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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Résultat pour ""semaine française""

Un film, un jour (ou presque) #1132 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Can You Keep a Secret ? (2019)

Publié le 11 Février 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, Romance, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...

Can You Keep a Secret (2019) :

Complexée et réservée, Emma (Alexandra Daddario) fait du surplace tant dans sa vie privée que dans sa vie professionnelle. Après avoir raté un rendez-vous avec un client, elle prend alors l'avion où, un peu alcoolisée, elle confie tous ses secrets à Jack (Tyler Hoechlin), le passager occupant le siège voisin. Mais rapidement, de retour au bureau, elle réalise que Jack est le propriétaire du cabinet de marketing où elle travaille, ce qui complique sérieusement les choses...

Une comédie romantique très vaguement adaptée du roman Les petits secrets d'Emma, et qui ne convainc jamais vraiment, malgré un couple principal qui, sur le papier, est plutôt sympathique.

Mais bizarrement, entre Daddario qui joue la fille maladroite et excentrique en forçant un peu trop le trait, Hoechlin qui est un peu trop en retrait et meurtri par la mort de son collègue pour être vraiment charmant, et une écriture qui ne parvient jamais à paraître naturelle et sincère, on se retrouve avec une romance terne, sans grande alchimie, où les échanges et les rapprochements sont plus malhabiles qu'autre chose.

Une romance qui n'est pas aidée par un script un peu décousu, peinant à justifier son titre (les "secrets" de tout le monde sont insipides et sous-exploités), manquant de développement pour certains de ses personnages secondaires, et aux rebondissements un peu trop artificiels. En résumé, malgré une distribution sympathique (Sunita Mani et Laverne Cox sont très bien dans leurs rôles respectifs), la mayonnaise ne prend pas, et le tout tombe trop souvent à plat pour être satisfaisant. Dommage.

2/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Un film, un jour (ou presque) #1149 : Abominable (2019)

Publié le 25 Février 2020 par Lurdo dans Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, USA, Chine, Dreamworks

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Abominable (2019) :

Lorsque la jeune Yi (Chloe Bennett) découvre un jeune Yéti sur le toit de sa demeure de Shangaï, elle ignore que ce dernier va l'embarquer dans une aventure improbable jusqu'au mont Everest, en compagnie de Jin (Tenzing Norgay Trainor) et de son cousin Peng (Albert Tsai). D'autant que les hommes du maléfique Mr. Burnish (Eddie Izzard) sont aux trousses de l'animal, échappé de son laboratoire...

Un film d'animation sino-américain, co-produit par Dreamworks, et qui lorgne fortement sur un Dragons avec un protagoniste de sexe féminin, et prenant place en Chine.

On se trouve donc en terrain assez familier, de bout en bout, avec un script dont les grandes lignes un peu approximatives (quelques changements de direction peu probants, un yéti aux pouvoirs à géométrie variable...) semblent un peu dérivatives, une bande originale qui lorgne sur du John Powell, des chansons pop insipides, et des personnages gentiment sous-développés (de manière générale, les personnages humains ne sont ici pas très mémorables).

Malgré cela, le film s'avère assez agréable à suivre, principalement grâce à son monstre très attachant, et à son Eddie Izzard qui semble s'amuser. Dans l'ensemble, c'est trop générique pour vraiment rester dans les mémoires (et c'est la raison pour laquelle je n'ai pas grand chose à en dire), mais ça occupe cependant 90 minutes sans trop de difficultés.

3.25 + 0.25 pour les serpents = 3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1147 : Upgrade (2018)

Publié le 21 Février 2020 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Review, Science-Fiction, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Upgrade (2018) :

Après avoir subi une agression violente l'ayant laissé paraplégique et ayant coûté la vie à sa compagne, Grey Trace (Logan Marshall-Green) reçoit une puce expérimentale greffée sur son système nerveux et qui lui rend l'usage de ses jambes. Mais cette puce, baptisée STEM, est dotée d'une intelligence artificielle, et lorsque Grey prend la pleine mesure des capacités de cette dernière, il entreprend de se venger de ses agresseurs à l'aide de ses nouvelles capacités surhumaines...

Un film australien diablement efficace et qui, avec un budget somme toute assez limité (5 millions de dollars) et une direction artistique maîtrisée, parvient à donner corps et à rendre crédible un univers d'anticipation efficace, où la technologie connectée est omniprésente, les implants cybernétiques sont partout, bref, un futur proche assez plausible et intéressant.

Là-dessus se greffe une intrigue principale de film d'action, assez basique et prévisible, et des personnages sommaires, qui s'effacent devant le déroulement du scénario et ses affrontements : ce qui aurait pu s'avérer problématique dans un autre film devient ici une force de ce métrage, un métrage intégralement centré sur son protagoniste, et sur le duo improbable qu'il forme avec STEM.

Ce duo a d'ailleurs valu à Upgrade bon nombre de comparaisons avec Venom, des comparaisons cependant un peu abusives et non méritées. D'autant que, contrairement à Venom, Upgrade reste toujours maîtrisé et efficace, avec des scènes d'action nerveuses, inventives et lisibles, et un joli travail de gestuelle de Marshall-Green.

Au final, Upgrade s'avère une excellente surprise, toujours pêchue et efficace, malgré une écriture aux limites parfois un peu évidentes. Mais le tout est des plus rafraîchissants, et mérite sans problème le coup d’œil.

4.5/6 

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Un film, un jour (ou presque) #1124 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Patrick (2018)

Publié le 8 Février 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, Romance, UK, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...

Patrick (2018) :

Institutrice célibataire à la vie chaotique, Sarah (Beattie Edmondson) reçoit, en héritage de sa grand-mère, Patrick, un pug qui n'en fait qu'à sa tête, et qui lui complique soudain particulièrement la vie. Jusqu'à ce que Patrick l'amène à rencontrer un séduisant vétérinaire (Ed Skrein), et un promeneur sympathique (Tom Bennett), et que la jeune femme commence à comprendre que l'animal n'est pas si catastrophique que ça...

Pas exactement une comédie romantique au sens propre du terme (la romance n'est qu'une composante secondaire du métrage, encore que... la relation Sarah/Patrick finit par ressembler à une romance compliquée !), mais une comédie anglaise assez anecdotique, avec une actrice principale pas désagréable du tout (pour peu que son abattage comique ne vous dérange pas), des caméos de Jennifer Saunders, de Peter Davison et de Bernard Cribbins, et un script qui, dans l'esprit, n'est pas si éloigné que ça d'un Beethoven ou autres métrages du même genre (avec un peu de second degré anglais et de message positif en plus).

Ce n'est pas désagréable, les moments de face à face entre Patrick et un chat (avec musique de western) sont amusants, et ça se regarde facilement, mais ça reste très cousu de fil blanc (avec quelques grosses ficelles assez pataudes, notamment au niveau du travail éducatif de l'héroïne qui entre en collision avec sa romance), ça s'éparpille un peu trop, et c'est peu mémorable.

3.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1123 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Coup de foudre et chocolat (2019)

Publié le 7 Février 2020 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Hallmark, Review, Romance, Télévision, Cinéma, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...

Coup de foudre et chocolat (Easter Under Wraps - 2019) : 

À l'approche de Pâques, la famille Cavendish, chocolatiers de pères en fils (et filles), a besoin de se renouveler : Erin (Fiona Gubelmann), fille du PDG et responsable du département marketing, est alors envoyée en immersion anonyme dans l'usine principale de la marque, sujet de bon nombre de débats au sein du conseil d'administration. Là, elle découvre la tradition des chocolatiers de sa famille, rencontre Bryan (Brendan Penny), maître chocolatier de l'usine, frustré par le manque d'innovation créative de la marque... et elle tombe sous son charme.

Une sorte de Patron Incognito sans les déguisements pourris, mais avec pas mal de clichés du genre (le veuf passionné par son métier manuel, père d'une fillette impertinente, la cadre maladroite qui redécouvre le plaisir des travaux manuels et de l'amour, les quiproquos et les mensonges... ), pas beaucoup d'alchimie entre ses protagonistes (Brendan Penny est vraiment inégal, sur ce plan-là : parfois, lorsque son personnage le lui permet, il est sympathique, mais lorsqu'il est enfermé dans un cliché ambulant, comme ici, il est assez insipide), et un cadre pascal qui n'est pas désagréable, mais qui n'est finalement qu'un habillage à une histoire basique, qui aurait aussi bien pu prendre place à la Saint Valentin ou à Noël.

Bof, en somme : ce n'est pas forcément mauvais, mais c'est instantanément oubliable.

3/6 (en étant gentil, parce que ça fait toujours plaisir d'avoir un récit se déroulant à Pâques)

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Un film, un jour (ou presque) #1122 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Andover (2018)

Publié le 7 Février 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, Romance, Science-Fiction, St Valentin, Drame

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...

Andover (2018) :

Bouleversé par la mort de son épouse Dawn (Jennifer Finnigan), Adam Slope (Jonathan Silverman), généticien, décide de cloner celle-ci avec l'aide d'Emma (Scout Taylor-Compton), son assistante de laboratoire. Mais à chacun de ses essais, la nouvelle Dawn lui semble imparfaite, et Adam ne peut s'empêcher de réessayer, à la recherche de l'amour qu'il a perdu...

Une comédie noire qui se veut romantique et décalée, et qui narre l'histoire d'amour improbable entre Finnigan (la chirurgie esthétique, c'est mal) et Silverman (son compagnon IRL)... sauf que voilà : le ton est tout sauf maîtrisé, et plutôt que d'apparaître excentrique, amusant et original, le récit semble souvent décousu (de multiples sous-intrigues et personnages secondaires totalement inutiles - l'agent des assurances, les meilleurs amis, la psy - et à l'interprétation inégale, malgré quelques visages familiers comme Richard Kind, Beth Grant ou Angela Kinsey), parfois assez glauque et malsain, et surtout jamais abouti.

On a ainsi l'impression d'assister à une version longue d'un premier jet de court métrage, premier jet qui n'aurait jamais été assez développé, qui se moque totalement de la plausibilité de son dispositif initial, et qui tente de donner une fin heureuse à un personnage principal globalement détestable.

1.5/6  

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Un film, un jour (ou presque) #1121 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Le Jardin des Coups de Foudre (2019)

Publié le 6 Février 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Hallmark, Review, Romance, St Valentin, Télévision

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...

Le Jardin des Coups de Foudre (True Love Blooms - 2019) :

Très impliquée dans la vie de sa communauté, Vikki (Sara Rue) gère pour le compte de cette dernière un jardin collectif très populaire, au centre de bon nombre d'animations et d'événements. Jusqu'au jour où elle apprend avec stupeur que le terrain a été vendu à Chace Devine (Jordan Bridges), un développeur immobilier bien décidé à remplacer le jardin par des immeubles. Avec l'aide de la communauté, Vikki décide alors de se battre contre ce projet, alors même qu'elle n'est pas insensible au charme de Chace...

Comédie romantique Hallmark printanière qui, malheureusement, s'avère au final assez frustrante, malgré des personnages et un sens de l'humour bienvenus.

Le problème, en fait, c'est que, outre son postulat de départ éventé au possible ("il faut sauver le machin de la ville/du quartier, et l'héroïne mène la charge contre un cadre séduisant mais implacable", on a vu ça 250 fois chez Hallmark), l'écriture (à laquelle a participé Sara Rue) est affreusement générique, verbeuse et descriptive : oui, les personnages secondaires (le couple de vieux ronchons, la designeuse d'intérieur minimaliste...) sont amusants et gentiment décalés, oui, Sara Rue et Jordan Bridges fonctionnent plutôt bien ensemble, mais entre l'exposition forcée, les dialogues qui énoncent clairement tout ce que pensent et ressentent les personnages (sans jamais laisser de place à l'interprétation, à la subtilité ou au non-dit), et cette dernière ligne droite affreusement clichée et énervante (le quiproquo, la séparation, la dispute, les retrouvailles, la solution au problème qui est au centre du récit), prévisible de bout en bout, et qui assène un grand coup de pied dans les rotules du métrage avant qu'il ne franchisse la ligne d'arrivée... on se retrouve avec un téléfilm qui agace plus qu'il ne convainc, et ce en dépit de ses qualités.

Dommage.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1117 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Maison à vendre, Coeur à prendre (2019)

Publié le 4 Février 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Hallmark, Review, Romance, Télévision, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...

Maison à vendre, Coeur à prendre (Flip That Romance - 2019) :

Lorsqu'un duplex spacieux arrive sur le marché pour être rénové, Jules Briggs (Julie Gonzalo) et Lance Waddell (Tyler Hynes), autrefois en couple, et désormais rivaux, se portent chacun acquéreurs d'une moitié du bâtiment. Contraint de se côtoyer le temps des travaux, le duo tente de se supporter, mais bien vite, le projet devient l'objet d'une compétition entre les deux rénovateurs, qui tentent de décrocher la couverture d'un magazine de décoration...

Alors j'apprécie habituellement Julie Gonzalo, mais là, ce n'est pas possible.

Dans cette rom-com Hallmark à orientation rénovation et bricolage (déjà un sujet qui ne me parle pas vraiment), Julie est écrite comme un personnage hostile, revanchard et sarcastique, qui dès sa première scène est constamment intense et agressive face à un Tyler Hynes nonchalant et calme.

Une Julie caractérielle et abrasive, jouée de manière intense et un peu forcée par Gonzalo, et qui se rend aussitôt antipathique aux yeux du spectateur (surtout que Hynes, passif, manque parfois un peu de présence).

Par chance, le tout se calme un peu au fil du métrage, à mesure que Julie se radoucit et que ses rapports avec Lance se réchauffent... mais pendant toute la première partie, le conflit entre les deux personnages est épuisant, et donne envie de passer à autre chose. D'autant que le script n'est pas très passionnant pour qui n'est pas passionné des émissions de Valérie Damidot ou de Stéphane Plaza, un scénario bourré de conflits et d'obstacles génériques qui lui servent de remplissage.

Ajoutez à cela des maisons à rénover qui sont présentées comme des désastres impossible à retaper, alors qu'en fait elles ressemblent surtout à un décor de studio à peine désordonné, et voilà, un téléfilm qui m'a totalement laissé de marbre, voire même qui m'a ponctuellement agacé.

Cela dit, ça fait toujours plaisir de voir passer Cardi Wong dans un second rôle.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1116 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Isn't It Romantic (2019)

Publié le 4 Février 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Netflix, Review, Romance, Fantastique, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...​ 

Isn't It Romantic (2019) :

Cynique et détestant les comédies romantiques, Natalie (Rebel Wilson), architecte new-yorkaise, reçoit un coup sur la tête en tentant de repousser un agresseur. À son réveil, un peu secouée, elle réalise que le monde, autour d'elle, a changé pour le mieux : elle se trouve désormais dans une comédie romantique, et cela va bouleverser son existence...

Une comédie romantique féminine Netflix écrite par un trio de femmes, et tentant d'être à la fois une satire des clichés inhérents aux rom-coms de base, et une comédie romantique légère, avec tout ce que ça amène de passages obligés, de tons pastels ou saturés, de meilleur ami gay flamboyant, de montages improbables, de scènes de sexe coupées au montage, d'insultes bipées, de numéros musicaux, de monologues en voix off et de moments irréalistes.

Le tout, porté par une Rebel Wilson qui ne fait pas que son numéro habituel (elle se montre touchante et crédible dans les moments plus émouvants), et par une distribution sympathique (Liam Hemsworth, Adam DeVine, Priyanka Chopra, Jennifer Saunders et Tom Ellis dans de petits rôles, et Betty Gilpin, méconnaissable, dans le rôle de la rivale professionnelle - malheureusement sous-développée) ; alors certes, ce n'est pas forcément totalement original : non seulement on pense un peu à Moi, belle et jolie, au début (et aussi au niveau du message d'acceptation de soi du film), mais ça évoque aussi les parodies de rom-com de l'équipe Showalter/Black/Wain (The Baxter, They Came Together), et l'on ne peut s'empêcher de penser à Final Girls, du même réalisateur, qui appliquait une formule similaire au genre du slasher.

Cela dit, la bonne humeur générale, les efforts de la réalisation (handheld tremblotante et laide dans la réalité, grands mouvements de caméra fluides et amples pour le rêve) et le côté décalé assumé font que le tout reste un bon divertissement se jouant des poncifs du genre, et finalement assez attachant.

4.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1114 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Séduis-moi si tu peux ! (2019)

Publié le 3 Février 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Netflix, Review, Romance, Politique, St Valentin

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Séduis-moi si tu peux ! (Long Shot - 2019) :

Journaliste d'investigation rebelle et indépendant, Fred (Seth Rogen) décide de démissionner lorsque son employeur est racheté par Parker Wembley (Andy Serkis), mogul des médias de droite. Il croise alors le chemin de Charlotte Field (Charlize Theron), secrétaire d'état de l'actuel Président des USA (Bob Odenkirk), et son ancienne babysitter, pour laquelle il a toujours eu un faible. Et tandis que Charlotte se prépare à entrer dans la course à la présidence, elle choisit Fred pour écrire ses discours, et l'accompagner en déplacement. Contre toute attente, Fred et Charlotte se rapprochent alors, pour le meilleur et pour le pire...

Un mélange de comédie romantique et de satire politique pas désagréable, du réalisateur de Tous les Garçons aiment Mandy Lane, Warm Bodies, Larguées, The Night Before - Secret Party et du scénariste de L'interview qui tue !.

Sans surprise, on retrouve le ton de ce dernier film, mélange de comédie graveleuse, de satire politique (ici, on est dans une satire transparente de la présidence Trump, de l'empire Fox News, et du traitement des femmes politiques par les médias) et de moments plus sérieux et tendus, avec en prime, ici, une bonne grosse dose de romance improbable.

Et si cette comédie romantico-politique n'est pas désagréable, c'est principalement grâce à sa distribution très sympathique, de Charlize Theron à Rogen, en passant par June Diane Raphael, Bob Odenkirk, Andy Serkis, Randall Park, Alexander Skarsgard, etc.

Tous ces personnages sont amusants, et permettent de faire passer la pilule de la durée abusive du métrage (plus de deux heures), de ses moments les plus graveleux, et de son propos politique pas forcément très subtil.

Après, la plausibilité de la romance Rogen/Theron sera laissée à l'appréciation de chacun...

3.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #1131 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Le Dernier Cœur à Prendre (2019)

Publié le 11 Février 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Romance, Review, Télévision, Hallmark, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...

Le Dernier Coeur à Prendre (The Last Bridesmaid - 2019) :

Éternelle romantique, Becca (Rachel Boston) est abonnée au rôle de demoiselle d'honneur pour ses amies et ses proches, mais ne parvient pas à trouver le grand amour. Jusqu'à ce qu'elle croise Kyle (Paul Campbell), photographe de mariage, à la vision plus cynique de la vie et de l'amour : malgré leurs différences, les deux célibataires vont finir par s'apprivoiser, et par changer le cours de leur  vie respective...

Rom-com Hallmark assez générique, sur fond de mariage à gogo, et qui s'avère malheureusement assez peu captivante : le couple principal a une bonne alchimie (forcément !), et sa relation naissante est loin d'être désagréable, mais dans l'ensemble, le récit est vraiment peu passionnant, déroulant ses "rebondissements" de manière assez mécanique, et débouchant sur un tout dont on finit par décrocher.

Et puis, pour ne rien arranger, tout le côté "bon, finalement, j'abandonne ma carrière toute tracée dans le monde des assurances, où je devais reprendre l'entreprise familiale et laisser mes parents prendre leur retraite... pour bricoler des bijoux dans ma chambre, car c'est ma passion" est assez agaçant. À la limite, si ça avait été mieux développé et mieux amené à l'écran, ça aurait pu fonctionner, mais là... bof.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1129 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Mon Mariage avec Mon Meilleur Ami (2019)

Publié le 10 Février 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Hallmark, Romance, Review, St Valentin, Télévision, Canada

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...

Mon Mariage avec Mon Meilleur Ami (From Friend to Fiancé - 2019) :

Meilleurs amis depuis leur plus tendre enfance, Jess (Jocelyn Hudon) et Ted (Ryan Pavey) restent particulièrement proches... jusqu'à ce que Ted annonce son mariage imminent avec Kimberly (Kelly Kruger), autrefois la peste du lycée, et ennemie jurée de Jess. À la demande de Ted, Jess, wedding planneuse amateure, accepte alors d'organiser la cérémonie, mais progressivement, elle réalise à quel point elle tient à son ami d'enfance.

Comédie romantique Hallmark se voulant une relecture officieuse du Mariage de mon Meilleur Ami (jusqu'au prénom de la fiancée - et d'ailleurs le responsable du titre françaos ne s'y est pas trompé), ce métrage s'avère en réalité un film indépendant canadien racheté et diffusé par la chaîne, ce qui explique sa nature très atypique : le ton est nettement plus léger et décontracté, avec une Jocelyn Hudon très attachante et malicieuse, des personnages secondaires amusants (toute la maison de retraite), et dans l'ensemble, le film a une atmosphère, une structure et une finition bien moins formatées que la norme Hallmark.

Ce qui, d'un côté, est assez agréable. Mais malheureusement, cela ne veut pas forcément dire pour autant que le tout est un succès incontestable.

Parce qu'autant le côté plus décomplexé fait plaisir à voir, autant il s'accompagne, au niveau de la caractérisation des personnages, d'une puérilité assez flagrante - c'est bien simple, à certains moments, on a un peu l'impression d'entendre parler des adolescents de 14 ans, avec leurs disputes, leurs rivalités (les mean girls sont assez mauvaises, en plus), et leurs sautes d'humeur. Ce qui rend le personnage de Jess assez antipathique au bout d'un moment, malgré le capital sympathie de son interprète.

C'est dommage, car à part ça, c'était plutôt rafraîchissant... mais la caractérisation et l'écriture sont un peu trop immatures pour vraiment être convaincantes.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1128 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : The Way We Weren't (2019)

Publié le 10 Février 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, Romance, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...

The Way We Weren't (2019) :

Ayant tous deux récemment connu une rupture amoureuse, et vivant aux deux extrémités du pays, Charlotte (Fiona Gubelmann), institutrice prude et rangée, et Brandon (Ben Lawson), animateur radin refusant de s'engager, se rencontrent en ligne, et, suivant les conseils de leurs meilleurs amis respectifs (Amber Stevens West, Keith Powell), ils décident de se rencontrer. Quelques jours plus tard, les voilà mariés... mais cette relation improbable est basée sur les mensonges que Charlotte et Brandon se sont racontés en ligne, et lorsque la vérité refait progressivement surface, le chaos s'invite dans la vie du couple...

Une comédie romantique indépendante, partiellement financée par crowdfunding, et qui se démarque par un ton gentiment caricatural et décomplexé, à mi-chemin entre la sex comedy (c'est nettement plus cru et graveleux que la moyenne du genre), et la rom-com classique.

Pas désagréable, dans l'absolu, bien que très approximatif dans son rythme, dans sa production (la photographie est assez fauchée) et dans son écriture (tout le dispositif narratif de l'actrice suisse du show policier préféré du couple, qui raconte cette histoire en voix-off, est très artificiel). Mais cette approche plus légère et moins formatée du genre permet au tout de rester agréable de bout en bout, à défaut d'être totalement maîtrisé.

3.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1127 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Un Coup de foudre vertigineux (2019)

Publié le 9 Février 2020 par Lurdo dans Comédie, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Hallmark, Review, Romance, Télévision, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...

Un Coup de foudre vertigineux (Love Takes Flight - 2019) :

Directrice administrative, le Dr. Lizzie Beauman (Nikki DeLoach) fait tout son possible pour que son établissement soit sélectionné pour une opération prestigieuse, afin d'attirer des fonds et de la publicité pour l'hôpital. Pour y parvenir, elle recrute Charley Allen (Jeff Hephner), pilote d'hélicoptère un peu tête brûlée, dont le père veuf, Walter (Tom Thon), vient de se lier d'amitié avec Quinn (Skylar Olivia Flanagan), la fille de Lizzie...

Un téléfilm estampillé Hallmark Hall Of Fame, ce qui signifie plus de drame familial et de larmes que dans une rom-com lambda de la chaîne . Dont acte : effectivement, ici, la romance principale est en filigrane, faisant une place plus importante au mélodrame familial des Allen, et à l'amitié entre la fillette et le vieillard.

Et tout cela fonctionne plutôt bien, grâce notamment à la distribution sympathique et efficace. Cela dit, encore faut-il vraiment aimer le genre téléfilm larmoyant : si l'on est allergique à cela, ou si l'on veut une romance plus classique, du genre habituel de la chaîne, mieux vaut passer son chemin.

3.5/6 (parce que dans l'absolu, ça reste très classique et basique, et que ça ne m'a pas plus passionné que ça)

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Un film, un jour (ou presque) #1108 : Queens (2019)

Publié le 30 Janvier 2020 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Drame, Biographie, Review, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Queens (Hustlers - 2019) :

Lorsque la crise financière de 2008 fait vaciller Wall Street et les prive d'une partie de leurs revenus, un groupe de strip-teaseuses locales (Jennifer Lopez, Constance Wu, Keke Palmer, Lili Reinhart...) décide de mettre les bouchées doubles et de passer à la vitesse supérieure, en dépouillant de tout leur argent, à grand renfort de drogues et d'alcool, leurs quelques clients restants...

Une comédie dramatique de la réalisatrice du très moyen Ma Mère et Moi, ce Queens (Arnaque en Talons, au Canada, qui pour une fois a une traduction plus efficace du titre) est supposément adapté d'une histoire vraie... mais cela n'en fait pas pour autant quelque chose de très mémorable.

Un peu comme Ma Mère et Moi, en fait, on se trouve là devant quelque chose de tout à fait regardable, mais aussi de très mécanique et prévisible ; une sorte de Oceans 11 dans le milieu du strip-tease, avec des personnages assez classiques, une relation fusionnelle entre Lopez et Wu, une sorte de famille recomposée par ces strip-teaseuses, de la solidarité féminine, une crime story au parfum de girl-power/#MeToo valorisant ("empowering", comme disent nos amis américains)... bref, exactement tout ce à quoi l'on pouvait s'attendre sur la base du postulat de départ et de l'affiche.

Le côté girl power et la présence de femmes devant et derrière la caméra ont ainsi probablement beaucoup joué dans l'appréciation du film par les critiques anglo-saxons : une réception critique très enthousiaste et admirative, pour un film qui n'en méritait pas tant.

En effet, le scénario est vraiment classique, la structure en interview (Julia Stiles fait de la figuration) n'est pas très pertinente, et dans l'ensemble, le côté un peu clinquant du tout ne cache pas l'aspect répétitif de ce qui est narré.

Heureusement que le tout reste suffisamment court et dynamique pour ne jamais ennuyer, et que la distribution est particulièrement efficace (Jennifer Lopez, quinquagénaire à couper le souffle, est aussi productrice, et n'a pas perdu de ses talents d'actrice ; moins convaincu, cela dit, par les caméos de Lizzo et de Cardi B) : cela évite que l'on s'ennuie devant un film qui peine cependant à passionner.

3.25/6 

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Un film, un jour (ou presque) #1107 : Escaping the NXIVM Cult - A Mother's Fight to Save Her Daughter (2019)

Publié le 29 Janvier 2020 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Review, Thriller, Télévision, Lifetime

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Escaping the NXIVM Cult - A Mother's Fight to Save Her Daughter (2019) :

L'histoire vraie de Catherine Oxenberg (Andrea Roth) qui, après avoir participé à NXIVM, un séminaire de développement personnel et professionnel, avec sa fille India (Jasper Polish), s'aperçoit progressivement qu'il s'agit là d'une secte créée par Keith Raniere (Peter Facinelli), et que sa fille est désormais l'esclave sexuelle de celui-ci et de sa compagne, l'actrice Allison Mack (Sara Fletcher)... 

Un téléfilm Lifetime de la collection "Ripped from the Headlines" de la chaîne qui, comme son nom l'indique, adapte des faits divers médiatisés sous forme de métrages plus ou moins fidèles.

Ici, l'affaire NXIVM, que je suis en filigrane depuis plusieurs années, et qui est la seule raison pour laquelle j'ai jeté un coup d'oeil à ce téléfilm : une dramatisation assez typique de la chaîne, produite et introduite par la véritable Catherine Oxenberg, et relativement fidèle au déroulement réel de l'affaire.

Bon, ça reste un téléfilm Lifetime, avec ce que ça comporte d'écriture parfois un peu maladroite, d'interprétation parfois un peu inégale (Andrea Roth galère un peu avec son accent), et de raccourcis narratifs (la chronologie est compressée, certains dialogues sont forcés), mais dans l'ensemble, ça reste un bon résumé du tout, un résumé qui, de manière assez amusante (mais pas surprenante), semble étrangement prude sur tout le côté sexuel de l'organisation.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #1106 : Jojo Rabbit (2019)

Publié le 28 Janvier 2020 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Review, Comédie, Drame, Histoire, Nouvelle-Zélande

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Jojo Rabbit (2019) :

Âgé de dix ans, Jojo Betzler (Roman Griffin Davis) vit avec sa mère Rosie (Scarlett Johansson) en Allemagne, alors qu'approche la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Passionné par Hitler (Taika Waititi), qui est par ailleurs son ami imaginaire, Jojo décide de rejoindre les Jeunesses Hitlériennes, mais un accident le blesse sérieusement, et l'oblige à rester un temps alité. Il découvre alors que sa mère dissimule une jeune fille juive, Elsa (Thomasin McKenzie), dans les murs de sa maison : indigné mais curieux, Jojo décide d'apprendre à mieux connaître celle-ci, afin d'écrire un livre décrivant en détail les mœurs des Juifs, et, à terme, d'impressionner le Fuhrer...

Dernier film de Taika Waititi (Thor Ragnarok, Vampires en toute intimité, Hunt for the Wilderpeople), adapté d'un livre, ce Jojo Rabbit était fréquemment vendu comme une comédie décomplexée sur les nazis, une sorte de Springtime for Hitler de 90 minutes, avec un Waititi cabotin dans le rôle d'un Hitler imaginaire.

Dans les faits, Jojo Rabbit est loin d'être cette satire déconneuse façon Papy fait de la Résistance : si toute la mise en place du film (un gros quart du métrage) est en effet de cet acabit, rapidement, le métrage évolue dans une direction plus dramatique, sincère et touchante. L'humour typiquement Waititien cède alors la place à plus d'émotion, et à un ton plus sérieux : un mélange des genres et des variations de tons qui ne fonctionnent pas toujours de manière optimale, mais qui restent tout de même intéressants de bout en bout, notamment grâce à une distribution convaincante (Johansson, Waititi, Sam Rockwell, Alfie Allen, Stephen Merchant, sans oublier les deux enfants, Thomasin McKenzie et Roman Griffin Davis, impeccables) et à la bande originale ludique de Giacchino.

Après, comme pour Wilderpeople, j'ai eu l'impression qu'il manquait un petit quelque chose pour totalement me convaincre. Peut-être une trame narrative plus forte et moins prévisible, je ne sais pas. Mais dans l'ensemble, ça reste très sympathique à suivre.

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #1280 : Wunderkammer - World of Wonder (2019)

Publié le 19 Août 2020 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Histoire, Fantastique, Review, France, Italie, UK

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Wunderkammer - World of Wonder (2019) :

Documentaire franco-italo-anglais d'un peu moins de 90 minutes, consacré à ces cabinets de curiosités réunissant tous ces objets étranges, fantaisistes, historiques, taxonomiques ou encore pseudo-surnaturels parfois conservées autrefois dans des pièces dédiées des demeures des nobles, des rois, et de toute personne un peu excentrique et fortunée.

Un métrage assez austère et scolaire/studieux, qui n'aurait pas dépareillé sur Arte, et qui décrit en long, en large et en travers les différents types de cabinets de ce type (scientifiques, exotiques, fantastiques, naturels, mécaniques et plus récemment, préhistoriques ou cinématographiques), au travers d'entretiens assez statiques avec des propriétaires ou des responsables de musées aux quatre coins de la planète.

Je mentirais si je disais que j'ai été passionné par le métrage, qui fait un peu défilé de collections mis en images sur une bande originale un poil grandiloquente, et qui passe un si grand nombre de ces derniers en revue, en fait, qu'on finit par survoler les différents contenus : le macabre ? Trois secondes et demi. Les chimères ? 20 secondes. Les astrolabes, globes et autres sphères armillaires ? Moins d'une minute. Les automates ? À peine plus.

Par contre, quand il s'agit de placer de longues séquences touristiques filmant l'architecture des châteaux, ou de laisser des excentriques bohèmes partir dans des digressions sur le sens profond de l'Art et sur la manière dont, à leur yeux, leur cabinet révèle la profondeur de l'âme humaine parce que blablabla, ça, pas de problème.

Un peu frustrant, donc, mais au moins, c'est esthétiquement intéressant à regarder.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #1278 : Le Flingueur (2011)

Publié le 17 Août 2020 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Review, Thriller, USA

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Le Flingueur (The Mechanic - 2011) :

Tueur à gages sans pitié, émotionnellement froid et distant, Arthur Bishop (Jason Statham) travaille pour une mystérieuse organisation dont l'un des dirigeants, Harry (Donald Sutherland), est son mentor de toujours. Jusqu'au jour où BIshop reçoit la mission de tuer Harry, qui a apparemment trahi l'organisation. Il s'exécute mais, empli de remords, Bishop finit par prendre sous son aile Steve (Ben Foster), le fils paumé et violent de Harry, et par le former au métier de "mécanicien"...

Un remake d'un film de Charles Bronson de 1972, ce Mechanic signé Simon West (Tomb Raider, Expendables 2) s'avère un thriller tout à fait honorable, dans le genre, porté par le charisme de ses deux acteurs principaux.

J'en suis d'ailleurs le premier surpris, m'attendant à un énième film d'action creux façon EuropaCorp : en réalité, c'est à quelque chose de plus stylisé (d'ailleurs, on regrettera cet étalonnage numérique assez laid, notamment tout le prologue en Colombie, à l'image passée au filtre jaune dégueulasse), à mi-chemin entre une adaptation officieuse de Hitman (Statham a déjà la tête de l'emploi pour incarner l'Agent 47 !), un actioner moderne, et son ADN de thriller 70s, plus posé.

Rien de révolutionnaire, et outre l'étalonnage, on pourra aussi critiquer certains choix de montage, ou encore le choix de ce final qui aurait nettement gagné à laisser planer le mystère sur le sort de Bishop, plutôt que de faire cette happy end clichée... mais ça aurait pu être bien pire, dans l'ensemble.

3.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #1273 : Dino De Laurentiis - The Last Movie Mogul (2001)

Publié le 10 Août 2020 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Critiques éclair, Histoire, Review, Télévision, UK, BBC

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Dino De Laurentiis - The Last Movie Mogul (2001) :

Un documentaire BBC de la collection Omnibus qui revient, à l'époque de la post-production d'Hannibal (Ridley Scott, 2001), sur la carrière du producteur mythique Dino De Laurentiis, l'un des dernières empereurs du cinéma, qui a probablement produit autant de films ratés (King Kong 1976 et 1986, Orca, Rumpelstilskin...) que de films entrés dans l'histoire du 7è Art (Conan le Barbare, Serpico, La Strada, Ragtime)... et entre deux (Flash Gordon, Evil Dead 2 et 3, Danger : Diabolik).

Un métrage d'une heure, relativement sage et scolaire, dépeignant le producteur de façon assez hagiographique, avec interventions admiratives de nombreux noms de l'industrie (Anthony Quinn, Anthony Hopkins, John Milius, Ridley Scott, Sydney Pollack, David Lynch, Jonathan Mostow), qui tous applaudissent le caractère iconoclaste et rebelle du producteur.

De Laurentiis, producteur fonctionnant à l'instinct, était en effet un homme entier, aux opinions très affirmées, et qui n'hésitait pas à aller à contre-courant et à investir ses propres fonds dans les projets auxquels il croyait... pour le meilleur ou pour le pire. Il a ainsi connu une ascension fulgurante et un succès souvent insolent (qui lui ont valu d'être entouré de nombreuses rumeurs d'association avec la mafia, entre autres), récompensés en 2001 par un Oscar - une cérémonie dont on assiste à la préparation, du point de vue de Dino.

Le documentaire laisse en effet une grande place à la parole de De Laurentiis, et à sa vie de famille, la vie d'un homme débrouillard toujours passionné par son métier, encore plein de vie et d'idées, et pour qui le cinéma reste une vocation, malgré son âge : c'est intéressant à voir, sans être pour autant passionnant, mais la gouaille et l'accent du bonhomme font qu'on s'attache tout de même à ce grand caractériel du monde du cinéma, décédé en 2010 à l'âge de 91 ans.

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #1285 : Misbehaviour (2020)

Publié le 26 Août 2020 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Histoire, Review, UK, BBC

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Misbehaviour (2020) :

En 1970, alors que le concours Miss Monde va prendre place à Londres, présenté par le comédien américain Bob Hope (Greg Kinnear), le Mouvement de libération de la Femme décide d'envahir la scène pour promouvoir son message d'égalité et de respect. Emportée dans la tourmente, Sally Alexander (Keira Knightley), étudiante en histoire las de la patriarchie dominant ce domaine, et Jennifer Hosten (Gugu Mbatha-Raw), Miss Grenade, qui va gagner le concours envers et contre tout...

Une comédie dramatique anglaise tout à fait dans l'air du temps, avec ses thématiques de libération de la femme, d’intersectionnalité des luttes, du privilège blanc, du racisme, de la pauvreté, etc... mais aussi une comédie dramatique anglaise tout ce qu'il y a de plus anglaise. Film produit par la BBC, réalisatrice de The Crown, scénaristes de tv et de documentaires, reconstitution historique, histoire vraie : malgré l'affiche, il ne fallait pas s'attendre à une comédie décalée et énergique, bien au contraire.

Ce n'est donc pas surprenant de découvrir ici un period drama anglais assez studieux et académique, jamais particulièrement drôle, dramatique, surprenant ou audacieux, qui tente de jouer sur tous les tableaux sans jamais froisser personne (l'opposition entre les féministes militantes anglaises blanches, privilégiées, et les participantes au concours, souvent issues de pays baignant dans le racisme, et qui voient dans leur participation un symbole politique et racial, est un peu esquissée, mais sans vraiment déboucher sur grand chose), et qui finit par laisser globalement de marbre, tant le tout est sage et scolaire.

C'est compétent, mais j'ai beaucoup baillé.

3/6 (et encore)

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Un film, un jour (ou presque) #1282 : Opération Condor (1991)

Publié le 21 Août 2020 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Histoire, Review, Hong-Kong

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Opération Condor (Armour of God II : Operation Condor - 1991) :

Jackie (Jackie Chan) est engagé par le Comte Bannon (Božidar Smiljanić) pour le compte des Nations Unies, afin de retrouver un trésor de guerre nazi enfouie au beau milieu du désert nord-africain. Avec lui, Ada (Carol Cheng), une experte coincée, Elsa (Eva Cobo De Garcia), petite-fille du nazi ayant caché le trésor, et Momoko (Shoko Ikeda), une jeune vendeuse qu'ils rencontrent en chemin. Mais ils ne sont pas les seuls à chercher ce trésor : Adolf (Aldo Sambrell) et ses mercenaires sont sur leurs traces, et deux espions arabes incapables (Daniel Mintz, Jonathan Isgar) les suivent de près...

Alors là, après la semi-déception Mister Dynamite, qui a très mal vieilli, voilà qui fait plaisir : Opération Condor n'a pas du tout vieilli, et reste à ce jour pour moi l'un des meilleurs Jackie Chan. Un peu comme si, cinq ans après Mister Dynamite, Chan avait repris toutes les idées de ce film, toutes ses ambitions, et avait décidé de reprendre les grandes lignes du film pour les réinventer avec un plus gros budget, et un savoir-faire plus assuré.

Résultat : cet Armour of God 2 est exotique, bien rythmé, totalement déjanté, à la fois drôle et spectaculaire, avec un trio de personnages féminins amusants et à la caractérisation suffisamment distincte pour être mémorable, des méchants incapables, des cascades incroyables, un thème musical qui reste en tête, des combats inventifs et décomplexé, et des scènes WTF, comme celle de la soufflerie.

Que dire de plus ? Que cet Opération Condor est un peu le mariage parfait de la comédie hong-kongaise, du film d'arts martiaux à la Jackie Chan, et du film d'aventures occidental, un mariage que Jackie Chan tentera de retrouver, en vain, dans les années 2000 avec Kung Fu Yoga, ou avec Armour of God 3 : CZ12...

Incontournable.

5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1241 : Red (2010)

Publié le 2 Juillet 2020 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, DC, Review, Romance, Thriller

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Red (2010) :

Alors qu'il a pris sa retraite de la CIA et qu'il vit dans le plus grand anonymat, Frank Moses (Bruce Willis) devient la cible de mystérieux assassins, qui l'obligent à embarquer Sarah Ross (Mary-Louise Parker), qu'il connaît à peine, dans une cavale improbable. Au cours de celle-ci, Moses va renouer avec ses anciens collègues (Morgan Freeman, John Malkovich, Helen Mirren) et ennemis (Brian Cox), tous plus ou moins retraités, pour tenter d'échapper aux autorités (Karl Urban), et de trouver qui est responsable de cette situation...

Film d'action plutôt agréable qui a pour lui une distribution d'acteurs confirmés, et un ton assez léger et dynamique : adapté d'un comic-book DC, Red commence comme une comédie romantique festive improbable entre Bruce Willis et une Mary-Louise Parker toujours attachante - ce qui donne l'occasion à Willis de jouer la comédie !

Miracle : ce n'était pas arrivé depuis bien longtemps, l'acteur optant pour le pilotage automatique dans la majorité des métrages qu'il tourne depuis 20 ans. Mais là, il s'amuse clairement, il est expressif, ses interactions avec Morgan Freeman, John Malkovich et Helen Mirren sont drôles et enjouées, bref, ça fait plaisir à voir.

Et le film se déroule ainsi à l'image de ce Bruce Willis : dans la bonne humeur et l'action décomplexée, filmées avec style et énergie par le réalisateur allemand de R.I.P.D : Brigade Fantôme, de Hors du Temps et de Divergent 2, et avec quelques caméos sympathiques d'Ernest Borgnine, de Richard Dreyfuss, etc.

Après, on pourra regretter que la durée de près de deux heures impose un rythme un peu en dents de scie, qui aurait probablement pu être optimisé avec quelques coupes au montage, mais dans l'ensemble, ça reste un actioner plutôt sympathique et ludique.

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #1240 : Les Baronnes (2019)

Publié le 1 Juillet 2020 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Drame, Histoire, Review, Policier, Thriller, USA

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Les Baronnes (The Kitchen - 2019) :

Lorsque leurs compagnons respectifs, membres de la pègre irlandaise, sont arrêtés, trois new-yorkaises décident de prendre les choses en mains, et de poursuivre les affaires de leurs époux : Kathy (Melissa McCarthy), qui voit là l'occasion d'aider la communauté, Ruby (Tiffany Haddish), qui a épousé l'héritier de cet empire du crime, et Claire (Elisabeth Moss), battue par son époux. Mais rapidement, elles se retrouvent dans une situation difficile, prises entre rivalités internes, ambitions démesurées, autorités pressantes et influences extérieures...

Un crime movie adapté d'un comic-book DC/Vertigo et réalisé/écrit par Andrea Berloff (déjà à l'origine de l'écriture de World Trade Center et de Straight Outta Compton, et dont c'est là la première réalisation).

Au programme, un polar en costumes 70s, avec des actrices comiques utilisées à contre-emploi, pour un propos girl-power malheureusement pas très subtil (en même temps, le ton est donné dès l'ouverture du film sur "It's a Men's World"), pas très inspiré (le film semble involontairement tiraillé entre son propos pro-femme et les actes criminels dont ses personnages sont coupables, et ne semble pas en avoir vraiment conscience, comme s'il voulait que le spectateur trouve ces femmes fortes, braves et héroïques alors qu'elles tuent, démembrent et exécutent), et tout simplement pas très intéressant ou crédible (la relation sanguinaire de Moss et de Dohmnall Gleeson n'est pas convaincante du tout).

C'est bien interprété, et la reconstitution 70s est efficace (bien que très hollywoodienne), mais dans l'absolu, ce n'est tout simplement pas très original, surprenant ou intéressant, et une main plus affirmée aurait probablement été la bienvenue.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1261 : La Famille Willoughby (2020)

Publié le 24 Juillet 2020 par Lurdo dans Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Fantastique, Netflix, Review

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La Famille Willoughby (The Willoughbys - 2020) :

Méprisés et délaissés par leurs parents (Jane Krakowski, Martin Short), les enfants Willoughby (Will Forte, Maya Rudolph, Sean Cullen) décident de s'improviser orphelins, en envoyant leurs parents à l'autre bout du monde. Mais les services sociaux s'emparent d'eux, et ils ne peuvent désormais compter que sur leur ingéniosité et leur lien indéfectible pour s'en sortir, avec l'aide de Linda (Maya Rudolph), leur nourrice excentrique...

Un long-métrage d'animation adapté de livres pour enfants, et produit pour Netflix par les studios Bron Animation (un nom qui n'évoque pas grand chose au cinéphile que je suis, si ce n'est le très médiocre Henchmen), pour une sortie en plein milieu du confinement : pas sûr qu'il y ait vraiment là de quoi justifier l'accueil critique enthousiaste que ce métrage a reçu, mais bon...

Rythme effréné, visuels saturés et acidulés, propos familial gentillet, casting vocal compétent (Ricky Gervais, Will Forte, Maya Rudolph, Terry Crews, Martin Short, Jane Krakowski), direction artistique prononcée, il y avait effectivement là de quoi distraire les enfants cloîtrés à domicile, et je suppose que, pour la plupart des parents, c'était amplement suffisant.

En ce qui me concerne, je n'ai pas franchement accroché à la proposition Willoughbys. En partie parce que le tout m'a paru inutilement hystérique et gentiment décousu, certes, mais aussi et surtout parce que ça m'a semblé étrangement dérivatif : la relation passionnée des parents est clairement modelée sur celle de Gomez et Morticia Addams, les malheurs d'enfants débrouillards évoquent immédiatement les Désastreuses aventures des Orphelins Baudelaire, tout comme la narration sarcastique et désabusée d'un personnage extérieur, la musique au clavecin primesautier rappelle tour à tour Burton et les Addams...

Alors certes, c'est assez réussi visuellement, et c'est suffisamment excentrique pour intriguer, mais dans l'ensemble, la mayonnaise n'a pas pris pour moi, et je suis resté globalement de marbre devant ces Willoughbys décalés.

3/6

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