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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Résultat pour ""pitch perfect""

Un film, un jour (ou presque) #680 : Pitch Perfect 3 (2017)

Publié le 29 Mars 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Comédie, Romance, Musique, Action

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

The Hit Girls 3 (Pitch Perfect 3) :

Trois ans après leur retour fracassant, les Bellas originales se réunissent pour une tournée de spectacles aux armées, aux quatre coins de la planète. Rapidement, une compétition s'instaure alors avec les autres groupes présents lors de cette tournée, tous en lice pour une place en première partie de DJ Khaled. Mais lorsque Fergus (John Lithgow), le père criminel d'Amy (Rebel Wilson), ressurgit dans la vie de sa fille, les choses se compliquent...

Troisième et dernier volet de cette trilogie musicale, ce Pitch Perfect 3 s'avère assez involontairement ironique, compte tenu de sa gestation difficile, et des problèmes rencontrés par la production pour réunir sa distribution : on sent en effet clairement que tout le monde, ici, voulait tourner la page depuis longtemps, et que seule une combinaison de salaires confortables, de voyage autour du monde, de récit plus centré sur les quelques stars de la franchise (adieu tous les personnages secondaires des deux premiers films), et de conclusion définitive à cette "saga" a su convaincre les actrices de remettre le couvert.

Après tout, le film passe de longues scènes à expliquer que le moment est venu de passer à autre chose, et il se finit sur les Bellas qui chantent "Freedom" : les actrices sont enfin libres, tant mieux pour elles.

Suite à un Pitch Perfect 2 surproduit et raté, plus intéressé par le parcours de Hailey Seinfeld et par les pitreries de Wilson que par ses autres personnages établis, il semble clair qu'une mise au point a eu lieu avant le tournage de cette conclusion. Kendrick, reléguée à un rôle secondaire dans le deuxième épisode, repasse au premier plan, et est la "star" du groupe : alors qu'elle était totalement éteinte et indifférente dans PP2, ici, elle semble un peu remotivée.

Idem pour Anna Camp, qui a une sous-intrigue plus développée. Mais malheureusement, si Seinfeld repasse en arrière-plan, avec les autres Bellas qui n'ont que deux-trois répliques dans le film, c'est pour laisser d'autant plus de place à Rebel Wilson.

Une Rebel Wilson désormais en mode action star, puisque le film profite de son passage en Europe pour virer au film d'action, avec slapstick, kidnapping, explosions, un Lithgow sous-exploité, et une Wilson qui fait du kung-fu. Absolument aucun intérêt, pour être franc, d'autant que tout ça est réalisé platement et sans inspiration, à l'instar de tous les numéros musicaux (et que la "grosse qui fait du kung-fu et démolit des méchants", ça a déjà été fait par Melissa McCarthy).

La bonne nouvelle, c'est que ce qu'on perd en artifices et en mise en scène clinquante des chansons, on le gagne en production musicale plus satisfaisante, avec des prestations nettement mieux mixées (d'un autre côté, ça aide que les personnages se produisent désormais avec des micros).

La mauvaise nouvelle, c'est qu'entre chansons quelconques (Toxic de Britney Spears, je ne supporte plus), romances insipides, compétition jamais intéressante (un groupe de pop-punk féminin générique façon Josie et les Pussycats) et digressions inutiles, le film finit par tourner à vide, voulant trop refaire de Kendrick la superstar de cet univers pour vraiment convaincre, et paraissant paradoxalement bâclé, avec son heure et demi de métrage, tout compris.

À nouveau, il est difficile de ne pas se dire que, pour ce Pitch Perfect 3, tout le monde voulait se payer des vacances en Europe, conclure pour de bon cette série de films, et que personne ne s'est particulièrement démené sur ce projet...

2.5/6 (mieux que le 2, en dessous du 1)

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Un film, un jour (ou presque) #179 : Pitch Perfect 2 (2015)

Publié le 23 Juillet 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Musique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

The Hit Girls 2 (Pitch Perfect 2) :

Trois ans après leur première victoire nationale, le groupe des Bellas connaît un incident humiliant durant une représentation a capella devant le Président des États-Unis ; mis sur le banc de touche, le groupe commence à se désagréger, d'autant que Beca (Anna Kendrick) se désintéresse progressivement de la formation pour une carrière de productrice musicale. Il ne leur reste qu'un seul espoir : remporter les championnats du monde, et se refaire ainsi une réputation en écrasant leurs compétiteurs allemands (Birgitte Hjort Sørensen & Flula Borg)...

Le premier Pitch Perfect était une comédie de filles gentillette, clichée et un peu trop longue, qui a connu un succès planétaire principalement grâce à sa distribution sympathique (Anna Camp et Anna Kendrick en tête), à son énergie, à son côté karaoké décalé, et au Cup Song devenu viral sur le web. Pour être franc, je n'en garde pas forcément un souvenir impérissable... du 3, 3.25/6, à tout casser.

Cette suite ? Bigger, longer, louder, lazier et donc encore moins indispensable. Réalisée sans grande inspiration par Elizabeth Banks, ce second épisode semble constamment être en pilotage automatique, à commencer par Anna Kendrick, qui semble effacée et blasée, à l'instar de son personnage.

Tout le reste est d'ailleurs à l'identique : les personnages restent pour la plupart des archétypes limités à une ou deux vannes récurrentes (l'ajout d'une latina à la troupe, histoire de respecter les quotas, et d'avoir quelqu'un pour faire des blagues sur les latinos et les immigrants clandestins), voire sans la moindre ligne de dialogue (seule exception, Hailee Steinfeld, attachante et dynamique), Rebel Wilson en fait toujours trois tonnes, le script est ultra-balisé et générique (avec une exposition pataude, et une structure très mécanique), le tout manque drastiquement d'énergie et de motivation, c'est décousu, et les clichés, qu'ils soient ethniques ou autres, se succèdent jusqu'à l'épuisement.

Quant aux numéros musicaux, ils sont ici tellement sur-produits et sur-chorégraphiés qu'on père totalement l'intérêt de l'a capella, pour un résultat au mix sonore qui semble clairement sorti d'un studio de post-production et d'auto-tuning, résultat qui n'est pas aidé par des choix de morceaux et de mash-ups peu marquants ou mémorables.

En somme, on a plus l'impression d'assister à des concours de playback chorégraphiés qu'à des affrontements scéniques et crédibles de groupes vocaux... ce qui est clairement contre-productif compte-tenu du sujet du film.

(sans même parler des moments virant à la pure comédie musicale, avec bande sonore qui sort de nulle part)

Restent néanmoins d'innombrables caméos amusants (mention spéciale aux Greenbay Packers, très funs, et à Keegan Michael Key, comme toujours impeccable), des antagonistes mémorables, et le côté karaoké à la Glee qui enchantera sans nul doute les fans du premier.

2.25/6 (en plus, Anna Camp est absente pendant les 70 premières minutes, et disparait un quart d'heure plus tard, donc bon gros bof)

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Un film, un jour (ou presque) #829 : Step Sisters (2018)

Publié le 21 Septembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Musique, Sport, Jeunesse, Netflix

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Step Sisters :

Étudiante afro-américaine brillante et ambitieuse, prête à tout pour intégrer Harvard, Jamilah (Megalyn Echikunwoke) est placée au pied du mur : si elle veut recevoir la recommandation du Doyen de l'université (Robert Curtis Brown), elle va devoir prendre sous son aile une sororité de fêtardes caucasiennes (Eden Sher, Gage Golightly, Lyndon Smith, Alessandra Torresani, Nia Jervier...), et les faire rentrer dans le droit chemin en leur faisant gagner une compétition de step dance particulièrement prisée...

Une comédie du scénariste de Dear White People, de la productrice de Master of None, et du réalisateur de Beat Battle/Drumline, qui s'inscrit dans la veine d'American Girls et de Pitch Perfect, forcément agrémentée d'une bonne dose d'humour afro-américain et de commentaires "wokes", inévitables compte tenu des personnes impliquées derrière la caméra.

Et histoire de couronner le tout, on a forcément droit à une couche de second-degré et de distanciation typiquement millenial, qui se moque allègrement des clichés et des stéréotypes du genre tout en les utilisant, mais "avec ironie".

Pour être franc, je n'ai regardé ce film que parce que Netflix a lancé la bande-annonce après un autre métrage, et parce que j'ai alors vu qu'Eden Sher (pour qui j'ai une certaine sympathie dans le registre comique) était au casting. Mais en l'état, c'est une comédie assez générique et passe-partout, qui insiste lourdement sur les problèmes identitaires des afro-américains, sur l'environnement sororitaire, etc.

Quiconque a déjà vu un Bring It On sera en terrain ultra-balisé, les personnages sont un peu trop caricaturaux pour leur propre bien (et les actrices en font trois tonnes), le message et les rebondissements sont gentiment clichés (notamment la fin), et il y a facilement un bon quart d'heure de trop.

En somme, bien que ce ne soit pas particulièrement mauvais ou même irregardable, c'est vraiment très très moyen dans le genre.

Un minuscule 3/6 (principalement parce que j'admets ne pas être le public visé)

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Un film, un jour (ou presque) #743 : Contrôle Parental (2018)

Publié le 26 Juin 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Jeunesse, Catch

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Contrôle Parental (Blockers) :

Julie (Kathryn Newton), une adolescente proche de sa mère, Kayla (Geraldine Viswanathan), une sportive invétérée, et Sam (Gideon Adlon), qui n'assume pas son homosexualité, sont trois lycéennes inséparables, qui ont fait le pacte de perdre leur virginité à l'occasion de leur bal de promotion. Mais leurs parents respectifs, Lisa (Leslie Mann), mère co-dépendante, Mitchell (John Cena), ultra-protecteur, et Hunter (Ike Barinholtz), père absent et fêtard, paniquent en découvrant ce que leurs filles ont prévu : ils décident alors de tout faire pour arrêter leur progéniture, quitte à ruiner leur soirée...

Une comédie adolescente réalisée par Kay Cannon (scénariste des Pitch Perfect, ainsi que sur 30 Rock & New Girl), co-écrite par les frères Kehoe, et produite par Seth Rogen & Evan Goldberg (ce qui se ressent au bout d'un moment, à mesure que le film prend un virage progressivement assez vulgaire et graveleux - le vomi, le butt chugging...

Le reste du temps, cependant, le métrage s'avère un divertissement plutôt réussi, et même parfois assez sincère et touchant : la distribution y est pour beaucoup, notamment du côté des parents, avec des caméos de Gary Cole et de Gina Gershon (qui donnent de leur personne), de June Diane Raphael, et surtout avec un John Cena exceptionnel, qui concrétise enfin ici son passage du métier de catcheur à celui d'acteur comique. Il est à l'aise, il est naturel, il n'a pas peur du ridicule, bref, il a une jolie carrière devant lui s'il continue sur ce chemin.

Les adolescentes ne sont pas en reste, avec en particulier une Geraldine Viswanathan assez mémorable - j'espère que Marvel pensera à elle lorsque viendra le moment de choisir leur Miss Marvel, parce qu'elle serait parfaite dans le rôle.

En résumé, dans l'ensemble, rien d'hilarant et d'incontournable, mais une comédie adolescente sympathique et qui se regarde tranquillement : elle aurait peut-être bénéficié d'être raccourcie de 5-10 minutes, et d'éviter certains de ses débordements les plus en dessous de la ceinture (à base de gros plans testiculaires et péniens), mais les personnages sont assez attachants, et ça a bon fond (notamment parce que ça dédramatise et désacralise sérieusement le passage à l'acte des adolescentes, ce qui n'est pas un mal, surtout aux USA).

3.75/6 pour le capital sympathie du cast.

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Halloween Oktorrorfest 2020 - 48 - Ghosts of War (2020)

Publié le 26 Octobre 2020 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, UK, Guerre

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Ghosts of War (2020) :

En pleine Seconde Guerre Mondiale, un commando allié (Brendon Thwaites, Theo Rossi, Skylar Astin, Kyle Gallner, Alan Ritchson) reçoit pour ordre d'occuper un château français afin d'éviter que les Nazis ne s'y établissent. Mais rapidement, des phénomènes étranges se produisent entre les murs de ce bâtiment abandonné...

Un film de guerre du scénariste de Destination Finale 2, 4, de la série Kyle XY et de l'Effet Papillon, et qui se démarque du tout venant des films de guerre surnaturels (comme il y en a tant avec des zombies) par une distribution principale plutôt sympathique et convaincante : Brenton Thwaites (Titans, Gods of Egypt), Theo Rossi (Luke Cage), Skylar Astin (les Pitch Perfect et plein de séries), Kyle Gallner (Veronica Mars) et Alan Ritchson (Titans, Smallville, etc).

Rajoutez à cela un caméo de Billy Zane (qui pose problème, mais j'y reviendrai) et un déroulement classique, mais efficace dans le genre escouade de soldats vs une menace surnaturelle, et le tout se regarde plutôt tranquillement... ou presque.

Parce qu'en lieu et place d'un crescendo aboutissant sur un grand final résolvant tous les éléments paranormaux, comme dans tout film de fantômes qui se respecte, Ghosts of war préfère se la jouer petit malin.

Pas forcément surprenant, compte tenu du passif du scénariste, mais tout de même (attention, spoilers) : alors que le grand face à face final entre les soldats et les forces surnaturelles a enfin lieu, Chris est arraché au chateau pour se réveiller dans un lit d'hôpital, branché à une simulation virtuelle. Tout le film n'était ainsi qu'une simulation pour soldats traumatisés sur le champ de bataille, simulation dirigée par Billy Zane (et là, souci : forcément, quand avant cela, il n'apparaît que 25 secondes dans tout le film, sans dire plus de deux phrases, on se doute qu'il va revenir à un moment ou un autre, pour un rebondissement final plus développé)... et simulation hantée par une malédiction lancée en Afghanistan sur Chris et les autres.

Une sorte de double effet kiss cool sur la fin du métrage, qui agace plus qu'elle ne convainc, et qui laisse un sentiment de frustration et d'inabouti. Dommage, parce qu'une histoire de fantômes basique et directe aurait probablement été plus efficace, même avec ces effets numériques faiblards.

3.75 - 0.75 pour cette fin = 3/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Un film, un jour (ou presque) #1356 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Holidate (2020)

Publié le 7 Février 2021 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Netflix, Noël, Review, Romance, St Valentin, USA

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...

Holidate (2020) :

Lassés des pressions de leur entourage respectif, Sloane (Emma Roberts) et Jackson (Luke Bracey), deux célibataires venant de se rencontrer, décident de passer ensemble chacune des fêtes à venir, de manière totalement platonique. Mais rapidement, ils se rapprochent l'un de l'autre...

Initialement prévue pour être intégrée au Christmas Yulefest de décembre dernier, plus près de sa diffusion originale sur Netflix, cette comédie romantique m'a rapidement fait changer d'avis au visionnage, le côté festif n'y étant que très superficiel et anecdotique (le film se déroule sur une année, et Noël n'y prend donc que 5 à 10 %).

Par conséquent, voilà cet Holidate relégué à la Saint Valentin, un Holidate qui, soyons francs, ne fait pas forcément d'étincelles. Je partais pourtant optimiste, puisque j'ai une certaine sympathie pour Emma Roberts (qui retrouve ici la scénariste de son adaptation de Nancy Drew), et que le reste de la distribution est plutôt sympathique (même si Luke Bracey est un peu une version discount de Chris Hemsworth, il reste efficace dans son rôle). Mais cette production McG n'a pas véritablement réussi à me convaincre.

Déjà, parce qu'elle est hautement dérivative, et qu'elle ne s'en cache pas du tout. C'est écrit sur l'affiche "Who's your perfect plus-one ?"... comme dans Plus One, comédie romantique chroniquée l'année dernière, et qui a grosso modo un pitch très similaire. Avec Holidate, on se retrouve donc devant une version Netflix de Plus One, plus policée, plus calibrée, plus lisse (malgré quelques débordements supposément politiquement incorrects, comme des références sexuelles et une scène de diarrhée, qui sont dans la droite lignée des moments trashouilles de Mes Meilleures Amies, Crazy Amy, etc - et, calculés, ne surprennent plus beaucoup), qui se moque gentiment des clichés de comédie romantique tout en les utilisant tous sans broncher, et qui souffre d'un certain manque de rythme se traduisant par des digressions inutiles et des moments de flottement durant lesquels les échanges manquent de peps, d'originalité ou d'énergie.

Encore une fois, je partais convaincu, mais progressivement, j'ai commencé à faire autre chose en parallèle, peu passionné par ce qui se déroulait à l'écran. Après, ça reste bien produit, bien interprété et il y a pire dans le genre... mais c'est trop générique pour me convaincre.

3/6 (dont 0.25 pour Aimee Carrero, sous-exploitée mais toujours sympathique)

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Un film, un jour (ou presque) #1150 : Charlie's Angels (2019)

Publié le 26 Février 2020 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, Science-Fiction, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Charlie's Angels (2019) :

Programmatrice pour une entreprise sur le point de mettre sur le marché un produit potentiellement dangereux, Elena (Naomi Scott) se trouve embarquée dans les opérations des Anges de Charlie, une agence de sécurité privée bien décidée à empêcher que cette technologie ne tombe pas en de mauvaises mains. Sous la supervision de Bosley (Elizabeth Banks), Sabina (Kristen Stewart) et Ella (Jane Kano) vont alors prendre Elena sous leur(s) aile(s), et tenter d'enrayer les plans machiavéliques du patron de la jeune femme...

Soyons très clairs : les deux Charlie's Angels du début des années 2000 n'étaient pas forcément de bons films, mais étaient des blockbusters décérébrés et cartoony ne se prenant jamais au sérieux, dynamiques, chatoyants, avec un trio de tête à la fois charismatique, sexy, léger et badass, et un méchant mémorable.

Ici, pour ce remake co-écrit, réalisé et interprété par Elizabeth Banks... disons que l'époque n'est plus la même, et qu'en lieu et place du féminisme ludique des premiers films (certes réalisés par McG, un homme, et donc avec un point de vue masculin sur ses actrices), on se retrouve avec un féminisme plus militant, qui s'ouvre sur une Kristen Stewart déclarant face caméra que les femmes peuvent tout faire aussi bien que les hommes, qui continue par un générique naïf façon montage de petites filles qui font du sport et plein d'autres choses, qui fait de ses protagonistes masculins des cadavres, des incapables balbutiants, des traîtres ou des bad guys silencieux, et qui passe un bon coup de balai sur le patriarcat en faisant des femmes de Bosley, des Anges... et (spoiler) de Charlie lui-même.

À partir de là, on sait à quoi s'attendre : un peu dans la lignée de Ghostbusters 2016, on se retrouve avec une version d'un girl power tellement pataud qu'il en devient embarrassant, avec un récit qui veut jouer la carte du fanservice pour se mettre son public dans la poche (le film explique qu'il s'inscrit dans la continuité de la série originale et des deux films de la bande Barrymore/Liu/Diaz, et remplace Bill Murray et David Doyle dans les photos d'époque par un Patrick Stewart très mal photoshoppé ; les nombreux caméos se multiplient... mais sont très peu identifiables pour un public non-américain : athlètes olympiques, actrices de série tv), mais qui manque tellement d'énergie (pas une scène d'action ou un plan mémorable), de personnalité et d'originalité (le script est basique au possible, ses rebondissements faiblards) qu'il tombe totalement à plat.

Tout au plus peut-on signaler une Naomi Scott qui confirme son potentiel comique et son charisme, une Kristen Stewart en mode décomplexé, assez divertissante, et quelques moments qui font sourire, quand les actrices semblent plus naturelles et interagissent spontanément. Ah, et Patrick Stewart, qui s'amuse.

Mais dans l'ensemble, c'est un peu à l'image de Pitch Perfect 2, la précédente réalisation d'Elizabeth Banks : ça donne souvent l'impression d'être en pilotage automatique, et jamais suffisamment fun pour mériter son existence.

2.25/6

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Blog Update ! - Mars 2018

Publié le 31 Mars 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Update, Les bilans de Lurdo

Un mois de mars assez tranquille sur le blog des Téléphages Anonymes avec notamment une semaine irlandaise assez sympathique...

#662 : Les Bonnes Soeurs (2017) 2.5/6

#663 : Stone of Destiny (2008) 3/6

#664 : Une Drôle de Fin (2018) 3/6

#665 : Good Kids (2016) 2.25/6

#666 : Little Nicky (2000) 666/6

#667 : SEMAINE ST-PATRICK - Leprechaun : Le Retour de l'Elfe Guerrier (1.5/6) & A Very Unlucky Leprechaun (2.5/6)

#668 : SEMAINE ST-PATRICK - Séduction à l'Irlandaise (3/6) & La Ballade de County Clare (3.5/6)

#669 : SEMAINE ST-PATRICK - Darby O'Gill et les Farfadets (4/6) & La Vallée du Bonheur (3/6)

#670 : SEMAINE ST-PATRICK - Brendan et le Secret de Kells (4.5/6) & Le Chant de la Mer (4.5/6)

#671 : SEMAINE ST-PATRICK - Le Lutin (3/6) & The Yank (1.5/6)

#671b : SEMAINE ST-PATRICK - The Luck of The Irish (3/6), St. Patrick : The Irish Legend (2/6) & Patrick (4/6)

#672 : Coup de Foudre à Seattle (2009) 2.25/6

#673 : Downsizing (2017) 2.5/6

#674 : Battle of the Sexes (2017) 3.5/6

#675 : The Battle of the Sexes (2013) 3.75/6

#676 : Lazer Team (2015) 1.5/6

#677 : Un Voeu pour être Heureux (2009) 1.5/6

#678 : Back In Time (2015) 3/6

#679 : Barry Seal - American Traffic (2017) 3/6

#680 : Pitch Perfect 3 (2017) 2.5/6

#681 : La Forme de L'Eau (2017) 3/6

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Ce mois-ci, outre une semaine dédiée à la Saint Patrick, qui m'a permis de découvrir un Disney très sympathique que je ne connaissais pas (Darby O'Gill et les Farfadets), ainsi que l’œuvre de Tomm Moore, rien de vraiment mémorable à signaler.

Notamment au niveau des sorties 2017/2018, qui, malgré un buzz certain (je pense notamment à La Forme de l'Eau, et à sa hype démesurée, ou à Downsizing), se sont avérées assez inabouties dans leur écriture, et finalement assez moyennes.

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Film du mois :

Pas de véritable film du mois à signaler, hormis peut-être le diptyque Brendan et le Secret de Kells/Le Chant de la Mer, deux films d'animation enchanteurs et magiques.

Flop du mois :

À l'identique, pas de véritable flop, ou du moins, rien qui ne soit vraiment inattendu - Lazer Team ou encore Un Voeu pour être Heureux n'allaient pas être des chefs-d’œuvre, et les DTV en tous genres de la semaine irlandaise avaient un budget insuffisant pour rester dans les mémoires... À la limite, Downsizing, qui ne fait rien de vraiment pertinent ou intéressant de son postulat de départ au potentiel pourtant illimité...

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Au niveau des séries, ce mois de mars a été marqué par deux saisons de Rick and Morty (inventives et agréables à suivre, mais commençant sérieusement à succomber à certains problèmes récurrents des œuvres de Dan Harmon), par la seconde saison de Black Mirror (là-aussi assez inégale et frustrante), par La Fabuleuse Mme Maisel (imparfait, mais tellement attachant et maîtrisé), et par la saison 1 de Westworld, qui commençait bien, mais semble avoir un petit coup de mou dans sa dernière ligne droite...

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En avril, pas de changement en perspective : les critiques séries et cinéma continuent à la fréquence habituelle, avec notamment quelques sorties récentes, et, en fin de mois, Avengers - Infinity War !

 

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Critiques éclair - Pilotes 2013 - Back in the Game & We Are Men

Publié le 19 Septembre 2013 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Sitcom, Comédie, Sport, CBS, ABC

Back in the Game 1x01 :

Maggie Lawson de Psych en mère célibataire ancienne joueuse de softball, qui se retrouve à coacher l'équipe de bras-cassés de son fils, sous le regard critique du grand-père acariâtre de ce dernier, James Caan.

Le cast est attachant, le pitch est basique (on est dans de la feel-good sports comedy classique), mais j'ai trouvé ça assez sympathique et amusant.

Rien de révolutionnaire, mais c'est distrayant, léger et bon enfant (et comme c'est coincé entre Modern Family et The Middle, ça devrait marcher).

We are men 1x01 :

Une sitcom CBS daubesque, qui semble tout droit sortie de la saison dernière, avec sa thématique "les femmes, toutes des salopes, heureusement que les mecs peuvent compter les uns sur les autres, bro power !".

Avec Kal Penn, Jerry O'Connell, Tony Shaloub et un autre qui ont des problèmes de couple, et s'installent ensemble dans un motel où ils se tapent tout ce qui bouge. C'est très mauvais.

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Un film, un jour (ou presque) #2 : I'll Follow You Down (2013)

Publié le 1 Juillet 2014 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Review, Science-Fiction, Thriller, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

I'll Follow You Down :

Gabe (Rufus Sewell) et Marika (Gillia Anderson) sont les parents d'Erol (Haley Joel Osment) ; scientifique travaillant sur la théorie des wormholes, Gabe disparaît un beau jour, alors qu'Erol n'est qu'un enfant. Adulte, et devenu un génie des sciences, Erol découvre alors que son père a percé les secrets du temps et de l'espace, et qu'il est perdu, quelque part dans le passé...

Une histoire de voyage dans le temps pas désagréable, bien qu'assez bavarde et convenue. Rien d'exceptionnel, donc, et pour être franc, ça ressemble un peu au pitch d'un épisode de Outer Limits ou de The Twilight Zone, mais délayé sur 90 minutes.

3.5/6

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 4 (suite - 2)

Publié le 13 Mars 2016 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Télévision, Critiques éclair, Review, Science-Fiction, Star Trek

Je continue mes mini-reviews de l'intégrale de Star Trek Voyager, une intégrale commencée il y a bien longtemps, et une saison 4 qui débute sous de bons auspices, avec l'arrivée de Seven of Nine !

4x07 - Scientific Method :

Un peu à l'identique du précédent : pas désagréable du tout, sans être exceptionnel. Principalement parce que c'est une grosse redite de l'épisode Schisms de Next Generation, avec ici l'équipage du Voyager victime de symptomes étranges, qui sont les conséquences d'expériences scientifiques faites par des aliens invisibles. Seven et le Doc sont les seuls à se rendre compte de la présence des envahisseurs, et tentent donc de résoudre le problème sans alerter les aliens.

Dérivatif, certes, mais efficace, et le show continue de faire évoluer la relation de Tom et B'el, de manière très sympathique et rafraichissante.

4x08/09 - Year of Hell :

Alors là, j'ai un problème de taille avec ce double épisode. En fait, j'ai un paquet de problèmes !

Rappelons le pitch : le Voyager doit traverser l'espace des Krenims, une race hostile et xénophobe dont l'un des membres commande un vaisseau temporel surpuissant, à bord duquel il change régulièrement le cours de l'histoire, afin de restaurer la grandeur perdue de son empire ; le Voyager est pris dans cette affaire, et passe une année éreintante à subir les assauts constants des Krenims.

Premier problème : le pitch de ce double épisode est clairement ce qu'aurait pu/dû être Voyager, à savoir la difficile survie d'un navire coupé de tout, en territoire inconnu et souvent ennemi. Un pitch qui a tout le potentiel du monde, qui a plus ou moins bien été exploité dans Galactica, mais qui chez Voyager, ne donne lieu qu'à un double épisode assez moyen.

Second problème : le pitch de ce double épisode est censé renvoyer à l'épisode Before and After, dans lequel Kes avait une vision de ce Year of Hell, apprenait beaucoup de choses sur les Krenims et sur la manière dont fonctionnent leurs armes, et prévenait Janeway & co lorsqu'elle revenait dans le présent. Sauf qu'ici, Janeway & co semblent avoir tout oublié et de toute façon, cette pseudo-continuité n'a plus aucun sens, puisque dans la vision de Kes, elle était à bord du Voyager, et qu'ici, non seulement elle est partie, mais en plus elle a fait gagner 10000 années lumières au Voyager : autrement dit, jamais le Voyager n'aurait dû rencontrer les Krenim, qui devraient être à 10000 a.l. derrière lui.

Troisième problème : Janeway. Insupportable de suffisance. Une tête brûlée qui n'écoute rien ni personne, et agit dans ce double épisode comme un petit général ne tolérant pas la moindre contradiction. Les scénaristes ont vraiment du mal à l'écrire de manière cohérente et satisfaisante, et ce depuis quatre saisons... ça ne s'arrange pas.

Et enfin, le problème le plus gênant : il est évident, dès les premières minutes du premier épisode, que tout cela va se régler à coup de gros reboot bien pataud (après tout, c'est Braga, à l'écriture). Par conséquent, il est difficile de se passionner pour toutes les épreuves et les souffrances endurées pendant 90 minutes par l'équipage du Voyager. C'est forcément un peu creux, et la tentative de faire un parallèle avec Jules Verne, Nemo, le Nautilus, etc (littéralement cité dans les dialogues) tombe un peu à plat, même si l'interprétation de Kurtwood Smith en bad guy (malheureusement nommé Anorax, ce qui prête à sourire ^^) est l'un des bons points du tout.

Bref. Au final, un épisode qui fait mumuse avec l'idée de guerre temporelle (c'est quasiment un brouillon de ce que les scénaristes recycleront avec tout aussi peu de succès dans Enterprise), et qui n'est pas trop mal mené du point de vue de la production, mais qui, au final ne change pas le status-quo, ni n'apporte quoi que ce soit de véritablement intéressant à la série. Bof.

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Halloween Oktorrorfest 2019 - 45 - Tone-Deaf (2019)

Publié le 22 Octobre 2019 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Thriller

Chez les Téléphages Anonymes, d'octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Tone-Deaf (2019) :

Ayant récemment perdu son emploi pour insubordination, et séparée de son compagnon, Olive (Amanda Crew) décide de passer un week-end à la campagne, en louant la demeure d'un veuf un peu excentrique, Harvey (Robert Patrick). Il n'en faut pas plus pour que les pulsions meurtrières de ce dernier se réveillent, et Harvey décide alors de massacrer tout ce qui bouge, à commencer par cette millenial insupportable...

Une comédie noire horrifique assez médiocre et décousue, qui aurait dû me mettre la puce à l'oreille dès la lecture de son pitch, un pitch se terminant par le très prétentieux "Plus qu'un slasher basique, TONE-DEAF propose une critique sinistre de notre étrange climat politique et culturel actuel."

Certes. Et, à nouveau, j'aurais dû me renseigner, car je me serais aperçu que Tone-Deaf est l’œuvre du réalisateur d'Excision et de Suburban Gothic, deux comédies noires pataudes et jamais convaincantes, ressemblant à du sous-John Waters horrifique, et arborant fièrement un détachement ironique assez agaçant, et un sens des vignettes graphiques et artistiques jamais particulièrement bien intégré au reste du récit.

Ici, on retrouve donc tout ça, avec des personnages unanimement agaçants et antipathiques, de l'ironie moqueuse, un choc des cultures Boomers vs Millenials assez éventé et cousu de fil blanc, des tonnes de personnages secondaires inutiles (la mère, son amant, la voisine, le boss, le dépanneur) uniquement là pour donner un petit rôle aux copains du réalisateur (on voit passer AnnaLynne McCord,  Ray Wise, Ray Santiago, Keisha Castle-Hughes, etc), et bien sûr, des moments "artistiques", qui font tâche, et ont la subtilité d'un tractopelle - monologues face caméra, scènes oniriques, multiplication des points de vue, trip sous acide...

Bref, encore une fois, malgré sa distribution sympathique, le film ne l'est pas le moins du monde : il est affreusement bancal, rarement amusant, et il m'a agacé plus qu'autre chose, tant il se croit plus pertinent et intelligent qu'il ne l'est vraiment.

2/6 (pour les deux leads et leur interprétation)

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Halloween Novembrrrfest 2013 - 23 - A Monsterous Holiday, Complicity & Ferocious

Publié le 9 Novembre 2013 par Lurdo dans Oktorrorfest, Cinéma, Critiques éclair, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Thriller, Animation, Jeunesse, Found Footage

Halloween est arrivé, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant tout le mois d'Octobre, et la première quinzaine de Novembre...

A Monsterous Holiday :

Un jeune apprenti-inventeur tente de remporter le concours scientifique de son école, en allant chercher les conseils de son voisin, le Dr Frankenstein. Mais rapidement, il rencontre la Créature, un ado tout comme lui, et les choses dégénèrent.

Un téléfilm animé de 45 minutes, pas particulièrement joli, et assez basique. Ça se regarde, sans plus.

2.5/6

Complicity :

Une bande de jeunes fait la fête chez l'une d'entre eux, mais la soirée tourne au drame, quand l'une des filles se fait supposément violer, et que le violeur se fait tuer...

Beaucoup de caméra à la première personne/camescope, un rendu visuel clippesque et arty, et un film au pitch reposant intégralement sur l'interprétation très inégale des acteurs, et son écriture guère plus assurée, aux ficelles un peu trop grosses pour bien fonctionner, et à la fin en queue de poisson. Dommage.

2.25/6

Ferocious :

Une jeune actrice à la mode revient dans sa petite bourgade natale, mais est bientôt contrainte de prendre des décisions radicales pour que son image proprette ne soit pas salie...

Assez bien joué et assez stylisé visuellement, mais assez inégal et bordélique dans sa narration, jusqu'à en devenir fatiguant.

2/6

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Critique éclair - Mixology 1x01-02

Publié le 17 Février 2014 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Comédie, Sitcom, Romance, ABC

Mixology 1x01-02 :

Une nouvelle sitcom ABC qui repose sur un concept à la con inédit : 10 personnages se rencontrent, une nuit, dans un bar, et chaque épisode suit la soirée (plus ou moins romantique) de l'une ou l'autre des paires de protagonistes, avec toutéliage progressif à la clef. Un pitch tellement révolutionnaire et bien écrit que les networks se sont battus pour acheter le script...

... nan, je ne peux pas écrire ça et rester sérieux. Si les networks se sont battus, c'est parce que ça a été écrit et conçu par les scénaristes de The Hangover, ni plus ni moins.

Ouép. Une sitcom/romcom par les scénaristes de Very Bad Trip. Traduction : c'est exactement aussi caricatural et lourd que The Hangover. En vrac, on a un trio de potes/bros, dont un est Galifianakis barbu, sarcastique et ressemble à un clodo roux ; une latina couillue qui se comporte comme un mec ; un anglais alcoolique qui vomit dans un sac à main et envoie des dick pics ; de la drague lourde ; de l'alcool à gogo ; des flashbacks et une voix-off inutiles ; et une distribution composée à 95% d'inconnus sans charisme ou intérêt (hormis un bref caméo de Sarah Wright-Olsen, Vanessa Lengies et Sarah Bolger sont les seuls visages un tant soit peu familiers et sympathiques du lot, et doivent avoir à peine une minute de présence à l'écran sur les deux premiers épisodes).

Bref... encore une tentative de sit-rom-com destinée à finir à la poubelle.

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Un film, un jour (ou presque) #69 : The Pretty One (2013)

Publié le 19 Février 2015 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Review, Comédie, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

The Pretty One :

Contrairement à sa soeur jumelle Audrey (Zoe Kazan), populaire et heureuse, Laurel, complexée et timide, vit une vie médiocre chez ses parents... mais la mort de sa soeur dans un accident de voiture va lui permettre de prendre la place de cette dernière et de vivre son existence, trouvant par là-même un sens à sa propre vie...

Une comédie dramatique qui repose intégralement sur le capital sympathie de Zoe Kazan, qui fait de son mieux dans un rôle étrangement assez caricatural. En effet, il ne faut pas forcément compter sur le pitch, assez classique, ou sur la mise en image (et en musique) clairement typiquement indie/hipster, pour élever cette histoire assez prévisible et basique, qui en prime finit par placer son héroïne en position de "méchante", obligée de s'excuser auprès de tout le monde dans la dernière demi-heure du film.

Pas sûr que cela ait été le meilleur choix scénaristique à adopter, déjà que le personnage était à la limite de l'agaçant de par son impuissance, sa timidité maladive, et son attitude globalement maniérée et excentrique. M'enfin bon. Un peu déçu, je dois dire.

2.25/6

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Christmas Yulefest 2015 - 04 - S.O.S. Père Noël (1984)

Publié le 2 Décembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Noël, Christmas, Comédie, Fantastique, Télévision, Jeunesse, ABC

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

S.O.S. Père Noël (The Night They Saved Christmas) :

Le Pôle Nord est en danger, alors qu'une compagnie pétrolière menace la pérennité de l'Atelier du Père Noël (Art Carney) avec ses opérations de forage. Santa envoie alors ses elfes pour tenter de convaincre Michael Baldwin (Paul Le Mat), l'un des employés de la société, d'interrompre les opérations. Et pour cela, il décide de lui offrir, à lui et à sa famille, une visite guidée de son Atelier...

Une pure dose de nostalgie, puisque c'était l'un des téléfilms de Noël que, petit, je me passais chaque année en VHS après l'avoir enregistré à la tv.

Le pitch est basique au possible, c'est une production Halmi (les responsables, chaque année, des mini-séries médiocres diffusées sur Syfy Channel) pour ABC, bref, objectivement, ce n'est pas exceptionnel, mais bon, ça représente une telle part des Noëls de mon enfance que je ne peux pas détester.

Ni noter.

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Un film, un jour (ou presque) #109 : Walter (2015)

Publié le 16 Avril 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Fantastique, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Walter :

Walter (Andrew J. West), un jeune vingtenaire poinçonneur de tickets dans un cinéma, est le fils de Dieu, et doit donc, chaque jour, juger l'âme de chacun, décidant ainsi si quelqu'un va finir au Paradis ou en Enfer. Mais un jour, le mystérieux Greg (Justin Kirk), un esprit bloqué au Purgatoire, apparaît devant lui, et bouleverse sa vie...

Avec un pitch comme ça, on pouvait s'attendre à quelque chose de corrosif, d'original, de drôle, de surnaturel, voire même de profond ou de spirituel.

Pas de chance, cette adaptation au cinéma d'un court-métrage préfère donner dans le film indépendant décalé, à la distribution intrigante (Milo Ventimiglia, William H Macy, Virginia Madsen, Neve Campbell, Peter Facinelli, Jim Gaffigan), mais qui finit, en fin de compte, par n'être que le portrait psychologique d'un jeune vingtenaire traumatisé par la mort de son père, qui n'a jamais fait son travail de deuil, et qui s'est enfermé dans un autisme improbable et religieux en réaction.

Pourquoi pas, dans l'absolu, si le tout n'était pas à ce point téléphoné (tout ça, on le comprend dès le premier flashback, très tôt dans le film), mollasson, et un peu trop maniéré pour paraître vraiment sincère.

Gros bof, donc.

1.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #306 : Riftworld Chronicles (2015)

Publié le 3 Mai 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Télévision, Review, Comédie, Fantastique, Canada

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Riftworld Chronicles :

Lorsqu'il atterrit à Toronto, au 21è siècle, Alar (Tahmoh  Penikett), un sorcier aux pouvoirs extraordinaires issu d'un royaume médiéval au bord du chaos, rencontre Kim (Erin Karpluk), pigiste, et lui demande son aide afin de rentrer chez lui... mais un chasseur de primes menaçant est à ses trousses...

Un moyen-métrage/web-série canadien qui développe sur 45 minutes le pitch d'un court-métrage de 10 minutes intitulé The Portal (2014), de et avec la même équipe.

Malheureusement, cette première mini-saison préfère diluer tout ce qui faisait la force du récit original (c'était bref, percutant, amusant, et ça avait une conclusion qui fonctionnait bien) en meublant énormément, en partant dans d'autres directions, et en rajoutant des personnages secondaires (le frangin rôliste, les collègues), afin de faire de la mise en place pour une seconde saison éventuelle.

Résultat : si le tout reste sympathique, léger, et distrayant (ça repose beaucoup sur les épaules du duo principal, forcément attachant), il se termine alors même qu'il devrait commencer, et frustre énormément. Rien de plus à ajouter, pour être franc : c'est très regardable, mais ça ne restera pas forcément dans les mémoires.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #1120 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Plus One (2019)

Publié le 6 Février 2020 par Lurdo dans Comédie, Cinéma, Critiques éclair, Review, Romance, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...

Plus One (2019) : 

Se connaissant depuis des années, Ben (Jack Quaid) et Alice (Maya Erskine) s'entendent comme larrons en foire, et décident, à l'approche d'un été empli d'invitations de mariage, d'assister à ces cérémonies en duo, plutôt qu'en tant que célibataires. Mais rapidement, l'alchimie entre les deux amis commencent à se muer en quelque chose de plus irrésistible...

Une comédie romantique indépendante nonchalante et décontractée, assez sympathique, et rendue globalement plutôt ludique grâce à l'alchimie et à la répartie de son duo principal. Cela dit, le pitch de départ n'est pas forcément des plus originaux, et finalement, tout se déroule comme prévu, mais les rapports complices des deux protagonistes font facilement passer la pilule.

3.75/6

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Christmas Yulefest 2020 - 59 - Perfect Strangers : Lost at Christmas (2020)

Publié le 30 Décembre 2020 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Noël, Review, Romance, UK, Yulefest, Écosse

Noël est derrière nous, mais chez les Téléphages Anonymes, le marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest continue jusqu'à mi-janvier...

Perfect Strangers - Lost at Christmas (2020) :

La veille de Noël, en pleine tempête de neige, deux voyageurs, Rob (Kenny Boyle) et Jen (Natalie Clark), se retrouvent bloqués ensemble dans un pub écossais, au beau milieu des Highlands...

Un long-métrage indépendant écossais basé sur un court intitulé Perfect Strangers, ce Lost at Christmas (initialement intitulé, lui aussi, Perfect Strangers) s'avère un visionnage assez inégal : on sent clairement le manque d'expérience de son réalisateur/scénariste (ce n'est que son deuxième long), et cela se traduit, à l'écran, par un film au ton et à la structure éparpillés.

Au niveau du ton, on est ici clairement plus dans de la comédie dramatique douce-amère, avec des personnages globalement tous déprimés (et souvent déprimants), une Jen quasi-manic pixie dream girl à l'excentricité forcée, et une fin de film volontairement à contre-courant. Au niveau de la structure, le film ne démarre vraiment qu'à l'arrivée dans le pub/auberge, donc après une bonne demi-heure, et conserve ensuite un rythme très nonchalant, qui trahit ses origines de court-métrage rallongé au format long.

Malgré tout, et malgré le fait que je n'aie pas accroché aux personnages du film, ça se regarde. Principalement parce que les décors de l'Écosse enneigée sont splendides (c'est là qu'on se rappelle de la différence entre une vraie neige qui tombe abondamment et la neige artificielle des téléfilms Hallmark tournés en août), et qu'il règne tout de même un certain sens de l'humour typiquement écossais, loin d'être désagréable.

Mais dans l'ensemble, Lost at Christmas ne me laissera pas forcément des souvenirs impérissables.

Un petit 3/6

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Critique éclair - Marvel's Agents of SHIELD 1x04

Publié le 16 Octobre 2013 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Marvel, MCU, ABC, Thriller, Action, Fantastique, Science-Fiction

1x04 :

Jeff Bell seul à l'écriture d'un épisode réalisé par B'elanna Torres = ça redresse (un tout petit peu) la barre. Le problème, en fait, c'est qu'à nouveau, le pitch était convenu au possible : le coup du "l'ancien protégé du leader de l'équipe est passé à l'ennemi, et il faut le retrouver au plus vite pour l'empêcher de nuire, mais la situation est moins manichéenne qu'au premier abord, parce qu'elle est forcée de travailler pour l'ennemi", on y a eu droit dans toutes les séries d'espionnage, ou même dans des NCIS et consorts... donc bon gros bof pour le scénario, et pour l'actrice qui jouait l'ex-protégée de Coulson. Ce qui pose problème quand tout le suspense de l'épisode repose sur la survie ou non de la fille en question... surtout qu'en plus, il y a toujours les grosses ficelles habituelles (l'opération chirurgicale improvisée pratiquée par une scientifique inexpérimentée, mébiensûr ; toute l'intro avec les transporteurs de diamands en mode Anonymous, rien de tel pour passer inaperçu ! ; Skye qui hacke tout et n'importe quoi à partir d'un laptop, y compris les systèmes des maychants, qui ont pourtant 10 ans d'avance technologique sur le Shield, laule ; la team qui choisit d'envoyer Ward à la place d'une femme, au lieu de May, qui était pourtant là et prête à l'action, *soupir*).

Par contre, si sur le front de l'intrigue ça ne fonctionnait pas vraiment, sur celle de l'écriture des personnages, c'était un peu mieux : tous les personnages, de manière globale, étaient en mode mineur en comparaison des épisodes précédents, ce qui était appréciable. Cela dit, l'anti-jeu rigide et volontaire de Ming-Na risque d'être fatiguant à la longue.

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Halloween Novembrrrfest 2013 - 26 - Skinwalker Ranch, 13 Eerie & Haunter

Publié le 12 Novembre 2013 par Lurdo dans Oktorrorfest, Cinéma, Critiques éclair, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Found Footage, Science-Fiction, Thriller, Jeunesse

Halloween est arrivé, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant tout le mois d'Octobre, et la première quinzaine de Novembre...

Skinwalker Ranch :

L'enquête d'une équipe de chercheurs sur la disparition d'un gamin sur un ranch, enlevé par une orbe de lumière...

Un found footage de plus, particulièrement convenu et ronronnant, dans lequel les manifestations étranges se multiplient (fantômes, lumière, loups difformes, bruits, lumières, etc) jusqu'à l'overdose, la réalisation est chaotique et parasitée pour cacher les effets numériques, et quelques visages sont trop familiers pour que ça fonctionne vraiment (Erin Cahill & Jon Gries). Bref, au final, la mayonnaise ne prend jamais, et le film se finit en queue de poisson sans avoir réussi à provoquer quoi que ce soit d'autre que de l'ennui.

1.5/6

13 Eerie :

Un groupe d'étudiants en médecine légale part en travaux pratiques sur une île supervisée par leur professeur depuis un QG high-tech, près d'un pénitencier abandonné, où ont eu lieu des expériences étranges...

Mindhunters à la sauce médecine légale, qui se transforme en zombie flick fauché au bout d'une demi-heure. Mais vraiment fauché. Tout le budget a dû passer dans le salaire de Katharine Isabelle, Michael Shanks et Brendan Fehr... après, malgré tout, ça se regarde gentiment, principalement pour K.I. et pour le gore assez généreux, mais bon...

2.5/6 

Haunter :

Une ado fantômatique hante sa maison avec le reste de sa famille, prise dans une boucle temporelle, jusqu'à ce qu'elle entre en contact avec l'adolescente qui y vit, et qui est menacée par un tueur en série sépulcral.

Un film à mi-chemin entre Lovely Bones, Groundhog Day et un récit typiquement "Young Adult", avec Abigail Breslin (qui assure son rôle), et dirigé par le réalisateur de Cube, qui décidément peine à retrouver le chemin du succès.

Ici, en l'occurrence, malgré les apparences d'originalité que se donne le film, tant visuellement que formellement, le récit prend beaucoup trop son temps pour qu'on ne s'aperçoive pas de son contenu finalement assez convenu. On se retrouve donc avec un pitch digne d'un Fais-moi Peur (en à peu près aussi effrayant), mais en plus décousu, et en beaucoup plus étiré.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #132 : Riddick (2013)

Publié le 19 Mai 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Science-Fiction, Action, Thriller, Aventure

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Riddick :

Trahi par les Necromongers, et abandonné sur une planète déserte, Riddick (Vin Diesel) le dangereux Furyen doit désormais reprendre contact avec son côté bestial pour espérer survivre. Et lorsqu'il parvient à réactiver une balise de détresse, ce sont deux équipages de mercenaires rivaux qui arrivent pour le capturer : entre ces ennemis et les innombrables créatures meurtrières de son nouvel environnement, les chances de survie de Riddick sont de plus en plus faibles...

À l'époque de la sortie en salles, j'avais dit ceci :

"Ce n'était pas désagréable, sans plus. La VF est calamiteuse, et plombe l'ensemble, et le rythme bâtard (ainsi que la fin précipitée) laisse présager d'un Director's Cut plus étoffé, mais dans l'ensemble, c'est de la série B sympatoche, qui a probablement souffert de sa gestation difficile. J'attends le dvd version longue pour vraiment me décider. 3/6"

Dont acte, et vision du film en VO & édition Extended/Unrated/Director'sCut/quelque soit le nom donné à la version longue.

Et c'est tout le métrage que je revoie largement à la hausse. Le premier tiers du film, avec Riddick en solitaire, seul contre les éléments, est un succès incontestable, original, osé, et particulièrement rafraîchissant ; le tiers suivant, lorsque le film nous refait un Pitch Black 2.0, et change de point de vue pour adopter celui des mercenaires tués un à un par Riddick, est moins réussi, principalement parce qu'il sent la redite, et que le meneur des mercenaires miteux n'est pas le meilleur acteur du monde ; heureusement, le dernier tiers oppose tout ce petit monde à des créatures au rendu très réussi, et donne lieu à un métrage particulièrement bien réalisé et mis en images. Et puis cette conclusion rallongée, aux portes de l'Underverse, donne particulièrement envie d'une suite, là, maintenant, tout de suite...

À vrai dire, le seul vrai bémol que j'aurais à faire au métrage, c'est l'utilisation de ces motos volantes, jamais convaincantes ni très bien intégrées. Elles cassent un peu l'immersion et la vraisemblance de l'univers, et auraient pu être remplacées par un autre moyen de transport.

Mais le film, donc, en comparaison de la version ciné : la VO est forcément supérieure à la VF, le rythme est nettement plus harmonieux une fois les rajoux pris en compte, la fin est largement supérieure à son homologue salles, et le tout se hisse sans problème d'un 3/6 à un

4.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1056 : Back To School (2018)

Publié le 5 Septembre 2019 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Back To School (Night School - 2018) :

Vendeur au bagout imparable, Teddy Walker (Kevin Hart) est un jour contraint de prendre des cours du soir, et d'obtenir son GED, s'il veut pouvoir décrocher un nouveau poste. Là, sous la direction de l'autoritaire Carrie (Tiffany Haddish), Teddy étudie aux côtés de plusieurs adultes excentriques (Rob Riggle, Romany Malco, Al Madrigal, Mary Lynn Rajskub, Anne Winters, Fat Joe), dans un établissement dirigé par Stewart (Taran Killam), ancien rival de Teddy...

Une comédie américaine produite et interprétée par Kevin Hart, qui fait ici son numéro habituel, avec face à lui une Tiffany Haddich (nouvelle chouchoute du cinéma comique afro-américain) qui lui rend la pareille. Et d'ailleurs, la joute verbale entre ces deux comédiens, sur laquelle le film est plus ou moins vendu, promettait de faire des étincelles... si elle avait vraiment eu lieu.

Le problème étant que, sur son pitch de sitcom (Night School, c'est Community sur près de deux heures), ce métrage ne construit rien d'autre qu'une suite de sous-intrigues pas très concluantes, dans lesquelles la distribution, pourtant excellente, enchaîne des péripéties assez basiques, et s'avère victime d'une post-synchro assez approximative, et d'un récit sans réelle énergie.

Haddich a bien quelques moments verbaux plus énergiques, mais dans l'ensemble, elle est réduite à un rôle très premier degré et sérieux d'enseignante, et progressivement, le film s'essoufle, perdant en intérêt et en rythme à mesure qu'il s'approche de sa conclusion.

Bref, ça a beau avoir cartonné outre-atlantique sur la base de ses deux stars, ça ne vole pas haut, et on finit par s'ennuyer sur la fin.

2/6

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Halloween Oktorrorfest 2019 - 19 - Into The Dark - 1x01 - The Body (2018)

Publié le 10 Octobre 2019 par Lurdo dans Anthologie, Cinéma, Critiques éclair, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Romance, Thriller, Télévision, Hulu, Les bilans de Lurdo

Chez les Téléphages Anonymes, d'octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Into The Dark - 1x01 - The Body (2018) :

La nuit d'Halloween, un tueur à gages (Tom Bateman) tente de se débarrasser d'un cadavre au plus vite, mais il croise le chemin de plusieurs personnes enthousiastes (David Hull, Aurora Perrineau, Harvey Guillén, Ray Santiago, Rebecca Rittenhouse) qui l'invitent à une fête costumée, pensant qu'il est déguisé et transporte un cadavre factice...

Première volet de l'anthologie Into The Dark, un ensemble de 12 épisodes produits par Blumhouse et diffusés sur Hulu toute l'année, à l'occasion des principales fêtes calendaires. Une sorte de sous-Masters of Horror, donc, sans les "Masters", pour un résultat qui semble plus proche de Fear Itself que de l'anthologie Showtime...

En effet, dès ce premier épisode centré sur Halloween, on comprend que l'anthologie va souffrir de certains problèmes, au premier rang desquels son format de 85 minutes.

85 minutes, c'est long, surtout quand à la base, on n'a qu'un postulat de court métrage, comme pour ce The Body, adaptation d'un court du même nom : le pitch de base est ainsi présenté dès les cinq premières minutes, et tout le reste n'est que du remplissage.

Monologue inutile, romance à la conclusion prévisible, caméo de Sasha Grey, et un script qui commet l'erreur de basculer du point de vue exclusif du tueur à celui des fêtards - des fêtards malheureusement inintéressants, même si ça fait toujours plaisir de revoir Pablo de Ash vs Evil Dead : l'écriture est, avec le rythme, un vrai souci, et le tout se traîne vraiment mollement à mesure que le récit avance, notamment dans la dernière demi-heure.

Pire : la conclusion est télégraphiée au possible, et achève de souligner que ce The Body ressemble trop à un Conte de la Crypte délayé au possible - une morality tale qui aurait fonctionné sur moins d'une heure, mais qui finit par s’essouffler totalement au format actuel. Je crains le pire pour le reste.

2.5/6

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