Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Résultat pour ""semaine française""

Un film, un jour (ou presque) #1196 : Timmy Failure - Des erreurs ont été commises (2020)

Publié le 30 Avril 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Disney, Fantastique, Jeunesse, Policier, Review

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Timmy Failure : des erreurs ont été commises (Timmy Failure : Mistakes Were Made - 2020) :

Petit garçon vivant à Portland avec sa mère célibataire (Ophelia Lovibond), Timmy Failure (Winslow Fegley) est persuadé d'être un apprenti-détective hors-pair, traqué par les Russes (comprendre = les hipsters moustachus) qui envahissent la ville, et se méfiant de Corrina (Ai-Chan Carrier), une de ses congénères qu'il sait travailler de mèche avec les Russes. Heureusement, pour l'aider, Timmy peut toujours compter sur son fidèle ours polaire, Total, qu'il est le seul à voir, mais qui, au grand dam de Timmy, passe plus de temps à vivre sa vie d'ours polaire qu'à l'aider à résoudre des crimes...

Une comédie familiale diffusée sur Disney +, adaptée d'une série de livres pour enfants (Timmy Lalouse, en VF), réalisée par le réalisateur de Spotlight, et bénéficiant d'une distribution secondaire très sympathique (Lovibond, Craig Robinson, Kyle Bornheimer, Wallace Shawn, les autres enfants), et d'un premier rôle finalement très convaincant : un petit Timmy (délibérément) assez antipathique, totalement perdu dans son monde, qui narre ce qui lui arrive façon polar noir, qui s'avère assez fermé et distant avec tout le monde, mais qui, au plus profond de lui-même, s'est clairement réfugié dans son imagination lorsque ses parents se sont séparés.

Et c'est ce qui fait que ce néo-noir pour enfants fonctionne, in fine : c'est décalé, c'est amusant, c'est pince-sans-rire, et c'est improbable (l'ours polaire, au demeurant très bien réalisé par l'équipe déjà responsable de La Boussole D'Or, est une source de slapstick plutôt bienvenue, et les idées excentriques de Timmy, qui imagine sa vie comme un combat permanent contre les forces du mal, ne sont pas sans rappeler les scènes imaginaires de A Christmas Story), mais ça reste aussi sincère, quand bien même IRL, ce petit garçon aurait probablement reçu une paire de baffes depuis bien longtemps.

Une bonne surprise.

4/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1194 : Anvil ! The Story of Anvil (2008)

Publié le 28 Avril 2020 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Documentaire, Histoire, Musique, Review, Canada

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Anvil ! The Story of Anvil (2008) :

Un documentaire retraçant la carrière du groupe canadien Anvil, un temps considéré comme l'un des pionniers du thrash metal au même titre que Metallica et compagnie, et pour lequel les stars du milieu ont une admiration assumée (témoignages de Lemmy, de Scott Ian, de Slash, de Tom Araya, etc, à l'appui)... mais qui, après les années 80, a tout simplement disparu des médias et de la scène américaine, pour sombrer dans l'oubli.

Un groupe composé, à la base, de deux amis d'enfance, Steve ”Lips” Kudlow et Robb Reiner (à une lettre, près, le nom du réalisateur de Spinal Tap ^^) , inséparables et aussi proches que des frères, qui, depuis le fin fond de leur Canada enneigé, continuent de se produire et de partir en tournée en Europe de l'Est, vaguement managés par la petite amie d'un des musiciens de la formation.

On suit donc le groupe avant, pendant et après cette tournée DIY (une tournée catastrophique, forcément), qui débouche ensuite sur une tentative d'enregistrement d'un nouvel album produit par un vieil ami anglais. Un album financé par eux-mêmes, mais dont aucune maison de disque ne veut, malgré une demande évidente des fans, prouvée par un concert à guichets fermés dans un festival japonais.

Le portrait d'un duo attachant, que le succès a oublié, mais dont la passion, malgré les engueulades et les problèmes d'argent, n'a jamais disparu. Alors certes, par moments, on se croirait presque devant un mockumentaire à la Spinal Tap (et le documentaire en a conscience, filmant ici un ampli allant jusqu'à 11, là une visite à Stonehenge), mais la sincérité et le capital-sympathie des deux hommes sont indéniables, notamment ceux de Lips, une sorte de proto-Jimmy Pop cheveux longs, à la fois stressé, passionné et prompt à s'emporter.

Un excellent documentaire musical, en somme, à la conclusion feel good qui donne le sourire.

4.5/6

(voir aussi My Dinner with Hervé, du même réalisateur)

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1178 : Three Christs (2017)

Publié le 6 Avril 2020 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Religion, Review

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Three Christs (2017) :

En 1959, convaincu qu'il ne faut pas soigner les patients schizophrènes par électrothérapie, le Dr. Alan Stone (Richard Gere) arrive dans l'hôpital psychiatrique d'Ypsilanti, au Michigan, et choisit de s'occuper de trois cas très similaires : Joseph (Peter Dinklage), Leon (Walton Goggins), et Clyde (Bradley Whitford), des hommes au caractère bien différent, mais qui partagent l'intime conviction qu'ils sont chacun Jésus Christ. Stone décide alors de les placer ensemble dans la même pièce, et de les faire interagir.

Un film de 2017 uniquement sorti début 2020, et adapté très librement des écrits d'un psychiatre par Jon Avnet (Beignets de tomates vertes), qui tient ici les rôles de co-scénariste, co-producteur et réalisateur.

La force évidente de ce métrage, c'est clairement sa distribution très solide, avec ses trois Christs qui se livrent à un gros numéro d'acteur plus ou moins probant (le problème vient plus de la caractérisation et de l'écriture que des acteurs), son Richard Gere impeccable, et tous ses seconds rôles familiers et sympathiques (Kevin Pollak, Stephen Root, Julianna Margulies, Charlotte Hope, ou encore James Monroe Iglehart).

Tout le monde est professionnel, et traite cette histoire improbable avec le mélange de sérieux et de second degré que ce récit mérite... mais ça ne décolle jamais. Ça ne va nulle part - ou plutôt, ça aboutit sur quelque chose de trop classique (le membres du staff médical qui finissent par prendre conscience de leurs propres failles psychologiques au contact de "fous", le Dr. Stone qui souffre des complexes du Messie et de Dieu, les conflits avec la hiérarchie...) sans jamais parvenir à justifier son existence : Three Christs n'est pas particulièrement subtil, pas particulièrement original, pas particulièrement profond ou pertinent, pas particulièrement drôle ou attachant...

Encore une fois, à l'écran, c'est compétent, mais c'est particulièrement plat et inerte, ça ne va nulle part, et l'on ne peut s'empêcher de penser qu'avec une meilleure caractérisation de tous ces personnages (les trois Christs, notamment, sont un peu trop caricaturaux pour fonctionner) et un réalisateur plus assuré, ça aurait pu être bien meilleur.

2/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1202 : Les Aéronautes (2019)

Publié le 8 Mai 2020 par Lurdo dans Aventure, Biographie, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Histoire, Review, UK, Amazon

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Les Aéronautes (The Aeronauts - 2019) :

En 1862, bien décidé à prouver qu'une étude de l'atmosphère permettrait de prédire les grandes tendances météorologiques, James Glaisher (Eddie Redmayne) prend place dans une montgolfière, accompagné d'Amelia Wren (Felicity Jones), une experte en pilotage. Leur objectif : grimper plus haut que jamais, au péril de leur vie et de leur santé mentale...

Il y a, dans cet Aeronauts produit par Amazon, le potentiel de quelque chose de mémorable, un métrage en temps réel (l'expédition dont le film est très librement inspiré a duré dans les deux heures), un exercice de style et d'interprétation tendu et nerveux renforcé par des effets spéciaux compétents.

Là, sous la plume et l'œil de Tom Harper, le tout est "seulement" un film d'aventures sympathique et spectaculaire, mais très convenu dans sa structure : avec ses nombreux flashbacks visant à développer les deux personnages principaux et leur bagage émotionnel, le rythme est un peu cassé, et évoque par moments les mini-séries Hallmark de la grande époque, chaque flashback semblant signaler une coupure pub imminente.

Ce n'est pas forcément rédhibitoire, cela dit, puisque le tout est très bien filmé, de manière inventive, et que le duo vedette (qui se retrouve après Une Merveilleuse Histoire du Temps) est impeccable et attachant.

Bref, un petit film agréable, qui aurait pu être bien meilleur avec d'autres choix narratifs. 

3.75/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1200 : Tolkien (2019)

Publié le 6 Mai 2020 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Histoire, Review, Romance, UK

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Tolkien (2019) :

La vie et la carrière de J.R.R. Tolkien (Nicholas Hoult), célèbre auteur du Seigneur des Anneaux, ainsi que sa relation avec Edith Bratt (Lily Collins)...

Un biopic assez studieux et un peu opportuniste, mis en chantier dès 2013, et dont la seule réelle fantaisie, honnêtement, est d'illustrer l'imagination de Tolkien sous forme de visions plus ou moins fantasmatiques, que ce soit sur le champ de bataille de la Première Guerre Mondiale, ou dans son quotidien de tous les jours.

Le problème, en fait, c'est que la vie de Tolkien n'est pas très passionnante ni mouvementée, ni ne donne beaucoup de matériau dramatique viable permettant de créer un récit de cinéma dynamique. Résultat, on se retrouve avec un film assez raide et mécanique, qui n'effleure jamais le sujet de la religion (pourtant important dans la vie de Tolkien, et dans ses rapports avec certains de ses collègues), qui reste une amourette gentillette, qui se contente de recycler des clins d'œil aux éléments désormais incontournables de l'œuvre de Tolkien (et de ses adaptations cinématographiques), et qui ne décolle jamais, malgré une structure en flashbacks centrée sur son expérience durant la Guerre.

Et comme en plus le scénario s'arrête délibérément à l'écriture des premiers mots du Hobbit, on passe sous silence tout ce qui a suivi, l'influence des œuvres de Tolkien sur la littérature, etc...

Bref, assez décevant, car trop appliqué et indigeste pour son propre bien.

2.5/6 (cela dit, tout le monde y est très compétent)

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1201 : Friends of God - A Road Trip With Alexandra Pelosi (2007)

Publié le 7 Mai 2020 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Religion, Review, Télévision, USA, HBO

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Friends of God - A Road Trip With Alexandra Pelosi (2007) :

Documentaire HBO d'une heure écrit, réalisé et narré par la fille de Nancy Pelosi (présidente du Congrès américain), et qui s'intéresse de très près au mouvement évangélique conservateur, à ses mégachurches, et à la place considérable que prenait déjà à l'époque les fondamentalistes chrétiens dans la vie politique.

Une influence qui n'a été qu'en croissant depuis (cf Mike Pence), et qui est ici présentée avec une candeur qui peut rappeller Louis Theroux, dans tous les aspects les plus improbables, depuis la Christian Wrestling Federation jusqu'à un parc d'attraction chrétien de Floride, en passant par un comique-prêcheur qui se sent opprimé (alors qu'en fait, il n'est pas drôle, tout simplement), ou encore par les super-concerts où des hordes d'adolescents lobotomisés viennent entonner la parole divine, renier l'évolution, la science, et maudire tous ceux qui sont gays, pro-avortement ou tout simplement non-pratiquants.

Et puis bien sûr, le côté politique du mouvement, ouvertement rétrograde, homophobe et ultra-conservateur, une institution quasi-fanatique d'autant plus paradoxale que peu de temps après le tournage de ce métrage, l'une des têtes de proue du mouvement a dû révéler son homosexualité...

Pas désagréable à suivre, même s'il n'apprend pas forcément grand chose au spectateur, surtout 13 ans après sa diffusion.

3.75/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1206 : Robocop (2014)

Publié le 14 Mai 2020 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Policier, Review, Science-Fiction, Thriller, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Robocop (2014) :

En 2028, pour convaincre l'opinion publique et les politiciens du bien-fondé de leur force armée robotique, la multinationale Omnicorp, dirigée par Raymond Sellars (Michael Keaton), décide de créer un officier de police cybernétique mêlant homme et machine. Pour ce faire, ils portent leur choix sur Alex Murphy (Joel Kinnaman), officier de police grièvement blessé lors d'un attentat fomenté par le caïd Antoine Vallon (Patrick Garron), et le transforment en Robocop, outil de justice, mais aussi de propagande et de vengeance...

Un remake inutile de l'original de Verhoeven, jamais aussi dynamique, jamais aussi radical, jamais aussi corrosif et brutal, jamais aussi intéressant ou mémorable que son modèle, malgré les efforts de tout le monde, et la présence d'Ed Neumeier au générique (uniquement pour l'utilisation des personnages qu'il a créé, je suppose).

Ce n'est pas que c'est particulièrement mauvais : visuellement, ça tient la route (même si j'émets de grosses réserve sur la nouvelle armure du Robocop, sur son coup de peinture noire, et sur les bonds de cabri de sa doublure numérique), il y a une tentative de satire politico-médiatique au travers du personnage de Sam Jackson, et tout le monde fait de son mieux dans la limite de son talent (Kinnaman reste toujours un peu faiblard à mon goût, niveau charisme, mais bon), mais la mayonnaise ne prend que très superficiellement, et l'on se retrouve à regarder le tout sans le moindre attachement émotionnel, pas aidé par des choix d'illustration musicale assez médiocres (Hocus Pocus, le Magicien d'Oz, tout ça, alors même que le thème de Poledouris est relégué à quinze secondes de présence, une fois et demi dans le film).

En résumé, je n'ai pas détesté (je n'avais pas non plus détesté à sa sortie), mais je n'ai pas aimé non plus : c'est simplement un remake assez lisse et tiède, sans inspiration, trop long pour son propre bien, et handicapé par des choix créatifs pas toujours pertinents.

2.5/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1204 : Oh My God ! (2011)

Publié le 12 Mai 2020 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Histoire, Review, Romance, UK, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Oh My God ! (Hysteria - 2011) :

En 1880, le docteur Mortimer Granville (Hugh Dancy), médecin avant-gardiste et idéaliste, en est réduit à accepter un poste auprès du Dr. Dalrymple (Jonathan Pryce), spécialiste en guérison de l'hystérie féminine - un diagnostique générique pour toutes les frustrations féminines, qu'il soulage à l'aide de "massages pelviens". Particulièrement populaire, cependant, Granville en vient à mettre au point, avec l'aide de son ami inventeur, Edmund St. John-Smythe (Rupert Everett), un appareil automatisé permettant de soulager sa charge de travail : c'est là la naissance du vibromasseur, un engin révolutionnaire qui devient un succès immédiat.

Une coproduction européenne de celle qui deviendra la réalisatrice de Buffaloed, et qui, ici, donne naissance à un film en costumes décalé, léger et agréablement décomplexé, où chacun tient très bien son rôle, notamment Hugh Dancy, tiraillé entre les attentions des deux sœurs Dalrymple (Maggie Gyllenhaal et Felicity Jones), ou encore Everett, plutôt drôle en inventeur flamboyant.

Une comédie légèrement sarcastique, qui évite systématiquement de verser dans le graveleux ou le vulgaire, mais qui ne plaira pas forcément à tout le monde, car finalement assez moderne dans son message féministe assumé, et dans son approche globalement assez libre de son sujet et de sa réalité historique.

4/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1203 : Finding Steve McQueen (2019)

Publié le 11 Mai 2020 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Histoire, Review, Policier, Romance, Thriller, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Finding Steve McQueen (2019) :

En 1972, Harry Barber (Travis Fimmel), un amateur de belles voitures et fan de Steve McQueen un peu idiot, rejoint, avec son frère Tommy (Jake Weary), l'équipe de Enzo Rotella (William Fichtner), de Paul Callahan (Louis Lombardi) et de Raymond Darrow (Rhys Coiro), pour une mission improbable : braquer une banque rurale à l'autre bout du pays, et y dérober la fortune cachée de Richard Nixon. Mais les choses ne se déroulent pas comme prévu...

Un film de casse se déroulant dans les années 70, réalisé par Mark Steven Johnson (l'illustre réalisateur de Daredevil et de Ghost Rider ^^) et supposément inspiré d'une histoire vraie, celle du plus grand casse de l'histoire des USA.

Le seul problème, en fait, c'est que tous les choix scénaristiques de ce Finding Steve McQueen desservent ce récit, qui devrait être dynamique, plein de suspense et de tension : MSJ laisse en effet une place énorme à la romance (générique) du protagoniste avec le personnage interprété par Rachal Taylor (affublée de perruques très moches et fauchées), une place toute aussi importante à l'enquête (inutile) menée par Forest Whitaker et Lily Rabe (et leur romance inaboutie), et choisit de narrer son récit de manière déconstruite, en flashbacks, depuis les années 80.

Résultat : le film est mollasson de bout en bout, ne parvient jamais à développer le moindre rythme ou la moindre énergie, le casse est anecdotique au possible, et l'abus de morceaux d'époque (presque dans une scène sur deux) finit par donner l'impression d'un juke-box tournant en boucle dans un bar désert, où il n'y a ni client ni animation.

Bref, ça tombe vraiment à plat, et sans l'énergie de Travis Fimmel, qui s'amuse énormément dans son rôle de criminel pas très futé, il n'y aurait rien à se mettre sous la dent ici.

2 + 0.5 pour Fimmel = 2.5/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1207 : Go Back To China (2019)

Publié le 15 Mai 2020 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Review, USA, Chine

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Go Back to China (2019) :

Riche héritière d'un industriel chinois, Sasha Li (Anna Akana) vit une vie de luxe en Amérique, jusqu'à ce que son père lui coupe les vivres : dépourvue de toute ressource, la jeune femme est donc contrainte de partir travailler un an en Chine dans l'usine de jouets de son père (Richard Ng), pour espérer avoir un jour de nouveau accès à sa fortune. Mais sur place, elle découvre des valeurs et un monde radicalement différents...

Un film semi-autobiographique écrit, réalisé et produit par Emily Ting, et qui s'inscrit un peu dans la lignée de Crazy Rich Asians, mais en adoptant ici le point de vue inverse, celui d'une jeune femme américaine très aisée et privilégiée qui découvre le mode de vie des Chinois "de base".

Quel dommage cependant que le tout soit à ce point générique et superficiel : entre son écriture assez basique et simpliste, son interprétation très inégale (Akana s'en sort bien, malgré quelques passages où elle aurait bénéficié d'une direction d'acteurs plus expérimentée et plus subtile, Lynn Chen est convaincante, mais les autres rôles sont nettement plus en dents de scie), et son déroulement cousu de fil blanc, le film ne semble jamais original, frais ou naturel.

On sent clairement les rouages grincer en arrière-plan, on devine trop facilement les rebondissements et les leçons de vie convenues que le film cherche à asséner sans la moindre subtilité, et finalement, on se dit que le métrage aurait bénéficié à aller soit plus ouvertement dans une direction comique (auquel cas l'abattage occasionnel d'Akana aurait eu sa place), soit dans la comédie dramatique plus sérieuse.

Mais pas cet entre-deux jamais totalement convaincant, et un peu creux.

2.75

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1144 : Dolemite is my Name (2019)

Publié le 18 Février 2020 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Musique, Review, Netflix

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Dolemite is my Name (2019) :

Chanteur, danseur et comique raté, Rudy Ray Moore (Eddie Murphy) connaît un succès instantané sur les scènes afro-américaines des années 70 lorsqu'il invente le personnage de Dolemite, un proxénète vantard aux rimes hilarantes et graveleuses, inspirées des histoires racontées par divers SDF de sa connaissance. Entouré par ses amis et collaborateurs (Keegan-Michael Key, Tituss Burgess, Craig Robinson, Mike Epps, Wesley Snipes, Da’Vine Joy Randolph), Moore décide alors de capitaliser sur son succès, en se lançant dans le cinéma, et en surfant sur la vague de la blaxploitation...

Biopic écrit par les scénaristes du Ed Wood de Tim Burton, de The People vs Larry Flint et de Man on the Moon, et dirigé par le réalisateur de Black Snake Moan et Hustle & Flow, ce Dolemite is my name retrace la vie et la carrière de quelqu'un qui m'était totalement inconnu, mais qui, avec ce métrage, devient instantanément sympathique et amusant.

Pas tant pour ses rimes et son humour (qui m'ont laissé de marbre, malgré l'influence historique de Dolemite sur le monde du hip-hop) que pour son histoire, une histoire somme toute assez classique de l'underdog qui parvient à trouver le succès contre toute attente, et en dépit des obstacles du système, mais une histoire bien menée, bourrée de caméos amusants (Chris Rock, Snoop Dogg, Bob Odenkirk, et puis bien sûr Wesley Snipes qui se lâche totalement dans son rôle), et délicieusement funky de bout en bout.

Ça ne révolutionne absolument pas le genre, c'est un peu trop superficiel et léger pour vraiment être marquant, mais les deux heures du film passent comme une lettre à la poste, et pour qui apprécie l'époque, le genre, la musique, les tenues 70s, etc, Dolemite is my Name s'avère un très bon moment à passer, en compagnie d'un Eddie Murphy qui a joliment repris du poil de la bête.

4/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1163 : Starring Adam West (2013)

Publié le 16 Mars 2020 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Documentaire, Histoire, Review, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Starring Adam West (2013) :

Documentaire retraçant la vie et la carrière d'Adam West, l'interprète de Batman dans la série télévisée de 1966, et réalisé par son beau-fils aux début des années 2010-2011, alors que les proches et amis de West cherchaient à décrocher pour lui une étoile sur le Hollywood Walk of Fame.

Bourré d'images et de vidéos d'archive tournées par la famille de West au fil des décennies, ce métrage porte un regard malicieux et ludique sur cet acteur humble, aux nombreux talents, au sens de l'humour imprévisible, et qui ne s'est jamais particulièrement pris au sérieux.

Un grand séducteur et un bon père de famille dont personne ne semble avoir de mal à dire, et qui a ici un regard assez lucide sur sa carrière, et sur la manière dont il a été mis dans une case à l'annulation de la série Batman : une case d'acteur de série télévisée immature qui l'a mis au banc d'Hollywood, et l'a amené à tout plaquer, jusqu'à ce que la nostalgie des années 60 opère sa magie, trente/quarante ans plus tard : tous les enfants des années 60/70 (comme Seth MacFarlane, par exemple), désormais adultes, se sont souvenus de lui, et lui ont alors redonné une carrière, conscients de l'auto-dérision conséquente du bonhomme (et de sa voix si particulière).

Un documentaire forcément un peu doux-amer, puisque si Adam West prend toujours tout avec le sourire, la "sous-intrigue" de l'étoile du Hall of Fame trahit vraiment le manque de reconnaissance qui touche l'acteur depuis les années 60 : on sent la lassitude de West, on sent la sincérité de l'équipe du film, on sent l'affection des proches pour l'acteur, et si cela induit forcément un manque de recul et d'objectivité globale, Starring Adam West reste une jolie petite rétrospective d'un acteur (et d'un personnage) culte, qui aurait clairement mérité mieux.

4.5/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1161 : Supervized (2019)

Publié le 12 Mars 2020 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Review, Science-Fiction, UK

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus... ​​

Supervized (2019) :

Dans la maison de retraite Dunmanor, en Irlande, les pensionnaires sont tous des super-héros du troisième âge, supervisés par Alicia (Fiona Glascott), la jeune directrice. Mais bien vite, Ray (Tom Berenger), alias Maximum Justice, Ted (Beau Bridges), alias Shimmy, Madera (Fionnula Flanagan), alias Moonlight, et Pendle (Louis Gossett Jr.) alias Total Thunder, réalisent que certains de leurs congénères disparaissent et/ou perdent leurs pouvoirs de manière étrange : ils suspectent alors un trafic de pouvoirs organisé par le personnel soignant, et décident de passer à l'action.

Une comédie super-héroïque vaguement amusante, sorte de RED au pays des vieux héros, tourné en Irlande par Steve Barron (réalisateur du premier Tortues Ninja, désormais réalisateur de tv anglaise), et avec une distribution plutôt sympathique.

Le point faible du film, en fait, c'est qu'il est ultra-caricatural dans sa description de la maison de retraite et de ses pensionnaires : combiné à un budget assez limité, le ton et l'écriture donnent lieu à un humour très facile et en dessous de la ceinture, qui peinent un peu à donner de l'énergie au récit et à sa structure un peu bancale...

Dans l'absolu, le tout n'est pas désagréable à regarder, mais ça reste faiblard et bringuebalant, un peu à l'image de ses protagonistes, qui peinent à faire deux mètres sans tituber.

2.75/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1160 : Fisherman's Friends (2019)

Publié le 11 Mars 2020 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Musique, Review, Romance, UK

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Fisherman's Friends (2019) :

De passage dans un petit village de Cornouailles pour un enterrement de vie de garçon, Danny (Danny Mays), découvreur de talents dans l'industrie musicale, est abandonné là par ses amis, qui le mettent au défi de signer un groupe de marins local (James Purefoy, etc). Contre toute attente, Danny prend cette blague au sérieux, et commence à s'attacher à ces chanteurs improbables... d'autant qu'il n'est pas insensible à la séduisante Alwyn (Tuppence Middleton), mère célibataire qui gère là un bed & breakfast.

Une comédie typiquement anglaise inspirée d'une histoire vraie, et malheureusement vraiment cousue de fil blanc de bout en bout, au point d'en devenir un peu agaçante : les collègues de Danny (dont Noel Clarke) sont gentiment caricaturaux, l'humour est assez classique, le héros est peu attachant, les rebondissements sont télégraphiés au possible, et la romance n'est jamais totalement crédible, tant Tuppence Middleton et Danny Mays n'ont pas grande alchimie (en intervertissant les interprètes de Danny et du tenancier du pub, ça aurait peut-être mieux fonctionné), et tant le récit se contente d'aligner les clichés du genre.

Après, ça reste un feel good movie à l'anglaise, avec un petit village pittoresque, des interprètes plutôt agréables, et des sea shanties sympathiques à l'écoute (pour peu qu'on soit client de ce genre musical).... mais sur près de deux heures, ça se traîne fréquemment (les sous-intrigues ne sont pas passionnantes), et ça reste donc très moyen.

3/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1135 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Croisière Romantique (2019)

Publié le 13 Février 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Hallmark, Review, Romance, St Valentin, Télévision

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...

Croisière Romantique (All Summer Long - 2019) :

Avocate passionnée par la voile et les océans, Tia (Autumn Reeser) décide de profiter de ses brèves vacances pour prendre la barre d'un bateau pour le compte de son oncle Roland (Peter DeLuise) et de sa tante Julie (Anne Marie DeLuise), qui se lancent dans la navigation de plaisance à utilisation commerciale. Mais à bord, elle retrouve son ex, Jake (Brennan Elliott), le nouveau cuisinier du navire, avec lequel elle a une relation compliquée...

Une rom-com estivale Hallmark qui s'avère malheureusement assez plate et improbable, malgré son couple vedette assez sympathique (Autumn Reeser est toujours impeccable, et Brennan Elliott n'est jamais meilleur que quand il peut jouer un personnage plus déconneur et décontracté).

Le souci, c'est que le postulat de départ est assez peu crédible (du moins dans la manière dont il est présenté par le scénario) : l'avocate à succès qui fait un peu de voile sur son temps libre, et qui décide de tout plaquer pour devenir la capitaine d'un petit bateau de croisière, avec des marins aguerris sous ses ordres, le tout pour le compte de son oncle et sa tante qui décident de se lancer dans la navigation de plaisance, et qui ont engagé l'ex de l'héroïne pour servir de chef à bord, même si ce dernier n'a jamais été chef à bord d'un bateau, et que l'héroïne, elle, n'est pas insensible au charme du meilleur ami de son ex (Christopher Russell, qui fait presque de la figuration tant son personnage est transparent), rencontré par hasard en ville... (*reprend sa respiration*)

On le voit, les coïncidences et les grosses ficelles approximatives sont nombreuses ; comme en plus, le scénario se déroule sans grande inspiration, et ronronne rapidement, on se retrouve donc devant un métrage jamais particulièrement convaincant, manquant de fantaisie et d'énergie, et avec plein de passages qui paraissent forcés et ne fonctionnent pas.

Le genre de téléfilm qui n'est pas à la hauteur du couple principal, et qui finit par être rapidement oublié par ses spectateurs.

2.25/6

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1132 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Can You Keep a Secret ? (2019)

Publié le 11 Février 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, Romance, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...

Can You Keep a Secret (2019) :

Complexée et réservée, Emma (Alexandra Daddario) fait du surplace tant dans sa vie privée que dans sa vie professionnelle. Après avoir raté un rendez-vous avec un client, elle prend alors l'avion où, un peu alcoolisée, elle confie tous ses secrets à Jack (Tyler Hoechlin), le passager occupant le siège voisin. Mais rapidement, de retour au bureau, elle réalise que Jack est le propriétaire du cabinet de marketing où elle travaille, ce qui complique sérieusement les choses...

Une comédie romantique très vaguement adaptée du roman Les petits secrets d'Emma, et qui ne convainc jamais vraiment, malgré un couple principal qui, sur le papier, est plutôt sympathique.

Mais bizarrement, entre Daddario qui joue la fille maladroite et excentrique en forçant un peu trop le trait, Hoechlin qui est un peu trop en retrait et meurtri par la mort de son collègue pour être vraiment charmant, et une écriture qui ne parvient jamais à paraître naturelle et sincère, on se retrouve avec une romance terne, sans grande alchimie, où les échanges et les rapprochements sont plus malhabiles qu'autre chose.

Une romance qui n'est pas aidée par un script un peu décousu, peinant à justifier son titre (les "secrets" de tout le monde sont insipides et sous-exploités), manquant de développement pour certains de ses personnages secondaires, et aux rebondissements un peu trop artificiels. En résumé, malgré une distribution sympathique (Sunita Mani et Laverne Cox sont très bien dans leurs rôles respectifs), la mayonnaise ne prend pas, et le tout tombe trop souvent à plat pour être satisfaisant. Dommage.

2/6

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1149 : Abominable (2019)

Publié le 25 Février 2020 par Lurdo dans Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, USA, Chine, Dreamworks

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Abominable (2019) :

Lorsque la jeune Yi (Chloe Bennett) découvre un jeune Yéti sur le toit de sa demeure de Shangaï, elle ignore que ce dernier va l'embarquer dans une aventure improbable jusqu'au mont Everest, en compagnie de Jin (Tenzing Norgay Trainor) et de son cousin Peng (Albert Tsai). D'autant que les hommes du maléfique Mr. Burnish (Eddie Izzard) sont aux trousses de l'animal, échappé de son laboratoire...

Un film d'animation sino-américain, co-produit par Dreamworks, et qui lorgne fortement sur un Dragons avec un protagoniste de sexe féminin, et prenant place en Chine.

On se trouve donc en terrain assez familier, de bout en bout, avec un script dont les grandes lignes un peu approximatives (quelques changements de direction peu probants, un yéti aux pouvoirs à géométrie variable...) semblent un peu dérivatives, une bande originale qui lorgne sur du John Powell, des chansons pop insipides, et des personnages gentiment sous-développés (de manière générale, les personnages humains ne sont ici pas très mémorables).

Malgré cela, le film s'avère assez agréable à suivre, principalement grâce à son monstre très attachant, et à son Eddie Izzard qui semble s'amuser. Dans l'ensemble, c'est trop générique pour vraiment rester dans les mémoires (et c'est la raison pour laquelle je n'ai pas grand chose à en dire), mais ça occupe cependant 90 minutes sans trop de difficultés.

3.25 + 0.25 pour les serpents = 3.5/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1147 : Upgrade (2018)

Publié le 21 Février 2020 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Review, Science-Fiction, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Upgrade (2018) :

Après avoir subi une agression violente l'ayant laissé paraplégique et ayant coûté la vie à sa compagne, Grey Trace (Logan Marshall-Green) reçoit une puce expérimentale greffée sur son système nerveux et qui lui rend l'usage de ses jambes. Mais cette puce, baptisée STEM, est dotée d'une intelligence artificielle, et lorsque Grey prend la pleine mesure des capacités de cette dernière, il entreprend de se venger de ses agresseurs à l'aide de ses nouvelles capacités surhumaines...

Un film australien diablement efficace et qui, avec un budget somme toute assez limité (5 millions de dollars) et une direction artistique maîtrisée, parvient à donner corps et à rendre crédible un univers d'anticipation efficace, où la technologie connectée est omniprésente, les implants cybernétiques sont partout, bref, un futur proche assez plausible et intéressant.

Là-dessus se greffe une intrigue principale de film d'action, assez basique et prévisible, et des personnages sommaires, qui s'effacent devant le déroulement du scénario et ses affrontements : ce qui aurait pu s'avérer problématique dans un autre film devient ici une force de ce métrage, un métrage intégralement centré sur son protagoniste, et sur le duo improbable qu'il forme avec STEM.

Ce duo a d'ailleurs valu à Upgrade bon nombre de comparaisons avec Venom, des comparaisons cependant un peu abusives et non méritées. D'autant que, contrairement à Venom, Upgrade reste toujours maîtrisé et efficace, avec des scènes d'action nerveuses, inventives et lisibles, et un joli travail de gestuelle de Marshall-Green.

Au final, Upgrade s'avère une excellente surprise, toujours pêchue et efficace, malgré une écriture aux limites parfois un peu évidentes. Mais le tout est des plus rafraîchissants, et mérite sans problème le coup d’œil.

4.5/6 

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1167 : Today's Special (2009)

Publié le 20 Mars 2020 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Romance, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Today's Special :

Sous-chef new-yorkais, Samir (Aasif Mandvi) quitte son poste lorsque son supérieur lui explique que sa cuisine manque d'âme. Quand son père, Hakkim (Harish Patel), est victime d'une crise cardiaque l'empêchant de gérer le restaurant familial, Samir est alors contraint de prendre la relève. Mais l'établissement est en ruines, et la nourriture y est immonde : Samir va tenter de sauver le restaurant de ses parents, et par la même occasion, de se réconcilier avec ces derniers...

Une comédie indépendante librement inspirée d'une pièce de théâtre écrite et interprétée par Aasif Mandvi, ce métrage se regarde très facilement, et est assez réussi dans le genre de la feel-good comedy ethnique et culinaire (pour ce dernier point, on pense notamment à #Chef de Favreau).

Le problème, en fait, c'est qu'il y a facilement 10 minutes de trop à ce métrage, un métrage qui souffre vraiment d'un empilage pas possible de clichés en tous genres : clichés de rom-com (le meet-cute, etc), clichés de comédie ethnique (la tradition, la famille, etc), clichés de comédie culinaire, blablabla...

On se retrouve donc, au final, avec une comédie gentillette et sincère, à la distribution sympathique et à l'enrobage hindi amusant, mais cousue de fil blanc, de bout en bout, et jamais particulièrement originale.

3/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1168 : Unicorn Store (2019)

Publié le 23 Mars 2020 par Lurdo dans Comédie, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Netflix, Review, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Unicorn Store (2019) :

Immature et rêveuse, Kit (Brie Larson) refuse de passer à l'âge adulte et, lorsque ses rêves d'études artistiques tombent à l'eau, elle retourne s'installer chez ses parents (Joan Cusack, Bradley Whitford), acceptant un poste d'intérimaire dans une entreprise dirigée par l'insistant Gary (Hamish Linklater). Un jour, cependant, elle reçoit une invitation mystérieuse envoyée par un inconnu excentrique (Samuel L. Jackson) et qui lui annonce qu'elle a gagné une licorne...

Je n'ai pas du tout accroché à ce métrage fantastique réalisé par Brie Larson, dont c'est le premier film, écrit par une scénariste de sitcom, dont c'est le premier film, et diffusé par Netflix (dont ce n'est pas le premier film ^^).

Un métrage fantastique qui se veut une ode à l'innocence, à l'imagination et à l'enfance, le portrait d'une jeune femme refusant de grandir et de laisser derrière elle ses rêves et ses aspirations artistiques, une naïve immature qui se confronte aux réalités de la société (le harcèlement sexuel par son patron, etc)... bref, un film excentrique et rose pastel, délibérément décalé et improbable.

Le seul problème, en fait, c'est que tout cela n'est pas maîtrisé un seul instant. C'est bien simple, en repensant au film, un nom m'est venu en tête : Kimmy Schmidt. Même type de personnage, mêmes confrontations, même naïveté, scénariste issu du même milieu...

La différence, c'est qu'en lieu et place de la sincérité et de l'énergie spontanée de Ellie Kemper, qui donnent vie à la plume pétillante de Tina Fey, on se retrouve ici avec un script qui n'a jamais assez de légèreté ou de rythme pour paraître vivant et dynamique, avec un ton twee et forcé qui agace plus qu'il ne charme, avec un côté sinistre et plus sombre qui n'est jamais abordé ou développé, et avec des personnages qui semblent tous atteints de retards développementaux (Kit, notamment, est écrite comme une fillette de 10 ans capricieuse et un peu embarrassante).

Alors oui, l'interprétation est compétente, la réalisation aussi, mais le message globale est ultra-pataud, le déroulement prévisible, et l'on finit par décrocher du film à mesure qu'il rajoute couche sur couche de paillettes et de couleurs pastels (cette présentation professionnelle, au secours).

2/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1159 : Bad Boys for Life (2020)

Publié le 10 Mars 2020 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Policier, Review, Thriller, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Bad Boys for Life (2020) :

Vieillissants, Mike Lowrey (Will Smith) et Marcus Burnett (Martin Lawrence) approchent de la fin de leur carrière, lorsque Armando (Jacob Scipio), le fils d'Isabel (Kate del Castillo) et d'un baron de la pègre mexicaine que Lowrey a fait tomber durant ses jeunes années, arrive à Miami. Bien décidé à venger son père, Armando abat alors tous les anciens collègues de Mike, les uns après les autres, jusqu'à envoyer enfin ce dernier à l'hôpital. De quoi motiver les Bad Boys à remettre le couvert, en s'associant avec l'AMMO, une brigade de jeunes policiers (Vanessa Hudgens, Alexander Ludwig, Charles Melton) dirigés par Rita (Paola Nuñez), l'ex de Lowrey...

Pas de Michael Bay pour cette suite (hormis une brève apparition à l'écran au moment du mariage), mais deux jeunes réalisateurs belges/marocains qui font tout leur possible pour se couler dans le moule de la franchise, en proposant un film à la photographie colorée et saturée, assez stylisée, et qui singe occasionnellement la réalisation de Bay, pour le meilleur et pour le pire.

Car il faut bien avouer que si le tout n'est pas désagréable, et n'est pas forcément honteux, c'est aussi particulièrement sage et cadré : adieu la folie destructrice et décérébrée de Bay, place à un film d'action plus calibré, plus propre, et avec nettement moins de personnalité, qui voit les deux Bad Boys confrontés à leur âge, à leur héritage, et accompagnés d'un groupe de jeunes flics à la pointe de la technologie.

Rien de vraiment mémorable, et un scénario aux accents délibérés de télénovéla, mais ça se regarde tranquillement, à défaut d'atteindre les sommets dégénérés de Bad Boys II (la dernière grosse scène d'action de ce troisième épisode est agréable, cela dit, et plutôt bien filmée).

3.25/6 (et puis quel gâchis d'intituler le troisième épisode de la franchise Bad Boys 4 Life)

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1454 : Mon chat, l'elfe malicieux et moi (2019)

Publié le 4 Juin 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, Russie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Mon chat, l'elfe malicieux et moi (The House Elf / Domovoy - 2019) :

Lorsqu'elles s'installent avec leur chat dans un appartement luxueux de Moscou, Vika (Yekaterina Guseva) et sa fille Alina (Aleksandra Politik) se réjouissent de la bonne affaire qu'elles viennent de conclure. Mais elles ignorent que l'appartement est occupé (pour ne pas dire hanté) par un Domovoy (Sergey Chirkov), un elfe de maison agressif et hostile, prêt à tout pour expulser les nouvelles occupantes de sa demeure. Et pour ne rien arranger, une sorcière (Olga Ostroumova-Gutshmidt) et son fils incapable (Olga Ostroumova-Gutshmidt) ont des vues sur le bâtiment, qui abrite dans ses murs un trésor...

Une comédie familiale russe assez classique dans sa construction (façon hantise et poltergeist) et qui souffre de problèmes habituels au genre et à la production cinématographique russe (rythme bancal, slapstick parfois méchant, côté superstitieux très appuyé, casting parfois compliqué, etc) mais en a aussi certaines qualités (la bande originale symphonique, les effets spéciaux, l'approche un peu différente et sentimentale du genre).

Après, je l'ai vu en français, donc avec un doublage inégal, et les décors de l'appartement font fréquemment très "tournage en studio", mais globalement, ça se regarde sans trop de problèmes. En fait, je n'ai pas grand chose à dire sur ce métrage : ça occupera les plus jeunes, et ça ne donnera pas aux adultes envie de se défenestrer, ce qui est déjà bien.

3/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1447 : Ce Week-end là... (2014)

Publié le 26 Mai 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Review, UK, Écosse, Jeunesse

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Ce Week-end là... (What We Did on Our Holiday - 2014) :

En pleine séparation, Doug McLeod (David Tennant) et son épouse Abi (Rosamund Pike) décident de faire semblant d'être un couple uni à l'occasion du 75è anniversaire de Gordie (Billy Connolly), le grand-père malade de Doug. Avec leurs trois enfants, Lottie (Emilia Jones), Mickey (Bobby Smalldridge), et Jess (Harriet Turnbull), ils partent ainsi pour les Highlands écossais, dans le manoir de la famille, où Gavin (Ben Miller), le frère investisseur de Doug, a organisé une fête spectaculaire pour l'occasion...

Une comédie dramatique familiale anglo-écossaise franchement sympathique, qui reprend les grandes lignes de Rocket Gibraltar (1988), avec Burt Lancaster, et s'inspire de la série Outnumbered (des mêmes scénaristes/réalisateurs) pour produire un récit mêlant les émotions et les ruptures de ton, comme les Anglais savent si bien le faire.

Porté par une distribution très attachante (Tennant s'amuse avec son accent naturel, Ben Miller fait son numéro habituel, Billy Connolly dégage une chaleur et un flegme remarquables), le film brille dans ses rapports entre le grand-père et ses trois petits-enfants, tout simplement adorables et particulièrement justes.

Ce sont eux qui donnent un intérêt tout particulier à cette histoire, avec une touche d'innocence et de poésie plutôt touchante. Ajoutez à cela des paysages écossais splendides, une musique à l'identique, et une bonne dose d'absurdité très british, et voilà, une petite comédie très agréable à suivre.

4.25/6 (on aurait peut-être aimé que les adultes aient un peu plus à faire)

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1446 : Blithe Spirit (2021)

Publié le 25 Mai 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Review, Romance, UK

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Blithe Spirit (2021) :

En panne d'inspiration, Charles Condomine (Dan Stevens) décide de tenir une séance de voyance avec Madame Arcati (Judi Dench), afin de s'en inspirer pour sa nouvelle œuvre. Mais contre toute attente, cette séance provoque l'apparition du fantôme d'Elvira (Leslie Mann), la femme décédée de Charles, et sa source d'inspiration principale. Seul souci : Charles est remarié depuis cinq ans avec Ruth (Isla Fisher), et Elvira est jalouse de cette relation...

Une jolie déception que cette nouvelle adaptation de la pièce de théâtre de 1941, signée Noël Coward, après un premier long-métrage en 1945 (L'Esprit s'amuse), supervisé par l'auteur lui-même et réalisé par David Lean.

Ici, le problème principal, c'est que sur cette trame de vaudeville, le film peine à greffer la moindre énergie ou le moindre dynamisme.

Ce remake aurait pu fonctionner avec une écriture plus pétillante et un rythme plus soutenu : un constat que seul Dan Stevens semble avoir effectué, puisque, plus électrique et survolté, il semble jouer dans un tout autre métrage que les autres acteurs.

Malheureusement, donc, tout le reste du film reste en mode mineur, souffrant d'un cruel manque de fantaisie ou de punch, et victime d'une écriture assez plate et quelconque (le changement de la fin du récit original, notamment, n'apporte pas grand chose).

Ça ne fonctionne pas, et c'est bien dommage, car le style de l'époque sied particulièrement bien à tout le monde, Isla Fisher en tête.

2.25/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1448 : The Paper Tigers (2021)

Publié le 27 Mai 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Review, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

The Paper Tigers (2021) :

À Seattle, trois anciens prodiges du kung-fu, Danny (Alain Uy), Hing (Ron Yuan) et Jim (Mykel Shannon Jenkins), ont fini par délaisser les enseignements de leur maître (Roger Yuan), et par devenir des adultes à la dérive : le premier est père divorcé, le second a pris beaucoup de poids, et le troisième a tout oublié de la tradition asiatique, pour passer aux MMA. Mais lorsque leur maître décède mystérieusement, le trio se reforme et tente de découvrir l'identité du responsable (Ken Quitugua) - le seul autre disciple de leur maître décédé.

Un film indépendant partiellement financé de manière participative, et qui s'avère une très bonne surprise, une action comedy qui n'est pas sans rappeler les films de Stephen Chow (en moins cartoony néanmoins), et surtout, qui sait très bien doser la comédie, l'action, et le mysticisme/la philosophie du kung-fu : les artistes martiaux sont bien mis en valeur, les affrontements plutôt bien chorégraphiés, tout le monde joue juste, Matthew Page est excellent en ancien rival amer et bodybuildé, et dans l'ensemble le métrage fonctionne plutôt bien, du début à la fin.

Tout au plus, et même si l'on ne s'ennuie pas, je reprocherais au film sa durée un peu inutile (on pourrait enlever facilement 5-10 minutes sans rien perdre), et une toute fin un peu abrupte (ah, et Jenkins est un bon niveau en dessous des deux autres compères, même si c'est le personnage qui veut un peu ça).

Mais rien de bien méchant pour ce qui est, à nouveau, une très bonne surprise, probablement plus aboutie que bon nombre de comédies d'action qui ont droit à des sorties en salles, et qui mettent en vedette des acteurs plus connus.

4.5/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires
<< < 10 20 30 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 60 70 > >>