Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Résultat pour ""star trek discovery""

Critiques éclair - Star Trek Discovery - Short Treks 1x02 : Calypso (2018)

Publié le 17 Novembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Star Trek, Aventure, Science-Fiction, CBS, Drame, Discovery

Après un premier mini-épisode, Runaway, honorable mais tout sauf mémorable, suite de ces Short Treks, quatre mini-épisodes de Star Trek Discovery, des courts-métrages de 13 minutes visant à développer des personnages secondaires de l'univers Discovery, et ce au rythme d'un par mois.

Short Treks 1x02 - Calypso :

"Craft" (Aldis Hodge), un soldat à la dérive, est recueilli par Zora, l'intelligence artificielle de l'USS Discovery, à l'abandon depuis 1000 ans. Progressivement, des liens se tissent entre le vétéran, et l'entité solitaire...

Une relecture avouée (de par son titre) et de toute façon assez transparente et évidente de l'Odyssée d'Ulysse et de son passage chez Calypso, en mode Star Trek.

Alors, ça aurait probablement mieux fonctionné dans le cadre d'une série normale (la même histoire avec un Kirk ou un Sisko qui aurait passé tout un épisode seul avec l'intelligence artificielle du navire, ça aurait probablement permis de développer plus cette relation inhabituelle), et ça joue un peu sur une grosse ficelle facile qui renvoie directement à Wall-E (la comédie musicale en tant que lien entre les deux personnages), mais le traitement de ce court-métrage était suffisamment joli, poétique et subtil pour emporter l'adhésion.

Plutôt agréable à regarder, donc, à défaut d'être ultra-original.

---

Retrouvez aussi toutes les critiques de Star Trek Discovery et de la saga Trek publiées sur ce blog en cliquant ici...

commentaires

Critiques éclair - Star Trek Discovery - Short Treks 2x04-05 (2019)

Publié le 12 Janvier 2020 par Lurdo dans Aventure, Animation, Anthologie, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Les bilans de Lurdo, Review, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, Discovery

Après trois premiers épisodes amusants, mais ne donnant qu'une envie (regarder une série consacrée à l'Enterprise de Pike plutôt qu'au Discovery), retour de ces Short Treks, courts-métrages d'une dizaine de minutes prenant place (théoriquement) dans la continuité de Star Trek Discovery, et s'attardant, à chaque fois, sur des aspects plus anecdotiques de l'univers Trek...

Short Treks 2x04 - The Girl who made the Stars : afin de calmer sa fille Michael Burnham, apeurée par le noir, son père lui raconte une légende africaine concernant une fillette ayant apporté la lumière aux peuples primitifs effrayés par l'obscurité...

Pas désagréable, en soi, mais ça lorgne fortement sur du Disney qui se prendrait mollement les pieds dans le tapis du message de curiosité et d'exploration qu'il veut exprimer. Je ne sais pas trop quoi en penser, c'est compétent, mais il y a quelque chose qui me dérange dans le côté "grâce à son courage et à sa curiosité, elle a apporté la lumière et les étoiles à son peuple (après qu'un extraterrestre de passage les lui ai donnés, influençant de fait l'évolution de l'espèce terrestre)".

Je sais qu'on est dans le conte pour enfants, dans la métaphore, et tout et tout, mais quelque part, ça explique beaucoup de choses sur le caractère rebelle et approximatif de Michael Burnham...

2x05 - Ephraim and Dot : les mésaventures d'une mère tardigrade qui décide de pondre ses œufs à bord de l'Enterprise de Kirk, au grand dam d'un robot de sécurité qui ne l'entend pas de cette oreille...

Un adorable épisode animé réalisé et mis en musique par Michael Giacchino, qui pour l'occasion nous produit un court-métrage hommage à Tex Avery, à Pixar et à toute l'histoire de Star Trek TOS, d'une bien belle manière ludique et dynamique.

C'est drôle, c'est mignon, c'est coloré, et forcément, ça a déplu à cette frange de la fanbase Trek qui prend sa franchise trop au sérieux, s'indigne du moindre manquement à la continuité, et t'explique que Star Trek, ça n'a jamais été tous publics, et que ça devrait être réservé à une élite intellectuelle, plutôt que d'être décliné sous forme de sous-Pixar destiné aux gamins... *soupir*

---

Retrouvez aussi toutes les critiques de Star Trek Discovery et de la saga Trek publiées sur ce blog en cliquant ici...

commentaires

Critiques éclair - Star Trek Discovery - Short Treks 2x01-03 (2019)

Publié le 23 Novembre 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, Aventure, Drame, CBS, Discovery

Retour de ces Short Treks, courts-métrages d'un petit quart d'heure prenant place dans la continuité de Star Trek Discovery, et s'attardant, à chaque fois, sur des aspects plus anecdotiques de l'univers Trek...

Short Treks 2x01 - Q & A :

Spock (Ethan Peck) arrive à bord de l'Enterprise, et se retrouve rapidement coincé avec Numéro Un (Rebecca Romijn) dans un turbolift en panne...

Une petite mésaventure amusante de ces deux personnages, qui se dévoilent un peu et établissent une certaine complicité au cours de ce bref incident. Sympathique, avec sa musique qui lorgne fortement sur le score de Michael Giacchino pour les films nuTrek (Giacchino est crédité comme étant "compositeur superviseur").

Cela dit, il faut bien avouer que ce court est problématique, puisqu'il ne fait que donner envie de suivre les aventures de cet Enterprise, et pas du tout celles du Discovery...

2x02 - The Trouble with Edward :

Lorsque Lynne Lucero (Rosa Salazar), officier scientifique de l'Enterprise, prend le commandement de son propre navire, elle découvre rapidement qu'Edward Larkin (H. Jon Benjamin), un scientifique excentrique travaillant à bord, mène des expériences sur les Tribules, pour en faire une source de nourriture inépuisable...

Un épisode totalement décomplexé et parodique, avec la voix d'Archer dans le rôle du scientifique le plus incapable de la flotte = c'est franchement amusant et déconneur, même si ce n'est, au final qu'une retcon approximative des origines des Tribules, qui ne colle pas vraiment à ce que l'on sait de l'espèce, notamment depuis Enterprise.

2x03 - Ask Not :

Alors que le la Starbase 28 est attaquée par des Tholiens, Thira Sidhu (Amrit Kaur), une jeune cadette, apprend qu'elle doit garder le Capitaine Pike (Anson Mount), accusé de mutinerie...

Un épisode de 8 minutes à peine, malheureusement très anecdotique, car cousu de fil blanc, et dont on devine la chute dès les premières secondes. Par chance, ça reste bien interprété, mais le problème reste posé : malgré leurs éventuels défauts, ces Short Treks donnent toujours bien plus envie qu'une série sur l'Enterprise de Pike soit mise en chantier, plutôt qu'une nouvelle saison de Discovery...

---

Retrouvez aussi toutes les critiques de Star Trek Discovery et de la saga Trek publiées sur ce blog en cliquant ici...

commentaires

Critiques éclair - Star Trek Discovery - Short Treks 2x06 (2020)

Publié le 18 Janvier 2020 par Lurdo dans Review, Critiques éclair, Télévision, Drame, Science-Fiction, Les bilans de Lurdo, Star Trek, Anthologie, Discovery

Avec son approche décomplexée et très cartoony de l'univers Trek, le cinquième épisode de ces Short Treks, courts-métrages d'une dizaine de minutes prenant place (théoriquement) dans la continuité de Star Trek Discovery, avait divisé les fans ; place au dernier épisode de cette mini-saison, un épisode supposé servir de passerelle menant à la série consacrée à Picard...

Short Treks 2x06 - Children of Mars :

Kima (Ilamaria Ebrahim) et Lil (Sadie Munro), deux fillettes dont les parents travaillent sur Mars, ne se supportent pas, et en viennent même aux mains à l'école. Mais contre toute attente, une attaque dévastatrice sur la Planète Rouge va les rapprocher...

Et c'est à peu près tout ce qu'il y a à en dire. L'épisode, de huit minutes à peine, ne raconte rien de plus : en grande partie muet, et illustré (de manière un peu pompeuse) par une reprise lugubre de Heroes de Bowie, ce court est très contemplatif, et se termine par des bulletins d'information annonçant l'attaque, qui amène les deux fillettes à se tenir par la main.

Un côté "serrons-nous les coudes dans l'adversité" un peu naïf, qui m'a gentiment agacé, car il m'a directement renvoyé à Star Trek Enterprise, pour son portrait d'une Amérique Fédération traumatisé par une attaque terroriste pratiquée par les Talibans Sulibans.

Et ce n'est pas la brève apparition de Picard sur un écran qui y change grand chose : la promesse d'un Star Trek - Picard dépressif et sinistre, où la Fédération serait meurtrie et blessée, ne m'inspire guère, tout simplement.

---

Retrouvez aussi toutes les critiques de Star Trek Discovery et de la saga Trek publiées sur ce blog en cliquant ici...

commentaires

Critiques éclair - Star Trek Discovery - Short Treks 1x01 : Runaway (2018)

Publié le 10 Novembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Science-Fiction, Aventure, CBS, Drame, Star Trek, Discovery

Pour faire patienter les fans (si, si, il y en a) de Star Trek Discovery en attendant la seconde saison, CBS a commencé la diffusion, début octobre, de quatre mini-épisodes, des courts-métrages de 13 minutes visant à développer des personnages secondaires de l'univers Discovery, et ce au rythme d'un par mois.

Short Treks 1x01 - Runaway :

Alors qu'elle vient tout juste de se disputer avec sa mère au sujet de l'avenir de sa carrière dans Starfleet, Tilly (Mary Wiseman) découvre à bord du Discovery une passagère clandestine, Po (Yadira Guevara-Prip), jeune extraterrestre surdouée recherchée par les autorités de sa planète...

Court-métrage co-écrit par Kurtzman (on reconnaît une certaine approximation dans les détails et les concepts de l'épisode, comme cette idée d'extraterrestres tous nés en même temps que leur planète... idée qui n'a pas grand sens en soi, ou alors, qui a été très mal présentée par les scénaristes), et qui, pour faire très simple, aurait fait une intrigue secondaire (une b-story, comme disent les Américains) honorable (bien que très anecdotique) dans un épisode normal de Star Trek.

Ce qui veut dire que, dans Discovery - série qui ne fait pas dans les sous-intrigues et dans le développement de personnages secondaires, mais préfère enchaîner les scènes d'action et les rebondissements éventés sans laisser le temps à quiconque de respirer -, une telle sous-intrigue est précisément ce qui manque habituellement au show. Et donc, sans surprises, tout ce développement et ces moments plus légers sont cantonnés à suite de mini-épisodes que seule une minorité de spectateurs verra, puisque pas reprise par Netflix hors USA.

Mais peu importe. En soi, donc, le mini-épisode est tout à fait regardable, bien que bourré de petits défauts. Il est naturellement centré sur Tilly (l'équivalent Trek de la Barb de Stranger Things, notamment au niveau de l'engouement démesuré d'un certain public pour ce personnage) et plaira donc plus ou moins selon que l'on est sensible ou pas au personnage.

Face à elle, une extraterrestre bien interprétée (mais au maquillage vraiment peu inspiré) pour une mini-intrigue légère, assez classique, qui fait l'impasse sur des choses essentielles (pourtant futur commandante, Tilly n'envisage pas un seul instant de prévenir sa hiérarchie de la présence à bord d'une passagère clandestine, ou de demander conseil à quelqu'un de plus expérimenté), et qui finit par s'avérer un peu bavarde dans sa dernière partie, les dialogues enchaînant un peu des platitudes et des évidences en mode "les deux personnages féminins traversent la même chose, et sont des reflets l'un de l'autre".

Pas désagréable, au final, mais pas mémorable pour un sou, et le tout serait probablement mieux passé dans le cadre d'un véritable épisode, avec une intrigue principale parallèle pour rythmer le tout.

---

Retrouvez aussi toutes les critiques de Star Trek Discovery et de la saga Trek publiées sur ce blog en cliquant ici...

commentaires

Critiques éclair - Star Trek Discovery - Short Treks 1x03/1x04 : The Brightest Star/The Escape Artist (2018)

Publié le 6 Janvier 2019 par Lurdo dans CBS, Critiques éclair, Drame, Netflix, Review, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, Discovery

Le premier mini-épisode, Runaway, était honorable, sans plus. Calypso, le second, était réussi, mais se contentait de recycler des sources d'inspiration évidentes. Place aux deux derniers de ces Short Treks, courts-métrages de 13 minutes visant à développer des personnages secondaires de l'univers de Star Trek Discovery, et ce au rythme d'un par mois.

Short Treks 1x03 - The Brightest Star :

Saru (Doug Jones), un Kelpien, est le seul de sa race pacifique et agraire à ne pas vouloir se sacrifier lorsque vient l'appel des Ba'ul, car il a les yeux tournés vers le ciel. Et lorsqu'il met la main sur un morceau de technologie extraterrestre, il en fait un communicateur de fortune, et tente de contacter les cieux...

Mouais.

Plus les Short Treks passent, et moins je suis convaincu.

Ici, formellement, à part un léger abus de shaky-cam, c'est plutôt réussi, et le récit (s'il est assez dérivatif de ce qu'on a déjà vu un peu partout en science-fiction, y compris dans l'univers Trek) s'avère suffisant pour fournir un background acceptable (bien que basique) à Saru.

Le problème, en fait, c'est que ce background est aux antipodes du personnage tel qu'il avait été présenté en saison 1 : les Kelpiens, une race de proies toujours sur le qui-vive, aux réflexes et à la rapidité affûtés par des siècles de fuite pour échapper à des prédateurs omniprésents, et capables de percevoir le danger et la mort imminente, à l'instar du Spider-sense de Spider-man.

Ici, on découvre donc une race de Kelpiens religieux, résignés et paisibles, qui cultivent leurs champs, et, ponctuellement, s'assoient en rond autour d'un monolithe extraterrestre pour lui être sacrifiés, et être désintégrés par une force inconnue.

Ça n'a absolument plus rien à voir, c'est un retcon complet, et en soi, c'est assez agaçant.

Short Treks 1x04 - The Escape Artist :

Capturé par un Tellarite (Harry Judge), Harry Mudd (Rainn Wilson) tente de convaincre ce dernier de ne pas le livrer à la Fédération en échange d'une prime confortable...

Un mini-épisode comique et décomplexé interprété et réalisé par Rainn Wilson, qui revient à nouveau sur son personnage de Harry Mudd, pour continuer à l'adoucir un peu, après ses apparitions dans Discovery, qui en faisaient un psychopathe meurtrier en puissance.

Ici, pour peu qu'on adhère à l'interprétation de l'acteur et au bagoût du personnage (ainsi qu'à la réinvention visuelle de l'espèce Tellarite, et au fait que la Fédération emploie des chasseurs de prime pour arrêter ses criminels...), le tout fonctionne assez bien, notamment grâce à un rebondissement final assez réussi.

Après, reste le problème de l'intérêt de ces courts-métrages, qui semblent uniquement là pour apporter ce que les scénaristes semblent incapables de placer dans leurs épisodes de 40-50 minutes : des digressions, de l'humour, et des sous-intrigues à petite échelle, qui ne soient pas liées à leur fil conducteur saisonnier reposant toujours sur des menaces galactiques, etc.

---

Retrouvez aussi toutes les critiques de Star Trek Discovery et de la saga Trek publiées sur ce blog en cliquant ici...

commentaires

Critiques éclair - The Orville 1x06

Publié le 22 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Star Trek, Aventure, Comédie, Action, Fox, Orville

Cinq épisodes diffusés, et The Orville continue de n'être qu'un clone ultra-basique de Star Trek : The Next Generation, avec plus de moyens, mais aussi avec beaucoup moins d'idées. En temps normal, la communauté des fans de Star Trek aurait couvert d'opprobres cette série opportuniste et facile...

... mais voilà, The Orville est en concurrence directe, dans le cœur des trekkies/trekkers, avec un Star Trek Discovery des plus polarisants, et bon nombre de fans choisissent étrangement de fermer les yeux sur les défauts de Orville, série plus proche de l'esprit Trek (tel qu'ils le perçoivent) que ne l'est Discovery à leur yeux.

On se retrouve donc avec deux camps qui s'opposent, comme s'il était impossible d'aimer (ou de détester) les deux programmes en simultané. Choisis ton camp, camarade... ou pas.

The Orville 1x06 - Krill :

Mercer et Malloy utilisent une navette krill volée pour infiltrer l'un des vaisseaux ennemis, et leur dérober un texte religieux sacré. Mais leur mission change soudain lorsqu'ils apprennent l'existence à bord d'une bombe krill destinée à une colonie de l'Union : désormais, les deux officiers vont devoir éliminer l'équipage krill avant qu'ils ne commettent un massacre... mais il y a des enfants à bord.

Premier épisode à ne pas être écrit par Seth MacFarlane, et premier épisode à ressembler à quelque chose de satisfaisant, qui ne semble pas directement plagié sur du Trek existant.

Bon, ce n'est pas forcément le comble de l'originalité, mais la structure est nettement plus homogène (c'est un ancien de Star Trek Enterprise qui a écrit le tout, et Jon "24 heures chrono" Cassar qui réalise), l'humour nettement plus naturel et mieux intégré, la guest star est anecdotique (Kelly Hu en officier supérieur de l'Union pendant trente secondes), et si la série reste à la gloire de MacFarlane, action hero & séducteur, le tout était déjà nettement plus compétent et honorable que précédemment.

Reste toujours le problème de ces références pop contemporaines (Katniss, Avis, Hertz, etc), qui seraient totalement naturelles dans la bouche de l'équipage... si l'on était dans Galaxy Quest - la série (avec des membres d'équipage issus de notre Terre actuelle), et pas plusieurs siècles dans le futur. Mais bon...

commentaires

Critiques éclair - Star Trek Discovery 1x03 & The Orville 1x04

Publié le 7 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Star Trek, Comédie, Drame, Action, Aventure, CBS, Netflix, Fox, Orville, Discovery

Gros prologue de 90 minutes, arbitrairement coupé en deux par CBS, les deux premiers épisodes de Star Trek Discovery ne m'avaient pas convaincu, ne proposant pas grand chose de pertinent ou d'intéressant, hormis un budget conséquent, une héroïne antipathique, et un ton grimdark faussement adulte et mature.

​Star Trek Discovery 1x03 :

Six mois après sa mutinerie, alors qu'elle est transportée en compagnie d'autres prisonniers, Michael est secourue par le Discovery, un navire scientifique commandé par le mystérieux Capitaine Lorca (Jason Isaacs)...

Je crois que là, on a une meilleure idée de ce que sera cette série, à savoir Star Trek : Section 31.

Entre son héroïne torturée mais exceptionnelle, l'équipage du Discovery et ses expériences top-secrètes, Lorca le capitaine clairement dérangé et prêt à tout pour vaincre ses ennemis, le ton général de la série, l'immatriculation du Discovery, etc, on est clairement dans quelque chose qui va opposer Michael et son éthique aux méthodes peu orthodoxes du Discovery, et de son officier supérieur.

Et pourquoi pas, dans l'absolu... si c'était écrit avec plus de subtilité. Si l'héroïne n'était pas aussi antipathique. Si sa colocataire n'était pas un cliché ambulant. Si le passage à la Alien était mieux découpé et filmé, et pas autant plongé dans le noir. Si les uniformes n'étaient pas à ce point génériques et interchangeables entre les différents départements du navire. Si l'on n'avait pas l'impression constante que la noirceur du show n'était là que pour justifier l'appartenance de la série au genre des séries de prestige à destination d'un public sérieux et adulte.

Ou encore, de manière plus basique, si cet épisode était mieux structuré, et pas seulement un épisode de transition lançant quelques pistes, et présentant le vaisseau.

Bref. Je ne suis toujours pas convaincu, loin de là, même si dans l'absolu, ça reste regardable et bien produit. Le seul problème, en fait, c'est qu'à aucun moment je n'ai l'impression de regarder du Star Trek (quelle que soit l'incarnation de référence), et ça, ça me dérange vraiment.

--------

Applaudi par les critiques pour son aspect progressif, et pour son message, le troisième épisode de The Orville n'était pourtant guère plus qu'une relecture de The Measure of a Man (épisode de Star Trek The Next Generation) à la sauce pseudo-féministe, qui n'apportait pas vraiment quoi que ce soit de frais ou d'inédit au format. Mais bon, au moins, c'était un pas dans la bonne direction...

The Orville 1x04 - If the Stars Should Appear :

L'équipage de l'Orville rencontre un immense vaisseau spatial à la dérive, contenant un monde clos sous la coupe d'un dictateur cruel (Robert Knepper) imposant la vénération d'une entité mystérieuse, et maintenant son peuple dans l'ignorance de leur voyage interstellaire. Mais la présence de l'Orville va changer bien des choses...

Et allez, MacFarlane & co continuent de reprendre littéralement les grandes lignes de ce qui a déjà été fait par Star Trek (Au Bout de l'Infini, TOS 3x08, inspiré de Robert Heinlein), d'y rajouter quelques gags graveleux et lourds (totalement dispensables), une référence à Friends qui fait tache, un caméo final parfaitement gratuit, et d'enrober le tout d'une couche d'effets spéciaux modernes, pour vendre ça comme quelque chose de nouveau, et un "hommage" à la franchise Trek.

Je veux bien, mais franchement, plus le temps passe, et plus la série s'éloigne de l'hommage et du pastiche, pour se rapprocher du plagiat fainéant et creux. Et les audiences, elles, continuent de chuter...

(et puis honnêtement, la civilisation extra-terrestre à l'architecture terrienne, aux voitures et camionnettes terriennes,et aux seringues en plastique terrienne, c'est assez limite)

(par contre, les compositeurs se font plaisir)

 

(Critiques de Orville 1x01-02, STD 1x01, STD 1x02/Orville 1x03)

commentaires

Critiques éclair - Star Trek Discovery 2x13 (2019)

Publié le 14 Avril 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, CBS, Critiques éclair, Drame, Netflix, Review, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, Discovery

Comme je le disais la semaine dernière, la saison 2 de Star Trek Discovery continue lentement de se désagréger à mesure que la saison approche de sa conclusion, et que les scénaristes naviguent globalement à vue...

Star Trek Discovery 2x13 - Such Sweet Sorrow :

Alors que les informations de la Sphère refusent de laisser le Discovery s'autodétruire, Burnham réalise qu'elle va devoir partir dans le futur à bord du Discovery, pour y échapper à Control. Elle fait donc ses adieux à tout l'équipage...

La semaine dernière, j'avais conclu par un facepalm de Jean-Luc Picard. Cette semaine, il me faudrait plutôt une tête qui explose, tant cet épisode s'est avéré un véritable calvaire.

Pour ceux qui, comme moi, ont énormément de mal avec l'émotion forcée et manipulatrice de la série, et avec sa tendance à placer constamment Burnham au centre de tout (avec ce que ça entraîne d'interprétation discutable de la part de SMG), on a droit ici à 75% de Burnham en mode émotion très émouvante, qui fait ses adieux à tous ses amis et ses collègues, pour une mission dont on devine déjà qu'elle ne se déroulera pas comme les scénaristes veulent bien nous le faire croire (rien que la présence de Spock à bord impose qu'un bouleversement assez conséquent de l'intrigue devrait se produire avant un éventuel saut temporel).

Déjà que notre hypothèse de base "les signaux rouges/l'ange, c'est Burnham" est à nouveau confirmée après une feinte pas très convaincante en la personne de sa mère, mais là, en plus, les scénaristes ramènent la jeune Reine extraterrestre issue du Short Trek consacré à Tilly, en mode deus ex machina qui résout tous les problèmes en un coup de baguette magique.

Ce qui peut faire peur, puisque cela laisse à penser que l'épisode Calypso, qui se déroulait dans un futur très lointain, avec un Discovery déserté et occupé par une Intelligence Artificielle, va lui-aussi être réintégré à l'intrigue de cette saison, peut-être pour expliquer comment le Discovery, le spore drive, et tout ça, ont été expurgés de la continuité.

(ce qui laisserait l'équipage du Disco... à bord de l'Enterprise pour une saison 3 ?)

Quoiqu'il en soit, cet épisode sert de grosse mise en place au final de la semaine prochaine, de manière pas toujours très cohérente (les vaisseaux de la section 31/de Control sont menaçants... mais les parents de Spock et Burnham parviennent à rendre visite sans problème au Discovery), comme d'habitude, et gentiment forcée.

Ajoutez à cela une caméra constamment tournoyante, et les grosses ficelles habituelles de la série... et on se retrouve devant un épisode assez typique de Disco : laborieux, et terriblement frustrant.

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et ici.

commentaires

Critiques éclair - Star Trek Discovery 1x06

Publié le 28 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, CBS, Action, Star Trek, Discovery

Six épisodes, et Star Trek Discovery divise toujours autant, entre ceux qui n'aiment pas du tout, et préfèrent Orville, et ceux qui insistent qu'il faut "attendre un peu, car les premières saisons de toutes les séries Trek sont médiocres"...

​Star Trek Discovery 1x06 :

Burnham, Tilly et Tyler, promu chef de la sécurité, partent secourir Sarek, blessé à bord de sa navette lors d'un attentat extrémiste vulcain, tandis que Lorca reçoit la visite de l'Amirale Cornwell (Jayne Brook)...

Mouais.

Plus les semaines passent, et moins je trouve à dire sur la série. Il faut dire qu'elle ne me passionne pas du tout, et que malgré ses 42 minutes hebdomadaires, je trouve le temps long.

La faute à l'écriture (ici, l'épisode est co-signé Joe Menosky, qui a longtemps œuvré sur Voyager), qui manque affreusement de maîtrise et de subtilité, notamment dans tout ce qui tourne autour de la relation de Sarek et Burnham. Une Michael Burnham Sue tellement exceptionnelle et spéciale qu'elle a un morceau de l'âme de Sarek en elle, et qu'elle mérite apparemment que les scénaristes recadrent et réécrivent toute la relation de Spock/Sarek à l'aune de la relation de ce dernier avec Burnham.

Un Sarek particulièrement émotif, d'ailleurs, ce qui surprend toujours. Mais bon, les Vulcains héritent bien d'extrémistes logisticiens, dans cet épisode, des terroristes qui prônent la pureté raciale et idéologique. Pourquoi pas, au point où on en est...

En parallèle, le Discovery est toujours présenté comme un vaisseau assez  désagréable, qui utilise sans broncher le chef-ingénieur (qui semble aller de plus en plus mal) comme super-ordinateur de navigation aux spores (ce qui ne gêne personne), qui fait d'un illustre inconnu un peu louche le chef de la sécurité du navire, et qui a comme Capitaine un menteur atteint de stress post-traumatique, qui envoie l'amirale au casse-pipe après avoir couché avec elle, histoire de protéger ses arrières.

Ça fait rêver.

Et pour couronner le tout, la production se sent obligée d'insérer à la truelle de l'action, que ce soit sous la forme d'une fusillade holographique d'entraînement, ou de combats mentaux d'arts martiaux vulcains, particulièrement laids et mal filmés.

Mouais.

commentaires

Critiques éclair - The Orville 2x02 (2019) & Star Trek Discovery 2x02 (2019)

Publié le 2 Février 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Review, Science-Fiction, Star Trek, Drame, Télévision, Orville, Discovery

De manière assez inattendue, les épisodes de reprise de The Orville et de Star Trek Discovery, la semaine dernière, se sont avérés des plus surprenants, et à l'opposé l'un de l'autre, avec un Orville vraiment décevant et insipide, totalement centré sur les relations soapesques des personnages, et un Discovery prometteur, laissant augurer d'une seconde saison plus aboutie, travaillée, et décontractée...

The Orville 2x02 - Primal Urges  :

Alors que le vaisseau arrive en orbite d'une planète sur le point d'être détruite par son étoile, et que l'équipage doit sauver la poignée de survivants y vivant encore, Bortus développe une addiction à la pornographie holographique, addiction qui finit par mettre son couple et l'équipage en danger...

Un second épisode un peu mitigé, en ce qui me concerne : pas de MacFarlane au scénario... mais ça ne veut pas dire que le script et son écriture soient formidablement aboutis.

Ici, avec cet épisode initialement produit pour la saison 1, Orville reprend clairement une intrigue habituelle de Star Trek The Next Generation (Hollow Pursuits, etc - bref, tout ce qui tournait autour de Reginald Barclay et de sa tendance à se réfugier dans l'holodeck pour fuir le monde extérieur, et éviter d'interagir avec autrui), en lui rajoutant une dose de graveleux et d'humour... et en tentant néanmoins d'en faire quelque chose de sérieux, sur un couple en crise, traumatisé par une action passée (le choix que le compagnon de Bortus a fait au sujet de leur enfant, la saison passée)... le tout enrobé d'une menace ultra-générique pensant sur le vaisseau (un virus informatique), d'une mission urgente (le sauvetage des habitants de la planète), et d'un dilemme cornélien (le sacrifice d'une partie de ces habitants).

Autant dire que le script, qui tente de jongler avec toutes ces directions, et toutes ces tonalités différentes, est un peu à la peine, et donne souvent l'impression de survoler ce qui mériterait d'être traité plus en profondeur (la dépression de Bortus, par exemple, qui est réglée d'un coup de "mission dangereuse qui redonne le sens des priorités").

Et pourtant... cet épisode n'est pas désagréable pour autant. Le budget conséquent alloué aux créatures et aux effets spéciaux (assez spectaculaire, le grand final de l'épisode) permet de conserver l'intérêt, et l'humour, çà et là, fait mouche. En comparaison du premier épisode de la saison, c'est donc nettement meilleur, et ce, même si ça mériterait un bon coup de polish pour lisser les problèmes de l'écriture.

Star Trek Discovery 2x02 - New Eden :

Alors qu'il suit les traces de l'un des phénomènes lumineux rouges, le Discovery arrive dans le quadrant bêta, en orbite d'une planète inconnue menacée de destruction, et occupée par des humains dépourvus de technologie...

Un épisode de Discovery qui, pour une fois, ressemblait vraiment à du Star Trek. Peut-être trop, d'ailleurs, puisque le couplet de la peuplade autochtone dérivée des humains et en danger de mort, et la Prime Directive, etc, c'est vraiment du réchauffé.

Néanmoins, à choisir, je préfère encore que Discovery nous resserve du réchauffé de Star Trek, que de subir quelque chose de 100% action, 0% scénario, comme en saison 1. Ici, donc, on est confronté à une opération de sauvetage de dernière minute (plutôt bien rendue à l'écran), à des interactions de l'Away Team avec les habitants de la planète (moyennement convaincant, principalement parce que je n'ai pas aimé le jeu de l'interprète de Jacob), et à un développement des membres de l'équipage qui se poursuit (Tilly commence à avoir des visions - probablement la spore de fin de saison dernière ; on apprend des choses sur Owosekun ; la pilote a du travail et des répliques).

De quoi remplir les 44 minutes de l'épisode, même si, étrangement, j'ai trouvé qu'il manquait un peu de développement et de profondeur pour que le scénario fonctionne vraiment. À l'identique, tout ce qui tournait autour de la proto-Prime Directive, ou encore de la thématique de la Foi, m'a semblé vraiment sous-développé. En somme, il reste des progrès à faire sur l'écriture, notamment des dialogues.

Néanmoins, à aucun moment je n'ai eu envie de m'arracher les cheveux, donc je crois qu'on peut dire que la série progresse, et continue dans la bonne direction.  (et je dois dire que les similitudes involontaires entre le Orville et le Discovery chroniqués cette semaine m'ont fait sourire)

 

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et ici.

commentaires

Critiques éclair - Star Trek Discovery 1x11

Publié le 20 Janvier 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Star Trek, Action, Aventure, Drame, CBS, Discovery

La semaine dernière, Star Trek Discovery a repris le cours de la seconde moitié de sa saison, envoyant ses personnages dans l'univers miroir, sans toutefois apporter grande originalité à sa narration et à ses rebondissements...

​Star Trek Discovery 1x11 :

Dans l'Univers Miroir, Burnham continue de se faire passer pour son double, tandis que Tyler, lui, commence à perdre pied.

Je... je ne sais pas vraiment quoi dire. Ça aurait dû être un épisode plein de rebondissements imprévisibles et de moments choquants, et puis... non. J'ai trouvé ça soporifique, sans grand intérêt, au point que j'ai mis l'épisode en pause à mi-parcours, et que je n'y suis pas revenu avant plusieurs heures.

Le problème, c'est cette écriture, qui a passé d'innombrables épisodes à établir la relation Burnham/Tyler, une romance sans la moindre alchimie et à la conclusion évidente : comme les scénaristes sont incapables de se montrer surprenants, et enchaînent les rebondissements télégraphiés (je n'attends plus que "Lorca vient de l'univers-miroir", dans un épisode à venir), tout tombe à plat, pas aidé par un rythme bancal.

Je ne parle même pas de tout ce temps passé sur Tilly, une cadette - même pas une enseigne, hein, une cadette, à savoir une étudiante en stage d'observation en milieu professionnel - sans expérience médicale, placée seule en charge du cas de l'ingénieur comateux, sans même un médecin présent. D'accord.

Et puis comme toute la série tourne autour de Burnham, qui est tellement exceptionnelle, blablabla, que tout se doit d'être relié à elle (son compagnon est un espion torturé, sa meilleure amie Tilly est la capitaine du vaisseau dans l'univers-miroir et s'occupe seule de Stamets sur le Discovery, Mirror-Burnham est la capitaine la plus badass de l'univers-miroir, son mentor-miroir est impératrice, son père d'adoption est Sarek, qui est aussi le conseiller des peuples alliés de l'univers miroir - d'ailleurs Sarek éminence grise de la rébellion et Spock premier officier de l'Enterprise, bonjour les réunions de famille - , etc) que ça en devient lassant, à deux doigts d'une mauvaise fanfiction.

Bref, j'ai vraiment énormément de mal avec la tournure que prend la série, et j'ai hâte que le Discovery quitte l'univers-miroir pour passer à autre chose, en espérant que ça redonne un petit coup de fouet au tout.

commentaires

Critiques éclair - Star Trek Discovery 1x10

Publié le 13 Janvier 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Action, Aventure, Star Trek, Drame, CBS, Discovery

La pause hivernale est terminée, et Star Trek Discovery reprend donc son cours, après une première moitié de saison soufflant le chaud et le froid...

​Star Trek Discovery 1x10 :

L'équipage du Discovery découvre que le vaisseau vient d'arriver dans l'Univers Miroir, alors même que Tyler commence à découvrir ses véritables origines...

Sans surprise, Tyler est donc bien un agent klingon dormant. Sans surprise, il n'a pas conscience de son état, et va être forcément être torturé entre ses sentiments pour Burnham et sa nature profonde de Klingon lobotomisé. Sans surprise, Burnham et Tyler n'ont toujours pas la moindre alchimie. Sans surprise, ils sont tous dans l'univers miroir (bouh ! c'est nul !). Sans surprise (parce que la série n'a pas grande originalité), ça s'inspire joyeusement du double épisode In A Mirror Darkly d'Enterprise, sur l'USS Defiant et l'univers miroir. Sans surprise, un gay y passe :ninja:. Sans surprise, le plan de Lorca & compagnie est particulièrement médiocre. Sans surprise, Tilly a l'air ridicule en mode mirror universe (mais ça, c'est cohérent avec la plupart des relookings "miroir").

Bref, sans surprise, c'est du Discovery pur jus : c'est rythmé, c'est chatoyant, ça se regarde mais ça n'apporte pas grand chose à la franchise et à l'univers, et c'est ultra-prévisible.

Maintenant, histoire de continuer dans cette prévisibilité, j'attends que les scénaristes nous révèlent que l'Empereur, c'est Michelle Yeoh, descendante de l'Impératrice Hoshi Sato d'Enterprise (ou un truc du genre ^^), et bien sûr, que Lorca avoue qu'il est le Lorca de l'univers miroir, qui a pris la place de son double à un moment ou à un autre.

commentaires

Critiques éclair - Star Trek Discovery 2x12 (2019)

Publié le 7 Avril 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, CBS, Critiques éclair, Drame, Netflix, Review, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, Discovery

Pas de The Orville, cette semaine, après une semaine axée comédie romantique ; Discovery, elle, continue à décevoir par son écriture faiblarde, après un début de saison partant pourtant dans une bonne direction...

Star Trek Discovery 2x12 - Through the Valley of Shadows :

Alors que Burnham et Spock enquêtent sur un vaisseau de la Section 31 qui ne répond plus, Pike se rend dans un monastère klingon reculé pour y chercher un cristal temporel...

Un épisode pour lequel j'ai bien envie de ressortir le meme de Picard en train de se prendre la tête dans les mains.

Pas tant pour son déroulement pas très passionnant, ou pour ses deux sous-intrigues principales peu rythmées : Pike dans le monastère klingon à l'architecture typiquement terrienne, passe encore, c'est fauché, mais ça permet de faire un peu de fanservice gratuit, même si la notion même de Destin telle que l'épisode semble la présenter là va à l'encontre des multiples changements temporels qui se sont déroulés dans toute l'histoire de Star Trek.

À l'identique, Spock et Burnham sur le vaisseau de la Section 31, c'est un peu écrit avec les pieds (Burnham qui ne se méfie pas un seul instant du seul survivant d'un massacre perpétré par une entité pouvant prendre l'apparence d'autrui, c'est trop gros, et ça donne au spectateur méfiant dix longueurs d'avance sur ces officiers surentraînés), mais ça se regarde.

Si je suis tenté de réutiliser l'image de Picard, ce n'est même pas pour les quelques scènes de Reno tentant de réconcilier Stamets et Culber, des scènes qui tranchent tellement avec le reste de l'épisode qu'elles donnent l'impression qu'elles sont issues d'un autre script.

Non, si le facepalm me démange, c'est bien à cause de cette fin d'épisode, quand Pike décide, à la suggestion de Burnham, d'enclencher l'auto-destruction du Discovery, pour éviter que les informations de la Sphère ne tombent aux mains de la flotte de la Section 31, et donc de Control.

Une auto-destruction qui, narrativement, n'est là que pour ramener l'Enterprise à l'écran, la semaine prochaine, alors même que le moteur sporique du Discovery fonctionne parfaitement, et pourrait envoyer ce dernier en un clin d’œil à l'autre bout de la galaxie, le temps de trouver une autre solution aux problèmes du navire.

Mais non. Il faut un cliffhanger de fin d'épisode, visiblement, quitte à baisser le QI des personnages de 80 points pour y parvenir... *soupir*

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et ici.

commentaires

Critiques éclair - Star Trek Discovery 1x05

Publié le 21 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Star Trek, CBS, Netflix, Action, Discovery

Cinq épisodes, et Star Trek Discovery ne décolle toujours pas...

​Star Trek Discovery 1x05 :

Burnham comprend que le tardigrade se meurt à chaque saut sporique : elle tente d'en avertir le capitaine Lorca, mais celui-ci est fait prisonnier par des Klingons, et rencontre Harry Mudd (Rainn Wilson) en cellule...

Je commence honnêtement à perdre patience, et cela s'est vraiment ressenti durant cet épisode, que je n'ai pas du tout aimé, et devant lequel j'ai vraiment trouvé le temps long.

Les personnages antipathiques restent un problème de taille, d'autant plus lorsque les scénaristes (ici, ils étaient trois) décident de rendre le seul protagoniste attachant (Saru) aussi borné et hostile que les autres.

Ensuite, toute l'intrigue de l'épisode (Lorca en prison) m'a semblé particulièrement forcée, non seulement au niveau de l'utilisation de Mudd (totalement inutile, si ce n'est pour faire du fanservice, et à la scène d'introduction très mal écrite, façon scénariste incompétent qui balance un mur d'exposition en vrac), mais aussi du propos et de l'utilité de toute la sous-intrigue, de la manière dont les Klingons sont montrés à l'écran (faibles, manichéens, et avec un maquillage vraiment sommaire, et des costumes régulièrement caoutchouteux), et au niveau de la résolution du tout (on va dire que tout était bien trop facile pour être crédible, et que je ne serais pas surpris que Ash Tyler soit un espion klingon, qui sera reconnu par le tribule sur le bureau de Lorca).

Vient ensuite l'intrigue du tardigrade, là encore écrite avec des moufles (encore un mur de techno-babble inutile), et se déroulant de manière vraiment trop convenue (dès l'apparition de l'hypospray, on devinait que soit Burnham soit l'ingénieur allait se l'injecter).

Après, bien entendu, histoire de bien montrer que Star Trek, maintenant, c'est dark & gritty & moderne & adulte, on a deux "fucks" bien gratuits (*soupir*), un couple gay (bon, ça, à la limite, peu importe, mais ça aurait pu être amené plus finement), et de la rétro-continuité qui sous-entend que les Klingons ont deux pénis (*facepalm*).

(et puis, bien sûr, aucun optimisme, une Burnham qui continue de désobéir à tous les ordres qu'on lui donne, et de faire la tête, et Starfleet qui, apparemment, est tellement militarisée qu'elle peut désormais enrôler de force des civils pour se battre... W.T.F.) 

commentaires

Critiques éclair - Star Trek Discovery 1x14

Publié le 10 Février 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Star Trek, Science-Fiction, Action, Aventure, CBS, Drame, Discovery

On voit enfin le bout de la saison 1 de Star Trek Discovery, après un épisode se terminant par le retour du vaisseau dans son univers d'origine, et qui se concluait par ce moment inoubliable, symptomatique de l'écriture incompétente de la série :

"- Mr Saru, nous sommes de retour dans notre univers, mais neuf mois dans le futur.
- Contactez Starfleet au plus vite, pour les informer de notre retour, et pour mettre à jour nos cartes tactiques afin de connaître les progrès de la guerre contre les Klingons.
- ... Monsieur, impossible de joindre Starfleet, nous ne recevons aucune réponse, pas même automatique !"
 
(pendant ce temps, en arrière-plan, les cartes tactiques se mettent à jour, n'ayant visiblement aucun problème à contacter Starfleet et à se connecter aux banques de données de la flotte pourtant ravagée et/ou conquise par les Klingons)

​Star Trek Discovery 1x14 :

De retour dans leur univers d'origine, les membres d'équipage du Discovery font le point, et reçoivent la visite de Sarek et de l'Amirale Cornwell...

45 minutes d'exposition particulièrement bavarde, avec son quota de moments qui ne fonctionnent pas (le bilan de Ash et de Burnham sur leur relation), et d'autres gentiment WTF :

- Sarek qui arrive à bord et fait aussitôt un mind-meld à autrui sans lui demander son avis (d'ailleurs, toute la caractérisation de Sarek est complètement à l'ouest, comme lorsqu'il se met à parler d'amour et de sentiments à Burnham) ;

- Ash qui est laissé quasiment libre dans le vaisseau sans que personne ne sache comment il a été guéri, ou s'il a bien été guéri, mais qui en parallèle se fait opposer une fin de non-recevoir par quasiment tout le monde à bord (paradoxe, quand tu nous tiens) ;

- la terraformation d'une planète en quelques minutes, pour y refaire le plein de spores ;

- et bien entendu, le plan final du Discovery : télésporer directement le Discovery dans la planète Qo'onos, apparemment creuse (!?), scanner toutes les installations grâce aux spores magiques (!?), faire un carnage (!?), et gagner la guerre pour le compte d'une Fédération qui, même avec l'algorithme de détection des vaisseaux camouflés, mais avec seulement 1/3 de vaisseaux en moins, ne semble pas capable de vaincre ses adversaires (!?).

Ah, et j'oubliais : pour réussir tout cela, apparemment, il faut faire croire à l'équipage du Discovery que Giorgiou est toujours vivante (!?), et laisser le champ libre à Mirror Giorgiou, placée aux commandes du vaisseau (!?).

Je me doute bien que l'objectif des scénaristes et showrunners, c'est d'avoir une fin de saison qui reflète son ouverture, avec une Burnham qui se mutine contre une Giorgiou, et met ainsi un terme à la guerre qu'elle a déclenchée, mais bon... c'est écrit avec tellement peu de finesse et de fluidité qu'on sent qu'ils avaient l'idée de base, la conclusion de l'arc, mais rien d'autre entre deux, et qu'ils ont brodé au fur et à mesure.

Vraiment toujours aussi décevant, et je redoute le pire pour le grand final de la semaine prochaine.

commentaires

Critiques éclair - Star Trek Discovery 1x12

Publié le 27 Janvier 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Star Trek, Action, Aventure, Drame, CBS, Discovery

Désormais dans l'univers-miroir, Star Trek Discovery continue d'enchaîner les rebondissements téléphonés, dans une course vers l'avant qui ne laisse pas beaucoup de place au développement des personnages autres que l'insipide Michael Burnham...

​Star Trek Discovery 1x12 :

Dans l'Univers Miroir, Burnham rencontre l'Imperatrice, tandis que Stamets rencontre son double, et que Lorca est toujours dans une cabine d'agonie... 

Franchement, je ne sais plus vraiment quoi écrire, chaque semaine, sur Discovery. C'est probablement la faute de ces épisodes au rythme tellement bancal qu'ils paraissent à la fois trop denses, à la limite du bâclage, mais aussi particulièrement soporifiques et bavards.

C'est ainsi le cas cette semaine, avec un épisode qui ne propose, après décompte, que 33 minutes de récit. À peine plus d'une demi-heure d'épisode, donc, pour un programme qui est payant aux USA, c'est à la limite du foutage de gue*le. Mais soit, à la limite, si quelque chose d'intéressant ou de surprenant s'y déroulait, cela pourrait passer.

Malheureusement, ce n'est pas le cas.

33 minutes de contenu, et pourtant, l'épisode parvient à paraître bavard et mollasson, à sacrifier platement des sous-intrigues (adieu Voq, rebonjour Stamets), à placer des rebondissements éventés (Lorca), à faire de la rétrocontinuité ("tous les humains de l'univers-miroir sont sensibles à la lumière"... parce que c'est un univers plus dark & gritty, je suppose :soupir:) et à encore et encore faire du personnage de Burnham le nombril de l'univers (maîtresse de Mirror-Lorca, fille adoptive de Mirror-Giorgiou, future héritière du trône de l'Empire, blablabla).

(ah, et Burnham qui prend l’Impératrice au mot parce que cette dernière lui dit "mon double était digne de ta confiance dans ton monde, alors je le suis forcément"... euh...)

Bref, une fois de plus, cet arc de l'Univers-Miroir ne fonctionne pas du tout pour moi, pas aidé par le jeu inégal de SMG, et par ces scénaristes qui semblent ne fonctionner qu'à base de twists inattendus, sans avoir nécessairement la finesse, l'inspiration ou le talent de les faire fonctionner.

commentaires

Critiques éclair - Star Trek Discovery 1x02 & The Orville 1x03

Publié le 1 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Star Trek, Comédie, Drame, Action, Aventure, CBS, Netflix, Fox, Orville, Discovery

​Après le pilote de Star Trek Discovery, diffusé sur CBS aux USA, la série continue... exclusivement sur la plate-forme de VOD de la chaîne... pour la seconde moitié du pilote... une seconde moitié qui fait à peine 35 minutes une fois dépouillée de ses génériques.

​Star Trek Discovery 1x02 :

Confronté à toute une flotte composée des 24 Maisons de l'Empire Klingon, le Shenzhou et son équipage sont dans une situation périlleuse... aggravée par la trahison de Michael Burnham.

Sans surprise, on a donc là affaire à une seconde moitié de pilote, une moitié tellement courte qu'on ne peut qu'en déduire que CBS a arbitrairement découpé le pilote original pour en optimiser la rentabilité, et inciter les fans à s'abonner à leur service de VOD...

Et sans surprise, toujours, les défauts et qualités du pilote sont toujours présentes : c'est spectaculaire, mais c'est inutilement bavard ; les caméras sont toujours penchées sans raison ; les ficelles narratives sont toujours un peu trop grosses pour leur propre bien (Georgiou qui part seule avec Michael - pourtant suspendue et indigne de confiance - se téléporter sur le vaisseau ennemi pour tenter de placer un Klingon en état d'arrestation.... mouais), les Klingons sont toujours problématiques et caoutchouteux (et, plus ennuyeux, ils sont dépourvus du moindre sens de l'honneur), et Michael Burnham ne me convainc toujours pas, trop émotive, trop tête brûlée, et ne correspondant pas vraiment à l'image qu'en donnent les dialogues et les flashbacks.

(ah, et j'ai un peu de mal avec cette version de Sarek, qui manque un peu du charisme et de la présence de Mark Lenard)

Pour couronner le tout, ce pilote semble ne servir que de gros prologue au reste de la série, une introduction détachée du reste, qui devrait voir Burnham sortie de prison et assignée au Discovery, comme un certain Tom Paris en son temps. Pourquoi pas... mais l'on peut se poser la question de la pertinence d'une telle technique pour vendre la série : on propose au spectateur un pilote coupé en deux, présentant des personnages, un vaisseau et une situation qui ne sont pas vraiment représentatifs de ce que sera la série ensuite, et on espère que cela suffira à convaincre le fan de payer pour voir la suite..

Mouais. Pour l'instant, Star Trek Discovery n'est pas un désastre, mais j'espère tout de même que ça proposera à l'avenir quelque chose de plus.substantiel que des Klingons qui débattent entre eux, et une héroïne qui pourrait en remontrer à Janeway au rayon décisions improbables...

--------

The Orville, elle, continue son bonhomme de chemin, après deux premiers épisodes particulièrement laborieux et mitigés, peinant à conjuguer humour bas de plafond et pastiche de Star Trek : The Next Generation...

The Orville 1x03 - About a Girl :

Bortus et son époux viennent d'avoir une fille, ce qui va à l'encontre des traditions de leur peuple, et ils décident de l'opérer pour qu'elle devienne un mâle ; l'équipage de l'Orville s'oppose à eux.

Troisième épisode de The Orville, un épisode qui a fait dire à de nombreux critiques et spectateurs que la série était soudain devenue une digne héritière de la franchise Star Trek, et un programme à ne pas rater...

Pourtant, MacFarlane ne fait que continuer à y reprendre à la lettre la formule Next Generation, en la pastichant fidèlement, avec cette semaine, le classique débat philosophique et sociétal qui se finit devant un tribunal, façon La Mesure d'un Homme. Et si l'intention est louable (et que le tout est clairement un pas dans la bonne direction), il faut reconnaître que l'exécution est vraiment trop simpliste pour être à ce point applaudie.

Non seulement les arguments apportés par l'équipage de l'Orville sont particulièrement faibles, mais tout le déroulement de l'intrigue manque de profondeur et de pertinence : en somme, ça ne fait pas vraiment avancer le débat, ça n'est pas particulièrement intelligent ou original, et ça fleure franchement de déjà vu, notamment du côté de chez Trek ou de Babylon 5.

Et comme en plus, il y a toujours cette couche d'humour pas très fin qui enrobe le tout (le blob qui tente de séduire le Docteur en lui montrant l'un de ses gros pseudopodes), et que Halston Sage bénéficie toujours d'un temps de présence indu par rapport à son utilité et à son intérêt (m'enfin bon, ça paie de sortir avec MacFarlane... demandez donc à Palicki), l'ensemble paraît toujours assez moyen, et surtout bien trop simpliste et basique.

Même si, encore une fois, ça avance - très lentement - dans la bonne direction.

commentaires

Critiques éclair - The Orville 2x12 (2019) & Star Trek Discovery 2x14 (2019)

Publié le 21 Avril 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Drame, Netflix, Review, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, Orville, Fox, CBS, Discovery

Dernière ligne droite, tant pour The Orville que pour Star Trek Discovery, après plusieurs semaines de pause pour la première, et une succession d'épisodes toujours plus brouillons pour la seconde...

The Orville 2x12 - Sanctuary : 

Lorsque Bortus facilite le passage de deux ingénieurs moclans (Regi Davis, Shawn Andrew) et de leur fille sur l'Orville, sans en avertir ses supérieurs, il encourt la colère de ces derniers, jusqu'à ce que l'équipage découvre une colonie reculée où 6000 femmes moclannes vivent, réfugiées. Soudain, l'existence même de la colonie est en péril lorsque le gouvernement moclan découvre son existence, et veut l'exterminer...

Un peu mitigé, sur cet épisode signé Joe Menosky, et réalisé par Jonathan Frakes, un épisode qui a indéniablement bon fond, mais qui pèche un peu sur sa forme.

D'un côté, j'apprécie le propos de l'épisode, trekkien en diable, sa continuité avec le reste de la série, les différentes guest stars issues de l'univers Trek (F. Murray Abraham, Tony Todd, Marina Sirtis, et bien sûr Kelly Hu, Victor Garber et Ted Danson), l'utilisation de Dolly Parton comme d'un gimmick décalé (coucou, Deadpool 2 !), et la bataille spatiale plutôt joliment mise en images.

Mais de l'autre, j'ai trouvé le tout assez mollasson et bavard : la mise en place prenait vraiment trop son temps, et surtout, je dois dire que j'ai eu un peu ma dose des épisodes centrés sur les Moclans et sur leurs mœurs rétrogrades (beaucoup trop d'épisodes similaires, en trop peu de temps). Ce n'est pas forcément rédhibitoire, mais le tout est souvent tellement manichéen que ça en devient caricaturale et lassant.

Dans l'ensemble, cependant, un épisode mitigé (comme je le disais), mais mitigé positif, surtout en comparaison de ce qui se fait du côté de Discovery en ce moment (c'est amusant, mais j'ai l'impression de redire exactement la même chose que la saison dernière, à la même période).

Star Trek Discovery 2x14 - Such Sweet Sorrow, deuxième partie :

L'équipage du Discovery et l'Enterprise affrontent la flotte de la Section 31, au service de Control, alors que Burnham tente de partir dans le futur avec le navire pour mettre les informations de la Sphère hors de portée de l'Intelligence Artificielle...

Voilà voilà. CQFD.

Nous avons là le plus bel aveu d'échec des scénaristes et showrunners de Star Trek Discovery : un reboot complet de la série, qui finit par faire ce que l'on pouvait deviner depuis plusieurs semaines, à savoir envoyer le Discovery et son équipage dans le futur, pour y vivre de nouvelles aventures détachées de la continuité historique de Trek.

Adieu, Klingons, Spore Drive, Enterprise, Pike, Spock, relations familiales impossibles, cristaux temporels, Section 31, et Skynet : tout ça est joyeusement mis au rebut par la production, de la manière la plus "Discovery" qui soit - comprendre : une débauche d'action et d'effets spéciaux spectaculaires (mais creux) supposés cacher la vacuité d'un script bavard et bourré de répliques et d'explications approximatives (voire incohérentes), des scènes émotionnelles forcées centrées sur le visage de SMG filmé en plan serré - ou sur des seconds rôles qui se sacrifient platement -, une réalisation bourrée d'effets maniérés, de flous artistiques et de pirouettes, et une résolution téléphonée de bout en bout, qui ne surprendra que les spectateurs les plus naïfs.

Voilà. Je n'ai pas grand chose de positif à dire sur ce season finale, d'autant plus que le temps m'a paru vraiment longuet durant le visionnage. Heureusement, Discovery, dans sa forme actuelle, c'est terminé. Et s'il y avait bien du mieux en saison 2, en comparaison de la première année, c'était principalement dû à la présence d'Anson Mount en Capitaine Pike.

Alors qu'attendre d'une saison 3 se déroulant dans un futur lointain (si tant est que c'est bien là que le Discovery est arrivé), et probablement grandement dénuée du fanservice habituel/du recours constant à une nostalgie totalement éventée (même si l'on n'est jamais à l'abri de la visite de descendants de Picard, Janeway et compagnie) ?

Personnellement, je n'en attends grand chose, tant les problèmes de Discovery se situent avant tout à un autre niveau, plus intrinsèque et fondamental (l'écriture, la réalisation, les idées) ; mais il sera intéressant de voir comment cette saison 3 parviendra à se réinventer. Car la même écriture, sans le facteur doudou nostalgique, ça ne fonctionnera pas.

La saison 3 sera peut-être la saison la plus cruciale de Discovery, celle où tout sera remis en question, et où les scénaristes joueront le futur du programme (surtout si, en parallèle, les autres séries Trek s'avèrent mieux écrites, et plus convaincantes).

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et ici.

commentaires

Critiques éclair - The Orville 2x05 (2019) & Star Trek Discovery 2x05 (2019)

Publié le 18 Février 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Drame, Netflix, Review, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, Orville, Discovery

En quatrième semaine de diffusion, The Orville et Star Trek Discovery ont moyennement convaincu. Orville a laborieusement tenté de nous passionner pour les peines de cœur du Capitaine, dans un épisode signé par deux vétérans de Trek, tandis que Discovery, elle, s'est essayée au bottle episode façon premier contact, prévisible, et bourré de retcon approximative.

Une fournée très mitigée, et l'on peut craindre, avec cette cinquième semaine, qu'il en aille de même...

The Orville 2x05 - All The World is Birthday Cake :

Alors que l'équipage de l'Orville établit un premier contact avec une nouvelle planète, Bortus et Kelly sont arrêtés sans explication. Rapidement, le Capitaine et son équipe comprennent que cette civilisation inconnue est entièrement basée sur l'astrologie, et qu'un signe en particulier est mal vu du reste de la société...

Et en effet, un nouveau script signé MacFarlane... et un nouveau plantage. Un plantage (réalisé par Robert Duncan McNeill) qui pourtant, ne commençait pas trop mal, avec un premier contact accueilli avec un enthousiasme qui faisait plaisir à voir ; et d'ailleurs, évacuons le sujet, mais la remplaçante d'Alara, Talla (Jessica Szohr), s'avère plutôt convaincante, après une première impression mitigée - elle est plus assurée et plus adulte qu'Alara, et plus convaincante dans ses scènes physiques.

Le problème, en fait, de cet épisode, c'est son manque total de subtilité ou d'originalité. Dès l'arrivée de l'équipage sur la planète, avec ses autochtones en uniformes gris souris et leur architecture très particulière, on s'attend aussitôt à ce que le revers de la médaille soit sombre : des nazis ? Des eugénistes ? Des fanatiques religieux ? L'histoire de Star Trek est emplie de tels épisodes, et on a l'embarras du choix.

MacFarlane, lui, opte pour un mélange de tout cela, avec des fanatiques astrologues qui enferment ceux qu'ils considèrent comme une sous-espèce dangereuse dans des camps de travail, où ils portent des uniformes marqués d'un signe distinctif... on le voit, la subtilité est présente à tous les niveaux.

Et plus l'épisode avance, plus les réactions des personnages se font improbables et forcées, plus le showrunner en rajoute des couches (l'accouchement dans le camp), et plus les grosses ficelles se font honteuses, comme toute cette résolution capillotractée (la scène d'action toute piteuse, aux nombreux morts, et le deus ex Orville final), qui s'effectue en un claquement de doigt, et en dépit de toute plausibilité.

Bref, un épisode vraiment peu réussi, qui se prend beaucoup trop au sérieux, souffre d'une direction artistique bien trop générique et terrienne, et renforce l'idée que MacFarlane devrait se concentrer sur l'humour de ses scripts, ou les co-écrire avec d'autres scénaristes plus aguerris en matière de drame.

Star Trek Discovery 2x05 - Saints of Imperfection :

Alors que le Discovery continue de pister Spock, il tombe sur la Section 31, et doit bientôt retourner dans l'espace mycélaire, où l'équipage fait une rencontre inattendue...

Mouais. Les scénaristes continuent de soft rebooter la saison 1, en revenant ici sur la mort de Culber, à base de technobabble qui tient plus du n'importe quoi magique que de quelque chose de pseudo-scientifique/science-fictionnel qui pourrait passer dans du Star Trek.

Mais peu importe. En soi, l'épisode n'était pas désagréable à regarder, plutôt spectaculaire, et assez bien rythmé. C'est donc un bon point pour la série... pour peu que l'on ne soit pas trop gêné par la Section 31-light (version STD : des services secrets à peine secrets, que tout le monde tolère en levant les yeux au ciel), qui revient encore et encore, avec sa Giorgiou qui cabotine, son capitaine sans charisme, et son Ash Tyler qui, forcément, récupère un poste de liaison à bord du Discovery (De quoi nous refaire des scènes pseudo-romantiques entre lui et Burnham dans la suite de la saison ? Je n'espère pas.)...

Je n'ai, bizarrement, pas grand chose à dire sur l'épisode : tout ce qui avait trait au réseau mycélaire était, au minimum, intéressant, et la relation d'Amy et de Tilly était plutôt attachante ; le couple Culber/Stamets ne m'a jamais posé de problème, et Anson Mount continue de faire un excellent capitaine.

Reste qu'après 5 épisodes, un schéma récurrent commence à apparaître : celui d'épisodes indépendants centrés sur un sujet générique permettant aux scénaristes de retconner les erreurs de la saison 1, avec, en filigrane, la recherche de Spock, qui risque de durer encore longtemps...

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et ici.

commentaires

SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo : Star Trek Prodigy, saison 1 - suite et fin (2021)

Publié le 4 Mars 2022 par Lurdo dans Action, Aventure, Les bilans de Lurdo, Animation, Jeunesse, Review, Science-Fiction, Science Fiction, Star Trek, Télévision, USA, Nickelodeon, Prodigy

Avec sa première moitié de saison moyennement convaincante, car très générique et sous l'influence d'autres franchises (Star Wars, notamment), Prodigy a pourtant su séduire bon nombre de fans de Star Trek (qui, il faut bien l'avouer, sont désormais prêts à bondir sur la moindre incarnation de l'univers de Roddenberry s'élevant un peu au-dessus de la médiocrité de Discovery et de Picard).

Reste que Prodigy peinait à s'établir vraiment comme une série Star Trek, malgré la présence très fanservice de Kate Mulgrew en Holo-Janeway, qui semblait vouloir établir cette série animée comme une sorte de spin-off de Star Trek Voyager...

Star Trek Prodigy, saison 1 - suite et fin (1x06 à 10 - 2022) :

Après avoir échappé au Diviner à bord du Protostar, Dal, Zero, Rok, Murf, Pog et Gwyn tentent de devenir un véritable équipage digne du vaisseau qu'ils ont dérobé, et des enseignements d'Holo-Janeway...

Et cette seconde moitié de saison finit bien de valider le statut de pseudo-spin-off de ce Prodigy, qui continue de jouer la carte du fanservice de Voyager, avec notamment un caméo de Chakotay/Robert Beltran, et une apparition finale de la véritable Janeway.

D'ailleurs, la tendance au fanservice du programme est clairement renforcée, à l'instar des autres productions Trek de Kurtzman (on peut aussi mentionner l'épisode sur le Kobayashi Maru, avec son équipage holographique composé d'un best-of des personnages de la franchise, aux dialogues bancals extraits d'épisodes préexistants - pas la meilleure idée de la production, honnêtement, et pas une grande réussite technique, y compris au niveau de la mise en musique, avec sa version libre de droits de Thunderstruck).

Heureusement, grosse différence avec les Discovery et autres Picard : Prodigy met fortement en avant l'esprit d'équipe, l'unité, l'espoir et la bienveillance, là où les autres productions Kurtzman ne semblent pas pouvoir s'empêcher de proposer une version sombre et désabusée de l'univers Trek, et de vénérer une figure héroïque centrale, centre de gravité du récit et des événements, ce qui se fait au détriment du développement des personnages secondaires.

Ici (et c'est probablement une conséquence du format court et de l'âge du public visé), c'est l'union de cet équipage hétéroclite qui est privilégiée, et le développement de chacun des membres de l'équipage du Protostar, supervisé par Janeway.

Les épisodes prennent d'ailleurs un côté Star Trek plus prononcé que dans les autres programmes, avec donc le Kobayashi Maru, un premier contact compliqué avec des êtres de sable, une distorsion temporelle, et un dilemme moral final entre liberté et mission de sauvetage : des événements qui restent toujours liés à l'intrigue principale, sans jamais perdre leur identité intrinsèque.

Une bonne surprise, donc, qui semble orienter la série vers quelque chose de plus fidèle à la franchise. Reste une question : à qui se destine réellement Prodigy ?

La grosse dose de fanservice et les liens directs avec Voyager (jamais vraiment expliqués à l'écran, d'ailleurs, ce qui doit laisser les jeunes spectateurs perplexes) laissent entendre que les vieux fans de la franchise et les nostalgiques de Voyager (parce que oui, il y en a malgré la qualité toute relative du programme) sont visés. Les personnages, la direction artistique et le récit global, eux, sont typiques d'une série pour enfants. Et le fait que la moitié de la saison 1 soit à peine liée à l'univers Trek donne l'impression d'un show plutôt destiné à attirer les personnes n'ayant jamais vu un Star Trek de leur vie.

En tentant de toucher tous ces publics à la fois, Prodigy prend le risque de s'éparpiller ou de tomber à plat (cf l'épisode du Kobayashi Maru) ; pour le moment, ça fonctionne, mais maintenant que l'intrigue principale du Diviner semble bouclée (du moins pour un temps), reste à voir comment la série rebondira.

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

commentaires

Critiques éclair - Star Trek Discovery 2x06 & 2x07 (2019)

Publié le 3 Mars 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Drame, Review, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, Discovery

Comme la semaine dernière, je continue de séparer exceptionnellement les critiques de The Orville et de Star Trek Discovery, après une cinquième semaine de diffusion des deux séries qui ne m'avait pas beaucoup plus convaincu que la quatrième.  Discovery, notamment, nous avait proposé un épisode honorable, sans plus, qui voyait le retour de la Section 31 et d'un membre d'équipage décédé...

Star Trek Discovery 2x06 - The Sound of Thunder :

Alors que le Discovery suit la trace du phénomène rouge mystérieux, il arrive en orbite de la planète natale de Saru, un Saru qui, désormais transformé, décide de changer la destinée de son espèce...

Alors là, on est pile dans ce qui ne va pas avec Star Trek Discovery, saison 2.

Non seulement on continue dans les épisodes de retcon (cette semaine, on reboote totalement la race de Saru, histoire de se débarrasser de tout ce qui faisait l'essence du personnage), mais en plus, on le fait de manière totalement précipitée : alors qu'on aurait pu se dire, à la fin du 2x04, qu'une sous-intrigue de fond allait avoir lieu dans la seconde moitié de la saison, une intrigue amenant Saru à retourner spontanément sur sa planète contre l'avis de Starfleet, etc, ici, les scénaristes choisissent de nous catapulter tout ça dès ce 2x06, sans même que Saru ne soit à l'initiative de ce choix (puisque la présence du Discovery en orbite est une "coïncidence", motivée par la présence de l'Ange Rouge) ou qu'il n'ait eu le temps de découvrir à quoi ressemblait vraiment sa nouvelle existence "sans peur".

Mouais. Alors je réalise tout à fait que, sans la moindre surprise, les scénaristes font de l'ange rouge un voyageur temporel aiguillant le Discovery sur son chemin (soit tout ce qu'on pouvait deviner dès le tout premier épisode de la saison...), et que par conséquent, ce n'est pas vraiment une "coïncidence", mais reste que c'est bâcler tout un développement dramatique du personnage de Saru pour pouvoir passer à autre chose, et que c'est typique de Discovery.

D'autant plus typique que l'épisode, en lui-même, enchaîne les moments et les raccourcis narratifs grossiers, comme à la grande heure de la saison 1.

Pas la moindre finesse d'écriture ni la moindre subtilité au programme, il faut avancer à tout prix, et tant pis si, pour cela, il faut fracasser la Prime Directive, en renversant l'équilibre des forces en présence sur la planète de Saru, et en rendant aux Kelpiens leur statut d'hyper-prédateurs incontrôlables ayant manqué d'exterminer les Ba'uls (qui sont une sorte de mélange entre Meg Mucklebones de Legend et Armus de STTNG). Le Discovery a peut-être bien condamné les Ba'uls à être de nouveau massacrés à terme, ce n'est pas grave ! Pas le temps de s'attarder là-dessus, ou sur les implications morales des actions de l'équipage, il faut repartir à la poursuite de Spock !

C'est d'autant plus rageant qu'il n'en faudrait pas beaucoup pour que tout cela soit tout à fait honorable : c'est spectaculaire, c'est dynamique, c'est relativement bien interprété (Saru en tête, Burnham nettement moins), mais non, c'est écrit de manière approximative, et ça ne semble pas vraiment se préoccuper du fond, préférant se concentrer sur la forme.

Et même là, on a de nouveau droit à une caméra constamment virevoltante et en mouvement, histoire d'imposer un rythme artificiel à toutes les scènes, et de donner un mal de mer au spectateur. a a de quoi agacer...

Star Trek Discovery 2x07 - Light and Shadows :

Alors que le Discovery, toujours en orbite de la planète de Saru, est confronté à une anomalie spatio-temporelle qui amène Pike et Tyler à l'explorer en navette, Burnham retourne sur Vulcain pour y trouver son frère...

Un épisode qui n'atteint même pas les 40 minutes, et qui semble à la fois précipité/bâclé dans ses avancées, tout en ne faisant que du surplace de transition assez approximatif. Un joli paradoxe, principalement dû au fait qu'une bonne moitié de l'épisode est consacrée à Pike et Tyler à bord de leur navette, une navette qui, forcément, connaît des problèmes, et que l'autre moitié s'intéresse à Burnham sur Vulcain, puis à bord du vaisseau de la Section 31.

Et là, forcément, problème, puisque les problèmes de famille de Burnham sont 90% moins intéressants que les scénaristes ne semblent le penser : un problème que la série a toujours eu, et qui est systématiquement amplifié par le jeu particulier de SMG (yeux écarquillés, air constipé) dès que l'émotion est supposée poindre, un jeu pas aidé par une réalisation en plan serrés et penchés (quand la caméra arrive à ne pas bouger, ce qui est rare) sur son visage.

Bref, toute l'intrigue de Burnham, et surtout la fin de l'épisode, avec la Section 31, était très approximative (je me répète, je sais) au niveau de l'écriture, avec notamment le recours avec cette référence à Alice au Pays des Merveilles, une référence que les scénaristes tentent d'imposer depuis un moment, histoire de se donner des airs de profondeur littéraire et intellectuelle, et qui ne fonctionne pas vraiment tant elle n'apporte rien au récit ou aux épisodes. Et je m'abstiendrai de parler de cette révélation finale au sujet des parents de Burnham... parce qu'honnêtement, ça ne m'intéresse pas du tout.

En face, l'anomalie temporelle, sa description, ses effets, sa résolution, ses conséquences, tout cela était clairement assez brouillon, mais à la limite, peu importe : c'était assez ludique et dynamique (à contrario de Burnham/ses parents), ce qui aide toujours à faire passer la pilule.

On regrettera néanmoins que Airiam n'ai jamais été développée avant d'être infectée ici (un problème récurrent du show), que Stamets serve désormais de couteau-suisse capable de tirer le vaisseau de toute situation périlleuse grâce à ses pouvoirs magiques, ou que Tilly peine à suivre la cadence de Stamets dans les couloirs, alors qu'elle a gagné un marathon à bord il y a quelques épisodes : c'est du pinaillage, certes, mais c'est assez symptomatique de l'approximation globale des scénaristes et de la production.

Cela dit, on commence à en avoir l'habitude, et d'un épisode à l'autre, les mêmes critiques ont tendance à revenir sur le manque de rigueur de l'équipe scénaristique.

En résumé, un épisode de transition indolore à regarder, assez efficace, mais tout sauf mémorable ou maîtrisé.

(tout ce que j'espère, à la vue de cette sonde upgradée et hostile, c'est que la production ne tente pas de recycler la Guerre Froide Temporelle de Star Trek Enterprise...)

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et ici.

commentaires

Critiques éclair - Star Trek Discovery 1x09 & The Orville 1x09

Publié le 26 Novembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Star Trek, Comédie, Action, Aventure, Drame, Fox, CBS, Orville, Discovery

Après une semaine de pause, je retrouve Orville et Discovery, pour la suite de la comédie de MacFarlane, et la conclusion de la première partie de la saison de Discovery...

​Star Trek Discovery 1x09 :

Alors que la guerre tourne subitement à l'avantage des Klingons, Lorca décide de jouer le tout pour le tout, afin de percer le camouflage des navires klingons... quitte à, pour cela, épuiser son ingénieur et les moteurs du Discovery...

Star Trek Discovery 1x09, ou quand le summum de la modernité, dans Trek, c'est d'avoir des "fuck" en début de saison, et une klingonne vaguement topless dans un flashback.

*soupir*

Bref. C'était rythmé, c'était plein d'action, mais le problème, dès que l'on prend quelques minutes pour y réfléchir, c'est que c'est bourré de facilités (l'équipage du Discovery qui résout le problème du camouflage ennemi en deux heures, alors que tout Starfleet planche dessus depuis des mois) et ça repose entièrement sur les 8 épisodes précédents, et sur leurs caractérisation/développement/écriture aléatoires. Autrement dit, ça aurait fait un final tout à fait convenable si ce qui était arrivé auparavant était meilleur.

En l'état, si on ferme les yeux sur la magouille finale de Lorca pour éviter de rentrer à la maison (magouille qui les envoie probablement dans un univers parallèle - pitié, pas l'Univers Miroir), sur la romance qui ne marche pas entre Burnham & Ash "non non non je ne suis pas un Cylon Klingon agent dormant qui s'ignore" Tyler, ou encore sur Burnham qui désobéit systématiquement aux ordres, et parvient à tenir tête à un Klingon en combat singulier parce que girl power et parce qu'elle est trop forte, ce n'était pas une fin de (demi)saison désagréable (bien que souffrant à nouveau d'une écriture gentiment pataude).

(par contre, je redoute de plus en plus le bottage en touche inutile de petit malin - n'oublions pas que c'est Alex "Fringe" Kurtzman à la barre - avec un "ha ha en fait, le Discovery, c'est un vaisseau qui ne provient pas de l'univers de TOS, ni de l'univers de nuTrek, ni de l'univers-miroir, mais d'un autre univers parallèle, c'est pour ça que tout est différent, on vous a bien eus !" ou une fausse bonne idée dans ce genre... avec tous les mystères mystérieux entourant Lorca et volontairement laissés en suspens, plus rien ne m'étonnerait, au point où on en est...)

The Orville 1x09 - Cupid's Dagger :

Alors que l'équipage du Orville tente de conclure un traité de paix entre deux peuples en guerre pour une même planète, l'archéologue Darulio (Rob Lowe), ex-amant de Kelly, arrive à bord, et aussitôt, la situation se complique, puisque sa présence semble déclencher des réactions inhabituelles au sein de l'équipage...

Retour sur la relation Ed/Kelly, à l'occasion d'un épisode ouvertement comique, puisqu'on est ici dans la farce à tendance The Naked Now (TOS) ou Fascination (DS9), avec un Rob Lowe en séducteur irrésistible au cœur d'un triangle amoureux avec les deux personnages sus-cités.

Alors on fermera les yeux sur le parallèle ultra-pataud qu'on devine entre la situation diplomatique de la semaine, et le conflit israélo-palestinien, ou encore sur le fait que le déroulement du script est cousu de fil blanc, et on se contentera d'admettre que cet épisode, dans son ensemble, fonctionne plutôt bien en tant que gaudriole parodique, qui se paie même le luxe d'avoir une scène de sexe entre le médecin et le blob (pour tous ceux qui voulaient savoir comment Kira et Odo avaient des rapports intimes... on a la réponse), et de multiples extra-terrestres au maquillage très réussi.

Et puis je me suis fait la remarque en cours d'épisode, mais Orville réussit totalement là où Discovery se plante : avoir de multiples personnages attachants que l'on prend plaisir à suivre semaine après semaine, et qui sont relativement bien développés compte tenu de leur maigre temps à l'écran.

(et puis il faut bien saluer l'ouverture d'esprit du show... ça fait toujours plaisir de voir une série aborder certaines relations sans la moindre hésitation)

commentaires

Critiques éclair - Star Trek Discovery 1x04

Publié le 14 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Star Trek, Drame, Action, CBS, Netflix, Discovery

Nous arrivons au quart de cette première saison et, pour l'instant, le bilan STD est très discutable : un double épisode prologue finalement assez inutile, et un troisième épisode de transition, pas forcément très satisfaisant en soi...

​Star Trek Discovery 1x04 :

Burnham & l'équipage du Discovery étudient la créature ayant dévasté le Glenn, tandis que les Klingons sont en proie à des conflits internes, et attaquent une colonie minière sans défense...

Je crois que l'absence totale de subtilité de la série est bien représentée par ce simple fait : les Klingons - que la production se targue de nous présenter ici comme moins caricaturaux, plus développés, plus subtils et plus originaux qu'avant - ont dévoré le cadavre de Michelle Yeoh.

On est donc passés d'une société klingonne stratifiée, organisée en maisons basées sur un code de l'honneur et sur des traditions et un langage millénaires, à des cannibales difformes (certains ont même des coneheads !!), fanatiques religieux qui peinent à articuler leurs phrases, qui passent leur temps à se trahir, et à être très maychants.

W.T.F.

(niveau absence de subtilité de l'écriture, j'aurais aussi bien pu citer le compte à rebours des boucliers de la base minière, qui apparaît à l'écran juste avant l'arrivée du Discovery, ou encore l'héritage de Georgiou, que l'on devine tout de suite être un télescope dès qu'elle commence à en parler, qui s'avère bien être un télescope, et qui est pourtant étiqueté en gros "télescope", histoire que même le téléspectateur le plus idiot comprenne bien ce que c'est)

Sinon, le reste, c'est ultra pataud dans son écriture (on a constamment trois longueurs d'avance sur les rebondissements du script, depuis la nature du tardigrade à son statut de pilote officieux, etc) ; les Klingons en mode Game of Thrones & conflits politiques, c'est un calvaire à suivre ; et la plupart des personnages du Discovery ne sont tout simplement pas attachants ou sympathiques (à part Saru).

(bon, l'avantage, c'est que s'ils commencent à les tuer un par un, on devrait rapidement avoir de nouvelles têtes à l'écran)

En un mot : bof.

commentaires

Critiques éclair - The Orville 2x11 (2019) & Star Trek Discovery 2x11 (2019)

Publié le 31 Mars 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Drame, Review, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, Orville, CBS, Fox, Netflix, Discovery

Après plusieurs semaines de séparation des critiques de Star Trek Discovery et de The Orville, retour à des critiques combinées collant à peu près au rythme de diffusion...

The Orville 2x11 - Lasting Impressons : 

Lorsqu'il parvient à réactiver un smartphone trouvé lors d'une expédition archéologique, Gordon s'éprend de Laura (Leighton Meister), sa propriétaire new-yorkaise de 2015, qui a laissé de nombreuses photos, vidéos et messages dans l'appareil. Sur un coup de tête, il recrée la jeune femme et son univers dans le simulateur holographique, et commence une relation sentimentale avec elle. En parallèle, Bortus et son mari s'essaient aux cigarettes, et tombent accros...

Un épisode signé MacFarlane, qui (comme d'habitude) évoque beaucoup ce qui a déjà été fait dans le genre par Star Trek (que ce soit avec Riker et Minuet, Geordi et Leah Brahms, ou Janeway et Michael Sullivan...) sans vraiment apporter grand chose de passionnant qui justifierait une nouvelle version de cette histoire.

Enfin, ce n'est pas tout à fait vrai : il apporte à ce type d'histoire une narration et une forme très "comédie romantique américaine contemporaine", comme il l'avait déjà fait, il y a peu, pour le Doc et pour Isaac (d'ailleurs, Isaac a totalement disparu de la série depuis quelques semaines...). Ce n'est pas forcément désagréable, c'est assez bien interprété, mais dans l'absolu, c'est loin d'être captivant, et c'est cousu de fil blanc.

Heureusement, à côté, il y a Bortus et ses cigarettes, une sous-intrigue ouvertement comique et parodique, qui ne fait pas dans la subtilité, mais s'avère plutôt drôle.

Reste que ce serait tout de même bien que MacFarlane cesse de photocopier d'anciens épisodes de Trek s'il n'a rien de vraiment novateur à apporter à leur postulat de départ.

Star Trek Discovery 2x11 - Perpetual Infinity :

Alors que Burnham renoue avec sa mère (Sonja Sohn), écartelée entre plusieurs époques, Giorgiou et Tyler s'aperçoivent que Leland a été contaminé par Control, et qu'il n'est plus responsable de ses actes...

Passons sur le pléonasme du titre de l'épisode, pour nous attarder sur... euh... pas grand chose, en fait, puisque je dois bien avouer m'être profondément ennuyé devant cet épisode brouillon, qui fait énormément de remplissage sur le front de Burnham et de sa mère, qui laisse énormément (trop !) de place au surjeu de SMG, qui flirte considérablement (et de bien trop près pour que je sois en confiance) avec une "borgification" de Leland, et surtout, qui dissimule derrière trois tonnes de platitudes pseudo-philosophiques et de technobabble le fait que le scénario prenne l'eau de toutes parts, et ne soit qu'un enchaînement de rebondissements et d'idées approximatives.

Je... en réalité, je n'ai même pas envie de développer. Cet épisode m'a été vraiment pénible à suivre, il ne fait vraiment pas avancer le schmilblick dans une direction intéressante à mes yeux, et il m'a vraiment donné envie d'arrêter en cours de route - ce qui est assez mauvais signe, à une poignée d'épisodes de la fin de saison.

(j'espère vraiment qu'ils ne vont pas nous envoyer Leland dans le passé, dans le Delta Quadrant, d'une manière ou d'une autre, pour en faire le premier Borg...)

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et ici.

commentaires
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 > >>