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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Résultat pour ""the good place""

Les bilans de Lurdo : Sauvés par le Gong, saison 2 (2021)

Publié le 2 Juillet 2022 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Les bilans de Lurdo, Review, Sitcom, Télévision, USA, NBC, Peacock

Deuxième et dernière saison de ce revival de Sauvés par le Gong, un revival produit par Tina Fey, showrunnée par Tracey Wigfield et qui, en saison 1, avait fait le choix d'une approche goguenarde et moqueuse de son univers pour établir sa propre identité...

Une approche un peu brouillonne, tentant d'être (entre autres) à la fois un teen show sincère, une satire mordante et un hommage nostalgique à la série d'origine, mais finissant par s'éparpiller et par ne pas laisser un souvenir particulièrement marquant...

Sauvés par le Gong, saison 2 (Saved by the Bell, season 2 - 2021) :

Cette année, une grande compétition inter-lycées a lieu en Californie, et Bayside y prend part. L'objectif des élèves et des professeurs : vaincre Valley High et remporter le Spirit Stick - plus facile à dire qu'à faire pour Daisy Jiménez (Haskiri Velazquez), Mac Morris (Mitchell Hoog), Lexi Haddad-DeFabrizio (Josie Totah), Aisha Garcia (Alycia Pascual-Peña), Jamie Spano (Belmont Cameli) et Devante Young (Dexter Darden), qui ont bien d'autres choses à l'esprit que ce concours vain et traditionnel...

La série a donc été renouvelée (et annulée sur la lancée), pour commencer sa saison 2 de 10 épisodes sur un montage post-Covid, et un retour immédiat à la normale : solution de facilité assez compréhensible, je dois dire, compte tenu des difficultés de tourner une sitcom dans un lycée, où tout le monde porterait constamment des masques.

Et à ma grande surprise, après un épisode de remise en route valant principalement pour son hommage à Screech/Dustin Diamond, cette seconde saison de SBTB a su trouver un rythme de croisière et un ton bien plus homogène qu'en saison 1, pour finir par être un divertissement amusant assumant totalement sa part de décalage quasi-parodique.

Les axes narratifs de la saison ne sont pourtant pas ultra-originaux, structurés autour d'un concours inter-lycées avec Valley High, grands rivaux de Bayside : du côté des jeunes, Mac Morris peine à s'extraire de l'ombre de son père, Dexter réalise qu'il s'est attaché à Bayside, Jamie se cherche une vocation, Daisy essaie de mener le lycée à la victoire, Aisha tente de se réinventer, et Lexi reste Lexi. Chez les adultes, Slater réalise qu'il en pince toujours pour Jessie, Kelly décide de reprendre ses études, et Zack cherche à s'occuper après sa carrière politique.

Tout le monde a de quoi faire, donc, pas toujours de la manière la plus originale possible, mais avec, systématiquement, une petite touche de folie ou d'absurdité qui fait que finalement, on s'amuse plutôt bien.

Les cassettes hypnotiques de Mac, les vacances de Zac et de son fils sur fond vert, Jessie Spano qui tente de draguer quelqu'un en se replongeant dans "ce qu'elle a fait à Las Vegas" pour y trouver un peu de courage (avec un énorme paquet de références visuelles, dialoguées et costumées à Showgirls), tout ce qui concerne Gil, le petit-ami trop parfait de Daisy, Kelly qui s'en remet "au destin", les flashbacks improbables renvoyant aux jeunes années de la bande (interprétés par les acteurs adultes), le marathon de danse, etc, etc, etc : cette saison, tout est mieux équilibré, et ne donne plus vraiment l'air d'un mélange approximatif ne sachant pas vraiment à qui s'adresser.

Et c'est à la fois tant mieux et dommage, puisque la série a été annulée juste lorsqu'elle trouvait son rythme de croisière.

Et si cette saison 2 n'est pas forcément dénuée de défauts (j'ai toujours un peu de mal avec l'interprétation de Haskiri Velazquez - même si ça s'arrange avec le temps ; Jamie manque de présence ; le côté LGBTQ est parfois un peu maladroit - tout le coming out d'Aisha la sportive est assez cliché), elle s'avère aussi nettement plus ludique et plaisante à regarder, avec un ton global plus maîtrisé et décomplexé.

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

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Les bilans de Lurdo - Perdus dans l'Espace, saison 1 (2018) - dernière partie (1x09-10) et bilan

Publié le 30 Juin 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Science-Fiction, Aventure, Drame, Netflix, Lost In Space

Toujours plus de coïncidences et de rebondissements forcés au possible, toujours plus de manipulations de Smith, toujours plus de moments relativement prévisibles... Perdus dans l'Espace, saison 1, touche à sa fin.

Perdus dans l'Espace (Lost In Space - 2018) - dernière partie (1x09-10) :

- 1x09 : Capturée par Smith, Maureen est ramenée à l'intérieur du vaisseau du robot, où elle comprend que la comète ayant frappé la Terre était d'origine extraterrestre, et que l'humanité l'a exploitée pour envoyer le Resolute dans l'espace ; en parallèle, les autres colons tentent de réunir du guano alien pour faire démarrer leurs navettes...

D'office, un problème : toute la sous-intrigue de remplissage sur le guano-supercarburant, sur la grotte, sur les ptéro-tremors volants, etc, c'était vraiment raté, de la fausse tension bien artificielle, uniquement là pour rajouter un rebondissement improbable à une série qui croule déjà sous ceux-ci, et pour, apparemment, donner quelque chose à faire aux enfants Robinson, qui n'ont pas l'air trop traumatisés par la mort de leur père et par la disparition de leur mère.

Du côté de Maureen et de Smith, là aussi, des problèmes : Maureen semble vouloir s'échapper à plusieurs reprises, mais la seule occasion qu'elle saisit pour le faire (alors que Smith est vulnérable et lui tourne le dos à de multiples reprises) prend place au au pire moment possible.

Bref, cette sous-intrigue-ci ne fonctionne vraiment que par ce que l'on apprend de la Comète de Noël : sans surprise, le robot a agi en légitime défense, pour récupérer ce qu'on lui avait volé, et lui et son vaisseau seront probablement la clef du sauvetage du Jupiter 2.

Le plus ironique, je crois, c'est ce moment où Will justifie à postériori le grand n'importe quoi de l'écriture, cette saison, en expliquant en substance qu'ils ont déjà vécu tant de choses impossibles et improbables qu'ils ne sont plus à ça près...

... ce qui n'empêche pas une fin d'épisode des plus bâclées, avec Judy qui injecte un anesthésique à Smith, libère sa mère et tente aussitôt de s'enfuir avec elle, pour être aussitôt arrêtée par le robot et par Smith, qui est visiblement immunisée aux anesthésiques (!?), et que personne n'a songé à ligoter... forcément.

- 1x10 : Smith, protégée par le robot, prend le contrôle du Jupiter 2, forçant les Robinson à le piloter pour elle. Mais John est toujours en vie, en orbite, et Maureen pose son sauvetage comme condition de leur coopération...

Toujours des rebondissements improbables, inutiles, ou prévisibles (West qui devient aveugle et qui retrouve la vue en pleurant, le volcan qui ne sert à rien, Smith enfermée avec les plans du vaisseau, Will qui sauve tout le monde parce qu'il a enfin du courage, l'arrivée de Victor qui s'est découvert un cœur altruiste), toujours des problèmes de structure et d'écriture (le sauvetage de Will par son père, et l'explication du revirement de Smith ne fonctionnent pas vraiment, tant les scénaristes ont laissé des questions en suspens pour favoriser l'effet de surprise), mais des effets spéciaux très réussis pour l'ensemble de cette conclusion en mode mineur, une conclusion qui envoie enfin nos protagonistes se perdre dans l'espace.

Il était temps.

Bilan global :

Une série qui est vraiment à l'image de ses scénaristes et de son showrunner : approximative.

Comme Prison Break, l'ancienne série sur laquelle officiait le showrunner, Lost in Space est un empilage instable de rebondissements toujours plus improbables, et de retournements de situation capillotractés, qui ne sont là que pour mettre des obstacles artificiels sur le chemin des héros, et qui ne fonctionnent que si l'on débranche son cerveau, sans essayer de réfléchir à ce que l'on vient de voir.

Comme la poignée de films (Dracula Untold, Le Dernier Chasseur de Sorcières, Gods of Egypt et Power Rangers) écrits par le duo de scénaristes principaux à l’œuvre ici, Lost in Space n'est pas un programme forcément désagréable à regarder, mais est malheureusement ultra-basique dans son écriture, bourré de situations et de clichés prévisibles, au déroulement télégraphié, et de personnages sous-développés (ou au développement vraiment classique).

Bref, le tout est approximatif, globalement assez mal écrit dès que l'on y réfléchit un instant, tout aussi mal rythmé, et il est très probable que si la série avait été diffusée sur une grande chaîne américaine, de manière hebdomadaire, elle aurait été annulée au terme de sa première saison, comme Terra Nova avant elle (Terra Nova, qui partage avec Lost In Space énormément de choses, malheureusement).

Mais - et c'est là que le facteur Netflix entre en jeu - regardée en mode binge watching, ce programme n'est pas forcément désagréable. On peut soit même gérer son rythme, ce qui atténue un peu les problèmes structurels de la série, et permet de s'attacher un minimum aux personnages.

C'est d'ailleurs là ce qui fait toute la différence avec une série comme Star Trek Discovery : les deux programmes partagent bien des défauts et des problèmes, et ne sont franchement pas meilleurs l'un que l'autre... mais la distribution principale de Lost In Space est nettement supérieure (ou du moins nettement plus attachante). Idem pour l'illustration musicale de Lennertz, parfois envahissante, mais plus généreuse que du côté de Discovery (ce qui est un comble).

Si je dois revenir pour une saison 2, ce sera pour ces deux facteurs, pour une production assez compétente, et pour la promesse d'un peu d'exploration spatiale (chose qui fait, là encore, cruellement défaut à Discovery) : cette première saison de Lost In Space est médiocre, et n'est rien de plus qu'un énorme épisode pilote en dix parties, mais les acteurs sont plutôt bons, et qui sait, peut-être qu'ils vont engager des scénaristes plus accomplis pour la suite ?

 

(retrouvez aussi sur ce blog la critique des épisodes 1x01-02 ; 1x03-04 ; 1x05-06 ; 1x07-08)

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 18 - Ça (2017)

Publié le 28 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Drame, Oktorrorfest, Thriller

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Ça (It) :

À Derry, dans le Maine, une bande de sept jeunes mis à l'écart (Jaeden Lieberher, Wyatt Oleff, Jeremy Ray Taylor, Sophia Lillis, Finn Wolfhard, Jack Dylan Grazer, Chosen Jacobs) sont confrontés, le temps d'un été, à une créature maléfique qui, tous les 27 ans, sort des égoûts de la ville pour s'en prendre à ses habitants. Et cette fois-ci, c'est après la petite bande qu'il en a, sous l'apparence terrifiante de Pennywise le clown (Bill Skarsgård)...

Je préfère prévenir tout de suite : sans pour autant détester, je ne suis pas très grand fan de Stephen King en tant qu'auteur. Je n'ai en effet jamais rien ressenti de particulier en lisant ses ouvrages, si ce n'est un semblant d'agacement devant la répétition de ses thèmes, de ses personnages, de ses ressorts dramatiques, etc.

À l'identique, je suis loin d'être fan de Stephen King en tant que scénariste ou source d'adaptation, tant ses récits se prêtent mal à des films/téléfilms généralement exécutés par des faiseurs pas très doués (Mick Garris, si tu nous regardes !) ; quand un bon réalisateur de la trempe d'un Carpenter ou d'un Kubrick s'attaque à du King, c'est déjà autre chose... mais ce sont des exceptions plutôt que la règle.

Et, pour finir, je n'ai jamais trouvé la mini-série "Il" est revenu particulièrement réussie, malgré sa place désormais très spéciale dans le cœur des trentenaires nostalgiques qui semblent peupler le web : elle est assez ratée, notamment dans sa partie adulte, et comprend beaucoup trop de passages ayant trop mal vieilli pour rester efficaces aujourd'hui... si tant est qu'elle l'ait déjà été sur quiconque ayant été âgé de plus 15 ans à l'époque de sa diffusion.

(mais j'aime beaucoup Pennywise-Curry)

Ah, et j'ai failli oublier : je n'ai jamais eu peur des clowns. :p

Bref, j'étais assez indifférent à l'idée de ce remake... tout en reconnaissant qu'il y avait là une grosse opportunité de produire une adaptation nettement moins fauchée et télévisuelle.

Mais l'idée de diviser en deux films le récit de King, de le confier au réalisateur de l'anecdotique Mamá (2013 - film fantastique espagnol produit par Guillermo Del Toro, et dont je ne garde absolument aucun souvenir), et de déplacer le récit dans les années 80 (ce qui rapproche d'autant l'ambiance globale de celle de Stranger Things, qui partage déjà un acteur avec ce Ça), pouvait laisser dubitatif.

Surtout que l'accueil dithyrambique reçu par le métrage outre-Atlantique (à rapprocher de l'accueil reçu là-bas par Wonder Woman) incitait à la méfiance...

Mais en fait, non : Ça 2017 est un film sympathique, une adaptation de King plutôt réussie, et un moment plutôt agréable à passer en salles.

Bon, soyons tout de suite très clairs : ce n'est pas le chef d’œuvre du cinéma d'horreur que le web applaudit à tout va (en même temps, une dose de fanservice 80s, ça suffit pour que le web s'emballe, donc...), et c'est très loin d'être parfait (la structure assez répétitive du récit de King - un enfant, une manifestation de Pennywise, etc, etc - est ici encore plus visible privée des renvois à l'époque adulte, les scènes d'exposition sont assez maladroites, la réalisation abuse un peu des effets faciles de caméra penchée, et le métrage connaît en plus un petit coup de mou au moment d'entamer sa dernière ligne droite), mais c'est néanmoins tout à fait honorable.

Et une grande part du succès du film, il le doit à son excellente distribution : les enfants sont tous impeccables, attachants et justes (on regrettera que Mike soit à ce point sous-développé et sous-utilisé) ; et cette incarnation de Pennywise parvient à être mémorable, malgré une petite overdose d'effets numériques et une certaine surexposition du personnage.

On pourrait aussi reprocher au film sa longueur inutile (20/25 minutes de moins auraient permis de dynamiser un peu tout ça), sa bande originale peu mémorable, et son incapacité à faire peur (malgré toutes les grosses ficelles techniques des films d'horreur modernes, les déformations numériques, etc, Pennywise ne fait pas particulièrement peur... surtout pas lorsque ses yeux partent dans des directions opposées, ce qui lui donne un aspect plus comique qu'autre chose). Ou encore regretter que la maison où se terre Pennywise semble à ce point trancher avec le reste de la direction artistique, et faire vraiment décor de cinéma (ou maison hantée de parc d'attraction).

Mais ce n'est pas bien grave, au final. Compte tenu de l'histoire peu glorieuse des adaptations de King au cinéma et à la télévision, on est obligé de reconnaître que cette version de Ça est une assez bonne surprise, thématiquement plutôt pertinente et bien emballée.

Maintenant, le plus dur reste à faire : réussir le casting des versions adultes de ces personnages, et parvenir à rendre intéressant le Chapitre 2 de Ça, qui n'aura pas la béquille de la nostalgie années 80 pour l'aider.

3.75/6 (une note qui sera probablement revue à la hausse ou à la baisse en fonction de sa suite)

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Un film, un jour (ou presque) #943 : Shazam ! (2019)

Publié le 18 Avril 2019 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, DC, DCU, DCEU

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Shazam ! :

Jeune orphelin au caractère bien trempé, Billy Batson (Asher Angel) est un jour sélectionné par un vieux sorcier (Djimon Hounsou) pour devenir le détenteur de pouvoirs incroyables déclenchés en prononçant le mot "Shazam" : il se retrouve alors dans le corps d'un super-héros tout-puissant (Zachari Levy), mais il découvre bien vite qu'il va devoir utiliser ces nouvelles capacités surhumaines pour lutter contre le maléfique Dr Sivana (Mark Strong)...

Après le succès démesuré d'un Aquaman bourrin, bas de plafond, mais aussi spectaculaire, divertissant et décomplexé, on pouvait espérer que DC allait continuer sur cette lancée, avec quelque chose d'ambitieux.

Malheureux, dès les débuts de sa production, Shazam ! a clairement laissé comprendre qu'il était tout sauf ambitieux : confié au réalisateur d'Annabelle 2 (que j'ai pourtant plus apprécié que d'autres), et aux scénaristes de Shrek 4, Chair de Poule 1 et 2 et de Echo (pas vraiment des pointures, donc), l'objectif était clairement d'adapter la réinvention New 52 du personnage, et de produire un film à l'atmosphère festive, lorgnant très fortement sur Big (avec Tom Hanks) - auquel Shazam ! fait d'ailleurs un clin d'oeil très appuyé - et sur un style d'humour à la MCU.

Et honnêtement, l'intérêt du film s'arrête là, à mi-chemin entre une origin story répondant aux codes du genre, et une parodie super-héroïque, pour donner au final quelque chose qui ressemble fortement à ce qu'on pouvait produire dans les années 90-00 (les Tortues Ninja ne sont pas loin).

Le premier souci, c'est l'absence totale d'ambition : avec son budget très limité (à peine 100 M$), Shazam ne pouvait pas se permettre les excentricités visuelles d'un Aquaman - et de toute façon, personne derrière la caméra ne semblait avoir la vision d'un James Wan. Ici, la photographie est générique, la réalisation est anonyme, la direction artistique est basique, et que ce soit au niveau des Sept Péchés Capitaux (des gargouilles génériques), de la grotte de Shazam (qui fait souvent grotte en polystyrène de studio), du costume du sorcier (Djimon Hounsou affublés de postiches risibles), ou des costumes rembourrés de Levi et du reste de sa famille (des muscles suits qui, selon les plans, font à peu près illusion - sur certains plans larges - ou semblent totalement risibles - lors de certains mouvements), tout paraît assez approximatif et superficiel.

Un problème que l'on retrouve au niveau du scénario, assez mal rythmé et structuré, puisqu'il ne semble pas savoir quoi faire de sa durée de deux heures : 30-40 minutes de mise en place, une petite heure de découverte des pouvoirs et de l'univers, et le reste pour affronter le Dr Sivana dans un déluge d'effets spéciaux et de doublures numériques au succès mitigé.

Un Dr Sivana basique, interprété par un Mark Strong monolithique, et qui, à l'image des autres personnages secondaires, souffre d'une caractérisation assez sous-développée : il en va de même pour les autres membres de la famille de Batson, dont les sous-intrigues ou le développement ne débouche sur rien. La grande sœur et ses histoires universitaires ? Une scène. Le petit asiatique hacker de Bienvenue chez les Huang ? Une scène. Le gros latino ? Moins d'une scène. L'histoire de la mère biologique de Batson ? Survolée, et pas totalement crédible (forcément, quand on utilise une trentenaire pour jouer une adolescente de 17 ans dans les flashbacks, ça passe moyen).

Bref, je ne peux pas dire que le film m'ait convaincu. Et pourtant, l'accueil critique outre-atlantique est unanime, comme pour Aquaman et pour Wonder Woman... mais le reste du monde semble plus réfractaire à ce Shazam ! inabouti, et je le comprends. Ça m'ennuie d'autant plus que j'avais fini par y croire, et que j'appréciais assez la réinvention de Geoff Johns (probablement l'un des rares projets du ponte de DC auquel j'aie jamais accroché).

Mais non : Shazam ! peut faire sourire, voire faire rire (et encore, beaucoup des gags du film sont attendus dès lors que l'on envisage le tout comme une parodie), mais ça ne décolle jamais vraiment, et ça reste assez bancal de bout en bout.

Pas forcément désastreux, et une fois que Zachary Levi (et son abattage comique semblant parfois hors-sujet compte tenu de la personnalité de Batson enfant) entre en jeu, ça se regarde sans trop de difficultés, mais dans l'absolu, c'est un bon cran en dessous d'Aquaman.

3/6 (dont -0.25 pour Mister Mind en conclusion, et pour le toutéliage constant mais jamais totalement assumé au reste du DCEU)

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Un film, un jour (ou presque) #1153 : Cats (2019)

Publié le 2 Mars 2020 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Musique, Review, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Cats (2019) :

Lorsque Victoria (Francesca Hayward), une jeune chatte, est abandonnée dans la rue par ses maîtres humains, elle trouve refuge au sein de la communauté des Jellicle Cats, des chats dirigés par Old Deuteronomy (Judy Dench) et qui, en cette nuit magique, vont décider de quel membre de leur troupe va pouvoir accéder au paradis de la Jellicosphère, et obtenir le droit à une vie meilleure. Mais le machiavélique Macavity (Idris Elba) est prêt à tout pour obtenir cet récompense...

Il faut être franc : déjà, à la base, Cats est loin d'être la comédie musicale la plus facile à adapter du répertoire d'Andrew Lloyd Webber. Basé sur de la poésie semi-abstraite de TS Elliott, le show n'a pas de véritable trame narrative, mais un enchaînement de chansons/présentations des divers félins présents : il possède des chansons très inégales dominées par le morceau Memories, et sa renommée s'est principalement faite sur ses costumes et ses chorégraphies scéniques... franchement, sur le papier, adapter Cats au cinéma, c'était déjà particulièrement casse-gueule.

Donc forcément, quand Tom Hooper, un réalisateur déjà responsable des Misérables, et possédant une vision très particulière de la réalisation des comédies musicales, s'attelle au projet, et décide de repenser à la fois les chorégraphies (pour les confier au chorégraphe de Hamilton, plus orienté hip-hop) et les costumes (ici intégralement numériques), forcément... ça se casse la gueule.

Pourtant, ce n'est pas un désastre intégral : tout le monde, à l'écran, semble y croire, notamment Francesca Hayward, au visage de jeune féline ingénue assez charmant ; ponctuellement, l'alchimie opère, et les décors, les mouvements et la musique parviennent à retranscrire la vision de Webber et de Hooper ; et çà et là, on se dit que ça aurait pu fonctionner, si par exemple Hooper avait opté pour un film intégralement en motion capture, et pas pour un métrage bâtard mi-numérique, mi réel.

Car c'est bien là le problème principal du film : son aspect visuel brouillon, son monde tout-numérique approximatif, où les proportions des objets n'ont aucun sens, où les visages humains des chats semblent constamment mal proportionnés et mal incrustés sur des corps félins lisses et asexués, où la physique n'a pas sa place, et où les danseurs semblent souvent à peine être présents dans les décors (puisque filmés sur fond vert).

Un monde filmé sans inspiration par Hooper, qui monte ses chorégraphies de manière trop découpée, sans jamais les mettre en valeur ; un Hooper qui tente de répliquer le numéro larmoyant d'Anne Hathaway dans les Misérables avec le Memory de Jennifer Hudson, et qui semble s'amuser (beaucoup plus que le spectateur, je dois dire) à filmer le slapstick des personnages de Rebel Wilson et de James Corden (honnêtement, le film ne me dérangeait pas... jusqu'à ce que Rebel Wilson débarque et fasse son numéro habituel - c'est là que ça a commencé à coincer).

Pour son film, Hooper a donc choisi de faire passer Victoria (une danseuse secondaire du show scénique) au premier plan, pour en faire le référent du spectateur et expliquer l'univers du film ; il a changé un peu le personnage de Macavity, grand méchant kidnappant les autres candidats à l'ascension, et dont Bombalurina (Taylor Swift) devient une "adepte" ; pas de transformations véritablement bouleversantes au programme, donc, et une tentative de structurer un peu la comédie musicale... mais ça ne fonctionne pas vraiment : il aurait fallu que le scénariste (aussi derrière Rocketman et Cheval de Guerre) structure encore plus le tout, et développe un véritable récit de cinéma.

Ces efforts disparaissent en effet derrière la succession épuisante des chansons très inégales, derrière les effets spéciaux vraiment bancals (les souris et les cafards sont immondes et donnent l'impression de n'avoir jamais été finalisés), derrière la sensualité bizarre de ces chats qui devraient plaire à bon nombre de furries, et derrière certains de ces choix créatifs qui laissent perplexe, comme ce grand final laid au possible, au petit matin, avec une Judy Dench qui s'adresse face caméra au spectateur.

Il serait trop simple de dire que cette adaptation est un plantage total : en réalité, c'est bien plus mitigé, et par certains aspects, c'est même plutôt intéressant (le numéro de McKellen, par exemple). Mais il reste un véritable problème de direction artistique et de mise en images, à la fois inhérent aux choix effectués par Hooper, et à la qualité des effets spéciaux.

2/6

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Christmas Yulefest 2019 - 01 - Santa Girl (2019) / Noël dans mes Montagnes (2019)

Publié le 30 Novembre 2019 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Noël, Review, Yulefest, Romance, Télévision, Lifetime, Jeunesse, Fantastique

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

Santa Girl (2019) :

Peu encline à prendre la succession de son père, Santa Claus (Barry Bostwick), et à honorer le contrat de mariage qui doit la lier au fils de Jack Frost (Hank Stone), Cassie (Jennifer Stone) décide de partir faire des études sur un campus universitaire humain, accompagnée de Pup (McKayla Witt), une elfe assez collante. Là, elle rencontre JR (Joshua Cody), un étudiant séduisant et aisé, et Sam (Devon Werkheiser), étudiant boursier et sarcastique, mais alors même qu'elle tente de s'acclimater à la vie parmi les humains, Cassie ignore que Jack Frost rôde, et manigance dans l'ombre...

Une assez bonne surprise, puisque je n'attendais absolument rien d'un tel métrage indépendant, que je redoutais naturellement ultra-cheap et amateur, en plus d'être plat et dérivatif.

Et puis en fait, s'il trahit effectivement à chaque instant sa nature de film indépendant à petit budget (stock shots d'un certain château de Bavière, prise de son et post-synchronisation parfois aléatoires, interprétation inégale, photographie un peu fauchée au rendu vidéo, effets spéciaux de qualité variable - plus d'effets que prévu, mais certains sont vraiment ratés, comme le décollage de la voiture, ou les oreilles pointues des elfes), il s'avère rapidement que l'écriture compense largement ces points faibles, tout comme l'interprétation et l'alchimie de son duo principal, Jennifer Stone et Devon Werkheiser : tous deux vétérans du petit écran, les acteurs apportent une véritable énergie et un mordant certain à leurs dialogues et à leurs interactions, et l'on s'attache immédiatement à ce couple improbable (nettement plus qu'à celui formé par Cassie et JR, qui est insipide, terne, et dont l'interprétation est faiblarde).

Ajoutez à cela une McKayla Witt amusante en elfette surexcitée, un Barry Bostwick qui se lâche en Santa chef d'entreprise, un Jack Frost réussi, et un script plutôt dynamique et aux nombreuses idées amusantes... et l'on se retrouve avec un métrage festif surprenant et décomplexé qui, avec un budget un peu plus important et un acteur plus charismatique en JR, aurait sans problème eu sa place au sein des comédies Disney des années 90-00, ou sur une chaîne comme ABC Family.

3.75/6 (et puis ça change de voir une protagoniste au physique plus "normal")

Noël dans mes Montagnes (Sweet Mountain Christmas - 2019) :

Star de la country cherchant à se réinventer, Laney Blue (Megan Hilty) n'est pas revenue dans sa petite ville du Tennessee depuis qu'elle a connu le succès, et qu'elle a laissé son ancienne vie derrière elle. Mais cette année, à l'occasion des fêtes de fin d'année, elle a décroché une participation à un concert de Noël prestigieux, à New York. Laney prend alors la route seule, faisant un détour par sa ville natale pour rendre visite à sa mère (Teryl Rothery)... mais une tempête de neige va la bloquer dans la petite bourgade, et l'obliger à se confronter à son passé, et à son ancien petit-ami, Robbie (Marcus Rosner).

Une comédie romantique indépendante diffusée sur Lifetime, et qui n'est pas forcément mauvaise (c'est assez bien produit, la distribution est sympathique, le récit se déroule sans trop de problèmes), mais qui est clairement générique au possible.

Il faut dire que le Noël country, spécialité américaine, notamment dans les téléfilms de ce type, ne me parle pas du tout : ouvrir son téléfilm sur la Californie, ses palmiers, ses rues, et rajouter là-dessus du "Dolly Parton chante Noël", c'est loin d'être la solution idéale pour me faire rêver.

Heureusement, le "Tennessee" est déjà nettement plus agréable à l’œil, et une fois Laney arrivée dans sa ville natale, le film s'engage ainsi sur une voie très balisée, mais qui a fait ses preuves. Les passionnés de country adoreront peut-être, les autres resteront plus dubitatifs face aux chansons de "la star" (et au playback du spectacle final), aux habitants de la ville un peu trop abrasifs et hostiles, au maire/architecte/déblayeur/homme à tout faire/ex-petit ami au physique de mannequin, etc...

Mais dans l'ensemble, j'ai vu bien pire dans le genre, et si l'on fait abstraction de la couche épaisse de maquillage et de bronzer de Megan Hilty dans certaines scènes, ainsi que du côté pépère et ronronnant du tout, ça se regarde. En faisant autre chose. Et uniquement parce que la distribution est agréable.

2.25/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

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Les bilans de Lurdo : Battlestar Galactica, pt. 3 - Saison 2.0

Publié le 15 Février 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Drame, SyFy, BSG

- 2x01 : J'ai eu un peu peur en voyant le Galactica séparé de la flotte, ça me rappelait trop Farscape et ses deux équipages séparés pendant une saison, mais en fait, c'est rapidement réglé, et ça donne l'occasion à Tigh de briller un peu, donc ce n'était pas un mal.

Par contre, je ne suis pas super chaud à l'idée de subir un Caprica-redux avec le groupe abandonné sur Kobol : d'accord, ça permet d'avoir une b-story (voir une c-story, puisqu'il y a toujours les autres touristes sur Caprica) toute prête, à laquelle retourner régulièrement (donc du point de vue des scénaristes, c'est idéal), et ce coup-ci, les acteurs impliqués sont plus sympathiques (Baltar et Callie, c'est à la base nettement plus sympa que Boomer et Helo), mais si c'est pour se farcir une saison de bidasses errant dans les forêts de Vancouver en essayant d'esquiver des Cylons, très peu pour moi...

Donc : ce qui se déroulait sur le BSG, intéressant, le reste, mouais.

- 2x02 : Pas passionnant. En même temps, comment ressentir la pression d'un siège à la First Contact quand les scénaristes préfèrent repasser régulièrement sur Helo & Boomer dans l'appartement de cette dernière, ou sur les bidasses sur Kobol (motherfrakkin' Callie est géniale ) qui pleurent un redshirt anonyme (c'est aussi là que le manque d'empathie envers la majorité des persos et les Cylons en CGI moyennement réussis sont un peu gênants)... quand est-ce qu'il réécrit un scénar, Moore ?

- 2x03 : À nouveau, pas mauvais, mais relativement prévisible et simpliste. Le pétage de plomb de Crashdown était téléphoné depuis un bail, et se déroule comme on aurait pu l'attendre (bien que l'identité de celui qui l'abat est une bonne surprise), après de longuettes scènes d'exposition et de dialogue. Heureusement, niveau action, c'est assez bien foutu, et ça met un terme à cette intrigue (chouette, on va pouvoir retourner sur la Cylon-occupied Caprica, youpi...). Sur le BSG, la transformation de Roslin-junkie en manque de médicaments en Émissaire des Prophètes admirée et respectée de tous est moyennement convaincante, car très (trop?) abrupte ; Quant à Tigh et ses problèmes de commandement, plutôt sympa, je commence à m'attacher au bonhomme (j'ai bien aimé la fin de l'épisode, notamment). Dommage que sa femme me donne envie de faire de l'avance-rapide dès qu'elle apparaît à l'écran, d'autant que son perso de Lady Macbeth-like n'est pas forcément des plus originaux...

- 2x04 : Tout ce qui prend place sur Caprica est juste ennuyant à mourir (oooh, une fusillade qui sert à rien, ooooh, des résistants menés par un bogoss qui va forcément finir dans le lit de Kara, oooh, un duel de "basketball" à la con...), par contre, tout le reste est très réussi (même si j'ai une très forte envie de baffer tous ceux qui soutiennent le camp de la Présidente, et l'aident à s'évader...), Callie a un rôle important (même si Nicki n'est pas toujours super juste dans son jeu), et les quelques notes du thème musical des Adama lorsque le fils vient dire au revoir au père inconscient sont les bienvenues.

- 2x05 : Bon, et bien pas de surprise sur Caprica d'un point de vue relations (), et l'intrigue de l'hôpital n'est pas forcément super passionnante, car cousue de fil blanc (sur la forme, parce que sur le fond, ça nous apprend tout de même un truc ou deux sur les Cylons). Ça ressemblait quand même un peu à du meublage, histoire de donner quelque chose à faire à Kara en attendant qu'elle quitte Caprica (par contre, je sens que Anders va forcément refaire surface un jour ou l'autre, son apparition subite dans le show semble le prédestiner à un rôle d'importance). Quant au BSG, c'est l'intrigue secondaire de l'épisode, et il ne s'y passe pas grand chose... si ce n'est une jolie scène pour Adama, et le départ d'un tiers de la flotte. Bon débarras ?

- 2x06-07 : Chouette dyptique, forcément écrit par les showrunners. Avec une seconde partie meilleure que la première, merci Ron D. Moore. Et comme par hasard, c'est un dyptique qui n'est pas alourdi par des scènes sur Caprica ou Kobol. Et en plus il y a James Remar.

- 2x08 : Mouais... je commence franchement à me lasser du gimmick "reportage" dans les séries de sf (Babylon 5, si tu nous regardes...). Certes, il y a Lucy Lawless - par ailleurs très jolie en blonde - dans cet épisode... mais le reste n'est guère passionnant... si ce n'est le twist de toute fin.

- 2x09 : Encore un épisode moyen. La solidarité générale et les interactions des ingénieurs qui reconstruisent un vaisseau furtif de toutes pièces, c'était sympa, mais la toute fin "spéciale dédicace au President Roslin" ne m'a pas convaincue (d'autant que pour le coup, l'utilisation du thème celtique des Adama sur le speech de Roslin n'avait pas grand sens). Quant à l'histoire du virus Cylon, et sa résolution à base de Boomer en intraveineuse, ça faisait un peu trop Star Trek pour être totalement satisfaisant (les Borgs, Seven, et ses nanites n'étaient franchement pas loin...)

- 2x10 : Tiens un vaisseau nommé Pegasus, avec un Amiral antipathique à son bord... Moore recycle ! D'autant plus que c'est une ancienne de Trek dans le rôle principal.  Très bon épisode, qui lance plein de pistes sympatoches et qui change la dynamique de l'ensemble... par contre, le teaser est affublé d'une zik affreuse, façon pop des 80s, et qui n'aurait pas dépareillé dans Labyrinthe, mais qui ici fait tâche. Un peu comme le morceau aux sonorités western lorsque Baltar fait sa déclaration à la Cylone du Pegasus.

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Catch Review : WWE RAW (24/02/2014)

Publié le 25 Février 2014 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, WWE

Le PPV d'hier avait achevé d'éteindre les espoirs des fans de Bryan, avec la victoire (hautement prévisible) de Randy Orton dans l'Elimination Chamber. Pourtant, malgré des mois de manipulation évidente, et de booking transparent, les moutons membres du WWE Universe refusaient de se laisser abattre : c'était sûr, Bryan allait être ajouté au match de championnat dès ce Raw, la WWE ne pouvait pas être aussi stupide que ça !

Et pourtant... plus péroccupée par ses buyrates, et par le lancement d'un WWE Network plein de bugs et d'erreurs, la WWE n'en a clairement rien à faire de Bryan. Pire : HHH semble bien décidé à profiter de la popularité de Bryan... Comment ? Wait & See.

Heure 1 :

Une première heure blindée de promotion pour le Network : les annonceurs en parlent, on a droit à des packages vidéo, toutes les promos des catcheurs commencent en mentionnant le Network, etc. Ça devient donc rapidement insupportable... y compris lorsque Hulk Hogan arrive pour ouvrir le show, et botche sa promo en parlant du Network. Un botch qui donne le ton de toute la soirée.

Forcément, lorsque la WWE décide de forcer le public à acclamer Batista en bookant un remake de son match contre Del Rio, ça ne pouvait que mal tourner : le public se déchaîne contre Batista, qui finit par déclarer faiblement en post match qu'il n'en a rien à faire, et que c'est comme ça. Même pas un heel turn, juste un gros "Fuck You" de la WWE aux fans. L'heure se termine heureusement par Big E vs Cesaro, un match solide qui se conclue cependant en DQ, histoire de mettre en place des dissensions au sein des Real Americans.

Heure 2 :

Raw continue ensuite par une promo de Cena, venu vanter les mérites du Network, mais qui est interrompu par les Wyatts. Un passage à tabac plus tard, Cena part à l'hôpital, supposément blessé au genou. Peu importe. Le problème, cependant, c'est que le public (et le show) commencent alors à mourir à petit feu : un match interminable entre Christian et Sheamus ne reçoit que les chants moqueurs du public désintéressé, et entre deux pubs pour le Network, Bryan vs Corporate Kane déroule sa routine de manière efficace, mais pépère.

Heure 3 :

Et Bryan d'asséner alors le coup de massue sur le public, en défiant ouvertement HHH pour un match à Mania : les commentateurs et Bryan tentent de faire avaler la couleuvre au public, en prétendant que ça a toujours été le but ultime de Bryan et de ses fans... et ça marche plus ou moins dans l'arêne, forcément. *soupir*

Néanmoins, le public décide alors qu'ils n'en ont plus rien à faire du reste du show : Summer Rae affronte Emma dans une indifférence polie, les Usos squashent les New Age Outlaws sous un torrent de huées, et Reigns et Wyatt s'affrontent dans un match trop long, trop mou, qui endort tout le monde. D'autant que les bookers, dans leur infinie bétise, répètent là le finish de Cesaro/Big E, ce qui est profondément stupide. Pour finir, enfin, le segment inévitable que tout le monde attendait sans grande impatience : Brock & Heyman dans le ring veulent la ceinture, mais se contenteront de l'Undertaker. Gong, apparition de Taker, zou, un match pour Mania.

 



Bref, au final, un Raw plus que médiocre, sans structure, sans énergie, avec des choix de booking en carton, et un HHH qui, forcément, se sent obligé de se remettre au centre de la carte de Mania. Sur le web, tout le monde a détesté, sauf certains reviewers professionnels, étrangement indulgents et gentils, qui ont trouvé que le show était très solide. C'est cela, oui...

Et bien entendu, les fans de Bryan continuent de se motiver avec la Méthode Coué. Maintenant, ils espèrent que Bryan va vaincre HHH à Mania, avec un title shot comme enjeu, et qu'il sera rajouté au match de championnat plus tard dans la soirée. Pourquoi pas, après tout... mais pendant ce temps, les pigeons fans, qui pourtant jurent à chaque match de Bryan qu'on ne les y reprendra plus, continuent de payer les PPV, et ce depuis des mois et des mois que la WWE leur fait miroiter la victoire de D-Bry. M'enfin bon, il ne faut rien attendre d'autre de la part d'un Universe qui maudit le booking de la WWE un jour, ne trouve rien de valable à la carte de la majorité des PPVs, et pourtant se précipite aux premières heures pour donner ses € à la WWE lorsque celle-ci lance son Network ou fait de la pub pour le merchandising de Daniel Bryan dix minutes après l'avoir détourné du main event. *soupir*

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Catch Review : WWE Summerslam 2014 (17/08/2014)

Publié le 18 Août 2014 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, WWE

J'avoue : hormis les PPVs, j'ai presque totalement abandonné la WWE. La faute à des Raws répétitifs et sans intérêt intrinsèque, à des SDs inexistants, à du NXT trop inégal, et à un booking globalement soit trop téléphoné et prévisible, soit nonsensique. Rajoutez à cela la promotion constante et insupportable de ce foutu Network anémique à 9.99$, et je peine vraiment à supporter plus de 15 minutes du programme.

Mais Summerslam reste Summerslam, et malgré une carte assez peu engageante (sérieusement, Stephanie McMahon vs Brie Bella ? Ugh.), il y a toujours l'espoir d'une bonne surprise ou deux...

- Kickoff - RVD vs Cesaro : six ou sept minutes de match (dont deux de headlock, et un même spot délibérément répété trois ou quatre fois, histoire de bien meubler), une pub pour le Network en plein milieu, l'entrée pourrie de Cesaro, et une victoire de RVD. *soupir*

- Hogan, pour faire la promotion du WWE Network, et tout le public qui chante "9.99" en choeur, comme les bons robots lobotomisés qu'ils sont. J'ai honte pour eux.

- Miz dans le ring, botche sa promo.

- Miz vs Zigg, IC Title. RAS. Pas un mauvas match, et le résultat était satisfaisant, mais vu que je n'ai absolument rien à faire de Miz, que ce soit niveau personnage ou lutte... bof.

- Énième récap de Brie/Steph.

- AJ vs Paige, Divas Title. Pas un mauvais match, mais affreusement plat, mal rythmé, et prévisible. Sans compter que c'est à nouveau un retour au status-quo d'il y a quelques mois.

- Rusev vs Swagger, Pseudo-Flag match. *soupir* Encore une fois, ce n'était pas mauvais, mais Rusev mérite mieux que ce stupide gimmick en carton. Quant à Swagger... DGAF ?

- Ambrose vs Rollins, Lumberjack match. Un gros bordel non-sensique avec lumberjacks qui viennent parasiter le moindre début de truc intéressant. M'enfin c'était amusant à regarder.

- Jericho vs Wyatt. ZzzzzzzzzzZzzzzzZZZzzz. La routine habituelle de Wyatt et Jericho, meh. Et puis la chanson en post-match, meh again.

- Encore une récap de Brie/Steph. Ugh.

- Brie vs Steph. Un match très méthodique et lent, histoire de laisser le temps à une Steph dominante de placer tous les trucs répétés à l'entraînement. Ça aurait pu être pire, mais bon, ça ne faisait pas un bon match pour autant. D'autant que le finish était affreusement téléphoné de bout en bout.

- Un segment WTF sur un truc... euh... un fan promu catcheur à NXT pour une opé promotionnelle, un truc du genre... Euh... passons.

- Orton vs Reigns. ZzzzzzZZZZZzzzzzZZZZzzzz. Reigns devrait faire un Cena 2.0 parfait, il a le même nombre de mouvements dans le ring.

- Cena vs Lesnar. HW Title. Ils nous refont exactement Undertaker vs Brock, et Brock démolit donc Cena sans effort, enchaînant 250 german suplexes et finishers sans la moindre réponse. En gros, c'est une partie de WWE 2k14 entre un joueur normal, et un gamin qui ne connaît que deux mouvements, et les spamme non-stop sur sa manette jusqu'à gagner. D'un côté c'était profondément stupide (notamment parce que Cena a déjà encaissé bien pire au cours de sa carrière), et de l'autre c'était assez fun.

 

Un show étrange. D'un côté, je vois l'internet se pâmer devant ce PPV, parler de show fantastique, de meilleur PPV depuis des années, etc... et de l'autre, si l'action dans le ring était assez solide de bout en bout (bien que toujours discutable ça et là), le booking m'a paru... eh. D'ailleurs, en fait, tout le PPV m'a laissé assez circonspect, au niveau de l'intérêt de son booking...

Quel intérêt de donner une victoire à RVD, et d'enterrer Cesaro ? Quel intérêt de donner une ceinture insignifiante à Dolph ? Quel intérêt de redonner la ceinture à Paige, après le fail de son précédent règne ? Quel intérêt dans les feuds Rusev/Swagger et Wyatt/Y2J ? Quel intérêt d'avoir Steph qui domine son match, et gagne sur heel turn ? Quel intérêt d'avoir Reigns mis à ce point en avant alors qu'il est si limité ? Et enfin quel intérêt de soudainement booker Lesnar comme une bête invincible qui démolit Cena en 18 mouvements, alors que Cena a déjà survécu à bien pire dans ses matches, pour toujours triompher à la fin ?

(enfin, cette dernière question est rhétorique. Je vois très bien pourquoi ils l'ont booké ainsi : Brock avait besoin de légitimité après son match discutable contre Taker, surtout s'ils tentent de booker Bryan vs Brock, ou Brock vs Reigns. Mais j'ai trouvé la manière de faire affreusement maladroite et pataude, et limite contre-productive à force de trop en faire)

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Halloween Oktorrorfest 2014 - 21 - Scooby-Doo : Frankencreepy (2014), Dixie contre les Zombies (2014) & Hôtel Transylvanie (Hôtel Transylvania - 2012)

Publié le 12 Octobre 2014 par Lurdo dans Oktorrorfest, Cinéma, Critiques éclair, Review, Halloween, Fantastique, Animation, Jeunesse, Comédie

Halloween approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Scooby-Doo - Frankencreepy :

Velma apprend un jour qu'elle est l'héritière unique du château de Von Dinkenstein, et voilà aussitôt tout le Scooby Gang parti pour la ville de Transylvanie, Pennsylvanie, afin d'enquêter sur la légende du Frankencreep, et de laver l'honneur de la famille de Velma...

Un dessin animé sympathique, bien que possédant un rythme inégal, et qui donne assez régulièrement dans le second degré parodique, soutenu par une mise en images dynamique. Ce n'est donc pas désagréable, notamment pour son générique façon Saul Bass/Herrmann, mais il me faut tout de même minorer un peu cet avis pour deux raisons.

La première est l'écriture parfois un peu maladroite du tout : le propos, notamment, est (entre autres) de souligner la superficialité de Daphne, afin de lui en faire prendre conscience. Mais c'est amené de manière assez pataude, à base de "laule, elle est grosse", ce qui paraît assez contre-productif, du moins jusqu'aux dernières scènes où la vérité est révélée. Pas forcément de quoi me faire hausser un sourcil, mais les spectateurs les plus sensibles à ce sujet risquent bien de monter sur leurs grands chevaux, comme l'ont fait les médias américains.

L'autre raison, ensuite, est l'ouverture un peu bizarre, en forme de web-show présenté par Daphne, qui place pour l'occasion quelques flashbacks sur des anciennes affaires résolues par l'équipe, dans les séries précédentes. Cette scène sort tellement de nulle part, et a techniquement si peu d'intérêt scénaristique qu'aussitôt, le spectateur a la puce à l'oreille, et se dit que les personnages mentionnés vont resurgir durant le film, d'autant que le maychant arbore un masque très familier. Et ça ne manque pas de se produire, dans un toutéliage final sympatoche, mais téléphoné.

Ah, et dernier bémol, le manque paradoxal de continuité quant à la soeur cadette de Velma, Madelyn, présentée récemment dans un autre métrage Scooby, et qui ici n'existe tout simplement pas... en dépit du fait qu'elle apparaît une fraction de seconde au détour d'un flashback. Bizarre.

Bref. Ça se regarde, c'est parfois assez drôle, c'est assez joli visuellement, mais ça aurait été beaucoup plus réussi avec 10 minutes de moins.

3.5/6

Dixie contre les Zombies (Mummy, I'm a Zombie) :

Dans cette suite au film Daddy, I'm a Zombie, Dixie doit parvenir à recharger son talisman magique à l'aide des quatre éléments et de ses amis fantômes, tout en s'efforçant de rester l'élève la plus populaire de son école, afin d'être élue au Conseil des étudiants... 

En relisant l'avis que j'avais posté à l'époque du premier film, je m'aperçois que la note finale était finalement assez gentille en regard de la review la précédant.

Car je n'ai finalement pas gardé le moindre souvenir du métrage, et donc ce premier opus serait aujourd'hui plus près d'un 1.5 ou 1.75/6 que d'un 2.25/6.

D'autant que cette suite cumule les mêmes défauts (clichés à gogo, doublage basique, intrigue délayée, animation limitée), sans apporter de véritable amélioration sur aucun plan, autre que (peut-être) le design et la mise en images.

On oublie très vite, donc.

2.25/6 (comme le premier, donc)

Hôtel Transylvanie :

Dans son château en Transylvanie, Dracula (Adam Sandler), sa fille adolescente Mavis (Selena Gomez), et leur armada de spectres, d'esprits et de démons tiennent un hôtel pour créatures de la nuit, où ils reçoivent tous leurs amis monstres loin des humains violents et agressifs. Mais Mavis a des envies d'indépendance, et lorsqu'un jeune globe-trotter humain s'invite au château, c'est la panique générale...

Second visionnage du film, après un premier avis à chaud il y a deux ans. À l'époque, j'avais trouvé l'ambiance du film sympathique, le casting vocal soigné et pertinent, et la direction artistique efficace (bien que somme toute classique) ; le scénario, ultra-cliché et basique, m'avait nettement moins convaincu, tout comme le rythme parfois frénétique et gesticulant du métrage.

Cette fois-ci, cependant, le rythme m'a moins dérangé. Les séquences frénétiques étant pour la plupart concentrées dans la première partie du film, ça se calme ensuite un peu, pour essayer de faire exister ses personnages et leurs émotions... ce qui est louable, en théorie.

MAIS le tout reste tout de même assez brouillon et mal structuré, ou du moins, pas très bien écrit. Le dynamisme et l'énergie insufflés par le réalisateur sauvent les meubles, cependant, et ça reste gentillet. Creux, mais gentillet.

Je lui avais mis un 3/6 à la première vision, mais là, en sachant à quoi m'attendre, c'est un peu mieux passé. Et puis j'aime bien l'univers.

3.25/6

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Halloween Novembrrrfest 2014 - 38 - Kristy (aka Random - 2014), Lord of Tears (2013), In Fear (2013) & Alien Trespass (2009)

Publié le 5 Novembre 2014 par Lurdo dans Oktorrorfest, Cinéma, Critiques éclair, Halloween, Horreur, Fantastique, Drame, Thriller, UK, Comédie, Science-Fiction, Review

Halloween s'en est allé, et l'heure est venue, pour le blog des Téléphages Anonymes, de conclure l'Oktorrorfest 2014, un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Kristy/Random :

Durant les vacances de Thanksgiving, aux USA, une étudiante nommée Justine (Haley Bennett) se trouve seule sur son campus universitaire, où elle devient alors la proie d'un groupe de désaxés brutaux et violents...

Un slasher/survival/quasi-home invasion assez basique, qui aurait pu être efficace et solide, mais qui malheureusement commet une erreur flagrante dès son générique d'ouverture, en faisant de ses bad-guys des anarcho-satanistes ultra-clichés, qui font des sacrifices humains.

Et pourtant, juste ensuite, ça semble repartir tranquillement, avec une mise en place sympathique, et une Haley Bennett assez attachante (et qui porte très bien la petite culotte).

Mais non, dès qu'Ashley Greene se pointe, avec son look de pseudo-sataniste-daaark piercée et tatouée, ça commence à se casser la gueule, pour tomber dans le slasher basique, au déroulement convenu, et au final assez quelconque.

Dommage, parce que ce n'est pas trop mal filmé, dans l'absolu.

2/6

Lord of Tears :

Hanté par des cauchemars étranges dans lesquels apparaît le Seigneur des Larmes, une entité étrange mi-homme mi-hibou, James Findlay (Euan Douglas), un professeur de littérature, retourne explorer sa demeure natale, un manoir écossais, dont il vient d'hériter...

Supposément (à en croire les critiques) un excellent film d'épouvante gothique, voire un futur classique du genre... dans les faits, cependant, un film beaucoup trop moderne dans sa forme (d'aucuns diront "une forme très impressionniste, avec de nombreux plans de coupe, des passages expérimentaux, des montages musicaux au ralentis sur de la dance music, et un montage à la serpe visant à déstabiliser et à transmettre des sensations plus que de la logique" ; d'autres préfèreront dire "bordélique et amateur") et dans son son (du bruitisme) pour parvenir à évoquer vraiment le genre "épouvante gothique".

Pire : la forme s'avère tellement chaotique et clichée qu'elle souligne d'autant les faiblesses de l'écriture (par exemple, la narration en mode dictaphone pas très subtile ou adroite ; la voix off de Moloch qui récite de la poésie) et du reste de la production (interprétation et direction d'acteurs très faibles, rythme assez bancal).

Pour un premier long-métrage, ça aurait néanmoins pu être honorable, si ça ne louchait pas autant sur le vidéo-clip creux, et/ou le travail d'étudiant en cinéma persuadé d'être un artiste profond et ténébreux. Bref, c'est beaucoup trop arty, décousu et infatué pour convaincre, malgré sa créature esthétiquement réussie, et ses paysages superbes.

1/6

In Fear :

Tom (Iain De Caestecker) et Lucy (Alice Englert), jeune couple en route pour un festival de musique au fin fond de l'Irlande, décident de s'arrêter en chemin dans un hôtel reculé pour y passer la nuit. Mais bien vite, ils s'aperçoivent qu'ils sont perdus dans les bois, sur des chemins qui forment un véritable labyrinthe, et que là-dehors, quelqu'un se joue d'eux...

Un micro budget semi-improvisé, et ça se sent, puisqu'à partir d'un pitch intéressant, et au potentiel certain, le film se perd en longueur.

Pour faire simple, il aurait probablement fallu raccourcir le métrage de vingt bonnes minutes pour dynamiser le tout, et éviter au spectateur d'avoir de grosses longueurs d'avance sur les personnages.

En l'état, ce n'est pas désagréable, c'est assez bien joué, et l'atmosphère est convaincante, mais ça perd notablement en intérêt lorsque Max apparaît, et que le tout se transforme en sous-Hitcher assez basique.

3/6

Alien Trespass :

Dans les années 50, une soucoupe volante s'écrase près d'une petite ville américaine. Rapidement, le pilote (Eric Mccormack) doit alors prendre forme humaine, et tenter de capturer un monstre menaçant, échappé des soutes de son vaisseau spatial...

Un gros pastiche décomplexé de toute la science-fiction ciné des années 50, avec ce que ça comporte de rythme pépère, de monstre risible, de personnages formatés, de lieux communs, de clichés, d'effets spéciaux primitifs, etc.

En soi, ce n'est pas vraiment un bon film (ça ne cherche pas vraiment à l'être, de toute façon), mais c'est une bonne imitation, un bon hommage à tout un pan de la culture américaine, et à ses codes.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #647 : SEMAINE ST-VALENTIN - L'Agence Cupidon (2012), Amoureux Malgré Eux (2017) & Girl's Best Friend (2008)

Publié le 12 Février 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Romance, Hallmark, Canada, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. Et cette semaine, on se concentre sur la romance, à l'occasion de la Saint Valentin...

L'Agence Cupidon (Cupid, Inc) :

Alors que son talk show quotidien est en perte de vitesse, Eve Lovett (Joely Fisher) une animatrice tv ne laissant aucune place à l'amour, croise le chemin de Vernon Gart (Jamie Kennedy), un étrange employé de l'Agence Cupidon, qui lui fait part d'une sombre réalité : si Eve ne parvient pas à jouer les entremetteuses pour un couple d'ici la St. Valentin, alors elle ne connaîtra jamais le bonheur sentimental. Hésitante, Eve décide néanmoins de jouer le jeu...

Une comédie romantique Hallmark de la Saint Valentin 2012, qui bénéficie d'une tête d'affiche très sympathique et dynamique (ce qui n'est pas vraiment surprenant, compte tenu de la carrière de Joely Fisher) et d'une distribution agréable (seul Jaime Kennedy semble un peu hors sujet, avec son Cupidon transparent, et limite efféminé), mais souffre d'un script balisé, et d'une musique envahissante et omniprésente.

Rien de désastreux, mais rien de mémorable non plus.

3/6

Amoureux Malgré Eux (Moonlight in Vermont) :

Soudainement quittée par son petit-ami Nate (Jesse Moss), Fiona (Lacey Chabert), spécialiste new-yorkaise en immobilier, décide de se ressourcer dans l'auberge de sa famille, au coeur d'un Vermont enneigé et paisible. Mais à peine arrivée, elle découvre que Nate séjourne là avec sa nouvelle compagne, Haley (Elise Gatien) ; bien décidée à le rendre jaloux, Fiona choisit alors Derek (Carlo Marks), le nouveau chef de l'auberge, pour jouer un temps le rôle de son petit-ami de substitution. Rapidement, cependant, Fiona et Derek finissent par se prendre au jeu, malgré leurs nombreuses différences...

Une comédie romantique made in Hallmark, supposément printanière, mais clairement tournée en hiver tant les paysages très agréables et esthétiques du "Vermont" sont couverts de neige, et les acteurs sont frigorifiés lors des scènes en extérieur ; d'ailleurs, après quelques recherches, il apparaît que ce film était supposé être le second film de Noël 2016 de Lacey Chabert, après A Wish For Christmas, et qu'il était censé se tourner à l'automne, mais qu'il a été repoussé à début 2017 pour laisser le temps à l'actrice de se remettre de sa grossesse et de son accouchement en septembre.

Non pas que cela change grand chose à son déroulement ultra-basique et assez quelconque : on sent que c'est un métrage en pilotage automatique, uniquement là pour permettre à Lacey Chabert de remonter en selle après sa grossesse, avec un film accumulant tous les clichés du genre, dans lequel elle semble plus motivée que précédemment (son personnage est sarcastique et râleur, ça aide), mais n'a pas grande alchimie avec les personnages masculins, globalement assez ternes et insipides (même le père de Fiona s'avère cabotiner plus que de mesure, ce qui a tendance à saboter un peu les scènes d'émotion des deux personnages).

Forcément, ce manque flagrant d'alchimie pose problème dans un téléfilm de ce genre, et Moonlight in Vermont ronronne extrêmement vite, incitant malgré lui le spectateur à aller faire autre chose pendant que l'histoire se termine à l'écran. M'enfin ça fait toujours plaisir de revoir Elise Gatien et Timothy Webber (aka Jerome de Men in Trees) dans de tous petits rôles (un peu ingrats).

2 + 0.5 pour Chabert et les paysages = 2.5/6 (peut-être qu'avec l'ambiance d'un film de Noël, ça aurait atteint la moyenne)

Girl's Best Friend :

Critique musicale new-yorkaise aigrie, cynique et sarcastique, Mary (Janeane Garofalo) est au point mort tant dans sa carrière que dans sa relation avec son compagnon, Jake (Kris Holden-Ried), avec lequel elle refuse de s'engager. Contrainte de se rendre brièvement dans sa famille, voilà alors que Mary doit retraverser tout le pays jusqu'à New-York en compagnie de son pire cauchemar : un petit chien nommé Binky. Mais à sa grande surprise, ce road trip canin va s'avérer une prise de conscience inattendue pour Mary...

Une comédie indépendante, co-production canadienne, qui prend presque le contre-pied total de Entre Chiens et Chats, la rom-com de 1996 dans laquelle Garofalo jouait déjà.

Ici, pas de rom-com à proprement parler, mais plutôt la crise de la trentaine/quarantaine d'une grincheuse finie, qui a toujours une réplique mordante à la bouche, et maintient constamment autrui à distance sans vraiment réussir à tisser des liens sincères avec ses proches.

Pas forcément désagréable, comme road-trip, ça évite la majorité des clichés de la rom-com et du film avec animaux, et l'on sent clairement que ce personnage, c'est Garofalo elle-même, tant les dialogues fleurent bon l'improvisation de la part de l'actrice.

Après, il faut bien avouer qu'un tel degré de sarcasme et de cynisme peut clairement finir par lasser, d'autant que le film a tendance à s'éparpiller, manquant justement du point focal qu'un genre bien défini peut apporter à un film. Cela dit, ce n'était pas désagréable.

3/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien....

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 14 - Les Copains et la Légende du Chien Maudit (2011)

Publié le 25 Septembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Fantastique, Comédie, Jeunesse, Disney

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Les Copains et la Légende du Chien Maudit (Spooky Buddies) :

Dans la ville de Fernfield, le jour d'Halloween, Warwick (Harland Williams) le sorcier maléfique est malencontreusement réveillé par une bande d'enfants accompagnés de leurs chiots, les Copains. Il n'a alors qu'une seule idée en tête : sacrifier les âmes de plusieurs chiots appartenant à la même portée, afin d'invoquer le Chien Maudit, et d'ouvrir la porte menant à l'Outre-Monde....

Honnêtement, quand je me mets devant une production Disney estampillée Halloween, je sais d'avance qu'il ne faut pas que je place la barre trop haut, ou que je juge un tel film familial avec les mêmes critères scénaristiques que j'appliquerais au travail d'un réalisateur réputé, à l'oeuvre sur un blockbuster à plusieurs centaines de millions de dollars de budget.

Généralement, je garde toujours à l'esprit que la cible première d'un tel DTV Disney, ce sont de jeunes enfants peu exigeants, d'autant plus lorsque le film en question met en scène des chiots qui parlent. Ici, avec cette énième déclinaison de la franchise des Copains (les Air Buddies, franchise elle-même déclinée du film Air Bud et de ses suites), je ne m'attendais qu'à une ou deux choses : un minimum d'ambiance automnale et "halloweenesque", des enfants qui ne jouent pas trop mal, quelques visages familiers, et des chiens sympathiques.

Et franchement, je n'ai pas été déçu sur ces points précis, et je dirais même plus que j'ai été très agréablement surpris par la direction artistique et le rendu visuel, globalement très réussis, et quasiment dignes d'une production cinéma pour enfants.

L'ambiance d'Halloween "à l'américaine" est omniprésente, envoûtante, elle dégouline de chaque image, le score est ample et orchestral, et le film aurait probablement récolté un 3/6 indulgent de ma part... s'il n'était pas un plagiat éhonté de Hocus Pocus : Les Trois Sorcières.

Parce que forcément, qui dit Halloween et Disney, dit forcément Hocus Pocus.

Et visiblement, c'est aussi ce que s'est dit le scénariste, puisque ce Spooky Buddies reprend toutes les grandes lignes du film de 1993, ainsi que bon nombre de ses scènes :

- on se retrouve ainsi dans une petite bourgade américaine de la côte Est, où une légende locale veut qu'un sorcier ait été vaincu par les villageois après qu'il ait pratiqué une série de sacrifices sur les chiots locaux ;

- ce même sorcier est ramené à la vie par de jeunes maladroits qui se sont introduits dans sa maison abandonnée, un soir d'Halloween, pendant la tournée du Trick Or Treat. Le sorcier a alors jusqu'à l'aube pour mettre la main sur son grimoire, dérobé par les enfants, et pour terminer le rituel interrompu, s'il ne veut pas retourner au néant.

- les héros sont accompagnés et aidés par l'esprit d'une des victimes sacrifiées par le sorcier, esprit qui prend l'apparence d'un animal domestique parlant ;

- ils sont un temps poursuivis par un semi-zombie obéissant au sorcier, et qui les chasse jusqu'à la salle des fêtes du village, où tous les parents sont réunis pour un bal costumé, tandis que sur scène, un groupe maquillé de manière sinistre reprend une chanson connue à la thématique appropriée (ici, ce n'est pas I Put A Spell on You, mais le Monster Mash) ;

- ces mêmes parents ne croient pas leurs enfants quand ceux-ci interrompent le bal pour les prévenir, et retournent à leur concours de costumes, appréciant notamment au passage la qualité du "costume" du zombie... avant de, plus tard, finir par être tous hypnotisés par le sorcier.

- le sorcier, justement, n'est pas très doué, est effrayé par les costumes des enfants qu'il croise dans la rue ("des démons !"), les imite en frappant à certaines portes, et prend les adultes déguisés qui lui répondent pour des forces surnaturelles.

- on a droit à un face à face dans un cimetière, forcément.

- et n'oublions pas deux autres enfants de la ville, les brutes de service, qui sont capturés par le sorcier, et finissent par aider certains des héros à s'échapper des griffes du malfaisant...

Autrement dit, vous prenez Hocus Pocus, vous remplacez les trois sorcières par un sorcier cabotin, ses victimes canines par des enfants, vous remplacez le chat parlant par un chien parlant, et le trio de protagonistes par une demi-douzaines d'enfants (chacun avec son chien attitré), et voilà, à un ou deux menus détails près, vous vous retrouvez avec ce Copains et la Légende du Chien Maudit.

Autant dire que, malgré ses qualités de production, ce DTV Disney est particulièrement frustrant, pour ne pas dire énervant... d'autant plus qu'il est assez décousu dans sa narration (probablement rythmée de manière à accommoder les coupures de pub de Disney Channel), et que le Chien Maudit du titre finit par être vaincu... par un pet.

3/6 - 1.5 de pénalité pour le plagiat = 1.5/6 pour la direction artistique et l'ambiance.

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Pilotes - Saison 2014-2015 - Sitcoms

Publié le 13 Octobre 2014 par Lurdo dans Critiques éclair, Télévision, Review, Comédie, Sitcom, NBC, MTV, Fox

Passage en revue de quelques-uns des pilotes des nouvelles sitcoms de cette rentrée télévisée américaine 2014-2015 :

A to Z 1x01 :

Une nouvelle rom-sitcom made in NBC, narrée par Katey Segal (avec un accent bizarre par moments...), sur la relation de Zelda (interprétée par la Mère de HIMYM), avocate blasée et distante, et d'Andrew, un employé de site de rencontres, éternel romantique un peu maladroit. Avec en prime Lenora Crishlow dans un rôle secondaire, et un caméo de Lea Thompson pour la caution geek/Retour vers le Futur. Ça se regarde, sans plus... le cast est sympa, ce n'est pas désagréable, mais bon, c'est un peu toujours la même chose, ces rom-sitcoms un peu décalées, et ça ne dure jamais plus d'une saison, donc...

Selfie 1x01 :

Sitcom ABC qui refait My Fair Lady/Pygmalion, avec Karen Gillan en bimbo décérébrée pas très futée qui place la popularité sur les réseaux sociaux avant tout le reste, vit toute sa vie en web 2.0 (à grands coups de gifs, de tumblr, d'instagram et compagnie), et est contrainte de se tourner vers un coach/expert en marketing (John Cho) pour revamper son image et se réinventer en société.

Assez agaçant dans sa forme (Gillan fait de son mieux, mais son personnage est épuisant, à tout commenter en voix off avec un accent californien maniéré, et à parler à 200 à l'heure avec une duckface constante ; les morceaux utilisés - Bad Romance, Selfie, etc - datent déjà pas mal le show), et classique dans son fond, avec son sempiternel "les réseaux sociaux, ce n'est pas la vraie vie, et tes amis facebook ne sont pas des amis IRL", ce n'est donc pas très intéressant pour l'instant. Peut-être que ça trouvera un ton plus convaincant avant d'être annulé, mais je doute.

Manhattan Love Story 1x01 :

Une énième sit-rom-com new-yorkaise made in ABC, avec Jake McDorman et Analeigh Tipton dans les rôles principaux, ceux d'un tombeur sportif qui travaille dans l'entreprise familiale, et d'une pauvre éditrice débutante, maladroite, timide et provinciale (*soupir*). Et tout ce que l'on peut dire de positif sur ce show se résume à "les deux leads sont sympathiques, fonctionnent assez bien ensemble, et Kurt Fuller a un petit rôle secondaire (aka trois répliques par épisode)". Le problème, c'est tout le reste : c'est cliché, basique, limite sexiste (l'ouverture de l'épisode sur lui qui juge et reluque toutes les filles dans la rue, elle qui fait pareil, mais avec tous les sacs à main... huhuhu hilarité), les personnages secondaires sont eux aussi des clichés ambulants, et le pire dans tout ça, c'ets tout de même les voix offs narrant les pensées des personnages en temps réel. Pronostic : annulation en moins d'une saison, voire d'une demi-saison.

Bad Judge 1x01 :

À l'origine, Kate Walsh en juge alcoolique qui couche avec ses témoins, se bourre la gueule jusqu'à l'amnésie, est batteuse dans un groupe, et possède une mémoire de poisson rouge dans le cadre de son job, mais est obligée de cohabiter avec un petit black qu'elle supervise, le tout produit par Ferrell & McKay... Après intervention de NBC, l'arrivée d'une nouvelle showrunneuse, et les réécritures/reshoots/remontages du pilote, le tout se résume à "Kate Walsh est une juge rock et facile, mais elle a bon fond, et elle est super-compétente malgré ses défauts." Le gamin est évacué à la fin du pilote, et tout se finit bien pour tout le monde. C'est gentiment inoffensif, faussement provoc, le montage est bordélique (la continuité est désastreuse), et bien sûr, ce n'est pas particulièrement drôle : en fait, ça ressemble à Bad Teacher (dans les deux cas, Ryan Hansen inside), et vu que BT a été annulé en quelques semaines...

Happyland 1x01 :

Toujours au rayon "foutons notre pilote à la poubelle, et repensons-le depuis le début", MTV avait vu Adventureland, le film de 2009 avec K-Stew & Eisenberg, et avait décidé que ce serait fun d'en faire une adaptation officieuse en sitcom. Entre temps, cependant, MTV s'est aperçu que la nostalgie 80s, ça ne marchait pas vraiment sur son public (à moins de moderniser à la Teen Wolf), et donc ils ont fout le script à la poubelle, et ont pondu une idée "extraordinaire" : une jeune employée cynique qui travaille avec sa mère dans un parc d'attraction, mais veut prendre son envol, jusqu'à ce que les abdos d'un nouveau collègue lui fassent changer d'avis. Un collègue dont elle tombe amoureuse, qu'elle embrasse, et qui s'avère être... son demi-frère. *insert dramatic chipmunk* EDGY ! MTV !! YEAAAAAH !!

*soupir*

Mulaney 1x01 :

Sitcom Fox sur un comédien de stand-up (Mulaney) qui galère, et qui décroche un job backstage pour un animateur/producteur de jeux tv à très fort caractère (Martin Short).

Pas très intéressant, entre les passages de stand-up à la Seinfeld à chaque coupure pub, le lead assez maniéré, raide et robotique dans sa diction, ses deux colocataires - le sidekick black & la fille énergique, agressive et grande gueule -, leur pote rondouillard, le voisin un peu cinglé (et flamboyant)... rien n'est naturel, tout semble affreusement forcé et sent le déjà-vu, bref... une série avortée de plus, qui se fait joyeusement démonter par la critique.

Cristela 1x01 :

Une latina trentenaire, saoulante impertinente et un peu ronde, étudiante en droit, décroche un stage dans un cabinet d'avocats prestigieux, mais sa famille n'est pas contente. Une sitcom ABC qui n'a aucune autre ambition que d'être un Ugly Betty-like dans le milieu du droit, filmé en studios, et clairement (voire uniquement) à destination du public latino. Voilà voilà, circulez, pas grand chose à voir.

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Halloween Oktorrorfest 2014 - 30 1/2 - Sunday Bonus : Full Eclipse (1993), Extraterrestrial (2014), Don't Blink (2014) & Wolves (2014)

Publié le 26 Octobre 2014 par Lurdo dans Oktorrorfest, Cinéma, Critiques éclair, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Action, Thriller, Jeunesse, Science-Fiction

Halloween approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Full Eclipse :

Flic sans peur et sans reproches, Max Dire (Mario Van Peebles) voit sa vie s'effondrer au terme d'une mission catastrophique, qui coûte la vie à son partenaire, et voit son épouse le quitter ; lorsque son partenaire revient mystérieusement à la vie, avant de suicider pour de bon, Max est recruté par Adam Garou (Bruce Payne), pour rejoindre un groupe de vigilantes opérant en dehors des paramètres légaux, et s'injectant avec un sérum faisant d'eux des mi-hommes mi-bêtes...

Un thriller typiquement direct-to-video des 80s/90s, réalisé par Anthony Hicock, et qui cumule pas mal de tares assez rédhibitoires : c'est assez fauché, régulièrement mal joué, mal post-synchronisé, le rythme est plat et monotone, et la créature est d'un ridicule achevé, filmée en ultra-gros plans, histoire de cacher la misère du boss final.

Je ne retiens que Bruce Payne (qui cabotine), dont le personnage de maychant a pourtant des motivations intéressantes (c'est uniquement un flic fatigué de l'inefficacité de la police, et désireux de faire respecter la loi et l'ordre).

1/6

Extraterrestrial :

Une bande de jeunes en week-end dans un chalet forestier est confrontée à des aliens agressifs...

Un bon gros navet qui recycle tous (mais alors TOUS) les clichés hollywoodiens existant sur les extraterrestres (qu'ils proviennent de la tv ou du cinéma), et les applique à un groupe de jeunes particulièrement stupides, tout droit sortis d'un slasher lambda. Alors certes, visuellement, ça a une certaine prestance (surtout comparé aux Grave Encounters 1 & 2 des mêmes Vicious Brothers), mais malheureusement c'est tellement creux et balisé (sans même parler de l'écriture pataude à base d'intervenants extérieurs qui viennent expliquer le pourquoi du comment toutes les vingt minutes) qu'on finit par regarder le tout d'un oeil particulièrement distrait.

Et puis paradoxalement, en lieu et place d'une progression et d'une montée en puissance dans l'horreur et le suspense, la montée en puissance se fait dans le grotesque (mention spéciale à la scène supposément ultra-dramatique de la survivante en train de rappeler les aliens avec un feu d'artifice...), et culmine avec une sonde anale sanglante, une déclaration d'amour larmoyante au milieu de nulle part, et cette fausse happy end télégraphiée au possible, qui font rire plus qu'autre chose (déjà que l'illustration musicale pataude, et la Zimmer Horn of Doom à chaque manifestation alienne, ça donne envie de se facepalmer...)

1.25/6 pour la photographie et le rendu visuel.

Don't Blink :

Un groupe de dix amis arrive dans une station de ski déserte et, en panne d'essence, ils décident d'y passer la nuit... jusqu'à ce qu'ils commencent à disparaître un par un.

Un film fantastique au postulat initial qui rappelle Phantoms de Dean Koontz, et qui aligne une distribution de seconds couteaux sympathiques (Mena Suvari, Brian Austin Green, Joanne Kelly, Zack Ward, Robert Picardo, Fiona Gubelmann)... mais qui s'écroule rapidement sous le poids de son scénario insuffisant et de son interprétation inégale.

Le suspens est en effet quasiment absent, le mystère reste inexpliqué, les personnages basculent trop rapidement dans la surexcitation et la violence, bref, ça devient vite fatiguant.

Et l'on se surprend à se dire qu'un pitch pareil aurait très bien fonctionné à la télévision, en 30-45 minutes, alors que là... ça perd rapidement son intérêt.

2/6

Wolves :

Cayden Richards (Lucas till), un lycéen orphelin, a de plus en plus de mal à contrôler ses pulsions bestiales : loup-garou, il finit par agresser sa petite-amie, et tuer ses parents adoptifs. En fuite, et sur les conseils de Wild Joe (John Pyper-Ferguson), il se met en route pour la ville de Lupine Ridge, dirigée d'une main de fer par le menaçant Connor (Jason Momoa)... son père.

Un supernatural teen movie particulièrement basique, qui ressemble à un pilote de série tv plus qu'à autre chose, et qui est le fruit du travail du co-scénariste de X-men, X2, Watchmen et du Roi Scorpion.

Visuellement parlant, c'est assez quelconque, et avec beaucoup de gros plans tv ; les garous, eux, sont très proches de Beast, des X-men, ce qui fonctionne parfois (lors des affrontements mano à mano par exemple, même s'ils virent souvent au match de catch) mais à d'autres moments, est assez ridicule, et donne plus l'impression de  voir des hommes-chats ou des hommes-ours que des hommes-loups.

Le scénario, lui, est cousu de fil blanc, plombé par une narration un peu inutile, et donne vraiment l'impression de regarder des épisodes de True Blood ou de Teen Wolf consacrés à la meute, etc...

Bref, c'est assez bavard, pas toujours très bien joué, Momoa est une erreur de casting improbable (trop jeune, trop typé) malgré sa présence indéniable à l'écran, et pour un premier essai derrière la caméra, celui-ci est loin d'être transformé.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #883 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Petits Coups Montés (2018) & Ibiza (2018)

Publié le 10 Février 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Comédie, Romance, Netflix, Musique, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec chaque jour plusieurs critiques de films romantiques...

Petits Coups Montés (Set It Up - 2018) :

Épuisée par sa patronne autoritaire (Lucy Liu), Harper (Zoey Deutch) décide de faire équipe avec Charlie (Glen Powell), lui aussi assistant d'un patron insupportable et capricieux, Rick (Taye Diggs). Pas insensibles au charme l'un de l'autre, les deux vingtenaires mettent ainsi leurs talents en commun pour jouer les entremetteurs, et amener les deux cadres à se rencontrer, à tomber amoureux l'un de l'autre, et à enfin laisser un peu respirer leurs subordonnés...

Comédie romantique diffusée sur Netflix, fruit des efforts d'une réalisatrice de nombreuses sitcoms et autres séries tv comiques, et premier scénario de la productrice de films comme Hot Pursuit : En Cavale et Célibataire, Mode d'Emploi.

Pas grand chose d'original au programme, donc, puisque tous comptes faits, on aurait pu avoir exactement le même script (avec une distribution un peu moins mémorable) sur UpTV ou Hallmark.

La seule différence, ici, est donc ce cast plutôt sympathique et dynamique, entre Zoey Deutch et Glen Powell (déjà ensemble dans Everybody Wants Some !!, en 2016), Lucy Liu et Taye Diggs en patrons insupportables (Diggs en fait un peu trop, mais Liu rebascule avec grand plaisir en mode Ling d'Ally McBeal), et quelques seconds rôles sympatoches, parmi lesquels Pete Davidson en meilleur pote gay, et Titus Burgess en technicien étrange.

Sans cette distribution agréable à suivre, le film peinerait à atteindre la moyenne, dans le genre, d'autant que le métrage souffre (étrangement, compte tenu des antécédents de la réalisatrice) d'un manque de rythme assez paradoxal, et d'un bon quart d'heure de trop.

En l'état, c'est tout à fait regardable (les 20 dernières minutes sont même assez amusantes), mais le tout est honnêtement très peu mémorable.

3/6

Ibiza (2018) :

Envoyée par sa patronne à Barcelone pour y conclure une affaire, Harper (Gillian Jacobs), épuisée et au point mort dans sa vie privée, y est accompagnée par ses deux meilleures amies, Nikki (Vanessa Bayer) et Leah (Phoebe Robinson), bien décidées à profiter de l'occasion pour prendre des vacances festives entre copines. Mais à Barcelone, Harper a le coup de foudre pour Leo (Richard Madden), un DJ qui n'est pas insensible à son charme. Elle décide alors d'oublier la raison de sa présence en Espagne, pour se rendre à Ibiza et retrouver l'objet de son affection...

Initialement, je pensais que ce Ibiza (premier film de son réalisateur et de sa scénariste) était une énième girl comedy façon Mes Meilleures Amies et autres métrages du même genre avec humour trash et femmes qui font autant de conneries que les hommes (une certaine conception du féminisme, je suppose), d'autant que Will Ferrell et Adam McKay sont producteurs, et qu'une ex du Saturday Night Live (Vanessa Bayer) est à la distribution.

Mais en fin de compte, il s'avère que ce Ibiza est une comédie romantique entre Gillian Jacobs et Richard Madden, rom-com qui n'est que déguisée en party movie se voulant déglingué.

Le seul problème étant que le film ne fonctionne pas vraiment, que ce soit en tant que party movie (sur les 90+ minutes du métrage, il doit bien y avoir 25-30 minutes de remplissage creux avec des scènes de night-club, de foule qui danse, de DJs qui mixent, et d'EDM surmixé pour donner l'illusion d'un métrage dynamique), en tant que comédie trash de filles (les gags sont vraiment faiblards et assez timides), ou en tant que comédie romantique (puisque la romance, qui sert pourtant de fil conducteur, est finalement assez vite expédiée, et sans grand développement).

Ibiza finit par être plus proche d'un simple film de vacances, avec de beaux paysages, pas forcément mis en valeur par une photographie très saturée, et par une caméra constamment portée.

Dans l'ensemble, malgré sa distribution pas forcément désagréable (même si Watkins et Bayer surjouent gentiment, et que Robinson est transparente au possible), Ibiza est un film plat, sans réelle direction, et qui présente des personnages immatures et irresponsables, en espérant que le spectateur s'identifient à eux malgré leurs défauts.

Mouais.

1.75/6 (allergiques à la dance music s'abstenir)

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien....

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Halloween Oktorrorfest 2018 - 66 - Pandemonium (1982) & Wildling (2018)

Publié le 2 Novembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, Fantastique, Jeunesse, Comédie

Chez les Téléphages Anonymes, du 1er octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur....

Pandemonium (1982) :

En 1982, 20 ans après la mort tragique de cinq pom-pom girls aux mains d'un psychopathe, le camp d'entraînement de cheerleaders d'It Had To Be, Indiana, rouvre ses portes, sous la supervision de Bambi (Candice Azzara), seule survivante du massacre. Elle supervise ainsi Candy (Carol Kane), aux pouvoirs surnaturels ; Mandy (Teri Landrum), une reine de beauté naïve ; Sandy (Debralee Scott), exigeante et aux standards très élevés ;  Andy et Randy (Miles Chapin & Marc McClure), qui n'ont que le sexe en tête ; et Glenn Dandy (Judge Reinhold), à la famille excentrique. Mais un tueur rôde toujours, et les cheerleaders ne peuvent compter que sur l'enquête de Cooper, un mountie (Tom Smothers), sur son cheval et sur son adjoint (Paul Reubens) pour espérer survivre...

Sortie la même année que National Lampoon's Class Reunion, et peu de temps après Full Moon High, cette comédie parodique lorgne à nouveau sur un humour absurde à la ZAZ, façon Y-a-t-il un pilote dans l'avion ?, arrivé en salle en 1980. Mais contrairement aux deux films chroniqués un peu plus tôt dans la journée, ici, ça fonctionne.

Principalement parce que le film est assez rythmé, et que ses personnages sont tous vraiment très excentriques : en poussant le curseur assez loin, les scénaristes (dont un scénariste de télévision) atteignent ce degré d'absurdité qui fait que même les gags les plus ratés (et il y en a beaucoup) parviennent tout de même à arracher un sourire au spectateur.

On regrettera que le tout soit néanmoins un peu trop décousu et brouillon, une impression encore renforcée par la sous-intrigue de Cooper et de Pee-Wee, qui ne fonctionne pas vraiment, et semble souvent rattachée à l'arrache au reste du métrage.

C'est dommage, parce qu'il y a dans ce slasher parodique un bon paquet de gags visuels et de répliques qui n'auraient pas été déplacées dans un ZAZ.

3/6

Wildling (2018) :

Lorsqu'elle est retrouvée par les autorités suite au suicide de son geôlier (Brad Dourif), Anna (Bel Powley) ne connaît rien à la vie, ayant été maintenue pendant toute son enfance dans une chambre isolée du reste du monde. Prise sous son aile par le shérif Cooper (Liv Tyler) et son frère (Collin Kelly-Sordelet), Anna réintègre alors la société moderne, mais rapidement, elle s'aperçoit que, privée des injections quotidiennes que lui faisait son "père", Anna commence à changer de manière inattendue...

Mouais. Encore un de ces films d'horreur (ce n'en est pas vraiment un, d'ailleurs, on est plus dans le fantastique adolescent frôlant par moment le genre young adult) auréolé d'une bonne réputation critique et festivalière, d'un buzz certain, et qui finissent malheureusement par vraiment décevoir.

Ici, sans être rédhibitoires, les problèmes sont multiples, et principalement au niveau de l'écriture : avec sa structure on ne peut plus basique, le film ne laisse aucune place au mystère ou au suspense. Il est clair dès le début qu'Anna est un garou, et on passe donc tout le film à attendre mollement que la métamorphose s'accomplisse ; si, à la limite, le scénariste/réalisateur faisait quelque chose d'intéressant avec ce postulat de départ, et son traitement, cette attente ne serait pas bien génante.

Mais non : les thématiques et la métaphore puberté/transformation garoue/perte de contrôle sur le corps ont déjà été bien traitées ailleurs, et Wildling ne leur apporte rien de bien probant ou d'original. Ce qui, ajouté à un déroulement prévisible au possible, donne un vrai sentiment de déjà vu et de film dérivatif.

On fermera aussi les yeux sur le dispositif improbable du récit, qui plonge cette pauvre Anna dans une vie normale et une existence lycéenne quelques jours/semaines après avoir été libérée de sa "cellule", sans le moindre soutien psychologique ou la moindre surveillance. Ou encore, on tentera de ne pas trop se braquer en voyant la direction que prend le récit dans son dernier tiers, quand Anna, en pleine mutation, s'enfuie dans les bois avec le frère du shérif, tombe enceinte de lui, et se venge de tous les chasseurs qui la traquent en les tuant un à un en mode ninja.

D'autant que, pour une raison ou une autre, le scénariste a eu les yeux plus gros que le ventre, sur la fin du film, avec des images de synthèse, un Dourif en mode Van Helsing, une Anna maquillée des pieds à la tête, etc : ça n'est pas forcément désastreux, mais ça ne fonctionne pas vraiment, et on passe plus de temps à lever les yeux au ciel qu'à prendre le tout au sérieux (l'ermite de la forêt, notamment, mérite un bon gros soupir).

Heureusement que le personnage d'Anna est interprété par une actrice attachante et expressive, Bel Powley (déjà vue dans Détour, entre autres), qui parvient à rendre son personnage sincère et crédible, même dans les moments les plus délicats (ou lorsqu'elle est couverte de maquillage et parle avec de fausses dents).

Dans l'ensemble, une petite déception, qui souffre vraiment d'être un premier film pas forcément maîtrisé, mais qui reste relativement bien filmé.

2.75/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 2 (première partie)

Publié le 24 Juillet 2013 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Star Trek

(Dans l'ordre de prod/ordre de diff) :

2x01 (2x02) - Initiations :

Oh, un Chakotay-centric, qui fait office de Kazon-centric par la même occasion... et oh, quelle surprise, Chakotay continue d'accumuler les clichés du natif-américain télévisuel, pendant que les Kazons continuent de ressembler à des Klingons au rabais. Heureusement qu'il y a Nog en Kazon, pour sauver un peu le tout... mais sinon, c'est bien joué, mais pas très passionnant, d'autant que le maquisard qui vante les mérites d'une Fédération/d'une Starfleet qu'il a pourtant rejetée, ça fait un peu tache.

2x02 (2x05) - Non Sequitur :

Pas forcément beaucoup plus réussi, ce Kim-centric (logique, me direz-vous ^^)... principalement parce que Wang est beaucoup trop terne et inexpressif dans ce récit, et pas aidé par la compagne de Harry, à peu près aussi motivée. Cela dit, ça fait illusion pendant les dix premières minutes malgré tout, notamment parce que c'est sympa de voir un peu la Terre, mais ça se délite ensuite rapidement, ça perd en intérêt, ça traîne, etc... jusqu'au reset final, attendu. Ça aurait été nettement mieux si le duo Paris/Kim avait été en place dès le premier tiers de l'épisode, et pas uniquement dans les cinq dernières minutes.

2x03 (2x07) - Parturition :

Paris et Neelix coincés dans une grotte avec un bébé alien en caoutchouc à leur charge. Ouép. Vlà le début de saison bien piteux, avec cette suite de trois épisodes (et les nouvelles coupes de cheveux de Janeway et B'elanna)... bon, je ne suis pas forcément objectif, puisque que Neelix jaloux/le triangle amoureux avec Paris/le "jeu" de J-Lien me donnent généralement des envies de meurtre, mais là, pff. Un peu comme le précédent, ça se regarde tranquillement pendant le premier tiers, et progressivement, ça commence à devenir longuet et cheesy. Ça aurait pu être pire, certes... m'enfin quand même, je commence à comprendre pourquoi j'ai effacé de ma mémoire les deux ou trois premières saisons du show.

2x04 (2x08) - Persistence of Vision :

Roh c't'intro avec Janeway énervée qui va embrasser le Lord machintruc de son holosimulation de romance gothique à la con... bon, heureusement, ensuite, ça devient plus intéressant, puisque l'holosim trouve sa justification dans le récit. Cela dit, les persos sont un peu lents à la détente, et galèrent à faire le lien entre les hallucinations de Janeway/des autres officiers et le vaisseau alien qui vient d'arriver. Ah, et B'elanna qui a un faible pour Chakotay, faible qui disparaîtra tout aussi vite qu'il est venu, laule. Mais bon, pas trop grave, tout ça.

2x05 (2x09) - Tattoo :

Je ne l'ai vraiment pas aimé, celui-là, et ce malgré le fait que l'épisode ne soit pas forcément mauvais en soi. Mais j'ai énormément de mal avec la spiritualité des Indiens vue par les scénaristes de Voyager : c'est naïf, c'est basique, assez peu inspiré, et à la limite de la caricature. Donc là, quant en plus on nous fait le coup de "les dieux de la tribu de Chakotay sont des aliens, sur lesquels le Voyager tombe par hasard", c'est beaucoup trop Ancient Aliens à mon goût, et je décroche totalement. Mais je dois bien avouer que le dilemne de Chakotay, entre Foi et modernité, est assez bien écrit, et le Doc avec la grippe (et la voix de Batman) est amusant.

2x06 (2x10) - Cold Fire :

Le retour de l'intrigue du Caretaker via sa compagne, et un Kes-centric plutôt intéressant dans son genre, malgré une absence d'enjeux inévitable (of course le Voyager ne va pas rentrer à la maison à la fin de l'épisode, et of course l'Ocampa sinistre est iiiiiveul ^^), et une fin décevante à la Scanners du pauvre, agrémentée d'un reset des pouvoirs de Kes.

2x11 - Maneuvers :

Le retour des Kazons et de Seska, dans un épisode très sympathique, malgré quelques problèmes d'écriture parfois flagrants (les téléportations à gogo pendant la bataille finale, par exemple, ou encore la manière dont la grossesse de Seska est amenée à la fin).

2x12 - Resistance :

L'away-team est capturée par un gouvernement hostile, pendant que Janeway est sauvée par un autochtone un peu cinglé. Bien interprété, et pas forcément inintéressant... sauf que je n'ai pas du tout accroché à la relation entre Janeway et l'alien, à la folie du personnage, à son drame personnel, tout ça. Ni à Janeway qui se la joue séductrice pour distraire un garde. Bof, donc.

2x13 - Prototype :

Arf, celui-ci, je m'en souvenais, avec ses robots hostiles au design de cyberman des 60s et à l'apparence fauchée. Un épisode particulièrement quelconque et tout sauf mémorable, malgré Roxann Dawson qui porte l'épisode sur ses épaules.

2x14 - Alliances :

La suite des Kazons, avec le Voyager qui tente de conclure une alliance avec certaines des sectes, tandis que les tensions internes s'accroissent à bord. Pas désagréable du tout, bien qu'un peu basique et téléphoné.

(à suivre)

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Halloween Oktorrorfest 2013 - 13 - Evil Dead 2013 & Dark Touch

Publié le 29 Octobre 2013 par Lurdo dans Oktorrorfest, Cinéma, Critiques éclair, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Drame, France, Irlande

Halloween approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant tout le mois d'Octobre, et la première quinzaine de Novembre...

Evil Dead 2013 :

(mise à jour le 15/10/2016)

Réunis dans un chalet forestier pour tenter de sevrer l'une d'entre eux (Jane Levy), une bande de jeunes y découvre un vieux grimoire, le Necronomicon, et déchaîne sans le vouloir tous les démons de l'enfer...

Vu assez tardivement, et je suis resté plutôt indifférent. Non pas que ce soit une purge, mais je crois que tout ce qui me dérange dans ce métrage peut être synthétisé en une seule scène : l'ouverture du livre par le chevelu, qui combine connerie abyssale d'un personnage insipide, et "remise au goût du jour" de morceaux du film original sans aucune raison valable.

Autrefois, on avait le Necronomicon, un ouvrage écrit en lettres de sang sumériennes et relié de peau humaine, empli de dessins incompréhensibles et inexplicables, qui parlaient supposément de créatures indicibles et plus vieilles que tout... il y avait un certain mystère, une impression d'inconnu, entretenue par la voix sur le vieux magnétophone, qui récitait des incantations obscures...

Là, on se retrouve avec un livre sataniste standard, avec certes une écriture indéchiffrable, mais taggée et traduite en long, en large et en travers dans toutes les langues dont l'anglais, avec des pentagrammes inversés, des têtes de bouc et des gravures au style assez moderne sur toutes les pages... bref, niveau mystère, c'est le degré zéro, et ça ramène le bouquin à un grimoire de sorcellerie lambda, l'entité à un démon basique au possible, qui obéit à des règles (d'ailleurs, je ne suis pas vraiment certain de comment le scénario arrive à comptabiliser ses cinq âmes ingérées, mais bon, fermons les yeux sur la "logique" du métrage), qui suit des étapes bien illustrées sur le livre, histoire de pouvoir faire le parallèle à l'écran, etc.

En gros, ça donne l'impression d'avoir été bien recadré, recalibré, simplifié, et affadi et rendu beaucoup plus accessible pour un public moderne. Donc forcément, après, les deadites de ce remake qui ressemblent à de bêtes possédés sortis de l'Exorciste... ça ne surprend pas vraiment ; là aussi, ça facilite la compréhension et l'adhésion du spectateur de base, en lui rappelant les possédés qu'il a l'habitude de voir.

Et il en va de même pour tout le reste : quand ça remake, ça singe en moins intéressant ou inventif, et quand ça tente de s'écarter du remake pur et dur, ça s'écroule un peu sous le poids des clichés et du manque d'inspiration.

Sans compter que le sérieux confondant de l'entreprise fait que les moments repris des deux derniers opus de la trilogie manquent de leur recul et de leur second degré originels : par conséquent, on frôle régulièrement l'overdose d'effets forcés, de litres de sang gratuits, de rappels qui ne fonctionnent pas, parce que l'univers de cet Evil Dead est trop ancré dans le premier degré pour rendre crédible tout ce que traverse Jane Levy avant d'arriver au générique de fin (je pense notamment à l'auto-déchirage spontané de bras, vraiment too much).

Pour résumer : prégénérique totalement inutile et creux, maquillage des Deadites trop "Exorciste", personnages agaçants et en carton pâte, métaphore de l'addiction assez lourde, et impression de best-of pour les nuls de la trilogie originale, qui troque une montée en puissance potentielle pour du gore et du sanguinolent non-stop, quitte à anesthésier les sens du spectateur, et à perdre tout impact.

Quand à Jane Levy, elle est trop mignonne et en bonne santé pour paraître être une droguée ayant besoin d'un sevrage brutal... mais on ne peut pas nier qu'elle donne de sa personne !

3.25/6 (c'est regardable, c'est louable dans ses intentions de départ, mais ça s'arrête là)

Dark Touch :

Une fillette maltraitée se retrouve orpheline suite au massacre de sa famille par "les objets de sa maison". Puisque personne ne la croit, la voilà cependant placée chez ses voisins, sous la supervision d'une assistante sociale... mais les forces maléfiques l'ont suivie...

Supposément une perle méconnue du cinéma de genre, voilà un film d'horreur franco-irlandais qui louche très fortement sur une combo de Carrie (et de American Haunting pour la thématique), avec la fille de Ronan Keating dans le rôle principal.

Assez bien exécuté, techniquement parlant (même si certains seconds rôles sont assez moyens), le film souffre cependant d'une écriture particulièrement agaçante et pataude : non seulement le métrage aurait pas mal gagné à ne pas détailler l'avant-drame de manière pesante et surlignée (c'est bon, on a compris qu'il s'agissait d'inceste, pas besoin d'en rajouter des couches et des couches), mais ensuite, la partie "Carrie" dégénère très rapidement en quelque chose de too much, de cliché et d'assez fatiguant. Dommage.

2.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 79 - Saga Leprechaun - Leprechaun (1993), Leprechaun 2 (1994) & Leprechaun 3 (1995) + Rumpelstiltskin (1995)

Publié le 10 Novembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie

Chez les Téléphages Anonymes, l'Halloween Oktorrorfest - notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur - continue jusqu'à la fin de la semaine...

Leprechaun :

Dix ans après qu'un Leprechaun (Warwick Davis) ait traqué un homme ayant dérobé son or depuis l'Irlande jusqu'en Caroline du Nord, Tory Redding (Jennifer Aniston) et son père (John Sanderford) emménagent dans les parages pour l'été. Bien vite, cependant, un trio de peintres en bâtiments local (Ken Olandt, Mark Holton & Robert Hy Gorman) libère malencontreusement le Leprechaun, qui commence alors à rechercher son or, et à massacrer tous ceux qui se dressent sur son chemin...

En revoyant le premier opus de cette série, signé Mark Jones (producteur/réalisateur/scénariste de tv), j'ai tout de suite compris pourquoi j'avais nettement plus de souvenirs des suites que de ce premier chapitre : il est, au mieux, médiocre, et clairement très daté.

Il faut au moins une demi-heure pour qu'il se produise quelque chose d'intéressant, le rythme est anémique, les personnages humains insipides et caricaturaux, et il n'y a quasiment jamais la moindre tension dans tout ce métrage (la faute à une réalisation plate et quelconque).

Après, le Leprechaun en lui-même est presque plus sympathique qu'autre chose, que ce soit sur son tricycle ou dans sa voiture, son maquillage est réussi (les autres effets, notamment les mises à morts, sont nettement plus inégaux) et Warwick Davis semble suffisamment s'amuser pour que l'on ne s'ennuie pas trop dès qu'il est à l'écran et fait son numéro, mais à part ça... bof.

2/6

Leprechaun 2 :

Le Leprechaun est de retour à l'occasion de la Saint Patrick, et il se cherche une fiancée, mille ans après que sa promise lui ait échappé. Il arrête alors son choix sur Bridget (Shevonne Durkin), descendante de sa fiancée d'alors, et se mesure alors à Cody (Charlie Heath), le petit ami de Bridget, un jeune bonimenteur qui s'occupe de visites touristiques de la ville avec son oncle magouilleur (Sandy Baron), et qui a l'une de ses pièces d'or en sa possession...

Tout de suite, c'est nettement plus sympathique, de l'introduction historique au développement de la mythologie, avec une réalisation, un rythme, un humour et une écriture plus aboutis.

Là, la star, c'est clairement le Leprechaun, et Warwick Davis s'en donne à cœur joie (la séquence du Leprechaun ivre mort dans le pub, avec tous les nains qui l'encouragent, et la gueule de bois qui s'ensuit face à un Michael McDonald sarcastique, est très rigolote, et son maquillage reste de toute façon très efficace), soutenu par une bande originale de Jonathan Elias, plutôt compétente.

Cela dit, ça ne suffit pas pour en faire un bon film, même avec de brèves apparitions de Clint Howard et de Tony Cox : non seulement il y a toujours quelques longueurs, mais l'actrice principale est en effet franchement médiocre, sa post-synchronisation laisse beaucoup à désirer, son body double est évident, et dans l'ensemble, elle tire le métrage vers le bas, puisqu'elle est la "princesse en détresse" de service, et qu'elle tient donc une place non-négligeable dans le récit.

Mais en comparaison du premier épisode, il y a du mieux.

3.25/6

Leprechaun 3 :

Vendu sous la forme d'une statue à une boutique de prêteur sur gages de Las Vegas, le Leprechaun revient à la vie et tente de retrouver l'une de ses pièces d'or pouvant exaucer des voeux. Mais la pièce circule actuellement dans la ville, et finit entre les mains de Scott (John Gatins), un étudiant qui a des vues sur la belle Tammy (Lee Armstrong)...

Vivaaaaaaaaaaaaaaaaaa Las Vegas.... mouais.

Pas vraiment fan de cette version clinquante et nettement plus comique/décomplexée du Leprechaun. Probablement parce que le rythme n'est pas là (la demi-heure d'ouverture est laborieuse), que les règles entourant les Leprechauns changent à chaque film (ici, on est presque dans du Wishmaster), et parce que l'écriture met tellement l'accent sur les one-liners et les gags entourant le Leprechaun que tout le reste passe au second plan, notamment les mises à mort.

En prime, on a une musique assez fauchée au synthétiseur, des protagonistes principaux et secondaires pas très intéressants, un ton global très caricatural, et, ce qui n'aide pas, un concept de base (la rivalité entre le Leprechaun et le jeune héros qui se transforme lui aussi en Leprechaun, et est interprété de manière aussi subtile que le Rumpelstiltskin grimaçant de Once Upon A Time) qui ne fonctionne jamais vraiment totalement, et se conclue de manière décevante.

Mieux que le premier, mais en-dessous du deuxième.

2.75/6

Rumpelstiltskin :

Enfermé par une sorcière du 15ème siècle dans une statue étrange, Rumpelstiltskin (Max Grodénchick), une créature difforme voleuse de bébés, s'échappe de sa prison à notre époque, lorsque Shelly (Kim Johnston Ulrich), la veuve d'un officier de police de Los Angeles, libère malencontreusement la créature. Celle-ci décide alors de faire sienne le bébé de Shelly, et se lance à sa poursuite...

Un sous-Leprechaun, justement réalisé et écrit par le créateur de ce dernier, deux ans après avoir signé le premier volet (particulièrement médiocre) de la saga mettant en scène Warwick Davis.

Sans surprise, donc, c'est tout aussi médiocre, avec un aspect technique (réalisation, montage, rythme, musique, bruitages, humour, post-synchronisation) globalement assez fauché, daté et basique, et un récit qui prend la forme d'une grosse course-poursuite (avec "hommage" à Terminator 2 et à Duel en prime) de 65 minutes (une fois toute la présentation des personnages évacuée), globalement très molle.

Et sans surprise, là encore, le seul qui s'en tire avec les honneurs (ou presque : l'héroïne n'est pas mauvaise actrice, dans l'absolu, et la photographie d'une scène ou deux paraît plus travaillée que la moyenne) est le monstre, Max Grodénchick (ce bon vieux Rom !) sous un maquillage tout à fait respectable signé Kevin Yagher.

Bref, à peu près autant d'intérêt que Leprechaun, premier du nom (dont ça reprend beaucoup de moments et de ressorts narratifs), un peu plus de moyens mis dans l'introduction en flashback historique et dans les cascades automobiles (!), une héroïne un peu plus tenace et un méchant un peu plus agressif, mais beaucoup moins d'ambiance et de folklore, et surtout une illustration musicale pop/rock vraiment WTF et calamiteuse.

2/6

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Catch Review : TNA One Night Only - Victory Road 2017 (14/04/2017)

Publié le 16 Avril 2017 par Lurdo dans Review, Télévision, Catch, TNA, ONO, Critiques éclair

Pour une raison obscure, Jarrett et compagnie ont décidé, cette année, de rebaptiser le Knockouts Knockdown annuel du nom d'un des anciens PPVs de la compagnie, Victory Road. On se retrouve donc avec ce Victory Road 2017, dans lequel de multiples compétitrices indépendantes affrontent les catcheuses sous contrat, avec à la clef un contrat d'un an avec la compagnie. Ce qui est toujours mieux que le titre de "Reine des Knockouts" qui était habituellement décerné... et aussitôt oublié !

TNA One Night Only - Victory Road 2017 - 14/04/2017 :

- Interview de Rachael Ellering (fille de Paul Ellering, aka Mr Road Warriors & Authors of Pain) en coulisses, interrompue par Lauren Van Ness, et mini-brawl. Relativement efficace.

- Comme d'habitude, JB dans le ring pour présenter, avec l'aide de Gail Kim, la soirée & les participantes :
# Kayci Quinn, vue dans quelques épisodes d'Impact récents, une rouquine entraînée par Jay Lethal, et assez moyenne au micro.
# Leva Bates, aka NXT's Blue Pants, ici en cosplay d'écolière manga que je ne reconnais pas, et qui fait une promo plutôt forcée.
# Amanda C. Rodriguez, ACR, elle aussi aperçue durant un épisode d'Impact, une grande latina dans une forme physique et une tenue très peu flatteuses, et qui nous fait une promo médiocre.
# MJ Jenkins, aperçue durant un épisode d'Impact, une black à la coiffure improbable, qui a fait 22h de bus depuis NYC, et qui semble très à l'aise au micro, et dynamique.
# Alisha Edwards (Alexxis Nevaeh), la femme d'Eddie Edwards, une petite blonde minuscule qui ne fait pas grande impression.
# Santana Garrett, que la compagnie avait totalement gâchée lorsqu'elle était sous contrat sous le pseudo de Brittany, et qui semble à l'aise.
# Rebel, de retour (alors qu'elle n'avait jamais vraiment quitté la compagnie, mais bon), qui pose énormément, et fait une promo assez forcée, là aussi.

- A-Love vs Kayci Quinn. Dix minutes tout sauf mémorables, et semblant être là pour qu'A-Love domine, fasse son numéro, et meuble beaucoup. Mwé. Ah, et on initialise ici le compteur des interventions extérieures pendant le match : 1/1.

- Allie vs Leva Bates. 12 minutes de comédie un peu maladroite et forcée (et un peu trop bavarde de la part d'Allie), qui ne débouche sur rien de vraiment intéressant. Gros bof. Compteur d'interventions : 2/2.

- Diamante vs ACR. Nettement plus solide et compétent que les deux matches précédents, même si le muffin top disgracieux d'ACR (qui passe son temps à rajuster son pantalon trop petit) l'empêchera probalement de décrocher un contrat télévisé pour le moment. Après, ce n'était pas particulièrement rythmé (tous les matches font une dizaine de minutes, ce soir, ce qui est trop), ou mémorable, et le compteur passe à 3/3.

- MJ Jenkins vs Rosemary. MJ n'est pas mauvaise au micro, mais ce match était assez décevant, avec une MJ qui tente de la voltige et des acrobaties, mais semble se déplacer au ralenti, être hésitante, et tout simplement ne pas être au niveau de Rosemary la plupart du temps. On va mettre ça sur le compte de sa nervosité. Compteur d'interventions extérieures : 4/4.

- Sienna vs Alisha. Un match compétent, même si Alisha n'est là que parce que c'est la femme d'Eddie Edwards. Non pas qu'elle soit particulièrement mauvaise, mais elle est simplement bien trop générique, dans le registre petite blonde qui refuse de s'avouer vaincue. Compteur d'interventions : 5/5.

- Santana Garrett vs Brandi Rhodes. Assez bonne surprise, avec une Brandi Rhodes qui tient le rythme, grâce à une Santana très expérimentée, qui l'a bien aidée pendant tout le match. Rien d'exceptionnel, mais vu le niveau de la soirée, ce n'était pas désagréable. Et pas d'intervention !

- Rebel vs ODB. Aïe. De la comédie pas drôle avec Earl Hebner, de l'action quelconque à tendance médiocre (Rebel s'est améliorée, mais bon, ce n'est pas encore ça ; ODB est en pilotage automatique), et globalement, une gentille perte de temps.

- LVN vs Rachael Ellering. Promo compétente de LVN en pré-match, et un affrontement assez classique entre la heel dominante, et la babyface blessée mais vaillante. Ellering est à sa place dans le ring, et le match est globalement efficace et solide.

- Tag Team Match entre toutes les gagnantes de la soirée. Pas désagréable, comme souvent, mais rien d'exceptionnel, d'autant que la gagnante était peu surprenante.

 

Dans l'ensemble, un show très décevant, qui ne méritait pas d'être rebaptisé, et au niveau in-ring assez médiocre. Les nouvelles lutteuses étaient, dans l'ensemble, assez  peu convaincantes, et le booking de l'ensemble de la soirée et des matches était particulièrement paresseux, ce qui est très agaçant. On saluera tout de même la performance de Brandi Rhodes, aidée par la toujours efficace Santana Garrett, et celle de Rachael Ellering, qui ferait une bonne recrue si elle n'allait probablement pas finir à la WWE après le tournoi féminin qui y est prévu...

Et donc, au terme de la soirée, deux lutteuses ont été signées : Alisha Edwards (forcément *soupir*) et MJ Jenkins (mwé). Décevant, comme je le disais.

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Les bilans de Sygbab - Seaquest DSV : saison 3 (1995-1996)

Publié le 13 Mai 2017 par Sygbab dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Sygbab, Science-Fiction, Aventure

Sygbab regarde (beaucoup) la tv, Sygbab écrit (parfois) des bilans : retrouvez-les sur le blog des Téléphages Anonymes !

SeaQuest DSV - Saison 3 (a.k.a SeaQuest 2032 - Saison 1) : 

La note d'intention pour cette ultime saison est contenue dans le titre remanié : nous avons droit à un reboot de la série, qui part dans une toute autre direction. Pour cela, l'équipe scénaristique n'hésite pas à employer les grands moyens en éludant complètement le catastrophique cliffhanger du final de la saison 2. En effet, tout l'équipage se retrouve sur Terre dix ans plus tard, grâce à une explication assez risible et qui est bien commode pour justifier la disparition de deux membres.

Le contexte politique a bien changé : pendant que le SeaQuest était sur une autre planète, la géopolitique a subi de profondes modifications et a vu l'émergence de la confédération Macronésienne - dirigée par le président Bourne - et de l'Alliance, sa force militaire. Grâce à ses liens étroits avec ce nouveau leader, Deon a également pu étendre son empire économique par le biais de son entreprise Deon Industries. L'UEO s'en trouve donc fragilisée, et la paix n'est plus à l'ordre du jour tant une troisième guerre mondiale menace d'éclater à tout instant.

Le retour du sous-marin tombe donc à point nommé pour devenir un atout indispensable dans l'arsenal de guerre de l'UEO, sous la main de fer du Capitaine Hudson. Exit Bridger, qui a décidé d'aller à la recherche de son fils qui serait toujours en vie. Un prétexte fallacieux qui trahit le personnage, dont les fondements étaient liés à son deuil suite au décès de sa femme et la perte de son fils au combat. Passons...

Cette nouvelle orientation offre donc une saison centrée sur de la géopolitique guerrière, mais le postulat de départ est assez grossier. Lors de l'ouverture de la saison, le capitaine Hudson explique que la disparition du SeaQuest a entraîné un manque de contrôle du commerce de la part de l'UEO, ce qui a permis à Deon de s'imposer mondialement et de financer l'armée de Bourne, qui n'aurait sinon pas pu contrôler un territoire marin si important dans un laps de temps aussi court.

Or, le SeaQuest a toujours été un sous-marin utilisé pour la recherche scientifique, et dans un second temps comme une force pacificatrice. Il n'a jamais été question d'intervenir dans la régularisation du commerce. Ce n'est donc pas crédible un seul instant.

Ce parti-pris a des conséquences fâcheuses, car les missions confiées au SeaQuest sont constamment associées à des magouilles de Deon Industries ou à un possible conflit avec la confédération Macronésienne, ce qui donne un côté répétitif et sans surprise puisque les épisodes se suivent et se ressemblent. La caractérisation des antagonistes n'est pas non plus des plus subtiles : Deon est un requin, Bourne un dictateur fasciste, et tous deux sont prêts à n'importe quoi pour renforcer leur pouvoir.

Cependant, la soi-disante menace que devrait représenter ce dernier ne se fait jamais réellement sentir. Et c'est bien dommage, car en plus d'avoir posé des bases au mieux bancales, les scénaristes n'exploitent même ce qu'ils ont mis en place. Mieux traité, l'aspect politique aurait pu être intéressant, et l'aspect guerrier aurait donné lieu à des batailles sous-marines explosives.

C'est néanmoins l'occasion de voir évoluer un Capitaine Hudson taillé pour la situation et caractérisé de manière convaincante, incarné par un Michael Ironside impeccable. Les rapports avec ses officiers sont très formels, et il n'accepte pas les civils. C'est la raison pour laquelle Dagwood et Lucas s'enrôlent, et dans le cas de ce dernier, cela lui donne plus de responsabilités,qui l'amènent à faire des erreurs mais également à gagner en maturité puisqu'il en tire des leçons.

La discipline imposée par Hudson rejaillit sur tout l'équipage et, chose étonnante, Piccolo en devient presque attachant - son apprentissage de la lecture étant plutôt bien géré. Les scénaristes ont enfin compris que le mettre en avant de manière excessive le rendait irritant, et appliquent le même raisonnement à Dagwood qui est moins présent. Mais c'est gênant de constater que leur temps d'antenne doit être réduit pour les apprécier : c'est bien qu'il y a un problème d'écriture.

Autre symptôme de cette incapacité à traiter les thèmes de cette saison : le meilleur épisode, dans lequel Bridger s'oppose au SeaQuest - reprend des éléments qui fonctionnaient à merveille dans la première saison, et notamment la relation père/fils entre Bridger et Lucas dont les opinions sont divergentes. L'utilisation de Darwin fait également plaisir, car le pauvre dauphin en est réduit à un rôle faire-valoir alors qu'il était dans la premère saison un élément essentiel ainsi qu'une des originalités de la série.

Mais c'est bien le seul épisode où Bridger est bien écrit : on apprend qu'il a supervisé plus jeune des expérimentations menées sur les GELF, alors qu'il était profondément choqué dans la saison 1 lorsqu'il découvrait avec son équipage qu'un savant fou avait créé ses propres enfants, en les dotant de branchies. Encore une trahison impardonnable du personnage...

Si par moments on s'ennuie ferme, cette saison reste largement supérieure à la précédente. Ce qui n'est pas un exploit en soi, mais parfois il faut savoir niveler par le bas... Évitons les mauvais jeux de mots, mais c'est un sacré gâchis d'avoir torpillé cette série qui avait un véritable potentiel. Bien exploité, cela aurait donné lieu à quelque chose de plus mémorable. Mais avec des si...

 

 

Retrouvez aussi le bilan de la saison 3 de Seaquest DSV publié sur ce même blog par Lurdo !

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Les bilans de Sygbab - LEXX : saison 3 (2000)

Publié le 1 Juillet 2017 par Sygbab dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Sygbab, Science-Fiction, Canada, Allemagne

Sygbab regarde (beaucoup) la tv, Sygbab écrit (parfois) des bilans : retrouvez-les sur le blog des Téléphages Anonymes !

Lexx - Saison 3 :

Après une première saison en forme de mini-série et une deuxième saison composée dans sa grande majorité de loners structurés autour d'un fil rouge, cette troisième saison s'oriente sur un format feuilletonnant. L'action se déroule essentiellement sur deux planètes jumelles dont Lexx croise le chemin après 4000 ans d'errance dans l'espace (l'équipage sort alors de la cryo-stase dans laquelle il était plongé). L'une est entièrement composée d'océans, l'autre est totalement désertique, et chacune possède des villes construites sur des tours.

L'intrigue amène Stan et ses compagnons à effectuer des allers et retours entre les deux planètes, et les scénaristes s'en donnent à coeur joie pour alterner les séparations et les retrouvailles afin de donner une nouvelle dynamique au groupe. Au fur et à mesure de leur découverte des deux mondes, ils rencontrent d'anciennes connaissances à priori décédées (Bunny, Fifi, Mantrid, Jigarata, pour ne citer qu'eux), qui ne connaissent pas le concept de la naissance.

Le voile est levé dans le final : les deux planètes sont des représentations du paradis et de l'enfer, peuplées par l'essence vitale des individus qui ont été jugés après leur mort. Un concept intéressant qui permet de faire le procès de Stan dans l'avant-dernier épisode  - alors que les scénaristes jouaient de son égoïsme exacerbé, il paie ici les conséquences de ses mauvais choix - et qui remet en perspective certains éléments disséminés au cours de la saison comme la différence marquée entre les souffrances endurées sur la planète Fire et les bonheurs de la planète Water - incongrus dans la Dark Zone.

C'est également en cohérence avec la thématique principale, à savoir la distinction entre le Bien et le Mal, ainsi que les choix moraux que doivent effectuer Stan et Xev. Celui qui les met face à leurs reponsabilités est sans doute l'atout principal de la saison : Prince. Il déjoue sans cesse la mort, peut apparaître où et quand il le veut quand il veut, possède la capacité de prendre l'apparence de n'importe qui (un don bien entendu exploité pour proposer des situations improbables, comme Xev qui aurait envie de coucher avec Stan), et veut détruire la planète Water par tous les moyens car il est le mal incarné. Tout cela fait de lui un personnage à la fois charismatique, fascinant et inconsistant. A l'évidence, le ton est plus sérieux, et même si l'humour noir est toujours là, sa portée est bien moindre qu'auparavant.

Cette nouvelle orientation engendre bien évidemment des adaptations dans l'écriture, qui n'est pas exempte de tout défaut. Il est toujours plus difficile de construire une saison autour d'un arc unique, et parfois les ficelles utilisées pour que l'intrigue rebondisse sont assez grossières. L'alternance des villes visitées a également ses limites car les épisodes ne sont pas toujours des plus passionnants (le concept est exploité jusqu'au bout : pas moins de quatre épisodes portent le nom de la ville que le téléspectateur va découvrir en même temps que les protagonistes). Enfin, le conflit perpétuel entre les deux planètes ne se ressent pas vraiment, à quelques exceptions près. Quoi qu'il en soit, il faut saluer cette prise de risque : l'équipe en place ne s'est pas contentée de dupliquer une recette qui avait déjà fonctionné en prenant le parti de tenter tout autre chose.

À côté de ça, il y a un véritable développement des personnages. Outre le cas de Stan qui a déjà été évoqué et 790 qui apparaît moins à l'écran après avoir opéré un revirement à 180° puisqu'il/elle a désormais les yeux roses transis d'amour pour Kai - ce qui n'est pas plus mal tant il est agaçant -, le Brunnen-G et Xev ne sont pas laissés de côté.

Quelques éléments nous sont fournis pour mieux comprendre l'état de mort-vivant du premier cité : il a été décarbonisé, et certaines parties de son corps sont mécaniques (comme son entrejambe, raison pour laquelle il ne peut pas goûter à certains plaisirs). Son statut est représenté de manière symbolique en fin de saison, lorsqu'il est en train de couler vers le centre de la planète Water et qu'il rencontre son essence vitale, coincée entre les deux mondes.

Concernant Xev, il faut signaler une nouveauté : son ADN de lézard sert enfin, et lui confère le même genre de pouvoirs que les reptiles (notamment le roulé-boulé qui leur permet de se déplacer à une allure fulgurante). C'est un élément qui n'avait pas vraiment été exploité jusqu'à présent et il est plaisant de constater qu'il sert enfin.

Son passé sur B3K est l'objet de flashbacks, afin de montrer dans quelles conditions elle a été élevée. Vivant dans une boîte - à la dure donc -, son éducation avait pour seul but de l'entraîner à être une femme parfaite, anticipant tous les désirs de son mari. Finalement, elle était presque prédestinée à être une esclave sexuelle, ce qui remet en perspective sa condamnation initiaie.. Mais elle a su passer au-delà et a réussi à se forger une personnalité forte.

Il est difficile d'évoquer des points de comparaison avec les saisons précédentes puisque le format, la structure et les ambitions sont bien différentes, mais le côté un peu trop sérieux par moments ne convient pas réellement à la série. C'est dommage car la ligne directrice est très intéressante, et en y mettant plus de folie cela aurait donné un traitement original à un thème très classique. Il faudrait que cet esprit déjanté règne dans la saison 4, puisque l'équipage se dirige vers la Terre qui était en orbite inversée avec les planètes jumelles, et sur laquelle devraient se trouver toutes les essences vitales libérées par leur destruction. Il y a de la suite dans les idées, et le potentiel pour faire quelque chose de bien.

 

(voir aussi : bilan saison 1 ; saison 2)

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Un film, un jour (ou presque) #436 : Passengers (2016)

Publié le 25 Janvier 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Drame, Science-Fiction, Romance, Review

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Passengers :

Passager d'un vaisseau spatial dormant embarqué dans un voyage de plus d'un siècle, Jim (Chris Pratt), un technicien voyageant en classe économique, est arraché à son hibernation lorsque le vaisseau traverse un champ de météorites qui endommage ses équipements. Seul à bord de ce navire luxueux, à 90 ans de sa destination, il tente alors de s'occuper, puis il rencontre Aurora (Jennifer Lawrence), elle aussi passagère, et le couple se rapproche, alors même que les pannes techniques se multiplient autour d'eux...

Attention, SPOILERS : ce résumé officiel (ainsi que la bande-annonce du film) est totalement mensonger.

Car Passengers est un film étrange et très frustrant, vendu comme une romance dans l'espace entre deux acteurs charismatiques et attachants, mais qui en fait, s'avère plutôt une sorte de 10, Cloverfield Lane qui ne s'assumerait pas, avec un homme séduisant et athlétique en lieu et place de John Goodman.

Je caricature un peu, bien entendu, mais contrairement à la comédie romantique spatiale sur fond de catastrophe (Titanic in Space, en somme) décrite dans le résumé et les bandes-annonces, on est plus ici, dans un "Syndrome de Stockholm - le film", avec ce mécanicien lambda qui, au bout d'un an de solitude, et plutôt que de se suicider ou d'envisager de passer 89 autres années seul, commence à fantasmer sur une autre passagère endormie ("Aurora", comme dans La Belle au Bois Dormant, quelle subtilité), qu'il finit par réveiller/condamner à une vie solitaire en sa compagnie, puis qu'il séduit après lui avoir caché la vérité, et expliqué qu'ils n'avaient pas d'autre choix que de rester seuls... assez glauque, en fin de compte, et je comprends que le département promotionnel du studio ait tout fait pour cacher ce malaise, et pour vendre un film plus glamour et spectaculaire.

D'ailleurs, je me suis constamment demandé à quel point cet aspect du script avait été étouffé par la production au fil du tournage, à mesure que le projet prenait de l'ampleur, que Jennifer Lawrence était choisie pour le rôle féminin, etc.

Car ponctuellement, le script semble vouloir aborder frontalement ces questions de morale ambiguë, ainsi que des notions comme les différences de classe, etc... mais systématiquement, elles sont désamorcées par des explications superficielles (pourquoi telle ou telle chose ? Parce que telle ou telle pseudo-raison totalement arbitraire), ou par des rebondissements qui font office de distraction.

C'est bien simple, lorsque Jim avoue à Aurora que depuis un an, il lui ment, et qu'il est responsable de ce qui lui est arrivé, le film ne passe pas plus de cinq minutes sur les conséquences de ce mensonge : elle s'indigne, elle le frappe, elle boude, il lui fait des "excuses" tout en la surveillant via le système de vidéo de bord (glauque, bis), il tente de la reconquérir, et... Laurence Fishburne débarque, pour la dernière demi-heure de film, dans laquelle le récit devient un survival à effets spéciaux qui ne revient plus vraiment jamais sur les actes de Jim, et au terme duquel les deux amants sont réconciliés.

Distraction !

(d'ailleurs, la réaction de Fishburne aux aveux de Jim est tellement peu marquée qu'elle en devient risible)

On se retrouve donc avec un script qui ne semble jamais vraiment certain de vouloir assumer ses choix narratifs, et qui, par conséquent, donne un peu l'impression d'avoir des personnalités multiples. D'un côté, l'homme seul face à l'espace et à une mort certaine ; ensuite, une romance futuriste ; à côté, un survival de science-fiction, bourré de jargon technique sans intérêt ; sans oublier ce côté un peu malsain du personnage de Pratt... En n'assumant pas pleinement chacun de ces aspects, et en tentant de tous les combiner, le film finit par sembler bancal, victime de grosses ficelles narratives censées faire passer des transitions et des rebondissements un peu trop gros.

N'importe quel spectateur, en voyant le film, se posera certainement des questions à certains sujets (pourquoi ne réveiller personne d'autre - des ingénieurs ou techniciens civils - pour aider à ouvrir la porte du cockpit, alors même que le navire part en morceaux autour d'eux ? Pourquoi n'y a-t-il qu'un lit médical pour plusieurs milliers de passagers ? Pourquoi n'y a-t-il aucun caisson d'hibernation de rechange ? Pourquoi n'y a-t-il aucun système automatisé qui réveillerait l'équipage en cas de problème technique ?, etc, etc, etc), et envisagera probablement de nombreuses manières d'améliorer le script, en le faisant basculer plus franchement dans une direction ou une autre : thriller (ouvrir le film sur le réveil d'Aurora, garder son point de vue pendant tout le récit, et révéler que Jim a totalement perdu la tête, l'a réveillée après plusieurs années... et qu'elle n'est pas la première à lui avoir servi de Belle au Bois Dormant), romance (laisser Aurora se réveiller suite à un vrai dysfonctionnement technique, ce qui placerait les deux protagonistes sur un pied d'égalité), film d'aventures (comment une journaliste et un mécanicien vont-ils réussir à sauver tous les passagers endormis de ce navire avant une collision fatale ?), etc...

Et je ne parle même pas de la happy end prévisible du film, une fin rendue possible par de grosses ficelles scénaristiques qui placent Jim dans la position du héros qui se sacrifie, et qui justifie à posteriori son geste en montrant que s'il n'avait pas réveillé Aurora, le duo n'aurait pas pu sauver le vaisseau, whouhou, c'est beau l'amour, le destin, etc... *facepalm* 

2.5/6 (parce que c'est bien produit, réalisé, interprété, que les effets spéciaux sont réussis, et tout et tout... ça aurait même pu être 3/6 si le score de Thomas Newman n'était pas aussi insipide et dérivatif)

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Un film, un jour (ou presque) #650 : SEMAINE ST-VALENTIN - Marions-nous ! (2015), Un Baiser au Coin du Feu (2017) & L'Inconnu du Bal (2018)

Publié le 15 Février 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Drame, Romance, Review, Télévision, Hallmark, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. Et cette semaine, on se concentre sur la romance, à l'occasion de la Saint Valentin...

Marions-nous ! (Jenny's Wedding) :

Jenny (Katherine Heigl) vit depuis cinq ans une parfaite histoire d'amour avec Kitty (Alexis Bledel), sa "colocataire", mais elle n'a jamais osé avouer la vérité à sa famille. Un jour, cependant, elle décide de se marier et de fonder une famille, et fait le grand saut : ses parents (Tom Wilkinson et Linda Emond) et sa soeur (Grace Gummer) découvrent le mensonge de Jenny, et c'est toute la cellule familiale unie qui s'effondre soudain...

Apparemment inspiré des expériences familiales de la scénariste/réalisatrice septuagénaire, ce drame indépendant est plein de bons sentiments, mais a un problème de taille : il est particulièrement daté et balisé.

Si ce métrage était sorti tel quel il y a 15-20 ans, les réactions particulièrement basiques des personnages auraient fait sens ; mais aujourd'hui, de telles réactions épidermiques (la sœur jalouse et compétitive, les parents qui ne comprennent pas et rejettent en bloc, les voisins qui montrent du doigt et qui jasent, etc), bien que toujours possibles, sont un peu caricaturales, du moins à ce degré.

Et comme le film reste totalement élémentaire dans son approche du sujet, n'injectant jamais le moindre humour, la moindre originalité, ou la moindre modernité dans les rapports de tous ces personnages, on se retrouve avec un métrage particulièrement standardisé, digne d'un téléfilm Lifetime un peu friqué, et honnêtement assez platement écrit.

Qui plus est, il est un peu difficile pour le cynique qui sommeille en moi de ne pas me demander si ce script n'était pas un moyen pour Heigl, à la carrière en sérieuse perte de vitesse et à la popularité en berne, de se racheter une image et une crédibilité en jouant un personnage LGBT fort...

Mais trêve de mauvaise foi, d'autant que Heigl, comme la plupart des autres acteurs de la distribution, s'acquitte très bien de son rôle, et est très convaincante (on ne peut pas en dire autant de Bledel, mais c'est plus la faute de la scénariste, qui ne développe jamais le personnage, ni ne lui donne plus de 15 lignes de dialogue dans tout le film, ce qui l'empêche - et par extension, empêche le couple qu'elle forme avec Heigl - d'exister).

Pour résumer, l'interprétation des acteurs sauve le film de la médiocrité, sans toutefois parvenir à vaincre les clichés et les dialogues peu inspirés qui font de ce métrage une énième variation sur ce sujet, sans la moindre originalité intrinsèque.

2.25/6

Un Baiser au Coin du Feu (Campfire Kiss) :

Enseignante en mathématiques zélée et protectrice, Dana (Danica McKellar) couve un peu trop son fils adolescent (Dylan Kingwell) et décide, pour se faire pardonner, de l'emmener dans un camp de vacances en pleine nature. Là, elle tombe sur Steve (Paul Greene), père célibataire spontané et aventureux d'une jeune adolescente (Alissa Skovbye) en difficulté scolaire, et rapidement, les deux unités monoparentales se rapprochent, en dépit de leurs différences...

Comédie romantique/familiale made in Hallmark, Campfire Kiss n'évite pas les clichés habituels de la mère célibataire rigide, peureuse et über-organisée (avec la collègue/bff ethnique et l'ado timide et maladroit) opposée à un père de famille cool, aventureux, bricoleur et détendu, mais dépassé par son adolescente, avec les deux parents qui se rencontrent en vacances, s'éprennent l'un de l'autre, et se rapprochent de par leur complémentarité vis à vis de leurs enfants respectifs, blablabla.

En fait, à peu de choses près, on n'est pas loin du postulat de départ d'une comédie comme Famille Recomposée, sans le budget voyage qui avait payé des vacances africaines à Adam Sandler et Drew Barrymore.

Ici, on a donc un script assez basique, un couple principal qui fonctionne assez bien, un camp de vacances plus hivernal que printanier, et une écriture assez inégale, qui confère au tout un rythme un peu nonchalant et décousu.

Sans surprise, le métrage ressemble ainsi plus à une suite de scénettes prévisibles qu'à un vrai récit, et on sent que McKellar était productrice, car son personnage passe plusieurs scènes à vanter de manière forcée et maladroite les mérites des mathématiques, comme si elle faisait la promotion de l'un des nombreux livres éducatifs pour enfants dont elle (diplômée en mathématiques) est par ailleurs l'auteur.

Dans l'ensemble, donc, rien de vraiment formidable : l'interprétation est honorable, et ça a bon fond, mais ça ne restera vraiment pas gravé dans les mémoires, surtout si l'on a revu Famille Recomposée récemment.

Un petit 3/6 (et encore...)

L'Inconnu du Bal (Very, Very, Valentine - 2018) :

Fleuriste et botaniste amateure, Helen (Danica McKellar) rencontre un séduisant inconnu - Charles (Damon Runyan) - lors d'un bal masqué se tenant aux Jardins Botaniques, et tombe sous son charme ; mais ce dernier disparaît, laissant derrière lui la rose qu'il portait à sa boutonnière. Helen le retrouve alors et commence à le fréquenter, sans se douter que Henry (Cameron Mathison), le meilleur ami de la jeune femme, est épris d'elle, et que ce sont ses conseils qui guident Charles dans leur relation...

À nouveau Danica McKellar, mais dans un autre registre, celui d'une version de Cendrillon dans laquelle les protagonistes auraient échangé leurs places, avec le "Prince" qui s'enfuie, et laisse derrière lui quelque chose permettant à sa belle de le retrouver (le tout mâtiné de Cyrano, avec Charles qui séduit Helen grâce aux conseils secrets de Henry). 

Rien de forcément très original, rien de très subtil, c'est vraiment cousu de fil blanc, mais à la limite, pourquoi pas. Le vrai problème, cependant, c'est la distribution masculine de ce téléfilm : comme je l'avais mentionné dans ma critique de Le Festival de Noël, Damon Runyan fait un partenaire romantique très peu engageant, dans de tels métrages ; il manque d'énergie, de punch, de charisme, bref, il est assez terne et oubliable.

Face à lui, Cameron Mathison s'en sort mieux... mais il n'a pas grande alchimie romantique avec McKellar (en tant qu'amis de toujours, aucun problème, mais lorsqu'il s'agit de transformer cette alchimie en quelque chose de romantique, ça ne marche pas vraiment).

Résultat : le film ronronne très rapidement, les seconds rôles sont oubliables, les montages musicaux sur fond de pop sont quelconques, et les enjeux de la dernière demi-heure laissent globalement de marbre.

Un bon gros bof, donc.

2.5/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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