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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Résultat pour ""semaine française""

Un film, un jour (ou presque) #1453 : Magic Camp (2020)

Publié le 3 Juin 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Disney, Jeunesse, Review, Romance, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Magic Camp (2020) :

Magicien en perte de vitesse, Andy (Adam Devine) accepte l'invitation de son ancien mentor Roy Preston (Jeffrey Tambor) à rejoindre le temps d'un été l'Institut de la magie, un camp de vacances où les enfants apprennent à devenir des magiciens. Sur place, il retrouve Kristina Darkwood (Gillian Jacobs), sa grande rivale et ancienne partenaire, qui s'occupe d'un autre groupe : bien décidé à la vaincre lors du spectacle annuel opposant les apprentis illusionnistes, Andy va tout faire pour transformer les enfants dont il a la charge...

Un long-métrage de Mark Waters (qui a fait ses preuves dans le genre comédie Disney familiale et a un CV long comme le bras) tournée en 2016-2017, et à la sortie suspendue jusqu'en 2020, sur Disney +. Traduction : Disney n'allait pas se risquer à un flop en salles, et a préféré sauver les meubles en prétendant que ce film avait été spécialement tourné pour sa plateforme de VOD naissante.

Et honnêtement, on peut les comprendre : Magic Camp n'est pas honteux, mais c'est clairement d'un calibre télévisuel, une production qui aurait été à sa place sur Disney Channel à l'époque des D-coms en tous genres, une histoire ultra-générique (Rock Academy, mais dans le monde de l'illusion) pleine de bons sentiments calibrés, avec un Adam Devine qui fait son numéro habituel (même s'il a une bonne alchimie avec Gillian Jacobs), un Jeffrey Tambor qui cachetonne mais s'amuse, et des enfants inégaux (Isabelle Crovetti est excellente, cela dit).

Ajoutez à cela une bonne dose d'illusion "cinématographique" (comprendre que les tours de magie, lorsqu'ils ne sont pas aidés par des effets numériques, sont assez mal filmés), et voilà, un film totalement anecdotique, et qui, effectivement, remplira le fond de catalogue de Disney +... mais pas beaucoup plus.

2.75/6 (le public-cible du métrage et les parents seront probablement plus indulgents)

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Un film, un jour (ou presque) #1102 : Hitman (2007)

Publié le 22 Janvier 2020 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Review, Thriller, Science-Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus... ​​

Hitman (2007) :

Créé et éduqué par une Organisation mystérieuse, l'Agent 47 (Timothy Olyphant) est un tueur à gages hors pair et implacable, traqué de meurtre en meurtre par Whittier (Dougray Scott), un officier d'Interpol. Jusqu'au jour où un contrat de taille portant sur le président russe se retourne contre l'Agent 47 : manipulé et victime d'un piège, l'Agent 47 est contraint de fuir, emmenant avec lui Nika (Olga Kurylenko), la maîtresse du président. Désormais, il n'a pas d'autre choix que de tenter de survivre, et de se venger de ceux qui l'ont trahi...

Une production Europa Corp assez typique des productions Besson de l'époque : pays de l'Est, héros taciturne qui doit protéger une prostituée, racolage et nudité vraiment gratuite, casting approximatif, script qui l'est encore plus, clins d’œil forcés (la scène du jeu vidéo) et réalisateur français (Xavier Gens) qui rend ici une copie assez léchée, mais qui prend l'eau de partout.

En fait, tout est à l'image de son interprète principal, Timothy Olyphant. Un Olyphant au naturel goguenard, nonchalant et un peu je-m'en-foutiste, qui est donc totalement hors-sujet dans le personnage d'Agent 47 : il n'a pas la voix, il n'a pas le visage, il n'a pas l'intensité, et pour ne rien arranger, il n'a pas non plus l'air d'avoir grand chose à faire de ce rôle (c'est un peu son problème récurrent, d'ailleurs : l'acteur ne considère aucun de ses rôles comme autre chose qu'un cachet de plus à toucher, et ça se sent fréquemment).

Ajoutez à cela de l'action mollassonne et mal montée, une post-synchronisation parfois médiocre (la scène dans la voiture, sous la pluie), un script fade, et zou, une adaptation sans intérêt, une de plus.

1.5/6

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Christmas Yulefest 2019 - 60 - Le Grand Bal du Réveillon (2019)

Publié le 30 Décembre 2019 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Noël, Review, Romance, Télévision, Yulefest, ION

Noël vient à peine de se terminer, et chez les Téléphages Anonymesc'est toujours l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

Le Grand Bal du Réveillon (Best Christmas Ball Ever ! - 2019) :

Après s'être séparée de son petit-ami peu de temps avant Noël, Amy (Elisabeth Harnois) décide spontanément d'accepter l'invitation de son frère Daniel (Samuel Hunt) à passer les fêtes de fin d'année à Vienne, où il est installé. Là, rapidement, elle se trouve inscrite à des cours de danse de salon, où elle devient la partenaire de Lukas (Christian Oliver) pour le concours de valse ouvrant les portes du Grand bal de Noël de la ville...

Un téléfilm ION (aïe) produit par The Asylum (re-aïe) et au titre faussement enthousiaste (on devine sans peine que le titre original devait être un générique Christmas in Vienna) qui, un peu comme le Parfum de Noël/Christmas in the Highlands avec l'Écosse, n'a vraiment pour lui que les décors naturels de Vienne, ses décorations et son atmosphère.

Le reste est une sorte de sous-sous-Hallmark qui prend gentiment l'eau de partout, tant sur le plan technique (l'écriture est faiblarde, les principales sous-intrigues ne servent à rien et/ou sont abandonnées en cours de route - par exemple, le médecin séduisant qui n'a que trois scènes et repart au bras d'une figurante, la post-synchro est mauvaise, les pas de danse et la musique sont au rabais) que dans son casting (les hommes sont tous transparents et quelconques, la rivale blonde n'est guère plus mémorable).

Il n'y a qu'Elisabeth Harnois qui semble s'amuser, et on la comprend. Un peu comme Lacey Chabert chez Hallmark, elle a pu profiter de plusieurs semaines de semi-vacances dans un pays étranger, pour Noël, où elle a pu se prendre pour une danseuse de compétition - et on sent que l'actrice en profite au maximum, malgré les nombreuses limites de la production (il faut voir la tête du grand bal final et des tenues des participants : le budget n'était clairement pas là pour concrétiser les ambitions du scénario).

Ce n'est cependant pas assez pour sauver le tout, qui reste, comme souvent avec les téléfilms diffusés sur ION, particulièrement médiocre.

1.75/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

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Un film, un jour (ou presque) #1111 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Amour, Romance et Chocolat (2019)

Publié le 1 Février 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Hallmark, Romance, Review, Télévision, USA, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...

Amour, Romance et Chocolat (Love, Romance and Chocolate - 2019) :

Styliste alimentaire pour un magazine et apprentie pâtissière, Emma (Lacey Chabert) est abandonnée par son compagnon peu de temps avant la Saint Valentin, alors qu'ils avaient prévu un voyage à Bruges. Partant seule pour la ville belge, Emma rencontre sur place Luc Simon (Will Kemp), un chocolatier tentant de décrocher le seau d'approbation de la famille royale, à l'occasion d'un concours organisé par le palais. Malgré leur relation tendue, Emma se propose alors pour aider Luc, et le duo se met en quête d'une recette inédite...

Comédie romantique Hallmark de la Saint Valentin 2019, ce LRC suit la formule éprouvée du genre, son format immuable, avec ex-compagnon insipide et goujat, héroïne spontanée et talentueuse, love interest un peu trop rigide dans ses méthodes de travail et manquant de créativité, quiproquo de dernière minute, et même un bal princier, histoire de cocher toutes les cases de la liste Hallmark.

Ici, cependant, le film sort un peu du lot par son food porn, et par ses décors naturels, tournés à Bruges : ça donne un charme pittoresque à cette escapade par ailleurs assez banale, pas forcément aidée par un casting inégal (Chabert retrouve Brittany Bristow de Coup de Coeur Sauvage, et Will Kemp n'est pas désagréable, mais tout le monde est affublé de coupes de cheveux ratées, et le grand rival de Kemp n'est pas du tout convaincant), et par un script cousu de fil blanc.

3 + 0.25 pour les décors = 3.25/6, en étant généreux.

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Christmas Yulefest 2019 - 42 - Pas de plan pour Noël (2019)

Publié le 21 Décembre 2019 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Lifetime, Noël, Review, Romance, Yulefest, Télévision

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

Pas de plan pour Noël (A Storybook Christmas - 2019) :

Organisatrice dans l'événementiel, Celeste (Ali Liebert) tente de jongler entre sa vie professionnelle compliquée, son couple en stand-by, et sa nièce orpheline (Habree Larratt), qu'elle élève seule. À l'approche des fêtes de Noël, cependant, elle n'a d'autre recours que d'engager une gouvernante à domicile : Taylor (Jake Epstein), un auteur de livres pour enfants en panne d'inspiration, et qui cache sa véritable identité à Celeste, le temps de quelques semaines qui vont tout chambouler.

Un peu mitigé sur cette comédie romantique Lifetime à la production clairement plus économe que du côté de Hallmark (prise de son inégale, écriture plus brouillonne, décoration intérieure plus sobre) et qui confronte la toujours sympathique Ali Liebert à un Jake Epstein pas désagréable (mais qui m'a évoqué dans ce rôle une sorte de Mark Ruffalo discount).

Dans l'absolu, ce n'est pas désagréable à suivre, et ce couple principal fonctionne assez bien, mais il y a un manque de rigueur et de structure dans l'écriture, qui fait qu'il se dégage du tout quelque chose d'assez décousu.

Non seulement le postulat de départ n'intervient en fait qu'après 20-25 minutes de mise en place, mais en plus, le côté "elle est professionnelle ultra-stricte, il est nonchalant et créatif" est un peu trop cliché pour son propre bien, les antécédents tragiques de Liebert et de sa nièce (déjà aperçue dans Coup de Foudre au Château de Glace) sont un peu trop appuyés, et çà et là, on se dit que le reste de la production a du mal à se mettre au même niveau d'énergie et d'expressivité que Liebert (ou vice-versa).

Des défauts qui auraient probablement été lissés (pour le meilleur et pour le pire) dans une production Hallmark, et qui, ici, ne sont pas pour autant rédhibitoires, mais le film reste un peu approximatif, et ne convainc donc pas totalement.

2.5 + 0.5 pour la neige et le froid véritables = 3/6

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Un film, un jour (ou presque) #1108 : Queens (2019)

Publié le 30 Janvier 2020 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Drame, Biographie, Review, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Queens (Hustlers - 2019) :

Lorsque la crise financière de 2008 fait vaciller Wall Street et les prive d'une partie de leurs revenus, un groupe de strip-teaseuses locales (Jennifer Lopez, Constance Wu, Keke Palmer, Lili Reinhart...) décide de mettre les bouchées doubles et de passer à la vitesse supérieure, en dépouillant de tout leur argent, à grand renfort de drogues et d'alcool, leurs quelques clients restants...

Une comédie dramatique de la réalisatrice du très moyen Ma Mère et Moi, ce Queens (Arnaque en Talons, au Canada, qui pour une fois a une traduction plus efficace du titre) est supposément adapté d'une histoire vraie... mais cela n'en fait pas pour autant quelque chose de très mémorable.

Un peu comme Ma Mère et Moi, en fait, on se trouve là devant quelque chose de tout à fait regardable, mais aussi de très mécanique et prévisible ; une sorte de Oceans 11 dans le milieu du strip-tease, avec des personnages assez classiques, une relation fusionnelle entre Lopez et Wu, une sorte de famille recomposée par ces strip-teaseuses, de la solidarité féminine, une crime story au parfum de girl-power/#MeToo valorisant ("empowering", comme disent nos amis américains)... bref, exactement tout ce à quoi l'on pouvait s'attendre sur la base du postulat de départ et de l'affiche.

Le côté girl power et la présence de femmes devant et derrière la caméra ont ainsi probablement beaucoup joué dans l'appréciation du film par les critiques anglo-saxons : une réception critique très enthousiaste et admirative, pour un film qui n'en méritait pas tant.

En effet, le scénario est vraiment classique, la structure en interview (Julia Stiles fait de la figuration) n'est pas très pertinente, et dans l'ensemble, le côté un peu clinquant du tout ne cache pas l'aspect répétitif de ce qui est narré.

Heureusement que le tout reste suffisamment court et dynamique pour ne jamais ennuyer, et que la distribution est particulièrement efficace (Jennifer Lopez, quinquagénaire à couper le souffle, est aussi productrice, et n'a pas perdu de ses talents d'actrice ; moins convaincu, cela dit, par les caméos de Lizzo et de Cardi B) : cela évite que l'on s'ennuie devant un film qui peine cependant à passionner.

3.25/6 

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Un film, un jour (ou presque) #1107 : Escaping the NXIVM Cult - A Mother's Fight to Save Her Daughter (2019)

Publié le 29 Janvier 2020 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Review, Thriller, Télévision, Lifetime

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Escaping the NXIVM Cult - A Mother's Fight to Save Her Daughter (2019) :

L'histoire vraie de Catherine Oxenberg (Andrea Roth) qui, après avoir participé à NXIVM, un séminaire de développement personnel et professionnel, avec sa fille India (Jasper Polish), s'aperçoit progressivement qu'il s'agit là d'une secte créée par Keith Raniere (Peter Facinelli), et que sa fille est désormais l'esclave sexuelle de celui-ci et de sa compagne, l'actrice Allison Mack (Sara Fletcher)... 

Un téléfilm Lifetime de la collection "Ripped from the Headlines" de la chaîne qui, comme son nom l'indique, adapte des faits divers médiatisés sous forme de métrages plus ou moins fidèles.

Ici, l'affaire NXIVM, que je suis en filigrane depuis plusieurs années, et qui est la seule raison pour laquelle j'ai jeté un coup d'oeil à ce téléfilm : une dramatisation assez typique de la chaîne, produite et introduite par la véritable Catherine Oxenberg, et relativement fidèle au déroulement réel de l'affaire.

Bon, ça reste un téléfilm Lifetime, avec ce que ça comporte d'écriture parfois un peu maladroite, d'interprétation parfois un peu inégale (Andrea Roth galère un peu avec son accent), et de raccourcis narratifs (la chronologie est compressée, certains dialogues sont forcés), mais dans l'ensemble, ça reste un bon résumé du tout, un résumé qui, de manière assez amusante (mais pas surprenante), semble étrangement prude sur tout le côté sexuel de l'organisation.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #1106 : Jojo Rabbit (2019)

Publié le 28 Janvier 2020 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Review, Comédie, Drame, Histoire, Nouvelle-Zélande

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Jojo Rabbit (2019) :

Âgé de dix ans, Jojo Betzler (Roman Griffin Davis) vit avec sa mère Rosie (Scarlett Johansson) en Allemagne, alors qu'approche la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Passionné par Hitler (Taika Waititi), qui est par ailleurs son ami imaginaire, Jojo décide de rejoindre les Jeunesses Hitlériennes, mais un accident le blesse sérieusement, et l'oblige à rester un temps alité. Il découvre alors que sa mère dissimule une jeune fille juive, Elsa (Thomasin McKenzie), dans les murs de sa maison : indigné mais curieux, Jojo décide d'apprendre à mieux connaître celle-ci, afin d'écrire un livre décrivant en détail les mœurs des Juifs, et, à terme, d'impressionner le Fuhrer...

Dernier film de Taika Waititi (Thor Ragnarok, Vampires en toute intimité, Hunt for the Wilderpeople), adapté d'un livre, ce Jojo Rabbit était fréquemment vendu comme une comédie décomplexée sur les nazis, une sorte de Springtime for Hitler de 90 minutes, avec un Waititi cabotin dans le rôle d'un Hitler imaginaire.

Dans les faits, Jojo Rabbit est loin d'être cette satire déconneuse façon Papy fait de la Résistance : si toute la mise en place du film (un gros quart du métrage) est en effet de cet acabit, rapidement, le métrage évolue dans une direction plus dramatique, sincère et touchante. L'humour typiquement Waititien cède alors la place à plus d'émotion, et à un ton plus sérieux : un mélange des genres et des variations de tons qui ne fonctionnent pas toujours de manière optimale, mais qui restent tout de même intéressants de bout en bout, notamment grâce à une distribution convaincante (Johansson, Waititi, Sam Rockwell, Alfie Allen, Stephen Merchant, sans oublier les deux enfants, Thomasin McKenzie et Roman Griffin Davis, impeccables) et à la bande originale ludique de Giacchino.

Après, comme pour Wilderpeople, j'ai eu l'impression qu'il manquait un petit quelque chose pour totalement me convaincre. Peut-être une trame narrative plus forte et moins prévisible, je ne sais pas. Mais dans l'ensemble, ça reste très sympathique à suivre.

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #1168 : Unicorn Store (2019)

Publié le 23 Mars 2020 par Lurdo dans Comédie, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Netflix, Review, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Unicorn Store (2019) :

Immature et rêveuse, Kit (Brie Larson) refuse de passer à l'âge adulte et, lorsque ses rêves d'études artistiques tombent à l'eau, elle retourne s'installer chez ses parents (Joan Cusack, Bradley Whitford), acceptant un poste d'intérimaire dans une entreprise dirigée par l'insistant Gary (Hamish Linklater). Un jour, cependant, elle reçoit une invitation mystérieuse envoyée par un inconnu excentrique (Samuel L. Jackson) et qui lui annonce qu'elle a gagné une licorne...

Je n'ai pas du tout accroché à ce métrage fantastique réalisé par Brie Larson, dont c'est le premier film, écrit par une scénariste de sitcom, dont c'est le premier film, et diffusé par Netflix (dont ce n'est pas le premier film ^^).

Un métrage fantastique qui se veut une ode à l'innocence, à l'imagination et à l'enfance, le portrait d'une jeune femme refusant de grandir et de laisser derrière elle ses rêves et ses aspirations artistiques, une naïve immature qui se confronte aux réalités de la société (le harcèlement sexuel par son patron, etc)... bref, un film excentrique et rose pastel, délibérément décalé et improbable.

Le seul problème, en fait, c'est que tout cela n'est pas maîtrisé un seul instant. C'est bien simple, en repensant au film, un nom m'est venu en tête : Kimmy Schmidt. Même type de personnage, mêmes confrontations, même naïveté, scénariste issu du même milieu...

La différence, c'est qu'en lieu et place de la sincérité et de l'énergie spontanée de Ellie Kemper, qui donnent vie à la plume pétillante de Tina Fey, on se retrouve ici avec un script qui n'a jamais assez de légèreté ou de rythme pour paraître vivant et dynamique, avec un ton twee et forcé qui agace plus qu'il ne charme, avec un côté sinistre et plus sombre qui n'est jamais abordé ou développé, et avec des personnages qui semblent tous atteints de retards développementaux (Kit, notamment, est écrite comme une fillette de 10 ans capricieuse et un peu embarrassante).

Alors oui, l'interprétation est compétente, la réalisation aussi, mais le message globale est ultra-pataud, le déroulement prévisible, et l'on finit par décrocher du film à mesure qu'il rajoute couche sur couche de paillettes et de couleurs pastels (cette présentation professionnelle, au secours).

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #1159 : Bad Boys for Life (2020)

Publié le 10 Mars 2020 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Policier, Review, Thriller, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Bad Boys for Life (2020) :

Vieillissants, Mike Lowrey (Will Smith) et Marcus Burnett (Martin Lawrence) approchent de la fin de leur carrière, lorsque Armando (Jacob Scipio), le fils d'Isabel (Kate del Castillo) et d'un baron de la pègre mexicaine que Lowrey a fait tomber durant ses jeunes années, arrive à Miami. Bien décidé à venger son père, Armando abat alors tous les anciens collègues de Mike, les uns après les autres, jusqu'à envoyer enfin ce dernier à l'hôpital. De quoi motiver les Bad Boys à remettre le couvert, en s'associant avec l'AMMO, une brigade de jeunes policiers (Vanessa Hudgens, Alexander Ludwig, Charles Melton) dirigés par Rita (Paola Nuñez), l'ex de Lowrey...

Pas de Michael Bay pour cette suite (hormis une brève apparition à l'écran au moment du mariage), mais deux jeunes réalisateurs belges/marocains qui font tout leur possible pour se couler dans le moule de la franchise, en proposant un film à la photographie colorée et saturée, assez stylisée, et qui singe occasionnellement la réalisation de Bay, pour le meilleur et pour le pire.

Car il faut bien avouer que si le tout n'est pas désagréable, et n'est pas forcément honteux, c'est aussi particulièrement sage et cadré : adieu la folie destructrice et décérébrée de Bay, place à un film d'action plus calibré, plus propre, et avec nettement moins de personnalité, qui voit les deux Bad Boys confrontés à leur âge, à leur héritage, et accompagnés d'un groupe de jeunes flics à la pointe de la technologie.

Rien de vraiment mémorable, et un scénario aux accents délibérés de télénovéla, mais ça se regarde tranquillement, à défaut d'atteindre les sommets dégénérés de Bad Boys II (la dernière grosse scène d'action de ce troisième épisode est agréable, cela dit, et plutôt bien filmée).

3.25/6 (et puis quel gâchis d'intituler le troisième épisode de la franchise Bad Boys 4 Life)

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Christmas Yulefest 2018 - 53 - À la Maison pour Noël (2018)

Publié le 30 Décembre 2018 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Noël, Review, Romance, Télévision, Yulefest, Hallmark

Chez les Téléphages Anonymes, la Christmas Yulefest et son marathon de cinéma de Noël continuent jusque début janvier...

À la Maison pour Noël (Time For Me to Come Home For Christmas - 2018) :

Alors que l'entreprise familiale est en péril à l'approche de Noël, Cara (Megan Park) rentre chez elle pour annoncer la mauvaise nouvelle à son père et à leurs employés. Mais une météo peu coopérative la place à de multiples reprises sur le chemin de Heath (Josh Henderson), un célèbre chanteur de country en panne d'inspiration, et les force à faire route ensemble...

Alors j'aime bien Megan Park (qui a l'air moins fatiguée ici que dans le dernier téléfilm Hallmark dans lequel je l'ai vue, Once Upon A Prince - critique à venir en février prochain, durant la semaine spéciale Saint Valentin 2019), je n'ai rien contre Josh Henderson, et un caméo de Paul McGillion est toujours le bienvenu, mais bon, je dois bien avouer qu'un road-trip de Noël à la sauce country, ça me laisse globalement de marbre.

Surtout quand le récit impose, comme souvent chez Hallmark, la séparation des deux protagonistes à 15 minutes de la fin, de manière totalement forcée et artificielle, et que le tout se termine en chanson de manière totalement insipide (forcément, me dit-on, puisque le film est inspiré d'une chanson de Blake Shelton, et du livre que sa maman a écrit... youpi).

Bof.

3/6, parce que c'est compétent, et que si l'on fait partie du public ciblé, cela doit probablement fonctionner.

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Un film, un jour (ou presque) #638 : Jumanji - Bienvenue dans la Jungle (2017)

Publié le 30 Janvier 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Aventure, Fantastique, Jeunesse, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Jumanji - Bienvenue dans la Jungle (Jumanji : Welcome to the Jungle) :

Lorsque quatre adolescents - Spencer (Alex Wolff), Martha (Morgan Turner), Fridge (Ser'Darius Blain) et Bethany (Madison Iseman) - découvre une vieille console de jeux oubliée, équipée de Jumanji, un mystérieux jeu d'aventures, ils se retrouvent propulsés dans ce monde virtuel où, possédant les pouvoirs et l'apparence de leurs personnages (Dwayne Johnson, Karen Gillan, Kevin Hart & Jack Black), ils doivent sauver le monde du maléfique Van Pelt (Bobby Cannavale).

Pour une raison que je ne m'explique guère, Jumanji - le métrage original de 1995, une comédie fantastique familiale inégale, à 3.5/6, aux effets spéciaux déjà gentiment datés à l'époque de sa sortie (je sais qu'ILM est assez fier de son travail, mais certaines des créatures - les singes, notamment - sont franchement ratées), et au Robin Williams sortant tout juste de Hook, Toys, Mme Doubtfire et Being Human, ouch - jouit désormais d'une réputation de film excellent et incontournable, un classique cinématographique des années 90.

De quoi susciter une levée de boucliers à l'annonce de cette suite/remake, comme si ce nouveau volet allait ternir l'image de la franchise Jumanji. D'autant plus amusant que ce Jumanji 2017 s'avère une bonne surprise, un film d'aventures familial assez rythmé et amusant, au casting impeccable, qui joue totalement le jeu et parvient à rendre crédibles ces personnages adolescents coincés dans des corps qui ne sont pas les leurs.

Ce n'est pas pour autant un chef d’œuvre - le script est assez basique, la réalisation est fonctionnelle, ça manque de singes, c'est prévisible, trop sage et certains effets spéciaux risquent de mal vieillir - , mais en tant que divertissement familial de fin d'année, ça tient suffisamment la route pour ne jamais ennuyer, et pour distraire pendant moins de 2 heures.

3.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #497 : Hop (2011)

Publié le 20 Avril 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Animation, Jeunesse, Pâques

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Hop :

Juste avant de devoir prendre sa place, E.B. (Russell Brand), le fils du Lapin de Pâques (Hugh Laurie), décide de découvrir le monde, et part pour Hollywood, pour y devenir un batteur méga-célèbre. Là, il s'invite alors dans le quotidien de Fred (James Marsden), un jeune homme un peu glandeur et bon à rien... mais sur l'île de Pâques, la situation se complique, lorsque Carlos (Hank Azaria), le poussin bras droit du Lapin de Pâques fomente un coup d'état, et décide de prendre la place de son employeur...

Revu à l'occasion de Pâques, ce film d'animation made in Illumination (avec apparition des Minions en début de film) ne m'avait déjà pas fait vraiment grande impression à sa sortie : mélangeant de manière assez inutile, façon Alvin et les Chipmunks, une créature numérique turbulente avec des humains en prise de vue réelle, ce métrage m'était apparu comme un photocopillage éhonté de bon nombre de films de Noël, dans lesquels le fils/la fille du Père Noël refuse de prendre la succession de son paternel, décide de partir explorer d'autres options, finit par être ramené par un trio d'elfes ninjas, etc... c'est un postulat plus qu'éventé, qui ici reçoit une skin oeufs de Pâques et poussins qui n'arrive pas à cacher ce recyclage facile.

Ajoutez à cela un caméo assez forcé de David Hasselhoff, une tendance aux chansons pop-rock médiocres, et un script qui oublie clairement des personnages en cours de route (je ne suis même pas certain que le trio de lapines ninjas ait une ligne de dialogue de tout le film, et reparaissent après avoir été "enchocolatées" ; c'est bien dommage, car il y avait là un certain potentiel comique passé à la trappe), avec sa fin précipitée et décevante. 

Pas un film formidable ou mémorable, donc, même si visuellement et techniquement, c'est assez réussi et mignon, que Marsden se donne vraiment à fond (comme dans Il était une fois, d'ailleurs), et que les films de Pâques pour les enfants sont suffisamment rares pour être un peu indulgent.

3/6 + 0.25 pour le doublage français qui fonctionne assez bien, pour une fois (peut-être même mieux que la VO par moments) =

3.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #8 : Maléfique (Maleficent - 2014)

Publié le 8 Juillet 2014 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Review, Drame, Fantastique, Disney, Jeunesse

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Maléfique (Maleficent) :

La véritable histoire de Maléfique (Angelina Jolie), la célèbre sorcière ayant maudit la Belle au Bois Dormant (Elle Fanning)...

Une réinvention du conte de fées/dessin animé classique de Disney qui n'est pas forcément désagréable, mais qui s'avère assez bancale à tous les niveaux.

On devine, çà et là, des intentions louables et des idées intéressantes de la part du réalisateur, spécialiste en effets spéciaux, et de la scénariste, ancienne de chez Disney au parcours plus inégal (La Belle et la Bête, le Roi Lion, Mulan, Alice de Burton), mais c'est l'exécution qui pèche.

Déjà, au niveau visuel : on oscille constamment entre plans travaillés et marquants, univers féérique, et effets et créatures numériques laids et génériques, qui font basculer le tout dans le kitsch et le ringard. Idem au niveau de l'interprétation : il y a un gouffre entre une Angelina Jolie totalement investie, une Fanning en mode ingénue, un Sharlto Copley cabotin avec son accent, et les bonnes fées numériques (Juno Temple ^^) qui font du slapstick pas drôle.

Mais tout cela est un problème inhérent au scénario, qui semble tiraillé dans plusieurs directions ; ici, une influence de Wicked, pour humaniser la méchante iconique des classiques Disney : ici, un côté féministe qui la réinvente en pauvre jeune femme martyrisée et innocente, que les maychants hommes ont rendue revancharde ; ailleurs, une tentative de recycler les passages importants de La Belle au Bois Dormant ; ailleurs encore, la volonté de faire de la fantasy guerrière et épique...

Tout cela ne fonctionne que ponctuellement, donnant lieu à une sorte de rape-&-revenge aseptisé et pastel, où la méchante, bénéficiant désormais d'une personnalité plus développée, n'est plus si méchante, mais est la victime d'un vrai méchant caricatural et sans épaisseur.

Bref, ce n'est pas particulièrement convaincant, ce n'est pas particulièrement esthétiquement beau ou enchanteur, c'est parfois étrangement approximatif, et c'est donc vraiment quelconque et oubliable, avec uniquement la présence magnétique de Jolie, qui croit à fond au projet, pour permettre au film d'atteindre la moyenne.

Un minuscule 3/6

 

(critique mise à jour le 01/01/2020)

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Tout savoir sur "Michael Jackson's This Is It"

Publié le 8 Mai 2011 par Kaoteek dans Cinéma

Documentaire musical créé à partir des répétitions filmées du spectacle de Michael Jackson, "This Is It" est un film de Kenny Ortega, sorti le 28 octobre 2009. Ultime occasion pour le public de découvrir Michael Jackson sur scène, le film est un succès commercial total, reflété par des critiques unanimes, louant l’hommage rendu dans ce film à l’artiste décédé.

Genèse

En 2009, confronté à des problèmes financiers, Michael Jackson prépare ses adieux au monde de la musique, au travers d’une ultime série de cinquante concerts. L’évènement, intitulé "This Is It", s’avère monumental et doit être inauguré à l’O2 Arena de Londres dès le mois de juillet.

Commence alors une période de répétitions et de préparation intenses, filmées à la demande de Jackson. Le 25 juin 2009, cependant, MJ est retrouvé mort, à moins d’un mois de son premier concert.

Kenny Ortega, chorégraphe et réalisateur des "High School Musical", est alors confronté à un dilemme de taille.

Engagé pour filmer les répétitions et mettre en place certaines chorégraphies et mises en scène du spectacle, Ortega se trouve en possession de nombreuses heures de métrage. Rapidement, la décision est prise d’en tirer un film de deux heures, afin d’offrir aux fans éplorés un dernier aperçu du talent de Jackson.

Sortie

Pendant plusieurs mois, Ortega travaille sur le montage du métrage, tandis que les dernières questions d’ordre légal se règlent devant les tribunaux. Enfin, une bande annonce voit le jour en septembre 2009 : un coup d’éclat.

Les images inédites de Michael déchaînent les passions, tout comme l’annonce d’un nouveau single, puis d’un album imminent, pour accompagner "This is It", le film.

"Michael Jackson’s This Is It" sort alors en salle le 28 octobre 2009 : aux USA, tous les billets sont vendus depuis des semaines et le métrage remporte plus de 100 millions de dollars le week-end de sa sortie. Alors, le succès ne se dément pas et "This is It" enchaîne les records, devenant le documentaire musical le plus rentable de tous les temps.

Une unanimité publique qui se retrouve chez les critiques : touchée par la sincérité de la production et le professionnalisme de Michael Jackson, la presse réserve un accueil positif au documentaire, malgré quelques réserves sur l’exploitation inévitable de l’image de Michael.

Michael Jackson's This Is It
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Un film, un jour (ou presque) #1280 : Wunderkammer - World of Wonder (2019)

Publié le 19 Août 2020 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Histoire, Fantastique, Review, France, Italie, UK

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Wunderkammer - World of Wonder (2019) :

Documentaire franco-italo-anglais d'un peu moins de 90 minutes, consacré à ces cabinets de curiosités réunissant tous ces objets étranges, fantaisistes, historiques, taxonomiques ou encore pseudo-surnaturels parfois conservées autrefois dans des pièces dédiées des demeures des nobles, des rois, et de toute personne un peu excentrique et fortunée.

Un métrage assez austère et scolaire/studieux, qui n'aurait pas dépareillé sur Arte, et qui décrit en long, en large et en travers les différents types de cabinets de ce type (scientifiques, exotiques, fantastiques, naturels, mécaniques et plus récemment, préhistoriques ou cinématographiques), au travers d'entretiens assez statiques avec des propriétaires ou des responsables de musées aux quatre coins de la planète.

Je mentirais si je disais que j'ai été passionné par le métrage, qui fait un peu défilé de collections mis en images sur une bande originale un poil grandiloquente, et qui passe un si grand nombre de ces derniers en revue, en fait, qu'on finit par survoler les différents contenus : le macabre ? Trois secondes et demi. Les chimères ? 20 secondes. Les astrolabes, globes et autres sphères armillaires ? Moins d'une minute. Les automates ? À peine plus.

Par contre, quand il s'agit de placer de longues séquences touristiques filmant l'architecture des châteaux, ou de laisser des excentriques bohèmes partir dans des digressions sur le sens profond de l'Art et sur la manière dont, à leur yeux, leur cabinet révèle la profondeur de l'âme humaine parce que blablabla, ça, pas de problème.

Un peu frustrant, donc, mais au moins, c'est esthétiquement intéressant à regarder.

3/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Un film, un jour (ou presque) #1278 : Le Flingueur (2011)

Publié le 17 Août 2020 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Review, Thriller, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Le Flingueur (The Mechanic - 2011) :

Tueur à gages sans pitié, émotionnellement froid et distant, Arthur Bishop (Jason Statham) travaille pour une mystérieuse organisation dont l'un des dirigeants, Harry (Donald Sutherland), est son mentor de toujours. Jusqu'au jour où BIshop reçoit la mission de tuer Harry, qui a apparemment trahi l'organisation. Il s'exécute mais, empli de remords, Bishop finit par prendre sous son aile Steve (Ben Foster), le fils paumé et violent de Harry, et par le former au métier de "mécanicien"...

Un remake d'un film de Charles Bronson de 1972, ce Mechanic signé Simon West (Tomb Raider, Expendables 2) s'avère un thriller tout à fait honorable, dans le genre, porté par le charisme de ses deux acteurs principaux.

J'en suis d'ailleurs le premier surpris, m'attendant à un énième film d'action creux façon EuropaCorp : en réalité, c'est à quelque chose de plus stylisé (d'ailleurs, on regrettera cet étalonnage numérique assez laid, notamment tout le prologue en Colombie, à l'image passée au filtre jaune dégueulasse), à mi-chemin entre une adaptation officieuse de Hitman (Statham a déjà la tête de l'emploi pour incarner l'Agent 47 !), un actioner moderne, et son ADN de thriller 70s, plus posé.

Rien de révolutionnaire, et outre l'étalonnage, on pourra aussi critiquer certains choix de montage, ou encore le choix de ce final qui aurait nettement gagné à laisser planer le mystère sur le sort de Bishop, plutôt que de faire cette happy end clichée... mais ça aurait pu être bien pire, dans l'ensemble.

3.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #1273 : Dino De Laurentiis - The Last Movie Mogul (2001)

Publié le 10 Août 2020 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Critiques éclair, Histoire, Review, Télévision, UK, BBC

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Dino De Laurentiis - The Last Movie Mogul (2001) :

Un documentaire BBC de la collection Omnibus qui revient, à l'époque de la post-production d'Hannibal (Ridley Scott, 2001), sur la carrière du producteur mythique Dino De Laurentiis, l'un des dernières empereurs du cinéma, qui a probablement produit autant de films ratés (King Kong 1976 et 1986, Orca, Rumpelstilskin...) que de films entrés dans l'histoire du 7è Art (Conan le Barbare, Serpico, La Strada, Ragtime)... et entre deux (Flash Gordon, Evil Dead 2 et 3, Danger : Diabolik).

Un métrage d'une heure, relativement sage et scolaire, dépeignant le producteur de façon assez hagiographique, avec interventions admiratives de nombreux noms de l'industrie (Anthony Quinn, Anthony Hopkins, John Milius, Ridley Scott, Sydney Pollack, David Lynch, Jonathan Mostow), qui tous applaudissent le caractère iconoclaste et rebelle du producteur.

De Laurentiis, producteur fonctionnant à l'instinct, était en effet un homme entier, aux opinions très affirmées, et qui n'hésitait pas à aller à contre-courant et à investir ses propres fonds dans les projets auxquels il croyait... pour le meilleur ou pour le pire. Il a ainsi connu une ascension fulgurante et un succès souvent insolent (qui lui ont valu d'être entouré de nombreuses rumeurs d'association avec la mafia, entre autres), récompensés en 2001 par un Oscar - une cérémonie dont on assiste à la préparation, du point de vue de Dino.

Le documentaire laisse en effet une grande place à la parole de De Laurentiis, et à sa vie de famille, la vie d'un homme débrouillard toujours passionné par son métier, encore plein de vie et d'idées, et pour qui le cinéma reste une vocation, malgré son âge : c'est intéressant à voir, sans être pour autant passionnant, mais la gouaille et l'accent du bonhomme font qu'on s'attache tout de même à ce grand caractériel du monde du cinéma, décédé en 2010 à l'âge de 91 ans.

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #1285 : Misbehaviour (2020)

Publié le 26 Août 2020 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Histoire, Review, UK, BBC

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Misbehaviour (2020) :

En 1970, alors que le concours Miss Monde va prendre place à Londres, présenté par le comédien américain Bob Hope (Greg Kinnear), le Mouvement de libération de la Femme décide d'envahir la scène pour promouvoir son message d'égalité et de respect. Emportée dans la tourmente, Sally Alexander (Keira Knightley), étudiante en histoire las de la patriarchie dominant ce domaine, et Jennifer Hosten (Gugu Mbatha-Raw), Miss Grenade, qui va gagner le concours envers et contre tout...

Une comédie dramatique anglaise tout à fait dans l'air du temps, avec ses thématiques de libération de la femme, d’intersectionnalité des luttes, du privilège blanc, du racisme, de la pauvreté, etc... mais aussi une comédie dramatique anglaise tout ce qu'il y a de plus anglaise. Film produit par la BBC, réalisatrice de The Crown, scénaristes de tv et de documentaires, reconstitution historique, histoire vraie : malgré l'affiche, il ne fallait pas s'attendre à une comédie décalée et énergique, bien au contraire.

Ce n'est donc pas surprenant de découvrir ici un period drama anglais assez studieux et académique, jamais particulièrement drôle, dramatique, surprenant ou audacieux, qui tente de jouer sur tous les tableaux sans jamais froisser personne (l'opposition entre les féministes militantes anglaises blanches, privilégiées, et les participantes au concours, souvent issues de pays baignant dans le racisme, et qui voient dans leur participation un symbole politique et racial, est un peu esquissée, mais sans vraiment déboucher sur grand chose), et qui finit par laisser globalement de marbre, tant le tout est sage et scolaire.

C'est compétent, mais j'ai beaucoup baillé.

3/6 (et encore)

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Un film, un jour (ou presque) #1282 : Opération Condor (1991)

Publié le 21 Août 2020 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Histoire, Review, Hong-Kong

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Opération Condor (Armour of God II : Operation Condor - 1991) :

Jackie (Jackie Chan) est engagé par le Comte Bannon (Božidar Smiljanić) pour le compte des Nations Unies, afin de retrouver un trésor de guerre nazi enfouie au beau milieu du désert nord-africain. Avec lui, Ada (Carol Cheng), une experte coincée, Elsa (Eva Cobo De Garcia), petite-fille du nazi ayant caché le trésor, et Momoko (Shoko Ikeda), une jeune vendeuse qu'ils rencontrent en chemin. Mais ils ne sont pas les seuls à chercher ce trésor : Adolf (Aldo Sambrell) et ses mercenaires sont sur leurs traces, et deux espions arabes incapables (Daniel Mintz, Jonathan Isgar) les suivent de près...

Alors là, après la semi-déception Mister Dynamite, qui a très mal vieilli, voilà qui fait plaisir : Opération Condor n'a pas du tout vieilli, et reste à ce jour pour moi l'un des meilleurs Jackie Chan. Un peu comme si, cinq ans après Mister Dynamite, Chan avait repris toutes les idées de ce film, toutes ses ambitions, et avait décidé de reprendre les grandes lignes du film pour les réinventer avec un plus gros budget, et un savoir-faire plus assuré.

Résultat : cet Armour of God 2 est exotique, bien rythmé, totalement déjanté, à la fois drôle et spectaculaire, avec un trio de personnages féminins amusants et à la caractérisation suffisamment distincte pour être mémorable, des méchants incapables, des cascades incroyables, un thème musical qui reste en tête, des combats inventifs et décomplexé, et des scènes WTF, comme celle de la soufflerie.

Que dire de plus ? Que cet Opération Condor est un peu le mariage parfait de la comédie hong-kongaise, du film d'arts martiaux à la Jackie Chan, et du film d'aventures occidental, un mariage que Jackie Chan tentera de retrouver, en vain, dans les années 2000 avec Kung Fu Yoga, ou avec Armour of God 3 : CZ12...

Incontournable.

5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1241 : Red (2010)

Publié le 2 Juillet 2020 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, DC, Review, Romance, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Red (2010) :

Alors qu'il a pris sa retraite de la CIA et qu'il vit dans le plus grand anonymat, Frank Moses (Bruce Willis) devient la cible de mystérieux assassins, qui l'obligent à embarquer Sarah Ross (Mary-Louise Parker), qu'il connaît à peine, dans une cavale improbable. Au cours de celle-ci, Moses va renouer avec ses anciens collègues (Morgan Freeman, John Malkovich, Helen Mirren) et ennemis (Brian Cox), tous plus ou moins retraités, pour tenter d'échapper aux autorités (Karl Urban), et de trouver qui est responsable de cette situation...

Film d'action plutôt agréable qui a pour lui une distribution d'acteurs confirmés, et un ton assez léger et dynamique : adapté d'un comic-book DC, Red commence comme une comédie romantique festive improbable entre Bruce Willis et une Mary-Louise Parker toujours attachante - ce qui donne l'occasion à Willis de jouer la comédie !

Miracle : ce n'était pas arrivé depuis bien longtemps, l'acteur optant pour le pilotage automatique dans la majorité des métrages qu'il tourne depuis 20 ans. Mais là, il s'amuse clairement, il est expressif, ses interactions avec Morgan Freeman, John Malkovich et Helen Mirren sont drôles et enjouées, bref, ça fait plaisir à voir.

Et le film se déroule ainsi à l'image de ce Bruce Willis : dans la bonne humeur et l'action décomplexée, filmées avec style et énergie par le réalisateur allemand de R.I.P.D : Brigade Fantôme, de Hors du Temps et de Divergent 2, et avec quelques caméos sympathiques d'Ernest Borgnine, de Richard Dreyfuss, etc.

Après, on pourra regretter que la durée de près de deux heures impose un rythme un peu en dents de scie, qui aurait probablement pu être optimisé avec quelques coupes au montage, mais dans l'ensemble, ça reste un actioner plutôt sympathique et ludique.

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #1240 : Les Baronnes (2019)

Publié le 1 Juillet 2020 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Drame, Histoire, Review, Policier, Thriller, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Les Baronnes (The Kitchen - 2019) :

Lorsque leurs compagnons respectifs, membres de la pègre irlandaise, sont arrêtés, trois new-yorkaises décident de prendre les choses en mains, et de poursuivre les affaires de leurs époux : Kathy (Melissa McCarthy), qui voit là l'occasion d'aider la communauté, Ruby (Tiffany Haddish), qui a épousé l'héritier de cet empire du crime, et Claire (Elisabeth Moss), battue par son époux. Mais rapidement, elles se retrouvent dans une situation difficile, prises entre rivalités internes, ambitions démesurées, autorités pressantes et influences extérieures...

Un crime movie adapté d'un comic-book DC/Vertigo et réalisé/écrit par Andrea Berloff (déjà à l'origine de l'écriture de World Trade Center et de Straight Outta Compton, et dont c'est là la première réalisation).

Au programme, un polar en costumes 70s, avec des actrices comiques utilisées à contre-emploi, pour un propos girl-power malheureusement pas très subtil (en même temps, le ton est donné dès l'ouverture du film sur "It's a Men's World"), pas très inspiré (le film semble involontairement tiraillé entre son propos pro-femme et les actes criminels dont ses personnages sont coupables, et ne semble pas en avoir vraiment conscience, comme s'il voulait que le spectateur trouve ces femmes fortes, braves et héroïques alors qu'elles tuent, démembrent et exécutent), et tout simplement pas très intéressant ou crédible (la relation sanguinaire de Moss et de Dohmnall Gleeson n'est pas convaincante du tout).

C'est bien interprété, et la reconstitution 70s est efficace (bien que très hollywoodienne), mais dans l'absolu, ce n'est tout simplement pas très original, surprenant ou intéressant, et une main plus affirmée aurait probablement été la bienvenue.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1450 : Dark Angel (1990)

Publié le 31 Mai 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Policier, Review, Science-Fiction, Thriller, USA, Science Fiction, Christmas, Noël

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Dark Angel (I Come in Peace - 1990) :

Confronté à des morts inexplicables et sanglantes, l'inspecteur Jack Caine (Dolph Lundgren) et son nouveau coéquipier, l'agent fédéral Smith (Brian Benben) réalisent bien vite qu'un extraterrestre suréquipé (Matthias Hues) est responsable de ces crimes, et qu'il en profite pour prélever des substances rarissimes sur les cadavres qu'il laisse derrière lui. Pire : ce trafiquant de drogues venu de l'espace a sur ses traces un autre extraterrestre (Jay Bilas) qui tente de l'arrêter, et qui est prêt à tout pour y parvenir, quitte à réduire en poussière les rues de Houston...

Un film de Noël (si, si, ça se déroule en décembre, et ça s'ouvre sur un chant de Noël !) co-écrit par David Koepp, qui est très clairement inspiré de la franchise Predator sur bien des points (le film est sorti quelques mois avant Predator 2) et qui, dès ses premières images, fait gentiment cheap et dtv des 90s (rien que le générique de début, avec sa police approximative et télévisuelle, et son score de Jan Hammer, le compositeur de Deux flics à Miami, date bien les choses).

Et puis, progressivement, le sens de l'humour très particulier du film (tous les personnages secondaires sont déglingués au possible) et son côté buddy cop movie décomplexé finissent par gagner la sympathie du spectateur, quand bien même le ton du film ne serait pas vraiment à la gaudriole - la menace extraterrestre est premier degré, les meurtres sont brutaux, la direction artistique est assez sombre, etc.

Dans l'ensemble, le tout reste cependant assez gentillet : c'est suffisamment sérieux et explosif (surtout sur la fin) pour faire un actioner policier honorable, c'est suffisamment outré pour faire passer ses approximations et ses défauts, et ça se regarde facilement, sans forcément être nécessairement ultra-mémorable (encore que, avant le revisionnage, je m'en souvenais plutôt bien, sans l'avoir revu depuis les années 1990-2000).

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1452 : Buddy Games (2020)

Publié le 2 Juin 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, USA

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Buddy Games (2020) :

Plusieurs années après que l'un d'entre eux aient subi une blessure scrotale traumatisante lors des Buddy Games, une compétition amicale de défis physiques et mentaux stupides, un groupe de compères (Josh Duhamel, James Roday, Kevin Dillon, Dan Bakkedahl, Dax Shepard, Nick Swardson) se réunit et remet le couvert, avec 150 000 $ à la clef.

Une coproduction WWE Films et Saban, coécrite par Josh Duhamel, avec de multiples visages familiers à la distribution (Olivia Munn, James Roday, Kevin Dillon, Daw Shepard, Nick Swardson, Neal McDonough, Jensen Ackles, Sheamus, etc) et dont le ton est donné dès la première scène, avec des bros immatures de 45 balais qui se tirent dans les bollocks avec des billes de paintball, se frappent au visage avec leurs testicules moites et nous refont Jackass, au travers de concours de nourriture, de cascades approximatives, etc...

Voilà voilà... tout ça pour réaffirmer leur virilité, pour célébrer la masculinité fraternelle des mecs, les vrais, ceux qui s'électrocutent entre eux, qui se tirent dessus avec de véritables flèches, et qui se disent leurs quatre vérités en avalant des Pina coladas au sperme, car il n'y a que comme ça que l'on peut grandir intérieurement et avancer dans la vie.

Vu que c'est inspiré de la vie de Duhamel et de ses amis, on se dit que ce film de potes plaira bien à un certain public... en tant que tel, cela dit, et en ce qui me concerne, ça a un intérêt proche du néant.

1.25/6 (pour certains des acteurs que j'apprécie)

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Un film, un jour (ou presque) #1454 : Mon chat, l'elfe malicieux et moi (2019)

Publié le 4 Juin 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, Russie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Mon chat, l'elfe malicieux et moi (The House Elf / Domovoy - 2019) :

Lorsqu'elles s'installent avec leur chat dans un appartement luxueux de Moscou, Vika (Yekaterina Guseva) et sa fille Alina (Aleksandra Politik) se réjouissent de la bonne affaire qu'elles viennent de conclure. Mais elles ignorent que l'appartement est occupé (pour ne pas dire hanté) par un Domovoy (Sergey Chirkov), un elfe de maison agressif et hostile, prêt à tout pour expulser les nouvelles occupantes de sa demeure. Et pour ne rien arranger, une sorcière (Olga Ostroumova-Gutshmidt) et son fils incapable (Olga Ostroumova-Gutshmidt) ont des vues sur le bâtiment, qui abrite dans ses murs un trésor...

Une comédie familiale russe assez classique dans sa construction (façon hantise et poltergeist) et qui souffre de problèmes habituels au genre et à la production cinématographique russe (rythme bancal, slapstick parfois méchant, côté superstitieux très appuyé, casting parfois compliqué, etc) mais en a aussi certaines qualités (la bande originale symphonique, les effets spéciaux, l'approche un peu différente et sentimentale du genre).

Après, je l'ai vu en français, donc avec un doublage inégal, et les décors de l'appartement font fréquemment très "tournage en studio", mais globalement, ça se regarde sans trop de problèmes. En fait, je n'ai pas grand chose à dire sur ce métrage : ça occupera les plus jeunes, et ça ne donnera pas aux adultes envie de se défenestrer, ce qui est déjà bien.

3/6

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