Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Résultat pour ""star trek discovery""

Les bilans de Sygbab - Legend (1995)

Publié le 10 Juin 2017 par Sygbab dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Sygbab, Action, Aventure, Histoire

Sygbab regarde (beaucoup) la tv, Sygbab écrit (parfois) des bilans : retrouvez-les sur le blog des Téléphages Anonymes !

Legend, saison 1 :

On connaît Richard Dean Anderson pour ses rôles dans Mac Gyver et Stargate. De même, quand on évoque John de Lancie, on pense surtout au personnage de Q dans Star Trek. Mails il est peu probable que beaucoup sachent qu'ils ont été associés dans cette série datant de 1995, qui se déroule dans l'Ouest américain des années 1870.

RDA y campe Ernest Pratt, un écrivain dont la série de bouquins basée sur Nicodemus Legend lui cause bien des soucis : son visage apparaissant sur les couvertures des nouvelles publiées par son éditeur, il est sans cesse confondu avec son alter-ego fictif. Cela le place plus souvent qu'à son tour dans des situations rocambolesques, qui l'obligent à se faire passer pour un héros - à l'image de son personnage - alors qu'il en est bien loin.

Bon vivant, aimant les femmes et l'alcool (parfois un peu trop), c'est aussi un couard et ce décalage constant entre Pratt et sa création est assez amusant. Heureusement pour lui, il est assisté par le professeur Janos Bartok (John de Lancie, donc) et son acolyte Ramos.

Outre la géniale inventivité du savant hongrois, son don de clairvoyance est prétexte à des inventions complètement anachroniques et à un mode de déplacement hors du commun : une montgolfière portant le nom Legend floqué en lettres géantes et rouges. Voilà de quoi inspirer la crainte chez les ennemis du légendaire cow-boy qui n'ont pas compris qu'il s'agit d'une invention, tout en renforçant l'aspect divertissement de la série.

Il y a cependant un gros hic à tout cela : une série qui mélange le western et les anachronismes et jouant sur le second degré avant tout, ça rappelle vaguement quelque chose. Comme par exemple une série annulée à peine un an plus tôt, en l'occurrence Brisco County Jr.

Il devient donc difficile de considérer Legend comme une entité séparée, tant elle semble vouloir surfer sur la vague. En effet, Nicodemus Legend ressemble beaucoup à Brisco, mais Bruce Campbell a bien plus de charisme et est nettement plus à l'aise dans la veine humoristique qu'un RDA dont le visage est quelque peu figé. Bartok, quant à lui, reprend le flambeau du professeur Wickwire, mais en fait trop.

C'est le défaut principal de la série : à vouloir marcher dans les traces de son prédécesseur, la série finit par se prendre les pieds dans le tapis. Là où les éléments futuristes de Brisco finissaient par être imbriqués dans une intrigue solide, ils ne sont ici soutenus que par le génie de Bartok et, il faut bien l'avouer, ça frôle parfois le ridicule.

C'est également dommage que le développement des personnages soit réduit à peau de chagrin au cours des 12 épisodes existants : Skeeter n'est qu'un faire-valoir sans intérêt - ce qui est gênant puisque les scénaristes essaient souvent d'en faire un de leurs ressorts comiques -, et Ramos ne fait que de la figuration la plupart du temps.

Il y a bien un gimmick qui consiste à faire de lui successivement un ancien étudiant en littérature, en physique, en philosophie et dans d'autres domaines, mais il est difficile de s'en amuser alors que l'individu concerné n'a jamais été caractérisé. C'et surtout Pratt qui est mis en avant, avec une dualité naissante : il accepte au fur et à mesure de jouer le rôle de Legend dans la réalité et se découvre des ressources insoupçonnées, ce qui a un impact direct sur la qualité de son écriture (à l'évidence, ce n'est pas forcément le cas des scénaristes).

Pourtant, les bonnes idées sont présentes, et la série essaie de jouer avec les traditions indiennes (mais le bison cracheur de flammes sur rulettes qui est censé représenter un esprit en colère est bien risible), offre une relecture de la mort de Wild Bill Hicock (mais le scénario de l'épisode est dévoilé dans le titre, et celui qui joue l'un des plus grands noms de cette époque a une moustache postiche absolument honteuse), évoque les charlatans qui assurent parler au nom de Dieu (mais on a juste envie de foutre des claques au prêcheur qui s'avère être un escroc, de manière bien surprenante), ou encore introduit le général Custer (mais... non, il s'en tire plutôt bien, finalement).

Quand il y a à redire à chaque élément, c'est que le potentiel n'est pas complètement exploité, et c'est frustrant. Par conséquent, cette série reste sympathique à suivre, sans que ce soit réellement satisfaisant.

C'est toute la difficulté de reprendre un concept qui a déjà échoué peu de temps auparavant : si ce qui est proposé ne se démarque pas nettement, la réussite n'est pas au rendez-vous.

Sans avoir vu Brisco County Jr, Legend est un divertissement honorable. Sinon, il s'agit d'une copie assez pâle.

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #192 : Terminator Genisys (2015)

Publié le 11 Août 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Science-Fiction, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Terminator Genisys :

Lorsque John Connor (Jason Clarke), le meneur de la résistance contre Skynet et son armée de machines, envoie Kyle Reese (Jai Courtney) en 1984 pour protéger sa mère Sarah Connor (Emilia Clarke) d'un robot assassin, il crée sans le vouloir une réalité parallèle inattendue. Dans celle-ci, Sarah est une combattante éprouvée entraînée depuis son plus jeune âge par "Pops" (Arnold Schwarzenegger), un androïde envoyé depuis le futur pour la protéger...

C'est désormais une évidence : la franchise Terminator est un tel bordel improbable, avec des interprètes et des chronologies différentes (pleines de trous et de paradoxes temporels) que les détenteurs des droits ont tout simplement jeté l'éponge, et décidé de tout rebooter.

On les imagine très bien regardant les Star Trek de JJ Abrams, et se disant "voilà ce qu'il faut faire avec Terminator : rebooter la franchise depuis le premier épisode, avec une nouvelle distribution, et l'icône de la franchise pour assurer la transition".

Dont acte. Ils ont tout rebooté, ils ont tout recasté (et quel casting foireux ! Clarke fait un Connor calamiteux, Courtney est transparent au possible, et Emilia Clarke semble trop douce et inoffensive pour être crédible dans son rôle), et ils se sont tourné vers deux scénaristes d'anthologie - Patrick Lussier (auteur de Dracula 2001 et de ses suites) et Laeta Kalogridis (scénariste des séries Bionic Woman et Les Anges de la Nuit) ! - pour rédiger leur script-reboot...

Sans surprise, le résultat final s'avère être un feu d'artifice de fan-service recyclant allègrement les scènes et les moments anthologiques de la saga, sans réellement rien leur apporter d'intéressant (en cela, le film ressemble assez à Jurassic World, y compris au niveau de la réception du film par le grand public des "casuals", qui n'ont que faire de la qualité intrinsèque d'un métrage tant qu'ils ont leur quota de références et de situations familières - la seule différence, ici, étant le fait que Terminator est une franchise sur le déclin, vieillissant en même temps que sa superstar-titre, et naturellement moins fédératrice que "des gros dinosaures s'attaquent aux humains"). Il n'y a qu'à voir les nombreux avis extatiques et les notes globales reçues par ces deux films sur imdb pour comprendre le gouffre entre fans et critiques.

Reste que ce Terminator est bien un métrage au script plein de trous et de zones d'ombre jamais expliquées, qui peine à maintenir sa cohésion interne, et qui frôle même parfois la parodie des deux premiers films de la saga... d'autant que, ce qui n'aide pas, le métrage souffre d'une musique zimmerienne fade et générique au possible, ainsi que de sfx très inégaux (la doublure numérique de Young Schwarzy est impeccable, les poursuites en hélico numériques nettement moins), de scènes d'action semi-numériques qui manquent d'impact, d'un script répétitif (qui enchaîne les situations dramatiques systématiquement désamorcées par un Deus-Ex-Schwarzenegger) et d'une réalisation en pilotage automatique.

Sans oublier, pour achever le tout, un Schwarzy encore humanisé de manière abusive, et qui continue d'être une punchline ambulante (ici sur son âge) plus qu'un robot-tueur iconique et impressionnant.

Je n'ai donc pas vraiment apprécié cette "Genisys" (mon dieu, qui est-ce qui a pondu ce titre stupide...?) particulièrement creux, et qui n'avait comme unique objectif que de poursuivre, jusqu'à l'épuisement, l'exploitation d'une franchise qui aurait probablement mieux fait de s'arrêter avec son second opus.

2/6

commentaires

Les bilans de Lurdo : Black Mirror - Saison 4, suite et fin (2017)

Publié le 1 Juillet 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Netflix, Drame, UK, Thriller, Fantastique, Science-Fiction, Anthologie, Black Mirror

Trois saisons de Black Mirror, et peu d'épisodes totalement convaincants pour moi. De bonnes idées, des approches intéressantes, mais au final, une écriture qui ne m'a jamais paru particulièrement subtile ou inspirée, à une exception ou deux près...

Après un pastiche de Star Trek plutôt amusant, et deux épisodes décevants, l'intégrale de Black Mirror touche à sa fin...

Black Mirror - Saison 4.2 :

4x04 - Hang The DJ :

Dans un monde où les relations amoureuses sont supervisées par une application de rencontre calculant les probabilités de succès d'un couple, et sa "durée de vie", Amy (Georgina Campbell) et Frank (Joe Cole) finissent par comprendre qu'ils sont faits l'un pour l'autre, et que s'ils veulent rester ensemble afin de trouver le bonheur, ils doivent se rebeller contre le système...

Un chouette épisode positif façon comédie romantique, qui utilise le prétexte d'une technologie façon Tinder/OK Cupid/sites de rencontre pour narrer le devenir d'un couple et ses probabilités de succès.

Alors certes, Brooker ne peut pas s'empêcher de laisser deviner à l'avance son retournement final de situation, que ce soit au travers de dialogues ou des ricochets, mais dans l'ensemble, ça fonctionne bien, et le caméo de Gwyneth Keyworth est amusant.

4x05 - Metalhead :

Dans un futur post-apocalyptique, Bella (Maxine Peak) tente d'échapper à un chien de garde robotique qui la poursuit inlassable après qu'elle ait tenté de piller un entrepôt abandonné...

40 minutes de course-poursuite efficace, filmées en noir et blanc (pourquoi ? Allez savoir ! On va dire que c'est pour une meilleure intégration des effets spéciaux...) par David Slade (30 Jours de Nuit, Hard Candy), et reposant intégralement sur les épaules de Maxine Peak, qui s'en sort très bien.

Après, ça reste 40 minutes de simili-slasher/survival très premier degré, avec un rebondissement final maladroit uniquement là pour rajouter une dose de pathos et de déprime au tout (c'est du Brooker, après tout), mais dans l'ensemble, ça fonctionne plutôt bien. Reste le noir et blanc, qui laisse dubitatif.

4x06 - Black Museum :

Dans un musée sinistre, au milieu de nulle part, Rolo Haynes (Douglas Hodge), le propriétaire, raconte à Nish (Letitia Wright), une visiteuse en panne dans le secteur, trois des nombreuses histoires macabres qui peuplent son exposition : un médecin sadique (Daniel Lapaine) qui utilise un implant révolutionnaire pour ressentir la douleur d'autrui, un homme (Aldis Hodge) qui accepte de transférer la conscience de sa femme comateuse (Alexandra Roach) dans son esprit mais trouve rapidement cette expérience insupportable, et le destin de Clayton Leigh (Babs Olusanmokun), un tueur qui accepte, contre finances, de céder son double numérique au musée, pour y être torturé à jamais...

Une sorte de mise en abyme méta de la série, avec un Douglas Hodge dans le rôle d'un simili-Charlie Brooker, qui fait subir à ses personnages les pires atrocités sous le prétexte de tester de nouveaux concepts technologiques.

Ça ressemble forcément beaucoup à White Christmas, avec un fil conducteur qui fait que le moindre élément présenté au cours de ces sous-intrigues ressurgit forcément à la toute fin, et si c'est bien interprété, c'est aussi assez inégal, et un peu trop long.

Le premier segment, sur le médecin sadique, est gentiment sanglant, mais il n'est là que pour le parallèle entre le médecin et Rolo ; c'est assez prévisible, et on aurait pu condenser le tout ; le second est plus amusant, avec une métaphore intéressante sur le souvenir de l'être défunt et sa présence dans la mémoire ; le troisième segment n'est qu'un prétexte, malheureusement, et pose plus de questions techniques qu'il n'en résout.

Globalement, ce n'est pas désagréable, et ça a même un petit côté final pour Black Mirror, comme si Brooker voulait passer à autre chose. Peu probable, cela dit.

---

Bilan saisonnier :

Depuis son arrivée sur Netflix, la série a changé, et pas uniquement au niveau de la durée excessive de ses épisodes : les concepts technologiques se répètent un peu, les épisodes surprennent beaucoup moins, mais la production et Brooker compensent en partant dans des directions parfois moins pessimistes et déprimantes.

Ce qui donne des épisodes occasionnellement plus légers, plus humoristiques, plus positifs, et aux fins plus heureuses que d'habitude. Un choix probablement polarisant auprès des fans, mais comme ce sont justement ces épisodes qui m'ont le plus plu, alors même que du Black Mirror "typique", sombre et misanthrope, ça me laisse habituellement totalement de marbre, je ne vais pas m'en plaindre...

commentaires

Blog Update ! - Septembre 2020

Publié le 26 Septembre 2020 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Télévision, Update, Oktorrorfest

Septembre n'a pas été tendre avec les Téléphages Anonymes, qui ont dû faire face à quelques soucis d'ordre privé, et à un nouvel algorithme de Google ayant divisé par 2 ou 3 la fréquentation du blog ! Mais tout finira bien par rentrer dans l'ordre un de ces jours... ou pas.

#1289 : Les folles aventures de Bill et Ted (1991) - 4.75/6

#1290 : You Cannot Kill David Arquette (2020) - 4.5/6

#1291 : Bill & Ted Face The Music (2020) - 3/6

#1292 : Deathstroke - Chevaliers et Dragons (2020) - 2.75/6

#1293 : Class Action Park (2020) - 3.5/6

#1294 : Greed (2019) - 2.5/6

#1295 : Debt Collectors (2020) - 3.25/6

#1296 : The Vast of Night (2019) - 3.5/6

#1297 : Bienvenue à Marwen (2018) - 3.5/6

#1298 : Feels Good Man (2020) - 3.75/6

#1299 : Superman - Man of Tomorrow (2020) - 4.25/6

#1300 : Man of the Year (2006) - 3/6

#1301 : Project Power (2020) - 2/6

#1302 : The Myth (2005) - 2.25/6

#1303 : Undertaker - The Last Ride (2020) - 4.5/6

#1304 : Batman Begins (2005) - 3/6

#1305 : The Dark Knight - Le Chevalier Noir (2008) - 3.75/6

#1306 : The Dark Knight Rises (2012) - 2.25/6

#1307 : The Very Excellent Mr Dundee (2020) - 3/6

---

# Bilan :

Un petit mois de septembre sans réelle surprise, bonne comme mauvaise. Les documentaires restent une valeur sûre, avec notamment You Cannot Kill David Arquette, ou encore le documentaire consacré à la fin de carrière de The Undertaker : deux métrages efficaces, touchants, et consacrés à des facettes différentes du monde du catch.

En parallèle, rien de marquant : les Batman de Nolan restent égaux à eux-mêmes, et Bill et Ted n'ont jamais été meilleurs que dans les années 90... le reste ? Mwébof.

---

# Film(s) du mois :

Documentaires exceptés, Les folles aventures de Bill et Ted restent en haut du panier, avec une folie que la suite de 2020 ne parvient même pas à effleurer... et juste en dessous sur le podium, Superman : Man of Tomorrow, un relaunch imparfait mais globalement réussi de l'univers DC au format long-métrage animé.

 

# Flop(s) du mois :

Project Power, la dernière grosse sortie Netflix, un film pseudo-superhéroïque qui ressemble surtout à un Bright sous-développé et ultra-creux - alors déjà que Bright n'était pas exceptionnel...

---

# Petit écran :

Saluons le courage de Sygbab, qui, ce mois-ci, a enfin conclu, bon gré mal gré, son intégrale Highlander (saisons 4, 5 et 6) : un très bel effort pour lequel il mérite bien quelques vacances, avec un retour prévu en novembre.

De mon côté, outre Star Trek Lower Decks, toujours aussi peu convaincante, j'ai principalement donné dans la comédie. De la comédie animée, avec Harley Quinn, saison 2, une seconde cuvée plus maîtrisée que la première ; de la comédie absurde, avec Medical Police, saison 1, un spin-off officieux de Childrens Hospital ; de la comédie british, avec It's Personal with Amy Hoggart, saison 1 ; et de la comédie plus classique, avec Die Hart, saison 1.

Dans l'ensemble, rien de vraiment mémorable ou exceptionnel, mais des programmes suffisants pour changer les esprits et garder un peu de bonne humeur.

Tous ces bilans sont, bien sûr, directement accessibles depuis l'index Séries alphabétique qui leur est consacré.

---

# À venir :

Dès cet après-midi, et jusqu'à début novembre, le blog des Téléphages Anonymes se met à l'heure de l'horreur et du fantastique pour célébrer Halloween : c'est le moment d'inaugurer l'Oktorrorfest 2020, et de passer quotidiennement en revue plusieurs films de genre, sans oublier les séries !

Pour un aperçu de ce à quoi ressemblait l'Halloween Oktorrorfest les années passées, direction l'index dédié, en cliquant ici !

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Halloween Oktorrorfest 2020 - 58 - Books of Blood (2020)

Publié le 30 Octobre 2020 par Lurdo dans Anthologie, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Thriller, Télévision, USA, Hulu

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Books of Blood (2020) :

Une pseudo-anthologie faiblarde adaptant (en théorie) les écrits de Clive Barker (en réalité, quasiment pas, si l'on excepte le fil conducteur très ténu) et ressemblant fortement à un téléfilm ou à projet de série anthologique bricolé à la dernière minute pour faire un long-métrage alimentant la plate-forme.

Et pour cause ! C'est justement ça : un projet de série anthologique produite par Touchstone Television, et chapeautée par Brannon Braga (tous les Star Trek depuis Next Generation jusqu'à Nemesis) et Adam Simon (Salem, Carnosaur, Le dernier rite), mais qui a été annulée en cours de route, et recyclée pour fournir du contenu à Hulu.

Le résultat : un métrage composé de deux segments et demi assez bancals, jamais particulièrement bien rythmés ou écrits, et qui frustrent plus qu'ils ne convainquent. En somme, un film qui donne le ton dès son carton d'ouverture, assez ridicule et forcé, et qui ne se montre jamais à la hauteur de l'œuvre dont il s'inspire.

- Jenna : Jenna (Britt Richardson), une jeune femme traumatisée atteinte de tocs et d'anxiété paranoïaque, s'enfuit de chez ses parents après avoir cessé de prendre ses médicaments, et trouve refuge dans un bed & breakfast tenu par un couple accueillant (Freda Foh Shen, Nicholas Campbell). Mais progressivement, Jenna se persuade que quelque chose ne tourne pas rond chez eux...

Mouais, un segment longuet (pour ne pas dire : un premier épisode de 45 minutes) jamais suffisamment abouti pour être satisfaisant, notamment dans l'utilisation de la maladie de Jenna pour faire monter le suspense. Le couple est immédiatement suspect aux yeux du spectateur, de nombreux éléments restent sous-développés (l'incident à l'école, etc), les effets spéciaux sont inégaux, et le grand final traîne en longueur malgré quelques maquillages réussis, avec monologues d'exposition maladroits à la clef et chute assez plate.

- Simon : Traumatisée par la mort de son fils leucémique, Mary (Anna Friel), une chercheuse sceptique spécialisée dans le debunking de charlatans, tombe sous le charme de Simon (Rafi Gavron), un séduisant médium dont les pouvoirs semblent bien réels...

Un peu de nudité masculine au programme de ce segment prévisible de bout en bout et pas très intéressant, entre son interprétation inégale, une Anna Friel liftée de partout, ses effets spéciaux inégaux, et sa chute télégraphiée. Un bon gros bof.

- Bennett : Petite frappe violente, Bennett (Yul Vazquez) décide de partir récupérer un ouvrage rarissime, le Livre de Sang, en guise de paiement d'une dette.

Un segment un peu creux, puisqu'il est supposé lier les trois histoires en une seule et même conclusion sanglante : un pari semi-réussi et semi-bâclé, qui a quelques moments sympathiques, mais qui frustre aussi beaucoup plus qu'il ne convainc, d'autant que...

- Jenna : Hantée par ses souvenirs, par ses phobies, et parce qu'elle a vécu chez ce couple étrange, Jenna prend une décision radicale.

Alors que le tout semblait plus ou moins bouclé, voilà que le film revient sur le personnage de Jenna, pour lui offrir un passé tragique (mais pas surprenant pour qui a prêté attention au film), et une fin qui l'est encore plus. Pas désagréable, mais ça arrive un peu comme un cheveu sur la soupe, avant de basculer sur un générique de fin sur fond de Marilyn Manson bien daté.

--

Bref : ce n'est pas très bon. Pour une anthologie télévisuelle, ça aurait pu passer, même si l'on est très loin du côté sulfureux et inventif de Clive Barker : Books of Blood est assez moyen sur de nombreux plans, que ce soit l'écriture, l'interprétation (Britt Richardson est excellente, cela dit), la réalisation, les effets, les idées...

Encore une fois, ça aurait pu passer à la télévision, au format hebdomadaire. En film, ça coince déjà nettement plus, et ça reste bien trop superficiel et creux pour laisser la moindre impression.

2.5/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires

Les bilans de Lurdo : CYCLE SCI-FI - Final Space, saison 1 (2018)

Publié le 12 Juin 2021 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Les bilans de Lurdo, Review, Science-Fiction, Télévision, USA, TBS, Final Space

Série d'animation en deux saisons de 10 et 13 épisodes de 25 minutes (une troisième saison a entamé sa diffusion il y a quelques semaines, à la fin du mois de mars), Final Space est produite par Conan O'Brien (Andy Richter double d'ailleurs un personnage très énervé, vers la fin de cette première saison), et chapeautée par Olan Rogers, un comique et animateur qui se charge du plus gros de la production du programme : réalisation, scénarisation, doublage...

Final Space, saison 1 (2018) :

Astronaute incapable et vantard, Gary Goodspeed (Olan Rogers) termine sa peine d'emprisonnement à bord du vaisseau Galaxy One lorsqu'il croise le chemin d'un adorable extraterrestre, qu'il surnomme Mooncake et qui devient son animal de compagnie. Mais Mooncake est aussi une arme au potentiel destructeur incroyable, traquée par Lord Commander (David Tennant), un cruel despote interstellaire...

Olan Rogers donc, qui, d'un début de web-série, devenu pilote diffusé sur YouTube en 2016, a eu la chance de pouvoir produire son programme pour TBS, et de développer ainsi les bases présentée dans ce court-métrage : les aventures de Gary, un bon à rien qui doit sauver la galaxie.

Avec du recul, cette saison 1 de la série ressemble un peu à un programme se trouvant à mi-parcours entre Futurama (arrivé bien avant), Rick et Morty (idem) et Star Trek : Lower Decks (arrivé bien après) : une approche de l'aventure spatiale assez inégale, parfois décousue et brouillonne, parfois frénétique et gueularde, mais (heureusement) avec plus de fond et de sincérité que Lower Decks, par exemple.

C'est d'ailleurs l'un des points sur lesquels je reste partagé : cette volonté de produire une série comique où la moitié des personnages sont à baffer (honnêtement, je crois n'avoir pas souri une seule fois aux pitreries de KVN le robot déglingué, ou de Tribore l'alien aux six yeux) et où le protagoniste principal est un croisement de Starlord et de Gob Bluth, tout en conférant aux événements une charge émotionnelle appuyée, avec ralentis dramatiques, musique mélancolique, et traumatismes bouleversants.

Ponctuellement, ça fonctionne : l'introduction de chaque épisode, façon compte à rebours solitaire alors que Gary est sur le point de mourir, est plutôt réussie ; idem pour les liens entre lui et Mooncake. Et la fin de saison est très spectaculaire et explosive. À d'autres moments, ça tombe à plat - le trauma paternel du héros, le sort d'Avocato, l'illustration musicale, le destin de certains personnages dans le final, etc...

Et c'est cette ambivalence qui m'a laissé un peu dubitatif au terme de cette saison 1, même si la lente évolution du programme vers quelque chose de plus sérieux et épique (voire même de Lovecraftien, par certains aspects) peut donner quelque chose d'intéressant pour la suite.

Du moins, pour peu que l'écriture fasse preuve d'un peu plus de rigueur : trop fréquemment, au fil de la saison, j'ai eu l'impression d'un programme abrégé, en avance rapide, assez typique de l'ère YouTube, préférant passer au plus vite d'un rebondissement à un autre, d'un lieu à un autre, sans s'embarrasser de fioritures narratives, avant de freiner des quatre fers pour un moment émouvant pas totalement mérité ni bien amené par l'écriture.

Un problème qui ne dérangera pas forcément tous les spectateurs, mais qui m'a un peu frustré. On verra bien si la suite s'avèrera plus maîtrisée.

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #525 : Pirates des Caraïbes 4 - La Fontaine de Jouvence (2011)

Publié le 30 Mai 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Fantastique, Action, Aventure, Disney, Comédie, POTC, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Pirates des Caraïbes 4 - La Fontaine de Jouvence (Pirates of the Caribbean - On Stranger Tides) :

Lorsque Jack Sparrow (Johnny Depp) découvre qu'Angelica (Penelope Cruz), l'une de ses anciennes conquêtes, se fait passer pour lui, Sparrow tombe dans le piège de la jeune femme : elle l'oblige alors à rejoindre son équipage, sous la direction de son père, le terrible Barbe-Noire (Ian McShane), et de les aider à découvrir la mythique Fontaine de Jouvence. Mais Barbe-Noire n'est pas le seul à la chercher : Barbossa (Geoffrey Rush) est sur leur piste pour le compte de la couronne anglaise, et les espagnols sont aux aussi de la partie...

Alors que sort le cinquième épisode de la saga en salles, retour sur le quatrième épisode, un épisode qui, ce n'est pas peu dire, n'avait pas marqué les mémoires. Et pour cause : après un premier volet tout à fait regardable, et deux suites boursouflées et assez bordéliques (mais contenant néanmoins bon nombre de scènes spectaculaires et mémorables), ce quatrième volet perdait la majorité de sa distribution habituelle, ainsi que son réalisateur, et choisissait de s'inspirer très librement du roman Sur des Mers Plus Ignorées de Tim Powers.

Résultat, un succès mitigé au box-office (malgré plus d'un milliard de dollars de recettes, le film avait coûté tellement cher à produire qu'il n'a pas fait de gros bénéfices), pour un film moins confus et surchargé que les précédents, mais aussi nettement moins intéressant, moins inspiré et tout aussi bavard.

La première demi-heure fait à peu près illusion, malgré une bande-originale de Zimmer en pilotage automatique, qui se contente d'aligner les deux nouveaux thèmes du films (pas désagréables, d'ailleurs) avec tous les anciens thèmes des films précédents, sans logique ni cohérence (il en ira de même pendant les 2 heures 15 du métrage) ; dès que Barbe-Noire est présenté, cependant, et que la mission de tout ce petit monde est lancée, le film commence à perdre son énergie, petit à petit... et une fois l'attaque des sirènes passée, c'est l'encéphalogramme plat jusqu'à la fin.

Toute la deuxième heure du film est ainsi un gros ventre mou, qui laisse énormément de temps au spectateur pour s'apercevoir des approximations du script, de l'absence totale d'intérêt et de charisme de la relation du prêtre et de sa sirène, de l'inutilité absolue des pouvoirs vaudou sous-exploités de Barbe-Noire (vaguement hérités du roman), du manque de personnages secondaires attachants, de la relation générique et clichée de Sparrow et d'Angelica (ainsi que du manque d'alchimie de Depp et de Cruz), etc, etc, etc...

Bref, ça rame progressivement de plus en plus, jusqu'à ce grand final faiblard devant la Fontaine de Jouvence... une grotte brumeuse pouvant apparemment accueillir des dizaines et des dizaines de personnes, et au centre de laquelle trônent trois pauvres colonnes, un ruisseau, et le Gardien de l'Éternité de Star Trek.

Autant dire que la déception est effectivement au rendez-vous (d'autant plus au second visionnage) et que l'on finit assez frustré : la distribution était sympathique, le sujet avait du potentiel, le roman dont s'inspire le film est excellent, mais le tout est très fade, ne capitalise pas sur ses bons points, et Rob Marshall, à la réalisation, peine à dynamiser le tout, ou à présenter des idées totalement improbables, comme Gore Verbinski savait le faire de temps à autre.

2.5/6, parce que ça se laisse regarder, sans plus.  

commentaires

SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo : Inside Job, saison 1 (2021)

Publié le 2 Mars 2022 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Review, Télévision, Fantastique, Science-Fiction, USA, Animation, Netflix

Comédie animée Netflix en dix épisodes d'une petite demi-heure, Inside Job est supervisée par Alex Hirsch (Gravity Falls), et showrunnée par Shion Takeuchi (une scénariste de Gravity Falls, entre autres), pour un passage en revue moqueur de toutes les conspirations du Web et de la société américaine, au travers des actions de la société Cognito, Inc...

Inside Job, saison 1 (2021) :

Le quotidien de Cognito, Inc (une société secrète travaillant pour l'État Profond du gouvernement américain, et gérant toutes les conspirations et secrets d'état du pays) et de ses employés : J.R. (Tim Daly), le PDG aux ordres d"un sinistre conseil masqué ; Reagan (Lizzy Caplan), ingénieure géniale et asociale dépourvue de toute empathie ; Brett (Clark Duke), un jeune cadre dynamique apprécié de tous ; Gigi (Tisha Campbell), publiciste responsable de la communication ; Glenn (John DiMaggio), militaire hybride homme-dauphin en charge de la réponse armée ; le Dr. Lee (Bobby Lee), expert en drogues expérimentales ; et Magic Myc (Brett Gelman), un champignon extraterrestre sarcastique et télépathe...

Une série d'animation typiquement de son époque, à vrai dire, tant d'un point de vue sociétal que d'un point de vue formel : Inside Job est en effet de ces séries d'animation très référentielles, qui aiment parsemer leurs épisodes d'une multitude de clins d'œil et de renvois à d'autres œuvres ou à l'actualité, un peu comme Star Trek : Lower Decks, dans son genre.

D'ailleurs, la comparaison avec Lower Decks s'est imposée à moi à de multiples reprises, durant ce visionnage : comme Lower Decks (et pas mal de séries modernes dans le moule de Rick & Morty ou South Park), Inside Job possède une structure "en crescendo", avec des épisodes qui commencent en douceur, avant de monter en puissance et de finir dans une cacophonie frénétique poussant leur concept dans leurs retranchements les plus absurdes. Un peu comme Mariner dans Lower Decks, Reagan a des rapports particulièrement tendus et conflictuels avec ses parents, qu'elle supporte à peine, qui motivent son comportement névrosé et immature, et qui finissent par phagocyter la série. Et comme Lower Decks, le tout a fréquemment tendance à être gueulard, frénétique et épuisant (surtout visionné au format binge watching de Netflix).

Tout ça pour dire qu'en regardant Inside Job, je me suis retrouvé en terrain très familier : comédie de bureau, personnages assez caricaturaux, ressorts comiques décalés, dynamique globale, pour un tout ma foi assez facile à suivre... mais qui ne m'a pas marqué outre-mesure.

Peut-être est-ce parce que, finalement, se moquer de toutes les conspirations possibles et imaginables (comme pouvaient le faire les Lone Gunmen d'X-files) est nettement moins amusant aujourd'hui, alors que la désinformation et les fake news en tous genres se multiplient de manière exponentielle, que la bêtise et la crédulité humaine n'ont jamais été aussi importantes, et que le complotisme fait partie intégrante de la moitié de la scène politique américaine.

Peut-être est-ce le côté beurre et argent du beurre de la série, assez clair dans un épisode comme le 1x05, The Brettfast Club, qui se moque ouvertement de la nostalgie envers les 80s et de son exploitation décomplexée par les médias actuels... tout en passant la demi-heure de l'épisode à utiliser les codes, l'esthétique, les références, etc, de cette décennie, en parodiant ET, Footloose, Stranger Things, et en bourrant le tout de coups de coude au spectateur et de fanservice.

Ou peut-être est-ce tout simplement un symptôme de mon manque d'affinité pour ce style d'animation assez populaire actuellement, et pour ces personnages immatures et abrasifs aux névroses directement imputables à leurs parents (Lower Decks, Inside Job, Final Space). Il n'est donc pas forcément très surprenant de constater que mon intérêt dans cet Inside Job a lentement décliné à mesure que le show se cristallisait autour du père de Reagan, tentait de jouer la carte de l'émotion, etc, jusqu'à sa conclusion très prévisible.

Mais bon, peu importe. En soi, la série est assez rythmée, inventive et décomplexée pour que l'on passe un bon moment devant... mais encore une fois, ça s'est arrêté là pour moi.

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

commentaires

Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 4 (suite - 5)

Publié le 27 Mars 2016 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Télévision, Critiques éclair, Review, Science-Fiction, Star Trek

Je continue mes mini-reviews de l'intégrale de Star Trek Voyager, une intégrale commencée il y a bien longtemps, et une saison 4 qui continue tranquillement son chemin, plus rythmée et dynamique qu'auparavant !

4x16 - Prey :

Un épisode bien noté et apprécié par les fans (et il est vrai que formellement, c'est assez bien mené), mais qui personnellement me file des boutons, tant il est symptomatique du syndrome "Janeway est une hypocrite écrite sans la moindre constance et homogénéité, et dont le code moral à géométrie variable ne devrait clairement pas être présenté par les scénaristes comme un exemple à suivre".

Ici, donc, on a Voyager qui trouve une épave hirogen, avec à son bord un chasseur blessé (Tony Todd, excellent), qui poursuivait un membre de l'espère 8472. Lequel est lui-aussi blessé, s'introduit dans le Voyager, tue quelques membres d'équipage, et finit par être arrêté. En cellule, le 8472 joue la carte du "je suis tout seul, je suis perdu, ils sont maychants avec moi, aidez-moi à rentrer chez moi sivouplé", pendant que d'autres Hirogens arrivent, et menacent de détruire le Voyager si on le leur rend pas leur collègue et leur proie. Janeway est contre, Seven est pour, paf, débat idéologique.

Sauf que bon, la position manichéenne de Janeway (qui veut rouvrir un portail vers la dimension des 8472 afin de renvoyer le captif chez lui, et qui est prête à mettre la vie de son équipage en danger pour cela) est intenable, et n'a pas grand sens compte tenu des décisions passées du capitaine, notamment lors de l'invasion des 8472. Et pourtant, ça ne l'empêche pas de faire une grande leçon de morale et d'humanité à Seven, et de la punir en fin de compte parce que la Borg n'est pas d'accord avec elle, a fait preuve d'individualité, et a préféré sauver le vaisseau plutôt que de le sacrifier pour le 8472 (gros bug de scénario, d'ailleurs, à ce moment là, puisque Seven of Nine téléporte l'Hirogen et le 8472 depuis le Voyager jusqu'à un autre vaisseau, alors qu'ils sont tous les deux en pleine bataille, boucliers levés ; m'enfin c'est du Braga, on a l'habitude des trous de scénario et des grosses ficelles un peu trop faciles).

Joli moment d'hypocrisie, donc, que Seven souligne en partie, et qui aurait certainement provoqué une mutinerie à bord d'un autre vaisseau de la flotte, ou si les scénaristes étaient consistants :

"Janeway à l'équipage : vous vous souvenez de cette race que nous avons partiellement exterminée, après qu'elle ait envahi notre espace pour nous détruire tous en représailles d'une tentative d'assimilation par les Borgs ? Et bien nous avons un représentant de cette espèce à bord, il vient de tuer quatre d'entre nous, et il est poursuivi par les Hirogens. Mais parce que j'aime beaucoup avoir l'ascendant moral sur le reste du monde, pour lui faire la leçon, et parce que la chasse, ce n'est pas bien, c'est cruel et c'est barbare, nous allons tenter de rouvrir un portail dimensionnel jusqu'à la dimension d'origine du 8472, pour y déposer ce dernier, et ce tout en subissant le feu nourri des Hirogens, qui se demandent pourquoi on intervient dans leur mode de vie et dans leurs conflits personnels, et qui vont probablement réussir à nous détruire dans quelques minutes. Ah, et le 8472 est en train de se régénerer, et va probablement tenter de quitter sa cellule et de nous tuer dès qu'il ira mieux, mais on s'en moque, la chasse, c'est mal, et moi, je suis la personne la plus sage du vaisseau."

(une saison ou deux plus tôt, c'était cette même Janeway qui affirmait "ma première responsabilité, avant même la Prime Directive, c'est la survie de mon équipage, qui doit passer avant tout le reste". LOL)

(et je n'ai même pas mentionné le fait que tout l'épisode aurait pu être 100 fois meilleur et plus intéressant si l'identité de la proie n'avait pas été révélée dès la première scène de l'épisode ; on aurait eu Voyager découvrant une épave hirogen, et son prisonnier ; ce prisonnier expliquant sa chasse, et que sa proie dangereuse est probablement à bord de Voyager ; les autres Hirogens qui débarquent, menaçant le Voyager, et Janeway qui, instinctivement, prend la défense de la proie, par principe ; Janeway & l'équipage qui découvrent alors que la proie est 8472 : zou, choc, surprise, débat idéologique, conflit, suspense, etc, de manière bien plus agréable du point de vue du spectateur. M'enfin bon...)

 

4x17 - Retrospect :

Un épisode cosigné Bryan Fuller, et qui repose principalement sur l'interprétation excellente de Jeri Ryan, de Picardo et sur celle de la guest star de la semaine, Michael Horton. Ici, on a droit à Seven qui souffre de stress post-traumatique, et l'Holo-Doc qui utilise des techniques d'hypnose douteuses sur la Borg pour débloquer des souvenirs refoulés : elle a été victime d'un "viol" technologique pratiqué par un marchand d'armes paranoïaque avec lequel Voyager fait actuellement affaire... sauf qu'en fait non, ces souvenirs n'étaient que des souvenirs imaginaires, et ça débouche sur la mort de l'accusé dans une explosion.

Et c'est là que c'est problématique, en fait, puisque le script est un peu maladroit et confus : il semble sous-entendre que le marchand est innocent, et que Seven a tout imaginé, mais en parallèle, ce point n'est jamais vraiment confirmé, et la réaction exagérée de l'accusé peut laisser la porte ouverte à une culpabilité réelle tout simplement invérifiable. Et donc, sur cette base assez floue et insatisfaisante, le script conclut en bottant en touche, sans la moindre conséquence pour l'équipage du Voyager, ou pour l'Holodoc, plus ou moins directement (et agressivement) responsable de la mort d'un homme innocent ; contrairement à Seven dans l'épisode précédent, le Doc n'a droit qu'à un "pas grave, doc, tout le monde peut se tromper" de la part de Janeway, après qu'il ait fait son mea culpa. Seven, par contre, a droit à un regard noir et furieux de la part du Capitaine, on se demande pourquoi. Mwé.

 

4x18-19 - The Killing Game :

Arf, ce double épisode :rolleyes:. Sur papier, pourtant, ce n'est pas forcément désagréable, c'est simplement un peu idiot : les Hirogens ont capturé le Voyager, et l'ont transformé en holodeck géant, pour y enfermer l'équipage lobotomisé dans (entre autres) une simulation de la France occupée par les Nazis, dans laquelle Janeway est la tenancière d'un cabaret et meneuse de la résistance locale. Un épisode spécial holodeck assez typique, malheureusement écrit par le duo infernal Braga/Menosky, ce qui veut dire qu'ils ont eu l'idée "Nazis vs Klingons", et qu'ils ont construit un double épisode plein de trous, de choix narratifs abusifs et de rebondissements improbables autour de ça.

Alors oui, les acteurs s'amusent, Jeri Ryan pousse la chansonnette, Kim est enfin utile, et c'est assez bien produit (bien qu'un peu cheap et cliché par moments), mais 90 minutes, c'est beaucoup beaucoup trop long pour ce que ça raconte, et ça laisse beaucoup trop de temps et de place au spectateur pour remarquer les problèmes du scénario et pour s'ennuyer, notamment à cause des scènes d'action répétitives de la seconde moitié.

Et puis bon, on ne peut pas dire que les Hirogens aient été gâtés par les scénaristes, que ce soit esthétiquement - ils perdent beaucoup de leur superbe une fois débarrassés de leurs armures, et engoncés dans des uniformes nazis mal taillés - ou conceptuellement - cinq épisodes et puis s'en vont.

commentaires

Blog Update ! - Août 2020

Publié le 31 Août 2020 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Télévision, Update

Un mois d'août hétéroclite et caniculaire sur le blog des Téléphages Anonymes, qui résistent aux températures, coûte que coûte (et quoi qu'il en coûte) !

#1267 : SEMAINE AVENTURE - Hercule et les Amazones (1994)

#1268 : SEMAINE AVENTURE - Hercule et le Royaume Oublié (1994)

#1269 : SEMAINE AVENTURE - Hercule et le Cercle de Feu (1994)

#1270 : SEMAINE AVENTURE - Hercule et le Monde des Ténèbres (1994)

#1271 : SEMAINE AVENTURE - Hercule et le Labyrinthe du Minotaure (1994)

#1272 : SEMAINE AVENTURE - Kull le Conquérant (1997) - 1.5/6

#1273 : Dino De Laurentiis - The Last Movie Mogul (2001) - 4/6

#1274 : Mister Dynamite (1986) - 2.5/6

#1275 : Expendables 3 (2014) - 2.5/6

#1276 : Justice League Dark - Apokolips War (2020) - 3/6

#1277 : Le Mans 66 (2019) - 4.25/6

#1278 : Le Flingueur (2011) - 3.75/6

#1279 : Artemis Fowl (2020) - 2/6

#1280 : Wunderkammer - World of Wonder (2019) - 3/6

#1281 : An American Pickle (2020) - 2.5/6

#1282 : Opération Condor (1991) - 5/6

#1283 : Mechanic - Résurrection (2016) - 2.25/6

#1284 : Chinese Zodiac (2012) - 2.25/6

#1285 : Misbehaviour (2020) - 3/6

#1286 : Fahrenheit 11/9 (2018) - 2.5/6

#1287 : Far Cry (2008) - 1.5/6

#1288 : La formidable aventure de Bill et Ted (1989) - 3.5/6

---

# Bilan :

Pas vraiment d'actualité en ce mois d'août toujours placé sous le signe de la COVID (hormis le décevant Artemis Fowl), mais l'occasion de liquider un peu les stocks de films plus anciens qui s'accumulent.

Et qui dit "vider les fonds de tiroir" dit aussi beaucoup de métrages quelconques ou médiocres, qu'il faut bien regarder un jour ou un autre. Un mois faiblard, donc, avec plusieurs films de Jackie Chan et autres films d'action, des documentaires, et une semaine AVENTURE qui m'a permis de redécouvrir les premiers métrages de la série Hercule.

---

# Film(s) du mois :

Opération Condor domine largement la compétition, avec son mélange de comédie, d'aventure et d'arts martiaux que Jackie Chan a, depuis, tenté de reproduire à maintes reprises, sans succès. Un incontournable de sa carrière, cela dit.

Le Mans 66 m'a, lui, agréablement surpris, malgré sa réécriture parfois fantaisiste de l'Histoire.

 

# Flop(s) du mois :

Far Cry, forcément (on ne refait pas Uwe Boll) ; Kull le Conquérant, forcément (Sorbo aurait mieux fait de s'abstenir) ; et malheureusement, Artemis Fowl, sacrifié par Disney sur sa plate-forme de VOD, non sans raisons, puisque l'adaptation signée Kenneth Branagh est totalement anémique, générique et dépourvue d'intérêt. Si le film est resté si longtemps en development hell, ce n'était pas innocent...

---

# Petit écran :

Énormément de séries passées en revue, ce mois-ci, à commencer par l'intégrale Conan, en trois parties, et par les téléfilms de la série Hercules : The Legendary Journeys (voir les liens plus haut) : de la fantasy inégale, tout ça, mais dont l'innocence et la sincérité peut rendre nostalgique d'une époque où toutes les séries de genre n'étaient pas censées être des blockbusters sérieux conçus pour être le nouveau Game of Thrones, mais osaient la bonne humeur, la légèreté et les scénarios simples et directs.

En parallèle, bonne surprise que l'intégrale de la série Future Man (saison 1, 2 et 3), une comédie de science-fiction gentiment graveleuse mais qui ose de nombreuses choses et des idées improbables ; excellente surprise que la première partie de la série animée Primal, sauvage, brutale et touchante à la fois ; amusante surprise que Year of the Rabbit, parodie de série policière historique britannique ; et mauvaise surprise que les premiers épisodes de Star Trek Lower Decks, nouvelle déclinaison de la franchise, qui semble penser que l'hystérie et le fanservice constant suffisent pour rendre une série drôle et pertinente.

Et puis il y a bien entendu les bilans de Sygbab, qui a entamé ce mois-ci une intégrale de la série Highlander, entreprise des plus courageuses et téméraires.

Tous ces bilans sont, bien sûr, directement accessibles depuis l'index Séries alphabétique qui leur est consacré.

---

# À venir :

En septembre, avec les premières notes de l'automne, les Téléphages Anonymes voyageront dans le temps avec Bill et Ted, iront à Marwen, enfileront la cape du Chevalier Noir, rejoindront les Boys, se prendront pour des stars de film d'action avec Kevin Hart, et bien plus encore !

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Blog Update ! - Novembre 2021

Publié le 28 Novembre 2021 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Télévision, Update

Un petit mois de transition sur le blog des Téléphages Anonymes, qui a vu son audience remonter notablement et soudainement (les plus optimistes diront que c'est parce que Noël approche ; les plus cyniques verront une étrange coïncidence entre le début de la remontée d'audience, et le moment exact où, à titre d'expérience, j'ai fait passer le blog en premium), alors que je me prépare à entamer la Christmas Yulefest 2021, notre marathon annuel de films de Noël en tout genre....

#1537 : Cash Express (2001) - 4/6

#1538 : Dreams (2020) - 3.75/6

#1539 : Lady of the Manor (2021) - 2/6

#1540 : Stuntwomen - The Untold Hollywood Story (2020) - 3.5/6

#1541 : Venom 2 - Let There Be Carnage (2021) - 3/6

#1542 : Injustice (2021) - 2.25/6

#1543 : An Unknown Compelling Force (2021) - 3/6

#1544 : Queenpins (2021) - 3/6

#1545 : Shang-Chi et la légende des dix anneaux (2021) - 4/6

#1546 : Army of Thieves (2021) - 2.75/6

#1547 : L'enfance volée de Jan Broberg (2017) - 3/6

#1548 : Red Notice (2021) - 3.25/6

#1549 : Le Cristal magique (2019) - 3.5/6

#1550 : Black Friday (2021) - 2.25/6

#1551 : Dune - Première partie (2021) - 4/6

---

# Bilan :

Un petit mois, donc, en quantité mais pas forcément en qualité, avec pas mal de nouveautés, et quelques bonnes surprises, mais aussi des déceptions plus ou moins attendues, comme Venom 2 ou Red Notice : ce ne sont pas des films catastrophiques, mais ils sont vraiment bien trop quelconques ou génériques pour dépasser de beaucoup la moyenne.

Et n'oublions pas quelques documentaires moins probants que d'habitude, notamment sur le plan de la forme : L'enfance volée de Jan Broberg, An Unknown Compelling Force, Stuntwomen, autant de métrages potentiellement intéressants, mais un peu desservis par une forme ou une écriture inabouties.

---

# Film(s) du mois :

À ma grande surprise, Dune et Shang-Chi, deux films dont je n'attendais pas grand chose, et qui ont su me plaire pour des raisons différentes : d'un côté, un gros travail d'adaptation imparfait mais respectueux et visuellement intéressant, de l'autre, un film divertissant et plein d'action s'inscrivant dans une tradition et un genre qui pourtant ne me parlent pas vraiment, d'habitude.

 

# Flop(s) du mois :

Lady of the Manor, une comédie ratée signée Justin Long (et ce malgré sa distribution attachante) ; Black Friday, une comédie d'horreur ratée (et ce malgré sa distribution attachante, bis) ; et Injustice, l'adaptation animée des jeux vidéos de combat de NetherRealm et DC Comics... sans intérêt. Paglop, tout ça.

---

# Petit écran :

Un mois de novembre qui a surtout servi à conclure les séries en cours depuis la rentrée, entre la fin de saison 1 de Marvel's What If...?, très efficace, la fin de saison 2 de Star Trek Lower Decks, une série toujours inégale, mais qui progresse lentement dans la bonne direction, et des bilans unitaires aux résultats qui varient : Harvey Birdman et son spin-off, Birdgirl, se sont avérés plutôt amusants, tandis que Star Wars Visions, pourtant loué par la critique, m'a laissé globalement de marbre.

 

Retrouvez aussi les bilans de toutes les séries critiquées jusqu'à présent en ces pages depuis l'index Séries alphabétique qui leur est consacré.

---

# À venir :

Un gros mois après le début des films de Noël outre-atlantique, et plusieurs semaines après que les chaînes françaises aient emboîté le pas aux USA, les Téléphages Anonymes passent à l'heure de Noël pour la Christmas Yulefest 2021, et son visionnage intensif de films de Noël : jusque début janvier, au programme, une ou deux critiques quotidiennes de films de Noël, le plus souvent très récents, et occasionnellement, une série ou deux.

Va-t-on battre des records, et visionner plus de films qu'en 2019 (73 !) ou 2020 (68 !), alors même que les chaînes américaines multiplient leur production et que près de 200 nouveaux métrages sont prévus cette saison ? Peu probable, pour la même raison que lors de l'Halloween Oktorrorfest 2021 : j'ai décidé de faire un tri énorme en amont, et de ne plus me laisser déborder par une production à la qualité inversement proportionnelle à sa quantité.

Rendez-vous dès demain, donc, pour les débuts de la Yulefest 2021, des débuts en douceur avant de passer à la vitesse de croisière dès la semaine prochaine...

 

Dans l'intervalle, vous pouvez retrouver l'historique de toutes les éditions précédentes de la Christmas Yulefest, et des films, téléfilms et séries passés en revue à cette occasion, en accédant aux pages Index Christmas Yulefest alphabétique et saisonnier ; toutes les mises à jour du blog sont disponibles sur la page Updates, et la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog est accessible dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Blog Update ! - Décembre 2019 - Christmas Yulefest 2019 : le bilan

Publié le 11 Janvier 2020 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Noël, Review, Télévision, Update, Yulefest

Les fêtes de Noël semblent désormais commencer de plus en plus tôt, et pourtant, lorsque le mois de janvier arrive, difficile de ne pas regretter cette période magique emplie de féérie, de bons sentiments... et de grèves !? Quoi qu'il en soit, l'heure est au bilan sur le blog des Téléphages Anonymes...

Cliquez sur les boutons ci-dessous pour faire apparaître la liste des films passés en revue cette année :

Semaine 1 :

---

# Bilan :

L'année dernière, à l'occasion du bilan de la Yulefest 2018, je faisais un constat simple : le nombre de téléfilms de Noël se multiplie exponentiellement d'année en année, leur qualité s’homogénéise et baisse progressivement, et les chaînes, confrontées à la pression des réseaux sociaux, s'efforcent de diversifier la distribution de leurs métrages, sans grand succès.

Et cette année, ces tendances se confirment, voire même s'amplifient. Niveau diversité, notamment, les deux chaînes principales (Lifetime et Hallmark) s'affrontent clairement, avec Hallmark qui multiplie les téléfilms "pour afroaméricains", et s'engage timidement et très maladroitement sur le front des célébrations juives (par contre, pas d'asiatiques, pas de latinos, pas d'indiens, etc). Chez Lifetime, c'est un peu pareil, même si la stratégie Lifetime (acheter des téléfilms à droite et à gauche et leur apposer la marque Lifetime) permet d'avoir une production à la fois plus hétérogène et plus variée.

Hallmark reste cependant la chaîne reine de la saison, dominant totalement le marché de fin octobre à fin décembre : une position qui fait des envieux, mais qui crée aussi bien des problèmes au network.

Cette année, entre les soucis relatifs aux problèmes judiciaires de Lori Loughlin, un outrage partiellement artificiel centré sur les quelques films de Hanoucca de la chaîne (présentés comme antisémites par des journalistes ne les ayant pas vus, sur la simple base de leur postulat de départ), les moqueries des différents programmes comiques américains au sujet du cahier des charges et des clichés de la chaîne, et un scandale centré sur une publicité diffusée puis retirée puis remise à l'antenne par la chaîne, au gré des pressions des groupes conservateurs religieux et des réseaux sociaux, Hallmark a passé une saison tumultueuse, pas aidée par une cuvée de programmes 2019 mécaniques et peu inspirés, aux audiences en baisse.

La concurrence n'a guère plus marqué les esprits, qualitativement parlant, et plus que jamais, tant sur ce blog qu'outre-atlantique, une certaine lassitude s'installe parmi les personnes chroniquant habituellement les films de ce type. Ce qui n'empêche pas les chiffres de continuer à enfler d'année en année : cette année, j'ai passé en revue 69 films (+ quelques séries et mini-séries), soit approximativement le même nombre de métrages que l'année dernière (il me serait physiquement difficile d'en chroniquer plus !), mais pour y parvenir, j'ai dû faire un tri drastique parmi les programmes diffusés cette année (une petite centaine de téléfilms, en tout).

Et les audiences du blog ont augmenté de 20 % par rapport à la Christmas Yulefest 2018 : comme quoi, en ces temps de grèves, de conflits sociaux et internationaux, et de divisions en tous genres, les films feel-good ont un public de plus en plus important, clairement en demande.

Comme l'année dernière, cependant, plus des 2/3 des films chroniqués ont obtenu une note de 3/6 à peine, ou inférieure : de quoi facilement faire trier le bon grain de l'ivraie, et établir des Top 3/Flop 3 assez clairs.

----

# Top 3 :

Un Top 3 assez facile à établir, avec en première place du classement, à égalité (4.5/6) :

~ La légende de Klaus (Netflix), un film d'animation plutôt réussi, tant au niveau technique, visuel, ou narratif ; et Double Holiday (Hallmark), un téléfilm qui est la preuve qu'avec un peu d'énergie, des acteurs attachants et concernés, et une volonté d'esquiver un peu les clichés imposés par la chaîne (ou du moins, de les détourner), il est possible de produire des rom-coms festives amusantes et rythmées.

Idem pour :

~ Holiday Hearts (Hallmark Movies & Mysteries), un peu plus convenu (4/6), mais bénéficiant des mêmes qualités que Double Holiday, notamment celle de ne pas succomber à tous les passages obligés du cahier des charges Hallmark. À égalité avec Christmas Time : My Brother the Time Traveler, une comédie indépendante fantastique pas désagréable du tout, et bénéficiant d'extérieurs enneigés très sympathiques.

Et puis, à 3.75/6, arrivent toute une batterie de comédies romantiques possédant un petit plus - une alchimie particulière de leur couple principal, un rythme plus enlevé, un scénario moins convenu, un cadre différent, un peu d'humour, etc :

~ Santa Girl, Au secours je suis dans un film de Noël, Une romance de Noël en sucre d'orge, Two turtle doves, Christmas under the stars, Un Noël à Rome, Christmas Unleashed, Grounded for Christmas...

# Flop 3 :

Sur la première marche de ce podium (si tant est que l'on puisse parler de première marche), deux films ex-æquo, à 1/6 :

~ le piteux Sacré Noël 4 : Nativity Rocks, énième déclinaison d'une série de films comiques à l'intérêt décroissant, et en pilotage automatique depuis le volet précédent. C'est hystérique, épuisant, et d'une facture très approximative.

~ 12 Pups of Christmas (ION), ou comment l'association d'une actrice principale glaciale, d'une écriture bancale, d'une musique caricaturale et de personnages antipathiques donne lieu à un vrai gros flop inintéressant, pour ne pas dire énervant.

Seul sur la seconde marche du podium, avec 1.25/6 :

~ Un décor de rêve pour Noël (Lifetime), un téléfilm fauché et bourré de problèmes, notamment son interprète principal masculin, dont il se dégage ponctuellement l'aura d'un Dexter en puissance, avec des regards bien trop intenses, vides et appuyés qui donnent l'impression qu'il est en train de réfléchir au meilleur moyen de se débarrasser du futur cadavre de l'héroïne.

Enfin, sur la troisième marche du podium, à 1.5/6 :

~ Buttons : A Christmas Tale, un film indépendant qui lorgne sur les comédies musicales Disney de la grande époque, et semble bourré de bonnes intentions, mais n'a ni le budget ni le savoir-faire suffisants pour concrétiser ces dernières.

Mentions spéciales, enfin, pour Noël dans la prairie et Le meilleur pâtissier de Noël, deux téléfilms à 1.75/6 qui n'ont absolument rien de mémorable, et pour J'ai rencontré le Père Noël et Elfette sauve Noël, objectivement assez mauvais, mais pour lesquels des facteurs secondaires (la nostalgie, le WTF)) permettent au tout d'entrer dans une catégorie "autre".

---

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

---

# À venir :

Dès demain, retour à la normale pour le blog des Téléphages Anonymes, qui délaisse enfin les films de Noël pour revenir aux séries et à notre rubrique quotidienne Un film, un jour... ou presque !

Au programme, une critique de film par jour, et le week-end, des séries, avec ce mois-ci, entre autres, le dernier Star Wars, Le Mandalorien, Star Trek - Short Treks, Maléfique, Albator, Jay & Silent Bob, The Rook, Simba, Will Smith, Mme Maisel et bien plus encore...

commentaires

Les bilans de Lurdo : Star Trek Enterprise, saison 1 (première partie)

Publié le 31 Mai 2013 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Star Trek

Disclaimer : Ce bilan (en deux parties) n'en est pas vraiment un, mais est plutôt une chronique de visionnage, établie courant 2008 lors d'une séance de rattrapage intégral de la série, et initialement publiée sur un forum en temps réel, jour après jour. À prendre avec du recul, donc, la mise en forme n'étant pas vraiment digne du terme "bilan", et nécessitant un travail de réécriture encore à venir.

Enterprise 1x01-1x13 :

- 1x01-02 : Soit ça pète dans tous les sens, soit c'est insupportablement bavard (pas de juste milieu), la distribution est transparente au possible (exceptés le chien, le docteur et Bakula - qui, à l'instar de Tucker, parle par moments comme George Bush), Robo-Blalock est en sous-vêtements, la brève scène des Sulibans en "infra-rouges" est assez laide, les humains chez les Klingons, mouais, et la chanson du générique ne va simplement pas du tout avec les images (d'ailleurs exclusivement américano-centriques dès que l'on aborde la conquête spatiale). Bref, rien de neuf sous le soleil.

- 1x03 : L'Enterprise traîne au milieu de nulle part, sans trop savoir quoi faire ou où aller. Ça commence bien, cette série.

Bon, sinon, c'est l'habituelle exploration d'une épave, disputes, méchants qui arrivent pile quand l'armement du vaisseau est en panne, Toshi qui fait son Reginald Barclay névrosé, et T'pol qui prend des poses de top modèle. Laule.

- 1x04 : Le classique Une mission sur une planète inhabitée et paradisiaque, mais qui se révèle plus dangereuse que prévue. Par chance, il n'y a pas de red shirt, ce coup-ci.

Par contre, c'est assez quelconque, notamment parce que les membres de la distribution principale présents sur la planète sont les moins intéressants de l'équipe, que la paranoïa ambiante est trop limitée, et parce que les effets sont ratés. Reste une Crewwoman Cutler assez attachante (pendant ses 5 minutes de présence à l'écran), et c'est amusant de voir Porthos gambader joyeusement au début de l'épisode.

- 1x07 : Jeffrey Combs, yes ! À lui tout seul, il sauve presque l'épisode de la médiocrité !

Presque, parce que c'est tout de même un épisode très mou, à nouveau téléphoné de bout en bout, avec un teaser naze de 40 secondes (encore une fois) et des vulcains fourbes, menteurs, et qui se font assommer d'un seul coup de poing. Ah, et cette fin en queue de poisson, comme s'ils ne savaient pas comment finir, ou alors comme s'ils avaient 5 minutes de trop dans l'épisode, qui ont dû être coupées...

- 1x08 : Là, le teaser était plus solide. En même temps, ce n'est pas un épisode made in Bermaga, donc c'est normal. Cela dit, c'est pas pour ça que c'était bien. Déjà, il y a une sous-intrigue totalement délayée de deux officiers du vaisseau en vadrouille sur une comète. Ça ne sert à rien, si ce n'est à passer un peu de temps, et à amener une fin totalement artificielle...

Toujours dans la même catégorie, une scène de meublage de 5 minutes qui aurait pu être dans n'importe quel autre épisode de la série, sur l'équipage qui enregistre une vidéo pour des enfants terriens. 

Bon, ensuite, ça essaie d'approfondir les relations entre humains et vulcains, mais l'écriture suit très moyennement, entre la Fédération paranoïaque qui pirate les messages privés de RoboBlalock (tout ça pour apprendre qu'on a droit à une rediffusion du mariage arrangé vulcain d'Amok Time), un début de shipping entre elle et le redneck, et un vaisseau vulcain dont la présence n'est pas très cohérente (s'ils suivaient comme une ombre l'Enterprise depuis le début de la série, où étaient-ils lorsque le monastère vulcain de l'épisode précédent a été attaqué par les Andoriens ?)

Et toujours ce rythme bancal... 

On a vraiment l'impression que la production tourne sans aucune idée solide, ou plutôt, un peu à la manière de Parker & Stone pour les dernières saisons de South Park, sur une seule idée de base, qu'ils étirent au maximum, et autour de laquelle ils meublent sans réelle cohérence ou sens de la narration.

- 1x09 : Ils recyclent l'habituel away team en vadrouille sur une planète primitive, mais là où je ris, c'est lorsque tous les membres de l'équipe portent des cagoules... sauf T'Pol, la plus extraterrestre de tous, qui préfère se contenter  de mettre une perruque légère pour cacher ses oreilles pointues. *soupir*.

*soupir* aussi pour Archer qui flirte parce que son traducteur est en panne, ou pour Bellick avec des cheveux... Bon, sinon, c'est super mou, comme d'habitude, il ne se passe strictement rien, et à aucun moment on ne s'intéresse au récit...

- 1x10 : "Nous sommes Starfleet, nous n'avons aucune juridiction ici, mais ça ne nous empêchera pas d'y imposer notre loi, parce que nous détenons la vérité absolue, que nous avons de gros flingues, et que nous sommes les Gendarmes de la Galaxie !! Hum? Désarmer les méchants pirates pour éviter qu'ils ne récidivent ? Récupérer tout ce qu'ils ont volé et entreposé dans leur base secrète ? Non, ce nétait pas dans le scénario : nous sommes supposés arriver, nous mêler de ce qui ne nous regarde pas, et repartir en laissant tout en plan ! "...

Et entre Mayweather le gouffre à charisme, et le capitaine du vaisseau civil, tout droit sorti de la Ben Affleck School of Acting, ce n'est pas brillant. Par contre, pour la première fois, la passerelle du vaisseau civil avait vraiment un look et un feeling Trek Classic (je crois que c'est l'éclairage rose qui faisait ça ). Ça, et les Nausicaans qui faisaient vraiment latex. 

- 1x11 : Si on fait l'impasse sur le côté "bonjour, je viens du futur, cela fait 6 mois que je suis infiltré dans l'équipage, et ce même si les scénaristes n'ont jamais pensé à me faire passer en arrière plan dans aucun des 10 épisodes précédents", c'était plutôt amusant, cet épisode mythologique.

Bon, le méchant du futur qui punit le Suliban en le renvoyant sur le terrain, plus faible qu'avant, c'était aussi un peu idiot, tout comme le Suliban qui fait de la chute libre dans l'espace, m'enfin ce n'est pas grave...

- 1x12 : Ça tient plus ou moins la route tant que le vaisseau ennemi reste silencieux, mais dès qu'ils passent à l'assaut, et qu'on les voit dans toute leur laideur made in effets numériques ratés, l'épisode perd cruellement en rythme et en intérêt, meublé qui plus est par une intrigue inutile sur Hoshi qui essaie de découvrir le plat préféré de l'écossais. Youpi.

- 1x13 : WTF !?

D'un côté, l'épisode est assez réussi, niveau rythme (teaser excepté, comme d'habitude), et plutôt sympathique, à première vue, avec sa narration sous forme de correspondance avec Phlox (pas hypra-original, mais bon) et le retour de l'Enseigne Cutler qui flirte avec ce même Phlox.

De l'autre, cependant, on se retrouve avec Phlox et Archer qui décident (de sang froid) de signer l'arrêt de mort d'une population alien avancée (via un refus de leur apporter des soins ou un moyen de propulsion pour lutter contre l'épidémie qui les décime) pour ne pas interférer avec le développement d'une autre population alien (primitive mais pleine de potentiel. Si, si.) qui vit sur la même planète.

Le raisonnement est tellement bourré de problèmes logiques que je ne saurais même pas par où commencer pour le démonter... hallucinant... surtout que tout ça, c'est juste le prétexte pour servir la soupe à Archer, qui est beau, grand, intelligent, plein de compassion, a toujours raison, et applique la Prime Directive... même si elle n'existe pas encore, et que depuis le début de la saison, ils passent leur temps à la bafouer.

commentaires

Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 2 (suite et fin)

Publié le 29 Juillet 2013 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Star Trek

2x15 - Threshold :

NO COMMENT.

2x16 - Meld :

Brad Dourif en bétazoïde psychotique, Tuvok qui se laisse contaminer par des envies de meurtre... ça fait un épisode assez réussi, tout ça. On aurait enlevé l'intrigue secondaire inutile sur Paris qui organise des paris illégaux, on aurait probablement eu un des meilleurs épisodes du show jusqu'à présent. Très bien interprété, en tous cas.

2x17 - Dreadnought :

Encore un B'elanna-centric (je ne me plains pas), avec cette arme cardassienne massive autrefois bidouillée par B'el, qui revient pour la hanter. On ferme les yeux sur la grosse coïncidence qui fait que le Voyager tombe dessus au milieu de nulle part (on n'est plus à ça près, après tout), et sur le côté prévisible du tout, pour se dire que finalement, ça tient plutôt bien la route, au final.

2x18 - Death Wish :

Ah, oui, le premier Qsode de Voyager. Je le connais presque par coeur, celui-là... et c'est bien normal, parce qu'il est excellent, comme souvent lorsque Trek s'empare d'un débat philosophique, et le rejoue sous forme de courtshow drama.

2x19 - Lifesigns :

Le docteur tombe amoureux de l'hologramme d'une vidiienne reconstituée. Un autre épisode réussi, assez joli et tout en finesse. Bon, cela dit, les intrigues secondaires récurrentes (saluons déjà leur intégration, c'est un progrès) font particulièrement pièces rapportées, et même si je ne crois jamais avoir eu l'occasion de voir leurs conclusions, je ne pense pas me mouiller particulièrement en disant qu'elles sont probablement toutéliées.

2x20 - Investigations :

Ah, ben voilà, je m'en doutais. Donc, Paris faisait semblant d'être un rebelle, pour mieux tromper Seska et le traître. Cool. Dommage que tout ça soit révélé dans un épisode... faiblard sur le fond, et plein de grosses ficelles sur la forme. Et avec Neelix qui se prend pour un reporter. Meh. Cela dit, l'adieu à Paris par Neelix était assez réussi.

2x21 - Deadlock :

Encore une histoire d'anomalie spatiale, qui dédouble l'équipage du Voyager. Le reboot final devient rapidement évident, dès la mort du bébé et de Kim en moins de trente secondes, donc forcément, je ne suis pas très fan de l'épisode (assez bavard malgré ses vidiiens) ou de la résolution finale, qui m'a aussitôt rappelé pourquoi je n'aime pas Janeway en tant que Capitaine : son écriture est souvent calamiteuse, et fait d'elle un dictateur en puissance (ici, elle décide d'autodétruire le vaisseau sans demander l'avis de son équipage, ni lui laisser une chance de proposer une autre solution, ou de s'échapper dans un escape pod).

2x22 - Innocence :

Tuvok et un trio de gamins isolés dans une jungle de studio (je commence à regretter les forêts canadiennes des Stargate)... mais à la fin, ouhlàlà, on découvre que les gamins sont des vieux rajeunis, envoyés là pour mourir. Mouais. Mouais mouais mouais. C'est très mollasson et convenu, tout ça. Tim Russ asssure le minimum d'intérêt syndical de l'épisode, m'enfin bon, le reste, bof.

2x23 - The Thaw :

Kim & Torres en stase, pour entrer dans l'univers virtuel de survivants d'une catastrophe planétaire. Ouhlà, je ne sais pas vraiment quoi penser de cet épisode, avec ses clowns qui jouent sur les peurs de Kim & co et son esthétique 80s, très vidéo clip fauché multicolore... d'un côté, c'est assez amusant à regarder (surtout quand le Doc se pointe enfin), tant tout le monde cabotine et en fait trois tonnes, et de l'autre... c'est affreusement fauché, répétitif et daté. Limite, ça aurait été tout à fait à sa place dans TOS, avec ce que ça comporte de défauts.

Sans compter que quitte à envoyer quelqu'un dans un espace virtuel inconnu via une technologie inconnue, autant envoyer dès le début l'hologramme de bord plutôt que l'ingénieure en chef et Kim....

2x24 - Tuvix :

Tuvok et Neelix fusionnent. Les scénaristes, eux, se félicitent de cette idée qui a dû leur demander dix minutes de réflexion, et qui est traitée de manière assez inégale. À nouveau, l'ouverture de l'épisode me fait regretter les forêts de Stargate, et sinon, quelques bugs de scénar ("jamais deux formes de vie distinctes n'ont été fusionnées par téléportation, de toute l'histoire de cette technologie !" - et Evil Kirk vs Nice Kirk ? ), et un scénario qui paradoxalement, devient plus intéressant dans son dernier quart, tout en étant alors particulièrement précipité et manichéen (voire même détestable) : Tuvix veut vivre, Janeway ordonne de le "tuer" (alors que dans Phage, elle affirmait qu'à contrario des Vidiiens, elle ne pouvait pas se résoudre à tuer quelqu'un pour sauver quelqu'un d'autre, ici, elle ne se gêne pas), le reste de l'équipage se retourne contre Tuvix et fait preuve d'égoïsme, tout revient à la normale sans conséquences pour personne, et zou, générique de fin, tout ça en moins de trois minutes. :facepalm:

2x25 - Resolutions :

Ah, oui, l'épisode de Janeway et Chakotay contaminés, et obligés de finir leurs jours ensemble, seuls sur une planète idyllique. Shipping à gogo au programme, ce qui est à la fois la force et la faiblesse de l'épisode : si tout ce développement de personnage avait eu des conséquences sur la suite du show, sur les relations entre Janeway et Chakotay, etc, ça aurait rendu tout cela utile.

Là, en l'état, c'est juste un épisode de meublage, avec une pseudo-mutinerie sans grande importance à bord du Voyager, et Janeway qui parle à un petit singe dans les bois.

2x26 - Basics pt 1 :

La continuité et le retour de Seska sont appréciables, mais le tout est rendu particulièrement agaçant par la crédulité improbable de l'équipage du Voyager. Jamais Chakotay ne doute de sa paternité, jamais ils n'hésitent à partir en territoire ennemi pour sauver le bébé sur la base d'une transmission vidéo brouillée, jamais ils ne se méfient des attaques inoffensives des Kazons sur une partie bien précise du vaisseau, jamais ils ne songent que le Kazon au sang étrange qu'ils ont à bord est suspect... donc forcément, quand ils tombent dans le piège de Seska, c'est facepalm immédiat.

La brève réapparition de Suder dans l'épisode fait plaisir, cela dit, même si elle semble très clairement une mise en place pour un sacrifice ultérieur "pour le bien du vaisseau", avec rédemption du criminel, tout ça.

Mini bilan s2 : une saison où se côtoie le (très rarement) bon comme le très mauvais.... et qui est, finalement assez représentative de la série dans son ensemble. Une impression tenace, cependant : celle d'épisodes au rythme étrange. La production a clairement troqué le format habituel intro/4 actes/conclusion pour un format différent, consistant en une intro et cinq actes. Résultat, beaucoup d'épisodes semblent se terminer en queue de poisson, avec une histoire qui trouve sa résolution dans les 60 dernières secondes... et c'est tout. Assez perturbant, ça empêche toute possibilité de conséquences aux événements des épisodes, et ça donne un rythme bancal à pas mal de scripts.

commentaires

Critique éclair : Dexter, saison 6

Publié le 22 Février 2012 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Thriller, Drame, Policier, Showtime

Saison 6 (spoiler warning, forcément) :

Ouatzefeuck did i just watch !?

Mais vraiment. Ce n'est pas Dexter, c'est presque une parodie de Dexter. Depuis que les trois showrunners principaux sont partis, avec la fin de s4, la série se décompose à vitesse grand V. On a eu le showrunner de MillenniuM s3, pour une saison qui ne valait que pour la relation de Dexter et de Lumen. Et là, on a le showrunner de Star Trek Enterprise, pour une saison qui ne vaut que pour les liens entre Dex et Mos Def... enfin, jusqu'à ce qu'ils tuent ce dernier.

Un bon gros :blink: , donc, sur tous les plans. À la vision du season premiere, j'avais cru percevoir quelques problèmes naissants.

L'évident reboot made in Manny Coto, en fait, comme dans Enterprise : on oublie les événements précédents, on saute un an en avant, ça nous permet de faire le ménage dans le cast (adieu la nounou irlandaise, finalement totalement inutile, et probablement pas assez sexy, puisque remplacée par la frangine Batista) et dans les intrigues (pas de conséquences aux événements de la saison 5, pas de référence à Lumen, aux deux autres gamins, Batista/Laguerta divorcés, et cette dernière rebootée à sa personnalité de la saison 1, etc).

Par contre, comme d'habitude sous la supervision de Coto, l'expert du fan service/continuity porn forcé, on a le droit à des références bien lourdes aux saisons plus anciennes ("quand le show était bon"), avec notamment un épisode inutile qui voit le retour du frère de Dexter, et du fils de Trinity.

Soit exactement le modus operandi habituel de Coto, qui, à son arrivée sur Enterprise, s'était empressé de redresser la barre en se débarrassant des intrigues des premières saisons, en passant à la trappe certains problèmes, et en enchaînant le fanservice avec des épisodes reprenant des éléments du passé/de la série de Kirk, réutilisés à la sauce Enterprise.

Le problème étant que, sur Enterprise, Coto était arrivé après plusieurs saisons nazes, et que son travail, au mieux moyen, paraissait bien meilleur en comparaison. Là, sur Dexter, c'est l'inverse qui se produit. D'autant qu'avec Scott Buck, le showrunner "officiel" (qui n'a hérité du titre que parce qu'il est là depuis les débuts de la série), Coto n'est pas aidé.

Scott Buck, génie créatif responsable de phrases comme "on a eu l'idée géniale de ne pas dire à Colin Hanks que le personnage d'Olmos était dans sa tête, et ce jusqu'au tournage de l'épisode 9", "non, on n'a pas vraiment préparé le terrain pour la saison suivante, et on n'a pas encore bien réfléchi à ce sur quoi l'intrigue du stagiaire informaticien geek allait déboucher" ou encore "l'idée de l'inceste entre Deb et Dex ne nous est venue que tardivement, mais on a tout de suite trouvé que c'était particulièrement intéressant, plus que le reste. D'ailleurs, on ne comprend pas comment ça peut choquer le public, alors qu'il adule Dexter, qui est un serial killer".

Forcément, tout de suite, ça donne une certaine idée de l'ambiance dans la salle des scénaristes, et ça explique plein de choses quant au contenu de cette saison. Une saison brouillonne, hétérogène, qui ne part de nulle part (Dexter heureux papa et "promu" médecin légiste, qui a repris sa routine meurtrière, et, au passage, se fait faire une fellation par une ancienne collègue de lycée), et qui ne finit nulle part (si ce n'est avec les trente dernières secondes, forcées comme ce n'est pas possible).

Entre deux, quelques interrogations métaphysiques rapidement mises de côté une fois la bromance avec Mos Def évacuée ; des voix off encore plus omniprésentes et descriptives qu'à l'habitude ; un nombre de personnages et/ou guests sous-exploités impressionnant (Molly Parker, Olmos, Brea Grant, le flic afro-américain, la babysitter, Spiro, le geek informaticien, Cherilyn Wilson, Harry) ; un Dexter qui régresse un peu plus à chaque saison, et devient de plus en plus bête (en plus de passer un peu plus chaque saison de "vigilante qui tue les méchants ayant échappé à une justice incompétente" à "vigilante qui empêche la justice compétente de faire son travail, pour pouvoir tuer des méchants tout seul dans son coin") ; beaucoup de meublage (les problèmes de Debra avec son nouveau job, les conneries de Quinn, etc) ; etc...

Et puis, bien sûr, ce twist éventé au possible sur la réalité d'Olmos. Un twist que bon nombre de spectateurs, moi y compris, avait calculé depuis le premier épisode, et que les scénaristes, naviguant à vue, ont maintenu jusqu'au bout, jusqu'à sa révélation triomphante... et comme la production n'avait visiblement pas très bien prévu le coup, il y a alors une fracture très nette dans le flot du récit : soudain, Olmos disparaît, et en l'espace d'un cliffhanger, c'est comme si le DDK n'avait plus aucun rapport avec les méthodes et le comportement qu'il avait dans les 9 premiers épisodes.

Certes, c'est pour montrer que Colin Hanks s'est débarrassé de ses dernières hésitations mentales, mais c'est fait, comme tout le reste de la saison, avec si peu de finesse, que l'on a l'impression de se trouver devant un autre programme.

Sans oublier, cerise sur un gâteau bien moisi, cette histoire de pseudo-inceste, amenée par une psychiatre caricaturale, façon "comment écrire un psy de show tv, pour les scénaristes débutants". Ça va de pair avec les méthodes théâtrales et grandiloquentes du DDK, la réalisation pataude dans son iconisation (rooh ce plan de Dex qui pivote sur sa chaise, les ailes de l'ange étalées sur la table, dans son dos, on dirait du Smallville), la musique quasi-parodique de l'épisode avec le frère de Dexter, la voix off omniprésente, les pièges incompétents du DDK, le parallèle Dexter/DDK (mentor imaginaire, soeur aimante, code moral, etc... jusqu'à la catchphrase inversée Today's the day/Tonight's the night), la caractérisation de la majorité des personnages, ou encore la façon dont le cliffhanger de la saison est amené (Dexter, suffisamment stupide pour s'installer là où sa soeur doit se rendre ; Debra, qui ne découvre pas le secret de Dexter parce qu'elle a su mener l'enquête, mais par hasard, et parce qu'elle se croit amoureuse de lui) : c'est lourd, maladroit, l'écriture est grossière, et c'est plein de pistes et d'intrigues laissées en plan.

J'aimerais croire que cette saison était beaucoup de mise en place pour l'année prochaine, mais malheureusement, au vu des déclarations de la production ("on ne sait pas vraiment où l'on va, on avance à tâtons"), je crois que ça ne pourra aller qu'en empirant.

Ou alors il faut qu'ils embauchent quelqu'un de valable pour diriger les deux dernières saisons du show (du genre David Greenwalt, par exemple).

commentaires

Les bilans de Lurdo - La Treizième Dimension (The Twilight Zone 2002) - dernière partie

Publié le 29 Juillet 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Fantastique, Horreur, Thriller, Comédie, Science-Fiction, Drame, Anthologie, UPN

Suite et fin du passage en revue de la seule et unique saison de The Twilight Zone 2002, remake/relaunch de la mythique série de Rod Serling :

1x34 : Scénario très bête : une tv-réalité Carte aux Trésors, pour une mère dont le fils sert d'enjeu à l'émission. Dénouement hyper convenu, réalisation & écriture très quelconques, et morale anti-tv réalité très peu finaude.

1x35 : Jeffrey Combs, libraire hypocondriaque, qui a le pouvoir incontrôlable de matérialiser sa plus grande peur, à savoir une maladie extraterrestre tirée d'un bouquin de sf. Excellent épisode, au twist très amusant.

1x36 : Identity on Ice, avec Sean Patrick Flanery et Ian McShane, pour cette histoire de savant psychotique dans une station arctique... Mouais... pas trop mal écrit, mais pas passionnant pour autant, puisque la durée de l'épisode casse toute l'efficacité des deux twists successifs. 

1x37 : Épisode façon Le Prestige, avec un magicien à la David Blaine désirant connaître à tout prix le secret d'un tour mythique, effectué une seule fois par génération, et se transmettant de légende de l'illusionisme à future légende. Il va donc tout faire pour convaincre son actuel détenteur de le lui céder. Pas inintéressant, avec Lindy Booth dans un petit rôle, mais c'est plombé par des trous dans le scénario, et par un twist très éventé. Dommage.

1x38 : Ugh. Jessica Simpson en babysitter étudiante en psychologie (lol) qui débarque chez une gamine solitaire à la collection de poupées barbie étrangement agressives. On devine la fin dès les premières 90 secondes de l'épisode, et ensuite, ça se déroule sans rythme et sans surprise. Cela dit, Simpson transformée en poupée Barbie, ça a quelque chose d'adéquat.

1x39 : Remake raté d'un épisode classique dans lequel une femme tente de se faire opérer pour être belle... jusqu'à ce qu'on s'aperçoive à la fin qu'elle est naturellement splendide, mais que la beauté dans son univers, c'est être difforme. La réalisation enlève tout intérêt à l'épisode par son manque de finesse, et à part un caméo de The Collector, rien à sauver.

1x40 : Robin Tunney en veuve éplorée qui se met à la photo, et découvre sur ses clichés l'image fantomatique de son mari, qui lui montre la maison de leurs rêves. Tunney est attachante, mais l'histoire, si elle est jolie, est trop classique et lente pour emporter l'adhésion. Le montage musical, d'ailleurs, est assez raté.

1x41 : Jeremy Sisto en présumé condamné à mort, avec Alicia Witt comme avocate. Et il échappe par 4 fois à la mort, aidé par une présence fantomatique... bien interprété, mais on devine assez rapidement où ça veut en venir; d'ailleurs, la fin, si elle est amusante, ne surprend guère.

1x42 : Gil Bellows en soldat disparu en Irak, et qui réapparaît soudain chez lui, pour devenir un père exemplaire. 10 longues minutes pour arriver à la conclusion spectrale qui s'imposait depuis le début, et 10 autres de tergiversations soporifiques débouchant sur du vide...

1x43 : Une bande d'étudiants en vacances en Terre Aztèque, et jouant à une course au trésor via le web, découvrent un antique coffre, contenant une urne remplie de sang. Lorsqu'ils la renversent, le soleil disparaît, et une ère glaciaire s'abat sur Terre. Un seul moyen de l'empêcher : un sacrifice humain. Le pitch est sympathique, les acteurs aussi... mais voilà, c'est écrit par un abruti fini, qui laisse des trous de la taille d'un jumbo jet dans le scénar. Déjà, il annonce le twist final avec de gros néons, en filant au groupe une radio. Peu importe qu'ils soient au fin fond d'une grotte, au coeur d'une montagne, en plein pays aztèque, ils arrivent quand même à capter une radio nationale américaine avec un simple petit récepteur FM à piles... dry.gif Et juste après, on nous explique que l'oxygène va se raréfier, et ils commencent tous à avoir du mal à respirer, moins de 18 heures après la disparition du soleil... wallbash.gif
N'importe quoi... En plus, ils tuent Sarah Carter... bande de chiens galeux...

1x44 : Jason Bateman en propriétaire agoraphobe d'un immeuble auquel il fait mettre le feu, tuant involontairement deux enfants... qui viennent le hanter chez lui. Voilà, c'est tout. pas de twist, juste une hantise banale, bien interprétée, mais creuse et inutile.

 

Bilan final :

Donc, ces 44 épisodes...? Et bien ils sont particulièrement dispensables. Outre Whitaker qui cachetonne sans motivation aucune, il y a souvent un très clair problème de format : en 20 minutes, faire une histoire à twist qui ne soit pas prévisible ou qui soit originale, ça requiert d'excellents scénaristes, ou du moins suffisamment de talent pour brouiller les pistes. Ce que cette incarnation de la série échoue systématiquement à faire.

En même temps, comment brouiller les pistes quand ils n'ont que 4 figurants par épisode, au maximum, que la réalisation est quasi-systématiquement immonde, et que le peu d'ambiance instaurée est systématiquement brisée par un Whitaker hilare sur fond bleu qui vient dire une phrase creuse avant de repartir...?

Restent alors quelques bons épisodes qui généralement sont soit le fruit d'un scénariste compétent (adaptation d'un vieil épisode, ou bien des scénaristes confirmés, comme Behr, ou Crocken, de Star Trek DS9), ou bien sont portés à bout de bras par l'acteur principal, comme dans le cas de l'épisode avec Piven, ou celui avec Linda Cardellini.

C'est mieux que rien, à vrai dire, et je suppose que si l'on n'a jamais vu la série originale, ou si l'on n'est pas familier du fonctionnement de telles anthologies à twist, ce relaunch peut être intéressant, ne serait-ce que pour assister à un défilé de têtes familières... mais bon... 

commentaires

Halloween Oktorrorfest 2018 - 57 - Telemaniacs (1992) & Stepmonster (1993)

Publié le 31 Octobre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie, Jeunesse

Chez les Téléphages Anonymes, du 1er octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur....

Telemaniacs (Stay Tuned - 1992) :

Représentant de commerce fainéant, Roy Knable (John Ritter) passe tout son temps devant la tv, et délaisse totalement son épouse Helen (Pam Dawber), ainsi que ses enfants Darryl (David Tom) et Diane (Heather McComb). Jusqu'au jour où Helen, furieuse, détruit la télévision : un appareil rapidement remplacé par un modèle flambant neuf et ultra-moderne relié à une parabole énorme placée dans le jardin, le tout offert par le mystérieux Mr. Spike (Jeffrey Jones). Mais Spike est un démon, et sans le savoir, Knable et sa femme sont tombés dans son piège : aspirés par l'antenne, les voilà transportés de programme en programme sous le regard incrédule de leurs enfants, avec moins de 24 heures pour trouver un moyen de regagner le monde moderne...

Pas nécessairement un film d'horreur au sens propre du terme, cette comédie fantastique de Peter Hyams met cependant en scène diables et démons à la sauce Eighties/Nineties, donc dans le cadre de cette Oktorrorfest, ça passe !

Mais quand je dis ça passe, c'est aussi dans le sens "c'est très passable" : en effet, tel que présenté ici sous l'oeil de Hyams, Stay Tuned n'est guère plus qu'une vague satire du monde de la télévision des années 80/90, une parodie superficielle et anecdotique qui se contente de survoler les genres (jeu télévisé, catch, drame enneigé, dessin animé, film noir, Wayne's World/SNL, révolition française, western spaghetti, Star Trek The Next Generation, MTV, hockey sur glace, film de cape et d'épée, Three's Company, et d'innombrables publicités et bandes-annonces détournées en tout genre) en les bourrant de jeux de mots et de gags éventés.

À vrai dire, par moments, on a presque l'impression d'assister à un brouillon de parodie façon Friedberg & Seltzer (Scary Movie et toutes leurs suites), blindé de détournements creux et autres références périmées.

Heureusement, le score énergique de Bruce Broughton assure un minimum d'intérêt, le film possède la bonne humeur et l'énergie des films des années 80/90, et la distribution semble s'amuser, mais au final, ce n'est guère plus ambitieux qu'un Cinéman, et ça n'a pas beaucoup plus de personnalité.

Un quasi-film à sketches regardable, mais manquant cruellement du mordant et du style nécessaires pour rester dans les mémoires.

(dire que ça a failli être réalisé par le Tim Burton de la grande époque...)

3/6

Stepmonster (1993) :

Passionné par les comic books d'horreur, Todd (Billy Corben) est horrifié lorsqu'il rencontre Denise Gore (Robin Riker), la nouvelle compagne de son père architecte et récemment veuf (Alan Thicke) : non seulement le jeune garçon n'est pas prêt à voir sa mère ainsi remplacée, mais en plus, Denise est littéralement un monstre dangereux, qui se dissimule sous une apparence humaine pour accomplir ses sombres desseins...

Un film à très petit budget (signé Roger Corman, Jeremy Stanford et Fred Olen Ray) qui ressemble fortement à une comédie Disney (ou à un épisode de Chair de Poule), mais en plus fauchée : la musique est envahissante et pataude, l'écriture basique au possible, la réalisation et le montage quelconques, et dans l'ensemble, on sent vraiment le film tourné à l'économie, entre ses cinq minutes de générique (alors que le métrage n'atteint même pas les 85 minutes), les décors de studio, et les effets très moyens.

La distribution, cependant, n'est pas désagréable (Thicke, donc, mais aussi George Gaynes, Ami Dolenz, Edie McClurg, John Astin, et Corey Feldman), et comme le film ne cherche jamais à faire peur ou à être trop sérieux, c'est sur les épaules de son cast qu'il se repose.

Ce qui fonctionne à peu près : Corben n'est pas agaçant, Dolenz est (comme toujours) charmante, Gaynes et Aston sont amusants, Feldman aussi, et dans l'ensemble, le métrage n'est pas calamiteux tant qu'il se centre sur ses protagonistes.

Dès qu'il tente de jouer la carte du suspense, des monstres et des effets spéciaux, c'est nettement moins convaincant, pour ne pas dire un peu ridicule.

Cela dit, les parallèles constants entre les EC Comics de Todd et la réalité sont intéressants, et si c'était passé à la télévision dans mon enfance, j'aurais probablement apprécié le tout.

3/6 (mais uniquement pour un public de moins de 10 ans)

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires

Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 2 (première partie)

Publié le 24 Juillet 2013 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Star Trek

(Dans l'ordre de prod/ordre de diff) :

2x01 (2x02) - Initiations :

Oh, un Chakotay-centric, qui fait office de Kazon-centric par la même occasion... et oh, quelle surprise, Chakotay continue d'accumuler les clichés du natif-américain télévisuel, pendant que les Kazons continuent de ressembler à des Klingons au rabais. Heureusement qu'il y a Nog en Kazon, pour sauver un peu le tout... mais sinon, c'est bien joué, mais pas très passionnant, d'autant que le maquisard qui vante les mérites d'une Fédération/d'une Starfleet qu'il a pourtant rejetée, ça fait un peu tache.

2x02 (2x05) - Non Sequitur :

Pas forcément beaucoup plus réussi, ce Kim-centric (logique, me direz-vous ^^)... principalement parce que Wang est beaucoup trop terne et inexpressif dans ce récit, et pas aidé par la compagne de Harry, à peu près aussi motivée. Cela dit, ça fait illusion pendant les dix premières minutes malgré tout, notamment parce que c'est sympa de voir un peu la Terre, mais ça se délite ensuite rapidement, ça perd en intérêt, ça traîne, etc... jusqu'au reset final, attendu. Ça aurait été nettement mieux si le duo Paris/Kim avait été en place dès le premier tiers de l'épisode, et pas uniquement dans les cinq dernières minutes.

2x03 (2x07) - Parturition :

Paris et Neelix coincés dans une grotte avec un bébé alien en caoutchouc à leur charge. Ouép. Vlà le début de saison bien piteux, avec cette suite de trois épisodes (et les nouvelles coupes de cheveux de Janeway et B'elanna)... bon, je ne suis pas forcément objectif, puisque que Neelix jaloux/le triangle amoureux avec Paris/le "jeu" de J-Lien me donnent généralement des envies de meurtre, mais là, pff. Un peu comme le précédent, ça se regarde tranquillement pendant le premier tiers, et progressivement, ça commence à devenir longuet et cheesy. Ça aurait pu être pire, certes... m'enfin quand même, je commence à comprendre pourquoi j'ai effacé de ma mémoire les deux ou trois premières saisons du show.

2x04 (2x08) - Persistence of Vision :

Roh c't'intro avec Janeway énervée qui va embrasser le Lord machintruc de son holosimulation de romance gothique à la con... bon, heureusement, ensuite, ça devient plus intéressant, puisque l'holosim trouve sa justification dans le récit. Cela dit, les persos sont un peu lents à la détente, et galèrent à faire le lien entre les hallucinations de Janeway/des autres officiers et le vaisseau alien qui vient d'arriver. Ah, et B'elanna qui a un faible pour Chakotay, faible qui disparaîtra tout aussi vite qu'il est venu, laule. Mais bon, pas trop grave, tout ça.

2x05 (2x09) - Tattoo :

Je ne l'ai vraiment pas aimé, celui-là, et ce malgré le fait que l'épisode ne soit pas forcément mauvais en soi. Mais j'ai énormément de mal avec la spiritualité des Indiens vue par les scénaristes de Voyager : c'est naïf, c'est basique, assez peu inspiré, et à la limite de la caricature. Donc là, quant en plus on nous fait le coup de "les dieux de la tribu de Chakotay sont des aliens, sur lesquels le Voyager tombe par hasard", c'est beaucoup trop Ancient Aliens à mon goût, et je décroche totalement. Mais je dois bien avouer que le dilemne de Chakotay, entre Foi et modernité, est assez bien écrit, et le Doc avec la grippe (et la voix de Batman) est amusant.

2x06 (2x10) - Cold Fire :

Le retour de l'intrigue du Caretaker via sa compagne, et un Kes-centric plutôt intéressant dans son genre, malgré une absence d'enjeux inévitable (of course le Voyager ne va pas rentrer à la maison à la fin de l'épisode, et of course l'Ocampa sinistre est iiiiiveul ^^), et une fin décevante à la Scanners du pauvre, agrémentée d'un reset des pouvoirs de Kes.

2x11 - Maneuvers :

Le retour des Kazons et de Seska, dans un épisode très sympathique, malgré quelques problèmes d'écriture parfois flagrants (les téléportations à gogo pendant la bataille finale, par exemple, ou encore la manière dont la grossesse de Seska est amenée à la fin).

2x12 - Resistance :

L'away-team est capturée par un gouvernement hostile, pendant que Janeway est sauvée par un autochtone un peu cinglé. Bien interprété, et pas forcément inintéressant... sauf que je n'ai pas du tout accroché à la relation entre Janeway et l'alien, à la folie du personnage, à son drame personnel, tout ça. Ni à Janeway qui se la joue séductrice pour distraire un garde. Bof, donc.

2x13 - Prototype :

Arf, celui-ci, je m'en souvenais, avec ses robots hostiles au design de cyberman des 60s et à l'apparence fauchée. Un épisode particulièrement quelconque et tout sauf mémorable, malgré Roxann Dawson qui porte l'épisode sur ses épaules.

2x14 - Alliances :

La suite des Kazons, avec le Voyager qui tente de conclure une alliance avec certaines des sectes, tandis que les tensions internes s'accroissent à bord. Pas désagréable du tout, bien qu'un peu basique et téléphoné.

(à suivre)

commentaires

Les bilans de Sygbab - Tru Calling : Compte à Rebours, saisons 1 & 2 (2003-2005)

Publié le 7 Octobre 2017 par Sygbab dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Sygbab, Fantastique, Drame, Fox

Sygbab regarde (beaucoup) la tv, Sygbab écrit (parfois) des bilans : retrouvez-les sur le blog des Téléphages Anonymes !

Tru Calling - Saisons 1 & 2, Bilan Général :

Si vous avez entendu du bien de la série, ce n'est pas pour rien : elle est plutôt sympathique, grâce à une mythologie bien développée et des personnages intéressants. Elle comporte également quelques noms connus au sein de sa production, parmi lesquels Jane Espenson (Buffy, Battlestar Galactica, Star Trek : Deep Space Nine, ...) et Richard Hatem (Miracles). Pourtant, cela débute de manière assez moyenne, avec une succession d'épisodes dont le schéma rigide laisse penser que le show sera vite limité : un mort demande de l'aide à Tru, la journée recommence, et elle mène sa petite enquête en courant (beaucoup) dans toute la ville pour sauver des gens.

La seule variation apportée se situe au niveau des circonstances qui l'amènent à se trouver en présence de cadavres, sachant que c'est le plus souvent à la morgue que cela se produit. Dans la mesure où c'est son lieu de travail, c'est plutôt commode et ça offre une certaine originalité à un concept usé jusqu'à la corde qui voit le personnage principal tenter de modifier le futur car il connaît déjà ce qu'il réserve. Cela n'aboutit pas à des scripts exceptionnels, mais il y a toujours un petit quelque chose qui rend le tout agréable à regarder. Ce n'est pas forcément par rapport à l'empathie que Tru ressent pour les personnes qu'elle tente d'aider (le traitement est d'ailleurs assez maladroit), mais plutôt parce que les personnages sont attachants et vivent bien ensemble à l'écran.

Cette assertion n'est évidemment pas valable pour Meredith, qui est caractérisée de manière assez grossière et ne parvient jamais à exister. On comprend alors aisément pourquoi les scénaristes s'en sont vite passés tant elle n'apportait rien. À l'inverse, les trois hommes qui gravitent autour de Tru sont dignes d'intérêt, même si Luke n'est pas aussi bien exploité qu'il aurait pu l'être. Le couple qu'il forme avec Tru est cependant assez touchant et les deux acteurs ont une bonne alchimie ; cela permet d'oublier que cette relation a pour but principal d'illustrer les sacrifices de l'héroïne, qui met de côté vies sentimentale et scolaire pour mener à bien sa mission.

Harrison, quant à lui, détonne avec son côté insouciant associé à son statut de petit voyou combinard au grand coeur. Il est dans la confidence assez rapidement et sa réaction est à l'opposé de ce que l'on pourrait attendre puisqu'il voit aussitôt le côté pratique de la situation. Enfin, Davis, l'excentrique un peu geek sur les bords et connaissant des difficultés sur le plan social, est un atout majeur. Son aide et son soutien sont inestimables, et il fait souvent parler la voix de la sagesse. Il distille régulièrement des informations sur le pouvoir de Tru et de sa mère : ces revélations participent de la mythologie mise en place et sont gérées avec parcimonie, ce qui permet d'entretenir un certain mystère.

C'est à partir de la mi-saison que les scénaristes commencent à s'amuser avec leur concept, en proposant notamment un épisode type "journée sans fin" quasiment incontournable dans toute série fantastique qui se respecte, et qui a tout à fait sa place ici. Les situations évoluent également, pendant que Tru prend conscience qu'elle ne peut pas sauver tout le monde et que parfois la personne qu'elle doit aider n'est pas celle qu'elle croit. C'est ensuite l'arrivée de Jason Priestley qui change la donne, déjà parce qu'il est excellent, et surtout parce que le personnage qu'il incarne intrigue rapidement.

Les insinuations constantes de Jack incitent à penser qu'il en sait plus qu'il ne le dit, et on le soupçonne rapidement d'être une sorte de nemesis. C'est le cas, mais d'une manière inattendue puisque l'idée d'une balance cosmique fait surface : les morts que Tru évite doivent être compensées. Deux points de vue s'entrechoquent : d'un côté la possibilité de sauver des gens qui n'auraient pas dû mourir, de l'autre la volonté de laisser les choses en l'état car cela entraîne des conséquences fâcheuses sur l'univers lui-même. Ce qui n'est rien d'autre que le premier dialogue dans la crypte entre Tru et Jack : il y avait là un sacré effet d'annonce.

Cela apporte un regain d'intérêt à la série à plusieurs niveaux. Elle évite ainsi le manichéisme et propose une réflexion sur la meilleure manière de procéder en bousculant l'ordre établi. Finalement, qui de Tru ou de Jack a raison ? En devant accepter que les morts le restent, ce dernier n'a-t-il pas une mission bien plus dure que celle de Tru, qui se montre parfois arrogante ?

Elle décide notamment de sauver Jensen qui n'a rien demandé, alors que Jack est déchiré lorsqu'il lâche la main de Megan, qui lui a demandé son aide et dont il est tombé amoureux (dans ce qui est sans conteste le meilleur épisode de la série). Le ton est différent, et leur confrontation offre beaucoup plus de possibilités qu'auparavant.

En revanche, le personnage de Jack perd des points à cause de son association avec le père de Tru - assez antipathique au demeurant, puisqu'il a fait tuer sa femme - et de leurs manigances pour infiltrer le réseau de connaissances de sa fille afin de saper son travail. Pour autant, l'importance de préserver de l'ordre dans l'univers apparaît petit à petit primordiale ; le pétage de plombs progressif de Jensen soutient cette thèse. Malheureusement, il n'y aura jamais de réponse, alors que l'avancée mythologique était conséquente, notamment avec l'inversion des rôles entre Tru et Jack qui permet d'apprendre que ce dernier voit la dernière journée de la personne décédée, ce qui explique qu'il en sache autant.

Mais toute série n'est pas parfaite, et celle-ci comporte bel et bien des défauts. En premier lieu, le fait que les proches de Tru meurent tous est redondant et souligne beaucoup trop (voire même surligne) la difficulté de sa mission et les conséquences qu'elle peut avoir sur ceux auxquels elle tient. On peut aussi regretter l'abandon de l'enquête de la journaliste, alors que Tru venait de lui dire la vérité et que, ne la croyant pas, elle promettait de tout faire pour découvrir son secret.

Cela aurait pu rendre les choses plus compliquées pour Tru, qui aurait dû se battre sur plusieurs fronts à la fois. Enfin, l'idée de replacer Tru dans un contexte étudiant au début de la saison 2 n'est pas mauvaise en soi, mais ses camarades sont totalement transparents donc ça ne fonctionne absolument pas. Toutefois, au regard de la façon intelligente dont le show a évolué, cela ne gâche en rien le visionnage.

Encore une série qui fait partie du cimetière de la FOX, annulée bien trop vite et qui mérite le détour.

commentaires

Blog Update ! - Septembre 2021

Publié le 25 Septembre 2021 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Les bilans de Sygbab, Review, Update

Septembre, la rentrée, le mauvais temps (ou presque), et toute une flopée de films plus ou moins récents, chroniqués en ces pages avant que ne débute l'Halloween Oktorrorfest 2021....

#1517 : Baby Boss 2 - Une Affaire de Famille (2021) - 2/6

#1518 : Snake Eyes (2021) - 2/6

#1519 : Happily (2021) - 3/6

#1520 : Stage Mother (2020) - 3/6

#1521 : Man of Steel (2013) - 3/6

#1522 : Free Guy (2021) - 3.75/6

#1523 : Mortal Kombat Legends - La Bataille des Royaumes (2021) - 2.75/6

#1524 : Troop Zero (2019) - 3.75/6

#1525 : Die in a Gunfight (2021) - 1.75/6

#1526 : La Ligue des gentlemen extraordinaires (2003) - 2.75/6

#1527 : Playing God (2021) - 3/6

#1528 : Vivo (2021) - 3/6

#1529 : Dead Reckoning (2020) - 1.5/6

#1530 : The Echange (2021) - 3/6

#1531 : Bloody Milkshake (2021) - 2.5/6

#1532 : The Green Knight (2021) - 4.25/6

#1533 : The Witcher - Le Cauchemar du loup (2021) - 3.25/6

#1534 : Fullmetal Alchemist (2017) - 2.5/6

#1535 : Stuck (2018) - 2.75/6

#1536 : Nos pires amis (2021) - 2.25/6

---

# Bilan :

Un mois de septembre très moyen, alors que l'automne (l'une de mes saisons préférées avec l'hiver) s'installe chez nous, et que l'on n'a qu'une envie : se blottir sous la couette dès les premiers frimas.

Vraiment pas grand chose de mémorable, donc, ce mois-ci, à part un film ou deux ; avec Man of Steel, j'ai terminé de revisionner et de publier des critiques pour tous les films du MCU et du DCEU (recensés ici), j'ai été déçu par la suite animée de Mortal Kombat Legends, je suis resté de marbre devant le spin-off animé de The Witcher (déjà que la série vieillit assez mal dans ma mémoire), je n'ai pas beaucoup ri devant de multiples comédies américaines comme Nos pires amis, bref, un mois de transition avant d'entamer la fin d'année, toujours plus chargée...

---

# Film(s) du mois :

Un trio inattendu en tête de classement, entre un Free Guy décomplexé et sympathique, un Green Knight visuellement somptueux, et un Troop Zero plein de bons sentiments, évoluant dans un genre totalement différent.

 

# Flop(s) du mois :

Je pourrais très bien parler de sorties DTV ratées, comme Die in a Gunfight ou encore Dead Reckoning, mais à quoi bon : ce n'est pas comme si on en attendait des summums de qualité à la base. Snake Eyes et Baby Boss, par contre, sont de relativement grosses productions, dont le résultat insipide n'incite pas du tout à l'indulgence.

---

# Petit écran :

Un peu de variété, ce mois-ci, au niveau du petit écran, avec de la science-fiction (les deux premières parties de la nouvelle saison de Star Trek Lower Decks, moins hystérique et creuse que l'année précédente), la suite de la Phase 4 de l'univers Marvel (avec un What If... ? surprenant et réussi), une réinvention discutable des Maîtres de l'Univers par Kevin Smith et Netflix, la troisième saison de la série comique Black Monday, toujours aussi inégale, et, last but not least, la conclusion de l'intégrale d'Andromeda, une intégrale laborieuse qui a mis à l'épreuve la patience de ce cher Sygbab.

 

Retrouvez aussi les bilans de toutes les séries critiquées jusqu'à présent en ces pages depuis l'index Séries alphabétique qui leur est consacré.

---

# À venir :

Comme tous les ans en ces pages, Octobre est synonyme de citrouilles, d'horreur et de fantastique, avec le début, dès demain, de l'Halloween Oktorrorfest 2021, notre marathon de films et de séries horrifiques, qui va s'étendre quotidiennement de fin septembre à début novembre.

Une Oktorrorfest 2021 qui verra son ampleur réduite par rapport aux cuvées précédentes (l'Oktorrorfest 2021 sera plus proche d'une trentaine de films, en lieu et place des 60 films critiqués ces dernières années), à la fois pour des raisons d'emploi du temps, mais aussi de motivation, les nombreux problèmes de référencement d'Overblog, depuis le début de l'année, n'aidant pas à justifier les efforts habituellement nécessaires pour venir à bout d'un tel marathon cinématographique et télévisuel...

 

Dans l'intervalle, vous pouvez retrouver l'historique de toutes les éditions précédentes de l'Halloween Oktorrorfest, et des films et séries passés en revue à cette occasion, en accédant à la page Index Halloween Oktorrorfest ; toutes les mises à jour du blog sont disponibles sur la page Updates, et la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog est accessible dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Les bilans de Lurdo : Carnival Row, saison 1 (2019)

Publié le 24 Novembre 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Drame, Fantastique, Histoire, Les bilans de Lurdo, Review, Romance, Télévision, Amazon

Série en 8 épisodes de 60 minutes diffusée sur Amazon, et signée Travis Beacham (Pacific Rim, Le Choc des Titans 2010, l'épisode Autofac d'Electric Dreams), Carnival Row était initialement un script de long métrage, sur lequel Beacham travaillait avec Guillermo Del Toro il y a plus de 10 ans. Depuis, Del Toro s'est éloigné du projet, et a été remplacé, sur cette version télévisée, par René Echevarria (Star Trek Deep Space Nine) et par Mark Guggenheim (toutes les séries Berlanti, sur la CW)...

Carnival Row, saison 1 (2019) :

Suite à l'invasion de leur terre natale par un ennemi implacable, les Fae, des êtres magiques, se sont réfugiés chez les humains, amenant avec eux tensions raciales et sociales qui divisent la société. Dans une ville où humains et Fae cohabitent difficilement, Rycroft Philostrate (Orlando Bloom) enquête sur des meurtres sanguinaires et inexplicables. Mais lorsqu'il retrouve Vignette Stonemoss (Cara Delavigne), une Fae rebelle dont il était épris lorsqu'il était soldat, Rycroft est tiraillé entre son devoir, son enquête, ses origines et cette relation qu'il pensait terminée à jamais...

Voilà voilà. Carnival Row, grosse production Prime Vidéo, au budget clairement conséquent (la direction artistique est assez conséquente), et visiblement en faveur auprès de la chaîne, puisqu'une deuxième saison a déjà été commandée.

Une série qui mange clairement à de nombreux râteliers, entre le film noir, la série policière victorienne façon Ripper Street, la fantasy, l'allégorie sur le racisme/les réfugiés/l'immigration/le colonialisme/l'impérialisme, l'horreur pseudo-lovecraftienne (mais "pseudo", seulement, tant la créature meurtrière qui rôde dans les bas-fonds de la ville s'avère décevante), les manigances politiques et l'inceste à la Trône de Fer, les romances impossibles et conflits de classe à la Jane Austen, le steampunk, Penny Dreadful, etc... et qui malheureusement, finit par ressembler à un gros patchwork inabouti et approximatif.

Pour être tout à fait franc, on sent en effet immédiatement que Carnival Row est un portage du cinéma à la télévision. La série est en effet divisée en trois grosses intrigues différentes : la principale, que l'on devine facilement être l'intrigue du script d'origine, est centrée sur la relation de Vignette et de Rycroft, articulée autour de l'enquête de ce dernier sur la créature qui rode à Carnival Row, et du parcours de la fée au sein des Black Ravens, un groupe aux activités assez louches (des Black Ravens qui disparaissent tout simplement de la série à mi-saison, soit dit en passant).

Et à côté, on a deux sous-intrigues totalement détachées du fil conducteur de la série, et qui ressemblent fortement à du remplissage utilisé pour étoffer le script initial : ici, une affaire politique assez austère et rigide, où l'enlèvement du fils du chef du gouvernement (Jared Harris) provoque une crise politique ; et là, une héritière de bonne famille (Tamzin Merchant, qui semble s'inspirer des héritières débiles de Another Period pour son personnage cliché) outrée par l'arrivée d'un Puck (un faune) dans son voisinage, et qui se voit contrainte de se rapprocher de lui pour assurer ses finances.

Deux intrigues secondaires qui, certes, étoffent l'univers global de Carnival Row, mais ne semblent jamais totalement intégrées au reste de la série. Et ce malgré une tentative, sur la toute fin de la saison, de faire converger tous les personnages et toutes les sous-intrigues, quelle que soit leur importance respective : malheureusement, l'écriture ne se montre jamais à la hauteur de ces ambitions, et cette convergence se fait de manière tellement pataude, avec tellement de clichés et de grosses ficelles, que le tout tombe totalement à plat, puisque le spectateur avisé a constamment un ou deux épisodes d'avance sur le récit et les personnages, voire plus (tout l'épisode final, notamment, est un festival de révélations et de mystères largement éventés).

Parce que c'est bien là l'un des gros problèmes de la série : passe encore que la distribution soit assez moyenne (Bloom et Delavigne s'en sortent, mais leur romance ne convainc jamais, et la plupart des seconds rôles sont affreusement transparents et peu mémorables), que les accents soient très aléatoires, que les noms de tous les personnages soient risibles au possible, que les intrigues soient souvent cousues de fil blanc, avec des personnages bourrés de clichés (l'enquêteur bourru mais juste, hanté par les actions de son passé, torturé par un secret qui le place au carrefour de deux mondes, et autour duquel tout cet univers gravite forcément ; la prostituée au grand cœur ; la mère manipulatrice ; le fils rebelle, blablabla), et que le script semble constamment sous influence : c'est du Beacham, après tout, et le bonhomme n'a jamais été particulièrement original ou inspiré, que ce soit sur Pacific Rim ou sur Electric Dreams.

Là où sa coince, c'est que la série se veut une série à message woke, dénonçant une société où le racisme et le sexisme dominent, où les hommes blancs sont très méchants, les femmes manipulatrices et/ou opprimées, les minorités méprisées, maltraitées, exploitées et réduites en esclavage, etc.

Et malheureusement, de telles ambitions se marient mal avec le côté patchwork du récit, avec sa nature de mélange approximatif de nombreuses sources jamais vraiment assumées - Carnival Row, c'est du pulp/néo-noir/fantasy assez brouillon, qui choisit d'asséner son message et son world-building à la truelle, en espérant que la romance de son couple principal, ses sous-intrigues dérivatives et ses effets spéciaux suffiront à captiver le public pendant 8 heures.

Sur moi, ça n'a pas fonctionné : si la série est visuellement sympathique, elle n'est pas très intéressante sur la durée, le couple vedette n'est pas forcément très engageant, et le tout manque cruellement de la subtilité nécessaire pour marier ses thèmes à son univers, et pour faire fonctionner son mélange des genres assez improbable.

Pas forcément surprenant (je n'ai jamais été convaincu par l'écriture de Beacham), et il reste toujours la possibilité d'une saison 2 mieux structurée, mieux rythmée, mieux maîtrisée et plus originale (surtout que Guggenheim et Beacham ont quitté la série pour cause de différences créatives). Mais dans l'ensemble, je ne suis pas impatient de remettre le couvert.

(cela dit, je n'ai aucun doute sur le succès potentiel du show auprès de certaines tranches démographiques geeks, qui s'empresseront, des paillettes plein les yeux, de louer cette série plus que de mesure, et d'expliquer que c'est trop intelligent pour tous ceux qui n'ont pas aimé...)

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

commentaires

Les bilans de Sygbab : Supernatural, saison 13 (2017)

Publié le 7 Juin 2020 par Sygbab dans Action, Aventure, Critiques éclair, Comédie, Drame, Fantastique, Horreur, Les bilans de Sygbab, Review, Télévision, Thriller, CW, USA, Supernatural

Après près de deux ans et demi d'absence sur ce blog, Sygbab revient en force à l'occasion de la conclusion de la série Supernatural : une épopée de 15 saisons qu'il va passer en revue à raison d'un bilan par semaine...

Supernatural, saison 13 (2017) :

Désormais chargés de protéger le Nephilim Jack (Alexander Calvert), Sam et Dean ont fort à faire pour lutter contre Lucifer et Asmodeus, ce dernier étant bien décidé à faire basculer le jeune homme dans le camp du Mal, et déchaîner ainsi les pires démons sur la Création...

Une saison que l'on pourrait rebaptiser Slidernatural - saison 1(3), car, après avoir puisé dans le surnaturel, le fantastique, le paranormal et lorgné sur la science-fiction avec de nombreux voyages temporels, l'introduction des mondes parallèles dans cet univers fourre-tout était inéluctable. L'idée était lancée dans le final de la saison précédente de manière à faire rebondir l'intrigue, et cela devient l'un des éléments principaux du nouveau fil rouge puisque Lucifer et Mary Winchester - que Dean pensait un temps morte - s'y trouvent. Une opération de sauvetage s'engage, mais la question est de savoir comment parvenir à ouvrir un nouveau portail.

Les scénaristes s'amusent ainsi autour de ce concept et la première tentative est réalisée par Jack dans le 13.09 The Bad Place, épisode qui détourne habilement son possible passage du côté obscur prédit par Dean. Il réussit à franchir la barrière, mais pendant ce temps les deux frères sont envoyés dans un autre monde, où vit une créature gigantesque.

Cependant, il ne faut pas rêver : pas question d'explorer ce monde, il s'agit juste d'un prétexte pour que les Wayward Sisters aillent les sauver ! La réunion de la bande à Jody dans le 13.10 est un hommage réussi aux personnages féminins de la série, trop souvent mis de côté. C'est fun, drôle, les interactions sont bien écrites, il y a de l'action, et ça repose sur des bases déjà établies auparavant : voilà un backdoor pilot bien plus abouti que l'abominable 9.20 Bloodlines.

Mais ça ne s'arrête pas là : dans leur quête du Sceau de Salomon - artefact nécessaire à la réalisation d'un sort permettant d'ouvrir un autre portail, merci aux Men of Letters et à leur documentation extensive -, nos héros doivent affronter un Dieu d'une autre dimension.

Ce dernier se présente sous les traits d'une jeune femme avant de révéler sa vraie nature, celle d'un monstre tentaculaire aux allures de cauchemar, presque tout droit venu de l'imagination de Lovecraft (finalement, il était à côté de la plaque en s'intéressant au Purgatoire). Dean fait alors une petite incursion dans le monde de l'Apocalypse avec... Ketch, revenu d'entre les morts grâce à un sort similaire à celui qui avait sauvé Rowena la première fois.

La sorcière rousse revient elle aussi dans le jeu, et, de manière très surprenante, prend enfin de l'épaisseur. Alors que sa volonté de tuer des reapers semblait faire partie d'une manigance pour nuire à l'ordre établi, ses préoccupations sont beaucoup plus terre-à-terre : elle veut tout simplement faire revenir son fils car elle a pris conscience qu'elle n'a jamais été là pour lui comme une mère devrait l'être.

Mais lorsque Billie - fraîchement promue comme remplaçante de la Mort après avoir été assassinée par Castiel - lui demande de tuer Sam pour obtenir ce qu'elle souhaite, elle ne peut s'y résoudre. De personnage insupportable à personnage touchant, voilà une évolution remarquable et très appréciable, qui s'inscrit dans une volonté nouvelle de valoriser les personnages féminins.

Cette tendance à faire revivre des personnages par des moyens détournés se confirme dans les grandes largeurs : outre la réapparition de Gabriel, torturé par un Asmodeus charismatique, le monde de l'Apocalypse contient en son sein une autre version de Bobby ainsi que de Charlie.

Sans critiquer le concept des univers multiples (Star Trek avait son univers miroir, par exemple), c'est à double-tranchant : d'un côté cela atténue l'impact émotionnel ressenti lors de la mort de Bobby, mais ça permet d'oublier celle de Charlie qui avait été gérée n'importe comment. C'est également une occasion de réécrire l'histoire de la série dans un monde sans les Winchester, et de tester quelque chose de nouveau : Supernatural devient presque une série chorale, plus feuilletonnante qu'auparavant puisque les loners se font rares.

Il faut bien avouer que cela fait du bien de ne plus se focaliser uniquement sur les problématiques de Sam et Dean. Les ambitions d'Asmodeus qui veut prendre le pouvoir en Enfer, la volonté de Lucifer d'avoir une relation avec son fils, le questionnement constant de Jack - le fait qu'il passe directement à l'âge adulte est une très bonne idée - qui s'efforce de trouver sa place et de rendre fier sa famille d'adoption : voilà autant de thématiques bien traitées dans l'ensemble.

Les scénaristes ont compris qu'ils ne sont pas de taille lorsque les enjeux sont démesurés et qu'ils sont plus à l'aise en abordant le côté humain des personnages : cela a des effets bénéfiques. D'autant que pour une fois, cela s'applique aussi à Castiel, qui se sent responsable de Jack. Son statut d'ange semble en revanche menacé, puisqu'ils ne sont plus qu'une poignée.

Le final n'évite pourtant pas quelques écueils regrettables. Malgré une montée en pression progressive (pendant laquelle les Winchester récupèrent un à un les éléments qui permettront à Rowena d'ouvrir le portail vers le monde de l'Apocalypse, et réunissent autour d'eux leurs alliés les plus puissants), ce qui en découle n'est pas de la plus grande cohérence.

Par exemple, le retour de Lucifer et de Michael dans notre réalité est expliqué par le fait qu'ils ont réalisé le même sort, mais où ont-ils trouvé le sang d'un homme saint dans un monde ravagé par la violence ? De même, lors du climax, Dean propose à Michael d'investir son corps pour vaincre le Diable, mais pourquoi cela fonctionnerait pour cette version de l'Archange alors que les deux frères ne sont jamais nés dans son univers ?

En dépit de cette conclusion étrange qui voit également Jack se faire voler ses pouvoirs par son père - dont la fourberie ne faisait pas l'ombre d'un doute -, la ligne directrice est limpide, voire ludique par moments.

Et sur ce plan, il est bien sûr impossible de ne pas parler du 13.16 Scoobynatural : l'explication de ce délire animé tient la route, la filiation entre Supernatural et Scooby-Doo paraît d'une évidence absolue, et le scénario joue à merveille sur la mécanique des deux séries en respectant le caractère des différents personnages. Un véritable tour de force.

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

commentaires

Les bilans de Sygbab : CYCLE SCI-FI - Andromeda, saison 2 (2001)

Publié le 20 Juin 2021 par Sygbab dans Action, Aventure, Critiques éclair, Comédie, Fantastique, Les bilans de Sygbab, Review, Science-Fiction, Science Fiction, Télévision, USA, Andromeda

À l'instar du reste du blog, pendant quelques semaines, Sygbab est lui aussi en plein cycle science-fiction, avec la suite de son intégrale Andromeda...

Andromeda, saison 2 (2001) :

Si l’Histoire est un éternel recommencement, c’est également le cas des fins de saison : la conclusion de cette seconde année applique ainsi le même schéma que celle de la première avec une invasion du vaisseau de guerre. Pour donner le change, cela se déroule alors que Dylan et son équipage reçoivent d’éminents représentants des 50 mondes qui ont déjà signé un traité pour rejoindre le Commonwealth. Apparemment, cette nouvelle civilisation ne plaît pas à tout le monde, mais est-ce réellement étonnant ?

Cela veut-il dire que la série s’est enfin recentrée sur ce dont elle est censée parler ? Le générique remanié semble aller en ce sens (bien que le changement de voix-off, qui n’est plus assurée par Kevin Sorbo, donne un aspect trop formel), mais le statut héroïque du capitaine Hunt y est également mis en avant. Et malheureusement, c’est surtout cet aspect qui est retenu, au grand dam des téléspectateurs espérant assister à la reconstruction d’un Univers plongé dans le chaos.

Il y a bien quelques missions qui ont pour but de nouer des relations avec certains mondes, mais la diplomatie fait bien trop souvent la place à l’ingérence de Dylan, avec des méthodes peu subtiles. Ce ne sont malheureusement pas ses subordonnés qui peuvent le tempérer, quand on connaît leur passif.

D’un personnage principal qui devrait faire preuve de sagesse et de finesse, c’est finalement un homme qui agit avant de réfléchir qui nous est proposé. Le fait que Kevin Sorbo fasse partie des producteurs exécutifs n’y est certainement pas étranger, notamment à cause des scènes d’action bourrées de cascades câblées qui ne sont pas sans rappeler Hercules

Cette direction prise est aussi la conséquence d’une incapacité chronique à donner corps à cet univers. Au bout de deux saisons, la seule chose que l’on connaît de la plupart des peuples qui le constituent, c’est leur nom. Le contexte géopolitique est inexistant et il n’y a quasiment aucun effort pour développer les différentes cultures, à l’exception des Nietzchéens. Leur fonctionnement par castes en fait un peuple désuni, chacune d’entre elles pouvant représenter soit un ennemi dont il faut se méfier, soit un allié dont il faut se méfier. Mieux vaut ne pas leur faire confiance, donc !

Les Magogs, quant à eux, sont tout simplement présentés comme les ennemis jurés à combattre depuis la résolution du final de la saison précédente et l’apparition de l’entité nommée The Abyss, qui n’est autre que leur Dieu. Un manichéisme bien commode pour faire peser une menace importante, et en faire la principale raison de ralliement derrière la bannière du Commonwealth. Fainéantise, quand tu nous tiens…

Le constat n’est pas plus reluisant du côté des personnages. Par exemple, dans une tentative désespérée de mettre Harper en avant, l’idée de génie des scénaristes consiste à ce qu’il soit infecté par des larves de Magogs qui peuvent éclore à tout moment. Peine perdue : il est tellement insupportable qu’il n’y aucune empathie pour sa condition.

Le fait de l’en débarrasser devient pourtant l’enjeu principal du 2.12 Ouroboros, dans lequel on apprend le départ inattendu de Rev dont la foi a été ébranlée en découvrant avec horreur que son Dieu est une entité malfaisante. Dommage, les contrepoints philosophiques qu’il apportait étaient pourtant appréciables, et constituaient autant de moments qui avaient un tant soit peu d’intérêt…

Cet épisode tente de relier plusieurs fils de l’intrigue avec un concept de distorsions temporelles qui ne tient pas vraiment debout et dont l’unique but est de justifier un changement radical concernant Trance. En effet, une version future de cette dernière fait son apparition avec une apparence complètement différente, et doit faire face au choix suivant : rétablir le cours normal des choses en laissant Harper mourir, ou le sauver et ainsi effacer l’autre version d’elle-même. Elle privilégie son ami à un enjeu plus important, ce qui ne manque pas d’étonner dans la mesure où de nombreux indices ont été disséminés pour laisser entendre qu’elle est un être mystique, que l’on aurait pensé faire preuve de plus de discernement.

En mission pour empêcher le futur dont elle provient, elle ne pouvait pas mieux s’y prendre en révélant dans le final que les évènements qui s’y déroulent en font justement partie. Bien entendu, aucune explication n’est donnée quant au fait qu’elle n’en ait pas parlé avant, car il vaut mieux instaurer un suspense factice plutôt que de s’assurer que ce qui nous est narré tient debout. Difficile de voir où tout ça va mener, mais à partir du moment où de telles méthodes sont utilisées, c’est qu’il y avait au préalable un problème de caractérisation.

La fameuse quête d’humanité chère à Roddenberry avec Data ou Seven of Nine comme représentants emblématiques dans Star Trek est également présente car la version androïde d’Andromeda se questionne régulièrement sur les sentiments qui l’habitent, mais ce n’est pas prépondérant et le thème n’est pas forcément abordé de la meilleure des manières en se focalisant sur l’attachement qu’elle a envers Dylan. C’est trop classique, mais il y a peu de chances de voir quelque chose qui sort des sentiers battus.

En revanche, même si le jeu de Keith Hamilton Cobb est souvent douteux, c’est finalement Tyr qui s’en sort le mieux car ses constantes contradictions ainsi que ses agissements qui vont toujours dans le sens de sa survie le rendent plus intéressant à suivre.

Le fait qu’il apprenne l’existence d’un fils qui semble être la réincarnation de Drago Museveni - soit le Messie de son peuple - est une situation qui offre du potentiel, mais la gestion des intrigues jusqu’à présent ne permet pas de s’enthousiasmer à ce sujet.

Tout ça sonne assez creux, et il n’y a pas beaucoup d’éléments qui permettent d’envisager que les ambitions soient revues à la hausse - d’autant que le budget semble rachitique. Plutôt que de prendre la trajectoire de The Next Generation ou Deep Space Nine dont les deux premières saisons étaient une lente montée en puissance avant de se bonifier de la meilleure des manières, il semble qu’on soit ici plus proche d’Earth Final Conflict, qui n’a cessé de s’enfoncer au fur et à mesure.

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

commentaires

Les bilans de Sygbab : CYCLE SCI-FI - Andromeda, saison 1 (2000)

Publié le 13 Juin 2021 par Sygbab dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Les bilans de Sygbab, Review, Science-Fiction, Télévision, USA, Science Fiction, Andromeda

À l'instar du reste du blog, pendant quelques semaines, Sygbab entame lui aussi un cycle science-fiction, avec les débuts d'une intégrale Andromeda...

Andromeda, saison 1 (2000) :

Dans la famille des séries posthumes de Gene Roddenberry, voici le second opus qui demande une sacrée suspension d'incrédulité. Et pour cause : après avoir été emprisonné pendant 300 ans au sein d'un trou noir, Dylan Hunt (Kevin Sorbo) revient à la vie lors d'une tentative de sauvetage de son vaisseau et se retrouve dans un univers où la plus grande civilisation dont il faisait partie – la Fédération le Commonwealth - a disparu. Il se fait donc un devoir de le remettre sur pieds à tout prix, en engageant ceux qui ont voulu le tuer...

L'idéalisme a parfois du bon, mais imaginer qu'il soit possible de reconstruire un système de valeurs en étant le seul à y croire avec un équipage de 5 individus confine à la folie. Au moins les scénaristes en sont-ils conscients puisque les tensions entre les membres du vaisseau sont apparentes dans les premiers épisodes. Hunt est sans cesse remis en question, que ce soit par Tyr (Keith Hamilton Cobb) ou Beka (Lisa Ryder), et ce questionnement permanent sur les chances de réussite de cette mission sont étonnamment fort à propos.

Le désavantage, c'est qu'il est compliqué de s'attacher à des personnages qui ne s'apprécient pas vraiment, et qui n'ont pas d'alchimie entre eux. Leurs interactions sont rapidement limitées car elles n'évoluent pas, chacun restant attaché à son mode de pensée, et chaque protagoniste est développé de manière assez sommaire.

Que sait-on d'eux au bout d'une saison ? Trance (Laura Bertram) possède visiblement un don de précognition jamais réellement exploité, Harper (Gordon Woolvett) est une sorte de Mac Gyver de l'espace sans la bonhomie qui va avec tant il est tête à claques, Beka est issue d'une famille d'escrocs, Rev (Brent Stait) est un repenti Magog - une race peu fréquentable - dont la ferveur religieuse dirige les actions, et Tyr est un Nietzschéen trahi par les siens. Un background loin d'être fouillé.

Cela rend d'autant plus ennuyeux les épisodes qui leur sont consacré, qui sont malheureusement légion et dont la médiocrité est presque une constante. Exceptés les premiers, plutôt bien construits, il n'y a pas grand-chose à se mettre sous la dent. Pire encore, le fil rouge de la série passe complètement au second plan car il n’est qu'évoqué, et pas aussi souvent qu’on pourrait le penser. Quelques races sont prêtes à signer un traité avec Dylan, mais leurs motivations ne sont jamais exprimées et ça tombe souvent comme un cheveu sur la soupe.

Les éléments constituant l'Histoire de cet univers sont également assez épars : la guerre contre le Commonwealth a coûté énormément aux Nietzchéens, les Magogs ont envahi la Terre, les Restoriens sont le produit d'un mouvement écoterroriste fondé par une intelligence artificielle, etc'est le chaos. Difficile d'établir clairement le contexte politique, ce qui ne favorise pas la série au regard de ses ambitions initiales.

La série souffre également d'un criant manque de budget. Il ne faut pas souffrir de claustrophobie, car les scènes ne se déroulent quasiment jamais en extérieur. Toute l'action est confinée dans des endroits clos, sauf quand il s'agit de batailles spatiales. Mais c'est assez rare et c'est tant mieux : les effets spéciaux sont très moches... Ce qui ne serait pas aussi rédhibitoire si le fond ne sonnait pas aussi creux.

Le jeu des acteurs n'aide pas non plus : malgré toute la sympathie dont bénéficie Kevin Sorbo, il n'est pas très crédible dans le rôle d'un capitaine. Quant à ses compères, ils sont rarement bons - pour ne pas dire mauvais la plupart du temps - et ne donnent pas l'impression d'y croire.

Heureusement, l'avatar d'Andromeda est présent... Non pas en raison des qualités intrinsèques de Lexa Doig, mais surtout grâce à son physique avantageux qui est bien évidemment mis en valeur pour appâter le chaland. Un procédé qui pourrait rappeler Seven of Nine dans Star Trek Voyager, à la grande différence que son traitement est inexistant. En terme de quête d'humanité, c'est assez pauvre, et ce n'est pas en la faisant tomber amoureuse de l'avatar du vaisseau Balance of Judgment que cela y change quelque chose.

Le final se charge de rappeler combien il serait facile d'envahir Andromeda (le vaisseau, pas son avatar), et à quel point il va être compliqué de maintenir un intérêt déjà fort amoindri sans user de subterfuges.

L'apparition d'une sorte d'entité supérieure dirigeant les Magogs semble déjà en être un, histoire de compliquer la tâche de Dylan. Il reste à espérer que cela ne va pas se transformer en une énième lutte entre le Mal et le Bien - on pourrait dire ici l'Ordre et le Chaos - alors qu'il y aurait des sujets plus intéressants à approfondir sur le thème de la constitution d'une nouvelle civilisation.

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

commentaires

Blog Update ! - Août 2021

Publié le 29 Août 2021 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Les bilans de Sygbab, Review, Télévision, Update

Un mois d'août un peu nerveux chez les Téléphages Anonymes, puisque j'ai pris un certain retard sur la programmation de ce blog, et que j'ai passé le mois en flux tendu. Rien de bien dramatique, cependant, et cela m'a permis de publier des critiques de nouveautés, nouveautés qui commencent enfin à revenir en salles...

#1496 : MillenniuM After the MillenniuM (2019) - 4/6

#1497 : Hitman et Bodyguard 2 (2021) - 2/6

#1498 : Batman - Un Long Halloween, deuxième partie (2021) - 3.5/6

#1499 : Fast & Furious 9 (2021) - 2/6

#1500 : Arnaque à Hollywood (2021) - 2.5/6

#1501 : Cruella (2021) - 2.5/6

#1502 : America - Le Film (2021) - 1.5/6

#1503 : Plan B (2021) - 3/6

#1504 : Supps - The Movie (2019) - 3/6

#1505 : Jungle Cruise (2021) - 4/6

#1506 : The Suicide Squad (2021) - 4.25/6

#1507 : Ainbo, princesse d'Amazonie (2021) - 3.25/6

#1508 : Infinite (2021) - 2/6

#1509 : How It Ends (2021) - 2/6

#1510 : Jolt (2021) - 2.5/6

#1511 : SWASHBUCKLING - Pirates des Caraïbes : La Malédiction du Black Pearl (2003) - 4.5/6

#1512 : SWASHBUCKLING - Pirates des Caraïbes 2 : Le Secret du Coffre Maudit (2006) - 3.5/6

#1513 : SWASHBUCKLING - Pirates des Caraïbes 3 : Jusqu'au bout du monde (2007) - 3.25/6

#1514 : SWASHBUCKLING - Pirates (1986) - 2/6

#1515 : SWASHBUCKLING - Thugs of Hindostan (2018) - 2.75/6

#1516 : SWASHBUCKLING - L'Île aux pirates (1995) - 3/6

---

# Bilan :

Un mois qui a commencé de manière agréable, par un documentaire sympathique (bien qu'incomplet) sur la série MillenniuM, série culte s'il en est, et qui s'est terminé par une semaine consacré aux pirates et autres aventuriers des sept mers, de quoi faire le point sur la franchise Pirates des Caraïbes et les films qui l'ont influencée.

Entre ces deux pôles, beaucoup de variété et des nouveautés, et une évidence : la pandémie a permis aux studios de se débarrasser de leurs films les moins réussis, et le passage par la case streaming vaut désormais à ces métrages une certaine indulgence critique et publique, qu'ils n'auraient pas forcément eue s'ils étaient sortis en salle ("ouais, ce n'est pas terrible, mais inclus dans l'abonnement X ou Y, et regardé dans son canapé, ça passe").

Et réciproquement, certains films qui auraient été plutôt bien reçus en salle sont plus sèchement critiqués lorsqu'ils sortent directement en VOD, tant les conditions du streaming à domicile sont particulièrement adaptées à une critique superficielle, en quasi-temps réel, avec un œil sur le film et un autre sur sur les réseaux sociaux.

C'est regrettable, mais c'est ainsi pour le moment, et il faut donc prendre avec beaucoup de pincettes (enfin, plus que d'habitude), les critiques professionnelles et amateures qui fleurissent en ce moment un peu partout. Et je m'inclus dans le lot...

---

# Film(s) du mois :

Un trio de tête particulièrement divertissant, entre le premier Pirates des Caraïbes, qu'on ne présente plus, le récent Jungle Cruise avec The Rock (un film qui marche directement dans les traces de la franchise POTC et de la Momie), et The Suicide Squad de James Gunn, qui redonne un peu de peps à l'univers DC cinématographique.

 

# Flop(s) du mois :

On a le choix, à vrai dire, mais se démarquent vraiment du lot Infinite, avec Wahlberg, une variation médiocre et sans intérêt sur le thème de l'immortalité, avec des cascades numériques over-the-top ; d'ailleurs, en parlant de cascades numériques débiles, Fast & Furious 9, bigger, louder, et vraiment dumber ; et enfin, America, le film, un métrage d'animation qui ressemble à une version (très) longue d'un épisode de Drunk History, délayée sur plus de 90 minutes, insipide et pas inspirée.

---

# Petit écran :

Un mois assez calme, consacré à la fin de mon intégrale Superstore (bilans de la saison 4, 5 et 6 accessibles en cliquant ici, et ), une série sympathique mais qui n'aura jamais réussi à me convaincre pleinement, cherchant trop à centrer le programme sur une romance, et à reproduire ainsi le succès de The Office.

Autre intégrale, ce mois-ci, celle des trois saisons de la série animée Jurassic World - Camp Cretaceous (saison 1, 2 et 3) : rien de particulièrement qualitatif ou exceptionnel, mais un programme pour enfants agréables à suivre, avec des dinosaures réussis, et une intégration intéressante à la continuité des films.

Et pour finir, difficile de conclure sans mentionner Jack of All Trades, la série historico-rigolarde de Bruce Campbell : c'est léger, c'est fun, c'est estival, et ça rentre parfaitement dans une semaine Swashbuckling pleine d'aventures.

 

Retrouvez aussi les bilans de toutes les séries critiquées jusqu'à présent en ces pages depuis l'index Séries alphabétique qui leur est consacré.

 

---

# À venir :

En septembre, dernière ligne droite avant le début de l'Halloween Oktorrorfest 2021 : au programme, des sorties 2021 (Snake Eyes, Free Guy, The Green Knight...), de l'animation (Vivo, Boss Baby 2...), la publication d'un bilan MCU vs DCEU, et plein d'autres choses, dont de nouvelles séries fraîchement diffusées (Marvel's What If...?, Star Trek Lower Decks, Les Maîtres de l'Univers, Black Monday...).

 

Et comme toujours, vous pouvez retrouver toutes les mises à jour du blog sur la page Updates, ainsi que la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 > >>