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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Un film, un jour (ou presque) #1608 : Une maison de fous (1994)

Publié le 30 Mars 2022 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Histoire, Review, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Une maison de fous (My Summer Story/It Runs in the Family - 1994) :

L'été arrive chez les Parker et Ralphie (Kieran Culkin) tente de trouver la toupie de ses rêves pour vaincre son rival, Scut Farkus (Chris Owen) ; en parallèle, sa mère (Mary Steenburgen) s'efforce de compléter sa collection de porcelaine, et son père (Charles Grodin) mène une guerre sans pitié contre ses voisins, les Bumpus...

Onze ans après, la suite officielle (à ne pas confondre avec la suite DTV sortie en 2012 ou avec la version en direct de 2017) du classique A Christmas Story, avec le même réalisateur, le même co-scénariste, le même compositeur, la même voix off (Jean Shepherd rempile lui aussi, avec onze ans de moins), mais... pas les mêmes acteurs, forcément.

Et c'est en partie là que le bât blesse, puisque la mayonnaise ne prend pas du tout avec les nouveaux interprètes : Culkin est un peu fade et surjoue, Steenburgen hérite d'une sous-intrigue quelconque, et Charles Grodin cabotine affreusement, assez symptomatique d'un film au trait plus forcé que l'original. Ça se retrouve à tous les niveaux : les événements présentés, l'interprétation, la voix off, les autres personnages (les voisins), etc, tout est un peu plus caricatural que dans le classique de Noël... sans en avoir le charme.

Forcément, sans toute l'ambiance festive et enneigée du film de 1983, on se retrouve avec une comédie familiale assez plate, un enchaînement de scénettes et d'anecdotes décousues, avec quelques anachronismes (l'utilisation de Morricone lors du duel), et sans grand intérêt.

Comme quoi le premier film restera vraiment à part, un véritable ofni difficilement imitable au charme si particulier (ce qui n'empêche pas Hollywood d'essayer, encore et encore).

2.5/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Un film, un jour (ou presque) #1607 : The Conservation Game (2021)

Publié le 29 Mars 2022 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Review, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

The Conservation Game (2021) :

Un documentaire qui profite de la vague d'enthousiasme du public américain pour Tiger King et consorts afin de s'intéresser au milieu de la conservation des grands fauves aux USA, un sujet des plus controversés et compliqués.

Des grands fauves exploités sur les plateaux de télévision, par les zoos amateurs, par le trafic clandestin d'animaux sauvages, par les éleveurs privés, etc, qui font qu'il y a aujourd'hui plus de grands félins en captivité aux USA, qu'en liberté dans leur habitat naturel.

Le métrage suit donc l'enquête de Tim Harrison, ancien policier, qui s'aperçoit un beau jour que les conservationnistes vedettes du milieu, ceux qui passent sur tous les plateaux de talk show avec des animaux en prétendant protéger les espèces et le monde animal, sont intrinsèquement liés au trafic de félins et aux zoos privés, tels qu'on a pu les voir dans Tiger King, par exemple.

Et le problème, c'est que The Conservation Game se résume à ça, en fait : Harrison, mis en scène comme un inspecteur dans un documentaire criminel sur un tueur en série ou un truc du genre (avec grand tableau couvert de photos, de notes et de fils les reliant les unes aux autres), qui mène l'enquête, interroge de manière assez frontale des suspects, passe de zoo privé en zoo privé sans avoir de réponses, et s'énerve de plus en plus à mesure qu'il fait du surplace avec son équipe.

En parallèle, on découvre ses efforts pour faire passer le Big Cat Public Safety Act visant à interdire la possession privée de grands félins, efforts qui vont dans le sens de ceux de Carol Baskin, l'antagoniste de Tiger King. D'ailleurs, sans surprise, le documentaire finit par retrouver le fil narratif de Tiger King, lorsqu'il aborde enfin le sujet Joe Exotic au bout de 85 minutes - en quelque sorte, The Conservation Game, c'est une variation sur Tiger King, mais du point de vue du camp adverse... et ce n'est pas très passionnant.

Ça dure deux heures, ça traine en longueur, et finalement, ça ne nous dit pas grand chose qu'on ne devinait pas déjà en regardant Tiger King et tout ce qui a entouré le projet : l'absence de réglementations et les magouilles sont innombrables dans le domaine, toutes les personnes impliquées sont plus ou moins déséquilibrées, et les pauvres bêtes concernées sont des victimes impuissantes qui méritent bien mieux.

What else is new ?

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1606 : Le Manoir magique (2013)

Publié le 28 Mars 2022 par Lurdo dans Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, France, Belgique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Le Manoir magique (The House of Magic - 2013) :

Abandonné par ses maîtres, Tonnerre, un petit chat, trouve refuge dans le manoir de l'excentrique Lorenz, un illusionniste inventeur de génie, qui vit là entouré de ses inventions et de ses animaux domestiques. Mais alors que Tonnerre tente de se faire une place dans ce monde inconnu, Daniel, le neveu de Lorenz, tente de profiter d'un séjour de ce dernier à l'hôpital pour vendre la maison : aux animaux et aux robots de Lorenz de protéger la demeure le temps de trouver une solution...

Un film d'animation franco-belge plutôt mignon, bien animé (les animations du chat sont parfaites ^^) et débordant d'idées sympathiques en ce qui concerne les inventions de Lorenz ; on retrouve là quelques clins d'œil amusants (Edison renvoie directement au Filament de Géo Trouvetou, Zoltar), un méchant qui, étrangement, à de faux airs de Sarkozy, et une illustration musicale atypique, tour à tour composée de reprises et d'arrangements de morceaux classiques, puis de jazz, de ska et de The Cure.

Le tout pour un métrage agréable à suivre, même si les effets 3D (le film était "en 3D"), s'ils se prêtent bien à tous ces plans animaliers en vue subjective, sont un peu trop évidents et forcés pour vraiment apporter quelque chose à un visionnage à domicile.

3.75/6

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Les bilans de Lurdo : Cowboy Bebop, saison 1 (2021)

Publié le 27 Mars 2022 par Lurdo dans Action, Animation, Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Netflix, Review, Science Fiction, Science-Fiction, Thriller, USA, Télévision

Adaptation Netflix en prises de vue réelles de la célèbre série animée japonaise Cowboy Bebop, cette version signée Christopher Yost (Thor : Le Monde des Ténèbres, Thor : Ragnarok et divers comic-books Marvel) et Andre Nemec (pas mal de séries oubliables, et quelques blockbusters guère plus mémorables, comme les Tortues Ninja) propose ainsi dix épisodes de 40-50 minutes, une durée standard pour le diffuseur, mais qui double littéralement la longueur des épisodes de la série d'origine, sans pour autant jamais vraiment justifier cette transformation.

L'un des nombreux choix créatifs discutables de cette adaptation, qui lui ont valu une annulation à peine sa première saison diffusée...

Cowboy Bebop, saison 1 (2021) :

En 2171, les chasseurs de primes Spike Spiegel (John Cho) et Jet Black (Mustafa Shakir) vivent à bord du Bebop, leur vaisseau spatial qui les mène de contrat en contrat dans la galaxie. Mais le passé trouble de Spike, ancien tueur à la solde du Syndicat, revient rapidement les hanter, notamment sous la forme de Vicious (Alex Hassell), ancien partenaire et ennemi juré de Spike, et son épouse Julia (Elena Satine). Sans oublier Faye Valentine (Daniella Pineda), une chasseuse de primes rivale...

Et honnêtement, après un visionnage de cette seule et unique saison, il est difficile de ne pas y voir un échec évident, même si l'on ne connaît que les grandes lignes de la série originale (ce qui est mon cas).

Principalement au niveau technique, à vrai dire : direction artistique fauchée (ça ressemble souvent à du cosplay, les postiches sont cheaps, les maquillages artificiels, l'éclairage et la photographie sont pauvres), réalisation lamentable ("c'est une adaptation d'anime, donc on va tout filmer en penchant la caméra à 45 degrés, ou en plongée/contre-plongée serrée"), effets numériques assez médiocres (les scènes spatiales sont approximatives au possible), scènes d'action souvent mal filmées et mollassonnes, casting très discutable (Cho est très bien, Pineda aussi - même si elle est un peu plus caricaturale dans son interprétation, Shakir est plus inégal, Hassell ne convainc pas du tout, idem pour Satine), choix créatifs qui le sont encore plus (le personnage de Faye, notamment, a connu bien des changements, que ce soit en en faisant une pipelette impertinente et vulgaire assez fatigante, ou en la rendant LGBTQ histoire de remplir les quotas Netflix)... ça ne fonctionne pas.

D'autant que l'écriture globale tire le tout vers le bas, peinant à doser efficacement les nombreuses ruptures de ton du matériau : on se retrouve avec une série trop caricaturale pour être prise au sérieux, trop sérieuse pour vraiment fonctionner comme un programme décomplexé et dynamique, trop molle et bavarde pour justifier les 40-50 minutes de chaque épisode, trop laborieuse et mécanique pour prétendre à l'improvisation et à la décontraction de sa bande originale jazzy, trop sérialisée pour permettre une structure plus légère façon "la cible à arrêter" hebdomadaire, trop insipide pour intéresser le spectateur à son intrigue de fond (les méchants de service sont vraiment ratés)... et trop obsédée par la relation impossible entre Spike et Julia (une relation qui ne fonctionne pas du tout, puisque Satine, botoxée, collagénée et décolorée, n'a pas le moindre charme, ni la moindre alchimie avec Cho) pour rendre ses personnages crédibles et humains.

Pour faire court, si cette version de Cowboy Bebop fonctionne ponctuellement et se regarde vaguement (principalement parce que les acteurs sont impliqués), elle est aussi totalement plate et mécaniquement inerte, peinant à maintenir l'attention du spectateur sur la durée, ou à proposer quelque chose d'intéressant.

Paradoxalement, c'est une adaptation qui semble vraiment datée, comme si elle sortait tout droit des années 2000, à l'occasion d'un tournage sans budget en Nouvelle-Zélande, pour une diffusion sur Syfy ou en syndication : ça se veut classe, sensuel, décalé et stylisé, mais faute d'avoir quelqu'un de vraiment compétent derrière la caméra et à l'écriture, ça ne paraît qu'artificiel et bancal, une adaptation ratée de plus à mettre au compte de Netflix.

(et pourtant, je partais assez intrigué par le projet, et avec un esprit vierge de toute préconception)

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Critiques éclair - Star Trek Discovery 4x11-12 (2021)

Publié le 26 Mars 2022 par Lurdo dans Action, Aventure, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Science Fiction, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, USA, CBS, Discovery

La fin de saison 4 approche à grands pas, et Discovery continue de ronronner affreusement, combinant du surplace narratif constant à de grandes tirades pleines d'émotion, et à des départs et retours successifs des personnages secondaires - à se demander si le budget de la série n'est désormais pas trop faible pour accommoder toute la distribution du programme...

Star Trek Discovery, saison 4 (2021) :

- 4x11 - Rosetta : Une équipe menée par Burnham part explorer la planète d'origine de l'espèce 10-c, pendant que Booker et Tarka tentent de s'introduire à bord du Discovery...

Et toujours une absence totale d'avancée dans cette saison, avec une away team mission générique au possible, durant laquelle Burnham et compagnie découvrent de la poussière transmettant (forcément, Discovery oblige) des émotions, et une sous-intrigue guère plus intéressante à bord du Disco, qui n'a pour seule qualité que de ramener Reno dans le programme, alors qu'elle était portée manquante depuis pléthore d'épisodes.

C'est à peu près tout ce que j'ai à dire sur cet épisode qui, malgré son compte à rebours très artificiel de 25 heures avant la destruction de la Terre, prend largement son temps pour parler sentiments et équilibre mental, pour se détendre au mess hall, pour faire des digressions sur la Présidente qui remet en place un scientifique pas assez optimiste et positif, et pour placer quelques moments bien pompeux.

Quelques images jolies, mais sinon, un grand néant.

- 4x12 - Species Ten-C : L'équipage du Discovery s'efforce de nouer un premier contact avec l'espèce Ten-C, tandis que Booker et Tarka, eux, tentent de mettre leurs plans à exécution malgré la présence à bord de leur vaisseau de Reno, en tant qu’otage...

Avant-dernier épisode de la saison... et il y a du mieux. Heureusement. Principalement parce que la série décide de s'essayer à l'exercice du premier contact, comme dans Rencontres du Troisième Type, ou dans... Premier contact de Dennis Villeneuve. Impossible de ne pas penser à ces diverses influences, en effet, puisque tous les gimmicks du genre y sont : communication lumineuse, décodage, discussion de groupe, etc.

Mais ça ne fonctionne que très partiellement, honnêtement, tant les grosses ficelles habituelles de Discovery tirent le tout vers le bas. Déjà parce que tout le technoblabla sur "le langage chimique des émotions", les déductions-éclair des personnages, et leurs états d'âme permanents (on ne peut échapper, encore une fois, à des mini-séances de "thérapie" où ça se confie, où ça partage ses sentiments, etc), fait que le premier contact en lui-même est assez peu captivant.

D'autant qu'à côté, on a les manipulations très méchantes (et surlignées au stabylo) de Tarka, celles toutes aussi suspectes de la militaire terrienne, et la disparition de Jett Reno, dont personne ne s'aperçoit de tout l'épisode alors qu'elle est ingénieure en chef du vaisseau, en pleine crise : l'écriture approximative et sentimentaliste de la série a pour effet d'affaiblir considérablement ce qui aurait pu être un épisode efficace et intrigant... mais cela ne surprendra plus personne, à ce point de la vie du programme.

(à suivre)

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Un film, un jour (ou presque) #1605 : Adam à travers le temps (2022)

Publié le 25 Mars 2022 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Jeunesse, Netflix, Review, Science Fiction, Science-Fiction, Romance, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Adam à travers le temps (The Adam Project - 2022) :

Jeune enfant à la langue bien pendue, Adam (Walker Scobell ) n'a plus que sa mère (Jennifer Garner) depuis la mort de son père Louis (Mark Ruffalo), scientifique de génie. Mais lorsque son moi futur (Ryan Reynolds), pilote de combat venu de 2050, arrive dans le présent par erreur, Adam découvre que le futur est bien sombre : les travaux de Louis ont permis de créer le voyage dans le temps, et Maya Sorian (Catherine Keener), collègue de Louis, a pris le contrôle de l'Histoire, obligeant Adam à remonter le temps, pour tenter de rétablir l'ordre des choses...

Initialement pensé comme un film Paramount avec Tom Cruise, The Adam Project a fini par être produit pour Netflix par Shawn Levy (La série des La Nuit au musée, Free Guy...), avec Ryan Reynolds dans le rôle principal.

Un Adam Project qui a reçu un accueil plutôt enthousiaste de la part des critiques américains, mais qui, un peu comme Free Guy... est sympathique, sans plus.

Ici, on lorgne plus sur les productions Amblin et autres films familiaux des années 80, mais les grandes lignes restent les mêmes : Ryan Reynolds fait du Ryan Reynolds, Garner du Garner, Ruffalo du Ruffalo, et le tout est globalement assez prévisible, avec des idées plus ou moins bonnes, et des seconds rôles plus ou moins probants (Saldana est assez transparente, Keener est une méchante caricaturale à la version rajeunie par deep fake assez ratée).

Ce n'est pas mauvais pour autant : ça se suit assez facilement, c'est dynamique, et la petite touche d'émotion relative à la mort du père et aux difficultés, pour Adam et sa mère, de faire leur deuil, permet aux acteurs (notamment Reynolds) de sortir un peu de leur case habituelle.

Je n'ai pas été pour autant soufflé par le film, surpris par son illustration musicale très James Gunn, ou impressionné par ses scènes d'action : c'est un blockbuster honorable et réussi pour ce qu'il est (ce qui le place sur le haut du panier des productions Netflix, reconnaissons-le), mais ça s'arrête là.

Un petit 4/6

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Un film, un jour (ou presque) #1604 : Loose Cannons (1990)

Publié le 24 Mars 2022 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Histoire, Review, Thriller, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Loose Cannons (1990) :

Parce qu'un film compromettant refait surface, mettant en scène Adolf Hitler et Kirk von Metz (Robert Prosky), qui tente désormais de se faire élire chancelier d'Allemagne de l'ouest, ce dernier ordonne la mort de quiconque a vu le métrage. À Washington, MacArthur "Mac" Stern (Gene Hackman), un officier de police rebelle et Ellis Fielding (Dan Aykroyd), inspecteur de génie atteint de personnalités multiples, enquêtent sur ces meurtres...

Après Club Eden et Coneheads, une autre de ces comédies américaines des années 90 mettant en scène Dan Aykroyd, ici accompagné de Gene Hackman, devant la caméra de Bob Clark (A Christmas Story, Black Christmas), pour un buddy cop movie... totalement raté.

Entre le script décousu co-écrit par Richard Matheson, la réalisation mollassonne de Clark, l'action et les poursuites en voiture bourrées de slapstick plat et la distribution totalement à côté de la plaque - Hackman fait du sous-Mel Gibson dans l'Arme Fatale, avec un sourire goguenard vissé sur les lèvres, Dan Aykroyd fait du sous-Robin Williams insupportable, on a l'impression de regarder un épisode de série USA Network façon Psych ou Monk, mais sans charme, sans rythme, et avec des clichés bien datés sur les gays, le BDSM, etc.

Bref, c'est raté, et il n'est donc pas surprenant de constater que ce métrage est considéré par beaucoup de critiques comme l'une des plus mauvaises sorties du début des années 90.

1.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1603 : Kung Fu Stuntmen (2020)

Publié le 23 Mars 2022 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Review, USA, Chine

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Kung Fu Stuntmen (2020) :

Un documentaire rétrospective consacré au cinéma de Hong-Kong et à l'industrie des cascadeurs locaux, entre leur formation d'alors à l'Opéra, leur arrivée à Hong-Kong, l'explosion du cinéma d'arts martiaux, l'âge d'or des Shaw Brothers et de la Golden Harvest, les différents changements de styles à l'écran (notamment motivés par le succès de Bruce Lee et de ses combats bruts et rapides), les hauts et les bas de l'industrie, et la constitution des différentes stunt teams (en particulier celle de Sammo Hung).

Plutôt complet, bourré d'interventions de tous les grands noms de la discipline (Jackie Chan excepté), d'images d'archive, d'extraits des meilleures cascades (ou des plus dangereuses), ce documentaire s'avère un bon moyen de rappeler à ses spectateurs que le monde de l'action hongkongaise fut, un temps, à la pointe de l'innovation et de l'influence dans le cinéma international.

En même temps, pas difficile lorsqu'une mentalité de "ne jamais dire non" est imposée à ces cascadeurs dès leur plus jeune âge, comme un moyen pour ces jeunes garçons, souvent issus de milieux sociaux très pauvres, de gagner beaucoup d'argent rapidement, pour peu qu'ils soient prêts à mettre leur vie en jeu et à obéir aveuglément aux instructions de leurs aînés.

Reste que le tout est intéressant, et fait regretter que l'industrie hongkongaise se soit à ce point désagrégée ces dernières années, trop ancrée dans ses habitudes, peinant à renouveler ses rangs, à se réinventer, et à lutter contre les effets numériques plus économes et sûrs.

4.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1602 : Castle Falls (2021)

Publié le 22 Mars 2022 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Review, Thriller, USA

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Castle Falls (2021) :

Alors que l'hôpital de Castle Heights est sur le point d'être détruit, Mike Wade (Scott Adkins), un ancien combattant de MMA reconverti dans la construction, découvre dans le bâtiment désert plusieurs millions de dollars en liquide, cachés là par des criminels. Mais il n'est pas le seul à vouloir faire main basse sur l'argent : Richard Erikson (Dolph Lundgren), un gardien de prison endetté, a besoin de ces fonds pour payer le traitement de sa fille malade, et le groupe de criminels ayant caché là l'argent veut le récupérer... alors même qu'il ne reste que quelques dizaines de minutes avant l'explosion des lieux.

Un film d'action basique réalisé et interprété par Dolph Lundgren, qui tient là un second rôle face à Scott Adkins, dont le personnage évoque par moments le Roddy Piper de Invasion Los Angeles.

La comparaison s'arrête cependant là, puisque ce métrage ne restera pas dans les mémoires : un peu mollasson (il y a 50 minutes de mise en place), un montage inégal, un script très générique et des effets de réalisation trop rares (un peu de split-screen, notamment), font que le tout ne s'élève jamais au delà de son statut de série b générique, quand bien même le bref affrontement Adkins/Lundgren est intéressant.

Du film d'action DTV regardable, mais tout sauf remarquable, en somme.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1601 : Alerte rouge (2022)

Publié le 21 Mars 2022 par Lurdo dans Animation, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Disney, Fantastique, Jeunesse, Review, USA, Pixar

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Alerte rouge (Turning Red - 2022) :

Jeune adolescente sino-canadienne de 13 ans, Mei découvre, un beau jour de 2002, que ses émotions les plus intenses la transforment en un immense panda roux : de quoi bouleverser largement son quotidien de fan du boy-band 4* Town, ses relations avec ses amies Miriam, Priya et Abby, et sa vie de famille auprès de ses parents exigeants...

Nouveau métrage Pixar diffusé sur Disney +, ce Turning Red est apparemment inspiré des expériences de Domee Shi, la réalisatrice du métrage (déjà à l'origine du très sympathique court-métrage Bao), qui a cristallisé dans cette histoire fantastique et improbable l'ensemble de ses expériences d'adolescente à Toronto.

Le résultat est une comédie amusante et légère, comme toujours impeccable techniquement parlant, et qui utilise le "pouvoir" traditionnel de Mei comme métaphore symbolique à plusieurs dimensions : puberté et transformations hormonales, difficulté de concilier des sentiments contradictoires et les diverses facettes d'une personnalité, poids des attentes familiales à un moment crucial du développement, etc.

Une sorte de version asiatique de Teen Wolf, en somme, avec des rebondissements familiers, mais qui reste toujours rythmée, dynamique et exubérante, à l'image de son personnage principal : porté par un montage nerveux (qui évoque parfois Edgar Wright), et par une animation très expressive combinant de multiples styles (dont l'anime), le tout s'avère très attachant, quand bien même le milieu du métrage souffrirait d'un léger ventre mou.

Jolie réussite Pixar.

4.75/6 

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Un film, un jour (ou presque) #1600 : SEMAINE SAINT PATRICK - Good Vibrations (2012)

Publié le 20 Mars 2022 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Comédie, Drame, Musique, Review, UK, Irlande, St Patrick

Pendant une semaine, comme chaque année, les Téléphages Anonymes fêtent l'Irlande à l'occasion de la Saint Patrick, le 17 mars !

Good Vibrations (2012) :

À Belfast, dans les années 70, Terri Hooley (Richard Dormer) est passionné de musique, et tente de faire découvrir le reggae à une société en pleine guerre civile. Il ouvre alors un magasin de disques, Good Vibrations, mais ne commence à connaître le succès que lorsqu'il découvre le punk rock, et décide de se lancer dans l'édition de disques de groupes locaux, qui reflètent parfaitement, à ses yeux, l'énergie d'une jeunesse désabusée...

Une biographie de Terri Hooley, figure emblématique de la scène punk-rock irlandaise, traitée ici sous un angle quasi-hagiographique par un film baignant, une fois de plus, dans une ambiance visuelle jaunâtre et délavée (après Zoo, je ne sais décidément pas pourquoi "film se déroulant dans le passé" devient apparemment synonyme, en Irlande, de "image moche passée au filtre coloré ambré", mais bon...).

Pas forcément surprenant tant Hooley a apparemment la réputation d'enjoliver son passé ou, du moins, d'éclairer celui-ci sous un jour avantageux lorsqu'il narre sa vie - et effectivement, si ce n'est pour les quelques lignes de texte qui apparaissent lors des dernières scènes, on aurait presque l'impression, en voyant ce bio-pic, que Hooley a changé l'histoire et l'industrie de la musique en Irlande, qu'il a défini une nouvelle facette du punk rock, et tout et tout.

Alors qu'en fait, pas vraiment, et l'influence du bonhomme est globalement limitée à l'Irlande, voire à la région de Belfast.

Néanmoins, il faut bien reconnaître que cette co-production BBC Films est plutôt agréable à suivre. Notamment parce qu'elle conserve toujours en filigrane les troubles socio-politiques de l'Irlande du Nord, au travers de montages d'actualité et d'un courant chaotique et menaçant, qui parcourent le film du début à la fin. Assez logique, en somme, que le punk rock ait trouvé là un terrain fertile et une résonance auprès d'une jeunesse révoltée.

Et puis Richard Dormer campe un Terri Hooley très énergique et attachant, à la bonne alchimie avec Jodie Whittaker, qui joue son épouse. On peut donc regretter que le capital sympathie de l'acteur soit un peu tiré vers le bas par (outre le côté jaunâtre de l'image) un récit fréquemment épisodique, par des perruques assez fauchées, et par un dernier tiers routinier façon crise de couple.

Mais encore une fois, ça se regarde plutôt bien, et l'enthousiasme de tout le monde est communicatif.

3.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #1599 : SEMAINE SAINT PATRICK - Riverdance, l'aventure animée (2021)

Publié le 19 Mars 2022 par Lurdo dans Aventure, Animation, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Musique, Review, Fantastique, UK, Irlande, St Patrick

Pendant une semaine, comme chaque année, les Téléphages Anonymes fêtent l'Irlande à l'occasion de la Saint Patrick, le 17 mars !

Riverdance, l'aventure animée (Riverdance : The Animated Adventure - 2021) :

Marqué par la mort soudaine de son grand-père (Pierce Brosnan), qui affirmait protéger leur petite ville irlandaise des ténèbres du maléfique Chasseur (Brendan Gleeson), le petit Keegan (Sam Hardy) peine à retrouver une vie normale... jusqu'à ce que sa meilleure amie Moya (Hannah Herman Cortes) et lui découvrent que les légendes disaient vrai, et que Keegan doit désormais protéger les troupeaux de Megaloceros giganteus magiques du maléfique Chasseur.

Un film d'animation produit pour Sky, distribué par Netflix dans le reste du monde, et réalisé par les studios Cinesite (déjà responsables de L'étoile de Noël, La Famille Addams 1 et 2 et Les Bouchetrous), ce qui donne un résultat assez bizarre, car clairement pensé à reculons, façon "bon, on a les droits de la musique et des chorégraphies de Riverdance, qu'est-ce qu'on peut en faire ? Un film d'animation ?".

D'autant plus que tout l'intérêt de Riverdance, à la base, c'est la performance physique/sportive/artistique des danseurs irlandais, alliée à la musique. Donc ici, forcément, une fois ces danseurs remplacés par des enfants ou des animaux magiques animés, tout le côté performance se fait la malle.

Reste alors le récit en lui-même, une histoire de deuil qui bascule immédiatement dans un grand n'importe quoi fantastique à la structure approximative, pleine de digressions et articulée de manière assez artificielle autour des morceaux et danses de Riverdance.

Le tout saupoudré d'humour à base de pets (heureusement assez limité), d'un grand méchant qui arrive très tard dans le récit et reste à peine un petit quart d'heure, et de deux cervidés théoriquement irlandais mais qui, dans les faits, sont des clichés de sidekicks comiques afroaméricains typiques, interprétés par Lilly Singh (dans un rôle qui aurait pu être attribué à Tiffany Haddish) et Jermaine Fowler (en cervidé obèse aux accents vocaux de Kevin Hart).

Loin d'être convaincant, donc, et assez décousu, mais visuellement pas désagréable à regarder et assez bien doublé ce Riverdance reste toutefois assez dispensable : si l'on a plus de dix ans, autant revoir le spectacle original.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #1598 : SEMAINE SAINT PATRICK - Le Zoo (2017)

Publié le 18 Mars 2022 par Lurdo dans Review, Cinéma, Drame, Jeunesse, UK, Histoire, Irlande, Guerre, St Patrick

Pendant une semaine, comme chaque année, les Téléphages Anonymes fêtent l'Irlande à l'occasion de la Saint Patrick, le 17 mars !

Le Zoo (Zoo - 2017) :

Durant les bombardements subis par Belfast lors de la Seconde Guerre Mondiale, Tom (Art Parkinson), un jeune garçon dont le père est au front, décide de tout faire pour sauver Buster, un jeune éléphanteau du zoo de la ville, l'un des nombreux animaux de l'établissement dont l'exécution a été commandée par les autorités...

Un film familial à thématique animalière, version très romancée d'une histoire vraie, qui n'a malheureusement pas vraiment fonctionné sur moi, pour plusieurs raisons. Déjà, à cause du parti-pris artistique de baigner toute la photographie du film dans une colorimétrie délavée, à la limite du sépia, pour faire "historique" : c'est moche, c'est inutile, et ça n'apporte rien au film, voire même ça crée une distance qui n'a pas lieu d'être entre le spectateur et l'histoire présentée.

Ensuite, parce que la structure même du film, son déroulement, et son rythme, font que l'on ne s'attache jamais vraiment aux jeunes personnages (notamment au héros). Oui, le petit Mickey (James Stockdale) est amusant, mais il est sous-exploité, et disparaît trop longtemps du métrage pour son propre bien... et les autres personnages restent trop mécaniques dans leur écriture et dans leur utilisation pour parvenir à susciter l'attachement et l'émotion.

Je parle d'émotion, car le film tente un rebondissement à la Terabithia (ceux qui auront vu ce dernier film comprendront). Un rebondissement assez téléphoné par la mise en scène et les dialogues (on est à la limite du "je reviens tout de suite" d'un figurant de film d'horreur), et qui est tombé totalement à plat pour moi, de par mon manque d'empathie envers les protagonistes.

Bref, un métrage totalement à l'opposé de son affiche colorée et joyeuse, et qui manque de la maîtrise nécessaire pour que son côté mélodramatique fonctionne réellement. Cela dit, ça a bon fond, et les enfants apprécieront peut-être l'éléphanteau... donc soyons gentils.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #1597 : SEMAINE SAINT PATRICK - There's Something about Patrick (2013)

Publié le 17 Mars 2022 par Lurdo dans Biographie, Comédie, Critiques éclair, Documentaire, Histoire, Télévision, UK, Irlande, St Patrick

Pendant une semaine, comme chaque année, les Téléphages Anonymes fêtent l'Irlande à l'occasion de la Saint Patrick, le 17 mars !

There's Something about Patrick (2013) :

Un documentaire britannique d'une heure environ centré sur Neil Delamere, un comique irlandais, qui décide de s'intéresser à la figure incontournable de l'Irlande, Saint Patrick, pour tenter d'en démêler la vérité de la légende.

Le tout entrecoupé de moments de stand-up du comédien, d'interviews auprès de spécialistes et de quidams, et de "reconstitutions" humoristiques, sans oublier les passages durant lesquels Delamere tente de revivre dans les conditions du quatrième siècle après JC.

De quoi remettre en place les nombreuses idées fausses qui entourent le saint patron irlandais, avec un sens de l'humour plutôt efficace et toujours présent, ce qui assure qu'on ne s'ennuie pas devant ce métrage décalé plutôt bien rythmé et conçu.

4.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1596 : SEMAINE SAINT PATRICK - Killing Bono (2011)

Publié le 16 Mars 2022 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Musique, UK, Irlande, St Patrick

Pendant une semaine, comme chaque année, les Téléphages Anonymes fêtent l'Irlande à l'occasion de la Saint Patrick, le 17 mars !

Killing Bono (2011) :

Neil (Ben Barnes) and Ivan McCormick (Robert Sheehan), deux frères irlandais musiciens, n'en croient pas leurs yeux lorsque Bono (Martin McCann), l'un de leurs amis de lycée, connait un succès retentissant avec son groupe U2. Les frères McCormick, eux, peinent à lancer leur carrière musicale, et petit à petit, l'ombre de Bono leur pèse de plus en plus...

Un semi-biopic inspiré de la vie de Neil McCormick, critique musical réputé, qui a passé toute sa vie dans les traces de Bono, un ami d'enfance. Malheureusement, malgré la bonne humeur et la bonne volonté générales, j'ai eu un peu de mal à vraiment accrocher à ce métrage qui, bizarrement, m'a paru tourner assez rapidement à vide.

Sur un postulat au potentiel dramatique intéressant (la descente aux enfers de Neil McCormick, incapable de prendre la moindre décision correcte vis à vis de sa carrière, ou de cesser de jalouser constamment Bono/U2, et qui finit même par être tenté de le tuer après avoir été viré de son groupe par son frère et son manager), le film adopte un ton rigolard, une sorte de comédie semi-dramatique joyeusement caricaturale (tous les traits sont assez forcés, les costumes et les looks d'époque ne sont jamais totalement crédibles) refusant fermement d'égratigner Bono (présenté comme un homme parfait et plein d'humour), et tirant un peu trop à la ligne, avec une durée de près de deux heures (la faute à plein de digressions à droite et à gauche, notamment en rapport avec la pègre, etc).

Le résultat, c'est que le tout ronronne rapidement, à la fois gentil, inoffensif et maladroit, sans jamais vraiment convaincre ou emporter l'adhésion.

3/6, en étant gentil, principalement pour les acteurs impliqués.

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Un film, un jour (ou presque) #1595 : SEMAINE SAINT PATRICK - The Flag (2016)

Publié le 15 Mars 2022 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, Romance, UK, Irlande, St Patrick

Pendant une semaine, comme chaque année, les Téléphages Anonymes fêtent l'Irlande à l'occasion de la Saint Patrick, le 17 mars !

The Flag (2016) :

Alors qu'il traverse une mauvaise passe, Harry Hambridge (Pat Shortt) apprend qu'un drapeau irlandais, signé par son grand-père héros de l'Insurrection de 1916, est aux mains des Anglais depuis des décennies, conservé comme prise de guerre dans une caserne militaire anglaise. Il décide alors de réunir ses amis les plus proches, pour dérober le drapeau et le restituer à qui de droit...

Un film de casse à l'irlandaise qui, malheureusement, souffre d'une écriture très caricaturale, façon sitcom : les grosses ficelles prévisibles sont nombreuses, la caractérisation est très sommaire (les Anglais sont snobs et pédants, les Irlandais bons vivants, alcooliques et déconneurs, les jeunes anglais des hooligans, etc, etc, etc), et le tout donne l'impression d'un scénario approximatif, uniquement porté à bout de bras par l'énergie de ses interprètes.

Après... la romance principale est sympathique, quand le casse commence enfin, c'est amusant, et comme bon nombre de comédies de ce style, ça se regarde facilement, d'autant que ce n'est pas très long (dans les 80 minutes tout compris). Mais ça s'arrête là.

Un petit 3/6

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Un film, un jour (ou presque) #1594 : SEMAINE SAINT PATRICK - As Luck Would Have It (2021)

Publié le 14 Mars 2022 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Hallmark, Review, Romance, Télévision, USA, Irlande, St Patrick

Pendant une semaine, comme chaque année, les Téléphages Anonymes fêtent l'Irlande à l'occasion de la Saint Patrick, le 17 mars !

As Luck Would Have It (2021) :

Agente immobilière au sein d'une grande firme, Lindsey (JoAnna Garcia Swisher) est envoyée en Irlande pour y acquérir un terrain, ainsi que le château qui s'y trouve, afin d'y bâtir un hôtel ultra-moderne. Mais sur place, elle rencontre Brenna (Allen Leech), ainsi que l'opposition du conseil municipal, qui refuse de vendre. Pour tenter de les faire changer d'avis, Lindsey décide alors de passer un peu de temps dans ce village agréable, alors même que s'y tient un festival local de rencontres entre célibataires...

Une comédie romantique Hallmark qui m'a laissé un peu mitigé. Du côté du positif, outre le tournage en Irlande (toujours agréable) et l'énergie un peu hésitante d'Allen Leech (qui fait un lead masculin agréablement différent de la norme des protagonistes Hallmark), il y a bien entendu le charme et le capital sympathie considérable de JoAnna Garcia, toujours très attachante et trop rare dans le genre.

Du côté du négatif, je pourrais citer le script un peu générique, la photographie un peu quelconque, et le rythme global, qui fait que le métrage s'installe sur des rails et finit par ronronner jusqu'à sa conclusion évidente.

Bref, je n'ai pas forcément été passionné par tout ça, ce qui est bien dommage, puisque je partais presque conquis d'avance par la distribution et l'environnement.

3/6

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Les bilans de Lurdo : Space Force, saison 2 (2022)

Publié le 13 Mars 2022 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Science Fiction, Science-Fiction, Sitcom, Télévision, USA, Netflix

Après une première saison en demi-teinte, clairement conçue dans la précipitation de l'actualité, Netflix remet le couvert avec sept nouveaux épisodes de Space Force, cette comédie hybride et improbable chapeautée par Greg Daniels, le papa de The Office...

Space Force, saison 2 (2022) :

Suite à l'incident lunaire avec la Chine, le Général Naird (Steve Carell) apprend que le nouveau gouvernement en place n'est plus favorable à la Space Force, et a décidé de lui laisser quatre mois (avec un budget divisé par deux) pour prouver la valeur et justifier l'existence de cette branche de l'armée...

Une saison 2 qui a reçu un accueil critique nettement plus enthousiaste, la presse et les spectateurs affirmant bien souvent que la différence qualitative était flagrante et que le programme avait enfin trouvé ses marques pour devenir une comédie hilarante, homogène et inspirée.

Après avoir visionné ces sept épisodes, tout ce que j'ai à en dire, c'est qu'on n'a pas dû voir la même saison. Parce qu'honnêtement, le premier mot qui me vient à l'esprit, au terme de ces sept épisodes, c'est "décousu". Ces sept épisodes semblent avancer à tâtons, proposer des scripts et des notions sous-développées, manquer d'un véritable fil directeur ou de liant, et oublier de conclure certaines sous-intrigues, ce qui donne donc une série inaboutie et brouillonne.

Ce qui était déjà peu ou prou la conclusion que je faisais au terme de la saison 1 ; mais ici, avec ce nombre d'épisodes réduit, cette impression se renforce encore, et l'on arrive à la fin de cette saison 2 en se disant un peu "c'est déjà fini ?" sans qu'il se soit déroulé quoi que ce soit d'un tant soit peu mémorable ou drôle.

Comme en saison 1, il y a bien quelques moments amusants, comme cette rencontre avec les Chinois, ou encore la mise à jour impromptue de Windows dans le final, et certains personnages secondaires ont droit à une évolution et un développement intéressants (Angela, qui se remet mal de la mission lunaire ; Tony, qui s'éloigne du cliché Jean-Ralphio pour devenir plus humain)... mais plus que jamais, Space Force donne l'impression d'un projet approximatif, qui n'a même plus le temps de laisser respirer ses personnages et leurs moments plus sincères.

Toujours assez frustrant, donc, de voir que cette distribution de qualité est aussi moyennement desservie par l'écriture, et pas sûr qu'il y ait une saison 3, d'autant que le cliffhanger final se rapproche trop de Don't Look Up pour vraiment donner envie de continuer...

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Les bilans de Lurdo : Murderville, saison 1 (2022)

Publié le 12 Mars 2022 par Lurdo dans Anthologie, Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Netflix, Review, Policier, Télévision, USA

Adaptation d'une série télévisée anglaise (Murder in Successville), ce Murderville, produit par Will Arnett pour Netflix, propose de mettre en scène des crimes et des enquêtes policières, avec une particularité : dans chaque épisode, un invité tient le rôle du partenaire de l'enquêteur, sans rien savoir du scénario ou de ses rebondissements, et il doit tenir son rôle en réagissant à tout ce qui l'entoure, jusqu'à, peut-être, réussir à identifier le coupable en fonction des indices découverts.

Beaucoup d'improvisation au programme, et des résultats assez variables pour ces 6 épisodes d'une petite demi-heure...

Murderville, saison 1 (2022) :

Les enquêtes de Terry Seattle (Will Arnett), inspecteur principal de la police de Seattle, et de ses partenaires successifs...

Une série plutôt amusante, au final, qui bénéficie d'une ambiance décontractée et d'une utilisation de l'improvisation qui ne sont pas sans rappeler des émissions comme Whose line is it anyway ? et autres... mais une série qui montre aussi déjà ses limites, notamment de format, avec la récurrence des segments "je te parle dans l'oreillette, et tu répète tout ce que je dis" dans la plupart des épisodes.

Autre limite évidente : l'implication des guest stars, plus ou moins douées dans l'improvisation. Conan O'Brien, bien rôdé à tout ce qui est interactions spontanées avec le public, s'en sort très bien, même s'il tente constamment de faire rire Arnett et compagnie ; Kumail Nanjiani joue aussi le jeu, un peu plus en retrait ; Annie Murphy (de Schitt's Creek, notamment), est à fond dedans, mais un peu dépassée par les événements ; et Ken Jeong, s'il est mort de rire du début à la fin de l'épisode, se prête aussi à toutes les idées saugrenues.

À l'opposé, Marshawn Lynch, footballeur américain et acteur, semble s'amuser, mais se laisse porter ; et Sharon Stone conserve une certaine raideur et distance, prenant son rôle d'apprentie inspectrice très au sérieux (même si elle aussi se lâche çà et là).

Il y a donc tout un éventail de réactions différentes (et inégales) dans ce programme, qui confronte ces guests à de multiples visages familiers du monde de la comédie (David Wain, Ian Gomez, Erinn Hayes, Phil LaMarr, Nicole Sullivan, Rob Huebel, etc) et les plonge dans des enquêtes semées d'indices plus ou moins évidents (sur les 6 épisodes, la moitié des enquêtes débouche sur une déduction erronée), avec une sorte de fil conducteur, centré sur la disparition inexpliquée de l'ancienne partenaire de Terry Seattle, interprétée (en photo) par Jennifer Aniston.

Une expérience pas désagréable, en somme, même si finalement assez anecdotique, et vraiment seulement satisfaisante lorsque les invités ou les autres acteurs pouffent de rire, brisant momentanément l'illusion déjà vacillante de l'enquête.

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Un film, un jour (ou presque) #1593 : Moonfall (2022)

Publié le 11 Mars 2022 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Review, Science Fiction, Science-Fiction, Thriller, USA, Allemagne, Chine

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Moonfall (2022) :

K.C. Houseman (John Bradley), un conspirationniste passionné d'espace, découvre un beau jour que la Lune a changé d'orbite, et va commencer à se rapprocher de la Terre, avec des conséquences funestes pour la planète. De son côté, Jo Fowler (Halle Berry), ancienne astronaute de la NASA, parvient aux mêmes conclusions, et organise une mission lunaire d'extrême urgence... mais seul Brian Harper (Patrick Wilson), son ex-compagnon et ancien astronaute déchu, peut l'aider à la mener à bien.

Ah, ce bon vieux Roland Emmerich, qui fait le buzz en se plaignant dans les médias qu'à cause des films de superhéros Marvel, il n'y a plus de créativité, d'originalité ou d'audace à Hollywood... tout en faisant sa promotion pour son trouzemillième film catastrophe générique et quelconque.

Moonfall est, sans surprise, un gros recyclage insipide du cinéma habituel de Emmerich, depuis les anciens extraterrestres de Stargate (ici, la Lune est creuse, habitée par une race extraterrestre qui a créé les Humains) jusqu'aux scènes de catastrophes de 2012, en passant par la science-fiction de ses débuts, le tout sans la moindre inspiration, la moindre plausibilité scientifique, le moindre rythme (toutes les scènes terrestres sur le fils de Harper et l'étudiante chinoise au pair de Fowler sont calamiteuses et cassent toute l'énergie des scènes spatiales), la moindre originalité (on va être très clairs : le lore de Moonfall, c'est Battlestar Galactica, ni plus ni moins) ou le moindre effort dans la mise en images, en musique ou dans l'écriture.

Cette coproduction avec la Chine est donc un film catastrophe fainéant, qui n'apporte absolument rien au genre, et qui ne mérite pas plus que le nombre de points de QI de son script.

1.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1592 : Vengeance aux poings (2022)

Publié le 10 Mars 2022 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Netflix, Review, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Vengeance aux poings (Fistful of Vengeance - 2022) :

Tommy (Lawrence Kao), Kai Jin (Iko Uwais) et Lu Xin (Lewis Tan) arrivent en Thaïlande pour venger Jenny, la sœur de Tommy, et se retrouvent embarqués, suite à une rencontre avec William Pan (Jason Tobin), dans la traque de la malfaisante Ku An Qi (Yayaying Rhatha Phongam)...

Tentative apparente de compenser le bad buzz entourant Iron Fist en produisant une série similaire et totalement asiatique (un peu comme Marvel l'a fait de manière plus convaincante, au cinéma, avec Shang-Chi), la seule et unique saison de Wu Assassins ne m'avait pas laissé le moindre souvenir impérissable, voire même, m'avait laissé particulièrement dubitatif, si j'en crois ce que j'avais écrit à l'époque.

Quatre ans après, probablement pour des raisons contractuelles, voilà pourtant que Netflix diffuse ce téléfilm, Fistful of Vengeance, sans réellement assumer la filiation avec la série d'origine (dont le nom n'apparaît nulle part). De quoi laisser méfiant pour cette production... qui, effectivement, n'est guère plus (qualitativement parlant) qu'un double épisode de Wu Assassins, avec à peu près les mêmes qualités (Iko Uwais et Lewis Tan restent compétents, Francesca Corney est sympathique, il y a de l'action), et les mêmes défauts (tout le reste).

C'est bien simple, tout est affreusement fauché (les effets spéciaux dignes d'une production tv de network) et approximatif, y compris les combats - non seulement ces derniers sont assez mal rythmés, posés sur des morceaux de dance/techno/hip hop envahissants et mous, mais en plus, quelque chose dans la réalisation et le montage fait qu'ils manquent systématiquement de punch et d'efficacité ; on voit fréquemment les coups manquer largement leur cible, certains mouvements sont presque trop lents pour être convaincants, les combattants ne sont pas mis en valeur, les angles de caméra et leurs changements sont peu judicieux, bref, c'est loin d'être terrible malgré les compétences des personnes impliqués.

Après, outre les choix musicaux, les effets spéciaux, les combats, on pourrait aussi citer l'interprétation inégale, la photographie très laide (un filtre jaune sur l'image, du début à la fin) et l'écriture très faible et clichée - Katherine Winnick n'est pas là, donc on remplace son personnage par un agent d'Interpol, une grande amazone noire sud-africaine qui passe tout le film en pantalon/veste de cuir et en soutien-gorge, répond au pseudonyme de Zulu, et a droit à la seule scène de sexe du métrage.

Parce que oui, le film se lâche, avec des morts toujours plus violentes et sanglantes, et de la nudité gratuite.

De quoi entériner une fois pour toute la nature de DTV plus que médiocre de ce métrage, à peu près aussi convaincant que ne pouvait l'être la série dont il est issu.

1.75/6  

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Un film, un jour (ou presque) #1591 : Coneheads (1993)

Publié le 9 Mars 2022 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, Science Fiction, Science-Fiction, Télévision, USA, SNL

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Coneheads (1993) :

Beldar (Dan Aykroyd) et Prymaat (Jane Curtin), deux envahisseurs extraterrestres de la planète Remulak, s'écrasent sur Terre à la suite d'une fausse manœuvre, et sont contraints de s'intégrer à la vie terrestre le temps que leurs supérieurs dépêchent un vaisseau de secours... en espérant échapper, dans l'intervalle, aux services de l'immigration menés par Gorman Sneedling (Michael McKean).

Difficile de revenir sur une telle comédie après toutes ces années, une comédie née d'une série de sketches du SNL, et qui délaie ces sketches sur près de 90 minutes, en enchaînant le cabotinage et les caméos des membres de l'émission d'alors.

Difficile, parce que, depuis, le postulat (des extraterrestres écrasés sur Terre et reproduisant les gimmicks du genre sitcom familiale) a été repris encore et encore, que ce soit dans Troisième planète après le soleil, Solar Opposites, ou encore The Neighbors ; difficile aussi, parce que le film suit les grandes lignes du film d'animations Coneheads de 1983, se contentant parfois de les traduire en prises de vue réelle. Difficile encore, car la musique premier degré de David Newman (en plus de repomper honteusement Danny Elfman à un certain moment) se marie assez mal à l'absurdité du tout, une absurdité renforcée par le côté satirique du scénario, qui se moque de l'Amérique, du racisme, de l'accueil des immigrés aux USA,du capitalisme, etc.

Et puis il faut bien avouer que la réalisation caricaturale et le rythme déglingué du film n'aident pas vraiment à proposer un tout homogène et efficace. Cela dit, dans l'ensemble, Coneheads reste assez agréable à regarder, principalement parce que les acteurs se donnent à fond à leurs personnages et au grand n'importe quoi ambiant (notamment durant le grand final en mode duel dans l'arène avec monstre en stop-motion).

Mais ça s'arrête là.

Un petit 3/6

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Un film, un jour (ou presque) #1590 : Catwoman - Hunted (2022)

Publié le 8 Mars 2022 par Lurdo dans Action, Animation, Cinéma, Critiques éclair, DC, Review, USA, Fantastique, Jeunesse, Science Fiction, Science-Fiction, Japon

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Catwoman - Hunted (2022) :

Alors qu'elle tente de dérober d'un diamant lors d'une réception costumée donnée par la pègre, Catwoman (Elizabeth Gillies) devient la cible de l'organisation criminelle Leviathan, dirigée par Barbara Minnerva (Kirby Howell-Baptiste). Avec l'aide de Batwoman (Stephanie Beatriz ), elle tente alors de faire tomber cette dernière, tout en échappant aux assassins lancés contre elles par le cartel...

Un long-métrage d'animation DC regardé à l'aveugle, sans savoir la moindre chose du projet... et j'aurais mieux fait de m'abstenir. Non pas que ce soit désastreux, mais c'est un de ces films d'animation DC lorgnant très fortement sur de l'anime, dirigé par un ex-animateur japonais de Lupin III, mis en musique par un compositeur japonais qui a décidé de faire du free jazz 60s pendant tout le film, et avec un graphisme et une direction artistique très japanimation sommaire, qui ne m'a pas du tout plu.

Pour ne rien arranger, le script n'est pas très intéressant : c'est cousu de fil blanc, c'est assez lourd sur tout ce qui est sous-entendus sexuels, les personnages sont très basiques, les one-liners et les vannes félines sont dignes d'un Joel Schumacher, et le film donne l'impression de se terminer au bout d'une heure, par un gros combat contre des démons et des mecs en armure à la transformation sentai... avant de repartir pour un épilogue de trois nouveaux affrontements gratuits et artificiels, l'un contre des ninjas sur la Tour Eiffel, puis contre Solomon Grundy, puis contre une Cheetah assez immonde visuellement.

Et puis je me dois de mentionner le doublage assez bancal, qui m'a laissé perplexe : autant Elizabeth Gillies est très bien en Catwoman, autant Stephanie Beatriz adopte un ton désabusé et sarcastique qui ne fonctionne jamais totalement... sans oublier tous les personnages masculins, à la voix rauque et forcée, y compris ce bon vieux Jonathan Frakes. Je ne sais pas si le problème vient du casting, de la direction ou des conditions d'enregistrement, mais dans l'ensemble, ça sonne... faux.

Un énorme bof, en ce qui me concerne (et Black Mask, en couverture, fait de la figuration)

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1589 : The Lost Leonardo (2021)

Publié le 7 Mars 2022 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Histoire, Review, Thriller, USA, UK, France

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

The Lost Leonardo (2021) :

Un documentaire intéressant qui retrace toute l'affaire du Salvator Mundi, un tableau très abîmé attribué, après sa restauration, à Leonardo Da Vinci.

Un tableau presque sorti de nulle part, aux origines floues, jamais totalement authentifié par les experts, en très grande partie restauré (au point qu'il y ait désormais plus de restauration que d'œuvre originale), et qui a fait les choux gras du milieu de l'art, depuis ceux qui l'ont retrouvé, vendu de manière plus ou moins honnête, jusqu'au Prince d'Arabie Saoudite, son dernier acquéreur (officieux) en titre, en passant par toutes les galeries, tous les musées, et toutes les salles d'enchères, trop contentes de pouvoir faire leur promotion médiatique sur le dos d'un "De Vinci" inédit pour vraiment vouloir faire preuve de rigueur et de prudence dans leur évaluation de l'œuvre.

C'est ce qui ressort vraiment de ce métrage, qui se fait un malin plaisir à laisser tous ses intervenants face caméra, silencieux, souvent mal à l'aise ou avec un petit sourire satisfait sur les lèvres : le monde de l'art est un monde emplit de magouilles, de corruption, de blanchiment d'argent, etc... et tout le monde semble en être parfaitement satisfait.

On a donc fréquemment envie de baffer les intervenants, entre la restauratrice innocente, le critique d'art exubérant, les spécialistes jaloux qui se tirent dans les pattes, les businessmen qui arnaquent tout le monde et n'ont que l'argent en tête, les oligarques russes aux fonds douteux, les musées hypocrites, les politiciens cherchant à se racheter une virginité, et tout le reste. Tous pourris, en somme.

Cela dit, The Lost Leonardo reste un documentaire intéressant : c'est complet, bien rythmé, et mis en scène comme une enquête policière, donc c'est plutôt réussi, bien qu'occasionnellement un peu manipulateur dans sa forme.

4.5/6

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SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo : Jurassic World - La Colo du Crétacé, saison 4 (2021)

Publié le 6 Mars 2022 par Lurdo dans Action, Aventure, Animation, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Les bilans de Lurdo, Review, Science Fiction, Science-Fiction, Thriller, Netflix, Télévision, USA

Avec sa saison 3, Camp Cretaceous semblait avoir atteint une conclusion efficace et potentiellement définitive : les jeunes protagonistes avaient quitté l'île d'Isla Nublar, avec au programme une happy end pour quasiment tout le monde, et un aboutissement efficace des diverses sous-intrigues de la série... sauf que Netflix avait clairement une autre idée en tête, puisque la série continue, pour le meilleur et pour le pire. Place donc à cette saison 4 de 11 épisodes, une saison qui ne m'a pas vraiment convaincu...

Jurassic World - La Colo du Crétacé, saison 4 (Camp Cretaceous, season 4 - 2021) :

Six mois après les événements de Jurassic World, Kenji, Yaz, Sammy, Ben, Darius et Brooklynn s'échouent sur une nouvelle île aux biomes multiples. Rapidement, ils découvrent que c'est là un centre d'expérimentations de Mantah Corp, et qu'ils vont devoir tout faire pour protéger les dinosaures qui servent de cobayes à la multinationale...

Une quatrième saison en demi-teinte, à vrai dire, après une troisième saison qui se terminait de manière plutôt satisfaisante. Il faut dire qu'entre le rythme un peu bancal, l'accent prononcé mis sur la romance naissante entre Kenji et Brooklynn, et surtout le côté ultra-technologique de la saison, le tout ressemble presque à une tentative de réorienter la série vers quelque chose de différent, de changer les enjeux, tout en gardant les bases et les personnages.

Le problème, c'est que les bases (limitées) de la série, c'est "un groupe d'ados sont perdus dans Jurassic World alors que le parc a été évacué, et ils doivent survivre aux dinosaures en liberté". Cette saison 4, à contrario, c'est "un groupe d'ados est prisonnier d'un labo ultra-sophistiqué aux biomes multiples façon holodeck de Star Trek, dans lesquels vivent quelques dinosaures, et qui sont gardés par une armés de drones volants, de chiens-robots et de lézards-cyborgs bipèdes tirant des lasers et contrôlés par un trentenaire immature qui travaille pour la grande méchante corporation rivale d'InGen/Masrani, qui tente de télécommander les dinos avec une puce pour les faire se battre".

Forcément, ça change nettement le cadre, les enjeux et le déroulement du tout : plutôt que d'être poursuivis par des dinosaures, les protagonistes sont encore et toujours traqués par les robots de Mantah, ce qui devient rapidement assez répétitif. Les détails et la plausibilité de tout ce côté technologique coincent un peu (une base secrète à la technologie digne de Star Trek, à deux encablures à peine d'Isla Nublar et du parc... mouais). Le personnage de Kash est un peu trop basique et cliché pour faire un antagoniste probant...

Et de manière générale, la saison a tendance à jouer un peu trop la carte de l'émotion facile et manipulatrice, façon "regardez, les enfants, vous les trouvez mignons, nos bébés dinos qui réagissent comme des animaux domestiques ? Et bien les méchants vont les torturer et les télécommander, avec des gros plans sur les yeux pleins de terreur des pauvres bébés. Et puis vous vous souvenez de Bumpy, le dinosaure de Ben ? Et bien on va finir un épisode en vous montrant qu'il est seul sur Isla Nublar, déprimé, et que les enfants lui manquent ! SOYEZ TRISTES, LES ENFANTS !"

Bref, une saison qui ne m'a pas vraiment convaincu : oui, les bébés dinosaures sont mignons, oui, le développement psychologique de certains des personnages est bienvenu (le PSTD de Jaz, notamment), mais dans l'ensemble, la série est partie dans une direction trop peu probante à mon goût, cette année, le Spinosaure faisait presque de la figuration, et tous ces changements n'ont pas forcément fait du bien au programme.

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