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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Résultat pour ""semaine française""

Halloween Oktorrorfest 2016 - 114 - Ghostwatch (1992)

Publié le 30 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Documentaire, Télévision, BBC

Halloween approche à grands pas, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Ghostwatch :

Un téléfilm spécial d'Halloween made in BBC, inspiré par la hantise d'Enfield (voire aussi La Hantise d'Enfield et The Conjuring 2), et qui enterre en 90 minutes non seulement bon nombre de fictions d'horreur aux sujets similaires (dont les deux titres mentionnés plus haut), mais aussi et surtout tous les Ghost Hunters/Ghost Adventures et autres shows supposément réels que l'on a toutes les semaines sur les chaînes anglo-saxonnes.

Le concept est très familier : une émission tv d'investigateurs du paranormal, qui vont enquêter sur une affaire de poltergeist, en duplex avec la famille, pendant que le présentateur interroge des invités et commente les images en direct avec des spécialistes, depuis son plateau.

C'est présenté comme réel, et à l'époque, ça a fait sensation en Angleterre car personne n'avait compris que c'était de la fiction (malgré des effets de réalisation clairement mis en scène, et certaines actrices assez... hum... inégales), au point d'obliger la BBC à bannir le programme de son antenne pendant au moins 10 ans suite à plusieurs dizaines de milliers d'appels inquiets de spectateurs.

Et effectivement, c'est prenant et efficace de bout en bout, grâce à une présentation globalement naturelle et réaliste pour l'époque et pour la chaîne (à un ou deux moments près).

Alors il est sûr qu'avec du recul, et en sachant d'avance que c'est une fiction, on risque de sourire un peu devant certaines scènes, ou devant le final grandiloquent, qui se débarrasse de son réalisme pour partir dans une fiction surnaturelle spectaculaire.

Mais honnêtement, ça marche tout de même du tonnerre durant la majorité du métrage, et ça met à l'amende une grande partie des documenteurs surnaturels de ces dernières années.

4.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 118 - La Nuit des Démons 1 (1988) & 2 (1994)

Publié le 1 Novembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Comédie

Halloween, c'est terminé, et jusqu'à la fin de la semaine, on achève l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme la fin de ce marathon de cinéma fantastique et d'horreur qui a duré un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

La Nuit des Démons (Night of the Demons) :

Invités par Angela (Amelia Kinkade) à une fête d'Halloween se déroulant dans un funérarium abandonné, un groupe d'adolescents se trouve alors confronté à des démons sanguinaires lorsqu'une séance de spiritisme tourne mal.

Générique animé de début très sympathique... et c'est à peu près tout, tant le film est amateur, fauché, joué avec les pieds, monté de manière encore plus incompétente, affreusement rythmé (ça ne démarre qu'à la moitié du film), bref, c'est du mauvais ciné d'horreur des 80s. Cela dit, c'est assez généreux en nudité, donc

1/6

La Nuit des Démons 2 (Night of the Demons 2) :

Six ans après le précédent massacre, un nouveau groupe d'adolescents se retrouve dans le funérarium abandonné pour y fêter Halloween. Mais Angela, désormais détentrice de pouvoirs démoniaques, profite d'un rituel pour revenir à la vie, et massacrer ces jeunes visiteurs.

Un peu l'équivalent de ce qu'était Evil Dead 2 par rapport au premier : un remake/suite avec plus de moyens, un meilleur rythme, une réalisation plus solide, des acteurs plus compétents, plus d'imagination, et de manière générale, un ton beaucoup plus léger et déconneur.

Du +2 à la note du premier volet, donc, sauf que forcément, comme le premier était assez calamiteux, le second ne donne pas un chef d'oeuvre, mais simplement un film sympatoche du début des 90s, gentiment kitsch, mais assumé comme tel (la nonne qui se prépare au combat façon Rambo, et qui joue des nunchakus avec ses chapelets :P).

3/6 + 0.5 pour la créature serpentine finale = 3.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 120 - Dead Air (2009) & L'Emprise (1982)

Publié le 1 Novembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Horreur, Halloween, Fantastique, Thriller

Halloween, c'est terminé, et jusqu'à la fin de la semaine, on achève l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme la fin de ce marathon de cinéma fantastique et d'horreur qui a duré un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Dead Air :

Lorsqu'une attaque terroriste moyen-orientale voit la contamination des USA par un gaz toxique transformant les gens en psychopathes, Logan Burnhardt (Bill Moseley) et ses collègues tentent de survivre, cloîtrés dans les locaux de leur radio, alors que terroristes et victimes du gaz s'efforcent d'y pénétrer...

Ce DTV (qui rappelle un peu Pontypool) réalisé (et interprété) par Corbin Bernsen, n'est pas forcément désagréable à suivre, mais il souffre d'un propos super lourdingue, d'une musique de Mike Post gentiment datée (les passages arabisants sont assez risibles), et d'un manque de moyens flagrants, qui n'aide pas une distribution assez inégale (Patricia Tallman, qui a l'habitude des zombies, est impeccable, mais Moseley oscille entre le médiocre et l'acceptable, selon les scènes).

Pas vraiment de quoi se relever la nuit, mais ça aurait pu être pire.

Un tout petit 3/6

L'Emprise (The Entity) :

Attaquée et violée par une force invisible, Carla (Barbara Hershey), une mère célibataire, se tourne vers le Dr. Sneiderman (Ron Silver) pour avoir de l'aide. Mais lorsque celui-ci, persuadé que cette situation n'est que psychologique, découvre que le phénomène est bien réel, il n'a qu'une option : demander l'assistance de spécialistes en parapsychologie, pour tenter de vaincre cet esprit malfaisant...

"L'un des 10 films les plus effrayants de tous les temps", dixit Scorsese. Mouais.

Non, mais entre la rythmique à la guitare électrique lors de chaque manifestation de l'entité, la différence d'âge moyennement crédible entre la mère et le fils, les caméras qui penchent dans tous les sens pendant la première heure, une seconde heure bavarde et sans intérêt, qui casse toute l'atmosphère et la "réalité" du métrage à base de pseudo-parapsychologie même pas digne d'un Ghostbusters, et une fin bancale façon blockbuster... j'ai trouvé le tout assez ridicule, pour être franc.

2.25/6 (pour l'interprétation de Hershey, et pour quelques effets réussis)

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Un film, un jour (ou presque) #404 : Circle (2015)

Publié le 14 Septembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Thriller, Science-Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Circle :

Cinquante individus se réveillent soudain dans une même pièce circulaire, à l'équipement étrange et inconnu : incapables de bouger de la place qui leur a été assignée, sous peine de mort immédiate, ces cinquante personnes, toutes différentes en âge, sexe, origine et classe sociale, vont alors être contraintes de participer à un jeu mortel. À intervalle très rapproché, l'un d'entre eux est exécuté par une machine, au hasard... mais les captifs ont en réalité le choix : ils peuvent voter pour qui sera le prochain exécuté. Commence alors une partie improbable, dans laquelle humanisme, logique et individualisme vont s'affronter jusqu'à la mort...

Un thriller de sf indépendant en provenance des USA, et qui s'avère être, au final, une sorte d'épisode de la Quatrième Dimension ou d'Au-delà du Réel développé sur 90 minutes : c'est à la fois sa force - on a plus le temps de s'intéresser aux personnages, et à leurs choix - et sa faiblesse, puisqu'on sent clairement qu'un délayage a eu lieu, et que le tout tire un peu à la ligne.

D'autant que les arguments avancés çà et là par les protagonistes sont assez intéressants, mais qu'au bout d'un moment, on est un peu fatigué de ces jeux de pouvoir, de ces manipulations, et de ces engueulades finalement pas si différentes que ça de ce qu'on peut lire tous les jours sur le web, lorsque le moindre sujet un peu politique ou controversé est abordé.

Bref, ça se regarde, sans être exceptionnel, c'est globalement bien joué (à noter Julie Benz, dans le rôle de l'une des cinquante victimes), mais la toute fin paraît un peu trop polarisante pour son propre bien.

3.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #417 : L'Odyssée de Pi (2012)

Publié le 21 Novembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Fantastique, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

L'Odyssée de Pi (Life Of Pi) :

Après avoir choisi de s'installer au Canada, la famille Patel prend le bateau en compagnie de toute la ménagerie de son zoo. Mais une tempête coule le navire, et Pi (Suraj Sharma) le fils Patel, se retrouve bientôt seul sur une embarcation de secours, en compagnie d'un tigre du Bengale. Débrouillard et intelligent, Pi doit désormais découvrir comment survivre en pleine mer, jusqu'à pouvoir rejoindre la civilisation...

Un film plutôt joli, signé Ang Lee, et qui fonctionne sur plusieurs niveaux évidents (la métaphore et le discours sur la Foi, l'odyssée, etc), sans toutefois être parfait.

En effet, non seulement le métrage met un temps certain à vraiment se mettre en place (des coupes auraient peut-être permis de redynamiser tout ça), mais en plus, il se dégage une sorte d'impression d'artificialité dans le procédé et le traitement, qui peut gêner par moments : l'artifice du narrateur peu fiable, et de l'interview par le journaliste (qui explique lourdement au spectateur la métaphore et les thématiques du film, sur la fin), est un peu facile, et le trop plein d'effets numériques est un outil à double tranchant, qui peut totalement enchanter, comme paraître laid et toc le temps d'une scène ou deux.

Néanmoins, une fois l'aventure débutée, on ne voit pas le temps passer, et Ang Lee maîtrise totalement son art.

Un très joli tour de force technique, qui aurait probablement mérité de raccourcir son prologue, pour rajouter encore d'autres péripéties marines (histoire de vraiment mériter le titre français d'Odyssée).

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #678 : Back in Time (2015)

Publié le 27 Mars 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Back in Time :

Un documentaire américain sur le film Retour vers le Futur, la dévotion de ses fans, et la lucrative franchise qui a découlé du succès de ce métrage.

Pendant un premier tiers de ces 90 minutes, on se dit que ce documentaire est assez sympathique : concentré sur le premier métrage de la trilogie, le métrage bénéficie d'interviews de presque tout le monde, de Silvestri à Spielberg et Zemeckis, en passant par toute la distribution (Thomas F. Wilson et Crispin Glover exceptés), et par bon nombre d'invités, qui permettent tous de retracer de manière plutôt intéressante la genèse du film, sa production, et son influence.

Et puis soudain, passé la première demi-heure, on a droit à un immense coup de frein, puisque le documentaire s'intéresse alors à la DeLorean, aux fans obsessifs qui la collectionnent et la restaurent, etc. Back in Time devient alors totalement redondant, et assez plat, basculant d'un documentaire sur Retour vers le Futur, à un documentaire sur les fans de Retour vers le Futur. On commence à s'ennuyer, on remarque que le temps commence à passer, et on finit par se dire qu'il ne reste qu'une petite demi-heure pour traiter de Retour vers le Futur 2 et 3, ce qui est peu.

Et effectivement, les deux suites sont résumées par Dan Harmon, interrogé face caméra, et qui, toujours aussi cynique et lourd, nous explique que BTTF 2 et 3 sont de grosses merdes qui n'existent pas (un peu comme les fans d'Indiana Jones qui aiment à faire l'impasse sur le quatrième opus, dont on apprend d'ailleurs que la scène du réfrigérateur provient du script du premier Retour vers le Futur). C'est à peu près là toute l'étendue du traitement critique et du retour sur les deux suites de la franchise, qui sont presque plus ignorées que tous les produits dérivés produits depuis.

Tout au plus le documentaire revient-il sur les innovations technologiques du deuxième film (l'hoverboard, les voitures volantes, etc), mais ça s'arrête là.

Très décevant, en fin de compte, Back in Time ressemble à une ébauche de rétrospective, totalement incomplète, et peu satisfaisante, que ce soit pour les fans ou pour les novices.

Un minuscule 3/6 (et encore, je suis généreux)

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien....

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Un film, un jour (ou presque) #412 : Zoom (2016)

Publié le 14 Novembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Drame, Fantastique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Zoom :

Emma (Alison Pill), employée dans une fabrique de sex dolls, est frustrée par sa poitrine ; elle passe le temps en dessinant les aventures d'Edward (Gael Garcia Bernal), un réalisateur de blockbusters très bien membré voulant s'essayer au cinéma d'art et d'essai, en filmant la vie de Michelle (Mariana Ximenes), une mannequin voulant se reconvertir dans l'écriture, mais devant faire face aux préjugés de son entourage ; cette même Michelle qui, dans son carnet, raconte les aventures d'Emma...

Une comédie indépendante brésilo-canadienne qui fait un peu penser au cinéma de Charlie Kaufman, mais en nettement moins maîtrisé et intéressant.

Ça commence pourtant assez sympathiquement, avec un duo Pill/Labine qui fonctionne bien, de l'humour et du second degré, et tout un propos (pas très subtil, il faut bien l'avouer) sur les complexes physiques, les apparences, l'objectification, etc... et puis rapidement, alors que le film se plonge dans les deux autres réalités (le rendu visuel façon "Take on me" de l'histoire d'Edward est d'ailleurs très réussi), on commence à rapidement s'ennuyer.

Si on y retrouve effectivement les mêmes thématiques (plus ou moins bien traitées), l'émasculation virtuelle et réelle d'Edward n'est pas plus drôle que ça, et l'intrigue de Michelle est littéralement filmée comme un film d'art et d'essai, à savoir de manière expérimentale, et soporifique.

On se surprend donc à attendre avec impatience que le métrage revienne sur Emma, mais là, malheureusement, le tout bascule progressivement dans une histoire de trafic de drogues particulièrement insipide et improbable.

On se retrouve donc avec un film qui finit par tourner en rond, et qui ne retrouve brièvement un peu d'intérêt que lorsque les trois mondes convergent, à la toute fin.

Mais c'est un peu trop tard pour convaincre.

Un minuscule 3/6 (pour Alison Pill, comme toujours attachante)

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Un film, un jour (ou presque) #415 : Hunt For The Wilderpeople (2016)

Publié le 17 Novembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Aventure, Nouvelle-Zélande

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Hunt For The Wilderpeople :

En Nouvelle-Zélande, Ricky (Julian Dennison), un garçon rebelle passant de famille d'accueil en famille d'accueil, arrive dans la ferme de Bella (Rima Te Wiata) et de son époux Hec (Sam Neill), un baroudeur grognon. Mais lorsque Bella décède subitement, Ricky décide de s'enfuir plutôt que d'être repris par les services sociaux. Cependant, Hec finit par le retrouver, et le duo, accusé d'avoir tué Bella par les autorités, n'a d'autre choix que de fuir dans les forêts néo-zélandaises...

Une comédie d'aventure néo-zélandaise signée Taika Waititi, le réalisateur de Vampires en toute intimité, et du futur Thor Ragnarok, ce Hunt for the Wilderpeople est bien filmé, plutôt bien écrit et interprété, et l'environnement naturel néo-zélandais est vraiment bien mis en valeur à l'écran.

Un métrage qui a donc tout pour plaire, et qui a logiquement reçu les louanges de bon nombre de critiques et de spectateurs... malheureusement pour moi, je suis complètement passé à côté.

Je ne sais pas trop pourquoi, mais je ne me suis pas amusé, je ne me suis pas vraiment attaché aux personnages, je n'ai pas aimé l'illustration musicale et je me suis même un peu ennuyé sur la longueur, tout en voyant clairement à l'écran les qualités tant louées par autrui.

Donc je ne saurais quoi dire sur ce film... c'est compétent, mais je n'ai pas accroché (d'un autre côté, je suis généralement réticent au cinéma de Wes Anderson, comme par exemple Moonrise Kingdom, auquel Wilderpeople est régulièrement comparé, donc ceci explique peut-être cela)

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #418 : Comme des Bêtes (2016)

Publié le 22 Novembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Jeunesse, Animation, Comédie, Illumination

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Comme des Bêtes (The Secret Life of Pets) :

Max (Louis C.K.), un Jack Russell, voit son quotidien new-yorkais très confortable être soudain chamboulé par l'arrivée de Duke (Eric Stonestreet), un énorme chien adopté dans une fourrière. Rapidement, l'opposition entre les deux canins est cependant mise de côté lorsqu'ils se trouvent confrontés, aux côtés de tous leurs amis (Bobby Moynihan, Lake Bell, Jenny Slate, Albert Brooks, Tara Strong, Chris Renaud, Hannibal Buress), à Snowball (Kevin Hart), un lapin nain psychopathe et rebelle qui dirige un mouvement de rebellion d'anciens animaux domestiques vivant désormais dans les égoûts.

Un film d'animation signé Illumination Entertainment (les créateurs de Moi, Moche et Méchant et des Minions), et auquel je n'ai absolument rien à reprocher sur un plan technique : c'est coloré, dynamique, drôle, c'est bien animé, les personnages ont tous des bouilles attachantes... bref, aucun problème sur ce plan-là.

À l'identique, le doublage est compétent (cela dit, j'ai eu un peu de mal avec Kevin Hart en antagoniste, tant il est omniprésent et envahissant, que la voix de Hart est immédiatement identifiable, et fait qu'on a tendance à le voir lui, plutôt que son personnage), et la bande originale de Desplat est adéquate (bien que très peu mémorable).

En résumé, donc, le métrage est assez sympathique pour ce qu'il est : une histoire de chiens et de chats qui se promènent, une sorte de Ferris Bueller animalier... et c'est tout.

C'est bien là mon problème avec ce Comme des bêtes : son scénario s'avère trop basique, trop classique, et beaucoup trop calibré et générique pour rester dans les mémoires, ou pour fonctionner d'un point de vue émotionnel (comme le font les meilleurs Pixars) ; et parallèlement, il manque un peu trop de punch, de folie et de gags originaux pour se démarquer du tout venant des productions Dreamworks et compagnie.

Une succession de vignettes pas désagréable, mais un peu creuse et anecdotique, et qui, c'est le plus embêtant, ne parvient jamais à être aussi amusante que pouvait l'être la bande annonce initiale.

3.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #420 : Les Racines de l'Amour (2016)

Publié le 24 Novembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Comédie, Romance, Hallmark

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Les Racines de l'Amour (Love on a Limb, aka Seeds of Love) :

Lorsque le maire d'une petite ville engage Kyle (Trevor Donovan), un spécialiste, pour couper le vieux chêne qui trône au milieu de la place du village, Aimie (Ashley Williams), une activiste qui est de toutes les causes, décide de se mobiliser, et de s'enchaîner à l'arbre. Mais lentement, Kyle et Aimie vont découvrir qu'ils ont beaucoup en commun...

Je l'ai déjà dit en ces pages, j'aime beaucoup Ashley Williams, qui possède une fraîcheur et un enthousiasme qui manquent à de nombreuses actrices de rom-com. Mais là, dans ce Love on a Limb (titre sans rapport avec le film, d'ailleurs ; le titre original, Seeds of Love, n'était guère meilleur), bof.

La faute au script, ultra-basique, et qui tente de faire en 90 minutes ce que bon nombre de séries télévisées ont fait en 25 ou 40 minutes (le concept de l'arbre à sauver, c'est un classique) ; la faute à l'écriture, qui trop régulièrement, fait de l'héroïne une donneuse de leçons arrogante, irritante et prétentieuse, persuadée que tout le monde partage forcément son opinion, et qu'elle doit l'imposer à tous ceux qui ne la comprennent pas... un personnage assez antipathique, que même le capital sympathie de l'actrice ne parvient pas à sauver ; et la faute à quelques sous-intrigues sans grande utilité (la romance de Marilu Henner, ses problèmes financiers...), et à des personnages secondaires peu mémorables, ce qui tire un peu plus ce téléfilm Hallmark vers le bas.

Non pas qu'il soit particulièrement mauvais, mais... c'est vraiment assez insipide, et parfois agaçant.

(et puis entre la pseudo explication psychologique expliquant l'attachement de l'héroïne à l'arbre, le cliché habituel du "bel homme qui a abandonné un métier urbain pour se consacrer à quelque chose de plus rural et physique, pour ne pas dire viril", et la solution trouvée pour tout régler, à la fin, au secours...)

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #537 : Paganini, le Violon du Diable (2013)

Publié le 15 Juin 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame, Histoire, Biographie, Fantastique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Paganini, le Violon du Diable (The Devil's Violonist) :

En 1830, au sommet de sa carrière, Paganini (David Garrett) est une superstar passant de scandales en scandales, sous l'influence de son imprésario, le diabolique Urbani (Jared Harris), qui manipule l'opinion publique comme personne. Jusqu'au jour où le violoniste arrive à Londres pour s'y produire, et loge chez John Watson (Christian McKay) : là, Paganini s'éprend de la fille de Watson, Charlotte (Andrea Deck), une jeune chanteuse à la voix d'or qui va bouleverser à jamais la carrière et la vie du virtuose...

Biopic pseudo-historique façon Amadeus, décrivant une période de la vie de Paganini, interprété ici par David Garrett, un violoniste-star de renom. Et ce choix de casting est assez logique, tous comptes faits, compte tenu de l'orientation du film : ici, Paganini est représenté comme une rock-star de son temps, avec groupie, drogue, sexe, solos de violon déchaînés et crises de conscience... donc choisir une rock-star de la musique classique actuelle pour l'interpréter, c'est assez cohérent.

D'autant plus logique que lors des séquences musicales de ce film, Garrett est impressionnant, et crédible de bout en bout. Dommage alors qu'il n'ait pas une once de charisme ou de présence lorsqu'il s'agit de jouer la comédie : malgré ses efforts, le personnage de Paganini est inexistant dès qu'il ne joue pas de son instrument, ce qui tire irrémédiablement vers le bas ce métrage, au script déjà assez vacillant.

Toute aussi vacillante, l'illustration musicale globale (la bande originale n'a pas grande logique ni cohérence), et la manière dont la majorité des personnages est écrite et interprétée : il y aurait pu avoir quelque chose de vraiment fascinant derrière l'idée qu'Urbani, peut-être, était véritablement le Diable, tentant de corrompre Paganini et ses auditeurs. Certes, cela aurait fait basculer le film dans quelque chose de plus surnaturel, mais ici, c'est une idée à peine effleurée : trop pour laisser le tout à l'état d'ébauche, et pas assez pour convaincre.

En résumé, le film est esthétiquement réussi, musicalement convaincant, mais son script est trop brouillon et superficiel, son lead pas assez charismatique, et le tout finit par manquer de direction et de cohérence. Dommage.

2.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #414 : Yoga Hosers (2016)

Publié le 16 Novembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Canada, Fantastique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Yoga Hosers :

Colleen C. (Lily-Rose Depp) et Colleen M. (Harley Quinn Smith), deux adolescentes canadiennes employées d'une supérette, sont invitées à une fête par le garçon le plus populaire de leur lycée (Austin Butler). Mais elles sont rapidement confrontés au sombre passé nazi du Canada, qui se manifeste sous la forme improbable de saucisses nazies bipèdes et psychopathes (Kevin Smith), qui s'introduisent dans l'anus de leurs pauvres victimes...

Une critique que je vais faire simple et directe : c'est un désastre.

Depuis que Smith s'est mis à la marijuana de manière intensive et qu'il a réalisé que sa fanbase était suffisamment importante et dévouée pour financer tous ses films de manière quasi-indépendante, le bonhomme se contente d'enregistrer des podcasts, de fumer, et de tourner, de temps à autre, un film à partir d'une idée débile survenue en plein podcast enfumé.

Et donc, après Tusk, déjà bien bancal, voici Yoga Hosers : jamais drôle (l'essentiel du film repose sur un unique concept : "les accents canadiens sont désopilants"), jamais rythmé, jamais bien écrit, totalement à la gloire des filles de Kevin Smith et de Johnny Depp, plein de caméos inutiles (Depp et Vanessa Paradis en tête), de meublage honteux (trois morceaux chantés), un sous-Clerks au féminin pendant 50 minutes, et un vague semblant de comédie fantastique aux effets déplorables pendant le dernier tiers, avec un méchant interprété par un pote de podcast de Kevin Smith qui fait des imitations (et qui se fait le porte parole de Kevin Smith en voulant buter tous les critiques d'art - et donc de cinéma).

Le pire étant que les deux héroïnes (amies d'enfance IRL) ont une bonne alchimie et sont assez naturelles... mais c'est tout le reste du film qui est à jeter.

1/6

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Un film, un jour (ou presque) #529 : Brother Nature (2016)

Publié le 5 Juin 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, SNL

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Brother Nature :

Politicien ambitieux sur le point de se présenter pour un poste au Congrès américain, Roger (Taran Killam) va passer de brèves vacances en compagnie de sa compagne Gwen (Gillian Jacobs) dans le chalet lacustre familial de cette dernière. Là, il rencontre la famille nombreuse et excentrique de Gwen, notamment Todd (Bobby Moynihan), un animateur de camp de vacances exubérant et envahissant bien décidé à faire de Roger son meilleur ami, coûte que coûte.

Une comédie américaine estampillée SNL, produite par Lorne Michaels, et mettant en scène plusieurs membres du cast du SNL (Killam, Moynihan, Kenan Thompson, Aidy Bryant), ainsi qu'un bon paquet d'acteurs et actrices au capital sympathie certain (Gillian Jacobs, Rita Wilson, Bill Pullman, Kumail Nanjiani, Rachael Harris, David Wain...).

Seul problème : non seulement le métrage est assez dérivatif et convenu (la configuration "mec coincé et sérieux + petit gros saoûlant et envahissant mais qui a bon fond" est très classique, on pense notamment aux films de John Candy, cf The Great Outdoors), mais en plus, si Moynihan tient bien son personnage de trublion fatigant, Killam s'avère malheureusement trop terne pour faire un protagoniste intéressant.

Un film qui manque d'humour percutant, qui est trop calibré et basique pour son propre bien, et qui finit par lasser.

2/6 (pour la distribution)

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Un film, un jour (ou presque) #413 : War Dogs (2016)

Publié le 15 Novembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame, Thriller, Comédie, Biographie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

​War Dogs :

En 2005, alors que les troupes américaines sont en Irak, David Packouz (Miles Teller), un masseur de Miami, renoue avec son ami d'enfance, Efraim Diveroli (Jonah Hill), magouilleur à la réputation sulfureuse. Rapidement, les deux hommes se lancent alors dans la vente d'armes et de munitions à l'armée américaine, quitte à, pour cela, s'associer avec des personnes très peu fréquentables...

Un film inspiré d'une histoire vraie, et écrit et réalisé par Todd Phillips (le "cerveau" derrière Very Bad Trip et ses suites), qui ici semble bien décidé à imiter Scorsese (on pense régulièrement au Loup de Wall Street), mâtiné d'une bonne dose de Lord of War (le film avec Cage) et de Scarface (cité explicitement dans les dialogues).

Le problème étant que Todd Phillips n'est pas un grand scénariste, et il a beau reprendre les figures et les structures imposées de ce genre balisé (l'ascension et la chute d'un jeune criminel ambitieux), son métrage reste très basique, voire même daté, faute d'un autre terme : dès le début, on a l'impression de regarder un film des années 80, façon Scarface.

La faute à l'environnement de Miami, forcément, mais aussi à l'écriture, et à l'illustration musicale, assez peu moderne ; ce qui n'est pas nécessairement un mal, en soi, mais participe de cette impression de déjà vu qui imprègne tout le film.

La narration en voix off et flashback de Miles Teller est par ailleurs basique et sans surprises (à l'image du personnage), l'interprétation cocaïnée de Jonah Hill n'aurait pas dépareillé dans les films cités plus haut, Ana de Armas (toujours charmante au possible) hérite du rôle ingrat de la petite ami du héros (qui lui sert de bonne conscience en alourdissant considérablement le récit), et quelques visages familiers font de petites apparitions (Bradley Cooper, Kevin Pollak), mais dans l'ensemble, on est vraiment devant un métrage sans surprise, aux dernières 20 minutes un peu bâclées, et qui souffre de beaucoup trop d'exposition dans sa première heure, au point de paraître alors parfois forcé et artificiel.

Néanmoins, malgré ce manque flagrant de subtilité et de maîtrise, le film se regarde sans trop de difficultés, porté sur ses épaules par Jonah Hill (j'aime beaucoup le rire étrange de son personnage), et par le caractère improbable de l'histoire de base.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #421 : Army of One (2016)

Publié le 25 Novembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Biographie, Fantastique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Army of One : 

Un jour, Gary Faulkner (Nicolas Cage), un américain excentrique, diabétique et déséquilibré, croit recevoir une mission de la part de Dieu (Russell Brand), qui lui apparaît, et lui demande d'aller tuer Osama bin Laden au Pakistan. Sans la moindre hésitation - ni la moindre préparation, Faulkner achète alors un katana par correspondance, réunit des fonds pour partir à l'étranger, et part à la chasse au terroriste...

Un film réalisé par Larry Charles (compère de longue date de Larry David sur Seinfeld et Curb Your Enthusiasm ; et de Sasha Baron Cohen sur Borat, Brüno, Le Dictateur), et inspiré d'une histoire vraie, qui utilise une voix off (très intermittente) façon Arrested Development pour narrer les mésaventures improbables d'un Nicolas Cage totalement en roue libre, et qui se donne à 200% dans la composition de son personnage débile et bruyant.

Et c'est bien là le problème : parce qu'autant Cage est sympathique dans son abnégation et sa dévotion totale à son personnage, autant ce dernier finit par rapidement être saoulant, car étant toujours à fond dans l'outrance et dans la jacasserie.

Sans compter que l'emballage (le script, la réalisation, le montage et la structure) font très "concept de sketch décliné en une succession de vignettes plus ou moins réussies" en pilotage automatique : on n'est pas loin de la structure narrative d'un Borat, sans en avoir son efficacité ou son énergie (paradoxal, vu les efforts de Cage).

C'est dommage, car il y avait là de quoi donner quelque chose de déjanté et d'amusant, surtout avec cette distribution (outre Cage et Russell Brand, il y a aussi Rainn Wilson, Ken Marino, Paul Scheer, Will Sasso, etc ; sans oublier, Wendi McLendon-Covey, excellente).

Mais en l'état, ça tombe très vite à plat, et ça finit par se résumer à "Nicolas Cage fait son show dans un film amorphe, sans structure ni direction". Ça a bon fond, ça ne se moque pas vraiment de son protagoniste, mais dans l'ensemble, on sourit très peu (et on rit encore moins).

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #540 : L'Appel du Devoir (2015)

Publié le 20 Juin 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, PixL, Review, Télévision, Thriller, Comédie, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

​L'Appel du Devoir (When Duty Calls) :

Jeunes mariés, Ellie (Daniella Monet) et Martin (Kelly Blatz) sont contraints de s'installer chez les parents d'Ellie (Judd Nelson & Daphne Zuniga) lorsque leurs deux carrières - lui est enseignant, elle est officier de police - se retrouvent au point mort. Là, dans l'espoir de se rapprocher du bureau du shérif, Ellie finit par rejoindre un programme bénévole de surveillance du voisinage, tandis que Martin décroche un poste à l'autre bout du pays. Et lorsque Ellie est confrontée à une série de cambriolages énigmatiques, la jeune femme doit choisir entre sa vocation professionnelle et son couple...

Un téléfilm PiXL particulièrement maladroit et bancal, qui commence par bâcler 25 minutes de mise en place et d'exposition, en les condensant en moins de 4 minutes : on a donc l'impression d'assister à un "précédemment dans...", comme on peut en voir dans les séries tv, sauf qu'ici, c'est supposé nous permettre de nous attacher aux personnages et à leur vie.

Raté, donc, malgré une distribution qui n'est pas désagréable (Monet est toujours très attachante, Blatz et Judd Nelson sont efficaces, idem pour une Olivia d'Abo enfin moins collagénée, Stanley de The Office est sympathique, et Daphne Zuniga... je ne suis pas sûr de ce qu'elle fait, mais elle est présente).

Et ensuite, le film adopte un ton jamais vraiment convaincant, à mi-chemin entre le drame policier et la comédie télévisée, avec énormément de sous-intrigues qui n'apportent rien (le père dépressif, la mère malade, le fils du garagiste, la carrière de Blatz, etc), et une intrigue principale cousue de fil blanc (il n'y a pas le moindre suspense quand aux responsables de la vague de cambriolages, on nous les montre dès le début).

Bref, on a l'impression d'un brouillon de script jamais vraiment finalisé, un peu décousu et plat, et en fin de compte, on ne retient absolument rien de ce métrage.

1.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #425 : Les Mémoires d'un Assassin International (2016)

Publié le 10 Janvier 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Comédie, Netflix, Action, Review, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Les Mémoires d'un Assassin International (True Memoirs of an International Assassin) :

Comptable et apprenti-auteur, Sam Larson (Kevin James) passe son temps à se documenter pour rendre son roman d'espionnage, les Mémoires d'un Assassin International, le plus crédible possible. Jusqu'au jour où son ouvrage est publié par une maison d'édition en ligne, qui le présente comme étant la biographie d'un espion réel : aussitôt, c'est un succès considérable, et Sam devient la coqueluche des médias... mais aussi celle de véritables espions. Enlevé par des étrangers impressionnés par sa réputation, Sam se réveille au Venezuela, et devient le pion de multiples criminels, au nombre desquels un Général (Yul Vasquez), un mafieux russe (Andrew Howard), un président (Kim Coates), El Toro (Andy Garcia), la CIA (Rob Riggle), un agent de la DEA (Zuly Henao), et le Fantôme (Ron Rifkin), le véritable assassin sur lequel il a basé son roman...

Un film Netflix, écrit et réalisé par Jeff Wadlow (le réalisateur de Kickass 2), et qui ressemble beaucoup à un film d'Adam Sandler, mais qui étrangement n'est pas produit par Happy Madison.

Pourtant, les gimmicks habituels des films de Sandler sont là : le héros loser, la fille superbe en co-star, les caméos improbables, les aventures à l'autre bout du monde (ce qui permet aux acteurs de prendre des vacances), le scénario dérivatif et pas très développé, le soft-rock 80s...

Bref, on est en terrain ultra-balisé (La Totale/True Lies n'est pas loin), c'est globalement très mou et générique (ça se réveille un peu sur la toute fin, quand Kevin James s'énerve un peu), et le tout est éminemment oubliable.

2/6

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Les bilans de Lurdo : Sweet/Vicious saison 1, première partie (1x01-03)

Publié le 19 Novembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Télévision, Les bilans de Lurdo, Drame, Comédie, MTV, Sweet-Vicious, Review

Sweet/Vicious 1x01-03 :

Ophelia (Taylor Dearden), une étudiante rebelle, hackeuse, slackeuse, vendeuse de marijuana, et aux parents fortunés, découvre qu'un mystérieux justicier agit sur le campus de son université, et s'en prend aux hommes brutaux et violents ayant violé des étudiantes. Elle finit alors par découvrir que le justicier inconnu est en fait Jules (Eliza Bennett), fille de shérif timide et réservée, elle-même victime d'une telle agression, et membre d'une sororité locale ; Ophelia et Jules finissent par faire équipe, et par mettre leurs talents en commun pour rétablir un semblant de justice sur le campus...

Pour faire simple, il me semble très clair que ce show a été vendu à MTV comme un Kick-ass féminin sur un campus, ni plus, ni moins.

Et ça ne fonctionne pas trop mal, puisque ça ne se prend pas trop au sérieux, et que le show repose totalement sur l'alchimie entre ses deux leads féminins, ainsi que sur le contraste entre Eliza Bennett, la ninja timide et réservée, et Taylor Dearden (la fille de Bryan Cranston, particulièrement attachante, qui ressemble d'ailleurs fortement à sa mère), en slackeuse hackeuse stoneuse sarcastique.

Les deux actrices s'entendent bien, sont justes, sympathiques, et globalement crédibles dans leurs rôles, entourées par un certain nombre de personnages secondaires décalés (notamment les filles de la sororité, toutes plus atteintes les unes que les autres, et le pote apprenti avocat)... bref, ça se regarde sans trop de problèmes, même si ce n'est pas parfait : le format 38-40 minutes est un peu bancal, les bips de censure de MTV sont toujours aussi patauds, et visuellement c'est assez anonyme et générique, malgré la présence de Joseph Kahn à la réalisation des deux premiers épisodes. Sans compter le risque de tomber dans une routine du "violeur de la semaine", mais ça, on verra au fil du temps...

Cela dit, dans l'ensemble, rien de honteux dans ce show, pour l'instant, reste à voir comment ça va évoluer.

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Christmas Yulefest 2016 - 58 - Frère Noël (2007)

Publié le 29 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Christmas, Yulefest, Noël, Review, Comédie, Fantastique

Noël est passé, mais comme tous les ans, la Christmas Yulefest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année, et ce jusqu'à l'arrivée des Rois Mages...

Frère Noël (Fred Claus) :

Frère aîné du Père Noël (Paul Giamatti), Fred Claus (Vince Vaughn) est, comme lui, immortel. Mais il en a toujours voulu à son frère de l'avoir totalement éclipsé, et, jaloux, Fred a fini par sombrer dans la délinquance, et par devenir un arnaqueur à la petite semaine. Contraint de demander l'aide de son frère pour sortir de prison, Fred doit alors accepter d'aider ce dernier au Pôle Nord afin de rembourser cette dette... mais à son arrivée, Fred sème la zizanie au sein de l'organisation de son frère, déjà bouleversée par la présence de Mr Northcutt (Kevin Spacey), un expert en efficacité industrielle, bien décidé à fermer le Pôle, pas assez rentable à ses yeux.

Une comédie écrite par Dan Fogelman (The Neighbors, Galavant, Volt, Raiponce, Cars...), vaguement inspirée d'un poème, et qui semble avoir connu un développement assez chaotique, à en juger par le résultat final, tiraillé entre comédie sarcastique typique de Vince Vaughn, comédie familiale de Noël débordant de bons sentiments, slapstick avec bruitages de cartoons, et personnages secondaires sous-développés.

C'est d'ailleurs assez dommage, parce que le budget et les effets spéciaux répondent à l'appel : le film possède une direction artistique solide, le mélange de personnes de petite taille, d'humains déguisés avec jeu de perspective, et d'incrustations numériques fonctionne plutôt bien pour les lutins, et de manière générale, la distribution est de grande qualité (on se demande toujours ce que Rachel Weisz et Kevin Spacey viennent faire là-dedans, entre autres, vu leurs rôles).

Malheureusement, le film est bien trop long, manque d'une direction homogène, et son illustration musicale est assez frustrante, entre chansons pop à gogo, clichés de Noël, et temp-tracking à base de morceaux de la bande originale de La Souris, de Silvestri, et de Treize à la Douzaine, de Beck.

Le résultat final est donc un peu bancal, pas très mémorable, mais ça se regarde, dans la droite lignée d'un Elfe. Sans plus.

3/6 (par contre, Elizabeth Banks en assistante de Santa.... (♥_♥) )

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Un film, un jour (ou presque) #439 : Operation Avalanche (2016)

Publié le 30 Janvier 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Documentaire, Found Footage, Comédie, Drame, Review

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Operation Avalanche :

En 1967, Matt Johnson et Owen Williams, deux agents de la CIA, découvrent que, contrairement à ce qu'affirme le Président Kennedy, les USA ne sont pas prêts à se poser sur la Lune dans les délais impartis. Désireux d'impressionner leurs supérieurs et de sauver l'honneur de la nation, les deux hommes décident alors de proposer l'Opération Avalanche, qui vise à simuler en studio l'alunissage des Américains, et à diffuser ces images en direct pour tromper le reste de la planète...

Un mockumentaire qui m'a laissé des plus mitigés.

Déjà, à cause de la manière dont il a été tourné : en mentant à la NASA, en prétendant tourner un vrai documentaire avec reconstitutions, et en filmant des scènes à l'arrache, avec détournement d'interviews, etc. Un procédé assez discutable, qui risque bien de rendre la NASA nettement moins favorable à d'autres tournages, et n'était de toute façon pas du tout utile.

Ensuite, si le mockumentaire est assez réussi, techniquement parlant (la reconstitution de l'époque, tant visuelle qu'au niveau des costumes et de la technologie, est globalement un succès ; au niveau des dialogues et des comportements, un peu moins), il souffre de beaucoup de problèmes d'écriture : les personnages sont insipides et sous-développés, le film tourne rapidement à vide, et bien que quelques moments fonctionnent sur le front du drame et de la tension, vers la fin (la poursuite est très réussie), on se retrouve néanmoins à regarder ce documenteur mollasson de manière très passive.

Ce qui est généralement une mauvaise nouvelle pour un film façon found footage, puisque le spectateur commence alors à se poser des questions sur la vraisemblance de ce qu'on lui montre. Et ici, entre l'écriture, le rythme, la technique, et le concept même du métrage - une conspiration idiote visant à simuler l'alunissage des Américains (qui à ce jour trouve toujours beaucoup d'adeptes aux USA) -, la suspension d'incrédulité est à l'agonie, et cela rebutera plus d'un spectateur (tandis que les complotistes seront ravis de voir tous leurs soupçons validés).

En somme, un film qui souffre de nombreux défauts (jamais vraiment drôle, et le côté dramatique pâtit des personnages inintéressants), et dont on ne peut s'empêcher de se dire qu'il souffre de son aspect "found footage" plus qu'il n'en bénéficie.

(Mais d'un autre côté, s'il avait été tourné sans cet artifice, ça aurait probablement donné quelque chose comme Moonwalkers, ce qui n'est pas forcément mieux)

À peine la moyenne, pour son aspect technique : 3/6

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Un film, un jour (ou presque) #440 : Tous en Scène (2016)

Publié le 31 Janvier 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Animation, Musical, Comédie, Review, Musique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Tous en Scène (Sing):

Magouilleur désespéré de rendre à son théâtre sa gloire d'antan, Buster Moon (Matthew McConaughey), un koala, décide de tenter le tout pour le tout, et d'organiser un concours de chant, avec un prix de 1000$ à la clef. Mais une erreur d'impression fait croire à tous les apprentis-chanteurs de la région que le prix est de 100000$, et aussitôt, c'est la folie. Dépassé, Buster finit par sélectionner une poignée de candidats finalistes : Mike (Seth MacFarlane), une souris à la voix de crooner ; Ash (Scarlett Johansson), une femelle porc-épic punk rockeuse ; Meena (Tori Kelly), une jeune éléphante timide ; Johnny (Taron Egerton), un jeune gorille criminel à la voix d'or ; et Rosita (Reese Witherspoon), une truie mère de famille ayant mis de côté la musique pour se concentrer sur ses enfants...

Second film Illumination Entertainment de 2016, après Comme des Bêtes, ce métrage d'animation écrit et réalisé par Garth Jennings (H2G2) souffre un peu des mêmes problèmes que Comme des bêtes : un casting vocal de qualité, une animation et un rendu maîtrisés, mais un script assez faible, particulièrement générique et calibré, et sans la moindre touche émotionnelle sincère (l'émotion, ici, est comme le script : calculée et prévisible).

En somme, ça manque de folie, ça manque d'humour, ça manque de fond et de coeur, et ça peine à se démarquer du reste de la production animée américaine. D'ailleurs, dans le genre "film d'animation juke-box autotuné", je dois dire que Trolls était au moins plus travaillé et plus original, visuellement parlant. 

Bref, un film un peu creux et anecdotique, qui fonctionne principalement sur la force de ses numéros musicaux, particulièrement dépendants des chansons choisies (paradoxalement la chanson de l'éléphante est la plus gueularde et insipide du lot, et le My Way de MacFarlane est plutôt médiocre)...

J'ai envie de lui mettre la moyenne pour la technique, mais non :

2.75/6, parce qu'au bout d'un moment, le film est tellement en pilotage automatique que j'ai à moitié décroché (même si ça plaira clairement à un public plus jeune, qui en prime n'aura pas trop à réfléchir à un éventuel message)

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Un film, un jour (ou presque) #452 : La Résurrection du Christ (2016)

Publié le 16 Février 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Péplum, Histoire, Drame, Religion, Fantastique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

La Résurrection du Christ (Risen) :

Peu de temps après avoir triomphé d'une révolte juive, Clavius (Joseph Fiennes), un tribun romain, assiste à la crucifixion du Messie supposé du peuple juif, Yeshua (Cliff Curtis). Mais rapidement, le corps de Yeshua disparaît, et tandis que la rumeur de sa résurrection se propage à Jérusalem, Ponce Pilate (Peter Firth) ordonne à Clavius de mener l'enquête, en compagnie de son bras droit Lucius (Tom Felton)...

En théorie, ce métrage avait de quoi me plaire.

Un réalisateur qui n'est pas incapable (Kevin Reynolds), un budget bien exploité, un sujet toujours intéressant (j'ai toujours eu un faible pour tout ce qui est exploration historique des origines des grandes religions), et une approche relativement originale, façon "enquête policière et mystique au coeur de l'Histoire".

Et pendant la première moitié du film, environ, j'étais dans le métrage, amusé par les références érudites, ici ou là, par les clins d'oeil historiques et mythologiques (le suaire, tout ça), et par l'enquête de Joseph Fiennes... jusqu'à ce que, progressivement, le film commence à me perdre.

Le véritable souci, en fait, c'est qu'il peine totalement à insuffler du rythme et des surprises à une histoire forcément très prévisible et connue, et que le tout est très plat. L'enquête commence ainsi bien vite à ronronner, et lorsque Clavius retrouve Jésus bien en vie, au bout d'une heure de film, on commence déjà à somnoler un peu devant le tout, pas aidé par l'interprétation très monotone et concernée de Joseph Fiennes.

C'est bien dommage, car il y avait là le potentiel de quelque chose de surprenant et d'original, si le tout avait été traité avec moins de premier degré et de prosélytisme. Mais non, on retourne dans ses sentiers bien battus, et on finit avec un Clavius converti à la Foi chrétienne, ce qui ne surprendra personne.

3/6 (au moins, le Jésus de ce film semble plus crédible que l'éphèbe caucasien blond aux yeux bleus d'une certaine tradition catholique)

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Un film, un jour (ou presque) #456 : Le Fondateur (2016)

Publié le 22 Février 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame, Comédie, Biographie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Le Fondateur (The Founder) : 

Dans les années 1950, Ray Kroc (Michael Keaton), un représentant de commerce roublard et malchanceux, croise le chemin des frères McDonald (Nick Offerman et John Carroll Lynch), propriétaires d'un restaurant révolutionnaire, où les clients n'attendent plus qu'on les serve. Rapidement, Kroc décide de faire de cet établissement une franchise, mais devant les nombreuses réticences des deux frères, il choisit de les manipuler pour parvenir à ses fins, et établir ainsi l'une des chaînes de restauration les plus rentables de la planète...

Un peu déçu par ce biopic signé du réalisateur de Mary : La promesse de Walt Disney (et scénariste de Blanche Neige et le Chasseur), biopic qui, malgré un casting impeccable, ne décolle jamais vraiment, et semble un peu inabouti.

La première demi-heure souffre ainsi d'une structure un peu maladroite, qui, en s'attardant sur Kroc plutôt que sur les frères McDonald, oblige le script à se contorsionner en tous sens pour raconter les débuts de la compagnie, par le biais de flashbacks et de photos d'archive narrés en voix off par les deux McDonald.

Et alors qu'on aurait pu s'attendre à ce que les choses décollent un peu dès que Kroc commence à baratiner son monde pour tenter d'arriver à ses fins, le métrage ne passe jamais la seconde, restant assez froid et détaché, une impression renforcée par la bande originale "décalée" de Carter Burwell.

On reste donc assez passif et indifférent devant cette histoire relativement terne de magouilles et de contrats louches, pourtant portée à bout de bras par un Keaton impérial. Tellement impérial, d'ailleurs, qu'il en éclipse les autres acteurs (Offerman et Lynch passent leur temps à râler au téléphone ; BJ Novak, Laura Dern, Patrick Wilson et surtout Linda Cardellini sont affreusement sous-exploités) et qu'il semble être le seul point focal du film.

Lui, et bien entendu la marque McDonald's, qui a droit à un tel coup de brosse à reluire dans ce métrage, qu'on se demande parfois si le département marketing de la compagnie n'a pas directement écrit une partie du script...

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #460 : Raiders ! - The Story of the Greatest Fan Film Ever Made (2015)

Publié le 28 Février 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, Action, Aventure

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Raiders ! - The Story of the Greatest Fan Film Ever Made :

En 1989, Eric Zala, Chris Strompolos et Jayson Lamb, trois jeunes garçons originaires du Mississippi, décident de tourner un remake exact des Aventuriers de l'Arche Perdue, de mémoire, et en utilisant les moyens du bord. Pendant sept ans, ils recrutent ainsi tous leurs proches pour, chaque été, avancer un peu plus dans leur projet, jusqu'à le terminer... à l'exception d'une scène trop coûteuse et dangereuse à tourner. Aujourd'hui, après que leur métrage soit devenu populaire dans les milieux cinéphiles, et bien qu'ils ne soient plus forcément en de très bons termes, les trois amis se retrouvent, et tentent d'achever pour de bon leur métrage...

Un excellent documentaire à la structure audacieuse, qui mélange interviews face caméra de tous les protagonistes de cette aventure improbable, qui retracent la création de ce fan-film au travers d'images d'archive et de making of ; interviews de noms plus connus, comme John Rhys Davies, Eli Roth, Harry Knowles d'AICN, etc ; documentaire suivant le tournage actuel de la nouvelle (et ultime) séquence du film ; interviews des trois protagonistes qui expliquent ce qu'ils sont devenus (avec notamment des points de vue un peu contradictoires, selon les intervenants et leurs expériences respectives) ; et narration expliquant l'épiphénomène entourant désormais ce fan-film, aboutissant à une rencontre avec Steven Spielberg en personne.

Et alors que tout aurait pu s'avérer particulièrement difficile à monter, c'est assez fluide, jamais frustrant ni ennuyeux, touchant, et parfois même ultra-tendu (je pense notamment à l'explosion finale de l'avion, au timing totalement raté, qui manque de tuer le technicien en pyrotechnie, le tout filmé à deux mètres à peine de l'explosion...).

90 minutes passionnantes, qui composent une sorte de déclaration d'amour à tous les fans et à tous les cinéphiles d'une certaine époque...

5/6

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Un film, un jour (ou presque) #462 : Sully (2016)

Publié le 2 Mars 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame, Biographie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Sully :

Le 15 janvier 2009, le Capitaine Sullenberger (Tom Hanks) et son copilote (Aaron Eckhart) étaient contraints de faire amerrir en urgence leur avion de ligne et ses 155 passagers au milieu de New York, dans le fleuve Hudson. Mais tandis que les médias et le public élevaient Sully au rang de héros, les autorités de l'aviation civile menaient l'enquête, accusant le pilote d'avoir agi de manière imprudente...

Un semi-biopic signé Clint Eastwood, et qui s'avère assez inégal.

Malgré sa structure intéressante - le présent du film est l'enquête post-amerrissage, et le quotidien tourmenté de Sully, tiraillé entre la pression médiatique et les pressions des enquêteurs ; le crash est retracé sous forme de flashbacks - le film n'évite pas la redondance : l'incident est ainsi globalement présenté à deux reprises, sans que la seconde version n'apporte grand chose à l'interprétation de l'accident.

Le script, lui, manque un peu de substance : avec 95 minutes à peine (une durée appréciable en ces temps de films de 2h30), voire même 88 minutes avant le générique de fin, on a l'impression qu'Eastwood et son scénariste n'avaient finalement pas grand chose à raconter, d'où le meublage, et d'où cette impression d'inabouti, une fois le visionnage terminé.

Cela dit, le "peu" qui est montré à l'écran reste assez efficace : lors du premier amerrissage, la tension est présente, les acteurs impliqués, et dans l'ensemble, c'est tout à fait regardable.

Malheureusement, entre les problèmes de script, les effets spéciaux assez laids et parfois ratés, et le côté très frustrant du récit et de sa conclusion en queue de poisson, Sully finit par être très anecdotique, et pas du tout mémorable.

3.25/6 (dont 0.25 pour la moustache improbable d'Aaron Eckhart !)

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