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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Résultat pour ""inside No. 9""

Catch Review : WWE NXT Takeover - The End (08/06/2016)

Publié le 11 Juin 2016 par Lurdo dans Catch, Review, WWE, NXT, Télévision

Nombreuses rumeurs menaçantes au sujet de NXT, vis à vis du titre visiblement définitif de ce Takeover, et de la réorganisation imminente des brands de la WWE. Espérons que NXT ne va pas en pâtir...

WWE NXT Takeover - The End (08/06/2016) :

# Pre-show #

- Étrange ambiance, avec les trois présentateurs qui se demandent ce que peut bien signifier "The End", et si c'est la fin de la brand, etc...

- "NXT, sponsorisé par Babymetal." :mrgreen:

- Toujours du mal à voir, dans ce push de Nia Jax, quoi que ce soit d'autre que "hey, encore une cousine de The Rock, si on en faisait une superstar" ; et honnêtement, ça serait sympa qu'Asuka travaille son anglais, parce que ça fait tâche, là.

- Tease pour le début d'Andrade "Cien" Almas, un luchador qui fait ses débuts démasqué ce soir.

- Récap de Shinsuke Nakamura vs Austin Aries. C'est prometteur.

- Récap de Revival vs American Alpha. Interview de The Revival... je n'y peux rien, je les trouve beaucoup trop génériques, ces deux-là.

- Récap de Joe/Balor. J'ai toujours du mal avec Balor, mais bon...

 

# The End #

- Grosse récap de toute l'histoire de la NXT, et promesse de la fin du commencement, du commencement de la fin, et du début d'une nouvelle ère. Le show est rebaptisé "The End of the beginning", ce qui est déjà nettement moins inquiétant.

- Perfect Ten Tye Dillinger vs Andrade Cien Almas. Dillinger a un costume ridicule, mais est assez solide dans le ring (un peu le même style que Cesaro, en fait), et le match est particulièrement peu mémorable. Rien d'exceptionnel, mais rien de désastreux non plus.

- Revival vs American Alpha, NXT Tag Titles. Un tag match très compétent, avec un public motivé. Pas forcément fan de la toute fin, ou de cette nouvelle équipe managée par Paul Ellering.

- Aries vs Shinsuke Nakamura. Excellent match, qui a su narrer une histoire intelligente, celle d'un Aries qui se donne à 200%, et perd sur une seule erreur regrettable.

- Asuka vs Jax, NXT Women's Championship. Mwé. Jax est clairement un bon niveau en dessous, nettement plus lente, et se contente de profiter de sa taille et de sa force en abusant du no-selling... mais c'était regardable, bien qu'un peu brouillon çà et là, et avec une fin assez peu marquante.

- Joe vs Finn, Cage match, NXT title. Mwé (bis). Un match en cage, ça limite forcément l'action plutôt que de permettre de la décupler, donc déjà ce n'est pas mon style de match favori, surtout avec cette tendance actuelle à passer par la porte pour s'échapper de la cage. Et pour ne rien arranger, j'ai toujours du mal avec Balor, qui est un bon catcheur, mais a été tellement surhypé sur la base de son maquillage et de son entrée que j'ai toujours du mal à me passionner pour ses matches. Un match de championnat honorable, mais moins spectaculaire que ce que j'espérais.

 

Un NXT Takeover assez mineur, en fin de compte, mais qui n'est nullement mauvais ; le seul problème, c'est que la compagnie a placé la barre tellement haut durant certains shows passés, notamment au niveau de la division féminine, que forcément, derrière, ça déçoit dès que ça n'est plus aussi excellent.

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Catch Review : TNA Impact (09/01/2014)

Publié le 10 Janvier 2014 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, TNA

Dernier show de la session d'enregistrements en cours de diffusion, un Impact intégralement construit sur LE match incontournable : AJ Styles vs Magnus, pour l'unification des titres de la compagnie (prévue et enregistrée bien avant que la WWE ne fasse de même).

Impact :

- Dixie n'est pas là pour déconner, et fait signer son contrat d'un soir à AJ, avec une clause supplémentaire, NO Dq ; AJ accepte, mais il explique qu'il a du renfort. Des promos croisées clairement plus chargées en émotion (notamment du côté de Dixie) que d'habitude, puis Magnus se pointe, kickbanne Dixie, et fait une promo confiante. Un début efficace.

- Dixie a apparemment recruté Gail, Tapa et les Bromans pour... une tâche quelconque.

- Bromans vs EY & JP. Domination rapide de la Team Initiales, jusqu'à ce que EY ne se barre pour aller aider ODB, attaquée par Gail/Tapa ; seul contre deux, JP se fait laminer, et en post-match, se fait détruire sur un rail de sécurité.

- Joe est prêt à aider AJ, ce qui agace Dixie.

- JP est hors-service, EY emmène ODB à l'hosto : petit à petit, Dixie élimine tous les alliés potentiels d'AJ.

- Storm et Gunner s'engueulent, et remettent la valise en jeu @ Genesis.

- EC3 démolit Joe backstage, et continue de le démolir jusqu'au ring.

- EC3 vs Joe. Une rapide DQ, après que EC3 et Spud s'en soient pris aux genoux de Joe... et un allié d'AJ en moins, un.

- Backstage, Angle veut un cage match pour se préparer à un cage match. Oh, Kurt... ça va mal finir.

- Joe en piteux état.

- Gunner & Storm sont HS, Sting et Dixie s'engueulent bruyamment backstage.

- Angle vs Bad Influence, Handicap Steel Cage match. Solide.

- Dixie booke Roode contre Sting en cage. Roode surjoue. :mrgreen:

- Al Snow doit emmener Kurt à l'aéroport pour une urgence inexpliquée.

- Roode vs Sting, Cage match. Efficace, et finish logique.

- Anderson rend visite à une maison funéraire, où il trouve Ray, qui balance une promo obscure et menaçante. Un segment surproduit, mais bizarrement, ça finit par marcher.

- Sting est toujours debout, et Dixie le menace de ne pas renouveler son contrat.

- AJ vs Magnus, NODQ Unification Match. Un match qui se transforme immédiatement en 3 contre 1. Jusqu'à l'arrivée de Sting, qui égalise les chances. Jusqu'à l'arrivée des Bromans, qui ramène le tout à un 6 contre 2. Et puis ensuite c'est Bad Influence qui arrive, pour un 8 contre 2. Mais Earl Hebner en a marre, et se révolte. Jusqu'à ce que Dixie se pointe, et impose Hebner Jr pour le remplacer. AJ parvient à reprendre le dessus, mais Bad Influence se débarrasse de l'arbitre. AJ continue de lutter, prend le dessus, Hebner revient en courant, est sur le point de déclarer AJ vainqueur, mais Bad Influence intervient. AJ sur le point de placer un Spiral Tap, mais intervention de Roode, triple death valley driver, Dixie ramène un autre arbitre, et le match se termine sur une victoire de Magnus über-heel. Un bordel pas possible, clairement signé Jarrett (qui bookait les shows à ce moment-là) mais étrangement particulièrement fun, logique et bien mené.

 


 

 

D'ailleurs, tout le show était à l'identique : logique, et bien mené. Le plan était d'éliminer toute possibilité d'assistance pour AJ, et de s'assurer que le main event soit absolument chargé en sa défaveur, et c'est ce qui s'est produit, de manière cohérente. Certes, en guise de main event, ça ne donne pas un match très joli (si le match avait été booké pour un vrai PPV, on aurait eu 10-15 minutes d'action traditionnelle avant... là, pas le temps), et il est évident que ça ne plaira pas à l'interwebz, mais à entendre l'Impact Zone exploser pour AJ, et huer à tout va pour Magnus et Dixie, le résultat attendu est obtenu. Ah, et avec la sortie qu'ils lui ont bookée, AJ seul contre tous, il ne reste plus qu'à attendre qu'AJ revienne, dans six mois ou un an, pour reprendre son titre.

 

 

Next week, Genesis... et jamais un PPV de la TNA n'aura aussi bien porté son nom : c'est une nouvelle ère qui s'ouvre.

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Catch review : WWE RAW (02/12/2013)

Publié le 3 Décembre 2013 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, WWE

Pas grand chose à dire à ce point de la programmation annuelle de la WWE : les bookers sont paumés, HHH & Steph phagocytent le show, Cena et Orton sont en tête d'affiche... bref, on attend un sursaut, parce que sinon, c'est encéphalogramme totalement plat.

Heure 1 :

- Punk dans le ring pour se plaindre d'avoir été attaqué par le Shield, et parce qu'il ne veut pas être embarqué dans cette intrigue de merde contre l'Authority. On le comprend. Promo honorable, sans être trop motivée. Steph vient se défendre, redirige Punk vers Kane. Rapidement, le segment agonise de sa belle mort, avec un Corporate Kane particulièrement terne.

- Les commentateurs parlent enfin d'un Undisputed Champion pour le PPV, mais c'est trop peu insistant pour être crédible : ils ont beau le promettre, je n'y croierai que lorsque je le verrai.

- Et encore un match entre Zigg et Sandow, pour un shot à l'IC title (il est loin le temps où Zigg était en compétition pour la ceinture de Champion) : quatre minutes de meublage.

- Un tag match entre les Divas/Total Divas : bordélique et assez laborieux.

- Comme prévu, aucune conséquence à l'enlèvement de Bryan par les Wyatt.

- Un segment calamiteux avec Wade Barrett réduit à un gimmick de donneur de mauvaises leçons.

- Orton a des problèmes d'égo.

- DBry vs Rowan, sans conséquences de son enlèvement. Pas un mauvais match, mais peu importe, le feu continue, et les Wyatt perdent proprement, comme d'habitude.

Heure 2 :

- Promo nonsensique de Bray Wyatt au sujet de DBry, pour tenter de le recruter au sein de la Family, et de réveiller la bête en lui.

- Bryan booké dans un autre match handicap à TLC.

- Xavier Woods & Truth vs Funkadactyls. Pourquoi ? Parce que les bookers de la WWE ont baissé les bras. Woods est toujours décevant, et ne semble pas avoir progressé en trois ans depuis la TNA.

- Sin Cara (w/Tattoos) vs ADR. Queconque et soporifique. Pas de botch, cela dit. :p Mais c'est normal, puisque c'était Hunico sous le masque.

- Show & Rhodes vs Shield. Encore un match de meublage, sans grand intérêt. Solide, mais totalement oubliable. Meh.

Heure 3 :

- Brève promo de Punk.

- Encore un segment calamiteux de Bad News Barrett.

- Kofi & Miz vs Ryback & Axel. Encore un match sans intérêt, uniquement là pour promouvoir le feud Miz/Kofi.

- Los Matadores qui font de la pub pour WWEShop.

- Mark Henry squashe Fandango.

- Récap honteuse de Smackdown, avec Titus ONeil qui vomit sur tout le monde.

- PTP vs Real Americans. Ils nous refont Titus qui va vomir. Ridicule.

- HHH dans le ring, pour la signature de contrat du main event de TLC. Un peu de branlette d'égo par HHH, qui se place parmi tous les grands ; un peu de Cena qui se moque joyeusement d'Orton... un brawl couvert par les cris déchaînés des fangirls des deux hommes... et Cena qui no-sells le brawl et émerge triomphant, forcément.

Un show entièrement centré sur le PPV à venir, et sur sa mise en place. Ce qui est une bonne chose et change clairement des échecs à répétition des PPVs précédents... mais d'un autre côté, cela signifie aussi que, sorti de cette mise en place, tout le reste du show est en pilotage automatique, et sans intérêt aucun. Oh, well... ça ne change pas vraiment de d'habitude...

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Catch Review : TNA Impact - Turning Point (21/11/2013)

Publié le 22 Novembre 2013 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, TNA

Après à peine huit mois en tournée sur la route, sans en obtenir les résultats escomptés (publics très inégaux, et audiences au point mort), la TNA retourne à Orlando, pour s'installer dans une nouvelle Impact Zone, le temps pour la compagnie de se remettre sur pied financièrement. L'avantage ? Un budget nettement allégé, qui devrait permettre la signature de nombreux nouveaux talents ; l'inconvénient ? Le risque de retomber sur un public totalement mort et/ou insupportable. Les dés sont jetés, et la compagnie de Dixie Carter entame un nouveau chapitre de son histoire avec ce Turning Point 2013 :

- Récap de Storm attaqué par Roode dans un bar d'Orlando.

- Bonne vidéo d'intro pour ce TV PPV.

- Ça va, l'IZ 2.0 est plutôt bien remplie, et motivée.

- Dixie remet Joe à sa place backstage, avant de venir dans l'IZ, pour se vanter d'être le sujet d'un article de Sports Illustrated (qui est en effet très intéressant) et se plaindre d'AJ, avant d'être interrompue par Storm, qui veut un Florida Death Match, et qui finit par l'obtenir. Ça trainait un peu, mais c'était sympa.

- Magnus vs Joe - Falls Count Anywhere Match. Un match honorable, sans plus. Ça n'a jamais vraiment passé la seconde, à vrai dire.

- Kazaniels qui s'installent ringside pour regarder Abyss vs Park.

- JPark vs Abyss. Pas d'Abyss, Daniels insulte Park, et tente d'invoquer l'Abyss qui est en Park, en vain. Rien de bien mémorable.

- Gail Kim Open challenge : Candice LeRae, aka la copine de Joey Ryan, et une lutteuse indépendante plutôt bonne, habituellement, mais là, bof, ça tenait plus du squash que d'autre chose, et les quelques hésitations des deux femmes étaient visibles.

- Les Friends of AJ pour AJ au Japon.

- Anderson est confiant.

- Gunner et Storm discutent backstage, et Gunner assure son partenaire qu'il a son soutien... moui. Finish foireux imminent, donc.

- Storm vs Roode, Florida Death Match. Un Last Man Standing efficace mais assez classique, avec une fin assez prévisible, qui est arrivée un peu trop tôt à mon goût dans le match. Storm aurait dû morfler un peu plus avant le finish. Ensuite, Storm et Gunner s'engueulent, forcément.

- American Psycho Samuel Shaw (avec TOCs, côté obscur, et dessins pleins de sang et de mort qu'il cache à Christy Hemme). Intéressant.

- ECIII vient se moquer de la JobberTeam.

- Promo menaçante de Bully.

- Angle hype un peu Magnus, avant d'être appelé par Dixie.

- ECIII vs Shark Boy. La routine : le jobber domine, jusqu'à ce que ECIII place son finisher. Je me demande si la semaine prochaine, on va voir Curry Man.

- Angle & Roode chez Dixie, qui leur annonce un match, Survivor Series-style, la semaine prochaine. :mrgreen:

- Anderson vs Ray, No DQ : certains lutteurs de la compagnie sont là pour admirer la destruction des Aces. Match honorable là aussi, mais qui aurait bénéficié de cinq minutes supplémentaires.

D'ailleurs je crois que c'est le problème de tout ce show, et des TV PPVS en général : trop de matches, pas assez de temps. Sinon, c'était sympathique, avec de la progression de storyline, des nouveaux visages, tout ça... bon, le show restait assez fun, et est passé (trop) vite, mais je reste persuadé qu'en passant les PPVs d'Impact au format 3h, ça donnerait des shows nettements moins précipités, et nettement plus mémorables.

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Un film, un jour (ou presque) #1555 : Mourir peut attendre (2021)

Publié le 13 Janvier 2022 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Review, Romance, Science Fiction, Science-Fiction, Thriller, UK, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Mourir peut attendre (No Time To Die - 2021) :

Séparé de Madeleine (Léa Seydoux), James Bond (Daniel Craig) est désormais à la retraite, coulant des jours heureux (mais solitaires) en Jamaïque. Jusqu'à ce que Felix Leiter (Jeffrey Wright), de la CIA, vienne le chercher pour une ultime mission : récupérer un scientifique russe kidnappé par le Spectre. Mais lorsque la mission tourne court, et que tous les membres de Spectre sont éliminés par les hommes de Lyutsifer Safin (Rami Malek), Bond se retrouve face à une menace d'une ampleur inédite...

Ultime volet de ce qui est, en fin de compte, presque une mini-série consacrée à James Bond, entamée par Casino Royale en 2006, et ayant depuis enchaîné bien des hauts et des bas, dans sa recherche d'humanisation et de modernisation du personnage de Bond.

Une quête bien vaine visant à réinventer Bond pour une nouvelle génération, mais qui m'a très souvent laissé de marbre, comme l'attestent les notes que j'ai mises aux précédents films de la saga : à se prendre trop au sérieux, à investir trop fortement dans l'émotion masculine et dans le premier degré, dans le dark and gritty réaliste de mise en 2005 (remember Batman Begins), la série a perdu une grande partie de ce qui faisait le charme de la franchise Bond, son style et sa fantaisie.

À la place, un Bond qui souffre (émotionnellement et physiquement), un Bond qui pleure, et des films toujours aussi mal rythmés, tentant de concilier maladroitement cette nouvelle direction avec les passages incontournables de la franchise.

Ici, le résultat reste très mitigé. Au nombre des défauts, on peut citer un récit longuet et fragmenté, qui semble compiler les idées d'au moins trois scénarios différents ; un méchant insipide et sous-développé, qui n'a pour seule caractéristique qu'une vague esthétique asiatique/zen assez clichée ; une relation Bond/Madeleine toujours aussi plate et fade (en même temps, je me répète, mais je n'ai jamais trouvé Léa Seydoux particulièrement charismatique, et son alchimie avec Craig est, au mieux, faiblarde) ; une Ana de Armas affreusement sous-exploitée, alors que toute la séquence la mettant en scène est probablement le point fort du film, un point fort pêchu, dynamique et amusant (mais qui, il faut bien l'avouer, fait pièce rapportée et n'est jamais indispensable au reste du récit) ; des morts totalement gratuites, uniquement là pour dire "on tourne la page" ; une remplaçante de 007 transparente et sans grand charisme ; des effets spéciaux inégaux (notamment lors des poursuites en voiture) ; un score de Hans Zimmer vraiment peu marquant ; de grosses ficelles maladroites dans le récit...

Il y a de quoi soupirer, donc, même si tout n'est pas à jeter : désormais à la retraite, Bond/Craig retrouve un peu du flegme et de la décontraction qui lui faisaient trop souvent défaut dans certains des épisodes précédents ; s'il a pris un coup de vieux, il est toujours très convaincant dans l'action, notamment au cours d'une scène continue dans une cage d'escalier, qui permet à Cary Fukunaga de nous refaire True Detective ; et la fille de Bond est assez adorable, dans le genre (tout en étant un artifice scénaristique assez grossier).

Bref, un ultime James Bond à la conclusion assez définitive (enfin, toute aussi définitive que celle de la trilogie Batman de Nolan, puisque "James Bond will return") mais frustrante, car très imparfaite, à l'image de cette version de la franchise qui n'est jamais parvenue à doser l'émotion, l'action brutale, et la décontraction sans verser dans l'une ou dans l'autre de manière abusive.

2.75/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Un film, un jour (ou presque) #726 : Blade Runner 2049 (2017) + courts-métrages

Publié le 1 Juin 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Thriller, Action, Drame, Science-Fiction, Policier, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

On ne présente plus Blade Runner, de Ridley Scott, classique incontournable du genre à la direction artistique spectaculaire et fondatrice, souvent copiée, mais jamais égalée, et désormais modèle systématique de toute œuvre d'anticipation néo-noire et futuriste.

Un film travaillé, organique, à la fois sobre et démesuré, porté par un Harrison Ford au jeu très particulier et vulnérable, par un Rutger Hauer tragique et impérial, et par leur affrontement final, cauchemardesque, pluvieux et dramatique.

À l'occasion de la sortie de sa suite, Blade Runner 2049, Dennis Villeneuve, le réalisateur, décide de produire trois courts-métrages relatant ce qui s'est produit entre le film original (se déroulant en 2019), et le nouveau film (en 2049).

Pour cela, il se tourne vers deux réalisateurs : Shinichiro Watanabe (Animatrix, Cowboy Bebop) pour le premier court, en animation 2D, et Luke Scott, fils de Ridley Scott, pour les deux suivants, plus courts et présentant des personnages du métrage principal.

Blade Runner 2022 - Black Out : Avec l'aide de Ren (Bryson Baugus), un humain, Trixie (Luci Christian) et Iggy (Jovan Jackson), deux réplicants Nexus 8 à l'espérance de vie normale, tentent de lutter contre l'oppression de la société humaine - désormais ouvertement hostile aux réplicants - en détruisant toute technologie à Los Angeles, effaçant ainsi toute trace de leur existence des serveurs publics de la Tyrell Corporation...

Un court d'animation très stylisé (on aime ou pas) qui a pour principal intérêt d'expliquer un peu l'évolution de l'univers de Blade Runner après le premier film, avec en prime un caméo de Edward James Olmos, qui reprend brièvement son rôle de Gaff, sans que sa présence ne soit particulièrement indispensable.

Blade Runner 2036 - Nexus Dawn : Niander Wallace (Jared Leto), de la Wallace Corporation, tente de convaincre des législateurs (Benedict Wong, etc) de le laisser reprendre la production de réplicants, arguant que les Nexus 9, ses nouveaux modèles, sont totalement asservis à l'homme...

À peine 5 minutes, et pourtant, Leto et les scénaristes réussissent à me rendre Wallace totalement antipathique. Je ne sais pas si c'est le jeu d'aveugle de Leto, ou l'écriture ampoulée et pompeuse de son personnage, mais ce court m'a rapidement agacé...

Blade Runner 2048 - Nowhere to Run : Sapper Morton (Dave Batista), l'un des derniers Nexus 8 encore en vie, mène une existence cachée et discrète en ville. Mais lorsqu'une amie et sa fillette sont menacées, il ne peut s'empêcher d'intervenir, mettant ainsi en péril son anonymat...

À nouveau à peine 5 minutes, et pourtant, c'est tout l'inverse du court précédent : Batista est instantanément sympathique, son jeu est naturel, et le court - qui se résume à une grosse scène d'action - fonctionne très bien, tout en positionnant Sapper Morton comme un personnage traqué qui cherche à vivre seul. Assez réussi.

Blade Runner 2049 :

En 2049, Niander Wallace a pris le contrôle des biens de la Tyrell Corporation, et ses réplicants, les Nexus 9, sont désormais parfaitement intégrés dans la société. K (Ryan Gosling), un Blade Runner chargé d'éliminer les quelques réplicants de modèle Nexus 8 et préalables encore en existence, découvre alors un terrible secret, qui pourrait mettre en péril la stabilité de la société. Un secret lié au sort de Rick Deckard (Harrison Ford), disparu plus de 30 ans auparavant dans des circonstances mystérieuses...

Je suis bien embêté.

Je suis bien embêté, parce que quelque part, dans les 2h45 de ce Blade Runner 2049, il y a un bon film, une suite intéressante au Blade Runner original, un propos pertinent sur ce qui fait l'être humain, etc.

Le problème, cependant, c'est que ça dure 2h45, qu'il y a Dennis Villeneuve à la réalisation, et qu'il y a Michael Green (Smallville, Heroes, Alien Covenant, Le Crime de l'Orient Express) à la co-écriture, aux côtés du scénariste du Blade Runner original.

Ce qui donne :

1) un film très réussi visuellement et techniquement parlant, mais assez froid, contemplatif et clinique - la patte Villeneuve, qui est un peu à la réalisation ce que Alexandre Desplat est à la bande originale de film.

2) un métrage vraiment linéaire et banal, qui recycle des idées de Blade Runner (y compris des scènes jamais tournées par Ridley Scott, mais présente sur le papier), joue un peu la carte du fanservice de manière pas toujours très pertinente ou intéressante (le caméo de Gaff fait vraiment de la peine), et qui surtout s'engage sur des sentiers déjà vraiment bien arpentés, sans la moindre originalité, la moindre subtilité ou la moindre épaisseur (les histoires d'élu pouvant changer le cours de l'Histoire et mener des révolutions, ras-le-bol).

On a donc un peu l'impression d'une jolie coquille creuse, que l'on aurait pu amputer de 40 minutes sans rien perdre du tout du récit ou des thématiques, et qui aurait ainsi gagné en force et en pertinence.

Parce que je ne nie pas qu'il y ait des thématiques sous-jacentes potentiellement intéressantes, mais elles sont noyées dans le marasme global de ces 165 minutes de film, bourrées d'idées maladroites : la fausse feinte sur l'identité de l'enfant de Deckard, assez transparente dès que l'on croise le chemin d'un certain personnage créateur de souvenirs, et que l'on remarque que l'archétype du héros qui se découvre élu est vraiment amené avec de trop gros sabots (en plus d'être pitoyablement usé jusqu'à la corde) pour être honnête ; tout ce qui touche à Wallace (un Jared Leto calamiteux en grand méchant digne d'un James Bond, à l'écriture affreuse, et accompagné d'une femme de main là aussi digne d'un mauvais film d'action) ; la romance Joi/K, pas inintéressante, mais déjà vue, notamment dans Star Trek Voyager ; les enjeux vraiment simplistes - trouver un enfant - exposés au bout de trente minutes, et jamais particulièrement bien traités ; les dialogues bourrés d'exposition de tous les personnages, qui sur-expliquent le film, encore et encore ; Harrison Ford, raide et décati, qui arrive en cours de route, trop tard, et ne sert à rien ; la Sean Young en images de synthèse, peu convaincante dès qu'elle ouvre la bouche ; le jeu ultra-minimaliste de Gosling ; la mort prématurée de Batista ; le score mi-copie mi-bruit de Hans Zimmer...

En somme, si esthétiquement, le film fait illusion, c'est narrativement qu'il n'a pas du tout fonctionné sur moi, et qu'il m'a laissé avec une forte envie de dire "tout ça pour ça". Quitte à produire une suite de Blade Runner destinée à se planter au box-office, il fallait y aller franco, et proposer quelque chose qui aille plus loin qu'un simple épisode de Black Mirror ou de Philip K. Dick's Electric Dreams.

3.5/6

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Enterprise, saison 3 (première partie)

Publié le 19 Juin 2013 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Star Trek

Disclaimer : Ce bilan (en deux parties) n'en est pas vraiment un, mais est plutôt une chronique de visionnage, établie courant 2008 lors d'une séance de rattrapage intégral de la série, et initialement publiée sur un forum en temps réel, jour après jour. À prendre avec du recul, donc, la mise en forme n'étant pas vraiment digne du terme "bilan", et nécessitant un travail de réécriture encore à venir.

Enterprise 3x01-12:

- 3x01 : L'Expanse était sensé être un endroit aux frontières de la folie... mais après 6 semaines, il ne s'est toujours rien passé d'intéressant ou de dangereux à bord de l'Enterprise. On a donc le droit à 6 semaines d'exposition racontées par les personnages, pendant que les Xindis (un groupe bigarré d'aliens pas du tout impressionnants) discutent entre eux.

Puis Archer se fait encore emprisonner, et T'pol finit encore en petite tenue (pour ne pas dire topless). Ah, et le nouveau remix du thème musical est encore pire, le peu de dignité et de majesté de la version originale ayant disparu au profit d'une rythmique pop calamiteuse.

Au niveau des bons points... Daniel Dae-Kim. Et T'pol change un peu de tenue et de coupe de cheveux.

Youpi.

- 3x02 : Je dois avouer que cet épisode était plutôt plaisant. Certes, c'était de l'action, et pas beaucoup d'avancées dans l'histoire principale, mais les bizarreries de l'Expanse avaient un effet intéressant sur le vaisseau, et c'était assez sympathique pour ne pas s'ennuyer. Rien de génial, mais en comparaison de la saison 2, c'était un gros progrès.

Bon, par contre, il est évident que les bidasses-à-sac-à-dos embarqués en orbite terrestre dans le finale de la saison 2 ne sont là que pour servir de red-shirts aux scénaristes, et montrer que l'Expanse-c'est-très-très-dangereux-et-ça-tue-des-gens... ah, et Archer en mode Guantanamo, c'est toujours aussi peu digne d'un capitaine de vaisseau, mais bon...

- 3x03 : À ch*er. Threshold 2.0. Et les scénaristes qui s'acharnent à rendre "sexy" les massages de T'Pol à Trip, alors que ces scènes font juste forcées et gratuites... *soupir*.

- 3x04 : J'espère que ça ne va pas devenir une habitude, ces teasers consistant en une scène d'exposition par le conseil des Xindis qui s'inquiète de l'Enterprise... parce que c'est tout sauf motivant. Et quand ensuite on doit subir une intrigue téléphonée à base de bimbo blonde esclave sexuelle à forte poitrine qui demande l'asile à Archer pour échapper à son propriétaire (une blonde qui en fait n'est pas si innocente que ça, puisqu'elle commence à flirter avec tout l'équipage grâce à ses pouvoirs psychiques et tactiles) ... disons juste que ce n'est pas terrible.

Ça ressemble à du Trek période Kirk, mais sans en avoir le charme désuet ni la relative originalité. Par contre, la fusillade finale était sympathique (bien qu'avec un peu trop de ralentis), et un effort certain est fait sur la continuité, qui propulse un peu de l'avant l'Enterprise en leur donnant un but, et qui justifie en partie l'épisode... c'est appréciable, mais il y a encore pas mal d'effort à faire avant que ça ne devienne ne serait-ce que moyen...

- 3x05 : Les habituels incapables coincés sur un vaisseau rempli de zombies vulcains très très maychants. Et T'pol qui est à son tour contaminée. Regardable, mais ça tourne un peu à vide. Et les flashes lumineux pendant la moitié de l'épisode, ça fatigue rapidement.

(Quand est-ce que Manny Coto arrive, déjà ?)

- 3x06 : Tiens, ça me rappelle un épisode de Voyager, ça : l'alien exilé qui se sent tout seul, et qui s'entiche d'un membre d'équipage qui est la seule à pouvoir le percevoir, etc... M'enfin, pas trop gênant, à la limite. Le côté Beauty & the Beast est aussi un peu trop appuyé pour vraiment fonctionner.

La sous-intrigue d'Archer & Trip en navette n'est pas passionnante, mais elle amène quelques infos sur les Sphères, c'est toujours ça de pris. Par contre, je n'ai pas compris pourquoi l'alien qui en avait assez d'être seul n'est pas reparti avec l'Enterprise plutôt que de rester seul comme un idiot dans son château...

- 3x07 : Tiens, il semblerait que les scénaristes aient allumé leur cerveau, et se soient aperçus que de faire des officiers de l'Enterprise des va-t'en-guerre bushiens, c'était un peu une aberration, puisque là, on a le droit à un Archer plus calme, qui prend conscience que les Xindis ne sont pas tous de dangereux terroristes-musulmans-qui-prient, et qui sympathise même avec l'un d'entre eux. Bon, c'est un peu amené avec de gros sabots, mais c'est plutôt intéressant.

- 3x08 : Un autre épisode pas mauvais (même s'il rappelle fortement bon nombre d'épisodes similaires de Trek, et qu'il est assez bavard) avec un Archer qui se croit dans Memento, et qui passe 12 ans à être amnésique, ne se souvenant plus que de ce qui lui est arrivé après un certain incident. D'où vision d'un futur alternatif, et de pleins de lignes temporelles qui se mêlent. Bémol sur le shipping Archer/T'pol, par contre, ça ne fonctionne toujours pas.

- 3x09 : C'était trop beau pour durer. Revoilà un épisode bien merd*que, qu'on dirait sorti du pire de Voyager. Alors comme ça, les maychants aliens ont enlevé des cow-boys pour les déposer sur une planète de l'Expanse, où ils n'ont pas évolué pendant plusieurs siècles ? Et Super Archer n'a aucune difficulté à se battre mano à mano (sur fond de guitare électrique héroïque) avec un maychant cowboy, alors que son épaule a littéralement explosé d'un tir de carabine...? C'est cela, oui... (il y a bien la Annie de Men In Trees, cela dit, c'est toujours ça de pris)

- 3x10 : Bon... Manny Coto est sympathique, et tout et tout, mais le coup de "Trip sérieusement blessé, que l'on ne peut sauver qu'en lui greffant un organe issu d'un clone sorti de nulle part, et "cultivé" à cette occasion", pour illustrer le problème éthique de la culture de cellules souches blablabla, ça serait beaucoup mieux passé si le personnage de Trip était un tant soit peu attachant, si Coto n'en profitait pas pour placer du shipping honteux, si ce n'était pas le trente-millième In media res de la série, si la gestion des souvenirs du clone n'était pas risible... et si le clone ne s'appelait pas Sim.

Ouaip, Sim.

Presque impossible de prendre l'épisode au sérieux une fois que l'on apprend ça 

(jolie interprétation de Bakula, par contre)

- 3x11 : Mouais, pas terrible, cette histoire de Future Guy qui revient pour envoyer Archer & T'pol en 2004, parce que les maychants tentent de changer le passé, à la First Contact, en introduisant un virus meurtrier sur Terre.

Le problème, c'est que ça se limite à ça (un épisode sans budget filmé dans une voiture et dans une ruelle), sans expliquer un seul instant comment les maychants peuvent voyager dans le temps, quelles sont leurs motivations générales, etc... sans compter que Future Guy renvoie la petite équipe dans le passé, deux mois après que les Xindis soient arrivés, et ce sans raison, si ce n'est d'imposer un suspense artificiel à l'épisode. Il faut croire que ça aurait été trop simple de les renvoyer juste avant l'arrivée des Xindis, histoire de les intercepter à temps...

Sinon, il y avait Jeffrey Dean Morgan en maychant alien, impossible à reconnaître autrement que par sa voix.

- 3x12 : 9/11, le retour (accompagné d'un remake de l'épisode de TOS avec les aliens mi-blancs/mi-noirs). De maychants terroristes/extrémistes aux noms musulmans montent à bord de l'Enterprise, et le détournent pour l'utiliser contre des hérétiques, dont l'affront suprême est de déclarer que leur Dieu commun a construit l'Expanse en 9 jours et pas dix. C'est bon, on a compris, la religion, c'est con, le terrorisme, c'est mal, et applaudissons les courageux membres d'équipage du United 93 vaisseau qui se battent (dans des fusillades interminables) pour reprendre le contrôle de celui-ci.

Zzzzzz... décidément, Manny Coto, ce n'est pas la panacée, niveau écriture... surtout qu'au passage, zou, un reboot qui efface toutes les données de l'Enterprise sur les sphères & co. Comme c'est pratique.

 

Bilan de demi-saison: la continuité injectée dans la série est bien agréable... mais si l'écriture continue à être aussi peu inspirée, ce n'est vraiment pas la peine...

commentaires

Les bilans de Lurdo : Stephen King's Kingdom Hospital

Publié le 25 Décembre 2011 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Fantastique, Horreur, ABC, Drame, Thriller

The Kingdom (Riget), plus connu chez nous sous le titre L'Hôpital et ses fantômes est un chef-d'oeuvre de fantastique télévisé signé Lars Von Trier, et diffusé de 1994 à 1997. Véritable bijou inachevé, la série danoise ne pouvait qu'attirer les convoitises de la télévision américaine... et donc, en 2004, c'est Stephen King qui s'est attelé à la tâche de l'adaptation américanisée de Riget, pour la chaîne ABC. Una adaptation en 13 épisodes qui, honnêtement, n'a simplement aucun intérêt, surtout si l'on n'a que peu de patience pour les gimmicks et les grosses ficelles dont King abuse de plus en plus en vieillissant.

Réactions à chaud :

Stephen King's Kingdom Hospital 1x01 :

Heu... c'est quoi ce pré-générique qui raconte toute l'histoire du Kingdom Hospital !? J'ai pas le souvenir de ça dans la version danoise, où le résumé pré-gen restait plus mystérieux... peut-être que je me trompe, cela dit, mais là, ça me paraît franchement relever de la technique du "on explique tout dès le début pour pas forcéer le spectateur à se poser des questions"... bof, quoi.

Sinon, comme d'hab, une adapt bancale au possible : hopital au logo démoniaque ridicule, générique joli mais à la musique totalement hors-sujet, fantôme qui apparaît au moins quinze fois dans lépisode (super effrayant  , d'autant que Jodelle Ferland a plutôt une bouille adorable), de la musique pop foireuse, de l'autobiographie kingienne, un fourmilier moche, des voix off bancales, une critique ridicule des jeux tv, zéro de tension, pas d'ambiance... une bonne adaptation de Stephen King, en somme. Je sens que je vais m'éclater pour les 12 épisodes suivants.

M'enfin, le corbeau était joli, Bruce Davison n'est pas mauvais en Stegman, Ed Begley idem, et ya Heroes' Jack Coleman. C'est peu, mais c'est mieux que rien.

SK KH 1x02 :

[mode SM]

Raaah, ce générique pop totalement hors-sujet... raaah, ces chiens qui parlent sans aucune raison... raaaah cette réalisation & ces angles de caméra bancals pour montrer qu'il se passe quelque chose d'étrange... raaaah cette chanson pop lors des moments dramatiques... raaah ce fourmillier en CGI ratés dès qu'il ouvre la gueule... raaaah le reveal totalement foiré à la fin de l'épisode, avec un gros zoom numérique bien baveux... raaaah encore 10 épisodes....

[/SM]

SK KH 1x03 :

J'adore ces épisodes qui ne durent même pas 38 minutes d'un bout à l'autre...  Le pire étant un bon gros WTF en regardant l'intro interminable de l'épisode, sur ce prisonnier tatoué qui reçoit du courrier avant de se suicider, le tout monté en parallèle avec sa femme à l'extérieur, qui fait la même chose : 10 minutes de mise en place pour ça !? D'autant que tout ça n'est là que pour justifier l'arrivée du tôlard au KH, sur fond de "Nananana Hey Hey goodbye", alors même que l'ambulance croise l'ambulance fantôme sur la route. Une scène à -douze de tension totalement désamorcée par les choix musicaux. Si c'est voulu, alors ça sous-entend que SKKH n'est pas une série d'épouvante avec des moments comiques, mais une série comique avec des moments d'épouvante, ce qui change tout. D'ailleurs, quand tout l'hosto - même les cadavres - se met à chanter en coeur "Nananana heyhey goodbye", on frôle le nawak.

Ça se veut décalé, c'est juste très con. À part ça, on a du placement produit de Stephen King... une "Nurse Von Trier" ... Bruce Davison qui se force à en faire 15 tonnes dans sa crise contre la mère de la gamine qu'il a charcuté... le mec de l'accueil qui surjoue lui aussi totalement, and last but not least, les deux fantômes hyper maquillés, avec d'un côté l'ado dans une lumière bleuté pour faire comprendre qu'il est un méchant fantôme, et de l'autre la Jodelle avec sa pitite voix toute mimi...

SK KH 1x04 :

Je viens de comprendre, en fait : SKKH, c'est une version conne de Six Feet Under ; chaque épisode commence par suivre une personne à qui il arrive quelque chose, et qui doit être admis en urgence au KH. Bien sûr, en lieu et place de la finesse qu'on peut trouver chez Ball, on a droit à de la lourdeur Kingienne, mais bon, le schéma est exactement le même, pour l'instant. Quatre épisodes, quatre fois la même structure. Mouais. Sinon, il se passe pas grand chose: Druse découvre qu'un patient de l'hôpital peut l'aider à percer le secret de KH, mais elle se voit mettre des bâtons dans les roues par le criminel de l'ép. 3, manipulé par le garçon-fantôme-maléfique-au-maquillage-foireux, qui prend l'apparence de sa femme décédée. Ça prend trois minutes de l'épi, et autour de ça, ça brode sans jamais être convaincant, et encore moins effrayant...

SK KH 1x05 :

Un des sans-abris alcoolos cinglés, hanté par les fantômes du KH, pête un cable, s'en prend au prêtre de la paroisse d'à côté, avant de se jeter dans un mur. Plein de fois. C'est donc lui l'hospitalisé de la semaine, tandis que Druss prend contact avec Coleman, que Hook fait découvrir les dessous du KH à sa copine, et que Stegman se prépare à être intronisé dans l'ordre secret des médecins... Un semblant de storyline, dans cet épi de 39 minutes, moins vide que les autres, mais ça reste toujours plus proche d'Urgences que d'autre chose, la partie surnaturelle étant limitée à cinq minutes grand max dans l'épi... et quand elle se manifeste, c'est sous l'apparence de Jodelle maquillée gothique.  Ah, et encore du placement produit King.

SK KH 1x06 :

Tiens, le Cigarette Smoking Man des X-files... Alors c'est l'épisode de la tête tranchée, tout sauf ressemblante, et sur fond de "musique dance foireuse avec un jeu de mot sur la tête" inside... c'est l'intronisation de Stegman. Et aussi c'est le duel entre le fourmilier blessé et le gothique/fantôme maléfique, un grand moment de solitude télévisuelle... pas pire que Steg enfermé par ce même fantôme dans le domaine hanté après avoir pris l'ascenseur, et attaqué par le berger allemand aux yeux rouges... soudain l'épisode prend des airs de pantalonnade nawakesque, où ça court, ça gueule, ça surjoue, le tout en noir et blanc, et avec des bruitskifontpeur©. Arrive ensuite la réanimation du fourmilier blessé par l'esprit de Coleman, avec une Jodelle en roue libre, et là, on touche le fond. Ah, non, il restait encore l'intervention in extremis du fourmilier en CGI ressuscité qui fait peur au méchant pyromane, lequel se fout tout seul le feu sans le faire exprès, c'est ballot. Oh, et j'oubliais le cadavre sans tête dans le domaine hanté, qui court partout, se prend des murs, et essaie d'ouvrir le casier pour récupérer sa tête, toujours sur fond de dance music...

La patient de la semaine ? Il n'arrive qu'en fin d'épisode, c'est un spécialiste sismologue alcoolique qui rechûte, voit Jodelle dans une bouteille de champagne, et en arrivant à l'hosto, voit des jumelles maléfiques, des infirmières collées au plafond, encore une fois sur la même musique.

Marrant comment tout ce qui n'est pas directement copié/collé de l'original est absolument naze au possible. Une bonne grosse bouse.

SK KH 1x07 :

Le patient de la semaine, c'est un avocat véreux (pléonasme ?). Le running-gag du Janitor Johnny B Good jamais présent et remplacé par des gens aux noms encore plus stupides a cessé d'être amusant il y a 5 épisodes... et pourtant ça continue, plus lourd que jamais... et Stegman, dont le bureau est envahi de vermine, en fait trois tonnes... Il y a aussi le corps qui tient sa tête à bout de bras, dans le domaine fantôme, et qui cherche du shampooing pour laver sa tête animée en CGI... la team médicale qui se tape un délire judiciaire à base de caméras, de notaires, de papiers à signer quand vient le moment de sauver l'avocat en salle d'op  ... le cadavre sans tête qui pique sa colère dans le domaine fantôme quand le berger allemand se barre avec la tête...

Deux épisodes que ça vire au n'importe quoi total, ce truc. Ça n'a clairement plus rien de sérieux, c'est de la comédie pure et simple... mais de la mauvaise comédie.

SK KH 1x08 :

Tiens, Peter Wingfield et Evangeline Lilly...  Et forcément, ce sont eux les patients de la semaine, une histoire de suicide et de meurtre... etc... le reste ça avance un poil sur tous les fronts, mais à un rythme d'escargot. Cela dit, on évite le nawak des deux précédents (transplantation fourmilière mise à part, avec une Jodelle en roue libre  ), donc c'est un plus, même si le grand brûlé psychopathe est clairement too much... Mais apparemment, King tient à tout prix à personnifier le Mal et le Bien, que ce soit sous forme humaine, fantômatique, ou fourmillière... à croire qu'il aime pas la subtilité ou l'intangible.

SK KH 1x09 :

Un ex-joueur de baseball raté & suicidaire en patient de la semaine... Et ça passe plus de 10 minutes sur sa vie (et 3 références à Stephen King) avant de vraiment retourner au KH...  Ensuite, il y a le retour du berger allemand qui parle avec l'accent allemand... puis on retourne pendant dix bonnes minutes dans l'esprit du joueur, qui erre dans le domaine hanté, avec des zombies... on arrive enfin dans l'hosto, avec Druse qui essaie pendant dix autres minutes d'empêcher la team de scanner le joueur de baseball... puis on repart dans l'entre deux monde, avec un evilgothicboy qui s'avère être obligé de se recharger dans une cuve (WTF !?), et Coleman et Jodelle, qui tentent de sauver l'esprit du joueur...

Et là se produit un truc ridiculissime : Jodelle et Coleman entrent dans les souvenirs du joueur, lui font remonter le temps, et lui font gagner le match le plus essentiel de sa carrière. Et là pouf, dans le KH réel, le joueur se volatilise, et tout le monde devient amnésique sur ce qui s'est produit depuis le début de l'épi, Jodelle ayant littéralement réécrit le temps. Le rapport avec la série ? Aucun. Un loner de merde, uniquement là pour meubler.

SK KH 1x10 :

Alors là, c'est le Révérend de l'église du coin - celui qui ressemble à Jesus - qui est retrouvé crucifié à du grillage dans le quartier... mais il saigne toujours, et pleins de miracles se produisent autour de sa dépouille (multiplication des pains, eau en vin, etc)... donc il est rapatrié au KH, et étudié. Et ya une nouvelle secousse sismique à l'hosto, qui piège le gardien et deux docs en sous-sol.

Vala. Passionnant, tout ça. Depuis deux épisodes, ça ressemble un peu à une anthologie fantastique quelconque. Avec des histoires sans aucun rapport avec le KH, si ce n'est deux/trois dialogues entre les médecins. Là, ça parle vaguement d'un séisme destructeur qui va frapper le KH et tuer tout le monde, s'ils n'écoutent pas Jodelle... mais tout le reste du truc, c'est Jesus qui fait des miracles. Et les croyants du coin qui chantent dans la rue. Youpi.<smiley qui se pend>

SK KH 1x11 :

Ouverture de l'épisode... et première auto-référence de King (il ne se sent plus, le Stephen)... Bon, le patient du jour : un flic montant la garde pendant l'épisode précédent, et qui a une attaque cérébrale, le rendant aveugle. Et on apprend que un à un les occupants du KH font de telles attaques... à 2 épisodes de la fin de la mini-série, il était temps de faire avancer un peu tout ce schmilblick... et ce n'est pas le cas, puisqu'on nous ressert du cadavre sans tête en train de faire son footing dans le domaine hanté, plein de scènes de meublage super chiantes et pas rythmées, ce qui fait que lorsqu'arrivent enfin les morceaux intéressants... ben on dort.

Notamment, Gothicblueboy débarque soudain chez l'archiviste, accompagné d'un Doc fantôme maléfique, celui qui est responsable de la mort de Jodelle. Cool. Sauf que ça arrive comme un cheveu sur la soupe, au beau milieu de l'épisode, après une tirade saoûlante contre la technologie et les ordinateurs. Et lorsque Stegman passe devant une commission disciplinaire, il voit tous les avocats avec des dents de vampire... inutile, et ça prend une minute d'épisode. Bref, un épisode tellement essentiel, que lorsqu'on arrive à la fin, on se demande si on s'est pas endormi pendant 40 minutes tant on n'en garde aucun souvenir.

SK KH 1x12 :

Ça commence par le Evil Doc qui s'adresse directement au spectateur. Pourquoi pas. Ça n'a rien à voir avec la narration des 11 épisodes précédents, mais ça peut être intéressant... ah, non, c'est juste pour nous dire que le KH, c'est un lieu môôôôôôdit, et que nous aussi on va y rester. Merci, doc. À part ça, quoi de neuf ? Épisode 12/13, c'est pas sensé être bientôt la fin ?

Apparemment, si, parce que tout s'accélère. Bon, King trouve quand même le temps de nous recaser son chien qui parle allemand, et son cadavre sans tête qui court... mais Druse découvre enfin la dimension hantée, Hook & co se vengent de Stegman, qui pête un plomb, le evilgothicboy se prend pour Palpatine dans son duel contre le fourmilier, subitement incarné en nicegothicboy (bien partique pour faire de l'exposition, et tout expliquer avant le grand final), et la tension monte à mesure que le temps passe, preuve que King sait encore construire un récit potable, quand il le veut bien...

Bon, bien sûr, ya la grosse voix de bande annonce qui fait tout foirer et désamorce tout, en disant "Il nous reste une dernière visite à faire au KH. Certains vivront d'autres mourront. Vous voulez venir ?" à la fin de l'épi, mais bon, on ne peut rien y faire...

SK KH 1x13 :

Season finale d'1h16. Dont près de 50 min. de flashbacks pour expliquer les origines des fantômes (déjà plus ou moins expliquées en filigrane durant les quelques épisodes qui en parlaient avant, mais c'est pas grave, mieux vaut tout bien répéter, des fois qu'on ait été trop fin avec nos docteurs maléfiques et nos evilgothicboys...), et de Druse et le cast principal dans une pièce à faire de l'exposition à n'en plus finir (après avoir déjà fait une sorte de long previously de plusieurs minutes résumant les épisodes précédents... qui s'ajoutait au vrai previously de début d'épisode), deux caméos purement gratuits de King, comme d'hab, des scènes nawak pour illustrer les hallus de Stegman qui part en live...

On apprend quoi ? Que Eric Draven, c'est Anubis. Que Jodelle a compris Antibus, et que comme dans Antibuss, ya Ant, elle l'a imaginé sous une forme de fourmilier. Oki. Que Anubis Draven, avec son blouson de cuir, et sa croix ankh autour du cou, il a manipulé Jodelle pour qu'elle hante les lieux et permette un jour la libération des esprits du KH. Soit. (Même si le pourquoi du comment de l'apparence humaine d'Antipas, expliqué un épisode avant, est foireux au possible, ainsi que les origines d'evilgothicdraven, à peine survolées durant ces 13 épisodes)

Bon, sinon, ils se retrouvent tous, à 25 minutes de la fin, dans le domaine hanté, où ils passent dix minutes à déambuler en touristes, plus cinq autres min. de flashbacks sur tous les patients de la saison, y compris le corps sans tête qui court, avant de se retrouver enfin dans le passé.

Et les dix dernières minutes se font sur la musique pop qui avait ouvert le pilote, tandis que le dessinateur imagine un extincteur pour éteindre l'incendie qui a tué Jodelle & co... et il sauve tout le monde, et tout le monde est content, et quasiment tout le monde rentre chez soi...  

Wow, impressionnant comme cette fin est décevante (et pourtant, vu le niveau du reste de la mini-série, les attentes étaient minimales). Je ne retiens donc de cette adaptation ratée que le casting, plutôt très bon, mais gâché par l'écriture et par la direction d'acteurs (Allison "Profit" Hossack, notamment, est toujours aussi , Jodelle est mimi, Hook a une bonne gueule, et tous les autres sont plutôt bien castés). Stephen King, lui, ferait mieux d'arrêter d'écrire pour la tv, chaque nouvelle tentative étant plus mauvaise que la précédente.

Et bien sûr, inutile de dire que l'originale est nettement meilleur, tant les deux programmes ne jouent clairement pas dans la même catégorie...

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Les bilans de Lurdo - Once Upon A Time, saison 1

Publié le 14 Octobre 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Comédie, Drame, Fantastique, Disney, ABC, Romance

Depuis toujours, la petite bourgade isolée de Storybrooke, Maine, connaît une existence paisible, sous la direction de Regina Mills (Lana Parrilla), la mairesse de la ville. Mais lorsque son fils adoptif, Henry, décide de s'enfuir pour retrouver sa mère biologique, tout bascule. Car celle-ci, Emma Swan (Jennifer Morrison), une chasseuse de prime citadine et enquêtrice indépendante, n'a d'autre choix que de ramener Henry chez lui... et en chemin, elle écoute les théories étranges de l'enfant : selon lui, et selon un ancien livre de conte de fées qu'il ne quitte pas, tous les habitants de Storybrooke sont des personnages de légendes et de fables, exilés dans le monde réel de Storybrooke par la méchante Reine... qui n'est autre que la mairesse. Et seul le retour d'une élue - Emma, supposément la fille de Blanche Neige (Ginnifer Goodwin) et de son Prince Charmant (Josh Dallas) - peut rompre le sortilège de la Reine, et rendre la mémoire à tous les habitants de Storybrooke.

Plus que dubitative, Emma finit cependant par s'installer dans la petite ville, en devient le shérif, et bien vite, alors qu'elle fait progressivement la connaissance des membres atypiques de cette communauté, le status-quo qui régnait à Storybrooke commence à être bouleversé.

 

Once Upon A Time, saison 1 :

Pour faire bref : en 2002, les premiers numéros de la bande-dessinée Fables de Bill Willingham sont publiés par DC/Vertigo. Au programme : tous les personnages de contes de fées connus ou méconnus sont exilés de leurs terres natales par un Empereur tout puissant aux pouvoirs magiques et militaires ; ils se réfugient dans le monde réel, où ils vivent cachés parmi les New Yorkais, et protégés du reste du monde par de puissants enchantements empêchant les humains de les remarquer ou de se souvenir d'eux. Après son premier arc scénaristique (une enquête policière menée par Bigby, le shérif des Fables, ce qui permet de présenter tous les personnages importants de la communauté), la bande-dessinée suit leur quotidien et leurs conflits à notre époque, revenant régulièrement sur leur existence pré-exil, sous la forme d'allusions sommaires, de flashbacks plus consistants, ou de récits consacrés à ce passé.

Succès critique et commercial, Fables prend alors le chemin de la télévision, avec en 2005, l'achat des droits d'adaptation par NBC. Malheureusement, NBC étant ce qu'elle est, le projet tombe à l'eau *.

Puis, fin 2008, c'est ABC qui tente l'expérience, et commande le script d'un pilote pour la rentrée 2009-2010... Mais le scénario ne convainc pas, l'approche policière non plus, et la chaîne se dit qu'après tout, le concept des contes de fées n'appartient à personne, aussi pourquoi s'embarrasser des droits d'un comic-book dont le grand public n'a que faire : autant garder les grandes lignes de l'univers, en changer quelques détails histoire d'éviter un procès pour plagiat, et confier le tout à des scénaristes de Lost (qui depuis, ont changé 25 fois leur version de la genèse de OUAT en interview, niant avoir jamais lu Fables, puis avouant en avoir lu quelques numéros, mais n'avoir pas aimé, puis affirmant que l'idée de Once Upon A Time date de 2004, et est donc antérieure au comic-book de Willingham, etc).

*La chaîne garde cependant dans ses cartons l'idée d'enquêtes policières dans le milieu des Fables, pour la réutiliser en urgence quand ABC met en chantier le projet Once Upon A Time. Le résultat, Grimm (2011 - ?), végète aux alentours de 5 millions de spectateurs depuis ses débuts.

Résultat, en 2011, Once Upon A Time voit le jour sur ABC, avec à la barre Kitsis & Horowitz, deux anciens scénaristes de Lost, qui ont créé le show sous la supervision bienveillante de Lindelof. À leurs côtés, Jane Espenson, qui mange décidément à tous les râteliers de la sci-fi/du fantastique tv tant qu'on veut bien d'elle, et Liz Tigelaar (Life Unexpected).

De leur ancienne série, les deux showrunners reprennent la structure en flashbacks alternés : d'un côté, le présent, avec Emma qui tente de dénouer les fils du mystère de Storybrooke ; et de l'autre, les flashbacks dans le monde des contes de fées, qui se concentrent généralement sur le passé d'un personnage ou d'une fable à chaque épisode, avec costumes chatoyants, décors et images de synthèse à gogo. Ça oscille ainsi visuellement entre réussite et (parfois) kitsch gentillet, mais les producteurs finissent par trouver un ton qui fonctionne, et petit à petit, l'univers de OUAT se construit, via un toutéliage assez agréable, des clins d'oeils amusants tant à Lost qu'aux versions connues des contes de fées que la production utilise/détourne (ABC = Disney, ça aide) et des personnages attachants, aux multiples facettes, souvent interprétés par des visages familiers.

Le public accroche, et après un démarrage à 13 millions de spectateurs, la série se stabilise rapidement aux alentours des 9-10 millions, devenant ainsi l'un des rares succès de la saison 2011-2012.

Mais si le show est très divertissant, tout n'est cependant pas rose durant cette saison 1 : progressivement, un déséquilibre certain se crée entre monde réel et monde imaginaire, ce dernier s'avérant bien souvent la partie la plus intéressante des épisodes, alors que les enquêtes ternes d'Emma à Storybrooke donnent parfois envie de roupiller.

À l'identique, son refus de croire finit par devenir redondant, et donner une sérieuse impression de surplace... mais heureusement, le show a appris des erreurs de Lost, et choisit - très sagement - de faire lentement passer Emma au second plan d'un jeu de pouvoirs bien plus intéressant entre Mr Gold et Regina. Et quand arrive la fin de saison, ces deux personnages aux nombreuses subtilités sont au coeur de tous les enjeux du show.

Le status-quo finit par être radicalement bouleversé, et par donner naissance à une saison qui promet d'être totalement différente de son aînée : un renouvellement toujours bienvenu, et qui, s'il rapproche un peu plus la série de ce qu'est Fables, augure du meilleur pour la suite.

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Les bilans de Lurdo : Chair de Poule, saisons 2 à 4

Publié le 21 Janvier 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Fantastique, Thriller, Comédie, Jeunesse, Anthologie, Fox

Une suire (et fin) de série que j'avoue avoir volontairement survolée, esquivant les trouzemille suites de "la marionnette vivante" (qui comme Chucky se cherche une femme, et se trouve un nemesis), du "masque maléfique", de l'"appareil photo du futur", les histoires de garous bidons, de profs monstrueux et de villes hantées, qui ont tous recourt aux mêmes gimmicks et aux mêmes rebondissements finaux... concluant généralement les épisodes sur des queues de poisson bancales.

Pas grand intérêt, en fait, tout ça, surtout si comme moi on a revu Fais-Moi Peur avant, tant ces Chair-de-Poule n'en sont qu'une version light, arrivant à peine à la cheville des mauvaises saisons de Are You Afraid Of The Dark, et avec un casting largement plus anonyme et transparent.

M'enfin bon, quelques épisodes que j'ai retenus :

Saison 2 :

- Un double épisode largement inutile sur un ado qui découvre chez sa tante (une sorcière) un flubber/slime acide qui s'avère vivant, se multiplie, et bouffe tout ... et la suite "on a plane".
- Un joyeux pompage de l'épisode sur la machine à écrire magique de Fais-Moi Peur (elle-même dérivée d'un récit préexistant), qui ici convoque un blob géant carnivore en caoutchouc dans les 5 dernières minutes de l'épisode.
- Des nains de jardin maléfiques qui liquident un voisin ancien militaire avant de s'en prendre aux gamins héros.
- Une classique histoire de génie et de voeux qui tournent mal. Banal, mais paradoxalement efficace pour ce que c'était.
- R.L. Stine toujours aussi peu à l'aise, qui présente un double épisode affreusement vide sur une famille emménageant dans une ville peuplée de semi-zombies/vampires. Il ne se passe rien pendant 95% du temps, et même un épisode simple aurait ressemblé à du meublage.
- Les vers de terre d'un gamin passionné par ces bestioles se révoltent contre lui. Fin débile, et uniquement destiné aux gens qui ont peur des vers de terre.
- Un épisode à l'interprétation calamiteuse, sur un gamin qui pique le matos de magie d'un illusionniste, et se retrouve plongé au milieu d'un duel de magiciens.
- Une histoire de miroir qui rend invisible mais qui - twist de fin téléphoné - est en fait une porte dimensionnelle vers un univers peuplé de maychants voulant dominer notre monde. Cheap.
- Deux gamins réveillent malencontreusement un vampire qui les poursuit. Avec un déroulement général et un twist de fin exactement identique à celui d'un épisode de la saison 1.
- Des épouvantails maléfiques. Pas bien palpitant.
- L'épisode d'Halloween, avec des pumpkinheads effrayants qui sont en fait des aliens cannibales sympathiques. Bof...

Saison 3 :

- Un gamin qui s'endort dans le grenier et se retrouve projeté dans une suite d'univers parallèles où il est une star du hockey, un célèbre chirurgien, démineur, futur marié à une obèse, etc, poursuivi par des MIB.
- Click : exactement le même titre/pitch que le film de Sandler et le même genre de mise en images/péripéties. Troublant. Malgré une fin peu satisfaisante.
- Un jeu de plateau grandeur nature avec Laura Vandervoort et un vétéran de FMP, et pleins d'acteurs en roue libre.
- Des fourmis géantes, avec twist final n°1 (ce n'était qu'un rêve), et n°2 (en fait le héros vit dans un monde parallèle aux mains des fourmis). Laule.
- Arrivée d'un bébé dans une famille, un bébé qui est en fait un monstre, mais seul le fils de la famile s'en aperçoit. Amusant mais convenu.
- Une histoire d'ado invisible ultra cheap, avec un twist de fin exactement identique à celui de l'épisode du camp de vacances hanté de la saison 1.
- Un parc d'attraction/studio de ciné aux animatroniques monstrueux et meurtriers, et avec le double twist final assez moyen selon lequel les deux gamins poursuivis étaient eux aussi des animatroniques... qui finissent par se venger.
- Double épisode sur une famille en visite à Horrorland, un parc d'attractions tenu par de vrais monstres (enfin, par des acteurs tous maquillés avec le même masque en caoutchouc foireux) ; un épisode super cheap, parfois ridicule (le monstre coiffeur efféminé en peignoir de soie rose) surtout quand ça se transforme en roue de la fortune à 2€. 

Saison 4 :

- 4x01-02 : un gamin passionné par la jungle reçoit une tête miniaturisée de la part de sa tante, qui l'invite ensuite en vacances au fin fond d'une île tropicale quelconque. S'enchaînent alors personnages ridiculement caricaturaux (un pilote asiat qui se prend pour Elvis), de tête miniature magique volante, d'asiatiques en lunettes noires qui font peur, une référence à la con à la Miskatonic University, des méchants scientifiques, des zombies, de la Jungle magic... le jeune lead est plutôt bon, mais comme d'hab, il n'y a pas assez de matériel pour remplir les 40 mins, et les différentes péripéties sont étendues jusqu'à l'ennui pour combler le tout. Un peu moins fauché qu'en s1.
- 4x03-04 : une fille (qui jouait déjà dans FMP) toute seule chez elle voit un fantôme, qu'elle croit être son nouveau jeune voisin. Sauf qu'il et bien vivant, et que c'est elle qui est morte. En gros, un Sixième sens redux, qui arrive des plombes après l'épisode de FMP qui avait lui-même inspiré Sixième Sens, et qui ne profite même pas de son twist, puisqu'il l'évente à mi-parcours, et déroule le second épisode du point de vue de la fille fantôme, qui apprend à hanter en suivant les leçons de l'esprit qui la hantait (façon Ghost du pauvre). Un peu l'impression d'avoir deux épisodes distincts en lieu et place d'un double épisode homogène, ce qui enlève à l'efficacité générale du truc. En plus ce n'est pas super bien joué par moments. Cela dit, si l'on fait abstraction de la manque flagrant d'originalité du truc, ça tient la route. C'est juste archi-déjà-vu.
- 4x05-06 : un double épisode bien moisi sur une teen actress de tv qui se fait griffer par un chat, et devient petit à petit un chat à son tour, "parce que le chat a perdu ses 9 vies, et qu'il essaie de voler celles des autres" .
- 4x07-08 : Laura "Supergirl" Vandervoort et un autre vétéran de FMP, dans une double histoire d'expériences scientifiques foireuses sur des poissons mutants, dans une île tropicale.

Bref, si on devait résumer : Fais-moi Peur, c'est bien une saison sur deux, Chair de Poule, c'est mauvais dans 85% des cas, et quand ce n'est pas particulièrement mauvais, c'est du réchauffé de ce qui a été fait en mieux, ailleurs, notamment par Are You Afraid of The Dark ? Loin d'être à la hauteur de sa réputation, en tout cas.

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Les bilans de Lurdo : QUINZAINE ALIENS - Anthologie Alien 40ème anniversaire (2019)

Publié le 1 Juin 2019 par Lurdo dans Anthologie, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Horreur, Review, Science-Fiction, Aliens

À l'occasion du 40ème anniversaire de la franchise Alien, la Fox a sélectionné, parmi toutes les participations à un concours, 6 courts-métrages de 10 minutes, inspirés de l'univers de Giger et Scott, et diffusés sur YouTube à raison d'un film par semaine, jusqu'à la date anniversaire du premier film de la saga.

Anthologie Alien 40ème anniversaire (2019) :

- Containment : Quatre survivants (Gaia Weiss, Theo Barklem-Biggs, Sharon Duncan-Brewster, Adam Loxley) attendent les secours à bord d'une capsule de sauvetage. Mais l'un d'entre eux est infecté par la créature responsable de l'explosion de leur vaisseau...

Un court-métrage efficace et pas trop mal interprété ou filmé, bien qu'il tienne clairement du fan-film, et évoque fortement une scène de Covenant. Tout à fait honorable, sans pour autant apporter quoi que ce soit de particulièrement original.

- Specimen : Julie (Jolen Andersen), botaniste coloniale sur LV-492, tente d'identifier une cargaison d'échantillons de sol étranges, qui inquiètent sa chienne de garde. Mais lorsque le laboratoire bascule automatiquement en quarantaine, Julie se retrouve prise au piège avec une créature menaçante dont elle ignore tout...

Un court bien plus professionnel et maîtrisé que le précédent, notamment au niveau de ses effets, de son ambiance, et de sa photographie nettement plus cinématographique. Assez plaisant, je dois dire, notamment au niveau du rebondissement canin de fin.

- Night Shift : Lorsque son collègue Welles (Terrence Keith Richardson) le retrouve désorienté et avec une gueule de bois carabinée, Harper (Tanner Rittenhouse) est ramené à la réserve coloniale la plus proche, pour y boire un dernier verre. Là, ils y retrouvent Rolly (Amber Gaston) et Springer (Christopher Murray), mais rapidement, il s'avère que Harper a été contaminé par un élément étranger...

Assez bof, celui-là : il n'est pas mal filmé ni réalisé, mais dans l'ensemble, il se passe trop peu de choses pour que ce soit intéressant, ou original. Sans oublier quelques erreurs de continuité assez regrettables.

- Ore : Sur une planète minière, la mort mystérieuse d'un mineur amène Lorraine (Mikela Jay) et ses collègues à découvrir une forme de vie hostile dans les tunnels de la mine. Mais Hanks (Tara Pratt), responsable des opérations, semble plus préoccupée par la bonne santé de la créature que par celle de ses subordonnés...

Ah, très sympathique, celui-ci : économie de style et de moyens, mais l'environnement minier fonctionne bien, c'est assez bien caractérisé et interprété, et le côté rétro de tous les équipements et écrans d'ordinateur permet de rejoindre la technologie des films originaux. Ça fait plaisir.

- Alone : Dernier membre d'équipage du transporteur Otranto, à la dérive et évacué, Hope (Taylor Lyons) fait tout son possible, depuis un an, pour survivre et pour réparer le vaisseau. Jusqu'au jour où elle décide de s'introduire dans la seule pièce du bâtiment qui lui est interdite par l'ordinateur de bord...

Direction artistique assez limite pour ce court-métrage un peu plus long que les précédents : mettre de la fumée un peu partout ne suffit pas à cacher le budget clairement limité, et on ne croit jamais vraiment à l'environnement décrit.

Ajoutez à cela une réalisation assez faiblarde (le montage s'accélère ponctuellement de manière inutile, qui tranche vraiment avec le rythme plus contemplatif du tout), et l'on se retrouve avec un court au postulat intéressant (une androïde qui se retrouve avec, pour seul compagnon, un facehugger, et qui décide de lui trouver un hôte pour éviter sa mort - ça peut évoquer Covenant et compagnie, d'ailleurs), mais à l'exécution assez quelconque. Le caméo du fils de Bill Paxton fait toujours plaisir, cela dit.

- Harvest : Les quatres membres d'équipage (Agnes Albright, Jessica Clark, Adam Sinclair, James C. Burns) d'un vaisseau endommagé n'ont que quelques minutes pour atteindre la capsule de secours du bâtiment, avant que ce dernier ne soit détruit. Mais leur détecteur de mouvements leur indique qu'ils ne sont pas seuls à bord...  

Celui-ci m'embête un peu : visuellement ou au niveau de l'interprétation, pas grand chose à redire, c'est convaincant et professionnel, et ça instaure une jolie tension en moins de 9 minutes. Le seul problème, en fait, c'est que l'écriture ne suit pas vraiment, et que le déroulement du court est assez chaotique (et puis, encore une fois, une androïde maléfique...). Mouais.

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Bilan : il ne fallait pas s'attendre à autre chose qu'à une anthologie de fan-films, puisque c'est exactement l'origine du projet. Résultat, on se retrouve avec six courts-métrages fortement sous influence, et qui, pour la plupart, peinent à se dégager de l'ombre de leurs modèles. Ce n'est pas forcément rédhibitoire, et le format fait que l'on n'a pas le temps de s'ennuyer, mais dans l'ensemble, ce n'est pas non plus particulièrement mémorable, ou très intéressant.

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 6 (4/9)

Publié le 23 Avril 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Star Trek, Science-Fiction

Je continue mon passage en revue de la saison 6 de Star Trek Voyager, entamée il y a trois semaines, une saison qui reste toujours assez inégale et frustrante, mais néanmoins plus homogène que certaines saisons passées...

Star Trek Voyager, saison 6

6x10 - Pathfinder :

Sur Terre, Reginald Barclay a peut-être trouvé un moyen d'établir un moyen de communication durable et fiable avec le Voyager, mais ses névroses et son excentricité l'empêchent de convaincre ses supérieurs du bien-fondé de son idée. Après un entretien avec Deanna Troi, il décide de passer tout de même à l'action...

Un épisode événement, qui combine caméos de Marina Sirtis et de Dwight Schultz, fanservice jouant la carte de la nostalgie pour la Next Generation et pour Reginald Barclay, et un semblant de progrès quant à la situation du Voyager, désormais en contact avec la Terre.

C'est globalement bien interprété et écrit (même si par moments, Dwight et Marina sont un peu en surjeu, peinant à se remettre dans la peau de leurs personnages), c'est intéressant, ça fait évoluer Reginald dans une direction logique, et dans l'ensemble, c'est plutôt réussi... malgré des décors un peu fauchés (la vue depuis la fenêtre de l'appartement de Barclay), et un problème de scénario assez voyant : depuis la dernière fois que le Voyager a contacté la Terre, le vaisseau a traversé des distances improbables grâce à des raccourcis, gagnant plusieurs années de voyage (ne serait-ce que dans l'épisode précédent !!!).

Par conséquent, même avec toutes les approximations permises par les scénaristes, Reginald n'aurait jamais pu retrouver le vaisseau en se basant sur leurs coordonnées initiales... ce qui fait s'effondrer tout le postulat de départ de l'épisode.

Mais bon, fermons les yeux sur ce "détail", pour une fois que l'on change un peu d'environnement et d'approche...

 

6x11 - Fair Haven :

Alors que le vaisseau est pris dans une tempête, et que, dans l'intervalle, l'équipage est contraint de trouver un moyen de passer le temps, Janeway s'aventure dans l'holodeck, où elle s'éprend du tenancier du pub d'un petit village irlandais holographique créé par Tom Paris ; mais elle n'assume pas totalement cette relation...

Une romance impossible sans alchimie entre une Kate Mulgrew en surjeu, et un barman sans grand charisme : quel bonheur. Le pire, c'est que l'épisode en lui-même n'est pas forcément totalement désagréable, puisqu'il y a là une certaine décontraction intéressante, notamment dans les sous-intrigues secondaires, parfois amusantes. 

Mais le problème, c'est que l'intrigue principale - la romance - qui aurait pu déboucher sur quelque chose de nouveau, d'inédit et d'intéressant si le show avait eu une certaine forme de continuité, est une accumulation de clichés sur l'Irlande (rien que l'illustration musicale et les accents...), de raccourcis narratifs, et d'interprétation caricaturale, à la limite du soap.

Un bon gros bof, et l'on ne me fera pas croire qu'à bord du Voyager, perdu depuis 6 ans à l'autre bout de l'univers, l'holodeck n'est pas déjà devenu depuis bien longtemps l'échappatoire romantico-sexuel de l'immense majorité de l'équipage...

 

6x12 - Blink of An Eye :

Pris au piège de l'orbite gravitationnelle d'une planète où le temps s'écoule 60000 fois plus vite qu'à bord, le Voyager profite de l'occasion pour observer le développement de la vie et des civilisations de cet astre ; en parallèle, les civilisations de la planète en question se développent en observant les cieux, fascinées par une étoile qui brille plus que tout, et semble liée aux séismes qui frappent leur monde : le Voyager, qui devient tour à tour objet d'intérêt, de fascination, de vénération et de terreur.

Un épisode très chouette, sorte de variation inversée d'un épisode de TOS, Wink of an Eye, et qui développe une intrigue bien menée, toujours intéressante, et parfois même pertinente sur la futilité des religions, la versatilité de l'âme humaine, et le besoin, pour aller de l'avant, d'avoir quelque chose vers quoi tendre et aspirer.

On regrettera néanmoins un sacré manque d'inventivité et d'imagination au niveau de la civilisation extra-terrestre, vraiment trop humanisée pour être convaincante (ils parlent et écrivent anglais, ils ont des forteresses médiévales avec parapets, des robes de bure, des moines, des scaphandres, etc, etc, etc), des seconds rôles bien trop inégaux au niveau des aliens (c'est notamment très visible au niveau des deux astronautes qui montent à bord du Voyager : un jolie séquence, presque plombée par l'interprétation robotique de l'actrice, alors que ce bon vieux Daniel Dae Kim fait de son mieux pour injecter de l'émotion dans ses scènes), et une fin précipitée, avec beaucoup de pistes oubliées (la famille de l'Holodoc sur la planète, par exemple, ou encore le caméo inutile et sous-développé de Naomi Wildman) et/ou bâclées.

Pour une fois, ça aurait mérité un double épisode.

 

À suivre...

(épisodes 6x01-03 ; 6x04-06 ; 6x07-09)

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Blog Update ! - Début Novembre 2017 & Halloween Oktorrorfest (bilan final)

Publié le 12 Novembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Les bilans de Lurdo, Update, Halloween, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest

Halloween est terminé, et l'Halloween Oktorrofest 2017 s'est, bien naturellement, conclue en bonne et due forme sur le blog des Téléphages Anonymes....

61 - La Fissure (4.25/6) & The Gate II - Trespassers (2.5/6)

62 - Minutes Past Midnight (3.25/6) & Galaxy of Horrors (2.5/6)

63 - Halloweentown (1/2) : Les Sorcières d'Halloween (3.5/6) & Les Sorcières d'Halloween II - La Revanche de Kalabar (4/6)

64 - Halloweentown (2/2) : Les Sorcières d'Halloween III - Halloweentown High (4/6) & Les Sorcières d'Halloween IV - Retour à Halloweentown (2.75/6)

65 - Saga House : House (3/6) & House 2 - Le Deuxième Étage (4.5/6)

66 - Saga House : House 3 - The Horror Show (2.75/6) & House 4 (1.5/6)

67 - Saga Children of the Corn : Les Démons du Maïs 1 à 3 (2.5/6 - 1.25/6 - 1.25/6)

68 - Saga Children of the Corn : Les Démons du Maïs 4 à 666 (2.5/6 - 1/6 - 1/6)

69 - Saga Children of the Corn : Les Démons du Maïs 7 à 9 (0.75/6 - 1/6 - 0.5/6)

70 - Little Evil (2.5/6) & It Stains the Sands Red (3/6)

71 - La Poupée de la Terreur (2.5/6) & La Poupée de la Terreur 2 (2.25/6)

72 - La Fiancée du Vampire (2.5/6) & Dead of Night : A Darkness at Blaisedon (2/6) / Dead of Night (3/6)

73 - The Sound (2/6) et I Wish : Faites un Voeu (1.25/6)

74 - Amityville : The Awakening (1.5/6) & La Baby-Sitter (2.5/6)

75 - Animation : Realm of the Damned (2.5/6) & Monster Island (2/6)

76 - Spécial Stephen King : Jessie (4/6) & 1922 (3/6)

77 - Saga Wishmaster : Wishmaster (3/6) & Wishmaster 2 (2.25/6)

78 - Saga Wishmaster : Wishmaster 3 (1/6) & Wishmaster 4 (1.25/6)

79 - Saga Leprechaun - Leprechaun (2/6), Leprechaun 2 (3.25) & Leprechaun 3 (2.75/6) + Rumpelstiltskin (2/6)

80 - Saga Leprechaun - Leprechaun 4 : Destination Cosmos (1.25/6), Leprechaun 5 : La Malédiction (3/6) & Leprechaun 6 : Le Retour (1.5/6) + Leprechaun Origins (0.5/6)

81 - Häxan : La Sorcellerie à Travers les âges (4/6) & Les Clowns Tueurs Venus d'Ailleurs (5/6)

Pour cette dernière ligne droite, je me suis fait plaisir, avec beaucoup de nostalgie, et un passage en revue de bon nombre de franchises du cinéma d'horreur des années 80/90, pour le meilleur et (surtout) pour le pire...

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# Film(s) de la quinzaine : pas de surprise, les films des années 80 dominent, avec Killer Klowns, The Gate ou encore House II, trois films qui ont en commun un savant équilibre entre humour et horreur, comme on ne sait plus vraiment les faire aujourd'hui (cf Little Evil ou The Babysitter).

Au niveau des œuvres plus récentes, cependant, Mike Flanagan continue de s'imposer comme une valeur sûre du genre horrifique, avec Gerald's Game/Jessie, une adaptation maîtrisée de Stephen King, qui ne pêche que par sa fidélité à l’œuvre imparfaite d'origine.

# Flop(s) de la quinzaine : peut-on vraiment parler de flop(s) lorsqu'une grosse partie de cette quinzaine a été consacrée à des franchises horrifiques peu réputées pour leur qualité intrinsèque ? Je pourrais aussi bien citer dans cette catégorie l'intégralité de la franchise Children of the Corn, Wishmaster, ou autres, mais ça ne servirait pas à grand chose...

Soulignons tout de même le dernier opus de la série Amityville, insipide et inutile.

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Et maintenant que ce dernier bilan est effectué (retrouvez les bilans précédents ici), le moment est venu de décerner le grand prix (tant attendu... ou pas) de l'Oktorrorfest 2017, et son équivalent pour le plus beau plantage cinématographique de cette saison.

Meilleur film de l'Oktorrorfest 2017

En éliminant volontairement les films "classiques" que je connais par cœur (Arac Attack, Killer Klowns, etc), les deux nouveautés m'ayant le plus convaincu, cette année, restent bien The Void et The Autopsy of Jane Doe, la palme revenant à ce dernier film, un métrage indépendant joliment claustrophobe du réalisateur de Trollhunter.

Pire film de l'Oktorrorfest 2017

Là, pas de surprise, car même en éliminant tous les navets horrifiques des franchises des années 90, deux métrages restent au fond du trou, et continuent de creuser, à égalité : The Disappointments Room, avec Kate Beckinsale, et Resident Evil : Chapitre Final, avec Milla Jovovich.

D'un côté, un thriller surnaturel insipide, soporifique et sans le moindre intérêt, et de l'autre, l'énième chapitre d'une sage à bout de souffle, un chapitre qui plus est techniquement indigent. Un vrai combat d'infirmes, comme dirait Cartman dans South Park...

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Voilà, l'Halloween Oktorrorfest 2017 est terminée, et le blog des Téléphages Anonymes retrouve brièvement un fonctionnement plus régulier, avec le retour de la rubrique Un film, un jour... ou presque ! à partir de demain, pour quelques critiques de sorties plus récentes, comme Baby Driver, Thor Ragnarok, etc.

Le week-end prochain, deux jours consacrés aux super-héros Marvel de Netflix, avec un passage en revue des dernières séries du MCU à ne pas avoir été critiquées en ces pages (Luke Cage, Iron Fist, Daredevil saison 2, Defenders), et du 20 au 25 Novembre, une semaine consacrée au Punisher, dans toutes ses incarnations filmiques et animées.

Et puis, à partir du 26 novembre, le blog passera en mode festif, avec le début de la Christmas Yulefest 2017, et son festival de critiques de films de Noël en tout genre, qui se terminera, comme tous les ans, début Janvier.

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Les bilans de Lurdo : Avenue 5, saison 1 (2020)

Publié le 4 Avril 2020 par Lurdo dans Aventure, Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Science-Fiction, Review, Sitcom, Télévision, HBO

Une comédie spatiale crée par Armando Iannucci, de Veep, et avec une distribution de qualité, le tout sur HBO : forcément, un chef d'œuvre instantané, et un show capable de faire la leçon à The Orville sur comment bien mêler comédie, science-fiction et propos social ? En théorie, peut-être... mais dans la pratique, on en est loin.

Avenue 5, saison 1 (2020) :

Lorsqu'un incident technique rallonge leur croisière spatiale de trois ans, les milliers de passagers de l'Avenue 5 paniquent. Face à eux, l'équipage - Ryan Clark (Hugh Laurie), le capitaine, Billie McEvoy (Lenora Crichlow), une ingénieure, Matt Spencer (Zach Woods), responsable des relations clientèle, ou encore Herman Judd (Josh Gad), le milliardaire capricieux possédant le navire, et son bras droit Iris Kimura (Suzy Nakamura), froide et calculatrice. Seul problème : le vaisseau est totalement automatisé, et l'immense majorité de son équipage, capitaine inclus, est composée d'acteurs. Des acteurs qui vont devoir désormais gérer une crise bien réelle...

Avec ses 9 épisodes de 25-30 minutes et le CV de ses créateurs et acteurs, Avenue 5 avait tout pour plaire. Le produit fini, cependant, est assez laborieux et plat, une impression que l'on ressent dès le pilote, et qui ne fait que se confirmer à mesure que la saison avance.

Jamais particulièrement drôle, jamais particulièrement rythmée, jamais particulièrement pertinente dans sa critique sociale ou politique, jamais particulièrement bien structurée, Avenue 5 semble constamment se chercher, n'osant aller frontalement ni dans un Lord of the Flies spatial, ni dans une sitcom futuriste, ni dans une satire noire et semi-dramatique.

Le résultat est un programme hésitant, aux ruptures de ton bancales, et qui souffre - en ce qui me concerne - d'un problème de taille : des personnages délibérément tous antipathiques, que ce soit au niveau des clients - le couple au bord du divorce (Jessica St. Clair et Kyle Bornheimer), tout droit sorti d'une mauvaise sitcom, en passant par un comédien de stand-up (Himesh Patel) qui n'apporte rien à la série, un ex-astronaute en rut (Ethan Phillips), une cliente envahissante (Rebecca Front) et son mari effacé (Andy Buckley), la spécialiste en effets spéciaux, etc, etc, etc - que de l'équipage - Matt le nihiliste et son humour très noir, Judd qui est écrit comme un mini-Trump gueulard...

Des personnages qui agacent, et qui, malheureusement, souffrent quasiment tous du syndrome de la Flanderisation précoce - un syndrome qui, généralement, ne touche les personnages d'une sitcom qu'au fil du temps, aux alentours de la troisième ou quatrième saison, et qui les réduit progressivement à leurs traits de caractère principaux, toujours plus grossis et mis en avant de manière caricaturale (par exemple, Joey dans Friends, qui perd 30 points de QI en plus à chaque saison). Ici, tous les personnages sont déjà réduits à des traits de personnalités caricaturaux, exprimés de manière intempestive et hystérique, et ils sont tous plus bêtes que leurs pieds.

On ne peut donc pas s'attacher au moindre d'entre eux, pas même aux plus "normaux", à savoir Hugh Laurie (par ailleurs excellent), Suzy Nakamura et Lenora Crichlow.

Pourtant, çà et là, on trouve dans Avenue 5 des idées amusantes, ou des répliques qui font mouche. Mais le tout fait tellement du surplace, à l'image du navire, que finalement, on les oublie aussitôt. Les seuls moments où la série semble décoller un peu, c'est quand elle crée un peu de tension et de suspense : la fin de l'épisode 4, par exemple, voit le capitaine effectuer une sortie extravéhiculaire pour réparer quelque chose.

Un cliffhanger de fin d'épisode... malheureusement réglé en trois minutes dans l'épisode suivant, qui retombe dans quelque chose d'assez peu intéressant (notamment centré sur le comédien de stand-up). Idem pour l'épisode suivant, consacré à un bip récurrent qui rend tout le monde fou, et qui semble annoncer une pénurie d'oxygène : de quoi rajouter une dose de stress et des moments amusants... qui retombent rapidement en fin d'épisode, lorsque l'explication de ce bip tombe totalement à plat (notamment pour des raisons de logique : le bip est censé avertir l'équipage de la nécessité urgente de recalibrer les systèmes de survie du vaisseau pour prendre en compte une naissance à bord... mais quand, dans les épisodes précédents ou suivants, les corps des passagers passés de vie à trépas ont été expulsés dans le vide, personne n'a pris la peine de recalibrer le vaisseau un seul instant).

Et c'est ainsi tout au long de la saison, un enchaînement d'idées sous-exploitées et de mollesse globale, une mayonnaise qui ne prend pas vraiment (même si le tout s'améliore un peu à mesure que la saison progresse) et ne s'élève jamais au dessus d'une certaine médiocrité frustrante, surtout en regard des moyens et des talents impliqués.

Assez dommage, je dois dire, d'autant que le tout a du potentiel, dans cette illustration de la bêtise absolue du genre humain, mais les scénaristes semblent encore avancer à l'aveugle, incertains de ce qu'ils veulent faire de leur série. À voir si la suite saura redresser la barre de l'Avenue 5...

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

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Les bilans de Sygbab : Supernatural, saison 2 (2006)

Publié le 22 Mars 2020 par Sygbab dans Action, Aventure, Critiques éclair, Comédie, Drame, Fantastique, Horreur, Les bilans de Sygbab, Review, Télévision, Thriller, USA, Supernatural, CW

Après près de deux ans et demi d'absence sur ce blog, Sygbab revient en force à l'occasion de la conclusion de la série Supernatural : une épopée de 15 saisons qu'il va passer en revue à raison d'un bilan par semaine...

Supernatural, saison 2 (2006) :

Sam (Jared Padalecki) et Dean Winchester (Jensen Ackles) traquent Azazel (Fredric Lehne), le démon aux yeux jaunes responsable de la mort de leurs parents, et découvrent que l'entité a pour plan d'exploiter les pouvoirs psychiques de nombreux enfants orphelins, dont la mère est souvent morte dans des incendies mystérieux... 

Est-ce vraiment la même série ?

Question tout à fait légitime, dans la mesure où l'écriture fait un bond qualitatif important. En premier lieu, le tissu familial devient véritablement une des grandes forces de la série, si ce n'est même son moteur essentiel. Les interactions entre les Winchester père et fils offrent autant de bons moments de télévision, que ce soit quand ils s'accordent ou quand leurs conflits éclatent au grand jour, et l'implication émotionnelle des téléspectateurs s'en trouve renforcée. C'est pour cette raison que le sacrifice de John, offrant sa vie au Yellow Eyed Demon en échange de celle de Dean, est un véritable choc. Cela vaut surtout pour les deux protagonistes principaux, puisque cet évènement bouleverse tous leurs repères.

Ils se retrouvent donc livrés à eux-mêmes tout en devant gérer leur deuil, sujet qui n'est pas évacué, bien au contraire. C'est en effet ce qui détermine en grande partie leur état d'esprit, et leur permet de porter le flambeau en reprenant le combat là où leur père l'avait laissé. Pour autant, l'union sacrée n'est pas toujours de mise, car ils restent avant tout des humains et ont autant de doutes que de convictions.

Dean, pourtant las de la vie qu'il mène et parfois borderline, considère que sa mission est de protéger son frère coûte que coûte, sans pour autant oublier qu'il a des pouvoirs et qu'en cas de force majeure, il devra l'éliminer. Ces mêmes capacités pour lesquelles Sam se remet constamment en question, car elles proviennent du démon qui a tué leur mère, et il pourrait très bien devenir un de ses soldats dans une guerre qui se profile. Dans un cas comme dans l'autre, le fardeau est lourd à porter.

La psychologie des personnages est donc plus fouillée, et les thématiques abordées étayent l'idée qu'un tournant plus adulte a été amorcé. La tendance se confirme avec des épisodes plus ambigus, qui s'écartent des schémas stéréotypés de la première saison. Par exemple, Sam empêche Dean de tuer des vampires inoffensifs (car ils ont décidé de boire du sang de bétail et non d'humains afin de survivre), mais doit exécuter une jeune femme avec qui il a vécu une passion brève et intense (car celle-ci est devenue un loup-garou).

Cela correspond à un univers qui devient plus sombre à mesure qu'il est développé, mais aussi plus riche et varié. En introduisant d'autres chasseurs - dont le dangereux mais intéressant Gordon, qui ferait un excellent antagoniste s'il pouvait se dépêtrer des mains de la justice -, en se créant un bestiaire bien fourni et en parlant de la foi dans un épisode très Scullyesque dans l'esprit, les scénaristes ajoutent des cordes à leur arc et s'offrent ainsi plus de possibilités.

Ainsi, après une première saison composée pour la grande majorité d'épisodes indépendants, les références commencent à se faire plus présentes, et contribuent à la cohérence de l'univers qui se déploie sous nos yeux. Et si, pour le prouver, il n'était pas suffisant de développer une mythologie qui se révèle solide (alors qu'elle mélange des éléments déjà vus par ailleurs, comme une guerre contre les forces du Mal ou des individus qui se découvrent des pouvoirs surnaturels), des personnages secondaires viennent s'installer durablement (à l'exception de Jo, qui ne fait que quatre apparitions et c'est bien dommage). Certes, ils ne bénéficient pas toujours d'un développement approfondi dans les détails, mais ils sont suffisamment bien caractérisés pour être attachants et agréables à voir évoluer.

Cela fait d'autant plus plaisir que les sous-intrigues entamées ne sont pas laissées de côté. L'étau se resserre autour de nos deux héros : ils sont désormais poursuivis par le FBI, ce qui n'est pas étonnant au vu de tous les évènements qui pourraient être à charge contre eux. Entre les morts qu'ils laissent derrière eux et les profanations de tombes, il y a de quoi... L'intérêt que leur porte la fameuse agence gouvernementale est d'ailleurs assez ironique, puisque c'est le badge que les Winchester utilisent le plus lors de leurs enquêtes. C'est peut-être de ce côté-là qu'un petit reproche pourrait être effectué : les usurpations d'identité pourraient être plus variées.

Malgré cela, l'humour pointe son nez de manière bien plus fréquente qu'auparavant, au point de se lancer dans un épisode parodique. Le 2x18, Hollywood Babylon, est un régal d'auto-dérision, mais il n'aurait pu en être autrement de la part de son auteur Ben Edlund, connu auparavant pour sa série The Tick (un humour non-sensique et désopilant, 9 épisodes durant) et pour l'épisode Smile Time dans Angel, où le héros éponyme se retrouvait transformé en marionnette. N'oubliant pas ses classiques, il se permet même une référence à Gilmore Girls, série dans lequelle Jared Padaleci jouait le rôle de... Dean (mais pas Winchester).

En résumé, cette deuxième saison gomme les défauts récurrents de la première, et même si elle contient elle aussi des épisodes un peu moins intéressants, elle est beaucoup plus créative. Son final ébouriffant, avec son côté Highlander qui met en lumière les motivations du Yellow Eyed Man, fait basculer la série dans ce qui s'annonce une nouvelle ère. Jusqu'à présent, la guerre qui s'annonçait n'était qu'un vague concept, mais avec l'ouverture des Portes de l'Enfer et l'évasion d'un nombre incalculable de démons, cela devient un fait.

Pour répondre à ma question d'ouverture : c'est le même titre, avec les mêmes acteurs, mais ce n'est plus la même série.

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Blog Update ! - Août 2020

Publié le 31 Août 2020 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Télévision, Update

Un mois d'août hétéroclite et caniculaire sur le blog des Téléphages Anonymes, qui résistent aux températures, coûte que coûte (et quoi qu'il en coûte) !

#1267 : SEMAINE AVENTURE - Hercule et les Amazones (1994)

#1268 : SEMAINE AVENTURE - Hercule et le Royaume Oublié (1994)

#1269 : SEMAINE AVENTURE - Hercule et le Cercle de Feu (1994)

#1270 : SEMAINE AVENTURE - Hercule et le Monde des Ténèbres (1994)

#1271 : SEMAINE AVENTURE - Hercule et le Labyrinthe du Minotaure (1994)

#1272 : SEMAINE AVENTURE - Kull le Conquérant (1997) - 1.5/6

#1273 : Dino De Laurentiis - The Last Movie Mogul (2001) - 4/6

#1274 : Mister Dynamite (1986) - 2.5/6

#1275 : Expendables 3 (2014) - 2.5/6

#1276 : Justice League Dark - Apokolips War (2020) - 3/6

#1277 : Le Mans 66 (2019) - 4.25/6

#1278 : Le Flingueur (2011) - 3.75/6

#1279 : Artemis Fowl (2020) - 2/6

#1280 : Wunderkammer - World of Wonder (2019) - 3/6

#1281 : An American Pickle (2020) - 2.5/6

#1282 : Opération Condor (1991) - 5/6

#1283 : Mechanic - Résurrection (2016) - 2.25/6

#1284 : Chinese Zodiac (2012) - 2.25/6

#1285 : Misbehaviour (2020) - 3/6

#1286 : Fahrenheit 11/9 (2018) - 2.5/6

#1287 : Far Cry (2008) - 1.5/6

#1288 : La formidable aventure de Bill et Ted (1989) - 3.5/6

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# Bilan :

Pas vraiment d'actualité en ce mois d'août toujours placé sous le signe de la COVID (hormis le décevant Artemis Fowl), mais l'occasion de liquider un peu les stocks de films plus anciens qui s'accumulent.

Et qui dit "vider les fonds de tiroir" dit aussi beaucoup de métrages quelconques ou médiocres, qu'il faut bien regarder un jour ou un autre. Un mois faiblard, donc, avec plusieurs films de Jackie Chan et autres films d'action, des documentaires, et une semaine AVENTURE qui m'a permis de redécouvrir les premiers métrages de la série Hercule.

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# Film(s) du mois :

Opération Condor domine largement la compétition, avec son mélange de comédie, d'aventure et d'arts martiaux que Jackie Chan a, depuis, tenté de reproduire à maintes reprises, sans succès. Un incontournable de sa carrière, cela dit.

Le Mans 66 m'a, lui, agréablement surpris, malgré sa réécriture parfois fantaisiste de l'Histoire.

 

# Flop(s) du mois :

Far Cry, forcément (on ne refait pas Uwe Boll) ; Kull le Conquérant, forcément (Sorbo aurait mieux fait de s'abstenir) ; et malheureusement, Artemis Fowl, sacrifié par Disney sur sa plate-forme de VOD, non sans raisons, puisque l'adaptation signée Kenneth Branagh est totalement anémique, générique et dépourvue d'intérêt. Si le film est resté si longtemps en development hell, ce n'était pas innocent...

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# Petit écran :

Énormément de séries passées en revue, ce mois-ci, à commencer par l'intégrale Conan, en trois parties, et par les téléfilms de la série Hercules : The Legendary Journeys (voir les liens plus haut) : de la fantasy inégale, tout ça, mais dont l'innocence et la sincérité peut rendre nostalgique d'une époque où toutes les séries de genre n'étaient pas censées être des blockbusters sérieux conçus pour être le nouveau Game of Thrones, mais osaient la bonne humeur, la légèreté et les scénarios simples et directs.

En parallèle, bonne surprise que l'intégrale de la série Future Man (saison 1, 2 et 3), une comédie de science-fiction gentiment graveleuse mais qui ose de nombreuses choses et des idées improbables ; excellente surprise que la première partie de la série animée Primal, sauvage, brutale et touchante à la fois ; amusante surprise que Year of the Rabbit, parodie de série policière historique britannique ; et mauvaise surprise que les premiers épisodes de Star Trek Lower Decks, nouvelle déclinaison de la franchise, qui semble penser que l'hystérie et le fanservice constant suffisent pour rendre une série drôle et pertinente.

Et puis il y a bien entendu les bilans de Sygbab, qui a entamé ce mois-ci une intégrale de la série Highlander, entreprise des plus courageuses et téméraires.

Tous ces bilans sont, bien sûr, directement accessibles depuis l'index Séries alphabétique qui leur est consacré.

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# À venir :

En septembre, avec les premières notes de l'automne, les Téléphages Anonymes voyageront dans le temps avec Bill et Ted, iront à Marwen, enfileront la cape du Chevalier Noir, rejoindront les Boys, se prendront pour des stars de film d'action avec Kevin Hart, et bien plus encore !

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Un film, un jour (ou presque) #1095 : Star Wars Épisode IX - L'Ascension de Skywalker (2019)

Publié le 13 Janvier 2020 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Disney, Drame, Fantastique, Review, Science-Fiction, Star Wars

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Star Wars Épisode IX - L'Ascension de Skywalker (Star Wars : Episode IX - The Rise of Skywalker - 2019) :

Contre toute attente, l'Empereur Palpatine (Ian McDiarmid) est de retour : pour l'empêcher de reprendre le pouvoir, la Résistance fait tout son possible pour trouver des informations sur la cachette de l'Empereur et sur l'endroit où il abrite une flotte de vaisseaux à la puissance de frappe stupéfiante. Kylo Ren (Adam Driver), lui, voit d'un œil négatif le retour de Palpatine, mais il se plie à ses ordres, séduit par la promesse d'un nouvel Empire dont il serait le seul leader... quitte à trahir ultérieurement son nouveau maître.

Aïe aïe aïe. Que dire sur cette fin de trilogie, sur cette fin de saga ?

Il y a deux manières d'aborder cette Ascension de Skywalker : sous l'angle du film indépendant, et sous celui du troisième volet de la postlogie, par ailleurs neuvième volet de la saga Skywalker.

Et pour être franc, il y aurait beaucoup à dire dans les deux cas. Comment aucune de ces deux approches n'est satisfaisante. Comment ce métrage se contente, pour la plupart, de revenir sur l'épisode précédent, pour réaligner la saga dans une direction débordant de fanservice un peu creux. Comment le script de cet épisode 9 est plein de trous, de raccourcis et d'explications manquantes. Comment la moitié des personnages de cette nouvelle trilogie, ainsi que leurs relations établies, sont passées à la trappe de ce film (Rose, notamment, mais aussi la relation Finn/Rey). Comment certaines des idées de ce métrage sont un recyclage à peine camouflé des idées de l'Univers Étendu, légèrement modifiées (toujours pour le pire) afin de coller à ce nouvel univers. Etc, etc, etc...

Il y aurait beaucoup à dire, mais je n'ai pas envie de développer. Je n'ai pas envie de développer, car je me retrouve un peu aujourd'hui dans la même position qu'après la prélogie : j'éprouve une certaine lassitude envers la franchise Star Wars, envers la manière dont elle est actuellement gérée, et envers la polarisation de ses fans les plus intenses, qui modèlent le discours et l'opinion générale de la franchise (et sont en partie responsables de son état actuel).

Lors de ma critique de l'épisode 7, j'avais conclu par "avec un univers aussi vaste que celui de Star Wars, il est vraiment regrettable que Abrams et ses scénaristes aient fait le choix d'en réduire toujours plus l'ampleur, en la limitant aux Skywalker et à leurs conflits familiaux (...) 3.25/6, en attendant un second visionnage (...) une fois l'épisode 8 sorti et assimilé (histoire de voir si toute cette mise en place était bien utile)".

Au terme de l'épisode 8, j'avais fini en disant que "par sa volonté de se détacher du travail de JJ sur le précédent volet, l'Épisode VIII finit par affaiblir rétroactivement ce dernier, qui redescend provisoirement à 3/6, en attendant de voir comment l'Épisode IX sauvera - ou non - les meubles. Car de toute façon, comme JJ & Johnson ne se sont nullement concertés lors de la conception de cette nouvelle trilogie (ce qui explique bien des choses), il est probable que le prochain épisode reparte à nouveau de zéro, et remette en question les nouveaux acquis de ces Derniers Jedis. (...) Un 3/6 provisoire, car si la franchise continue en ce sens, les notes de cette nouvelle trilogie risquent bien de baisser à nouveau une fois l'Épisode IX sorti..."

Et donc, je suis un peu triste d'avoir eu raison : l'Ascension de Skywalker repart sur des idées et dans des directions différentes, le film rejoue des partitions déjà bien usées, et tout ce que ce récit bancal suscite chez moi, c'est un bon gros "tout ça pour ça ?". La trilogie, dans son ensemble, en ressort encore plus affaiblie, et hérite donc d'un beau 2.5/6 global (la même note que ce troisième film) : c'est spectaculaire, c'est globalement bien interprété, mais ça a tellement peu de direction globale et de personnalité que le tout tombe totalement à plat, comme une tour construite sur les sables mouvants de ce neuvième épisode : au dessus d'un grand vide dans lequel tout le monde finit par disparaître.

Peut être que dans quelques mois, je reverrais ce neuvième épisode avec plus d'indulgence. Pour l'instant, cependant, je vais me limiter au Mandalorien, malgré ses imperfections.

2.5/6

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Les bilans de Lurdo : Mythic Quest - Le festin du corbeau, saison 1 (2020)

Publié le 25 Avril 2020 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Romance, Sitcom, Télévision, USA, AppleTV+, Apple

Sitcom en 9 x 25 minutes environ diffusée sur Apple Tv + et chapeautée par Rob McElhenney, Megan Ganz et Charlie Day (l'équipe derrière - et devant - It's Always Sunny in Philadelphia), Mythic Quest se veut une comédie de bureau prenant place dans un studio de développement de jeu vidéo lançant son dernier projet...

Mythic Quest - Le festin du corbeau, saison 1 (Mythic Quest : Raven's Banquet, season 1 - 2020) :

Alors que son studio est sur le point de lancer Reaven's Banquet, une extension capitale du MMO Mythic Quest, Ian Grimm (Rob McElhenney), directeur créatif excentrique et égocentrique, mène la vie dure à ses collègues : David (David Hornsby), producteur exécutif, Poppy (Charlotte Nicdao), programmatrice en chef, Brad (Danny Pudi), responsable de la monétisation, C.W. Longbottom (F. Murray Abraham), auteur de fantasy réputé responsable du scénario, Jo (Jessie Ennis), l'assistante sociopathe de David, et les testeuses, Dana et Rachel (Ashly Burch, Imani Hakim)...

Je n'avais pas été particulièrement convaincu par les premières images de la série qui avaient été présentées dans le cadre de l'E3 (il me semble), et qui laissaient présager d'un projet assez basique, une workplace comedy générique prenant place dans le monde des jeux vidéo, produite en collaboration avec Ubisoft, et avec un rendu visuel plus ou moins inégal.

Et dans les faits c'est plus ou moins le cas : comme souvent dès que Hollywood s'attaque au monde des jeux vidéo, le produit présenté à l'écran (ici, comme le MMO le plus populaire de sa génération - alors qu'honnêtement, ces temps-ci, les MMO de type World of Warcraft ont plus ou moins été remplacés dans le cœur des streamers par les Fortnite et autres shooters de type battle royale), la représentation du jeu en elle-même est assez peu convaincante et très générique. Elle n'est pas aidée, honnêtement, par l'utilisation régulière de cut-scenes des jeux Ubisoft (Assassin's Creed, For Honor, etc) en guise d'illustration, cinématiques tellement facilement identifiables (et tellement plus abouties que le rendu du jeu ou que les animations des live-streams) qu'on en vient à regretter leur inclusion.

Après, une fois cet aspect de la série mis de côté, le programme en lui-même est plutôt divertissant. Ça reste une comédie de bureau assez classique, avec ses archétypes (l'égocentrique, la sociopathe, le névrosé, la personne qui n'est pas reconnue à sa juste valeur, l'excentrique, la romance impossible, le businessman, etc), ses clichés (la romance impossible, justement, qui ici cumule en plus un gros quota de diversité bien voyant, puisque c'est une romance inavouée entre deux filles, dont une afro-américaine), ses épisodes consacrés aux thématiques en vogue dans le monde des jeux vidéo (on ne pourra pas leur reprocher de ne pas avoir fait leur travail sur le sujet, puisqu'on a le droit aux thèmes du crunch, de la syndicalisation des studios, des micro-transactions, de la misogynie des gamers, du pouvoir des streamers, la présence de l'alt-right, le doxxing, etc)...

Le tout s'avère assez sympathique à suivre, malgré quelques errances çà et là : tout ce qui a trait à Pootie Shoe, une parodie de PewDiePie, ne fonctionne pas totalement (en dépit du fait que ce soit intrinsèquement lié à l'intrigue saisonnière de l'Homme masqué, et au personnage de Grimm) ; certaines thématiques virent parfois à la leçon de morale l'espace d'une scène ou deux ; la romance et les personnages des deux testeuses ne sont pas très intéressants ; Longbottom est sous-exploité et sous-développé...

Paradoxalement, cependant, un épisode se démarque totalement du reste de la saison, tant il se trouve un bon niveau au dessus du reste : l'épisode 5, réalisé par McElhenney et écrit par sa sœur. Un épisode totalement indépendant du reste de la série, un stand-alone consacré à Jake Johnson et Cristin Milioti, deux développeurs de jeu qui se rencontrent dans les années 90, tombent amoureux, et lancent ainsi une franchise à succès.

Une histoire douce-amère à la conclusion malheureuse, une variation sur le thème de "l'argent ne fait pas le bonheur" et sur l'opposition entre art et commerce, qui parlera beaucoup aux amateurs du genre, et qui est principalement là pour apporter une motivation aux personnages habituels de la série, une résonance thématique qui ressurgit dans l'ultime épisode de la saison... Cela reste cependant un changement de ton particulièrement bienvenu, une pause agréable et plus sérieuse, très bien interprétée et dirigée.

En résumé, Mythic Quest s'avère une sitcom agréable à suivre, mais qui ne révolutionnera rien : un peu trop classique dans sa forme, dans son écriture et dans son propos, elle a cependant le mérite de présenter des personnages attachants (notamment Poppy, la protagoniste), et un univers sans les clichés habituels dont "les jeux vidéo" sont habituellement affublés dans la fiction.

La série conserve heureusement un certain potentiel : si le programme prend un peu plus de risques en saison 2 (comme avec cet épisode 5), le tout pourrait s'avérer des plus intéressants.

Sinon... *haussement d'épaules*

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Blog Update ! - Juillet 2021

Publié le 1 Août 2021 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Les bilans de Sygbab, Review, Télévision, Update

Juillet 2021 : de la chaleur, de la fatigue, du coronavirus toujours présent, et un référencement Overblog toujours au fond du trou... mais les Téléphages Anonymes persévèrent, avec des films, des séries, et beaucoup de courage

#1476 : Spectral (2016) - 3/6

#1477 : Secret Zoo (2020) - 2/6

#1478 : The Mad Ones (2017) - 1.5/6

#1479 : Luca (2021) - 4/6

#1480 : Unlucky Stars (2016) - 3/6

#1481 : SEMAINE FRANÇAISE - Brutus vs César (2020) - 2.25/6

#1482 : SEMAINE FRANÇAISE - 30 Jours Max (2020) - 2.25/6

#1483 : SEMAINE FRANÇAISE - Tout simplement noir (2020) - 4/6

#1484 : SEMAINE FRANÇAISE - Terrible Jungle (2020) - 4/6

#1485 : SEMAINE FRANÇAISE - Divorce Club (2020) - 3/6

#1486 : Black Widow (2021) - 3.75/6

#1487 : Dragon - L'histoire de Bruce Lee (1993) - 3.5/6

#1488 : La Naissance du Dragon (2016) - 2.5/6

#1489 : Le Dragon-Génie (2021) - 2.5/6

#1490 : The Misfits (2021) - 2/6

#1491 : Space Jam (1996) - 2.5/6

#1492 : Space Jam - Nouvelle Ère (2021) - 2.5/6

#1493 : The Tomorrow War (2021) - 2.75/6

#1494 : Un Homme en colère (2021) - 2.75/6

#1495 : Batman - Un Long Halloween, première partie (2021) - 3/6

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# Bilan :

Pas un mois très mémorable sur le blog, avec une industrie cinématographique qui peine à relancer la machine post-pandémie, et se retrouve à hésiter entre sorties en salles ou en VOD. Résultat : des sorties assez médiocres (The Tomorrow War, Space Jam 2, Un Homme en colère), des films sympathiques mais inégaux (Black Widow, Luca), et pas mal de DTV quelconques...

La semaine Comédie française n'a pas non plus été très marquante, même si Terrible Jungle et Tout simplement noir ont su se démarquer du tout-venant de la production française habituelle. Je n'ai malheureusement pas eu l'occasion de voir Kaamelott en salles - ce sera pour plus tard.

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# Film(s) du mois :

Luca, mignon comme tout à défaut d'être un Pixar qui fera date, à égalité avec les deux comédies françaises mentionnées ci-dessus (Terrible Jungle et Tout simplement noir). J'en suis le premier surpris, à vrai dire.

 

# Flop(s) du mois :

The Mad Ones, une comédie indépendante américaine nombriliste et insupportable ; The Misfits, un film de casse très approximatif et bourré de clichés en tous genres ; et Secret Zoo, une comédie familiale coréenne qui m'a étrangement brossé dans le sens inverse du poil...

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# Petit écran :

Ce mois-ci, j'ai entamé une intégrale Superstore qui, à ma grande surprise et malgré ses multiples qualités, m'a rapidement énervé de par son obstination à se concentrer sur son couple principal, guère attachant ou intéressant. Ce qui m'a profondément agacé, au point de devoir mettre cette intégrale en suspens pour ne pas me dégoûter totalement du programme... je vais reprendre très bientôt, pour les trois dernières saisons.

En parallèle, j'ai passé en revue la saison 2 de Mythic Quest (pas désagréable, mais ça m'a semblé un demi-ton en dessous de ce qui venait avant), ainsi que le second téléfilm tiré de la série Psych (à nouveau, résultat en demi-teinte).

Sans oublier la très sympathique Loki, dernière déclinaison télévisée en date du MCU, une série amusante et astucieuse, qui ouvre de nombreuses portes au reste de son univers.

Et puis Sygbab est revenu, courageusement, pour reprendre (et bientôt terminer) son intégrale Andromeda.

 

Retrouvez aussi les bilans de toutes les séries critiquées jusqu'à présent en ces pages depuis l'index Séries alphabétique qui leur est consacré.

 

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# À venir :

En août, rythme normal pour le blog, qui va tenter de couvrir tous les genres et tous les styles : de l'action (Hitman & Bodyguard 2, Fast & Furious 9), de l'aventure (Jungle Cruise), de la science-fiction (Infinite), du film pour enfants (Cruella), de l'animation, de la comédie, etc...

Niveau petit écran, au programme, la fin des intégrales Andromeda et Superstore, et les trois saisons de Jurassic World : Camp Cretaceous.

Enfin, pour conclure l'été et le mois d'août, une semaine Swashbuckling, consacrée aux films de pirates.

 

Et comme toujours, vous pouvez retrouver toutes les mises à jour du blog sur la page Updates, ainsi que la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Les bilans de Lurdo : Mythic Quest, saison 2 (2021)

Publié le 25 Juillet 2021 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Romance, Sitcom, Télévision, USA, Apple

Après une saison 1 agréable, marquée par un épisode unitaire clairement un bon niveau au-dessus du reste, et deux épisodes pandémiques assez réussis, la série d'Apple TV+ revient pour 9 épisodes de 25 minutes, diffusés en mai et juin derniers...

Mythic Quest, saison 2 (2021) :

Lorsque Ian (Rob McElhenney) décide de prendre un congé sabbatique, il laisse à Poppy (Charlotte Nicdao) la charge de développer la nouvelle extension de Mythic Quest... ce qui va rapidement mener à des complications et à des divisions au sein du studio.

Et je ne sais pas si c'est moi, mais la série m'a semblé différente, cette année. Après une saison 1 axée sur la sortie d'une grosse expansion au jeu, et sur la montée en puissance de Poppy, passée de simple programmeuse à co-directrice créative du jeu, voilà qu'on se retrouve avec une saison 2... centrée sur la sortie d'une grosse expansion au jeu, et sur une Poppy au pouvoir, quasi-flanderisée.

C'est peut-être ma mémoire qui me joue des tours (et je ne dis pas que Poppy était un ange en saison 1), mais j'ai eu un peu de mal à reconnaître le personnage workhaholique et manquant d'assurance de la première année et des épisodes spéciaux, la quasi-straight woman au sein d'un studio de fous, qui ici semble avoir été mis au diapason du reste du cast : en tant que boss, elle est ultra-autoritaire, capricieuse, bitchy, excentrique, méprisante, et, comme souvent, la transition est tellement brutale qu'on se demande si c'est un souci d'écriture.

Certes, c'est partiellement voulu, afin d'illustrer l'adage "le pouvoir corrompt", mais aussi de souligner le fait que toutes les insécurités de Poppy prennent le dessus sur elle lorsqu'elle est en position de grand stress... mais la transition reste très brusque, et fait immédiatement basculer le personnage dans le camp des antipathiques.

L'écriture, d'ailleurs, fait des choix intrigants, qui ne paient pas toujours : Ian (et donc Rob McElhenney, acteur, showrunner, scénariste) est mis en retrait, tant dans ses caprices que dans ses folies, et se retrouve à remettre à leur place Poppy et Rachel en leur disant leurs quatre vérités (on est parfois à deux doigts du mansplaining de Gen X-er, notamment lorsqu'il explique la vie à Rachel la SJW clichée) ; la relation de Rachel (Ashly Burch) et de Dana (Imani Hakim) passe au premier plan, tentant de jouer la carte du shipping LGBTQ+ mais (comme le soulignent les autres personnages) tout le monde s'en contrefiche... y compris le spectateur ; et Brad (Danny Pudi) prend (inévitablement) plus de place, associé à Jo (Jessie Ennis) dans une relation mentor/protégée qui dégénère rapidement en rivalité sans pitié.

De quoi développer certains des personnages secondaires, ce qui est l'objectif de toute saison 2. Mais tout est une question de dosage : l'opposition artistique et la séparation créative de Ian et Poppy, traitée sur le mode du divorce amical, n'est pas un fil conducteur forcément assez fort pour tenir toute la saison, d'autant qu'il se déroule de manière très prévisible.

Un sentiment encore plus renforcé par l'épisode "spécial" de la saison, l'équivalent de l'excellent A Dark Quiet Death de la saison 1 : ici consacré à CW Longbottom, le scénariste du jeu Mythic Quest habituellement interprété par F. Murray Abraham, l'épisode décrit une rivalité créative entre trois jeunes auteurs (Josh Brener, Shelley Hennig, Michael Cassidy), dans les années 70, rivalité finissant par mener à leur séparation, et à une réconciliation, cinquante ans plus tard, dans l'épisode suivant.

Pas désagréable, en soi, mais assez convenu et redondant, et n'ayant pas l'efficacité de l'épisode "spécial" de la saison 1, ce Backstory a le mérite d'éclairer un peu le parcours de CW (d'une manière finalement très Lostienne), et de donner de quoi s'amuser à William Hurt et à F. Murray Abraham, dans l'épisode suivant.

Mais ça téléphone aussi largement la conclusion de l'arc Ian/Poppy, déjà très prévisible, et qui suit alors son petit bonhomme de chemin (en passant par la case "Ian est à l'hôpital, tout le monde s'inquiète", assez facile).

Un peu faible créativement, la série reste cependant agréable à regarder, est assez ludique. On pourra reprocher, comme toujours, les inserts de jeux Ubi Soft et autres (Horizon Zero Dawn) pour illustrer le jeu Mythic Quest, ou encore un David globalement inexistant...

Et puis il y a cette fin de saison, qui voit Poppy et Ian quitter le studio de Mythic Quest pour aller créer un autre jeu ailleurs. Une fin qui sonne très fin de série, qui arrive un peu comme un cheveu sur la soupe, et qui manque d'un véritable crescendo probant.

Après... ça reste Mythic Quest, c'est (comme je le disais plus haut) toujours agréable à suivre, et de toute façon je suis clairement minoritaire à penser que cette saison 2 manquait de cohésion et de véritable direction : la majorité des critiques et des fans (qui viennent souvent du public d'It's Always Sunny... dont je ne faisais pas partie) ont apprécié cette nouvelle fournée d'épisodes, et sont nettement plus attachés aux personnages que je ne le suis actuellement.

Néanmoins, certains des choix créatifs de cette saison ne m'ont pas vraiment convaincu, et j'en ressors donc globalement mitigé.

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2021 - The Haunting of Bly Manor (2020)

Publié le 24 Octobre 2021 par Lurdo dans Critiques éclair, Drame, Fantastique, Horreur, Les bilans de Lurdo, Netflix, Oktorrorfest, Review, Romance, Thriller, Télévision, USA

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, tout le mois d'octobre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

The Haunting of Bly Manor (2020) :

En 1987, Dani (Victoria Pedretti) accepte un poste de gouvernante dans le manoir de Bly, en la possession de Henry Wingrave (Henry Thomas), un businessman absent et excentrique. Là, elle rencontre Miles (Benjamin Evan Ainsworth) et Flora (Amelie Bea Smith), la nièce et le neveu orphelins d'Henry, dont elle a désormais la charge, ainsi que Jamie (Amelia Eve), la jardinière, Hannah (T'Nia Miller), la responsable de la maisonnée, et Owen (Kamal Khan), le cuisinier, qui l'accueillent à bras ouverts. Mais rapidement, Dani s'aperçoit qu'un malaise inexplicable règne à Bly, et qu'une présence surnaturelle hante les lieux...

Après son Haunting of Hill House de 2018, une adaptation libre du roman de Shirley Jackson qui préférait se concentrer sur le portrait d'une famille en plein deuil plutôt que verser dans un déluge de jump scares et autres effets faciles, Mike Flanagan a remis le couvert pour Netflix, avec The Haunting of Bly Manor, une adaptation à nouveau très libre du Tour d'écrou d'Henry James.

On retrouve ici bon nombre d'éléments de Hill House : outre une partie de la distribution, Flanagan a ici aussi recours à une narration particulièrement déstructurée, avec des flashbacks, des personnages qui, constamment, passent du souvenir à la réalité, des scènes montrées sous un angle différent, etc. On retrouve aussi un sens certain de la mesure et de l'économie de moyens (toujours ce souci du détail, avec des fantômes discrets cachés dans de nombreux plans), ainsi qu'une direction d'acteurs impeccable, notamment au niveau des plus jeunes acteurs (paradoxalement, si Victoria Pedretti, l'actrice principale, est excellente, elle m'a aussi semblé peut-être un peu trop constamment à fleur de peau).

On retrouve aussi (et c'est moins probant) un nombre d'épisodes assez élevé (9 épisodes de plus d'une heure), qui a tendance à alourdir un peu le récit. C'était déjà un souci de Hill House et de ses dix épisodes, qui traînaient un peu sur la fin, et avaient ainsi tendance à se perdre légèrement dans de la surexposition pas forcément utile.

Un problème inhérent au format Netflix, et ici un peu minimisé par un nombre d'épisodes en baisse (la série suivante de Flanagan pour Netflix, Midnight Mass, continue dans cette direction, avec sept épisodes au compteur), mais un problème qui persiste néanmoins, et qui fermera probablement la porte de Bly Manor à bon nombre de spectateurs réticents au rythme et au format de la série (ainsi qu'aux longs monologues chargés d'émotion typiques de l'écriture Flanagan) ; par exemple, il est vite évident que l'épisode tout en flashbacks sur les origines du fantôme de Bly (épisode qui adapte une autre nouvelle de Henry James, dans un noir et blanc numérique pas forcément très probant) aurait probablement mieux fonctionné en étant intégré tout au long de la saison, par petites touches, plutôt qu'en bloc juste avant le final. Idem pour la narration en voix off, un peu trop présente et didactique.

Autre point potentiellement gênant pour une frange du public : à l'instar de Hill House, Bly Manor n'est pas une série d'horreur qui fait peur, c'est un drame familial et émotionnel qui utilise le surnaturel et les codes des histoires de fantômes pour narrer l'histoire compliquée et multi-générationnelle de personnages traumatisés et endeuillés. Ça parle d'amour, de pardon, de possessivité, de souvenirs qui vous hantent, de manipulation, d'espoir, etc... mais niveau horreur, c'est léger.

Donc forcément, qui s'attend à des jump scares, à des fantômes effrayants, à de la tension constante, etc, sera bien déçu à l'arrivée. Et il faut probablement chercher là la raison de l'accueil critique nettement plus mitigé qu'a reçu le programme à sa diffusion : Bly Manor a beau être bien interprété, produit, dirigé, et conçu, le focus sur l'émotion et la romance au détriment du frisson, et le rythme lent de ces neuf épisodes, ont fait que spectateurs et critiques n'ont pas été autant séduits par cette nouvelle production Flanagan.

Et effectivement, malgré toutes les qualités du programme, on ne peut nier quelques défauts de structure et d'écriture évidents. Bly Manor est une mini-série ambitieuse, notamment sur un plan thématique, mais la carte blanche fournie habituellement par Netflix à ses showrunners et réalisateurs (ainsi que le cahier des charges du diffuseur, en ce qui concerne le format et la durée de ses productions) s'avère une fois de plus un peu trop lourde pour le bien du programme.

En 6 épisodes, avec une structure un peu remaniée, ça aurait probablement été plus efficace... en l'état, c'est intéressant, mais un peu inégal.

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 1 (première partie)

Publié le 14 Juillet 2013 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Star Trek, Science-Fiction

1x01-02 - The Caretaker :

mouais. À chaque fois que je le revois (et je l'ai revu un paquet de fois, ce pilote, puisque ce fut à l'époque la première - et longtemps unique - VHS de Voyager en ma possession), de nouveaux défauts me sautent aux yeux, entre la mise en place du show somme toute précipitée et manichéenne (il faut protéger les gentils zelfes innocents des maychants klingons 2.0 !!!), les détails très rapidement oubliés par la suite (et qui ne sont pas très logiques : les Kazons qui ont des vaisseaux spatiaux puissants... mais pas d'eau, l'intégration catapultée du Maquis à l'équipage, qui plus est en uniforme, la manière dont Janeway oublie la Prime Directive, etc), la reproduction holographique du Kentucky par le Caretaker (WTF !?) et les personnages qui ne servent déjà à rien (dédicace à Kim). Bref, sans être nécessairement mauvais, ça ne vole pas très haut, et j'ai toujours un peu de mal à finir ce pilote d'une traite.

1x03 - Parallax :

Un Torres-centric = je suis client, mais bon... le reste du script, c'est du trek ultra-basique, avec cette anomalie spatio-temporelle qui confronte le Vgr à son double décalé dans le temps, du techno-babble creux, et le tout ronronne gentiment sans aller nulle part d'original. Niveau acting, Beltran a parfois un peu de mal à affirmer son autorité de manière naturelle et à débiter les dialogues formels inhérents au rôle de Chakotay, et Kes... hum... no comment, mais tout ça devrait se tasser rapidement...

1x04 - Time and Again :

Waouh, ils font fort : deuxième "vrai" épisode, deuxième histoire d'anomalie temporelle basique et quelconque blindée de techno-babble vide. Et cette fois-ci, c'est sans le développement intéressant d'un seul perso secondaire. C'est ce qu'on appelle un bon départ. Ou pas. Bref... Janeway semble soudain se rappeler que la Prime Directive existe, et qu'il faut l'appliquer de temps en temps (et tant pis si dans le pilote, elle est passée à l'as, cette directive), Kes continue de surjouer, la mécanique temporelle n'est pas forcément très limpide, et à la fin, zou, reboot. C'était bien utile.

1x05 - Phage :

Un peu de meublage à mi-épisode, mais un tout pas désagréable, même si à nouveau, l'application de la Prime Directive (et le sens de la justice de Janeway) est assez discutable... "messieurs les Viidiens, vous volez les organes vitaux d'autres espèces pour assurer votre survie et vous avez attaqué mon équipe... ce n'est pas bien, allez, filez, et qu'on ne vous y reprenne pas, vous avez de la chance que je sois une femme sensible, au bord des larmes et à la voix tremblotante.". Sans oublier la jalousie de Neelix envers Paris, qui ne donne pas trop envie de voir le Talaxien s'en sortir.

1x06 - The Cloud :

Bon, on passe sur le scénar über-basique à base de bestioles spatiales malencontreusement dérangées par le Voyager, ainsi que sur les maladresses toujours évidentes de l'écriture ("chez Sandrine" et ses clichés franchouillards en carton, au secours !!) et du jeu (même Mulgrew surjoue ponctuellement), et attardons nous sur un point plus sympathique : les interactions entre personnages, assez réussies, notamment Neelix qui trouve que l'équipage du Voyager est composé de boulets qui réagissent en dépit du bon sens et font trouzemille détours inutiles et dangereux. Cépafo.

1x07 - Eye of The Needle :

C'est quand même dommage d'utiliser le gimmick du "le Voyager trouve un moyen de rentrer à la maison, mais ça foire au dernier moment" si tôt dans la série, tant ça enlève beaucoup de l'intérêt et du suspens du récit... d'autant plus dommage que le reste de l'épisode (les espoirs de l'équipage, le développement de l'holodoc) est assez réussi. Par contre, la décision de l'équipage de ne pas tenter de rentrer dans le quadrant Alpha "parce qu'on risque d'influencer la timeline", blablabla, est particulièrement idiote et non-sensique.

1x08 - Ex Post Facto :

Arg, le coup récurrent du membre d'équipage accusé d'un crime qu'il n'a pas commis, sur une planète étrangère... du recyclage médiocre. Avec une espèce alienne (et son chihuahua "extraterrestre" :facepalm: ) particulièrement cheap et honteuse.

1x09 - Emanations : ZZZzzzzzzzzzzzzzzzzzzZZZZZZZZZZZZZZZ

zzzzzzzzzzzzLarésurrectionduKimZZZZZZZZZZZZZZZZZZzzzzzzzzzzzzz

ZZZZZZZZZZZZZZzzzzzzzzzzzzzBragazzzzzzzzzzzzZZZZZZZzzzzz

1x10 - Prime Factors :

Voilà pourquoi les scénaristes n'auraient pas dû placer Eye of the Needle si tôt dans la saison : là, lorsqu'arrive cette nouvelle technologie pouvant ramener le Voyager à la maison en un clin d'oeil, ça fait déjà redite. D'autant plus embêtant que l'épisode est assez sympa, avec un semblant de mutinerie à bord quand vient le moment de décider quoi faire de la technologie, et un Tuvok assez surprenant en prime, sans oublier les tensions Maquis/Fédération qui ressurgissent (encore une belle occasion ratée d'avoir un arc narratif consistant, tiens). Bien entendu, tout cela n'aura aucune conséquence à long-terme, et l'équipage du Voyager sucks at diplomacy, mais on ne peut pas tout avoir.

(à suivre)

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Les bilans de Sygbab - L'Homme de Nulle Part (1995-1996)

Publié le 27 Mai 2017 par Sygbab dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Sygbab, Fantastique, Thriller

Sygbab regarde (beaucoup) la tv, Sygbab écrit (parfois) des bilans : retrouvez-les sur le blog des Téléphages Anonymes !

L'Homme de Nulle Part (The Nowhere Man) :

The truth is out there.

Trust no one.

Si ces deux slogans sont fortement attachés à l'en-tête des épisodes de X-Files, ils auraient tout aussi bien pu être pleinement intégrés à un show qui surfe d'ailleurs sur la vague du succès rencontré par le monument télévisuel pré-cité. En effet, le concept du grand complot et la paranoïa qui y est liée sont des fondements majeurs de cette série créée en 1995 (soit un an après celle de Chris Carter). La grande différence provient du fait qu'au lieu de la délayer avec des loners baignant dans le fantastique, chaque épisode participe ici à la construction de l'intrigue générale, toujours plus complexe.

Dans un exercice aussi casse-gueule que de développer le thème de la conspiration, il faut féliciter les scénaristes pour avoir su conserver l'intérêt de chaque instant en évitant l'écueil de la prévisibilité, grâce à une perpétuelle remise en question de faits qui nous semblent acquis. L'évolution psychologique du personnage principal est à ce titre utilisée de manière remarquable pour brouiller les pistes et perturber le téléspectateur, qui s'identifie forcément à Tom Veil. Dès le pilote, le voir ainsi dépouillé des éléments qui représentent l'essence même de son existence à cause d'une simple photographie, et ce par une organisation à priori malsaine, ne peut que faire adhérer à sa quête de la vérité et à la lutte qu'il engage pour retrouver sa vie telle qu'elle était.

S'instaure alors un climat oppressant baigné d'une paranoïa aiguë, dans lequel Tom ne peut plus faire confiance à personne (ou alors, à ses risques et périls), d'autant que chaque moment de sa vie ou chaque personne qu'il a pu rencontrer par le passé semblent n'avoir jamais existé. Les événements pourraient commencer à devenir prévisibles à force de répétition d'un même schéma, mais la bascule s'opère lorsque est évoquée la possibilité que Tom aurait pu inventer les souvenirs auxquels il se raccroche tant.

Le doute ne s'installe pas que dans l'esprit du protagoniste mais également dans celui du public. Si ce n'était pas suffisant, l'idée d'une technologie pouvant aider à contrôler l'esprit des gens est introduite. Cela bouleverse à nouveau la tendance : et si celui que l'on voit évoluer depuis le début n'était en fait qu'un pantin dont les souvenirs ont été fabriqués de toutes pièces ? Le final semble aller en ce sens, mais peut-être n'était-ce qu'une nouvelle voie sans issue...

Ce jeu permanent influe bien évidemment sur la vision générale du personnage, qui passe du statut de héros prêt à tout pour défendre la vérité à celui de martyr victime d'une machination dont les ramifications dépassent l'entendement, et contre laquelle il ne peut rien faire. Son cheminement est une longue route vers l'enfer : après avoir été privé de sa famille, de ses amis, il est amené à douter de sa propre santé mentale, de ses souvenirs. Petit à petit, il est vidé de toute substance, mais il réussit à tenir encore et encore en se rattachant à l'importance des négatifs qu'il possède, sans pour autant en comprendre l'importance la plupart du temps.

C'est finalement sa quête qui lui donne la force d'avancer, un objectif en lequel il est bien obligé de croire. L'introduction de chaque épisode est représentative de cet état d'esprit : "I keep this journal to prove these events are real. I know they are. They... have to be."

Sa volonté de poursuivre ce but y est clairement affichée, mais ses doutes également, et cela démontre l'habileté des scénaristes : il est assez osé de nous dévoiler la trame principale de cette manière. La voix-off permet également, après le générique, de faire le point sur les états-d'âme d'un personnage qui se désociabilise de plus en plus, et pour nous informer sur ce qu'il compte faire afin de poser le contexte.

Ce procédé est essentiel dans la mesure où la série repose sur un seul et unique protagoniste dont la crédibilité est assurée par un Bruce Greenwood à la performance remarquable de bout en bout : il fait pleinement ressentir la perte de repères de son personnage ainsi que sa longue descente aux enfers. Mais il n'est pas le seul à exceller car de nombreux autres personnages - forcément éphémères - sont portés par des acteurs généralement impeccables.

Ces rencontres se font au gré des pérégrinations de Tom, ce dernier étant constamment en fuite. De fait, outre un manque de repères évident puisqu'il évolue toujours dans un environnement différent, cela l'oblige à naviguer entre les petits boulots afin de subvenir à ses besoins. Les scénaristes en tirent parti au mieux en n'hésitant pas à proposer des épisodes un peu différents, notamment en effectuant quelques incursions dans le monde du fantastique ou de la science-fiction.

Entre la rencontre avec un gamin doté de pouvoirs divinatoires, celle avec un adolescent génie de l'informatique et adepte de la réalité virtuelle, ou encore une histoire d'OVNI un peu alambiquée, les idées ne manquent pas. La présence de tels éléments peut étonner dans un premier temps, mais au vu des révélations finales il s'avère que c'est une manière supplémentaire de nous prévenir que la série n'est pas ce qu'elle semble être.

Malgré un acteur charismatique, une histoire solide et une ambiance étouffante, la série n'a malheureusement jamais trouvé son public et s'est trouvée stoppée dans son élan. Elle avait pourtant réussi à se démarquer admirablement de X-Files, prouvant une fois de plus que le traitement, ici sérieux et rigoureux, est plus important que le thème.

Encore l'une de ces trop nombreuses séries sacrifiées sur l'autel de l'audience, alors qu'elle avait un potentiel incroyable. Il n'en reste pas moins qu'elle marque les esprits, même si cette fin de saison prometteuse provoque une immense frustration de ne jamais pouvoir regarder une suite qui n'existe pas.

Un peu à l'image de son personnage principal...

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Catch Review : Wrestlemania XXXI

Publié le 30 Mars 2015 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, WWE

Wrestlemania, un show tellement énorme que 99.9% des chroniqueurs et des sites de catch (y compris les sites de fans pro-WWE) n'arrivent pas à croire à quel point le Mania de cette année est plat, générique, et sans inspiration. La faute à une WWE qui n'en a plus rien à faire de l'avis de ses fans, et qui est bien décidée à faire de Roman Reigns la future superstar de la compagnie, quoiqu'il en coûte, tout en repoussant les favoris du public dans la mid-card. M'enfin bon. La carte n'est pas très motivante, les résultats probables non plus, il ne reste plus qu'à croiser les doigts bien fort, et à espérer que la famille McMahon a encore une surprise ou deux dans son sac...

Wrestlemania 31 - 30/03/2015 :

Kickoff Show :

- Une arène en pleine journée, ça me rappelle certains des vieux PPVs, ce n'est pas désagréable.

- Une heure de néant, sans le moindre intérêt, avec des récaps à gogo, et en prime de la promo pleine d'autosatisfaction pour les actions caritatives de la WWE qui, comme Steph l'a tweeté hier, "sont un moyen idéal de promouvoir notre marque et d'obtenir de la publicité positive pour pas cher". Stay classy, WWE.

- Usos vs Los Matadores vs New Day vs Cesaro/Kidd, Tag team 4-way. Un Uso évacué dès les premières secondes, et un spotfest bordélique (et parfois gentiment forcé), avec intervention des filles, du nabot, un arbitre à l'ouest et un finish plat. Très moyen.

- Meublage, meublage, meublage, de l'analyse footballistique foireuse.

- Andre The Giant Memorial Battle Royale. Gros bordel, puisque tout le monde commence dans le ring, qu'on a du mal à reconnaître qui est qui, et que le tout n'est qu'un véhicule pour que le Big Show élimine tout le monde, et que Sandow se sépare de Miz. FAIL.

Ça commence mal, tout ça.

- L'hymne national (où est Rusev quand on a besoin de lui ?).

- LL Cool J qui fait un monologue d'ouverture particulièrement bien produit.

- IC Title Ladder match. D-Bry ovationné à son entrée, plus que tous les autres lutteurs jusqu'à présent. Un ladder match solide, malgré quelques spots un peu trop téléphonés dans leur mise en place. J'espère que Bryan est content de sa nouvelle place au beau milieu de la mid-card.

- "- Les mecs, on a Punk et Lesnar qui râlent parce qu'on ne les autorise pas à être sponsorisés par des marques de sports. Ya moyen qu'on organise nous-même un sponsoring de ce genre, histoire de gagner un peu de thunes en plus ?"

- Rollins vs Orton. Mwé. Rien de mauvais, mais c'est du Orton méthodique et ronronnant, avec les interventions surbookées inhérentes à l'Authority.

- Sting "le Corbeau déplumé" vs HHH, NO DQ. Sting qui a droit à une entrée précédée de tambours japonais (W.T.F !?), avec toujours son thème foireux made in WWE, et qui marche nonchalamment jusqu'au ring *soupir* ; Triple H qui a droit à une entrée sponsorisée par Terminator. Roh la vache, j'ai rarement autant ri devant l'entrée d'un catcheur.

Bon, le match, sinon, était TRÈS lent et mou, dominé par HHH, avec intervention de Degeneration Old, contre-intervention du Very Old World Order (pourquoi aident-ils Sting ? Va savoir, Charles...), contre-contre-intervention de "Sexy Middle-Age Man" Shawn Michaels, et victoire de "Fuck WCW" Triple H. HÉNAURME FACEPALM pour tout ce match, et pour son surbooking forcé et artificiel au possible.

- Un segment maladroit backstage avec tous les vétérans qui viennent féliciter Bryan, pour faire croire à tout le monde que la ceinture IC est importante.

- Pause musicale.

- Paige & AJ vs Bellas. Tout à fait honorable, sans rien d'exceptionnel néanmoins.

- Récap du HOF. Pas sûr de comprendre pourquoi Nash était la superstar de cette édition, si ce n'est qu'il est le pote de HHH.

- Cena vs Rusev, US title. Grosse entrée à la russe pour Rusev, ce qui m'a grandement amusé. Entrée pompeuse, nationaliste et patriote pour Cena, avec une musique à fond dans les speakers, ce qui cache un instant les huées du public. Parce que les fans américains veulent bien siffler Rusev, mais ils sifflent tout autant Cena, ce qui est fun.

Un match de Cena typique, à part ça : il se fait dominer, place une ou deux de ses prises habituelles, se fait contrer, se fait dominer, place une ou deux de ses prises habituelles, se fait contrer (...), fait son comeback final, et gagne le match. Il a bien rajouté un springboard stunner bancal à son arsenal, mais bon...

- Grosse récap sans intérêt.

- Steph et HHH en train de s'autocongratuler, et de troller le public. The Rock débarque, et zou, confrontation, avec Ronda Rousey qui s'invite en prime. Un segment très long, mais pas désagréable (et Ronda a l'air à l'aise). Reste à voir si ça débouche sur quelque chose d'autre... un tag match mixte à Mania 32 ?

- Taker vs Wyatt. Taker a l'air plus déprimé que terrifiant, ces temps-ci. Un Taker qui enchaîne tous ses spots habituels, se fait contrer, et puis ensuite, c'est la routine habituelle, en nettement moins épique, et en 15 minutes exactement. Pas un match très intéressant, à vrai dire, d'autant que Bray n'est pas génial, dans le ring, et que Taker survend un peu son âge et sa vulnérabilité.

- Brock vs Reigns, HW title. Reigns reçoit un accueil hostile, Brock est acclamé comme le messie. Reigns blesse Brock au visage à d'innombrables reprises, et Brock nous refait son match contre Cena, avec des germans à la chaîne, pendant que Reigns conserve son sourire narquois, et en redemande constamment. Rollins encaisse son MITB sur la fin du match et épingle Reigns, avant de s'enfuir avec la ceinture. Amusant à regarder, comme le match similaire Brock/Cena, mais pas forcément exceptionnel en soi.



Bilan : un show qui souffle le chaud et le froid. Un pré-show médiocre, quelques décisions et matches piteux, quelques matches honorables, et un final qui sent bon le rebooking à la dernière minute, afin d'éviter une émeute dans le public si Reigns avait gagné.

Ce n'est pas un désastre, mais c'est loin d'être le MEILLEUR MANIA DE TOUS LES TEMPS, comme je l'ai lu un peu partout.

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Critiques éclair - Star Trek : Lower Decks, épisodes 1x09-10 + Bilan (2020)

Publié le 7 Novembre 2020 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, CBS, Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, USA

Dernière fournée d'épisodes pour cette première saison de Lower Decks, parodie au ton aussi polarisant que ne l'étaient Discovery et Picard : une vision très particulière et moderne de l'univers Trek, qui, au fil des épisodes (cf épisodes 1-2, 3-4, 5-6, 7-8), n'a pas eu peur de s'aliéner une partie de la fanbase avec des personnages criards, du fanservice facile et une caractérisation outrée. Il est peu probable que ces deux ultimes épisodes changent la donne, mais qui sait, avec un peu de chance ?

Star Trek : Lower Decks 1x09-10 (2020) :

En 2380, les mésaventures de Mariner, Boimler, Tendi et Rutherford, un groupe de sous-officiers chargés des tâches les moins essentielles à bord de l'USS Cerritos, un vaisseau secondaire de Starfleet...

- 1x09 - Crisis Point : parce qu'elle a une fois de plus désobéi au protocole, Mariner doit aller voir un thérapeute... ce qui l'incite à créer un programme holographique pour évacuer ses frustrations.

Un holo-épisode qui, plus que jamais, joue la carte du coup-de-coude au spectateur en recyclant ouvertement, sous couvert d'hommage, tous les moments incontournables des films Star Trek, de la contemplation du vaisseau à quai, aux lens flares de l'époque Abrams, en passant par une poursuite motorisée, un score tonitruant singeant Goldsmith, Horner et Giacchino, un crash de vaisseau dans l'atmosphère d'une planète, un générique d'ouverture solennel, un générique de fermeture avec signatures du cast, un format d'image widescreen, un méchant qui cite Shakespeare, etc.

Certes, sur la forme, c'est visuellement très réussi et assez spectaculaire. Sur le fond, par contre, pour peu qu'on ne soit pas très friand de ce fanservice à gogo, ça coince un peu. Parce qu'à côté, la tentative de développement de Mariner qui occupe le plus clair de l'épisode semble étrangement forcée et redondante, se contentant de réitérer ce qui avait déjà été abordé dans l'épisode 1x06 : si Mariner se comporte constamment comme une adolescente rebelle, hostile à l'autorité, si elle est toujours sarcastique et hystérique, si elle se comporte comme une psychopathe dans l'holodeck face à ses collègues et sa mère (qu'elle traite de bitch...), c'est parce qu'elle est bourrée de failles psychologiques, et qu'elle ne veut pas montrer qu'elle aime son vaisseau, ses collègues et son job.

C'est bien. Mais je ne peux m'empêcher de penser que cette prise de conscience un peu facile et sommaire ne sera aucunement suivie de conséquences, que ce soit dans le dernier épisode de la saison, ou dans les saisons à venir. Compte tenu de l'atmosphère globalement criarde et frénétique de la série, ce semblant d'approfondissement de Mariner donne plus l'impression d'un minimum syndical que d'autre chose.

Et l'absence totale de développement des autres personnages de la série n'inspire pas vraiment confiance non plus.

- 1x10 - No Small Parts : alors que la véritable identité de Mariner est désormais connue par tout le Cerritos, un groupe de Pakleds attaque le navire, aux commandes d'un vaisseau destructeur assemblé de bric et de broc...

Un season finale plus sérieux, avec de la continuité et des "conséquences" pour les personnages, mais pas de panique : tout reste centré sur Mariner, sur sa relation avec sa mère, et bien entendu, Mariner sauve tout le monde à la fin, en prenant les commandes du Cerritos !

Quant au quota fanservice, il reste bien assuré ici, notamment par Will Riker, capitaine du Titan, qui vient dire bonjour le temps de quelques scènes, et que Mariner tutoie (forcément), parce qu'elle le connaît (forcément) très bien. Et par les Pakleds, et par la scène d'ouverture bourrée de namedropping, et par les références constantes dans les dialogues, et par Riker qui cite le générique d'Enterprise, et par...

Alors oui, je me répète chaque semaine, mais visuellement, c'est assez spectaculaire (ça bourrine et ça explose dans tous les sens), c'est assez bien rythmé, et pour une fois, tout le monde a son petit moment de gloire, mais les défauts du show restent toujours présents. Malheureusement.

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Bilan saisonnier :

Que dire de plus qui n'ait pas déjà été dit au fil de cette première saison ? Je partais avec un à priori positif, à l'annonce du projet, espérant une série animée avec un minimum de fond et des personnages attachants ; pas de chance, la production a opté pour des personnages absolument caricaturaux (Mariner, c'est Burnham 2.0, dans un genre légèrement différent : tout tourne autour d'elle, elle arrive toujours à ses fins, elle n'en fait qu'à sa tête et sait tout mieux que tout le monde...), pour de l'humour référentiel, et pour un rythme hystérique.

Je ne sais plus qui disait que Lower Decks, de par son utilisation constante des références, du name-dropping, etc, était un peu le Family Guy de l'univers Star Trek. Pas forcément surprenant, puisque la série animée était positionnée comme une réponse directe au Orville de Seth McFarlane, le papa de Family Guy... plus surprenant, cependant, le fait que McFarlane ait réussi, avec Orville, à créer des personnages sympathiques et attachants, et à se démarquer de ce style de référence directes et constantes ne satisfaisant qu'un public peu exigeant ou nourri aux memberberries de South Park.

Je n'ai donc pas du tout accroché à l'écriture et à l'humour de la série, loin de là, et ça m'agace d'autant plus que le style graphique du tout est loin de me déplaire : la même série, avec la même esthétique, mais des scripts un peu plus sérieux, un peu moins référentiels et sarcastiques, bref, plus sincères (et ne reposant pas sur des clichés lassants comme l'héroïne rebelle et grande gueule, son partenaire émasculé et pleutre, etc), j'aurais dit banco.

En l'état, c'est tout simplement décevant et frustrant... une fois de plus. Comme je le disais en haut de page, Lower Decks est une vision moderne de l'univers Star Trek où l'on crie, où l'on jure, où l'on ne respecte pas l'autorité, et où l'on n'est pas très compétent - c'est un choix qui plaira à certains (à en juger par les critiques du web, particulièrement positifs, et qui semblent tous ravis de pouvoir dire "Han, j'ai compris cette référence ! Trop bien !") mais c'est aussi un choix qui me laisse totalement de marbre.

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Retrouvez aussi toutes les autres séries Star Trek passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

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