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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Résultat pour ""stranger things""

Blog Update ! - Août 2018 (deuxième quinzaine) & Septembre 2018

Publié le 28 Septembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Les bilans de Lurdo, Update, Télévision

Après un Mois Français des plus médiocres, la rentrée a été chargée sur le blog des Téléphages Anonymes, avec beaucoup de sorties au cinéma et en vidéo...

#806 : Tag (2018) - 3.5/6

#807 : Mariage à Long Island (2018) - 1.75/6

#808 : The Problem With Apu (2017) - 2.5/6

#809 : Forgetting the Girl (2012) - 3.5/6

#810 : Liberation Day (2016) - 4.25/6

#811 : Dernier été à Staten Island (2015) - 3.25/6

#812 : Ant-Man & La Guêpe (2018) - 4/6

#813 : Vinyl (2012) - 3/6

#814 : Mission Impossible 6 - Fallout (2018) - 3.75/6

#815 : Skyscraper (2018) - 2.5/6

#816 : Living on a Razor's Edge - The Scott Hall Story (2016) - 4.25/6

#817 : Intramural (aka Balls Out - 2014) - 1.5/6

#818 : Ma Mère et Moi (2015) - 3.25/6

#819 : Moi, Jennifer Strange, Dernière Tueuse de Dragons (2016) - 2.25/6

#820 : Our Brand is Crisis (2005) - 3/6

#821 : Que le Meilleur Gagne (2015) - 3.5/6

#822 : Sahara (2017) - 2.5/6

#823 : L'Espion qui m'a larguée (2018) - 2.5/6

#824 : Walk Like a Panther (2018) - 2/6

#825 : Solo - A Star Wars Story (2018) - 2.5/6

#826 : iBoy (2016) - 3/6

#827 : Pourquoi J'ai Pas Mangé mon Père (2015) - 2.5/6

#828 : The Big Show - A Giant's World & Signature Sounds - The Music of WWE - 4.25/6 & 2/6

#829 : Step Sisters (2018) - 3/6

#830 : Carnage chez les Puppets (2018) - 2.25/6

#831 : Bombshell - The Hedy Lamarr Story (2017) - 4/6

#832 : Little Bitches (2018) - 2/6

#833 : Teen Titans Go ! To The Movies (2018) - 4.25/6

#834 : Chasseuse de Géants (2017) - 2.5/6

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# Grand écran :

Ce mois-ci, pas de grandes variations au niveau des notes : pas de chef d’œuvre, pas de daube intégrale, mais une majorité de films se situant autour de la moyenne, soit par manque d'originalité, ou par manque d'inspiration.

Au niveau comédie, notamment, le bilan est très quelconque, et peu mémorable. Mais même des films encensés par la critique (comme le dernier Mission Impossible) sont en fait bourrés d'imperfections... des imperfections, heureusement, loin d'être rédhibitoires.

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- Film du mois :

Si l'on excepte les documentaires (très bonne surprise que le Liberation Day de Laibach), pas de film se démarquant vraiment de la moyenne, si ce n'est Ant-Man et la Guêpe, un Marvel mineur mais néanmoins sympathique, et le très amusant Teen Titans Go ! To The Movies, une sorte de Deadpool tous publics, décalé et dans la continuité directe de la série.

- Flop du mois :

L'un des films du mois est un Disney (-Marvel), et donc, très logiquement, le flop du mois est lui aussi un Disney (-Lucasfilm), à savoir Solo - A Star Wars Story.

Certes, dans l'absolu, j'ai vu pire, ce mois-ci, et certains films ont des notes plus faibles (notamment le dernier Sandler), mais en regard des attentes et du minimum syndical attendu d'un film estampillé Star Wars, Solo se vautre lamentablement et mérite le titre : c'est mou, c'est visuellement très terne et laid, et surtout, c'est totalement inutile. Un film que personne ne réclamait, et qui ne sert à rien...

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# Petit écran :

Une rentrée placée sous les signes de la comédie et des drames historiques, avec d'un côté plusieurs sitcoms déjantées, plus ou moins réussies (Ryan Hansen Solves Crimes on Tv, Let's Get Physical, Corporate, Wrecked, Trial and Error, Selfie, LA to Vegas), et de l'autre, des séries en costume, comme Picnic at Hanging Rock, Howard's End, ou encore Tutankhamun : trois mini-séries globalement peu convaincantes, principalement à cause de problèmes d'écriture et d'adaptation.

Sans oublier la saison 8 de Dexter, chroniquée ici très tardivement (en même temps, vu le niveau du programme...), et la saison 1 de Youth & Consequences, un teen-drama assez générique made in YouTube.

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# À venir :

Dès demain, comme tous les ans, l'Halloween Oktorrorfest 2018 commence sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme, chaque jour, plusieurs critiques de films d'horreur et de films fantastiques, très appropriés à la période de la Toussaint qui approche, et le week-end, des séries du même acabit.

Et, pour commencer ce marathon de l'horreur,  quelques séries anglaises (Inside N°9, The League of Gentlemen), quelques vers géants (Tremors 6 et la série télévisée), de la science-fiction horrifique bancale (Flatliners, The Cloverfield Paradox), et bien plus encore !

 

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien....

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Les bilans de Sygbab - Tekwar : saisons 1 et 2 (1994-1996)

Publié le 26 Juillet 2020 par Sygbab dans Action, Critiques éclair, Les bilans de Sygbab, Review, Science-Fiction, Télévision, USA

Retour de Sygbab, qui part dans les étoiles, pour un bilan unitaire d'une ancienne série inspirée des écrits d'une légende de la science-fiction télévisuelle...

Tekwar - saisons 1 et 2 (1994-1996) :

2045. Parmi toutes les avancées technologiques de l'humanité, au nombre desquelles les androïdes, qui font désormais partie intégrante de la population, et une Matrice qui permet d'explorer le web de manière interactive, le Tek, une nouvelle drogue permettant à ses utilisateurs de voyager dans un univers imaginaire, émerge et fait des ravages. Accusé de l'avoir vendue, l'officier de police Jake Cardigan (Greg Evigan) est condamné à être cryogénisé pendant une période de 15 ans ; après un peu plus de quatre ans, il est cependant libéré, sous l'impulsion du mystérieux Bascom (William Shatner), et se retrouve embauché à Cosmos, une société de sécurité dirigée par son bienfaiteur... dans laquelle travaille son ancien partenaire, Sid (Eugene Clark).

Basée sur des livres (co)écrits par William Shatner himself, l'intrigue de Tekwar est tout d'abord développée par le biais de quatre téléfilms à la qualité assez disparate, parfaitement représentative de son époque, avec une imagerie désuète, surtout en ce qui concerne la Matrice.

Pour autant, les efforts fournis pour dépeindre un univers dirigé par de grandes corporations qui font leurs affaires autour de cette puissante drogue (le concept des trips autour de réalités virtuelles et sensorielles n'est pas sans rappeler le film Strange Days, qui sortira quelques années après la première saison) sont assez louables, même s'ils ne sont pas complètement couronnés de succès.

En effet, les à-côtés sont presque rédhibitoires, puisque le manque de rythme y est flagrant et que les scènes d'action sont peu engageantes. Pourtant, cela donnera lieu à une suite sous la forme d'une saison unique de 18 épisodes.

Malheureusement, les défauts entrevus lors des téléfilms n'y sont pas gommés. Certes, le duo que forment Cardigan et Sid fonctionne plutôt bien, mais cela ne durera pas. En effet, ce dernier ne tarde pas à être abattu froidement dans une scène sacrément mal amenée, laissant la place à une nouvelle recrue en la personne de Sam Houston (Maria Del Mar). Son association avec Jake n'aide ainsi pas la série à avancer dans le bon sens car il n'y a aucune alchimie entre les deux protagonistes.

De plus, malgré la richesse intrinsèque de ce monde aux accents cyberpunk, les scénaristes se cantonnent à proposer un cop show banal, si l'on fait exception du cadre dans lequel les enquêtes se déroulent. Par ailleurs, le schéma de ces dernières est souvent répétitif puisqu'il s'agit la plupart du temps de de traquer de méchants dealers qui vendent le tek dans les sombres rues des quartiers mal fréquentés.

Cette drogue est synonyme de déchéance de la société, appelant l'homme à assouvir tous ses plus bas instincts, ainsi que le symbole des dérives que peuvent engendrer des innovations technologiques pourtant initialement développées dans le but d'améliorer la condition humaine. Une thématique qui n'est pas nouvelle dans le genre de la science-fiction et ne bénéficie pas du meilleur traitement possible.

Les motivations de Cardigan sont ainsi trop primaires - sa volonté de démanteler tous les réseaux qui distribuent le tek est plus le résultat d'une vendetta personnelle que d'une profonde conviction - pour donner corps au propos, qui tend même vers le manichéen car la nocivité de cette drogue est sans cesse rabâchée sans qu'il y ait suffisamment d'incursions dans le monde virtuel pour en évaluer les risques.

Ce dernier point soulève d'ailleurs la question de la créativité de l'équipe en charge (Stephen Roloff, producteur de la série Vendredi 13 et d'Invasion Planète Terre, est aux commandes). Avec un tel concept, il était possible de proposer des épisodes bien plus inventifs en utilisant la réalité virtuelle autrement que pour évoquer les fantasmes sexuels les plus inavouables.

Il en va de même pour la Matrice, qui aurait pu donner lieu à un autre genre d'épisodes (même une mission tirée des plus mauvais Shadowrun ferait parfaitement l'affaire). Quant aux androïdes, si ce n'est un épisode évoquant le cas du Lieutenant Winger (le vilain flic interprété par Maurice Dean Wint, qui met tout le temps des bâtons dans les roues de Jake), ils sont assez peu mis en avant.

Ces éléments amènent à conclure que Tekwar fait malheureusement partie de ces trop nombreuses séries de science-fiction pour lesquelles les créateurs se sont reposés sur leurs lauriers, en pensant que seul le concept suffirait. À force de médiocrité et de fainéantise, le peu de capital sympathie accordé au départ finit rapidement par voler en éclats.

Finalement, le générique est un bon condensé de ce que la série a de pire (et de manière bien trop régulière) : en plus de posséder une musique absolument affreuse et dissonante, il fait saigner les rétines en exposant de manière flagrante des scènes d'action pas loin d'être honteuses. Il est donc fortement déconseillé d'y jeter un œil.

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

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Un film, un jour (ou presque) #1553 : Spider-Man - No Way Home (2021)

Publié le 11 Janvier 2022 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Disney, Fantastique, MCU, Marvel, Review, Romance, Science Fiction, Science-Fiction, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Spider-Man - No Way Home (2021) :

Parce que son identité est désormais rendue publique, et qu'il a les médias et la justice à ses trousses, Peter Parker (Tom Holland) demande au Docteur Strange (Benedict Cumberbatch) de concevoir pour lui un sort faisant oublier à la planète qu'il est Spider-Man. Mais l'insistance de Peter fait capoter le sort, qui échappe au contrôle du Sorcier ; les portes du multivers s'ouvrent alors brièvement, et une poignée de super-criminels s'invitent à New York, à la recherche de Spider-Man : Otto Octavius (Alfred Molina), Norman Osborn (Willem Dafoe), Max Dillon (Jamie Foxx), Curt Connors (Rhys Ifans) et Flint Marko (Thomas Haden Church)...

Suite directe de Spider-Man : Far From Home, ce No Way Home était attendu au tournant par les fans. Ultime volet de la trilogie "Spider-Man" Marvel/Sony, c'était le champ du cygne de son équipe créative menée par Jon Watts, et grâce à de multiples fuites, on savait que ce No Way Home lorgnait fortement sur une version live action de Spider-Man : New Generation, en opposant Tom Holland à des méchants issus des précédents films de la saga, en l'occurrence de la saga Raimi et des deux films de Webb, et en lui associant les Peter Parker de ces films.

Pas mal de contenu, donc, pour un film qui a immédiatement créé le buzz et battu des records à sa sortie, malgré une pandémie qui est revenue à l'assaut au même moment. Mais qui dit pas mal de contenu, dit aussi un scénario un peu en dents de scie, qui se partage entre sincérité et fanservice, pour le meilleur et pour le pire.

En voyant les 2h20 du film, on ne peut s'empêcher de se dire qu'il aurait probablement bénéficié à être plus long et plus développé : il faut dire que l'enchaînement des événements ne laisse pas le temps de souffler au spectateur, au risque de lui donner l'impression d'un scénario plein de trous (ce n'est pas vraiment le cas, en réalité, malgré les innombrables publications en ligne à ce sujet), et de sous-exploiter certains de ses méchants.

On pourrait ainsi imaginer un film prolongeant nettement plus la capture initiale de tous les "méchants", poussant Peter à bout émotionnellement et physiquement, jusqu'à une arrivée plus salvatrice des deux autres Spider-men. Mais bon, en l'état, le film fait le choix de reposer fortement sur la familiarité nostalgique du spectateur avec les films précédents pour établir ses personnages, et heureusement, ça fonctionne plutôt bien.

D'autant que je dis ça sans avoir d'affection particulière pour la trilogie de Raimi, pour le dyptique de Webb, ou même pour le personnage de Spidey dans sa globalité ; tout le côté fanservice, donc, m'a nettement moins touché que les fans ayant grandi avec les films Sony.

Néanmoins, force est de constater que les scénaristes sont parvenu à respecter tant les protagonistes que les méchants de ces films, à les faire évoluer dans une direction logique et pertinente (on pourra toujours discuter des implications éthiques de la guérison express de tout le monde), tout en combinant le tout à une évolution efficace du Peter Parker de Tom Holland : un aboutissement de son arc narratif du MCU, qui l'a fait passer de jeune adolescent idéaliste protégé de Stark à étudiant marqué par la vie et par les épreuves, solitaire et isolé. Un soft reboot qui joue avec les codes habituels de l'origin story de Spidey, pour réinventer le One More Day/Brand New Day des comics et donner à Peter un nouveau départ (d'ailleurs, il est amusant de constater que Holland semble prendre dix ans entre le début et la fin du film).

Alors certes, le rythme en dents de scie, la main un peu lourde des scénaristes sur les scènes coups-de-coude entre les Spidey, certains effets spéciaux plus inégaux et certains raccourcis narratifs (probablement dus à un tournage et à une post-production coronavérolés) pourront gêner... mais l'émotion reste présente, le casting répond toujours présent et est efficace, et dans l'ensemble, c'est une conclusion tout à fait honorable aux deux précédents volets.

Pas forcément le chef d'œuvre instantané que de nombreux spectateurs ont immédiatement encensé sur la base de la nostalgie, mais un blockbuster Marvel dans la continuité des deux précédents Spider-man, avec des personnages touchants et attachants.

Un solide 4/6.

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Les bilans de Lurdo : What If...?, saison 1 - troisième et dernière partie : 1x07-09 (2021)

Publié le 13 Novembre 2021 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Anthologie, Comédie, Critiques éclair, Disney, Fantastique, Horreur, Jeunesse, MCU, Marvel, Les bilans de Lurdo, Review, Science-Fiction, Science Fiction, Télévision, USA, What If

Après trois premiers épisodes posant les bases de son concept, trois épisodes suivants n'hésitant pas à partir dans des directions sombres et fatalistes, et une pause dans ces critiques pour faire place à l'Halloween Oktorrorfest 2021, What If... ?, la série d'animation de Marvel, revient et se termine avec une ultime ligne droite de trois épisodes, et la suspicion d'un fil conducteur se dessinant au niveau de Uatu, le Gardien censé ne jamais intervenir...

What If...?, saison 1 - troisième et dernière partie : 1x07-09 (2021) :

- 1x07 - What If... Thor were an only child ? : lorsqu'Odin choisit de ne pas garder Loki enfant, Thor grandit fils unique, et éternel adolescent insouciant. Fêtard invétéré, il a désormais décidé de transformer la Terre en fête géante... mais le SHIELD ne veut pas forcément le laisser saccager la planète sans supervision.

Contrairement aux épisodes précédents, ce 1x07 est un épisode nettement plus léger et absurde, en mode "Thor est un grand gamin qui profite de l'absence de ses parents pour faire une fête d'enfer".

C'est bourré de caméos improbables, c'est décalé, c'est décomplexé, on retrouve plein de monde, Captain Marvel et Thor se battent de manière spectaculaire, et la toute fin laisse présager un toutéliage inattendu entre les mondes de ce multivers...

Pas grand chose à dire de plus : c'est amusant, c'est une bouffée d'air frais après les quelques fins déprimantes des épisodes précédentes, et ça ne se prend pas la tête.

- 1x08 - What If... Ultron won ? : parce qu'ils n'ont pas réussi à vaincre Ultron, les Avengers ont été exterminés, et les robots d'Ultron ont ravagé la planète Terre. Pire : lorsque Thanos arrive sur Terre, Ultron lui prend les Gemmes de l'Infini, et entreprend de conquérir l'univers... puis, quand il remarque la présence du Gardien, c'est le multivers qui devient sa cible.

Un épisode plus sérieux et bourré d'action, qui met clairement en place un final explosif façon Et si le Gardien intervenait ?, avec constitution des Gardiens du Multivers, et qui présente un Ultron triomphant, dont le seul bémol est qu'il n'est pas doublé par James Spader.

C'est efficace, Widow et Hawkeye ont fort à faire, le Gardien fait preuve de son pouvoir, et bien que le tout paraisse un peu incomplet (forcément, ce n'est qu'une première partie d'un two-parter), le potentiel de la suite est intrigant.

- 1x09 - What if... the Watcher betrayed its oath ? : face à la menace d'Ultron, le Gardien décide d'intervenir, et de réunir une équipe de héros issus de dimensions différentes, potentiellement capables de vaincre cette menace...

Un ultime épisode spectaculaire et bourré d'action, qui commence par une relecture de l'ouverture de Winter Soldier en mode Captain Carter, qui continue sur un plan improbable ayant pour objectif de voler et détruire les Gemmes, et qui, au passage, trahit l'existence d'un épisode n'ayant pas pu être achevé en temps et en heures, pandémie oblige.

Un épisode mettant en vedette Tony Stark et Gamora (une Gamora ayant apparemment vaincu Thanos et possédant désormais son armure et sa lame), dont on a un aperçu ici, et qui devrait apparemment être intégré à la saison 2 à venir.

Quoiqu'il en soit, si l'on peut regretter quelques ficelles narratives un peu flagrantes et un trop plein d'action parfois à la limite du brouillon, cette fin de saison fait honneur aux épisodes qui l'ont précédée, et s'avère tout à fait satisfaisante, en plus d'être visuellement épique.

- Bilan -

Probablement ma série préférée du MCU, à ce jour (voir le bilan général du MCU disponible ici). Et cela, principalement parce qu'elle bénéficie d'un postulat simple, qu'elle a su exploiter de manière quais-optimale, tout en présentant clairement les tenants et aboutissants du programme à un public néophyte pas forcément habitué aux univers parallèles de l'univers des comics.

Alors certes, tout ça n'est pas parfait, l'animation ne plaira pas à tout le monde, et on sent notamment que le cahier des charges "relecture des films du MCU, avec des variantes" était plus ou moins imposé à la production, histoire d'évoluer en terrain familier. Mais maintenant que la série Loki est passée par là, et que ce côté dérivatif a été exploré, What If ? est libre de partir dans des directions totalement improbables en saison 2, ce qui augure du meilleur.

Et puis il y a aussi les prochains films Marvel à venir, principalement Spider-Man : No Way Home (et ses Spidey parallèles) et Docteur Strange dans le Multivers de la Folie (dont il se murmure que certains des personnages de What If pourraient apparaître le temps d'une scène ou deux, en plus de Wanda et compagnie) - le multivers Marvel a de beaux jours devant lui, et What If pourrait bien y prendre une place plus importante que prévu...

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

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Blog Update ! - Juillet 2022

Publié le 5 Août 2022 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Update, Les bilans de Lurdo, Review, Télévision

Juillet, canicule, fatigue, et sur le blog des Téléphages Anonymes, on ronronne fortement, avec notamment une semaine Comédie française pas forcément très motivante, et une semaine SF rétro déjà plus intéressante...

#1681 : L'ennemi japonais à Hollywood (2019) - 3.5/6

#1682 : À la gloire des Celtics (1996) - 2.25/6

#1683 : Unplugging (2022) - 2/6

#1684 : Une vie de chat (2010) - 4/6

#1685 : Comment je suis devenu un super-héros (2021) - 3/6

#1686 : SEMAINE COMÉDIE FR - Haters (2021) - 2/6

#1687 : SEMAINE COMÉDIE FR - Barbaque (2021) - 3/6

#1688 : SEMAINE COMÉDIE FR - Flashback (2021) - 3/6

#1689 : SEMAINE COMÉDIE FR - OSS 117 : Alerte Rouge en Afrique noire (2021) - 3/6

#1690 : SEMAINE COMÉDIE FR - Kaamelott, premier volet (2021) - 3/6

#1691 : SEMAINE COMÉDIE FR - Pourris Gâtés (2021) - 3/6

#1692 : SEMAINE COMÉDIE FR - Super-héros malgré lui (2022) - 2.5/6

#1693 : Clerk (2021) - 3/6

#1694 : Le secret de mon succès (1987) - 3/6

#1695 : Magic Island (1995) - 1.5/6

#1696 : Monkeybone (2001) - 2.5/6

#1697 : Les Bad Guys (2022) - 3.75/6

#1698 : SEMAINE SF RÉTRO - Le Trou noir (1979) - 3.75/6

#1699 : SEMAINE SF RÉTRO - Starfighter (1984) - 3.5/6

#1700 : SEMAINE SF RÉTRO - Explorers (1985) - 2.5/6

#1701 : SEMAINE SF RÉTRO - L'aventure intérieure (1987) - 3.75/6

#1702 : SEMAINE SF RÉTRO - Chérie, j'ai rétréci les gosses (1989) - 4/6

#1703 : SEMAINE SF RÉTRO - Chérie, j'ai agrandi le bébé (1992) - 3/6

#1704 : SEMAINE SF RÉTRO - Chérie, nous avons été rétrécis (1997) - 2/6

#1705 : SEMAINE SF RÉTRO - BONUS : D.A.R.Y.L. (1985) - 2.75/6

#1706 : The Gray Man (2022) - 2.75/6

#1707 : L'Île au trésor des Muppets (1996) - 4.5/6

#1708 : Thor - Love and Thunder (2022) - 3.75/6

#1709 : You Don't Nomi (2019) - 2/6

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# Bilan :

Un mois un peu différent, donc, avec deux semaines spéciales aux résultats très inégaux, et quelques films plus récents çà et là. Sans surprise, la semaine Comédie française s'est avérée médiocre au possible (en étant gentil), y compris au niveau des films un peu plus attendus, comme Kaamelott et OSS 117 3 ; la semaine Science-fiction rétro était plus satisfaisante, avec quelques réussites évidentes (Le Trou Noir, L'aventure intérieure, le premier Chérie, j'ai rétréci les gosses) et d'autres films plus oubliables (les suites de Chérie, Explorers, etc).

En ce qui concerne le reste, on peut citer la demi-déception Thor - Love and Thunder, pas un désastre, mais un peu trop caricatural et parodique pour son propre bien ; l'ultra-générique The Gray Man des frères Russo ; l'intrigant mais inabouti Comment je suis devenu un super-héros (un film français ambitieux) ; ou encore le sympatoche The Bad Guys.

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# Film(s) du mois :

Hors films compris dans les semaines spéciales, le trio de tête est donc Une vie de chat, un film animé européen stylisé mais très agréable ; L'Île au trésor des Muppets, toujours très amusante ; et à égalité, le dernier Thor (malgré le fait qu'il soit une demi-déception) et The Bad Guys.

 

# Flop(s) du mois :

You Don't Nomi, un documentaire agaçant et sarcastique sur le succès "culte" rencontré par le film Showgirls depuis sa sortie ; Unplugging, une comédie semi-dramatique vraiment inaboutie ; et Magic Island, un DTV familial qui lorgne sur plein de films pour enfants des années 80-90, sans en avoir un dixième du budget ou de l'écriture.

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# Petit écran :

Un peu moins de séries, ce mois-ci, et rien de vraiment exceptionnel : la saison 2 du reboot de Sauvés par le Gong m'a semblé un peu meilleure que la première... mais le programme a été annulé ; la saison 2 de Girls5Eva a continué dans sa nostalgie 90s qui me touche peu ; la première saison de Star Trek Strange New Worlds a connu un petit coup de mou avant de se reprendre sur la toute fin ; The Afterparty a proposé une murder party amusante, mais finalement assez anecdotique ; et Miss Marvel a réussi a poser ce nouveau personnage du MCU, grâce à son interprète très attachante, mais a tout de même eu du mal à ne pas se prendre un peu les pieds dans le tapis au niveau des antagonistes.

 

Retrouvez aussi les bilans de toutes les séries critiquées jusqu'à présent en ces pages depuis l'index Séries alphabétique qui leur est consacré.

 

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# À venir :

En août, un programme plus normal sur le blog des Téléphages Anonymes, avec du cinéma (Lightyear, The Batman, etc) et de la télévision (The Orville, Our Flag Means Death, Halo, The Boys), tout en se préparant aux débuts de l'Halloween Oktorrorfest 2022, dès la fin du mois de septembre...

 

Dans l'intervalle, toutes les mises à jour du blog sont disponibles sur la page Updates, et la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog est accessible dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Un film, un jour (ou presque) #1820 - INTÉGRALE MARVEL CINEMATIC UNIVERSE - Phase 4.2 : TV + Eternals (2021) et Spider-man : No Way Home (2021)

Publié le 20 Avril 2023 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Science-Fiction, Science Fiction, MCU, Marvel, Review, USA, Télévision

Fin 2021, la phase 4 du MCU était désormais bien entamée, avec une première fournée de séries un peu hésitantes produites et sorties en pleine pandémie, et deux métrages plus ou moins convaincants, Black Widow et Shang-Chi...

La phase 4 a donc continué sur le grand écran, avec Eternals, un film ambitieux, une fresque épique confiée à une réalisatrice oscarisée, un désir, pour Marvel, de prouver que le MCU pouvait aussi être un drame adulte à l'ampleur historique, combiné à une romance tragique et impossible... enfin, tout ça, c'était sur le papier, parce que dans les faits, il en a été tout autrement.

Les Éternels (2021) :

Envoyés par un Céleste pour y détruire les Déviants et favoriser le développement de l'humanité, dix Éternels sont arrivés sur Terre il y a plus de 7000 ans, et depuis, leur mission accomplie, ils vivent cachés parmi nous... jusqu'à ce qu'un Déviant réapparaisse et tue l'un des leurs. 

Mouais. Au revisionnage, les Éternels - un film ambitieux à l'ampleur se voulant épique, confié à une réalisatrice oscarisée - reste toujours un film quelconque et faiblard, avec une distribution inégale (Sprite n'est pas assez développée pour fonctionner, Richard Madden confond stoïcisme avec serrage de dents constant, il n'a qu'une alchimie très limitée avec Gemma Chan, et cette dernière est d'ailleurs un peu trop en retrait pour faire une héroïne convaincante), des monstres informes et génériques au possible, un côté Ancient Aliens assez agaçant, et une bande originale transparente de Djawadi.

Alors oui, les effets numériques et la photographie sont très réussis, dans leur ensemble (les Déviants sont moches et peu mémorables, mais ils sont techniquement plutôt bien réalisés), l'intégration des designs de Jack Kirby est intéressante, et il y a là de bonnes idées et des scènes amusantes, mais le film ne parvient pas à générer la moindre émotion, et comme le tout se termine, peu ou prou, dans un affrontement façon Justice League vs Superman assez dérivatif, difficile de se passionner pour tout ça. 

Essai non transformé, en somme.

2.5/6

(critique originale publiée sur ce blog en 2021, à lire ici)

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Diffusée entre la sortie cinématographique des Éternels et celle de Spider-man, Hawkeye se voulait une série dans la droite lignée du film Black Widow : une sorte de récit solo pour l'un des Avengers n'ayant pas eu de film à son nom, au travers d'une aventure dans un New York festif et enneigé, confrontant Barton à son passé de Ronin, posant les premières bases des Young Avengers au travers du personnage de Kate Bishop, ramenant Yelena pour faire suite à la scène post-crédits de Black Widow, et réintégrant des éléments de la série Daredevil, au travers notamment du Kingpin.

Un tout un peu chargé, mais pas désagréable du tout, malgré de l'action un peu brouillonne à l'écran, et une volonté de placer des pions pour des spin-offs éventuels pas forcément indispensables (une série Echo, tout le monde s'en fout joyeusement ; une série Daredevil, par contre...)

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Spider-Man : No Way Home (2021) :

Peter Parker demande au Docteur Strange de concevoir pour lui un sort faisant oublier à la planète qu'il est Spider-Man, mais le sort dégénère, et alliés comme adversaires de l'Homme-Araignée commencent à franchir les portes du multivers...

Revisionnage, ou plutôt premier visionnage de la version longue, introduite par une brève discussion rigolarde de Holland, Maguire et Garfield en visio : le ton est donné, les ajoux de cette version longue (principalement des blagounettes entre les trois araignées, mais aussi plus de Betty Brant et de lycée, ce qui n'est pas un mal et permet d'équilibrer un peu les différentes parties du film) ne sont pas indispensables, et le film reste largement identique à sa version cinéma.

Une suite 100 % fanservice, donc, mais qui parvient à équilibrer cette composante nostalgique avec l'aboutissement logique du personnage de Peter Parker. No Way Home est ainsi un métrage un peu brouillon, qui manque à chaque instant de sombrer dans l'overdose de fanservice et de clins d'œil (trop de vannes entre les Araignées, notamment), mais qui réussit à se retenir in extremis, en se rappelant que le noyau émotionnel de la trilogie a toujours été Tom Holland, et les relations de Peter avec MJ, sa tante May, Tony Stark et compagnie. Et sur ce plan, ça fonctionne très bien : Spider-Man a toujours été, dans sa version papier, un personnage hanté par la tragédie et le regret, et avec No Way Home, le Parker de Holland rejoint cette tradition.

Dans l'ensemble, c'est forcément loin d'être parfait, y compris au niveau musical (Giacchino s'est fait plaisir, mais il manque vraiment un moment fort ou deux, lorsque les trois Araignées travaillent de concert, où le thème de la série animée Spider-Man, présent dans les deux Spideys précédents dans sa forme orchestrale mais absent ici, aurait fait merveille et couronné cette fête de la nostalgie) mais la conclusion fonctionne très bien, la distribution est impeccable, et si l'on ne peut s'empêcher de se dire que deux films de 100 minutes auraient peut-être permis à ce récit de mieux respirer et d'être moins frénétique, le tout est une bonne fin de trilogie pour le personnage.  

4/6

(critique originale plus complète publiée sur ce blog en 2021, à lire ici)

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Et comme toujours, retrouvez l'ensemble des notes des films du MCU et du DCEU (ainsi que des liens directs vers leurs critiques) sur notre page de bilan global...

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Blog Update ! - Mai 2023

Publié le 4 Juin 2023 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Télévision, Les bilans de Lurdo, Review, Update

Du Star Trek, des superhéros, des nouveautés : le mois de mai était plutôt divertissant sur le blog des Téléphages Anonymes...

#1827 : La ferme se rebelle (2004) - 2.25/6

#1828 : Sometimes When We Touch (2023) - 4/6

#1829 : 65 - La Terre d'avant (2023) - 2/6

#1830 - INTÉGRALE MCU - Phase 4.3 : TV + Doctor Strange 2 (2022) et Thor 4 (2022) - 4.5/6 et 3.5/6

#1831 : Opération Fortune - Ruse de Guerre (2023) - 3.75/6

#1832 : Kings of Coke (2022) - 4.25/6

#1833 : Frère des ours (2003) - 2.75/6

#1834 : Donjons et Dragons - L'honneur des voleurs (2023) - 4/6

#1835 : I Love my Dad (2022) - 2.75/6

#1836 : Catherine Called Birdy (2022) - 4/6

#1837 - INTÉGRALE MCU - Phase 4.4 : TV + Black Panther 2 (2022) + Bilan Phase 4 - 2.75/6

#1838 : Mayday (2023) - 3.5/6

#1839 : Who Done It - The CLUE Documentary (2022) - 3.5/6

#1840 : Super Mario Bros. le film (2023) - 3.75/6

#1841 : Quasi (2023) - 2/6

#1842 : Ghosted (2023) - 3/6

#1843 : Mon martien bien-aimé (1999) - 2/6

#1844 : Fantasia 2000 (1999) - 4/6

#1845 : The Pez Outlaw (2022) - 4/6

#1846 : Polite Society (2023) - 3.75/6

#1847 : Le Grand Frisson (1977) - 3.5/6

#1848 : For The Love of Catch (2022) - 4.25/6

#1849 : Big Time Adolescence (2019) - 3.75/6

#1850 : Chuck Steel - Night of the Trampires (2018) - 4.25/6

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# Bilan :

Un mois plutôt bon, à ma grande surprise, avec pas mal de bonnes surprises, et très peu de gros ratages. D'ailleurs, même des films comme Polite Society, Opération Fortune, Ghosted ou Mayday (voire même le film d'animation Super Mario, qui a connu un succès public démesuré), plus ou moins imparfaits, restent tout à fait regardables.

 

# Film(s) du mois : 

Outre les documentaires et les films du MCU déjà visionnés, citons le Donjons et Dragons 2023, une adaptation ludique du jeu de rôles, avec des interprètes et des scénaristes qui s'amusent bien

Chuck Steel - Night of the Trampires, un film d'animation en stop-motion parodiant les films d'action des années 80, et s'avérant très convaincant, tant sur un plan technique que par son inventivité.

Et Catherine Called Birdy, une comédie adolescente médiévale porté par le capital sympathie de Bella Ramsey.

(avec une mention spéciale à Fantasia 2000, qui n'a pas trop vieilli)

 

# Flop(s) du mois : 

Deux nouveautés et une vieille comédie adaptant une série télévisée d'antan : tout d'abord, 65 - La Terre d'avant, un thriller de science-fiction bourré de clichés, où Kylo Ren affronte mollement des dinosaures. Mwébof.

Autre sortie 2023, Quasi, une comédie approximative et faisandée dans laquelle l'équipe des Broken Lizard réinvente le mythe de Quasimodo : vraiment pas convaincant, honnêtement.

Et puis Mon martien bien-aimé, une adaptation cinématographique de la comédie des années 60... trop plate, trop insipide, jamais suffisamment drôle ou inspirée, ce n'est pas une réussite.

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# Petit écran :

Ce mois-ci, au niveau télévision, les Téléphages Anonymes sont partis dans l'espace et ont exploré des donjons, des forêts tropicales et la maison du voisin, avec des résultats mitigés.

Ainsi, la saison 3 de Star Trek Picard, qui jouait plus que jamais la carte de la nostalgie décomplexée en réunissant les anciens de Next Generation, a fini par décevoir un peu, en revenant une nouvelle fois sur ces sempiternels Borgs, et en se pliant en quatre pour déboucher sur un spin-off potentiel : c'était toujours mieux que les deux saisons précédentes, mais comme c'était un peu le cas avec l'ultime saison de Star Trek Enterprise, le fait que ça soit mieux que ce qui venait auparavant n'en fait pas forcément une bonne saison en soi.

En parallèle, la deuxième partie de la saison 1 de Prodigy était plutôt agréable, parvenant à rendre tout ce petit monde attachant, tout en liant le tout à Janeway et Chakotay de manière convaincante.

Idem pour le volume 2 de Star Wars Visions : l'anthologie animée de Disney + varie les styles, varie les pays, et s'en trouve renforcée, à la fois plus divertissante et rafraîchissante que le premier volume tout-asiatique.

Je ne peux pas en dire autant que la saison 2 de Vox Machina : si je l'ai préférée à la saison 1, elle continue cependant de souffrir des mêmes soucis d'écriture, et peine à réellement passer du stade de "une partie de jeu de rôles reproduite en animation" à "une série d'animation adaptée d'un jeu de rôles". La nuance est subtile, mais Vox Machina continue d'avoir du mal à transcender ses origines

Et pour finir, deux mini-séries "de streaming", c'est à dire deux mini-séries au postulat un peu décalé, pas très commercial, qui n'auraient pu voir le jour que sur le câble ou via ces plateformes de streaming en manque de contenu. En l'occurrence, The Resort, un thriller mystico-fantastique sur fond de temporalité suspendue - intriguant, mais un peu trop brouillon et inabouti pour convaincre ; et La femme qui habitait en face de la fille à la fenêtre, une parodie de thriller psychologique avec Kristen Bell, parodie probablement trop subtile pour son propre bien, au point d'être fréquemment plus premier degré que ses modèles.

 

Retrouvez aussi les bilans de toutes les séries critiquées jusqu'à présent en ces pages depuis l'index Séries alphabétique qui leur est consacré.

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# À venir :

En juin, quelques films d'animation, John Wick, James Cameron, Peter Pan, des comédies, le Quantumania qui était prévu ce mois-ci, et plusieurs séries, comme Lost in Space, Schmigadoon, Cyberpunk Edgerunners, Quantum Leap...

 

Dans l'intervalle, toutes les mises à jour du blog sont disponibles sur la page Updates, et la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog est accessible dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Blog Update ! - Juillet 2023

Publié le 30 Juillet 2023 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Les bilans de Lurdo, Review, France, Télévision, Update

Un mois de juillet entièrement consacré à la comédie française, sur le blog des Téléphages Anonymes... comme tous les ans aux alentours du 14 juillet.

#1871 - MOIS FRANÇAIS : Astérix - Le Domaine des Dieux (2014) - 4.25/6

#1872 - MOIS FRANÇAIS : Pil (2021) - 3.75/6

#1873 - MOIS FRANÇAIS : L'Homme parfait (2022) - 2.5/6

#1874 - MOIS FRANÇAIS : La très très grande classe (2022) - 2.5/6

#1875 - MOIS FRANÇAIS : Menteur (2022) - 2/6

#1876 - MOIS FRANÇAIS : Jumeaux mais pas trop (2022) - 3.75/6

#1877 - MOIS FRANÇAIS : Irréductible (2022) - 4/6

#1878 - MOIS FRANÇAIS : BDE (2023) - 2.25/6

#1879 - MOIS FRANÇAIS : Classico (2022) - 2/6

#1880 - MOIS FRANÇAIS : Astérix - Le Secret de la potion magique (2018) - 4.25/6

#1881 - MOIS FRANÇAIS : Incroyable mais vrai (2022) - 3/6

#1882 - MOIS FRANÇAIS : Le Visiteur du Futur (2022) - 3/6

#1883 - MOIS FRANÇAIS : Happy Nous Year (2022) - 2/6

#1884 - MOIS FRANÇAIS : Bigbug (2022) - 3/6

#1885 - MOIS FRANÇAIS : Murder Party (2021) - 2.75/6

#1886 - MOIS FRANÇAIS : Jack Mimoun et les secrets de Val Verde (2022) - 2.25/6

#1887 - MOIS FRANÇAIS : Astérix et Obélix - L'Empire du milieu (2023) - 2/6

#1888 - MOIS FRANÇAIS : Medellin (2023) - 2.75/6

#1889 - MOIS FRANÇAIS : L'année du requin (2022) - 2/6

#1890 - MOIS FRANÇAIS : Le médecin imaginaire (2022) - 3/6

#1891 - MOIS FRANÇAIS : Youssef Salem a du succès (2023) - 3.75/6

#1892 - MOIS FRANÇAIS : Fumer fait tousser (2022) - 3.5/6

#1893 - MOIS FRANÇAIS : Alibi.com 2 (2023) - 2/6

#1894 - MOIS FRANÇAIS : Chœur de rockers (2022) - 2.25/6

#1895 - MOIS FRANÇAIS : J'adore ce que vous faites (2022) - 3.25/6

#1896 - MOIS FRANÇAIS : Maison de retraite (2022) - 2.5/6

#1897 - MOIS FRANÇAIS : La folle histoire de Max et Léon (2016) - 3.75/6

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# Bilan :

Ne feignons pas la surprise : dans l'ensemble, ce mois comédie française est, comme souvent, assez médiocre. Ce n'est pas faute d'essayer, dans des genres différents (science-fiction, semi-horreur, comédie historique, aventure, action, etc), mais trop souvent, malgré le mélange des genres et l'audace de certains, la mayonnaise ne prend pas vraiment, et l'on retombe dans les travers de la comédie franchouillarde, avec toujours les mêmes têtes ou les mêmes idées.

Parfois, ça fait dans le social plus ou moins anémique (Maison de retraite, Chœur de rockers, La très très grande classe, Jumeaux mais pas trop), parfois c'est la bande à Fifi ou Michael Youn qui continuent à recycler (Menteur, BDE, Alibi.com 2), parfois ce sont des réalisateurs qui s'essaient à des genres traditionnellement anglosaxons sans réellement transformer l'essai (L'homme parfait, Jack Mimoun, Murder Party, Meddelin), et parfois encore, ce sont des réalisateurs d'ofnis qui font des ofnis, mais partent un peu en roue libre (Incroyable mais vrai, Bigbug, L'année du requin, Fumer fait tousser)...

Bref, au mieux, c'est regardable, ça fait sourire, mais ça reste très anecdotique... à un ou deux films près.

 

# Film(s) du mois : 

Dans le trio de tête, on retrouve (forcément, j'ai envie de dire, vu que c'est la rencontre d'une œuvre et d'un auteur faits l'un pour l'autre) les deux Asterix animés chapueatés par Alexandre Astier. C'est drôle, fidèle à l'œuvre d'origine, et totalement dans l'esprit de la bd.

Auquel s'ajoute, à ma grande surprise, Irréductible, une adaptation de film italien par Jérôme Commandeur, et qui garde un certain mordant des plus agréables.

Mention spéciale à Pil, un film animé médiéval divertissant, à Youssef Salem a du succès (avec un Ramzy en mode comédien plus dramatique), Jumeaux mais pas trop, une comédie semi-sociale qui évite d'être trop lourde et pataude, et, plus ancien, La Folle histoire de Max et Léon. 

# Flop(s) du mois : 

Là, il y a le choix, à commencer par le dernier Astérix en prises de vue réelles, Alibi.com 2, fainéant au possible, et dans le désordre, Menteur, Classico, Happy Nous Year, ou encore L'année du requin, trop barré pour son propre bien.

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# Petit écran :

Une seule et unique série, ce mois-ci, avec la saison 1 de En Place, satire politique diffusée sur Netflix : plutôt sympathique, mais dont on aurait aimé qu'elle pousse le bouchon un peu plus loin...

 

Retrouvez aussi les bilans de toutes les séries critiquées jusqu'à présent en ces pages depuis l'index Séries alphabétique qui leur est consacré.

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# À venir :

Retour à la normale, en août, avec des séries (Star Trek Strange New Worlds, Secret Invasion, Mrs. Maisel, FUBAR...) et beaucoup de films, dont pas mal de nouveautés (Les Chevaliers du Zodiaque, Quantumania, Gardiens de la Galaxie 3, Nimona, La Petite Sirène 2023...).

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Dans l'intervalle, toutes les mises à jour du blog sont disponibles sur la page Updates, et la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog est accessible dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)... ​ ​

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Un film, un jour (ou presque) #1551 : Dune - Première partie (2021)

Publié le 26 Novembre 2021 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Review, Romance, Science Fiction, Science-Fiction, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Dune - Première partie (2021) :

Héritier de la Maison Atreides, Paul (Timothée Chalamet) accompagne sa famille sur la planète Arrakis, qui a été offerte à la Maison par l'Empereur galactique. Mais sur place, les Atreides ne trouvent que soleil, sable et hostilité des autochtones, échaudés par le joug cruel des Harkonnen, précédemment en charge des lieux et de l'extraction minière de l'Épice. Lorsque les Atreides sont trahis et exterminés par les Harkonnen, Paul et sa mère (Rebecca Ferguson) s'enfuient, trouvant refuge auprès des Fremen, peuple des dunes dont Paul pourrait bien être le Messie...

Après l'échec de l'adaptation made in Jodorowsky, et l'adaptation controversée mais marquante de David Lynch (et sans mentionner les mini-séries un peu fauchées de SyFy, à la musique mémorable signée Brian Tyler), voici la dernière version en date de Dune, de Frank Herbert, une version à gros budget et en deux parties (seule la première a été tournée jusqu'à présent) confiée à Denis Villeneuve, à la réalisation et l'écriture (où il est accompagné d'Eric Roth, spécialiste des dramas oscarisables, et de Jon Spaihts, au CV plus inégal : Doctor Strange, Passengers, La Momie).

Sur le papier, Villeneuve est un choix logique : réalisateur éprouvé et récompensé ayant fait ses preuves dans le genre de la science-fiction (Blade Runner 2049, Premier Contact), il est désormais bankable et, un peu à l'instar de Christopher Nolan, il est considéré par la critique comme un faiseur de science-fiction intelligente (à l'opposé de tous ces films de science-fiction pour gamins avec des chevaliers, des pouvoirs magiques, des épées laser, etc ^^).

Le seul souci, c'est que, comme Nolan, Villeneuve est certes un très bon artiste visuel, avec un sens du cadre et des images mémorables, mais qu'il est peut-être trop intellectuel dans son approche du genre, ou du moins qu'il est à la réalisation ce qu'Alexandre Desplat est à la musique de film : très doué, techniquement souvent irréprochable, mais incapable de ne pas donner à ses œuvres un côté un peu froid et distant.

Ici, c'est à nouveau le cas, même si, porté par le récit de Herbert et par l'interprétation habitée de Rebecca Ferguson, Dune s'en sort mieux. Contrairement à l'enthousiasme débridé de beaucoup de critiques et de spectateurs, qui ont vu là un nouveau chef d'œuvre du genre, je reste cependant plus mitigé : Dune est une bonne surprise, une revisite intelligente et maîtrisée du récit de Herbert... mais plusieurs des choix artistiques effectués par Villeneuve n'ont pas vraiment fonctionné sur moi.

À commencer par le rythme du métrage. Pas de problème pendant une grosse moitié (voire une heure 45), et puis, une fois la trahison des Harkonnen arrivée, l'intérêt retombe nettement. Un problème inhérent au découpage du film et du récit : toute cette première partie du film correspond en effet au premier acte d'un film plus traditionnel (la mise en place) et à l'arrivée de l'élément perturbateur (la trahison). Le second acte, lui, se retrouve ainsi à cheval entre ce film et sa suite à venir, et c'est toute la dynamique du métrage qui en est perturbée, puisque le film s'achève en queue de poisson, de manière assez agaçante (d'autant plus que la suite était tout sauf acquise au moment du tournage).

Autre point auquel je n'ai pas vraiment accroché, la direction artistique du film. Un mélange bâtard de science-fiction futuriste, avec des vaisseaux aux formes épurées, angulaires ou ovoïdes, et de présent terrien, avec cornemuses, costumes quasi-contemporains, certains décors, pause café chez les Fremen, etc.

Une étrange dichotomie qui m'a ponctuellement sorti du film, et manque en tout cas de la folie graphique des versions préalables de Dune. Idem pour la bande originale de Hans Zimmer, comme souvent en mode sound design, qui parvient fréquemment à créer une ambiance étrange et étrangère (au sens extraterrestre du terme), mais retombe ponctuellement dans ses clichés musicaux datés (la voix féminine plaintive dans le désert, certaines orchestrations).

Et puis on sent aussi un peu trop certaines coupes effectuées au montage : rien de rédhibitoire, mais des transitions frustrantes, çà et là.

Dans l'ensemble, cependant, Dune reste un bon film de SF : c'est bien filmé, bien interprété, bien casté et plutôt bien raconté. Reste qu'en fin de compte, ce n'est qu'une moitié de film assez inégale en intérêt, dont il faudra voir la suite pour vraiment estimer si elle est réussie ou non.

4/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Blog Update ! - Novembre 2016 / Bilan des sorties de l'année

Publié le 30 Novembre 2016 par Lurdo dans Update, Cinéma, Critiques éclair, Yulefest, Oktorrorfest

Dès demain, c'est le début de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme, chaque jour, plusieurs films de Noël critiqués par mes soins, et ce jusqu'à l'Épiphanie, en janvier.

 

Mais en attendant...

Néanmoins, avant de passer aux films de ce cher Papa Noël, je pense qu'il est bon de faire un petit bilan cinématographique des principales sorties 2016, telles que chroniquées au fil des mois sur ce blog.

Je rappelle que si vous voulez avoir une liste exhaustive des nombreux films chroniqués en 2016 dans la rubrique "Un film, un jour... ou presque !", il suffit de vous rendre ici, ou de cliquer sur l'onglet Pages / Index Cinéma du menu de haut de page.

56 films passés en revue sur ce blog en ce qui concerne la cuvée 2016, et des tendances très nettes qui se dégagent : 

- beaucoup de gloires sur le retour, qui échouent clairement à capitaliser sur la nostalgie ou qui sont tout simplement en panne d'inspiration : Jackie Chan (Skiptrace), Adam Sandler (The Do-Over), Ben Stiller (Zoolander 2), Nicolas Cage (Army of One), Will Ferrell (Very Bad Dads), Kevin Smith (Yoga Hosers)...

- beaucoup de comédies à la limite du bâclage, soit parce que ce sont des suites produites à l'arrache, qu'elles reposent entièrement sur de la vulgarité graveleuse, ou sur le concept du "vous improvisez des vannes et des gags, on filme, et on arrangera tout ça au montage" : Dirty Papy, Mise à l'épreuve 2, The Boss, Grimsby, Nos Pires Voisins 2, The Bronze, Hors Contrôle, Bad Moms...

- deux exemples d'une conversion tv -> cinéma difficile, en matière de comédie : Keanu et Popstar, qui voient Key & Peele et Andy Samberg peiner à transposer leur humour sur grand écran. 

- une très bonne année pour Marvel et ses films : si Xmen Apocalypse a déçu, Deadpool, Captain America - Civil War et Doctor Strange permettent à la Maison des Idées de ranger 2016 dans la colonne des succès.

- un flop créatif intégral pour Warner/DC comics : oui, Batman vs Superman et Suicide Squad ont rapporté de l'argent  (beaucoup d'argent, même, grâce aux DC Fanboys qui se sont sentis obligés de s'inventer une guerre DC/Marvel pour justifier d'aller revoir ces deux métrages 25 fois en salles : "c'est pour contrer la hype négative créée par tous les critiques payés par Marvel, et par tous les fans de Marvel qui sont prêts à tout pour faire couler DC"... :facepalm:), mais ce sont des plantages spectaculaires, que ce soit en version salles, ou en version rallongée pour la sortie dvd/br.

- Disney/Pixar domine toujours qualitativement le marché du film d'animation.

- Et l'année 2016 s'est avérée particulièrement médiocre en matière de blockbusters hollywoodiens : des Tortues Ninja 2 à Star Trek (quel gâchis), en passant par Tarzan, Independance Day 2, Alice 2, Le Chasseur et la Reine des Glaces, ou encore le plantage Warcraft, pas un film n'obtient plus de la moyenne. Pas un, sauf... Gods of Egypt, étrangement, un film clairement polarisant, mais qui s'avère finalement très fréquentable, pour peu que l'on parvienne à passer outre son esthétique clinquante (pourtant assez péplum old-school).

- Ah, et bien sûr, la surprise Le Livre de la Jungle, dont je n'attendais absolument rien, et qui pourtant a su me charmer ; et Creed, qui, comme tant d'autres films actuels, a appliqué à la lettre le concept de la requel (reboot-remake-sequel) à la franchise Rocky, mais a su le faire avec talent, émotion, et énergie.

Sans oublier...

Sans oublier le cinéma d'horreur, bien évidemment passé en revue dans le cadre de l'Halloween Oktorrorfest 2016 :

Oktorrorfest 2016 - 04 - Pandemic (2/6)

Oktorrorfest 2016 - 07 - The Boy (2.25/6)

Oktorrorfest 2016 - 09 - JeruZalem (3.5/6)

Oktorrorfest 2016 - 11 - The Forest (1.5/6)

Oktorrorfest 2016 - 16 - Cabin Fever (1/6)

Oktorrorfest 2016 - 18 - Orgueil et Préjugés et Zombies (3/6)

Oktorrorfest 2016 - 23 - The Witch : A New England Folktale (?/6)

Oktorrorfest 2016 - 41 - Régression (1.25/6)

Oktorrorfest 2016 - 47 - The Darkness (1/6)

Oktorrorfest 2016 - 49 - The Curse of Sleeping Beauty (2.75/6)

Oktorrorfest 2016 - 50 - Before I Wake (3.5/6)

Oktorrorfest 2016 - 52 - 10 Cloverfield Lane (3.5/6)

Oktorrorfest 2016 - 58 - Cellulaire (1.5/6)

Oktorrorfest 2016 - 76 - The Conjuring 2 (2.5/6)

Oktorrorfest 2016 - 82 - Viral (1./6)

Oktorrorfest 2016 - 85 - Green Room (3/6)

Oktorrorfest 2016 - 91 - S.O.S. Fantômes (2.25/6)

Oktorrorfest 2016 - 103 - Miss Peregrine et les Enfants Particuliers (3.5/6)

Oktorrorfest 2016 - 129 - Ghost Team (1.5/6)

Oktorrorfest 2016 - 130 - Friend Request (2/6) & Instinct de Survie (2/6)

Oktorrorfest 2016 - 131 - Fear Inc. (1.5/6)

Oktorrorfest 2016 - 132 - Dernier Train pour Busan (4.25/6) & I Am Not A Serial Killer (4/6)

Oktorrorfest 2016 - 133 - Tell Me How I Die (2/6)

Oktorrorfest 2016 - 135 - American Nightmare 3 (2/6), 31 (1/6) & Blair Witch (1/6)

Oktorrorfest 2016 - 136 - Dans le Noir (2.5/6)

Oktorrorfest 2016 - 137 - Don't Breathe : La Maison des Ténèbres (3.5/6)

Je ne vais pas forcément m'attarder trop en profondeur sur les films de l'Halloween Oktorrorfest 2016, je l'ai déjà fait en long, en large et en travers dans le bilan de début novembre, mais je vais rapidement revenir sur les tendances de cette année : 

- Une année affreusement médiocre en termes de sorties : sur les 30 films de la cuvée 2016 chroniqués par mes soins seuls 9 atteignent la moyenne, et 2 à peine atteignent le 4/6 et plus.

- Des budgets importants jamais justifiés : les grosses sorties salles américaines (Peregrine, Ghostbusters, Cloverfield Lane, Orgueil et Préjugés...) finissent systématiquement par décevoir, et par être très moyennes, tant elles tentent de ménager tous les publics, et d'être les plus consensuelles possibles. Idem pour les films purement horrifiques sortis en salle, comme les Conjuring 2, The Forest, The Boy, Blair Witch, etc) qui sont tellement balisés et génériques qu'ils ne convainquent jamais.

- Pas grand chose à retenir dans le genre, en 2016, hormis The Witch qui, tout polarisant qu'il soit (j'ai détesté, d'autres parlent de chef d'oeuvre de l'horreur) a au moins le mérite d'être  un film instantanément mémorable, et de ne pas laisser indifférent. Ce qui est déjà énorme.

À noter que je suis, de nature, volontairement plus exigeant avec la facture technique des films d'horreur qu'avec d'autres genres cinématographiques, ou que d'autres critiques/spectateurs peuvent l'être. Probablement parce que je ne suis pas très susceptible à la peur au cinéma (l'horreur, comme la comédie, est l'un des genres les plus subjectifs), et que par conséquent, là où d'autres personnes auront été terrifiées par tel ou tel film (et en auront une impression ultra-positive, comme par exemple dans le cas des Paranormal Activity), j'aurai plutôt tendance à prendre du recul, et à regarder le film en tant qu'objet technique et cinématographique. On y gagne en appréciation technique ce qu'on y perd en ressenti, et ça influence clairement ma notation, mais c'est une autre approche, qui n'est pas forcément moins intéressante.

Et donc, dès demain...

Les habitués du blog ne seront pas surpris : à partir du premier Décembre, le site couvre principalement des films familiaux, et autres productions des chaînes câblées américaines comme Lifetime, Hallmark, etc.

Cyniques s'abstenir, donc, puisque à l'exception de quelques films d'horreur ou comédies généralistes à thématique festive (je pense notamment à Krampus ou à The Night Before), une grosse partie de ce mois de Yulefest dégoulinera de bons sentiments, de romance au coin du feu, de magie de Noël, de gnomes et autres lutins, et (on ne peut pas y couper avec les Américains), d'un peu de religion indissociable (mais heureusement généralement inoffensive) des fêtes de fin d'année outre-atlantique.

L'année dernière, j'avais chroniqué 126 métrages de Noël en tous genres, que j'avais détaillés dans le bilan correspondant, publié courant janvier. 

Cette année, cependant comme pour l'Halloween Oktorrorfest, je vais probablement lever un peu le pied, et diminuer le nombre de films passés en revue.

Quoiqu'il en soit, place à la neige et aux paquets cadeaux, avec dès demain, le premier chapitre de cette Yulefest 2016...

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Critique éclair - Helix 1x01 & 1x02

Publié le 11 Janvier 2014 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Drame, Thriller, Fantastique, SyFy

Syfy Channel, une base arctique, des scientifiques, un virus étrange, et un risque d'épidémie mondiale... voilà le pitch de nouveau show signé Ron D. Moore. De grosses attentes, de la part des fans et de critiques, donc, mais sont-elles satisfaites ?

1x02-02 :

Pas particulièrement impressionné, pour l'instant. Probablement parce que j'ai trouvé le tout assez mal rythmé, un peu pataud, et globalement terne et peu attachant : la faute à la distribution, qui me rappelle beaucoup trop celle de BSG, à savoir "un visage sympathique, et un gros paquet d'acteurs quelconques autour" (le cast féminin, qui va de "transparent" à "photocopie de Pam dans Archer, en moins sexuée", en passant par "a eu une relation amoureuse avec l'un des deux frères, et a une relation tendue avec l'autre", aka Starbuck 2.0, est particulièrement peu engageant ; le cast masculin, à part Campbell & Maeda... ce n'est pas mieux); mais aussi au concept et à son traitement, tellement vus et revus sous une forme ou une autre (The Thing, Lost, X-Files, Resident Evil, blablabla) que j'ai du mal à m'enthousiasmer pour le récit et ses rebondissements.

On n'a jamais l'impression, par exemple, qu'ils sont dans une base de 100+ habitants (100+ habitants qui ne sont là, soyons francs, que pour permettre au show de placer de nouveaux personnages et des guests à gogo au cas où le show tiendrait 5 ou 6 saisons).

Après, niveau production, c'est plus que compétent (le plan du champ de singes :mrgreen:), et ça se regarde tranquillement... mais bon. À moins d'un gros rebondissement captivant & cohérent dans les deux prochains épisodes... je ne vais probablement pas rester longtemps.

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 95 - Black Mountain Side (2014)

Publié le 24 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique

Halloween approche à grands pas, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Black Mountain Side :

Quelque part dans le nord du Canada, un groupe de chercheurs et de techniciens (Shane Twerdun, Michael Dickson, Carl Toftfelt, Timothy Lyle, Marc Anthony Williams, Andrew Moxham, Steve Bradley) découvrent, enfouie dans le sol, une étrange structure vieille de plusieurs dizaines de milliers d'années. Intrigués, ils tentent alors d'en comprendre l'origine, alors même qu'au sein de leur camp de base, l'isolement croît de plus en plus, ainsi que les tensions, la paranoïa, et les morts tragiques... tout cela, sous l'influence énigmatique d'une entité qui semble vivre là.

Ah là là là, avec un concept comme celui-ci, marchant à ce point dans les traces de Carpenter et de Lovecraft, j'aurais tant aimé tomber sur une petite perle de tension méconnue, un film indépendant captivant et pesant de bout en bout, frôlant l'horreur cosmique comme Big John a su le faire à tant de reprises... mais en l'état, ce Black Mountain Side ne parvient pas à transcender son côté dérivatif grâce à son récit, ou même à sa facture technique.

Pourtant, les extérieurs et les décors naturels sont assez beaux, les effets sont assez réussis, et sur papier, il n'y a rien de vraiment mauvais dans le script. Sauf que le réalisateur/scénariste ne parvient pas vraiment à gérer sa tension, à mettre de la pression, et à créer une ambiance nerveuse et paranoïaque telle que la vivent supposément ses personnages.

C'est à la fois un manque d'ambiance sonore (The Thing, par exemple, avait constamment un vent glacial qui soufflait dans les hauts-parleurs, en arrière-plan), un manque de rythme, mais aussi une question de budget (la voix de l'entité est à ce titre assez fauchée, ce qui enlève toute aura imposante et mystique à cette créature énigmatique).

Enfin, la toute fin est assez téléphonée, dans le genre, pour qui a prêté attention au film.

Dommage.

Un minuscule 3/6 (pour les intentions, le concept, les mutations, etc)

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Halloween Oktorrorfest 2018 - 45 - Devil's Gate (2017)

Publié le 25 Octobre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, Fantastique, Thriller, Science-Fiction

Chez les Téléphages Anonymes, du 1er octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur....

Devil's Gate (AKA Abduction - 2017) :

Lorsqu'une femme (Bridget Regan) et son enfant sont soudain portés disparus, les autorités de Devil's Gate, dans le Dakota du Nord, se mobilisent. Colt (Shawn Ashmore), l'adjoint du shérif Sheriff Gruenwell (Jonathan Frakes), part ainsi pour la ferme Pritchard en compagnie de l'agent Francis (Amanda Schull), du FBI, pour y interroger Jackson (Milo Ventimiglia), le mari de la disparue. Mais sur place, ils découvrent un Jackson paranoïaque et hostile, replié dans une ferme transformée en forteresse piégée, et terrorisé par une menace venue du ciel...

Un long-métrage hybride assez étrange, qui commence comme une sorte de film d'horreur basique (façon slasher) pour évoluer en thriller policier à base de famille déchirée, de mari violent et religieux, d'enfant disparu... puis on bascule, à la barre de la demi-heure, dans ce qui est une sorte d'épisode des X-files parlant d'abduction, d'hybridation, de clonage, de remplacement, de téléportation, et prenant la forme d'un siège dans une ferme attaquée par des extra-terrestres.

Un "épisode" au budget effets spéciaux plutôt bien exploité, puisque, tant sur le plan numérique qu'au niveau des effets pratiques, le tout s'avère plutôt convaincant, et bien au-dessus de la norme des sorties vidéos habituelles. Idem pour l'interprétation, toujours au minimum solide, voire même très bonne (Ventimiglia fait décidément un psychopathe très crédible... c'est inquiétant ^^).

On regrettera cependant que la dernière demi-heure du film manque un peu de rythme, mais la petite touche sanglante est surprenante, les créatures mémorables, et dans l'ensemble, bien que ça ne bénéficie pas forcément de l'aura d'un réalisateur "prestigieux" (ici, ce n'est "que" le réalisateur de seconde équipe de L'Armée des Morts, de 300 et du remake de The Thing), et que ça n'en ait pas le budget, je n'ai pas trouvé ça pas particulièrement pire (ou meilleur) qu'un film du genre d'Annihilation.

3.5/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 201 - Zombies (2006)

Publié le 15 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique

Dernière journée de l'Oktorrorfest 2015 sur le blog des Téléphages Anonymes, et dernière fournée de films fantastiques et horrifiques, à raison d'une critique de film toutes les heures, jusqu'à minuit ce soir...

Zombies (Wicked Little Things) :

Karen Tunny (Lori Heuring), une jeune veuve, s'installe avec ses deux filles, Sarah (Scout Taylor-Compton) et Emma (Chloë Moretz) dans un chalet de montagne dont elle a hérité à la mort de son mari. Mais sous les roches de cette montagne, et sous les fondations de ce chalet, se trouve d'anciennes mines où, au début du siècle, de nombreux enfants ont trouvé la mort, exploités par le cruel propriétaire de ces lieux.  Et ces enfants sont revenus d'entre les morts, bien décidés à se repaître de la chair des vivants...

Un film de zombies qui a le mérite d'avoir de jolis décors naturels (ce qui donne lieu à des plans sympathiques, pleins de brouillard et de silhouettes menaçantes qui lorgnent beaucoup sur le Fog de John Carpenter), et de mettre en avant des enfants zombies assez sanguinaires.

Malheureusement, ce métrage est le fruit des efforts conjugués d'un scénariste/producteur d'une tonne de navets Nu Image, d'un scénariste d'Entourage, et du réalisateur des Vampires du Désert et de 8MM 2 : autant dire qu'avec de tels cadors aux commandes, cette histoire d'esprits vengeurs affamés s'avère particulièrement médiocre, plate et générique au possible.

La faute au script dérivatif, au rythme anémique, à une distribution pas forcément très juste (Ben Cross reste cependant efficace, et Moretz était à l'époque suffisamment jeune pour ne pas encore avoir attrapé de mauvaises habitudes de jeu), à des mini-zombies qui font des bruits de cochons risibles, à un méchant très caricatural, et à des personnages principaux pas du tout attachants, car assez criards et têtes à claques. À oublier rapidement.

1.75/6 (principalement pour la photographie assez réussie)

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Un film, un jour (ou presque) #902 : La Créature du Marais (1982)

Publié le 20 Février 2019 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Review, Science-Fiction, DC, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

La Créature du Marais (Swamp Thing - 1982) :

Alors qu'il dirige un projet scientifique top secret dans les marais du sud des USA, Alec Holland (Ray Wise) rencontre la séduisante Alice Cable (Adrienne Barbeau), envoyée par le gouvernement. Mais rapidement, une équipe de mercenaires au service d'Anton Arcane (Louis Jourdan) investit les lieux, et se débarrasse d'Alec... un Alec qui, mortellement blessé, mais soumis à l'influence des marais et de ses recherches, se transforme en Créature des Marais, capable de contrôler la végétation.

Une adaptation de la bande dessinée de DC Comics, réalisée et écrite par Wes Craven, avec Adrienne Barbeau et Ray Wise dans les rôles principaux.

Avec un tel postulat de départ, on aurait pu s'attendre à un film fantastique à tendance horrifique, mais en réalité, cette adaptation opte pour une direction plus proche du film d'action des années 80, mâtiné de film de monstre en caoutchouc... et de gros bordel général.

Il est en effet très clair, dès la première scène, que l'on a ici affaire à quelque chose ultra daté et d'à peine regardable : c'est mal rythmé, toutes les scènes d'action (avec ralentis et trampolines) semblent tout droit sorties de L'Agence Tous Risques, le costume de la créature est particulièrement fauché, ses scènes évoquent la série Hulk, et il n'y a bien que le décolleté de Barbeau, perpétuellement mis en avant par Craven, qui marque un minimum.

D'autant qu'à la base, Ray Wise ne fait pas un protagoniste très attachant ou sympathique, sous sa forme humaine, que le petit garçon est parfois à peine intelligible, et que Louis Jourdan a un jeu très particulier. 

En résumé, une adaptation gentiment bancale, qui a très mal vieilli, et ne m'a pas du tout convaincu, notamment sur sa fin, avec ce combat contre une créature risible maniant une épée...

2/6

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Halloween Oktorrorfest 2022 - 50 - The Superdeep (2020)

Publié le 3 Novembre 2022 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Horreur, Halloween, Oktorrorfest, Thriller, Science Fiction, Science-Fiction, Fantastique, Russie, Review

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

The Superdeep (2020) :

Dans les années 80, une épidémiologiste russe, Anna Fedorova (Milena Radulovic), est chargée d'accompagner une équipe militaire jusqu'au forage profond de Kola, en réalité le site d'une base de recherches secrète soviétique qui ne répond plus. Sur place, elle découvre qu'un champignon souterrain inconnu a contaminé les chercheurs de la base, et se propage de corps en corps, les transformant en êtres grotesques n'ayant qu'un but : se multiplier et dominer le monde...

Ouhlà, ce n'était pas bien du tout, tout ça. Un long-métrage russe tourné à la fois en anglais et en russe (ce qui donne de la post-synchro et de l'interprétation assez bancales), et qui lorgne fortement sur bon nombre d'influences évidentes, très maladroitement digérées, et avec des résultats nettement inférieurs aux modèles copiés : The Thing, Dead Space, The Last of Us, Lovecraft, etc, autant de récits gentiment photocopiés par un scénario austère et glacial, très mal rythmé et caractérisé, et à la mise en images (réalisation et montage) cache-misère vraiment peu probante.

L'espace d'une scène ou deux, ça fait illusion, mais le tout est tellement décousu et dérivatif qu'au final, il y a mieux à faire que de perdre deux heures devant ce métrage jamais maîtrisé, à la nostalgie inutile, venant des pays de l'Est.

1.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2022 - 46 - Werewolf By Night (2022)

Publié le 1 Novembre 2022 par Lurdo dans Comédie, Action, Critiques éclair, Horreur, Fantastique, Halloween, Oktorrorfest, Télévision, Disney, MCU, Marvel, Review, USA

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Marvel Studios' Werewolf By Night (2022) :

Ulysses Bloodstone, le plus grand chasseur de monstres du monde, est décédé, et pour lui trouver un successeur, qui maniera la Pierre de Sang aux pouvoirs incommensurables, sa veuve, Verussa (Harriet Sansom Harris), réunit les meilleurs chasseurs de la planète dans la propriété familiale, où a été lâchée une créature dangereuse sans nulle autre semblable. Parmi les prétendants à la Pierre de Sang, Elsa (Laura Donnelly), la fille rebelle d'Ulysses, et Jack (Gael García Bernal), aux objectifs réels bien différents...

Un moyen-métrage d'une petite heure à peine, premier de la série des Special Presentation, réalisé et composé par Michael Giacchino, qui se fait là plaisir avec un hommage aux films d'horreur des années 30-40 : logo Marvel détourné en mode horreur gothique, générique d'époque, photographie en noir et blanc, ton volontairement un peu forcé, vrai travail de réalisation pour avoir des plans mémorables renvoyant directement aux clichés de l'époque (la transformation en ombres chinoises, tandis que la caméra se rapproche du visage horrifié de l'héroïne), garou à l'ancienne, tout est fait pour évoquer une horreur rétro, idéale à l'époque d'Halloween.

Ça fonctionne donc plutôt bien, ce n'est pas trop sérieux (Man-Thing est très sympathique), et si ça peut mener à plus de Special Presentation consacrées à des personnages secondaires de l'univers Marvel, sans pour autant les engager dans une saison entière de 10 épisodes, je dis pourquoi pas.

4/6

(bilan Marvel/DC mis à jour !)

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Halloween Oktorrorfest 2022 - 47 - Significant Other (2022)

Publié le 2 Novembre 2022 par Lurdo dans Cinéma, Thriller, Science Fiction, Science-Fiction, Fantastique, Horreur, Oktorrorfest, Halloween, USA, Paramount, Critiques éclair, Review, Romance

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Significant Other (2022) :

Ruth (Maika Monroe), une jeune femme souffrant d'anxiété et Harry (Jake Lacy), son compagnon, décident de partir en randonnée dans les montagnes du Nord-Ouest Pacifique. Rapidement, cependant, ils sont confrontés à une forme de vie tombée des étoiles, qui va radicalement changer leur destin...

Un film d'invasion extraterrestre qui décline la bonne vieille formule de The Thing ou des Body Snatchers, avec son alien tentaculaire (qu'on ne voit jamais) qui prend l'apparence et la personnalité des humains qu'il tue, et qui sert d'avant-garde d'une force d'invasion imminente.

Ce qui, sur le papier, donne un récit assez cousu de fil blanc (attention, SPOILERS quand même) : ils rencontrent l'alien, l'alien possède Harry, tue quelques quidams qui passaient par là (façon T-1000), Ruth tente de s'échapper et finit par utiliser ses anxiétés et ses faiblesses (surlignées tout au long du film) pour en faire des forces et vaincre l'envahisseur.

Le tout en mode film indépendant semi-elevated, où le gros du film est consacré aux problèmes de couple et d'anxiété de Ruth, avant que les choses ne s'énervent un peu dans la dernière demi-heure - mais un peu seulement, en fait, car il émane de ce métrage un sentiment d'inabouti, avec des rebondissements pas très convaincants (le requin), des éléments totalement oubliés (jamais Ruth ne s'intéresse au vaisseau spatial sur la plage), une anxiété à la limite de l'autisme, et une conclusion en queue de poisson, qui frustre plus qu'elle ne convainc.

Pas désagréable, relativement bien filmé, mais assez moyen, au final.

3/6

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Halloween Novembrrrfest 2013 - 16 - Absentia & Bad Kids Go To Hell

Publié le 2 Novembre 2013 par Lurdo dans Oktorrorfest, Cinéma, Critiques éclair, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Thriller, Comédie, Flanagan

Halloween est arrivé, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant tout le mois d'Octobre, et la première quinzaine de Novembre...

Absentia :

Deux soeurs découvrent que la disparition du mari de l'une d'entre elles, des années plus tôt, est peut-être dûe à un tunnel proche de son domicile et à la force étrange qui y vit...

Un film financé via Kickstarter, qui compense son relatif manque de moyens par des idées sympathiques, par un mélange agréable des contes et légendes et de l'horreur plus moderne, et par un traîtement assez réussi du deuil.

4.25/6 

Bad Kids Go To Hell :

Un Breakfast Club sanguinolent sur une bande de mauvais élèves d'une école privée pour bourges, contraints de passer du temps ensemble en colle, une séance de colle qui vire au carnage.

Un métrage très étrange, et qui ne fonctionne pas vraiment : le scénario se traîne gentiment, et tente des renversements de situation et des flashbacks à la Wild Things sur la fin, sans vraiment les faire fonctionner ; les personnages sont tout sauf attachants ou intéressants : les filles sont étrangement toutes lookées comme des actrices porno, les mecs sont transparents, il y a quelques caméos (Judd Nelson et Ben Browder) qui n'apportent pas grand chose (à part de la mise en place évidente pour les twists de fin), et c'est apparemment adapté d'un comic book, mais la mayonnaise ne prend pas vraiment.

Et puis tout le processus de tourner une scène topless avec une actrice portant des pasties, pour ensuite remplacer ces derniers par des tétons en CGI scannés et rotoscopés sur l'actrice en question, c'est... euh... du gaspillage de $$ .

2/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 125 - I Am The Pretty Thing That Lives in The House (2016), Within (2016) & The Night Before Halloween (2016)

Publié le 3 Novembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Télévision, Netflix, SyFy, Halloween, Horreur, Fantastique

Halloween, c'est terminé, et jusqu'à la fin de la semaine, on achève l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme la fin de ce marathon de cinéma fantastique et d'horreur qui a duré un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

I Am The Pretty Thing That Lives In The House :

Lily (Ruth Wilson), une aide soignante peureuse, s'installe dans la demeure d'Iris Blum (Paula Prentiss), une romancière spécialisée dans les histoires de fantômes, et qui se fait trop vieille pour rester seule. Rapidement, Lily comprend que le roman le plus célèbre d'Iris lui a été inspiré par la présence fantomatique de Polly (Lucy Boynton), une jeune femme disparue entre ces murs...

Une histoire de fantômes distribuée sur Netflix, écrite et réalisée par le fils d'Anthony Perkins, et qui souffre des mêmes problèmes que February (chroniqué un peu plus tôt dans ces pages) : visuellement très travaillé, le film bénéficie d'une technique très professionnelle et maîtrisée, mais aussi, malheureusement, d'un script faiblard, d'une froideur glaciale, et d'une tendance au cinéma d'auteur pseudo-intellectuelle et arty assez agaçante.

Ici, c'est peut-être même pire qu'avec February (qui conservait un semblant de structure et de narration classique), puisque, outre son titre à baffer, ce métrage souffre d'un scénario ultra-basique, dont le manque d'épaisseur est à peine camouflé par les artifices de structure du script, et par les choix narratifs et visuels effectués : tout est lent, contemplatif, l'héroïne débite des platitudes pseudo-philosophiques et pompeuses en voix off, encore et encore, jusqu'à ce que le spectateur ne l'écoute plus.

Et pour ne rien arranger, justement, l'héroïne est franchement peu engageante. Avec ses lèvres de canard, Wilson compose une héroïne peureuse, fébrile, constamment dans les tremblements et la passivité, un personnage qui passe son temps à se parler, comme une enfant tentant de se rassurer, et qui devient très rapidement énervante.

Autant dire qu'il est alors difficile de se passionner pour ce film au final assez creux, gentiment prétentieux, et qui ne capitalise jamais vraiment sur l'atmosphère très particulière qu'il parvient à créer.

2.25/6

Within :

Lorsqu'elle s'installe dans une nouvelle maison avec son père (Michael Vartan) et sa belle-mère (Nadine Velazquez), Hannah (Erin Moriarty), une adolescente, est mécontente de cette nouvelle existence loin de tout et de tous. Mais rapidement, cependant, des événements étranges commencent à se produire dans la maison : manifestations paranormales, voisin serrurier pervers (Ronnie Gene Blevins), ou quelque chose de plus étrange encore ?

Un long-métrage qui ressemble étrangement à un téléfilm Lifetime, mais qui pourtant n'en est pas un, apparemment.

M'enfin bon, pour ce que ça change : pendant 50 minutes, le film a tout d'un téléfilm Lifetime, tant dans sa forme que dans son script, et ce dernier tente fortement de faire croire au spectateur que le serrurier est le responsable de tous ces phénomènes paranormaux vus à l'écran (comme des clous qui sortent seuls du mur... mais bien sûr !).

Et puis, soudain, alors que la confrontation entre le pervers-fausse-piste et l'héroïne se produit (et aurait été le point culminant d'un téléfilm Lifetime), le métrage décide d'abattre toutes ses cartes, en révélant la véritable nature des phénomènes (spoiler : c'est ultra-dérivatif, et le titre, ainsi que l'accroche de l'affiche, vendent largement la mèche).

Le film bascule alors dans quelque chose de plus horrifique, mais pas forcément de plus efficace (car ultra-balisé et déjà vu), jusqu'aux 15 dernières minutes, rampantes, qui ne sont pas désagréables.

Après, on a malheureusement droit à une fin en queue de poisson, à un carton-titre de pré-générique de fin pas très convaincant, et à des end credits qui défilent à l'envers, sans raison ; un peu à l'image du film, en fait : ce n'est pas bon, c'est assez plat et générique, mais çà et là, on se dit que la réalisation est plutôt efficace, que la gestion de l'espace est plutôt réussie, que l'héroïne n'est pas désagréable (d'autant que a demoiselle est agréable à l'oeil, et volontairement peu vêtue)... bref, qu'il y a du bon, mais que c'est parasité par tout le reste, qui est bien inutile.

2.25/6

The Night Before Halloween :

La veille d'Halloween, un canular qui tourne mal plonge Beth (Natalie Ganzhorn), l'une des amies de Megan (Bailee Madison), dans le coma. Rapidement, Megan et le reste du groupe découvrent que Kyle (Jahmil French), l'instigateur du canular, voulait la mort de Beth, car il est atteint de la Malédiction du Carver, un être surnaturel qui vous ôte la vie la veille d'Halloween, à moins que vous ne parveniez à convaincre quelqu'un d'autre à commettre un meurtre... Un an plus tard, confrontés à leur tour au Carver, le groupe de Beth doit faire tout son possible pour survivre.

Un téléfilm Syfy tellement mauvais et insipide que j'ai totalement décroché au bout d'une bonne demi-heure, et que j'ai régulièrement sauté des scènes sans rien perdre du métrage.

Entre la réalisation plate, l'histoire dérivative et inintéressante, le rythme inexistant, et les personnages tous interchangeables, il n'y a absolument rien à sauver, et ce malgré les efforts de Bailee Madison (la seule actrice connue du cast, et donc, forcément, la final girl).

1/6

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Un film, un jour (ou presque) #895 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Trop Belle ! (2010), The Break-Up Artist (2009) & People Places Things (2015)

Publié le 16 Février 2019 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, Romance, St Valentin, Canada

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec chaque jour plusieurs critiques de films romantiques...

Trop Belle ! (She's Out of my League - 2010) :

Kirk (Jay Baruchel) est un mec paumé et quelconque, qui travaille au TSA, à un poste qui ne l'intéresse pas le moins du monde. Jusqu'au jour où il s'éprend de Molly (Alice Eve), une jeune femme talentueuse, splendide, et ne jouant pas dans la même catégorie que lui - une jeune femme qui, à sa grande surprise, s'intéresse aussi à lui. Mais entre ses nombreux complexes, les conseils improbables de ses amis (T. J. Miller, Nate Torrence, Mike Vogel), et ses proches (Debra Jo Rupp, Adam LeFevre, Kyle Bornheimer, Jessica St. Clair, Hayes MacArthur) et son ex jalouse (Lindsay Sloane), Kirk va avoir bien du mal à faire fonctionner cette relation improbable...

Une comédie romantique ma foi assez sympathique et amusante, qui fonctionne en grande partie sur le charisme et le capital sympathie de tous ses acteurs (principaux comme secondaires), et qui, si elle n'est pas parfaite (les quelques saillies graveleuses façon American Pie font vraiment pièce rapportée), s'avère globalement assez charmante et agréable à suivre.

4.25/6

The Break-Up Artist (2009) :

Spécialiste en ruptures amoureuses et cynique ne croyant plus à l'amour, Britney (Amanda Crew) en a fait son métier, avec ses deux amies Tiffany (Ali Liebert) et Robyn (Moneca Delain) : elle se charge des ruptures d'autrui, en échange d'une rémunération confortable. Jusqu'au jour où un concurrent sérieux commence à lui faire de l'ombre : Rick (Peter Benson), celui-là même qui avait su séduire Britney quelques temps plus tôt. En difficultés financières, la jeune femme s'effondre et, désormais seule, elle accepte de s'occuper de Mike (Ryan Kennedy), un artiste qui demande à Britney de l'aider à reconquérir sa soeur, Ashley (Serinda Swan)...

Une comédie romantique canadienne qui, étrangement, semble avoir 10 ans de retard, tant elle cumule tous les clichés des rom-coms pour jeunes de la fin des années 90 : chansons pop insipides, distribution jeune qui n'aurait pas dépareillé sur la CW, écriture simpliste, interprétation très caricaturale (certains seconds rôles sont calamiteux ; d'autres, comme Ali Liebert en blonde un peu idiote, sont tout simplement géniaux), quiproquos forcés, grand montage final nostalgique qui passe la relation principale en revue, et narration qui refait Cyrano en pilotage automatique.

Franchement rien de vraiment folichon au programme, donc, malgré une distribution principale pas désagréable du tout.

2 + 0.25 pour Liebert, excellente = 2.25/6

People Places Things (2015) :

Dessinateur et professeur d'art new-yorkais, Will Henry (Jemaine Clement) découvre soudain, à l'occasion de l'anniversaire de ses deux fillettes, que sa femme Charlie (Stephanie Ellynne) le trompe. Un an plus tard, Will tente de se reconstruire, mais la tâche est plus compliquée qu'il n'y paraît, entre ses élèves, ses jumelles, son ex-compagne égoïste, et sa romance naissante avec Diane (Regina Hall), mère d'une de ses élèves (Jessica Williams)....

Une semi-comédie romantique indépendante relativement frustrante, car sympathique, mais avec quelques défauts évidents, qui empêchent d'adhérer totalement au film.

Le thème du père célibataire/veuf qui tente de se reconstruire en élevant seul sa ou ses filles semble être quelque chose qui parle vraiment au scénariste/réalisateur James C. Strouse, puisque c'est récurrent dans sa filmographie. Néanmoins, ici, Strouse accable le personnage de Charlie (la femme infidèle) de tous les défauts : infidèle, geignarde, capricieuse, égoïste, jalouse, versatile... on en vient à vraiment détester son personnage, d'autant plus que l'écriture se contente d'équilibrer à peine la balance des torts, dans ce mariage.

En se limitant à faire de Charlie la "méchante" du film et de cette relation, Strouse donne presque l'impression de vouloir régler des comptes ou exorciser des démons.

Autre souci, le casting : pas de problème au niveau de Clement, ou de ses filles. Par contre, en face, j'ai eu nettement plus de mal avec Jessica Williams - que j'aime beaucoup, mais qui semble clairement nettement plus âgée que son rôle d'étudiante de 19 ans - et avec Regina Hall - qui, elle, m'a paru en pilotage automatique durant toutes ses premières scènes.

C'est très subjectif, j'en conviens, mais ça m'a empêché d'adhérer à cette nouvelle relation, supposée contraster avec l'ancienne. Ajoutez à cela une fin un peu en queue de poisson, qui en laisse beaucoup à l'imagination, et on se retrouve avec un métrage pas forcément désagréable, à l'interprète principal attachant, mais qui donne, par moments, l'impression d'être un peu inabouti, ou du moins, assez frustrant.

3.5/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien....

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Critiques éclair - Marathon d'Halloween, épisode 6

Publié le 1 Novembre 2011 par Lurdo dans Oktorrorfest, Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Drame, Found Footage, Thriller, Jeunesse

Octobre, c'est le mois d'Halloween, de l'horreur et des ténèbres : et comme tous les ans, pour Lurdo, Octobre était le mois d'un marathon de films et de séries de genre, pendant 31 jours, voire plus si affinités...

The Last Winter (2006), de Larry Fessenden :

En Alaska, les employés d'une compagnie de forage pétrolier sont confrontés à la folie et la paranoïa, alors qu'une entité étrange semble les encercler et que le climat se réchauffe... 

Un simili The Thing mâtiné de Shining en Alaska, qui malheureusement n'est pas très bien rythmé, et se délite lentement à mesure que le film progresse, que le réal nous place des images d'archives documentaires, et que les monstres (des Wendigos/caribous géants monstrueux) se font plus présents.

Un petit 3/6, malgré l'ambiguïté du tout.

Paranormal Activity 3 (2011), de Joost & Schulman :

Préquelle aux deux films précédents, qui révèle les origines mystérieuses de la hantise aux pattes de poulet qui frappe la famille de Katie...

Le premier opus était une jump scare video youtube étirée sur 90 minute, et qui fonctionnait uniquement grâce à la hype médiatique et les réflexes ataviques du spectateur, qui faisait tout le travail de peur à la place du réalisateur (forcez n'importe quelle personne à fixer un écran et à écouter le silence pendant 5 minutes, et crier lui dans l'oreille en faisant apparaître quelque chose, il sursautera, et sera ravi). Le second opus était pire, et compensait son manque d'inspiration en plaçant l'actrice principale du premier opus en bikini dans une piscine.

Là, pour le troisième opus, on remonte dans le passé, ce qui 1) pose des problèmes de continuité (d'une histoire de démon, on se retrouve avec un couvent de sorcières), 2) prive le spectateur du décolleté de Katie Featherston (qui restait le seul intérêt du tout lorsque l'on roupillait devant les deux premiers), et 3) donne lieu à un film soporifique, encore moins intéressant que ses prédécesseurs.

0.5/6

The Caller (2011), de Matthew Parkhill :

Une jeune divorcée traumatisée par son mari violent emménage dans un nouvel appartement, où elle reçoit bien vite des appels téléphoniques venus du passé. Mais son interlocutrice est instable, et décide bien vite de changer le cours de l'histoire pour obliger Mary Kee à lui parler... 

Un thriller/ghost movie/histoire temporelle assez efficace dans son genre, avec une Rachelle Lefevre toujours adorable et efficace, mais sinon, c'est stylistiquement peu finaud, et dérivatif (on pense à Fréquence Interdite, etc).

3/6

The Haunting of Molly Hartley (2011), de Mickey Liddell :

Une ado, traumatisée par la psychose meurtrière de sa mère, arrive dans un nouveau lycée, où elle tente de se refaire une vie. Mais bien vite, il apparaît que la psychose de sa mère est héréditaire, et Molly commence à faire l'expérience de phénomènes étranges...

Distribution sympathique (Hailey Bennet, Shannon Woodward, Jake Weber, Shanna Collins, et quelques autres visages familiers du petit écran), mais un récit trop balisé et convenu pour convaincre, ne serait-ce qu'un minimum. Scénarisé par un producteur/showrunner de plusieurs séries WB, on se retrouve avec un gros épisode surnaturel de Gossip Girl & co, au casting télévisuel, et aux influences trop évidentes pour ménager un semblant de suspense.

1/6 pour les quelques acteurs sympas.

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Les bilans de Lurdo : La Famille Addams, la série animée (1992)

Publié le 21 Novembre 2011 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Animation, Jeunesse, Fantastique, Horreur, Sitcom, Comédie, Addams

La Famille Addams, la série animée :

Décevant portage animé de la série, diffusé dans la foulée des films de Sonnenfeld (d'ailleurs je suis le seul à vouloir que quelqu'un relance la franchise avec Banderas en Gomez et Ricci en Morticia ? Oui ? Tant pis...).

De la série des 60s, le dessin animé ne reprend que le générique, John Astin en Gomez (toujours excellent), et un doubleur pour Fester qui fait de son mieux pour coller à l'interprétation et la voix de l'acteur original.

Exit les nuances du personnage de Lurch (qui ici se contente de grogner pour un tout et un rien, et est résumé à "Frankenstein géant stupide sans épaisseur" ; exit aussi la musique typiquement 60s, et les gimmicks sonores associés au show (souvent remplacés ici par des bruitages prout-vomi-dégueu assez nazes) ; niveau design, on revient aux comic-strips originaux, ce qui n'est pas forcément un mal, mais le medium cartoon entraîne aussi une infantilisation très prononcée du tout.

C'est régulièrement too much, avec les Addams dans l'espace, des monstres qui envahissent la ville, Thing-kong, et des épisodes entiers situés dans des univers alternatifs, avec les Addams au far-west (exactement le même épisode que celui de Beetlejuice TAS), Mémé la bikeuse, la Chose à Hollywood (avec un acteur qui parle comme Shatner comme concurrent direct)...

À l'identique, la majorité des épisodes est centrée sur les personnages les plus "gamins" : Fester, donc (dans par exemple des épisodes assez nazes de Festerman, le superhéros), la Chose (qui, si elle devient un personnage à part entière, et non plus un seul faire valoir, se retrouve souvent dans des récits axés slapstick), Cousin Machin (devenu super espion, aux aventures improbables, et aux ennemis bondesques) et surtout Wednesday (au doublage plat et monotone plutôt déstabilisant) et Pugsley (qui ont une relation sadomasochiste assez bizarre, dans certains épisodes).

De la même manière, des ennemis récurrents sont introduits, histoire d'amener des conflits : les voisins vendeurs de sous-vêtements, et leur fils qui sympathise avec W&P ; ainsi que deux espions à la Spy vs Spy, qui en veulent aux Addams et à Machin en particulier (l'occasion de placer de nombreux moments façon Bip-bip et le Coyote)...

Gomez et Morticia s'en trouvent donc un peu abandonnés, si ce n'est dans une poignée de mini-épisodes, les emmenant en Espagne, ou montrant la crise de solitude de Morticia, délaissée par sa famille (!?).

Enfin, on a droit dans un épisode sur deux ou presque, à un gimmick bien agaçant, celui de la danse finale des Addams (remplacé dans les derniers épisodes par des mini-chansons), pour clore l'épisode ; ça meuble, c'est inutile, et c'est clairement une influence directe des films, tout comme Fester et Gomez qui jonglent avec n'importe quel objet.

Donc un bon gros bof.

Ce n'est pas particulièrement mauvais, et c'est même parfois assez amusant (généralement, lorsque les épisodes sont divisés en trois sous-épisodes, ça reste agréablement rythmé et divertissant ; lorsque l'on a droit à une seule intrigue délayée sur 22 minutes, déjà moins) mais ça peine à retrouver la folie maîtrisée et le morbide, bref, le charme de la série et des films, et ça cède un peu trop aux sirènes du nawak généralisé que permet le medium cartoon...

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Un film, un jour (ou presque) #613 : # Pire Soirée (2017)

Publié le 13 Novembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Thriller, Action

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

# Pire Soirée (Rough Night) : 

Jess (Scarlett Johansson), Alice (Jillian Bell), Frankie (Ilana Glazer) et Blair (Zoë Kravitz) se connaissent depuis la fac, et décident, à l'occasion de l'enterrement de vie de jeune fille de Jess, de passer un week-end de folie à Miami. Là, elles retrouvent Pippa (Kate McKinnon), une amie australienne de Jess, et rapidement, les choses dégénèrent... notamment lorsque les amies causent la mort accidentelle d'un petit criminel, qu'elles ont pris pour un strip-teaseur.

Une "female ensemble comedy" graveleuse et bas de plafond comme il en fleurit de nombreuses depuis le succès de Mes Meilleures Amies, qui semble avoir donné comme seule leçon à tous les apprentis scénaristes et réalisateurs des deux sexes : les femmes aussi peuvent se montrer vulgaires, stupides, boires, se droguer et parler de cul, il n'y a pas de raison !

Dont acte, avec cette comédie pas très drôle, écrite, réalisée et interprétée par deux des créatrices de la série Broad City, avec en prime le compagnon de ma réalisatrice dans le rôle du fiancé de ScarJo... un fiancé qui se retrouve avec toute une sous-intrigue prenant bien trop de temps durant ce récit (d'autant que l'enterrement de vie de garçon ultra-timoré avec hommes "émasculés" qui font une dégustation de vin et parlent sentiments, c'est un gag amusant pendant quelques secondes, mais pas plus). Mais passons...

Ce Rough Night, dans l'ensemble, est hautement dérivatif : 30 premières minutes de sous-Mes Meilleures Amies/Very Bad Trip, sans grand intérêt ; puis la bascule vers le sous-Weekend Chez Bernie/Very Bad Things s'opère alors, et le film se transforme en comédie noire pas franchement originale. D'ailleurs, c'est bien ce qui caractérise le plus cette # Pire Soirée : son manque flagrant d'originalité. Tout semble déjà vu, du numéro de McKinnon en pilotage automatique, avec un accent australien et tous les clichés qui vont avec, aux divers rebondissements, en passant par les personnalités de toutes ces protagonistes, ScarJo/Mini-Hillary Clinton en tête, ou encore par cette confrontation émotionnelle inévitable, aux 2/3 du film, quand les protagonistes se disent leurs quatre vérités.

De bout en bout, on est en terrain balisé, le récit est vraiment cousu de fil blanc, et Scarlett a beau y mettre toute son énergie (d'ailleurs, ça fait plaisir de la revoir dans le registre de la comédie), notamment dans le final un peu plus nerveux, ça tourne bien trop souvent à vide.

2/6 (dont 0.5 pour la chanson finale de McKinnon, durant le générique de fin, qui montre qu'elle peut aussi faire preuve de talents autres que des accents bizarres, des grimaces et des gros yeux caricaturaux)

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Un film, un jour (ou presque) #454 : Premier Contact (2016)

Publié le 20 Février 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame, Science-Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Premier Contact (Arrival) :

Lorsque des vaisseaux extraterrestres arrivent sur Terre et se positionnent, immobiles, en 12 points du globe, l'humanité s'inquiète. Aux USA, Louise Banks (Amy Adams), spécialiste en linguistique, est choisie par l'armée pour accompagner le physicien Ian Donnelly (Jeremy Renner), et tenter de communiquer avec les aliens, d'apparence pacifique. Mais tous les pays du monde ne sont pas aussi confiants, et les tensions géopolitiques menacent de faire échouer ce premier contact...

Une adaptation d'une nouvelle de SF par Denis Villeneuve qui, sous sa forme filmique, souffle un peu le chaud et le froid.

Pas tant sur un plan technique, puisque Amy Adams est impeccable, que la réalisation est sobre, intimiste, et lorgne parfois sur du Terrence Malick, que le score est pesant et discordant (ce qui rajoute beaucoup à l'ambiance particulière du métrage), et que les effets spéciaux sont tout à fait honorables.

Non, là où le film pêche un peu plus, c'est dans son écriture, fruit du travail du scénariste des remakes de Freddy - Les Griffes de la Nuit et de The Thing, ainsi que de Destination Finale 5 et de Dans le Noir. Pas vraiment des chefs-d'oeuvre d'écriture, et on retrouve en effet ici une certaine propension aux grosses ficelles narratives et à l'absence de subtilité : je pense notamment à toute la situation géopolitique décrite dans le script (les gentils Occidentaux, les méchants Russes et Chinois tous belliqueux, les militaires vs les scientifiques), ainsi qu'à l'embryon maladroit de romance entre Adams et un Jeremy Renner totalement sous-développé (pour ne pas dire inexistant).

À l'identique, tout le concept des flashbacks-qui-n'en-sont-pas est intéressant, mais pas si compliqué que ça à comprendre (une fois que l'on a assimilé le fait que les aliens pensent circulairement, on commence déjà à avoir une assez bonne idée du pourquoi et du comment des visions de l'héroïne). Et pourtant, le script insiste très lourdement dessus, même une fois qu'il a explicité son concept, jusqu'à ce que ces dialogues et ces scènes deviennent redondantes, et forcent une résolution à base de tension et de suspense un peu artificiels.

Bref, le film aurait mérité un scénariste un peu plus affûté et aguerri, et aurait probablement dû éviter de faire basculer le tout dans un sentimentalisme larmoyant (à grands renforts de violons) sur la toute fin.

Mais bon, dans l'ensemble et malgré ses défauts d'écriture, ce métrage est tout à fait regardable, et son approche plus littéraire de la SF ne fait pas de mal dans le paysage cinématographique actuel.

Un petit 3.75/6

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