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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Résultat pour ""semaine française""

Catch Review : WWE Battleground & RAW (07/10/2013)

Publié le 9 Octobre 2013 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Télévision, Review, WWE, PPV

Moins de trois semaines après un Night of Champions 2013 dès plus médiocres, (voire mauvais, avec des matches télégraphiés, des résultats quelconques, un rythme d'escargot, et un résultat final qui, forcément, ne pouvait qu'être renversé dès le lendemain soir, pour cause d'arbitre incapable) et trois petites semaines de build guère plus reluisant, voilà que Dimanche dernier est arrivé WWE Battleground, alias "le PPV dont tout le monde se contrefout, et qui n'est là que pour meubler et faire raquer le WWE Universe".

Et donc forcément, le résultat final était plus que risible. 

WWE Battleground 2013 :

- Preshow : Ziggler vs Sandow.
Match quelconque, et finish prévisible : le porteur du MITB perd, comme toujours depuis des années.
- RVD vs ADR, WH title, Hardcore match.
Fin de contrat de RVD = pour une fois, RVD perd, lui qui refuse constamment de perdre proprement. Match potable, mais bon, ça reste un match de ADR, donc toujours un peu soporifique, et le même match standard de RVD et de sa chaise qu'il nous fait depuis 20 ans, rien de plus, avec intervention comique de Rodriguez en plein milieu, armé d'un seau vide. À peu près aussi hardcore que tout ce qui s'est fait dans le genre à la WWE ces cinq dernières années..
- Khali & Santino vs Swagg & Cesaro.
Le comedy match de service. RAS, à part le Cesaro Swing sur Khali, aussitôt rendu risible par Khali qui compte 1-2-3 à voix haute en même temps que l'arbitre pendant qu'il se fait épingler.
- Axel vs Truth.Pas vu les 3/4 du match, pour cause de pause ravitaillement. Rien d'intéressant, sinon.
- AJ Lee vs Brie Bella, Diva Champ. match.
Passable. J'ai un peu de mal à voir comment AJ a pu récolter une commotion cérébrale là-dessus, mais bon...
- Promo sympa des Rhodes et de GoldarthMaul.
- Rhodes vs Shield - Career vs nothing match.
Des enjeux trop biaisés pour être convaincants, mais un tag match tout à fait honorable, principalement parce que le public était motivé.
- Kofi vs Wyatt.
Public qui chante le thème de Fandango et plein d'autres trucs pour s'occuper, un match quelconque de meublage, sans enjeux et par moments assez brouillon (le botch de la spiderwalk n'a pas aidé).
- Punk vs Ryback.
Un match soporifique au possible, et une fin de merde.
- Grosse panne d'image généralisée pour le PPV. :mrgreen:
- Bryan vs Orton.
Ras. Double DQ téléphonée à l'avance, et rematch ultérieur.

J'ai passé les 2/3 du show à lutter contre l'ennui, et paradoxalement, le plus passionnant et imprévisible était la panne d'alimentation dans l'arena. Dans moins de trois semaines, Hell in a Cell... mais pour l'instant, la WWE va devoir limiter les dégâts d'un PPV médiocre, avec une panne technique honteuse (+ un stream de kickoff show digne des iPPVs de la ROH), et un public qui a apparemment fini la soirée en scandant "remboursez !" et "bullshit" dans l'arène... 

Malheureusement, à la WWE, on est têtus... quand on sort de deux mauvais PPVs dont le booking a vivement été critiqué par tout le monde, dont les chiffres de vente ont été plombés par de nombreuses demandes de remboursement, et que l'on a un autre PPV à vendre dans trois semaines... et bien on continue sur la même lancée, et fuck les critiques.

Au programme, donc, toujours plus de Stephanie qui humilie les catcheurs, toujours plus de matches en carton qui ne servent qu'à meubler, toujours plus de rematches du PPV avec exactement le même résultat, toujours plus de Divas incapables, toujours plus de comédie, et bien sûr, histoire de tenter de sauver un peu les meubles, on rameute des guests (Shawn Michaels), et on force Cena à revenir alors qu'il en a encore pour quatre ou cinq mois de récupération.

Forcément. Un Raw dans la directe continuité des shows précédents, insipide et soporifique. Et on peut déjà prendre les paris : Cena va gagner la ceinture, ADR va l'attaquer en post-match et démolir son bras, et Sandow va tenter d'encaisser son MITB sur Cena.

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Catch Preview : Wrestlemania XXX

Publié le 31 Mars 2014 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Cinéma, Télévision, WWE

Bon, Mania. Étant donné que j'ai fini par totalement lâcher la WWE durant cette Road to Mania (pas vraiment le résultat escompté par la compagnie, je pense), tellement c'était chiant, prévisible et redondant, je n'ai pas de grands espoirs pour le PPV. M'enfin bon, allons-y pour quelques pronostics.

Divas Invitational Match :
AKA on est incapable de booker la division, donc on les fout toutes en vrac dans un match de dernière minute. AKA il est temps que AJ perde sa ceinture au profit d'une des Bellas. AKA ça va être un désastre, mais j'espère quand même une surprise, du genre Kharma qui profite du format Invitational pour faire son retour et prendre la ceinture après avoir démoli tout le monde.

Andre the Giant Memorial Battle Royal Match
AKA on a un PPV de quatre heures mais comme on est incapables de booker la mid-card, on les fout tous en vrac dans un match à la con. AKA ça serait logique de faire gagner Big Show, mais bon, de toute façon, le résultat ne compte pas le moins du monde.

The Shield vs. Kane & The New Age Outlaws
Il y a un mois, The Shield était sur le point de s'autodétruire, avec un 3-way prévu pour Mania. Aujourd'hui, ils affrontent les vieux dans un match sans intérêt. Victoire du Shield, à moins d'un heel turn d'un de ses membres pour rejoindre l'Authority... on peut toujours rêver, non ?

WWE Tag Team Championship Match The Usos © vs. The Real Americans vs. Ryback and Curtis Axel vs. Los Matadores
AKA on ne sait pas comment booker la tag division, donc autant les foutre tous en vrac dans un match de dernière minute, et les laisser faire leur truc. Avec un peu de bol, on aura enfin le faceturn de Cesaro.

John Cena vs. Bray Wyatt
Le build-up était risible (Wyatt qui débite des promos non-sensiques chaque semaine, et Cena qui "a peur pour la première fois de sa carrière", lulz), et le match devrait être potable, mais Wyatt a du mal avec les matches longs, donc Cena va devoir faire le gros du boulot. Ah, et pour le coup, si Cena wins, c'est méga facepalm.

The Undertaker vs. Brock Lesnar
On parie qu'au Raw de ce Lundi (que je ne regarderai pas plus que les semaines précédentes), Brock va démolir Undertaker, histoire de lui donner un minimum de crédibilité, après avoir été humilié et dominé par Taker depuis des semaines et des semaines ? Il serait temps... même si le match sera exactement ce à quoi tout le monde s'attend. J'espère toujours une apparition de Sting à la fin, depuis les rafters, pour mettre en place le match de PPV de l'année prochaine.

Third Spot In The WWE World Heavyweight Championship Triple Threat Match Daniel Bryan vs. Triple H
Allez, juste pour le fun, et parce que la destinée de Bryan est trop prévisible, on va dire que Triple H et ses sbires démolissent méthodiquement Bryan, mais que Hulk Hogan intervient, et le met quand même dans le main event, qui se transforme en Fatal Four-Way. Comme ça tout le monde est content, surtout Triple H, qui main evente Mania et flatte ainsi son égo.

WWE World Heavyweight Championship Match Randy Orton © vs. Batista vs. Daniel Bryan Or Triple H
3-Way ou Fatal Four Way remporté par Bryan, forcément, histoire de se mettre l'internet dans la poche pendant encore six mois d'abonnement au Network... mais j'avoue que j'aimerais beaucoup voir Bryan sur le point de remporter le titre, mais qui se prend un pedigree furtif, et HHH nouveau champion. L'internet exploserait, les sites de news seraient en panique à essayer de justifier tout ça et, pire que tout... tout le monde continuerait à regarder, comme un joli troupeau de moutons. :mrgreen:

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Un film, un jour (ou presque) #804 : MOIS FRANÇAIS - Cinéman (2009) & Merlin : L'Enchanteur (2012)

Publié le 19 Août 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Comédie, Fantastique, France, TF1, Romance, Histoire

Pendant un mois, à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française... ​​

Cinéman (2009) :

Régis Deloux (Franck Dubosc), un professeur de mathématiques à l'égo surdéveloppé, découvre soudain qu'il a le pouvoir de voyager dans tous les films de son choix, à la place de leur héros. Sa mission : secourir au plus vite la belle Viviane (Lucy Gordon) des griffes du maléfique Douglas Craps (Pef)...

Une bouse spectaculaire, voire même un ratage hors-du-commun, tel qu'on en voit trop rarement, même dans le cinéma français.

C'est bien simple, malgré le postulat de départ intéressant (une variation sur Last Action Hero et La Rose Pourpre du Caire), il n'y a AUCUNE blague, vanne et AUCUN gag qui fonctionne dans ce film ; il n'y a AUCUNE structure narrative digne de ce nom : il n'y a AUCUNE scène intéressante (à part peut-être l'ouverture façon film muet, et encore, c'est plombé par une illustration musicale hors-sujet)...

Et le pire, c'est que Yann Moix, le scénariste/réalisateur de cette daube, en a parfaitement conscience : le film a été un calvaire à tourner, tant Moix était bouffé par son égo, et il a beau reporter une partie du blâme sur les acteurs lui ayant fait défaut (Poelvoorde, Dupontel), sur les techniciens du film, sur les producteurs, sur la météo, etc... le film est tout simplement un plantage. Et il en est totalement responsable.

Le scénario est décousu, plein de trous, l'écriture indigente, la réalisation est plate, insipide, la post-synchronisation est désastreuse (le film a été entièrement remonté et redoublé suite aux premiers montages calamiteux), Dubosc est totalement en roue libre et insupportable, l'illustration musicale ringarde et décalée tombe à plat, la photographie est immonde, la progression narrative est inexistante, les seconds rôles ne servent à rien (Anne Marivin, par exemple)...

Bref, c'est une merde.

0.25/6

Merlin : L'Enchanteur (2012) :

Mini-série française en deux parties, diffusée sur TF1, et revisitant le mythe de Merlin, d'Arthur et de toutes les légendes les entourant, sur un ton vaguement décalé. Par le scénariste de L'Enquête Corse et de Mission Pays Basque, et le réalisateur de... euh... téléfilms et autres séries françaises.

# Première partie : L'Enchanteur désenchanté

Après dix années passées à servir à la cours du Roi Pendragon (Wladimir Yordanoff), en tant que tuteur du prince Arthur (Arthur Molinier), Merlin (Gérard Jugnot) songe à prendre sa retraite. Mais l'arrivée de la Fée Viviane (Josephine de Meaux) et de son fils Lancelot chamboule la donne, et perturbe Merlin, au point de lui faire perdre ses pouvoirs...

Bon, alors tout de suite, ça part très mal. Passons sur la direction artistique (à la fois inexistante et dérivative), sur les costumes (un mauvais cosplay du Seigneur des Anneaux), sur les décors en carton pâte (rochers en polystyrène sur fonds verts, salles mal éclairées), sur les effets spéciaux (tout droit sortis des années 90, avec mention spéciale au simili-Milou transformé en troll), sur la musique synthétique pseudo-épique, etc... qui sont tous indigents et dignes d'une production italienne des années 90 (et encore, je pense que La Caverne de la Rose d'Or était plus réussie et homogène que ce téléfilm).

Passons sur l'interprétation tour à tour ampoulée, ânonnante, fausse, cabotine ou fainéante (Jugnot, notamment, fait du Jugnot, ni plus ni moins, tandis que 80% des autres acteurs sont à côté de la plaque).

Non, le pire, c'est le fait qu'une bonne part de ces premières 90 minutes soit consacrée à la romance insipide de Merlin et Viviane, et que cela soit fait au travers d'exposition maladroite, de scènes plates et inintéressantes, d'un subterfuge initial inutile, et d'une écriture laborieuse.

Tout le reste, Arthur, Guenièvre, Morgane, Excalibur, c'est presque accessoire à côté de l'histoire de Merlin, ce qui, d'un côté, est assez logique, mais de l'autre, pose aussi la question : quel intérêt ?

# Deuxième partie : Le Secret de Brocéliande

Toujours épris de Viviane, Merlin n'a plus de pouvoirs depuis 7 ans. Mais lorsque Morgane (Marilou Berry), jalouse de Guenièvre (Cristiana Capotondi), transforme celle-ci en statue, la sorcière obtient d'Arthur qu'il consomme un philtre d'amour avec elle. Puis Vortigern (Michel Vuillermoz) capture Viviane pour forcer Lancelot (Jean-Baptiste Maunier) à trouver le Graal pour lui, ce qui force Merlin à trouver une solution à sa panne magique...

Je ne pensais pas qu'il soit possible de faire moins intéressant que la première partie, et pourtant, si. Déjà, la résolution du cliffhanger, suivie d'une ellipse de 7 ans et d'une demi-heure de mise en place sur Viviane qui invente le lave-vaisselle (!), casse bien le peu d'énergie que ce téléfilm aurait pu avoir.

Et puis ensuite, ça continue avec tous les défauts de la première moitié, auxquels se rajoutent les agaçants Razmoks (de pseudo-hobbits du pauvres, à la coupe au bol, aux costumes ridicules, au QI de poulpe mort et qui parlent avec un accent risible), Lancelote (Lancelot qui change magiquement de sexe... pourquoi ? L'acteur n'était plus disponible ? M'enfin dans l'absolu, Alexandra Cismondi, sa remplaçante est peut-être la plus juste de tout le lot, donc ce n'est pas forcément un mal), Alice Pol en vendeuse bimbo de Graal, un duo de méchants en roue libre, une narration décousue et bancale, des enjeux en carton, et un rythme inexistant.

En somme, ce n'est toujours pas drôle, toujours assez mal joué, toujours très plat, et franchement (ça vaut pour les deux parties du téléfilm), ça n'a aucun intérêt, surtout quand Kaamelott revisitait les mythes arthuriens avec beaucoup plus d'humour, d'originalité et de pertinence. Et ce pour une once du budget et de la promotion.

Note d'ensemble : 1/6 pour le chien.

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Un film, un jour (ou presque) #796 : MOIS FRANÇAIS - Le Petit Nicolas (2009) & Les Vacances du Petit Nicolas (2014)

Publié le 12 Août 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, France, Histoire, Jeunesse, Romance

Pendant un mois, à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française... ​​

Le Petit Nicolas (2009) :

La vie du Petit Nicolas (Maxime Godart) est bien tranquille, jusqu'au jour où il croit comprendre que ses parents attendent un nouvel enfant. Bien décidé à rester fils unique, Nicolas se tourne vers sa bande de copains pour trouver une solution à ce dilemme...

Un film du scénariste et réalisateur d'Un Homme à la Hauteur et du dernier Astérix, ça avait de quoi faire redouter le pire, et puis, en fait, cette adaptation de l’œuvre de Sempé & Goscinny s'avère l'une des adaptations les plus réussies du genre.

C'est loin d'être parfait (je ne suis vraiment pas fan du personnage de mère psycho-rigide et hystérique de Valérie Lemercier, et le petit Godart est un peu fade), mais dans l'ensemble, on a nettement moins l'impression de se trouver devant une suite de vignettes collées les unes autre, sans véritable structure, comme c'est souvent le cas dans les adaptations d’œuvres dessinées.

Une homogénéité favorisée par le format de l'année scolaire, mais aussi par la distribution enfantine du film, très attachante. Mention spéciale à Damien Ferdel et à Victor Carles, respectivement premier de la classe et cancre, immédiatement sympathiques et amusants (et aussi à Vincent Claude, plus juste et naturel ici qu'en Ducobu).

C'est nostalgique, c'est frais, c'est agréable à regarder, et (malgré Lemercier), ce n'est pas parasité par le numéro d'un comique qui phagocyterait tout le métrage (comme Dubosc ou Seymoun sur d'autres adaptations). Une bonne surprise.

3.75/6

Les Vacances du Petit Nicolas (2014) :

Le petit Nicolas (Mathéo Boisselier) part en vacances d'été avec ses parents (Valérie Lemercier et Kad Mérad) et sa grand-mère (Dominique Lavanant). Sur place, il se fait de nouveaux amis, et rencontre la troublante Isabelle (Erja Malatier)...

Après la bonne surprise du premier épisode, je m'attendais au pire pour cette suite mise en chantier près de 5 ans après le premier film. En effet, tout dans cette suite laissait présager d'un métrage mis en chantier sur des bases bancales, et ayant dû faire des concessions pour parvenir à convaincre la distribution adulte de l'original de remettre le couvert.

Car au niveau des enfants, c'est (forcément) le coup de balai. Exit les copains de Nicolas, exit l'interprète original de Nicolas (ici remplacé par un Mathéo Boisselier plus expressif que Maxime Godart dans l'original), exit la Marie-Edwige du premier film (elle est remplacée et de toute façon éclipsée par l'excellente Isabelle/Erja Malatier). Et de manière générale, exit les enfants, puisque le film aurait très bien pu être appelé Les Vacances des Parents du Petit Nicolas : Kad Merad fait du nudisme.

Forcément, le métrage succombe à un problème récurrent dans ces adaptations françaises : le deuxième volet, souvent produit de manière précipitée, délaisse toute subtilité pour se transformer en grand numéro de l'un ou l'autre des membres de la distribution, généralement l'acteur le plus connu ou le plus médiatique. Dans Boule & Bill, c'était Dubosc, dans Ducobu, Seymoun, et ici, c'est le duo Lemercier/Merad, qui phagocyte tout ce second film, se taille la part du lion du scénario et des gags, a même droit à une chorégraphie dansée, bref, il n'y en a que pour eux, et ça soûle très rapidement.

D'autant que l'originalité n'est pas forcément au rendez-vous (Merad qui refait Louis de Funes avec sa belle-mère acariâtre qui ronfle), et que les autres adultes parasitent aussi le film (Demaison qui a droit à des scènes entières, totalement déconnectées du reste du métrage).

Bref, on s'ennuie fréquemment, et c'est dommage, parce qu'autant la nouvelle bande de copains de Nicolas est nettement moins marquante (et juste) que l'originale, autant sa relation avec Isabelle fonctionne bien, et les deux jeunes acteurs ont une bonne alchimie.

Mais tout cela doit céder sa place au couple des parents de Nicolas, malheureusement, ce qui tire vraiment le film vers le bas, et déçoit énormément.

2 + 0.5 pour la bande originale, plus enjouée et malicieuse = 2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #771 : MOIS FRANÇAIS - Mohamed Dubois (2013) & Problemos (2017)

Publié le 24 Juillet 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, France, Science-Fiction, Fantastique, Romance

Pendant un mois, à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française... ​​

Mohamed Dubois (2013) :

Parce qu'il n'a pas vraiment la tête de l'emploi, Arnaud Dubois (Éric Judor) est persuadé que son père lui cache de véritables origines maghrébines. Après une dispute, il quitte le domicile familial, et son poste de banquier, pour s'installer chez Mustafa (Youssef Hadji), dont il a croisé le chemin. Rapidement, sous le pseudonyme de Mohamed, Arnaud s'intègre alors à la communauté, et finit par s'éprendre de Sabrina (Sabrina Ouazani), la soeur policière de Mustafa...

Une sorte de variation de La Vérité si je mens en banlieue, avec de bonnes intentions (dénonciation du communautarisme, etc) malheureusement mises en image de manière clichée, pataude, et rarement vraiment drôle.

Le tout finit donc par tourner rapidement à vide, et par être presque mécanique, en tombant occasionnellement dans ces mêmes stéréotypes que le film semblait vouloir dénoncer, et en se finissant par une romance télégraphiée au possible.

Reste Éric Judor, ainsi que quelques seconds rôles sur lesquels on peut toujours compter, mais ça ne suffit pas à sauver ce film cousu de fil blanc. 

2.5/6

Problemos (2017) :

Afin de rendre visite à un ami de son épouse Jeanne (Célia Rosich), Victor (Eric Judor), sa femme et sa fille passent quelques jours dans une communauté alter-mondialiste militante occupant une ZAD. Mais au terme de leur séjour, ils découvrent que le monde, à l'extérieur de la ZAD, vient d'être frappé par une pandémie meurtrière, qui fait des membres de la communauté les derniers êtres humains encore vivants. À eux de reconstruire le monde et la race humaine...

Une comédie post-apocalyptique surprenante réalisée et interprétée par Eric Judor, qui profite de l'occasion pour livrer une satire corrosive des milieux écologistes et baba-cools.

Le postulat de départ évoque forcément un peu Seuls Two (où Eric était accompagné de Ramzy) mâtiné de la dernière partie de Downsizing, qui partage avec ce Problemos un certain refus de l'utopie hippie-écolo.

Contrairement à Downsizing, cependant, où le protagoniste finissait par refuser l'écologie à grande échelle pour se concentrer sur l'entre-aide et l'activisme du quotidien, ici, Victor finit par s'intégrer à la communauté, et même par en devenir le meneur.

Le message de Problemos est nettement plus désenchanté, en fin de compte, soulignant toutes les contradictions et hypocrisies des militants écolos en tous genres, et concluant sur une note cynique sans appel : même avec les meilleures intentions au monde (ou du moins, les plus idéalistes), la nature humaine reprend le dessus, et avec elle, ses penchants les plus basiques - sexe, nourriture et violence.

Alors on a bien, parfois, l'impression d'une succession de scénettes (renforcée par une structure en "Actes") ; on a bien, fréquemment, l'envie de donner des baffes à tout le monde (mais c'est normal, c'est voulu) ; et la fin paraît bien un peu abrupte.

Mais dans l'ensemble, cette comédie fonctionne bien, est joliment interprétée, et s'avère plus efficace que bon nombre de grosses comédies françaises pataudes et surjouées, comme il y en a tant.

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #758 : MOIS FRANÇAIS - Vive la France (2013) & Tout Schuss (2015)

Publié le 14 Juillet 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, France, Sport, Jeunesse

Pendant un mois, à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française... ​​

Vive la France (2013) :

Muzafar (José Garcia) et Feruz (Michaël Youn), deux gentils bergers du Taboulistan, un petit pays d’Asie centrale méconnu, sont recrutés par leur gouvernement pour faire connaître leur nation, en commettant un attentat à Paris, contre la Tour Eiffel. Mais une fois arrivés en France, les deux étrangers rencontrent la sympathique Marianne (Isabelle Funaro), journaliste, qui les prend sous son aile, et leur fait découvrir son beau pays...

Seconde réalisation de Michaël Youn (d'ailleurs à la co-écriture du film, là-aussi), cette comédie à mi-chemin entre Borat et We Are Four Lions s'avère une proposition de cinéma bancale, et assez difficile à cerner.

Le problème, en fait, c'est que le film ressemble plus à une carte postale, celle des vacances de Youn et de sa compagne (qui y met du sien, mais n'est pas particulièrement attachante ou intéressante, à l'écran) à travers la France : les paysages et les régions de France se succèdent, leurs habitants (toujours plus clichés et génériques) aussi, et le tout se déroule des plus mollement, sans grande inspiration, jusqu'à l'arrivée des deux immigrants à Paris.

Le peu de fond (sur l'immigration, la manière dont la France traite les étrangers, le terrorisme, le fanatisme, ou encore la mise en avant de ce que la France représente et a de bon) est totalement noyé dans l'accumulation de moments "tourisme", et dans un sens de l'humour bien trop sage et plat (les accents, les personnages de Youn et Garcia, leur pays d'origine, tout ça, ça ne fonctionne pas vraiment, ça ressemble à un sketch semi-improvisé et pas totalement abouti).

Le plus frustrant, dans tout ça, c'est vraiment le fait que Youn et Garcia n'ont finalement, au long du métrage, qu'une alchimie toute relative, qui fait que ce duo pourtant théoriquement explosif finit par décevoir (hormis quelques scènes plus sincères vers la fin).

Énorme bof, donc, et une déception certaine après Fatal.

2/6

Tout Schuss (2015) :

Écrivain égocentrique, immature et déjanté, Max Salinger (José Garcia) est contraint de s'improviser "parent accompagnateur" en classe de neige afin de récupérer son dernier manuscrit, que sa fille adolescente lui a dérobé, avant de partir au ski, pour se venger de son manque d'attention. Rapidement, entouré d'ados tous plus surexcités les uns que les autres, cette classe de neiges se complique pour l'auteur arrogant...

Comédie française à tendance colonie de vacances, plombée par un José Garcia en roue libre et en mode Jack Sparrow + Philippe Manoeuvre + Tony Stark + bobo parisien défoncé. En soi, pourquoi pas, ce personnage pourrait fonctionner dans un sketch, ou dans une comédie plus barrée, qui se serait mise au diapason de son interprétation.

Le problème, c'est que le reste du métrage tient plus de la comédie adolescente potache très classique et banale, avec un humour parfois graveleux, scatologique et bas-de-plafond, et des références étrangement vieillottes, qui trahissent l'âge des scénaristes. Cela crée donc un gouffre improbable entre Garcia et le reste de la distribution, et le film ne s'en remet jamais vraiment.

Un métrage raté, donc, qui ressemble fortement (en plus forcé) à ces comédies gentillettes mais totalement anecdotiques dans lesquelles Vince Vaughn ou Owen Wilson jouent occasionnellement, et qui tente, sans grande conviction, d'injecter un peu d'émotion dans tout ça, à grand renfort de piano mélancolique.  

1.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #12 : Transformers 4 - L'Âge de l'extinction (Transformers: Age of Extinction - 2014)

Publié le 14 Juillet 2014 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Review, Action, Science-Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Transformers 4 - L'Âge de l'extinction (Transformers: Age of Extinction) :

Quatre ans après la Bataille de Chicago, Transformers et Decepticons sont désormais traqués par le gouvernement, qui en exploite les restes pour créer leur propre armée robotique télécommandée ; mais lorsque Cade Yeager (Mark Wahlberg), un inventeur à la petite semaine, réanime le corps sans vie d'Optimus Prime, lui, sa fille (Nicola Peltz) et le petit ami de cette dernière (Jack Reynor) se trouvent pris pour cible par les autorités, ainsi que par un chasseur de primes intergalactique...

Transformers 1 était une relecture Bayenne du genre "a boy & his..." typique des années 80 : ça fonctionnait plutôt bien pour peu qu'on ne soit pas allergique au style de Bay (4/6) ; Transformers 2 était la même chose, mais en bigger louder dumber, et donc n'avait pas grand intérêt intrinsèque (2.5/6) ; Transformers 3, lui, mettait la barre encore plus haut dans le registre destruction massive, et donc fonctionnait un peu mieux au niveau grand spectacle décomplexé (3.5/6 en 3D). Restait cependant un problème de taille, outre la côté too much et trop long des métrages : en trois films, les Autobots n'ont jamais passé le stade de "jolis personnages numériques assez peu intéressants".

Ici, avec ce quatrième opus, ce problème s'avère clairement rédhibitoire, plus encore que dans les précédents volets : en effet, ici, la famille Yeager est tout simplement insipide (ce qu'on ne pouvait pas dire de Shia et de ses parents fumeurs de beuh), et donc on regarde tout ça sans grand intérêt. D'autant que le script apparaît comme une sorte de compilation des trois métrages précédents, avec des passages obligés exécutés sans grande passion, et des ellipses narratives parfois bizarres. Ce qui fait à peu près illusion pendant la première moitié du film, lorsque l'on apprend à connaître les personnages, et que l'on a l'espoir de quelque chose de plus consistant... mais rapidement, on tombe dans le routinier, pas aidé par une musique inexistante, et par un finish précipité, comme toujours.

Bref, c'était un opus inutile, qui n'apporte rien de bien essentiel à la saga (même pas les Dinobots, qui font de la figuration à la toute fin du film).

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #668 : SEMAINE ST-PATRICK - Séduction à l'Irlandaise (2000) & La Ballade de County Clare (2003)

Publié le 13 Mars 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Irlande, Comédie, Romance, Musique

Cette semaine, en l'honneur de la Saint Patrick, le 17 Mars, place au cinéma irlandais, dans tout ce qu'il a de plus festif et de plus réjouissant...

Séduction à l'Irlandaise (The Closer You Get / American Women - 2000) :

Dans un petit village irlandais, les hommes célibataires (Ian Hart, Ewan Stewart, Sean McDonagh, etc) sont de plus en plus mécontents de leur situation. Pour tenter d'attirer de jeunes femmes jusqu'à leur petite bourgade irlandaise, ils ont alors l'idée de placer des annonces dans un journal américain. Ce qui incite les femmes du village à chercher, elles aussi, de la compagnie étrangère...

Un film rural, du producteur de The Full Monty, et qui s'avère une petite comédie sympathique, mais finalement assez anecdotique, et manquant cruellement de punch et de rebondissements pour ne pas être autre chose que rapidement oubliable.

Pourtant, la distribution est très sympathique (Ian Hart est notamment assez attachant, malgré son blond platine immonde), et certaines scènes sont bien trouvées (le sermon du prêtre, qui explique les femmes et leurs voies impénétrables aux hommes du village ^^), mais ça ne décolle jamais vraiment, malheureusement.

Gentillet et sympathique, donc, sans plus.

Un petit 3/6 (et encore...)

La Ballade de County Clare (The Boys & Girl From County Clare - 2003) :

En 1965, deux frères rivaux - John Joe McMahon (Bernard Hill) et Jimmy McMahon (Colm Meaney) - s'affrontent avec leurs groupes respectifs dans le cadre d'une compétition de musique irlandaise se tenant dans le Comté de Clare, en Irlande...

Une comédie irlandaise plutôt amusante et légère, bien qu'un peu trop prévisible (on devine très rapidement l'origine de la brouille familiale, et heureusement, le film ne tente pas trop de jouer la carte du mystère à ce sujet), et souffrant d'une distribution inégale - Hill & Meaney sont impeccables, Shaun Evans est efficace, Andrea Corr est nettement moins constante (mais en même temps, ce n'est pas son métier).

À part ça, le métrage se regarde tranquillement, sans forcément être très marquant, mais pour peu que l'on apprécie la musique irlandaise, on passe tout de même un moment qui n'est pas  désagréable.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #967 - QUINZAINE ALIENS - 03 - Predator (1987)

Publié le 22 Mai 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Science-Fiction, Horreur, Action, Guerre, Aliens

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus... et pendant deux semaines, à l'occasion des 40 ans de la franchise Alien, retour sur les films de la saga, et sur ceux de sa grande rivale, Predator.

Predator :

Lorsqu'un commando d'élite américain (Arnold Schwarzenegger, Bill Duke, Richard Chaves, Jesse Ventura, Sonny Landham, Shane Black) est envoyé au coeur de la jungle d'Amérique Central pour y accompagner Dillon (Carl Weathers), un agent de la CIA, et libérer des otages, les soldats ne se doutent pas qu'ils vont devenir là les proies d'un chasseur extraterrestre furtif et implacable...

Premier film de studio de John McTiernan, un tournage compliqué au milieu de la forêt, pour un résultat qui fait date, plus intelligent et subversif qu'on veut bien souvent l'admettre.

Ou comment une équipe d'action heroes américains typiquement 80s, indestructibles, tout en muscles luisants, en armes pétaradantes, en testostérone et en one-liners (il n'y a qu'à voir la manière dont ils sont mis en valeur par la réalisation, par le script, et par cette scène d'assaut sur le camp ennemi, filmée et montée comme un film d'action typique par la seconde équipe) s'avère impuissante face au Predator invisible, pour qui les forces armées terriennes ne sont qu'une vaste blague.

Un film qui construit et déconstruit simultanément le film d'action à l'américaine, porté par une réalisation et un découpage maîtrisés de McT, une bande originale mémorable de Silvestri, une créature emblématique, et par une distribution de gueules qui se donnent complètement à leurs rôles respectifs.

On ne s'ennuie jamais, et si l'on pourra toujours regretter des imperfections techniques trahissant les difficultés de tournage - prise de son et post-synchronisation parfois approximatives, certains plans éloignés assez flous, imperfections dans les déplacements ralentis du Predator, qui avance parfois à quatre pattes - on assiste là à la naissance d'un mythe cinématographique, mythe qui reste prenant de bout en bout, depuis ses premiers instants façon "America, fuck yeah !" jusqu'à son grand final et son affrontement primal.

Excellent.

"CONTACT !"/6 (5/6)

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Critiques éclair - The Orville 1x05

Publié le 15 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Star Trek, Comédie, Action, Aventure, Fox, Orville

Après quatre épisodes, The Orville ne parvient pas à se défaire du fait qu'elle n'est, à la base, qu'un clone de Star Trek, sur lequel une couche de vannes peu inspirées, de références contemporaines et de guest-stars a été rajoutée.

Alors oui, effectivement, si l'on est fan de Star Trek, on peut tout à fait trouver ça sympathique de par ses nombreuses similitudes avec l’œuvre originale... mais on peut aussi trouver que cela tient plus du photocopillage sans inspiration que de l'hommage.

The Orville 1x05 - Pria :

Lorsque l'Orville recueille à son bord Pria (Charlize Theron), capitaine d'un navire en perdition, celle-ci tape dans l’œil du capitaine, et suscite la jalousie du premier officier du vaisseau. Mais Pria semble cacher un secret venu du futur... tandis que Malloy tente d'expliquer ce qu'est l'humour à Isaac l'androïde.

Guest-star/"amie" de MacFarlane dans un petit rôle ? Ouaip.

Inspiration évidente de Next-Gen, avec quelques modifications plus ou moins superficielles (5x09 - Question de Temps, notamment) ? Ouaip.

Recyclage d'une sous-intrigue de Next-Gen (Data qui ne comprend pas l'humour humain) ? Ouaip.

Scénario façon fanfiction self-insert, dans lequel MacFarlane est l'objet des attentions amoureuses de plusieurs personnages féminins ? Ouaip.

Références contemporaines qui font tache (ici, Seinfeld) ? Ouaip.

La formule Orville, telle qu'écrite par MacFarlane (responsable de tous les scénarios depuis le début du show), ne change pas d'un pouce, reste toujours aussi prévisible et oubliable... et pourtant, cette semaine, ça fonctionnait un peu mieux que d'habitude.

Probablement parce que l'équilibre humour/sérieux était ici un peu mieux maîtrisé et plus jusqu'au-boutiste que Trek ne pourrait se le permettre (tout ce qui était Mr Patate et la jambe en moins, c'était relativement amusant), et parce que les départements musique et effets spéciaux étaient bien là pour donner un peu de poids à l'intrigue de fond de l'épisode.

Cela dit, le problème MacFarlane reste entier (en tant que scénariste et en tant que protagoniste héroïque et romantique), et le rythme des épisodes est toujours très inégal (mais c'est un problème qui découle directement du fait que la plupart des scripts, jusqu'à présent, ne sont guère plus que du recyclage bancal, ce qui rend les épisodes ultra-prévisibles, et donc ultra-mollassons).

Espérons qu'avec le prochain épisode, écrit par un ancien de Star Trek : Enterprise, le show se sorte un peu de cette routine qui lui coûte chaque semaine de nouveaux spectateurs.

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Critiques éclair - Star Trek Discovery 1x12

Publié le 27 Janvier 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Star Trek, Action, Aventure, Drame, CBS

Désormais dans l'univers-miroir, Star Trek Discovery continue d'enchaîner les rebondissements téléphonés, dans une course vers l'avant qui ne laisse pas beaucoup de place au développement des personnages autres que l'insipide Michael Burnham...

​Star Trek Discovery 1x12 :

Dans l'Univers Miroir, Burnham rencontre l'Imperatrice, tandis que Stamets rencontre son double, et que Lorca est toujours dans une cabine d'agonie... 

Franchement, je ne sais plus vraiment quoi écrire, chaque semaine, sur Discovery. C'est probablement la faute de ces épisodes au rythme tellement bancal qu'ils paraissent à la fois trop denses, à la limite du bâclage, mais aussi particulièrement soporifiques et bavards.

C'est ainsi le cas cette semaine, avec un épisode qui ne propose, après décompte, que 33 minutes de récit. À peine plus d'une demi-heure d'épisode, donc, pour un programme qui est payant aux USA, c'est à la limite du foutage de gue*le. Mais soit, à la limite, si quelque chose d'intéressant ou de surprenant s'y déroulait, cela pourrait passer.

Malheureusement, ce n'est pas le cas.

33 minutes de contenu, et pourtant, l'épisode parvient à paraître bavard et mollasson, à sacrifier platement des sous-intrigues (adieu Voq, rebonjour Stamets), à placer des rebondissements éventés (Lorca), à faire de la rétrocontinuité ("tous les humains de l'univers-miroir sont sensibles à la lumière"... parce que c'est un univers plus dark & gritty, je suppose :soupir:) et à encore et encore faire du personnage de Burnham le nombril de l'univers (maîtresse de Mirror-Lorca, fille adoptive de Mirror-Giorgiou, future héritière du trône de l'Empire, blablabla).

(ah, et Burnham qui prend l’Impératrice au mot parce que cette dernière lui dit "mon double était digne de ta confiance dans ton monde, alors je le suis forcément"... euh...)

Bref, une fois de plus, cet arc de l'Univers-Miroir ne fonctionne pas du tout pour moi, pas aidé par le jeu inégal de SMG, et par ces scénaristes qui semblent ne fonctionner qu'à base de twists inattendus, sans avoir nécessairement la finesse, l'inspiration ou le talent de les faire fonctionner.

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Un film, un jour (ou presque) #1078 : SEMAINE CORMAN EN ARGENTINE - Deathstalker (1983)

Publié le 11 Novembre 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Review

À partir de 1983, Roger Corman a produit toute une série de films de sword & sorcery en Argentine, pour tenter de surfer sur la vague de popularité de Conan le Barbare, sorti un an plus tôt : de quoi remplir une semaine complète de notre rubrique, au rythme d'un film par jour...

Deathstalker (1983) :

Envoyé par une sorcière à la recherche d'un calice, d'une amulette et d'une épée de légende, Deathstalker (Rick Hill) rejoint le tournoi organisé par le maléfique Munkar (Bernard Erhard), détenteur du calice et de l'amulette. Armé de l'épée magique, il y croise le chemin de Salmaron (Augusto Larreta), d'Oghris (Richard Brooker) et de la belle Kaira (Lana Clarkson), et se fraie un chemin parmi tous les participants du tournoi... et parmi toutes les captives du harem de Munkar !

Scénario décousu, violence de cartoon, interprétation approximative, distribution sans charisme, tentatives de viols à gogo, trop-plein de nudité, maquillages à $2.50, bruitages fauchés : pas de doute, on est bien devant un film d'exploitation des années 80.

Un métrage pas très intéressant, qui peine à doser ses effets et son racolage, et qui n'a pas grand intérêt en soi. Il faut dire qu'avec un acteur principal aussi insipide, difficile de trouver grand chose à dire sur le métrage (quoi que : la scène où le sbire du méchant est transformé en femme, et manque de se faire violer par le héros est presque involontairement drôle).

1.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1079 : SEMAINE CORMAN EN ARGENTINE - Kaine le Mercenaire (1984)

Publié le 12 Novembre 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Review

À partir de 1983, Roger Corman a produit toute une série de films de sword & sorcery en Argentine, pour tenter de surfer sur la vague de popularité de Conan le Barbare, sorti un an plus tôt : de quoi remplir une semaine complète de notre rubrique, au rythme d'un film par jour...

Kaine le Mercenaire (The Warrior and the Sorceress - 1984) :

Ancien guerrier de légende offrant désormais son épée au plus offrant, Kain (David Carradine) arrive dans un village désolé où deux seigneurs de guerre, Zeg (Luke Askew) et Bal Caz (Guillermo Marin) se disputent le seul puits existant. Kain décide alors de manipuler les deux hommes en prétendant se ranger du côté de l'un ou de l'autre, avec pour seul objectif de libérer la sorcière Naja (Maria Socas), et de défendre les villageois...

Remake officieux mais assumé de Yojimbo de Kurosawa, Kaine le mercenaire est un bon cran au-dessus de Deathstalker, à tous les niveaux.

Oui, il y a toujours une dose énorme de nudité gratuite (la pauvre Maria Socas est topless du début à la fin du métrage) ; oui, l'interprétation est toujours très inégale ; oui, les effets sont approximatifs (le lézard qui parle marmonne est assez moyen ; bizarrement, un budget plus important semble avoir été consacré aux quatre seins d'une danseuse topless... allez comprendre ^^) et les combats encore plus...

Mais le film est globalement mieux structuré, les personnages mieux définis, Carradine a un certain charisme très efficace en mercenaire manipulateur vêtu de noir, et dans l'ensemble, le tout semble nettement plus maîtrisé, avec un petit côté western spaghetti pas déplaisant.

À noter une bande originale intéressante (bien que massacrée au montage), et un quota de viols nettement en recul par rapport à Deathstalker : c'est toujours ça de pris.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1080 : SEMAINE CORMAN EN ARGENTINE - Barbarian Queen (1985)

Publié le 13 Novembre 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Review

À partir de 1983, Roger Corman a produit toute une série de films de sword & sorcery en Argentine, pour tenter de surfer sur la vague de popularité de Conan le Barbare, sorti un an plus tôt : de quoi remplir une semaine complète de notre rubrique, au rythme d'un film par jour...

Barbarian Queen (1985) :

Lorsque la horde de guerriers du Seigneur Arrakur (Arman Chapman) s'abat sur le village de la Reine barbare Amathea (Lana Clarkson), le jour de son mariage, elle en réchappe de justesse, alors même que son fiancé Argan (Frank Zagarino) est passé à tabac, que sa soeur Taramis (Dawn Dunlap) est violée, et que tous deux sont enlevés par les assaillants. Accompagnée de Estrild (Katt Shea) et de Tiniara (Susana Traverso), Amathea part alors en quête de vengeance...

On retrouve le même scénariste que sur Deathstalker, et avec lui, une quantité énorme de viols en tous genres, d'orgies et de femmes maltraitées, humiliées et torturées.

Alors certes, ici, ça se marie un peu mieux avec le thème global du film - une sorte de gros rape & revenge - mais ça reste aussi totalement gratuit, et assez lassant à la longue : trop de nudité et de violence cinématographique tue la nudité et la violence cinématographique, et finit par agacer.

D'autant que le film n'est pas aidé par une distribution assez peu intéressante (toutes ces "barbares" au brushing 80s parfait ; le compagnon insipide d'Amathea ; les méchants transparents), par des personnages un peu énervants (toutes les barbares qui assistent l'héroïne), et par une post-synchronisation quasi-intégrale du film, particulièrement approximative, fauchée, et monotone.

Le résultat, c'est que malgré une bande originale de Christopher Young et de James Horner (!), on s'ennuie rapidement devant ce métrage, et devant sa fin catapultée, qui clôt une énorme bataille collective où personne ne sait se battre.

Un bon gros bof.

1.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1082 : SEMAINE CORMAN EN ARGENTINE - Amazons (1986)

Publié le 15 Novembre 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Review

À partir de 1983, Roger Corman a produit toute une série de films de sword & sorcery en Argentine, pour tenter de surfer sur la vague de popularité de Conan le Barbare, sorti un an plus tôt : de quoi remplir une semaine complète de notre rubrique, au rythme d'un film par jour...

Amazons (1986) :

Après avoir eu une vision mystique, Dyala (Windsor Taylor Randolph), une Amazone, est envoyée à la recherche d'une épée magique, seule capable de vaincre le cruel sorcier Kalungo (Joseph Whipp). Pour l'aider, Tashi (Penelope Reed), la fille de son ennemie jurée, Tashinge (Danitza Kingsley)... mais Dyala ignore que Tashinge a trahi les Amazones, et qu'elle est la maîtresse de Kalungo.

Reconnaissons à cet Amazons un avantage sur beaucoup de ses congénères de la même période : son scénario, plus développé et structuré qu'à l'habitude. Et pour cause, puisque c'est une adaptation, par son propre auteur, d'une nouvelle publiée en 1979, et consacrée aux guerrières d'un royaume africain... ce qui explique clairement pourquoi tous les lieux et les noms de ce métrage sonnent africains, quand bien même les Amazones seraient toutes interprétées par des caucasiennes blondes peroxydées et siliconées !

Des Amazones d'ailleurs pas très douées, puisqu'elles passent leur temps à se faire battre au combat, kidnapper, menacer de viol, etc : la routine, en somme, pour ces films de sword & sorcery made in Corman, qui rajoute même ici une scène de sexe entre la traîtresse et le sorcier, comble de la gratuité, avec en prime des effets de montage assez risibles.

La routine aussi au niveau des combats approximatifs, de la musique médiocre, de la post-synchronisation et de l'interprétation assez discutables, des acrobaties de l'héroïne (il faut voir son attaque finale sur le sorcier, montée avec les pieds)... ajoutez à cela une Dyala qui passe tout le film à beugler comme une marchande de poissons, une lionne se transformant (forcément) en femme dénudée, et voilà, encore un film particulièrement laborieux au catalogue de Concorde Pictures.

2/6 (c'est un peu mieux que d'autres titres du catalogue, cela dit)

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Un film, un jour (ou presque) #433 : Les Cerveaux (2016)

Publié le 20 Janvier 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Comédie, Review

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Les Cerveaux (Masterminds) :

Dans les années 80, David Ghantt (Zach Galifianakis), un transporteur de fonds incapable et un peu lent d'esprit, est manipulé par l'une de ses collègues, Kelly (Kristen Wiig), et par Steve Chambers (Owen Wilson), un criminel à la petite semaine. Leur objectif : détourner 17 millions de dollars, et faire porter le chapeau à David. Mais lorsque David parvient à ses fins, leur remet l'argent, et s'enfuit au Mexique, Steve décide de le faire assassiner par Mike (Jason McKinney), un tueur à gages... sans savoir que Kelly songe à changer de camp, et que les autorités (Leslie Jones) sont sur leurs traces.

J'aurais dû mieux me renseigner avant de commencer le visionnage de ce film sur la seule base des recommandations d'un ami.

Parce qu'en fait, c'est un film de Jared Hess... et qu'aucun des films précédents du bonhomme (Napoleon Dynamite, Super Nacho, Don Verdean) ne m'a jamais convaincu : son travail me paraît constamment inabouti, la faute à un timing comique, à un sens de l'humour, à un langage et un rythme cinématographique très particuliers, qui tombent trop souvent à plat à mon goût.

Et ici, c'est d'autant plus le cas qu'on a droit, au casting, à un Galifianakis en roue libre, et au trio de SOS Fantômes (dont une Kate McKinnon qui, encore une fois, nous fait son numéro surjoué, et place un gag à base de pets *soupir*), tous affublés de perruques et de vêtements au rabais, qui donnent l'impression de regarder un mauvais sketch du SNL, qui durerait trop longtemps (une impression déjà présente dans Don Verdean, par exemple).

Dans le lot, le seul qui s'en sort à peu près honorablement (ou du moins, qui est le plus supportable du film), c'est Owen Wilson, relativement premier degré, et qui parvient à faire exister un minimum son personnage ; Jason Sudeikis, lui aussi, est assez sympathique dans son rôle, bien que celui-ci soit une véritable caricature, comme la plupart des autres protagonistes.

Bref : un script totalement plat et insipide, supposément inspiré d'une histoire vraie, des acteurs qui en font trois tonnes, aucun rythme... J'aurais dû mieux me renseigner avant... et je me serais très clairement abstenu.

1.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #445 : Le B.G.G - le Bon Gros Géant (2016)

Publié le 7 Février 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Fantastique, Jeunesse, Aventure, Review, Disney

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Le Bon Gros Géant (The BFG) :

Orpheline âgée de 10 ans, Sophie (Ruby Barnhill) est insomniaque. Une nuit, par la fenêtre de son orphelinat, elle aperçoit un géant qui se promène dans les rues de Londres. Mécontent d'avoir été surpris, ce Bon Gros Géant (Mark Rylance) enlève alors la fillette, et la ramène avec lui au Pays des Géants. Là, Sophie découvre que le BGG est le plus petit de tous les géants, et que ses semblables sont tous agressifs et mangeurs d'homme. Avec l'aide du BGG et de la Reine d'Angleterre (Penelope Wilton), Sophie va alors tenter de mettre un terme à cette menace improbable...

Adaptation d'un roman pour enfants de Roald Dahl par Steven Spielberg, ce BGG (quel titre affreux) est aussi l'un des rares plantages financiers du réalisateur, tant le film a été mal reçu par le public, à sa sortie en plein été 2016.

Les critiques, elles aussi, n'ont pas vraiment été beaucoup plus tendres, et pas forcément à raison : si le rythme du métrage est en effet très inégal (il y a facilement 15 minutes de trop), la plupart des défauts soulevés par les critiques étaient inhérents au récit de Dahl.

D'ailleurs Roald Dahl a toujours été difficile à adapter de manière satisfaisante à l'écran, et les adaptations les plus fidèles de ses oeuvres ont souvent initialement été mal accueillis : ici, pour peu que l'on adhère un minimum à la direction artistique, notamment des créatures de synthèse (joli boulot d'animation et de rendu made in ILM et Weta, même si l'on finit par remarquer quel plan a été fait par quelle compagnie ^^), le tout est très bien filmé, bien interprété, très fidèle au récit originel, le score de Williams est très Potterien, et ça finit même par devenir assez amusant dès que la Reine d'Angleterre débarque dans l'histoire.

Alors certes, le récit est très simpliste, parfois puéril, et le langage du géant peut finir par lasser, mais la plupart de ces problèmes sont, encore une fois, inhérents au livre de Dahl. Cela dit, je peux comprendre qu'on fasse une allergie au tout-numérique, ou à la tonalité clairement enfantine (et assumée comme telle) du métrage.

Une chose est sûre : ce BGG est fréquemment comparé, en mal, à Peter et Elliott le Dragon (2016), que j'ai critiqué ici-même la semaine dernière... mais j'ai préféré ce Bon Gros Géant qui, au moins, a des couleurs et de l'imagination.

3.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #340 - Summer Camp Week : Camp Nowhere (1994)

Publié le 18 Juin 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Jeunesse, Summer Camp

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.


- Summer Camp Week -

L'été approche à grand pas, et le moment est venu de passer en revue quelques-uns de ces films de colonies de vacances au charme typiquement américain...


Camp Nowhere :

Mud Himmel (Jonathan Jackson) et ses trois amis (Andrew Keegan, Melody Kay, Marnette Patterson) en ont assez de passer leurs étés dans des camps de vacances ringards, qu'ils soient pour geeks, pour artistes, pour enfants en surpoids, ou pour futurs militaires. Ensemble, ils concoctent un plan machiavélique : louer quelques chalets déserts, engager Dennis Van Welker (Christopher Lloyd) - un ancien instituteur désormais arnaqueur à la petite semaine - pour leur servir d'homme de paille, et ouvrir leur propre camp de vacances pendant deux mois. Mais lorsque tous leurs amis se joignent à la fête, les choses se compliquent, d'autant que les parents finissent par vouloir rendre visite à leurs enfants en colonie de vacances...

Un film pour enfants/ados inédit par chez nous, et c'est bien dommage, car j'aurais adoré le voir lorsque j'avais 10-12 ans : c'est amusant, c'est léger, c'est à hauteur d'enfants, il y a plein de visages connus du monde de la science-fiction (outre Doc Brown, il y a aussi Biff Tannen, le Capitaine Janeway, et le Commandant Riker, une toute jeune Chloe Sullivan de Smallville, sans oublier Wayne Szalinski et sa fille, de la série Chérie, j'ai rétréci les gosses)...

Bref, un film familial très sympathique, bon enfant, et dynamique, dans lequel Lloyd fait son numéro : que demander de plus ?

4.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #372 : Le Monde Fantastique d'Oz (2013)

Publié le 1 Août 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Disney, Fantastique, Jeunesse, Aventure

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Le Monde Fantastique d'Oz (Oz, The Great and Powerful) : 

Lorsque Oscar Diggs (James Franco), un illusionniste à la petite semaine dans un cirque du Kansas, est aspiré par une tornade jusqu'au pays merveilleux d'Oz, il se retrouve embarqué dans les jeux de pouvoir de trois sorcières, Theodora (Mila Kunis), Evanora (Rachel Weisz), et Glinda (Michelle Williams), qui voient en lui un héros légendaire, dont la venue avait été prédite il y a bien longtemps. Uniquement intéressé par la fortune, le pouvoir et la célébrité, Oscar décide alors de jouer le jeu...

Déjà vu (et très moyennement apprécié) à l'époque de sa sortie (alors un petit 3/6), le revisionnage n'est pas tendre avec ce métrage signé d'un Sam Raimi en pilotage automatique, dévoré vivant par tout le dispositif technique du film, entre gimmick 3D inutile, incrustations ratées, et fonds verts voyants.

D'autant qu'à la base, le script est tout sauf intéressant, une quête banale au possible, une histoire d'élu, le tout modelé sur Evil Dead 3 - L'armée des ténèbres (parfois au plan près), mais sans que James Franco n'ait un dixième du charisme, du talent et de l'énergie d'un Bruce Campbell, indispensables pour que l'on s'attache à son personnage de baratineur/vantard/séducteur/aventurier malgré lui.

Franco est terne, insipide, antipathique, et il aurait fallu quelqu'un comme Robert Downey Junior (initialement engagé dans ce projet) ou Jeremy Piven pour convaincre dans la peau de ce bateleur de bas-étage promu Sorcier suprême... et il aurait fallu une actrice plus aguerrie que Mila Kunis (que j'apprécie pourtant habituellement mais qui ici semble perdue dans les écrans verts) pour rendre cette histoire crédible.

Il reste bien quelques moments amusants, lorsque Raimi se souvient qu'il est Raimi, et le personnage de la poupée de porcelaine est réussi (tant visuellement qu'au niveau de l'interprétation de Joey King), mais dans l'ensemble, c'est mou, c'est assez moyen visuellement et musicalement (Elfman est en pilotage automatique, avec son thème à mi-chemin entre "O Canada" et "Plaisir d'amour"), et c'est tellement quelconque que j'ai peiné à dépasser la première heure de métrage lors de ce revisionnage.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #260 : Ex Machina (2015)

Publié le 29 Février 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame, Science-Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Ex Machina :

Informaticien talentueux travaillant pour le géant mondial de la recherche sur internet, Caleb (Domhnall Gleeson) est invité à passer une semaine dans le chalet de Nathan (Oscar Isaac), le patron de son entreprise et un véritable génie de l'informatique. Sa mission : pendant sept jours, Caleb va devoir interagir avec Ava (Alicia Vikander), une ginoïde séduisante créée par Nathan, afin de déterminer si oui ou non elle constitue la première forme d'intelligence artificielle au monde...

Un long-métrage de science-fiction auréolé d'une réputation exceptionnelle, mais qui, je dois bien l'avouer, m'a un peu déçu.

Non pas que ce quasi-huis clos intimiste au rythme assez lent et à l'ambiance pesante soit mauvais, mais au final, il ne sort jamais des sentiers battus du genre, ni n'aborde ses thématiques sous un angle particulièrement frais ou original.

À vrai dire, le film enchaîne même tellement les rebondissements convenus et prévisibles que ça l'affaiblit probablement un peu trop, d'autant que les personnages ne suscitent jamais le moindre attachement ou la moindre empathie : son héros n'est qu'un bouc émissaire manipulé par tout le monde de manière évidente, et ce depuis le début, sa "romance" avec Ava ne fonctionne jamais vraiment, tant Ava n'est pas particulièrement attirante, innocente ou troublante, et Nathan est tellement écrit, dès le début, comme un génie arrogant et détestable qu'aucune de ses actions ultérieures (les sexbots, etc) n'ajoute réellement à son personnage ni ne le renforce dans son archétype déjà très prononcé.

Bref, comme Moon en son temps, très classique, très prévisible, relativement maîtrisé mais trop encensé pour son propre bien.

3.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #584 : Maman par Intérim (2011)

Publié le 21 Août 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Hallmark, Comédie, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Maman par Intérim (Three Weeks, Three Kids) :

Jeune vingtenaire insouciante et refusant de s'engager, Jennifer (Anna Chlumsky) est tout l'opposé de sa soeur aîné, Mandy (Chelah Horsdal), mariée et mère de trois enfants. Mais lorsque les parents de Jennifer et Mandy annulent soudain les trois semaines qu'ils devaient passer à s'occuper des enfants pendant que Mandy et son époux faisaient une seconde lune de miel en Europe, Jennifer est contrainte de les remplacer au pied levé. De quoi la confronter à une vocation qui n'est clairement pas faite pour elle : celle de mère de famille...

Un téléfilm Hallmark qui évite les clichés rom-com habituels, pour faire dans la comédie plus traditionnelle, avec un passage à l'âge adulte pour une jeune femme immature, et une redécouverte des plaisirs de la vie et de l'amour pour sa soeur obsédée par sa famille.

Dans l'absolu, pourquoi pas, c'est assez bien mené, et ce genre de pitch fonctionne toujours pour peu que le rythme et l'interprétation répondent à l'appel. Malheureusement, ici, Chlumsky - que j'apprécie par ailleurs beaucoup - joue une jeune vingtenaire, alors qu'elle a facilement dix ans de plus ; et visiblement, la consigne qui lui a été donnée, c'est "joue toutes tes scènes comme si tu avais pris de la cocaïne, parce que tu es supposée être jeune et pleine d'énergie".

Elle surjoue donc pas mal durant toute la première moitié du film, à base de mimiques non-stop, de réactions disproportionnées, etc. Heureusement, elle se calme nettement dès lors qu'il faut exprimer de l'émotion, et que les choses redeviennent sérieuses en seconde partie ; le film ne pâtit donc pas trop de cette direction d'acteurs hasardeuse (Horsdall en souffre aussi un peu, ayant clairement reçu comme instructions de jouer la déprime profonde pendant tout le premier tiers, quitte à forcer le trait).

En résumé, un téléfilm qui n'est pas désagréable, qui évite de placer une romance banale au centre de tout, et qui parvient de justesse à atteindre la moyenne malgré le jeu débattable de certains membres de la distribution.

3/6

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Catch Review : WWE Cruiserweight Classic - Semaine 0 : Bracketology

Publié le 31 Juillet 2016 par Lurdo dans Catch, WWE, CWC, Review

Dans sa quête infinie de pouvoir, Vince McMahon et son gendre HHH ont décidé de s'accaparer toutes les catégories imaginables du monde du catch, et d'asseoir pour de bon le monopole de la WWE sur celui-ci.

Après avoir pillé sauvagement la majorité des fédérations concurrentes, TNA y compris, voilà donc un tournoi intégralement consacré aux Cruiserweights (connus ailleurs sous le nom de high-flyers, d'acrobates, de spot-monkeys, ou de X-Division).

Un show diffusé sur le Network, et qui commence par une émission spéciale d'une heure présentant les différents participants au tournoi.

Catch Review : WWE Cruiserweight Classic - Semaine 0 - Bracketology :

Épisode spécial d'une heure présenté par Daniel Bryan, qui récapitule le concept du tournoi CWC (qui a commencé le 13 juillet) ouvert à tous les cruiserweights de la scène indépendante, et présente tous les lutteurs sous un angle sport de combat professionnel, avec portraits, pesées, etc.

Parmi les 32 participants, Rich Swann, Tajiri, Drew Gulak, Zack Sabre Jr., Noam Dar, Daivari, Brian Kendrick, Tony Neese, Kota Ibushi, Cedric Alexander, Johnny Gargano, TJ Perkins, Tommaso Ciampa, Lince Dorado, les Bollywood Boys, et plein de japonais, de mexicains, et compagnie.

Honnêtement assez frustrant en tant qu'ex-fan de la TNA, puisqu'un bon paquet de ces mecs-là étaient disponibles, sous contrat, ou en discussion avec la compagnie, qui a lamentablement laissé une tonne d'occasions lui passer sous le nez (TJP, bordel....) ; et aussi parce que c'est typiquement le genre d'alternative à la programmation habituelle de la WWE que la TNA aurait dû continuer à produire, notamment pour ses One Night Onlys ; mais sinon, du point de vue de la WWE, c'est tout bénéfice : ils repèrent de nouveaux talents sans dépenser un dollar, ils continuent de brosser le web dans le sens du poil, et ils continuent de couper l'herbe sous le pied des fédés indépendantes et de la TNA en bloquant tous les lutteurs participants pendant plusieurs mois, jusqu'à la fin des enregistrements et de la diffusion du tournoi.

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Catch Review : WWE Cruiserweight Classic - Semaine 1

Publié le 6 Août 2016 par Lurdo dans Catch, WWE, CWC, Review

Suite de mon rattrapage du tournoi CWC de la WWE, consacré aux cruiserweights et autres acrobates du monde du catch.

Catch Review : WWE Cruiserweight Classic - Semaine 1 :

Le tournoi commence donc, avec quelques matches plutôt sympathiques, Mauro Ranallo+Daniel Bryan aux commentaires, et une présentation sportive (avec micro-portraits de présentation avant chaque match) efficace.

- Gran Metalik (Mexico) vs Alejandro Saez (Chili) : de la voltige façon lucha (forcément), à peine 4 min et quelques d'action, un Saez qui surjoue un peu beaucoup, mais dans l'ensemble, un match d'ouverture honorable.

- Hoho Lun (Hong-Kong) vs Ariya Daivari (Iran) : le frangin de Daivari tente de marcher dans les traces de ce dernier, mais ce match (là encore 5 minutes à peine) n'est pas très marquant, assez basique et terre à terre, avec un Daivari qui joue les heels.

- Clement Petiot (France) vs Cedric Alexander (USA) : plutôt solide, équilibré, avec une opposition de style entre Petiot, tout en force, technique et agressivité, et Alexander plus en voltige typiquement indy US.

- Kota Ibushi (Japan) vs Sean Maluta (Samoa) : Encore un cousin de The Rock, pour changer, et qui fait ici de la figuration face à Kota, et se fait battre, notamment après avoir semi-raté un saut acrobatique. Un main event plus long, mais sans surprise.

 

Dans l'ensemble, on est typiquement dans des matches de premier round, qui en gardent beaucoup sous le coude, pour ne pas lasser le public et les spectateurs. Néanmoins, c'est un bon début de tournoi, le booking était assez évident, mais ça augure d'une suite plutôt sympathique.

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Catch Review : TNA Impact (24/09/2014)

Publié le 25 Septembre 2014 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, TNA

No Surrender 2014, la semaine dernière, était un succès ; et avec son momentum, face à une WWE dont Night of Champions et le Raw suivant ont profondément déçu, la TNA est en bonne voie...

- Cette semaine, un tournoi spécial, pour conclure les tapings new-yorkais, avec à la clef un title shot pour n'importe quelle ceinture, n'importe quand.

- Vidéo promo sur MVP.

- Vidéo promo sur Low Ki.

- MVP vs Low Ki. Une opposition de styles assez intéressante, je dois dire, avec un match plus posé que d'habitude pour Ki, mais pas moins efficace.

- Robbie E se vante de ses relations avec Velvet & Brooke, pendant que les autres Bromans lui expliquent comment fonctionne le monde de la télévision. :mrgreen:

- Petit homage à Eric The Actor.

- Récap du feud en cours dans la Tag Div (on sent que c'était l'ultime taping à NYC, et qu'ils ont besoin de meubler un peu pour remplir les 82 minutes).

- Robbie E vs Tajiri. Un petit match tranquille, sans réelle surprise quant au gagnant, qui en a encore à revendre, ça fait plaisir.

- Spud n'est pas brouillé avec EC3. Non, non.

- Aries vs Knux. Bon match (avec un petit duel de mouvements entre les deux hommes) qui prouve au passage que Knux a aussi sa place sur le roster.

- Magnus vs Anderson. RAS. Un match standard entre les deux hommes. Magnus a vraiment atteint un plateau dans son évolution de catcheur, et s'il veut progresser, il a intérêt à sortir de sa zone de confort...

- Récap de la carrière de la Team 3D, pour le HOF.

- Récap de la soirée (ça meuble, ça meuble).

- Vidéo promo sur Havok.

- Abyss vs Shaw. À nouveau un match honorable, un peu moyen et pépère (comme tous les matches normaux d'Abyss ces temps-ci), et auquel le public distrait n'a pas vraiment prêté attention.

- 5-way NYC Gold Rush Finals. Un long match assez solide, et au résultat satisfaisant, malgré un public épuisé.


 

Un show clairement là pour faire la liaison entre les deux sessions d'enregistrements, et qui par conséquent relevait presque d'un One Night Only, avec très peu de storylines, et beaucoup de matches indépendants... mais ces matches étaient pour la plupart convaincants, assez divertissants et rythmés, ce qui est amplement suffisant pour me satisfaire. Un Impact relativement anecdotique dans l'absolu, niveau intrigues, mais pas détestable pour autant, donc.

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Un film, un jour (ou presque) #1430 : Banana Split (2018)

Publié le 3 Mai 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Review, Romance, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Banana Split (2018) :

Quelques semaines après avoir passé son bac, April (Hannah Marks) rencontre Clara (Liana Liberato), la petite-amie actuelle de son ex Nick (Dylan Sprouse), dont elle est toujours éperdument amoureuse. Mais contre toute attente, alors qu'elle s'attendait à la haïr, elle découvre en Clara une âme sœur dont elle se rapproche immédiatement, et les deux jeunes femmes deviennent inséparables...

Une teen comedy sentimentale participant de cette tendance girl power où les filles et l'amitié féminine sont replacées au centre du récit, comme par exemple dans Booksmart : ici, on est presque dans un film romantique LGBTQ tant la relation entre April et Clara est fusionnelle, et filmée avec tous les codes habituels des romances hétéros estivales : montages musicaux, rendez-vous secrets, intimité, tendresse, etc (sans oublier le fait que Nick, le garçon au cœur de ce triangle amoureux, est finalement assez peu sympathique et intéressant, ce qui fait qu'on s'attache d'autant plus vite aux deux filles et à leur relation).

Mais finalement, il s'agit bien d'une amitié intense et platonique, qui se développe progressivement dans ce métrage plutôt agréable, bien mené (même si, honnêtement, l'illustration musicale très film indépendant trendy peut fatiguer un peu, même quand du Lio se fait entendre pour donner au film son titre) et co-écrit par Hannah Marks (déjà aperçue dans Dirk Gently).

Ce n'est pas le film du siècle, c'est parfois un peu balisé, mais dans le genre, c'est plutôt sympathique, et le casting est réussi.

3.75/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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