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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Résultat pour ""inside No. 9""

Pilotes - Saison 2014-2015 - Sitcoms

Publié le 13 Octobre 2014 par Lurdo dans Critiques éclair, Télévision, Review, Comédie, Sitcom, NBC, MTV, Fox

Passage en revue de quelques-uns des pilotes des nouvelles sitcoms de cette rentrée télévisée américaine 2014-2015 :

A to Z 1x01 :

Une nouvelle rom-sitcom made in NBC, narrée par Katey Segal (avec un accent bizarre par moments...), sur la relation de Zelda (interprétée par la Mère de HIMYM), avocate blasée et distante, et d'Andrew, un employé de site de rencontres, éternel romantique un peu maladroit. Avec en prime Lenora Crishlow dans un rôle secondaire, et un caméo de Lea Thompson pour la caution geek/Retour vers le Futur. Ça se regarde, sans plus... le cast est sympa, ce n'est pas désagréable, mais bon, c'est un peu toujours la même chose, ces rom-sitcoms un peu décalées, et ça ne dure jamais plus d'une saison, donc...

Selfie 1x01 :

Sitcom ABC qui refait My Fair Lady/Pygmalion, avec Karen Gillan en bimbo décérébrée pas très futée qui place la popularité sur les réseaux sociaux avant tout le reste, vit toute sa vie en web 2.0 (à grands coups de gifs, de tumblr, d'instagram et compagnie), et est contrainte de se tourner vers un coach/expert en marketing (John Cho) pour revamper son image et se réinventer en société.

Assez agaçant dans sa forme (Gillan fait de son mieux, mais son personnage est épuisant, à tout commenter en voix off avec un accent californien maniéré, et à parler à 200 à l'heure avec une duckface constante ; les morceaux utilisés - Bad Romance, Selfie, etc - datent déjà pas mal le show), et classique dans son fond, avec son sempiternel "les réseaux sociaux, ce n'est pas la vraie vie, et tes amis facebook ne sont pas des amis IRL", ce n'est donc pas très intéressant pour l'instant. Peut-être que ça trouvera un ton plus convaincant avant d'être annulé, mais je doute.

Manhattan Love Story 1x01 :

Une énième sit-rom-com new-yorkaise made in ABC, avec Jake McDorman et Analeigh Tipton dans les rôles principaux, ceux d'un tombeur sportif qui travaille dans l'entreprise familiale, et d'une pauvre éditrice débutante, maladroite, timide et provinciale (*soupir*). Et tout ce que l'on peut dire de positif sur ce show se résume à "les deux leads sont sympathiques, fonctionnent assez bien ensemble, et Kurt Fuller a un petit rôle secondaire (aka trois répliques par épisode)". Le problème, c'est tout le reste : c'est cliché, basique, limite sexiste (l'ouverture de l'épisode sur lui qui juge et reluque toutes les filles dans la rue, elle qui fait pareil, mais avec tous les sacs à main... huhuhu hilarité), les personnages secondaires sont eux aussi des clichés ambulants, et le pire dans tout ça, c'ets tout de même les voix offs narrant les pensées des personnages en temps réel. Pronostic : annulation en moins d'une saison, voire d'une demi-saison.

Bad Judge 1x01 :

À l'origine, Kate Walsh en juge alcoolique qui couche avec ses témoins, se bourre la gueule jusqu'à l'amnésie, est batteuse dans un groupe, et possède une mémoire de poisson rouge dans le cadre de son job, mais est obligée de cohabiter avec un petit black qu'elle supervise, le tout produit par Ferrell & McKay... Après intervention de NBC, l'arrivée d'une nouvelle showrunneuse, et les réécritures/reshoots/remontages du pilote, le tout se résume à "Kate Walsh est une juge rock et facile, mais elle a bon fond, et elle est super-compétente malgré ses défauts." Le gamin est évacué à la fin du pilote, et tout se finit bien pour tout le monde. C'est gentiment inoffensif, faussement provoc, le montage est bordélique (la continuité est désastreuse), et bien sûr, ce n'est pas particulièrement drôle : en fait, ça ressemble à Bad Teacher (dans les deux cas, Ryan Hansen inside), et vu que BT a été annulé en quelques semaines...

Happyland 1x01 :

Toujours au rayon "foutons notre pilote à la poubelle, et repensons-le depuis le début", MTV avait vu Adventureland, le film de 2009 avec K-Stew & Eisenberg, et avait décidé que ce serait fun d'en faire une adaptation officieuse en sitcom. Entre temps, cependant, MTV s'est aperçu que la nostalgie 80s, ça ne marchait pas vraiment sur son public (à moins de moderniser à la Teen Wolf), et donc ils ont fout le script à la poubelle, et ont pondu une idée "extraordinaire" : une jeune employée cynique qui travaille avec sa mère dans un parc d'attraction, mais veut prendre son envol, jusqu'à ce que les abdos d'un nouveau collègue lui fassent changer d'avis. Un collègue dont elle tombe amoureuse, qu'elle embrasse, et qui s'avère être... son demi-frère. *insert dramatic chipmunk* EDGY ! MTV !! YEAAAAAH !!

*soupir*

Mulaney 1x01 :

Sitcom Fox sur un comédien de stand-up (Mulaney) qui galère, et qui décroche un job backstage pour un animateur/producteur de jeux tv à très fort caractère (Martin Short).

Pas très intéressant, entre les passages de stand-up à la Seinfeld à chaque coupure pub, le lead assez maniéré, raide et robotique dans sa diction, ses deux colocataires - le sidekick black & la fille énergique, agressive et grande gueule -, leur pote rondouillard, le voisin un peu cinglé (et flamboyant)... rien n'est naturel, tout semble affreusement forcé et sent le déjà-vu, bref... une série avortée de plus, qui se fait joyeusement démonter par la critique.

Cristela 1x01 :

Une latina trentenaire, saoulante impertinente et un peu ronde, étudiante en droit, décroche un stage dans un cabinet d'avocats prestigieux, mais sa famille n'est pas contente. Une sitcom ABC qui n'a aucune autre ambition que d'être un Ugly Betty-like dans le milieu du droit, filmé en studios, et clairement (voire uniquement) à destination du public latino. Voilà voilà, circulez, pas grand chose à voir.

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Halloween Oktorrorfest 2014 - 18 - The Co-Ed and the Zombie Stoner (2014), The Borderlands (2013) & Wer (2013)

Publié le 8 Octobre 2014 par Lurdo dans Oktorrorfest, Cinéma, Critiques éclair, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie, Found Footage, UK, Thriller

Halloween approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

The Co-Ed & The Zombie Stoner :

Sur un campus dégénéré, une assistante de laboratoire tombe amoureuse d'un zombie séduisant fumeur de cannabis, et fait tout son possible pour l'intégrer dans l'une des fraternités de l'université...

Une rom-zom-pot-com made in The Asylum. Traduction : un long-métrage qui lorgne très fortement sur Warm Bodies, mais en fauché, vulgos, pas forcément très bien joué, pas forcément très bien filmé, pas forcément très drôle, et avec de la nudité gratuite un peu partout.

Mais bon, paradoxalement, même si ce n'est objectivement pas un bon film, au moins ça ne se prend pas au sérieux, l'équipe semble se donner à fond et s'amuser, et les acteurs ont tout à fait conscience de la qualité réelle de ce qu'ils tournent... ce qui fait que, comme avec un bon vieux Troma, ça finit par fonctionner, ne serait-ce qu'un minimum.

1.5/6

The Borderlands :

Une équipe d'enquêteurs du Vatican arrive au fin fond de la campagne anglaise, pour étudier les évènements étranges qui entourent une église peu fréquentée. Mais petit à petit, ces sceptiques s'aperçoivent qu'une force étrange et primitive vit sous terre, enfouie sous les pierres chrétiennes...

Un found footage anglais assez surprenant, car plutôt réussi (pour ce qu'il est).

Les personnages sont immédiatement sympathiques, avec leur caractère râleur et bourru, et leur background relativement développé ; la montée en puissance est efficace, car très progressive, et culmine dans une exploration claustrophobique de tunnels étranges ; et il se dégage quelque chose de primitif et d'indicible dans cette histoire d'entité païenne recluse profondément sous l'église.

Ce n'est toutefois pas parfait, loin de là : le rythme est peut-être un peu trop pépère, et les cinq dernières minutes, si elles sont les plus efficaces, sont aussi paradoxalement un peu trop explicatives. Le spectateur n'avait en effet pas besoin qu'on lui épelle tout aussi distinctement, il avait déjà décrypté les événements tout seul...

3.5/6

Wer :

Accusé du massacre d'une famille américaine vivant en France, un colosse hirsute (Brian Scott O'Connor) est défendu par Kate (AJ Cook), une avocate américaine francophone. Rapidement, cependant, celle-ci comprend que son client est malade, et qu'il est en fait un loup-garou, qui finit par massacrer les forces de police, et par s'échapper dans la nature française...

Un film du réalisateur de The Devil Inside, qui semble faire l'unanimité sur le web comme étant "le meilleur film de garous depuis des décennies". Gros problème : ça fait peut-être illusion auprès des spectateurs anglo-saxons, mais pour un spectateur français, on est clairement plus proche de la parodie involontaire que du film prenant et glaçant.

La faute à une "France" se résumant à des policiers "français" avec un accent calamiteux, à des journalistes "français" guère meilleurs, à une chaîne de télévision "française" ("France 70", LOL), à des personnages supposément bilingues qui parlent un français de collège ou de lycée à demi-incompréhensible, et, pour ne rien arranger, à un sous-titrage du seul acteur français du film (Sébastien Roché) totalement à la ramasse, qui n'a rien à voir avec ce que l'acteur dit dans certaines scènes.

Mais tout ça ne serait qu'un détail si le film tenait ses promesses de réinventer le genre. Ah, ça, on ne peut pas dire que le métrage n'est pas original : c'est en effet plutôt original de passer une heure de film à suivre une enquête policière, à grands renforts de semi-found footage (vidéos de surveillance, caméras portées, etc).

Vraiment, c'est bien, ça a l'énergie et l'intérêt d'un Julie Lescaut, tandis qu'AJ Cook (transparente au possible) et Vik Sahay (tout droit sorti de Chuck sans se changer, et absolument pas crédible en mec badass) mènent leur petite enquête avec l'aide de leur ami scientifique blessé par le garou.

Un garou qui, d'ailleurs, est un clone de Sébastien Chabal. Ce qui, forcément, n'impressionne pas forcément autant qu'un animal sauvage hybride, mais bon. Après une heure de métrage, on retrouve un peu d'espoir : le bonhomme se transforme, s'énerve, il commence à tuer quelques red-shirts, il y a quelques effets sanglants... et puis il s'enfuit, jusqu'à finir par affronter le scientifique transformé en garou, un contre un pour les beaux yeux de l'avocate.

Mwé mwé mwé... C'est bien médiocre quand même, tout ça. La réalisation à base de caméras embarquées et d'accélérés sur le garou est, au mieux, passable ; le script est basique ; et la distribution plate au possible. On est loin de la révolution promise par les critiques... pour être généreux, on va dire que Wer est une curiosité au postulat intéressant, mais à l'exécution défaillante.

2.5/6

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Les bilans de Lurdo - Seaquest DSV, saison 1 (1993-1994)

Publié le 22 Mars 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Aventure

Lorsque j'étais plus jeune, que je regardais encore TF1, et que je ne connaissais pas encore les univers de Star Trek ou de Babylon 5, j'aimais beaucoup Seaquest. J'en gardais un bon souvenir, souvent déjanté, à base de Dieux Grecs, d'extraterrestres, de voyages dans le temps, de monstres marins, etc... et surtout, je me souvenais d'un équipage ma foi bien sympathique. 

Et je me souvenais aussi d'épisodes beaucoup plus soporifiques, avec peu d'action, beaucoup de blabla, et plein de dialogues pseudo-scientifiques. Ceux-là, lorsque j'étais plus jeune, ils ne me plaisaient pas du tout... Maintenant, près de 20 ans après la création du show, qu'est-ce que ça donne ?

Bon, d'office, on ne peut pas nier la filiation avec Star Trek (notamment avec The Next Generation, qui entamait à l'époque sa dernière saison). Que ce soit au niveau des personnages (le capitaine, la doctoresse séduisante qui n'est pas insensible à son charme, l'adolescent prodige, etc), ou au niveau de l'univers (l'UEO, qui est un copié-collé de la Fédération ; le vaisseau, porte-étendard de sa flotte) et des thèmes (on retrouve cette même ambition de délivrer un message "moral", une réflexion dans chaque épisode)....

La filiation est même clairement assumée, avec un épisode qui a William Shatner en guest star, dans la peau moustachue d'un Seigneur de Guerre serbo-croate en fuite, et qui apparaît sur un écran avec la mention "JTK NCC1701" puis "NCC1701A" : les amateurs de Star Trek apprécieront (du moins, ils apprécieront la référence, hein, parce que l'épisode en lui-même est l'un des moins réussis de la saison, et Shatner n'y est pas franchement bon).

Les différences avec Next Generation ?

Déjà, une différence fondamentale : le Wesley Crusher de bord n'est pas antipathique. Dans les premiers épisodes, il peut paraître saoulant, d'autant que l'interprète est alors parfois faux, mais il devient rapidement attachant, et n'est pas surexploité à la Crusher. D'ailleurs, c'est le cas de quasiment tous les personnages du navire : il ne leur faut pas 4 ou 5 saisons pour devenir intéressants ou sympathiques.

La distribution est immédiatement chaleureuse, les personnages bien écrits - ils ont tous leur histoire, leurs relations, qui sont développées à un degré ou un autre durant la saison. Que ce soit le morale officer toujours à l'affût des magouilles et autres coups douteux, son ex-femme (Stacy Haiduk :love:), le premier officier assez raide, la doctoresse qui râle tout le temps, Ted Raimi, etc, ils ont tous quelque chose qui fait que l'alchimie entre les persos fonctionne très bien. Et ils évoluent.

Quid alors des souvenirs mitigés que j'avais ?

J'ai réalisé une chose : la saison 1 est une excellente saison de science-fact. Pas science-fiction, mais sci-fact.

Parce que les thèmes traités ne sont quasiment pas de la science-fiction. Pas de monstres tentaculaires (du moins, pas dans le sens "film de monstres"), pas d'extraterrestres, pas de surnaturel dans 95% des épisodes de la saison.

Ici, on parle science, géopolitique, problèmes de bureaucratie, de hiérarchie, d'écologie et de terrorisme, avec un mot d'ordre guère éloigné de ce que James Cameron fait à longueur de temps : faire partager le merveilleux et la beauté du monde sous-marin. D'ailleurs, la petite minute éducative présente dans chaque générique de fin aide à cerner les intentions de la production (Steven Spielberg inside, d'ailleurs).

Même les épisodes à priori plus "ésotériques" se voient traités de manière réaliste et intelligente (comme l'épisode se déroulant dans le Triangle des Bermudes), sans toutefois verser dans le trop sérieux, grâce à une pointe de second degré toujours présente...

Il y a cependant quelques exceptions, dans cette saison 1. En effet, comme de la sci-fact intelligente et engagée, ça fonctionnait très moyennement niveau audience, NBC a demandé à la team Seaquest de revoir totalement sa copie.

Aussi,en fin de saison, alors que jusqu'à présent, les seuls éléments "fantastiques" avaient été un épisode parodique spécial Halloween à base de fantômes, et une vague mention de capacités psychiques (semblables à l'empathie dans Star Trek) chez l'homme et le dauphin, on voit soudain débarquer dans deux épisodes successifs un vaisseau extraterrestre enfoui au fond de l'océan, et un "Dr Moreau"-bis, en la personne de Charlton Heston, qui crée des humains amphibies par mutation génétiques et greffe de branchies. O_o

Et le n'importe quoi m'ayant plu plus jeune (aliens, mutants, Atlantide, Poseïdon, monstres) est en fait directement issu de la saison 2, qui part clairement dans cette direction. Mais là où c'est amusant, c'est que je me retrouve à adorer les épisodes "sérieux" que je détestais étant jeune, et à difficilement supporter les épisodes plus "fantastiques" que j'adorais autrefois, et qui me paraissent désormais franchement à côté de la plaque/de ce qu'était le show en saison 1.

Sans oublier que ce fameux changement d'orientation entre les deux premières saisons se traduit aussi par une disparition des 2/3 du personnel de la saison 1. En cela, le final de la saison 1 à quelque chose de Whedonesque : il boucle les intrigues de tous les personnages, conclut celle du Seaquest de manière explosive, tout en laissant la porte ouverte à une suite potentielle... qui aura lieu.

Bref, une bonne première année pour ce show, une saison qui rivalise sans trop de difficultés avec la première de Star Trek : The Next Generation. Elle n'est pas parfaite, loin de là : il y a l'occasionnel épisode soporifique (l'avant dernier de la saison, qui n'est intéressant que par le personnage du Général Luis Guzmano... interprété par Luis Guzman :p ), quelques clichés typiquement américains sur les autres pays (notamment la France, mais aussi l'Amérique Latine), et des idées qui auraient mérité d'être mieux développées.

Mais dans l'ensemble, la saison 1 est assez homogène, et se regarde facilement à raison de plusieurs épisodes par jour, ce qui est généralement bon signe quand à la qualité du programme.

Et puis une série dans laquelle le Président des USA, c'est Steven "Mr X" Williams, ça force le respect !

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Les bilans de Lurdo : Amandine Malabul / The Worst Witch, saison 1 (1998-1999)

Publié le 1 Décembre 2011 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Oktorrorfest, Halloween, Fantastique, Worst Witch, Jeunesse, Comédie, Drame

[Attention, semi hors-sujet inside]

Très amusant. Très amusant de constater que cette petite série anglo-canadienne sans prétention aucune réussit facilement à accomplir ce que sa "copie" (Harry Potter, pour ne pas la nommer) a gentiment lutté à réussir pendant plus de 10 ans : à adapter une série de livres sans en dénaturer le propos ou l'atmosphère, ni sacrifier au copier-coller indigeste.

Je ne reviens pas sur le photocopillage de Rowling, tant au niveau :

- du postulat de départ (les aventures d'une jeune sorcière débutante à l'école de magie, a.k.a. un château brumeux au sommet d'une colline, bordée de forêts) ;

- des personnages (le trio de Potter, ainsi que les quelques personnages principaux les entourant se retrouvent quasiment à l'identique dans TWW : la gentille et sage directrice aux longs cheveux gris qui prend l'héroïne sous son aile ; la méchante enseignante en potions, sévère, pâle et vêtue de noir, qui prend l'héroïne en grippe ; sa chouchoute, une peste blonde de bonne famille qui déteste elle aussi l'héroïne, et traîne toujours avec des sbires) ;

- de leurs attributs physiques et caractéristiques à peine intervertis : l'héroine, grande brune dégingandée et maladroite (-> Neville) "sang-de-bourbe" (-> Hermione) ; sa meilleure amie, la petite brunette à frange et aux lunettes rondes, sage et studieuse (-> un joli mélange de Harry et Hermione) ;

- de la mascotte de l'école (les chouettes de Potter remplacées ici par des chats) ;

- des similitudes dans l'intrigue du premier roman (une menace ressurgie du passé, et étroitement liée à la directrice, ourdit un plan machiavélique pour s'en prendre à l'école, et seule l'héroïne et ses amies s'en rendent compte, bravant tous les interdits, ainsi que les punitions de l'enseignant en potions, pour repousser le Mal, le tout se finissant par une grande cérémonie de récompense dans la salle commune, durant laquelle l'héroïne mal-aimée et sous-estimée est enfin applaudie et appréciée à sa juste valeur)...

De toute façon, refaire une nouvelle fois le procès de l'absence d'originalité des bases du récit de Potter ne sert pas à grand chose, et d'autres l'ont déjà fait mieux que moi (cf. la page wiki anglaise, avec des "influences" longues comme le bras).

Je ne surprendrai par contre personne en disant qu'un de mes gros reproches envers la saga Potter au ciné, c'est l'adaptation très... "aléatoire"... subie par les romans avant le passage au grand écran. De la même manière, je sais que je ne suis pas le seul à trouver que le médium rêvé pour adapter Harry Potter aurait été la télévision.

Forcément, 7 romans = 7 ans = 7 saisons, soit la durée de vie normale d'une série solide... ça aurait dû couler de source, quitte à réduire un peu les ambitions dans un premier temps, ou à couvrir les deux premiers livres dans une première saison plus courte (ce qui aurait permis d'en partager les coûts).

Mais non, ils ont choisi la case ciné et box-office, quitte à frustrer les lecteurs et à faire des coupes drastiques dans le matériel. Soit.

Je trouve donc très intéressant de revenir sur l'adaptation (plutôt réussie) des romans Worst Witch pour cette série tv de 1998 (un an à peine après la sortie en librairie et le début du succès du premier Potter).

La version papier des aventures de Mildred Hubble (Amandine Malabul, en VF), par Jill Murphy, ce sont 6 romans (1974, 1980, 1982, 1993, 2005, 2007) d'une centaine de pages par volume (200 pour les derniers), chacun couvrant un semestre de classe.

Dans cette saison 1, de 13x22 minutes, les deux premiers romans sont adaptés (couvrant donc une année entière de scolarité), leurs intrigues étant réparties de manière globalement homogène sur toute la saison. Autour, les scénaristes ont brodé des histoires plus ou moins heureuses sur le quotidien de l'école (le seul épisode vraiment raté à mon goût étant celui traitant d'ordinateurs, qu'on aurait crû sorti d'un mauvais Sarah Jane Adventures), et les mésaventures de Mildred (Georgina Sherrington) face à sa nemesis Ethel Hallow (une Felicity Jones alors débutante).

Autrement dit, en 13x22 minutes, la série a largement eu le temps d'adapter fidèlement (parfois même à la lettre) un peu plus de 200 pages (soit l'équivalent en volume du premier roman Harry Potter), tout en meublant avec des épisodes indépendants (totalement détachés du texte), en créant des personnages secondaires mémorables : la professeur de chant déjantée qui passe son temps enfermée dans le placard, la professeur de sport "moldue", le gardien du château et ses inventions débiles, les deux élèves de seconde année, les autres amies des héroïnes...

Sans oublier les personnages préexistants (y compris ceux qui ne faisaient qu'une apparition en coup de vent dans les romans), suffisamment étoffés pour qu'ils soient attachants et crédibles (l'interprétation de certaines actrices aide aussi pas mal, la distribution quasi-intégralement anglaise n'étant pas mauvaise du tout, voire même meilleure qu'un certain sorcier interprété avec un Nimbus 4000 carré dans le fondement).

Une série qui ne révolutionne rien, mais qui s'avère tout à fait honorable et sympathique, en somme.

Alors, en ce qui concerne Potter, imaginons... si 13x22min couvrent (largement !) 200 pages... alors 800 pages (la longueur maximale d'un Potter en vo) demanderaient au pire 52x22min... ce qui nous ferait 26x45 minutes (voire même beaucoup moins avec un showrunner malin), soit pile une saison classique de série tv.

Une série tv forcément plus malléable, et donc moins sujette à des choix mal avisés qui parasiteraient ensuite définitivement la saga cinéma (réalisateur, compositeur, acteurs, scénaristes...).

Non, franchement, la Warner est vraiment passée à côté de quelque chose, là... :S

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Un film, un jour (ou presque) #217 : Crazy Amy (2015)

Publié le 18 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Crazy Amy (Trainwreck) :

Amy (Amy Schumer) est une journaliste talentueuse qui refuse absolument de s'engager amoureusement, et cumule les histoires sans lendemain ; jusqu'au jour où elle doit faire l'interview d'Aaron (Bill Hader), un médecin aux innombrables qualités, qui s'éprend d'Amy. Mais la jeune femme n'est pas certaine de vouloir franchir le pas, et abandonner ainsi son style de vie...

(Attention, léger coup de gueule inside....)

Lorsque Jurassic World est sorti, un peu plus tôt cet année, le web féministe s'est insurgé (comme à son habitude) : comment les scénaristes osaient-ils écrire un personnage féminin de mère de famille, dont la seule utilité dans le récit était de rappeler à sa soeur carriériste que se marier et fonder une famille était la clef du véritable bonheur !? Mais étrangement quand arrive ce Trainwreck, et que le personnage de la soeur de l'héroïne n'a aucune autre utilité dans le récit que de montrer à l'héroïne délurée que le mariage (ou du moins une relation stable et durable) et une vie de famille, c'est la clef du bonheur, personne ne bronche. Pire, le film est applaudi pour être représentatif du féminisme moderne de son interprète principale et scénariste. Alors que bon...

Récapitulons : pour ceux qui ne la connaissent pas, Amy Schumer, c'est un peu une version 2.0 de Sarah Silverman : une comédienne aux sketches crus, qui parle ouvertement de sexe et de tous les sujets réputés tabous aux USA, et qui a décroché un show tv sur le cable américain.

Contrairement à Silverman (plus "enfantine", fantaisiste, musicale et parfois vulgaire), cependant, Schumer est plus acide dans ses commentaires, plus sexuellement débridée et plus engagée ; et toujours contrairement à Silverman, dont le physique conventionnellement attirant (brune, mince, forte poitrine, plutôt jolie) lui avait attiré moults critiques de la part des cercles féministes ("elle n'a du succès que parce qu'elle est bien foutue et qu'elle dit des gros mots"), Schumer est plus... passe-partout : jeune femme blonde un peu ronde, au visage de Cabbage Patch Kid, elle se moque souvent de son propre physique, et, à en croire les multiples portraits d'elle faits aux USA, elle est plus "approchable", et nettement moins "menaçante" pour un public féminin, qui peut s'identifier plus facilement à elle. Il n'en faut pas plus pour que les médias américains n'en fassent leur nouvelle coqueluche, et l'érigent en égérie féministe de la femme moderne imparfaite, qui assume tous ses penchants et ne se laisse pas marcher sur les pieds par les hommes.

Et toujours pour les retardataires, revenons brièvement sur Judd Apatow, passé en une décennie de scénariste tv prometteur à producteur/scénariste/réalisateur de cinéma post-hipster, nombriliste et générateur de hype creuse dans les médias, un homme ultra-sensible à la critique, et surtout qui, sous des atours d'auteur graveleux et pseudo-rebelle (à base d'humour vulgaire et de marijuana), met en avant, dans ses films, une vision très conservatrice de la vie, de l'amour, du mariage et de la société, une vision selon laquelle tout le monde finit plus ou moins par se ranger, et par vivre dans le bonheur de la famille nucléaire et des bonnes valeurs américaines.

C'est ce propos plus ou moins moral qui fait souvent dire aux amateurs d'Apatow que ses comédies sont profondes, ou ont des choses à dire. Et oui, en effet, c'est le cas, elles disent des choses... des choses finalement assez traditionnalistes, dissimulées sous un apparat de vannes graveleuses, de guests-stars connues, et le plus souvent, de scènes superflues qui gonflent artificiellement la durée des films Apatow.

Guère surprenant alors que Trainwreck porte à ce point la marque de ses deux géniteurs ; d'Amy Schumer, on a le postulat de départ qui est peu ou prou celui qu'elle adopte sur scène : une jeune femme délurée, un "trainwreck" qui ne croit pas à l'amour, qui couche, qui boit, et qui fait constamment la fête, en assumant sa vie et ses moeurs ; on a aussi un certain sens du trash, et, malheureusement, des séquences entières qui donnent l'impression d'être des sketches recyclés de l'émission tv de Schumer, et qui laissent penser que l'actrice/scénariste a encore des progrès notables à faire dans le domaine de l'écriture cinématographique.

De Judd Apatow, le film a sa durée interminable, ses guests inutiles (toute la séquence de l'intervention commentée comme un match de sport fait vraiment pitié, et ressemble à un mauvais sketch du SNL... ce qui tombe bien, puisque le film a recours à quatre ou cinq comédiens venant de l'écurie de Lorne Michaels), et donc, son propos global, qui donne l'impression d'avoir des choses à dire sur l'engagement, le couple, l'amour, etc, mais en fait se cantonne à prendre le "ne me jugez pas, connards" du début du film, pour le vider de toute sa substance, puisque pour être heureuse en amour, Amy finit par changer totalement, et par abandonner tout ce qu'elle était au début du film.

Le plus génant, à vrai dire, c'est qu'on se retrouve au final avec une comédie romantique générique et balisée au possible, digne d'un téléfilm Hallmark ou Lifetime (à une ou deux blagues trashy près), mais en plus long et mal rythmé ; elle n'a en fait pour seule originalité que de prendre le postulat de départ de bon nombre de rom-coms - l'homme immature, refusant de s'engager amoureusement, et qui se consacre à son job ; la femme romantique qui va lui faire voir la lumière et le faire changer - en inversant le sexe des personnages.

Ce qui, sans surprise, s'avère insuffisant pour rendre le métrage intéressant, d'autant que ni Schumer (à la fois trop caricaturale pour être attachante, et pas assez pour rendre le film vraiment corrosif et satirique) ni Bill Hader (qui est particulièrement quelconque dans son rôle) ne sont des protagonistes sympathiques, et forment donc un couple qui peine à captiver, noyé dans d'innombrables diversions et scènes qui ne fonctionnent pas.

Cette comédie romantique est donc blindée de clichés, et beaucoup trop sage et prudente pour rester dans les mémoires. Mais pas de panique ! Tout comme Apatow et Schumer, souvent qualifiés de génies et de plumes révolutionnaires dans leurs domaines respectifs, ce film fait l'unanimité outre-atlantique : c'est un chef d'oeuvre, c'est réaliste, c'est crédible, c'est génial !

Ou pas.

1.75/6

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Les bilans de Lurdo : Newsradio saisons 1 et 2

Publié le 31 Janvier 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Comédie, Sitcom

Newsradio saison 1 :

Sitcom des 90s inside, avec pleins de têtes connues (Maura Tierney, Dave Foley, Andy Dick, Stephen Root, Kurt Fuller, Phil Hartman, etc), sur la rédaction d'une émission radio de news, comme son nom l'indique. C'est très sympathique, dans le genre, les acteurs sont forcément bons, les personnages attachants, et très bien castés (je dois avouer avoir une grosse préférence pour le patron de la radio, interprêté par Milton, de Office Space). Janeane Garofalo, notamment, est excellente, en girlfriend psychotique, dans le dernier épisode.  

Newsradio saison 2 :

- 01 : Assez amusant. L'histoire du voleur de nourriture est  (Andy Dick s'en prend plein la tronche), le boss qui s'ennuie idem, et l'intrigue des photos nues de la secrétaire est là aussi sympathique.

- 02 : Épisode très marrant, que ce soit avec les top models, la goofball, ou le taser. La boss est encore une fois hénaurme.

- 03 : Une histoire de rats plutôt marrante. Dave Foley fait un excellent straight man face à la folie ambiante.

- 04 : Duel entre les deux présentateurs vedettes, qui se tirent dans les pattes au sujet de leur âge respectif, et la relation de Foley/Tierney devient enfin publique. Bon épisode.

- 05 : John Ritter est  en psy bisexuel obsédé, de passage au bureau, et qui, accessoirement, est l'ex-professeur et amant de Tierney.

- 06 : Bill vs. deux gardes de sécurité très fendards, et la secrétaire qui récupère comme assistante une de ses amies d'enfance qui la copie en tout, c'était fun aussi.

- 07 : Bill va écrire son autobiographie, mais pour l'instant, il n'a que deux mots, et ne sait que dire... bof, comme épisode.

- 08 : Le Big Boss veut se marier, mais il n'a pas encore trouvé avec qui, et demande donc à l'équipe de lui faire une sélection... et pendant ce temps, Lisa tente de se faire embaucher à MTV News, où elle se ridicule face à Anthrax... icon_mrgreen.gif Très bon épisode.

- 09 : Compétition entre Lisa et Dave, Bill paume sa canne, et pique sa crise, et Matthew devient collant. Stephen Root est exceptionnel, comme d'hab.

- 10 : Un épisode de Noël assez fun, avec les cadeaux du boss à ses employés, cadeaux qui font des jaloux, et Bill qui est harcelé par un Santa homicide.

- 11 : Un épisode assez sérieux, pour une fois, et réussi. Lorsque le boss veut vendre la station, pour séduire une femme, toute l'équipe se mobilise. La fin est assez jolie.

- 12 : Les collègues de Dave disent du mal dans son dos, et il s'en aperçoit. Bizarrement écrit, mais pas mauvais. Parfois un peu de mal avec le sourire constant de Dave Foley, on a vraiment l'impression qu'il se retient toujours de partir en fou-rire.

- 13 : Matthew se lance dans le monde des paris, tandis que Dave doit introduire Bill lors d'une cérémonie. Épisode moyen.

- 14 : C'est le mois de Février, et donc, en février, c'est Poisson d'Avril, tandis que Bill est interviewé par un journaliste financier, et que Matthew et Lisa se battent pour une mission. Très fendard.

- 15 : Beth décide de faire se lancer dans une production industrielle de chapeaux Fat Albert, et demande des conseils au boss. Pendant ce temps, Lisa & Dave ont du mal à séparer la relation Boss/Employée de leur relation, et Bill drague en se faisant passer pour un Anglais. Plutôt sympathique là encore.

- 16 : David Cross en neveu magicien du big boss, et qui se tape l'incruste à la rédac. Amusant, sans plus.

- 17 : La jalousie de Dave envers l'ex de Lisa les ammène à la rupture. Et le reste de l'équipe se bat à grands coups de fakes publiés sur le ouèb. Amusant, tout en faisant avancer les relations.

- 18 :  La rupture entre Dave et Lisa. Plutôt amusant, dans les réactions des autres employés...

- 19 : Le boss paume Bill et la moitié de la radio au poker, avant de charger Lisa de tout récupérer lors de la partie suivante. Très fun, et je commence à trouver le Joey/MacGyver de service vachement attachant, comme perso. Et puis, l'ironie de voir Dave ne pas savoir jouer au poker, alors que Dave Foley anime le Celebrity Poker Showdown...

- 20 : Les mecs de la station se prennent la tête avec le montage d'une bande-annonce (assez fun), pendant que Matthew tente d'organiser un week-end d'entreprise (bof), et que Joe passe un examen de technicien (sympa).

- 21 : Season finale. Un incendie dans l'immeuble, tout le monde se rapproche, et Lisa & Dave se reconcilient. Pas mauvais, mais un peu trop léger pour une fin de saison.

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Blog Update ! - Mars 2022

Publié le 3 Avril 2022 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Télévision, Update

Après un mois de février chargé en romance, et clairsemé de quelques nouveautés peu convaincantes, place au mois de mars, à l'arrivée du printemps, et à un programme plus éclectique, notamment marqué par une semaine consacrée aux séries, et une autre à l'Irlande, à l'occasion de la Saint Patrick...

#1589 : The Lost Leonardo (2021) - 4.5/6

#1590 : Catwoman - Hunted (2022) - 2.5/6

#1591 : Coneheads (1993) - 3/6

#1592 : Vengeance aux poings (2022) - 1.75/6

#1593 : Moonfall (2022) - 1.5/6

#1594 : SEMAINE ST PATRICK - As Luck Would Have It (2021) - 3/6

#1595 : SEMAINE S PATRICK - The Flag (2016) - 3/6

#1596 : SEMAINE ST PATRICK - Killing Bono (2011) - 3/6

#1597 : SEMAINE ST PATRICK - There's Something about Patrick (2013) - 4.5/6

#1598 : SEMAINE ST PATRICK - Le Zoo (2017) - 3/6

#1599 : SEMAINE ST PATRICK - Riverdance, l'aventure animée (2021) - 3/6

#1600 : SEMAINE ST PATRICK - Good Vibrations (2012) - 3.75/6

#1601 : Alerte rouge (2022) - 4.75/6

#1602 : Castle Falls (2021) - 2.5/6

#1603 : Kung Fu Stuntmen (2020) - 4.5/6

#1604 : Loose Cannons (1990) - 1.25/6

#1605 : Adam à travers le temps (2022) - 4/6

#1606 : Le Manoir magique (2013) - 3.75/6

#1607 : The Conservation Game (2021) - 2.5/6

#1608 : Une maison de fous (1994) - 2.5/6

#1609 : Un Week-end à Napa (2019) - 2.75/6

#1610 : Jackass Forever (2022) - 4/6

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# Bilan :

Un mois de mars assez hétéroclite, qualitativement parlant, avec de très bons films comme de très mauvais, et quelques autres très moyens. Rien de vraiment marquant, cependant, hormis quelque documentaires assez fascinants, comme Kung Fu Stuntmen et ses vétérans du cinéma hongkongais, There's Something about Patrick, un documentaire comique revenant sur le personnage mythique de Saint Patrick, ou encore The Lost Leonardo, et sa plongée dans le monde des vendeurs d'art...

Après, au niveau des sorties les plus récentes, pas grand chose à noter, si ce n'est le dernier Pixar et une sortie Netflix (oui, j'en suis le premier surpris) mettant Ryan Reynolds en vedette...

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# Film(s) du mois :

En mettant toujours de côté les documentaires, on se retrouve, en mars, avec un podium plutôt honorable : Alerte Rouge, le dernier Pixar, inventif et décalé, suivi d'Adam à travers le temps, du voyage temporel à la vibe 80s tout à fait agréable, et de... Jackass Forever, parce que oui, on passe toujours un bon moment avec Knoxville et sa bande (même si ce n'est pas du grand cinéma, j'en conviens).

 

# Flop(s) du mois :

Là, pas d'hésitation : MoonFall, dernière bouse catastrophe et catastrophique de Roland Emmerich, accompagnée de Loose Cannons, une comédie policière 80s tout simplement ratée, et de Vengeance aux poings, la pseudo suite made in Netflix de la série (déjà assez naze) Wu Assassins : c'est mal foutu, c'est mal rythmé, c'est bête, c'est à éviter.

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# Petit écran :

Énormément de séries, ce mois-ci, à commencer par une semaine entière consacrée au petit écran, ce qui m'a permis de rattraper mon retard sur plusieurs programmes : au niveau de Star Trek, j'ai ainsi pu mettre un terme à la saison 4 de Discovery (4x07-08, 4x09-10, 4x11-12, 4x13 + bilan), décidément toujours aussi médiocre malgré les changements de direction et d'équipe créative ; finir la saison 1 de Prodigy, globalement sympathique ; et entamer, pour le meilleur et (surtout) pour le pire, la saison 2 de Picard.

En parallèle, j'ai donné dans l'animation, avec Marvel's Hit-Monkey, amusant et décomplexé, mais pas hyper original ; la saison 1 d'Inside Job, qui ne m'a pas vraiment convaincu ; idem pour la saison 4 de Jurassic World - Camp Cretaceous, peut-être la saison de trop.

De la comédie plutôt inégale, aussi, avec la saison 2 de Space Force (trop brève pour vraiment fonctionner), la saison 1 de Murderville (de l'improvisation policière, amusante mais qui ne tiendra pas sur la durée), et Psych 3, le téléfilm Psych que j'ai préféré... sans qu'il se hisse néanmoins au rang des épisodes les plus mémorables de la série.

Et puis il y a eu la seule et unique saison du Cowboy Bebop de Netflix. Mieux vaut ne pas en parler, on se ferait du mal pour rien...

 

Retrouvez aussi les bilans de toutes les séries critiquées jusqu'à présent en ces pages depuis l'index Séries alphabétique qui leur est consacré.

 

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# À venir :

 

En avril, on continue avec un programme divers et varié : du Bill Murray et du Dan Aykroyd des années 80-90, de l'animation, des documentaires, de l'action, et tout et tout. Avec, du côté télévisuel, beaucoup de séries : la suite de Picard, la saison 1 de Heels, la saison 3 de Miracle Workers, le Cuphead Show !, et quelques autres surprises, dont un certain Moon Knight !

 

Dans l'intervalle, toutes les mises à jour du blog sont disponibles sur la page Updates, et la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog est accessible dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Les bilans de Lurdo : Superstore, saison 6 (2020)

Publié le 22 Août 2021 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Romance, Sitcom, USA, NBC, Superstore

Quelle était compliquée, la saison 5 de Superstore : le créateur de la série est parti, et les scénaristes, sans direction, ont fait beaucoup de surplace, se rabattant in fine sur une Sandra prenant une place accrue, et sur une nouvelle évolution catapultée de la carrière d'Amy, afin de permettre le départ prévu d'America Ferrera.

De quoi chambouler les cartes, ou presque, puisque l'annulation de la série, annoncée très tôt dans la diffusion de cette saison 6 raccourcie (15 épisodes seulement), a obligé l'équipe créative à bouleverser une nouvelle fois sew plans pour offrir une fin honorable à leur programme... tout cela, en pleine pandémie.

Superstore, saison 6 (2020) :

Confrontés à la pandémie du coronavirus, le personnel de Cloud 9 tente de s'adapter, et de gérer de front cette crise, ainsi que le départ d'Amy pour la Californie...

Une saison finale qui tente ainsi de concilier le départ de l'un de ses personnages principaux, un nombre d'épisodes réduit, l'annulation annoncée du show, et son tournage dans des conditions pandémiques compliquées : difficile d'en attendre grand chose de spectaculaire, surtout sur les talons d'une saison 5 en demi-teinte, qui avait forcé l'évolution professionnelle d'Amy pour aboutir ici, en début de saison, à une rupture sentimentale pas particulièrement convaincante.

Donc, sans surprise, on se retrouve avec une ultime saison dans la droite lignée de la précédente, jamais particulièrement mémorable ou drôle, et qui très souvent préfère botter en touche afin d'assurer à ses personnages la fin heureuse prévue de longue date pour eux.

Le nouveau couple formé par Jonah et l'avocate de Carol (Maria Thayer) ? Évacué hors-champ en 5 épisodes, pour laisser de la place au grand retour d'Amy dans le final. Dina et son vétérinaire ? Idem, pour faire plaisir aux shippers Dina/Garrett. Cheyenne ? Elle se retrouve promue floor supervisor (au terme d'une campagne brutale qui humilie Jonah), et continue de se montrer un peu trop cassante et mean girl pour son propre bien. Glenn ? Il retrouve le poste de gérant après le départ d'Amy.

Et il en va de même à de multiples niveaux du show, un show qui aime systématiquement revenir au status quo pour ne pas trop prendre de risques.

Et puis il faut bien admettre que toute la première partie de la saison, qui s'attarde sur le coronavirus, les gestes barrières, etc, a déjà assez mal vieilli, ou du moins, ne donne pas vraiment envie de se replonger dans cette période désagréable de notre histoire, alors qu'on en sort à peine. D'autant que les scénaristes semblent (naturellement) un peu dépassés par les événements, et peinent à trouver des angles originaux pour approcher ces problèmes...

Fatigués, les scénaristes se rabattent alors sur les classiques : privé d'Amy (qui se sépare de lui de manière totalement forcée et artificielle), Jonah tourne en rond, il végète, il est pitoyable, il devient la cible de tout le monde, dans un déluge de cringe humor assez lassant ; à côté, la série tente un peu de social, mais le cœur n'y est pas, comme dans l'épisode sur le racisme et les réparations, particulièrement laborieux et maladroit ; d'autant que la caractérisation de la bande part dans tous les sens, avec des personnages tour à tour détestables (la réaction de tout le monde suite à la mort du chat de Sara), profondément stupides (l'épisode conspirationniste, l'inondation), ou tout simplement pas forcément cohérents avec eux-mêmes (Dina, dans le final)...

On sent que la fin est proche, et progressivement, au fil de la saison, les scénaristes forcent ainsi certains rebondissements ou certaines évolutions, pour être sûrs d'arriver en temps et en heure aux fins qu'ils ont en tête (et que les fans hardcore du show réclament) : Mateo se retrouve fiancé, la chaîne Cloud 9 ferme subitement ses portes, Amy revient, et voilà, un grand final qui joue ouvertement la carte de l'émotion, et se finit bien pour tout le monde, bon gré mal gré (il y aurait d'ailleurs pas mal de choses à dire sur cette conclusion et sur son montage musical "tout est bien qui finit bien", qui présente pourtant des situations que la série n'avait eu de cesse de dénoncer tout au long de ses 6 saisons : Cloud 9 a fermé, dévoré par un géant de la vpc, mais ce n'est pas grave, les cinq ou six personnages principaux - les seuls qui comptent, visiblement - ont retrouvé du travail dans un entrepôt ! Whouhou !).

Un épisode final plein de fanservice, et qui est à l'image de la série, consumée par le shipping relatif au couple principal et souffrant d'une écriture n'osant pas aller au bout de ses ambitions ou de son excentricité, sacrifiant fréquemment le bon sens et le caractère de ses personnages sur l'autel des rebondissements de fin de saison jamais totalement assumés...

Superstore, un programme qui effleure les sujets de société de la working class sans totalement les traiter, et qui préfère les évacuer au profit des ressorts habituels du genre workplace comedy, et d'un status quo narratif confortable et bien pratique... mais aussi une série qui s'en sort systématiquement grâce au capital sympathie de la plus grande partie de sa distribution.

Dans l'ensemble, un bilan mitigé positif, pour moi : le programme a son charme, clairement, et je comprends totalement que de nombreux spectateurs y aient vu le digne successeur de The Office ou de Parks & Recreation, mais l'écriture ne m'a jamais semblé totalement à la hauteur de cette tâche difficile, sans même parler du problème Jonah/Amy. Et puis tous les bouleversements créatifs de la série n'ont pas aidé cette dernière à trouver une homogénéité suffisante pour me séduire.

En l'état, je rangerai seulement Superstore dans la catégorie des sitcoms sympatoches, sans plus, un bon niveau en dessous de ses aînées : cela en fera probablement bondir certains, mais c'est ce qui arrive lorsque l'on fait reposer une énorme partie de sa série sur les aléas sentimentaux de deux personnages polarisants - si l'on n'accroche pas à ces derniers, c'est une grosse partie de l'intérêt de la série qui se volatilise... surtout durant des saisons de 22 épisodes.

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Blog Update ! - Janvier 2022

Publié le 31 Janvier 2022 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Télévision, Update

À nouveau un mois de transition sur le blog des Téléphages Anonymes, voire même, pour être plus précis, une quinzaine de jours de transition, faisant le pont entre la fin de la Christmas Yulefest 2021, et la Quinzaine Saint Valentin à venir...

#1552 : Un After mortel (2021) - 3/6

#1553 : Spider-Man - No Way Home (2021) - 4/6

#1554 : Les Bouchetrous (2021) - 2.25/6

#1555 : Mourir peut attendre (2021) - 2.75/6

#1556 : 15 Minutes of Shame (2021) - 2.25/6

#1557 : The Gamechangers (2015) - 2/6

#1558 : Matrix Resurrections (2021) - 2.25/6

#1559 : Kate (2021) - 2.5/6

#1560 : Shanghaï Express (1986) - 3.5/6

#1561 : Steve, bête de combat (2021) - 2.5/6

#1562 : Don't Look Up - Déni Cosmique (2021) - 3/6

#1563 : You May Be Pretty but I Am Beautiful (2019) - 4.25/6

#1564 : Prisoners of the Ghostland (2021) - 2/6

#1565 : Les Éternels (2021) - 2.75/6

#1566 : Encanto (2021) - 3.75/6

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# Bilan :

Une grosse quinzaine de rattrapage, donc, notamment en matière de grosses sorties/de blockbusters ratés en fin d'année dernière - et ce, avec des résultats assez mitigés, puisque ni le James Bond, ni Matrix 4, ni les Éternels ou un Don't Look Up au buzz conséquent n'auront su me séduire, souffrant de défauts trop évidents pour emporter mon adhésion.

Cela dit, je suis resté aussi très circonspect devant Encanto, notamment au niveau musical, alors que s'il y a bien un point qui a emporté l'adhésion, en ligne, c'est cet aspect... m'enfin bon.

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# Film(s) du mois :

You may be pretty but I am beautiful, un documentaire intéressant et instructif sur une figure excentrique mais à l'influence palpable sur le monde du catch ; Spider-man : No Way Home, le final de la trilogie Marvel consacrée au tisseur, un film bourré de fanservice (peut être trop) mais respectueux de l'histoire du personnage, et qui ne perd jamais son noyau émotionnel.

# Flop(s) du mois :

The Gamechangers, un docu-fiction retraçant approximativement les scandales autour de la franchise GTA ; Prisoners of the Ghostland, un film nonsensique sur Nicolas Cage qui crie "TESTICULE" ; Matrix Resurrections, totalement inutile ; et les Éternels, un faux pas de Marvel qui peine à concilier ses ambitions cosmiques, l'approche indépendante et artistique de sa réalisatrice, et des personnages assez peu intéressants...

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# Petit écran :

Beaucoup d'espace et un peu de Marvel, ce mois-ci, au niveau petit-écran, entre une première saison de Hawkeye plutôt appréciable (bien qu'avec quelques défauts, notamment un personnage d'Echo un peu quelconque), une reprise quelconque de Star Trek Discovery (sans surprise), une première moitié de saison assez générique de Star Trek Prodigy, et les quatre premiers épisodes de Star Wars : le livre de Boba Fett, qui ont clairement peiné à me passionner. Sans oublier la seconde moitié des Maîtres de l'Univers - Révélation de Kevin Smith, toujours imparfait, mais qui redresse un peu la barre.

 

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# À venir :

En février, comme tous les ans, la romance revient avec la quinzaine Saint Valentin, mais avant cela, une petite semaine de chauffe, avec quelques métrages et séries plus classiques (Last Night in Soho, Sing 2, Boba Fett, Star Trek Discovery). Et fin février, retour à nouveau à un programme plus normal, pour finir ce mois plus court que la moyenne...

 

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Les bilans de Lurdo : Corporate, saison 1 (2018)

Publié le 25 Août 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Comédie, Sitcom, Comedy Central

Comédie corrosive en 10 épisodes de 20-22 minutes, Corporate a été créée par Pat Bishop, Matt Ingebretson, et Jake Weisman, auteurs et réalisateurs de courts comiques pour la chaîne et pour le web. Au programme, une satire mordante, décalée et dépressive du monde du travail en entreprise, avec ce que cela comporte de manipulations, d'exploitation, d'immoralité, d'apathie et de problèmes psychologiques...

Corporate, saison 1 :

Dirigée par le tyrannique et amoral Christian DeVille (Lance Reddick), la multinationale Hampton DeVille domine son industrie et traite ses employés comme une main d’œuvre impersonnelle et interchangeable. Matt (Matt Ingebretson) et Jake (Jake Weisman), deux futurs cadres en formation, tentent de tirer leur épingle du jeu, et de naviguer les eaux tumultueuses de l'entreprise, tout en s'efforçant de gérer leur dépression, et d'échapper aux caprices de leurs supérieurs, John (Adam Lustick) et Kate (Anne Dudek), subordonnés directs du PDG...

D'office, dès son générique étrangement glaçant et malsain, façon film d'entreprise où tout le monde sourit de manière artificielle et forcée, le ton est donné : on est dans une vision très cynique et glauque du monde de l'entreprise, vision qui ne fait que se confirmer au fil des épisodes.

Pendant les 200 et quelques minutes du show, on suit ainsi le quotidien insipide et écrasant de Jake et de Matt, les deux protagonistes pâles, amorphes, et dépressifs, qui doivent composer avec leur métier, leur hiérarchie caractérielle, et autres incidents qui émaillent leur vie.

En vrac, on assiste donc à un lancement raté d'un méga-pseudo-iPad ; à une présentation Powerpoint qui devient l'enjeu d'un conflit entre Hampton Deville et un concurrent ; à un trafic d'anti-dépresseurs et d'antalgiques organisé par Jake, tandis que Matt, en manque de sommeil, parle à des fantômes ; au recrutement d'un artiste pseudo-rebelle (croisement de Banksy et d'un Daft Punk) qui veut rejoindre les rangs de l'ennemi pour gagner de l'argent ; à un week-end détente avec tous les collègues, qui voit Matt humilié par des conférenciers ; à la visite d'une représentante d'une méga-église, au moment même où le personnel de l'entreprise se rebelle ; à une réunion interminable qui amène tous les personnages à se poser des questions existentielles ; à un vendredi soir entre collègues, qui rapidement dégénère ; à la mode soudaine d'une série façon Netflix, dont tout le monde parle sauf Jake ; et, last but not least, au Remember Day, un jour inventé par Hampton Deville pour célébrer le souvenir du 9/11, et exploiter la sentimentalité du petit peuple - l'occasion pour la série de nous gratifier d'un épisode "festif", façon Christmas Special... où le miracle de Noël du 9/11 n'a jamais lieu.

On ne s'ennuie jamais chez Hampton Deville : la série est méchante, cynique, osée, drôle, elle joue avec les formats, n'hésite pas à partir dans des délires visuels et conceptuels toujours plus improbables, tout en restant à la fois absurde, désespérée, et suffisamment caricaturale pour que l'on n'oublie jamais que Corporate n'est pas un reflet fidèle de la réalité, mais son miroir déformant. Du moins, en théorie, parce qu'en pratique, la réalité rattrape bien souvent la fiction...

Bref, pour résumer, Corporate est une série bien écrite, percutante, et très maligne, qui parlera instantanément à quiconque a déjà travaillé en entreprise - et très probablement aussi à ceux qui n'ont jamais mis les pieds dans les bureaux d'une multinationale, même en tant que stagiaire.

La série a été renouvelée pour une seconde saison, et c'est une très bonne nouvelle : je serai sans hésiter au rendez-vous de ce programme décalé et très noir, en espérant que la formule ne changera pas, et que ses auteurs bénéficieront toujours de la même liberté créative...

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Catch Review : TLC 2013

Publié le 16 Décembre 2013 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, WWE, PPV

WWE TLC 2013 :

Un PPV assez peu attendu, qui ne suscitait une certaine curiosité que pour son main event, et son titre d'unification...ça tombe bien, c'est exactement ce que la WWE s'est dit, et ils se sont mis en pilotage automatique pour 95% du show.



Kickoff Show :

 - Ziggler vs Fandango. À peine dix mouvements dans tout le match. Presque plus de pubs que de match. :facepalm:



- Comme d'habitude, HHH et Steph ouvrent le show, pour ne rien dire.

- Punk vs Shield, handicap match. Un match pépère, avec Punk constamment dominé, et qui reprend ponctuellement l'avantage sur un malentendu.

- Natalya vs AJ - Divas Title match. RAS, la routine habituelle.

- Big E vs Sandow - IC Title match. RAS, la routine habituelle.

- Real Americans vs Rhodes vs Axback vs Rey & Show - 4-way Elimination Tag Title match. RAS, la routine habituelle.

- Une pub à la con pour les peluches de la WWE. J'ai honte.

- Hippo Glouton #1 vs Truth. RAS, la routine habituelle. Uniquement là pour mettre en place un feud entre les Hippos.

- Miz vs Kofi, No Dq. RAS, la routine habituelle. Le public commence à en avoir marre, et se fait entendre.

- D-Bry vs the Wyatt Family - Handicap Match. RAS, la routin  ; Ah, non, cette fois-ci, c'était diff Ah, si, c'était la routine habituelle, à savoir exactement un copier-coller du match de Punk, vingt dernières secondes exceptées. Sans intérêt et téléphoné.

- De l'über-hype über-dramatique.

- Cena vs Orton, Undisputed WWE HW Title match. Lent, avec un John Cena qui s'obstine à ne pas décrocher les ceintures dès qu'il en a l'occasion, deux combattants qui passent leur temps à discuter de manière évidente, des spots téléphonés en pagaille, et un finish plat. Un main event inégal, donc, avec des moments sympas, et d'autres moins.

- Les McMahons se pointent, et prennent la pose.



Un PPV d'un seul match, donc, rempli d'affrontements dignes de Raw (= pas mauvais, mais affreusement prévisibles et anecdotiques), et avec un main event qui, s'il a réussi à éviter le surbooking (mais attendons le Raw de Lundi pour se prononcer là-dessus), s'est avéré assez moyennement convaincant, avec le champion le moins intéressant du monde à la tête de la compagnie. Mouais.

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Catch Review : TNA One Night Only - Hardcore Justice 2014

Publié le 19 Janvier 2014 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, TNA, ONO

TNA ONO - Hardcore Justice 2014 :

- Organisé en coopération avec Tommy Dreamer, qui travaille désormais backstage à la TNA.

- Un ONO dans une arène plus petite et "indépendante" que d'habitude, qui fait très ECW, surtout avec le public vocal et motivé.

- ECIII qui interrompt JB et décide de faire l'announcing/d'insulter tout le monde. ECIII meilleur promo guy que 90% du roster de la WWE.

- ECIII vs Dreamer. Tables Match. Affrontement tranquille, qui ouvre paisiblement la carte.

- Promo standard de Aries backstage.

- Aries vs Sabin, Xscape Cage match. Bon cage match, avec un mec gentiment agaçant dans le public en prime.

- Promo pépère de Storm backstage.

- Promo motivée et moqueuse des Bromans dans le ring, qui font venir Dewey, méga populaire. Dance competition, pose off, concours de pompes, de la comédie plutôt fun.

- Roode backstage.

- Roode vs Joe. Match solide, forcément, et une fin en queue de poisson qui fonctionne toujours aussi bien.

- Velvet est motivée backstage.

- Velvet vs Lei'D Tapa, street fight. Honorable, mais pas exceptionnel. Surtout Velvet, dont le premier réflexe, après que Tapa lui projette la tête sur le bord du ring, est de se recoiffer alors qu'elle est allongée par terre. No selling power.

- Bad Influence s'amuse.

- Le public veut Abyss.

- EY & JP vs Bad Influence, Full Metal Mayhem. Très solide et consistant, et en prime, pas de la routine habituelle d'Abyss pendant le match. (en post-match, par contre... ^^)

- Promo de Bully Rayven.

- Bully Ray vs Anderson, last man standing match. Brawl sanglant et bourrin qui a fait plaisir au public.

- Promo de Magnus.

- Team Roode vs Team Angle. Lethal Lockdown. Bel effort de Godderz en début de match, et sinon, un Lethal Lockdown plutôt réussi et fun.

 



Un PPV ONO ma foi plutôt convaincant. Le public était motivé, les catcheurs s'amusaient, les matches étaient sympas... bref, un bon moment.

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Catch Review : TNA Impact (08/10/2014)

Publié le 9 Octobre 2014 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, TNA

La semaine dernière, Impact revenait à Bethlehem, pour une nouvelle série de tapings devant un public un peu mou. Heureusement, ce soir, c'est l'aboutissement de la série de matches pour les titres par équipe, donc ça devrait donner quelque chose d'exceptionnel...

- Roode mécontent dans le ring, agacé par la grande gueule de MVP, et par le silence de Lashley. MVP et King se pointent, se moquent de lui, et lui propose un match aux enjeux importants.

- ALove vs Taryn vs Maddie, #1 Cont. RAS, une victoire tranquille de tweener Maddie devant un public assez passif, jusqu'à l'arrivée de Havok, qui met les points sur les is de Maddie et Taryn.

- MVP & King rassurent Lashley, qui n'est pas convaincu.

- Récap de la trajectoire de Sanada.

- Storm & Sanada vs Low Ki & Tigre Uno. Un tag match sympathique, avec quelques micro-problèmes de communication entre Low Ki et Tigre Uno, mais rien de grave.

- Shaw devient de plus en plus obsédé par Gunner.

- Shaw vs Bram, No DQ. Bel effort de la part des deux hommes. Brittany vient s'occuper de Shaw en post-match.

- Roode motivé.

- MVP & King vs Roode, Handicap elimination. Un match handicap assez classique, mais solide.

- EC3 est magnanime, et prêt à accepter les excuses de Spud.

- Ec3 dans le ring au micro pour chanter ses propres louanges, Spud qui arrive, plus populaire (et plus sobre, vestimentairement parlant) que jamais ; Spud trolle EC3, EC3 trolle Spud, Spud s'énerve, la rupture est consommée, et Spud est viré. Le public était motivé, ça faisait plaisir.

- Angle mécontent des actions de MLK.

- Hardys vs Wolves vs 3D, Full Metal Mayhem, Tag titles. Un bon gros chaos général de près d'une demi-heure. Ouép. Ça cartonnait. MOTY ?


 

Pfiou, je suis épuisé, après ce main event épique et mémorable. Si c'est là le dernier match de la Team 3D pour la compagnie, alors ils ont terminé en beauté, et les Wolves sont désormais au top de la compagnie. Un show qui en a volontairement gardé sous le pied pendant sa première heure, pas forcément aidé par un public discret, mais qui a tout donné pour conclure de bien belle manière. What now ?

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Catch Review : WWE Battleground (19/07/2015)

Publié le 20 Juillet 2015 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, WWE

Un PPV abordé par mes soins sans la moindre connaissance de la carte... ce qui peut être une bonne chose, ou non...

WWE Battleground 2015 :

Un PPV qui, en soi, n'était pas trop mauvais niveau action, mais dont le problème était véritablement le booking, avec une combo d'ouverture Orton vs Sheamus, New Day vs PTP et Wyatt vs Reigns tout simplement soporifique si l'on est pas un fan invétéré de ces personnes (et si l'on ferme les yeux si le bel aveu d'échec des bookers, qui ont tellement peu confiance en Wyatt en solo qu'ils se sentent obligés de reformer la Wyatt Family pour l'aider à gagner).

Après, le vrai moment réussi de ce PPV, c'était le match des Divas, avec une Bella vs la fille de Flair et Sasha Banks (les deux grosses stars de NXT). C'était bien, c'était dynamique, c'était convaincant, elles se sont données à fond, et ça me fait mal au coeur de penser qu'en face, chez la compétition, on a Velvet Sky...

Enfin, la combo finale Cena vs Owens (un match qui a fait du saut de requin constant, avec des kickouts à n'en plus finir, y compris sur un Attitude Adjustement depuis la troisième corde, et avec une fin CENAWINSLOL plate au possible) et Rollins vs Brock (la routine habituelle, jusqu'à ce qu'un Taker tout décrépi fasse son apparition, donne un coup de pied dans les bollocks de Brock, et lui inflige ses finishers, histoire de se venger et de finir le show sur un no-contest) a achevé d'agacer le spectateur occasionnel que je suis (ainsi que l'IWC), mais bon, c'était clairement là pour tenter de remonter les ratings agonisants de Raw, donc...

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Un film, un jour (ou presque) #1397 : Pick it up ! Ska in the '90s (2019)

Publié le 22 Mars 2021 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Histoire, Musique, Review, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Pick it up ! Ska in the '90s (2019) :

Un documentaire qui retrace le parcours et le succès du ska dans les années 90, en retraçant l'histoire si particulière de ce genre musical syncopé, caractérisé par sa bonne humeur, son énergie... et sa section cuivres !

Au travers de multiples interviews de nombreux musiciens appartenant à ce style, le métrage retrace ainsi les premiers pas du ska, sa "première vague", en Jamaïque, où un mélange de jazz, de blues/rock et de musique locale a su séduire la jeunesse par son côté dansant et ludique.

Puis on part pour l'Angleterre, où la seconde vague du ska a vu le jour, fusion de l'immigration jamaïcaine et des influences anglo-saxonnes du punk et du rock.

Enfin, la troisième vague, aux USA, une vague nettement plus orientée sur le fun et l'amusement (au détriment du message politique d'unité raciale et sociale des premières vagues), et qui a fini par fusionner avec un certain type de pop punk californien, pour un résultat amenant ainsi le meilleur du genre, ses plus grands succès commerciaux, mais aussi sa récupération par l'industrie et les médias, et l'explosion de la bulle ska pop à la fin des années 90.

Outre cette histoire condensée du ska, le docu s'attarde très logiquement sur les incontournables du genre (de Madness aux Aquabats, en passant par No Doubt, les Mighty Mighty Bosstones, Reel Big Fish, et bien d'autres encore), sur son style vestimentaire très particulier, sur son éthique, sur les difficultés financières de ces groupes aux nombreux membres, sur les différences Côte Est / Côte Ouest, sur les rivalités entre les différentes générations de musiciens et de fans, et sur la popularité persistante du genre à l'étranger, notamment en Amérique Latine.

Sans être forcément ultra-exhaustif, Pick it Up ! reste un métrage plutôt intéressant, surtout si, comme moi, on est familier de la scène ska sans forcément en être expert. On regrettera cependant une structure un peu anarchique et décousue, pas forcément rédhibitoire, mais parfois frustrante pour se replacer exactement dans le temps.

4.25/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Catch Review : TNA Impact (24/09/2014)

Publié le 25 Septembre 2014 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, TNA

No Surrender 2014, la semaine dernière, était un succès ; et avec son momentum, face à une WWE dont Night of Champions et le Raw suivant ont profondément déçu, la TNA est en bonne voie...

- Cette semaine, un tournoi spécial, pour conclure les tapings new-yorkais, avec à la clef un title shot pour n'importe quelle ceinture, n'importe quand.

- Vidéo promo sur MVP.

- Vidéo promo sur Low Ki.

- MVP vs Low Ki. Une opposition de styles assez intéressante, je dois dire, avec un match plus posé que d'habitude pour Ki, mais pas moins efficace.

- Robbie E se vante de ses relations avec Velvet & Brooke, pendant que les autres Bromans lui expliquent comment fonctionne le monde de la télévision. :mrgreen:

- Petit homage à Eric The Actor.

- Récap du feud en cours dans la Tag Div (on sent que c'était l'ultime taping à NYC, et qu'ils ont besoin de meubler un peu pour remplir les 82 minutes).

- Robbie E vs Tajiri. Un petit match tranquille, sans réelle surprise quant au gagnant, qui en a encore à revendre, ça fait plaisir.

- Spud n'est pas brouillé avec EC3. Non, non.

- Aries vs Knux. Bon match (avec un petit duel de mouvements entre les deux hommes) qui prouve au passage que Knux a aussi sa place sur le roster.

- Magnus vs Anderson. RAS. Un match standard entre les deux hommes. Magnus a vraiment atteint un plateau dans son évolution de catcheur, et s'il veut progresser, il a intérêt à sortir de sa zone de confort...

- Récap de la carrière de la Team 3D, pour le HOF.

- Récap de la soirée (ça meuble, ça meuble).

- Vidéo promo sur Havok.

- Abyss vs Shaw. À nouveau un match honorable, un peu moyen et pépère (comme tous les matches normaux d'Abyss ces temps-ci), et auquel le public distrait n'a pas vraiment prêté attention.

- 5-way NYC Gold Rush Finals. Un long match assez solide, et au résultat satisfaisant, malgré un public épuisé.


 

Un show clairement là pour faire la liaison entre les deux sessions d'enregistrements, et qui par conséquent relevait presque d'un One Night Only, avec très peu de storylines, et beaucoup de matches indépendants... mais ces matches étaient pour la plupart convaincants, assez divertissants et rythmés, ce qui est amplement suffisant pour me satisfaire. Un Impact relativement anecdotique dans l'absolu, niveau intrigues, mais pas détestable pour autant, donc.

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Catch Review : TNA Impact - Genesis part 2 (23/01/2014)

Publié le 24 Janvier 2014 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, TNA

Après une première moitié de Genesis assez bavarde, et qui mettait pas mal de trucs en place, la TNA devait se rattraper avec une seconde moitié plus forte en action, surtout qu'elle tombe la même semaine que le Royal Rumble de la WWE. Mission accomplie ?

- Un avocat pour conseiller Dixie & co, et leur expliquer que quelqu'un est en train de racheter la compagnie petit bout par petit bout, en secret. Pas convaincu par l'interprétation de l'avocat, mais bon.

- Magnus dans le ring avec sa clique, pour défier Sting. Bref face à face & brawl, avec Joe qui se ramène, et aidera Sting depuis le bord du ring.

- Dixie et Spud s'inquiètent au sujet de Joe, et Dixie booke Joe vs Spud.

- Gunner vs Storm, FoF on a pole match. Bel effort, mais finish un peu plat.

- Angle se motive backstage.

- Velvet fait une vidéo depuis chez elle, et ouvre un paquet offert par Sabin, qui contient un tuyau en plomb.

- Sabin vs Aries, w/Velvet in a cage. Bon match, avec une Velvet qui se retourne contre Sabin. Dommage que ce soit un match à la durée tv, ça aurait été mieux et plus long durant un vrai PPV.

- Les Wolves dans une promo pré-enregistrée intéressante, et qui promettent un reveal de l'investisseur la semaine prochaine.

- Angle vs Roode, Cage match. Très bon match, forcément, entre deux pros confirmés. Angle est un grand malade.

- ECIII qui motive Spud backstage,  :mrgreen:

- Les Bromans dans le ring, volontairement insupportables, interrompus par EY, qui attaque tout le monde, et finit par être sauvé par Abyss.

- Joe a décidé de démolir Spud.

- Angle fait des adieux anticipés à Sting.

- Joe vs Spud. Spud pas impressionné. Un quasi-squash.

- Sting vs Magnus, NO DQ WH Title vs contract. Bonne idée de laisser les deux hommes s'affronter un bon moment avant de lancer les interventions inévitables de la team Dixie. Sting défendu par Joe et Angle, mais en vain, Sting est out.

 


 

Un show particulièrement solide, et chargé en matches allant du sympatoche au mémorable. Ça rattrape efficacement la semaine dernière plus bavarde : Sting n'est plus, Dixieland domine, et la semaine prochaine, en direct de Glasgow, risque de dépoter. Vivement !

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Halloween Oktorrorfest 2022 - 01 - Kiki la petite sorcière (2014)

Publié le 26 Septembre 2022 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, Japon, Halloween, Oktorrorfest

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Kiki la petite sorcière (Majo no takkyūbin - 2014) :

Pour finir sa formation, Kiki (Fuka Koshiba), jeune apprentie-sorcière de 13 ans, doit passer un an parmi les gens "normaux", et part s'établir dans la ville côtière de Korico ; là, elle s'installe chez O-sono (Machiko Ono), la femme enceinte du boulanger local, et ouvre un service de livraison expresse à l'aide de son balai volant. Mais les gens de la bourgade, superstitieux, voient d'un mauvais œil l'arrivée d'une sorcière dans leur communauté tranquille...

Deuxième adaptation du roman Kiki la petite sorcière (après l'adaptation animée de Miyazaki), cette version en prises de vue réelles a été écrite et réalisée par Takashi Shimizu, le papa de la franchise Ju-On (The Grudge), habituellement spécialisé dans l'horreur.

Ici, pour ce récit léger, dynamique et plein de bonne humeur, il ne parvient malheureusement pas à ce que la mayonnaise prenne vraiment, pas forcément aidé par une actrice principale légèrement trop âgée pour son rôle, par un récit au rythme assez plat, et par des effets numériques pas très réussis (le chat de Kiki, notamment, est raté tant dans ses proportions que dans son animation, et le bébé hippopotame ne convainc pas).

Pourtant, cette production Toei est plutôt agréable à suivre, puisqu'assez lumineuse, colorée et gentillette, et bénéficiant d'une bande originale aux accents de violons quasi-celtiques. Mais le tout manque de direction narrative, les traits des personnages sont probablement un peu trop caricaturaux, et il se dégage de la réalisation et de la mise en scène une impression de téléfilm, ou du moins d'une production assez datée, au budget limité.

Pas forcément honteux, mais pas non plus très réussi. Et la fin tombe relativement à plat.

3/6 (en étant généreux)

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Un film, un jour (ou presque) #128 : Alien Outpost (2014)

Publié le 13 Mai 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Documentaire, Found Footage, Drame, Science-Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Alien Outpost / Outpost 37 :

Sur Terre, des années après la retraite de forces d'invasion extraterrestres, une équipe documentaire suit une unité d'élite humaine, chargée d'exterminer les ultimes soldats aliens encore présents au Moyen-Orient, et de rejoindre l'Outpost 37, délaissé, sous-équipé et à la merci de l'ennemi.

Un documenteur façon District 9, réalisé par un spécialiste en effets spéciaux, ce qui se remarque immédiatement : visuellement, c'est assez réussi au niveau des effets lors des images d'archive, mais c'est au niveau de l'écriture que ça pêche un peu, enchaînant les clichés (tout le propos qui se veut une métaphore de la politique militaire US), les personnages basiques et interchangeables (qui racontent les traumas de la guerre moderne), et un manque cruel d'originalité et de moyens (le tout se passe en 2033, mais l'équipement des soldats semble tout droit sorti de la première Guerre du Golfe).

Pour ne rien arranger, la forme est, de manière assez prévisible, défaillante, avec ce pseudo-found footage documentaire mollasson, entrecoupé d'interviews en studio assez génériques, et de shaky-cam peu lisible durant les scènes de combat nocturne, sur le terrain, contre des ennemis rarement mis en valeur (qui font des bruits de Transformers).

Bref, un film de science-fiction guerrière qui évoque pas mal d'autres films de guerre, mais en nettement moins inspiré et convaincant, et qui, plutôt que de faire monter l'adrénaline durant ses affrontements, donne plutôt envie de faire "avance rapide" pendant les combats.

2.5/6

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Christmas Yulefest 2015 - 40 - Animation en vrac (1)

Publié le 14 Décembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Christmas, Noël, Télévision, Animation, Dreamworks, ABC, NBC, Fox, Comédie

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Joyeux Noël Shrek ! (Shrek the Halls - 2007) :

Shrek veut fêter Noël en famille, mais l'âne et tous ses amis lui rendent la vie impossible et viennent saboter ses projets.

Un court-métrage spécial de moins d'une demi-heure diffusé en prime time sur ABC, et qui a réuni près de 21 millions de spectateurs lors de sa première diffusion, et 9 de plus lors de sa rediffusion, quelques jours plus tard. 

Avec évidemment tous les acteurs des films qui reprennent leurs rôles au doublage, c'est sympathique, c'est mignon, c'est typiquement Noël à l'américaine, et c'est cent fois plus réaliste et expressif que n'importe quel Beowulf, sorti à la même période.

Joyeux Noël Madagascar (Merry Madagascar - 2009) :

Le Père Noël s'écrase sur l'île de Madagascar, et tous les animaux tentent de sauver Noël à bord d'un traîneau désormais tiré par les quatre pingouins dopés à la poudre magique...

Dreamworks continue ses mini-épisodes de Noël dérivés de ses succès, avec ici un Merry Madagascar diffusé sur NBC en 2009, et depuis multi-rediffusé chaque année.

Plutôt amusant, notamment au niveau de la rivalité Pôle Nord/Pôle Sud entre les rennes et les pingouins.

L'Âge de Glace fête Noël (Ice Age : A Mammoth Christmas - 2011) :

Lorsque Sid détruit malencontreusement le Rocher de Noël de Manny, il finit sur la liste des enfants méchants du Père Noël, et part pour le Pôle Nord afin d'arranger les choses... mais il ne fait qu'empirer la situation.

Court-métrage de Noël diffusé sur la Fox en 2011 et assez sympathique, principalement pour ses intermèdes centrés sur Scrat, et mis en musique sur Casse-Noisette et compagnie.

Pas forcément exceptionnel, mais agréable à regarder, et suffisamment court pour ne pas s'éterniser, contrairement à certains des volets de l'Âge de Glace.

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Un film, un jour (ou presque) #739 : God Code (2018)

Publié le 20 Juin 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, Télévision, Religion, Histoire, History

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

God Code :

De temps à autre, j'aime bien regarder des documentaires ésotériques, excentriques, et improbables, dans lequel des chercheurs sous-qualifiés, seuls contre tous, sont persuadés d'avoir découvert une vérité révolutionnaire capable de changer la face du monde, et tout ce que les experts pensent savoir de notre Histoire.

Ici, c'est un documentaire télévisé History Channel (lol) de 85 minutes, parlant de Timothy P. Smith, un expert en antiquités autodidacte, qui est persuadé d'avoir découvert un code magique incorporé dans le Codex de Leningrad, l'une des versions les plus complètes et anciennes de l'Ancien Testament hébraïque.

Rien de forcément très neuf, là-dedans (cf la série des La Bible : le Code Secret de Michael Drosnin), et comme à chaque fois, on a droit à un assortiment de pseudo-prédictions révolutionnaires nés de méthodologies, de traductions et d'interprétations douteuses, américano-centriques, et totalement capillotractées (ici, Smith découvre la date du 11 sept., associée aux mots "organisation nazie"... et en déduit que la Bible prédisait le 9/11, mais que le "nazi" est uniquement "symbolique").

J'ai vraiment eu du mal à tenir plus de 15 minutes devant un tel ramassis de bêtises et d'approximations... mais je me suis accroché, et j'ai finalement pu assister, non sans une certaine hilarité, à la suite de ces théories improbables, selon lesquelles Smith serait désormais en mesure de retrouver l'Arche d'Alliance... localisée, bien entendu, grâce aux informations obtenues au travers de rituels et de décorations dans un temple franc-maçon américain !

Et bien sûr, on a droit à tout un passage par la case "ces méchants nazis ésotériques qui connaissaient les pouvoirs de l'Arche d'Alliance !!!", désormais inévitable sur History Channel, par les recherches bibliques d'Isaac Newton, et par un passage assez risible mettant en scène un trio de francs-maçons israéliens, dans les carrières de Jérusalem, avec passages dialogués, conspiration, et tout le toutim.

Un grand néant sans le moindre intérêt, et surtout, sans la moindre plausibilité ou rigueur scientifique.

0.25/6

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 5 (9)

Publié le 20 Août 2016 par Lurdo dans Télévision, Les bilans de Lurdo, Review, Science-Fiction, Star Trek, Critiques éclair

Je continue mon revisionnage de la saison 5 de Star Trek Voyager, mais faute de temps, je suis contraint de diminuer provisoirement le nombre d'épisodes vus, et donc la quantité/longueur de ces articles, qui passent de deux épisodes à un par chronique :

5x15-16 - Dark Frontier :

Un double épisode centré sur les Borgs, et au budget plus important que d'habitude : on y suit l'équipage du Voyager, qui tente de piller un navire borg endommagé, afin (comme d'habitude) d'accélérer leur retour vers la Terre ; pour cela, ils demandent à Seven de se plonger dans les archives de ses parents (ce qui donne lieu à des flashbacks très réussis), une activité qui trouble l'ex-Borg, et l'amène à tomber dans un piège tendu par une Reine Borg (nouvelle actrice, un peu plus classique et générique qu'Alice Krige dans le rôle).

Un quasi-long-métrage qui est loin d'être désagréable, bourré d'effets spéciaux et d'action, et techniquement intéressant (en plus d'avoir une nouvelle fois des scènes très réussies avec la petite Naomi Wildman)... mais il faut bien admettre qu'il faut, pour cela, fermer les yeux sur des enjeux un peu trop flous (la Reine parle tellement de manière énigmatique que ses intentions restent trop vagues), sur une continuité assez bancale (notamment sur la découverte des Borgs), et sur un problème toujours récurrent : l'envoi de tout le senior staff (Chakotay excepté) en mission commando, quel que soit le danger.

Je sais bien que c'était la norme à l'époque de TOS, parce que "Kirk, homme d'action", mais même en ce temps-là, ils avaient des red shirts avec eux. Là, un accident un peu sérieux, et le Voyager se retrouve sans gradé aux commandes.

(les jeux vidéos avaient contourné le problème, en créant l'Elite Force entraînée par Tuvok #nostalgie)

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Un film, un jour (ou presque) #1442 : Greenland - Le dernier refuge (2020)

Publié le 19 Mai 2021 par Lurdo dans Action, Thriller, Science-Fiction, Cinéma, Review, Amazon, Critiques éclair, USA, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Greenland - Le dernier refuge (2020) :

Lorsqu'une comète et ses débris menacent de s'écraser sur Terre, John Garrity (Gerard Butler) fait tout son possible pour mettre son fils diabétique (Roger Dale Floyd) et son épouse (Morena Baccarin) à l'abri tandis que la civilisation vire au chaos...

J'avoue que j'ai du mal à comprendre l'engouement critique et public ayant entouré, à sa sortie, ce film catastrophe tout ce qu'il y a de plus banal.

Peut-être est-ce l'effet pandémie, qui a trouvé un écho dans la conclusion pleine d'espoir du film (SPOILER - une fin forcément heureuse, qui voit les survivants de l'humanité sortir, dépenaillés et fatigués, après 9 mois de confinement dans un bunker, et qui retrouvent alors la liberté dans un monde ravagé, mais dans lequel la nature a su trouver un chemin)... mais honnêtement, ce Greenland n'est qu'un énième film à la Roland Emmerich, une sorte de version économique de 2012 saupoudrée du point de vue familial/à hauteur d'homme de la Guerre des Mondes de Spielberg.

Alors comme d'habitude, on a un couple dans la tourmente qui se ressoude dans un crise, un enfant malade dont les médicaments deviennent un problème, des citoyens lambda qui deviennent méchants, égocentriques et paniquent dès le début de la crise, des militaires implacables mais pas trop, et une catastrophe qui donne l'impression de toucher principalement l'Amérique (même si quelques scènes mentionnent d'autres pays), avec une comète qui se fracture en tellement de morceaux qu'on a l'impression qu'elle est de la taille de la Lune.

De toute façon, d'un point de vue scientifique, le film ne tient que vaguement la route (à nouveau, comme dans les films d'Emmerich), et le récit, s'il se regarde, traîne aussi en longueur (comme les films d'Emmerich), avec près de deux heures au compteur.

Bref, j'ai vraiment du mal à comprendre l'accueil positif qui a entouré ce métrage (3/4 de critiques positives sur Rottentomatoes, tout de même) : ce n'est pas mauvais en soi, c'est simplement extrêmement générique et basique.

2.75 ou 3/6, en étant indulgent.

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Christmas Yulefest 2021 - 23 - Solar Opposites : A Very Solar Opposites Holiday Special (2021)

Publié le 15 Décembre 2021 par Lurdo dans Action, Animation, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Christmas, Les bilans de Lurdo, Noël, Science Fiction, Science-Fiction, Télévision, USA, Yulefest, Review

C'est bientôt Noël : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest, et ce jusque début janvier...

Solar Opposites - A Very Solar Opposites Holiday Special (2021) :

Alors que Korvo et sa bande s'apprêtent à fêter Noël, ils décident de s'immerger virtuellement dans La Course au Jouet, un film qu'ils n'ont jamais vu. Rapidement, cependant, il s'avère que la nullité du métrage leur a volé leur esprit de Noël : s'ils veulent le retrouver, ils doivent retourner dans l'univers du film, un univers qui, des décennies plus tard, est devenu un paysage post-apocalyptique dirigé d'une main de fer par le petit Jamie...

Après une saison 2 qui m'avait laissé un peu mitigé, voici un épisode spécial Noël de Solar Opposites, avec au programme, une recherche du véritable sens des fêtes de fin d'année.

Une interrogation à laquelle la série répond, très naturellement, par un bain de sang et de violence, assez typique du travail de McMahan et de Roiland. D'ailleurs, une nouvelle fois, cet épisode aurait très bien être un épisode spécial de Rick et Morty, tant dans son ton que dans sa morale et dans sa forme : une parodie de Jingle All The Way, mâtinée de Mad Max, de Star Wars épisode 9, du Grinch, et de plein d'autres choses, avec beaucoup d'action, de sarcasme, de concepts de science-fiction barrés et un peu de métadiscussion sur la narration et la structure filmique, etc.

Avec en prime une sous-intrigue solo de Pupa, qui joue les bons Samaritains de Noël et réunit un fugueur avec sa famille, sous le regard ému de Jésus Christ : là aussi, malgré le côté apparemment sincère et premier degré du tout, on devine la satire du genre des récits de Noël dégoulinants de bons sentiments et de piété artificielle.

Dans l'ensemble, donc, un épisode de Noël plutôt amusant, dans la droite continuité du reste de la série : c'est divertissant, mais ça continue de paraître un peu dérivatif... ce qui ne gênera pas forcément le spectateur lambda.

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Un film, un jour (ou presque) #1543 : An Unknown Compelling Force (2021)

Publié le 16 Novembre 2021 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, USA, Histoire, Review, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

An Unknown Compelling Force (2021) :

Un documentaire anglo-saxon qui se propose de revenir sur le mystère de la Dyatlov Pass, un incident entré dans l'histoire russe et durant lequel un groupe de 9 jeunes randonneurs partis dans la neige des montagnes de l'Oural ont été retrouvés morts, éparpillés autour de leur camp de base, dans des tenues insuffisantes, et couverts de contusions inexpliquées.

Des morts mystérieuses, inexpliquées et ayant donné naissance à d'innombrables conspirations plus ou moins farfelues, pas aidées par le secret d'état imposé par l'Union Soviétique autour de l'incident, un secret d'état qui a attisé toutes les tensions.

Liam Le Guillou, le réalisateur, décide donc de partir en expédition sur place et de résoudre le mystère de la Dyatlov Pass, armé d'experts en criminologie, et de son égo.

Parce que oui, c'est bien ce qui ressort le plus de ce métrage : la manière dont Le Guillou se met constamment en avant, narre l'intégralité du documentaire à la première personne, façon travelogue bourré de "moi" et de "je", se montre en aventurier dans la tempête avant de basculer, dans la dernière partie du film, en mode Christophe Hondelatte dans Faites entrer l'accusé, avec mise en scène en studio, éclairage de film noir, tableau d'affichage couvert de photos et de rapports d'autopsie, etc.

Bref, si le récapitulatif global des événements, l'humanisation des victimes de la tragédie et la présentation des différentes théories l'entourant sont assez compétents, on s'agace devant l'omniprésence du réalisateur, qui narre le film, se met en scène, nous parle de ses sentiments, à mi-chemin entre un Louis Theroux ou un Werner Herzog du pauvre, et conclut le documentaire en arrivant à la conclusion (très discutable) que les indigènes vivant sur place sont les responsables de cette tragédie.

Mouais.

3/6, parce que formellement, c'est plus que professionnel et efficace, malgré toutes les scories inhérentes à Le Guillou.

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