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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Résultat pour ""semaine française""

Un film, un jour (ou presque) #194 : Welcome Back (2015)

Publié le 13 Août 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Drame, Romance, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Welcome Back (Aloha) :

Spécialiste indépendant fraîchement assigné par l'armée à Hawaii, Brian Gilcrest (Bradley Cooper) retrouve là son ex-compagne, Tracy (Rachel McAdams), mère de deux enfants, et désormais mariée à un ami de Brian, John (John Krasinski). Toujours épris l'un de l'autre, Brian et Tracy s'efforcent de résister à la tentation, d'autant que la paternité réelle de la fille aîné de Tracy est un secret de polichinelle. Heureusement, Brian a de quoi s'occuper, puisqu'il doit négocier les modalités du lancement d'un satellite privé avec les autorités locales et tribales... tout en gérant son attirance croissante pour l'énergique Allison Ng (Emma Stone), une jeune pilote originaire de l'île, et qui l'épaule durant sa mission...

Un film de Cameron Crowe qui cadre de bien belle manière les paysages hawaïens splendides... mais se vautre totalement sur tout le reste. En effet, le métrage ne sait jamais ce qu'il veut être  : une dramédie familiale sur Brian, Tracy et John ; une comédie romantique basique sur Brian et Allison ; un film de vacances sur la beauté et la magie d'Hawaï : une conspiration techno-politique sur Bill Murray en milliardaire qui veut installer des bombes atomiques dans l'espace ; ou bien tout à la fois, en 1h45 de temps ?

Résultat, rien ne fonctionne vraiment, narrativement parlant, si ce n'est l'espace d'une scénette ou deux (la conversation silencieuse entre Cooper et Krasinski ; la scène finale entre Brian et sa fille, tout simplement superbe).

Le mélodrame familial est téléphoné au possible, et n'a donc pas grand intérêt (même si McAdams est, comme toujours, ravissante), la comédie romantique est plombée par une Emma Stone qui, dès sa première scène, en fait trois tonnes (elle n'a pas dû être briefé sur le genre exact du film, car son interprétation de la militaire zélée est plus proche d'une parodie à la Police Academy que d'un film comme Aloha), le film de vacances est saboté par des choix créatifs improbables (le cast principal est intégralement blanc, y compris le personnage d'Allison Ng, d'origine asiatique et hawaïenne, et ici interprété par une Emma Stone blonde), et le techno-thriller fait tellement pièce rapportée qu'il ressemble à un mauvais pitch griffonné à la va-vite sur un coin de table, un soir de beuverie.

Ce problème de tonalité et d'approche qui hante tout le film donne l'impression d'un métrage baclé, qui aurait connu bien des problèmes de production et des réécritures. Or à priori, ce n'est pas le cas, et Crowe nous ayant habitué à bien plus maîtrisé, on se demande toujours ce qui a bien pu se produire pour que cet Aloha soit aussi creux, décousu, et se retrouve à ce point le cul entre deux (ou trois) chaises.

2.5/6 pour la distribution, la photographie, et la réalisation.

(si tout le film avait eu la force de la scène finale, ça aurait probablement été un chef d'oeuvre)

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Un film, un jour (ou presque) #310 : The Descendants (2011)

Publié le 9 Mai 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

The Descendants :

Héritier d'une dynastie royale hawaiienne, le développeur immobilier Matt King (George Clooney) est en pleine négociation d'une vente de terrain considérable lorsque sa femme a un tragique accident de bateau. Laissé seul avec ses deux filles turbulentes (Amara Miller et Shailene Woodley), Matt doit renouer avec ces dernières, tout en gérant les pressions professionnelles qui l'entourent : une tâche particulièrement difficile, alors même qu'il découvre que sa femme le trompait avec un agent immobilier (Matthew Lillard) qui avait des intérêts dans la transaction qu'il négocie.

Un drame à Oscars adapté d'un premier roman, et filmé par un réalisateur apprécié des critiques, avec un Clooney en tête d'affiche : sans surprise, ce film calibré pour plaire aux journalistes a connu un grand succès, et a reçu bon nombre de récompenses à sa sortie.

Quatre ans après, qu'en reste-t-il ? Un drame relativement convaincant, qui a l'intelligence (à contrario de Aloha, par exemple, avec son exotisme magique de carte postale), de mettre en contraste la beauté des paysages naturels de Hawaii avec la misère qui y règne, une misère aussi bien tangible (le début du film) qu'émotionnelle (tout ce que vit King durant le film montre bien que non, la misère n'est pas moins pénible au soleil, même beignée d'une musique hawaïenne perpétuelle).

D'ailleurs, autre différence avec Aloha : ici, si la distribution est à nouveau principalement caucasienne, c'est justifié par le statut privilégié des personnages, qui le mentionnent (et le critiquent) même dans les dialogues du film (les personnages ont beau avoir du sang royal dans les veines, ils se sont tous américanisés au possible, et sont un peu la bourgeoisie coloniale d'autrefois, décidant du destin des autochtones et de leurs terres).

Niveau interprétation, le film est néanmoins assez inégal, puisque si la distribution principale (Clooney, Willard, Woodley, Miller, et sans oublier Judy Greer, qui est excellente dans ses quelques scènes) est impeccable, les seconds rôles locaux sont moins à l'aise et naturels.

Enfin, au niveau du rythme, on regrettera que le film ne soit pas plus court et concis. Pendant deux heures, il évolue en effet en suivant trois axes principaux : le contrat territorial, Matt qui renoue avec ses filles et fait face à la mort imminente de sa femme, et Matt qui part à la recherche de l'amant de sa femme. Les trois parties ont un intérêt narratif inégal, et le spectateur ne peut se défaire de l'impression qu'en élaguant un peu le tout, le métrage aurait fini par être plus homogène et percutant.

En l'état, reste un film à Oscars calibré et probablement surcôté, mais qui n'est pas forcément mauvais pour autant, et qui a la bonne idée de partir de personnages caricaturaux (la femme trompée, le boyfriend idiot, l'amant, etc), pour les faire lentement évoluer vers quelque chose de plus touchant.

3.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #833 : Teen Titans Go ! To The Movies (2018)

Publié le 27 Septembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Jeunesse, Animation, Action, Aventure, DC, Science-Fiction, Fantastique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Teen Titans Go ! To The Movies :

Immatures et puérils, les Teen Titans - Robin (Scott Menville), Starfire (Hynden Walch), Raven (Tara Strong), Beast Boy (Greg Cipes) et Cyborg (Khary Payton) - sont la risée de la communauté des super-héros : aux yeux du monde, l'équipe n'est guère plus qu'une mauvaise blague, et par conséquent, ses aventures ne sont jamais portées au cinéma. Ce qui perturbe grandement Robin : bien décidé à être lui-aussi immortalisé sur grand écran, le jeune héros décide alors de prouver sa valeur, en se trouvant un adversaire à sa hauteur... Slade (Will Arnett).

TTG est la série mal-aimée de l'univers DC animé : arrivée sur les talons de l'annulation de Teen Titans et de Young Justice, elle a été vue, par de nombreux spectateurs alors jeunes et sensibles, comme une insulte à leur fandom, car trop puérile et immature (parce que les super-héros, ça se doit d'être sérieux et dramatique !). Il faut dire qu'avec son format court, et son approche volontairement humoristique et parodique, TTG contraste grandement avec ses aînées... et c'est tant mieux. Car TTG est une excellente petite série comique, qui sait jouer des codes de son industrie, tout en brisant régulièrement le quatrième mur de bien belle manière.

Sans surprise, il en est de même pour ce portage au cinéma, qui joue d'autant plus la carte métadiscursive que ce film arrive alors que les super-héros en tous genres cartonnent au box office... du moins, s'ils viennent de chez Marvel.

Et pour faire simple, TTGTTM peut se résumer ainsi : c'est le film Deadpool, débarrassé de son humour adulte. Même impertinence, mêmes références à l'industrie, aux concurrents, même caméo (hilarant) de Stan Lee, même tendance à casser les codes du genre, même commentaire sur les clichés de ce dernier, même refus de colorier entre les lignes, même impertinence, même références cinématographiques (ici, Retour vers le Futur), même idée de voyage temporel pour réécrire l'histoire, mêmes scènes d'actions décomplexées, et oui, même tendance à être occasionnellement bas de plafond.

Et comme en prime, on a droit à des caméos sympathiques (Nicolas Cage en Superman, Kristen Bell, Michael Bolton), et que les Challengers of the Unknown en prennent plein la tête (de manière totalement gratuite), on passe un très bon moment.

Certes, ça ressemble parfois à un triple ou quadruple épisode, qui aurait pu donner lieu à une saison complète en mode sérialisé, mais c'est drôle, c'est dynamique, ça a conscience de ses limites et ça les exploite bien, bref, c'est réussi.

4.25/6

(et le post-générique devrait faire plaisir à plus d'un spectateur ronchon et nostalgique)

 

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Un film, un jour (ou presque) #206 : Furious 7 (2015)

Publié le 31 Août 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Furious 7 :

Après avoir triomphé d'Owen Shaw (Luke Evans), Dominic Toretto (Vin Diesel), Brian O'Conner (Paul Walker) et toute leur équipe sont retournés à une vie plus normale. Mais Deckard Shaw (Jason Statham), agent spécial invisible et le frère aîné d'Owen, est décidé à venger le terroriste international. Dom et compagnie n'ont alors plus d'autre choix que de s'associer avec un agent gouvernemental (Kurt Russell) pour récupérer un système informatique révolutionnaire qui leur permettrait de retrouver Deckard et de l'éliminer pour de bon...

Dès la première apparition de Statham, le ton est donné : une scène au chevet de son frère, jouée des plus platement par Statham, et qui laisse craindre le pire... jusqu'à ce qu'on découvre le reste de l'hôpital, ravagé et en flammes, plein de cadavres et réduit en miettes par la seul force de Statham.

Et là tout est dit : c'est gentiment con-con, c'est simpliste au possible, c'est du comic-book live, et à partir de là, il ne faut pas s'attendre à autre chose qu'un gros cartoon géant avec des voitures et des mecs chauves qui se mettent sur la tronche avec un jeu d'acteur minimal.

Dans cette catégorie, il faut bien avouer qu'il est difficile de faire plus efficace que les derniers Fast & Furious, qui assument totalement leur côté débile, fantaisiste et décomplexé (dans le précédent film, le mélange n'était pas totalement homogène, ce qui créait un effet de rupture lors du sauvetage impossible de Michelle Rodriguez par Dom en plein saut motorisé), et en mettent plein la vue (malgré quelques moments qui font lever les yeux au ciel, que ce soit des cascades aux effets numériques sans poids réel, ou bien des accélérations de l'image trop visibles pendant les poursuites).

Cet opus est, en plus, doté d'une certaine charge émotionnelle, mort de Walker oblige, qui hante tout le script, jusqu'à des adieux franchement réussis, et même touchants (ce qui était loin d'être gagné vu le niveau bourrin et bas de plafond de la franchise).

À noter aussi que James Wan nous livre ici un métrage plutôt bien filmé, notamment dans ses combats, dotés d'effets de réalisation intéressants, et souvent filmés en plans larges, ce qui fait un bien fou, et rend le tout toujours très lisible et efficace.

Bref, c'est très très bête (le pitch même du film n'a aucun sens : Dom accepte d'aider les militaires pour obtenir un système lui permettant de retrouver Deckard... mais à chaque étape du film, c'est Deckard qui les traque et se présente toujours où ils sont.), très très bourrin, mais on en a pour son argent, ce qui est suffisamment rare pour être mentionné.

4/6 (sur l'échelle des Fast & Furious, qui est, convenons-en, une échelle bien à part)

(par contre, l'interprétation en pilotage automatique de Baboulinet commence vraiment à faire tache)

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Catch Review : TNA Impact (26/08/2015)

Publié le 29 Août 2015 par Lurdo dans Catch, Review, Critiques éclair, Télévision, TNA

Cinq semaines avant Bound For Glory...

Impact Wrestling 26/08/2015 :

- Les Hardys dans le ring, Jeff Hardy au micro, pour encourager son frère, et le soutenir dans son push. Matt passe de la brosse à reluire à l'IZ, pense être l'homme providentiel qui propulsera la TNA vers un futur radieux (mwé, non), et demande un match de championnat. EC3 se pointe, les trolle, et accepte le title shot, si Jeff devient son assistant perso en cas de défaite de Matt. EC3 était bon, les Hardys étaient en mode Cena (les faces qui se plaignent, se font battre proprement et exigent un autre match, et profitent de leur popularité pour forcer la main du heel). Mwé.

- EY s'énerve backstage. Il s'en donne du mal pour un feud plat contre Melendez.

- Melendez vs EY. Un match éclair qui n'a pour objet que de faire durer un peu plus encore le feud, et pour insister un peu plus sur la méchanceté de EY, qui n'en a pas vraiment besoin.

- Sonjay vs Tigre vs DJZ. XDiv title match. Un peu brouillon, et assez générique dans le genre 3-way X-division. Sonjay a bien ralenti, au fil des ans.

- Storm kickbanne officiellement Shera de la Revolution, et remotive son équipe.

- Revolution vs Wolves, tag titles. RAS, pas de surprise au programme, y compris au niveau des interventions de Shera et de Storm.

- Les Hardys de retour au micro, pour annoncer qu'ils acceptent l'offre d'EC3. Pas franchement utile.

- Récap de GFW/TNA.

- Velvet vs Brooke, KO Title match. Match totalement générique et quelconque (bien qu'honorable pour un match de Velvet), interrompu par la Dollhouse, qui met un terme au match pour passer Velvet à tabac, avec l'aide de Rebel, qui fait un heel turn totalement gratuit et inutile. Ça ne va pas faire remonter le niveau de la division, tout ça.

- Promos de Roode et de Galloway. Je crois. J'avoue, j'étais un peu absent (physiquement et/ou mentalement) pendant ce gros quart d'heure.

- Lashley vs Storm vs Anderson vs Roode, #1 contender for the GFW title. Un bon 4-way qui n'aurait pas été déplacé sur une carte de PPV, avec cinq minutes de plus.

- EC3 content de la décision de Matt.

- 15 minutes de Dixie/Jarrett, qui se passent de la brosse à reluire, jusqu'à ce que Jarrett et Karen, forcément, fassent un heel turn, et déclarent la guerre à Dixie et Galloway (qui s'est aperçu que JJ est un fourbe grâce à des vidéos de surveillance, lulz). Gros brawl entre les deux compagnies. ZzzzZ.

 

Et voilà, on retombe dans le néant créatif, entre EY/Melendez qui tourne à vide, les tag champs qui n'ont pas de compétition, les KOs qui n'ont aucune direction et dont le niveau continue à chuter, le push des Hardys, et cette invasion en carton, tellement télégraphiée que même le fan le plus aveugle l'avait vue venir.

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Un film, un jour (ou presque) #338 - Summer Camp Week : Meatballs, Part II (1984)

Publié le 16 Juin 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Jeunesse, Summer Camp

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.


- Summer Camp Week -

L'été approche à grand pas, et le moment est venu de passer en revue quelques-uns de ces films de colonies de vacances au charme typiquement américain...


Meatballs, part II :

Si le coach Giddy (Richard Mulligan) ne remporte pas la compétition de boxe organisée avec les représentants du Camp militaire Patton, le Camp Sasquatch devra fermer ses portes. Ultime espoir du coach, Flash (John Mengatti), un jeune rebelle fraîchement arrivé de la ville, et qui doit effectuer des travaux d'intérêt général au camp : outre le match de boxe, Flash va devoir conquérir le coeur de la belle Cheryl (Kim Richards) et encadrer une bande de jeunes adolescents turbulents... ainsi qu'un extraterrestre.

Une bonne grosse daube qui fait suite au premier Meatballs, sans avoir le moindre rapport avec celui-ci, et qui, plutôt que de tenter d'apporter quelque chose d'intéressant à son concept, préfère largement repomper tout ce qui était populaire dans le cinéma de la fin des années 70/du début des années 80.

De la boxe à la Rocky (1976, 1979, 1982), avec des jeunes issus des quartiers populaires ? Ouép.

Une romance improbable à la Grease (1978) entre la fille de bonne famille un peu niaise, et le rebelle clone de Travolta ? Ouép.

Un ET (1982) en latex "abandonné" par ses parents, et qui sympathise avec les enfants locaux ? Ouép.

Un peu de sous-entendus graveleux et de dialogues sexuels entre les moniteurs, histoire de lorgner un peu sur Porkys (1982) ? Ouép.

Le tout dans un océan de clichés, jamais particulièrement drôle (tout ce qui à trait à l'alien et à sa famille à l'accent juif est tout simplement consternant de connerie), intéressant, ou bien joué.

Et comme, histoire de couronner le tout, le film s'achève sur un match de boxe durant lequel le héros vole, affublé d'une robe, avant de perdre son short et de montrer son pénis (coupé au montage, comme toutes les scènes qui n'étaient pas "tout public", afin d'assurer que le film passe bien d'un Porkys-bis à un film ratissant le plus large possible), autant dire que j'aurais mieux fait de ne pas m'infliger ce navet brouillon et sans direction dans lequel Pee Wee Herman et John Laroquette cachetonnent vaguement, dans des seconds rôles anecdotiques et caricaturaux.

0.5/6 (l'avantage, c'est que les deux derniers volets de la série Meatballs ne pourront probablement pas être bien pires... du moins je l'espère)

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Un film, un jour (ou presque) #341 - Summer Camp Week : Meatballs 3 - Sale Boulot (1986) & Meatballs 4 (1992)

Publié le 19 Juin 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Jeunesse, Summer Camp

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.


- Summer Camp Week -

L'été approche à grand pas, et le moment est venu de passer en revue quelques-uns de ces films de colonies de vacances au charme typiquement américain...


Sale Boulot (Meatballs III : Summer Job - 1986) :

Rudy Gerner (Patrick Dempsey) est désormais un adolescent maladroit, un nerd malheureux en amour, qui passe l'été  à travailler dans un club nautique peuplé de créatures de rêves, de brutes décérébrées, et fréquenté par un gang des mers tout droit sorti de Mad Max. Heureusement pour lui, Roxy Dujour (Sally Kellerman), une star du porno récemment décédé, a reçu pour mission d'aider Rudy à perdre sa virginité si elle veut entrer au Paradis. Elle redescend donc sur Terre et, sous forme éthérée, elle devient le guide du jeune homme balbutiant...

Une teen sex comedy médiocre au possible, qui n'a de Meatballs que le nom de son protagoniste principal, et qui enchaîne tous les défauts de ce genre de métrage : c'est racoleur, c'est idiot, c'est bas de plafond, c'est fauché et surtout, c'est affreusement surjoué/mal joué, même si Patrick Dempsey insuffle une belle énergie à son personnage.

1/6

Meatballs 4 :

Au bord de la faillite, un camp de vacances pour jeunes adultes amateurs de sports nautiques n'a plus qu'un seul espoir : Ricky (Corey Feldman), le moniteur le plus cool de tous les temps, qui a récemment quitté son poste dans le camp concurrent, pour revenir là où il a fait ses armes. Mais la directrice du camp rival (Sarah Douglas) ne l'entend pas de cette oreille, et est bien décidée à faire couler le camp de Ricky, mettant en jeu l'avenir de celui-ci au travers d'une compétition sportive inter-camps.

Un bon gros navet rattaché à l'arrache à la franchise Meatballs juste avant sa sortie, et qui tient en un mot : racolage.

Les campeurs sont tous des mecs athlétiques ou bien des playmates littéralement issues de l'écurie Playboy, les filles sont soit nues soit en tenues microscopiques, la compétition de sports nautiques n'a aucun intérêt, et l'arc narratif du personnage du gros maladroit est tellement téléphoné qu'on le devine dès sa première apparition.

Mais pire que tout, ce qui fait que le film ne fonctionne jamais, c'est qu'il repose intégralement sur les épaules de Corey Feldman, et sur sa crédibilité en tant que mec supercool, irrésistible, ultra-sportif, ultra-bon danseur, bref, parfait.

Or Corey Feldman a ici le charisme d'un poulpe mort, et ses tentatives pour paraître "cool" donnent l'impression de voir un ado de 13 ans tenter d'être cool en imitant ce qu'il a vu à la tv.

C'est ridicule.

1/6

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Catch Review : TNA Impact (07/10/2015)

Publié le 11 Octobre 2015 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, TNA

Bref bilan : après avoir passé des mois à nier les rumeurs selon lesquelles la compagnie allait perdre son contrat tv fin Septembre, voilà que la TNA se retrouve dans la même position que l'année dernière. Leur contrat tv est mort, la chaîne a accepté de les garder à l'antenne jusqu'en Janvier, mais comme il n'y a plus de rentrée d'argent, la compagnie est contrainte de diffuser le tournoi qu'elle avait enregistré en Juillet. Un tournoi qui, jusqu'à peu, n'existait pas officiellement, puisqu'à en croire la TNA, tout allait bien dans le meilleur des mondes.

Mais non, la vérité est enfin publique : la TNA savait déjà qu'elle allait être annulée en Juillet, la compagnie a délibérément menti aux fans perspicaces par peur de les voir se détourner du produit (pas de bol, c'est ce qui s'est produit malgré tout), et Impact va ronronner tranquillement jusqu'en Janvier, avec des matches sans intrigues, et une vague histoire de tournoi qui prend l'eau de partout...

Impact du 07/10/2015 :

- Récap de BFG.

- Pope & Josh devant un blue-screen, pour récapituler la saga EC3/Matt Hardy qui s'est intégralement déroulée en 4 jours, sur le web, qui rend le résultat de BFG caduque, et qui n'a aucun sens dès que l'on commence à y réfléchir. M'enfin bon, passons, LolTNA, tout ça, et Dixie et Billy Corgan annoncent donc un gros tournoi englobant tout le roster jusqu'à la fin de l'année pour déterminer un nouveau champion.

- Bram vs Drew. Pas désagréable, malgré le fait que Bram n'est même pas un facteur dans ce championnat, vu qu'il est suspendu. J'aime bien la présentation façon table ronde pour les interviews backstage.

- Gail vs Brooke. Les commentateurs qui tentent de justifier à postériori le fait que Gail n'ait la ceinture, c'est un peu risible. Pas un mauvais match, sinon, bien qu'un peu brouillon par moments.

- Ec3 se plaint backstage, notamment du retour d'Aries (qui n'est pas très logique, il faut bien l'avouer).

- Du meublage, encore et toujours.

- Grado vs Spud. Un match comique avec deux hommes qui copient toutes les stars du catch, et leurs finishers. Laborieux au possible, et ça détruit totalement la suspension d'incrédulité du spectateur.

- Ec3 vs Aries (w/ Rosita). Forcément un très bon match, malgré le finish en queue de poisson. Aries me manque vraiment.

- Des promos backstage.

- Maddie vs Kong. RAS. Un affrontement solide, mais rien d'exceptionnel.

- Encore des promos backstage.

- Anderson vs Lashley. RAS. La routine habituelle.

 

Pas grand chose à dire sur cet Impact. À partir de maintenant, la qualité hebdomadaire du show dépendra fortement des matches diffusés (et donc, des talents utilisés), ainsi que de la poudre aux yeux plus ou moins bien jetée au visage des fans par la compagnie et ses commentateurs.

Je m'attends à ce que les audiences chutent drastiquement d'ici quelques semaines... on verra bien.

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Un film, un jour (ou presque) #248 : Pan (2015)

Publié le 11 Février 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Aventure, Action, Fantastique, Musique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Pan :

Enlevé à son orphelinat londonien par des pirates, Peter (Levi Miller) est emmené au Pays Imaginaire pour y travailler dans des mines de poussière de fée pour le compte du maléfique Barbe-Noire (Hugh Jackman). S'échappant en compagnie de James Hook (Garrett Hedlund), et faisant rapidement la connaissance de la courageuse Tiger Lily (Rooney Mara), Peter va finir par découvrir qu'il est le sujet d'une prophétie ancienne, et que sa destinée est de devenir le héros du Pays Imaginaire...

Une bouse infâme, pour un flop retentissant au box office : voilà comment décrire cette énième adaptation cinématographique de Peter Pan.

En même temps, rien de surprenant, lorsque l'on confie un projet déjà conceptuellement faisandé et inutile (une préquelle à Peter Pan écrite par un scénariste relativement inexpérimenté, et racontant comment Peter était l'Élu, fils d'une humaine et d'un Prince fae, et comment Hook et lui se sont rencontrés) à un réalisateur pas forcément adéquat (Joe Wright, plus habitué à de plus petits budgets rendus intéressants par son style visuel), qu'on y rajoute une couche de direction artistique immonde - les décors, les costumes, les paysages : tout est de mauvais goût, clinquant, et décalé -, un rythme hystérique et épuisant, des effets spéciaux souvent médiocres (les doublures en images de synthèse sont laides et mal animées, les bateaux volants n'ont aucun poids réel), et une interprétation outrée et cartoonesque (le jeune Peter est très bon, cela dit).

Bref, j'ai fait un rejet immédiat, dès le premier quart d'heure, avec ses bonnes soeurs ridicules, et ses avions de la RAF en plein combat aérien de dessin animé dans le ciel londonien contre un bateau de pirates, en plein Blitz... et ensuite, ça n'a fait qu'empirer, entre Barbe Noire/Hugh Jackman qui cabotine en pirate drogué à la poussière de fée, Garrett Hedlund en Hook séduisant à l'accent calamiteux, Tiger Lily/Rooney Mara alias le quota "personnage féminin fort et badass" de service (au détriment du quota "personnage ethnique positif de service"), la prophétie de Pan (ce style de prophétie à la Potter ou Luke est désormais vraiment une béquille de scénariste incapable ; il faut trouver autre chose, maintenant, c'est bon), le score assez moyen (car peu inspiré) de John Powell, et, pire que tout, les chansons.

Des pirates, qui chantent du Nirvana et du Ramones.

WHAT. THE. FUCK.

On n'est pas chez Baz Luhrmann, bordel.

Je ne vais pas épiloguer des heures, j'ai détesté de bout en bout, et je préfère recommander encore et toujours le Peter Pan de PJ Hogan, sorti en 2003, et probablement la meilleure adaptation cinématographique de ce récit.

1/6 (pour le score de Powell, et pour Levi Miller)

(et dire que le scénariste de ce navet travaille actuellement sur Wonder Woman...)

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Un film, un jour (ou presque) #662 : Les Bonnes Soeurs (2017)

Publié le 5 Mars 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Histoire, Religion

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Les Bonnes Sœurs (The Little Hours) :

Dans l'Italie médiévale, poursuivi par son maître (Nick Offerman) pour avoir couché avec l'épouse de ce dernier, Massetto (Dave Franco) se réfugie dans un couvent, où il se fait passer pour un sourd-muet, et devient rapidement l'objet des affections des jeunes nonnes (Alison Brie, Kate Micucci, Aubrey Plaza), sexuellement frustrées et réprimées...

À l'origine de cette comédie satirique américaine adaptée du Décaméron de Boccace, œuvre dont on retient principalement le côté paillard et libertin (le film de Pasolini y est pour quelque chose), se trouve son réalisateur et scénariste, Jeff Baena, par ailleurs compagnon d'Aubrey Plaza.

Un couple qui était déjà responsable, en 2014, de Life After Beth, une zombie comedy assez moyenne où l'on apercevait plusieurs des acteurs de ce Little Hours (Plaza, John C. Reilly, Molly Shannon) et dont la plupart des défauts se retrouvent, presque à l'identique, dans ce nouveau métrage.

Là où Life After Beth se concentrait tellement sur sa métaphore de base (l'ex envahissante qui réapparaît) qu'il en oubliait progressivement le genre de son film, son rythme, sa structure, et versait occasionnellement dans l'hystérie, Little Hours fait de même avec le genre de la comédie de mœurs grivoise, qui semble ici totalement phagocyté par une approche moderne, sa distanciation pince-sans-rire et sarcastique assez typique de Plaza, et son manque de maîtrise.

En lieu et place de quelque chose de drôle, de léger, de vivant et de libertin, on se retrouve avec un métrage terne, sans vie, rarement drôle (des nonnes qui picolent, qui baisent et qui jurent, c'est amusant quelques minutes, mais pas sur une heure et demi), et rarement sexy (ce n'est pas la faute des actrices, qui donnent de leur personne - surtout Micucci, d'ailleurs).

En soi, ce ne serait pas rédhibitoire si la distribution n'était pas aussi sous-exploitée (un problème récurrent des films de Baena, cf Bachelor Party), au point que l'on se demande parfois si ce tournage n'était pas un prétexte pour que Plaza et Baena emmènent toute leur bande de potes en vacances en Italie (Offerman, Paul Reiser ou Adam Pally ne font guère plus que des caméos) ; une chose est sûre, quand arrive la fin du métrage, après avoir subi le numéro habituel de Fred Armisen, arrivé en cours de film, on se dit "d'accord... mais... c'est tout ?".

Le film semble vraiment inabouti : pas assez clair et sérieux pour avoir un message, pas assez drôle ni sexy pour être une comédie grivoise, pas assez fou et vivant pour être une farce à l'italienne... bref, pas assez.

2.5/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien....

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Un film, un jour (ou presque) #632 : Tickled (2016) & The Tickle King (2017)

Publié le 22 Janvier 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, HBO, Documentaire, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Tickled & The Tickle King :

Journaliste néo-zélandais spécialisé dans les sujets légers et insolites, David Farrier pense avoir touché le jackpot lorsqu'il découvre en ligne des vidéos montrant de jeunes éphèbes athlétiques participant à des "compétitions d'endurance aux chatouilles". Amusé et intrigué par le caractère homo-érotique voilé de ces productions, il prend contact avec la maison de production... mais bien vite, il devient la cible d'innombrables menaces légales, de harcèlement téléphonique et physique, et d'insultes homophobes.

Car ces vidéos de chatouilles ne sont que la partie émergée d'un iceberg improbable remontant à plusieurs décennies, et menant à un homme mystérieux aux fonds apparemment illimités, qui entretient un réseau entier à la limite de la légalité, consacré à son fétiche sexuel préféré...

Un documentaire roublard qui a fait le buzz à sa sortie, puisqu'il commence comme un métrage semi-racoleur classique s'intéressant à une niche sexuelle et fétichiste, et se transforme rapidement en enquête passionnante de ce documentariste clairement dépassé par l'ampleur de ce sur quoi il a mis le doigt.

Le documentaire retrace donc son enquête, et le suit alors qu'il se confronte, un peu à la manière de Louis Theroux, aux victimes de ce réseau (des hommes souvent jeunes, naïfs, défavorisés, et se retrouvant confrontés à un outing sauvage dès qu'ils commencent à se poser des questions ou à se montrer difficiles), aux anciens collaborateurs, et aux journalistes ayant enquêté sur le sujet, il y a plus d'une dizaine d'années.

Sans spoiler le documentaire (qui mérite vraiment le coup d’œil), le personnage qui finit par émerger à la tête de ce réseau ne surprendra pas vraiment le spectateur, tant il correspond exactement à ce que l'on s'imagine : riche, intouchable (ou presque), bourré de problèmes psychologiques, n'assumant pas sa sexualité, déjà condamné à une peine négligeable, récidiviste, etc...

Et ce n'est pas son apparition dans The Tickle King (court-métrage d'une vingtaine de minutes servant de conclusion au documentaire, et retraçant la sortie du film en salles/en festival, et les réactions provoquées par celui-ci chez les personnes impliquées) qui change l'image donnée par ce Roi des Chatouilles.

Cela ne retire rien au documentaire, construit de manière solide et surprenante : on se demande bien par moments si tout cela n'est pas de la fiction, tant c'en est grotesque et improbable, et on pourra toujours reprocher une certaine mise en scène du tout début du documentaire, mais dans l'ensemble, Tickled est une vrai bonne surprise dans le registre journalisme d'investigation.

4.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #633 : Kingsman 2 - Le Cercle Doré (2017)

Publié le 23 Janvier 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Aventure, Thriller, UK, USA, Comédie

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Kingsman 2 - Le Cercle Doré (The Golden Circle) :

Lorsque l'agence Kingsman est anéantie par la maléfique Poppy Adams (Julianne Moore), seuls Eggsy (Taron Egerton) et "Merlin" (Mark Strong) en réchappent. Ils sont alors contraints de se tourner vers l'agence Statesman, l'équivalent américain de Kingsman, pour tenter d'arrêter la criminelle... et ils découvrent, en chemin, que "Galahad" (Colin Firth) est toujours en vie, mais amnésique.

Le premier Kingsman était une comédie d'espionnage un peu sale gosse et rebelle, adaptée avec énergie et second degré par Matthew Vaughn, à partir d'un comic-book de Mark Millar : rien d'excellent, et souffrant de défauts inhérents aux travaux des deux hommes, mais avec suffisamment de bonne humeur pour emporter l'adhésion, notamment grâce à sa distribution dynamique et enthousiaste.

Suite au succès du premier opus, voici donc la suite. Et ici, le mot d'ordre est bigger, louder... mais pas better. C'est plus bordélique, plus caricatural, plus bourrin, plus parodique, mais ça n'a jamais la matière, les personnages ou l'intrigue nécessaires pour justifier ce "plus".

En résumé, le problème de ce Kingsman 2, c'est qu'il n'a pas grand chose à raconter.

Son intrigue est assez basique ; ses personnages sont survolés ; les choix créatifs laissent souvent perplexes car semblant inaboutis (la romance d'Eggsy et de sa princesse, on s'en contrefiche ; la mort de tous les autres Kingsmen et Kingswomen ; les Statesmen n'apportent absolument rien au récit, si ce n'est des caméos gratuits et des accents forcés, et font presque de la figuration ; tout ce qui tourne autour de Julianne Moore et de ses sbires en carton-pâte frôle le Austin Powers ; le passage dans le festival musical, superflu), et si le film répond toujours présent au niveau de l'action (les scènes de combat et de fusillades sont toujours ébouriffantes, malgré des effets numériques très inégaux, et on se dit régulièrement que James Bond a pris un bon coup de vieux), son rythme accuse sérieusement le coup à mi-parcours, au point de rendre le tout franchement mollasson (pas aidé par un score de Henry Jackman en pilotage totalement automatique, et qui recycle les mêmes sonorités depuis les Captain America)

Et au moment où j'écris ces lignes, quelques heures après avoir vu le film, quelle est la seule chose dont je me rappelle avec un certain plaisir ? Elton John. Elton John qui jure, Elton John qui fait du kung fu numérique, Elton John ex Machina qui sauve un personnage des chiens robots (assez ratés, d'ailleurs), Elton John qui drague Colin Firth...

Bref, 3/6... pour Elton.

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Un film, un jour (ou presque) #617 : Thor Ragnarok (2017)

Publié le 17 Novembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Aventure, Science-Fiction, Fantastique, Marvel, MCU, Comédie

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Thor Ragnarok :

Lorsque Hela (Cate Blanchett) ressurgit pour conquérir le trône d'Asgard - ou le détruire, le cas échéant - Thor (Chris Hemsworth) voit son monde bouleversé : son marteau est pulvérisé, et il est envoyé à l'autre bout de l'univers, sur Sakaar, pour y devenir un gladiateur dans les jeux du cirque du Grand-Maître (Jeff Goldblum). Mais, là, il retrouve (contre toute attente) l'incroyable Hulk (Mark Ruffalo), qu'il va devoir affronter dans l'arène s'il veut s'échapper...

Troisième chapitre des aventures Thor (un pan de l'univers Marvel au succès, il faut bien l'admettre, assez mitigé), confié cette fois-ci à Taika Waititi, réalisateur et scénariste néo-zélandais très porté sur la comédie (voir l'excellent Vampires en toute intimité, et Hunt for the Wilderpeople).

Ce qui, forcément, se retranscrit à l'écran par un Thor en mode comédie pure, totalement déjanté et au parfum nostalgique 80s & néons façon Flash Gordon & pochettes d'albums de heavy metal : c'est bigarré, c'est déconneur, c'est drôle, ça part dans tous les sens (quitte à être bordélique), et pour peu qu'on accroche au ton cabotin, aux caméos improbables, ou qu'on ne soit pas trop aigri, ça fonctionne plutôt bien, un peu à l'instar d'un Spider-Man Homecoming (mais en nettement moins sage).

Alors certes, comme pour toute chose, il faut manier l'humour avec mesure et subtilité, et Thor Ragnarok a un peu tendance à systématiquement désamorcer ses scènes dramatiques avec des punchlines et des vannes - un reproche que les détracteurs font systématiquement à tous les films Marvel, mais qui, en réalité, ne s'applique qu'à une poignée d'entre eux.

On peut effectivement le regretter, et se dire que le récit de ce Thor 3 aurait pu être plus fort sans ces gags à répétition (on peut notamment regretter que l'exécution de certains personnages secondaires ne soit jamais développée, et n'ait pas de répercussions sur Thor).

Mais il ne faut pas non plus oublier que Thor Ragnarok, en dépit de son titre menaçant, est en réalité le calme avant la tempête Avengers 3 & 4 : deux films qui devraient s'avérer nettement plus sérieux et sombres que tout ce qui aura précédé, pour ne pas dire plus apocalyptiques.

Il faut donc prendre ce Ragnarok (qui pourrait aussi bien être sous-titré Asgardians of the Galaxy, tant les deux franchises ont désormais beaucoup en commun) comme une récréation qui permet enfin à Thor et à son univers d'exister loin de Jane Foster et de son cadre très étriqué : ce n'est pas plus mal, on ne s'ennuie pas un seul instant, et le film réussit son pari de divertir, tout en chamboulant assez clairement l'équilibre des forces établies du MCU.

4/6 (probablement un peu plus lorsque je le verrai en VO, parce qu'on y perd un peu en VF au niveau de la diction et de l'interprétation improbable de Jeff Goldblum)

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Un film, un jour (ou presque) #702 : Avengers - Infinity War (2018)

Publié le 30 Avril 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Aventure, Fantastique, Science-Fiction, Comédie, MCU, Marvel, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Avengers - Infinity War :

Afin de réunir les Pierres d'Infinité et d'imposer sa volonté au reste de l'univers, Thanos (Josh Brolin) et les légions de son Ordre Noir prennent la Terre d'assaut, amenant les Avengers à se réunir une dernière fois pour tenter de repousser ces envahisseurs sanguinaires...

Conclusion de dix années de films Marvel, point d'orgue du Marvel Cinematic Universe, cet Avengers - Infinity War était attendu au tournant comme l'événement cinématographique 2018, grâce à une campagne marketing jouant la carte du mystère, et sur les talons d'un Black Panther aux résultats exceptionnels.

Et maintenant que le résultat de toutes ces attentes est en salles, alors qu'on pouvait craindre une déception... c'est une réussite quasi-intégrale.

C'est long, c'est épique, c'est particulièrement sombre et radical (toutes proportions gardées), les effets spéciaux sont globalement impeccables (Thanos est formidable, visuellement parlant), l'action est inventive et dynamique (avec des duos inédits de personnages, en veux-tu en voilà), les surprises sont au rendez-vous, et, plus important encore, les antagonistes sont parfaitement réussis : l'Ordre Noir de Thanos est efficace et relativement bien utilisé (mention spéciale à Ebony Maw, qui a vraiment la classe), et Thanos, lui, a droit à un développement qui, s'il est différent de celui des comic-books, est plutôt réussi et intéressant, rendant ses actes quasi-logiques et compréhensibles, et ses émotions presque touchantes.

Bref, ceci est une critique à chaud, forcément incomplète, et je reviendrai probablement sur le film lorsque j'aurai l'occasion de le revoir, mais pour l'instant, c'est une vraie réussite de la part de Marvel, qui parvient ici à célébrer ses 10 ans de bien belle manière.

Certes, ce n'est pas parfait : certaines incrustations relatives aux personnages en armure sont, comme toujours, assez médiocres ; les passages avec les Gardiens ont tendance à tirer un peu en longueur, ce qui donne un rythme légèrement inégal ; le maquillage de Nebula m'a paru un peu différent, et Karen Gillan parfois méconnaissable ; la bande originale de Silvestri est réussie, mais manque délibérément des thèmes de la plupart des héros (sauf Black Panther, parce qu'il a rapporté énormément de $$$, je suppose)...

Mais dans l'ensemble, c'est tout de même excellent, et je suis fortement tenté de revoir Justice League sur la lancée, pour vraiment faire la comparaison (et me faire du mal, aussi).

4.75/6 (en attendant de le voir en VO)

(et je ne suis pas mécontent d'avoir vu juste au sujet de Stark : il est sur le point de se marier, il veut un bébé... et comme à chaque fois qu'il remonte la pente, le monde le démolit à nouveau, avec ici l'invasion de Thanos, et Parker qui meurt dans ses bras. Je ne serais pas surpris que dans le prochain Avengers, on apprenne que Pepper ou Happy ont disparu, eux aussi, histoire de faire sombrer un peu plus Tony)

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Critiques éclair - Star Trek Discovery 1x13

Publié le 3 Février 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Star Trek, Action, Aventure, Drame, CBS

Star Trek Discovery continue son arc narratif de l'Univers-Miroir, enchaînant les rebondissements creux et sans inspiration, et après les 33 minutes d'épisode de la semaine dernière, on boucle enfin les pérégrinations de Burnham en massacrant allègrement le personnage de Lorca...

​Star Trek Discovery 1x13 :

À bord du Charon, Giorgiou et Burnham tentent de repousser la rébellion de Lorca, tandis qu'à bord du Discovery, l'équipage tente de trouver un moyen de sauver l'univers...

Là, je crois que j'arrive à court de patience. Heureusement qu'il ne reste qu'une poignée d'épisodes, et que la saison touche à sa fin, parce que si la saison avait été de 22 épisodes (ou plus), je crois que j'aurais choisi de jeter l'éponge dès maintenant.

Entre le sacrifice honteux du personnage de Lorca sur l'autel du rebondissement foireux et manichéen ("Hé, Jason Isaacs est excellent, en Lorca... si on transformait son personnage en psychopathe raciste et basique, qui veut conquérir le monde, et qui paraphrase Donald Trump, avant de mourir en cours d'épisode !?"), l'arc de l'Univers Miroir qui se conclue par un bon gros "tout ça pour ça ?", les raccourcis narratifs en tous genres, les problèmes évidents de production (SMG qui tient son phaseur à l'envers face à Lorca, le temps d'un plan), les idées foireuses (le grand combat de Giorgiou + Burnham qui font du kung-fu mal filmé contre l'équipe de Lorca), l'inspiration très clairement puisée du côté de Star Wars, les scènes de dialogues insipides, et l'insistance des scénaristes à aller toujours de l'avant, en enchaînant les twists, les événements, l'action, les batailles, sans jamais permettre le moindre développement pertinent ou le moindre moment de calme permettant de faire vivre les personnages et leur univers*... je n'en peux plus.

Je finis la saison, et on n'en parle plus, hein.

(à moins que Fuller ne décide de revenir en cours de route)

Et je ne peux m'empêcher de me demander si les scénaristes n'ont pas tout simplement changé de cap à mi-parcours, lorsque les premiers retours des spectateurs sont arrivés, et que tous les rebondissements prévus par la production ont commencé à être devinés et éventés les uns après les autres...

 

* en même temps, ce n'est pas plus mal, parce qu'un moment de calme permettrait aux spectateurs de réfléchir aux grandes lignes de la saison, et ça, ça ferait beaucoup de mal à la série, je pense, tant les motivations des personnages principaux ne semblent avoir aucun sens... il est clair que ce rythme effréné permet de cacher bon nombre des rustines qui colmatent vaguement le script, et de faire illusion auprès des spectateurs les moins exigeants., à en juger par l'hostilité générale (à base de "si tu n'aimes pas, arrête de regarder" ou de "arrêtez de vous plaindre de la série, elle est géniale et moderne, c'est plein d'action !") qui se manifeste de plus en plus sur le web dès que l'on ose émettre une critique (professionnelle ou non) sur la série.

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Un film, un jour (ou presque) #675 : The Battle of the Sexes (2013)

Publié le 22 Mars 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, Sport, Histoire, Biographie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

The Battle of the Sexes :

Un documentaire accompagnant parfaitement le film sorti cette année, puisqu'il en retrace littéralement les grandes lignes (au point de faire double emploi), tout en approfondissant certains aspects survolés ou ignorés dans le long-métrage.

Alors que ce dernier faisait du personnage de Bobby quelqu'un de particulièrement pathétique et misérable, on prend ici nettement l'ampleur de son succès, notamment auprès des femmes, une fois que son numéro de pseudo-macho chauviniste a commencé à trouver de l'écho dans la presse.

Alors certes, le Bobby Riggs original était nettement plus décati que Steve Carell (mais d'un autre côté, on s'aperçoit vite que le syndrome "bio-pic hollywoodien" a encore frappé, et que tous les personnages sont nettement plus séduisants dans le film de 2017 qu'en réalité), mais on comprend aussi nettement mieux qu'il était très malin, et qu'il manipulait constamment tout le monde, ne se lançant jamais dans un pari ou un défi sans être sûr de gagner.

C'est probablement à cause de cela qu'aujourd'hui encore, bon nombre de personnes pensent qu'il a volontairement perdu ce match, tout en pariant de grosses sommes sur cette défaite, afin de rembourser des dettes considérables qu'il avait envers la pègre. Une théorie qui n'est ni abordée ici, ni dans le long-métrage, mais qui a apparemment des arguments relativement probants.

On comprend aussi mieux le personnage incarné par Sarah Silverman, qui n'était pas que la représentante des tenniswomen révoltées, mais aussi la créatrice du plus célèbre magazine de tennis au monde, et donc une femme aux innombrables contacts, et à l'influence conséquente.

De manière générale, à contrario du film, ce documentaire se concentre vraiment sur l'affrontement Riggs/King, et sur son impact direct et indirect sur la cause féminine : une fois débarrassée de toutes les digressions relationnelles et émotionnelles du film de 2017 (vaguement abordées ici au détour de deux phrases), on perçoit mieux la symbolique sociétale de ce match, et on parvient mieux à cerner ce qu'il a pu apporter à ce sport.

Ça reste beaucoup de bruit fait autour d'un gros coup publicitaire monté de toutes pièces, mais ça aide à replacer dans son contexte historique.

Dommage que cela passe par des effets de montage vidéo et sonore, ainsi que par des plans de coupe,tous  globalement assez artificiels et forcés, qui affaiblissent le tout plus qu'ils ne le renforcent. Et je ne parle même pas des moments "reconstitution avec des acteurs", heureusement assez brefs.

3.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #673 : Downsizing (2017)

Publié le 20 Mars 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Fantastique, Science-Fiction, Drame, Comédie, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Downsizing :

Lorsque des chercheurs norvégiens découvrent comment rapetisser l'être humain jusqu'à la taille de 13 centimètres, l'humanité y voit là une opportunité de lutter contre la surpopulation, la pollution et bon nombre de maux touchant la planète. Dix ans plus tard, alors que leur vie semble enlisée dans une routine déprimante, Paul (Matt Damon) et son épouse (Kristen Wiig) décident de tenter l'expérience, une expérience qui va leur permettre de prendre un nouveau départ...

Tout ça pour ça.

Avec ce postulat amusant et ces effets spéciaux de qualité, on aurait pu s'attendre à quelque chose d'original, de mémorable, de drôle ou d'inventif. Et puis en fait, ce métrage de Payne et Taylor (The Descendants) ne semble tout simplement pas savoir sur quel pied danser, ou à quel genre appartenir : science-fiction/anticipation ? Comédie ? Comédie romantique ? Fable écologique ? Satire ? Drame ?

Le script et le ton global du film partent ainsi dans tous les sens, sans jamais vraiment parvenir à surprendre au fil de ses 2h15 : après 40 minutes de mise en place, Damon découvre enfin le monde miniaturisé, et à partir de là, le tout se transforme en simili-rom-com cousue de fil blanc, sur fond d'apocalypse annoncée.

Alors certes, Hong Chau est très attachante dans un rôle qui frôle pourtant le cliché de l'immigrée qui parle petit nègre (la subtilité n'est vraiment pas de mise dans ce métrage), mais le tout se prend bien trop au sérieux, adopte un rythme paresseux, multiplie les personnages inutiles (Udo Kier, la femme excentrique qui les accueille en Norvège, Kristen Wiig) et finit tout simplement par oublier toute notion visuelle de rétrécissement une fois la Norvège entrée en jeu.

Bref, ça ne capitalise nullement sur son postulat de départ, préférant transformer le tout, à mi-film, en romance et en film à message humaniste sur l'engagement social et caritatif direct, en opposition à l'écologie "théorique", à grande échelle. Soit.

Malheureusement, la mayonnaise ne prend pas du tout sur la durée, et le film tombe vraiment à plat à force de jouer la carte du pathos et des gros violons, dans des scènes prévisibles et balisées de bout en bout.

2 + 0.5 pour les effets d'ILM, et pour Chau = 2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #701 : Moi, Tonya (2017)

Publié le 27 Avril 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Biographie, Sport, Drame, Comédie, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Moi, Tonya (I, Tonya) :

En 1991, Tonya Harding (Margot Robbie), patineuse américaine issue d'un milieu défavorisé et maltraitée par sa mère (Allison Janney) et son époux (Sebastian Stan), devient la première athlète américaine à placer un triple axel en compétition. Trois ans plus tard, cependant, alors qu'elle tente un comeback après avoir touché le fond, Tonya se trouve embarquée dans un scandale, lorsque l'une de ses compétitrices est agressée, et que le responsable se trouve avoir été payé par l'entourage de Harding...

Un biopic sportif plus décalé que la moyenne, et virant ouvertement à la comédie quasi-parodique par moments, à base de seconds rôles improbables, de narrateurs non fiables, de flashbacks contredisant les personnages, de déclarations face caméra, de quatrième mur brisé, de violence filmée de manière caricaturale (les moments de violence conjugale sont à deux doigts du slapstick), et de carton d'ouverture amusant.

Bref, on n'est clairement pas dans la même catégorie qu'un Battle of the Sexes plus sérieux et engagé, par exemple, et par moments, j'avais presque l'impression de voir une extension de la sitcom My Name Is Earl (pour l'ambiance générale, le milieu, le fait que les personnages soient tous des incapables notoires, et aussi parce que Margot Robbie ressemble ici comme deux gouttes d'eau à Jaime Pressly).

Malheureusement, cette biographie souffre de défauts qui, s'ils sont différents de ceux d'un BotS, n'en sont pas moins visibles : déjà, le côté jukebox du film, une caractéristique que je supporte de moins en moins dans les métrages actuels à tendance nostalgique. Ici, ça n'arrête pas, c'est presque une scène = un tube de l'époque, ce qui devient très rapidement fatigant et soûlant.

Ensuite, le rythme : deux heures, c'est long quand on n'a pas forcément grand chose à raconter. Toute la jeunesse et la carrière de Harding sont bouclées avant même que la première heure ne soit terminée, et la seconde a alors des faux airs de thriller parodique, alors que l'étau de l'enquête se resserre autour de Tonya et compagnie, et que Harding tente de gérer ce qui reste de sa carrière après le scandale.

C'est cette seconde moitié qui marche le moins, et qui tourne finalement assez souvent à vide.

Ajoutez à cela une intégration numérique ratée du visage de Robbie durant les scènes de patinage, et l'on se retrouve avec un biopic tout à fait regardable, mais finalement assez frustrant et inégal. Dommage, car Margot Robbie et Allison Janney sont impeccables.

3.5/6

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Critiques éclair - Star Trek Discovery 1x14

Publié le 10 Février 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Star Trek, Science-Fiction, Action, Aventure, CBS, Drame

On voit enfin le bout de la saison 1 de Star Trek Discovery, après un épisode se terminant par le retour du vaisseau dans son univers d'origine, et qui se concluait par ce moment inoubliable, symptomatique de l'écriture incompétente de la série :

"- Mr Saru, nous sommes de retour dans notre univers, mais neuf mois dans le futur.
- Contactez Starfleet au plus vite, pour les informer de notre retour, et pour mettre à jour nos cartes tactiques afin de connaître les progrès de la guerre contre les Klingons.
- ... Monsieur, impossible de joindre Starfleet, nous ne recevons aucune réponse, pas même automatique !"
 
(pendant ce temps, en arrière-plan, les cartes tactiques se mettent à jour, n'ayant visiblement aucun problème à contacter Starfleet et à se connecter aux banques de données de la flotte pourtant ravagée et/ou conquise par les Klingons)

​Star Trek Discovery 1x14 :

De retour dans leur univers d'origine, les membres d'équipage du Discovery font le point, et reçoivent la visite de Sarek et de l'Amirale Cornwell...

45 minutes d'exposition particulièrement bavarde, avec son quota de moments qui ne fonctionnent pas (le bilan de Ash et de Burnham sur leur relation), et d'autres gentiment WTF :

- Sarek qui arrive à bord et fait aussitôt un mind-meld à autrui sans lui demander son avis (d'ailleurs, toute la caractérisation de Sarek est complètement à l'ouest, comme lorsqu'il se met à parler d'amour et de sentiments à Burnham) ;

- Ash qui est laissé quasiment libre dans le vaisseau sans que personne ne sache comment il a été guéri, ou s'il a bien été guéri, mais qui en parallèle se fait opposer une fin de non-recevoir par quasiment tout le monde à bord (paradoxe, quand tu nous tiens) ;

- la terraformation d'une planète en quelques minutes, pour y refaire le plein de spores ;

- et bien entendu, le plan final du Discovery : télésporer directement le Discovery dans la planète Qo'onos, apparemment creuse (!?), scanner toutes les installations grâce aux spores magiques (!?), faire un carnage (!?), et gagner la guerre pour le compte d'une Fédération qui, même avec l'algorithme de détection des vaisseaux camouflés, mais avec seulement 1/3 de vaisseaux en moins, ne semble pas capable de vaincre ses adversaires (!?).

Ah, et j'oubliais : pour réussir tout cela, apparemment, il faut faire croire à l'équipage du Discovery que Giorgiou est toujours vivante (!?), et laisser le champ libre à Mirror Giorgiou, placée aux commandes du vaisseau (!?).

Je me doute bien que l'objectif des scénaristes et showrunners, c'est d'avoir une fin de saison qui reflète son ouverture, avec une Burnham qui se mutine contre une Giorgiou, et met ainsi un terme à la guerre qu'elle a déclenchée, mais bon... c'est écrit avec tellement peu de finesse et de fluidité qu'on sent qu'ils avaient l'idée de base, la conclusion de l'arc, mais rien d'autre entre deux, et qu'ils ont brodé au fur et à mesure.

Vraiment toujours aussi décevant, et je redoute le pire pour le grand final de la semaine prochaine.

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Un film, un jour (ou presque) #900 : Holmes et Watson (2018)

Publié le 18 Février 2019 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Histoire, Review, Policier

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Holmes & Watson (2018) :

Lorsque la reine Victoria (Pam Ferris) est menacée de mort par le perfide Moriarty (Ralph Fiennes), elle se tourne vers Sherlock Holmes (Will Ferrell) et son acolyte, le Docteur Watson (John C. Reilly), pour leur demander son aide. Mais ceux-ci ont déjà fort à faire, et l'aide du Dr. Hart (Rebecca Hall), une Américaine, ne sera pas de trop pour venir à bout de cette enquête...

Bon... déjà, en voyant le film s'ouvrir sur une citation pseudo-profonde, aussitôt attribuée à un épisode de Hannah Montana (une série terminée depuis 8 ans), on pouvait se dire que ça commençait mal. Et rapidement, effectivement, il faut bien se rendre à l'évidence : ce Holmes et Watson est un plantage dans ses grandes largeurs, une comédie poussive, plate, mal rythmée, qui tente de faire un Dumb & Dumber victorien (ou plutôt, un Step Brothers victorien, pour rester dans les films de Ferrell et Reilly), sans en avoir l'inspiration, le timing comique, ou l'énergie.

Ici, ça cabotine, et la plupart des gags sont téléphonés, tombent à plat, ou tapent bien trop en dessous de la ceinture (de manière ultra prévisible) pour fonctionner... d'autant que le côté anachronique de bon nombre d'entre eux - le selfie, le sexto, l'UFC, IHOP, tout ce qui tourne autour de Trump, etc, etc, etc - finit par tourner à vide.

Il y a vraiment un aspect sous-développé dans le film, tant dans l'humour que dans les rôles de tous ses personnages secondaires (Steve Coogan et Hugh Laurie, sous-exploités, ne font que de brèves apparitions, Kelly Macdonald hérite de ce qui s'avère, pendant une grande partie du film, un rôle-gimmick ingrat).

Et pourtant, çà et là, on devine un embryon de bonne idée qui, mieux développée, aurait pu donner quelque chose d'hilarant - un certain caméo à bord d'un bateau, le sexto, le numéro musical... mais dans l'ensemble, cette parodie de Holmes et compagnie (et principalement des Holmes de Guy Ritchie) arrive bien trop tard, et est bien trop vide de toute saveur pour convaincre.

Mais qu'attendre d'autre d'un film qui a passé une décennie en developpement hell, et n'a finalement été tourné que parce qu'Etan Cohen, son réalisateur/scénariste, a eu la chance de surfer sur la popularité de Kevin Hart, qui a assuré le succès commercial du premier film de Cohen, le très médiocre En Taule : Mode d'Emploi... ?

1.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1093 : The Oath (2018)

Publié le 28 Novembre 2019 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Review, Thriller, USA, Thanksgiving

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The Oath :

Dans un monde où la politique ultra-partisane divise les USA, le Président a laissé jusqu'au Black Friday à ses concitoyens pour signer le Serment du Patriote, une déclaration d’allégeance au gouvernement en place. Chris (Ike Barinholtz), progressiste et libéral accro aux informations en continu, et son épouse Kai (Tiffany Haddish) refusent fermement de le signer, et se préparent à accueillir leur famille (Jon Barinholtz, Meredith Hagner, Carrie Brownstein, Nora Dunn, Jay Duplass, Chris Ellis) pour Thanksgiving. Plus facile à dire qu'à faire, puisque cette dernière ne partage pas leurs opinions politiques, et que le repas de famille risque bien de dégénérer très rapidement...

Une comédie noire et dystopienne qui prend place dans un 2018 quasi-fictif, où la division politique est toujours plus importante, et où le Président des USA propose un "Serment" qui divise l'opinion publique.

En d'autres termes, une quasi-préquelle spirituelle à la franchise American Nightmare (le terme de "purge" est d'ailleurs mentionné, à un moment), traitée sur le ton de la satire grinçante et du thriller par un Ike Barinholtz (ancien de MadTV) dont c'est ici le premier film, en tant que scénariste et réalisateur.

Et honnêtement, ça se regarde assez bien, même si le trait est forcément assez appuyé et polarisant ; mais la distribution est plutôt bonne (d'ailleurs, le fait que Meredith Hagner soit dans le rôle d'une jeune femme antipathique et stridente m'arrange bien, vu le peu de sympathie que j'ai pour cette actrice), et la tension monte de manière satisfaisante tout au long du récit, jusqu'à culminer au bout de 50-60 minutes.

Ensuite, c'est plus compliqué : le film vire au thriller plus violent, avec kidnapping en prime, et commence à s'essouffler, malgré la présence amusante d'un John Cho blessé. Il se conclut alors par une pirouette façon deus ex machina, qui résout tout de manière un peu plate et décevante, et qui donne l'impression que le scénariste/réalisateur n'ose pas pousser ces idées jusqu'à leur conclusion naturelle, préférant botter en touche in extremis.

Au final, un premier essai pas désagréable, mais inégal, très ancré dans son époque de tournage et dans la présidence trumpienne, et qui ne tient pas totalement la distance. Bien essayé, cela dit.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #867 : Ralph 2.0 (2018)

Publié le 30 Janvier 2019 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Disney, Drame, Jeunesse, Marvel, Review, Science-Fiction, Star Wars

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Ralph 2.0 (Ralph Breaks the Internet) :

Alors que Sugar Rush est sur le point d'être débranché, car en panne, Ralph (John C. Reilly) et Vanellope (Sarah Silverman) décident de prendre les choses en main, et de partir explorer le web, à la recherche de la pièce manquante pouvant sauver la borne d'arcade. Mais en chemin, le duo va découvrir l'économie du web, ses dangers, et ses tentations...

En dépit de sa popularité critique, je n'avais été que moyennement enthousiasmé par Les Mondes de Ralph, un long-métrage Disney ultra-référentiel et bourré de fan-service, qui connaissait à mes yeux un petit ventre mou à mi-parcours, et n'exploitait pas totalement son potentiel. C'était loin d'être honteux, et le doublage était excellent, mais je n'avais pas adhéré plus que ça, et le film ne m'a jamais fait d'impression particulièrement forte lorsque j'ai eu l'occasion de le voir et/ou re-voir.

Autant dire que je n'attendais pas particulièrement cette suite, une suite principalement vendue sur la base de son énorme crossover avec le monde Disney, ses princesses, etc, et qui, dans son sujet comme dans son ton, évoquait fortement le très mauvais Monde Secret des Emojis (avec ce personnage las de vivre dans son monde, et qui cherche à s'en extraire en passant d'app en app à la recherche d'un hacker).

Et dans les faits, c'est exactement ce avec quoi l'on se retrouve ici : une sorte de Monde Secret des Emojis à la sauce Disney, à peu près sympathique et divertissant dans sa première partie, mais qui devient particulièrement laborieux, pour ne pas dire agaçant, une fois que les protagonistes arrivent sur le web, et tentent de devenir viraux.

Qu'il y ait du placement produit à chaque instant, passe encore. Que le film ressemble par moments à un énorme spot publicitaire pour l'entité Disney et toutes ses succursales (Marvel, les Princesses, Star Wars, etc), à la limite.

Mais le tout devient tout de suite plus gênant lorsqu'une grosse partie de ce film de deux heures se déroule dans un pseudo GTA/Carmageddon terne, laid, générique, et sans intérêt intrinsèque à l'écran (y compris ses personnages, qui ne sont ni attachants ni mémorables). Et quand les enjeux du film deviennent "quelles sont toutes les bêtises que Ralph peut faire pour gagner de l'argent en ligne avec des vidéos ?", l'intérêt retombe notablement.

Le film se remet heureusement dans les rails sur la fin, après un passage assez inégal dans le dark web, lorsqu'il se recentre sur son message sur l'amitié, mais c'est un peu trop tard à mon goût : à mes yeux, Ralph 2.0 est une suite en deçà de l'original, et s'il ne fait aucun doute qu'elle plaira à certains spectateurs, elle me laisse clairement de marbre.

(et comme le film n'a pas vraiment fonctionné au box-office, la franchise Ralph risque de s'arrêter là)

Un petit 3/6 (pour la technique, toujours impeccable) + 0.25 (pour la scène de coopération des princesses, avec thèmes musicaux correspondants) = 3.25/6

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Les bilans de Lurdo : The Detour, saison 1 (2016)

Publié le 11 Novembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Comédie, TBS, Canada, USA, Les bilans de Lurdo

Série comique lancée en 2016 et créée par le couple Jason Jones et Samantha Bee, The Detour semble, au premier abord, lorgner très fortement sur la série des National Lampoon's Vacation : une famille d'incapables sur la route des vacances, des mésaventures improbables, et des personnages déjantés.

Mais en réalité, au fil des 10 épisodes de cette première saison, The Detour parvient à faire oublier cette influence, et à forger sa propre identité...

The Detour, saison 1 :

Sur la route des vacances, la famille Parker - Nate (Jason Jones), son épouse Robin (Natalie Zea), et leurs enfants Delilah (Ashley Gerasimovich) et Jareb (Liam Carroll) - tentent de rejoindre la Floride en voiture, depuis Syracuse, New York. Plus facile à dire qu'à faire, d'autant que Nate cache bien des secrets à ses proches, et qu'il a aux trousses les autorités, ainsi que les agents de sécurité du laboratoire pharmaceutique où il travaille...

Dès son générique, le ton de The Detour est donné : des images et une musique entraînantes, qui rapidement dégénèrent à mesure que la bande son et les images sont corrompues. Soit une assez bonne illustration de ce qu'est le programme, un bon gros road trip qui vire progressivement au cauchemar.

En vrac, on a ainsi droit à des pannes de voiture, à une visite dans un strip-club, à un restaurant à thématique colonialiste, à un bed & breakfast pédophile, au village du Père Noël, au yacht d'un milliardaire, et bien plus encore : de quoi remplir les 10 épisodes de la saison, une saison qui part vraiment dans des directions toujours plus improbables et déglinguées.

Alors certes, il faut parfois subir les légers penchants graveleux du couple de scénaristes - Bee et Jones ont toujours eu tendance à taper occasionnellement en dessous de la ceinture, ce qui, ici, se traduit par quelques moments plus faibles, à base d'humour scatologique et sexuel un peu lourd.

Néanmoins, les acteurs (Jones en tête) se donnent totalement à leurs personnages, ce qui fait que ça passe. Les enfants, notamment, sont exceptionnels de naturel et d'enthousiasme, et s'avèrent même fréquemment plus drôles que les adultes qui les entourent.

Et puis, en parallèle, il y a cet artifice de narration, qui voit Jason Jones interrogé par les autorités, et raconter les événements de la série en flashbacks : ce qui aurait pu être superflu s'avère en fait réussi, puisque toute cette partie est joliment absurde, et amène un cliffhanger réussi à la fin de la saison.

En résumé, une bonne surprise que cette première année de The Detour : ce n'est pas parfait, et l'on pense toujours un peu aux mésaventures des Griswold, mais c'est tout de même très amusant, et ça se regarde sans le moindre effort.

Donc, naturellement, j'enchaîne avec la saison 2, dont je publierai le bilan la semaine prochaine.

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Un film, un jour (ou presque) #864 : Le Règne des Supermen (2019)

Publié le 25 Janvier 2019 par Lurdo dans Animation, Action, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, Science-Fiction, DC, DCAMU

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Reign of the Supermen (2019) :

Le monde se remet péniblement de la mort de Superman aux mains de Doomsday. Mais pour assurer sa succession, quatre pseudo-Supermen sortent de nulle part, afin de protéger la planète en arborant les couleurs du héros : Superboy (Cameron Monaghan), sponsorisé par Lex Luthor (Rainn Wilson) ; Steel (Cress Williams), portant une armure métallique et une immense masse ; l'Eradicateur (Charles Halford), impitoyable et mécanique ; et un Superman cybernétique (Patrick Fabian), mi-homme, mi-robot, possédant visiblement les souvenirs du véritable Kal-El. Refusant d'être une veuve éplorée, Lois (Rebecca Romijn) décide alors de découvrir les origines de chacun de ces nouveaux héros... 

Suite directe de La Mort de Superman, un film d'animation qui, tout en étant relativement réussi, m'avait moins enthousiasmé que la majorité des critiques ; la faute à une écriture un peu forcée, et aux choix artistiques habituels des métrages d'animation DC (musique synthétique, design des personnages, etc), qui empêchent toujours, à mes yeux, de vraiment faire décoller ces œuvres.

Ici, on est donc en terrain très familier, avec une adaptation globalement libre des comic-books, qui s'écarte du récit original pour relier le  récit à Darkseid, et à une invasion de la Terre par les forces d'Apokolips. C'est un choix auquel on adhère ou non, et ça force le script à se débarrasser de la Justice League de manière totalement artificielle jusqu'à la toute fin du métrage, mais au moins ça relie le tout à ce que l'on pouvait deviner de Doomsday dans le film précédent, et au reste des métrages animés DC récents.

Cependant, cette histoire de Darkseid télécommandant l'un des Supermen a aussi un inconvénient de taille : la seconde moitié du film (une fois que tout est clair pour le spectateur, et qu'il n'y a plus grand suspense) connaît un sérieux coup de mou. L'écriture a beau tenter de remplacer ce mystère par de l'action et des affrontements, ça tourne tout de même un peu à vide, sans avoir forcément le poids narratif ou l'émotion nécessaires pour tout faire fonctionner.

On se retrouve donc, au final, avec une première moitié dominée par Lois et Lex Luthor (ce qui peut poser de menus problèmes tant leurs interprètes ont des voix distinctives, qui évoquent instantanément leurs visages plutôt que leurs personnages), et une seconde moitié plus bourrine et creuse.

Ça reste totalement regardable (que l'on connaisse l'intrigue originale ou non), mais finalement, c'est assez anecdotique. Et ça laisse présager d'un prochain épisode opposant encore la League à Darkseid, ce qui ne m'intéresse guère.

3.25/6 (mention spéciale à Nathan Fillion, qui semble toujours autant s'amuser à doubler la Lanterne)

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Un film, un jour (ou presque) #1263 : Power of Grayskull - The Definitive History of He-Man and the Masters of the Universe (2017)

Publié le 28 Juillet 2020 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, DC, Jeunesse, Fantastique, Review, Science-Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Power of Grayskull - The Definitive History of He-Man and the Masters of the Universe (2017) :

Un documentaire vraiment complet sur la franchise Musclor/He-Man et les Maîtres de l'Univers, documentaire qui ressemble un peu à une version plus développée et conséquente de l'épisode du The Toys That Made Us de Netflix consacré à Musclor.

On y retrouve toute la genèse de cette gamme de jouets nés d'une ligne de figurines Conan avortée, rapidement devenue la franchise ludique la plus rentable de l'époque ; une gamme reposant intégralement sur le concept de kid empowerment : donner le pouvoir aux enfants, par la simple force d'une épée magique, d'où la phrase récurrente de Musclor "I HAVE THE POWER !".

Quasiment tous les cerveaux et artistes à l'œuvre à l'époque interviennent (J.M. Straczynski !), partageant leurs bons souvenirs des figurines, de leur création, des comic-books rapidement délégués à DC Comics, de la série d'animation, du studio Filmation, et de la création de la série dérivée She-Ra.

Et puis les choses commencent à se compliquer, lorsque la gamme commence à être surexploitée, avec des raccourcis qualitatifs toujours plus visibles (personnages repeints, etc), des stocks insuffisants, une perte de confiance en la marque Mattel... jusqu'à la mise en chantier du film.

Là aussi, le documentaire revient en long, en large et en travers sur le métrage de 1987, avec notamment des interviews de Dolph Lundgren et de Frank Langella, tous deux ravis d'avoir participé au film, mais conscients des limites de ce dernier, limites bien souvent imposées par le studio, par Mattel, et par la technologie de l'époque.

La franchise se délite ensuite, avec son reboot spatial avorté, jusqu'à être remise au goût du jour au début des années 2000, avec un sympathique nouveau relaunch combinant figurines plus modernes, comic-books et nouvelle série animée. À nouveau, un semi échec, qui a cependant débouché, de manière improbable, sur la gamme des Masters of the Univers Classics, à destination des collectionneurs et des fans nostalgiques.

Un très intéressant documentaire, dont on regrettera seulement qu'il n'ait pas eu l'occasion de revenir sur les différentes tentatives de portage cinéma plus récentes, ou sur la série She-Ra de 2018.

4.5/6

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