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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Un film, un jour (ou presque) #488 : Miss India America (2015)

Publié le 7 Avril 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Miss India America :

Arrogante, ambitieuse, égocentrique et méprisante, Lily (Tiya Sircar) est une jeune femme intelligente d'origine indienne, prête à tout pour réussir dans la vie, quels que soient le domaine et l'adversité. Jusqu'au jour où ses plans de carrière et de vie sont déraillés par son petit-ami Karim (Kunal Sharma), qui la trompe avec l'actuelle Miss India America. Jalouse et vexée, Lily décide alors de se présenter à son tour au concours, et d'écraser sa compétition...

Une comédie ethnique qui repose sur un principe bien connu - un protagoniste détestable et égocentrique, qui a une prise de conscience aux 3/4 du film, et finit par changer pour devenir un héros digne de ce nom - mais qui malheureusement, manque du second degré et de la subtilité nécessaire pour vraiment fonctionner.

Lily, en effet, est tout simplement imbuvable de bout en bout, sans aucun recul, et jamais écrite comme étant assez touchante ou ridicule pour qu'on s'attache à elle. Et comme en plus le métrage a un rythme assez nonchalant, on finit par regarder le tout assez distraitement, sans vraiment s'intéresser aux personnages.

C'est dommage, parce que la distribution est globalement sympathique (Sircar, mais aussi Hannah Simone, Kosha Patel, et aussi Anushka Rani, assez attachante et amusante dans un tout petit rôle secondaire), mais dans l'ensemble, on se retrouve avec un métrage assez exotique et vaguement amusant, sans plus.

Un petit 3/6

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Un film, un jour (ou presque) #487 : Adorable Julia (2004)

Publié le 6 Avril 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Adorable Julia (Being Julia) :

Dans les années 30, Julia Lambert (Annette Bening), une actrice de théâtre quadragénaire mais encore très populaire, commence à perdre sa passion pour les planches... jusqu'à ce que son époux et metteur en scène, Gosselyn (Jeremy Irons), lui présente un jeune acteur américain, Tom (Shaun Evans). Rapidement, une relation torride s'engage entre Julia et Tom, et l'actrice profite alors pleinement de son mariage ouvert en compagnie du jeune étranger. Mais bien vite, il s'avère que Tom a déjà une autre compagne, Avice (Lucy Punch), une jeune actrice qui intéresse par ailleurs Gosselyn. Jalouse et désireuse de venger cet affront, Julia fait alors semblant de devenir amie avec Avice, pour pouvoir mieux l'humilier sur scène...

Problème de taille avec le titre français de ce film : Julia est tout sauf adorable.

Outre le fait que son interprétation sur scène est assez médiocre pendant 80% du film (mais on va dire que c'est le style de l'époque qui veut ça), Annette Bening ne compose pas ici un personnage attachant ou sympathique : une actrice jalouse et pleine d'insécurités, qui trouve le bonheur dans les bras d'un petit jeune aux dents longues, et qui plutôt que de passer sa colère sur ce dernier lorsqu'il la trahit, décide d'humilier publiquement et de plomber la carrière d'une jeune actrice débutante pas très douée, qui n'a jamais directement ou indirectement nui à Julia.

Autrement dit, le personnage principal de ce film est mesquin, revanchard, et le film se termine sur une Avice ridiculisée sur scène (exceptionnelle Lucy Punch, à la fois hilarante et touchante) pendant que le mari et l'amant de Julia n'ont droit qu'à une petite tape sur les doigts, au travers de dialogues à double-sens assez opaques pour le reste de la salle.

Alors j'ignore si ces problèmes sont inhérents au récit originel (un roman de 1937) dont ce film est l'adaptation, ou si le récit était supposé être plus satirique et enlevé (auquel cas une conclusion de ce type aurait pu fonctionner), mais reste que ces problèmes sont bien présents, et que si le face à face final entre les deux actrices, sur scène, est assez bien mis en scène et interprété (quoique Bening surjoue un peu), sa conclusion (et donc la conclusion du film) est assez rebutante et agaçante.

À noter cependant un score réussi de Mychael Danna.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #486 : xXx 3 - Reactivated (2017)

Publié le 5 Avril 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Aventure, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​

xXx - Reactivated (xXx - Return of Xander Cage) :

Lorsque la Boîte de Pandore, une arme permettant de transformer les satellites orbitaux en armes de guerre, est dérobée, et Gibbons (Samuel L. Jackson) tué, l'Agent Jane Marke (Toni Collette), de la CIA, décide de sortir Xander Cage (Vin Diesel) de son exil, pour l'opposer à Xiang (Donnie Yen), responsable du vol. Mais Xander et son équipe (Ruby Rose, Kris Wu, Nina Dobrev, Rory McCann) s'aperçoivent rapidement que les apparences sont trompeuses...

Alors visiblement, à en juger par ce xXx 3, Vin Diesel semble bien décidé à faire des aventures de Xander Cage et de ses potes le clone débiloïde et cartoonesque des Fast & Furious récents.

On retrouve le même concept de Vin Diesel à la tête d'une équipe soudée de spécialistes hors-la-loi, on retrouve le même genre de personnages aux origines diverses et variées, les mêmes voyages internationaux, les mêmes personnages féminins badass, la même tentative risible d'imposer Vin en séducteur irrésistible, le même sens de la famille, on retrouve la même tendance aux cascades câblées/numériques improbables et physiquement impossibles, aux doublures numériques et réelles évidentes (Vin le quasi-quinquagénaire, qui s'empâte de plus en plus entre les films, et qui ici se transforme en yamakazi virevoltant) et aux personnages indestructibles aux capacités surhumaines (la poursuite piétonne sur route fréquentée de Yen et Vin, lulz)...

Tout ça... mais avec un Xander Cage qui, à contrario de Dom Torretto, prend tout à la légère, avec un sourire goguenard et des vannes constantes. Et ce ton plus léger et plus outrancier se retrouve dans tous les autres personnages (tout le monde s'amuse à en faire trois tonnes, surtout Dobrev en tech-girl geekette fangirl, et Collette en patronne ultra-glaciale), dans l'ouverture du film (avec Neymar et Sam Jackson, ainsi que toute une mise en scène graphique façon Vaughn/Millar), et dans l'atmosphère générale du métrage.

On est clairement ici dans quelque chose de plus décomplexé que les F&F, et étrangement, pour peu qu'on éteigne son cerveau avant de commencer le métrage, ça s'avère plutôt regardable, et moins premier degré que les Fast & Furious, dans leurs moments les plus sérieux et dans leurs prétentions dramatiques occasionnelles.

Et franchement, alors que je n'attendais strictement rien d'un film de DJ Caruso (faiseur particulièrement médiocre), et encore moins d'un film de la franchise xXx (je ne garde absolument aucun - bon ou mauvais - souvenir des deux premiers métrages), j'ai eu l'agréable surprise de ne pas m'ennuyer.

Bon, ça reste très très con, et très très débile, mais rien que pour le deus ex machina qui déboule à la barre des 90 minutes de film, tout droit sorti de 2005, et pour les multiples clins d'oeil à Nick Fury/aux Avengers, impossible de détester. Du moins, pour peu qu'on sache à quoi s'attendre.

3.25/6

(par contre, on va dire que le "photocopillage" de la scène de True Lies est un hommage, parce que sinon, le plagiat est un peu trop voyant)

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Un film, un jour (ou presque) #485 : Les Incroyants (2013) & An Honest Liar (2014)

Publié le 4 Avril 2017 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Review, Documentaire, Religion, Science, Biographie, Magie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Les Incroyants (The Unbelievers - 2013) :

Documentaire suivant la tournée mondiale de Richard Dawkins et Lawrence Krauss, pour promouvoir l'athéisme et la science. Rien de vraiment passionnant, à vrai dire, puisque la majorité des débats et échanges sont trop souvent étouffés dans l'oeuf, et passent au second plan, laissant la place à des montages musicaux, à une mise en avant des deux "stars" et à du meublage sans grand intérêt.

Un cruel manque de substance, donc, et soixante-seize minutes qui cèdent aux sirènes d'un culte de la personnalité regrettable, tout en prêchant les convertis...

2/6

An Honest Liar (2014) :

Un très bon documentaire (partiellement financé par Kickstarter) sur la vie et la carrière de James Randi, illusionniste canadien fasciné par Houdini, réputé pour son scepticisme, pour sa répartie impertinente, et pour avoir fait de la science et de la raison son cheval de bataille : il a ainsi créé une fondation éducative, et offert une somme considérable (1 million de dollars) à quiconque parviendrait à prouver l'existence du paranormal, de la voyance, de la télépathie ou de tout autre phénomène surnaturel ou pouvoir psychique supposément inexplicable par la science.

Possédant, dans les années 60/70, une renommée équivalente à celle obtenue par David Copperfield vingt ans plus tard, Randi pourfend, depuis cette époque, les pseudo-voyants et guérisseurs manipulateurs, les faux télépathes et véritables arnaqueurs, qui exploitent la crédulité d'autrui avec des tours bas-de-gamme que Randi connaît par coeur, et ne s'est jamais privé de démonter en direct à la télévision.

À l'aide de nombreuses images d'archives et témoignages (Alice Cooper, Adam Savage, Penn & Teller, etc), ce documentaire retrace donc le parcours de Randi, et notamment son antagonisme prononcé avec le fameux Uri Geller (lui aussi interviewé, et toujours aussi arrogant), qui a fait les beaux jours du Tonight Show de Johnny Carson, une institution de la télévision américaine. De quoi en apprendre un peu plus sur tous ces défis et ces conflits improbables, qui tous n'avaient pour but que de révéler la vérité au grand public.

C'est d'autant plus intrigant de voir, en cours de documentaire, la vérité se faire au sujet de Randi : pour quelqu'un érigeant la vérité et l'honnêteté comme valeurs essentielles, Randi a vécu toute sa vie dans le mensonge, refusant de rendre son homosexualité publique jusqu'à la fin des années 2000, lorsqu'il a admis qu'il vivait depuis 25 ans en couple avec "Jose Alvarez", un artiste qu'il avait utilisé dans l'une de ses propres supercheries (un canular surnaturel diffusé à la télévision australienne), et qui, lui-même, mentait depuis tout ce temps sur sa véritable identité.

Cette ambivalence du personnage de Randi (après tout, en bon illusionniste, il aime toujours se donner en spectacle, et manipuler les foules, quitte à faire souffrir au passage des âmes crédules et sensibles) s'avère plutôt intéressante, et permet au documentaire d'éviter un portrait totalement manichéen et élogieux de Randi, pour livrer quelque chose de plus nuancé, et de parfois même touchant.

Simple regret : que les vingt dernières minutes du métrage, sur l'identité de Jose, etc, semblent parfois un peu précipitées et inabouties, et par conséquent, légèrement frustrantes.

4.5/6

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Catch Review : WWE - Wrestlemania 33 (02/04/2017)

Publié le 3 Avril 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Catch, WWE

Comme tous les ans, Wrestlemania se veut le grand spectacle du monde du catch à destination des fans occasionnels, du grand public, et pas vraiment des fans hardcore de la discipline.

D'où la durée improbable (2h de pré-show, 5 heures de show), les interludes interminables, l'arène démesurée, la mise en scène, et les choix de booking les plus consensuels imaginables.

Reste que, bien que je n'aie pas grand intérêt dans la carte de cette année (sur papier, le kickoff show était nettement plus prometteur), on n'est jamais à l'abri d'une bonne surprise...

WWE Wrestlemania 33 - 03/04/2017 :

# Kickoff Show #

- Austin Aries vs Neville - Cruiserweight Title. Un match au potentiel gigantesque, avec deux hommes qui ont largement fait leurs preuves... et un match malheureusement en demi-teinte, clairement booké pour ne pas voler la vedette à la carte principale. On a donc deux hommes qui luttent à 50% de leurs capacités, pour ne pas dire au ralenti (le fameux "rythme WWE"), avec prise de repos à mi-match pour la coupure pub, transitions maladroites car n'étant pas effectuées à pleine vitesse, et déroulement égal du début à la fin, sans changements de cadence ou de niveau d'énergie. Décevant.

- Andre The Giant Memorial Battle Royale. Show et Strowman éliminent plein de monde, se font éjecter, et le reste du match perd immédiatement tout intérêt ou toute intrigue... et devient un gros coup de pub impliquant Mojo Riley et un footballeur américain (avec un ratage de la petite responsable de la sécurité qui tente de l'empêcher de rentrer dans le ring, avant qu'un troupeau d'arbitres ne débarque pour lui expliquer que c'est prévu). :facepalm:

- Baron Corbin vs Dean Ambrose, IC Title. Le public est totalement mort pour cet affrontement dont tout le monde se moque royalement, et qui se termine heureusement par une défaite de Corbin.

Un Kickoff Show des plus médiocres, alors que le potentiel d'un MOTN était là. Mais non, entre le match mollasson d'Aries/Neville (d'un autre côté, le web semble avoir trouvé ce match génialissime, donc je suis peut-être à côté de la plaque... ou alors je ne suis plus habitué au rythme WWE), la battle royale foireuse et le match intercontinental qui n'intéresse personne... la soirée commence mal.   

# Wrestlemania #

- New Day font leur entrée, en cosplay Final Fantasy (entendre Cole parler de Chocobo comme s'il savait ce que c'était = mdr), font leur numéro habituel, et heureusement, ça ne dure pas trop longtemps.

- AJ Styles vs Shane McMahon. AJ Styles en terrain conquis, forcément, pour un match prétexte qui, forcément (bis), n'allait pas battre des records de technique ou de maîtrise. Mais pour ce que c'était (une ouverture de carte, et un showcase pour les acrobaties de Shane), c'était un peu brouillon (du côté de Shane), mais pas désagréable à regarder. Rien d'exceptionnel, cela dit, et c'est toujours un peu frustrant de voir un talent comme AJ devoir vendre les coups et les prises approximatives d'un amateur, mais bon, au moins Shane se donne toujours à fond dans de tels matches.

- Chris Jericho vs Kevin Owens, US Title. Ce n'est pas l'affrontement me passionnant le plus, en théorie (le feud me laisse de marbre), mais au final, un match plutôt équilibré, et un résultat logique. 

- Bayley vs Charlotte vs Sasha vs Nia Jax, 4-way Elimination, Raw Women's Title. Bon premier tiers de match, jusqu'à l'élimination de Nia Jax. Ensuite, le match semble perdre son énergie et son rythme, enchaînant une élimination décevante de Sasha, et une fin de match assez faiblarde. Dommage. 

- Le Hall of Fame, et un Kurt Angle qui reçoit un accueil qui fait plaisir.

- Fatal 4-way Tag Ladder match. Retour "surprise" des Hardy Boys, et le match dégénère rapidement en un gros bordel amusant mais brouillon, dans lequel tout le monde a plus ou moins un moment pour briller sous les projecteurs... et qui se finit de manière frustrante (mais guère surprenante), avec des Hardy qui gagnent les ceintures après un spot dangereux de Jeff. Forcément.

- Cena/Nikki vs Maryse/Miz. J'avoue avoir bien ri en voyant que Mr et Mme Cena sont tous deux de trop grandes superstars pour faire une entrée commune, et ont tenu à des entrées séparées. *soupir* Un affrontement prévisible de bout en bout, y compris au niveau de sa conclusion, et de la demande en mariage qui suit. Mwé.

- HHH vs Rollins. Mwé (bis), que ce soit au niveau de la durée abusive du match, de l'entrée bien ridicule de HHH, de celle - minimaliste - de Rollins, de l'intrigue globale, ou du table bump très moyen de Steph. Pas du tout accroché.

- Pause musicale sans le moindre intérêt.

- Randy Orton vs Bray Wyatt, WWE Title. En parlant de trucs bien ridicules, toute la mise en scène de ce match (projection lumineuse de vers de terre sur le ring, vipère animée suivant - avec plus ou moins de mal - les pas d'Orton pendant son entrée), et le booking du tout, avec de l'action basique, et un Bray qui jobbe plus ou moins pour Orton.

- Goldberg vs Brock, WWE Universal Title. Sans surprise, le match retour de leur précédent affrontement de Mania XX, et donc le résultat opposé. Cela dit, pour le coup, avec un match de 5 minutes, les deux hommes ont fait ce qu'ils avaient à faire (= ils ont enchaîné les finishers, non stop), ni plus, ni moins. C'était ultra-bourrin, ultra-répétitif, et ultra-inutile, mais étrangement, j'ai trouvé ça assez amusant à regarder. Probablement parce que c'était assez bref. 

- Carmella vs Alexa vs Naomi vs Mickie vs Becki vs Natalya, SD Women's Title. Un bordel pas possible, laborieux, bancal, précipité et mal booké. Décevant.

- Undertaker vs Reigns. La fin d'une époque, et un match tout simplement pas à la hauteur, avec son reverse-tombstone botché, son Taker essoufflé, et son Roman Reigns... qui est Roman Reigns. Dire qu'on aurait pu avoir la même conclusion à la carrière de Taker, mais face à AJ Styles, après un match nettement meilleur... *soupir* J'ai bien aimé le post-match avec les adieux de Taker, cela dit.

 

Un Wrestlemania vraiment assez décevant, même en l'abordant avec des attentes particulièrement diminuées : le pré-show était médiocre (malgré ma déception, finalement, le match d'Aries n'était pas si mauvais, au vu du reste ^^), la première moitié du PPV était assez honorable, mais après le Ladder match, ça s'est lentement cassé la gueule, plombé par un booking idiot, par un rythme lourd au possible, et par un manque de mesure dans l'équilibre entre spectacle, mise en scène et action.

Bof.

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Un film, un jour (ou presque) #484 : Les Mondes de Ralph (2012)

Publié le 3 Avril 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Animation, Aventure, Jeunesse, Disney

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. 

Les Mondes de Ralph (Wreck-It Ralph) :

Las d'être le sempiternel méchant d'une borne d'arcane vieille de 30 ans, Ralph (John C.Reilly) part à l'aventure dans le monde des jeux vidéos, à la recherche d'une médaille, pour prouver à tout le monde qu'il peut être un héros. En chemin, il croise la route de Vanellope von Schweetz (Sarah Silverman), une fillette qui vit seule dans le monde de Sugar Rush, un jeu de course, et qui rêve de devenir pilote... il découvre alors qu'il a involontairement condamné cet univers à la destruction, à moins qu'il ne parvienne à le sauver.

Je pensais avoir déjà parlé de ce Disney en images de synthèse, 100% estampillé nostalgie et fan-service à destination des parents trentenaires qui ont grandi avec des consoles 8 et 16 bits, mais visiblement, non. Dont acte.

Et donc, ce côté fan-service fonctionne globalement, collé sur une trame qui rappelle, entre autres, Tron, Qui veut la Peau de Roger Rabbit (pour les univers et les stars de l'industrie qui se côtoient) et compagnie : c'est d'ailleurs probablement ce côté "caressons les trentenaires dans le sens du poil" qui fait que le métrage a reçu un accueil critique absolument unanime outre-atlantique ; et il faut bien avouer que le tout est assez bien produit, que les clins d'oeil sont amusants, et que le doublage est impeccable.

Mais l'intérêt du film s'arrête un peu là : c'est un divertissement référentiel et amusant, qui connait un gentil coup de mou à mi-parcours, en s'enfermant dans l'univers de Sugar Rush (alors que l'on aurait peut-être préféré voir Ralph visiter d'autres univers et d'autres styles graphiques plus variés avant cela, cf. le générique de fin), et dans une relation assez balisée avec Vanellope et son humour pipi-caca : rien de vraiment rédhibitoire, mais ajouté à une illustration musicale peu mémorable dans le film, ça donne quand même un tout très moyen, et rapidement oubliable. À l'image de son méchant.

3.5/6 

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Catch Review : WWE - NXT Takeover Orlando (01/04/2017)

Publié le 2 Avril 2017 par Lurdo dans Catch, Review, Critiques éclair, WWE, NXT

Qui dit week-end de Wrestlemania dit aussi show de la NXT, la veille, une NXT en petite forme après tous les départs que le roster a connus récemment...

- Eric Young & Sanity vs Tye Dillinger, Ruby Riot (aka Heidi Lovelace), Roderick Strong & Kassius Ohno (aka Chris Hero) - 4 vs 4 mixed tag match.  Dillinger a toujours le charisme d'un poulpe mort, Strong n'est guère plus mémorable (mais est bien meilleur dans le ring), mais le match était efficace, et revoir Ohno fait toujours plaisir, d'autant qu'il est en un peu meilleure forme.

- Andrade "Cien" Almas vs Aleister Black. Aleister/Tommy End ne m'avait pas particulièrement convaincu contre Neville durant le UKCT, et franchement, son gimmick dâââârk de gothico-vampiro-sataniste du pauvre m'est ici apparu plus risible qu'autre chose. Bon, en même temps, ça n'aide pas que je ne sois pas du tout fan de son style tout en coups de pieds et en high spots. Almas est plus mémorable, bizarrement. Mwé.

- Authors of Pain vs Revival vs DIY, elimination Tag championship match. Forcément la pièce de résistance de la soirée, et même si je ne suis pas très fan des équipes impliquées (bien que deux d'entre elles soient des chouchous du public de la NXT), c'était très spectaculaire et nerveux.

- Asuka vs Ember Moon, NXT Women's Championship. Un très bon match entre deux pros. Athena s'est vraiment bien intégrée au roster, ça fait plaisir. L'attitude d'Asuka - qu'elle soit face ou heel - m'horripile toujours un peu, mais bon, c'était déjà le cas à l'époque de sa carrière japonaise, donc...

- Drew McIntyre  dans le public, et bientôt à la NXT. Whouhou.

- Nakamura vs Roode, NXT Championship. Près d'une demi-heure de match pour ce qui est probablement l'ultime match de Shinsuke à la NXT, avant son arrivée à Raw ou SD. Méthodique, épique et très réussi, avec un Shinsuke qui a enfin passé la seconde par rapport à un bon paquet de ses matches pour la compagnie... mais la longueur et le rythme de l'affrontement ne plairont pas à tout le monde.

 

Pas forcément le show de l'année, mais compte tenu de l'état actuel de la NXT, en reconstruction, c'était tout à fait honorable, et il est peu probable que, ce soir, Mania parvienne à faire mieux.

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 6 (1/9)

Publié le 2 Avril 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Science-Fiction, Star Trek

Un tout petit peu plus de six mois après la fin de mon passage en revue de la saison 5, je me lance enfin dans la saison 6 de Star Trek Voyager, avant-dernière saison de la série, que je n'avais vue qu'en partie à l'époque de sa diffusion originale, et très partiellement revue depuis.

Star Trek Voyager, saison 6

6x01 - Equinox part 2 :

Suite directe de l'épisode précédent (dont je ne me souviendrais quasiment pas sans mes bilans), qui se terminait par un cliffhanger assez creux et expédié ici en deux lignes de dialogue, comme souvent. On retrouve donc le Voyager aux trousses de l'Equinox et de son équipage renégat, alors qu'une espèce trans-dimensionnelle veut exterminer les humains.

Et c'est assez regardable, je dois dire, dans le genre "divertissement plein d'action pour lequel il vaut mieux oublier de brancher son cerveau." Parce que qui dit épisode en deux parties signé Braga/Berman/Menosky dit aussi pas mal de grosses ficelles honteuses (par exemple, l'Holodoc qui devient un psychopathe en puissance dès qu'on déconnecte son sens éthique... beaucoup trop facile ; d'ailleurs, l'élimination du Evil Holodoc est encore plus bâclée... ) et surtout, des personnages en roue libre : outre l'équipage de l'Equinox, toujours aussi manichéen et caricatural, on a ici Janeway qui pète un câble et vire subitement mini-dictatrice hostile et insupportable, qui décide de torturer ses victimes, de mettre tout le Voyager en danger pour éliminer Ransom et son équipage, etc... et qui envoie Chakotay en prison dès qu'il ose lui faire remarquer qu'elle part en vrille. Pour le coup, c'est bien joué par Mulgrew, mais... ça reste du n'importe quoi au niveau de la continuité des personnages.

Mais pas de panique, comme toujours dans Voyager, à la fin de l'épisode, tout est pardonné, tout est oublié, et on repart comme si de rien n'était. Assez agaçant, à la longue.

 

6x02 - Survival Instinct : 

Lorsque trois anciens Borgs appartenant à l'Unimatrice de Seven arrivent à bord, ils espèrent que cette dernière pourra les aider à séparer leurs trois esprits, et à retrouver leur individualité totale... mais bien vite, ils réalisent que Seven est responsable de leur état actuel.

Un épisode sobre et mesuré, le seul épisode de Voyager écrit en solo par Ron D. Moore (avant qu'il ne claque la porte), et centré sur Jeri Ryan et les trois autres guests, plutôt bons dans leurs rôles respectifs.

Dans l'ensemble, l'épisode est assez solide, renforçant la relation Seven/Naomi, insistant sur la différence de Seven (assimilée lors de son enfance, et ignorant tout de l'individualité que les autres Borgs, assimilés adultes, ont en mémoire et regrettent) et adoptant, dans les scènes n'impliquant pas l'intrigue de Seven, un ton plutôt léger et sympathique, qui a deux avantages : il renforce le sérieux de l'intrigue principale, et il permet de donner au Voyager et au Quadrant Delta une impression de vie et de symbiose (le Voyager est à quai, à bord d'une station, et le vaisseau est empli de visiteurs curieux).

Rien de particulièrement exceptionnel (les Borgs ont malheureusement été surexploités par la franchise, donc un épisode de plus sur ce sujet, c'est de moins en moins enthousiasmant), mais pour un premier essai de Moore dans le cadre restrictif de Voyager, c'est assez concluant.

 

6x03 - Barge of the Dead :

Lorsqu'elle est victime d'une expérience de mort imminente, B'el se retrouve sur la Barge des Morts, dans l'Au-delà klingon, où elle y croise sa mère, en route pour l'Enfer. Soudain persuadée qu'elle est là à cause d'elle, B'elanna décide de risquer sa vie pour se replonger dans l'au-delà, et sauver sa génitrice.

Une combo Bryan Fuller & Ron D. Moore, un B'elanna-centric, des Klingons = un très bon épisode, forcément très bien interprété par Roxann Dawson, bien produit, et qui développe joliment le personnage de B'elanna.Certes, il ne faut pas être allergique aux épisodes klingons, et il ne faut pas s'attendre à ce que le travail effectué dans cet épisode porte ses fruits ou soit développé ultérieurement, mais bon, on commence à être habitués, avec Voyager.

 

À suivre....

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Critiques éclair - Pilotes en vrac (2017) - Imaginary Mary 1x01 (premières impressions)

Publié le 1 Avril 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Comédie, Sitcom, ABC

Lorsqu'elle était petite, Alice (Jenna Elfman) a inventé Mary, une amie imaginaire (Rachel Dratch) afin de réussir à faire face à la séparation de ses parents. Seul problème : désormais spécialiste en relations publiques, Alice commence à voir de nouveau Mary dès qu'elle doit rencontrer les trois enfants adolescents de son petit ami, et la présence de cette créature imaginaire lui complique fortement la vie...

Imaginary Mary 1x01 :

Sitcom ABC créée/écrite par les scénaristes de Trophy Wife et de Les Goldberg, Imaginary Mary est une série qui fonctionne sur deux ressorts comiques : Jenna Elfman en surjeu total, et la bestiole en images de synthèse, abrasive et provocante, qui rappelle exactement le personnage de Jane Lynch dans la sitcom Angel From Hell (si Jane Lynch était une petite bestiole blanche et poilue, qui doit probablement coûter la moitié du budget de la série).

Malheureusement, c'est bien peu pour assurer la survie d'une telle sitcom, qui apparaît particulièrement creuse et superficielle, et n'apporte rien au genre.

C'est bien là le problème, en fait : on pense constamment à d'autres séries ou films (de Ally McBeal à Angel from Hell, en passant par Ted, Alf, etc... et bien sûr Drop Dead Fred, de 1991, méconnu par chez nous), et si ce pilote est représentatif de la direction globale du programme, alors rien ici ne justifie que l'on y consacre du temps.

Les gags sont basiques, les personnages particulièrement clichés (Elfman est charismatique et sympathique, comme toujours, mais le reste de la famille est une belle collection d'archétypes transparents et génériques), et, peut-être plus gênant, Mary est tout simplement inutile.

La bestiole est supposée être une manifestation imaginaire des peurs et des angoisses de l'héroïne, mais dans les faits, c'est simplement un personnage sans réelle fonction, puisqu'elle n'apporte aucun éclairage pertinent à Alice, que ses conseils n'ont aucune utilité, et qu'en fin de compte, toute réussie techniquement qu'elle puisse être, Mary ne sert à rien. 

Et la série a beau tenter de camoufler son manque de substance et d'épaisseur derrière un rythme nerveux, au final, on se contente de hausser les épaules, et de se dire que, oui, c'était regardable, mais que ça ne survivra probablement pas à la saison 2017...

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Les bilans de Sygbab - Invasion Planète Terre : Saison 1 (1997-1998)

Publié le 1 Avril 2017 par Sygbab dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Sygbab, Science-Fiction, EFC

Sygbab regarde (beaucoup) la tv, Sygbab écrit (parfois) des bilans : retrouvez-les sur le blog des Téléphages Anonymes !

Invasion Planète Terre (Earth : Final Conflict) - Saison 1 :

Œuvre posthume reprenant l’héritage de Gene Roddenberry et développée par  sa veuve Majel Roddenberry, le postulat de départ est le suivant : une race extra-terrestre a atterri sur Terre, mais au lieu d’envahir la planète par la force, la méthode des Taelons est plus insidieuse. Ils font dans un premier temps bénéficier les humains de leur technologie bien plus avancée en permettant des progrès faramineux dans des domaines aussi cruciaux que la science et la médecine, et s'installent au plus haut de la hiérarchie en introduisant un conseiller appelé Compagnon au sein des gouvernements de chaque grand pays.

Même si ces Compagnons ne sont pas à la tête de l'exécutif, il est pourtant très clair que le pouvoir est entre leurs mains et cette manière de procéder évoque le thème de l'occupation. En effet, ces aliens sont beaucoup trop généreux pour que leurs motivations ne soient pas suspectes, ce qui n'est pas sans rappeler V. À la différence près que celles des Taelons sont très floues : en parallèle de tout ce qu'ils ont apporté à la race humaine, ils développent également un panel de recherches ayant pour but de mieux comprendre la physiologie de leurs "hôtes", et dont l'objectif ultime serait une hybridation entre les deux races.

En effet, quand ils ne testent pas la régénération des membres humains ou qu'ils n'implantent pas d'embryons lors des transports interdimensionnels, ils injectent à l'un de leurs membres des séquences d'ADN ne comportant que les gènes de la violence pour constater les conséquences sur leur métabolisme complètement différent du nôtre (leur corps n'est constitué que d'énergie pure, le libérant ainsi de toute contrainte physique, soit une idée chère à Roddenberry).

Lorsque ces expérimentations échouent, ils font le maximum pour étouffer l'affaire et préserver l'agenda mis en place par le Synod, sorte de conseil de sages qui est voué à sauver sa race de l'extinction. Malgré ces indices qui laissent penser que les Taelons ne pourront survivre que si cette hybridation fonctionne - ce qu'ils ont déjà fait auparavant avec une autre race qu'ils ont ensuite éradiquée - il est difficile de comprendre pourquoi, et ce qui a pu les mener là.

Il y a donc une ambiguïté permanente qui plane au-dessus de la série, renforcée par le personnage fascinant qu'est Da'an, le Compagnon américain. Composé par une actrice dont les attitudes et les gestes - étudiés au millimètre - confèrent au personnage une aura énigmatique, son désir de compréhension de la race humaine le met souvent en position de contester les décisions du Synod ou de s'opposer ouvertement à Zo'or, qui n'a lui aucun scrupule. Sa relation avec William Boone est significative de cette curiosité. Il semble plus apprécier sa présence que celle de Sandoval, certainement parce qu'il remet souvent en question les positions des Taelons et représente un défi à la fois spirituel et intellectuel. Leurs dialogues sont teintés d'une réflexion permanente sur le bien-fondé des actions des aliens.

Boone est également très intéressant, malgré une caractérisation bâclée dans le pilote : deux minutes après son introduction, sa femme est tuée dans une explosion orchestrée par Sandoval. Cela le le pousse à rejoindre le mouvement libératoire qui lutte contre les aliens, mais la ficelle scénaristique est assez grossière. Nommé chez de la sécurité de Da'an, il se voit doté d'un CVI (Cyber Viral Implant) que la résistance a modifié afin d'en retirer l'impératif visant à ne servir que les intérêts des Taelons. L'amélioration cérébrale que cela entraîne lui sert notamment à justifier des actions parfois suspicieuses en développant des points de vue inédits et crédibles. Sa position l'amène à être partagé entre son devoir de protection envers Da'an et son rôle d'espion en faveur d'une organisation avec laquelle il n'est pas toujours en accord.

Ce n'est pas une série centrée sur l'action, malgré la présence de la résistance menée par le milliardaire Jonathan Doors qui a maquillé sa mort pour n'en être que plus redoutable en travaillant dans l'ombre. Leur QG donne un cachet différent et tranche avec les réunions du Synod; ce qui donne la possibilité de varier les intrigues. Mais généralement, le rythme est plutôt lancinant, voire presque contemplatif par moments.

L'univers proposé est également assez fourni et certains éléments ne demandent qu'à être développés : les Skrills, organismes génétiquement modifiés par les Taelons qui en ont fait une arme vivant en symbiose avec son hôte, la communalité qui est relie tous les esprits des la race alien, le fait que ces derniers avaient déjà envoyé un émissaire 2000 ans auparavant qui aurait donné aux humains des capacités psychiques leur permettant de s'y introduire, une sonde répliquant l'ADN à l'envie...

Il y a tout de même des défauts, comme les effets spéciaux qui sont régulièrement d'une profonde laideur, ou le côté "enquête de la semaine" des investigations de Boone. L'utilisation des caractéristiques du CVI est également agaçante, notamment en ce qui concerne sa capacité à donner à celui qui le porte une mémoire illimitée : au lieu de faire référence à des événements antérieurs au détour d'un dialogue, les images défilent de nouveau à l'écran. Rien de très subtil, donc.

Mais dans l'ensemble, la balance penche vers le positif puisque cette première saison est de bonne facture.

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