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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Résultat pour ""semaine française""

Un film, un jour (ou presque) #1508 : Infinite (2021)

Publié le 18 Août 2021 par Lurdo dans Action, Science-Fiction, Science Fiction, Cinéma, Critiques éclair, Review, Fantastique, Religion, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Infinite (2021) :

Persuadé d'être schizophrène, Evan McCauley (Mark Wahlberg) découvre un beau jour que ses souvenirs lui proviennent de ses réincarnations passées, et qu'il fait partie de l'un des deux camps d'immortels s'affrontant, au fil des époques, pour assurer l'avenir du monde. Avec l'aide de Nora (Sophie Cookson), l'une de ses semblables, Evan va alors tenter d'accéder à tous ces souvenirs pour affronter le maléfique Bathurst (Chiwetel Ejiofor), immortel suicidaire ayant décidé de détruire la race humaine pour éviter de se réincarner à nouveau...

Un film de science-fiction signé Antoine Fuqua (aïe) et vaguement adapté d'un roman auto-publié, The Reincarnationist Papers, cet Infinite est directement sorti en juin dernier sur Paramount+, une sortie catapultée qui a bien dû arranger le studio.

Parce qu'il faut bien avouer qu'il n'y a rien de vraiment probant ou intéressant dans ce long-métrage ultra-dérivatif, qui lorgne sur plein d'autres films de science-fiction, d'Highlander à Matrix, en passant par Cloud Atlas, Assassin's Creed, et un peu d'action numérique à la Mission Impossible.

Dérivatif et générique au possible, donc, mais aussi assez mou (Fuqua peine à insuffler la moindre énergie à son métrage), souvent fauché (certains effets sont approximatifs), bordélique, et manquant totalement de charisme ou de charme (c'est flagrant au niveau de la distribution, dont seul Chewetel Ejidfor se démarque avec un personnage de méchant efficace) - de quoi faire un blockbuster insipide au possible, parfois laborieux, et qui semble traîner en longueur malgré une durée somme toute raisonnable.

En même temps, quand un film s'ouvre sur le personnage principal qui t'explique l'univers du métrage en voix off, alors même que ces explications lui sont déjà données par un autre personnage, plus tard dans le film, on sent tout de suite que la production n'avait pas confiance en son scénario et en ses spectateurs.

À oublier très vite, en somme.

2/6​​​​​​

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Un film, un jour (ou presque) #1503 : Plan B (2021)

Publié le 11 Août 2021 par Lurdo dans Aventure, Comédie, Cinéma, Critiques éclair, Jeunesse, Review, Romance, USA, Hulu

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Plan B (2021) : 

Adolescente d'origine indienne, studieuse et droite dans ses bottes, Sunny (Kuhoo Verma) est la meilleure amie de Lupe (Victoria Moroles), jeune latina rebelle et décontractée. Sunny ne rêve que d'une chose : le beau Hunter (Michael Provost), dont elle est amoureuse depuis toujours, et qu'elle a invité à une fête qu'elle va donner chez elle en l'absence de sa mère... mais lorsque Sunny perd sa virginité durant cette fête, une course contre la montre s'engage, alors que les deux adolescentes arpentent toute la région pour tenter de trouver une pilule du lendemain...

Un teen movie comme il y en a de plus en plus, à savoir une sex comedy décomplexée et graveleuse, abordée du point de vue féminin (on pense notamment très fort à Booksmart), et qui suit les chemins déjà bien arpentés du genre. Il ne faut donc pas s'attendre à grand chose de bien original, le premier tiers du film étant une compilation des figures imposées de la comédie adolescente, et la suite se contentant de suivre des rails très prévisibles.

Tout au plus, l'ethnicité des protagonistes amène quelques gags sympathiques (la mafia indienne), et on devine, en filigrane, un semblant de critique de l'éducation sexuelle et de la fermeture des centres de planification familiale dans les états les plus ruraux des USA... mais ça s'arrête là.

Pour une première réalisation de la comédienne Natalie Morales, cela dit, c'est tout à fait compétent, bien interprété, et j'ai probablement préféré à Booksmart, mais le tout reste tout de même assez dérivatif, cousu de fil blanc, et certains choix créatifs maladroits (le film prend un peu le spectateur pour un con à propos de Logan, avec des plans biens insistants sur le chanteur du groupe pour brouiller les pistes ; la scène du piercing) auraient pu être évités.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #1458 : Malavita (2013)

Publié le 10 Juin 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, France, Review, Policier, Thriller, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Malavita (The Family - 2013) :

En 1995, Fred Manzoni (Robert de Niro), un ancien mafieux repenti, est placé sous protection du FBI (Tommy Lee Jones) dans un petit village de Normandie, où il doit se réinventer une nouvelle vie avec sa femme Maggie (Michelle Pfeiffer), son fils Warren (John D'Leo) et sa fille Belle (Dianna Agron). Mais les habitudes américaines ont la vie dure, et rapidement, les ennuis s'invitent dans le quotidien des "Blake", lorsque la mafia les retrouve...

Un film bancal, adaptation d'un roman français par Luc Besson, avec une distribution de poids (De Niro, Pfeiffer, Tommy Lee Jones) mais qui peine à convaincre devant les choix artistiques faits par le réalisateur : photo jaunâtre dégueulasse, rythme bien trop nonchalant, clichés à gogo (les Français sont tous des connards méprisants, le lycée qui fonctionne par cliques comme dans tous les teen movies américains), personnages qui parlent tous anglais (y compris tous les voisins et les habitants du petit village normand), virage actioner sur la toute fin... ça ne marche pas vraiment.

Et puis la durée de près de 2 heures ne se justifie pas, honnêtement.

Un bon gros bof regardable, mais totalement oubliable, dont on se demande fréquemment si Besson ne l'a pas tourné pour l'argent, et pour le plaisir cinéphile de tourner avec de Niro, Pfeiffer et Jones.

2.75 ou 3/6 (selon votre tolérance pour les clichés des fils de gangsters, et pour les gros clins d'œil cinéphiles appuyés)

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Un film, un jour (ou presque) #1520 : Stage Mother (2020)

Publié le 2 Septembre 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Musique, Review, Drame, Canada

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Stage Mother (2020) :

Grenouille de bénitier responsable d'une chorale d'église texane, Maybelline Metcalf (Jacki Weaver) découvre, à la mort de son fils Ricky (Eldon Thiele) - qu'elle avait renié à son coming-out - que ce dernier possédait un bar gay à San Francisco, réputé pour ses spectacles de drag. Contre toute attente, et en dépit de ses nombreux préjugés envers la communauté LGBTQ et les drag queens, Maybelline finit par se prendre d'intérêt pour l'établissement en difficulté et pour ses habitués, et avec l'aide de Nathan (Adrian Grenier) et de Sienna (Lucy Liu), le compagnon et la meilleure amie de Ricky, elle va tenter de le garder ouvert en souvenir de son fils...

Une comédie gentillette sur la communauté LGBTQ et les drag queens, ainsi que sur une bigote qui apprend à accepter autrui, blablabla : on le voit tout de suite, si le métrage a bon fond, il est aussi ultra balisé, et donne globalement l'impression d'arriver 15 ans trop tard.

Particulièrement cousu de fil blanc, on se serait attendu à voir ce récit au début des années 2000, quelque part entre Priscilla, Folle du Désert et Kinky Boots ; et je suis certain qu'il y aurait quelque chose à redire de ces personnages excentriques tous en perte de repères, dont la vie retrouve un peu de sens au contact d'une mère de substitution aux valeurs traditionnelles.

À noter, parmi les seconds rôles, un Adrien Grenier compétent, mais un peu monotone en gay bitchy constamment exaspéré, et une Lucy Liu méconnaissable, blonde et ne faisant pas son âge, mais malheureusement largement sous-exploitée.

Encore une fois, ce n'est pas désagréable, c'est fait avec beaucoup d'empathie et de sympathie pour la cause, mais c'est bien trop convenu pour être marquant.

Un petit 3/6 sans grande conviction.

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Un film, un jour (ou presque) #1345 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Coup de foudre en direct (2020)

Publié le 2 Février 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Hallmark, Review, Romance, Télévision, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...

Coup de foudre en direct (Love in Store - 2020) :

Lorsque leur patronne (Jackée Harry) leur annonce qu'elle va prendre sa retraite, Terrie (Alexandra Breckenridge) et David (Robert Buckley), deux présentateurs d'une chaîne de télé-achat populaire, aux styles très différents, comprennent qu'ils sont en concurrence pour son poste. Mais bientôt, la coprésentatrice de Terrie part en congé maternité : Terrie et David se retrouvent alors contraints de faire temporairement équipe, et développent une alchimie des plus troublantes...

Rom-com Hallmark de février 2020, et qui, au premier abord, semblait être un achat tardif de la chaîne : générique animé, utilisation de musique sous licence, personnages relativement adultes et intelligents, distribution pas encore lessivée par des apparitions répétées sur Hallmark, escape room... autant de caractéristiques se démarquant un peu du cahier des charges de la chaîne. 

Et puis finalement le doute s'installe, entre le postulat de départ familier (ça ressemble à un téléfilm de Noël, mais je ne me souviens plus du titre), le placement vraiment honteux des produits Balsam Hill durant une séquence télé-achat (ce n'est même pas un téléfilm de Noël, et pourtant ils parviennent à nous faire près d'une minute sur la qualité formidable des sapins artificiels Balsam Hill :facepalm:), le personnage de l'ex-fiancé insipide...

Au final, les qualités et les défauts s'équilibrent, pour donner quelque chose de très moyen, et de malheureusement très oubliable.

3 + 0.25 pour les intonations parfaitement "télé-achat" du duo principal, qui a bien fait son travail sur ce point = 3.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1363 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Modern Persuasion (2020)

Publié le 10 Février 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, Romance, St Valentin, USA

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...

Modern Persuasion (2020) :

Au sein de la firme de relations publiques où elle travaille, Wren Cosgrove (Alicia Witt) s'entend bien avec tous ses collègues : Maxine (Jenn Harris), sa patronne, et Lizzie (Liza Lapira), la compagne enceinte de cette dernière ; Grayson (Mark Moses), l'autre patron, vaniteux mais totalement franc ; Rebecca (Li Jun Li), une collègue froide et distante ; Denise (Adrienne C. Moore), la nouvelle réceptionniste ; Crystal (Tedra Millan) et Kate (Daniella Pineda), les deux assistantes spécialistes en promotion et en réseaux sociaux... Mais lorsque Owen Jasper (Shane McRae), un ancien petit-ami de Wren, contacte le cabinet pour un projet professionnel, Wren est troublée. D'autant que deux autres prétendants potentiels entrent dans sa vie au même moment : l'arrogant Tyler (Chris O'Shea) et le discret Sam (Dominic Rains)...

Un long-métrage (très très) vaguement adapté du Persuasion de Jane Austen (honnêtement, ça tient plus de la vague inspiration que d'une véritable adaptation, au grand dam des fans d'Austen indignés) et qui, de par sa distribution et son rendu visuel, ainsi que son format de 87 minutes, ressemble beaucoup à un téléfilm Hallmark... mais un téléfilm plus sexy (on a des bikinis minimalistes, des personnages qui s'éclipsent pour se peloter en coulisses, des sous-entendus), plus décomplexé (tous les personnages sont excentriques, le ton global est léger) et plus LGBTQ-friendly.

En somme, le tout est plutôt sympathique à suivre (les deux assistantes sont amusantes et déjantées), et mériterait une bonne note... si ce n'était pour un problème de taille : Alicia Witt et Shane McRae n'ont pas grande alchimie, et ce dernier fait un bien piètre love interest ; surtout lorsqu'en face, Sam a un capital sympathie nettement plus important, et beaucoup plus en commun avec l'héroïne.

Mais non, l'histoire d'amour centrale, c'est bien Wren/Owen, et le film ronronne ainsi beaucoup, calibré pour arriver à une conclusion cousue de fil blanc, et jamais bien convaincante.

Dommage.

3.75/6 

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Un film, un jour (ou presque) #1364 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Comment savoir (2010)

Publié le 11 Février 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, Romance, Sport, USA, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...

Comment savoir (How Do You Know - 2010) :

Joueuse internationale de softball, Lisa (Resse Witherspoon) apprend soudain qu'elle est renvoyée de l'équipe, car trop âgée ; un peu paumée, elle tombe alors dans les bras de Matty (Owen Wilson), joueur professionnel de baseball, alors même qu'elle croise le chemin de George (Paul Rudd), un cadre accusé des fraudes financières de son père (Jack Nicholson). Contre toute attente, elle n'est pas insensible au charme balbutiant de George...

Une comédie romantique longuette et mollassonne pourtant signée d'un vétéran du genre, James L. Brooks, mais qui s'avère particulièrement plate : la distribution du métrage est plutôt sympathique et compétente, Reese Witherspoon est radieuse, Rudd fait son numéro, Wilson parvient à donner un peu de volume à son personnage... mais ça ne décolle pas.

Probablement parce que Lisa et George passent les 2/3 du film séparés, à évoluer dans leurs sous-intrigues respectives - d'autant plus que Jack Nicholson ne sert à rien dans tout ça, et que le personnage de la secrétaire (interprétée par Kathryn Hahn) en fait trois tonnes.

Probablement aussi que la réalisation vieillotte n'aide pas vraiment à donner du relief au film : tout ressemble à un téléfilm un peu friqué, le réalisateur utilise des cadrages serrés et des zooms assez laids et maladroits, le montage est assez mou...

Ou, plus simplement, peut-être que le problème vient d'un script particulièrement nombriliste, où tous les personnages semblent posséder une thèse en psychologie et passent leur temps à exprimer, par leurs dialogues, leurs introspections les plus profondes. Ce qui donne lieu à beaucoup d'échanges insipides, et à beaucoup de platitudes génériques pseudo-inspirationnelles, qui lassent très rapidement.

Bref, malgré sa distribution sympathique, ce Comment savoir rate totalement sa cible et traine en longueur, n'exploitant aucunement le cadre original de son histoire (le monde du sport professionnel), ni le capital sympathie de ses interprètes.

2/6

(et justement, je n'ose même pas imaginer la note que j'aurais mise sans le capital sympathie de ses interprètes !)

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Un film, un jour (ou presque) #1373 : The King of Staten Island (2020)

Publié le 16 Février 2021 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Review, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

The King of Staten Island (2020) :

Le parcours de Scott (Pete Davidson), un vingtenaire paumé de Staten Island qui, depuis la mort de son père pompier lors du 11/09, s'est réfugié dans la drogue et l'alcool, au grand dam de sa mère (Marisa Tomei) et de sa petite sœur (Maude Apatow). Jusqu'au jour où sa mère retrouve l'amour dans les bras de Ray (Bill Burr), un pompier qui va forcer Scott à repenser son existence...

Un film semi-autobiographique signé Judd Apatow et co-écrit par Pete Davidson, dont le personnage de Scott s'inspire très largement.

Ici, on est très clairement dans la comédie dramatique plus que dans la rigolade, une comédie dramatique sincère saupoudrée d'un peu d'humour de stoner et de glorification des pompiers new-yorkais , pour un résultat qui se regarde tranquillement (Davidson est un acteur compétent lorsqu'il sort du cliché du stoner dans lequel le SNL le garde) mais qui, Judd Apatow oblige, dure bien trop longtemps pour son propre bien (2 h 20).

On aurait pu raconter exactement la même chose, sans digressions inutiles et probablement de manière plus efficace, en 1 h 45.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1374 : Le Shérif est en prison (1974)

Publié le 17 Février 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Comédie, Histoire, Review, USA, Western

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Le Shérif est en prison (Mel Brooks' Blazing Saddles - 1974) :

Parce qu'il a dans son collimateur une petite ville située sur le trajet de ses chemins de fer, le machiavélique et raciste Hedley Lamar (Harvey Korman), est bien décidé à rendre insupportable la vie de ses habitants. Pour cela, il se débrouille pour que Bart (Cleavon Little), un Afro-américain condamné à mort, y soit nommé comme shérif, persuadé que cela va entraîner la chute de la bourgade lorsque les sbires de Lamar vont fondre sur celle-ci. Mais la décontraction de Bart et l'aide du Waco Kid (Gene Wilder) vont changer la donne...

Un Mel Brooks que je n'ai pas revu depuis les années 90, et dont je ne garde pas le moindre souvenir, malgré son statut de film culte et d'incontournable.

Et en le revoyant, j'ai réalisé pourquoi il ne m'avait pas marqué : non seulement le genre du western n'a jamais vraiment été l'un de mes genres préférés (surtout à l'âge que j'avais alors) mais on sent par ailleurs que ce Blazing Saddles était l'un des premiers métrages de Brooks, pas aussi abouti que d'autres.

C'est fréquemment amusant, oui (sans être hilarant), ça passe fréquemment de l'humour juif à l'humour absurde, au slapstick, au vulgaire et à l'humour méta (le moment Bugs Bunny ^^), mais il manque, à mes yeux, un petit quelque chose pour donner du liant à tout ça : le film ne commence vraiment ainsi à trouver sa vitesse de croisière qu'au bout d'une demi-heure, quand après avoir présenté à l'écran un Brooks déglingué en Mr. Lepetomane, il introduit Gene Wilder dans le récit.

Le film prend alors progressivement des airs de buddy comedy, ce qui suffit à lui donner de la structure et de l'énergie, jusqu'à une dernière ligne droite totalement barge, avec bagarre générale qui déborde sur les autres plateaux de tournage voisins, poursuite à la Benny Hill, et fin décalée.

Dans l'ensemble, le tout reste donc joliment mené, transgressif et drôle... mais cet impression un peu brouillonne a fait que je me suis moins amusé que je ne l'espérais devant un tel classique.

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #1375 : Downhill (2020)

Publié le 18 Février 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Review, Romance, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Downhill (2020) :

En vacances dans les Alpes autrichiennes, au ski, Billie (Julia Louis-Dreyfus) et son mari Pete (Will Ferrell) voient leur couple chamboulé lorsque, confronté à une avalanche, Pete préfère s'enfuir avec son smartphone plutôt que de protéger son épouse et leurs deux enfants. Rapidement, les vacances de la famille s'enveniment alors...

Remake américain du film suédois Force Majeure (2014) par le duo Nat Faxon/Jim Rash, oscarisé pour The Descendants et passés à la réalisation pour Cet été-là, ce Downhill s'avère malheureusement ce que l'on pouvait redouter à l'annonce du projet : une version américanisée, simplifiée et plus caricaturale du film original, pas forcément utile ni très intéressante, et avec des personnages plutôt antipathiques.

Assez problématique pour un film appartenant au registre de la cringe comedy (qui demande une certaine empathie avec les personnages), mais qui grossit tellement les traits que ces protagonistes finissent par agacer, notamment au niveau des personnages secondaires - Miranda Otto en responsable d'hôtel échangiste et Zach Woods en meilleur-pote-qui-fait-du-Zach-Woods.

Alors certes, ce n'est pas un désastre, la bande originale est intéressante, et c'est bien interprété (Juila Louis-Dreyfus est impeccable), mais dans l'ensemble, malgré sa durée de 85 minutes environ, ce Downhill ne convainc pas vraiment, un remake de plus ni fait ni à faire, qui n'apporte rien à l'original, et n'est pas assez efficace pour justifier de son existence.

2.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #1376 : Marketing the Messiah (2020)

Publié le 19 Février 2021 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Histoire, Religion, Review

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Marketing the Messiah (2020) :

Un documentaire qui a pour ambition de raconter, en se basant sur des entretiens avec des spécialistes et des universitaires, la création historique de la figure du Messie telle qu'elle est aujourd'hui communément présentée par la Bible, ainsi que la montée en puissance de la religion chrétienne dans l'Histoire.

Présentée et écrite par un Australien, ce métrage aborde le sujet du Jésus historique de manière assez rigolarde, avec de nombreux intermèdes animés, des accents improbables, et un sens de l'humour clairement assumé... le seul problème, en fait, c'est que le contenu, s'il est effectivement relativement instructif, est aussi très orienté.

On est ici dans un documentaire sceptique, qui ne croit pas au Jésus historique, et qui semble bien décidé à expliquer en long, en large et en travers pourquoi il est inutile d'y croire. Ce qui, déjà, donne lieu à un récit très fouillé et parfois austère, qui rentre dans les moindres détails des sectes de l'époque, de leurs jeux de pouvoir, etc ; mais en plus, en parallèle, on a ce sens de l'humour très sarcastique et goguenard, qui est fréquemment nettement moins drôle ou percutant qu'il ne pense l'être.

(j'ai envie de dire que c'est un peu un problème récurrent de certaines franges du milieu sceptique, mais bon)

Le résultat, c'est que l'approche légère et humoristique du sujet est aux antipodes des interviews bavardes et touffues du documentaire, et que ce contraste peine à captiver.

Ajoutez à cela un narrateur dont les clins d'œil à Larry David font lever les yeux au ciel plus qu'autre chose, et voilà, un documentaire historico-religieux qui, s'il n'est pas mauvais ni inintéressant, frustre plus qu'il ne convainc.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #1348 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : The Lovebirds (2020)

Publié le 3 Février 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Netflix, Review, Romance, USA, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...

The Lovebirds (2020) :

Sur le point de se séparer après plusieurs années de vie de couple, Leilani (Issa Rae) et Jibran (Kumail Nanjiani) se retrouvent embarqués dans une sombre histoire de meurtre, de chantage, et de société secrète qui, contre toute attente, va finir par ressouder le duo...

Une comédie romantique made in Netflix qui m'a malheureusement laissé un peu de marbre, malgré Kumail et malgré Michael Showalter derrière la caméra. Le souci principal, en fait, c'est que tout le film repose sur les disputes et les échanges entre Leilani et Jibran, et sur leur tendance à ne jamais se taire, même dans les pires moments.

Ce qui impose une alchimie impeccable entre les deux acteurs principaux, du charisme, et une écriture pétillante... malheureusement, ce dernier point fait un peu défaut à ce Lovebirds, qui manque de rythme, de punch ou d'énergie. Si je devais décrire le film, je dirais qu'il est trop nonchalant pour son propre bien, et que les échanges du couple principal n'ont pas le percutant nécessaire pour les rendre particulièrement attachants ou drôles.

Le tout est ainsi trop convenu, Anna Camp et Kyle Bornheimer sont largement sous-exploités, la Nouvelle-Orléans n'est pas particulièrement mise en valeur, les péripéties connaissent un véritable ventre mou et le récit aurait vraiment mérité d'avoir plus de l'excentricité et de la folie dont Showalter a l'habitude.

Et puis, pour être totalement franc, ça rappelle beaucoup trop des films comme Date Night et Game Night, sans en avoir la folie ou la dynamique. 

2.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #1343 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Un hiver romantique (2020)

Publié le 1 Février 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Hallmark, Review, Romance, Télévision, USA, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...

Un hiver romantique (Winter in Vail - 2020) :

Frustrée par le manque d'avancement de sa carrière d'organisatrice événementielle, Chelsea (Lacey Chabert) démissionne lorsqu'elle apprend qu'elle a hérité d'un chalet dans la station de ski de Vail, Colorado. Elle s'y installe et réalise rapidement que la communauté locale, particulièrement accueillante et chaleureuse - et notamment le bourru Owen (Tyler Hynes), qui rénove le chalet - aurait bien besoin d'une campagne médiatique pour attirer les touristes...

L'un des téléfilms du Winterfest 2020 de Hallmark, cet Hiver Romantique est, à peu de choses près, une resucée de Coup de cœur sauvage (2018), déjà avec Chabert, mais en remplaçant l'Afrique du Sud par le Colorado enneigé. Alors certes, les menus détails diffèrent, mais les grandes lignes sont identiques : l'héritage, les locaux accueillants, le mec bourru, le lieu à "sauver", etc...

Tous les clichés habituels sont là : la grosse promotion qui ressurgit in extremis, la meilleure copine ethnique, l'Américaine citadine rigide et carriériste qui débarque comme une touriste dans un environnement exotique et décontracté, un séduisant travailleur manuel aux aspirations contrariées d'architecte, une communauté locale chaleureuse et traditionnelle, le concours de cuisine, le festival, blablablabla....

Et pourtant, malgré le fait que tout cela soit générique au possible, interchangeable (à quelques décorations près) avec un bon paquet de romances Hallmark de Noël, et que tout l'aspect pseudo-alpin de Vail soit un peu cheap et risible (mais ça, c'est un reflet de la réalité), le film ne fonctionne pas trop mal, aidé par des décors naturels à la neige épaisse et superbe, ainsi que par un couple principal plus décontracté et enthousiaste.

Les seconds rôles, à l'identique, sont assez sympathiques (bien que parfois sous-exploités), et le tout est produit avec une bonne humeur moins rigide et calibrée que les autres métrages de la chaîne... un peu comme Coup de cœur sauvage, tiens.  croire que, dès qu'Hallmark lui paie ses vacances, Chabert se détend, et la production de ses films fait de même !

3.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #1344 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Olympic Dreams (2020)

Publié le 1 Février 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Review, Romance, Sport, USA, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...

Olympic Dreams (2020) :

Lors des Jeux Olympiques de PyeongChang, en 2018, un dentiste volontaire américain (Nick Kroll) rencontre une jeune skieuse de fond (Alexi Pappas) bourrée de doutes, et s'éprend d'elle...

Une comédie romantique tournée dans le village olympique de PeyongChang, en plein milieu des J.O. de 2018, et profitant au maximum de son cadre et des athlètes présents, pour des échanges tous plus ou moins improvisés entre Kroll ou Pappas et leurs interlocuteurs.

Le seul vrai problème, en fait, de ce qui ressemble par moments à une variation plus ouvertement romantique de Lost in Translation (le couple improbable entre une très jeune femme et un homme nettement plus âgé, le cadre exotique et isolant, la relation discrète) mâtinée de Sasha Baron Cohen (pour les interactions semi-improvisées avec les athlètes et le personnel local, mais sans la méchanceté ou l'humour de Cohen), c'est que si l'on excepte son cadre certes original et unique, il ne reste qu'une rom-com indépendante assez basique et peu mémorable, tournée par le mari de Pappas.

Cette dernière y est un peu trop fébrile, névrosée, dépressive et échevelée pour être vraiment attachante (cela dit, étant elle-même ex-athlète olympique, ses doutes et ses états d'âme sentent le vécu), Kroll est en mode mineur et relativement sobre, et la nécessité d'une improvisation quasi-constante apporte un certain flottement au tout, flottement qui fait que la romance ne prend jamais totalement (d'autant que progressivement, l'intérêt de ce cadre unique s'étiole à mesure que le couple en devenir joue les touristes et se rapproche).

Bref, ce n'est pas particulièrement mauvais, c'est simplement assez anecdotique sorti de son environnement assez unique.

3/6 (mais sans le cadre olympique, ça vaudrait un peu moins)

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Un film, un jour (ou presque) #1353 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Wild Nights with Emily (2018)

Publié le 6 Février 2021 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Review, Romance, St Valentin

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Wild Nights with Emily (2019) :

La vie de la poétesse Emily Dickinson (Molly Shannon), longtemps décrite comme une recluse excentrique, mais qui entretenait en réalité une relation amoureuse ludique et passionnée avec sa belle-sœur Susan (Susan Ziegler), qu'elle fréquentait depuis leur adolescence, et qui vivait dans la maison voisine...

Un biopic rigolard qui n'est pas sans rappeler un épisode de Drunk History en version longue, notamment à cause de la narration récurrente (et pleine de mensonges), en voix off, de Mabel (Amy Seimetz), la maîtresse du frère d'Emily Dickinson qui, après la mort de cette dernière, s'est improvisée son éditrice et a publié ses poèmes à titre posthume.

Et c'est bien là que le bât blesse : un épisode de Drunk History fonctionne car il est court et ouvertement déconneur. Là, on a près de 90 minutes de film, et la réalisatrice/scénariste prend la poésie de Dickinson très au sérieux, l'affichant à l'écran de manière premier degré afin d'illustrer les pensées ou le ressenti des personnages.

Parfois, dans les moments les plus absurdes, cela crée un décalage amusant et bienvenu. À d'autres moments, ça tombe lourdement à plat, ou ça ne parlera clairement qu'aux amateurs de la poésie de Dickinson. Et il en va de même pour le gros de ce métrage : pour le non-initié, il y avait probablement là de quoi remplir 25 minutes, peut-être 40, avec cette adaptation d'une pièce de théâtre.

Mais là, entre l'interprétation très inégale (en fonction des seconds rôles) et le côté "thèse féministe sur le combat de femmes opprimées par des hommes imbéciles" un peu trop appuyé et caricatural pour son propre bien, ce n'est pas forcément très intéressant ou captivant sur la durée, malgré le capital-sympathie de Molly Shannon.

2.5/6 (probablement plus si l'on fait partie du public ciblé)

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Un film, un jour (ou presque) #1357 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Superintelligence (2020)

Publié le 7 Février 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, Romance, Science-Fiction, St Valentin, USA, HBO

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Superintelligence (2020) :

Moyenne sous tous rapports, Carol (Melissa McCarthy) découvre un beau jour qu'une intelligence artificielle dotée de la voix de James Corden l'a choisie pour décider du sort de l'humanité. Pendant 3 jours, l'entité cybernétique omniprésente va ainsi observer (et aider) Carol dans ses rapports avec George (Bobby Cannavale), son ex, et au terme de ce délai, le sort des humains sera déterminé...

Une comédie d'anticipation HBO Max signée de Ben Falcone (l'époux de Melissa McCarthy, qui tient par ailleurs un petit rôle dans le film) qui part d'un postulat semi-intéressant (on ne peut pas dire que "l'entité qui choisit un quidam pour décider du sort de l'humanité dans son ensemble" soit un postulat particulièrement original, mais il peut être amusant s'il est bien traité) pour en faire une comédie romantique assez classique, pas forcément désagréable (Cannavale et McCarthy ont un bon timing comique et une bonne alchimie) mais parasitée par des moments de slapstick inutile, et par tout l'aspect techno-thriller qui évolue en parallèle (avec les agents gouvernementaux incapables, etc).

Qui plus est, le tout s'avère assez longuet, d'autant que la conclusion du métrage est, en fin de compte, totalement prévisible et plate, puisque l'intelligence artificielle qui finit par épargner les humains après avoir appris le véritable sens de la nature humaine, blablabla, c'est vraiment commun au possible.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1358 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : The Wrong Missy (2020)

Publié le 8 Février 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Netflix, Review, Romance, USA, St Valentin

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The Wrong Missy (2020) :

Contre toute attente, Tim Morris (David Spade) rencontre la femme de ses rêves, Melissa (Molly Sims) dans un aéroport, et ils échangent rapidement leurs numéros avant d'être séparés. Pour renouer le contact, il l'invite alors à un week-end organisé par son entreprise à Hawaï... mais sur place, il réalise qu'il a invité la mauvaise Melissa (Lauren Lapkus), et que celle qui l'accompagne désormais est une folle furieuse, exubérante, bruyante, déjantée et incontrôlable...

Énième comédie semi-romantique Happy Madison produite pour Netflix à l'occasion de laquelle Sandler et tout son entourage prennent des vacances aux frais de la plateforme et tournent une comédie plus ou moins convaincante sur place.

Ici, c'est Hawaï, c'est David Spade, c'est Rob Schneider, c'est Sarah Chalke qui cachetonne, Mme Sandler et ses filles dans des rôles secondaires, un caméo de Roman Reigns, et plein de visages familiers, mais pas d'Adam Sandler à l'écran, pour une comédie romantique assez quelconque, avec quelques moments graveleux assez lourds, et une Lauren Lapkus en mode hystérico-gueulard.

Pourtant, j'aime beaucoup l'actrice, qui est amusante et talentueuse, mais son personnage est (délibérément) tellement fatigant et criard qu'on peine à la supporter, et donc à s'investir dans le revirement de dernière minute du script, lorsque Tim réalise qu'il s'est attaché à elle et que, finalement, la femme parfaite pour lui n'est pas aussi intéressante que cette fille bruyante, envahissante, surexcitée et épuisante.

Je n'ai donc pas vraiment accroché à tout ça, malgré l'énergie investie par Lauren Lapkus dans son personnage. Avec un script plus inspiré, et un David Spade moins en pilotage automatique, ça aurait pu marcher. Là, c'est un one-woman show qui tourne trop souvent à vide.

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1351 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : 10 Things We Should Do Before We Break Up (2020)

Publié le 5 Février 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Review, Romance, USA, St Valentin

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10 Things We Should Do Before We Break Up (2020) :

Lorsque Abigail (Christina Ricci), mère célibataire de deux enfants (Mia Sinclair et Brady Jenness), rencontre Benjamin (Hamish Linklater), célibataire endurci et immature, c'est un coup de foudre improbable qui se produit. Certains que leur relation ne pourra jamais durer, ils décident d'improviser une liste des dix choses à faire ensemble avant leur rupture... mais Abigail tombe rapidement enceinte, et la relation devient plus sérieuse que prévu.

Un métrage indépendant centré sur une relation compliquée, mais qui parvient à être sympathique, et à montrer l'évolution d'un couple au fil du temps, de manière plutôt touchante et subtile. Je ne partais pas forcément convaincu, au début, tant le gimmick de la liste me paraissait forcé, mais ce dernier est rapidement oublié, pour laisser place à une vie de famille recomposée assez attachante.

Ce n'est pas parfait pour autant, et il y a une étrange sensation d'inachevé qui se dégage de ce film de moins de 75 minutes : la dispute avec la meilleure copine semble ainsi un peu forcée, le personnage de l'ex de Benjamin est plutôt simpliste, Benjamin lui-même est un peu le cliché de l'homme-enfant immature, et le final doux-amer du récit, qui arrive comme un couperet, est certes réaliste, mais en frustrera plus d'un (il n'y a qu'à voir les notes du métrage sur imdb pour s'en rendre compte).

Cela dit, la distribution est compétente (mention spéciale aux deux enfants), l'alchimie du couple principal est là, ça évite de tomber dans les clichés de la comédie romantique, et dans l'ensemble, ça se regarde sans problèmes.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1347 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Amour, duel et pâtisserie (2020)

Publié le 3 Février 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Hallmark, Review, Romance, St Valentin, Télévision, USA

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Amour, duel et pâtisserie (The Secret Ingredient - 2020) :

À sa grande surprise, Kelly (Erin Cahill) découvre qu'elle a été sélectionnée pour être l'une des participantes à un concours culinaire télévisée organisé pour la Saint Valentin, et présenté par Maneet Chauhan. Mais cette compétition se tourne de manière confidentielle et à l'aveugle : alors même qu'Andrew (Brendan Penny), qui s'est autrefois séparé de Kelly pour suivre des études culinaires à Paris, revient dans sa vie, elle ignore qu'il est l'un de ses rivaux dans ce concours, et que les enjeux de cette compétition risquent bien d'être plus importants que prévu...

Le Meilleur pâtissier de Noël. A Sweet Christmas Romance. Deux exemples relativement récents de comédies romantiques télévisées lorgnant très fortement sur les codes de la télé-réalité et des programmes culinaires, sans jamais réussir à les transcender pour proposer quelque chose d'intéressant.

The Secret Ingredient, malheureusement, ne déroge pas à la règle, et ce quand bien même la chaîne aurait ouvert son porte-monnaie pour recruter Maneet Chauhan, l'une des juges des compétitions de la chaîne Food Network, et pour adapter l'un des romans publiés par la maison d'édition interne à Hallmark, qui fournit au tout une structure un peu plus développée qu'à l'habitude.

Ici, en effet, on a deux protagonistes qui sont accompagnés quasiment en permanence d'assistants de production, y compris dans leur vie privée/dans les rues de New York, et qui ignorent qu'ils participent tous deux à la même émission. Cela change un peu la dynamique du téléfilm, mais ne va jamais bien loin, et malheureusement, le reste est, comme souvent sur Hallmark, générique, cliché et sans relief (on retrouve encore une fois des entreprises familiales en péril financier, etc).

Après, si l'on est passionné par Master Chef et autres programmes de ce genre, probablement que l'on trouvera le tout captivant (le téléfilm est en effet étrangement fasciné par l'idée de montrer les coulisses, le tournage et les épreuves  d'un show culinaire de ce type), et le couple principal est attachant.

Mais honnêtement, dès la deuxième épreuve, j'ai plus ou moins décroché.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1354 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Une romance sans fin (2019)

Publié le 6 Février 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Review, Romance, Télévision, USA, St Valentin

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Une romance sans fin (Love on Repeat, aka Stuck Out of Love - 2019) :

Architecte peu satisfaite de son poste actuel, Amber (Jen Lilley) est célibataire depuis peu, après avoir rompu avec son collègue Kevin (Jonathan Bennett), séduisant mais un peu idiot. Un matin, elle se réveille, et réalise qu'elle revit sans cesse la pire journée de sa vie...

Un téléfilm Marvista qui ressemble fortement à une production refusée par Hallmark, ION ou UpTV, avec sa distribution habituée de ces chaînes, sa production assez fauchée (visuellement, tout est saturé, avec une colorimétrie plutôt laide), son surjeu un peu forcé, et son script très dérivatif : le film ne s'en cache pas, et le titre français est encore plus clair à ce sujet, on est là dans une énième relecture d'Un Jour sans Fin, avec une (petite) dose de romance entre Lilley et Andrew Lawrence.

Alors forcément, ça a des avantages et des inconvénients évidents : la formule est éprouvée, et difficile à saboter, mais elle est aussi plus qu'éventée. C'est un peu ce qui plombe cette version : un récit vraiment générique, en constant pilotage automatique, et qui n'apporte pas grand chose à ce concept.

À partir de là, il n'y a pas grand chose à se mettre sous la dent, à part une petite référence cachée à Star Trek lors d'une recherche internet sur le "déjà vu". Ce n'est pas un téléfilm calamiteux, et si l'on apprécie la distribution, ça passe, mais on aimerait tout de même un peu plus de folie et d'originalité.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1359 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : La Galerie des Cœurs Brisés (2020)

Publié le 8 Février 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Review, Romance, St Valentin, USA

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...

La Galerie des Cœurs Brisés (The Broken Hearts Gallery - 2020) :

Trompée par Max (Utkarsh Ambudkar), son collègue et compagnon ambitieux, Lucy (Géraldine Viswanathan), jeune assistante dans une galerie d'art new-yorkaise, a l'idée, après une rencontre fortuite avec Nick (Dacre Montgomery), de transformer l'hôtel que ce dernier tente de rénover en galerie d'art. Son thème : les souvenirs que l'on conserve de ses relations passées, et que l'on expose, comme pour exorciser ses ruptures. Rapidement, alors que Lucy et Nick se rapprochent, la galerie commence à décoller...

Une comédie romantique indépendante écrite et réalisée par une scénariste de Gossip Girl, dont c'est ici la première réalisation, ce Broken Heart Gallery s'avère une rom-com très branchée, très jeune, très excentrique et très... prétentieuse ?

En fait, le vrai problème, c'est que le tout est particulièrement arty et new-yorkais, au point d'en paraître ultra-forcé et égocentrique : qu'un personnage secondaire soit un peu barré, okay, deux, pourquoi pas, mais quand tous les personnages secondaires, ainsi que l'héroïne, sa patronne, etc, sont déjantés et dans un monde à part, ça fait un peu trop.

Surtout quand à côté, on a un Nick totalement insipide et transparent, et que l'on est censé trouver une alchimie particulière à son couple naissant.

À l'identique, certains éléments de l'intrigue manquent un peu de subtilité - je pense notamment à l'explication donnée à l'habitude de Lucy d'amasser des souvenirs (elle compense ainsi le fait que sa mère soit atteinte d'Alzheimer), à l'identité réelle (et évidente) du propriétaire du premier souvenir trouvé un matin dans la Galerie, ou encore à la manière dont Lucy se remet immédiatement avec Max en cours de film, une grosse ficelle pas très bien amenée...

Heureusement, malgré ses défauts, le film a un atout de taille : son actrice principale, ultra-attachante, énergique, décomplexée et expressive. Viswanathan porte le métrage sur ses épaules, et en est clairement, il faut bien l'admettre, l'intérêt principal.

3.75/6 (sans Viswanathan, pas sûr que j'aurais mis au dessus de la moyenne)

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Un film, un jour (ou presque) #1377 - Seven Stages to Achieve Eternal Bliss (2020)

Publié le 22 Février 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Religion, Review, Romance, Thriller, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Seven Stages to Achieve Eternal Bliss (2020) :

Lorsqu'ils emménagent dans leur nouvel appartement de Los Angeles, Paul (Sam Huntington) et Claire (Kate Micucci) découvrent rapidement que le lieu est le site du suicide d'un gourou, Storsh (Taika Waititi), et que ses disciples s'introduisent régulièrement sur place pour se suicider dans la baignoire. Face à l'indifférence de la police (Dan Harmon), le couple commence alors à se prendre au jeu, d'autant que la philosophie de Storsh recèle de précieux conseils de vie que Paul et Claire mettent en application...

Une comédie noire vaguement horrifique (il y a tout de même plusieurs meurtres sanglants) mais plus axée comédie qu'autre chose, avec de multiples visages familiers de la scène comique américaine (Brian Posehn, Maria Bumford, Dana Gould, et bien sûr Waititi et Dan Harmon), pour l'histoire d'un couple bancal (il est idiot et immature, elle est réservée et effacée) qui va se révéler sous l'influence (indirecte) d'un gourou illuminé et manipulateur.

Alors c'est clairement décousu, rythmé par les 7 étapes du livre de Storsh, et ça ressemble parfois à un film à sketches ou à épisodes vaguement reliés entre eux par le couple principal et par Dan Harmon (excellent en policier glandeur apprenti-scénariste), avec quelques moments psychédéliques, un passage improbable lors duquel Paul se confie à un oiseau animé, et une dernière ligne droite bourrée de meurtres... mais ça se regarde.

Je ne dirais pas que c'est nécessairement bon ou réussi, mais c'est suffisamment excentrique pour, au minimum, susciter la curiosité.

Un film vraiment bizarre/6

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Un film, un jour (ou presque) #1372 : Heavy Trip (2018)

Publié le 15 Février 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Musique, Review, Romance, Finlande

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Heavy Trip (Hevi Reissu - 2018) :

Avec ses amis Jynnky (Antti Heikkinen), batteur, Lotvonen (Samuli Jaskio), guitariste et Pasi (Max Ovaska), bassiste, le timide Turo (Johannes Holopainen) se rêve superstar du black metal... mais depuis leur petite ville finlandaise, ils peinent à trouver le succès. Jusqu'à ce qu'ils croisent le chemin du responsable d'un festival de métal norvégien : aussitôt, leur imagination s'emballe, et ils annoncent à tout le monde qu'ils vont s'y produire...

Une comédie finlandaise feel-good un peu inégale, mais qui donne le ton dès ses premiers instants... puisqu'elle s'ouvre (et se ferme, durant le générique de fin) sur une reprise black/death metal de l'Été Indien de Joe Dassin. Voilà voilà. ^^

Dans l'absolu, ce métrage n'est pas désagréable à suivre, mais on ressent tout de même une sorte d'hésitation dans le ton que le film tente d'adopter : les deux premiers tiers sont assez classiques et "sobres" dans leur description d'une bande de métalleux pas forcément très doués, qui tentent de subsister dans leur petite ville paumée... et le dernier tiers est nettement plus déjanté, avec un road-trip qui mêle réservistes surarmés, larpers vikings, asile psychiatrique, drakkar, enterrement de vie de garçon à thématique biblique, vol de cercueil, etc.

Ce virage dans le nawak est assez prononcé, même s'il était présagé par quelques moments décalés, çà et là, et il fait basculer le film dans quelque chose de plus décomplexé et d'amusant. Reste que le tout est assez cousu de fil blanc : pas de grandes surprises à attendre de ce récit, de ce road-trip, de cette romance avec la fille du policier (Minka Kuustonen), etc.

Encore une fois, ça se regarde, c'est assez bien mené, c'est même parfois agréablement absurde... mais ça s'arrête là.

Un petit 4/6, cependant, principalement parce que c'est toujours sincère et attachant.

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Un film, un jour (ou presque) #1341 : Seized (2020)

Publié le 28 Janvier 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Review, Thriller, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Seized (2020) :

Ex-agent spécial, "Nero" (Scott Adkins) est contraint de reprendre les armes lorsqu'un baron de la pègre mexicaine, Mzamo (Mario Van Peebles) prend son fils en otage : il exige que Nero abatte pour lui tous ses rivaux, en échange de la libération de sa progéniture...

Scott Adkins renoue avec Isaac Florentine pour un film direct et sans fioritures, sorte de croisement entre Taken et le Commando de Schwarzie, une vraie ligne droite qui trace vers son objectif de manière simple... voire simpliste.

Il faut bien l'avouer, à force de tourner trois films par an (une cadence que n'aurait pas reniée The Rock), Scott Adkins a tendance à se répéter : certes, il améliore ses talents d'acteur de film en film, mais ses scripts se ressemblent un peu trop pour être mémorables, et il vise clairement la quantité plus que la qualité.

Ce qui ne veut pas dire que ce Seized est honteux : c'est un actioner nerveux mais basique au possible, avec un méchant efficace (mais il n'y a pas de duel final, et c'est bien regrettable), quelques scènes d'action nerveuses, et des personnages inégalement traités (Karlee Perez, ex-Maxine à la WWE, ne sert à rien).

Ça se regarde, c'est compétent, mais ça ne fait pas grande impression.

3/6 (en étant gentil)

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Un film, un jour (ou presque) #1338 : Console Wars (2020)

Publié le 25 Janvier 2021 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, USA, Télévision, Review, Jeunesse, CBS

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Console Wars (2020) :

Un documentaire CBS All Access produit par Seth Rogen et Evan Goldberg, et qui se propose de retracer, en cette période d'opposition Sony/Microsoft, la fameuse guerre des consoles qui a rythmé les années 80/90.

Seul problème : ce documentaire est particulièrement incomplet et bancal, et semble avoir été plutôt conçu comme "L'histoire de Sega", tant il se concentre sur cette dernière, et adopte le point de vue très partisan du petit Sega Amérique victime de l'incompétence et de la jalousie de Sega Japon, ainsi que de la concurrence déloyale du grand méchant Nintendo, prêt à tout pour couler la concurrence.

Après, pris en tant que rétrospective biaisée de l'histoire de Sega, le métrage n'est pas désagréable à suivre, bien rythmé, avec séquences animées amusantes pour ponctuer et illustrer les propos des nombreux intervenants, et un ton léger et dynamique.

Mais cela n'empêche pas que le tout semble fréquemment incomplet, ouvrant sur l'arrivée de Sega sur le marché (mais oubliant étrangement de mentionner la Master System), narrant l'avènement des consoles 16-bit, la montée en puissance de Sega Amérique grâce à son approche plus adulte et edgy (dont Mortal Kombat devient le symbole), les coups en traître que Sega et Nintendo s'infligent pendant des années...

... et puis au bout de 50 minutes, gros coup de frein, pour faire un retour en arrière et un historique de Nintendo depuis ses débuts jusqu'à la Super Nintendo ; puis ça repart en avant, jusqu'à l'entrée en jeu de Sony, son partenariat avorté avec Sega, et le lancement de la Playstation.

Le documentaire s'arrête alors là, donnant une vraie impression d'inachevé, ou de premier volet d'une série qui continuerait avec Sony vs Microsoft. Mais non : pas de suite au programme, et ce métrage finit par laisser le spectateur sur sa faim, comme si la production n'avait pas su capitaliser sur ses nombreux intervenants pour donner naissance à un récit plus complet et plus structuré.

Dommage.

3/6

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