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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Résultat pour ""inside No. 9""

Un film, un jour (ou presque) #1555 : Mourir peut attendre (2021)

Publié le 13 Janvier 2022 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Review, Romance, Science Fiction, Science-Fiction, Thriller, UK, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Mourir peut attendre (No Time To Die - 2021) :

Séparé de Madeleine (Léa Seydoux), James Bond (Daniel Craig) est désormais à la retraite, coulant des jours heureux (mais solitaires) en Jamaïque. Jusqu'à ce que Felix Leiter (Jeffrey Wright), de la CIA, vienne le chercher pour une ultime mission : récupérer un scientifique russe kidnappé par le Spectre. Mais lorsque la mission tourne court, et que tous les membres de Spectre sont éliminés par les hommes de Lyutsifer Safin (Rami Malek), Bond se retrouve face à une menace d'une ampleur inédite...

Ultime volet de ce qui est, en fin de compte, presque une mini-série consacrée à James Bond, entamée par Casino Royale en 2006, et ayant depuis enchaîné bien des hauts et des bas, dans sa recherche d'humanisation et de modernisation du personnage de Bond.

Une quête bien vaine visant à réinventer Bond pour une nouvelle génération, mais qui m'a très souvent laissé de marbre, comme l'attestent les notes que j'ai mises aux précédents films de la saga : à se prendre trop au sérieux, à investir trop fortement dans l'émotion masculine et dans le premier degré, dans le dark and gritty réaliste de mise en 2005 (remember Batman Begins), la série a perdu une grande partie de ce qui faisait le charme de la franchise Bond, son style et sa fantaisie.

À la place, un Bond qui souffre (émotionnellement et physiquement), un Bond qui pleure, et des films toujours aussi mal rythmés, tentant de concilier maladroitement cette nouvelle direction avec les passages incontournables de la franchise.

Ici, le résultat reste très mitigé. Au nombre des défauts, on peut citer un récit longuet et fragmenté, qui semble compiler les idées d'au moins trois scénarios différents ; un méchant insipide et sous-développé, qui n'a pour seule caractéristique qu'une vague esthétique asiatique/zen assez clichée ; une relation Bond/Madeleine toujours aussi plate et fade (en même temps, je me répète, mais je n'ai jamais trouvé Léa Seydoux particulièrement charismatique, et son alchimie avec Craig est, au mieux, faiblarde) ; une Ana de Armas affreusement sous-exploitée, alors que toute la séquence la mettant en scène est probablement le point fort du film, un point fort pêchu, dynamique et amusant (mais qui, il faut bien l'avouer, fait pièce rapportée et n'est jamais indispensable au reste du récit) ; des morts totalement gratuites, uniquement là pour dire "on tourne la page" ; une remplaçante de 007 transparente et sans grand charisme ; des effets spéciaux inégaux (notamment lors des poursuites en voiture) ; un score de Hans Zimmer vraiment peu marquant ; de grosses ficelles maladroites dans le récit...

Il y a de quoi soupirer, donc, même si tout n'est pas à jeter : désormais à la retraite, Bond/Craig retrouve un peu du flegme et de la décontraction qui lui faisaient trop souvent défaut dans certains des épisodes précédents ; s'il a pris un coup de vieux, il est toujours très convaincant dans l'action, notamment au cours d'une scène continue dans une cage d'escalier, qui permet à Cary Fukunaga de nous refaire True Detective ; et la fille de Bond est assez adorable, dans le genre (tout en étant un artifice scénaristique assez grossier).

Bref, un ultime James Bond à la conclusion assez définitive (enfin, toute aussi définitive que celle de la trilogie Batman de Nolan, puisque "James Bond will return") mais frustrante, car très imparfaite, à l'image de cette version de la franchise qui n'est jamais parvenue à doser l'émotion, l'action brutale, et la décontraction sans verser dans l'une ou dans l'autre de manière abusive.

2.75/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Les bilans de Lurdo - La Treizième Dimension (The Twilight Zone 2002) - troisième partie

Publié le 25 Juillet 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Horreur, Fantastique, Science-Fiction, Drame, Comédie, Thriller, Anthologie, UPN

Suite du passage en revue de la seule et unique saison de The Twilight Zone 2002, remake/relaunch de la mythique série de Rod Serling :

1x23 : Un livreur malchanceux (Christopher Titus) découvre après un accident que tous ses problèmes sont provoqués par un homme en combinaison orange, employé d'une énorme bureaucratie du destin. Pas vraiment de chute ou de fin digne de ce nom, dommage, c'était sympathique.

1x24 : Un malade au stade terminal a un accident au cours de son ultime course à la Fast & Furious, dont il sort guéri, au prix de la vie de son meilleur ami, qui pilotait. Jacob's Ladder, ze riteurn, donc pas grand intérêt.  

1x25 : Method Man en voyant, Linda Cardellini en journaliste qui se tourne vers la voyance pour décider de son avenir, et en devient accro. Le Satan de The Collector en gay flamboyant est icon_mrgreen.gif, le reste est assez quelconque, mais Cardellini porte tout l'épisode sur ses épaules.

1x26 : Une fleuriste harcelée par un homme bizarre qui lui annonce qu'il veut la tuer... mais quand elle vérifie, il s'avère que le mec en question n'a jamais bougé de la boutique où il travaille. Assez bof, niveau intérêt. Pas de rythme.

1x27 : Un rappeur millionnaire a des flashbacks d'une vie dans laquelle il est en prison et assassin... et évidemment, on devine bientôt que tout le twist de l'épisode repose là dessus, et que sa vraie vie n'est pas celle qu'il pense... téléphoné au possible.

1x28 : Voilà enfin un épisode très réussi ! Eddie Kaye Thomas et Marisa blush.gif Coughlan entrent en possession d'un magnétophone permettant de remonter 5 minutes dans le passé... dont acte, pour tricher au casino... Très chouette, et signé d'un scénariste de Deep Space 9. icon_mrgreen.gif

1x29 : Un taggeur tue un peintre de rue pour pouvoir entrer dans un gang, et il a des remords lorsque le meurtre apparaît en peinture sur un des murs de la ville. Franchement ? Ras-le-bol des histoires de criminels et de gangs afro-américains... pas passionnant, en plus.

1x30 : Une institutrice commence soudain à voir des lueurs annonçant la mort de certains de ses élèves. Elle tente alors d'empêcher un nouveau Columbine. Pas mauvais, bien qu'un peu classique et prévisible.

1x31 : Une suite directe d'un des épisodes de la série classique, celui avec le gamin omnipotent et colérique qui martyrise une petite ville. Bill Mumy (Lennier !) reprend son rôle de quand il était petit, et sa fille joue le rôle de sa fille (elle est mimi tout plein, la petite Mumy), qui a des pouvoirs plus puissants que son père. Un très bon épisode sans morale ou twist particulier, écrit par Behr, de DS9 icon_mrgreen.gif

1x32 : Second remake d'un épisode classique, Les Monstres de Maple Street. L'original était excellent dans sa description de la Red Scare, celui-ci joue plus sur la paranoïa post-11/09, la peur du terrorisme, et le climat de haine que ça provoque. Pas mauvais, mais l'adaptation contemporaine, les effets de réalisation ratés, et le changement de twist final, qui perd énormément de sa force, le rendent beaucoup moins efficace que l'original. Andrew McCarthy est excellent.

1x33 : Épisode écrit, réalisé et interprété par Eriq LaSalle, sur un malade au stade terminal, qui, après un accident, se retrouve à Memphis, la veille de l'assassinat de Martin Luther King, et doit choisir entre venir en aide à King, ou aider la famille qui l'a recueilli. Plutôt réussi.

(à suivre...)

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Blog Update ! - Mai 2020

Publié le 31 Mai 2020 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Les bilans de Sygbab, Review, Télévision, Update

En mai, le confinement s'est allégé ; le blog des Téléphages Anonymes, lui, n'a pas perdu le rythme, avec toujours beaucoup de films et de séries passées en revue...

#1198 : JOURNÉE STAR WARS - Ewoks : la Caravane du Courage (1984)

#1199 : JOURNÉE STAR WARS - Ewoks : la Bataille d'Endor (1985)

#1200 : Tolkien (2019) - 2.5/6

#1201 : Friends of God - A Road Trip With Alexandra Pelosi (2007) - 3.75/6

#1202 : Les Aéronautes (2019) - 3.75/6

#1203 : Finding Steve McQueen (2019) - 2.5/6

#1204 : Oh My God ! (2011) - 4/6

#1205 : We Believe in Dinosaurs (2019) - 4.5/6

#1206 : Robocop (2014) - 2.5/6

#1207 : Go Back To China (2019) - 2.75/6

#1208 : Corporate Animals (2019) - 2/6

#1209 : My Spy (2020) - 2.5/6

#1210 : What We Left Behind - Looking Back at Star Trek : DS9 (2018) - 5/6

#1211 : Once Upon a Time... in Hollywood (2019) - 3/6

#1212 : Superman - Red Son (2020) - 3/6

#1213 : Spenser Confidential (2020) - 2/6

#1214 : Booksmart (2019) - 2.75/6

#1215 : La Légende de Viy (2014) - 3/6

#1216 : La Légende du Dragon (2019) - 2/6

#1217 : Scooby ! (2020) - 2.25/6

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# Bilan :

Un mois plus faible que le mois dernier, sans surprise, avec nettement moins de nouveautés, et clairement plus de films médiocres et passables.

Pas vraiment de quoi s'occuper, mais heureusement, les documentaires répondent toujours présents, avec notamment un excellent What We Left Behind, qui fera plaisir à tous les fans de l'univers Star Trek...

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# Film(s) du mois :

J'ai déjà cité What We Left Behind, suivi de près par We Believe in Dinosaurs, un autre documentaire plus engagé ; si l'on met de côté les documentaires, ce sont alors Oh my God !, une amusante comédie européenne, et Les Aéronautes, une production Amazon, qui restent sur le haut du panier, sans être pour autant des chefs-d'œuvre du genre...

 

# Flop(s) du mois :

Beaucoup de 2 et de 2.5/6, ce mois-ci, et dans l'absolu, ce ne sont pas forcément les pires films du mois, mais les deux films qui m'ont le plus déçu, ce mois-ci, sont bien Tolkien, la biographie ampoulée de l'auteur, et Scooby !, le dernier reboot de la franchise Scooby-Doo, tellement axé sur les super-héros et les univers partagés à la Marvel qu'il en a oublié les fondamentaux de la franchise...

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# Petit écran :

Ce mois-ci, Sygbab a visionné cinq saisons de Supernatural (8, 9, 10, 11 et 12), avec des résultats toujours particulièrement mitigés. De mon côté, comme le mois dernier, je suis parti dans l'espace avec les deux parties de l'agréable saison 2 de Perdus dans l'Espace, bien plus maîtrisée que la première année.

Ajoutez à cela la première saison du remake de l'anthologie Histoires Fantastiques, assez décevante comme la majorité des reboots actuels de ce type ; la première saison de The Witcher, agréable, sans plus ; l'épisode spécial confinement de Mythic Quest, très réussi ; et enfin la mini-série Good Omens, très imparfaite, mais bénéficiant aussi d'un tel capital sympathie que l'on passe tout de même un très bon moment...

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# À venir :

Avec le mois de juin, les beaux jours reviennent pour de bon, et petit à petit, le monde va reprendre sa marche. Le blog, lui, continue son petit bonhomme de chemin, avec des Trolls en tournée, des Gentlemen anglais, des Dragons, des politiciens américains aux dents longues, Harry Potter dans un film d'action, et bien plus encore ; sans oublier la fin (provisoire) de l'intégrale Supernatural de Sygbab, et plein d'autres séries...

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Catch Review : Wrestlemania XXX

Publié le 7 Avril 2014 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, WWE

Wrestlemania XXX :

Préshow :

- Fatal 4-way tag elimination match, tag titles. Les fans sont clairement pro-Cesaro/Real Americans. Tag match standard, un peu laborieux et brouillon par moments, et avec un Cesaro qui perd, pour relancer le split des Real Americans. RAS, en somme (clairement pas digne des This is Awesome à répétition du public, mais bon, depuis que le WWE Universe a découvert l'existence de ce chant, il a un peu perdu de sa superbe et de sa signification).

- Vidéo d'intro sympatoche.

- Hogan se pointe, botche sa présentation, Austin l'interrompt, fait une promo générique à la Austin, Rock l'interrompt, fait une promo générique à la Rock (enfin, un petit rap), tout le monde se moque de Hogan et de ses botchs. 25 minutes.

- Bryan vs HHH. Une intro ridicule de HHH, un gros succès populaire pour Bryan, un Trips qui tente de se la jouer technique, et un match standard de Bryan, solide, mais sans surprise. Idem pour le passage à tabac ultérieur.

- NAO & Kane vs Shield. Un squash baclé, clairement là pour rattraper du temps perdu. Pitoyable de voir ça alors que les tag titles étaient en préshow.

- Les légendes jouent avec les jouets de la WWE backstage.

- Andre Battle Royale. Un gros bordel brouillon et désorganisé, jusqu'à ce qu'il ne reste plus que six ou sept personnes. Là, enfin, ça devenait sympatoche, et le finish était excellent.

- Bray vs Cena. Intro musicale réussie pour Bray, match assez anecdotique, typique de Cena. Et le résultat, forcément, est une rediff de la storyline "Embrace the hate" de Kane. Meh.

- Ouhlàlà, Bryan est blessé, quel suspense...

- Undertaker vs Brock. Lesnar qui, fidèle au buildup de ce match, semble faiblard de bout en bout ; Taker avec un look à la con ; et un match particulièrement décevant, lent et pataud, sans réelle énergie ni suspense. Et en plus, bien entendu, le streak s'achève là-dessus. Uberfacepalm.

- Divas Clusterfuck. Une tonne de Divas dans le ring, et first fall wins. Bordélique, et se résumant à des finishers enchaînés, et à un spot acrobatique ou deux. Totalement inutile.

- Les vieux, backstage, whatever.

- Batista vs Bryan vs Orton. Enfin, plutôt un Batista vs Orton surbooké, qui font le gros du boulot, pendant que Bryan se repose entre deux attaques. L'Authority intervient pour empêcher la victoire de Bryan, le public demande l'aide de CM Punk, et le tout se regarde d'un oeil pépère. Pas désagréable, mais vraiment too much.

 

Bilan : il y a une morale intéressante à tirer de ce PPV : tu peux faire 9 mois de shows allant de "médiocres" à "horribles", tu peux avoir un squash match sur ta carte de PPV, tu peux recycler sans vergogne une storyline avec exactement le même résultat, tu peux ne pas booker les 2/3 de ton roster et les foutre au dernier moment dans des matches fourre-tout, tu peux sacrifier l'une de tes institutions à un mec qui n'en a pas besoin pour être populaire, et tu peux tout simplement surbooker tout ce qui bouge... ce sera instantanément pardonné du moment qu'un fan-favorite remporte la ceinture.

Du moins, si tu t'appelles WWE.

Un PPV très très inégal. Ça tenait assez bien la route jusqu'à la victoire de Cesaro : rien d'exceptionnel, et un squash honteux tout de même, mais ça allait... et ensuite, patatras, entre le remake de Embrace the Hate, le Brock/Taker foireux, et le main event télégraphié. Bon, je suis content pour Bryan, mais rien ne dit qu'il ne va pas perdre le titre dès demain... et de là à s'ébaubir comme tous les fans (et les catcheurs indépendants) le font sur le web, en parlant de renouveau et de passage de flambeau... mouais, aux dernières nouvelles, Orton, Batista, Brock et Cena sont toujours en haut de la carte...

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Blog Update ! - Avril 2019

Publié le 30 Avril 2019 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Télévision, Update

Sur le blog des Téléphages Anonymes, un mois d'avril se préparant à l'Endgame des Avengers, mais avec quelques surprises - bonnes comme mauvaises - en chemin...

#930 : Django Unchained (2012) - 4.25/6

#931 : L'Ombre d'Emily (2018) - 3/6

#932 : Jesus Camp (2006) - 5/6

#933 : Lego DC : Batman Harcelé (2014) & La Ligue des Justiciers contre la Ligue des Bizarro (2015) - 3.5/6 & 3.5/6

#934 : Geography Club (2013) - 2.25/6

#935 : Sweet Seventies (2018) - 4/6

#936 : Nerdgasm (2015) - 2.25/6

#937 : My Dinner with Hervé (2018) - 3.75/6

#938 : La Grande Aventure Lego 2 (2019) - 3/6

#939 : Le Retour de Mary Poppins (2018) - 3/6

#940 : Le Complexe de Frankenstein (2015) - 4.5/6

#941 : Lego DC - La Ligue des Justiciers : L'Attaque de la Légion maudite (2015) - 2.5/6

#942 : Incoming (2018) - 2/6

#943 : Shazam ! (2019) - 2.75/6

#944 : I Hate Kids (2019) - 2.25/6

#945 : Piégée (2011) - 2/6

#946 : Mayor of the Sunset Strip (2003) - 4.75/6

#947 : Les Animaux Fantastiques - Les Crimes de Grindelwald (2018) - 2/6

#948 : Lego DC - La Ligue des Justiciers : l'Affrontement Cosmique (2016) - 4/6

#949 : La Révolution de Mme Ratcliffe (2007) - 3.75/6

#950 : Waffle Street (2015) - 2/6

#951 : Les Huit Salopards (2015) - 3/6

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# Bilan :

Un mois de cinéma qui s'ouvre et se ferme sur du Quentin Tarantino, deux films qui encadrent une période franchement assez médiocre : 23 films passés en revue, et seuls 9 d'entre eux atteignent la barre symbolique du 3.5/6.

C'est très peu, et au nombre de ces métrages qui peinent à convaincre, on trouve notamment des blockbusters aux moyens conséquents, et aux équipes expérimentées. Mais non, que ce soit du côté de la franchise Potter, de Mary Poppins ou de DC, ça tombe à plat, ça fait des choix discutables, et surtout, ça fait preuve d'un flagrant manque d'ambition et de structure.

Heureusement, les documentaires sont là pour sauver la mise, avec un Jesus Camp glaçant, un Mayor of the Sunset Strip nostalgique, et un Complexe de Frankenstein intéressant.

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# Film du mois :

Hors documentaires, c'est Django Unchained qui remporte la mise, et qui a su me convaincre malgré le fait qu'il appartienne à un genre (le western) qui ne me parle pas beaucoup. J'ai toutefois eu plus de difficultés avec Les Huit Salopards, tout en lui reconnaissant des qualités formelles indubitables.

 

# Flop du mois :

Les Crimes de Grindelwald, un blockbuster décousu, laborieux, brouillon, qui a tous les problèmes des pires films de la saga Harry Potter, sans en avoir la magie, le merveilleux ou l'humour. Un vrai beau ratage, qui laisse présager du pire pour la suite de la saga.

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# Petit écran :

Ce mois-ci, chez les Téléphages Anonymes, on a terminé la saison 2 de Star Trek Discovery - pas vraiment un franc succès, ce qui n'est guère surprenant ; Orville, à l'identique, a continué son petit bonhomme de chemin ; en saison 4, Angie Tribeca est restée égale à elle-même ; YouTube, avec ses séries courtes Lifeline et Weird City, a peiné à me convaincre ; et la saison 2 de Jessica Jones, elle, m'a totalement laissé de marbre.

Pas terrible, ce mois d'avril.

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# À venir :

En mai, le blog des Téléphages Anonymes continue sa chronique Un film, un jour... ou presque ! et ses séries, avec la fin de partie des Vengeurs, des Titans qui passent à l'attaque, un mini roi Arthur, Ricky Gervais, une Académie des plus étranges, des zombies californiens, et une dernière quinzaine dédiée aux extraterrestres les plus dangereux du cinéma contemporain, à l'occasion de leur 40è anniversaire...

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 6 (1/9)

Publié le 2 Avril 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Science-Fiction, Star Trek

Un tout petit peu plus de six mois après la fin de mon passage en revue de la saison 5, je me lance enfin dans la saison 6 de Star Trek Voyager, avant-dernière saison de la série, que je n'avais vue qu'en partie à l'époque de sa diffusion originale, et très partiellement revue depuis.

Star Trek Voyager, saison 6

6x01 - Equinox part 2 :

Suite directe de l'épisode précédent (dont je ne me souviendrais quasiment pas sans mes bilans), qui se terminait par un cliffhanger assez creux et expédié ici en deux lignes de dialogue, comme souvent. On retrouve donc le Voyager aux trousses de l'Equinox et de son équipage renégat, alors qu'une espèce trans-dimensionnelle veut exterminer les humains.

Et c'est assez regardable, je dois dire, dans le genre "divertissement plein d'action pour lequel il vaut mieux oublier de brancher son cerveau." Parce que qui dit épisode en deux parties signé Braga/Berman/Menosky dit aussi pas mal de grosses ficelles honteuses (par exemple, l'Holodoc qui devient un psychopathe en puissance dès qu'on déconnecte son sens éthique... beaucoup trop facile ; d'ailleurs, l'élimination du Evil Holodoc est encore plus bâclée... ) et surtout, des personnages en roue libre : outre l'équipage de l'Equinox, toujours aussi manichéen et caricatural, on a ici Janeway qui pète un câble et vire subitement mini-dictatrice hostile et insupportable, qui décide de torturer ses victimes, de mettre tout le Voyager en danger pour éliminer Ransom et son équipage, etc... et qui envoie Chakotay en prison dès qu'il ose lui faire remarquer qu'elle part en vrille. Pour le coup, c'est bien joué par Mulgrew, mais... ça reste du n'importe quoi au niveau de la continuité des personnages.

Mais pas de panique, comme toujours dans Voyager, à la fin de l'épisode, tout est pardonné, tout est oublié, et on repart comme si de rien n'était. Assez agaçant, à la longue.

 

6x02 - Survival Instinct : 

Lorsque trois anciens Borgs appartenant à l'Unimatrice de Seven arrivent à bord, ils espèrent que cette dernière pourra les aider à séparer leurs trois esprits, et à retrouver leur individualité totale... mais bien vite, ils réalisent que Seven est responsable de leur état actuel.

Un épisode sobre et mesuré, le seul épisode de Voyager écrit en solo par Ron D. Moore (avant qu'il ne claque la porte), et centré sur Jeri Ryan et les trois autres guests, plutôt bons dans leurs rôles respectifs.

Dans l'ensemble, l'épisode est assez solide, renforçant la relation Seven/Naomi, insistant sur la différence de Seven (assimilée lors de son enfance, et ignorant tout de l'individualité que les autres Borgs, assimilés adultes, ont en mémoire et regrettent) et adoptant, dans les scènes n'impliquant pas l'intrigue de Seven, un ton plutôt léger et sympathique, qui a deux avantages : il renforce le sérieux de l'intrigue principale, et il permet de donner au Voyager et au Quadrant Delta une impression de vie et de symbiose (le Voyager est à quai, à bord d'une station, et le vaisseau est empli de visiteurs curieux).

Rien de particulièrement exceptionnel (les Borgs ont malheureusement été surexploités par la franchise, donc un épisode de plus sur ce sujet, c'est de moins en moins enthousiasmant), mais pour un premier essai de Moore dans le cadre restrictif de Voyager, c'est assez concluant.

 

6x03 - Barge of the Dead :

Lorsqu'elle est victime d'une expérience de mort imminente, B'el se retrouve sur la Barge des Morts, dans l'Au-delà klingon, où elle y croise sa mère, en route pour l'Enfer. Soudain persuadée qu'elle est là à cause d'elle, B'elanna décide de risquer sa vie pour se replonger dans l'au-delà, et sauver sa génitrice.

Une combo Bryan Fuller & Ron D. Moore, un B'elanna-centric, des Klingons = un très bon épisode, forcément très bien interprété par Roxann Dawson, bien produit, et qui développe joliment le personnage de B'elanna.Certes, il ne faut pas être allergique aux épisodes klingons, et il ne faut pas s'attendre à ce que le travail effectué dans cet épisode porte ses fruits ou soit développé ultérieurement, mais bon, on commence à être habitués, avec Voyager.

 

À suivre....

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 6 (3/9)

Publié le 16 Avril 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Star Trek, Science-Fiction

Je continue mon passage en revue de la saison 6 de Star Trek Voyager, entamée il y a deux semaines, une saison qui, pour l'instant, s'avère plutôt regardable, bien que soufflant le chaud et le froid...

Star Trek Voyager, saison 6

6x07 - Dragon's Teeth :

Lorsque le Voyager se réfugie sur une planète pour échapper à un peuple extraterrestre hostile, ils y découvrent les survivants d'une autre race, exterminée par leurs ennemis belliqueux. Mais une fois extirpés de leurs caissons d'hibernation, les rescapés ne semblent avoir qu'une chose en tête : reprendre le combat, et tant pis si le Voyager est pris entre deux feux...

Un épisode frustrant, à nouveau : les intentions ne sont pas mauvaises, l'interprétation est honorable, les scènes d'action ne sont pas désagréables (et même assez spectaculaires), et Neelix est utilisé de manière intéressante, mais dans l'ensemble, le script ressemble au premier épisode d'un double épisode de mi-saison, qui se serait vu réduit à 45 minutes suite à des coupes budgétaires.

La mise en place est ainsi longue et peu palpitante, et soudain, vers ses 3/4, le show s'emballe, et s'aperçoit qu'il faut tout boucler avant la fin de l'épisode, quitte à ce que ça soit un peu précipité.

Et puis le "à mon avis, on n'a pas fini d'entendre parler de ces aliens belliqueux" final sonne tellement creux (surtout que les aliens en question ne reparaissent jamais, il me semble), qu'il ne peut qu'agacer un peu. Si seulement les scénaristes avaient bien voulu faire un effort de continuité...

 

6x08 - One Small Step :

Lorsque le Voyager découvre une anomalie spatiale rarissime, qui a autrefois absorbé une mission d'exploration terrienne partie vers Mars, Chakotay parvient à convaincre Janeway de le laisser explorer l'anomalie en compagnie de Seven et de Tom, à bord du Delta Flyer, afin de tenter de récupérer le module spatial terrien.

Un épisode centré sur l'exploration scientifique, qui développe Chakotay et sa passion pour la science, et qui, s'il n'est pas très subtil dans son écriture (un épisode écrit à quatre mains, forcément, c'est toujours un peu bancal, et le développement et les réactions de Chakotay paraissent un peu forcés et sortis de nulle part) et déborde de technobabble, a le mérite de privilégier l'exploration, l'histoire et la science, plutôt que les extra-terrestres belliqueux habituels et quasi-interchangeables.

Pas forcément ultra-mémorable, et avec quelques problèmes de rythme, mais néanmoins plutôt rafraîchissant dans le genre.

 

6x09 - The Voyager Conspiracy :

Lorsque le Voyager rencontre un extra-terrestre ayant mis au point une catapulte galactique capable de raccourcir le voyage du vaisseau de plusieurs années, l'équipage est enthousiaste ; mais Seven, qui a récemment mis à niveau son alcôve avec un système de synthèse d'informations révolutionnaire, semble dubitative, et commence à se persuader qu'une immense conspiration se tisse autour d'elle, du vaisseau et de son équipage...

Seven of Nine se prend pour Fox Mulder dans un épisode particulièrement capillotracté, qui joue à fond la carte de la pseudo-continuité (Seven débite des kilomètres de dates et d'événements passés pour expliquer ses théories), quitte à finir par être un peu pataud et laborieux...

Malgré cela, pourtant, c'est par moments assez amusant à regarder, à défaut d'être très bien écrit ou le moins du monde crédible (non seulement les conspirations de Seven ne tiennent pas la route une seule seconde, mais en plus la manière dont Janeway et Chakotay acceptent totalement les délires de la Borg est totalement out-of-character), et puis pour une fois qu'un scientifique extra-terrestre n'est pas un traître fourbe et manipulateur, ça se fête...

 

À suivre...

(épisodes 6x01-03 ; 6x04-06)

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Oktorrorfest 2012 - 07 : V/H/S & Vampire Dog

Publié le 22 Octobre 2012 par Lurdo dans Oktorrorfest, Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie, Anthologie, Jeunesse, Found Footage, Canada

V/H/S :

Une bande de jeunes vandales/casseurs sont engagés pour s'introduire dans une maison, et voler une VHS bien particulière. Ils s'exécutent donc, et en profitent pour découvrir la collection de vidéos bien particulières à laquelle appartient leur cible.

Six segments (cinq vidéos, plus l'exposition tout autour) réalisés par des auteurs différents, et donc particulièrement inégaux :

- Tape 56 (Adam Wingard) : le segment qui fait le lien avec tout le reste, et qui suit la bande de casseurs qui disparaissent un à un à mesure qu'ils regardent les vidéos. Personnages antipathiques, rendu visuel honorable sans plus, c'est néanmoins un segment parfaitement inutile, et qui ne fait que rallonger un film déjà longuet. 

- Amateur Night (David Bruckner) : une bande de fratboys va se bourrer la gueule en boîte, et finit par ramener une fille bizarre chez eux pour une nuit de débauche. Rapidement fatiguant d'un point de vue visuel, d'autant que les personnages sont à baffer. Le récit, quant à lui, est relativement prévisible et basique, donc, rien de bien marquant.

- Second Honeymoon (Ty West) : un couple en vacances se filme, et reçoit la visite nocturne d'un caméraman inconnu. Je n'aime pas Ty West, qui me donne l'impression d'un réalisateur hipster cherchant à s'approprier le visuel et le style des films d'horreur old-school des 70s, sans en maîtriser l'essence et le rythme. Résultat : ses long-métrages sont généralement visuellement intéressants, mais incroyablement creux et lents. Ici, en format court, ce n'est guère mieux... le réalisateur te donne la solution de son segment dès les premières minutes, et le reste se déroule mollement et sans grand intérêt, d'autant que le couple principal est assez peu attachant. 

- Tuesday the 17th (Glenn McQuaid) : quatre jeunes glandeurs stéréotypés vont se promener en forêt, où ils sont confrontés à un tueur mystérieux qui n'apparaît pas sur les vidéos. Décidément, il faudra m'expliquer l'intérêt d'utiliser des persos toujours plus débiles et antipathiques dans ces histoires. Sinon, malgré une idée de base pas désagréable, au final, c'est assez faisandé et mal foutu, notamment dans la mise en images des meurtres. 

- The Sick Thing That Happened to Emily When She Was Younger (Joe Swanberg) : un couple discute via webcam de la hantise qui occupe l'appartement de la jeune femme. Qui garde ses vidéos de chat webcam en mémoire ? Qui les garde en PiP ? Qui les monte pour créer un tout narratif ? Qui les transfère sur VHS ? Qui les transfère en 16/9 ? Autant de questions qui ne trouvent aucune réponse dans ce film qui ne vaut que pour son twist amusant, mais visuellement un peu raté. 

- 10/31/98 (Radio Silence) : une bande d'adultes trick-or-treaters un peu cons s'invitent dans une maison abandonnée le soir d'Halloween à la recherche d'une fête, mais ils n'y sont pas seuls, et tombent en plein exorcisme. La fin blindée de numérique est amusante, sans plus. 

Bref, une anthologie tout sauf convaincante. On se retrouve à suivre le tout d'un oeil distrait, sans jamais avoir peur ou s'intéresser plus que ça à ce qu'on voit à l'écran. Cela dit, le format anthologie a l'avantage d'éviter la lassitude qui s'empare habituellement du spectateur devant la majorité des found footages à rallonge, donc c'est toujours ça de pris.

2/6

Vampire Dog :

Un chien vampire qui ne boit que de la gelée rouge (de la gelatine, en fait) et qui parle, débarque dans la vie d'un jeune ado musicien nouveau en ville.

Un film indépendant canadien pour enfants, assez amateur dans son jeu et sa réalisation, mais bon, pour ce que c'est, ce n'est pas non plus méga-honteux.

2.5/6 sur l'échelle des films pour enfants sans budget.

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 6 (6/9)

Publié le 14 Mai 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Science-Fiction, Star Trek

Je continue mon passage en revue de la saison 6 de Star Trek Voyager, entamée il y a plus d'un mois et demi, une saison qui reste toujours assez inégale, naviguant entre épisodes très moyens et d'autres plus sympathiques...

Star Trek Voyager, saison 6

6x16 - Collective : 

En mission, Tom, Harry, Chakotay et Neelix tombent nez à nez avec un cube borg en piteux état, contrôlé par seulement 5 drones, et ils sont capturés. Au Voyager de les tirer de là, et de composer avec ce collectif inhabituel composé d'adolescents à demi-assimilés.

Une variation semi-intéressante des épisodes borgs habituels, même si bizarrement, il est difficile de se sentir totalement concerné par l'épisode, tant ce n'est que ça : une énième variation (pas vraiment rythmée) des épisodes borgs de Voyager, qui continue d'affaiblir la menace représentée par cette race, et n'apporte pas grand chose, à part des personnages vaguement récurrents (qui sont cependant assez bien interprétés), un bébé borg animatronique (assez glauque), et un Harry Kim en danger (dont on se contrefout royalement, soyons francs).

 

6x17 - Spirit Folk :

Parce que le programme holographique est activé 24h/24, la communauté de Fair Haven commence à connaître des bugs visibles, et les personnages commencent à s'apercevoir de l'étrangeté et des pouvoirs improbables des membres de l'équipage du vaisseau...

Une suite indirecte de l'épisode 6x11, qui tient ici de la farce éhontée demandant de fermer les yeux sur plein de grosses ficelles et de raccourcis, et de laisser son cerveau au vestiaire.

Pour peu qu'on y parvienne, et qu'on ne soit pas trop allergique aux accents, à la musique, et à l'interprétation des Irlandais de service (sur lesquels le gros de l'épisode repose), alors le tout est assez regardable, et par moments, c'est même amusant.

Mais ça reste très très anecdotique. Et très décevant de la part de Bryan Fuller.

 

6x18 - Ashes to Ashes :

Quand Lyndsay Ballard, une enseigne de vaisseau tuée des années plus tôt, retrouve soudain le Voyager, elle explique qu'elle a été ramenée à la vie par une peuplade extraterrestre, qui l'a remodelée à son image. Mais la réintégration de la jeune femme à l'équipage n'est pas si facile, surtout pour son meilleur ami Harry Kim...

Un épisode qui aurait pu s'appeler "Rétrocontinuité", tant il use et abuse de ce concept pour rendre son postulat de départ plausible... tout en refusant formellement de prendre en compte la continuité réelle de la série, puisque si l'on commence à réfléchir un peu à ce qu'on nous dit à l'écran (la chronologie, les conditions de la mort de Ballard, sa présence à bord, ses rapports avec Kim), absolument rien n'est possible.

Si l'on ferme les yeux sur tous ces problèmes, cependant, l'épisode est très regardable, et plutôt bien interprété, malgré un maquillage extraterrestre assez peu inspiré, à mi chemin entre le Cardassien pour les hommes, et la Reine borg pour les femmes.

En fait, l'épisode est bien meilleur en théorie qu'en pratique, et l'exécution n'est pas à la hauteur de son postulat, à l'image de la sous-intrigue de Seven et des enfants borgs : ce n'est pas désagréable, et la continuité avec le 6x16 est bienvenue, mais c'est un peu maladroit et surligné, et la scène final, qui tente de relier au forceps les deux intrigues de l'épisode, arrive comme un cheveu sur la soupe...

 

À suivre...

(épisodes 6x01-03 ; 6x04-06 ; 6x07-09 ; 6x10-12 ; 6x13-15)

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Un film, un jour (ou presque) #513 : Ghost in the Shell (2017)

Publié le 12 Mai 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, USA, Japon, Science-Fiction, Action, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Ghost in the Shell :

Dans un futur proche, au Japon, le Major Mira Killian (Scarlett Johansson) est un être unique : un cerveau humain transplanté dans un corps cybernétique doué de capacités incroyables, que le Major exploite au sein de la Section 9, une unité anti-terroriste composé de Batou (Pilou Asbæk), de Togusa (Chin Han), et de leur supérieur, Aramaki (Takeshi Kitano). Mais lorsque Kuze (Michael Carmen Pitt), un terroriste capable de pirater les esprits d'autrui, apparaît en ville, le Major découvre bien vite qu'elle est probablement liée à lui, et qu'il détient le secret de ses origines... 

Alors avant toute chose, un disclaimer : avant de voir cette adaptation américaine, je ne connaissais quasiment rien de la franchise Ghost in the Shell, je n'en avais jamais rien lu ou vu, et à vrai dire, je n'en ai jamais eu la moindre envie, car je suis, de nature, peu attiré par le cyberpunk, et par tout ce qui est animation japonaise.

Tout ça pour dire que j'ai abordé cette version 2017 sans aucun à priori, si ce n'est celui de bandes-annonces plutôt intéressantes, et du capital sympathie de Scarlett.

Malheureusement, j'aurais dû me renseigner avant sur les personnes à l'oeuvre derrière la caméra : à la réalisation, Rupert Sanders (Blanche-Neige et le Chasseur, visuellement réussi et stylisé, mais particulièrement soporifique, mal rythmé, et avec une distribution mal dirigée) ; à la production, Avi Arad (un producteur sans la moindre vision, responsable d'énormément de bouses avant que Kevin Feige ne prenne le contrôle de Marvel) ; au scénario, Ehren Kruger (les Transformers, La Porte des Secrets) et deux scénaristes sans grande expérience ; aux effets numériques, MPC, oscarisés pour L'Odyssée de Pi et Le Livre de la Jungle - ils sont doués en animaux - mais ayant à leur actif d'innombrables blockbusters aux effets des plus inégaux).

Parce que forcément, tous ces noms, ça n'augurait pas forcément d'un chef d'oeuvre du Septième Art (sans même parler d'une adaptation digne de ce nom des oeuvres originales).

Sans surprise, donc, si le résultat final n'est pas forcément vilain, esthétiquement parlant, et a même par moment un certain style, dans l'ensemble, le film ne fonctionne pas vraiment.

Entre son script vraiment didactique et explicite (tout y est surligné), parfois plus proche d'un sous-Robocop féminin que d'autre chose ; sa musique synthétique parfois réminiscente d'un Tron : Legacy ; ses effets très inégaux (les doublures numériques sont assez ratées, surtout celle de ScarJo, dont la silhouette, les proportions et la carrure changent allègrement selon les plans et les tenues qu'elle porte) ; et son rythme global très étrange (on a parfois plus l'impression d'assister à une suite de vignettes et de belles images, comme autant de passages obligés, à peine liées par un scénario en pilotage automatique), il se dégage vraiment du tout une sensation de travail sans âme, assez faux et artificiel (et paradoxalement relativement étriqué, malgré le décor de mégalopole).

Sensation que l'on retrouve dans la direction artistique des personnages principaux, qui font souvent cosplay un peu fauché, et, ça me peine de le dire, dans l'interprétation de Scarlett, dont les choix de jeu et de langage corporel n'ont pas du tout fonctionné pour moi (pas aidés par ses proportions polymorphes, certes).

Bref, pas vraiment convaincu par ce Ghost in the Shell, qui a pour lui l'avantage d'être cependant relativement court (moins d'1h50, pour un blockbuster, c'est rare), et d'avoir un Batou plutôt sympathique.

(Kitano, par contre, semble n'en avoir absolument rien à faire de ce film ou de son rôle)

2.5/6 (j'imagine qu'un fan des GitS originaux sera probablement encore plus sévère)

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 6 (8/9)

Publié le 18 Juin 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Télévision, Review, Star Trek, Science-Fiction

J'approche de la fin de la saison 6 de Star Trek Voyager, une saison qui semble vouloir développer un certain sens de la continuité qui fait assez plaisir à voir...

Star Trek Voyager, saison 6

6x22 - Muse :

Écrasée sur une planète primitive, B'elanna se réveille prisonnière d'un poète qui se sert d'elle comme d'une muse, pour écrire des pièces narrant ses aventures...

Un Torres-centric, ça faisait longtemps, et ça fait toujours plaisir, même si ici, le personnage passe au second plan, puisque ce qui intéresse Joe Menosky, le scénariste, c'est de parler de son métier.

Forcément, c'est son dernier script en solo sur la série, et donc, il en profite pour s'étendre en long, en large et en travers sur le métier de conteur, sur son importance sociale, sur son influence, etc ; il se permet de vanner un peu ses collègues, leur travail, la fanbase ("pourquoi rajouter des scènes de romance entre les personnages ? On s'en fout, de la romance, on n'a pas de temps à consacrer à ça !" nous explique B'elanna quand le poète imagine une scène de baiser entre Janeway et Chakotay), etc... bref, il se fait plaisir, et en soi, si c'est tout sauf rythmé, ce n'est pas forcément désagréable à suivre.

Ça ne tient pas forcément totalement sur la longueur, mais ça se regarde. Et puis ça fait toujours plaisir de revoir feue Kellie Waymire dans un petit rôle.

 

6x23 - Fury :

Une Kes âgée s'introduit à bord du Voyager, pour y tuer B'elanna, et utiliser le noyau de distorsion afin de remonter le temps, et, intégrée à l'équipage, elle tente alors de saboter sa mission...

Pauvres Michael Taylor et Bryan Fuller, contraints de tenter de faire sens/de sauver les idées calamiteuses de Berman & Braga, à l'origine de l'épisode.

Parce que même si, comme moi, on n'a jamais vraiment apprécié le personnage de Kes, on ne peut que grincer un peu des dents devant le massacre effectué par ce récit, qui fait de Kes une vieille femme psychopathe et éprise de vengeance, malheureusement sans motivations réellement convaincantes, et sans réelle logique.

On est bien loin du personnage tel qu'on le connaissait, et quand on ajoute à tout cela une Jennifer Lien qui a l'air totalement absente (déjà qu'en temps normal, ce n'est pas la meilleure actrice du monde !) et un peu empâtée, on se retrouve devant un épisode qui n'a à proposer qu'un gros débordement d'action spectaculaire, mais finalement assez creux, et une coupe de cheveux plus flatteuse pour B'elanna.

C'est très peu, et c'est surtout totalement inutile (ça me rappelle un peu le massacre effectué par les producteurs de How I Met Your Mother sur le personnage de Victoria, lorsqu'il a été ramené dans ses dernières saisons)

 

6x24 - Life Line :

Lorsque l'Holodoc découvre, par le biais du projet Pathfinder, que Lewis Zimmerman, son créateur, est atteint d'une maladie incurable, il convainc Janeway de l'envoyer sur Terre où, avec l'aide de Reginald Barclay et de Deanna Troi, il va tout faire pour tenter son soigner son "père"...

Un épisode tout simplement réussi, qui fait indirectement suite au 6x10, et développe ainsi la personnalité de l'Holodoc et de son créateur, ainsi que leurs rapports de quasi-père et quasi-fils.

Robert Picardo est excellent, et parvient à donner corps à deux personnages très similaires, mais subtilement différents, et les autres personnages secondaires ne sont pas superflus, pas même l'"assistante" de Zimmerman (très bien interprétée, d'ailleurs), dont on apprend qu'elle aussi est une création de ce dernier, et bien plus encore.

Certes, on pourrait toujours se plaindre de quelques problèmes de continuité, ou du fait que le Voyager envoie son seul médecin de bord à l'autre bout de la galaxie sans avoir de plan de secours, mais bon... ce sont des problèmes anecdotiques en comparaison du reste de l'épisode.

 

À suivre...

(épisodes 6x01-03 ; 6x04-06 ; 6x07-09 ; 6x10-12 ; 6x13-15 ; 6x16-18 ; 6x19-21)

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Un film, un jour (ou presque) #618 : La Belle et la Bête (2017)

Publié le 3 Décembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Fantastique, Disney, Comédie, Musique, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

La Belle et la Bête (Beauty and the Beast) :

Au XVIIIème siècle, près d'un petit village français, une jeune femme intelligente et studieuse, Belle (Emma Watson), accepte, pour sauver la vie de son père, de devenir la captive d'une Bête terrible (Dan Stevens), en réalité un Prince maudit par une enchanteresse, et qui doit trouver l'amour s'il veut rompre ce sort improbable...

Aïe, ce carnage. Bon, tout de suite, autant prévenir :

1) Je n'ai jamais vu la version animée de La Belle et la Bête de Disney. J'en connais quelques mélodies et quelques scènes par osmose culturelle, mais je n'ai jamais eu le moindre intérêt pour l'histoire, pour son héroïne, et surtout, il est sorti en salles lorsque j'avais 9/10 ans - et à cette âge, j'étais plutôt Star Wars que Princesse Disney.

2) J'ai toujours trouvé qu'Emma Watson était une bien piètre actrice, qui confond souvent "exprimer des émotions" avec "jouer des sourcils", avec une tendance récurrente au manque d'investissement dans ses rôles, comme si elle n'y croyait pas à fond.

3) Jusqu'à présent, je n'ai vraiment pas été convaincu par les remakes en prises de vue réelles des classiques Disney, que ce soit Maléfique, Cendrillon, ou Peter et Elliott le Dragon (Le Livre de la Jungle est, à ce jour, la seule exception à mes yeux).

Autant dire que déjà, à la base, ce remake avait du pain sur la planche pour me convaincre.

Pourtant, réserves ci-dessus mises à part, j'y allais plutôt curieux. Curieux de voir ce qu'un bon réalisateur comme Bill Condon pouvait faire avec un conte aussi connu, par ailleurs un classique de l'animation vénéré par des générations mais inédit pour moi, et dont le compositeur revenait justement pour écrire de nouvelles chansons.

Malheureusement, la réponse à cette interrogation est sans appel : Condon en a fait un remake studieux, mais rallongé artificiellement pour passer de 80+ minutes à plus de deux heures, avec de nouvelles chansons insipides, un rythme anémique (gros coup de mou une fois Belle enfermée chez la Bête), des protagonistes fades qui n'ont pas la moitié du charisme de leurs équivalents animés, et un univers tellement calibré pour plaire aux critiques que ce petit village français du XVIIIème siècle est ethniquement plus divers et intégré qu'un bon paquet de villages actuels.

Les protagonistes, pour commencer : Emma Watson est fidèle à elle-même (trois expressions faciles pendant la majeure partie du film) ; Dan Stevens parvient à créer une Bête à l'animation et l'interprétation convaincantes (malheureusement, elle n'est jamais menaçante, et le rendu visuel/l'intégration sont très inégaux) ; Luke Evans fait illusion en Gaston ; Josh Gad n'est pas mauvais du tout en LeFou (même si le côté "premier personnage Disney homosexuel" sombre dans la caricature) ; et toutes les stars assignées au doublage des personnages animés s'en sortent honorablement.

Là où ça coince déjà plus - et c'est globalement un problème général du film - c'est que tout apparaît constamment surchargé : les personnages animés, de la Bête aux objets du château, souffrent du syndrome Transformers, à savoir qu'ils sont tellement détaillés et surchargés qu'ils en deviennent brouillons, et peu lisibles ; les décors et les costumes sont tellement clinquants qu'on n'a jamais l'impression d'être devant une "réalité", mais bien devant un spectacle scénique filmé ; idem pour les numéros musicaux, les chorégraphies, etc... tout est tellement surchargé et surproduit que ça en devient contre-productif, pataud et "kitsch". 

On finit par se lasser vraiment de ce qu'on a sous les yeux, surtout quand le métrage s'engouffre dans des tunnels de chansons, et aborde l'assaut des paysans sur le château, l'occasion d'un déluge d'effets numériques pas toujours très réussis (à l'image des effets du film dans son ensemble - les loups sont réussis, mais certains plans d'ensemble du château, du village ou des paysages environnants semblent manquer de finalisation).

Enfin, pour conclure, comme le film n'est ni plus ni moins qu'une comédie musicale, n'oublions pas de mentionner l'interprétation musicale de la distribution... une distribution qui peut dire merci à l'auto-tuning, tant il est évident et flagrant, notamment dans les morceaux chantés par Emma Watson.

En résumé, je n'ai pas du tout aimé, alors que je m'attendais à simplement rester indifférent. La distribution, le rythme, les (nouvelles) chansons, les chansons réinterprétées, une partie des effets numériques, le script... énorme bof.

2.25/6, pour les efforts de production.

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Catch Review : WWE United Kingdom Championship Tournament - Round 2 & Finale (15/01/2017)

Publié le 12 Février 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Catch, WWE

Après un premier round assez quelconque, empli de matches courts et assez basiques, deux noms surnagent clairement dans ce tournoi : Pete Dunne, le bagarreur sadique et technique, et Tyler Bate, le jeune moustachu évoquant clairement Cesaro dans le ring. Suite et fin de ce tournoi, donc, avec les quarts de finale, les demis, et la grande finale permettant de couronner le tout premier champion anglais de la WWE...

WWE United Kingdom Championship Tournament 2017 - Round 2 & Finale :

# Quarts de finale

- Pete Dunne vs Sam Gradwell :

Une belle intensité, même si Gradwell ne vend pas bien la blessure subie la veille durant attaque, ce que soulignent les commentateurs... juste avant que Gradwell ne commence justement à vendre la douleur en fin de match (!) Une fin de match un peu abrupte, enchaînant un compte de 9 en dehors du ring sur un simple bodyslam contre un turnbuckle, et zou, c'est fini. Dommage, parce que Dunne a vraiment une personnalité bien à lui, et fait un bad guy impeccable.

- Mandrews vs Joseph Conners :

Démarrage assez rapide et nerveux, mais Mandrews est un peu en pilotage automatique, refaisant les mêmes spots que le match précédent, dans le même ordre, ce qui téléphone un peu sa victoire et son avancée dans la suite du tournoi. Cela dit, Mandrews est plus souvent contré, ici, ce qui rend l'affrontement plus équilibré, à défaut d'être mémorable.

- Wolfgang vs Trent Seven : 

Un match qui ne fait pas du tout dans la finesse, avec deux brutes qui se mettent sauvagement sur la tronche jusqu'à ce que ça saigne ; un vrai gros contraste avec le match précédent.

- Jordan Devlin vs Tyler Bate :

Un match plus classique et équilibré, même si, un peu comme pour le match de Mandrews, Bate fait ici le minimum syndical, ce qui a tendance à téléphoner son avancée dans le tournoi, et le fait qu'il doive donc s'économiser. 

 

# Demi-finales

- Mandrews vs Pete Dunne :

Un très bon match, tour à tour brutal, agressif, sadique et acrobatique, avec un Mandrews qui se donne complètement (prouvant par là-même une nouvelle fois qu'il était totalement sous-exploité à la TNA), et un Dunne égal à lui-même.

- Tyler Bate vs Wolfgang :

Un affrontement décevant, car une opposition de style, de gabarit, et d'âge qui avait du potentiel, mais qui débouche sur un match court et peu mémorable, avec deux adversaires qui ne se dépensent pas vraiment ; une sorte de gros prétexte pour l'après-match, avec un Dunne qui attaque directement Bate, et lui démolit l'épaule.  

 

# Entracte

- Neville vs Tommy End :

Neville dans le ring pour expliquer qu'il n'a pas voulu participer au tournoi parce que les compétiteurs n'étaient pas à son niveau. Tommy End, un Néerlandais tatoué de partout, au mohawk, et fraîchement signé à la NXT, débarque, pour un match pas très intéressant, avec beaucoup (trop) de coups de pied.

 

# Finale :

- Bate vs Dunne :

Bate, "blessé" à l'épaule, joue parfaitement les héros en péril, Dunne, lui, est impeccable en méchant sadique, et le tout donne un match très réussi, voire même relativement épique, entre deux hommes qui se connaissent bien, et qui donnent tout ce qui leur reste (450 double foot stomp O_O) pour finir la soirée en beauté.

 

En somme, une seconde soirée de tournoi nettement plus satisfaisante, comme souvent, avec des matches plus longs, plus homogènes et plus réussis. Le choix des deux finalistes est assez logique, le gagnant très satisfaisant, et, je ne le répéterai jamais assez, mais le duo Michael Cole/Nigel McGuinness était impeccable aux commentaires. 

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Les bilans de Lurdo : La Fête à la Maison, 20 ans après - saison 5, première partie (2019)

Publié le 25 Janvier 2020 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Netflix, Review, Sitcom, Télévision

Après une saison 4 plus sage et calme, dans le sillon de l'éviction #MeToo du showrunner de la série depuis sa création, il y a vingt ans, Fuller House revient sur Netflix pour une ultime année. Une dernière saison qui, malheureusement, revient à 2 x 9 épisodes, au risque de traîner en longueur, et de souffrir de gros passages à vide, faute de contenu...

La Fête à la Maison, 20 ans après - saison 5, première partie (Fuller House, season 5.1 - 2019) :

Kimmy Gibler (Andrea Barber) a enfin accouché du bébé de Stephanie (Jodie Sweetin) et de Jimmy (Adam Hagenbuch), qui arrive à la maison. Mais c'est la relation de DJ (Candace Cameron Bure) et de Steve (Scott Weinger) qui concentre l'intérêt de tout le monde...

Une première demi-saison qui se cherche, un peu à l'image de ses personnages. Si elle s'ouvre sur l'arrivée dans le foyer de la fille de Stephanie et de Jimmy, le bébé disparaît très rapidement de la série, pour être même souvent oublié par les scénaristes, comme par exemple lorsque tous les adultes doivent partir précipitamment de la maison pour une raison X ou Y, ou que tout le monde, enfants y compris, se retrouve à la sandwicherie. Qui s'occupe du bébé dans ces moments-là, mystère...

À l'identique, cette saison, Steph est supposée apprendre à être maman et ne plus avoir de temps pour elle (une excuse pour l'habiller en vieux jogging moche, tandis que CCB, elle, bizarrement, passe son temps à porter des tenues de plus en plus moulantes et courtes, bizarre) - très logiquement (!), Steph décide de se lancer dans une carrière musicale, et de faire la première partie de Lisa Loeb en tournée, avec des chansons qu'elle a écrites pour le bébé : on ne va même pas tenter d'évaluer la vraisemblance de tout ça, on est dans du grand n'importe quoi, et encore une fois se pose la question : oui, d'accord, mais qui s'occupe du bébé ? ^^

Pas Jimmy, en tout cas, puisqu'il décide de racheter sur un coup de tête, avec Fernando et Steve, une vieille sandwicherie de quartier, qui devient ainsi un nouveau point de chute pour toute la bande (y compris les enfants, qui y travaillent sans être payés ^^) ; et... euh, c'est à peu près tout ce qui se passe pour l'instant dans la série.

Dans ces neuf épisodes, s'il y a bien un semblant de progression en direction d'un triple mariage combiné (le dernier épisode de cette demi-saison est l'occasion d'une flash mob aboutissant sur la demande en mariage de Steve à CCB - un moment assez sympathique, et joliment chorégraphié), il règne surtout un sentiment de navigation à vue, sans réelle vision d'ensemble.

Tous les enfants sont ainsi plus ou moins au point mort : Jackson, toujours idiot, se réconcilie vaguement avec Rocki ; Max, de plus en plus maniéré, ne bouge pas d'un pouce ; Ramona flirte avec un jeune livreur... et c'est tout.

DJ et Steve sont heureux en couple (et font de la cuisine française) ; Fernando et Kimmy se rapprochent de nouveau après la grossesse de cette dernière ; les anciens font une très brève apparition (Saget, principalement, mais aussi Coulier et Stamos à l'occasion du dernier épisode de la demi-saison - Lori Loughlin, sans surprise, n'est pas de la fête) ; le détestable Kirk Cameron fait un caméo ; et dans l'ensemble, il n'y a pas grand chose de mémorable à se mettre sous la dent.

Alors certes, comme d'habitude, la distribution se fait plaisir avec une parodie de Footloose dansée par tout le monde, et avec cette flash mob finale, et dans l'ensemble, cette demi-saison semble un peu plus décomplexée que la saison précédente, mais la perspective d'une fin de série sur un triple mariage (et sur des problèmes de sandwicherie) n'est pas des plus intéressantes, surtout compte tenu du manque d'idées actuel, et des nombreux membres du casting qui risquent bien d'être absents (Loughlin, Olsen, et probablement d'autres)...

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

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Les bilans de Lurdo : Stephen King's Kingdom Hospital

Publié le 25 Décembre 2011 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Fantastique, Horreur, ABC, Drame, Thriller

The Kingdom (Riget), plus connu chez nous sous le titre L'Hôpital et ses fantômes est un chef-d'oeuvre de fantastique télévisé signé Lars Von Trier, et diffusé de 1994 à 1997. Véritable bijou inachevé, la série danoise ne pouvait qu'attirer les convoitises de la télévision américaine... et donc, en 2004, c'est Stephen King qui s'est attelé à la tâche de l'adaptation américanisée de Riget, pour la chaîne ABC. Una adaptation en 13 épisodes qui, honnêtement, n'a simplement aucun intérêt, surtout si l'on n'a que peu de patience pour les gimmicks et les grosses ficelles dont King abuse de plus en plus en vieillissant.

Réactions à chaud :

Stephen King's Kingdom Hospital 1x01 :

Heu... c'est quoi ce pré-générique qui raconte toute l'histoire du Kingdom Hospital !? J'ai pas le souvenir de ça dans la version danoise, où le résumé pré-gen restait plus mystérieux... peut-être que je me trompe, cela dit, mais là, ça me paraît franchement relever de la technique du "on explique tout dès le début pour pas forcéer le spectateur à se poser des questions"... bof, quoi.

Sinon, comme d'hab, une adapt bancale au possible : hopital au logo démoniaque ridicule, générique joli mais à la musique totalement hors-sujet, fantôme qui apparaît au moins quinze fois dans lépisode (super effrayant  , d'autant que Jodelle Ferland a plutôt une bouille adorable), de la musique pop foireuse, de l'autobiographie kingienne, un fourmilier moche, des voix off bancales, une critique ridicule des jeux tv, zéro de tension, pas d'ambiance... une bonne adaptation de Stephen King, en somme. Je sens que je vais m'éclater pour les 12 épisodes suivants.

M'enfin, le corbeau était joli, Bruce Davison n'est pas mauvais en Stegman, Ed Begley idem, et ya Heroes' Jack Coleman. C'est peu, mais c'est mieux que rien.

SK KH 1x02 :

[mode SM]

Raaah, ce générique pop totalement hors-sujet... raaah, ces chiens qui parlent sans aucune raison... raaaah cette réalisation & ces angles de caméra bancals pour montrer qu'il se passe quelque chose d'étrange... raaaah cette chanson pop lors des moments dramatiques... raaah ce fourmillier en CGI ratés dès qu'il ouvre la gueule... raaaah le reveal totalement foiré à la fin de l'épisode, avec un gros zoom numérique bien baveux... raaaah encore 10 épisodes....

[/SM]

SK KH 1x03 :

J'adore ces épisodes qui ne durent même pas 38 minutes d'un bout à l'autre...  Le pire étant un bon gros WTF en regardant l'intro interminable de l'épisode, sur ce prisonnier tatoué qui reçoit du courrier avant de se suicider, le tout monté en parallèle avec sa femme à l'extérieur, qui fait la même chose : 10 minutes de mise en place pour ça !? D'autant que tout ça n'est là que pour justifier l'arrivée du tôlard au KH, sur fond de "Nananana Hey Hey goodbye", alors même que l'ambulance croise l'ambulance fantôme sur la route. Une scène à -douze de tension totalement désamorcée par les choix musicaux. Si c'est voulu, alors ça sous-entend que SKKH n'est pas une série d'épouvante avec des moments comiques, mais une série comique avec des moments d'épouvante, ce qui change tout. D'ailleurs, quand tout l'hosto - même les cadavres - se met à chanter en coeur "Nananana heyhey goodbye", on frôle le nawak.

Ça se veut décalé, c'est juste très con. À part ça, on a du placement produit de Stephen King... une "Nurse Von Trier" ... Bruce Davison qui se force à en faire 15 tonnes dans sa crise contre la mère de la gamine qu'il a charcuté... le mec de l'accueil qui surjoue lui aussi totalement, and last but not least, les deux fantômes hyper maquillés, avec d'un côté l'ado dans une lumière bleuté pour faire comprendre qu'il est un méchant fantôme, et de l'autre la Jodelle avec sa pitite voix toute mimi...

SK KH 1x04 :

Je viens de comprendre, en fait : SKKH, c'est une version conne de Six Feet Under ; chaque épisode commence par suivre une personne à qui il arrive quelque chose, et qui doit être admis en urgence au KH. Bien sûr, en lieu et place de la finesse qu'on peut trouver chez Ball, on a droit à de la lourdeur Kingienne, mais bon, le schéma est exactement le même, pour l'instant. Quatre épisodes, quatre fois la même structure. Mouais. Sinon, il se passe pas grand chose: Druse découvre qu'un patient de l'hôpital peut l'aider à percer le secret de KH, mais elle se voit mettre des bâtons dans les roues par le criminel de l'ép. 3, manipulé par le garçon-fantôme-maléfique-au-maquillage-foireux, qui prend l'apparence de sa femme décédée. Ça prend trois minutes de l'épi, et autour de ça, ça brode sans jamais être convaincant, et encore moins effrayant...

SK KH 1x05 :

Un des sans-abris alcoolos cinglés, hanté par les fantômes du KH, pête un cable, s'en prend au prêtre de la paroisse d'à côté, avant de se jeter dans un mur. Plein de fois. C'est donc lui l'hospitalisé de la semaine, tandis que Druss prend contact avec Coleman, que Hook fait découvrir les dessous du KH à sa copine, et que Stegman se prépare à être intronisé dans l'ordre secret des médecins... Un semblant de storyline, dans cet épi de 39 minutes, moins vide que les autres, mais ça reste toujours plus proche d'Urgences que d'autre chose, la partie surnaturelle étant limitée à cinq minutes grand max dans l'épi... et quand elle se manifeste, c'est sous l'apparence de Jodelle maquillée gothique.  Ah, et encore du placement produit King.

SK KH 1x06 :

Tiens, le Cigarette Smoking Man des X-files... Alors c'est l'épisode de la tête tranchée, tout sauf ressemblante, et sur fond de "musique dance foireuse avec un jeu de mot sur la tête" inside... c'est l'intronisation de Stegman. Et aussi c'est le duel entre le fourmilier blessé et le gothique/fantôme maléfique, un grand moment de solitude télévisuelle... pas pire que Steg enfermé par ce même fantôme dans le domaine hanté après avoir pris l'ascenseur, et attaqué par le berger allemand aux yeux rouges... soudain l'épisode prend des airs de pantalonnade nawakesque, où ça court, ça gueule, ça surjoue, le tout en noir et blanc, et avec des bruitskifontpeur©. Arrive ensuite la réanimation du fourmilier blessé par l'esprit de Coleman, avec une Jodelle en roue libre, et là, on touche le fond. Ah, non, il restait encore l'intervention in extremis du fourmilier en CGI ressuscité qui fait peur au méchant pyromane, lequel se fout tout seul le feu sans le faire exprès, c'est ballot. Oh, et j'oubliais le cadavre sans tête dans le domaine hanté, qui court partout, se prend des murs, et essaie d'ouvrir le casier pour récupérer sa tête, toujours sur fond de dance music...

La patient de la semaine ? Il n'arrive qu'en fin d'épisode, c'est un spécialiste sismologue alcoolique qui rechûte, voit Jodelle dans une bouteille de champagne, et en arrivant à l'hosto, voit des jumelles maléfiques, des infirmières collées au plafond, encore une fois sur la même musique.

Marrant comment tout ce qui n'est pas directement copié/collé de l'original est absolument naze au possible. Une bonne grosse bouse.

SK KH 1x07 :

Le patient de la semaine, c'est un avocat véreux (pléonasme ?). Le running-gag du Janitor Johnny B Good jamais présent et remplacé par des gens aux noms encore plus stupides a cessé d'être amusant il y a 5 épisodes... et pourtant ça continue, plus lourd que jamais... et Stegman, dont le bureau est envahi de vermine, en fait trois tonnes... Il y a aussi le corps qui tient sa tête à bout de bras, dans le domaine fantôme, et qui cherche du shampooing pour laver sa tête animée en CGI... la team médicale qui se tape un délire judiciaire à base de caméras, de notaires, de papiers à signer quand vient le moment de sauver l'avocat en salle d'op  ... le cadavre sans tête qui pique sa colère dans le domaine fantôme quand le berger allemand se barre avec la tête...

Deux épisodes que ça vire au n'importe quoi total, ce truc. Ça n'a clairement plus rien de sérieux, c'est de la comédie pure et simple... mais de la mauvaise comédie.

SK KH 1x08 :

Tiens, Peter Wingfield et Evangeline Lilly...  Et forcément, ce sont eux les patients de la semaine, une histoire de suicide et de meurtre... etc... le reste ça avance un poil sur tous les fronts, mais à un rythme d'escargot. Cela dit, on évite le nawak des deux précédents (transplantation fourmilière mise à part, avec une Jodelle en roue libre  ), donc c'est un plus, même si le grand brûlé psychopathe est clairement too much... Mais apparemment, King tient à tout prix à personnifier le Mal et le Bien, que ce soit sous forme humaine, fantômatique, ou fourmillière... à croire qu'il aime pas la subtilité ou l'intangible.

SK KH 1x09 :

Un ex-joueur de baseball raté & suicidaire en patient de la semaine... Et ça passe plus de 10 minutes sur sa vie (et 3 références à Stephen King) avant de vraiment retourner au KH...  Ensuite, il y a le retour du berger allemand qui parle avec l'accent allemand... puis on retourne pendant dix bonnes minutes dans l'esprit du joueur, qui erre dans le domaine hanté, avec des zombies... on arrive enfin dans l'hosto, avec Druse qui essaie pendant dix autres minutes d'empêcher la team de scanner le joueur de baseball... puis on repart dans l'entre deux monde, avec un evilgothicboy qui s'avère être obligé de se recharger dans une cuve (WTF !?), et Coleman et Jodelle, qui tentent de sauver l'esprit du joueur...

Et là se produit un truc ridiculissime : Jodelle et Coleman entrent dans les souvenirs du joueur, lui font remonter le temps, et lui font gagner le match le plus essentiel de sa carrière. Et là pouf, dans le KH réel, le joueur se volatilise, et tout le monde devient amnésique sur ce qui s'est produit depuis le début de l'épi, Jodelle ayant littéralement réécrit le temps. Le rapport avec la série ? Aucun. Un loner de merde, uniquement là pour meubler.

SK KH 1x10 :

Alors là, c'est le Révérend de l'église du coin - celui qui ressemble à Jesus - qui est retrouvé crucifié à du grillage dans le quartier... mais il saigne toujours, et pleins de miracles se produisent autour de sa dépouille (multiplication des pains, eau en vin, etc)... donc il est rapatrié au KH, et étudié. Et ya une nouvelle secousse sismique à l'hosto, qui piège le gardien et deux docs en sous-sol.

Vala. Passionnant, tout ça. Depuis deux épisodes, ça ressemble un peu à une anthologie fantastique quelconque. Avec des histoires sans aucun rapport avec le KH, si ce n'est deux/trois dialogues entre les médecins. Là, ça parle vaguement d'un séisme destructeur qui va frapper le KH et tuer tout le monde, s'ils n'écoutent pas Jodelle... mais tout le reste du truc, c'est Jesus qui fait des miracles. Et les croyants du coin qui chantent dans la rue. Youpi.<smiley qui se pend>

SK KH 1x11 :

Ouverture de l'épisode... et première auto-référence de King (il ne se sent plus, le Stephen)... Bon, le patient du jour : un flic montant la garde pendant l'épisode précédent, et qui a une attaque cérébrale, le rendant aveugle. Et on apprend que un à un les occupants du KH font de telles attaques... à 2 épisodes de la fin de la mini-série, il était temps de faire avancer un peu tout ce schmilblick... et ce n'est pas le cas, puisqu'on nous ressert du cadavre sans tête en train de faire son footing dans le domaine hanté, plein de scènes de meublage super chiantes et pas rythmées, ce qui fait que lorsqu'arrivent enfin les morceaux intéressants... ben on dort.

Notamment, Gothicblueboy débarque soudain chez l'archiviste, accompagné d'un Doc fantôme maléfique, celui qui est responsable de la mort de Jodelle. Cool. Sauf que ça arrive comme un cheveu sur la soupe, au beau milieu de l'épisode, après une tirade saoûlante contre la technologie et les ordinateurs. Et lorsque Stegman passe devant une commission disciplinaire, il voit tous les avocats avec des dents de vampire... inutile, et ça prend une minute d'épisode. Bref, un épisode tellement essentiel, que lorsqu'on arrive à la fin, on se demande si on s'est pas endormi pendant 40 minutes tant on n'en garde aucun souvenir.

SK KH 1x12 :

Ça commence par le Evil Doc qui s'adresse directement au spectateur. Pourquoi pas. Ça n'a rien à voir avec la narration des 11 épisodes précédents, mais ça peut être intéressant... ah, non, c'est juste pour nous dire que le KH, c'est un lieu môôôôôôdit, et que nous aussi on va y rester. Merci, doc. À part ça, quoi de neuf ? Épisode 12/13, c'est pas sensé être bientôt la fin ?

Apparemment, si, parce que tout s'accélère. Bon, King trouve quand même le temps de nous recaser son chien qui parle allemand, et son cadavre sans tête qui court... mais Druse découvre enfin la dimension hantée, Hook & co se vengent de Stegman, qui pête un plomb, le evilgothicboy se prend pour Palpatine dans son duel contre le fourmilier, subitement incarné en nicegothicboy (bien partique pour faire de l'exposition, et tout expliquer avant le grand final), et la tension monte à mesure que le temps passe, preuve que King sait encore construire un récit potable, quand il le veut bien...

Bon, bien sûr, ya la grosse voix de bande annonce qui fait tout foirer et désamorce tout, en disant "Il nous reste une dernière visite à faire au KH. Certains vivront d'autres mourront. Vous voulez venir ?" à la fin de l'épi, mais bon, on ne peut rien y faire...

SK KH 1x13 :

Season finale d'1h16. Dont près de 50 min. de flashbacks pour expliquer les origines des fantômes (déjà plus ou moins expliquées en filigrane durant les quelques épisodes qui en parlaient avant, mais c'est pas grave, mieux vaut tout bien répéter, des fois qu'on ait été trop fin avec nos docteurs maléfiques et nos evilgothicboys...), et de Druse et le cast principal dans une pièce à faire de l'exposition à n'en plus finir (après avoir déjà fait une sorte de long previously de plusieurs minutes résumant les épisodes précédents... qui s'ajoutait au vrai previously de début d'épisode), deux caméos purement gratuits de King, comme d'hab, des scènes nawak pour illustrer les hallus de Stegman qui part en live...

On apprend quoi ? Que Eric Draven, c'est Anubis. Que Jodelle a compris Antibus, et que comme dans Antibuss, ya Ant, elle l'a imaginé sous une forme de fourmilier. Oki. Que Anubis Draven, avec son blouson de cuir, et sa croix ankh autour du cou, il a manipulé Jodelle pour qu'elle hante les lieux et permette un jour la libération des esprits du KH. Soit. (Même si le pourquoi du comment de l'apparence humaine d'Antipas, expliqué un épisode avant, est foireux au possible, ainsi que les origines d'evilgothicdraven, à peine survolées durant ces 13 épisodes)

Bon, sinon, ils se retrouvent tous, à 25 minutes de la fin, dans le domaine hanté, où ils passent dix minutes à déambuler en touristes, plus cinq autres min. de flashbacks sur tous les patients de la saison, y compris le corps sans tête qui court, avant de se retrouver enfin dans le passé.

Et les dix dernières minutes se font sur la musique pop qui avait ouvert le pilote, tandis que le dessinateur imagine un extincteur pour éteindre l'incendie qui a tué Jodelle & co... et il sauve tout le monde, et tout le monde est content, et quasiment tout le monde rentre chez soi...  

Wow, impressionnant comme cette fin est décevante (et pourtant, vu le niveau du reste de la mini-série, les attentes étaient minimales). Je ne retiens donc de cette adaptation ratée que le casting, plutôt très bon, mais gâché par l'écriture et par la direction d'acteurs (Allison "Profit" Hossack, notamment, est toujours aussi , Jodelle est mimi, Hook a une bonne gueule, et tous les autres sont plutôt bien castés). Stephen King, lui, ferait mieux d'arrêter d'écrire pour la tv, chaque nouvelle tentative étant plus mauvaise que la précédente.

Et bien sûr, inutile de dire que l'originale est nettement meilleur, tant les deux programmes ne jouent clairement pas dans la même catégorie...

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Enterprise, saison 3 (première partie)

Publié le 19 Juin 2013 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Star Trek

Disclaimer : Ce bilan (en deux parties) n'en est pas vraiment un, mais est plutôt une chronique de visionnage, établie courant 2008 lors d'une séance de rattrapage intégral de la série, et initialement publiée sur un forum en temps réel, jour après jour. À prendre avec du recul, donc, la mise en forme n'étant pas vraiment digne du terme "bilan", et nécessitant un travail de réécriture encore à venir.

Enterprise 3x01-12:

- 3x01 : L'Expanse était sensé être un endroit aux frontières de la folie... mais après 6 semaines, il ne s'est toujours rien passé d'intéressant ou de dangereux à bord de l'Enterprise. On a donc le droit à 6 semaines d'exposition racontées par les personnages, pendant que les Xindis (un groupe bigarré d'aliens pas du tout impressionnants) discutent entre eux.

Puis Archer se fait encore emprisonner, et T'pol finit encore en petite tenue (pour ne pas dire topless). Ah, et le nouveau remix du thème musical est encore pire, le peu de dignité et de majesté de la version originale ayant disparu au profit d'une rythmique pop calamiteuse.

Au niveau des bons points... Daniel Dae-Kim. Et T'pol change un peu de tenue et de coupe de cheveux.

Youpi.

- 3x02 : Je dois avouer que cet épisode était plutôt plaisant. Certes, c'était de l'action, et pas beaucoup d'avancées dans l'histoire principale, mais les bizarreries de l'Expanse avaient un effet intéressant sur le vaisseau, et c'était assez sympathique pour ne pas s'ennuyer. Rien de génial, mais en comparaison de la saison 2, c'était un gros progrès.

Bon, par contre, il est évident que les bidasses-à-sac-à-dos embarqués en orbite terrestre dans le finale de la saison 2 ne sont là que pour servir de red-shirts aux scénaristes, et montrer que l'Expanse-c'est-très-très-dangereux-et-ça-tue-des-gens... ah, et Archer en mode Guantanamo, c'est toujours aussi peu digne d'un capitaine de vaisseau, mais bon...

- 3x03 : À ch*er. Threshold 2.0. Et les scénaristes qui s'acharnent à rendre "sexy" les massages de T'Pol à Trip, alors que ces scènes font juste forcées et gratuites... *soupir*.

- 3x04 : J'espère que ça ne va pas devenir une habitude, ces teasers consistant en une scène d'exposition par le conseil des Xindis qui s'inquiète de l'Enterprise... parce que c'est tout sauf motivant. Et quand ensuite on doit subir une intrigue téléphonée à base de bimbo blonde esclave sexuelle à forte poitrine qui demande l'asile à Archer pour échapper à son propriétaire (une blonde qui en fait n'est pas si innocente que ça, puisqu'elle commence à flirter avec tout l'équipage grâce à ses pouvoirs psychiques et tactiles) ... disons juste que ce n'est pas terrible.

Ça ressemble à du Trek période Kirk, mais sans en avoir le charme désuet ni la relative originalité. Par contre, la fusillade finale était sympathique (bien qu'avec un peu trop de ralentis), et un effort certain est fait sur la continuité, qui propulse un peu de l'avant l'Enterprise en leur donnant un but, et qui justifie en partie l'épisode... c'est appréciable, mais il y a encore pas mal d'effort à faire avant que ça ne devienne ne serait-ce que moyen...

- 3x05 : Les habituels incapables coincés sur un vaisseau rempli de zombies vulcains très très maychants. Et T'pol qui est à son tour contaminée. Regardable, mais ça tourne un peu à vide. Et les flashes lumineux pendant la moitié de l'épisode, ça fatigue rapidement.

(Quand est-ce que Manny Coto arrive, déjà ?)

- 3x06 : Tiens, ça me rappelle un épisode de Voyager, ça : l'alien exilé qui se sent tout seul, et qui s'entiche d'un membre d'équipage qui est la seule à pouvoir le percevoir, etc... M'enfin, pas trop gênant, à la limite. Le côté Beauty & the Beast est aussi un peu trop appuyé pour vraiment fonctionner.

La sous-intrigue d'Archer & Trip en navette n'est pas passionnante, mais elle amène quelques infos sur les Sphères, c'est toujours ça de pris. Par contre, je n'ai pas compris pourquoi l'alien qui en avait assez d'être seul n'est pas reparti avec l'Enterprise plutôt que de rester seul comme un idiot dans son château...

- 3x07 : Tiens, il semblerait que les scénaristes aient allumé leur cerveau, et se soient aperçus que de faire des officiers de l'Enterprise des va-t'en-guerre bushiens, c'était un peu une aberration, puisque là, on a le droit à un Archer plus calme, qui prend conscience que les Xindis ne sont pas tous de dangereux terroristes-musulmans-qui-prient, et qui sympathise même avec l'un d'entre eux. Bon, c'est un peu amené avec de gros sabots, mais c'est plutôt intéressant.

- 3x08 : Un autre épisode pas mauvais (même s'il rappelle fortement bon nombre d'épisodes similaires de Trek, et qu'il est assez bavard) avec un Archer qui se croit dans Memento, et qui passe 12 ans à être amnésique, ne se souvenant plus que de ce qui lui est arrivé après un certain incident. D'où vision d'un futur alternatif, et de pleins de lignes temporelles qui se mêlent. Bémol sur le shipping Archer/T'pol, par contre, ça ne fonctionne toujours pas.

- 3x09 : C'était trop beau pour durer. Revoilà un épisode bien merd*que, qu'on dirait sorti du pire de Voyager. Alors comme ça, les maychants aliens ont enlevé des cow-boys pour les déposer sur une planète de l'Expanse, où ils n'ont pas évolué pendant plusieurs siècles ? Et Super Archer n'a aucune difficulté à se battre mano à mano (sur fond de guitare électrique héroïque) avec un maychant cowboy, alors que son épaule a littéralement explosé d'un tir de carabine...? C'est cela, oui... (il y a bien la Annie de Men In Trees, cela dit, c'est toujours ça de pris)

- 3x10 : Bon... Manny Coto est sympathique, et tout et tout, mais le coup de "Trip sérieusement blessé, que l'on ne peut sauver qu'en lui greffant un organe issu d'un clone sorti de nulle part, et "cultivé" à cette occasion", pour illustrer le problème éthique de la culture de cellules souches blablabla, ça serait beaucoup mieux passé si le personnage de Trip était un tant soit peu attachant, si Coto n'en profitait pas pour placer du shipping honteux, si ce n'était pas le trente-millième In media res de la série, si la gestion des souvenirs du clone n'était pas risible... et si le clone ne s'appelait pas Sim.

Ouaip, Sim.

Presque impossible de prendre l'épisode au sérieux une fois que l'on apprend ça 

(jolie interprétation de Bakula, par contre)

- 3x11 : Mouais, pas terrible, cette histoire de Future Guy qui revient pour envoyer Archer & T'pol en 2004, parce que les maychants tentent de changer le passé, à la First Contact, en introduisant un virus meurtrier sur Terre.

Le problème, c'est que ça se limite à ça (un épisode sans budget filmé dans une voiture et dans une ruelle), sans expliquer un seul instant comment les maychants peuvent voyager dans le temps, quelles sont leurs motivations générales, etc... sans compter que Future Guy renvoie la petite équipe dans le passé, deux mois après que les Xindis soient arrivés, et ce sans raison, si ce n'est d'imposer un suspense artificiel à l'épisode. Il faut croire que ça aurait été trop simple de les renvoyer juste avant l'arrivée des Xindis, histoire de les intercepter à temps...

Sinon, il y avait Jeffrey Dean Morgan en maychant alien, impossible à reconnaître autrement que par sa voix.

- 3x12 : 9/11, le retour (accompagné d'un remake de l'épisode de TOS avec les aliens mi-blancs/mi-noirs). De maychants terroristes/extrémistes aux noms musulmans montent à bord de l'Enterprise, et le détournent pour l'utiliser contre des hérétiques, dont l'affront suprême est de déclarer que leur Dieu commun a construit l'Expanse en 9 jours et pas dix. C'est bon, on a compris, la religion, c'est con, le terrorisme, c'est mal, et applaudissons les courageux membres d'équipage du United 93 vaisseau qui se battent (dans des fusillades interminables) pour reprendre le contrôle de celui-ci.

Zzzzzz... décidément, Manny Coto, ce n'est pas la panacée, niveau écriture... surtout qu'au passage, zou, un reboot qui efface toutes les données de l'Enterprise sur les sphères & co. Comme c'est pratique.

 

Bilan de demi-saison: la continuité injectée dans la série est bien agréable... mais si l'écriture continue à être aussi peu inspirée, ce n'est vraiment pas la peine...

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Un film, un jour (ou presque) #726 : Blade Runner 2049 (2017) + courts-métrages

Publié le 1 Juin 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Thriller, Action, Drame, Science-Fiction, Policier, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

On ne présente plus Blade Runner, de Ridley Scott, classique incontournable du genre à la direction artistique spectaculaire et fondatrice, souvent copiée, mais jamais égalée, et désormais modèle systématique de toute œuvre d'anticipation néo-noire et futuriste.

Un film travaillé, organique, à la fois sobre et démesuré, porté par un Harrison Ford au jeu très particulier et vulnérable, par un Rutger Hauer tragique et impérial, et par leur affrontement final, cauchemardesque, pluvieux et dramatique.

À l'occasion de la sortie de sa suite, Blade Runner 2049, Dennis Villeneuve, le réalisateur, décide de produire trois courts-métrages relatant ce qui s'est produit entre le film original (se déroulant en 2019), et le nouveau film (en 2049).

Pour cela, il se tourne vers deux réalisateurs : Shinichiro Watanabe (Animatrix, Cowboy Bebop) pour le premier court, en animation 2D, et Luke Scott, fils de Ridley Scott, pour les deux suivants, plus courts et présentant des personnages du métrage principal.

Blade Runner 2022 - Black Out : Avec l'aide de Ren (Bryson Baugus), un humain, Trixie (Luci Christian) et Iggy (Jovan Jackson), deux réplicants Nexus 8 à l'espérance de vie normale, tentent de lutter contre l'oppression de la société humaine - désormais ouvertement hostile aux réplicants - en détruisant toute technologie à Los Angeles, effaçant ainsi toute trace de leur existence des serveurs publics de la Tyrell Corporation...

Un court d'animation très stylisé (on aime ou pas) qui a pour principal intérêt d'expliquer un peu l'évolution de l'univers de Blade Runner après le premier film, avec en prime un caméo de Edward James Olmos, qui reprend brièvement son rôle de Gaff, sans que sa présence ne soit particulièrement indispensable.

Blade Runner 2036 - Nexus Dawn : Niander Wallace (Jared Leto), de la Wallace Corporation, tente de convaincre des législateurs (Benedict Wong, etc) de le laisser reprendre la production de réplicants, arguant que les Nexus 9, ses nouveaux modèles, sont totalement asservis à l'homme...

À peine 5 minutes, et pourtant, Leto et les scénaristes réussissent à me rendre Wallace totalement antipathique. Je ne sais pas si c'est le jeu d'aveugle de Leto, ou l'écriture ampoulée et pompeuse de son personnage, mais ce court m'a rapidement agacé...

Blade Runner 2048 - Nowhere to Run : Sapper Morton (Dave Batista), l'un des derniers Nexus 8 encore en vie, mène une existence cachée et discrète en ville. Mais lorsqu'une amie et sa fillette sont menacées, il ne peut s'empêcher d'intervenir, mettant ainsi en péril son anonymat...

À nouveau à peine 5 minutes, et pourtant, c'est tout l'inverse du court précédent : Batista est instantanément sympathique, son jeu est naturel, et le court - qui se résume à une grosse scène d'action - fonctionne très bien, tout en positionnant Sapper Morton comme un personnage traqué qui cherche à vivre seul. Assez réussi.

Blade Runner 2049 :

En 2049, Niander Wallace a pris le contrôle des biens de la Tyrell Corporation, et ses réplicants, les Nexus 9, sont désormais parfaitement intégrés dans la société. K (Ryan Gosling), un Blade Runner chargé d'éliminer les quelques réplicants de modèle Nexus 8 et préalables encore en existence, découvre alors un terrible secret, qui pourrait mettre en péril la stabilité de la société. Un secret lié au sort de Rick Deckard (Harrison Ford), disparu plus de 30 ans auparavant dans des circonstances mystérieuses...

Je suis bien embêté.

Je suis bien embêté, parce que quelque part, dans les 2h45 de ce Blade Runner 2049, il y a un bon film, une suite intéressante au Blade Runner original, un propos pertinent sur ce qui fait l'être humain, etc.

Le problème, cependant, c'est que ça dure 2h45, qu'il y a Dennis Villeneuve à la réalisation, et qu'il y a Michael Green (Smallville, Heroes, Alien Covenant, Le Crime de l'Orient Express) à la co-écriture, aux côtés du scénariste du Blade Runner original.

Ce qui donne :

1) un film très réussi visuellement et techniquement parlant, mais assez froid, contemplatif et clinique - la patte Villeneuve, qui est un peu à la réalisation ce que Alexandre Desplat est à la bande originale de film.

2) un métrage vraiment linéaire et banal, qui recycle des idées de Blade Runner (y compris des scènes jamais tournées par Ridley Scott, mais présente sur le papier), joue un peu la carte du fanservice de manière pas toujours très pertinente ou intéressante (le caméo de Gaff fait vraiment de la peine), et qui surtout s'engage sur des sentiers déjà vraiment bien arpentés, sans la moindre originalité, la moindre subtilité ou la moindre épaisseur (les histoires d'élu pouvant changer le cours de l'Histoire et mener des révolutions, ras-le-bol).

On a donc un peu l'impression d'une jolie coquille creuse, que l'on aurait pu amputer de 40 minutes sans rien perdre du tout du récit ou des thématiques, et qui aurait ainsi gagné en force et en pertinence.

Parce que je ne nie pas qu'il y ait des thématiques sous-jacentes potentiellement intéressantes, mais elles sont noyées dans le marasme global de ces 165 minutes de film, bourrées d'idées maladroites : la fausse feinte sur l'identité de l'enfant de Deckard, assez transparente dès que l'on croise le chemin d'un certain personnage créateur de souvenirs, et que l'on remarque que l'archétype du héros qui se découvre élu est vraiment amené avec de trop gros sabots (en plus d'être pitoyablement usé jusqu'à la corde) pour être honnête ; tout ce qui touche à Wallace (un Jared Leto calamiteux en grand méchant digne d'un James Bond, à l'écriture affreuse, et accompagné d'une femme de main là aussi digne d'un mauvais film d'action) ; la romance Joi/K, pas inintéressante, mais déjà vue, notamment dans Star Trek Voyager ; les enjeux vraiment simplistes - trouver un enfant - exposés au bout de trente minutes, et jamais particulièrement bien traités ; les dialogues bourrés d'exposition de tous les personnages, qui sur-expliquent le film, encore et encore ; Harrison Ford, raide et décati, qui arrive en cours de route, trop tard, et ne sert à rien ; la Sean Young en images de synthèse, peu convaincante dès qu'elle ouvre la bouche ; le jeu ultra-minimaliste de Gosling ; la mort prématurée de Batista ; le score mi-copie mi-bruit de Hans Zimmer...

En somme, si esthétiquement, le film fait illusion, c'est narrativement qu'il n'a pas du tout fonctionné sur moi, et qu'il m'a laissé avec une forte envie de dire "tout ça pour ça". Quitte à produire une suite de Blade Runner destinée à se planter au box-office, il fallait y aller franco, et proposer quelque chose qui aille plus loin qu'un simple épisode de Black Mirror ou de Philip K. Dick's Electric Dreams.

3.5/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2018 : Les Chroniques de la Peur, saison 1 (2017)

Publié le 8 Novembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Oktorrorfest, Télévision, Halloween, Horreur, Fantastique, Jeunesse, Les bilans de Lurdo, UK, Canada, Anthologie, Netflix

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, du 1er octobre à début novembre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

Les Chroniques de la Peur, saison 1 (Creeped Out - 2017) :

Anthologie télévisuelle pour enfants anglo-canadienne en 13 épisodes (techniquement, 11 épisodes + 1 double épisode final) de 20-25 minutes, Creeped Out s'inscrit directement dans la tradition des anthologies pour enfants du type Fais-moi Peur, Chair de Poule et autres L'Heure de la Peur : des récits sinistres et moraux, un enrobage plutôt bien travaillé, une présence musicale (signé Joe Kramer) efficace, et un personnage récurrent qui ouvre et ferme les épisodes, le Curieux, un observateur étrange caché derrière un masque.

# Marti : Kim, une adolescente, devient subitement populaire lorsqu'elle acquiert un smartphone doté d'un assistant intelligent hors du commun. Mais progressivement, ce dernier devient jaloux des amis de la jeune fille...

Une sorte de Black Mirror pour teens, pas mal joué, mais vraiment très (trop) classique, et manquant un peu de rythme. Pas désagréable, sans plus.

# Slapstick : agacée par ses parents, Jessie fait le souhait, lorsqu'elle rencontre une marionnette, de pouvoir contrôler sa famille. Mais lorsque son souhait se réalise, elle réalise bien vite que le résultat n'est pas à la hauteur de ses attentes...

Bof. Très balisé (ça rappelle fortement ce qui s'est déjà fait dans le genre, du côté de Chair de Poule et de Fais-moi Peur), trop mollasson, et globalement prévisible.

# Kindlesticks : baby-sitter négligente et peu sérieuse, Esme profite de son dernier engagement (surveiller Ashley) pour passer du temps avec son petit ami. Mais Ashley a un ami imaginaire, Kindlestick, qui n'apprécie guère le comportement d'Esme...

Un épisode assez prévisible, mais bien réalisé et bien mené, avec une jolie tension. On regrettera simplement l'interprétation très inégale de la protagoniste.

# Bravery Badge : une troupe de jeannettes parties en forêt tombe sur une forme de vie étrange, qui les possède une à une avec son étrange chanson...

À nouveau pas désagréable, mais très très générique et prévisible, depuis sa mise en place jusqu'à ses personnages, en passant par sa résolution.

# A Boy Called Red : lorsqu'il découvre, dans le sous-sol de la maison de sa tante, un portail vers le passé, Vincent voit là une chance de changer le cours de l'histoire, et la vie de son père divorcé et dépressif...

Un épisode classique et prévisible, mais plutôt touchant et réussi, avec en prime une référence musicale à Retour vers le Futur. Rien d'angoissant ou de menaçant, mais simplement un voyage temporel bien mené.

# Trolled : dans son école privée, Sam est le seul dont la mère connaît des problèmes d'argent. Pour se venger de ses semblables, Sam adopte une identité virtuelle, et passe ses nuits à troller en ligne les autres élèves, propageant des rumeurs et des mensonges à leur sujet. Jusqu'à ce que lui même soit menacé en ligne par un inconnu...

Un épisode cousu de fil blanc, et pas particulièrement original ni mémorable, hormis la toute dernière scène de transformation.

# Shed No Fear : lorsqu'il décide de suivre son meilleur ami, qui s'absente de classe sans raison, Greg découvre que ce dernier possède, dans son abri de jardin, une entité étrange et inexplicable, qu'il tente de déloger de là...

Pas terrible, celui-ci, malgré son ambiance high school américaine et enfants débrouillards. Il n'y a que la toute fin qui soit assez sympathique.

# Cat Food : quand il se fait passer pour malade, afin d'éviter d'aller à l'école, Stu n'imagine pas que sa voisine, une vieille femme aux nombreux chats, est en réalité une créature affreuse et difforme...

Un épisode assez classique dans sa première moitié, avec une interprétation inégale de son jeune interprète, mais qui retrouve de l'intérêt dans sa seconde partie, lorsqu'il confronte directement celui-ci à la voisine. La chute est prévisible, cela dit.

# The Call : à l'approche de son anniversaire, Pearl ne se sent pas bien dans sa peau, et au sein de sa famille adoptive ; elle réalise alors que l'océan l'appelle, et qu'elle n'est pas de ce monde...

Pas exceptionnel, celui-ci, avec une histoire de sirènes assez prévisible, et qui se termine malheureusement par un affrontement aux effets visuels assez peu inspirés. 

# Spaceman : en promenade dans les bois, Spud et Thomas découvrent un enfant extraterrestre tentant de communiquer avec sa planète pour qu'on vienne le chercher...

Bof. Le postulat de base de ET, des effets spéciaux et costumes très limités, et un rebondissement final plus que téléphoné.

# The Traveler : Jodie et Brandon, deux adolescents à problème, mettent un jour la main sur une valise qui leur permet d'arrêter le temps. Mais le propriétaire de cette dernière semble bien décidé à la récupérer...

Sympathique, cet épisode, à défaut d'être particulièrement original. Mais il est bien interprété, bien réalisé, bien rythmé et bien produit, donc ça fonctionne.

# Side Show 1 & 2 : Ace, un jeune garçon appartenant à un cirque ambulant, est hanté par des rêves de sa vie préalable, dont, étrangement, il n'a, à l'instar de tous ses collègues, aucun souvenir. L'arrivée d'Indigo, jeune acrobate elle aussi amnésique, amène alors Ace à se rebeller, et à exiger de quitter le cirque pour retrouver sa véritable famille...

Double épisode final de la saison, à thématique de fête foraine. Rien de vraiment exceptionnel, ou angoissant, mais une histoire qui n'aurait pas dépareillé dans un épisode de Fais-Moi Peur.

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Le tout fonctionne donc globalement assez bien, même si, comme la plupart des anthologies de ce genre, la série est assez inégale, très prévisible (tout a été fait dans le genre, depuis un bon moment - ce qui, convenons-en, ne dérangera probablement pas les plus jeunes, qui sont le public-cible) et dépend fortement de l'intérêt intrinsèque de chacun des épisodes.

Cependant, malgré cette hétérogénéité inévitable en matière d'intérêt et de sujet, Creeped Out finit par s'avérer un successeur tout à fait honorable aux anthologies jeunesse d'antan, aidé en cela par un motif musical tout à fait mémorable, qui confère une atmosphère très particulière à la série... Rien d'exceptionnel ou de must-see, mais une petite série sympathique à cette période de l'année.

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de toutes les séries passées en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Catch Review : TNA Bound For Glory 2015

Publié le 6 Octobre 2015 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, TNA

- Après avoir joué l'effet d'annonce et donné quelques indices sur Twitter pendant deux semaines en promettant un commentateur invité, ce soir, Pope présente ce dernier : son action figure. :facepalm:

- Très jolie robe, Christy.

- Ultimate X, Manik vs Tigre vs Everett vs DJZ. TNA n'est pas capable de se décider sur le nom de Manik/TJP, Everett ressemble à n'importe quel high-flyer indépendant (à savoir : il est physiquement totalement transparent et oubliable). Match assez honorable, avec un peu trop de spots télégraphiés, un peu trop de spots manqués par les cameramen, et un gimmick qui perd un peu plus d'intérêt à chaque fois que la TNA l'utilise, et que le match s'avère moins bon que les classiques de l'époque AJ & co. M'enfin ça allait, ça aurait pu être pire. Cela dit, Uno s'est démis l'épaule en cours de match sur un spot inutile à l'extérieur du ring, donc...

- Fat Hurricane Helms en post match, pour féliciter Tigre. Totalement aléatoire et inutile.

- EC3 dans le ring pour une promo geignarde. La routine.

- #1 Contender Gauntlet. Arrivée surprise d'Al Snow, qui finit par éliminer Eli Drake au grand dam de la fanbase ; Shera qui arrête le match pour faire danser tout le monde, y compris les heels (stupide au possible :facepalm: ) ; Dreamer s'invite sans raison ; Pope décide de s'incruster en cours de match, pour aussitôt changer d'avis et quitter le match ; et Tyrus remporte le tout... parce que. EC3 se pointe, vient féliciter son pote, mais confrontation, car Tyrus veut le titre d'EC3. Hmm.

- Wolves vs Myers & Lee, Tag Titles. Aucune surprise, un bon match, et un résultat prévisible.

- Promo générique de Galloway, qui, au passage, fait référence à son gimmick de 3MB à la WWE.

- Lashley vs Roode, Red Plastic KOTM Belt. Un peu comme le tag match : sans surprise, un très bon match, mais un résultat prévisible, et un public un peu mou.

- Promo de Hardy.

- Récap de l'intronisation d'Earl dans le HOF, avec Billy Corgan dans le ring.

- Gail vs Kong, KO Title. Pas mauvais, loin de là, mais en dessous de leurs affrontements précédents, notamment parce que Kong a ralenti, repris un peu de poids, et semble tout simplement plus fatiguée et lente qu'avant, ce qui impose un rythme plus pépère à l'affrontement. Et comme en plus le booking était sans surprise, et assez prévisible... ça ne restera pas forcément dans les mémoires.

- Promo backstage de Hardy. L'autre Hardy.

- EY vs Kurt, NO DQ. Ils nous font le coup du Kurt Angle trop blessé pour continuer, mais qui est un surhomme, et qui gagne le match face au sadique EY qui démolit tout le monde, y compris les arbitres, les médecins, etc. La routine, donc, bien exécutée pour ce que c'était, mais sans plus.

- Hardy vs EC3 vs Galloway, HW title, soudainement NODQ. Particulièrement difficile pour moi de me passionner pour cet affrontement, vu que je n'ai absolument rien à faire de deux de ces compétiteurs, et que je redoute vraiment de voir la TNA flinguer le gimmick d'EC3 en le faisant perdre sa ceinture et/ou son streak.
Et donc, forcément, Matt Hardy gagne le titre. Lol. Très bel effort des trois hommes, cela dit. Par contre, Papa Hardy a l'air d'être totalement indifférent à la victoire de son fils.

- En post-match, EC3 est furieux, engueule Dixie, et démolit John Gaburick au passage.

Au mois de Mai, puis en Juillet, puis régulièrement depuis (ou presque), j'avais prédit que BFG allait être un PPV booké à l'arrache, en moins de deux semaines, avec plein de matches déjà vus et sans véritable suspens, et un main event qui, compte tenu de l'endroit où le PPV allait se tenir, verrait un Hardy triompher.

 

"Told you so." :facepalm:

 

(quand à l'Impact à venir, vu que rien n'a été annoncé, et que la TNA n'a rien enregistré de neuf, ça sent l'EC3 furieux, qui fait annuler la décision du PPV, et Dixie qui met en place un tournoi à l'échelle du roster pour déterminer le futur champion ou challenger. Ce qui permettrait à la compagnie d'utiliser des douzaines de matches aléatoires enregistrés avant les derniers tapings, et qui sont toujours inutilisés)

(le seul problème étant que deux mois et demi de matches préenregistrés dans l'IZ, sans la moindre intrigue... je ne vais même pas tenter le coup)

(Ah, et la grande annonce de Dixie prévue pour ce Lundi, au sujet de l'Inde.... est une conférence de presse en Inde de Dixie, Ec3, Shera et Rebel (!?) pour faire une grande annonce sur place. On a donc eu une annonce sur le web, teasant une annonce durant Impact, teasant une annonce ce Lundi, qui tease une annonce dans quelques semaines... OUAT ZEUH FEUK :teube: )

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Catch Review : TNA Impact (30/09/2015)

Publié le 3 Octobre 2015 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, TNA

Ce Dimanche, Bound For Glory... un BFG à la carte médiocre et vraiment peu inspirante.

Impact du 30/09/2015 :

- Après quelques heures de hype online promettant une annonce fracassante en ouverture de show, changeant radicalement le cours des choses pour la TNA, et faisant de BFG un PPV à ne pas rater, EC3 ouvre le show, se plaint, demande à Dixie de venir, et on a droit à un segment générique de mise en place pour le PPV entre Ec3, Dixie et Galloway. Lol.

- Meublage des commentateurs.

- Storm est mécontent. Et singe Wyatt en parlant de "buzzards".

- Storm vs Shera, Street Fight. L'ultime match de Storm à la TNA. Il fait tout le boulot, et l'affrontement était hautement oubliable, avec un ref bump, un Shera qui se dégage au compte de un et demi après être passé au travers d'une table, et un finish décevant, qui en plus voit toute la Revolution démolir Storm pour de bon..

- Dixie n'est pas contente de son neveu. Whatever. Elle annonce alors que le main event de ce soir décidera du main event de BFG, qui deviendra Matt Hardy vs Galloway vs EC3 si Galloway et Hardy gagnent ce soir. :facepalm: (et oui, c'était ça son annonce fracassante Lol².)

- Roode pour tenter de donner un peu de valeur à sa ceinture en carton, Lashley répond au challenge pour BFG. Promo classique de Roode, promo faiblarde de Lashley (sans surprise).

- La DH tape la discute.

- DJ Z, vs Tomasso Ciampa vs Trevor Lee. Ciampa est supposément déjà à la NXT, et Lee ne devrait pas être là pour l'instant (vu que les bookers ont dû trouver une excuse pour qu'il ait droit à un match par équipe au PPV, à savoir "il a droit à un rematch", mais ici, visiblement, personne ne se fatigue à donner d'explication), mais bon... un match de X-div très classique, et pas méga impressionné par Ciampa, malgré sa réputation.

- TBP se moquent gentiment des DH backstage. Très oubliable.

- Brooke qui vient raconter sa vie, et explique qu'elle va revenir, encore plus forte et volontaire.

- EC3 mécontent de la décision de sa tante. Bonne promo.

- DH vs TBP, Handicap match. No comment. Médiocre au possible, malgré les efforts de Maddie et de Jade.

- EY gueule tout seul backstage.

- Tournée de la TNA en Inde annoncée Lundi prochain.

- EY gueule dans le ring, avant de se faire attaquer par Robbie E, Melendez et Anderson. Sans intérêt.

- Matt & Galloway tentent de se mettre d'accord backstage. Ils tombent d'accord, forcément. Cette storyline aurait été tellement plus intéressante si Galloway décidait, ce soir, de perdre le match, et de n'avoir qu'EC3 à affronter Dimanche...

- EY est mécontent, et engueule Dixie, qui l'oppose à Angle @ BFG. EY commence à en faire un peu trop, je trouve, c'est dommage

- EC3 & Tyrus vs MHardy & Galloway. Aucune surprise, un tag match solide, mais hautement téléphoné.

- En post-match, Dixie annonce que JHardy sera l'arbitre du main event de BFG.

 

Donc voilà. Contrairement à l'Impact de la semaine dernière, un show très médiocre dans le ring, et dans sa mise en place forcée et bricolée en post-prod du PPV.

Et quel PPV ! Une carte particulièrement générique, qui n'aurait pas dépareillée à l'époque des PPVs de seconde zone de la compagnie.

 

- Kurt Angle vs Eric Young
- Bound for Gold Gauntlet Match
- Ultimate X: Tigre Uno vs Andrew Everett vs Manik vs DJ Z
- The Wolves vs Brian Myers and Trevor Lee
- Gail Kim vs Awesome Kong.
- Roode vs Lashley for the King of the Mountain Title.
- EC3 vs Galloway vs Hardy (w/Jeff Hardy as referee)

 

Wolves/GFW, Angle/Young et Kim/Kong, ce sont des matches qu'on a déjà vus des dizaines de fois, et dont les résultats sont téléphonés au possible ; Roode/Lashley devrait être bon, mais les enjeux sont minimes ; l'Ultimate X est tellemet surexposé qu'il n'a plus grande valeur, et ne vaudra que pour voir ce que vaut le petit nouveau (qui vient de la GFW, apparemment) ; le Gauntlet est clairement un moyen pour Mahabali Shera de décrocher un title shot qu'il encaissera durant la tournée en Inde ; et le main event... et bien, le main event est ce qu'on redoutait tous depuis des mois, depuis que l'on sait que BFG se déroule en Caroline du Nord : on a EC3, deux Hardys et un Galloway, soit deux lutteurs sans intérêt et le champion. Whouhou. Je les vois bien faire perdre EC3 sans qu'il soit épinglé, histoire de lui retirer le titre, mais qu'il garde son streak... malheureusement, ça ne changera pas le fait que c'est une très mauvaise idée.

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Catch Review : Wrestlemania XXXI

Publié le 30 Mars 2015 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, WWE

Wrestlemania, un show tellement énorme que 99.9% des chroniqueurs et des sites de catch (y compris les sites de fans pro-WWE) n'arrivent pas à croire à quel point le Mania de cette année est plat, générique, et sans inspiration. La faute à une WWE qui n'en a plus rien à faire de l'avis de ses fans, et qui est bien décidée à faire de Roman Reigns la future superstar de la compagnie, quoiqu'il en coûte, tout en repoussant les favoris du public dans la mid-card. M'enfin bon. La carte n'est pas très motivante, les résultats probables non plus, il ne reste plus qu'à croiser les doigts bien fort, et à espérer que la famille McMahon a encore une surprise ou deux dans son sac...

Wrestlemania 31 - 30/03/2015 :

Kickoff Show :

- Une arène en pleine journée, ça me rappelle certains des vieux PPVs, ce n'est pas désagréable.

- Une heure de néant, sans le moindre intérêt, avec des récaps à gogo, et en prime de la promo pleine d'autosatisfaction pour les actions caritatives de la WWE qui, comme Steph l'a tweeté hier, "sont un moyen idéal de promouvoir notre marque et d'obtenir de la publicité positive pour pas cher". Stay classy, WWE.

- Usos vs Los Matadores vs New Day vs Cesaro/Kidd, Tag team 4-way. Un Uso évacué dès les premières secondes, et un spotfest bordélique (et parfois gentiment forcé), avec intervention des filles, du nabot, un arbitre à l'ouest et un finish plat. Très moyen.

- Meublage, meublage, meublage, de l'analyse footballistique foireuse.

- Andre The Giant Memorial Battle Royale. Gros bordel, puisque tout le monde commence dans le ring, qu'on a du mal à reconnaître qui est qui, et que le tout n'est qu'un véhicule pour que le Big Show élimine tout le monde, et que Sandow se sépare de Miz. FAIL.

Ça commence mal, tout ça.

- L'hymne national (où est Rusev quand on a besoin de lui ?).

- LL Cool J qui fait un monologue d'ouverture particulièrement bien produit.

- IC Title Ladder match. D-Bry ovationné à son entrée, plus que tous les autres lutteurs jusqu'à présent. Un ladder match solide, malgré quelques spots un peu trop téléphonés dans leur mise en place. J'espère que Bryan est content de sa nouvelle place au beau milieu de la mid-card.

- "- Les mecs, on a Punk et Lesnar qui râlent parce qu'on ne les autorise pas à être sponsorisés par des marques de sports. Ya moyen qu'on organise nous-même un sponsoring de ce genre, histoire de gagner un peu de thunes en plus ?"

- Rollins vs Orton. Mwé. Rien de mauvais, mais c'est du Orton méthodique et ronronnant, avec les interventions surbookées inhérentes à l'Authority.

- Sting "le Corbeau déplumé" vs HHH, NO DQ. Sting qui a droit à une entrée précédée de tambours japonais (W.T.F !?), avec toujours son thème foireux made in WWE, et qui marche nonchalamment jusqu'au ring *soupir* ; Triple H qui a droit à une entrée sponsorisée par Terminator. Roh la vache, j'ai rarement autant ri devant l'entrée d'un catcheur.

Bon, le match, sinon, était TRÈS lent et mou, dominé par HHH, avec intervention de Degeneration Old, contre-intervention du Very Old World Order (pourquoi aident-ils Sting ? Va savoir, Charles...), contre-contre-intervention de "Sexy Middle-Age Man" Shawn Michaels, et victoire de "Fuck WCW" Triple H. HÉNAURME FACEPALM pour tout ce match, et pour son surbooking forcé et artificiel au possible.

- Un segment maladroit backstage avec tous les vétérans qui viennent féliciter Bryan, pour faire croire à tout le monde que la ceinture IC est importante.

- Pause musicale.

- Paige & AJ vs Bellas. Tout à fait honorable, sans rien d'exceptionnel néanmoins.

- Récap du HOF. Pas sûr de comprendre pourquoi Nash était la superstar de cette édition, si ce n'est qu'il est le pote de HHH.

- Cena vs Rusev, US title. Grosse entrée à la russe pour Rusev, ce qui m'a grandement amusé. Entrée pompeuse, nationaliste et patriote pour Cena, avec une musique à fond dans les speakers, ce qui cache un instant les huées du public. Parce que les fans américains veulent bien siffler Rusev, mais ils sifflent tout autant Cena, ce qui est fun.

Un match de Cena typique, à part ça : il se fait dominer, place une ou deux de ses prises habituelles, se fait contrer, se fait dominer, place une ou deux de ses prises habituelles, se fait contrer (...), fait son comeback final, et gagne le match. Il a bien rajouté un springboard stunner bancal à son arsenal, mais bon...

- Grosse récap sans intérêt.

- Steph et HHH en train de s'autocongratuler, et de troller le public. The Rock débarque, et zou, confrontation, avec Ronda Rousey qui s'invite en prime. Un segment très long, mais pas désagréable (et Ronda a l'air à l'aise). Reste à voir si ça débouche sur quelque chose d'autre... un tag match mixte à Mania 32 ?

- Taker vs Wyatt. Taker a l'air plus déprimé que terrifiant, ces temps-ci. Un Taker qui enchaîne tous ses spots habituels, se fait contrer, et puis ensuite, c'est la routine habituelle, en nettement moins épique, et en 15 minutes exactement. Pas un match très intéressant, à vrai dire, d'autant que Bray n'est pas génial, dans le ring, et que Taker survend un peu son âge et sa vulnérabilité.

- Brock vs Reigns, HW title. Reigns reçoit un accueil hostile, Brock est acclamé comme le messie. Reigns blesse Brock au visage à d'innombrables reprises, et Brock nous refait son match contre Cena, avec des germans à la chaîne, pendant que Reigns conserve son sourire narquois, et en redemande constamment. Rollins encaisse son MITB sur la fin du match et épingle Reigns, avant de s'enfuir avec la ceinture. Amusant à regarder, comme le match similaire Brock/Cena, mais pas forcément exceptionnel en soi.



Bilan : un show qui souffle le chaud et le froid. Un pré-show médiocre, quelques décisions et matches piteux, quelques matches honorables, et un final qui sent bon le rebooking à la dernière minute, afin d'éviter une émeute dans le public si Reigns avait gagné.

Ce n'est pas un désastre, mais c'est loin d'être le MEILLEUR MANIA DE TOUS LES TEMPS, comme je l'ai lu un peu partout.

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 1 (première partie)

Publié le 14 Juillet 2013 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Star Trek, Science-Fiction

1x01-02 - The Caretaker :

mouais. À chaque fois que je le revois (et je l'ai revu un paquet de fois, ce pilote, puisque ce fut à l'époque la première - et longtemps unique - VHS de Voyager en ma possession), de nouveaux défauts me sautent aux yeux, entre la mise en place du show somme toute précipitée et manichéenne (il faut protéger les gentils zelfes innocents des maychants klingons 2.0 !!!), les détails très rapidement oubliés par la suite (et qui ne sont pas très logiques : les Kazons qui ont des vaisseaux spatiaux puissants... mais pas d'eau, l'intégration catapultée du Maquis à l'équipage, qui plus est en uniforme, la manière dont Janeway oublie la Prime Directive, etc), la reproduction holographique du Kentucky par le Caretaker (WTF !?) et les personnages qui ne servent déjà à rien (dédicace à Kim). Bref, sans être nécessairement mauvais, ça ne vole pas très haut, et j'ai toujours un peu de mal à finir ce pilote d'une traite.

1x03 - Parallax :

Un Torres-centric = je suis client, mais bon... le reste du script, c'est du trek ultra-basique, avec cette anomalie spatio-temporelle qui confronte le Vgr à son double décalé dans le temps, du techno-babble creux, et le tout ronronne gentiment sans aller nulle part d'original. Niveau acting, Beltran a parfois un peu de mal à affirmer son autorité de manière naturelle et à débiter les dialogues formels inhérents au rôle de Chakotay, et Kes... hum... no comment, mais tout ça devrait se tasser rapidement...

1x04 - Time and Again :

Waouh, ils font fort : deuxième "vrai" épisode, deuxième histoire d'anomalie temporelle basique et quelconque blindée de techno-babble vide. Et cette fois-ci, c'est sans le développement intéressant d'un seul perso secondaire. C'est ce qu'on appelle un bon départ. Ou pas. Bref... Janeway semble soudain se rappeler que la Prime Directive existe, et qu'il faut l'appliquer de temps en temps (et tant pis si dans le pilote, elle est passée à l'as, cette directive), Kes continue de surjouer, la mécanique temporelle n'est pas forcément très limpide, et à la fin, zou, reboot. C'était bien utile.

1x05 - Phage :

Un peu de meublage à mi-épisode, mais un tout pas désagréable, même si à nouveau, l'application de la Prime Directive (et le sens de la justice de Janeway) est assez discutable... "messieurs les Viidiens, vous volez les organes vitaux d'autres espèces pour assurer votre survie et vous avez attaqué mon équipe... ce n'est pas bien, allez, filez, et qu'on ne vous y reprenne pas, vous avez de la chance que je sois une femme sensible, au bord des larmes et à la voix tremblotante.". Sans oublier la jalousie de Neelix envers Paris, qui ne donne pas trop envie de voir le Talaxien s'en sortir.

1x06 - The Cloud :

Bon, on passe sur le scénar über-basique à base de bestioles spatiales malencontreusement dérangées par le Voyager, ainsi que sur les maladresses toujours évidentes de l'écriture ("chez Sandrine" et ses clichés franchouillards en carton, au secours !!) et du jeu (même Mulgrew surjoue ponctuellement), et attardons nous sur un point plus sympathique : les interactions entre personnages, assez réussies, notamment Neelix qui trouve que l'équipage du Voyager est composé de boulets qui réagissent en dépit du bon sens et font trouzemille détours inutiles et dangereux. Cépafo.

1x07 - Eye of The Needle :

C'est quand même dommage d'utiliser le gimmick du "le Voyager trouve un moyen de rentrer à la maison, mais ça foire au dernier moment" si tôt dans la série, tant ça enlève beaucoup de l'intérêt et du suspens du récit... d'autant plus dommage que le reste de l'épisode (les espoirs de l'équipage, le développement de l'holodoc) est assez réussi. Par contre, la décision de l'équipage de ne pas tenter de rentrer dans le quadrant Alpha "parce qu'on risque d'influencer la timeline", blablabla, est particulièrement idiote et non-sensique.

1x08 - Ex Post Facto :

Arg, le coup récurrent du membre d'équipage accusé d'un crime qu'il n'a pas commis, sur une planète étrangère... du recyclage médiocre. Avec une espèce alienne (et son chihuahua "extraterrestre" :facepalm: ) particulièrement cheap et honteuse.

1x09 - Emanations : ZZZzzzzzzzzzzzzzzzzzzZZZZZZZZZZZZZZZ

zzzzzzzzzzzzLarésurrectionduKimZZZZZZZZZZZZZZZZZZzzzzzzzzzzzzz

ZZZZZZZZZZZZZZzzzzzzzzzzzzzBragazzzzzzzzzzzzZZZZZZZzzzzz

1x10 - Prime Factors :

Voilà pourquoi les scénaristes n'auraient pas dû placer Eye of the Needle si tôt dans la saison : là, lorsqu'arrive cette nouvelle technologie pouvant ramener le Voyager à la maison en un clin d'oeil, ça fait déjà redite. D'autant plus embêtant que l'épisode est assez sympa, avec un semblant de mutinerie à bord quand vient le moment de décider quoi faire de la technologie, et un Tuvok assez surprenant en prime, sans oublier les tensions Maquis/Fédération qui ressurgissent (encore une belle occasion ratée d'avoir un arc narratif consistant, tiens). Bien entendu, tout cela n'aura aucune conséquence à long-terme, et l'équipage du Voyager sucks at diplomacy, mais on ne peut pas tout avoir.

(à suivre)

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Les bilans de Sygbab - L'Homme de Nulle Part (1995-1996)

Publié le 27 Mai 2017 par Sygbab dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Sygbab, Fantastique, Thriller

Sygbab regarde (beaucoup) la tv, Sygbab écrit (parfois) des bilans : retrouvez-les sur le blog des Téléphages Anonymes !

L'Homme de Nulle Part (The Nowhere Man) :

The truth is out there.

Trust no one.

Si ces deux slogans sont fortement attachés à l'en-tête des épisodes de X-Files, ils auraient tout aussi bien pu être pleinement intégrés à un show qui surfe d'ailleurs sur la vague du succès rencontré par le monument télévisuel pré-cité. En effet, le concept du grand complot et la paranoïa qui y est liée sont des fondements majeurs de cette série créée en 1995 (soit un an après celle de Chris Carter). La grande différence provient du fait qu'au lieu de la délayer avec des loners baignant dans le fantastique, chaque épisode participe ici à la construction de l'intrigue générale, toujours plus complexe.

Dans un exercice aussi casse-gueule que de développer le thème de la conspiration, il faut féliciter les scénaristes pour avoir su conserver l'intérêt de chaque instant en évitant l'écueil de la prévisibilité, grâce à une perpétuelle remise en question de faits qui nous semblent acquis. L'évolution psychologique du personnage principal est à ce titre utilisée de manière remarquable pour brouiller les pistes et perturber le téléspectateur, qui s'identifie forcément à Tom Veil. Dès le pilote, le voir ainsi dépouillé des éléments qui représentent l'essence même de son existence à cause d'une simple photographie, et ce par une organisation à priori malsaine, ne peut que faire adhérer à sa quête de la vérité et à la lutte qu'il engage pour retrouver sa vie telle qu'elle était.

S'instaure alors un climat oppressant baigné d'une paranoïa aiguë, dans lequel Tom ne peut plus faire confiance à personne (ou alors, à ses risques et périls), d'autant que chaque moment de sa vie ou chaque personne qu'il a pu rencontrer par le passé semblent n'avoir jamais existé. Les événements pourraient commencer à devenir prévisibles à force de répétition d'un même schéma, mais la bascule s'opère lorsque est évoquée la possibilité que Tom aurait pu inventer les souvenirs auxquels il se raccroche tant.

Le doute ne s'installe pas que dans l'esprit du protagoniste mais également dans celui du public. Si ce n'était pas suffisant, l'idée d'une technologie pouvant aider à contrôler l'esprit des gens est introduite. Cela bouleverse à nouveau la tendance : et si celui que l'on voit évoluer depuis le début n'était en fait qu'un pantin dont les souvenirs ont été fabriqués de toutes pièces ? Le final semble aller en ce sens, mais peut-être n'était-ce qu'une nouvelle voie sans issue...

Ce jeu permanent influe bien évidemment sur la vision générale du personnage, qui passe du statut de héros prêt à tout pour défendre la vérité à celui de martyr victime d'une machination dont les ramifications dépassent l'entendement, et contre laquelle il ne peut rien faire. Son cheminement est une longue route vers l'enfer : après avoir été privé de sa famille, de ses amis, il est amené à douter de sa propre santé mentale, de ses souvenirs. Petit à petit, il est vidé de toute substance, mais il réussit à tenir encore et encore en se rattachant à l'importance des négatifs qu'il possède, sans pour autant en comprendre l'importance la plupart du temps.

C'est finalement sa quête qui lui donne la force d'avancer, un objectif en lequel il est bien obligé de croire. L'introduction de chaque épisode est représentative de cet état d'esprit : "I keep this journal to prove these events are real. I know they are. They... have to be."

Sa volonté de poursuivre ce but y est clairement affichée, mais ses doutes également, et cela démontre l'habileté des scénaristes : il est assez osé de nous dévoiler la trame principale de cette manière. La voix-off permet également, après le générique, de faire le point sur les états-d'âme d'un personnage qui se désociabilise de plus en plus, et pour nous informer sur ce qu'il compte faire afin de poser le contexte.

Ce procédé est essentiel dans la mesure où la série repose sur un seul et unique protagoniste dont la crédibilité est assurée par un Bruce Greenwood à la performance remarquable de bout en bout : il fait pleinement ressentir la perte de repères de son personnage ainsi que sa longue descente aux enfers. Mais il n'est pas le seul à exceller car de nombreux autres personnages - forcément éphémères - sont portés par des acteurs généralement impeccables.

Ces rencontres se font au gré des pérégrinations de Tom, ce dernier étant constamment en fuite. De fait, outre un manque de repères évident puisqu'il évolue toujours dans un environnement différent, cela l'oblige à naviguer entre les petits boulots afin de subvenir à ses besoins. Les scénaristes en tirent parti au mieux en n'hésitant pas à proposer des épisodes un peu différents, notamment en effectuant quelques incursions dans le monde du fantastique ou de la science-fiction.

Entre la rencontre avec un gamin doté de pouvoirs divinatoires, celle avec un adolescent génie de l'informatique et adepte de la réalité virtuelle, ou encore une histoire d'OVNI un peu alambiquée, les idées ne manquent pas. La présence de tels éléments peut étonner dans un premier temps, mais au vu des révélations finales il s'avère que c'est une manière supplémentaire de nous prévenir que la série n'est pas ce qu'elle semble être.

Malgré un acteur charismatique, une histoire solide et une ambiance étouffante, la série n'a malheureusement jamais trouvé son public et s'est trouvée stoppée dans son élan. Elle avait pourtant réussi à se démarquer admirablement de X-Files, prouvant une fois de plus que le traitement, ici sérieux et rigoureux, est plus important que le thème.

Encore l'une de ces trop nombreuses séries sacrifiées sur l'autel de l'audience, alors qu'elle avait un potentiel incroyable. Il n'en reste pas moins qu'elle marque les esprits, même si cette fin de saison prometteuse provoque une immense frustration de ne jamais pouvoir regarder une suite qui n'existe pas.

Un peu à l'image de son personnage principal...

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Les bilans de Lurdo : What If...?, saison 1 - troisième et dernière partie : 1x07-09 (2021)

Publié le 13 Novembre 2021 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Anthologie, Comédie, Critiques éclair, Disney, Fantastique, Horreur, Jeunesse, MCU, Marvel, Les bilans de Lurdo, Review, Science-Fiction, Science Fiction, Télévision, USA, What If

Après trois premiers épisodes posant les bases de son concept, trois épisodes suivants n'hésitant pas à partir dans des directions sombres et fatalistes, et une pause dans ces critiques pour faire place à l'Halloween Oktorrorfest 2021, What If... ?, la série d'animation de Marvel, revient et se termine avec une ultime ligne droite de trois épisodes, et la suspicion d'un fil conducteur se dessinant au niveau de Uatu, le Gardien censé ne jamais intervenir...

What If...?, saison 1 - troisième et dernière partie : 1x07-09 (2021) :

- 1x07 - What If... Thor were an only child ? : lorsqu'Odin choisit de ne pas garder Loki enfant, Thor grandit fils unique, et éternel adolescent insouciant. Fêtard invétéré, il a désormais décidé de transformer la Terre en fête géante... mais le SHIELD ne veut pas forcément le laisser saccager la planète sans supervision.

Contrairement aux épisodes précédents, ce 1x07 est un épisode nettement plus léger et absurde, en mode "Thor est un grand gamin qui profite de l'absence de ses parents pour faire une fête d'enfer".

C'est bourré de caméos improbables, c'est décalé, c'est décomplexé, on retrouve plein de monde, Captain Marvel et Thor se battent de manière spectaculaire, et la toute fin laisse présager un toutéliage inattendu entre les mondes de ce multivers...

Pas grand chose à dire de plus : c'est amusant, c'est une bouffée d'air frais après les quelques fins déprimantes des épisodes précédentes, et ça ne se prend pas la tête.

- 1x08 - What If... Ultron won ? : parce qu'ils n'ont pas réussi à vaincre Ultron, les Avengers ont été exterminés, et les robots d'Ultron ont ravagé la planète Terre. Pire : lorsque Thanos arrive sur Terre, Ultron lui prend les Gemmes de l'Infini, et entreprend de conquérir l'univers... puis, quand il remarque la présence du Gardien, c'est le multivers qui devient sa cible.

Un épisode plus sérieux et bourré d'action, qui met clairement en place un final explosif façon Et si le Gardien intervenait ?, avec constitution des Gardiens du Multivers, et qui présente un Ultron triomphant, dont le seul bémol est qu'il n'est pas doublé par James Spader.

C'est efficace, Widow et Hawkeye ont fort à faire, le Gardien fait preuve de son pouvoir, et bien que le tout paraisse un peu incomplet (forcément, ce n'est qu'une première partie d'un two-parter), le potentiel de la suite est intrigant.

- 1x09 - What if... the Watcher betrayed its oath ? : face à la menace d'Ultron, le Gardien décide d'intervenir, et de réunir une équipe de héros issus de dimensions différentes, potentiellement capables de vaincre cette menace...

Un ultime épisode spectaculaire et bourré d'action, qui commence par une relecture de l'ouverture de Winter Soldier en mode Captain Carter, qui continue sur un plan improbable ayant pour objectif de voler et détruire les Gemmes, et qui, au passage, trahit l'existence d'un épisode n'ayant pas pu être achevé en temps et en heures, pandémie oblige.

Un épisode mettant en vedette Tony Stark et Gamora (une Gamora ayant apparemment vaincu Thanos et possédant désormais son armure et sa lame), dont on a un aperçu ici, et qui devrait apparemment être intégré à la saison 2 à venir.

Quoiqu'il en soit, si l'on peut regretter quelques ficelles narratives un peu flagrantes et un trop plein d'action parfois à la limite du brouillon, cette fin de saison fait honneur aux épisodes qui l'ont précédée, et s'avère tout à fait satisfaisante, en plus d'être visuellement épique.

- Bilan -

Probablement ma série préférée du MCU, à ce jour (voir le bilan général du MCU disponible ici). Et cela, principalement parce qu'elle bénéficie d'un postulat simple, qu'elle a su exploiter de manière quais-optimale, tout en présentant clairement les tenants et aboutissants du programme à un public néophyte pas forcément habitué aux univers parallèles de l'univers des comics.

Alors certes, tout ça n'est pas parfait, l'animation ne plaira pas à tout le monde, et on sent notamment que le cahier des charges "relecture des films du MCU, avec des variantes" était plus ou moins imposé à la production, histoire d'évoluer en terrain familier. Mais maintenant que la série Loki est passée par là, et que ce côté dérivatif a été exploré, What If ? est libre de partir dans des directions totalement improbables en saison 2, ce qui augure du meilleur.

Et puis il y a aussi les prochains films Marvel à venir, principalement Spider-Man : No Way Home (et ses Spidey parallèles) et Docteur Strange dans le Multivers de la Folie (dont il se murmure que certains des personnages de What If pourraient apparaître le temps d'une scène ou deux, en plus de Wanda et compagnie) - le multivers Marvel a de beaux jours devant lui, et What If pourrait bien y prendre une place plus importante que prévu...

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Critiques éclair - Star Trek : Lower Decks, épisodes 1x09-10 + Bilan (2020)

Publié le 7 Novembre 2020 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, CBS, Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, USA, Lower Decks

Dernière fournée d'épisodes pour cette première saison de Lower Decks, parodie au ton aussi polarisant que ne l'étaient Discovery et Picard : une vision très particulière et moderne de l'univers Trek, qui, au fil des épisodes (cf épisodes 1-2, 3-4, 5-6, 7-8), n'a pas eu peur de s'aliéner une partie de la fanbase avec des personnages criards, du fanservice facile et une caractérisation outrée. Il est peu probable que ces deux ultimes épisodes changent la donne, mais qui sait, avec un peu de chance ?

Star Trek : Lower Decks 1x09-10 (2020) :

En 2380, les mésaventures de Mariner, Boimler, Tendi et Rutherford, un groupe de sous-officiers chargés des tâches les moins essentielles à bord de l'USS Cerritos, un vaisseau secondaire de Starfleet...

- 1x09 - Crisis Point : parce qu'elle a une fois de plus désobéi au protocole, Mariner doit aller voir un thérapeute... ce qui l'incite à créer un programme holographique pour évacuer ses frustrations.

Un holo-épisode qui, plus que jamais, joue la carte du coup-de-coude au spectateur en recyclant ouvertement, sous couvert d'hommage, tous les moments incontournables des films Star Trek, de la contemplation du vaisseau à quai, aux lens flares de l'époque Abrams, en passant par une poursuite motorisée, un score tonitruant singeant Goldsmith, Horner et Giacchino, un crash de vaisseau dans l'atmosphère d'une planète, un générique d'ouverture solennel, un générique de fermeture avec signatures du cast, un format d'image widescreen, un méchant qui cite Shakespeare, etc.

Certes, sur la forme, c'est visuellement très réussi et assez spectaculaire. Sur le fond, par contre, pour peu qu'on ne soit pas très friand de ce fanservice à gogo, ça coince un peu. Parce qu'à côté, la tentative de développement de Mariner qui occupe le plus clair de l'épisode semble étrangement forcée et redondante, se contentant de réitérer ce qui avait déjà été abordé dans l'épisode 1x06 : si Mariner se comporte constamment comme une adolescente rebelle, hostile à l'autorité, si elle est toujours sarcastique et hystérique, si elle se comporte comme une psychopathe dans l'holodeck face à ses collègues et sa mère (qu'elle traite de bitch...), c'est parce qu'elle est bourrée de failles psychologiques, et qu'elle ne veut pas montrer qu'elle aime son vaisseau, ses collègues et son job.

C'est bien. Mais je ne peux m'empêcher de penser que cette prise de conscience un peu facile et sommaire ne sera aucunement suivie de conséquences, que ce soit dans le dernier épisode de la saison, ou dans les saisons à venir. Compte tenu de l'atmosphère globalement criarde et frénétique de la série, ce semblant d'approfondissement de Mariner donne plus l'impression d'un minimum syndical que d'autre chose.

Et l'absence totale de développement des autres personnages de la série n'inspire pas vraiment confiance non plus.

- 1x10 - No Small Parts : alors que la véritable identité de Mariner est désormais connue par tout le Cerritos, un groupe de Pakleds attaque le navire, aux commandes d'un vaisseau destructeur assemblé de bric et de broc...

Un season finale plus sérieux, avec de la continuité et des "conséquences" pour les personnages, mais pas de panique : tout reste centré sur Mariner, sur sa relation avec sa mère, et bien entendu, Mariner sauve tout le monde à la fin, en prenant les commandes du Cerritos !

Quant au quota fanservice, il reste bien assuré ici, notamment par Will Riker, capitaine du Titan, qui vient dire bonjour le temps de quelques scènes, et que Mariner tutoie (forcément), parce qu'elle le connaît (forcément) très bien. Et par les Pakleds, et par la scène d'ouverture bourrée de namedropping, et par les références constantes dans les dialogues, et par Riker qui cite le générique d'Enterprise, et par...

Alors oui, je me répète chaque semaine, mais visuellement, c'est assez spectaculaire (ça bourrine et ça explose dans tous les sens), c'est assez bien rythmé, et pour une fois, tout le monde a son petit moment de gloire, mais les défauts du show restent toujours présents. Malheureusement.

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Bilan saisonnier :

Que dire de plus qui n'ait pas déjà été dit au fil de cette première saison ? Je partais avec un à priori positif, à l'annonce du projet, espérant une série animée avec un minimum de fond et des personnages attachants ; pas de chance, la production a opté pour des personnages absolument caricaturaux (Mariner, c'est Burnham 2.0, dans un genre légèrement différent : tout tourne autour d'elle, elle arrive toujours à ses fins, elle n'en fait qu'à sa tête et sait tout mieux que tout le monde...), pour de l'humour référentiel, et pour un rythme hystérique.

Je ne sais plus qui disait que Lower Decks, de par son utilisation constante des références, du name-dropping, etc, était un peu le Family Guy de l'univers Star Trek. Pas forcément surprenant, puisque la série animée était positionnée comme une réponse directe au Orville de Seth McFarlane, le papa de Family Guy... plus surprenant, cependant, le fait que McFarlane ait réussi, avec Orville, à créer des personnages sympathiques et attachants, et à se démarquer de ce style de référence directes et constantes ne satisfaisant qu'un public peu exigeant ou nourri aux memberberries de South Park.

Je n'ai donc pas du tout accroché à l'écriture et à l'humour de la série, loin de là, et ça m'agace d'autant plus que le style graphique du tout est loin de me déplaire : la même série, avec la même esthétique, mais des scripts un peu plus sérieux, un peu moins référentiels et sarcastiques, bref, plus sincères (et ne reposant pas sur des clichés lassants comme l'héroïne rebelle et grande gueule, son partenaire émasculé et pleutre, etc), j'aurais dit banco.

En l'état, c'est tout simplement décevant et frustrant... une fois de plus. Comme je le disais en haut de page, Lower Decks est une vision moderne de l'univers Star Trek où l'on crie, où l'on jure, où l'on ne respecte pas l'autorité, et où l'on n'est pas très compétent - c'est un choix qui plaira à certains (à en juger par les critiques du web, particulièrement positifs, et qui semblent tous ravis de pouvoir dire "Han, j'ai compris cette référence ! Trop bien !") mais c'est aussi un choix qui me laisse totalement de marbre.

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