inoffensif pour le cerveau, mais souvent soporifique. D’autant plus dommage qu’il y a un potentiel indéniable, et que les personnages sont finalement assez sympas... mais il aurait fallu une autre équipe plus inspirée (et drôle) au scénario, pour vraiment exploiter le grain de folie typique de Nickelodeon. Le problème étant, bien sûr, que Nick a annulé la série avec la seconde saison…il faudra donc se contenter d'un happy end pour tout le monde, et puis voilà...



Bucket & Skinner's Epic Adventures (2011)
 

Epic & gnarly, dude…

 Koicé ?
Le quotidien de Bucket & Skinner, deux jeunes surfeurs californiens teubés (aux allures de Keanu et de Swayze ou de Bill & Ted), dont l’oncle Three Pieces tient une boutique locale d’équipement de surf. Autour d’eux, Kelly, leur amie surfeuse ; Piper, la petite sœur précoce, ambitieuse et calculatrice de cette dernière ; Aloe, le rival de la bande, et son sbire teubé Sven.

Aveckicé ?
Taylor Gray et Dillon Lane dans les deux rôles principaux, en mode stoners-qu'on-ne-voit-pas-fumer-parce-qu’on-est-dans-un-tween-show, bien caricaturaux à souhait ; Glenn McCuen dans le rôle d’Aloe, le nemesis gymnaste/danseur à grande gueule, qui joue dans le même registre que les leads ; Ashley Argota, de True Jackson, en surfeuse sérieuse et normale ; Tiffany Espensen dans le rôle de sa sœur, un croisement entre Rico de Hannah Montana, et la frangine de Big Time Rush ; George Back, un gros trentenaire excentrique, dans le rôle de l’adulte idiot de service ; DC Cody, dans le rôle (supra difficile à jouer) du sbire idiot.

Koiçavo ?
Pas grand-chose. En fait, ça ressemble vraiment à du Disney : d’un côté les intrigues des deux débiles sont bien souvent laborieuses, avec un jeu particulièrement outrancier et des péripéties basiques, façon slapstick et gags visuels, ainsi que du shipping assez bof ; de l’autre, la petite soeur, dans des intrigues parallèles regardables, et un peu moins surjouées.

Ponctuellement, quelques moments amusants surnagent (des séquences imaginaires à la Scrubs), on retrouve quelques touches de nawak Nickelodeonien (dès le second épisode, les deux persos se travestissent, avec un numéro de danse à la clef ; une comédie musicale finit par un baiser entre Buckett et Skinner), le générique n'est pas désagréable et Ashley Argota reste toujours sympathique et douée, mais bon…

Perte de Santé mentale :
Modérée, mais existante. La série, aux audiences peu convaincantes, a été suspendue en cours de saison 1, laissant une grosse incertitude sur l'avenir du show, qui a vaguement repris courant 2012, avec une diffusion aléatoire. Reste que pour l’instant, c’est assez commun et anecdotique, sans compter que ça joue assez moyennement par moments...

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 40 - Anthologies UK 70s (5/5) - Brrr... (1977) & Le Club des Monstres (1981)

Publié le 13 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, Fantastique, Thriller, UK, Anthologie, Amicus

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre... ​​​​​​

Brr... (The Uncanny) :

Une anthologie co-produite par le Canada et l'Angleterre (par The Rank Organisation), avec à sa tête l'un des deux co-fondateurs d'Amicus, et une équipe technique canadienne, partiellement remplacée au cours d'un tournage particulièrement chaotique.

# Montreal, 1977 : Wilbur Gray (Peter Cushing), un auteur excentrique, rend visite à son éditeur, Frank Richards (Ray Milland), pour discuter de son nouvel ouvrage : un livre sur les chats, qui semblent terroriser l'écrivain...

Un fil conducteur assez basique, avec un Cushing efficace et convaincant, une chute assez prévisible, et un générique d'ouverture visuellement et musicalement plutôt réussi. 3/6

# Londres, 1912 : Lorsque Miss Malkin (Joan Greenwood), une vieille femme excentrique, décide de léguer toute sa fortune à ses chats, son neveu Michael (Simon Williams) et sa maîtresse Janet (Susan Penhaligon), par ailleurs la gouvernante de Miss Malkin, décident de détruire le testament, et de se débarrasser de la vieille femme. Mais les chats de cette dernière ont une autre idée en tête...

Premier segment de ce métrage, et immédiatement, les problèmes de cette anthologie sont évidents : c'est assez bien joué, relativement bien produit, et ici, le contexte historique apporte un plus, mais 25-30 minutes par segment, c'est beaucoup trop, et le tout finit par n'avoir quasiment aucune tension ou suspense, puisqu'on sait déjà que les chats finissent par se venger à la fin de chaque récit. 2/6

# Québec, 1975 : à la mort de ses parents, Lucy (Katrina Holden), une orpheline, s'installe avec sa tante (Alexandra Stewart), son mari et leur fille Angela (Chloe Franks). Mais Angela, plus âgée, est jalouse de la relation qu'entretient Lucy avec son chat Wellington ; et lorsqu'elle parvient à convaincre les adultes de se débarrasser Wellington, ce dernier incite Lucy à se tourner vers la sorcellerie pour se venger de sa cousine...

Une direction artistique typiquement québécoise, pour un récit à nouveau beaucoup trop long et mollasson, et à la post-synchronisation assez moyenne. C'est dommage, parce que les deux fillettes (on retrouve Chloe Franks, à nouveau) s'en sortent honorablement au niveau du jeu... Cela dit, la toute fin est assez sympathique, avec un jeu d'échelle et de perspective amusant, malgré des effets discutables, et, là encore, un problème de rythme évident (ça se traîne tellement en longueur que ça perd fortement en efficacité). 3/6 (pour cette dernière partie)

# Hollywood, 1936 : Valentine De'ath (Donald Pleasence), un acteur de films d'horreur historiques, sabote un instrument de torture de son dernier film, pour coûter la vie à sa femme et partenaire à l'écran (Catherine Bégin). Il donne aussitôt le rôle à sa maîtresse (Samantha Eggar), et reprend son existence quotidienne... mais la chatte de son épouse va tenter de venger cette dernière.

À nouveau, un environnement et des personnages intéressants, plutôt bien joués... mais un segment qui dure trop longtemps pour ce qu'il a raconter. Beaucoup trop longtemps. D'autant qu'il finit par prendre un virage slapstick, avec musique frénétique, etc, et que ça sombre dans la farce vaguement macabre, peu convaincante, mais avec une chute amusante. 2.75/6 (pour la chute)

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Dans l'ensemble, un métrage assez faiblard, qui trahit assez clairement, par moments, ses origines canadiennes, et ce malgré tous ses efforts faits pour ressembler à ses modèles anglais : avec ce dernier film, le concept de l'anthologie horrifique façon Amicus/années 70 montre qu'il s'est rapidement essoufflé, sans jamais atteindre de véritables sommets ; ce qui prouve bien que dans le genre, il est essentiel d'avoir des idées et un script en béton armé, ainsi qu'un rythme parfaitement maîtrisé, pour que les segments de telles anthologies fonctionnent.

2.25/6

Le Club des Monstres (The Monster Club) :

Ultime anthologie horrifique produite par Milton Subotsky (l'un des deux co-fondateurs d'Amicus), réalisée par Roy Ward Baker (lui aussi à l'oeuvre sur de multiples anthologies du studio), avec une distribution familière (Price, Carradine, Ekland, Magee, Pleasence...) et à nouveau basée sur les récits de R. Chetwynd-Hayes.

En d'autres termes, une anthologie qui a tout des anthologies Amicus, sans en être une, et qui joue la carte du fanservice référentiel et métadiscursif, puisqu'elle met directement en scène une version fictive de Chetwynd-Hayes, ainsi que plusieurs autres clins d'oeil évidents à l'histoire du studio, etc.

# R. Chetwynd-Hayes (John Carradine), célèbre auteur d'horreur, est attaqué par Erasmus (Vincent Price), un vampire affamé qui, en échange de son sang, propose à Chetwynd-Hayes de lui faire découvrir le Club des Monstres, où toutes les créatures surnaturelles se retrouvent pour se détendre, et échanger des histoires horribles...

Un fil conducteur assez peu sérieux, avec beaucoup de meublage/séquences musicales typiques de l'époque, de couleurs vives, de masques en latex ratés, de déguisements fauchés, de dentiers en plastiques, etc... ça ne restera clairement pas dans les mémoires, on est clairement dans de la parodie aux dialogues décalés et improbables (l'explication de l'arbre généalogique des monstres par Price, huhuhu), bref, il faut prendre ça au vingt-cinquième degré, au moins, et encore. 2/6 (dont un demi point pour la morale finale)

# Incitée par son compagnon (Simon Ward), Angela (Barbara Kellerman) accepte un poste de gouvernante chez le mystérieux Raven (James Laurenson), un homme étrange, timide et reclus, à la fortune, aux habitudes et aux pouvoirs inexplicables. Angela et Raven finissent par sympathiser, et lorsque Raven lui fait une demande en mariage, la jeune femme joue le jeu, pour pouvoir mettre la main sur la combinaison du coffre-fort de Raven. Mais lorsqu'elle se fait prendre la main dans le sac, la vengeance de son employeur est terrible...

Malgré sa durée, un segment très premier degré assez attachant, façon La Belle et la Bête, avec un Laurenson plutôt touchant dans son rôle de créature étrange et hantée par ses pulsions, et une illustration musicale classique globalement réussie. Reste cependant le titre "Shadmock", particulièrement mauvais, et le fait qu'il n'y ait pas grande surprise ni horreur dans ce récit. 3.75/6

# Timide et maltraité à l'école par des brutes, Lintom (Warren Saire) ne voit pas beaucoup son père, qui passe ses nuits loin de la maison à "travailler", et l'enfant se contente de la compagnie de sa mère (Britt Ekland). Un jour, cependant, Lintom comprend que son père est un vampire, traqué par des chasseurs incapables menés par Pickering (Donald Pleasence).

Un segment semi-comique, avec un retournement de point de vue qui n'est pas forcément désagréable, et qui aurait pu fonctionner dans le cadre d'un récit plus sérieux. Là, malheureusement, vampires et chasseurs sont de grosses caricatures bien ridicules (le vampire avec sa cape et son accent naze ; les chasseurs maladroits...), l'illustration musicale à base de violon tzigane est envahissante et déplacée, le script abat ses cartes bien trop tôt, et de manière générale, le tout est trop parodique pour être narrativement efficace, et trop timide et surligné pour être drôle. Et puis cette conclusion-gag qui n'a aucune forme de logique... *soupir* 2/6

# Sam (Stuart Whitman), un réalisateur à la recherche d'un village abandonné pour y tourner son prochain film, arrive à Loughville, une bourgade embrumée et isolée, où les habitants, étranges, refusent de le laisser partir. Il découvre alors, grâce à Luna (Lesley Dunlop), que le village est entièrement peuplé de goules dévorant les cadavres et pillant leurs tombes. Des goules n'ayant plus rien à manger, et bien décidées à dévorer le nouvel arrivant...

Un segment m'ayant vraiment marqué durant mon enfance, avec ces villageois menaçants, cette narration-flashback sous forme d'illustrations en noir-et-blanc très réussies, et son ambiance de cauchemar brumeux, renforcée par une bande originale synthétique pas totalement convaincante, mais particulièrement décalée. Je regrette néanmoins que la poursuite finale se fasse en pleine journée, sous un ciel radieux, ce qui enlève beaucoup à cette scène, et que le plan final, avec ses dentiers en plastique, soit aussi cheap. 4/6

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Un métrage généralement considéré comme étant le fond du panier des anthologies Amicus et affiliées, principalement à cause de son fil conducteur vraiment très médiocre et fauché, et qui donne l'impression que le script avait initialement un segment supplémentaire, coupé au tournage, imposant à la production de rajouter des séquences musicales sans budget pour meubler et atteindre les 90 minutes.

Dommage, parce que c'est loin d'être la pire anthologie du lot, et deux des trois segments existants sont assez réussis... mais dans l'ensemble, Le Club des Monstres s'avère beaucoup trop inégal pour son propre bien.

3/6

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Christmas Yulefest 2020 - 19 - Deathcember (2020)

Publié le 9 Décembre 2020 par Lurdo dans Anthologie, Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Horreur, Noël, Review, Thriller, Yulefest, Allemagne, Animation

Noël est en chemin : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefestet ce jusqu'à mi-janvier...

Deathcember (2020) :

Un long-métrage anthologique festif réunissant 26 courts horrifiques, de 2 à 5 minutes, dirigés par 26 réalisateurs plus ou moins connus, et présentés, lors d'une introduction joliment animée, sous la forme d'un calendrier de l'avent sinistre et menaçant, pour une durée totale de près de 2h30.

- 01 - A Door Too Far : le 1er décembre, un ado goinfre ne peut s'empêcher d'ouvrir toutes les fenêtres de son calendrier de l'avent... puis de celui de sa sœur, puis de tous ceux qu'il trouve sur son chemin, jusqu'à ce qu'une malédiction le frappe de plein fouet.

Un segment en allemand, pas exceptionnel, et à la chute un peu téléphonée.

- 02 - All Sales Fatal : après Noël, une cliente difficile tente de rendre un produit à une boutique sans en avoir le ticket de caisse, et la situation dégénère bien vite en bagarre générale des plus sanglantes.

Amusant mais très caricatural (et assez flamboyant, je dois dire).

- 03 - Aurora : en 2389, sur une planète lointaine, une contamination de l'air respirable déclenche une crise inattendue...

Un court d'anticipation stylisé et assez ambitieux visuellement, bien que très abstrait et sans grand rapport avec Noël.

- 04 - X-mas on Fire : déguisés en Pères Noël, cinq criminels tentent de braquer une bijouterie en pleine nuit...

Une parodie de film tarentinesque plutôt bien menée et décalée, avec caméo de Steve E. de Souza (scénariste réputé de films d'action des années 80), et action qui dégénère en fusillade générale.

- 05 - Villancicos : le cœur d'un petit garçon à l'agonie se remet soudain à battre dès qu'il entend des chants de Noël - ce qui ne laisse pas d'autre choix à sa famille que de chanter non-stop pour espérer garder l'enfant en vie, et ce même en pleine apocalypse.

Un sens de l'humour très mexicain, assez absurde (le passage des décennies ^^), malheureusement filmé en fish-eye assez désagréable.

- 06 - Joy to the Girls : invité à une fête de Noël dans un grand hôtel, un homme y tombe sur trois femmes séduisantes et assoiffées...

Assez bof et prévisible, celui-là.

- 07 - The Hunchback of Burg Hayn : condamné au bûcher, un bossu est gracié in extremis à l'occasion des fêtes de Noël...

Un segment comique façon film muet en noir et blanc, avec carton titre, musique au piano, etc, malheureusement trop prévisible pour son propre bien.

- 08 - Family Matters : pour Noël, un homme rend visite, avec sa compagne, aux parents de celle-ci... des parents aux mœurs très étranges.

Un court minimaliste aux relents lovecraftiens, pas désagréable du tout.

- 09 - Crappy Christmas - Operation Christmas Child : à Noël, un petit garçon est enlevé et violé, encore et encore, par des hommes d'église, jusqu'à ce que Krampus vienne lui apporter un présent...

Ouhlà, un segment de très très mauvais goût, à l'humour très noir et transgressif, qui ne passe à peu près que parce que le tout est en stop-motion absurde et techniquement impeccable.

- 10 - Five Deaths in Blood Red : la famille d'une riche excentrique malade se réunit pour les fêtes, et le sang commence à couler...

Un côté délibérément slasher rétro à tendance giallo italien, avec la présence de Barbara Magnolfi en mère de famille, de la nudité gratuite, et une intrigue assez creuse. Mwébof.

- 11 - Kill Santa : dans un magasin de bricolage, une jeune fille et sa petite sœur, traumatisées, décident de tuer le Père Noël...

Une segment peu convaincant, avec des personnages aux réactions que l'on devine motivées par des abus sexuels (ou quelque chose du genre - ce n'est jamais explicité) et qui se termine de manière fauchée. Bof.

- 12 - Bad Santa : un garçon dissipé et sa petite sœur reçoivent la visite de Krampus, mais ne sont pas décidés à se laisser faire par le démon.

Encore une exploitation du personnage de Krampus par des anglo-saxons, et un segment au déroulement très prévisible. Mouais.

- 13 - Santa is Coming : la fille d'un passionné d'horreur devient incontrôlable...

Un segment difficile à résumer, car cette réalisation coréenne est assez absconse, au point d'être difficilement compréhensible.

- 14 - A Christmas Miracle : une jeune mère éplorée suite à la mort de son bébé reçoit la visite d'une apparition mystérieuse lui offrant une chance de le retrouver...

Plutôt maîtrisé visuellement, un court qui utilise Barbara Crampton dans le rôle de l'entité mystérieuse, et qui développe une atmosphère assez jolie et efficace.

- 15 - Casetta sperduta in campagna : une jeune femme revient dans sa famille, pour découvrir sa mère en pleine crise de nerfs...

Ruggero Deodato aux commandes d'un segment pas très marquant, qui utilise l'idée d'une blague ayant mal tourné pour se conclure platement, la faute à de jeunes acteurs mal dirigés.

- 16 - Milk and Cookies : parce qu'il vit avec son père divorcé qui le traite comme un moins que rien, le petit Jack demande chaque soir au Père Noël de l'aider à résoudre ce problème...

Un segment sympathique principalement centré sur le petit garçon et sur ses souhaits, qui trouvent une résolution dans une variation sur le thème de l'étranger dans la maison.

- 17 - Pig : un groupe de femmes se venge d'un violeur croisé dans un night-club.

Un court-métrage assez malsain dans son approche du rape and revenge, et qui n'a absolument rien à voir avec Noël.

- 18 - They once had horses : dans l'Ouest, deux cowboys sont réfugiés autour d'un feu de camp, après avoir été attaqués par une créature inconnue...

Lucky McKee pour un segment en noir et blanc qui, à nouveau, n'a de Noël que deux ou trois mentions. Un peu frustrant.

- 19 - December the 19th : deux cousines se rencontrent lors d'un repas de famille, et décident de s'esquiver pour aller faire du patinage ensemble...

Un segment qui commence comme une romance LGBTQ semi-incestueuse, et qui bascule rapidement, après un peu de nudité racoleuse, dans un déluge de slapstick gore un peu creux. Mwébof. 

- 20 - Getting away from it all : un homme tente d'échapper à Noël en se réfugiant dans une maison de location, mais ses hôtes ont tout préparé pour les fêtes...

Polyanna McIntosh a la réalisation d'un court-métrage qui vire au grotesque, mais le fait avec bonne humeur. Pas désagréable, sans plus.

- 21 - Family Feast : une jeune femme passe les fêtes de fin d'année avec sa famille, mais la soirée vire progressivement au cauchemar...

Un court québécois simple mais plutôt amusant.

- 22 - Before Sundown : un trio de jeunes juifs trainent dans les rues après le coucher du soleil et sont attaqués par une créature de légende...

Plutôt efficace, une simple histoire de tradition judaïque, assez bien menée.

- 23 - Cracker : alors que le repas de Noël touche à sa fin, le moment de faire éclater les crackers approche. Au grand dam de tout le monde...

Un segment ouvertement comique, avec couleurs très saturées, famille nucléaire façon 60s, un petit côté Fallout et un rebondissement final sanglant. Amusant.

- 24 - Operation Dolph : Santa arrive dans le Sud profond des USA, et il n'est pas content.

Très approximatif et médiocre.

- 25 - Christmas Corp.se : lors d'une fête de Noël dans une entreprise allemande, un suicide déclenche une réaction en chaîne inattendue...

Pas désagréable, à nouveau, mais un peu trop vague et oubliable.

- 26 - They Used to Laugh and Call Him Names : un père et son fils partent à la chasse, mais deviennent bien vite les proies d'une créature inconnue...

Gentiment amateur, pas très sérieux, et assez prévisible.

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Dans l'ensemble, une anthologie avec suffisamment de variété pour que l'on ne s'ennuie pas, mais sans véritable segment se démarquant nettement du reste.

Un petit 3/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

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Les bilans de Sygbab - Marvel : Les Agents du SHIELD, saison 7 (2020)

Publié le 7 Mars 2021 par Sygbab dans Action, Aventure, Critiques éclair, Fantastique, Comédie, Marvel, MCU, Review, Science-Fiction, Télévision, USA, ABC, Les bilans de Sygbab

Après le changement de format de la saison 6, l'intégrale Agents of SHIELD de Sygbab touche enfin à sa fin, en même temps que la série...

Marvel : Les Agents du SHIELD, saison 7 (Marvel's Agents of SHIELD, season 7 - 2020) :

Bien décidés à empêcher l'invasion de la Terre, Coulson et son équipe remontent le temps pour tenter d'intercepter les Chromicons et d'empêcher ces derniers d'altérer l'histoire établie à leur profit...

Alors que les Chromicons étaient presque en arrière-plan lors de la précédente saison, leur volonté de faire de la Terre leur nouvelle planète d'accueil devient le fil rouge de cette nouvelle année. Leur stratégie pour accomplir cette mission sans s’engager dans un conflit ouvert est ambitieuse : en altérant la ligne temporelle, ils souhaitent se débarrasser du S.H.I.E.L.D. car visiblement, ce serait la seule organisation susceptible de les gêner dans l'atteinte de leur objectif...

L'enjeu est de taille, ce qui oblige donc nos héros - presque ordinaires mais pas tous humains - à être une fois de plus sur le pont pour préserver ce pour quoi ils se sont battus. Il y a de quoi être sceptique car le concept est casse-gueule, d'autant que jusqu'à présent, les voyages dans le temps n'ont pas été gérés au mieux dans la série. Or, de manière assez miraculeuse - ou dans un sursaut d'orgueil -, l'équipe créative décide enfin d'adopter un ton plus léger en proposant des épisodes qui se distinguent en grande majorité les uns des autres, même si la trame de fond est toujours présente.

Le prétexte est assez malin : afin de suivre les Chromicons dans le passé, la fine équipe embarque dans le Zephyr, amélioré pour l'occasion par Enoch, Fitz et Simmons dans le futur. Doté de technologies très avancées, il permet de localiser l'époque et le lieu où seront leurs ennemis, avec toutefois un défaut majeur : les sauts temporels peuvent intervenir à tout moment à cause d'un dysfonctionnement.

Enoch en est d'ailleurs victime dès le deuxième épisode, se retrouvant seul en 1931 car il n'a pas pu monter à temps dans le vaisseau. Il réintègre l'équipage près de 40 ans plus tard, alors qu'il aurait pu retrouver ses compagnons d'infortune dès 1955, mais ces derniers étaient trop occupés à se servir de lui comme relais téléphonique plutôt que de le localiser. Ce comique de répétition présent dans le 7.04 Out of the Past est bien senti, et c'est l'une des rares fois où Enoch s'approche de l'exaspération.

Cet épisode a la particularité d'être tourné en noir et blanc - ce qui lui donne un certain cachet - et de réécrire la mort de Daniel Sousa, figure déjà connue dans cet univers par le biais du spin-off centré sur Peggy Carter. Apparu dans le 7.03 (dans lequel il démasque Simmons qui se faisait passer pour la célèbre agente du SSR), il devient malgré lui membre de l'expédition qui doit garantir un futur dont il n'est pas censé faire partie.

Son arrivée est une bonne idée car il est issu d'une époque où les méthodes sont différentes et cela rend savoureuses ses interactions avec ses nouveaux collègues. Il sait se rendre utile, sauve Daisy d'un mauvais pas, et donne l'impression d'avoir toujours été là. De la même manière, sa relation naissante avec Daisy semble couler de source. Une vraie réussite, grâce au charisme et au jeu sobre d'Enver Gokaj, très bon dans le rôle.

Pendant qu'il apprend à s'adapter, d'autres doivent composer avec le passé. C'est le cas de Mack et Deke, qui restent bloqués plusieurs mois en 1976. Le 7.07 The Totally Excellent Adventures of Mack and the D raconte leurs déboires et se transforme rapidement en festival de références croustillantes avec des Chromicons reconstruits façon Short Circuit ou encore Coulson emprisonné dans une télé et doté d'un avatar à la Max Headroom.

C'est également l'occasion de voir le Deke Squad, une belle brochette de bras cassés rassemblés dans l'optique de reconstruire le S.H.I.E.L.D. De prime abord, Mack a de sérieux doutes sur le bien-fondé de l'opération et en fait part à son comparse sur un ton virulent, avant de s'apercevoir que celui qu'on pourrait considérer comme le boulet de service s'occupe régulièrement de son alter-ego plus jeune.

C'est le début de la réhabilitation du personnage de Deke, beaucoup plus supportable quand sa sensibilité et son altruisme sont mis en avant, et qui trouvera une conclusion satisfaisante à l'approche du final en restant dans cette nouvelle chronologie pour que ses amis puissent retrouver la leur.

Il était évident que toutes ces incursions dans le passé finiraient par chambouler le déroulement de certains évènements, et ce dès le début puisque la première action des Chromicons est de prévenir Wilfred Malick de sa déchéance à venir afin d’accélérer la prise de pouvoir d'Hydra. Le débat est vif : faut-il le tuer ? Mack s'y oppose fermement, mais Daisy va à l'encontre de ses directives en demandant à Deke de l'éliminer. Celui-ci ne peut s'y résoudre mais finit par prendre cette lourde responsabilité bien plus tard, alors que Freddy est bien établi à la tête du S.H.I.E.L.D et d'Hydra.

Outre les implications morales de ce choix, les conséquences sont catastrophiques car cela donne de bonnes raisons à Nathaniel Malick - encore en vie dans cette ligne temporelle - de s'allier aux Chromicons et d'appliquer le fameux adage Discovery requires experimentation de Whitehall pour s'approprier les pouvoirs de Daisy. Cette variation intéressante est rendue possible par la volonté des scénaristes de revisiter la série, et il s'avère être un adversaire très dangereux.

Pour pimenter le tout, ll se rend à Afterlife pour disposer des inhumains à sa guise et surtout pour convaincre Kora de rejoindre sa cause. Il s'agit ni plus ni moins de la sœur de Daisy et la confrontation qui s'annonce est un crève-cœur pour cette dernière car l'occasion de reconstruire sa famille - sans son père toutefois puisque Calvin est aux abonnés absents - fait long feu : Jiaying meurt également dans cette ligne temporelle, alors qu'elle n'était pas aveuglée par une haine sans limite et qu'elle avait aidé Yo-Yo à retrouver ses pouvoirs en identifiant la cause comme étant psychologique et non physiologique.

En revanche, le pouvoir de Kora qui consiste à manipuler l'énergie est un peu fourre-tout : elle peut créer des rayons surpuissants qui détruisent tout sur leur passage, redonner la vie, et même servir d'amplificateur pour n'importe quel signal... Ce dernier point est d'une importance capitale dans le final puisqu'elle diffuse aux Chromicons le don d'empathie dont May s'est retrouvée nouvellement dotée depuis qu'elle est elle aussi revenue à la vie (même si sa mort fut de courte durée).

C'était donc le grand plan de Fitz et Simmons, qui n'ont vu qu'une seule solution après avoir longuement étudié toutes les possibilités qui s'offraient à eux : foutre la timeline en l'air dans le but que Kora donne des émotions à leurs adversaires au dernier moment pour les inciter à rendre les armes, tout en s'assurant que leurs camarades survivent afin qu'ils puissent utiliser le voyage quantique pour retourner dans leur chronologie...

Il y a des réminiscences d'Avengers Endgame dans tout ça, mais c'est encore plus tiré par les cheveux. Tout au plus peut-on admettre qu'il était effectivement préférable que Simmons ne puisse pas se souvenir des détails, sinon elle aurait eu des migraines au quotidien, tout en se demandant comment un plan aussi précis a pu se dérouler comme prévu sans qu'elle puisse donner de directives.

Même si Fitz est un génie - miraculé, les séquelles apparues suite à son séjour au fond de l'océan ont vite été évacuées de la série - et qu'il a disposé de plusieurs années pour étudier le timestream (suffisamment pour avoir une fille avec Gemma), c'est tout de même étrange qu'il ait pu entrevoir ce que Sybil n'a pas prédit avec le même outil, alors qu'elle le maîtrise à la perfection depuis bien plus longtemps. En l'état, les explications données ne sont pas vraiment convaincantes, mais il faut malheureusement s'en contenter.

Reprogrammé à cette occasion pour protéger le secret de Gemma quel qu'en soit le prix, Enoch est prêt à tuer pour suivre ses instructions. Il le fait d'ailleurs à plusieurs reprises, sans que cela soit définitif puisque le 7.09 As I Have Always Been est un exercice de style bien connu, un Groundhog Day (jour sans fin) bien tenu dans lequel il se sacrifie en donnant de son plein gré une pièce qui fait partie intégrante de sa machinerie pour réparer le Zephyr. Même si la résolution est un peu facile (les personnages nous y préparent en répétant à plusieurs reprises le terme Phlebotinum dans l'épisode), cela offre une belle sortie au personnage, qui fait là ce qu'il y a de plus humain.

Pour les autres protagonistes, le final fait un tour d'horizon du devenir de chacun lors d'une réunion virtuelle : May est professeur dans une académie nommée en hommage à Coulson, Leo et Gemma se sont retirés et construisent leur vie de famille, Mack est toujours directeur et compte Yo-Yo dans son équipe, et Daisy continue à explorer l'espace en compagnie de Kora et Sousa, probablement au sein de l'organisation S.W.O.R.D. sans toutefois que cela soit mentionné.

Des fortunes diverses qui semblent parfois imposées (le cas de May est le meilleur exemple) mais qui confèrent une note positive à cette conclusion. Quant à Coulson, il profite de la vie et peut s'envoler une dernière fois avec une nouvelle version de L.O.L.A., histoire de rappeler qu'il a la classe en toutes circonstances.

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Les bilans de Lurdo : Masters of Horror, saison 1 (2005)

Publié le 10 Mars 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Drame, Horreur, Fantastique, Thriller, Showtime, Anthologie

Masters of Horror 1x01 - Incident On and Off A Mountain Road : Sur une route de montagne, une jeune femme affronte un tueur sanguinaire sur son propre terrain...

Très sympathique. En 45-50 minutes, une histoire qui réussit là où une demi douzaine d'épisodes de Supernatural ou de Kolchak échouent lamentablement : établir de la tension et rester en grande partie original (même si la fin de l'épisode est un peu prévisible) sur des postulats de départs classiques.

De même, réalisation efficace de Don Coscarelli, et un aspect visuel réussi, ce qui prouve bien qu'il faut plus qu'un filtre coloré pour prétendre établir une identité visuelle forte... Bon, d'aucuns pourront toujours râler que la fin est un peu prévisible, ou que la structure de l'épisode fait un peu "Lost" - même si je suis persuadé qu'elle était déjà ainsi dans la nouvelle de départ... mais ce ne sont là que d'insignifiants détails: ce MOH #1 est réussi. Espérons que la suite soit dans cette continuité.

1x02 - Dreams in The Witch House : Un étudiant emménage dans une vieille bâtisse, et découvre rapidement que des forces surnaturelles y sont à l'oeuvre, pour sacrifier le bébé de sa nouvelle voisine...

Stuart Gordon + Lovecraft = toujours très sympathique à regarder, malgré un récit qui marche clairement sur le fil du rasoir, entre crédible et kitsch. Mais si l'on sait à quoi s'attendre, ça passe sans problème.

1x03 - Dance of the Dead : Un futur post-apocalyptique, dans lequel le propriétaire d'un bar se sert de cadavres réanimés comme spectacle dans son établissement...

Tobe Hooper, inspiré par Richard Matheson, avec Robert Englund, pour un épisode clairement mauvais. Entre les acteurs à moitié calamiteux (pendant que l'autre moitié cabotine), la structure bancale, et la mise en scène calamiteurse de Tobe, qui s'essaie à des effets de style donnant la migraine...  À oublier très rapidement.

1x04 - Jenifer : Un officier de police recueille Jenifer, une jeune femme hideusement difforme, qui s'avère rapidement un danger pour tous...

À la base, je suis plutôt client de Steven Weber... il était très bon dans le Shining télévisé et dans Reefer Madness, et puis il est assez sympathique.... là, il est de plus crédité du screenplay de l'épisode, dont il est par ailleurs l'acteur principal. Donc à priori positif avant de regarder l'épisode... Par contre, je ne suis pas forcément méga-fan de Dario Argento, dont le travail ne m'a jamais franchement passionné. Donc léger à priori négatif.

Au final ? Sympathiquement gore et bourrin ... par contre, on sent bien certains raccourcis pris au montage... en gros, avec 30 minutes de plus, nul doute que le récit aurait été moins précipité... et oui, la fin est très prévisible, mais ce n'est pas non plus un gros problème...

1x05 - Chocolate : Un jeune divorcé s'aperçoit, après avoir goûté un morceau de chocolat, qu'il est lié empathiquement et télépathiquement à une inconnue. Il essaie alors de la rencontrer...

Pas mauvais, mais pour moi le plus faible des cinq premiers épisodes, juste après le Hooper. Le problème, c'est que j'ai eu l'impression d'avoir lu et vu le scénar de cet épisode vingt-cinq fois de par le passé.... sans compter que la fin de l'épisode est téléphonée au possible, en plus de tomber totalement à plat dans les 30 dernières secondes. Mais bon, avec ses adaptations de Stephen King, le Garris n'est pas vraiment non plus un "Master Of Horror", donc au mieux il fallait s'attendre à un truc potable, solidement réalisé, sans être exceptionnel. Ce qu'on a eu. La main en plastique faisait vraiment fauchée, par contre.

1x06 - Homecoming : Les cadavres des soldats américains tués en Irak reviennent à la vie, et décident de rentrer au pays, pour influencer les résultats de la nouvelle élection présidentielle...

Excellent. Non seulement c'est marrant comme tout, non seulement ça charge frontalement le camp de Bush et ses hommes, mais en plus ça trouve le temps d'être émouvant - la scène avec le soldat sous la pluie recueilli par le patron de restau. Petit clin d'oeil à Romero au passage, et une fin qui fonctionne parfaitement : meilleur épisode pour le moment, signé Joe Dante.

1x07 - Deer Woman : Dream On version Biche-garou hard boiled.

Un peu idiot, mais très marrant. Et le milieu de l'épisode est à mourir de rire, tellement ça part en vrille. Cela dit, c'est assez léger sur l'"Horror", ou sur le "Master", donc ça peut ne pas plaire. Reste que cette parodie made in John Landis est très sympathique, tout comme l'est le clin d'oeil au Loup Garou de Londres...

108 - John Carpenter's Cigarette Burns : La Fin Absolue du Monde, film mythique et introuvable, est l'objet de toutes les convoitises... mais il rend fou tous ceux qui posent les yeux sur une copie du métrage...

Le meilleur épisode de la serie jusqu'à présent, malgré quelques défauts. Big John Carpenter a toujours la forme, et arrive à distiller dans l'épisode une atmosphere inquiétante, en y introduisant petit à petit des éléments étranges. Très sympathique.

1x09 - Fair Headed Child : Une adolescente est enlevée par un couple, et enfermée à la cave, où vit par ailleurs leur fils, étrange et meurtrier.

À nouveau, un épisode sympathique, signé William Malone : le gloumoute est plutôt amusant à regarder, la fille ressemble beaucoup à Emily de Ravin, Tank Girl est toujours excellente, et une histoire de pacte avec le diable, c'est toujours bon à prendre.

1x10 - Sick Girl : Une passionnée d'insectes tombe amoureuse d'une jeune femme timide, tout en affrontant un insecte agressif...

Pas convaincu. Un épi bof. Je me suis profondément ennuyé pendant la moitié de l'épisode. Je n'y peux rien, mais comme souvent chez Lucky McKee, les problèmes habituels me freinent fortement : à commencer par Angela Battis, dont le surjeu fébrile est horripilant. Puis vient le concept féministe de l'épisode, aussi finaud que le message féministe des autres oeuvres de McKee... le gloumoute mâle et agressif, qui met enceinte les lesbiennes, donne une histoire très peu engageante. Déjà que le monstre ressemble parfois à un tribule à pattes dans certains plans, ce qui est moyennement angoissant. Quant à la fin, elle est très prévisible dans le genre Outer Limits/Tales from the Crypt...

1x11 - Pick me Up : Duel de serial-killers, entre un camionneur meurtrier qui tue les auto-stoppeurs, et un autostoppeur meurtrier qui tue ceux qui le prennent en auto-stop.

Le pitch de base est excellent et le produit fini plutôt sympatoche... à défaut d'être excellent. Les deux tueurs en série, notamment, sont plutôt crédibles, même si ils ont un accent à couper à la tronçonneuse, et Fairuza Balk coincée au milieu s'en tire avec les honneurs.... la réal de Larry Cohen est plutôt bonne, l'humour noir passe bien, le clin d'oeil à la filmographie du réal est bien amené, et la fin est très amusante. Seul bémol, non négligeable, le rythme assez lent.

1x12 - Haeckel's Tale : Dans les années 1850, un homme trouve refuge dans la masure d'un couple étrange, qui fréquente charnellement l'au-delà...

John McNaughton, Clive Barker, un épisode en costumes, de la nécrophilie, bref, c'est excellent, et l'un des meilleurs de la saison.

1x13 - Imprint : Au 19è siècle, Un touriste américain tente de retrouver la prostituée japonaise dont il est tombé amoureux.

J'ai envie de dire bof. Sur une heure d'épisode, ya facilement vingt minutes de cris, + cinq minutes de tortures, ce qui m'a saoûlé. Et personnellement, je me suis un peu ennuyé devant la scène de torture. De plus, Billy Drago n'aura décidément pas d'Oscar pour son interprétation. Un épisode qui, au final, m'est apparu assez vain. Comme si Miike avait précisément fait son épisode en se disant "Listons tout ce qui peut choquer et ce qui est tabou, mélangeons tout ça dans un scénario qui tienne sur une feuille de papier, et espérons que tout ça soit trop extrême pour passer à la tv us, histoire de faire un bon coup de pub".

Je sais, je fais du mauvais esprit : en soi, l'épisode n'est pas mauvais. Et je comprends qu'il ait été jugé too much pour être diffusé (encore qu'il y avait facilement moyen de raccourcir les scènes gênantes, comme la scène de torture, par exemple), mais je n'ai pas réussi à me défaire de cette impression de provocation gratuite. Mais ce n'est probablement qu'une impression.

Bilan saisonnier : en regard de la saison suivante et de Fear Itself, une première année de MOH très satisfaisante, pour ce qu'elle est. Quelques épisodes médiocres, quelques épisodes excellents, et le reste se trouve "entre deux" : ça aurait pu être pire, comme la suite l'a démontré...

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Les bilans de Lurdo - The Collector : le messager des ténèbres (saison 1)

Publié le 2 Août 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Drame, Fantastique, Religion, Canada

Le Messager des Ténèbres (The Collector) Saison 1 :

Un mélange canadien entre Brimstone et les Anges du Bonheur, sur Morgan Pym (Chris Kramer), un collecteur d'âmes au service du Diable, ancien moine du 14è siècle ayant vendu son âme en échange de la survie de sa bien aimée. 

1x01-02 : Pym, donc, qui, de nos jours, toujours traumatisé par la mort de sa chère et tendre, en a assez de son emploi de collecteur, et fait un nouveau pacte avec le diable : il a les 48 dernières heures de la vie des futurs damnés pour sauver leurs âmes et les envoyer au paradis. Dont acte, avec un rappeur et un avocat, dans ces deux épisodes.

Bon, c'est loin de Brimstone, qualitativement, et pour l'instant, le côté rédemption est assez moyen, mais ça tient plutôt la route, pour ce que c'est (un show au budget très limité). Les personnages sont assez clichés, cependant (la prostituée recueillie par Pym, jouée par Carly Pope, et le gamin autiste en contact avec des forces qui le dépassent), et j'espère que le schéma "âme à sauver de la semaine" ne va pas être trop lourd et manichéen, mais je doute.

Cela dit, Jodelle Ferland en Satan, ça fonctionne bien. Avec un joli parallèle entre la manière d'agir de l'avocat et Satan, qui plus est.

1x03 : Pym doit sauver une top-model insupportable, à qui il arrive plein de crasses durant ses dernières 48 heures, dans un épisode assez drôle. La journaliste est assez horripilante, cela dit... mais elle est sur les traces de Pym, donc c'est un mal nécessaire, je suppose, pour avoir un peu de drame. La relation Pym/Diable est très sympathique, et clairement photocopiée sur la relation Zeke Stone/Diable de Brimstone. Par contre, l'effet de l'âme qui part en enfer est assez fauché... mais c'est assez amusant de voir que sur 3 épisodes, Pym a échoué à sauver ses clients deux fois sur trois... et que le troisième est mort. icon_mrgreen.gif

1x04 : Pym doit sauver l'âme d'une patineuse de 16 ans, dont le père/entraîneur a passé un pacte avec le diable, 10 ans auparavant... le diable livreur de pizza est assez amusant, et surtout très retors. Suffisamment, en tout cas, pour que Pym échoue encore partiellement à sa tâche. Et puis le gamin autiste qui peut voir Satan, ça peut déboucher sur quelque chose de sympathique.  

1x05 : la SOTW (soul of the week), c'est celle d'un photographe de guerre qui a vendu son âme pour toujours être au bon endroit, au bout moment, et ne plus rater d'événements comme la mort de sa femme. J'ai décidément beaucoup de mal avec la journaliste Jeri (Ellen Dubin), qui est très tête à claques... par contre, le diable en bimbo blonde écervelée, c'est assez drôle. Et l'épisode en lui-même n'était pas mauvais.

1x06 : la SOTW, un comptable surexcité poursuivi par la mafia, et ayant vendu son âme en échange du pouvoir de prédire la date exacte de la mort des gens. Et pendant ce temps, Pym a des problèmes avec Maya, qui pique sa crise de jalousie. Mouais, sans plus. 

1x07 : Maya tente de se remettre sur pied en devenant serveuse, le diable - un rital à l'accent british - assigne une scientifique en robotique à Pym, et la journaliste devient gênante. Un épisode qui frise le Outer Limits, à la conclusion plus que réussie, et qui joue avec les conventions du show d'une assez jolie manière.

1x08 : Tiens, Teryl Rothery en SOTW, medium ayant vendu son âme en l'échange de ses pouvoirs, mais incapable de communiquer avec son fils mort. Un épisode surprenant, car il fait évoluer de manière très intéressante la mythologie du show : entre Maya, perpétuellement surveillée par le diable, le gamin autiste, dont on découvre que le père est en enfer, et est mort le jour de sa naissance (ça sent le pacte avec le diable, ça), les enfers qui s'ouvrent, et qui en veulent à Pym, la destinée possible de sa bien-aimée, et surtout l'impuissance du diable-skateur, frustré par son incapacité à convaincre Pym, tout ça donne un tout cohérent, et agréablement non prosélyte. Sans oublier qu'il y a quelque chose d'Highlander dans ce personnage immortel et mélancolique.

1x09 : Bof, un vieux beau qui a vendu son âme pour rester séduisant encore dix ans. Rien de vraiment passionnant. Maya renoue difficilement avec sa famille (d'ailleurs, elle est assez mimi, Carly Pope, une fois rendue présentable), et le gamin autiste qui s'avère une énigme pour le Diable, c'était déjà mieux.

1x10 : Et heureusement un excellent épisode pour enchaîner, peut-être le meilleur du show jusqu'ici. Pym qui a des visions de son passé, assez glauques ; la SOTW est un auteur de livres pour enfants à priori inoffensif... mais qui s'avère être un tueur en série sanguinaire que Pym doit tout de même sauver... car c'est un Dexter en puissance. Le dilemme est plutôt intéressant, et ça gagne encore en intérêt lorsque c'est Maya qui devient la prochaine victime du tueur, que l'on découvre que c'est l'autiste (dans le coma depuis l'épisode précédent) qui provoque les visions, et que Satan lui-même a peur du gamin. Sans oublier une fin des plus amères, qui rappelle bien que Pym n'est qu'un pion... définitivement très bon.

1x11 : Mouarf, Flash Gordon qui fait une petite apparition... et qui a l'air toujours aussi niais. Bon, sinon, encore un postulat intéressant, puisque l'âme à collecter/sauver est celle d'un yogi hindou, avec ce que ça implique de croyances et de dieux différents... Un contraste plutôt judicieux entre les deux types de Foi, avec un Satan électricien qui se moque de Shiva et compagnie, qui raille la réincarnation, et qui menace l'enfant autiste.

1x12 : Ouhlà que cet épisode était bizarre. La SOTW, c'est un amateur de maisons de poupées, à qui le diable a donné le pouvoir d'avoir des poupées vivantes... et lorsque Pym arrive, il découvre non seulement que le village est en partie à l'image de son vieux monastère, mais qu'en plus l'une des "poupées vivantes" est la reproduction miniature de sa bien-aimée, et que la peste rôde. Vraiment très étrange, mais excellent, avec ce vieux monsieur qui se prend pour Dieu, et l'occasion pour Pym de revivre son passé de manière indirecte, d'enfin avouer son amour pour Maya, et de révéler l'un de ses plus grands secrets...
(Sans compter que ça n'hésite pas à partir dans des directions assez glauques, avec le père pédophile de Maya, que l'on voit incité à passer à l'acte par le diable, dans un flashback)

1x13 : Épisode sympathique dans lequel Pym se retrouve confronté à une Collecteuse française, qui s'intéresse au même cas que lui. Parallèlement, Maya sombre à nouveau dans l'alcool et la drogue, et le gamin autiste se révèle clairement comme l'instrument de Dieu. Et Erica Durance en babysitter.

1x14 : Season Finale. Assez décevant, puisque intégralement en flashback, relatant tout le processus de damnation de Pym. Grosso modo, on a déjà vu la moitié de ces flashbacks durant le reste de la saison, et les nouvelles scènes ne sont pas forcément suffisantes pour valoir un épisode à elles seules. M'enfin ça donne plus de scènes à l'acteur du diable médiéval, ce qui est très bien, et ça sert de point de départ pour les nouveaux spectateurs...

 

Bon, bilan de saison 1 : agréable surprise que cette série. Je ne m'attendais pas à ce que ce soit d'une qualité équivalente aux shows américains, que ce soit au niveau écriture ou réalisation. Mais c'est en plus joyeusement non-manichéen, pas prosélyte, assez sombre, et donc assez réussi. Passons à la suite...

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