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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Un film, un jour (ou presque) #886 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Associée avec mon Ex (2018) & Destination Wedding (2018)

Publié le 12 Février 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Romance, Télévision, Hallmark, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec chaque jour plusieurs critiques de films romantiques...

Associée avec mon Ex (Love in Design - 2018) :

Alors que son émission de rénovation d'intérieur a elle-même besoin d'un bon coup de pinceau, Hannah (Danica McKellar) est contrainte, par son patron, de retourner dans sa ville natale, en Nouvelle-Angleterre, pour y remettre en état un manoir historique. Mais rapidement, Hannah découvre que Jeff (Andrew Walker), son ex-compagnon, a été chargé de s'assurer que les rénovations d'Hannah n'endommagent pas le caractère historique du bâtiment...

Rah, c'est dommage. Un couple sympathique, une maison plutôt jolie, mais non, ce téléfilm Hallmark automnal ne décolle jamais, ne sort jamais des sentiers archi-battus par les productions de la chaîne, et paraît constamment en pilotage automatique... ce qui n'est somme toute guère surprenant.

Ça manque de peps, ça manque d'originalité, et franchement, l'émission de rénovation, tout ça, on s'attend à voir débarquer Valérie Damidot ou Stéphane Plaza, et ça a plutôt tendance à me rebuter qu'autre chose. D'autant que la rénovation se passe plus ou moins hors champ, toute seule, comme par magie, et sans que les résultats apparaissent à l'écran. À quoi bon ?

J'ai envie de mettre la moyenne, pour le duo de tête d'affiche, mais ça ne la vaut pas nécessairement, donc :

2.75/6

Destination Wedding (2018) :

Cyniques, déprimés et désabusés, Lindsay (Winona Ryder) et Frank (Keanu Reeves) se rencontrent à l'occasion du mariage d'un ami commun, qu'ils supportent à peine... et ils se détestent aussitôt. Pourtant, au fil des heures, ils se découvrent un point de vue similaire sur la vie, l'amour et les relations humaines, et contre toute attente, ils se rapprochent l'un de l'autre...

Un film indépendant qui mise tout sur l'alchimie et le charisme de ses deux acteurs principaux, pour ce qui est quasiment une pièce de théâtre filmée, Reeves et Ryder étant les seuls interprètes crédités, et le duo passant tout le film à discuter en tête à tête, sur fond de jazz manouche et d'accordéon.

Et paradoxalement, ce n'est pas désagréable du tout, puisque le duo fonctionne bien (ce qui n'est pas une surprise), et que leur caractère acariâtre, s'il est parfois à deux doigts de les rendre antipathiques, s'avère néanmoins rafraîchissant dans le cadre très formaté de la comédie romantique.

Après, pas de miracle : ça reste une comédie romantique prévisible de bout en bout, et certains échanges sont tout sauf naturels, puisqu'ils paraissent très (trop) écrits. Mais bon, comme je n'en attendais rien, que les paysages sont assez jolis, et que ce n'est jamais trop long ou mou pour lasser...

3.5/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien....

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Un film, un jour (ou presque) #885 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Rip Tide (2017) & How to Train Your Husband (2018)

Publié le 11 Février 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Romance, Télévision, Netflix, Jeunesse, Sport, Australie, Disney, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec chaque jour plusieurs critiques de films romantiques...

Rip Tide (2017) :

Lasse de voir sa carrière de mannequin totalement dirigée par sa mère (Danielle Carter), et suite à un incident embarrassant devenu viral, Cora (Debby Ryan) fuit pour l'Australie, pour passer quelque temps chez sa tante Margot (Genevieve Hegney), qu'elle n'a pas revue depuis bien longtemps. Là, elle comprend que Margot ne s'est pas remise de la mort de son époux, elle sympathise avec l'excentrique Chicka (Naomi Sequeira), et elle tombe sous le charme de Tom (Andrew Creer), un surfeur qu'elle connaissait dans son enfance, et qui va l'inciter à prendre en main son destin...

Une comédie romantique australienne diffusée sur Netflix et distribuée par Marvista, avec une ex-Disney en tête d'affiche (et une autre dans un second rôle plus décalé). Et honnêtement, cela suffit à comprendre à quoi s'attendre avec ce métrage : une sorte de croisement entre un téléfilm romantique Marvista, et une comédie adolescente Disney Channel, le tout un peu mieux filmé que la moyenne, et avec de très jolies images aquatiques et de l'Australie (c'est lumineux, tout ça, peut-être même trop).

Au niveau de l'intérêt, ça s'arrête à peu près là, cependant, puisque le tout reste assez superficiel sur tous les plans, malgré un moment ou deux qui tentent d'être un peu plus subtils (la tante, hantée par le souvenir de son époux décédé ; la gestion des flashbacks, et leur symbolique), et une pudeur assez prononcée à tous les niveaux.

2.5/6 (parce que j'ai de la sympathie pour la moue boudeuse de Ryan, et parce que la copine excentrique m'a rappelé une jeune Danica McKellar, en plus agitée)

How to Train Your Puppy Husband (or How to Pick Your Second Husband First - 2018) :

Thérapeute réputée et auteur de best-sellers, Jillian (Julie Gonzalo) a pourtant des problèmes de couple assez conséquents, que ni la jeune femme ni son époux (Jonathan Chase) ne savent comment régler. À l'occasion d'un déplacement de son époux, cependant, Jillian accueille chez elle un jeune chiot, à l'initiative de sa meilleure amie Nicole (Karla Mosley) : elle découvre alors comment s'occuper d'autrui, et réalise qu'elle a peut-être trouvé là une solution aux problèmes de son mariage...

Une comédie romantique indépendante qui finira probablement sur ION, UpTV ou Lifetime (sans même parler des chaînes françaises), tant elle est calibrée, par sa maison de production (la même que celle qui a produit Fugue Sentimentale, entre autres), pour se couler dans le moule des romances télévisées façon Hallmark.

Le seul problème, en fait, c'est que le personnage de Julie Gonzalo n'est vraiment pas particulièrement engageant, notamment au début du métrage, lors des moments de tension au sein de son couple. C'est un problème d'écriture, mais aussi de visuel, puisque le tout est filmé de manière assez clinique, dans des environnements assez froids et stériles, ce qui n'aide pas vraiment à s'attacher à cette thérapeute finalement relativement mauvaise et immature.

Il faut attendre l'arrivée du chien (un adorable petit Beagle), au bout d'une demi-heure, pour que le tout se décoince un peu, et qu'on commence à s'attacher aux mésaventures de Julie Gonzalo. Mais là encore, c'est plus grâce au capital-sympathie du chien que grâce à l'écriture de la réalisatrice/scénariste, dont c'est là le second long-métrage. Et ensuite, avec le retour du mari dans la vie de Jillian, le film s'embourbe dans des mensonges, de la jalousie et des quiproquos quelconques...

Dans l'ensemble, une comédie romantique assez plate, qui manque vraiment de peps et d'énergie, et qui ronronne assez rapidement (ce qui est assez paradoxal, vu la thématique canine du tout).

2 + 0.25 pour le chien = 2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #884 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Three Summers (2017) & Que s'est-il passé cette nuit-là ? (2017)

Publié le 11 Février 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Cinéma, Comédie, Romance, Thriller, Télévision, Lifetime, Australie, UK, Musique, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec chaque jour plusieurs critiques de films romantiques...

Three Summers (2017) :

Trois années de suite, durant le festival musical annuel Westival, en Australie, deux musiciens irlandais - Roland (Robert Sheehan), prétentieux et élitiste joueur de thérémine, et Keevy (Rebecca Breeds), une joueuse de violon folk terre-à-terre et enthousiaste - se croisent et se rapprochent, alors qu'autour d'eux s'animent diverses communautés et autres groupes musicaux toujours plus excentriques...

Une comédie romantique écrite et réalisé par Ben Elton, légende de la télévision comique anglaise (Mr. Bean, Mr. Fowler brigadier-chef, Blackadder, The Young Ones)... et qui, en regard des antécédents de son créateur, s'avère étrangement décevante et plate.

Le problème, c'est que, plutôt que de faire un métrage purement romantique, Elton a choisi de faire de ce film une comédie collective, avec bon nombre de personnages secondaires et de moments récurrents, au sein desquels Sheehan (parfait en musicien méprisant et hautain) et Breeds évoluent et se disputent, avant de se retrouver.

Résultat, entre moments de revendication politique aborigène, chansons vaguement décalées, seconds rôles excentriques, plaidoyer pour le vivre-ensemble, humour australo-britannique, etc, la romance évolue mollement, sans vraiment passionner, et ce bien que le couple principal soit agréable.

Ce n'est pas calamiteux, c'est simplement assez quelconque.

3/6

Que s'est-il passé cette nuit-là ? (The Wrong Bed : Naked Pursuit - 2017) :

Peu de temps après avoir été renvoyée d'une compagnie d'assurance, Stella (Jewel Staite) se réveille un beau matin dans une chambre d'hôtel, nue et menottée à un séduisant pompier, Owen (Corey Sevier). Ni Stella ni Owen ne se souviennent comment ils sont arrivés là, ni qui est l'autre, mais progressivement, alors qu'ils se rapprochent, ils comprennent qu'ils sont embarqués dans une histoire de conspiration pharmaceutique qui les dépasse, et qui les oblige à fuir constamment de l'avant..

Pas vraiment une comédie romantique, puisqu'on est ici dans un téléfilm Lifetime façon thriller miteux, mais dans lequel la romance joue tout de même un rôle important (car récit adapté d'un roman Harlequin).

Adapté à quatre mains, ce téléfilm s'avère ainsi un métrage assez bâtard, bourré de choix créatifs contre-productifs (dès que le récit s'éloigne du couple principal, ça patauge) qui semblent uniquement là pour remplir un peu les 85 minutes du programme.

Ce n'est donc pas très intéressant, malgré le capital sympathie du couple principal et les paysages canadiens enneigés, et sur la fin, ça vire même au ridicule, avec ce grand méchant surjoué, qui nous fait son monologue avant de tuer les héros.

2/6

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Critiques éclair - The Orville 2x04 (2019) & Star Trek Discovery 2x04 (2019)

Publié le 10 Février 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Drame, Netflix, Review, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, Orville

En troisième semaine de diffusion, The Orville et Star Trek Discovery sont partis dans des directions radicalement opposées. Tandis que Orville faisait ses adieux de manière respectueuse et honorable à l'un des membres de sa distribution, Discovery, elle, retombait de manière piteuse dans ses pires travers de saison 1, avec des Klingons insipides, des intrigues et des révélations précipitées, et du surplace sans intérêt.

Une belle déception, donc, dont il faut espérer qu'elle ne soit qu'un faux pas passager...

The Orville 2x04 - Nothing Left on Earth Excepting Fishes :

Alors qu'il part en excursion avec sa nouvelle petite amie, le Lieutenant Tyler (Michaela McManus), le Capitaine est capturé par les Krills, qui tentent de le faire parler en torturant Tyler. Mais les apparences sont trompeuses...

Évacuons tout de suite le point le plus amusant de cet épisode : le fait que The Orville recycle ouvertement l'un des rebondissements majeurs de la saison 1 de Discovery, en faisant (spoiler) du Lieutenant Tyler une taupe Krill infiltrée à bord... comme l'était Ash Tyler dans STD, taupe pour le compte des Klingons.

Cette similitude est clairement voulue, comme l'atteste le nom identique du personnage... mais dans les faits, on est plus dans une sorte de clin d’œil moqueur, d'autant qu'ici aussi, les fans assidus avaient remarqué que l'actrice interprétant Tyler avait déjà tenu un rôle de Krill la saison précédente.

Bref. Outre ce détail, je dois dire que cet épisode signé Braga et Bormanis était assez typique du travail des deux vétérans de Star Trek : regardable, mais ultra-balisé (combien de fois avons-nous vu le même genre de script se terminant par le capitaine et son ennemi juré contraints, après un crash ou un accident, de coopérer dans un environnement hostile en attendant les secours ?) et reposant malheureusement sur l'un des points faibles de la série : la vie amoureuse du personnage de MacFarlane.

Un MacFarlane dont l'interprétation se limite un peu à "chien battu mélancolique" pendant toute la dernière partie de l'épisode, qui aurait mérité un peu plus d'intensité ou de talent. D'autant que, franchement, ni la sous-intrigue de Malloy voulant s'essayer à une formation d'officier de commandement (comme Tilly dans Discovery, mais avec des motivations et des résultats radicalement différents), ni la romance de Mercer et Tyler ne sont particulièrement passionnantes (la faute, pour ce dernier point, à une relation sous-développée, introduite il y a deux épisodes, et jamais mentionnée depuis).

Après, encore une fois, c'était tout à fait regardable, les effets spéciaux sont toujours de qualité, la troisième race extraterrestre, ennemie des Krills, avait un design sympathique, et de manière globale, ce n'est pas pire que bon nombre d'épisodes de Voyager ou d'Enterprise... mais ça aurait aussi pu être largement mieux et moins manichéen.

Star Trek Discovery 2x04 - An Obol for Charon :

Alors que le Discovery tombe en panne en rencontrant une anomalie spatiale apparemment hostile, les choses se compliquent à bord pour Saru, atteint d'un mal étrange, pour Tilly, aux prises avec l'entité sporique qui l'a envahie, et pour le reste de l'équipage, confronté à une panne de traducteur universel...

Un épisode gentiment bordélique, mais qui s'avère tout de même en progrès par rapport à l'épisode précédent.

En fait, cet épisode est à la fois un épisode de remplissage (ça n'avance pas sur le front de l'intrigue de Spock, et le reste fait du surplace), et de recyclage, puisque toutes les intrigues présentées ici sont des intrigues récupérées d'autres incarnations de Star Trek.

La panne générale provoquée par un astre inconnu et hostile, mais qui ne l'est finalement pas tant que ça, et qui ne cherche qu'à communiquer ? Ça évoque de nombreuses intrigues made in Trek, depuis Vger jusqu'aux sondes baleinières de Star Trek IV.

Le membre d'équipage atteint d'un mal inconnu qui le foudroie et donne lieu à des adieux larmoyants avant qu'il ne se remette in extremis ? Là aussi, on a déjà vu ça à de multiples reprises, au point que cette sous-intrigue n'ait pas une once de suspense.

Tilly, les spores, et le fait que le moteur spécial du Discovery endommage leur espace ? C'est un beau recyclage de Next Generation, et de l'épisode Force of Nature qui obligeait Starfleet à limiter son usage de la vitesse de distorsion à Warp 5 pour ne pas endommager la fabrique de l'espace-temps, blablabla...

Bref, un épisode patchwork (j'ai cru apercevoir 4 ou 5 scénaristes crédités, ce qui explique beaucoup de choses) qui recycle énormément, et tente aussi de faire de la rétrocontinuité et de passer un coup de balai narratif, avec entre autres le pourquoi du retour  ultérieur aux communications par vidéo à bord de l'Entreprise (Pike n'aime pas les communications holographiques), le pourquoi de l'élimination ultérieure du Spore Drive, et aussi, un tour de passe-passe assez amusant de la production qui, clairement gênée par les ganglions et le "Spider-sense" de Saru (que les scénaristes n'ont jamais été capables d'exploiter correctement), s'en débarrasse une fois pour toutes d'une manière qui ne fait que rajouter un peu plus de confusion autour des Kelpiens (à chaque fois qu'ils rajoutent des choses à la description de cette race, ça ne fait que rendre le tout encore plus bancal).

Un patchwork bordélique, donc, qui ne tient que par le rythme effréné imposé au récit par les multiples sous-intrigues : ça fait illusion, ça évite que l'on ne s'aperçoive trop du degré de recyclage de l'écriture, du ridicule de certains moments (Tilly possédée, la trépanation improvisée) et quand bien même toute la scène d'émotion entre Saru et Burnham serait tirée vers le bas par le fait qu'on n'y croit pas vraiment, que SMG a toujours un jeu très inégal, et que l'écriture tente de tout ramener une nouvelle fois à son personnage (en faisant notamment dire à Saru, agonisant et souffrant le martyre, que celle qui est vraiment à plaindre, c'est Burnham, qui va perdre encore quelqu'un de cher dans sa vie :facepalm:), ça permet de faire évoluer un peu le Kelpien dans une direction intéressante.

Et puis je dois dire que j'ai apprécié de voir Number One, ainsi que tout ce qui était en rapport avec Linus, et le passage concernant le traducteur universel.

Reste que maintenant, il faudrait que ça avance sur le fond, tout ça.

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et ici.

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Un film, un jour (ou presque) #883 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Petits Coups Montés (2018) & Ibiza (2018)

Publié le 10 Février 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Comédie, Romance, Netflix, Musique, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec chaque jour plusieurs critiques de films romantiques...

Petits Coups Montés (Set It Up - 2018) :

Épuisée par sa patronne autoritaire (Lucy Liu), Harper (Zoey Deutch) décide de faire équipe avec Charlie (Glen Powell), lui aussi assistant d'un patron insupportable et capricieux, Rick (Taye Diggs). Pas insensibles au charme l'un de l'autre, les deux vingtenaires mettent ainsi leurs talents en commun pour jouer les entremetteurs, et amener les deux cadres à se rencontrer, à tomber amoureux l'un de l'autre, et à enfin laisser un peu respirer leurs subordonnés...

Comédie romantique diffusée sur Netflix, fruit des efforts d'une réalisatrice de nombreuses sitcoms et autres séries tv comiques, et premier scénario de la productrice de films comme Hot Pursuit : En Cavale et Célibataire, Mode d'Emploi.

Pas grand chose d'original au programme, donc, puisque tous comptes faits, on aurait pu avoir exactement le même script (avec une distribution un peu moins mémorable) sur UpTV ou Hallmark.

La seule différence, ici, est donc ce cast plutôt sympathique et dynamique, entre Zoey Deutch et Glen Powell (déjà ensemble dans Everybody Wants Some !!, en 2016), Lucy Liu et Taye Diggs en patrons insupportables (Diggs en fait un peu trop, mais Liu rebascule avec grand plaisir en mode Ling d'Ally McBeal), et quelques seconds rôles sympatoches, parmi lesquels Pete Davidson en meilleur pote gay, et Titus Burgess en technicien étrange.

Sans cette distribution agréable à suivre, le film peinerait à atteindre la moyenne, dans le genre, d'autant que le métrage souffre (étrangement, compte tenu des antécédents de la réalisatrice) d'un manque de rythme assez paradoxal, et d'un bon quart d'heure de trop.

En l'état, c'est tout à fait regardable (les 20 dernières minutes sont même assez amusantes), mais le tout est honnêtement très peu mémorable.

3/6

Ibiza (2018) :

Envoyée par sa patronne à Barcelone pour y conclure une affaire, Harper (Gillian Jacobs), épuisée et au point mort dans sa vie privée, y est accompagnée par ses deux meilleures amies, Nikki (Vanessa Bayer) et Leah (Phoebe Robinson), bien décidées à profiter de l'occasion pour prendre des vacances festives entre copines. Mais à Barcelone, Harper a le coup de foudre pour Leo (Richard Madden), un DJ qui n'est pas insensible à son charme. Elle décide alors d'oublier la raison de sa présence en Espagne, pour se rendre à Ibiza et retrouver l'objet de son affection...

Initialement, je pensais que ce Ibiza (premier film de son réalisateur et de sa scénariste) était une énième girl comedy façon Mes Meilleures Amies et autres métrages du même genre avec humour trash et femmes qui font autant de conneries que les hommes (une certaine conception du féminisme, je suppose), d'autant que Will Ferrell et Adam McKay sont producteurs, et qu'une ex du Saturday Night Live (Vanessa Bayer) est à la distribution.

Mais en fin de compte, il s'avère que ce Ibiza est une comédie romantique entre Gillian Jacobs et Richard Madden, rom-com qui n'est que déguisée en party movie se voulant déglingué.

Le seul problème étant que le film ne fonctionne pas vraiment, que ce soit en tant que party movie (sur les 90+ minutes du métrage, il doit bien y avoir 25-30 minutes de remplissage creux avec des scènes de night-club, de foule qui danse, de DJs qui mixent, et d'EDM surmixé pour donner l'illusion d'un métrage dynamique), en tant que comédie trash de filles (les gags sont vraiment faiblards et assez timides), ou en tant que comédie romantique (puisque la romance, qui sert pourtant de fil conducteur, est finalement assez vite expédiée, et sans grand développement).

Ibiza finit par être plus proche d'un simple film de vacances, avec de beaux paysages, pas forcément mis en valeur par une photographie très saturée, et par une caméra constamment portée.

Dans l'ensemble, malgré sa distribution pas forcément désagréable (même si Watkins et Bayer surjouent gentiment, et que Robinson est transparente au possible), Ibiza est un film plat, sans réelle direction, et qui présente des personnages immatures et irresponsables, en espérant que le spectateur s'identifient à eux malgré leurs défauts.

Mouais.

1.75/6 (allergiques à la dance music s'abstenir)

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Un film, un jour (ou presque) #882 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Loue-moi ! (2017) & Coup de Foudre au Ranch (2018)

Publié le 10 Février 2019 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Review, Télévision, Comédie, Romance, France, Hallmark, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec chaque jour plusieurs critiques de films romantiques...

Loue-moi ! (2017) :

Contrairement à ce que croient ses parents, Léa (Déborah François) n'est pas une avocate brillante. Avec sa colocataire Bertille (Alison Wheeler), elle a en effet fondé une agence de services à la personne : Léa se loue ainsi à de nombreux clients, adoptant ainsi des identités variées en fonction des besoins de ces derniers. Mais lorsque Raphael (Marc Ruchmann), son amour de lycée réapparait dans sa vie, tout se complique, et les multiples mensonges de la jeune femme s'avèrent alors de plus en plus durs à gérer...

Une comédie semi-romantique française, premier film de ses deux co-réalisatrices et co-scénaristes, co-produit par Kev Adams (qui fait un caméo dans le rôle du petit-ami artiste barbu de Léa, et qui s'est invité dans le film en compagnie de Gad et d'Arié Elmaleh)... mais heureusement, on est loin des métrages habituels de Kev, puisque ici, le tout s'avère plutôt divertissant à regarder, porté par le charisme d'une Déborah François sympathique, et par des idées de réalisation agréables (l'héroïne dispose d'une grande imagination, et l'on voit ses différentes incarnations à l'écran).

Certes, ce n'est pas un film parfait : en tant que premier film, il y a quelques problèmes de rythme, notamment à mesure que le ton se fait un peu plus sérieux et sentimental, vers la fin du métrage. Néanmoins, ça ne se prend pas trop au sérieux, la distribution secondaire - Bernard Ménez, Charlotte de Turckheim, Alison Wheeler...) rend le tout agréable à suivre, et ce Loue-moi ! (un titre assez peu engageant) finir par s'avérer une bonne surprise.

3.75/6

Coup de Foudre au Ranch (Under The Autumn Moon - 2018) :  

Convaincue par son patron de procéder à l'acquisition d'un ranch pour les séminaires de l'entreprise, Alex (Lindy Booth), une citadine, décide de s'y rendre pour vérifier les lieux, et tenter de convaincre ses propriétaires. Mais sur place, Josh (Wes Brown), le gérant, refuse absolument de vendre sans avoir de garantie que l'établissement sera préservé en tant que tel, avec son histoire et ses spécificités. Alex décide alors de rester sur place, pour tenter de le convaincre...

Une comédie romantique Hallmark ultra-balisée, puisqu'elle partage un pitch quasi-identique avec Un Millier de Flocons (avec Cameron Candace Bure), mais sans la neige, remplacée ici par une décoration automnale gentiment abusive, à base de citrouilles, de guirlandes de feuilles mortes partout, et de couleurs intégralement rousses, mordorées, brunes et cuivrées).

À part ça, vraiment rien de mémorable ou de passionnant.

Booth et Wes Brown (une sorte de Clark Kent un peu constipé, déjà dans L'Héritage de Noël, entre autres) ont une alchimie modérée, mais ne sont pas désagréables à suivre ; les deux sidekicks afro-américains ont une romance un peu bancale et surjouée ; la soeur de Josh (Natalie Lisinska) et le boss excentrique sont relativement sympathiques, et il n'y pas trop de gros malentendus forcés dans le script, à part les deux rivaux qui n'apportent pas grand chose d'intéressant au récit ; mais dans l'ensemble, le tout s'avère trop générique pour être vraiment intéressant ou passionnant.

Ce n'est pas mauvais, en soi, c'est juste assez quelconque.

Un 3/6, en étant gentil.

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Critiques éclair - The Orville 2x03 (2019) & Star Trek Discovery 2x03 (2019)

Publié le 9 Février 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Review, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, Orville, Drame

Durant leur deuxième semaine de diffusion, The Orville et Star Trek Discovery ont continué leur petit bonhomme de chemin, en s'améliorant par rapport à leurs season premieres respectifs. Espérons que cela continue ainsi...

The Orville 2x03 - Home :

Parce que son état de santé s'aggrave subitement et qu'elle perd toute sa force, Alara est contrainte de quitter l'Orville pour retourner sur sa planète natale, auprès de sa famille (Robert Picardo, Molly Hagan & Candice King). Là, cependant, cette dernière reçoit la visite, dans sa maison de vacances, d'un couple voisin (John Billingsley & Kerry O'Malley), inquiet d'une possible effraction...

Un épisode quasi-intégralement centré sur Alara, qui fait ici ses adieux à la série (ce qui a bien entendu incité de nombreux spectateurs à se demander si la relation entre l'actrice et MacFarlane s'était terminée plus tôt que prévue), avec une histoire pas forcément désagréable, mais qui manquait un peu d'une sous-intrigue à bord de l'Orville, pour faire contre-poids.

Là, en l'occurrence, on passe 95% de l'épisode sur la planète d'Alara (très jolis effets spéciaux, à nouveau), devant un drame familial assez classique (l'enfant contraint de quitter les siens pour s'affirmer et trouver une famille d'adoption qui l'estime à sa juste valeur - ça rappelle d'ailleurs un peu Prodigal Daughter, de Deep Space Nine, sur Ezri qui retourne dans sa famille...), mais avec des acteurs compétents et sympathiques (deux docteurs de Star Trek !). On notera aussi une brutalité certaine (trois membres brisés, une main ébouillantée), et une interprétation globalement bonne, ce qui aide à faire passer la pilule.

Du côté de l'Orville, le caméo de Patrick Warburton en Elephant Man alien n'était pas très inspiré (j'espère qu'il ne sera pas le nouveau chef de la sécurité permanent), et les grands adieux larmoyants d'Alara, vers la fin, étaient un peu trop appuyés et mélodramatiques pour vraiment convaincre : un tel épisode aurait probablement mieux fonctionné après plusieurs saisons, et pas après moins d'une quinzaine d'épisodes.

Néanmoins, la musique de Joel McNeely assure le quota émotion et spectacle, et une nouvelle fois, The Orville s'améliore. C'est tant mieux.

Star Trek Discovery 2x03 - Point of Light :

Alors qu'Amanda rend visite à Burnham, sur le Discovery, pour aborder le sujet de Spock, Tilly découvre la vérité sur les visions qu'elle a d'une amie d'enfance décédée. Dans l'Empire Klingon, enfin, L'rell et Voq sont confrontés aux manigances d'un autre dignitaire, et tentent de cacher l'existence de leur enfant...

Version courte : c'était vraiment de la m*rde.

Version longue : je suis vraiment admiratif de la capacité qu'à cette série à donner l'impression, pendant deux épisodes, d'avoir appris de ses erreurs, et d'avoir changé de cap... pour revenir aussitôt à tout ce qui caractérisait - en mal - sa première saison.

C'est bien simple, rien n'a fonctionné sur moi dans cet épisode.

- La réalisation. Une scène sur deux commence la tête en bas, avant de tournoyer pour se remettre à l'endroit, sans raison. Inutile, et agaçant.

- Burnham/Amanda. C'est bavard, c'est mou, c'est inintéressant, et la seule chose que ça sous-entend, c'est que l'Ange Rouge a radicalement changé l'histoire de Star Trek et de Spock en altérant sa personnalité. Certes. De deux choses l'une : comme je mettrais ma main à couper que l'Ange Rouge est Burnham voyageant dans le temps avec l'aide des spores pour sauver l'univers, soit tout cela est envisagé comme une explication au manque de continuité de Discovery (une sorte de nuTrek 2.0, où l'intervention de Burnham, très tôt dans la vie de Spock, aurait créé une nouvelle ligne temporelle), soit les scénaristes ont simplement envie de pousser le bouchon encore plus loin avec Mary-Sue Burnham, en la rendant encore plus importante et essentielle à tout l'univers Trek. Dans un cas comme dans l'autre, ça me laisse particulièrement dubitatif.

- La sous-intrigue de Tilly. Passons sur Tilly qui remporte haut-la-main le marathon des cadets, en étant en plus distraite par ses visions, en s'arrêtant quelques instants, et en se trompant de chemin - ce n'est pas un instant crédible, mais bon. Plus étonnante, en fait, est la capacité des scénaristes à échouer sur tous les fronts avec Tilly et sa copine d'enfance. D'un côté, le spectateur avait tout de suite deviné, dans l'épisode précédent, que c'était une vision imaginaire certainement reliée à la spore entrée en contact avec Tilly en saison 1 : inutile, donc, de faire durer le suspense. Et pourtant, quand bien même le spectateur aurait déjà plusieurs longueurs d'avance sur les personnages, il se dégage de cette sous-intrigue (reléguée à la B-story de l'épisode) un sentiment de bâclage, exactement comme en saison 1 : les scénaristes n'en font pas assez pour rendre ces rebondissements et révélations suffisamment percutantes et efficaces, et on finit avec l'impression qu'ils ont précipitamment grillé toutes leurs cartouches, pour faire de la place à....

- Les Klingons. Bon. On ne va pas revenir dessus, mais les Klingons de Discovery sont un ratage, tant esthétique (avec leur maquillage caoutchouteux et épais, et leurs scènes sous-éclairées) que conceptuel (avec leurs intrigues façon Trône de Fer du pauvre). La production a beau tenter de sauver les meubles en leur collant des perruques et des moustaches risibles, ça ne convainc guère, et quand en plus, on a droit à une grosse moitié d'épisode centrée sur L'rell et Ash Tyler - un couple qui ne fonctionne pas, sans charisme, sans alchimie, sans intérêt -, il est difficile de se passionner pour ce qu'on a à l'écran.

Cela dit, l'épisode semble vouloir mettre un terme à toute cette sous-intrigue klingonne, en séparant L'rell et Tyler, et en plaçant quelques scènes d'un simili backdoor pilot pour le spin off Section 31 : aucun intérêt, en soi, mais si ça peut leur faire plaisir, et nous épargner toutes ces scories improbables à l'avenir, tant mieux.

Reste que cet épisode était mauvais, et totalement insipide. Après les deux premiers épisodes de la saison, dynamiques et plus légers, le show s'est ici repris totalement au sérieux, et il aurait mieux valu qu'il évite.

Allez, on croise fort les doigts pour que ça se reprenne la semaine prochaine.

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Un film, un jour (ou presque) #881 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Fugue Sentimentale (2018) & Alex & The List (2018)

Publié le 9 Février 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Comédie, Romance, Religion, UpTV, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec chaque jour plusieurs critiques de films romantiques...

Fugue Sentimentale (Runaway Romance - 2018) :

Ann Stanway (Danielle C. Ryan), une star de tv réalité, décide d'échapper quelques temps à la bulle de Los Angeles, et se réfugie, incognito, à l'autre bout du pays, dans une auberge amish tenue par Sarah Miller (Galadriel Stineman), une jeune veuve solitaire et sans argent. Là, elle rencontre Hunter (Trevor Donovan), un séduisant architecte, dont elle se rapproche rapidement...

Une comédie romantique UpTV adaptée d'un roman, et produite par l'un de ces studios indépendants qui ont pour objectif le tournage de "téléfilms tous publics faisant la promotion de valeurs positives, familiales et bien-pensantes".

Ici, on a donc le droit à un métrage assez fauché qui réunit Danielle Chuchran et Trevor Donovan en pays amish... comme dans Trouver l'Amour à Charm, du même studio et de la même chaîne. Entre ces deux films, trois ans à peine, mais malheureusement, dans l'intervalle, Danielle Chuchran (que j'ai toujours appréciée, et à laquelle je prédisais une carrière prometteuse, comme l'atteste une simple recherche sur ce blog) a succombé aux sirènes de la chirurgie esthétique, et se promène désormais avec des bouées à la place des lèvres.

Quasi-méconnaissable au début du film, avec une mauvaise perruque brune, ça s'améliore un peu ensuite, et quelque part, ça colle à son personnage de starlette de tv réalité, mais il est tout de même regrettable qu'elle finisse par être éclipsée par Grace Wilson (dans le rôle de la meilleure copine), et Galadriel Stineman (en aubergiste amish résignée, qui devait d'ailleurs être l'héroïne de son propre film avant que ce dernier soit intégré et fusionné à ce métrage plus commercial).

À part ça, on évite une overdose de religion et de morale - ça reste assez inoffensif dans le genre -, l'amitié entre Stineman et Chuchran fonctionne bien, l'écriture est assez quelconque (pas mal de grosses ficelles maladroites), l'interprétation inégale (les patrons hollywoodiens de l'héroïne sont particulièrement médiocres) et c'est peu mémorable, malgré une visite assez originale dans des grottes souterraines.

2 + 0.5 pour le caméo furtif de Branscombe Richmond en garagiste = 2.5/6

Alex & The List (2018) :

Dresseur de chiens discret et bien sous tout rapport, Alex (Patrick Fugit) décide de demander sa compagne Katherine (Jennifer Morrison) en mariage, mais avant qu'il puisse le faire, celle-ci lui propose une liste de choses improbables qu'il devrait améliorer chez lui pour qu'il soit parfait à ses yeux. Pris de court, Alex se tourne vers ses amis, Dave (Eddie Kaye Thomas), Lily (Karen Gillan) et Michael (Aaron Staton) pour recevoir leurs conseils... mais lorsque le Dr. Antonio Rosenblatt (Gilles Marini) entre dans la vie de Katherine, Alex se jette à l'eau.

Une comédie romantique indépendante plutôt sympathique et décalée, bien interprétée, et à la distribution globalement très attachante (mention spéciale à Karen Gillan, franchement drôle, et au "je suis sûr qu'il n'est même pas Italien, il sonne Français" adressé au personnage de Gilles Marini), avec en prime, un berger australien adorable dans quelques scènes, et un bref  caméo de Julie Gonzalo.

En somme, une assez bonne surprise qui parvient à rendre une JenMo touchante malgré un personnage aux demandes extravagantes et égoïstes, et un film auquel j'aurais volontiers donné un bon 4/6, voire même un peu plus... s'il ne durait pas aussi longtemps.

Franchement, près de deux heures pour ça, c'est vraiment beaucoup trop, ça flingue tout le rythme, et ça se perd dans des sous-intrigues qui n'apportent tout simplement rien au film (comme le personnage de la Russe et celui de Eddie Kaye Thomas, qui ne servent à rien).

4 - 0.5 pour la durée excessive = 3.5/6 

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Un film, un jour (ou presque) #880 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Overboard (2018) & Romance à Tribord (2018)

Publié le 9 Février 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Romance, Mexique, USA, Télévision, Hallmark, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec chaque jour plusieurs critiques de films romantiques...

Overboard (2018) :

Kate (Anna Faris), mère célibataire cumulant plusieurs emplois pour tenter de nourrir ses trois filles, nettoie un beau jour le yacht de Leonardo (Eugenio Derbez), un playboy mexicain égocentrique, héritier d'une fortune immense. Mais après avoir renvoyé Kate sans raison et l'avoir humiliée, Leonardo a un accident qui le laisse amnésique : Kate décide alors de se venger, en tentant de le persuader qu'elle est sa femme, et en l'amenant à vivre avec les siens...

Un remake gender-switched d'Un Couple à la Mer (1987), une comédie romantique de Garry Marshall avec Goldie Hawn et Kurt Russell dans les rôles principaux : pas un chef d’œuvre impérissable, loin de là, mais le charme et l'alchimie des têtes d'affiche jouaient alors pour beaucoup dans le charme du métrage.

Ici, malheureusement, Overboard ne peut pas vraiment en dire autant, puisque non seulement Anna "Ducklips" Faris et Eugenio Derbez n'ont pas la moindre alchimie ni énergie, mais en plus, leurs personnages ne sont jamais sympathiques.

Ajoutez à cela un aspect romantique largement passé au second, voire au troisième plan, pour faire plus de place à de l'émotion sirupeuse (notamment lorsque la dernière demi-heure approche), à un propos sur la différence des classes, sur l'importance du labeur, sur l'immigration, et à de l'humour ethnique (Derbez, déjà en tête d'affiche de How To Be A Latin Lover, est une star au Mexique, et les nombreuses scènes en espagnol de cet Overboard montrent bien que le film est avant tout à destination de ce public latino), et l'on se retrouve rapidement devant une comédie romantique insipide, ni particulièrement drôle ni particulièrement romantique, qui prend largement trop son temps avant de décoller (près de deux heures de film au total, tout de même), et qui finit tout simplement par laisser totalement indifférent (en plus de n'avoir pas grand intérêt si l'on a vu l'original, tant ce film ne lui apporte rien).

1.75/6

Romance à Tribord (Love at Sea - 2018) :

Organisatrice débutante dans l'événementiel, Olivia (Alexa Penavega) accepte d'organiser les animations entourant la représentation de sa meilleure amie, Alexandra (Melissa Carcache), une célèbre YouTubeuse ayant décidé de profiter d'une croisière pour se produire devant son public. Particulièrement ordonnée, Olivia rencontre alors Tony (Carlos Penavega), le nouveau directeur de croisière, qui a une vision bien différente et plus nonchalante de la vie à bord de son bateau...

On prend les mêmes qu'à Noël (cf Noël en Dansant), on change le décor, et on recommence, avec cette fois-ci les Penavega (au demeurant toujours sympathiques) sur un bateau, pour ce qui est une joli placement produit de 90 minutes pour les croisières Royal Caribbean.

Alors certes, les métrages façon La Croisière s'amuse, c'est toujours agréable, mais je dois bien avouer qu'il ne se passe ici absolument rien, qu'on n'admire même pas les Caraïbes, et qu'en plus de s'ennuyer ferme, on se surprend à trouver Olivia assez agaçante, avec son tempérament ultra-protecteur envers sa mère.

Ajoutez à cela un "rival" amoureux journaliste (Edward Finlay) insipide au possible, et voilà, un téléfilm Hallmark du mois d'août, gentiment creux et sans intérêt.

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #879 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : All's Faire in Love (2009) & Pénélope (2007)

Publié le 8 Février 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Comédie, Romance, Histoire, Fantastique, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec chaque jour plusieurs critiques de films romantiques...

All's Faire in Love (2009) :

Contraint de participer à une foire médiévale par son professeur universitaire s'il ne veut pas être renvoyé, Will (Owen Benjamin) s'y rend sans trop y croire, et devient aussitôt l'homme à tout faire de la classe au pouvoir, ainsi que le souffre-douleur de Lord Rank (Chris Wylde). Mais sur place, il rencontre aussi Kate (Christina Ricci), une tradeuse ayant tout plaqué pour rejoindre la foire et devenir comédienne, et les deux servants commencent alors à se rapprocher l'un de l'autre...

Un mélange de comédie romantique et de workplace comedy dans un cadre gentiment décalé, qui s'avère plutôt rafraîchissant, avec tous ces personnages excentriques à fond dans leur jeu de rôle grandeur nature.

C'est gentillet, c'est amusant, et le seul vrai problème, en fait (hormis un côté un peu décousu), c'est le vrai manque de charisme et de présence d'Owen Benjamin, qui ne fonctionne pas vraiment en love interest de Christina Ricci.

Ce qui s'avère problématique, puisque la romance entre Ricci et Benjamin prend une place importante dans le film à mesure que celui-ci progresse.

Après, ce n'est pas forcément rédhibitoire, puisque les personnages secondaires (notamment la sous-intrigue de Matthew Lillard et de Nadine Velazquez, mais aussi Chris Wylde et ses sbires, sans oublier Dave Sheridan et sa marionnette) assurent un minimum le spectacle et divertissent suffisamment pour qu'on se montre indulgent.

Un métrage divertissant, à défaut d'être particulièrement mémorable, abouti ou très bien rythmé (il y a facilement 10 minutes de trop).

3.5/6

Pénélope (2007) :

Victime d'une malédiction ancestrale qui l'affuble d'un groin et d'oreilles de cochon, Penelope Wilhern (Christina Ricci), héritière d'une famille fortunée, a passé toute son enfance enfermée dans la demeure familiale, avec ses parents (Catherine O'Hara & Richard E. Grant). Seul remède à son état : l'amour sincère de quelqu'un. Pour trouver un prétendant, les Wilhern font alors défiler tous les jeunes hommes de bonne famille, en vain... jusqu'à ce que Lemon (Peter Dinklage), un paparazzo, et Edward Humphrey Vanderman III (Simon Woods), un héritier refoulé, décident de révéler au grand jour le secret de Penelope, en engageant Max Campion (James McAvoy), un parieur invétéré, pour séduire la jeune héritière recluse...

Un conte de fées à mi-chemin de Tim Burton, de Shrek et du Jeunet d'Amélie Poulain, cette comédie romantique fantastique est réalisée par Mark Palansky, ex-assistant réalisateur de Michael Bay, sur la base d'un script d'une scénariste de sitcom.

Guère surprenant alors de constater que le métrage évolue en terrain très balisé, avec une structure assez épisodique, et qu'il peine à convaincre sur la durée (une durée d'ailleurs écourtée lors de la sortie UK & US, amputée d'une petite vingtaine de minutes). Pourtant, le thème n'est pas désagréable, et la distribution est très sympathique : outre les rôles principaux, on a aussi Nick Frost, Reese Witherspoon, Burn Gorman, et de multiples visages connus, dans de tous petits rôles...

Mais la réalisation manque de fantaisie, la photographie a un étalonnage assez laid (Amélie, encore une fois), le rythme est bancal, l'interprétation est occasionnellement surjouée et il se dégage de tout cela l'impression bizarre d'une production américaine tentant de copier le style anglais sans y parvenir.

Ajoutez à cela une Christina Ricci pas assez enlaidie pour justifier toutes les réactions d'horreur de ses prétendants (elle a même plus de charme ainsi qu'à la fin du métrage, je dois dire), et un film qui aurait peut-être mieux fonctionné en étant placé dans le passé, et voilà, un premier métrage plein de défauts, mais doté d'un capital sympathie qui l'empêche de sombrer.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #878 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Starter For 10 (2006) & Le Mariage de la Dernière Chance (2016)

Publié le 8 Février 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Romance, UK, Télévision, Hallmark, Drame, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec chaque jour plusieurs critiques de films romantiques...

Starter For 10 (2006) :

Brian Jackson (James McAvoy), jeune étudiant issu d'un milieu populaire, décroche une chance d'entrer à l'université prestigieuse de Bristol. Là, il rencontre la superbe Alice (Alice Eve), la sarcastique Rebecca (Rebecca Hall), et intègre l'équipe de culture générale de l'université, dirigée par Patrick (Benedict Cumberbatch).

Une comédie romantique anglaise se déroulant dans les années 80, et bénéficiant donc d'une ambiance très sympathique, et d'une illustration musicale d'époque plutôt efficace (The Cure, The Smiths, Echo & The Bunnymen, New Order, Tears for Fears, etc).

Dans l'absolu, rien d'exceptionnel au niveau de l'intrigue (adaptée d'un roman par son auteur), mais pourtant, le tout fonctionne plutôt bien, aidé par le charme indiscutable de sa distribution bourrée de visages familiers (outre l'excellent et touchant McAvoy, Alice Eve et Rebecca Hall, on retrouve Benedict Cumberbatch en mode comédie, Catherine Tate en mère inquiète, James Corden en métalleux, Dominic Cooper, Charles Dance, Mark Gatiss....).

Tous ces acteurs se combinent très agréablement pour donner lieu à un métrage amusant, dynamique et léger, qui se suit sans problème, et s'avère des plus sympathiques à regarder.

4/6

Le Mariage de la Dernière Chance (Karen Kingsbury's A Time To Dance - 2016) :

Après des décennies de mariage, rien ne va plus entre Abby (Jennie Garth) et John (Dan Payne), au point qu'ils envisagent très sérieusement le divorce. Mais leur fille Nicole (Chanelle Peloso) leur annonce qu'elle va bientôt se marier, et les deux parents décident alors de garder le secret sur leurs problèmes de couple, le temps que la cérémonie s'organise...

Un téléfilm Hallmark Movies & Mysteries sans le moindre mystère, mais qui a probablement fini sur cette chaîne secondaire par défaut, car n'étant pas assez prestigieux pour être estampillé Hallmark Hall of Fame, et pas assez léger et formulaïque pour être un film Hallmark "traditionnel".

Ici, en effet, on est dans de la comédie dramatique assez sérieuse, toute en retenue et en sobriété, avec des acteurs concernés et éplorés, et des rebondissements tragiques (l'hospitalisation du père) : allergiques à ce genre de métrage (et à une illustration musicale à tendance country) s'abstenir, donc, et bien que le tout soit plutôt bien interprété.

Personnellement, je n'ai pas trouvé ça particulièrement passionnant (le drame larmoyant, pur et dur, ce n'est pas vraiment ma tasse de thé), mais nul doute que ça plaira au public visé.

3/6 (parce que ça fait plaisir de revoir Chanelle Peloso dans un autre registre que la comédie)

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Un film, un jour (ou presque) #877 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Mon Mariage Surprise (2017) & The Big Sick (2017)

Publié le 7 Février 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Comédie, Romance, Amazon, St Valentin

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Mon Mariage Surprise (Surprise Me ! - 2017) :

Organisatrice d'évènements-surprises pour le compte de ses clients, Genie Burns (Fiona Gubelmann) est contactée par un producteur (Charlie Strater) pour organiser un mariage surprise à sa fiancée. En parallèle, elle doit composer avec son meilleur ami Danny (Jonathan Bennett) et sa nouvelle petite amie, ainsi qu'avec Jeff (Sean Faris), un chirurgien esthétique séduisant, direct et un peu arrogant, qui l'emporte dans une romance aussi soudaine qu'imprévisible...

Comédie romantique indépendante adaptée d'un livre, et écrite et réalisée par la romancière en personne, ce métrage s'avère assez routinier et un peu décousu, trahissant ainsi ses origines littéraires, et la maladresse de sa créatrice.

En même temps, tant le livre que le métrage étaient présentés comme traitant du lien entre sentiments et nourriture, d'où l'accroche "a romantic comedy diet"... sauf qu'en réalité, le film se concentre principalement sur une romance bancale, qui ne fonctionne jamais vraiment, et sur un argument particulièrement prévisible : celui des surprises.

Très tôt, on comprend que le film va tenter de jouer la carte des rebondissements inattendus, histoire de justifier la "surprise" du titre original. Mais comme le tout est amené avec la finesse d'un tractopelle, on devine systématiquement les "surprises" du récit, et notamment le gros rebondissement final, avec une bonne heure d'avance.

(mention spéciale, au passage, au titre français, qui spoile gentiment l'intrigue ; cela dit, même en ayant vu comme moi le film en VO, sans connaître ce titre français, la fin se devine bien trop rapidement)

Pire : le personnage de Sean Faris étant relativement désagréable (et ce dès sa première apparition), et sa relation amoureuse avec l'héroïne étant à la fois catapultée et artificielle, on devine tout aussi vite le second rebondissement principal du récit, qui découle du premier.

Résultat, on attend (im)patiemment que le film déroule sa mécanique mollassonne pendant toute sa seconde moitié, jusqu'à une conclusion attendue et quelconque.

Je suppose que si l'on arrive à se laisser porter par le récit, que l'on ferme les yeux sur le manque de subtilité du tout, et que l'on ne voit rien venir, Surprise Me ! peut être agréable - la distribution est effectivement très sympathique, et Fiona Gubelmann y met beaucoup d'énergie - mais personnellement, j'ai eu fortement envie d'user de l'avance rapide, et ce à maintes reprises...

2.5/6 (pour la distribution)

The Big Sick (2017) :

Comédien de stand-up, Kumail Nanjiani cache à ses parents pakistanais et traditionalistes ses envies d'occidentalisation : il ne prie pas, et joue sans y croire le jeu de sa mère, qui lui présente constamment des jeunes femmes pakistanaises, pour tenter de provoquer un mariage. Jusqu'au jour où il rencontre Emily (Zoe Kazan), future thérapeute : c'est aussitôt le coup de foudre, et le début d'une romance chaotique, entre choc des cultures, maladie, et mensonges...

Une comédie romantico-dramatique réalisée par Michael Showalter, distribuée par Amazon, écrite par Kumail Nanjiani et son épouse Emily, et très largement inspirée de leur rencontre et de leur romance.

On se retrouve donc avec un métrage sincère, touchant et attachant, qui commence comme une rom-com dans le milieu du stand-up, pour rapidement évoluer en quelque chose de plus proche de Mon Beau-père et moi, sur fond de maladie, le tout saupoudré de propos sur la tolérance, sur la mixité ethnique, sur la tradition, etc.

Nanjiani est très juste, tout comme Zoe Kazan (forcément adorable et toute en vulnérabilité), et les seconds rôles (notamment Ray Romano) sont globalement au diapason, pour un résultat sympathique comme tout, et bien mené, malgré une durée peut-être un peu superflue.

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #876 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Deux Jours pour une Demande en Mariage (2018) & Mon Babysitter (2009)

Publié le 7 Février 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Romance, Comédie, Hallmark, Télévision, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec chaque jour plusieurs critiques de films romantiques...

Deux Jours pour une Demande en Mariage (Home By Spring - 2018) :

Organisatrice d'événements, Loretta (Poppy Drayton) a quitté sa petite ville de Louisiane - et Wayne (Steven R. McQueen) - pour s'installer à Los Angeles, où sa carrière est florissante. Mais lorsqu'un client lui demande de l'accompagner dans sa bourgade natale, et de l'aider à convaincre son futur beau-père qu'il est un véritable baroudeur, Loretta se retrouve confrontée à son passé, ce qui la trouble plus que de mesure...

Rom-com Hallmark très country (pas surprenant, puisqu'un musicien country a développé le téléfilm pour la chaîne, et apparaît dans l'un des rôles secondaires), qui a pour elle une distribution principale pas désagréable du tout : Steven R. McQueen (des Vampire Diaries) apporte suffisamment d'attitude à son personnage pour éviter qu'il ne soit transparent, et Poppy Drayton (des Chroniques de Shannara) tranche agréablement avec les héroïnes Hallmark habituelles (c'est une petite brunette menue, discrète, quasiment pas maquillée, et à l'interprétation toute en retenue et en timidité).

Ce couple principal (et le "rival" amoureux, interprété par un Michael Welch un peu décalé et excentrique en acteur à la manque) fonctionne ainsi plutôt bien ; on ne peut pas forcément en dire autant du scénario, dans son ensemble : un peu trop capillotracté pour être vraiment crédible (les couches successives de supercheries sont un peu inutiles), il tente de concilier quiproquos professionnels et autres interruptions manquant un peu de folie, et romance un peu trop balisée, pour un résultat qui manque gentiment de punch.

Et puis bon, je dois bien l'avouer : autant l'environnement louisianais est assez agréable et rustique, autant tout le côté country, avec guitare folk, ou encore avec ce musicien-producteur-scénariste-acteur qui pousse la chansonnette au coin du feu et donne des conseils sages et avisés, bof.

3 - 0.25 pour le placement produit involontairement hilarant pour des capsules d'huile de poisson oméga 3 = 2.75/6

Mon Babysitter (The Rebound - 2009) :

Lorsqu'elle découvre que son mari la trompe, Sandy (Catherine Zeta-Jones) quitte sa vie de quadragénaire mère au foyer de banlieue pour s'installer à New York avec ses enfants. Là, elle rencontre Aram (Justin Bartha), un vingtenaire paumé, récemment divorcé, qui accepte de devenir le babysitter des enfants de Sandy. Et malgré la différence d'âge, les deux adultes finissent par se rapprocher, et par tomber amoureux l'un de l'autre...

Une pseudo-comédie romantique sur la différence d'âge, réalisée et écrite par le mari de Julianne Moore, ce qui explique probablement comment ce métrage a été financé.

Parce que pour être franc, ce n'est clairement pas sur la qualité de son script et de son écriture qu'il s'est vendu.

Tout ici est en effet à la fois profondément basique, prévisible, et étrangement vulgaire et aberrant : l'humour est rare et bas de plafond, avec des saillies pipi-caca-bite-couille particulièrement infantiles (John Schneider en chiropracteur pervers, obsédé et crade, par exemple) ; le récit est brouillon et s'éparpille ; CZJ & Bartha n'ont qu'une alchimie limitée (pas aidée par des dialogues et des situations improbables) ; les enfants (vulgaires et qui parlent de cul, donc) deviennent rapidement insupportables ; le rythme est anémique...

Pour résumer, ce n'est pas très drôle, pas très romantique, le tout semble constamment forcé et décousu (entre humour con, drame sérieux, romance bancale, message profond, tranche de vie, etc), et finit par tomber totalement à plat, ce qui ne donne qu'une envie : arrêter avant la fin, d'autant que le récit ne relève jamais vraiment la tête, et continue de lentement sombrer jusqu'à cette fin clichée au possible (à base de flashforward/montage de plus de cinq ans).

1/6

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Un film, un jour (ou presque) #875 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : L'Aventure à Deux - Le Mariage (2018) & Love Addict (2018)

Publié le 6 Février 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Comédie, Romance, Hallmark, France, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec chaque jour plusieurs critiques de films romantiques...

L'Aventure à Deux - Le Mariage (2018) :

Tandis que l'auberge de Jenny (Lacey Chabert) affiche complet, et qu'elle prépare son mariage avec Brian (Brennan Elliott), Meg (Pauline Egan), une parente éloignée d'Emily, l'ancienne propriétaire de l'auberge, ressurgit dans leurs vies, et affirme posséder une partie des droits de la propriété. Jenny et Brian se trouvent alors en difficultés financières, alors qu'ils tentent de réunir suffisamment d'argent pour sauver leur demeure, et financer leur mariage...

Après un premier épisode en 2015, Une Maison pour Deux (vraiment générique et quelconque au possible - 2.5/6), et un second épisode en 2017, L'Aventure à Deux (comme le premier, en plus caricatural et en moins sincère - 2/6), Hallmark continue son petit bonhomme de chemin avec les personnages de Jenny et de Brian...

... et à ma grande surprise, ça fonctionne nettement mieux. Certes, le postulat est cousu de fil blanc, mais tout est plus détendu, léger, il n'y a pas de mélodrame forcé, il y a une bonne humeur très agréable, les personnages secondaires récurrents sont tous utilisés, et surtout, plus important, il y a des chèvres partout, ce qui assure toujours un capital sympathie conséquent au film.

On sent que la scénariste et la production ont remarqué que le deuxième épisode avait nettement moins plu aux spectateurs, et qu'ils ont donc tenté de rectifier le tir (notamment au niveau du caractère de Jenny, nettement moins râleuse) : c'est une bonne chose, puisque malgré les facilités habituelles de ce genre de métrage, ce troisième volet est probablement celui est le mieux équilibré de la série.

3.25/6

Love Addict (2018) :

Séducteur invétéré incapable de résister à la moindre femme, Gabriel (Kev Adams) perd son emploi après avoir couché avec les proches de son patron. Décidé à se reprendre, et à réussir à conclure un gros contrat pour son nouvel employeur, il a recours à un coach personnel (Mélanie Bernier) pour qu'elle tente de le débarrasser de ses mauvaises habitudes...

Une comédie romantique assez moyenne, voire médiocre.

Ça ne commence pas trop mal, malgré le jeu inégal de Kev Adams, et une caractérisation un peu WTF de certains personnages (Marc Lavoine, notamment, en oncle déjanté du héros... un personnage amusant... que l'on pourrait aussi bien supprimer du film sans que celui-ci ne change d'un iota), mais rapidement, alors que le montage alterné suit Gabriel et la coach avant leur rencontre (une rencontre qui n'a lieu qu'après 40 minutes de film), on s'aperçoit que les deux personnages principaux (et en particulier la coach) sont tout sauf sympathiques et attachants.

Ce qui, combiné à un rythme bancal et inégal, fait que la romance des deux protagonistes ne fonctionne jamais vraiment à l'écran, en plus d'être cousue de fil blanc (peut-être qu'avec une autre actrice que Bernier, quelqu'un de plus pétillant et charmant, ça aurait mieux fonctionné).

Bref, une comédie romantique qui peine à convaincre, un humour qui ne fonctionne que ponctuellement, un métrage qui s'essouffle sur la durée, une interprétation un peu trop appliquée... bof.

2.25/6 (peut-être un peu plus si l'on est fan de Kev Adams)

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Un film, un jour (ou presque) #874 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Coup de Coeur Sauvage (2018) & Les Braises d'une Romance (2018)

Publié le 6 Février 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Comédie, Romance, Hallmark, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec chaque jour plusieurs critiques de films romantiques...

Coup de Coeur Sauvage (Love On Safari - 2018) :

Timide et citadine, Kira (Lacey Chabert), web designer américaine, hérite un beau jour d'une réserve animalière en Afrique du Sud : une fois sur place, elle est prête à la vendre au plus offrant (Francis Chouler), mais lorsqu'elle rencontre le personnel de la réserve (Jon Cor, Brittany Bristow, Abigail Kubeka), elle tombe amoureuse de cet endroit, et décide de tout faire pour sauver l'établissement...

Dans un premier temps, en découvrant cette énième comédie romantique Hallmark, j'ai eu assez peur : non seulement le tout était ultra-balisé (entre l'héritage, le déroulement cousu de fil blanc, la meilleure copine/collègue ethnique, le petit ami caricatural, l'aventurier gentiment transparent, le méchant businessman, on accumule vraiment tous les clichés des rom-coms du genre), mais en plus, le métrage frôle constamment des clichés bien plus inquiétants dès que l'on place un récit en Afrique.

On est en effet fréquemment sur le fil du cliché du "white saviour", et de celui du "magic negro" : entre ses acteurs quasiment tous caucasiens (les seules exceptions sont les figurants/employés, et le personnage de la superviseuse/donneuse de conseils avisés et africains), et son fil narratif de l'héritière qui sauve la réserve et ses employés en leur apportant sa modernité citadine, Love on Safari évolue fréquemment à la limite du cliché touristique un peu insultant, d'autant plus prononcé que Hallmark n'est vraiment pas réputée pour sa diversité et son intégration.

Par chance, ce métrage - clairement produit en collaboration avec l'office du tourisme d'Afrique du Sud, tant les personnages passent leur temps à parler des animaux, de la nature, de la préservation animalière, et tant les paysages sont mis en valeur - préfère basculer, en cours de route, sur le sauvetage de la réserve, passant au second plan sa romance (qui ne fait pas de grandes étincelles, de toute façon), et finissant par s'avérer assez agréable à suivre (notamment parce que Lacey Chabert semble plus détendue et motivée que parfois, et parce que le tout conserve un ton plus léger et décontracté que d'autres comédies romantiques de la chaîne).

Ça ne révolutionne absolument rien, c'est pile dans les clichés habituels de Hallmark, mais malgré tout, ça s'avère sympathique à regarder.

3.25 + 0.5 pour les paysages superbes et la musique d'Afrique du Sud = 3.75/6

Les Braises d'une Romance (Season For Love - 2018) :

De retour dans sa ville natale texane après la fermeture inattendue du restaurant où elle travaillait en cuisine, Tyler (Autumn Reeser) découvre bien vite que le diner familial est en difficulté. La jeune mère célibataire comprend aussitôt qu'elle doit faire quelque chose pour aider sa famille : elle va prendre part au concours annuel de barbecue de la ville, un concours au premier prix conséquent, et durant lequel elle va devoir affronter son ex petit-ami Corey (Marc Blucas), grand chef auteur de best-sellers, de passage en ville.

Une comédie romantique Hallmark estivale, culinaire et texane... soit trois facteurs assurant que l'on se trouve bien devant une production en pilotage automatique, sacrifiée fin août 2018 et au budget très limité.

Cela dit, si l'on n'est pas allergique à ces rom-coms basées autour d'un concours culinaire municipal (c'est toujours un peu le même script, décliné selon les saisons et les plats), et si l'on supporte la musique country, alors on se retrouve avec deux acteurs principaux plutôt agréables à suivre : Autumn Reeser, toujours sympathique (même si elle a apparemment changé de catégorie au sein du catalogue Hallmark, pour entrer dans la case mère célibataire d'un/e adolescent/e, avec coupe de cheveux de soccer mom en prime), et Marc Blucas, qui reste nonchalant et enthousiaste.

Un couple aux échanges dynamiques et pétillants, qui permet d'éviter que l'on s'ennuie trop devant ce métrage balisé au possible, et qui lui permet d'atteindre (de justesse) la moyenne.

2.5 + 0.5 pour le couple vedette = 3/6, en étant très indulgent

(le contraste est cependant assez rude, niveau budget, avec Love on Safari, ou avec les autres productions estivales de la chaîne)

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Un film, un jour (ou presque) #873 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Une Romance-photo (2014) & Je Vais Épouser un Prince ! (2018)

Publié le 5 Février 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Romance, Télévision, Drame, Hallmark, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec chaque jour plusieurs critiques de films romantiques...

Une Romance-photo (The Memory Book - 2014) :

Jeune photographe ne croyant plus vraiment à l'amour, Chloe Davenport (Meghan Ory), découvre un vieil album photo des années 70 dans une brocante. Inspirée et décidée à retrouver le couple amoureux et heureux qui y apparaît (Art Hindle & Adrienne Barbeau), elle s'associe alors à Gabe Sinclair (Luke Macfarlane), un séduisant barman, pour tenter de remonter la piste de ces deux inconnus, quitte à traverser le pays pour y parvenir...

Une comédie romantique Hallmark tout ce qu'il y a de plus classique, et que j'ai abordée sans à priori, ni négatif ni positif : j'apprécie généralement Luke Macfarlane, mais j'ai habituellement nettement plus de réserves envers Meghan Ory.

Ici, cependant, bonne surprise, puisque l'histoire change un peu du tout-venant façon "héroïne citadine redécouvre le bonheur de la vie à la campagne" : c'est un film Hallmark Movies & Mystery, ce qui signifie que c'est mieux écrit/produit/filmé que la moyenne du genre, et que c'est un peu plus sérieux et dramatique.

Sans oublier le couple principal, qui a une très bonne alchimie. Macfarlane et Ory semblent ainsi vraiment s'amuser, leurs échanges sont dynamiques et malicieux, et leur enquête s'avère assez agréable à suivre (arrivant même à se montrer touchante sur la toute fin grâce à Hindle et Barbeau).

Ça ne casse pas trois pattes à un canard unijambiste, c'est prévisible, et on se doute bien que les extérieurs tournés sans les acteurs à San Francisco ne sont que des stock-shots, mais dans l'absolu, c'est loin d'être désagréable dans le genre.

3.75/6

Je Vais Épouser un Prince ! (Royally Ever After - 2018) :

Sara (Fiona Gubelmann), une enseignante du New Jersey, découvre un beau jour que son fiancé, Daniel (Torrance Coombs), est en réalisé le prince héritier d'une petite île anglaise, St-Ives, et que si elle veut l'épouser, elle va devoir choisir entre sa vie tranquille, et une vie de princesse auprès d'une famille royale assez hostile...

Si ce résumé vous rappelle quelque chose... ce n'est pas surprenant. Royally Ever After, téléfilm Hallmark mis en chantier pour profiter au maximum du mariage princier de Harry & Meghan, est une énième resucée de la même histoire, traitée en long, en large et en travers par la chaîne, et d'ailleurs très similaire au My Christmas Prince (Lifetime) de Noël 2017.

Je vais donc juger cette nouvelle version à l'aune de ce dernier métrage, et tout de suite, quelque chose saute aux yeux : le ton. Contrairement à bon nombre d'autres téléfilms au même sujet, Royally Ever After opte pour un ton beaucoup plus léger et décontracté.

Malgré sa coiffure ridicule et son manque de charisme, le Prince a ainsi une bonne alchimie avec Fiona Gubelmann, et le couple possède par conséquent une jolie énergie.

Malheureusement, si Gubelmann fait tout son possible pour rendre crédible son personnage d'institutrice un peu gauche du New Jersey, l'écriture ne suit pas vraiment : rapidement, les traits sont grossis jusqu'à l'overdose, entre les mésaventures de Sara à la cour, les parents royaux froids et distants, la sœur du Prince manipulatrice... tous les clichés se succèdent, les dialogues paraissent artificiels, et dans un effort de compenser pour tout ça, l'interprétation finit par être forcée.

La situation ne s'améliore pas lorsque les parents de Sara (écrits comme des beaufs) débarquent au palais, et lentement mais surement, le film sombre dans la caricature, jusqu'à un final "émouvant" totalement surjoué tant l'écriture lui fait défaut.

Bref, un téléfilm cliché au possible, à l'écriture très faible, et qui n'a pour lui que son environnement naturel (tournage en Irlande), et son interprète principale, qui fait tout son possible pour donner de la vie à la caricature dont elle tient le rôle (le jeu de Gubelmann a fortement déplu, outre-Atlantique, mais franchement, elle n'y est pas pour grand chose dans le vide abyssal de Royally Ever After).

C'est faible, c'est redondant, c'est inutile, et ça a probablement été "écrit" en quelques jours sur un coin de table par un producteur fainéant.

2.75/6 si l'on n'a jamais vu aucune autre romance royale de la chaîne, 1.5/6 dans le cas contraire... disons 2/6 au final.

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Un film, un jour (ou presque) #872 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Le Retour de mon Ex (2018) & L'Amour Tombé du Ciel (2017)

Publié le 5 Février 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Comédie, Romance, Hallmark, Fantastique, Religion, PixL, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec chaque jour plusieurs critiques de films romantiques...

Le Retour de mon Ex (The Sweetest Heart - 2018) :

Maddie (Julie Gonzalo), propriétaire d'une boutique de cupcakes, est prête à tout pour assurer son succès. Elle reçoit ainsi l'aide d'un séduisant investisseur (Victor Zinck Jr.), alors même que l'amour d'enfance de Maddie, Nate (Chris McNally), revient en ville, pour travailler dans l'hôpital local...

Bon gros bof que cette comédie romantique Hallmark diffusée au printemps 2018, et adaptée d'un roman. Le problème, en fait, c'est que ce métrage est à ranger parmi les productions les plus génériques et oubliables de la chaîne, celles dans lesquelles Hallmark investit le moins d'efforts possible.

Ce qui se ressent à tous les niveaux de la production : musique envahissante et insipide, maquillages et coiffures médiocres (Gonzalo brille et a l'air très fatiguée pendant la moitié du film, certains personnages masculins sont clairement passés chez le même coiffeur), seconds rôles transparents, casting approximatif (McNally n'est pas désagréable, mais bon, il fait un peu jeune pour être crédible en cardiologue, surtout vu son look ; Zinck est non-existant), rythme assez laborieux, récit cousu de fil blanc...

Bref, c'est loin d'être remarquable, et tout le monde a l'air de galérer occasionnellement avec le script, que ce soit par manque de dynamisme ou de matériel intéressant.

Ce n'est pas forcément particulièrement mauvais, en soi, mais entre les montages musicaux, les sous-intrigues inintéressantes, et le rebondissement habituel du dernier quart d'heure qui parvient presque à rendre l'héroïne antipathique ("je sais que ton métier de cardiologue sauve des vies, et que tu as une opportunité unique de toucher le plus grand nombre de personnes possible avec ce nouveau poste qu'on te propose à l'autre bout du pays, mais moi aussi je suis une opportunité unique, alors sacrifie ta carrière pour moi et mes cupcakes !"... euh...), c'est loin de se démarquer de la médiocrité habituelle du genre.

2.5/6

L'Amour Tombé du Ciel (Undercover Angel - 2017) :

Divorcée et mère de Sophie (Lilah Fitzgerald), une jeune adolescente, Robin (Katharine Isabelle) s'installe dans une demeure en piteux état, qui demande des rénovations conséquentes. Voyant sa mère dépassée par l'étendue du chantier, Sophie fait alors un souhait... exaucé par le Paradis, qui envoie aussitôt Henry (Shawn Roberts), un ange assez maladroit, sous les traits d'un ouvrier en bâtiment, afin d'aider Robin et sa fille.

Comédie romantico-fantastique PixL diffusée début décembre 2017 (et bien plus tôt chez nous), et qui donne vraiment l'impression d'un téléfilm un peu bricolé de toutes pièces, et pas particulièrement bien développé, à mi-chemin entre une romance classique et un épisode des Anges du Bonheur.

Cette histoire d'ange gardien maladroit et costaud, presque niais, qui vient aider une famille suite à un vœu, ça aurait pu passer avec un enrobage festif et un peu de neige : après tout, le prétexte de la magie de Noël fait passer bien des choses... mais là, débarrassée de toute justification festive et limitée à des visuels ternes et mal éclairés, cette intervention divine semble vraiment aléatoire et injustifiée.

D'autant que les personnages n'ont même pas l'excuse d'être dans le besoin, ou vraiment malheureux, puisque tout le téléfilm baigne dans une sorte d'enthousiasme et de légèreté forcés (la musique façon mickey-mousing n'aide pas), que ce soit au niveau des premiers rôles (Roberts joue son ange comme un grand gamin immature et benêt, mais heureusement, Isabelle apporte à son personnage un peu de mordant) que des seconds (Britt Irvin est - un peu trop - animée, et sa romance avec son collègue psycho-rigide à gros bras ne fonctionne pas vraiment).

Bref, dans l'absolu, ce n'est pas forcément mauvais, mais ce n'est pas pour autant très convaincant, tout ça (mais je l'avoue, j'ai toujours eu du mal avec Shawn Roberts en protagoniste de comédie romantique), et si le métrage conserve les bons points des productions PixL (des sous-intrigues multiples centrées sur Britt Irvin, sur Sophie, sur la voisine), ainsi qu'une distribution féminine attachante et compétente, le tout reste vraiment prévisible, générique et quelconque, à l'image de l'affiche ci-dessus, qui remplace un Roberts musculeux par un homme à tout faire maigrichon et anonyme.

3 - 0.5 pour la photographie assez terne et délavée = 2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #871 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Il était une fois un Prince (2018) & Un Admirateur Secret (2011)

Publié le 4 Février 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Hallmark, Review, Télévision, Comédie, Romance, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec chaque jour plusieurs critiques de films romantiques...

Il était une fois un Prince (Once Upon a Prince - 2018) :

Suite à une rencontre fortuite, Susanna (Megan Park), une jeune architecte paysagiste américaine, accepte l'aide de Nate (Jonathan Keltz), et se rapproche rapidement du jeune homme. Mais rapidement, elle découvre que celui-ci est un Prince européen, et qu'il est sur le point d'être couronné Roi...

Mouais. Encore un téléfilm Hallmark "royal", encore les mêmes formules, les mêmes ficelles, les mêmes personnages (la Reine-mère, la noble rivale, le garde-du-corps/agent de sécurité, etc), le même type de décors (sauf qu'ici, ils n'ont pas été filmer en Europe), etc, etc, etc.

Alors certes, le couple principal a ici le temps de développer un rapport crédible, et une relation amicale avant d'être amoureuse, ce qui évite le coup de foudre instantané habituellement de mise et gentiment capillotracté. Mais entre une Megan Park fatiguée, et un Keltz pas très charismatique, ça ne décolle jamais vraiment, pas aidé par une illustration musicale un peu forcée.

Un gros bof, donc.

2.5/6

Un Admirateur Secret (A Crush on You - 2011) :

Lorsqu'il s'éprend de Chloe Andersen (Christine Scott Bennett), une jolie blonde aperçue dans un café, et qu'il obtient son adresse email, Ben Martin (Sean Patrick Flanery) décide de lui envoyer une lettre romantique et anonyme. Mais sans le savoir, c'est Charley Anderson (Brigid Brannagh), mère célibataire, amie et collègue de Chloe au sein de l'entreprise de marketing dirigée par Big Jim Nelson (Michael Clarke Duncan), qui reçoit ces courriers, et c'est avec celle-ci qu'il entame une correspondance amicale, persuadé qu'il est en train conquérir Chloe. Lorsque vient le moment de se confronter à la réalité, cependant, tout change, puisque Ben et Chloe découvrent qu'ils n'ont pas grand chose en commun, tandis que Charley et lui deviennent les meilleurs amis du monde...

Une rom-com Hallmark assez basique, dérivative et prévisible, dans le genre quiproquos et identités cachées, mais pas désagréable, principalement parce que Brigid Brannagh est crédible et sympathique (plus que d'autres actrices principales de films Hallmark, en tout cas) en mère de famille discrète.

Bon, SPF surjoue un peu par moments, et devrait avoir la main plus légère sur le bronzage ; et il est plus que temps que Hallmark investisse dans une nouvelle imprimante (tous les logos et affiches de ce téléfilm semblent avoir été conçus en trois minutes et imprimés sur une vieille Epson à 20€).

Mais sinon, ça se regarde tranquillement. Sans plus.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #870 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : L'Amour Sucré Salé (2018) & Le Roman de Notre Amour (2017)

Publié le 4 Février 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Comédie, Romance, Hallmark, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec chaque jour plusieurs critiques de films romantiques...

L'Amour Sucré Salé (Cooking With Love - 2018) :

Lorsque la présentatrice d'une émission culinaire pour enfants (Gabrielle Rose) s'avère incapable de tourner la nouvelle saison du programme pour des raisons de santé, Kelly (Ali Liebert), l'une des productrices, décide d'engager Stephen (Brett Dalton), un chef controversé et arrogant ayant besoin de redorer son image, pour la remplacer. Une collaboration qui ne se déroule pas sans accrocs, mais qui finit par s'avérer une opportunité en or pour le duo...

Une comédie romantique de Saint Valentin à thématique culinaire, et qui fonctionne principalement sur l'alchimie de son couple principal : Brett Dalton fait un chef arrogant (mais qui a bon fond) plutôt réussi ; comme je l'avais dit lors des fêtes de Noël 2017, Ali Liebert est une héroïne très attachante et dynamique ; et les seconds rôles ne sont pas désagréables du tout (Kimberley Sustad, Janet Kidder, les enfants, etc).

Certes, la rivalité avec l'autre producteur (Preston Vanderslice) est assez générique, et l'univers des coulisses d'un show de cuisine est plus ou moins intéressant, mais dans l'ensemble, le tout se regarde tranquillement, et on passe même un moment relativement agréable devant ce téléfilm.

3.75/6

Le Roman de Notre Amour (All For Love - 2017) :

Lorsque Diana (Teryl Rothery), la directrice de publication de Jo (Sara Rue) lui annonce que le premier jet de sa nouvelle romance (à thématique militaire) est générique et insipide, cette célibataire endurcie se retrouve obligée de faire équipe avec Colin (Steve Bacic), le frère de Diana, un ancien Navy Seal cynique, avec lequel elle ne s'entend pas du tout...

Une comédie romantique Hallmark plutôt décontractée, et qui fonctionne principalement grâce à la bonne alchimie qui existe entre une Sara Rue amusante et dynamique, et un Bacic un peu fatigué et bouffi, mais qui se met au diapason de sa collègue.

La première demi-heure, à base de romancière incapable galérant en camp d'entraînement militaire, est ainsi assez rythmée et amusante ; ensuite, le film connaît un petit coup de mou, alors que la romance se développe, et que le script tente de donner une image improbable du monde de l'édition des romans sentimentaux (à base de critiques clichés qui assistent à des lancements promotionnels onéreux, de ventes par millions, etc) ; enfin, le dernier tiers retombe un peu dans les clichés habituels de la rom-com Hallmark, avec quiproquo, pseudo-rivale amoureuse, et réconciliation in extremis.

Dommage que le tout ne réussisse pas vraiment à éviter tous ces écueils, parce que dans l'ensemble, les acteurs et le ton général du film sont plutôt sympathiques.

3.5 - 0.25 pour la jaquette finale du livre, tout simplement immonde + 0.25 pour Jordana Largy, amusante dans le rôle de la confidente de l'héroïne = 3.5/6

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Blog Update ! - Janvier 2019

Publié le 3 Février 2019 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Hallmark, Les bilans de Lurdo, Review, Romance, Télévision, Update, St Valentin

Un mois de janvier assez chargé sur le blog des Téléphages Anonymes, avec un certain nombre de grosses sorties de 2018 rattrapées par mes soins...

#850: Roman Polanski - Wanted & Desired (2008) - 3/6

#851 : Father of the Year (2018) - 2.5/6

#852 : Spider-Man - New Generation (2018) - 4.5/6

#853 : No Clue (2013) - 2.25/6

#854 : Christ(off) (2018) - 1.5/6

#855 : Countdown (2016) - 1.75/6

#856 : Bumblebee (2018) - 4/6

#857 : The Price of Fame (2017) - 2.5/6

#858 : Action Point (2018) - 2.5/6

#859 : Aquaman (2018) - 3.75/6

#860 : Mowgli - La Légende de la Jungle (2018) - 3.5/6

#861 : Vintage Tomorrows (2015) - 3.75/6

#862 : Psychokinesis (2018) - 2.5/6

#863 : The Wizard of Lies (2017) - 3/6

#864 : Le Règne des Supermen (2019) - 3.25/6

#865 : Sale Temps à l'Hôtel El Royale (2018) - 3.75/6

#866 : Shawn Michaels - Heartbreak & Triumph (2007) - 4.5/6

#867 : Ralph 2.0 (2018) - 3.25/6

#868 : L'Incroyable Bibliothèque de M. Lemoncello (2017) - 3.5/6

#869 : Puddle Cruiser (1996) - 3/6

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# Bilan :

Un mois plutôt satisfaisant, avec une moyenne globale de 3.1/6 : une moyenne littéralement "moyenne", principalement due à de multiples films satisfaisants, et assez peu de véritables flops, notamment au niveau des sorties 2018.

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# Film du mois :

Comme toujours, en mettant de côté les documentaires, on se retrouve avec, en tête de liste, un Spider-man : New Generation inventif, décalé et ingénieux, une vraie bonne adaptation du Tisseur et de ses versions alternatives, qui présage du meilleur pour les films d'animation Marvel/Sony à venir.

Mention honorable à Bumblebee, en deuxième place, un film qui relance la franchise Transformers avec une héroïne attachante et une approche rétro revenant aux bases des personnages et du genre, loin de l'overdose d'images, d'action et d'effets spéciaux illisibles des Michael Bay.

 

# Flop du mois :

Un seul véritable perdant, ce mois-ci : Christ(off), la comédie française mettant en vedette un groupe de prêtres choristes, et Michael Youn. C'est bête, c'est plat, c'est mou, c'est dérivatif, bref, c'est un plantage.

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# Petit écran :

Beaucoup de séries, ce mois-ci, à commencer par la reprise de The Orville et de Discovery : la première continue d'hésiter entre comédie, soap et drame sérieux, tandis que la deuxième semble avoir appris de ses erreurs passées, et vouloir se lancer dans une direction plus maîtrisée.

Mentionnons aussi The Outpost (une série de fantasy fauchée), Titans (l'adaptation dark & gritty des jeunes super-héros DC), Black Mirror - Bandersnatch (la démonstration technique un peu creuse, façon épisode-dont-vous-êtes-le-héros de BM), la saison 4 de Fuller House (une série à bout de souffle), la saison 3 de Daredevil (peut-être ma préférée de la série), ou encore la saison 1 d'Insatiable (vraiment critiquée par la bien-pensance en ligne, mais finalement assez amusante et corrosive, malgré un gros problème de format).

Enfin, n'oublions pas cette chère Mme Maisel, avec une saison 2 qui m'a un peu moins convaincu que la première : la faute à des choix narratifs trahissant les quelques défauts récurrents de l'écriture d'Amy Sherman-Palladino. Rien de dramatique, heureusement, et l'interprétation globale de la distribution fait passer la pilule sans effort.

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# À venir :

Dès demain, le blog des Téléphages Anonymes met de côté sa rubrique Un film, un jour... ou presque ! jusqu'à la Saint Valentin, pour se consacrer à la romance et aux grands sentiments, avec deux semaines de longs-métrages sentimentaux et autres comédies romantiques...

 

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Les bilans de Lurdo : La Fabuleuse Mme Maisel, saison 2 (2018)

Publié le 3 Février 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Comédie, Drame, Histoire, Les bilans de Lurdo, Review, Télévision, Amazon, Romance

Il y a un an environ, Amazon diffusait la première saison de Mme Maisel, une comédie rafraîchissante située dans le milieu du stand-up américain des années 50-60, et chapeautée par le couple Palladino, créateurs des Gilmore Girls et de Bunheads. Excellente surprise, homogène et inventive, cette première fournée de 8 épisodes avait reçu un accueil critique unanime, et d'innombrables récompenses aux Emmys : un succès mérité, même si les spectateurs familiers des productions des Palladino pouvaient percevoir, çà et là, quelques défauts récurrents de l'écriture des scénaristes...

La Fabuleuse Mme Maisel, saison 2 (2018) :

Midge Maisel (Rachel Brosnahan) tente toujours de concilier sa vie de famille, son poste au sein de B. Altman, et sa carrière naissante de comédienne de stand-up, alors même que ses parents (Tony Shalhoub, Marin Hinkle) connaissent une crise existentielle, que Joel (Michael Zegen) tente de se réinventer, et que la fabuleuse Mme Maisel rencontre Benjamin (Zachary Levi), un médecin séduisant qui bouleverse son quotidien...

Série de grande qualité formelle et conceptuelle, Maisel reste, dans cette seconde saison, toujours bourrée de qualités et de bons points, que ce soit au niveau de son écriture pétillante, de son humour impertinent, de sa direction artistique chatoyante, de ses costumes, de sa musique, de son interprétation impeccable, de sa réalisation inventive, etc, etc, etc.

Même avec 10 épisodes (soit 2 de plus qu'en saison 1), la saison se regarde sans le moindre temps mort, c'est fluide, dynamique, il se passe toujours quelque chose d'intéressant et de créatif, bref, Maisel reste, dans sa seconde année, une série très attachante et tout à fait recommandable... mais aussi vraiment frustrante.

Car, plus que jamais, La Fabuleuse Mme Maisel renvoie au Gilmore Girls d'antan, dans ce que ça a de bons côtés et de mauvais...

À plusieurs reprises, Maisel, saison 2, trahit en effet directement certains tics d'écriture des Palladino, et certaines tendances qui affaiblissaient déjà leur série précédente. À commencer par Midge, le personnage principal, qui évoque fréquemment ce que pouvait parfois être le personnage de Rory Gilmore, dans ses pires moments : une fille de bonne famille, privilégiée, qui a toujours vécu confortablement, dans sa bulle, et qui n'a aucune idée de la réalité économique du monde ; une femme capricieuse, inconstante, dilletante facilement découragée, et prompte à prendre des décisions mal-avisées ; une héroïne qui ne pense qu'à elle-même, et ne prend jamais vraiment en compte les conséquences de ses actions sur autrui... bref, c'est un miracle que le personnage reste aussi attachant, et cela est en grande partie du à l'interprétation et à l'énergie de son interprète.

D'autant que si Midge peut être rapprochée de Rory pour tous ces défauts, elle ressemble plus à Lorelei au niveau romance, constamment tiraillée entre son ex, le père de ses enfants, cherchant à se faire pardonner (Joel, l'équivalent du Christopher des Gilmore), et son nouveau compagnon, un peu lisse mais cultivé, et à la situation aisée (Benjamin, le Max Medina de Midge).

Régulièrement, donc, sur le front de la romance, on a l'impression de voir les Palladino rejouer une partition familière, qui se termine, en fin de saison, de la pire manière envisageable (ou du moins, de la manière la plus prévisible et frustrante possible, avec une Midge qui remet tout en question sur un coup de tête).

Outre cette écriture un peu agaçante (au terme de cette saison, je crois qu'il est notamment clair que Midge est une mère indigne, plus préoccupée par sa carrière ou sa vie amoureuse que par ses enfants, qui n'entrent même pas en considération lorsque vient le moment pour elle de décider de partir 6 mois en tournée), et cette sempiternelle fascination d'Amy Sherman-Palladino pour le quotidien et les excentricités des personnes fortunées (déjà un problème récurrent de Gilmore Girls, qui revient ici sur le devant de la scène, notamment lors des quelques épisodes se déroulant dans les Catskills - et ce quand bien même la vision du judaïsme de la série serait volontairement très caricaturale et outrée), on remarque aussi progressivement que les scénaristes semblent mal à l'aise avec le format imposé par le streaming Amazon.

La temporalité de la saison est ainsi totalement chaotique, donnant fréquemment l'impression au spectateur qu'il manque plusieurs épisodes pour bien expliquer l'évolution des relations (le divorce de Midge/Joel, jamais officiellement prononcé à l'écran), de la carrière de Midge (on ne ressent pas vraiment ses galères, ni le boycott imposé par Sophie Lennon), de ses sentiments vis à vis de Joel, de Benjamin ou de sa carrière, ou encore pour bien établir les conséquences de certains événements (le séjour à Paris des parents de Midge, totalement oublié par la suite, alors qu'il aurait été une réponse évidente à l'évolution de la situation d'Abe).

Et paradoxalement, malgré cette impression de manque et de précipitation, la saison semble aussi faire pas mal de remplissage, s'attardant trop longtemps sur certains événements (Paris, les Catskills), comme si les Palladino avaient ressenti le besoin de freiner des quatre fers, cette année, après une première saison compacte et concise, mais qu'ils n'arrivaient pas à trouver le juste milieu entre digressions amusantes et événements importants.

Et puis il reste Joel. L'année dernière, je redoutais un arc narratif de rédemption, et une réconciliation avec Midge, assez typiques de l'écriture des Palladino... et c'est exactement ce à quoi l'on a droit cette année : une grande entreprise de réhabilitation du personnage de Joel, pour tenter de rendre attachant ce personnage infidèle et peu sympathique.

Et ça fonctionne presque, puisque les Palladino font tout leur possible pour faire de Joel un personnage secondaire sincère et paumé, qui se reconstruit en reprenant la succession de son père, et qui est toujours là pour Midge... mais paradoxalement, la fin de saison vient tout saboter, en nous montrant un Joel grand séducteur, qui couche avec toutes les employées de sa boîte, est jaloux de la nouvelle relation de Midge, possessif, et n'hésite pas un seule instant lorsque l'occasion se présente de coucher à nouveau avec elle.

Autant dire que la saison se termine en laissant un goût doux-amer, le tout dernier épisode arrivant un peu de manière abrupte, et détruisant certains des progrès effectués par les personnages durant la saison. Pire : des indices assez évidents laissent penser à une saison 3, en tournée, avec une grossesse imprévue (et au père inconnu - Joel ? Benjamin ?) de Midge. De quoi rajouter encore une couche de mélodrame gentiment forcé et télégraphié, une marque de fabrique des Palladino...

Malgré tous ces bémols, je le répète, la saison 2 de Mme Maisel reste très sympathique, passant de Paris à un camp de vacances juif, puis revenant en ville, avant de repartir en tournée, et de culminer à la télévision : ça virevolte, c'est léger, c'est drôle, c'est pétillant, c'est parfois touchant, et la distribution est excellente (mention spéciale à Justine Lupe, très drôle en belle-sœur convertie, et à Tony Shalhoub).

Dommage que la structure parfois décousue, les errances de rythme, et certains choix narratifs et de caractérisation font que la saison convainc nettement moins qu'elle ne le devrait...

 

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Critiques éclair - The Orville 2x02 (2019) & Star Trek Discovery 2x02 (2019)

Publié le 2 Février 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Review, Science-Fiction, Star Trek, Drame, Télévision, Orville

De manière assez inattendue, les épisodes de reprise de The Orville et de Star Trek Discovery, la semaine dernière, se sont avérés des plus surprenants, et à l'opposé l'un de l'autre, avec un Orville vraiment décevant et insipide, totalement centré sur les relations soapesques des personnages, et un Discovery prometteur, laissant augurer d'une seconde saison plus aboutie, travaillée, et décontractée...

The Orville 2x02 - Primal Urges  :

Alors que le vaisseau arrive en orbite d'une planète sur le point d'être détruite par son étoile, et que l'équipage doit sauver la poignée de survivants y vivant encore, Bortus développe une addiction à la pornographie holographique, addiction qui finit par mettre son couple et l'équipage en danger...

Un second épisode un peu mitigé, en ce qui me concerne : pas de MacFarlane au scénario... mais ça ne veut pas dire que le script et son écriture soient formidablement aboutis.

Ici, avec cet épisode initialement produit pour la saison 1, Orville reprend clairement une intrigue habituelle de Star Trek The Next Generation (Hollow Pursuits, etc - bref, tout ce qui tournait autour de Reginald Barclay et de sa tendance à se réfugier dans l'holodeck pour fuir le monde extérieur, et éviter d'interagir avec autrui), en lui rajoutant une dose de graveleux et d'humour... et en tentant néanmoins d'en faire quelque chose de sérieux, sur un couple en crise, traumatisé par une action passée (le choix que le compagnon de Bortus a fait au sujet de leur enfant, la saison passée)... le tout enrobé d'une menace ultra-générique pensant sur le vaisseau (un virus informatique), d'une mission urgente (le sauvetage des habitants de la planète), et d'un dilemme cornélien (le sacrifice d'une partie de ces habitants).

Autant dire que le script, qui tente de jongler avec toutes ces directions, et toutes ces tonalités différentes, est un peu à la peine, et donne souvent l'impression de survoler ce qui mériterait d'être traité plus en profondeur (la dépression de Bortus, par exemple, qui est réglée d'un coup de "mission dangereuse qui redonne le sens des priorités").

Et pourtant... cet épisode n'est pas désagréable pour autant. Le budget conséquent alloué aux créatures et aux effets spéciaux (assez spectaculaire, le grand final de l'épisode) permet de conserver l'intérêt, et l'humour, çà et là, fait mouche. En comparaison du premier épisode de la saison, c'est donc nettement meilleur, et ce, même si ça mériterait un bon coup de polish pour lisser les problèmes de l'écriture.

Star Trek Discovery 2x02 - New Eden :

Alors qu'il suit les traces de l'un des phénomènes lumineux rouges, le Discovery arrive dans le quadrant bêta, en orbite d'une planète inconnue menacée de destruction, et occupée par des humains dépourvus de technologie...

Un épisode de Discovery qui, pour une fois, ressemblait vraiment à du Star Trek. Peut-être trop, d'ailleurs, puisque le couplet de la peuplade autochtone dérivée des humains et en danger de mort, et la Prime Directive, etc, c'est vraiment du réchauffé.

Néanmoins, à choisir, je préfère encore que Discovery nous resserve du réchauffé de Star Trek, que de subir quelque chose de 100% action, 0% scénario, comme en saison 1. Ici, donc, on est confronté à une opération de sauvetage de dernière minute (plutôt bien rendue à l'écran), à des interactions de l'Away Team avec les habitants de la planète (moyennement convaincant, principalement parce que je n'ai pas aimé le jeu de l'interprète de Jacob), et à un développement des membres de l'équipage qui se poursuit (Tilly commence à avoir des visions - probablement la spore de fin de saison dernière ; on apprend des choses sur Owosekun ; la pilote a du travail et des répliques).

De quoi remplir les 44 minutes de l'épisode, même si, étrangement, j'ai trouvé qu'il manquait un peu de développement et de profondeur pour que le scénario fonctionne vraiment. À l'identique, tout ce qui tournait autour de la proto-Prime Directive, ou encore de la thématique de la Foi, m'a semblé vraiment sous-développé. En somme, il reste des progrès à faire sur l'écriture, notamment des dialogues.

Néanmoins, à aucun moment je n'ai eu envie de m'arracher les cheveux, donc je crois qu'on peut dire que la série progresse, et continue dans la bonne direction.  (et je dois dire que les similitudes involontaires entre le Orville et le Discovery chroniqués cette semaine m'ont fait sourire)

 

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Les bilans de Lurdo : La Fête à la Maison, 20 ans après - saison 4 (2018)

Publié le 2 Février 2019 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Netflix, Review, Sitcom, Télévision

Quatrième saison de ce revival Netflix de la Fête à la Maison, une quatrième saison qui a connu une gestation un peu plus difficile que d'habitude, puisque le programme a été victime du mouvement #MeToo, et a perdu son créateur et showrunner principal, Jeff Franklin...

La Fête à la Maison, 20 ans après, saison 4 (Fuller House, season 4 - 2018) :

Alors que DJ (Candace Cameron Bure) file le parfait amour avec Steve (Scott Weinger), Kimmy (Andrea Barber) est enceinte, servant de mère porteuse pour son frère (Adam Hagenbuch) et pour Stephanie (Jodie Sweetin). Les enfants, eux (Michael Campion, Elias Harger, Soni Nicole Bringas), vaquent à leurs occupations...

Et dans les faits, cette éviction de Jeff Franklin, tête pensante du programme depuis sa création en 1987, se traduit par une saison nettement plus sage et modérée, confiée aux bons soins de deux des scénaristes du show, Steve Baldikoski et Bryan Behar.

La saison 3, divisée en deux parties, semblait s'essouffler, avec 18 épisodes au rythme mollasson : c'était une saison bien trop centrée sur le triangle amoureux de DJ, qui souffrait par ailleurs d'un trop grand nombre de personnages sous-développés, et qui finissait par un sorte de retour au sources, en ramenant pour de bon à San Francisco tous les anciens de la série d'origine.

Cette année, à l'opposé, le programme semble avoir été recentré et recadré, avec 13 épisodes seulement, diffusés d'un bloc, et des personnages secondaires nettement moins nombreux : finis les nombreux amis des enfants, finis la présence incessante de tous les membres de la famille, ici, on se recentre sur le noyau de la famille Fuller, avec plus ou moins de bonheur.

Car s'il y a bien un problème, cette année... c'est son vrai manque de direction. Le seul véritable arc narratif de la saison, c'est la grossesse de Kimmy, et ses conséquences sur la vie de Stephanie et de son frère. Or, comme cette année, tous les personnages sont "calmés" et assagis, cette sous-intrigue semble presque se dérouler au second plan, une trame de fond qui évolue lentement, sans grande originalité, et de manière très prévisible.

Au premier plan du programme, DJ, comme toujours, avec des scénaristes qui se plient en quatre pour mettre CCB en valeur. Le problème étant que le triangle amoureux de DJ a été résolu la saison précédente, et que, par conséquent, il n'y a plus ici qu'une relation générique sans la moindre tension narrative. Autrement dit, ce n'est pas très intéressant.

Pour pallier à ce manque de tension, les scénaristes ont fait le choix de revenir à quelque chose de plus traditionnel : du Full House old-school, des leçons de vie assez convenues mais qui fleurent bon les années 80... bref, de la sitcom assez datée comme on la faisait alors.

L'avantage, c'est que le message est positif. L'inconvénient, c'est que ça ronronne vraiment, et que les enfants finissent par être limités à ces leçons de vie. Par moments, on a l'impression que, privés de direction, les scénaristes ont préféré faire du remplissage générique, plutôt que de s'adonner aux délires occasionnels que Jeff Franklin s'autorisait ponctuellement.

Ils essaient tout de même, comme lors de ce bref numéro de comédie musicale, tôt dans la saison, ou dans cet épisode façon Drôles de Dames, en croisière avec Steve Austin et Super Jaimie. Mais à chaque fois, on sent que les scénaristes se retiennent, n'osent pas assumer l'excentricité de leurs personnages et/ou ont décidé de les rendre plus réalistes et plus crédibles.

Pas forcément une mauvaise chose, en théorie, pour peu que l'on ait le talent, la subtilité ou les idées nécessaires pour rendre le tout intéressant.

Ici, ce n'est pas vraiment le cas, et si Fuller House - saison 4 a troqué une grande partie de sa folie pour quelque chose de plus "sincère" (le rapprochement des Gibler et des Fuller est réussi, dans l'absolu, même si l'épisode de l'accouchement avait la main vraiment lourde sur l’émotion, avec montage musical, etc), la série a aussi vraiment perdu en énergie et en intérêt.

Reste à voir ce que le grand public en aura pensé, et si Netflix choisira d'arrêter là ou de continuer.

 

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Un film, un jour (ou presque) #869 : Puddle Cruiser (1996)

Publié le 1 Février 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Romance, Sport

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Puddle Cruiser :

Parce qu'ils ont été pris sur le fait alors qu'ils pillaient la cafétéria de l'université, Matt (Paul Soter) et Grogan (Kevin Heffernan) doivent passer devant le tribunal universitaire, pour être jugés. Désignée pour assurer leur défense, Suzanne (Kayren Butler) se trouve cependant tiraillée entre son petit ami Thunder (Jamison Selby), et Felix (Steve Lemme), le complice de Matt et Grogan, bien décidé à conquérir le coeur de la jeune femme, quitte à se livrer pour cela à un match de rugby endiablé...

Une comédie universitaire indépendante tournée par la troupe des Broken Lizard sur le campus de leur université, avec des fonds limités, et qui constitue le premier long-métrage de la petite bande.

Honnêtement plutôt compétent au niveau de la production et de la forme globale, ça reste un film assez classique et basique sur le fond : une comédie de campus très (trop ?) axée romance, et saupoudrée du sens de l'humour des Lizard (en un peu plus sage que d'habitude), mais souffrant d'un rythme assez plat, et d'un manque d'énergie notable.

Rien de désastreux, mais vraiment rien d'exceptionnel non plus, ou de mémorable.

3/6

(et encore, ça vaut probablement un peu moins, mais comme c'est un premier film, j'ai envie de me montrer gentil)

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