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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Résultat pour ""semaine française""

Un film, un jour (ou presque) #1255 : QUINZAINE FRANÇAISE - La Lutte des Classes (2019)

Publié le 18 Juillet 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, France, Review

Pendant deux semaines, comme tous les ans à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française...

La Lutte des Classes (2019) :

Sofia (Leïla Bekhti) et Paul (Édouard Baer) forment un couple atypique : elle est avocate, il est batteur dans un groupe punk rebelle, et ensemble, ils aiment se pensent en marge du système. Mais lorsque tous les copains de leur fils quittent l'école publique de Bagnolet où ils habitent, pour rejoindre un établissement privé catholique, Paul et Sofia se trouvent tiraillés entre l'envie de transférer leur enfant pour lui permettre d'échapper au harcèlement scolaire (car "seul blanc de l'école"), et leurs convictions égalitaires et sociétales, qui vacillent de plus en plus...

Une comédie dramatique "engagée" bien française qui tape sur à peu près toutes les strates de la société et sur les grandes thématiques de cette dernière  : les punks anar pseudo-rebelles, les bobos hypocrites, les croyants quand-ça-les-arrange, les profs flippés et dépassés, les coopératives écolos qui, sous prétexte de liberté, imposent leur conformité, le manque de moyens scolaires, l'intégration forcée, l'insalubrité, l'immigration, le racisme, le harcèlement scolaire, la discrimination positive, etc, etc, etc, etc...

Le tout avec un certain sens de l'humour et une certaine nonchalance (héritée de la présence d'Édouard Baer, par ailleurs excellent dans son personnage) qui fait que le métrage fonctionne plus bien dans ses deux premiers tiers. Lorsqu'il prend un virage plus émotionnel, ensuite, cela ne fonctionne plus aussi bien : les personnages étant tous un peu (et délibérément) antipathiques et bourrés de défauts, à un degré ou un autre, il devient un peu plus compliqué de les rendre attachants.

Notamment au niveau des problèmes de couple de Baer et Bekhti : le film prend ainsi des atours de film d'auteur français, se permet des digressions étranges (la scène de Baer avec ses parents semble provenir d'un autre métrage), et si Baer parvient à rendre son personnage à peu près nuancé (même si l'écriture force vraiment le trait sur le côté anarchiste anti-religion de pacotille), il n'en va pas vraiment de même pour Bekhti, dont le personnage a des réactions parfois assez agaçantes.

Bilan mitigé, donc, même si je dois bien avouer que c'est globalement bien interprété, et que le personnage de Ramzy, celui du principal gueulard, est assez réussi et amusant.

3.5/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Un film, un jour (ou presque) #923 : Chocolat (2016)

Publié le 21 Mars 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Drame, Biographie, France, Histoire

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Chocolat :

L'histoire vraie de Rafael Padilla, dit "Chocolat" (Omar Sy), le premier artiste noir de France, qui a connu le succès aux côtés du clown Foottit (James Thierrée), a côtoyé les sommets, puis a tout perdu lorsqu'il a voulu s'éloigner de sa condition d'artiste de cirque pour devenir un acteur de théâtre sérieux...

Une comédie dramatique française en costumes, façon biopic (très) romancé, qui donne l'occasion à Omar Sy de faire travailler un peu ses muscles d'acteur dramatique, en incarnant de manière assez convaincante un personnage tragique ayant connu des difficultés probablement familières au comique : celui d'un clown noir connu pour ses pitreries, et qui, lorsqu'il veut s'en éloigner pour aborder quelque chose de plus dramatique et sérieux, se voit confronté au racisme et aux préjugés de la société de l'époque.

Un sujet qui parle donc probablement à Sy, et un personnage dans lequel il s'est vraiment investi, aux côtés de James Thierrée, le petit fils de Charlie Chaplin. Et de fait, le film est plutôt intéressant à suivre, et n'est jamais ennuyeux.

On regrettera seulement que le tout manque un peu de subtilité dans son approche du sujet, dans ses rajouts mélodramatiques, et dans son traitement de l'histoire de Chocolat ; autre bémol, une interprétation inégale de certains personnages secondaires, parfois surjoués, ou victimes de cette diction à la française assez agaçante.

Mais dans l'ensemble, c'est loin d'être désagréable : c'est appliqué, consciencieux, mais c'est un peu laborieux, et ça a la main assez lourde, notamment au niveau de l'émotion (assez forcée) et de son dernier quart d'heure.

3.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #1248 : QUINZAINE FRANÇAISE - Walter (2019)

Publié le 11 Juillet 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, France, Belgique, Policier, Review, Thriller

Pendant deux semaines, comme tous les ans à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française...

Walter (2019) :

Une bande de cambrioleurs incapables (Karim Jebli, Nordine Salhi, Samuel Dijan, Alexandre Antonio) menés par Goran (Alban Ivanov), décide de profiter de la nuit pour dérober des diamants. Pour cela, ils doivent s'introduire dans un hypermarché afin d'en percer un mur... mais Walter (Issaka Sawadogo), le vigile, veille, et rapidement, les malfrats découvrent qu'il est un ancien chef de guerre africain au passé sanglant.

Une comédie franco-belge, sorte de Die Hard dans un supermarché, et qui ne fonctionne qu'à moitié, pour de multiples raisons. Déjà, il faut supporter l'humour et l'improvisation des Déguns, qui peut en rebuter beaucoup - et compte tenu de leur omniprésence dans le film, ce sera un facteur déterminant pour certains.

Ensuite, le rythme du tout est assez inégal : la mise en place est relativement efficace, Sawadogo a une présence physique certaine, la bande originale de Stephane Kronborg est très premier degré, Ivanov est crédible en bad guy agacé par ses sbires incapables, bref, ça fonctionne à peu près (même en prenant en compte le surjeu de la bande de malfrats) jusqu'à ce que le casse débute vraiment.

À partir de là, le rythme se fait beaucoup plus aléatoire, à mesure que Walter se libère et se venge. L'intérêt du tout retombe progressivement, la seconde moitié manque un peu de punch, l'interprétation de Sawadogo est un peu raide : ça ne fonctionne plus aussi bien, et c'est dommage, car dans l'ensemble, le capital-sympathie du tout (encore une fois, pour peu qu'on ne fasse pas une allergie aux Déguns) fait que l'on ne s'ennuie pas trop, et que l'on s'amuse de ces personnages pas très doués.

3/6 (parce que pour un premier film, c'est honorable, mais la note baisserait probablement nettement si j'étais allergique aux Déguns)

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Un film, un jour (ou presque) #1246 : QUINZAINE FRANÇAISE - Forte (2020)

Publié le 9 Juillet 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, France, Review, Romance, Sport, Amazon

Pendant deux semaines, comme tous les ans à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française...

Forte (2020) :

Dotée d'un fort caractère et véritable garçon manqué aux 20 kilos en trop, Nour (Melha Bedia) aimerait bien être plus féminine, et séduire Gianni (Jonathan Cohen), coach à la salle de sport dont elle tient la réception. En secret, et malgré sa fierté, elle se tourne alors vers Sissi (Valérie Lemercier), une cliente de la salle, pour apprendre la pole dance, et renouer le contact avec sa féminité... le tout, à la grande surprise de sa mère (Nanou Garcia) et de ses meilleurs amis (Alison Wheeler, Bastien Ughetto), qui eux aussi se cherchent un peu.

Une comédie diffusée sur Amazon Prime (suite à une sortie salles avortée pour cause de pandémie), et co-écrite par Melha Bedia, dont le naturel et le capital sympathie font une grande partie du film et de son intérêt : le message est positif, la structure du récit évoque The Full Mounty, les personnages sont attachants et sympathiques, avec juste ce qu'il faut d'excentricité et de folie pour fonctionner... mais malheureusement, le tout se casse un peu la figure à la fin du métrage.

Alors que tout le film tendait en effet vers un spectacle de pole dance au cours duquel Nour, devant tous ses proches, aurait révélé sa féminité et son acceptation de soi, le résultat final semble indiquer que Melha Bedia s'est peut-être dégonflée au dernier moment : le spectacle a lieu, mais Nour s'y produit en survêtement, sans jamais s'approcher sur la barre, et la fait de manière comique, grimaçante et outrée, comme on pourrait le faire au cours d'une soirée un peu alcoolisée entre potes, en boîte.

Un choix qui, finalement, évacue totalement l'élément pole-dance de la résolution du métrage, et prive ce dernier d'un dénouement cathartique, tant la différence entre la Nour du début du film et celle de la conclusion est minime.

Autrement dit, malgré toute la bonne volonté du film et son cheminement, il trébuche juste avant la ligne d'arrivée, s'aplatissant de tout son long quelques mètres avant celle-ci.

Dommage.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1245 : QUINZAINE FRANÇAISE - Just a Gigolo (2019)

Publié le 8 Juillet 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, France, Review

Pendant deux semaines, comme tous les ans à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française...

Just a Gigolo (2019) :

Gigolo vieillissant, Alex (Kad Merad) est mis à la porte par son épouse octogénaire, et remplacé par quelqu'un de plus jeune. Contraint de s'installer chez sa sœur (Anne Charrier) et son fils (Léopold Moati), qui n'approuvent guère sa vocation, Alex voit là l'occasion de se remettre en selle : en effet, la grand-mère de l'une des camarades de classe de son neveu est une célibataire richissime (Anny Duperey) dont Daniel (Pascal Elbé), collègue gigolo d'Alex, a dit à ce dernier le plus grand bien...

Adaptation du How to Be a Latin Lover mettant en vedette Eugenio Derbez, remplacé ici par Kad devant la caméra de son compère Olivier Baroux, ce Just a Gigolo... est un remake. À l'identique.  

Et il n'y a vraiment pas grand chose à en dire de plus. Mêmes gags, même histoire, même déroulement, mêmes rebondissements, etc, etc... avec cependant une durée moindre (94 minutes) qui est appréciable, mais compensée par une tendance à une interprétation récitative et rigide, notamment chez les plus jeunes acteurs.

Circulez, il n'y a rien à voir, donc, surtout si l'on a déjà vu l'original, et ce malgré le capital sympathie de Kad.

2/6 si l'on a déjà vu l'original, peut-être un peu plus si l'on découvre ici ce récit.

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Un film, un jour (ou presque) #1244 : QUINZAINE FRANÇAISE - Lucky (2020)

Publié le 7 Juillet 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, France, Review, Policier, Belgique

Pendant deux semaines, comme tous les ans à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française...

Lucky (2020) :

Willy (Alban Ivanov) vient de perdre son chien, et risque de se retrouver au chômage. Son ami Tony (Michaël Youn), agent de sécurité, est endetté jusqu'au cou. Ensemble, ils vont alors échafauder un plan improbable : dérober un chien policier renifleur de drogues, et l'utiliser pour trouver les planques des dealers de leur région. Mais lorsqu'ils tombent sur plus d'une tonne d'herbe, ils ne savent qu'en faire, et sont obligés de se tourner vers Caroline Jamar (Florence Foresti), policière véreuse, pour se dépêtrer de cette situation...

Une comédie policière franco-belge du réalisateur de Dikkenek, qui nous dépeint ici une galerie de bras-cassés tous plus incapables les uns que les autres, embarqués dans un trafic de drogues qui les dépasse.

Chez certains réalisateurs, cela peut donner Snatch ou Les Gentlemen, chez d'autres, La Beuh ; ici, on se retrouve avec un film gentillet, mais assez mal rythmé : il y a, en gros, 50 minutes de présentation des personnages (y compris Corinne Masiero - le Capitaine Marleau - en bourgeoise nymphomane, un personnage dont on s'interroge encore sur l'utilité) et seulement une petite demi-heure de film à partir de la découverte de la drogue, générique final compris.

Un film dont l'excentricité sympathique de ses personnages n'est pas suffisante pour contrebalancer le manque d'énergie et de punch du tout, et qui n'a vraiment pour lui que ses seconds rôles amusants, entre trafiquants débiles et fliquettes brutales.

3/6 (dont 0.25 pour le toutou attachant)

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Un film, un jour (ou presque) #1254 : QUINZAINE FRANÇAISE - Inséparables (2019)

Publié le 17 Juillet 2020 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Comédie, France, Policier, Review

Pendant deux semaines, comme tous les ans à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française...

Inséparables (2019) :

Magouilleur envoyé en prison pour escroquerie, Mika (Ahmed Sylla) y fait la connaissance de Poutine (Alban Ivanov), un déséquilibré passionné par la Russie, qui le prend sous son aile et le protège. Un an après sa sortie de prison, cependant, Mika a reconstruit (et réinventé) sa vie : devenu directeur financier et fiancé à la fille de son patron, il a une existence dorée. Jusqu'à ce que poutine le retrouve, persuadé de pouvoir renouer avec son "meilleur copain". Mais l'excentricité de Poutine se marie mal avec les nombreux mensonges que Mika a raconté à ses proches...

Un bon gros bof que cette comédie semi-policière du réalisateur de Walter, comédie qui n'est pas sans rappeler, à une autre époque, les films de Francis Weber, avec un duo principal qui aurait pu être interprété par Pierre Richard et Depardieu.

Une sorte de buddy comedy un peu trop sérieuse pour son bien, ou du moins, à l'équilibre comédie/sérieux trop variable pour convaincre : le traumatisme enfantin de Mika n'est pas très probant, les criminels ne sont pas suffisamment menaçants, bref, un peu comme certains moments de Walter, ça tente de prendre son sujet au sérieux, mais ça ne fonctionne qu'en partie.

D'autant qu'ici, le rythme n'est pas suffisant (une bonne demi-heure de mise en place en prison), et les personnages peu attachants : Sylla fait le boulot, sans plus (son interprétation du mec bourré est assez... débattable), Ivanov est efficace (même si son personnage reste une énigme) et les personnages féminins sont soit fades (Ornella Fleury) soit antipathiques (Judith El Zein, déjà dans Walter).

Bref, moins agréable à regarder que Walter, et il se dégage d'Inséparables l'impression constante d'un film sous influence, mais qui ne parvient pas à justifier de son existence en proposant un petit plus (une alchimie particulière, des personnages mémorables, un grain de folie) suffisant.

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1007 : SEMAINE FRANÇAISE - Neuilly sa Mère ! (2009) & Neuilly sa Mère, sa Mère ! (2018)

Publié le 14 Juillet 2019 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, France, Jeunesse, Romance, Review

Pendant une semaine, à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française...

Neuilly sa mère ! (2009) :

Jeune garçon originaire de banlieue, Sami Ben Boudaoud (Samy Seghir) est contraint de s'installer chez sa tante (Rachida Brakni), à Neuilly, lorsque sa mère (Farida Khelfa) accepte un emploi temporaire à bord d'un paquebot. Là, parmi les enfants de bonne famille, le petit arabe va tenter de s'intégrer, malgré l'hostilité de certains de ses camarades et de son cousin, Charles (Jérémy Denisty), apprenti-politicien en devenir...

Une comédie des scénaristes de Qu'est-ce qu'on a fait au Bon Dieu ?, des deux Ducobu, et des Seigneurs, façon choc des cultures du point de vue d'un jeune garçon de banlieue.

Ultra-caricatural et convenu, le tout est un peu décousu, et très inégal sur de nombreux plans, mais parvient à s'en sortir grâce aux très (trop) nombreux caméos de visages familiers (de Eric et Ramzy à Eli Semoun, en passant par Josiane Balasko, Pierre Ménès, Denis Podalydès, Armelle, Olivier Baroux, Julien Courbey, François-Xavier Demaison, Booder, Frédéric Chau, Michelle Galabru, Valérie Lemercier, Pascal Elbé, etc), et à l'interprétation du jeune Samy Seghir, convaincant (on ne peut pas en dire autant de tous les autres personnages, y compris certains des personnages principaux).

Ça ne vole pas très haut, ça manque de finesse, et c'est assez typique de l'époque Sarkozy, mais ça se regarde, sans plus.

Un petit 3/6

Neuilly sa Mère, sa Mère ! (2018) :

Dix ans après avoir découvert Neuilly et la famille De Chazelle, Sami  termine désormais des études de sciences politiques, alors même que les De Chazelle sont au fond du gouffre, ruinés et embarqués dans un scandale médiatique. Charles, notamment, tente désespérément de se lancer en politique, quitte à, pour cela, changer radicalement d'orientation...

Une suite "dix ans après" qui reprend l'essentiel de la distribution originale, pour axer le récit, cette fois-ci, autant sur les problèmes de coeur de Sami, que sur la carrière politique de Charles... et ce, avec la même subtilité que dans le premier film.

Outre un Sami transformé en loser complet, on a ainsi droit à un Denis Podalydès en roue libre, à une présence plus prononcée de Booder et de sa bande, à des vannes sur l'homosexualité en banlieue, et bien entendu, à un paysage politique dépeint avec des traits énormes, entre ses socialistes paumés, ses fachos vénérant un arabe maquillé en Trump, sa droite pulvérisée, et ses macronistes aux dents longues parlant franglais.

On perd beaucoup du capital sympathie du film original en se consacrant ainsi sur l'ascension politique d'un Charles toujours aussi tête à claques (mais mieux interprété), et le tout s'avère peut-être même encore plus décousu que le film de 2009, avec un rythme encore plus inégal.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1482 : SEMAINE COMÉDIE FRANÇAISE - 30 Jours Max (2020)

Publié le 13 Juillet 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, France, Review, Romance, Policier

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

30 Jours Max (2020) :

Flic trouillard et maladroit, Rayane (Tarek Boudali) fait rater une opération cruciale des autorités contre le trafiquant Le Rat (José Garcia), et apprend peu de temps après qu'il n'a plus que 30 jours à vivre. Soudain décidé à vivre pleinement les heures qui lui restent, il prend alors tous les risques pour arrêter Le Rat et avouer ses sentiments à sa collègue Stéphanie (Vanessa Guide)...

Nouveau film de la Bande à Fifi, et deuxième long-métrage de Tarek Boudali après le très médiocre et dérivatif Épouse-moi mon pote, cette comédie policière est regardable, mais n'est guère plus mémorable, entre son interprétation comme toujours très inégale (ça récite son texte, ça surjoue, ça adopte un ton über-sérieux qui ne fonctionne pas lorsque le récit est premier degré), son humour très téléphoné (on peut deviner à l'avance 2/3 des gags), et ses sous-intrigues totalement nazes, uniquement là pour donner quelque chose à faire à Marie-Anne Chazel et Reem Kherici.

C'est lourd, le postulat est rapidement et délibérément éventé, les caméos n'apportent pas grand chose, et il y a quelque chose de Taxi dans ce film, entre la caractérisation du personnage principal, l'interprétation criarde du Commissaire, la tentative de faire évoluer le tout en une comédie d'action plus sérieuse, etc. Taxi, sans l'énergie, le savoir-faire ou le budget.

Un bon gros bof. Mais José Garcia est efficace en méchant, comme d'habitude, et il y a un hérisson, donc + 0.25 = 2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1484 : SEMAINE COMÉDIE FRANÇAISE - Terrible Jungle (2020)

Publié le 15 Juillet 2021 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, France, Review, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Terrible Jungle (2020) :

Apprenti anthropologue marchant dans les traces de sa mère possessive et castratrice, Chantal de Bellabre (Catherine Deneuve), Eliott (Vincent Dedienne) part pour l'Amazonie, à la recherche de la tribu mythique des Otopis. Mais sur place, il découvre que la tribu, moderne et droguée, est désormais sous la coupe de Conrad (Patrick Descamps), ancien gendarme cruel et manipulateur, qui les exploite à la recherche d'or. Épris d'Albertine (Alice Belaïdi), cheffe de la tribu, Eliott tente alors de sauvercette dernière, alors même que Chantal, elle, décide de rapatrier son fils quoi qu'il en coûte...

Une comédie d'aventure en pleine jungle qui joue la carte de l'absurde et du décalage subtil, pour composer un univers improbable qui s'avère plutôt amusant. Tout le monde joue juste (et de manière naturelle), l'humour n'est jamais trop lourd et si le tout n'est pas totalement maîtrisé (l'évolution d'Eliott se fait un peu par à-coups), il reste toujours la sous-intrigue de Catherine Deneuve et la Septième Compagnie les gendarmes menés par Jonathan Cohen pour redonner un petit coup de folie et d'énergie au tout.

Une assez bonne surprise, dans l'ensemble, pour peu que l'on accroche au style.

3.75 + 0.25 pour l'épicerie chinoise en pleine jungle = 4/6

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Blog Update ! - Juillet 2018 (seconde quinzaine) & Mois Français (première partie)

Publié le 31 Juillet 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Les bilans de Lurdo, Update, France, Télévision

Le mois consacré à la comédie française bat son plein sur le blog des Téléphages Anonymes, malgré la chaleur écrasante qui écrase l'Hexagone...

MOIS FRANÇAIS - première partie :

#757 : Fatal (2010) & Coursier (2010) 4.25/6 & 3.5/6

#758 : Vive la France (2013) & Tout Schuss (2015) 2/6 & 1.75/6

#759 : Comme un Chef (2012) & Les Têtes de l'Emploi (2016) 3/6 & 1.75/6

#760 : Eyjafjallojökull (2013) & Raid Dingue (2016) 3/6 & 1.5/6

#761 : Halal, Police d'État (2010) & Beur sur la Ville (2011) 3.25/6 & 3.25/6

#762 : Un Ticket pour l'Espace (2005) & RTT (2009) 3/6 & 2.25/6

#763 : Les Kaïra (2012) & Pattaya (2016) 3.5/6 & 3.5/6

#764 : Robin des Bois : la véritable Histoire (2015) & Les Nouvelles Aventures de Cendrillon (2017) 1.25/6 & 1.5/6

#765 : Bis (2015) & Les Visiteurs 3 - La Révolution (2016) 3.25/6 & 0.25/6

#766 : Un Homme à la Hauteur (2016) & Brice 3 (2016) 2.5/6 & 3/6

#767 : BELGIQUE - Les Barons (2009), Il était une fois, une fois (2012) & Good Luck Algeria (2015) 3.25/6, 3/6 & 3.25/6

#768 : Case Départ (2011) & Le Crocodile du Botswanga (2014) 3/6 & 4/6

#769 : Fastlife (2014) & Coexister (2017) 2/6 & 3/6

#770 : Il Reste du Jambon ? (2010) & De l'Huile sur le Feu (2011) 3.5/6 & 3/6

#771 : Mohamed Dubois (2013) & Problemos (2017) 2.5/6 & 4/6

#772 : OSS 117 : Rio ne répond plus (2009) & Les Aventures de Philibert, Capitaine Puceau (2011) 4.5/6 & 2.75/6

#773 : L'École pour Tous (2006) & Débarquement Immédiat ! (2016) 2.5/6 & 2.5/6

#774 : Le Mac (2010) & À Fond (2016) 3/6 & 3.5/6

#775 : Hibou (2016) & Si j'étais un homme (2017) 2.5/6 & 2.25/6

#776 : Astérix et Obélix : Au service de Sa Majesté (2012) & Pop Redemption (2013) 2/6 & 3.5/6

#777 : Babysitting 1 (2014) & Babysitting 2 (2015) 2/6 & 2.5/6

#778 : L'Oncle Charles (2012) & Le Grand Partage (2015) 2/6 & 1.5/6

#779 : Safari (2009) & On a marché sur Bangkok (2014) 3.5/6 & 2/6

#780 : Paris à Tout Prix (2013) & Mes Trésors (2017) 2.75/6 & 2/6

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# Grand écran :

La première chose qui me frappe vraiment, en voyant cette liste de films comiques français, c'est l'improbable médiocrité de ce genre cinématographique : les films s'élevant au dessus du 3.5/6 (qui, je le rappelle, signifie pour moi que le film est regardable, mais franchement moyen, et avec presque autant de défauts que de qualités) sont rarissimes, et lorsqu'ils y parviennent, c'est grâce à la personnalité de leurs interprètes et/ou de celui qui a écrit/réalisé le métrage.

La comédie française semble vraiment être un genre gangréné par le copinage, et par le casting de personnalités à la mode en lieu et place de véritables acteurs comiques éprouvés, souvent relégués à des seconds rôles. Des personnalités choisies avant même que le script ne soit écrit, et autour duquel on brode un peu, avec des idées dérivatives et répétitives qui échouent à convaincre, faute de prises de risques et de choix non-consensuels, pas assez commerciaux.

Et même lorsque les films en question échappent un peu aux clichés de la comédie "à la française", et qu'ils sont plus originaux, ethniques ou décalés, ils restent profondément inégaux et bourrés de problèmes d'écriture, de rythme ou d'interprétation.

Plus ce mois français progresse, plus je me dis qu'il existe un véritable problème de contrôle qualité au sein du monde du cinéma français, et ce dès la mise en chantier et l'écriture des projets, quels qu'ils soient (bon nombre des scénarios tournés de cette liste auraient mérité au moins une réécriture ou deux pour élaguer tout ce qui n'y fonctionnait pas...)

Mais peut-être que les deux prochaines semaines vont me faire changer d'avis à ce sujet...

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- Film de la quinzaine :

Pas de grande surprise, en ce qui me concerne, pour Fatal (que je connaissais et que j'appréciais déjà, et qui reste une parodie certes dérivative, mais très aboutie et délirante, du monde de la musique) et pour OSS 117 : Rio ne répond plus, à la hauteur du premier métrage.

Découvertes agréables, cependant, pour Le Crocodile du Botswanga (que je préfère au reste des autres films du duo/trio Éboué, N'Gijol et Steketee), et pour Problemos, avec Éric Judor, une satire très pertinente et mordante d'un certain milieu, et de notre société dans son ensemble.

- Flop de la quinzaine :

Aucune surprise : les Visiteurs 3 est une daube improbable, et le chant du cygne de personnages, d'acteurs et d'un réalisateur en bout de course.

Autre ratage, Raid Dingue, dans lequel Dany Boon semble persuadé d'avoir trouvé la nouvelle star féminine du monde de la comédie française, mais ne parvient qu'à la rendre instantanément antipathique et en surjeu constant.

Et, plus anecdotique, Babysitting, présenté à sa sortie comme le renouveau de la comédie française, mais qui n'a pour lui que son énergie, tant tout le reste est dérivatif, inégal et téléphoné.

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# Petit écran :

Trois séries seulement au programme : les trois premières saisons de Bajillion Dollar Propertie$, une parodie amusante de la télé réalité immobilière, la saison 2 de Luke Cage, toujours aussi inégale et parsemée de défauts, et la première saison de Brockmire, une comédie de la chaîne IFC qui m'a laissé assez indifférent.

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# À venir :

Le mois de la comédie française continue chez les Téléphages Anonymes, et ce jusqu'au 19 août, avec notamment les derniers films de la "Bande à Fifi", plusieurs séries d'adaptation (Boule & Bill, Ducobu, Benoit Brisefer, Les Profs, Le Petit Spirou, Le Petit Nicolas), et quelques autres gros succès populaires récents...

Et au niveau séries, la saison 2 de GLOW, une sitcom déjantée (Hit The Road), et le rattrapage de l'ultime saison de Dexter...

 

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Un film, un jour (ou presque) #784 : MOIS FRANÇAIS - Et ta soeur (2016) & Jour J (2017)

Publié le 4 Août 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, France, Drame, Romance

Pendant un mois, à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française... ​​

Et Ta Soeur (2016) :

Déprimé suite à la mort de son frère, Pierrick (Grégoire Ludig) est invité par Tessa (Géraldine Nakache), sa meilleure amie, à passer une semaine seul dans la maison familiale, sur une île bretonne isolée. Mais à son arrivée sur place, Pierrick s'aperçoit que Marie (Virginie Efira), la demi-sœur de Tessa, occupe déjà les lieux...

Alors que le postulat de départ de ce métrage (adaptation du film américain Ma meilleure amie, sa sœur et moi - 2012) et sa distribution sympathique et drôle auraient pu donner quelque chose de léger et d'amusant, on se retrouve en fait avec une comédie dramatique typiquement française/bobo, un huis-clos transposé dans une luxueuse demeure bretonne, et qui se résume à un homme, deux femmes, des non-dits, des quiproquos, une illustration musicale pseudo-trendy, et 90 minutes de blabla et de conflits insipides filmés par une caméra portée tremblotante.

C'est gris, ça ne va nulle part, ça ne raconte pas grand chose, et malgré les efforts du trio de tête (qui n'est pas désagréable du tout), ça n'a qu'un intérêt limité.

1.5/6

Jour J (2017) :

Après avoir couché avec Mathias (Nicolas Duvauchelle) lors d'une soirée, Juliette (Reem Kherici), une wedding planneuse, découvre que ce dernier est fiancé à l'une de ses ennemies d'enfance (Julia Piaton), qui, par un malheureux concours de circonstances, décide d'engager Juliette pour organiser son mariage...

Une comédie romantique co-écrite par Kherici, Kazandjian, et Philippe Lacheau, et qui, comme pas mal de films de cette bande (Babysitting, Alibi.com, Épouse-moi mon pote) ne parvient pas à se défaire de ses influences (ici, Un Mariage trop parfait, entre autres).

Résultat : on a constamment une impression de déjà vu, pas aidée par des gags franchement téléphonés (un autre problème récurrent des scripts de Lacheau & co), par de nombreux seconds rôles sous-exploités (Sylvie Testud n'est là que pour s'entendre dire qu'elle est jeune et canon ; la mère alcoolique jouée par Chantal Lauby fait de la semi-figuration, et n'est là que pour permettre une scène mélodramatique peu convaincante ; François-Xavier Demaison se prend pour Seth Rogen ou Zach Galifianakis ) et par un Nicolas Duvauchelle bien terne, qui ressemble presque à une doublure lumière de Philippe Lacheau, dans son rôle (déjà que le personnage - infidèle et menteur - est tout sauf attachant...)

(d'ailleurs, amusant de voir que Kherici a casté ses deux ex, Lacheau et Stéphane Rousseau, dans les rôles d'un couple gay, et que son love-interest ressemble à ce point à Lacheau, notamment dans sa tenue)

Bref, une rom-com mollassonne qui finit par tourner à vide, et qui accumule les grosses ficelles et les coïncidences improbables, comme autant de rebondissements forcés qui ne convainquent pas.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1247 : QUINZAINE FRANÇAISE - Le Prince Oublié (2020)

Publié le 10 Juillet 2020 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, France, Jeunesse, Review

Pendant deux semaines, comme tous les ans à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française...

Le Prince Oublié (2020) :

Chaque soit, Djibi (Omar Sy) raconte une histoire féérique inventée de toutes pièces à Sofia, sa petite fille de huit ans. Mais plus les années passent, et plus Sofia se détourne de ces histoires, connaissant ses premiers émois de collégienne, et remplaçant, dans son imaginaire, le Prince incarné par son père par un nouveau Prince plus jeune et plus à son goût (Néotis Ronzon). Confronté à la crise d'adolescence de sa fille, Djibi, lui, ne sait que faire, et demande conseil à Clotilde (Bérénice Béjo), sa nouvelle voisine...

Je ne suis pas le premier à le remarquer ou à le souligner, mais en tant que cinéphile assidu, le cinéma de Michel Hazanavicius a toujours tendance à exister comme étant sous influence - que ce soit variation sur un thème imposé, parodie d'un genre, pastiche d'une époque, détournement d'un cinéma, etc, avec systématiquement, une distanciation gentiment ironique et un regard métadiscursif sur son sujet.

Ici, c'est à nouveau la même chose. Sur une trame à nouveau très familière (La crise de préadolescence d'une fillette, qui se répercute directement sur les personnages de son imaginaire, lesquels s'estompent progressivement... où ai-je bien pu déjà voir exactement la même chose ? L'enrobage compte de fées racontés à des enfants, dans lesquels le père de famille est représenté en héros triomphant, pourquoi est-ce aussi familier ?), Hazanavicius tente de construire quelque chose de touchant et de sincère sur une relation entre un père et sa fille, sur le temps qui passe, les changements que la vie amène avec elle, etc.

Le problème, c'est que ça ne fonctionne jamais vraiment. Non seulement le postulat de départ est assez dérivatif, mais le déroulement du tout est, quant à lui, très prévisible, avec des rebondissements et des arcs narratifs téléphonés (la toute fin, notamment, est particulièrement cousue de fil blanc).

Pire, visuellement, ce n'est pas exceptionnel : le monde de l'imaginaire, à mi-chemin entre un studio de cinéma Hollywoodien et les coulisses de Disneyland Paris, tout en carton-pâte et en couleurs saturées, n'est pas terrible, et la direction artistique des personnages qui peuplent le tout est peu inspirée.

Et puis il y a cette romance un peu forcée avec la voisine. Une romance pas particulièrement bien amenée, avec une Bérénice Béjo étrangement intrusive et agaçante, qui s'érige en donneuse de leçons, et n'a pas grande alchimie avec Omar Sy : bref, une relation pas très drôle, pas très attachante, pas très pétillante - pas très charmante.

Décevant (et la musique de Howard Shore ne marque pas particulièrement les esprits).

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #931 : L'Ombre d'Emily (2018)

Publié le 2 Avril 2019 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Comédie, Drame, Review, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

L'Ombre d'Emily (A Simple Favor - 2018) :

Maladroite, coincée et psycho-rigide sur les bords, Stephanie (Anna Kendrick) est une mère vloggeuse, qui croise le chemin de la fascinante Emily (Blake Lively), riche, belle, distante et dévouée à sa carrière dans le monde de la mode. Se noue ainsi une amitié improbable entre les deux mères, amitié qui prend un tournant inattendu lorsque Emily disparaît soudainement, laissant mari et enfant derrière elle : inquiète, Stephanie mène l'enquête...

Un thriller adapté d'un roman et réalisé par Paul Feig, qui tente ici de surfer sur la vague du true crime et sur la popularité de Gone Girl, mais qui s'avère bien trop maniéré, précieux et prévisible pour convaincre.

Feig enveloppe ainsi ses personnages dans une bulle esthétique façon pop française des années 60 (qui compose le plus gros de la bande originale, d'ailleurs), et structure sa narration sous forme de vlogs et de flashbacks supposés révéler des choses sur les personnages et sur leurs motivations profondes... le seul problème, à vrai dire (outre le rythme insuffisant du film, qui frôle les deux heures - comme souvent chez Feig), c'est que rien ne surprend : le spectateur a clairement 30 minutes d'avance sur les personnages, des personnages qui, pour ne rien arranger, sont loin d'être sympathiques (pour le personnage de Lively, ce n'est pas bien grave, mais c'est plus embêtant pour celui de Kendrick, censée être attachante dans sa maladresse et son comportement, mais qui est souvent irritante).

Alors c'est loin d'être désagréable à regarder, notamment parce que Kendrick se donne à fond à son personnage, mais le mystère ne fait pas longtemps illusion, et comme tout le film est basé là-dessus, forcément, ça coince.

Quant à la dernière demi-heure du film, elle tente de faire monter la pression et de partir dans des directions inattendues, en rajoutant rebondissements sur rebondissements, sauf que ça ne fonctionne pas réellement : la conclusion est celle à laquelle le spectateur pouvait s'attendre depuis le début, et dans l'ensemble, ça manque de rythme, de folie, de mordant et de noirceur...

3/6 (pour Kendrick)

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Un film, un jour (ou presque) #827 : Pourquoi J'ai Pas Mangé mon Père (2015)

Publié le 19 Septembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Animation, France, Comédie, Aventure, Italie, Chine, Belgique, Histoire

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Pourquoi J'ai Pas Mangé mon Père :

Fils aîné du roi des simiens, Édouard (Jamel Debbouze) est chétif et handicapé, mais déborde d'imagination et de bienveillance. Aux côtés de Ian (Arié Elmaleh), son meilleur ami simplet, Édouard grandit ainsi à l'écart des siens, et découvre le feu, la marche bipède, la savane, les animaux sauvages, et trouve même l'amour auprès de Lucy (Mélissa Theuriau)...

Film d'animation français co-écrit et réalisé par Jamel Debbouze, tourné en performance capture, vaguement inspiré d'un roman et ayant demandé des années de gestation et plus d'une demi-douzaine de scénaristes, pour plusieurs dizaines de millions d'euros de budget... et un résultat très mitigé.

Visuellement assez discutable (non seulement au niveau de la direction artistique, mais aussi parce que les limites de l'animation française sont rapidement évidentes, même avec l'apport limité de la performance capture), avec un doublage très inégal (bon nombre de personnages secondaires sont vraiment mal doublés), un bestiaire qui n'est pas loin de rappeler les animaux de RRRrrrr ! (tous basés sur des variations du machin-mouth) et l'intégration d'un clone numérique de De Funès à l'imitation médiocre et forcée, le film paraît rapidement bruyant et surchargé... à l'image de Debbouze, en fait.

Mais paradoxalement, c'est quand Debbouze entre en jeu à l'âge adulte, que le film se concentre sur lui, et qu'il fait tout simplement son numéro habituel, que le tout décolle un peu. Pour faire simple, le film repose entièrement sur les épaules de Jamel et sur son jeu agité, pour le meilleur et pour le pire.

Si on supporte le comédien, son jeu, et son vocabulaire moderne, ça se regarde assez facilement, et ça a bon fond, malgré des défauts évidents. Si l'on a du mal avec Debbouze, sa gestuelle et ses expressions, par contre, ce sera plus difficile.

3 - 0.25 pour l'inévitable (et superflu) numéro musical/dansé sur de la musique moderne, et pour l'illustration musicale dans son ensemble, très oubliable - 0.25 pour les 20 dernières minutes brouillonnes et fatigantes (notamment à cause des nombreux personnages secondaires médiocres) = 2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #634 : Hollywoo (2011)

Publié le 24 Janvier 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Romance, France

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Hollywoo :

Lorsqu'elle apprend que Jennifer Marshall (Nikki DeLoach), l'actrice américaine à succès qu'elle double en France, a décidé de tout quitter, mettant ainsi sa propre carrière en danger, Jeanne (Florence Foresti) décide de partir pour Los Angeles. Son objectif : rencontrer son idole, et la convaincre de changer d'avis avant qu'il ne soit trop tard. Et en chemin, elle rencontre Farres (Jamel Debbouze), un petit arnaqueur français bien intégré dans le petit monde hollywoodien...

Comédie à cheval entre les USA et la France, co-écrite par Foresti, et qui malheureusement perd très rapidement en efficacité, malgré un postulat de départ sympatoche.

Le problème, finalement, c'est que le film ressemble trop souvent à une succession de scénettes assez caricaturales, certaines déjà vues, d'autres assez prévisibles, et que le tout ne décolle jamais vraiment, en plus de tirer vraiment en longueur, avec près d'une heure cinquante au compteur (rien que tout le début, établissant Foresti à Paris, aurait pu être réduit à quelques scènes à peine, et aurait évité de donner une première impression négative de Foresti, avec son personnage de Française arrogante, gueularde et agaçante, et en surjeu).

Bref, c'est longuet, ça ne fonctionne que ponctuellement (généralement quand Jamel est à l'écran), et ça manque de punch. Pas catastrophique, mais trop quelconque pour rester dans les mémoires.

2.5/6 (dont 0.5 pour DeLoach, comme toujours attachante)

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Un film, un jour (ou presque) #313 : Special Correspondants (2016)

Publié le 12 Mai 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Drame, Netflix

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Special Correspondants :

Frank Bonneville (Eric Bana), un arrogant radio-journaliste américain, est envoyé en Equateur avec son ingénieur du son, Ian Finch (Ricky Gervais), pour y couvrir un conflit, mais avant de quitter les USA, Ian perd leurs passeports. Ils décident alors de se terrer dans un grenier, de l'autre côté de la rue où se trouve leur rédaction, afin de faire croire à tous qu'ils sont à l'étranger, et qu'on les a pris en otage.

Un remake anglo-saxon d'Envoyés Très Spéciaux, comédie française avec Jugnot et Lanvin dans les rôles principaux, remake écrit, réalisé et interprété par Ricky Gervais pour Netflix.

Malheureusement, si tous les acteurs sont bons, le problème de ce remake est simple : il n'est jamais drôle. Les personnages sont des clichés ambulants sans la moindre caractérisation (America Ferrara est "la latina idiote", Kelly Macdonald est "la bonne copine/love interest de Gervais", Vera Farmiga est "l'épouse manipulatrice", et ça s'arrête là), c'est plat, c'est insipide, ça évite soigneusement toute critique un peu poussée des médias, et c'est un bon gros flop, même sans avoir jamais vu l'original.

Ah, et toute l'action de ce dernier, justement, tournait apparemment autour de l'Irak, et d'un groupe terroriste arabe... là, non, c'est l'Amérique du Sud, les locaux sont des clowns plus qu'autre chose, et on a droit à un mini-film d'action sur la fin, avec Gervais qui tire dans tous les sens. Mwé.

1.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #459 : Des Porto Ricains à Paris (2016)

Publié le 27 Février 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Des Porto Ricains à Paris (Puerto Ricans in Paris) :

Après avoir démantelé un petit réseau de contrefaçons à New York, les agents Luis (Luis Guzmán) et son partenaire/beau-frère Eddie (Edgar Garcia) sont contactés par Colette (Alice Taglioni), une conceptrice française de sacs à mains, qui leur confie une mission de première importance : interroger, à Paris, quatre suspects dans le vol du prototype du prochain modèle de sac Colette, avant que le voleur ne mette ses menaces à exécution, et n'inonde le marché de contrefaçons...

Une comédie américaine qui, dans l'absolu, n'est pas très loin de Rush Hour 3, avec son duo de flics balourds en mission à Paris.

Mais bon, ici, ce serait plutôt un Rush Hour sans action, sans humour autre que les habituels clichés en tous genres (mention spéciale à l'assistant efféminé qui parle avec la voix de Zaza Napoli), et avec un étalonnage numérique immonde, qui baigne toutes les images, de Paris à New-York, dans une teinte jaune urine du plus "bel" effet.

Bref... aucune originalité, une bande originale qui enchaîne les chansons insipides en français et un score qui repompe honteusement Gainsbourg, des acteurs en pilotage automatique, une Rosario Dawson qui cachetonne dans deux scènes (dans le rôle de la petite amie de Luis Guzmán, décrit ici comme un séducteur... !!!!), une Alice Taglioni qui surjoue joyeusement, et une Miriam Shor sous-utilisée, et pourtant plutôt drôle en supérieure hiérarchique des deux flics... zou, un généreux :

1.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1125 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Une Américaine à Paris (2019)

Publié le 8 Février 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Hallmark, Review, Romance, St Valentin, Télévision

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...

Une Américaine à Paris (Paris, Wine & Romance - 2019) :

Depuis peu à la tête du vignoble familial, dans l'Oregon, Isabelle (Jen Lilley) décide, sur un coup de tête, d'inscrire son vin à l'une des compétitions les plus prestigieuses de France. Sur place, elle rencontre alors son futur rival, Jacques (Dan Jeannotte), héritier d'une famille de vignerons respectée, et qui a pour projet de moderniser l'entreprise familiale... mais rapidement, Isabelle et Jacques se rapprochent l'un de l'autre.

Une rom-com Hallmark (partiellement) tournée à Paris (quelques extérieurs), et (nettement plus) dans les pays de l'Est, avec trois tonnes de clichés sur la France (les escargots, les croissants, les monuments, la mode, l'arrogance française, l'accordéon, blablabla), des accents calamiteux, une France de pacotille (ne manquait honnêtement qu'une 2CV ou une DS), des réactions exagérées (lorsque Jacques goûte le vin d'Isabelle, on a l'impression qu'il a un orgasme) et un sentiment d'urgence jamais vraiment justifié, qui pourtant anime l'héroïne du début à la fin.

Une héroïne à la naïveté, à l'impatience, et à l'ambition qui ne siéent pas vraiment à Lilley, 35 ans, clairement enceinte au moment du tournage (ses tenues, son apparence, les cadrages serrés), et qui se sent obligé de surjouer un peu pour rendre son personnage impulsif et pétillant.

Alors je suis persuadé que pour un public américain, cette vision de carte postale doit fonctionner, d'autant que le couple principal n'est pas désagréable. Mais pour un spectateur français, ça coince un peu beaucoup - sans pour autant être un désastre.

3 - 0.25 pour tous ces clichés = 2.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #1530 : The Echange (2021)

Publié le 16 Septembre 2021 par Lurdo dans Biographie, Canada, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Review, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

The Exchange (2021) :

En 1986, au fin fond du Canada, Tim Long (Ed Oxenbould), un jeune lycéen intellectuel et peu populaire, espère que la venue d'un correspondant français va tout changer pour lui. Mais lorsque Stéphane (Avan Jogia) débarque, il est tout l'opposé de Tim : cool, sportif, séduisant, il fume et séduit toutes les filles du lycée, tout en ignorant totalement toute la culture française de Tim vénère tant...

Un coming-of-age nostalgique clairement inspiré du vécu de son scénariste, Tim Long, scénariste de longue date des Simpsons, et réalisé par le co-scénariste de Borat... on peut se demander, alors, pourquoi, avec un tel pedigrée, ce The Exchange est aussi plat et générique.

Ce n'est pas mauvais, attention, mais on est ici dans du teen movie ultra-balisé, tant dans sa structure que dans son déroulement, dans ses échanges, et dans son écriture.

Aucune surprise à trouver dans cette tranche de vie nostalgique légèrement excentrique (mais pas assez pour marquer les esprits - cf le personnage de prof de sport de Justin Hartley, qui aurait mérité d'être écrit et joué de manière beaucoup plus caricaturale), qui est bien interprétée et plutôt sincère, mais qui se repose beaucoup trop sur la musique et l'esthétique de l'époque pour cacher ce qui n'est, au final, qu'un récit maintes fois vu et revu, et dont la composante "choc des cultures" n'est finalement pas si surprenante ou flagrante que ça (il y a une brève tentative de message anti-racisme, critiquant tant la France que le Canada, mais ce n'est jamais très probant).

Un film trop en demi-teinte pour vraiment se démarquer.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #764 : MOIS FRANÇAIS - Robin des Bois : la véritable Histoire (2015) & Les Nouvelles Aventures de Cendrillon (2017)

Publié le 19 Juillet 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, France, Comédie, Histoire, Fantastique, Aventure

Pendant un mois, à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française... ​​ ​​

Robin des Bois - La Véritable Histoire (2015) :

Escrocs à la petite semaine, Robin des Bois (Max Boublil) & Tuck (Malik Bentalha) n'ont qu'un rêve : racheter le Pussycat, une maison close. Mais leur plan pour y parvenir - dérober les impôts du Royaume - les amène à croiser le chemin de Petit Jean (Ary Abittan), Marianne (Géraldine Nakache), et du maléfique Shérif de Nottingham (Gérard Darmon)...

Une version parodique de Robin des Bois, made in France, avec un Robin voleur, menteur, pleutre, arnaqueur, idiot ; un Tuck homosexuel, asiatique, juif et arabe, désespérément amoureux de son compère ; une Marianne mère célibataire en manque de sexe, qui cherche à coucher avec Robin, sans succès ; un Nottingham en roue libre et aux tendances cannibales... mouais.

Ça se veut impertinent, original, drôle et corrosif, mais ça ne parvient qu'à être plat, relativement générique et vulgaire (les vannes piteuses sur l'homosexualité de Tuck, la flèche dans le postérieur...), en plus d'être visuellement assez laid (comprendre : terne, boueux, enfumé et gris).

Quant à l'aspect musical, bof, avec une alternance d'un score orchestral dérivatif et pas très mémorable, et de chansons et de passages plus modernes (notamment un moment Daft Punk amusant, qui dure malheureusement un peu trop longtemps).

À oublier au plus vite.

1.25/6

Les Nouvelles Aventures de Cendrillon (2017) :

Lasse d'être considérée comme une boniche par tous ses proches, Julie (Marilou Berry) doit une fois de plus jouer les baby-sitters pour le fils de Marco (Arnaud Ducret), l'homme qu'elle aime en secret. Pour occuper l'enfant, elle lui raconte alors l'histoire de Cendrillon, dans laquelle elle se transpose, elle, et tout son entourage...

Alors, que se passe-t-il lorsque l'on prend le même producteur, le même scénariste, et les mêmes compositeurs que sur Les Nouvelles Aventures d'Aladin, et que l'on décline le concept du "conte de fée réinventé et narré par des personnages contemporains" en l'appliquant à Cendrillon ?

Un film tout aussi raté qu'Aladin, à l'humour lourd, bas-de-plafond et facile, et à la structure brouillonne, en allers-et-retours fréquents entre le présent et le conte, qui donne un rythme artificiel au tout, mais ne cache jamais vraiment le manque de rythme et de maîtrise du métrage.

Un peu comme dans Aladin, ça cachetonne beaucoup, avec un certain nombre de visages familiers, et Marilou Berry y met de l'énergie, mais dans l'ensemble, ça souffre des mêmes problèmes que le film de Kev Adams, avec en prime une forte tendance au recyclage : recyclage de bande originale, qui copie Danny Elfman ; d'illustration musicale, avec des morceaux modernes maintes fois entendus au cinéma ; de séquences et de gags, parfois repris directement d'autres films ; et ça recycle aussi le sempiternel numéro chanté et chorégraphié, apparemment (et malheureusement) désormais inévitable au sein des comédies françaises de ce type.

Bref, une parodie de contes de fées sans grand intérêt, et qui n'a même pas le capital sympathie de Kev Adams et de sa bande.

(et, encore une fois, c'est un personnage secondaire qui emporte l'adhésion plutôt que le personnage principal - en l'occurrence, ici, Desagnat)

1.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1023 : Dumbo (2019)

Publié le 1 Août 2019 par Lurdo dans Animation, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Disney, Jeunesse, Review

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Dumbo (2019) :

Lorsque Max Medici (Danny DeVito), propriétaire de cirque en perte de vitesse, confie une éléphante enceinte à la famille Farrier (Colin Farrell, Nico Parker, Finley Hobbins), ces derniers ne se doutent pas que Dumbo, le bébé à naître, va s'avérer capable de s'envoler en utilisant ses immenses oreilles. De quoi attirer l'attention de Vandevere (Michael Keaton), propriétaire de parc d'attraction, qui va rapidement vouloir racheter le cirque de Medici, et faire de Dumbo la star de son spectacle, aux côtés de la belle Colette Marchant (Eva Green), trapéziste française...

Le Dumbo original, de 1941, était un long-métrage d'à peine plus d'une heure, touchant et attachant, narré du point de vue exclusif des animaux, et servant de conte moral sur la différence, l'exclusion, etc. Ce remake de Dumbo, réalisé par Tim Burton, dure près de deux heures, est totalement centré sur les humains (hormis une poignée de plans subjectifs du point de vue de l'éléphant), et se veut une critique des grandes corporations à l'américaine, de l'industrialisation du rêve et du monde du business : assez osé quand on considère que c'est un film Disney... mais aussi totalement hors-sujet.

C'est bien simple : le film ne fonctionne jamais vraiment, et n'a pas une once de l'émotion et de la tendresse de l'original.

Avec son script bancal et décousu signé Ehren Kruger (un scénariste au palmarès guère reluisant ^^), le Dumbo de Burton se perd dans des sous-intrigues inintéressantes, consacrées à une petite famille composée d'un garçonnet tout à fait honorable, d'une mini-Thandie Newton monocorde (la fille de Thandie n'a pas forcément hérité du talent de sa mère), d'un Colin Farrell manchot en pilotage automatique, et d'une Eva Green trop froide pour fonctionner en trapéziste française qui s'attache à Dumbo et aux enfants.

À côté de cette famille recomposée, on a Danny DeVito et Michael Keaton, qui rivalisent de cabotinage, mais restent des caricatures. Et enfin, Dumbo, un éléphant visuellement adorable, très bien animé et réalisé... mais qui a été malheureusement affublé de gazouillis et de bruitages synthétiques dignes de Gizmo, bruitages qui ne fonctionnent pas du tout et sont même contre-productifs.

C'est d'ailleurs là l'un des problèmes récurrents du film : on sent qu'il est tiraillé dans plusieurs directions créatives et artistiques, et qu'il a le postérieur entre deux ou trois chaises. On devine que Burton a été attiré par cette histoire de freaks qui s'unissent pour aider l'un des leurs, ou par cette thématique de la place de l'artiste dans une industrie dévorante... mais les thématiques ne sont qu'effleurées, et jamais crédibles.

On sent que l'équipe voulait à la fois se démarquer et rendre hommage au Dumbo original (la séquence des éléphants roses, réinventée de jolie manière pour une époque où l'alcool n'est plus acceptable), mais que pléthore de mauvaises idées se sont invitées et n'ont pas été coupées au montage (cette séquence des éléphants, justement, interrompue par Michael Buffer en Monsieur Loyal, qui nous fait un "Let's Get Ready for Dumbooooooo !" totalement hors-sujet).

Scénaristiquement, ça ne marche donc jamais : comme je le disais, la famille au centre de l'histoire est terne et insipide, l'antagoniste principal est caricatural, l'humour est peu probant (à part la réplique "Seulement en cas d'urgence"), l'émotion est constamment sabotée par les bruitages synthétiques de Dumbo, la bande originale de Danny Elfman est générique et/ou hors-sujet, et les effets spéciaux sont tellement inégaux (beaucoup de fonds verts et d'étalonnage numérique assez laids) que ça affaiblit d'autant le film, déjà assez générique et anonyme.

Et pourtant, ce n'est pas forcément un désastre : le squelette de l'histoire est suffisamment solide pour que l'on ne s'ennuie pas trop, le petit Dumbo est très attachant, pour peu qu'on coupe le son, et quelques passages s'avèrent réussis, qu'ils soient burtoniens (Nightmare Island, et ses créatures de pacotille) ou non.

Reste que, comme de nombreux remakes en prises de vue réelles des classiques Disney, ce Dumbo n'était ni fait, ni à faire. Et que Tim Burton devrait se montrer plus exigeant avec ses scénaristes.
 
2.25 + 0.5 pour la bouille adorable de Dumbo = 2.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #1284 : Chinese Zodiac (2012)

Publié le 25 Août 2020 par Lurdo dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Cinéma, Review, Chine, Hong Kong, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Chinese Zodiac (CZ12 - 2012) :

Jackie reçoit pour mission de retrouver les douze têtes de bronze du zodiaque chinois qui ornaient le Palais d'Été, et qui ont été dérobées lors de sa mise à sac par les Européens : avec son équipe (Kwon Sang-woo, Liao Fan, Zhang Lanxin), et aidé d'une spécialiste (Helen Yao), Jackie traverse alors le globe à la recherche des têtes manquantes, et de l'épave du navire de l'ancêtre d'une noble française, Catherine (Laura Weissbecker)...

Troisième volet de la saga Armour of God, mettant en avant un Jackie Chan aventurier/mercenaire, ce Chinese Zodiac est une sérieuse déconvenue. Après un Mister Dynamite qui a relativement mal vieilli, et un Opération Condor qui, au contraire, a toujours autant de punch, ce Chinese Zodiac est malheureusement un film dans lequel Jackie Chan accuse bien son âge et ne parvient pas à compenser ses limites actuelles.

Réalisateur, acteur, éclairagiste, chanteur, scénariste, cascadeur, chorégraphe, monteur, etc : Jackie est à tous les postes de ce métrage, comme pour compenser une présence diminuée devant la caméra, et cela se traduit par un film visuellement assez laid (couleurs saturées, etc), qui s'éparpille un peu, qui multiplie les lieux, les pays, les langues, et qui finit par être brouillon (un peu à l'image du personnage de Jackie, ici mercenaire un peu obsédé par son pays natal, ponctuellement froid et distant... à moins que ce soit l'interprétation de Chan qui provoque cela, un Chan qui, très souvent, a tellement à faire sur ce projet qu'il en est réduit à lire ses dialogues anglais - toujours un problème pour lui - sur des cartons tenus hors-champ).

L'équipe de Jackie ? Tous manquant de charisme, et affublés de problèmes personnels sans grand intérêt. La Française et la scientifique chinoise ? Sous-développées et peu mémorables. Jackie lui-même ? Dès l'introduction du film, avec cette évasion de Jackie d'une base militaire russe, ça ne fonctionne pas : entre les doublures, le câblage évident, les effets numériques approximatifs, les cascades impossibles, on est plus près d'un James Bond au rabais que d'un Opération Condor, on perd ce sens du "réalisme" (toutes proportions gardées) dans les exploits de Jackie, et on regarde ça sans être particulièrement impressionné.

C'est probablement ce qui coince le plus : avant, on était impressionné par Jackie et ses performances, même lorsqu'il était ponctuellement câblé. Maintenant, avec les béquilles dont il dispose (câblage omniprésent et voyant, effets spéciaux numériques, fonds verts, doublures, acolytes qui se battent à sa place, contrôle total sur le montage, sur la réalisation et sur les cascades, etc), on n'est que rarement impressionné par ce qui apparaît à l'écran. D'autant que Jackie profite de cette débauche de moyens pour inventer des cascades plus exubérantes les unes que les autres : par exemple, ce combat en chute libre au-dessus d'un volcan.

Sur le papier, pourquoi pas, c'est du pur James Bond. Dans les faits, tout a été tourné devant des fonds bleus, au-dessus d'une soufflerie verticale - une prouesse en soi, qui aurait été impressionnante telle qu'elle (on peut imaginer ce même combat, plus crédible, au-dessus d'une ou de plusieurs souffleries verticales dans l'entrepôt), mais qui perd paradoxalement en plausibilité et en intérêt une fois transposée en chute libre interminable à la verticale d'un volcan.

À trop vouloir en faire, le film en devient ainsi contre-productif : une mission à Chantilly ? Le moindre saut de Jackie est câblé, et sa poursuite avec des dobermans dans un labyrinthe est sapé par des incrustations numériques ratées. Une aventure sur une île lointaine, dans une épave échouée dans la jungle ? Des moments amusants, des pirates déglingués, mais aussi une jungle de studio jamais vraiment crédible. Un affrontement dans un entrepôt ? Malheureusement tiré vers le bas par un câblage très approximatif (notamment durant le combat des femmes), et par une explosion numérique très moche.

Et puis il y a cette toute fin jouant à fond la carte du mélo, où Jackie devient un héros international en se sacrifiant devant les caméras de toute la planète. Mouais. Surtout que le montage best-of de la carrière de Jackie, pendant le générique de fin, ne fait que souligner à quel point "c'était mieux avant".

Décevant, même en prenant en compte le fait que Jackie est désormais un sexagénaire, et qu'il ne peut donc plus être au même niveau qu'à la grande époque.

2.25/6

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Blog Update ! - Juin 2019

Publié le 1 Juillet 2019 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Télévision, Update

Un mois de juin avec pas mal de nouveautés sur le blog des Téléphages Anonymes, mais aussi pas mal d'expériences mitigées...

#977 : Scotty et L'Histoire secrète d'Hollywood (2017) - 4.25/6

#978 : Pokémon - Détective Pikachu (2019) - 3.75/6

#979 : Doc Savage Arrive ! (1975) - 2/6

#980 : Casino Royale (2006) - 2.75/6

#981 : Justice League vs The Fatal Five (2019) - 3/6

#982 : Lego DC Comics Super Heroes - Aquaman : La Colère d'Atlantis (2018) - 3.25/6

#983 : The Dirt (2019) - 3.25/6

#984 : Studio 54 (2018) - 4.25/6

#985 : Quantum of Solace (2008) - 1.5/6

#986 : Aladdin (2019) - 2.75/6

#987 : Une Famille sur le Ring (2019) - 3/6

#988 : SkyFall (2012) - 3.5/6

#989 : The Inventor - Out for Blood in Silicon Valley (2019) - 3.75/6

#990 : Glass (2019) - 2/6

#991 : X-men - Dark Phoenix (2019) - 2/6

#992 : Rocketman (2019) - 3.75/6

#993 : The Bill Murray Stories - Life Lessons Learned From a Mythical Man (2018) - 3.75/6

#994 : Men In Black - International (2019) - 2.5/6

#995 : Batman et les Tortues Ninja (2019) - 4/6

#996 : Little (2019) - 3/6

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# Bilan :

Un mois des plus moyens, sur le blog des Téléphages Anonymes. Pas vraiment de catastrophe, mais pas vraiment de bon film non plus, juste pléthore de films moyens, tournant entre 2.5 et 3.5/6, avec parfois un petit supplément d'âme qui leur vaut quelques dixièmes de point supplémentaires.

Mais vraiment, pas grand chose de mémorable à se mettre sous la dent... et c'est bien dommage.

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# Film du mois :

Vraiment pas grand chose à signaler, ce mois-ci, hormis un Batman vs les Tortues Ninja amusant, et des documentaires sympathiques... sans plus. Mention spéciale à ce cher Détective Pikachu, très imparfait, mais une bonne surprise néanmoins.

 

# Flop du mois :

Là, il y a le choix. Mettons de côté Quantum of Solace, sorti depuis bien trop longtemps, et concentrons-nous sur les films plus récents : Men In Black 4, sous-développé, Aladdin, inutile et bordélique, Glass, atteint du syndrome Shyamalan... et bien sûr, mon flop du mois, Dark Phoenix, un film tellement dépourvu d'énergie et d'intérêt, qu'il rejoint prestement le bas du classement de la franchise X-men.

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# Petit écran :

En juin, sur le blog, on a eu droit à Shrill (dont je ne suis clairement pas le cœur de cible), à la deuxième et ultime saison de Ryan Hansen (bien plus efficace que la précédente), et nous avons attaqué la dernière saison des Baudelaire, à la conclusion assez inégale. Et puis il y a le début de la Twilight Zone de Peele, qui commence très mal...

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# À venir :

Un mois de juillet à deux facettes sur le blog des Téléphages Anonymes, avec à partir du 14 juillet, une semaine Comédie française (avec du Kad, du Kev Adams, du Gad, du Monsieur Poulpe, du Ngijol, et du Nicky Larson...) ; autour de cette semaine, le programme habituel du blog, avec des kaijus royaux, des gens du village, un Keanu Reeves assassin, Simba, les exploits de Mysterio, ou encore la vie secrète de nos chers animaux. Et bien sûr, les séries, avec la fin de la saison de la Twilight Zone de Peele, et la dernière fournée de Black Mirror.

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Un film, un jour (ou presque) #1267 : SEMAINE AVENTURE - Hercule et les Amazones (1994)

Publié le 3 Août 2020 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Histoire, Jeunesse, Les bilans de Lurdo, Review, Romance, Télévision, Hercule

Pendant une semaine, place à l'héroïsme, à la fantasy, aux mythes et à l'aventure sur le blog des Téléphages Anonymes... ​​

Hercule et les Amazones (Hercules and the Amazon Women - 1994) :

Alors qu'il retourne brièvement dans son village natal pour y célébrer le mariage de son meilleur ami Iolaus (Michael Hurst), Hercule (Kevin Sorbo) l'aventurier reçoit l'appel à l'aide des hommes d'un village reculé, attaqué par des créatures étranges vivant dans les bois. Bien vite, cependant, il comprend que ces créatures sont en réalité des Amazones, menées par l'imposante Hippolyte (Roma Downey), et qui sont au service d'Hera, la jalouse reine des Dieux...

Coup d'envoi d'une rétrospective intégrale de la série Hercule (une intégrale que je risque bien d'étaler sur plusieurs mois, voire sur une année complète), ce premier téléfilm de l'Action Pack (un bloc de deux heures de programmes produits pour Universal par Renaissance Pictures, la société de production de Sam Raimi et Robert Tapert) sert de pilote à la série Hercules : The Legendary Journeys... et à ma grande surprise, plus de 25 ans après son tournage, ça tient plutôt agréablement bien la route.

Attention : comme le reste de la série et des programmes de Renaissance Pictures de l'époque, Hercules est tongue-in-cheek - comprendre que c'est un programme décontracté, décomplexé et parfois quasi-parodique, et qu'il ne faut donc pas le prendre au premier degré, comme une adaptation fidèle et sérieuse de la mythologie grecque (et par conséquent, approcher la série en se pinçant le nez de manière méprisante, comme le faisait une certaine critique française de l'époque, c'est passer totalement à côté de la série et de ses intentions).

Ici, notamment, ce qui frappe, c'est le côté revendicatif du métrage : Hercule est présenté comme un bourrin au grand cœur empreint des coutumes et du machisme de la société grecque, et, comme son père Zeus (Anthony Quinn, qui s'amuse bien dans ce rôle), il considère les femmes comme des objets à conquérir et dont on peut se moquer (ou à craindre dès qu'elles ont trop de pouvoir, comme Hera).

Mais rapidement, grâce à cette première aventure, Hercule change totalement de perspective sur la place de la femme, alors qu'il rencontre Hippolyte, et qu'il s'éprend d'elle (même s'il faut bien avouer que cette romance/rivalité reste moyennement convaincante à l'écran) - après sa prise de conscience, il règle les conflits de ce pilote par la discussion et la douceur, il cesse de considérer les femmes comme des trophées, bref, tout l'épisode (co-écrit par une femme) a un propos féministe engagé... qui paradoxalement, aujourd'hui, déclencherait probablement une vague de protestations en ligne de la part d'internautes frustrés qu'on leur fasse ainsi la morale.

Reste que... ce téléfilm fonctionne bien : il présente de manière efficace l'univers de la série, ses protagonistes et antagonistes, la famille d'Hercule, son amitié indéfectible avec Iolaus ; il est assez bien mis en images, depuis son ouverture mettant en scène une menace invisible en vue subjective à la Evil Dead, jusqu'à la première apparition d'Hercule, en passant par une réalisation et une chorégraphie des combats à mille lieux de séries comme Conan et compagnie (bon, il n'y a rien d'exceptionnel non plus, mais ça suffit amplement) ; les acteurs sont compétents (j'apprécie toujours autant la décontraction de Sorbo) ; on s'amuse à reconnaître certains seconds rôles (Roma Downey, avant qu'elle ne tombe dans ses bondieuseries ; Lucy Lawless, déjà en amazone, et qui connaît l'extase avec Anthony Quinn ; Rose McIver, alors toute jeune) ; et la musique de Joseph LoDuca reste l'une des plus mémorables du genre.

Alors certes, les effets spéciaux ont pris un bon coup de vieux (déjà à l'époque, le mélange animatronique/effets numériques de l'hydre faisait un peu fauché), et la fin de l'épisode, façon Superman remonte le temps, est une facilité, mais dans l'ensemble, pour un pilote de série au budget limité, ça se regarde sans problème, et c'est même une bonne surprise, dans l'ensemble.

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