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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Résultat pour ""fuller house""

Les bilans de Lurdo : La Fête à la Maison, 20 ans après - saison 4 (2018)

Publié le 2 Février 2019 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Netflix, Review, Sitcom, Télévision

Quatrième saison de ce revival Netflix de la Fête à la Maison, une quatrième saison qui a connu une gestation un peu plus difficile que d'habitude, puisque le programme a été victime du mouvement #MeToo, et a perdu son créateur et showrunner principal, Jeff Franklin...

La Fête à la Maison, 20 ans après, saison 4 (Fuller House, season 4 - 2018) :

Alors que DJ (Candace Cameron Bure) file le parfait amour avec Steve (Scott Weinger), Kimmy (Andrea Barber) est enceinte, servant de mère porteuse pour son frère (Adam Hagenbuch) et pour Stephanie (Jodie Sweetin). Les enfants, eux (Michael Campion, Elias Harger, Soni Nicole Bringas), vaquent à leurs occupations...

Et dans les faits, cette éviction de Jeff Franklin, tête pensante du programme depuis sa création en 1987, se traduit par une saison nettement plus sage et modérée, confiée aux bons soins de deux des scénaristes du show, Steve Baldikoski et Bryan Behar.

La saison 3, divisée en deux parties, semblait s'essouffler, avec 18 épisodes au rythme mollasson : c'était une saison bien trop centrée sur le triangle amoureux de DJ, qui souffrait par ailleurs d'un trop grand nombre de personnages sous-développés, et qui finissait par un sorte de retour au sources, en ramenant pour de bon à San Francisco tous les anciens de la série d'origine.

Cette année, à l'opposé, le programme semble avoir été recentré et recadré, avec 13 épisodes seulement, diffusés d'un bloc, et des personnages secondaires nettement moins nombreux : finis les nombreux amis des enfants, finis la présence incessante de tous les membres de la famille, ici, on se recentre sur le noyau de la famille Fuller, avec plus ou moins de bonheur.

Car s'il y a bien un problème, cette année... c'est son vrai manque de direction. Le seul véritable arc narratif de la saison, c'est la grossesse de Kimmy, et ses conséquences sur la vie de Stephanie et de son frère. Or, comme cette année, tous les personnages sont "calmés" et assagis, cette sous-intrigue semble presque se dérouler au second plan, une trame de fond qui évolue lentement, sans grande originalité, et de manière très prévisible.

Au premier plan du programme, DJ, comme toujours, avec des scénaristes qui se plient en quatre pour mettre CCB en valeur. Le problème étant que le triangle amoureux de DJ a été résolu la saison précédente, et que, par conséquent, il n'y a plus ici qu'une relation générique sans la moindre tension narrative. Autrement dit, ce n'est pas très intéressant.

Pour pallier à ce manque de tension, les scénaristes ont fait le choix de revenir à quelque chose de plus traditionnel : du Full House old-school, des leçons de vie assez convenues mais qui fleurent bon les années 80... bref, de la sitcom assez datée comme on la faisait alors.

L'avantage, c'est que le message est positif. L'inconvénient, c'est que ça ronronne vraiment, et que les enfants finissent par être limités à ces leçons de vie. Par moments, on a l'impression que, privés de direction, les scénaristes ont préféré faire du remplissage générique, plutôt que de s'adonner aux délires occasionnels que Jeff Franklin s'autorisait ponctuellement.

Ils essaient tout de même, comme lors de ce bref numéro de comédie musicale, tôt dans la saison, ou dans cet épisode façon Drôles de Dames, en croisière avec Steve Austin et Super Jaimie. Mais à chaque fois, on sent que les scénaristes se retiennent, n'osent pas assumer l'excentricité de leurs personnages et/ou ont décidé de les rendre plus réalistes et plus crédibles.

Pas forcément une mauvaise chose, en théorie, pour peu que l'on ait le talent, la subtilité ou les idées nécessaires pour rendre le tout intéressant.

Ici, ce n'est pas vraiment le cas, et si Fuller House - saison 4 a troqué une grande partie de sa folie pour quelque chose de plus "sincère" (le rapprochement des Gibler et des Fuller est réussi, dans l'absolu, même si l'épisode de l'accouchement avait la main vraiment lourde sur l’émotion, avec montage musical, etc), la série a aussi vraiment perdu en énergie et en intérêt.

Reste à voir ce que le grand public en aura pensé, et si Netflix choisira d'arrêter là ou de continuer.

 

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Les bilans de Lurdo : La Fête à la Maison - 20 ans après, saison 1 (2016)

Publié le 20 Mars 2016 par Lurdo dans Télévision, Les bilans de Lurdo, Comédie, Sitcom, Netflix, Review, Critiques éclair

Fuller House : La Fête à la maison : 20 ans après - saison 1 :

Le reboot/revival/remake/suite de La Fête à la Maison par Netflix, avec tout le monde qui rempile de manière plus ou moins régulière (les adultes du show original ne font ici que des caméos, de temps en temps), pour treize épisodes... sauf les soeurs Olsen (ce qui leur vaut plein de vannes et de remarques méta à leur dépens).

Sans surprise, ce Fuller House est exactement comme la série originale, ni meilleur, ni pire, et avec les mêmes qualités et défauts. Ce qui rend les critiques assassines, outre-atlantique, assez "amusantes", tant elles donnent l'impression d'avoir été écrites par des personnes n'ayant jamais regardé la série mère, et/ou choisissant d'adopter une posture cynique et sarcastique du genre "ha, comment c'était trop de la daube, les séries des années 80, heureusement qu'aujourd'hui on a The Big Bang Theory et Modern Family, ça c'est de la sitcom de qualité sans clichés et sans vannes pourries."...

Cela dit, avis personnel, mais bien que le tout reste effectivement typiquement kitschouille 80s, ça passe nettement mieux sans Dave Coulier (et ses imitations médiocres) et sans les Olsen (et leur personnage tête à claques et envahissant), au point que le tout soit (presque) agréable à regarder. Ou du moins, pas désagréable, pour peu qu'on sache dans quoi on s'embarque.

(bémol, DJ Tanner manque un peu trop de charisme ou d'alchimie avec ses enfants, ce qui fait qu'elle se fait clairement éclipser à l'écran par sa frangine et par l'autre cinglée)

Je m'attendais à avoir envie de zapper après 15 minutes du premier épisode, et en fait, je pense que je reviendrai probablement en seconde saison, pour voir si ça continue sur cette lancée.

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Les bilans de Lurdo : La Fête à la Maison, 20 ans après - saison 5, suite et fin (2019)

Publié le 20 Juin 2020 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Netflix, Review, Sitcom, Romance, Télévision, USA

Pour son ultime saison sur Netflix, Fuller House n'avait pas forcément commencé sous les meilleurs auspices : sortie en décembre dernier, la première moitié de cette saison rallongée pour atteindre les 18 épisodes donnait ainsi l'impression d'un show faisant du surplace, et ne sachant plus trop quoi raconter.

Du moins, si l'on excepte les préparatifs du triple mariage des sœurs Tanner et de Kimmy, un triple mariage pas forcément des plus intéressants, et qui devrait constituer l'essentiel de cette demi-saison à venir...

La Fête à la Maison, 20 ans après - saison 5, suite et fin (Fuller House, season 5.2 - 2020) :

DJ (Candace Cameron Bure), Stephanie (Jodie Sweetin) et Kimmy (Andrea Barber) n'ont plus quelques mois pour préparer leur triple mariage...

Un véritable paradoxe que cette ultime demi-saison de la sitcom Netflix, puisque après une première partie prenant largement son temps, et amenant divers nouveaux éléments à l'utilité discutable (la carrière musicale de Steph avec Lisa Loeb, l'achat de la sandwicherie, le petit-ami de Ramona), cette dernière fournée d'épisodes connaît le problème inverse : elle oublie presque totalement tous ces éléments (la tournée de Steph avec Loeb se déroule hors-champ, entre deux épisodes, et n'est quasiment pas mentionnée - ni n'a la moindre incidence sur la vie de la jeune femme et sur son couple ; la sandwicherie apparaît dans deux scènes et demi, et n'est quasiment pas mentionnée ; le petit-ami de Ramona apparaît dans un épisode ou deux, sans rien apporter) et semble paniquer au dernier moment, incapable de gérer à l'écran tout ce qu'elle a amené comme nouveaux éléments.

Systématiquement, on a ainsi l'impression que Fuller House trébuche, prise de court par cette fin de série pourtant annoncée : divers développements, comme Jackson qui se découvre une vocation pour la comédie musicale, font l'objet d'un demi-épisode, et se déroulent ensuite totalement hors-champ (alors qu'autrefois, la série aurait probablement consacré un épisode entier au spectacle, d'autant que deux des enfants de la famille y participent) ; il y a un semblant de sous-intrigue sur l'intégration de Steve dans la famille Fuller, mais c'est rapidement oublié, et il repasse rapidement à l'arrière-plan ; d'autres sous-intrigues, elles, sont amenés de manière totalement artificielle et forcée, comme cette annonce qui arrive dans l'avant-dernier épisode : la sandwicherie fonctionne tellement bien (ah bon ?) que Kimmy et Fernando vont ouvrir une succursale à 30 kilomètres de là, et doivent donc quitter la maison Fuller... juste au moment où Steph et Jimmy annoncent faire de même pour d'autres raisons.

Le tout en pleins préparatifs de mariage, et avec moins d'une semaine de délai avant la cérémonie et le double déménagement : on ne croit jamais vraiment à cet artifice narratif bancal, uniquement là pour apporter des larmes et des bons sentiments sirupeux... et donc forcément, quand le grand final fait marche arrière sur ce développement peu inspiré, personne n'est surpris, ni réellement touché par l'émotion que les scénaristes pensent injecter là.

C'est un peu tout le problème de cette demi-saison, à la fois creuse et précipitée : on a droit à une convention pour futures mariées, à un épisode de Thanksgiving, aux parents Gibbler qui ne viennent pas, à une visite universitaire et à la rentrée scolaire de Max (qui ont lieu, étrangement, après l'épisode de Thanksgiving - la chronologie de cette demi-saison est bordélique au possible), à un concours d'alimentation sportive, à un remake des Z'amours, et, donc, au triple mariage, mais rien ne semble vraiment développé de manière correcte.

Un peu comme si les scénaristes s'étaient contenté de jeter en vrac, à l'écran, toutes les bribes d'idées qui leur restaient pour la série et ses personnages...

C'est ponctuellement amusant et ponctuellement touchant, principalement grâce au capital sympathie des personnages, mais in fine, la série s'éteint donc comme elle est revenue, sans grande inspiration, sans jamais parvenir à réunir toute la distribution de la série originale (Becky est à peine mentionnée dans cette demi-saison, son absence reste inexpliquée à l'écran, et il en va de même pour Michelle, hormis un bref moment "si elle n'est pas venue avant, elle ne viendra plus"), et sans jamais dépasser le stade d'un comfort food nostalgique vantant les mérites des familles recomposées.

En soi, c'est toujours ça de pris et ça suffira à de nombreux spectateurs... mais ça n'en fait pas pour autant un revival particulièrement convaincant. 

(en espérant que Jodie Sweetin profitera du succès modéré de ces 5 saisons pour relancer sa carrière, elle le mériterait...)

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Les bilans de Lurdo : La Fête à la Maison - 20 ans après, saison 2 (2016)

Publié le 5 Mars 2017 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Télévision, Comédie, Sitcom, Netflix, Review, Critiques éclair

La première saison de La Fête à la Maison - 20 ans après, diffusée sur Netflix en début d'année dernière, avait été (soyons francs) totalement démolie par les critiques à sa sortie (un peu comme l'est chaque film d'Adam Sandler produit par Netflix, justement). Comme je l'avais mentionné dans mon bilan de cette première saison, un tel accueil critique avait tout du lynchage médiatique, et était la conséquence d'une confluence de facteurs négatifs.

À commencer par un certain mépris évident des critiques américains pour le genre sitcom de studio : combien de critiques ai-je pu lire affirmant que Fuller House était bien la preuve que les sitcoms multi-caméras étaient un genre mort et enterré, qui n'avait aucun avenir... alors même que les plus grosses audiences tv, ces dernières années, ont toutes été faites par The Big Bang Theory, sur CBS ! Mais non, pour les critiques cyniques et raffinés, une sitcom multi-caméras part forcément avec un handicap : c'est ainsi que toutes les sitcoms de ce type diffusées sur TvLand se sont faites systématiquement démolir, et ainsi de suite.

Pas assez profond, pas assez raffiné, pas assez prestigieux : typiquement le genre de projet trop populaire pour entrer dans les bonnes grâces d'une certaine critique qui pourtant se prosterne devant tous les drames de la chaîne, y compris ceux qui ont des défauts particulièrement flagrants (les séries Marvel, Stranger Things, etc).

Ajoutez à cela le problème du revival de La Fête à la Maison, une série qui n'a jamais été appréciée par la critique, et qui aujourd'hui, est regardée avec une certaine ironie et un certain cynisme moqueur, typique de la génération internet : les années 80/90, c'est amusant et nostalgique, mais uniquement si on peut s'en moquer allègrement.

Or Fuller House refuse de céder au cynisme, et reste toujours relativement premier degré. Ce qui ne veut pas dire que la série refuse les clins d'oeil ou le fanservice aux années 80/90... mais elle le fait avec une nostalgie sincère, ce qui est assez rédhibitoire pour bon nombre de spectateurs et critiques modernes.

Bref, les critiques détestent la saison 1 de La Fête à la Maison - 20 ans après (une saison 1 pourtant très fidèle à ce qu'était la série originelle, dans ce que ça avait de bon et de mauvais), Netflix s'en moque allègrement, et commande une seconde saison, diffusée début décembre dernier.

La Fête à la Maison - 20 ans après (Fuller House), saison 2 :

À l'instar de la saison 1 de la série, la saison 2 marche donc dans des sentiers bien battus, sans rien leur apporter de vraiment très neuf. Chaque personnage/couple a droit à quelques développements plus ou moins pertinents et intéressants, les anciens font quelques apparitions le temps d'un épisode ou deux, et dans l'ensemble, on est à nouveau dans de la sitcom nostalgique middle-of-the-road, jamais particulièrement bonne, mais jamais non plus particulièrement mauvaise.

# Une grosse partie de la saison est centrée autour de TJ, et de sa vie amoureuse compliquée. Pas de chance, c'est aussi la partie la moins intéressante du lot, malgré l'énergie et la bonne volonté de Candace Cameron-Bure.

# Les enfants, eux aussi, ont droit à une grosse part de l'attention générale. Les plus âgés, ça passe, même si ça frôle régulièrement les D-coms de chez Disney ; le bébé a des réactions adorables ; et le petit Max, lui, malheureusement, en fait toujours un peu trop (et a tendance à confondre "interpréter" et "crier"). Cela dit, sa relation avec la fille de CJ, bien qu'ultra-forcée (et bien que le jeune acteur, depuis le début du show, ait tendance à... flamboyer), fonctionne étrangement bien. Assez mitigé, néanmoins, sur l'ensemble.

# Steph tente de se lancer dans une carrière musicale (assez moyen, mais l'occasion de revoir Marla Sokoloff le temps d'un épisode), et finit par trouver l'amour dans les bras du frère de Kimmy Gibbler, un clone de Kelso du 70s show, en à peu près aussi intelligent. Le couple est amusant, fonctionne, mais Steph - qui était l'actrice/le personnage le plus intéressant du show en s1 - a tendance à passer au second plan sur la fin de saison.

# Les Gibbler restent égaux à eux-mêmes, toujours excentriques, toujours débiles, mais un peu moins envahissants qu'avant, voire même, oserais-je le dire, plus développés et humains.

# L'accent est un peu trop souvent mis sur la danse/la chanson/etc, bref, sur les talents secondaires des actrices. J'ai bien conscience que ça permet de meubler un peu, mais bon.

# Les "anciens" de la série originale ont des destins un peu plus inégaux : la famille de Joey est insupportable (et donc tout à fait appropriée pour lui) ; Jesse et Becky adoptent un petit bébé (une sous-intrigue pas très développée) ; Danny ne sert à rien ; néanmoins, la confrontation finale du trio masculin était assez sympathique, et tout à fait dans l'esprit de la série.

# L'absence de Michelle (les soeurs Olsen refusent toujours de revenir) ne se fait quasiment pas ressentir.

Bref, une saison 2 plus homogène que la première, principalement parce qu'elle joue nettement moins la carte du fanservice nostalgique, et qu'elle a intégré son passé pour pouvoir aller de l'avant, et développer quelque chose de plus cohérent et spontané.

Et comme en plus, l'humour est plus mesuré et moins caricatural, le tout passe mieux.

Mais... ça reste de la sitcom multi-cam tournée en public, typée années 80/90, et avec une distribution qui est presque trop importante pour son propre bien. Ça n'est pas de la télévision prestigieuse, ça n'est pas le dessus du panier dans le genre, mais ça n'en a pas non plus la prétention.

Fuller House, c'est du comfort food télévisuel qui a conscience d'en être, et qui, au moins, fait un petit effort pour se moderniser, et partir dans des direction plus progressistes.

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Les bilans de Lurdo : La Fête à la Maison - 20 ans après, saison 3 - première partie (2017)

Publié le 27 Mai 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Comédie, Sitcom, Netflix

Soyons réalistes : lors de son relaunch sur Netflix, l'équipe à l'origine de La Fête à la Maison - 20 ans après n'avait jamais prévu que la série soit si populaire, et qu'elle obtienne autant de saisons supplémentaires.

Ce qui était donc initialement une mini-saison de réunion, 20 ans après, s'est transformé, un peu à l'improviste, en nouvelle sitcom à part entière, et après trois saisons de ce projet... on sent que les scénaristes ont besoin d'une pause pour faire le point. Non pas que le show soit particulièrement exigeant sur le front de l'écriture, mais tout de même : la saison 3 est passée de 13 à 18 épisodes, et tout le monde semble s'essouffler.

Du moins, c'est l'impression que donne la première moitié de la saison 3, diffusée à la rentrée 2017, avec neuf premiers épisodes se terminant sur un pseudo cliffhanger, alors que toute la famille est dans un avion pour assister au mariage de Steve & CJ au Japon.

La Fête à la Maison - 20 ans après - 3x01-09 :

Ce mariage, donc, et la relation compliquée de Steve et de DJ sont, comme lors de la saison précédente, l'une des sous-intrigues principales de cette demi-saison ; et naturellement, ce n'est pas plus intéressant qu’auparavant, sauf si l'on est du genre à se passionner pour la vie amoureuse des personnages de sitcom, et à se déclarer appartenir à une #TeamSteve ou #TeamMatt.

Alors oui, je sais que les shippers sont nombreux (d'autant plus lorsque l'on parle de séries des années 80/90, pour lesquelles le facteur nostalgie joue d'autant plus), mais personnellement, cela me laisse totalement de marbre, et les hésitations de DJ entre ses deux hommes n'ont aucun intérêt à mes yeux.

Comme l'année dernière, à nouveau, les enfants tiennent eux-aussi une place importante dans la série, et hormis le tout petit, qui a des réactions de plus en plus naturelles et amusantes, les trois autres font globalement du surplace (y compris le plus jeune, qui flamboie toujours autant, et a désormais en guise de doudou une licorne en peluche rose avec des arcs-en-ciel... décidément !). Idem pour les trois Gibbler adultes, toujours en surjeu total, et écrit comme des caricatures (en même temps, ce sont les personnages qui veulent ça).

Et à nouveau, comme dans la saison 2, Stephanie est largement mise en retrait, immobilisée pendant le plus clair de la demi-saison par une jambe cassée ; vers l'épisode 08, cependant, les scénaristes semblent enfin se réveiller, et vouloir lui confier une sous-intrigue un minimum conséquente : une histoire de grossesse avec mère porteuse.

Pourquoi pas : bien traité, ce pourrait être touchant, mais... reste à voir comment tout cela va se dérouler. J'ai notamment vraiment peur que tout cela s'inspire un peu trop de Friends, et fasse de Kimmy la mère porteuse de l'enfant de son frère, comme Phoebe en son temps. J'en frémis d'avance.

Le vrai problème de cette demi-saison, c'est que les scénaristes semblent vraiment peiner à gérer de manière correcte tous les personnages de leur série. Ils ont beau limiter les caméos de l'ancienne génération à une apparition occasionnelle par épisode, ça ne suffit pas forcément à laisser tout le monde respirer, d'autant qu'ils rajoutent encore de nouvelles têtes (Rocki la rebelle cynique, tous les amis de Jackson) et en font revenir d'autres qui n'étaient pas nécessaires (tous les enfants de Danny, insupportables).

Bref, le petit monde de Fuller House commence à être un peu trop peuplé, et certains personnages disparaissent pendant plusieurs épisodes, ou bien n'ont qu'une ligne de dialogue ou deux.

Ajoutez à cela un show qui lutte pour équilibrer ses sous-intrigues (Candace Cameron-Bure phagocyte pas mal de temps d'antenne), et qui abuse un peu de placement produit maladroit (Arby's, un roman Harlequin insipide, Netflix) et on se retrouve avec un Fuller House essoufflé, qui semble se chercher un peu.

Je ne suis donc pas très optimiste pour la seconde moitié de saison, qui promet visiblement toujours plus de Steve/DJ, et une intrigue récurrente centrée sur Stephanie et sa mère porteuse (pitié, pas Kimmy)...

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Les bilans de Lurdo : Le show de Big Show, saison 1 (2020)

Publié le 5 Juillet 2020 par Lurdo dans Biographie, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Les bilans de Lurdo, Netflix, Review, Sitcom, Sport, Télévision, USA, WWE, Catch

Sitcom Netflix en 8 x 25 minutes environ, coproduite par la WWE, et confiée à deux showrunners ayant travaillé sur Happy Endings et LA to Vegas, The Big Show Show se veut un programme ultra-calibré et rétro, aux rires enregistrés et aux décors de studio, comme on en trouve encore sur CBS et ailleurs...

Le show de Big Show, saison 1 (The Big Show Show, season 1 - 2020) :

Désormais retraité de sa carrière de catcheur, le Big Show découvre les joies de la vie de père famille, auprès de sa femme Cassy (Allison Munn), qui travaille dans l'immobilier, et de ses trois filles, Lola (Reylynn Caster), adolescente issue d'un premier mariage, Mandy (Lily Brooks O'Briant), studieuse et ambitieuse, et JJ (Juliet Donenfeld), précoce, géniale, mais très turbulente.

Et il est là, le problème : TBSS n'est rien de plus qu'une énième sitcom familiale de studio sans grand budget ni grande originalité, et surtout, bourrée de clichés et d'interprétation approximative.

Pourtant, je sais ne pas me montrer trop exigeant avec mes sitcoms, pour peu que la distribution soit charismatique ou talentueuse (je regarde toujours Fuller House, après tout). Mais là, le produit fini est trop inégal pour être convaincant.

À commencer par l'interprétation. Si Reylynn Caster est compétente, si Jaleel White (Steve Urkel) compose un personnage excentrique et magouilleur, et si Allison Munn s'avère la MVP de la série, dynamique, excentrique et juste, les deux autres fillettes sont assez brutes de décoffrage : occasionnellement un peu trop en mode récitation, occasionnellement en surjeu, occasionnellement à prendre des poses et des mimiques forcées dignes des années 80, on sent qu'elles débutent plus ou moins, et qu'elles s'amélioreront avec l'expérience.

Cela dit, elles n'ont pas la chance d'incarner autre chose que des clichés de sitcoms, à savoir la jeune adolescente prête à tout pour être présidente de sa classe, et la fillette précoce et surdouée (Max de Fuller House, en somme), qui fait constamment des bêtises et échafaude des plans toujours plus improbables (là aussi, un personnage habituel des sitcoms, notamment du côté de chez Disney et Nickelodeon).

Les actrices y mettent de l'énergie, mais ça n'aboutit donc pas toujours, et leurs sous-intrigues sont des plus clichées. Et il en va un peu de même avec Show : on sent que les épisodes ont été filmés dans le désordre, et qu'il s'est habitué au format sitcom au fur et à mesure de la saison, car à l'instar des fillettes, Show est très inégal. Dans certains épisodes, il s'avère plutôt naturel et à l'aise ; dans d'autres, il est raide, récitatif, et son jeu est caricatural. Heureusement, le bonhomme possède toujours un capital sympathie certain, même si au niveau de la forme physique, ce n'est plus tout à fait ça (l'âge et les blessures ont fait leur office).

Après, il n'y a vraiment pas grand chose à dire de plus sur ce programme : diffusé en plein confinement généralisé, le show n'a pas d'autre ambition que de vider l'esprit par tranches de 25 minutes de gags éventés et de bons sentiments.

Il n'a pas d'intrigue de fond (forcément), si ce n'est, vaguement, les problèmes rencontrés par la mère dans la vente d'une maison supposément hantée, et le rapprochement de Show avec sa fille aînée ; son écriture est assez faiblarde, avec notamment une tendance à finir les épisodes sur un gag ou une réplique trop plats pour être efficaces ; les quelques caméos sont peu mémorables - un présentateur de Queer Eye, le trio Mark Henry/Rikishi/Mick Foley, qui jouent mal - ; et le show présente la WWE comme un véritable sport de combat...

Bref, c'est vite regardé, vite oublié, et s'il ne fallait pas non plus s'attendre à grand chose de plus, on peut regretter tout de même que le tout ne soit pas plus intéressant à suivre.

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Les bilans de Lurdo : La Fête à la Maison, 20 ans après - saison 5, première partie (2019)

Publié le 25 Janvier 2020 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Netflix, Review, Sitcom, Télévision

Après une saison 4 plus sage et calme, dans le sillon de l'éviction #MeToo du showrunner de la série depuis sa création, il y a vingt ans, Fuller House revient sur Netflix pour une ultime année. Une dernière saison qui, malheureusement, revient à 2 x 9 épisodes, au risque de traîner en longueur, et de souffrir de gros passages à vide, faute de contenu...

La Fête à la Maison, 20 ans après - saison 5, première partie (Fuller House, season 5.1 - 2019) :

Kimmy Gibler (Andrea Barber) a enfin accouché du bébé de Stephanie (Jodie Sweetin) et de Jimmy (Adam Hagenbuch), qui arrive à la maison. Mais c'est la relation de DJ (Candace Cameron Bure) et de Steve (Scott Weinger) qui concentre l'intérêt de tout le monde...

Une première demi-saison qui se cherche, un peu à l'image de ses personnages. Si elle s'ouvre sur l'arrivée dans le foyer de la fille de Stephanie et de Jimmy, le bébé disparaît très rapidement de la série, pour être même souvent oublié par les scénaristes, comme par exemple lorsque tous les adultes doivent partir précipitamment de la maison pour une raison X ou Y, ou que tout le monde, enfants y compris, se retrouve à la sandwicherie. Qui s'occupe du bébé dans ces moments-là, mystère...

À l'identique, cette saison, Steph est supposée apprendre à être maman et ne plus avoir de temps pour elle (une excuse pour l'habiller en vieux jogging moche, tandis que CCB, elle, bizarrement, passe son temps à porter des tenues de plus en plus moulantes et courtes, bizarre) - très logiquement (!), Steph décide de se lancer dans une carrière musicale, et de faire la première partie de Lisa Loeb en tournée, avec des chansons qu'elle a écrites pour le bébé : on ne va même pas tenter d'évaluer la vraisemblance de tout ça, on est dans du grand n'importe quoi, et encore une fois se pose la question : oui, d'accord, mais qui s'occupe du bébé ? ^^

Pas Jimmy, en tout cas, puisqu'il décide de racheter sur un coup de tête, avec Fernando et Steve, une vieille sandwicherie de quartier, qui devient ainsi un nouveau point de chute pour toute la bande (y compris les enfants, qui y travaillent sans être payés ^^) ; et... euh, c'est à peu près tout ce qui se passe pour l'instant dans la série.

Dans ces neuf épisodes, s'il y a bien un semblant de progression en direction d'un triple mariage combiné (le dernier épisode de cette demi-saison est l'occasion d'une flash mob aboutissant sur la demande en mariage de Steve à CCB - un moment assez sympathique, et joliment chorégraphié), il règne surtout un sentiment de navigation à vue, sans réelle vision d'ensemble.

Tous les enfants sont ainsi plus ou moins au point mort : Jackson, toujours idiot, se réconcilie vaguement avec Rocki ; Max, de plus en plus maniéré, ne bouge pas d'un pouce ; Ramona flirte avec un jeune livreur... et c'est tout.

DJ et Steve sont heureux en couple (et font de la cuisine française) ; Fernando et Kimmy se rapprochent de nouveau après la grossesse de cette dernière ; les anciens font une très brève apparition (Saget, principalement, mais aussi Coulier et Stamos à l'occasion du dernier épisode de la demi-saison - Lori Loughlin, sans surprise, n'est pas de la fête) ; le détestable Kirk Cameron fait un caméo ; et dans l'ensemble, il n'y a pas grand chose de mémorable à se mettre sous la dent.

Alors certes, comme d'habitude, la distribution se fait plaisir avec une parodie de Footloose dansée par tout le monde, et avec cette flash mob finale, et dans l'ensemble, cette demi-saison semble un peu plus décomplexée que la saison précédente, mais la perspective d'une fin de série sur un triple mariage (et sur des problèmes de sandwicherie) n'est pas des plus intéressantes, surtout compte tenu du manque d'idées actuel, et des nombreux membres du casting qui risquent bien d'être absents (Loughlin, Olsen, et probablement d'autres)...

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Christmas Yulefest 2020 - 64 - Dashing in December (2020)

Publié le 4 Janvier 2021 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Noël, Review, Romance, Télévision, USA, Yulefest, Paramount

2020 est (enfin) terminé mais chez les Téléphages Anonymes, le marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest continue jusqu'à mi-janvier...

Dashing in December (2020) :

Lorsque Wyatt (Peter Porte), un cadre citadin, retourne au ranch familial pour y passer les fêtes de fin d'année, ce n'est pas sans provoquer des tensions sur place. Sa mère (Andie McDowell) est ravie de le retrouver, mais Heath (Juan Pablo Di Pace), l'employé du ranch, voit d'un mauvais oeil l'insistance de Wyatt à pousser sa mère à la vente de la ferme... jusqu'à ce que Wyatt et Heath apprennent à se connaître.

Premier film de Noël du Paramount Network, et une sorte de version western/country de A Christmas Setup, l'autre film gay de la saison : même style de récit, même clichés, avec cependant un budget clairement plus élevé ici (rien que le budget musique pourrait financer un téléfilm Hallmark en entier) et, malheureusement, vingt premières minutes de mise en place assez désagréables.

Le problème, c'est que Peter Porte passe un peu de 0 à 100 dans ses émotions, sans étape intermédiaire : ainsi, comme Wyatt et Heath sont supposés ne pas se supporter durant la mise en place du récit, Porte s'y montre ultra-bitchy, mesquin et insupportable. Pendant 20 bonnes minutes, Wyatt est ainsi hostile, malpoli et désagréable, avant d'effectuer un virage à 180° dès qu'il apprend que Heath est gay et qu'il est un partenaire potentiel.

Heath (le Fernando de Fuller House ^^) n'est pas forcément mieux loti ou plus chaleureux, même si le film tente de nous placer dans son camp : durant une grosse partie du récit, il y a un problème d'écriture des personnages, aux réactions mélodramatiques - rien de totalement rédhibitoire, cependant, puisqu'une fois la première partie franchie, le couple s'avère assez crédible et attachant.

Après, c'est un film très country, et assez mollasson, donc si l'on n'adhère pas vraiment à cette ambiance, l'intérêt du tout est assez limité.

Mais au moins, le métrage a le mérite d'exister : clairement pas aussi sympathique que A Christmas Setup (Fran Drescher >> Andie MacDowell, ici productrice, qui a une sous-intrigue romantique inintéressante, et en plus ne joue pas très bien), Dashing in December se permet cependant de placer quelques scènes sur la difficulté de grandir gay dans une petite ville rurale de ce type, ainsi qu'une scène de torses nus et luisants et plusieurs baisers fougueux (impensables chez Hallmark) - c'est toujours ça de pris, je suppose, pour ce qui appartient à un genre de métrage ultra-balisé et générique, et nul doute que le public gay appréciera plus que moi. 

3/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

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Christmas Yulefest 2017 - 43 - À la Recherche du Père Noël (2017)

Publié le 20 Décembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Christmas, Noël, Yulefest, Comédie, Romance, Hallmark

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

À la Recherche du Père Noël (Finding Santa)  :

Lorsque Tom (Jay Brazeau), le Père Noël officiel de sa ville de Nouvelle-Angleterre, a un accident peu de temps avant la grande parade de Noël, c'est la panique : Grace (Jodie) doit absolument lui trouver un remplaçant, et personne ne semble convenir. Personne, excepté Ben (Eric Winter), le fils de Tom, qui est né pour tenir ce rôle, mais s'est rebellé contre son héritage, et est devenu auteur et chauffeur Uber à Boston. Grace part aussitôt le chercher, afin de tenter de lui faire changer d'avis...

Une comédie romantique Hallmark qui ne fonctionne qu'à moitié, cette moitié reposant intégralement sur Jodie Sweetin, sur son charisme, son naturel et son énergie. Elle est très bien dans son rôle (comme elle peut l'être dans Fuller House, d'ailleurs), mais elle n'est pas forcément aidée par le script, qui fait illusion pendant une demi-heure, avant de se perdre dans des digressions inutiles et forcées (le passage chez les amis de Grace), sans jamais développer suffisamment son postulat de départ un peu faiblard.

Comme le mentionnait une critique anglo-saxonne, le script aurait pu être plus intéressant et abouti en faisant de Tom le vrai Père Noël, de Ben son fils, et en remplaçant la parade de la ville par la tournée du 24 décembre. Certes, cela aurait clairement fait basculer le métrage dans le registre fantastique, mais après tout, c'est Noël, autant y aller franco : là, malheureusement, on sent que le tout est bridé, que les enjeux sont limités et forcés, et on finit par se retrouver devant une rom-com basique, aux clichés habituels de la meilleure copine rousse excentrique, de l'héroïne obsédée par Noël et de son prétendante grincheux détestant les Fêtes.

C'est dommage, parce que le couple fonctionne bien, et est attachant, entouré de personnages secondaires sympathiques (les amis de Grace exceptés), que le tout ne se prend pas trop au sérieux, et que la direction artistique du métrage est bien meilleure que certaines productions Hallmark récentes. Ça se regarde donc plutôt bien, mais ça n'exploite pas pleinement son potentiel.

3/6 + 0.5 pour Sweetin = 3.5/6

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Comme toujours, retrouvez la liste complète (et mise à jour avec les titres français) des films de Noël déjà passés en revue sur ce blog les années précédentes, en consultant notre Index Christmas Yulefest disponible ici...

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Les bilans de Lurdo : La Fête à la Maison - 20 ans après, saison 3 - suite et fin (2017)

Publié le 10 Juin 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Comédie, Sitcom, Netflix

Deuxième moitié de cette saison 3 de Fuller House, qui se terminait par le départ de toute la famille pour le Japon, afin d'assister au mariage de CJ & Steve...

La Fête à la Maison - 20 ans après - 3x10-18 :

Et là, ça commence très mal, puisque le premier épisode de cette mi-saison se déroule intégralement au Japon (clichés à gogo), est visiblement sponsorisé par Hello Kitty Land et par un boy band nippon, mais surtout, se concentre totalement sur DJ & Steve, et sur la destruction de leurs couples respectifs par les scénaristes, pour satisfaire la nostalgie supposée des fans... ça vire même brièvement au grand n'importe quoi numérique, avec DJ et Steve qui sautent du haut de cascades d'eau à la poursuite d'une carpe en images de synthèse.

Bref, après cet épisode de reprise bancal et au budget "colossal", la série devait se reprendre au plus vite. Malheureusement, ce n'est pas vraiment le cas, puisque les seuls véritables fils directeurs de cette fin de saison sont donc Steve/DJ, et la "grossesse" de Stephanie.

Steve/DJ évolue comme on aurait pu s'en douter : ils se remettent ensemble, et tout le monde est heureux pour eux, whouhou, c'est la fête. Aucun intérêt, même si leur premier dîner en tête à tête, servi par toute la bande Tanner, est un moment d'improvisation assez amusant dans l'avant-dernier épisode de la saison.

Quant à la "grossesse" de Stephanie, elle débouche malheureusement sur ce que je redoutais : Kimmy Gibbler en mode mère porteuse. L'occasion de quelques rapprochements avec les Tanner, pas forcément désagréables, mais aussi de tous les gags et clichés éventés auxquels on pouvait s'attendre. Bof. Le plus étonnant, dans tout ça, c'est que le futur papa (Jimmy Gibbler) est absent d'un bon paquet d'épisodes de cette demi-saison, ce qui est assez problématique (d'autant que l'acteur se donne toujours à fond lorsqu'il est présent.)

Hormis ces deux sous-intrigues, pas grand chose de mémorable, dans cette demi-saison. Jackson et Rocki se rapprochent, sans surprise ; les moments d'émotion restent gentiment forcés (tout le cliffhanger de l'avant-dernier épisode, notamment, est bancal au possible) ; le duo Tommy/Fernando reste des plus attachants (principalement parce qu'ils n'ont rien d'autre à faire, et qu'ils s'amusent bien ensemble) ; et vers la fin de la saison, on a droit au grand retour des chansons en tous genres, comme lors de cette fête d'anniversaire 80s qui sonne un peu comme un grand final pour ce revival.

C'est en effet l'impression qui se dégage de cette fin de saison : celle d'une fin de série imminente, avec tous les adultes qui reviennent s'installer à San Francisco, des flashbacks de la série d'origine, et une happy end pour tout le monde.

On verra bien ce qu'il en est réellement, et si une saison 4 verra ou non le jour, mais une chose est sûre : la série est de plus en plus caricaturale et son trait est de plus en plus gros, même en comparaison de la série originale, et il serait peut-être temps de "limiter la casse", en arrêtant sur une note plus ou moins positive.

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Blog Update ! - Janvier 2020

Publié le 31 Janvier 2020 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Télévision, Update

Un tout petit mois de janvier sur le blog des Téléphages Anonymes, puisque simplement constitué de trois semaines visant à reprendre le rythme après la Christmas Yulefest 2019...

#1095 : Star Wars Épisode IX - L'Ascension de Skywalker (2019) - 2.5/6

#1096 : Maléfique - Le Pouvoir du Mal (2019) - 3.25/6

#1097 : Albator, Corsaire de l'Espace (2013) - 3.75/6

#1098 : Hot Air (2019) - 2.5/6

#1099 : Driven (2018) - 3.25/6

#1100 : Jay and Silent Bob Reboot (2019) - 3/6

#1101 : Do I Sound Gay ? (2015) - 3.5/6

#1102 : Hitman (2007) - 1.5/6

#1103 : Nelly et Simon - Mission Yéti (2017) - 2.75/6

#1104 : Hitman - Agent 47 (2015) - 2.5/6

#1105 : Gemini Man (2019) - 2/6

#1106 : Jojo Rabbit (2019) - 4/6

#1107 : Escaping the NXIVM Cult (2019) - 3/6

#1108 : Queens (2019) - 3.25/6

#1109 : Le Roi Lion (2019) - 3/6

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# Bilan :

Un quasi-mois des plus moyens, avec peu de vrais bons films, et peu de plantages. Tout est plus ou moins autour de la moyenne, méritant vaguement un coup d'oeil, sans grande passion : approprié pour un mois de janvier mollasson, durant lequel on comate mollement pour se remettre des fêtes de fin d'année...

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# Film du mois :

Taika Waititi et son sens de l'humour très particulier à la tête de ce classement, ce mois-ci, avec un Jojo Rabbit certes imparfait, mais assez attachant et excentrique. Mention spéciale, à ma grande surprise, pour le film d'animation Albator (pourtant peu apprécié des fans), qui a su me séduire avec des idées et des images plutôt intéressantes.

 

# Flop du mois :

Il serait facile de pointer du doigt le premier Hitman... mais celui s'inscrit dans une longue tradition d'adaptations ratées de jeux vidéo, donc il ne fallait pas s'attendre à grand chose de plus. Gemini Man, par contre, aurait dû être d'un autre niveau ; Ang Lee, cependant, s'est tellement consacré à la technique que le reste - un scénario de DTV des années 90 - ne suscite jamais le moindre intérêt. Et puis il y a le dernier Star Wars, qui conclut sa trilogie comme elle avait commencé : dans le fanservice le plus total, enrobant une intrigue pleine de trous, et jamais pensée en amont. Un beau gâchis.

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# Petit écran :

Un petit mois en matière de télévision, avec la fin du sympathique Mandalorien de Disney, quelques Short Treks anecdotiques, un The Rook assez décevant, le début de l'ultime saison de Fuller House, et enfin, la troisième saison de Mme Maisel, une Mme Maisel s'engageant de plus en plus sur une pente glissante, dont je ne suis pas certain que ses créateurs soient vraiment conscients...

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# À venir :

En février, comme chaque année (et parce qu'il faut bien que je les case quelque part dans mon calendrier), on va commencer par la romance, avec la quinzaine Saint Valentin : au programme, deux comédies romantiques par jour jusqu'au 16 février ; ensuite, retour à la normale pour les deux dernières semaines du mois, avec un Will Smith animé, un Eddie Murphy qui fait son comeback, un John Cena pompier, un Michael Bay qui passe à Netflix, un Yéti animé, un voisin espagnol super-héroïque, des humains qui atteignent enfin la Good Place, et bien plus encore...

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Blog Update ! - Mai 2018

Publié le 1 Juin 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Update, Les bilans de Lurdo

Un mois de mai assez équilibré sur le blog des Téléphages Anonymes, avec son lot de nouveautés, de films à buzz, et de métrages plus anecdotiques...

#703 : Killing Hasselhoff (2017) 2.75/6

#704 : Mute (2018) 2/6

#705 : André le Géant (2018) 4.25/6

#706 : Jack Parker, le Roi des Menteurs (2014) 3/6

#707 : Rock Jocks (2012) 2.25/6

#708 : Profession Tueur (2018) 3/6

#709 : How To Be A Latin Lover (2017) 3/6

#710 : Lost Heroes (2014) 4.25/6

#711 : Pierre Lapin (2018) 3.5/6

#712 : Tomb Raider (2018) 2/6

#713 : Knife Fight (2012) 2.25/6

#714 : Capitaine Superslip (2017) 3/6

#715 : Anita et Moi (2002) ?/6

#716 : Nobody Speak - Le Procès d'une Presse Libre (2017) 2/6

#717 : The Better Half (2015) 3.5/6

#718 : James Arthur Ray, Gourou New Age (2016) 2.5/6

#719 : Ready Player One (2018) 3.75/6

#720 : Girlfriend's Day (2017) 2/6

#721 : Annihilation (2018) 3.5/6

#722 : Game Night (2018) 3.5/6

#723 : Le Secret du Ragnarok 2/6

#724 : L'Incroyable Jessica James 2.5/6

#725 : Lucha Mexico 3/6

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# Grand écran :

Un mois de mai qui, contre toute attente, a été l'occasion pour moi de ne pas me précipiter en salles pour aller découvrir toutes les grosses sorties du moment.

Non seulement par manque de temps, mais aussi par manque d'envie - Deadpool premier du nom était sympathique, mais pas forcément au point de me ruer en salles pour voir sa suite au prix fort ; et ne parlons même pas de Solo, un désastre de casting, de production et de promotion (et qui va probablement être le premier Star Wars nouvelle génération que je n'aurai pas vu en salle à sa sortie) - ; néanmoins, en ce mois de mai, tout de même pas mal de films atteignent la moyenne, ce qui fait toujours plaisir.

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- Film du mois :

Deux documentaires, Lost Heroes et André le Géant, se partagent la plus haute marche du podium, à la fois complets, intéressants, et amusants, tandis que juste en dessous, le talent de Steven Spielberg permet à Ready Player One de surnager un peu au-dessus de la masse (ce qui n'était clairement pas gagné, soyons francs).

- Flop du mois :

Aucun film en dessous de 2/6, ce mois-ci, ce qui est assez rafraîchissant, et une assez bonne nouvelle pour moi - d'autant que les 2/6 en question (Mute, Tomb Raider) ne sont pas des désastres pour autant, et restent des déceptions plus qu'autre chose.

La palme revient cependant à Nobody Speak, un documentaire hypocrite s'érigeant en défense de la liberté de la presse, alors qu'au nom de celle-ci, il ne fait que nier les libertés individuelles de chacun... à éviter.

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# Petit écran :

Ce mois-ci, la saison 2 des Désastreuses Aventures des Orphelins Baudelaire a su me réconcilier avec la série, en apportant enfin de vrais enjeux, et en sachant se détacher du film de Brad Silberling. La fin de saison 3 de Black Mirror, par contre, ne m'a pas particulièrement plus séduit que les précédentes, tout comme la première moitié de la saison 3 de Fuller House, les Electric Dreams de K. Dick, ou Ninjak vs the Valiant Universe.

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# À venir :

En juin, sur le blog des Téléphages Anonymes, on traque les réplicants avec Ryan Gosling, on démolit Chicago avec des animaux mutants et The Rock, on part aux JO d'hiver avec Eddie l'Aigle, on enquête sur les Sélénites et sur Lunopolis, on observe la mort de Staline, on voyage dans l'espace-temps avec Oprah Winfrey, on part dans l'arène avec Ferdinand, et on se perd dans l'espace sur Netflix...

 

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Christmas Yulefest 2018 - 33 - All The Creatures Were Stirring (2018)

Publié le 20 Décembre 2018 par Lurdo dans Anthologie, Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Horreur, Noël, Review, Science-Fiction, Thriller, Yulefest

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

All The Creatures Were Stirring :

Le soir de Noël, Max (Graham Skipper) et Jenna (Ashley Clements), qui se connaissent à peine, se retrouvent pour passer une soirée ensemble dans un théâtre, devant une pièce avant-gardiste étrange. Mais plus le spectacle avance, et plus les choses prennent un tour des plus sinistres...

Une anthologie horrifique indépendante, écrite et réalisée par un couple, clairement sans grand budget, et structurée autour d'une pièce de théâtre d'avant-garde en plusieurs actes (chaque acte = un segment). Le problème étant que, comme souvent, l'intérêt et la qualité de chaque segment sont vraiment variables... ce qui donne au final l'impression de se trouver devant un patchwork de courts-métrages mis bout à bout de manière disparate.

- The Stockings Were Hung : À l'occasion d'une fête de Noël, les employés de l'entreprise se retrouvent enfermés dans leur bureau et contraints, par un psychopathe anonyme présent dans les locaux, d'ouvrir des paquets piégés.

De faux airs de Saw pour un segment pas particulièrement abouti ni très bien interprété, assez cheap, et avec une Jocelin Donahue totalement sous-exploitée. Bof.

- Dash Away All : Alors qu'il a malencontreusement verrouillé les portes de sa voiture sur le parking désert d'un supermarché, Eric (Matt Long) se tourne vers les deux propriétaires (Catherine Parker et Mekeda Declet) d'un sinistre van stationné là...

Une histoire assez réussie d'entité démoniaque, sobre, simple, mais convaincante, et plutôt bien interprétée.

- All Through The House : Chester (Jonathan Kite) déteste Noël et tout ce qui entoure cette fête, mais il va recevoir, la nuit du 24 au 25 décembre, la visite de trois esprits qui vont le faire changer d'avis.

Une relecture caricaturale et peu inspirée du Chant de Noël de Dickens, à l'interprétation outrée, et à l'intérêt très limité (avec un caméo d'Amanda Fuller, au passage).

- Arose Such A Clatter : Suite à une collision de sa voiture avec un cerf, Guy (Mark Kelly) rentre chez lui... traqué par une force rougeoyante qui crie vengeance.

Une mise en image et un montage tournoyants et très agités (avec une vue subjective de la créature), pour un segment assez fauché, reposant sur un gag basique et prévisible (Rudolph).

- In A Twinkling : Alors qu'une pleine lune illumine la nuit de Noël, Gabby (Constance Wu), la petite amie de Steve (Morgan Peter Brown), s'invite chez ce dernier avec une bande d'amis, alors même que Steve s'apprêtait à s'enchaîner chez lui...

Un court-métrage amusant, qui feinte sur la lycanthropie pour partir dans une direction totalement différente, à base de changement de format, de passage en noir et blanc, et de créatures d'outre-espace.

- And To All A Good Night : Fin du fil conducteur, avec le spectacle scénique qui rejoint la réalité, et une fin en semi-queue de poisson pas désagréable, bien qu'assez moyennement satisfaisant.

Dans l'ensemble, une anthologie vraiment faiblarde, qui n'a que deux segments de vraiment satisfaisants, car intéressants de par leur originalité, et leur réalisation. Le reste ? Totalement oubliable et insuffisant.

1.75/6

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Blog Update ! - Janvier 2019

Publié le 3 Février 2019 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Hallmark, Les bilans de Lurdo, Review, Romance, Télévision, Update, St Valentin

Un mois de janvier assez chargé sur le blog des Téléphages Anonymes, avec un certain nombre de grosses sorties de 2018 rattrapées par mes soins...

#850: Roman Polanski - Wanted & Desired (2008) - 3/6

#851 : Father of the Year (2018) - 2.5/6

#852 : Spider-Man - New Generation (2018) - 4.5/6

#853 : No Clue (2013) - 2.25/6

#854 : Christ(off) (2018) - 1.5/6

#855 : Countdown (2016) - 1.75/6

#856 : Bumblebee (2018) - 4/6

#857 : The Price of Fame (2017) - 2.5/6

#858 : Action Point (2018) - 2.5/6

#859 : Aquaman (2018) - 3.75/6

#860 : Mowgli - La Légende de la Jungle (2018) - 3.5/6

#861 : Vintage Tomorrows (2015) - 3.75/6

#862 : Psychokinesis (2018) - 2.5/6

#863 : The Wizard of Lies (2017) - 3/6

#864 : Le Règne des Supermen (2019) - 3.25/6

#865 : Sale Temps à l'Hôtel El Royale (2018) - 3.75/6

#866 : Shawn Michaels - Heartbreak & Triumph (2007) - 4.5/6

#867 : Ralph 2.0 (2018) - 3.25/6

#868 : L'Incroyable Bibliothèque de M. Lemoncello (2017) - 3.5/6

#869 : Puddle Cruiser (1996) - 3/6

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# Bilan :

Un mois plutôt satisfaisant, avec une moyenne globale de 3.1/6 : une moyenne littéralement "moyenne", principalement due à de multiples films satisfaisants, et assez peu de véritables flops, notamment au niveau des sorties 2018.

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# Film du mois :

Comme toujours, en mettant de côté les documentaires, on se retrouve avec, en tête de liste, un Spider-man : New Generation inventif, décalé et ingénieux, une vraie bonne adaptation du Tisseur et de ses versions alternatives, qui présage du meilleur pour les films d'animation Marvel/Sony à venir.

Mention honorable à Bumblebee, en deuxième place, un film qui relance la franchise Transformers avec une héroïne attachante et une approche rétro revenant aux bases des personnages et du genre, loin de l'overdose d'images, d'action et d'effets spéciaux illisibles des Michael Bay.

 

# Flop du mois :

Un seul véritable perdant, ce mois-ci : Christ(off), la comédie française mettant en vedette un groupe de prêtres choristes, et Michael Youn. C'est bête, c'est plat, c'est mou, c'est dérivatif, bref, c'est un plantage.

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# Petit écran :

Beaucoup de séries, ce mois-ci, à commencer par la reprise de The Orville et de Discovery : la première continue d'hésiter entre comédie, soap et drame sérieux, tandis que la deuxième semble avoir appris de ses erreurs passées, et vouloir se lancer dans une direction plus maîtrisée.

Mentionnons aussi The Outpost (une série de fantasy fauchée), Titans (l'adaptation dark & gritty des jeunes super-héros DC), Black Mirror - Bandersnatch (la démonstration technique un peu creuse, façon épisode-dont-vous-êtes-le-héros de BM), la saison 4 de Fuller House (une série à bout de souffle), la saison 3 de Daredevil (peut-être ma préférée de la série), ou encore la saison 1 d'Insatiable (vraiment critiquée par la bien-pensance en ligne, mais finalement assez amusante et corrosive, malgré un gros problème de format).

Enfin, n'oublions pas cette chère Mme Maisel, avec une saison 2 qui m'a un peu moins convaincu que la première : la faute à des choix narratifs trahissant les quelques défauts récurrents de l'écriture d'Amy Sherman-Palladino. Rien de dramatique, heureusement, et l'interprétation globale de la distribution fait passer la pilule sans effort.

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# À venir :

Dès demain, le blog des Téléphages Anonymes met de côté sa rubrique Un film, un jour... ou presque ! jusqu'à la Saint Valentin, pour se consacrer à la romance et aux grands sentiments, avec deux semaines de longs-métrages sentimentaux et autres comédies romantiques...

 

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Les bilans de Lurdo : Sauvés par le Gong, saison 1 (2020)

Publié le 16 Mai 2021 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Les bilans de Lurdo, Review, Sitcom, Télévision, USA, NBC

Revival de la sitcom Sauvés par le Gong du début des années 90, la mouture 2020, diffusée en 10 épisodes de 25-30 minutes sur la plateforme de streaming Peacock de NBC, se veut à la fois une suite de la série originale (les acteurs d'alors reprennent tous leurs rôles... ou presque : RIP Screech et pas de Mr Belding), et un (second) reboot, sur une nouvelle classe d'adolescents qui se croisent au lycée de Bayside.

Avec, comme bonus, une approche assez méta du genre, et une écriture qui se moque gentiment des défauts de la série d'origine, tout en exploitant ses figures imposées...

Sauvés par le Gong, saison 1 (Saved by the Bell, season 1 - 2020) :

Lorsque, sur les ordres du Gouverneur Zack Morris (Mark-Paul Gosselaar), tous les lycées défavorisés de Californie perdent leurs subventions, les élèves de ces derniers sont intégrés dans les lycées plus aisés de l'État. Daisy (Haskiri Velazquez), ambitieuse et studieuse, Aisha (Alycia Pascual-Peña), sa meilleure amie athlète, et Devante (Dexter Darden), discret et silencieux, arrivent ainsi à Bayside High, où ils sont confiés à certains des élèves de l'établissement, Mac (Mitchell Hoog), le fils magouilleur du Gouverneur, Lexi (Josie Totah), cheerleader transgenre, et Jamie (Belmont Cameli), sportif idiot fils de Jessie Spano (Elizabeth Berkley), la conseillère de l'établissement. Entre ces deux classes sociales, la cohabitation est rude...

Aux commandes de cette cuvée 2020 de Saved by the Bell, Tracey Wigfield, ex-scénariste de 30 Rock et showrunneuse de la sitcom Great News (produite par Tina Fey), une sitcom décalée, mais très marquée de l'empreinte et du ton de sa productrice, et notamment d'un certain second degré goguenard et mordant.

Guère surprenant de constater, donc, que Wigfield applique cette même formule à ce reboot/sequel de SBTB, un show qui se veut une approche contemporaine de la série des 80s/90s.

Dans les faits, cela se traduit par un programme qui a un peu le postérieur entre plusieurs chaises : contrairement à un La Fête à la Maison, 20 ans après, qui reprenait exactement le schéma et les codes de la série originale (pour le meilleur et pour le pire), ce SBTB 2020 tente d'être à la fois une série adolescente sincère et premier degré, un hommage à la série d'origine et une critique corrosive de celle-ci.

Le programme tente ainsi d'impliquer le spectateur dans les relations sentimentales, les états d'âme (notamment les daddy issues de Mac Morris), et le destin des personnages (lorsque tous les étudiants "défavorisés" apprennent qu'ils vont peut-être retourner dans leur vieux lycée rénové, et que les deux derniers épisodes de la saison reposent sur ce suspense assez plat), de multiplier les clins d'œil au SBTB 80s (l’antépénultième épisode de la saison est notamment centré sur les retrouvailles du quatuor d'origine, avec caméo en visioconférence de Lisa Turtle, et incrustation du proviseur actuel, joué par John Michael Higgins, dans des images des épisodes d'alors), et de souligner au marqueur fluo les défauts des années 90 et de Sauvés par le Gong.

Autrement dit, tel un programme typiquement de son époque, SBTB 2020 assume une posture woke, qui dénonce l'irréalisme social du Bayside privilégié des 90s et le caractère antipathique de Zach Morris (aujourd'hui devenu gouverneur de Californie, pourri et incompétent), qui présente tous les personnages de la série d'origine comme idiots, égocentriques et incapables, qui confronte la fantaisie de Bayside à la réalité des établissements d'éducation prioritaire bourrés de Latinos et d'Afro-américains défavorisés, et qui explique par l'humour que la réalité de 1989 n'est plus celle de 2020.

Soit. Le souci, c'est un peu que la série tente d'avoir le beurre et l'argent du beurre, en critiquant tous les éléments susmentionnés, en dénonçant le racisme systématique et en faisant preuve de wokeness... tout en se moquant un peu par la même occasion de tout ce côté "justice sociale" immature, avec une certaine distanciation ironique.

Mais à la limite, tout cela n'est pas bien méchant : oui, ce côté "ah ah, les années 90, c'était quand même grave, mais bon, aujourd'hui, les jeunes ne sont pas forcément mieux" semble parfois un peu forcé, comme une dimension métadiscursive que l'on aurait décidé d'amener au forceps... mais ça reste bien souvent de l'ordre du fanservice gentillet, comme par exemple tous les clins d'œil récurrents aux rapports tendus de Jessie Spano vis à vis de la caféine.

Plus gênant, le vrai manque de présence du jeune cast, et une interprétation assez inégale : Daisy et sa copine Aisha ne font pas grande impression, tout comme Jamie, le sportif teubé ; Mac Morris, le fils de Zack, n'existe que parce qu'il est un clone de son père (même si j'avoue qu'il tient bien le personnage, et que son moment "cabine téléphonique" était amusant) ; se démarquent néanmoins un peu Lexi (une sorte de Nicole Richie transgenre, interprétée par un ancien de la sitcom Disney Jessie, et qui avec Mac finit par former un duo très Sharpei/Ryan de High School Musical) et Devante (au flegme et au stoïcisme imperturbables), mais même là, ce n'est pas forcément très mémorable.

Cette réinvention très moderne de Sauvés par le Gong a reçu un accueil critique et public enthousiaste, bien aidé par des attentes préalables sérieusement revues à la baisse (tout le monde s'attendait à un Fuller House 2.0, et en fait, on est plus près d'un Lolita malgré moi... à l'époque déjà écrit par Tina Fey !)... mais en ce qui me concerne, je dois dire que je reste assez mitigé devant le produit fini.

Et ce bilan un peu brouillon reflète plutôt bien l'impression que j'ai du programme : un reboot qui brouille un peu trop les cartes, en tentant tout et son contraire : hommage (le show reprend ainsi les gimmicks de la série de l'époque : le personnage principal qui arrête le temps et s'adresse au public, par exemple, ou encore les magouilles de Morris), critique sociale (tout le propos sur les inégalités, la diversité, le racisme, la guerre des classes, etc), parodie de Sauvés par le Gong (les personnages de la série originale ont tous perdu 50 points de QI, et il est difficile de croire que cette reprise calamiteuse du générique de la série ne soit pas intentionnellement mauvaise) et du genre de la sitcom adolescente dans son ensemble (les figurants de Terminale, qui sont tous joués par des quadras/quinquagénaires clairement trop vieux pour leur rôle), série adolescente sincère façon Hartley Cœur à vif (tirée vers le bas par de jeunes acteurs inégaux), programme moderne qui parle à la génération Netflix... on peut se demander quel est le public réellement visé par cette cuvée 2020.

Les quadragénaires nostalgiques qui avaient l'âge des personnages à l'époque de la diffusion ? Les trentenaires qui ont découvert la série lors des rediffusions, et conservent une certaine distance goguenarde vis à vis du programme, distance alimentée par les memes et références récurrentes du web à certains épisodes ? Les vingtenaires qui sont collés à Netflix, et qui seront probablement les seuls à qui parlera vraiment la parodie d'Euphoria de l'un des épisodes ? Les adolescents ultra-woke et connectés d'aujourd'hui (comme le dit Slater à Jessie, "la génération d'aujourd'hui est une génération de Jessie Spano, et leur obsession pour la justice sociale va probablement sauver le monde"), qui ne connaissent probablement pas la série d'origine autrement que comme un programme ringard qui alimente certains sites à listes du web ?

La réponse est probablement "tous ces publics à la fois", et c'est bien là que ça coince pour moi. Jamais suffisamment sincère pour fonctionner au premier degré (toute la dernière ligne droite est ainsi vraiment sentimentale et pas loin d'un Hartley Cœurs à vif), trop rarement suffisamment drôle ou inspiré pour être une satire efficace, le tout a, comme je l'ai mentionné plus haut, le postérieur entre plusieurs chaises, et, sans être désagréable à regarder, il me laisse dubitatif... en attendant un prochain recadrage inévitable en saison 2, qui a apparemment prévu de traiter frontalement du problème du coronavirus (aïe).

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 5 (7)

Publié le 16 Juillet 2016 par Lurdo dans Télévision, Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Science-Fiction, Star Trek

Je continue mon revisionnage de la saison 5 de Star Trek Voyager, mais faute de temps, je suis contraint de diminuer provisoirement le nombre d'épisodes vus, et donc la quantité/longueur de ces articles, qui passent de deux épisodes à un par chronique :

5x13 - Gravity :

Tuvok, Paris et l'Holo-Doc s'écrasent en navette (encore une navette de moins) et doivent survivre sur une planete hostile et désertique, avec l'aide de Noss (Lori Petty), une extraterrestre qui s'éprend de Tuvok.

Une étude du personnage de Tuvok, co-écrite par Bryan Fuller, et qui se regarde assez tranquillement, même si elle enchaîne pas mal de clichés, et que Tom Paris, étrangement, se comporte en gros boulet insistant et donneur de leçons, incitant assez lourdement Tuvok à répondre aux avances de l'extraterrestre locale...

Un épisode malgré tout assez anecdotique, en fin de compte, malgré quelques plans extérieurs à la grue qui changent un peu (enfin un peu d'ambition dans la réalisation !), des flashbacks pas inintéressants, et une assez jolie scène d'adieux entre Tuvok et Noss.

(mais pour un épisode qui parle de l'amour, des sentiments, de l'isolation, etc, Paris et Torres semblent bien peu inquiets l'un pour l'autre... le manque de continuité de ce show me tue)

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 5 (14)

Publié le 11 Septembre 2016 par Lurdo dans Télévision, Les bilans de Lurdo, Science-Fiction, Star Trek, Critiques éclair, Review

J'essaie de conclure mon visionnage de la saison 5 de Star Trek Voyager avant le début de l'Oktorrorfest 2016, mi-septembre, et le moment est donc venu de remettre les bouchées doubles...

5x24 - Relativity :

Un sabotage temporel provoque l'explosion du Voyager : Seven est alors recrutée, juste avant sa mort, par l'équipage de l'USS Relativity, un vaisseau du Département des Investogations Temporelles de Starfleet, qui la renvoie dans le passé, lors de l'inauguration du Voyager, puis lors d'une attaque Kazon, pour tenter d'arrêter le saboteur avant qu'il ne soit trop tard.

Un épisode temporel amusant, dynamique et bien mené, co-signé Bryan Fuller, qui ne se prend pas trop au sérieux, et qui s'avère une bonne surprise (bien qu'un peu prévisible).

 

5x25 - Warhead :

Un Kim & Doc-centric, dans lequel une away-team découvre un missile enfoui sur une planète, missile doté d'une intelligence artificielle guerrière prête à tout pour accomplir sa mission d'origine, quitte à prendre possession de l'Holo-Doc, et à forcer le vaisseau à le mener à bon port.

Un script assez dérivatif, et une mise en images pas très inspirée, pour un épisode qui commence assez bien (Picardo en solo, qui interagit avec des bips électroniques ; une promesse de développement pour Kim), mais finit par se résumer à Picardo en surjeu, qui beugle des ordres à droite et à gauche sans que rien n'avance vraiment dans un sens ou dans l'autre.

Bof, mais un bof mineur, car il y a un embryon de bonne idée, là-dedans, sans que le résultat soit particulièrement probant.

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Christmas Yulefest 2016 - 54 - An American Girl Story : Maryellen 1955 - Extraordinary Christmas (2016)

Publié le 27 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Christmas, Yulefest, Noël, Review, Jeunesse

Noël est passé, mais comme tous les ans, la Christmas Yulefest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année, et ce jusqu'à l'arrivée des Rois Mages...

An American Girl Story : Maryellen 1955 - Extraordinary Christmas : 

À l'approche de Noël, dans la Floride de 1955, la petite Maryellen Larkin (Alyvia Alyn Lind) rêve d'un Noël blanc chez ses grands-parents, en Georgie. Mais rapidement, elle choisit de s'intéresser aux nombreux enfants atteints de polio qui passent Noël à l'hôpital : elle-même autrefois atteinte de la maladie, Maryellen est bien décidée à rendre leur Noël inoubliable...

Un moyen-métrage de 48 minutes diffusé sur Amazon Prime, et adapté de la franchise de poupées américaines American Girl, dont j'avais déjà chroniqué une adaptation durant une Yulefest précédente.

Ici, sans surprise, le format plus court donne lieu à une sorte de gros épisode très gentillet et inoffensif, mais qui a très bon fond, et plutôt bien joué.

On notera le caméo sympatoche de ce bon vieux Kurt Fuller, on regrettera une tendance un peu agaçante à formater et à aseptiser le vocabulaire et les habitudes de l'époque (histoire de ne pas choquer les têtes blondes d'aujourd'hui), et on soulignera forcément le didactisme du tout, notamment au niveau du féminisme balbutiant expliqué aux plus jeunes.

Rien de très mémorable, mais pour ce que c'est, c'est assez bien produit.

3.5/6

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 5 (12)

Publié le 4 Septembre 2016 par Lurdo dans Télévision, Les bilans de Lurdo, Review, Science-Fiction, Star Trek, Critiques éclair

J'essaie de conclure mon visionnage de la saison 5 de Star Trek Voyager avant le début de l'Oktorrorfest 2016, mi-septembre, et le moment est donc venu de remettre les bouchées doubles...

5x20 - Thinktank :

La combo Berman/Braga/Taylor au scénario n'augure jamais de quelque chose de particulièrement subtil, et là, on a droit à un scénario cousu de fil blanc, prévisible de bout en bout, jamais aussi malin qu'il ne pense l'être... et pourtant, ça se regarde assez tranquillement : le Voyager est traqué par des chasseurs de prime interstellaires (commandités par un client mystérieux), qui les dominent de leur nombre et de leur puissance de feu ; soudain, George Constanza apparaît à bord, se présente comme membre d'un think tank alien (à mi-chemin entre le Conseil des Xindis, dans Enterprise, et Kivas Fajo, le collectionneur qui voulait Data dans STTNG) supra-intelligent et avancé, qui est prêt à aider le vaisseau à échapper à ses poursuivant, en échange de... Seven of Nine.

Le concept de l'épisode est intéressant, mais le manque de subtilité du script l'handicape grandement : dès la scène d'ouverture, on nous présente Constanza & co comme sinistres et manipulateurs, donc forcément, le téléspectateur a vingt longueurs d'avance sur l'équipage du Voyager, qui ne découvre que tardivement que c'est le think tank qui a engagé les chasseurs de prime en premier lieu, afin de forcer le Voyager à leur céder Seven.

Aucune surprise sur ce plan là, donc, et on se demande même pourquoi le think tank s'est donné autant de mal, alors qu'il suffisait de proposer à Janeway de ramener tout l'équipage sur Terre en échange de Seven, pour poser exactement le même dilemme, mais avec des enjeux moraux nettement plus importants, tant du point de vue de Seven que de Janeway.

Ici, ces enjeux sont à peine développés, et rapidement éclipsés par les manigances du think tank, et par le fait que le méchant de l'épisode est George Constanza avec une perruque miteuse.

Mais comme je le disais, malgré tous ces défauts, l'épisode se regarde néanmoins assez bien, c'est maîtrisé dans sa forme et dans son rythme, et ça reste distrayant, malgré les nombreuses longueurs d'avance que le spectateur a sur le script et sur les personnages...

 

5x21 - Juggernaut :

....... mwé.

J'avais de grands espoirs en attaquant cet épisode : un B'elanna-centric, avec Bryan Fuller au générique ? Banco.

Et puis en fait, si l'on retrouve les petites touches de développement des personnages secondaires et antagonistes que Fuller aime apporter à ses scripts, on réalise vite que Fuller n'a que co-écrit cet épisode, un épisode qui a, encore une fois, la subtilité d'un tractopelle.

Ainsi, dès les premières minutes de l'épisode, on nous montre une B'elanna étrangement agressive (alors qu'elle s'était un peu calmée ces derniers temps), contrainte de faire de la méditation avec Tuvok, qui lui débite des platitudes sur le besoin de canaliser la colère, pour en faire une arme et un outil, blablabla. Tout de suite, on devine qu'on nous expose là la thématique principale de l'épisode, et que forcément, "la colère de B'elanna" jouera un rôle dans la résolution du problème de la semaine.

Ce qui ne manque pas de se produire, puisque le Voyager rencontre un vaisseau Malon en perdition (problème n°1 : le Voyager a laissé l'espace Malon à plus de 20 ans de voyage de là, donc leur présence devrait être impossible, mais bon...), sur le point d'exploser et de contaminer tout le secteur ; le Voyager envoie B'elanna, Chakotay et Neelix (problème n°2 : ces deux derniers ne servent absolument à rien) pour aider l'un des rares survivants Malons à désactiver le vaisseau avant qu'il soit trop tard, suspense, tension, vont-ils y arriver à temps ? Et quelle est cette créature mutante qui erre dans les coursives du navire ?

Le script est donc vraiment basique, reposant exclusivement sur une urgence et une tension qui ne fonctionnent jamais vraiment, tant l'environnement sombre et enfumé est peu intéressant, d'autant qu'on se doute bien que B'elanna va sauver le vaisseau in extremis.

Quant au mutant étrange dont les personnages parlent comme d'un mythe, et que la réalisation nous présente comme un Alien en puissance ? Un Malon revanchard oublié dans les entrailles du vaisseau (l'ouverture de l'épisode nous montrant le chef malon qui envoyait un sous-fifre à la mort dans les entrailles du vaisseau téléphonait déjà bien ce rebondissement).

Bref, on se retrouve devant un épisode assez inerte, malgré l'urgence supposément éprouvée par ses protagonistes, où tout sonne un peu forcé (j'avoue avoir bien ri en voyant B'elanna, à peine arrivée à bord du vaisseau Malon, immédiatement enlever sa veste d'uniforme et se mettre en débardeur moulant - la tenue officielle des femmes fortes et badass dans l'espace -, alors que tous les autres personnages restaient bien couverts ; idem pour la symbolique pataude - et racoleuse - de B'elanna dans la douche en conclusion d'épisode), et où, malgré quelques moments qui fonctionnent, on a l'impression de faire du surplace, que ce soit dans l'univers (le retour des Malons était inutile) ou au niveau du développement des personnages (le tempérament de B'elanna, encore et toujours, sans le moindre progrès).

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 4 (suite - 3)

Publié le 19 Mars 2016 par Lurdo dans Télévision, Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Science-Fiction, Star Trek

Je continue mes mini-reviews de l'intégrale de Star Trek Voyager, une intégrale commencée il y a bien longtemps, et une saison 4 qui débute sous de bons auspices, avec l'arrivée de Seven of Nine !

4x10 - Random Thoughts :

Alors que l'équipage visite une planète idyllique et pacifique, où le crime n'existe pas, Wesley Crusher commet un impair, et est condammné à un sort funeste par les autorités loc-- oups, mauvaise série. Désolé. Je reprends. Alors que l'équipage visite une planète idyllique et pacifique, où le crime n'existe pas, B'elanna Torres commet un impair, et est condamnée à un sort funeste par les autorités locales. Heureusement pour elle, Tuvok mène l'enquête, et il va infiltrer un réseau de télépathes/trafiquants d'images violentes copyrightées par la Paramount.

Pas grand chose à dire sur cet épisode très dérivatif, si ce n'est qu'il est nettement moins fauché et kitsch que Justice, de STTNG, et qu'il fonctionne mieux, même si au final, il reste assez peu marquant.

Deux choses à retenir : le nouveau brushing risible de Janeway, qui lui rajoute au moins dix centimètres de hauteur dans certaines scènes ; et la scène finale entre Seven et Janeway, qui a clairement été tournée/écrite pour un autre épisode et rattachée à l'arrache (le brushing de Janeway trahit cet état de fait), et dans laquelle Seven pose une question intéressante : Janeway ne devrait-elle pas plutôt tenter de ramener son équipage sain et sauf, et le plus vite possible, sur Terre, plutôt que de mettre en danger ses membres d'équipage de manière répétée en s'arrêtant sur toutes les planètes croisées par le Voyager, et en tentant d'intéragir avec tous les aliens rencontrés. Réponse de Janeway : lolnon, ce ne serait pas aussi amusant. Soit.

4x11 - Concerning Flight :

Le Voyager est attaqué par des contrebandiers qui lui volent du matériel fédéral grâce à leurs téléporteurs, et repartent avec l'ordinateur de bord, l'hologramme de Leonardo de Vinci, et l'holoémetteur du Doc ; le tout se combine (forcément) sur une planète locale, où Janeway et Leonardo de Vinci vont devoir affronter les maychants contrebandiers.

Je vais faire simple : je me suis vraiment particulièrement ennuyé avec cet épisode. Mais vraiment. Outre d'éventuelles scènes sur l'holodeck, d'une durée d'une minute ou deux, je n'ai aucune envie ni intérêt de voir Janeway vivre son fantasme de cotoyer Da Vinci, et d'être sa géniale apprentie. Et ce malgré John-Rhys Davies, excellent en Da Vinci. Alors sur 45 minutes, avec un script soporifique et bavard, des décors et des aliens génériques au possible, j'ai rapidement décroché. Un premier vrai flop pour cette saison 4 jusqu'à présent globalement sympathique et fréquentable.

4x12 - Mortal Coil :

Neelix est tué dans un accident, avant d'être ramené à la vie par Seven et sa technologie borg, ce qui le plonge dans une dépression mémorable, et le force à réaliser que la religion de son peuple n'est qu'un mensonge, et qu'il n'y a qu'une seule solution : le suicide.

Un épisode particulièrement sombre et mesuré, signé Bryan Fuller, qui va à cette occasion dans des directions plutôt audacieuses pour de la tv mainstream. En prime, une jolie interprétation de Jeri Ryan et de Ethan Phillips, et un caméo de Naomi Wildman et de sa mère. Seul bémol, pour moi, la spiritualité indienne de Chakotay, qui donne toujours l'impression d'être un gimmick jamais vraiment travaillé ou sérieux. Mais dans l'ensemble, c'était assez bien, et ça confirme l'espoir que Fuller fera un bon showrunner sur la prochaine série.

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Oktorrorfest 2012 Hangover - 02 : Eerie Indiana & Mockingbird Lane

Publié le 4 Novembre 2012 par Lurdo dans Oktorrorfest, Critiques éclair, Review, Télévision, Fantastique, Jeunesse, Comédie, Anthologie, NBC

Eerie Indiana :

Une série très sympathique du tout début des années 90, créée par Jose Rivera et Karl Schaefer, et supervisée par le mythique Joe Dante.

Deux garçons, Marshall Teller (Omri Katz) et Simon Holmes (Justin Shenkarow) explorent la ville étrange de Eerie, Indiana, une banlieue paisible qui cache néanmoins d'innombrables secrets bizarres et surnaturels.

Avec ses épisodes courts (24 minutes) et unitaires, la série rappelle très fortement les anthologies horrifiques comme Fais Moi Peur ou Chair de Poule, avec l'avantage certain, néanmoins, de protagonistes récurrents particulièrement attachants.

Bien sûr, les épisodes restent parfois assez inégaux, en fonction des histoires, et des acteurs invités (on reconnaîtra un jeune Tobey Maguire, Rene Auberjonois, Steven Root, Danielle Harris, Vincent Schiavelli, John Astin...), mais il se construit progressivement un univers très sympathique, aidé en cela par de nombreux clins d'oeil aux classiques du cinéma fantastique, et à un semblant d'intrigue récurrente, plus ou moins menée par Dash X (Jason Marsden), un jeune garçon étrange aux cheveux gris, venu d'un autre monde.

Bref, Eerie Indiana, avec ses 19 épisodes, s'avère une bonne série fantastique pour enfants et jeunes ados, un show qui reste par ailleurs tout à fait regardable par des adultes. On ne peut pas vraiment en dire autant de son spin-off canadien de 1998, Eerie Indiana : The Other Dimension, qui peine à retrouver le charme et l'efficacité de son aînée, et se voit trop influencée par les anthologies fantastiques pour enfants de la même période.

Mockingbird Lane :

Parfois, NBC a de bonnes idées.

Comme de confier à Bryan Fuller (génie trop méconnu du petit écran, responsable de Dead Like Me, Wonderfalls, et Pushing Daisies) et à Bryan Singer (X-men, Usual Suspects, Superman Returns) un budget de 10M de dollars pour réinventer The Munsters, sitcom culte des 60s et concurrente directe de la Famille Addams, sous la forme d'une dramédie de 45 minutes.

Mais malheureusement, NBC est dirigé par des incompétents. Comme le prouve la décision de ne pas donner suite au pilote de la série, jugé trop sombre et bizarre par la chaîne... un avis d'autant plus improbable que Fuller s'est précisément fait un nom avec des séries au ton décalé et bizarre.

Le pilote de Mockingbird Lane (alias Munsters 2.0) s'est donc vu catapulté à l'antenne quelques jours avant Halloween, déjà condamné à ne rester qu'un one-shot sans suite, à moins d'un carton absolu d'audience (carton qui n'a pas eu lieu, bien évidemment). Et pourtant, dirigé par Singer, le pilote a tout pour plaire : distribution intéressante (on pourra toujours débattre du choix de la glaciale Portia de Rossi dans le rôle de la vamp Lily Munster, ou d'autres choix surprenants, mais tout le monde incarne bien son personnage), effets spéciaux et production léchés, atmosphère réussie, et écriture à l'identique.

Certes, le rythme peut parfois sembler un peu inégal, probablement le résultat du remontage du pilote originel, pour coller au format "Halloween special de 40 minutes" imposé par la chaîne... mais en tant que pilote sensé poser un univers et donner envie d'en voir plus, c'est un succès indubitable.

Mockingbird Lane est donc une réussite, ce qui ne surprendra pas grand monde parmi les spectateurs avertis. Mais une telle réussite artistique a-t'elle sa place sur NBC ? Si des séries commes Grimm, Smash, ou encore Revolution peuvent y survivre malgré des audiences aléatoires (certaines médiocres, d'autres injustement élevées), oui, Mockingbird Lane aurait eu sa place sur la grille de programmation du network. La bêtise des exécutifs en aura décidé autrement...

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Un film, un jour (ou presque) #1137 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Coup de foudre au Festival d'Automne (2019)

Publié le 14 Février 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Hallmark, Romance, St Valentin, Télévision

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...

Coup de foudre au Festival d'Automne (Love, Fall & Order - 2019) :

À l'occasion du festival de l'Automne de sa petite ville du Vermont, Claire (Erin Cahill), avocate new-yorkaise, retourne dans la ferme familiale pour y retrouver son père (Gregory Harrison), embarqué dans une dispute avec sa voisine (Jan Broberg) au sujet des limites exactes de son terrain. Là, elle tombe nez à nez avec Patrick (Trevor Donovan), son ancien rival de lycée, lui aussi avocat, et qui défend justement sa tante, la voisine de Claire. Rapidement, les tensions croissent alors dans la communauté...

Difficile de ne pas sourire en découvrant le titre de ce téléfilm Hallmark, nouvelle victime du cahier des charges pesant de la chaîne ; d'un jeu de mots sympathique et léger (Love & Order), à l'image du film, on se retrouve avec un titre pataud, mais qui obéit à la nomenclature rigide des métrages Hallmark : si c'est un film de Noël, il faut Christmas ou Holiday dans le titre ; un film hivernal, Winter ou Snow ; un film printanier, Flowers ou Spring ; la Saint Valentin, Valentine ou Love ; Juin, le mot Wedding ; l'été, Summer ou Sun ; et l'automne, Fall ou Autumn.

On se retrouve donc avec ce titre bancal, qui dessert plus qu'autre chose un métrage parvenant pourtant à injecter à la formule Hallmark un peu de peps et d'énergie.

Pourtant, ce n'était pas forcément gagné, notamment avec, dans le rôle masculin principal, un Trevor Donovan étrangement maquillé (l'acteur est tellement blond/pâle qu'ils semblent se sentir obligés de lui mettre du gloss légèrement coloré sur les lèvres, ce qui donne l'impression, à l'écran, qu'il manque constamment d'oxygène), et un Drew Fuller maigrichon et relooké nerd en ex-petit ami.

Un personnage d'ailleurs totalement inutile dans ce métrage, et que l'on devine, là encore, imposé par le cahier des charges Hallmark : Fuller et l'héroïne se séparent en de bons termes au tout début du film, et sa contribution au scénario, ensuite, finit par être sans importance.

Et pourtant, malgré cela, le tout parvient à rester intéressant, ne serait-ce que par la manière dont les clichés habituels sont gérés par le script : oui, l'héroïne revient au pays, mais elle ne choisit pas de plaquer sa carrière pour s'y installer (c'est une décision laissée en suspens à la fin du film, comme une concession aux impératifs du formatage Hallmark) ; oui, l'ex-petit ami revient dans le récit en cours de route, mais ce n'est pas pour compliquer la vie de l'héroïne, bien au contraire ; oui, le couple principal finit ensemble, mais c'est après tout un film passé à entretenir leur petite rivalité, notamment au travers d'une course sur piste d'athlétisme (!)...

Ajoutez à cela un ton globalement plus léger et décomplexé (il y a plein de petites scènes amusantes, avec des personnages secondaires décalés, comme cette grand-mère photocopieuse), des enjeux plus réalistes et crédibles (on voit fréquemment de telles disputes de voisinage), et un couple qui, malgré les efforts du département maquillage pour rendre le cast masculin le plus insipide et inoffensif possible, a une alchimie sympathique, et voilà : un téléfilm qui, sous des apparences classiques, altère suffisamment la formule Hallmark (ou du moins, la prend sous un angle suffisamment enthousiaste) pour que le tout reste intéressant et distrayant. Et puis j'avoue que le paysage automnal, les citrouilles, les arbres aux feuilles cuivrées, tout ça, ça fonctionne toujours sur moi.

4/6 - 0.25 pour le look des hommes = 3.75/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Les bilans de Lurdo : American Gods, saison 1 (2017)

Publié le 16 Juillet 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Starz, Fantastique, Drame, Religion

Série Starz pilotée par Bryan Fuller (Dead Like Me, Wonderfalls, Pushing Daisies, Hannibal), et adaptée d'un roman de Neil Gaiman, American Gods narre le destin improbable de Shadow Moon (Ricky Whittle), arnaqueur à la petite semaine qui, à sa sortie de prison, apprend que son épouse Laura (Emily Browning) est décédée dans un accident de voiture en compagnie de son amant.

Perdu, il est alors recruté par le mystérieux et roublard Mr. Wednesday (Ian McShane), qui l'emmène en road-trip à travers les États-Unis, afin de recruter une armée de personnages tous plus étranges les uns que les autres. Avec pour objectif une guerre ouverte entre puissances surnaturelles modernes et dieux anciens, affrontement au coeur duquel se trouve plongé Shadow...

American Gods - saison 1 :

J'avoue que j'ai mis un peu de temps à me motiver avant de m'attaquer à cette nouvelle série de "prestige tv" (tel que les Américains aiment qualifier ces séries du câble aux prétentions artistiques et au budget conséquent) faisant le buzz. J'aime habituellement beaucoup Fuller, mais rien de ce que j'avais vu d'American Gods ne m'avait donné envie, d'autant que je n'ai jamais été particulièrement friand de la plume de Gaiman.

J'ai donc attendu la fin de la diffusion avant de m'attaquer à cette série de 8 épisodes d'une heure... et je dois dire que je reste particulièrement mitigé sur le résultat final. À tel point que je ne sais pas vraiment par quel bout attaquer cette critique, et que je vais donc tenter de la synthétiser au maximum.

En commençant par la distribution : une distribution globalement excellente, entre McShane, formidable en Odin ; Pablo Schreiber, attachant (un peu malgré lui, et malgré son look très artificiel) en Sweeney ; Glover, menaçant et rare en Mr World ; Emily Browning, qui se donne à fond dans un rôle difficile ; ou encore bon nombre de seconds rôles, de Cloris Leachman à Gillian Anderson, en passant par Orlando Jones, Corbin Bernsen ou Kristin Chenoweth. Tout le monde incarne bien son personnage, tout le monde semble bien à sa place... tout le monde, sauf Ricky Whittle. Et là, premier problème de la série : son protagoniste inexpressif, terne, sans personnalité, qui se fait systématiquement dévorer par tous les autres acteurs, et qui n'apporte absolument rien à ses scènes, hormis son physique de mannequin athlétique.

Un Shadow qui, pourtant, est au coeur de toute la série, une série qui semble s'attendre à ce qu'on prenne au sérieux (et qui repose fortement sur) son mariage avec Laura (et la tragédie qui s'en suit), qu'on s'attache à ce couple, à la force de leur amour, etc : le show consacre ainsi un épisode entier, façon flashback à la Lost, à leur couple... et tout ce que cela parvient à accomplir, c'est montrer à quel point Whittle est inexistant à l'écran, et à quel point le personnage de Laura (bien que très bien interprété par Browning) est antipathique au possible. Alors entre le lead insipide et sa femme dépressive/suicidaire/individualiste et ingrate, qui constituent une part majeure de cette première saison, on se retrouve tout de suite face à un problème de taille.

Heureusement, les personnages secondaires sont là pour donner de l'intérêt : on touche là directement à la structure intrinsèque de la série, une sorte de succession de vignettes présentant chacun des Dieux de l'histoire, que ce soit en flashbacks, ou à l'époque moderne, le tout lié par le road-trip de Wednesday/Shadow (et un peu plus tard, de Sweeney/Laura). Et là, ça passe ou ça casse, selon les épisodes et les personnages, et ce pour deux raisons principales.

Tout d'abord, la mise en images : déjà dans Pushing Daisies, mais de manière plus prononcée depuis Hannibal, Bryan Fuller se lâche sur ses penchants artistiques. Il met de plus en plus l'accent sur des expérimentations visuelles (pas toujours pertinentes ou réussies, il faut bien l'avouer), et American Gods est un peu la quintessence de cette approche. C'est une série qui tente beaucoup de choses, qui utilise énormément d'effets, et qui en est fière. L'équipe technique d'American Gods aime clairement se regarder filmer et se félicite de son travail d'avant-garde, qu'accompagne une bande sonore très bruitiste et éclectique.

Parfois, ça fonctionne, et ça donne lieu à des scènes oniriques et assez jolies, tout à fait en adéquation avec l'ambiance étrange de l'oeuvre de Gaiman. Et parfois, ça ne fonctionne pas du tout, et on a l'impression de regarder une publicité clinquante, kitsch et toc pour du parfum, avec des effets spéciaux inégaux (tant les effets numériques - lapins, lifting numérique - que pratiques - faux chat décédé, prothèses en latex, postiches et autres perruques fauchées), une bande son insupportable (voire contre-productive, comme le recours systématique à des morceaux rock 50s/60s durant les flashbacks en Irlande, vers la fin de la saison), et un propos/message (que ce soit sur la religion, le sexe, la femme, les armes, Jesus, le destin, blablabla) bien trop pataud et lourd, qui plus est agrémenté de provoc' gratuite pas forcément mal intentionnée, mais tellement dépourvue de toute finesse qu'elle agace plus qu'elle ne force à la réflexion.

Et l'autre point qui pose problème, avec tous ces dieux, c'est qu'ils n'ont pas forcément grande utilité durant la saison. Je pense notamment à Bilquis, la déesse de l'Amour, qui est bien pratique pour rajouter un quota de nudité féminine dans la série (et un quota de symbolisme joyeusement kitschouille, donc), mais qui n'a absolument aucune utilité cette saison, et n'est donc pas du tout intéressante.

On rejoint là un problème que j'ai avec ces huit premiers épisodes : ils se laissent tellement aller à tous ces excès visuels, auditifs et thématiques, qu'au final, cette première saison n'est qu'une grosse introduction avec pas mal de redondances, de superflu, et de style qui l'emporte sur la substance. On aurait probablement très bien pu condenser ces huit heures en cinq, voire six heures, sans rien perdre du récit. 

Un récit qui, d'ailleurs, a tendance à se croire plus subtil, original et profond qu'il ne l'est vraiment : ce concept d'affrontement des dieux modernes vs les dieux anciens dans une époque contemporaine, j'ai l'impression de l'avoir déjà vu traité des dizaines de fois (littérature, tv, comics) auparavant, et il suffit de toute façon d'un strict minimum de jugeote pour comprendre très tôt les tenants et les aboutissants de la série...

Mais j'ai beau critiquer la série sur de nombreux plans, je ne peux pas nier qu'elle soit ambitieuse et intéressante, voire même assez amusante lorsqu'elle cesse de se prendre trop au sérieux (Sweeney, mais aussi Easter). Quel dommage cependant que la forme y prime autant sur le fond, que Fuller (autrefois particulièrement doué pour combiner drame, pathos, humour, casting réussi et postulats originaux) semble désormais préférer se concentrer sur le visuel et la production, plutôt que sur l'écriture (pas un seul épisode écrit en solo), et que le programme soit autant axé sur un couple de personnages aussi peu intéressants.

Est-ce que je serai de la saison 2 ? Pas sûr.

Les quelques pistes laissées dans cette saison 1 semblent indiquer que Shadow est lui-même d'essence divine, et je soupçonne fortement Odin d'avoir autre chose en tête qu'une simple guerre des dieux (depuis le début, il manipule tout le monde, et je ne serais pas surpris qu'on apprenne plus tard que le compagnon de cellule de Shadow, dans le pilote, était lui aussi un sbire d'Odin)... mais même si l'affrontement réel des déités, dans le dernier épisode, était sympathique, ce n'est pas forcément une perspective assez fascinante pour me convaincre de revenir à temps plein.

On verra bien.

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 5 (11)

Publié le 3 Septembre 2016 par Lurdo dans Télévision, Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Science-Fiction, Star Trek

J'essaie de conclure mon visionnage de la saison 5 de Star Trek Voyager avant le début de l'Oktorrorfest 2016, mi-septembre, et le moment est donc venu de remettre les bouchées doubles...

5x18 - Course Oblivion :

Suite directe de l'épisode Demon, qui voyait une substance étrange dupliquer tout l'équipage du Voyager. Et bien là, apparemment, cette substance a même dupliqué le Voyager en lui-même, et cette équipage de clone navigue à son bord depuis tout ce temps, persuadés d'être le véritable Voyager et son équipage original.

Le postulat de départ est assez intéressant, l'écriture (de Fuller) plutôt convaincante, et tous les personnages semblent plus vivants et crédibles... ce qui est particulièrement frustrant, puisqu'ils finissent tous par mourir.

C'est probablement en partie pour cela que cet épisode polarise grandement la fanbase : outre les quelques raccourcis scénaristiques, le tout souligne tout de même le fait que pour avoir des développements intéressants des personnages principaux de Voyager (ici, le mariage de B'el et Paris), il faut attendre d'avoir affaire à leurs clones, qui sont immédiatement sacrifiés sur l'autel du reboot hebdomadaire.

C'est assez dommage, symptomatique de la série, mais heureusement, ça ne nuit pas vraiment à l'épisode, qui reste relativement prenant.

 

5x19 - The Fight :

Arf, un épisode particulièrement bordélique et soporifique, avec un Voyager échoué dans une région spatiale destructrice, et qui ne peut s'en échapper que grâce à l'aide de Chakotay, en contact avec les aliens autochtones qui, malheureusement, ne peuvent lui parler qu'en le rendant fou.

C'est donc un épisode centré sur Chakotay, qui apparemment est un grand fan de boxe (au bout de cinq saisons, on découvre encore des trucs de ce style, ce qui montre bien à quel point le développement des personnages secondaires est inexistant dans ce show), et dont la folie héréditaire se manifeste sous la forme d'un match contre un alien générique, avec Boothby en lieu et place du Mickey de Rocky.

Alors non seulement le tout est assez bordélique (tant visuellement que scénaristiquement, ou même du point de vue de l'illustration sonore), mais en plus, on a régulièrement l'impression d'assister à une repompe du Temple Céleste de Deep Space Nine, en plus décousu, et en nettement moins intéressant et pertinent, tant la plupart des pistes de développement amenées par le script finissent par être noyées sous la médiocrité de l'ensemble.

Un très gros bof, donc.

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Christmas Yulefest 2015 - 59 - Le Courrier de Noël/Lettres au Père Noël (2010)

Publié le 20 Décembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Christmas, Noël, Comédie, Romance, Télévision, ION, Fantastique

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Le Courrier de Noël / Lettres au Père Noël (Christmas Mail) :

Matt (A.J. Buckley), facteur célibataire dans une petite ville, s'occupe seul de sa nièce Emily (Piper Mackenzie Harris) et lutte contre la déprime, tout en supportant les excentricités de son supérieur Mr Fuller (Lochlyn Munroe). Celui-ci, justement, vient de décider d'arracher Matt à ses tournées, pour l'envoyer espionner Kristi North (Ashley Scott), une nouvelle employée fraîchement arrivée en ville, et spécialement chargée de réceptionner et de répondre à toutes les lettres adressées au Père Noël... une Kristi qui s'avère être bien plus qu'elle n'y paraît, et qui est peut-être bien directement liée au célèbre bonhomme en rouge !

Un téléfilm de Noël ION TV, tourné en Californie, et qui souffre autant de cet environnement ensoleillé que de son budget très limité, et de sa distribution assez moyenne : Buckley ne fait pas un protagoniste très intéressant ou charismatique, et Ashley Scott minaude un peu trop, en mode "innocente naïve et radieuse", ce qui l'empêche de dépasser son statut de caricature, et donc d'être totalement crédible.

Cela dit, Piper Mackenzie Harris a une bonne bouille, et Lochlyn Munroe fait un méchant pas très subtil, mais amusant.

M'enfin globalement, bof, d'autant que le tout est très mal rythmé.

2/6

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