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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Un film, un jour (ou presque) #100 : Le Cordonnier (2015)

Publié le 3 Avril 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Fantastique, Romance, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Le Cordonnier (The Cobbler) :

Fils d'un cordonnier, et lui-même cordonnier, Max Simkin (Adam Sandler) erre sans but dans la vie, déprimé et cynique. Jusqu'au jour où, contraint de réparer une paire de chaussures à la dernière minute avec l'équipement de son ancêtre, il découvre qu'en enfilant une paire de chaussures réparée avec cette machine, il adopte immédiatement l'apparence et la voix de son propriétaire. De quoi changer radicalement le quotidien du cordonnier désoeuvré...

Un long-métrage raté, et plus qu'étrange.

En effet, au premier abord, on dirait une comédie typique d'Adam Sandler, dans le registre fable fantastique familiale, comme Click, ou Histoires Enchantées. Seulement voilà : The Cobbler n'est pas produit par Happy Madison, et n'est pas un projet "de et pour" Sandler.

C'est en fait un projet de Tom McCarthy (The Visitor, Le Chef de Gare), réalisateur indépendant qui s'est fait un nom dans les comédies dramatiques douces-amères et assez "réalistes".

Et l'on se retrouve donc avec un métrage bâtard, qui a tout le potentiel d'une comédie surnaturelle à la Sandler, rythmée, improbable, et avec un fond généreux et humaniste... mais traitée de manière pseudo-réaliste, déprimante et décousue, sans l'humour habituel de Sandler, ni sa bande de potes (Buscemi excepté).

Pendant une grosse demi-heure, alors que le tout se met en place, on se dit que c'est tout à fait honorable, à défaut d'être marquant. C'est même assez touchant lorsque Sandler va voir sa mère en prenant l'apparence de son père disparu (Dustin Hoffman).

Et puis le métrage bascule alors dans le vif de son sujet, à savoir, une sombre histoire de businesswoman corrompue (Ellen Barkin) qui veut expulser des gens et faire de la spéculation immobilière, avec un Sandler qui jongle de chaussures en chaussures pour faire tomber celle-ci, tel un pseudo-vigilante caméléon, et doit faire face à des caricatures idiotes et offensantes comme "le gangsta black violent, misogyne, homophobe et transphobe, en qui on peut se déguiser pour voler des voitures", ou "le transsexuel dont on peut se moquer sans honte", etc.

Le film enchaîne alors les clichés sans le moindre rythme, sans la moindre énergie, et les rebondissements se suivent mollement, sans jamais susciter le moindre intérêt. Même le twist arrivant dans les dix dernières minutes tombe affreusement à plat, tant le réalisateur filme son sujet sans la moindre inspiration ou le moindre style, et bâcle sa conclusion.

On sent clairement le potentiel derrière ce métrage, ce qui a pu attirer Sandler dans le projet... mais tout ce potentiel s'évapore instantanément en fumée par la faute des choix créatifs de l'équipe McCarthy.

Incompréhensible.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #99 : Vice (2015)

Publié le 2 Avril 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Science-Fiction, Thriller, Action

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Vice :

À l'abri des autorités, le milliardaire Julian Michaels (Bruce Willis) a créé un monde parfait, Vice, immense centre de vacances urbain peuplé d'Artificiels, des simulacres d'humains aux réactions réalistes, avec lesquels les visiteurs fortunés peuvent assouvir légalement toutes leurs pulsions et leurs fantasmes, des plus violents aux plus torrides ; Mais lorsque l'une de ces Artificielles (Ambyr Childers) prend conscience de sa condition et de sa véritable nature, elle tente de s'enfuir, les agents de Michaels à ses trousses. Elle ne peut alors compter que sur l'aide de son véritable créateur (Bryan Greenberg), et sur la curiosité d'un officier de police irritable (Thomas Jane) bien décidé à mettre un terme aux exactions de Michaels et de ses clients...

Un film de sf/anticipation générique au possible et ultra-dérivatif, tant visuellement que conceptuellement ; ce qui serait déjà assez embêtant, mais pas forcément rédhibitoire, si l'action et le rythme étaient au rendez-vous, ou si les acteurs étaient suffisamment charismatiques pour emporter l'adhésion... malheureusement, ce n'est pas le cas ici.

Non seulement le tout est mollasson et peu inspiré, mais en prime, l'interprétation est particulièrement inégale, et très souvent en pilotage automatique (Bruce Willis qui cachetonne, Greenberg qui débite ses dialogues d'un ton monotone, Childers qui n'est guère meilleure, et Thomas Jane qui se traîne sans motivation avec une perruque moche).

Bref, le métrage dans son ensemble n'a pas grand intérêt, et ressemble vraiment à un Blade Runner du pauvre (sans même mentionner les innombrables autres influences du film) qui aurait plutôt dû être évacué en DTV.

1.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #98 : Black Storm (2014)

Publié le 1 Avril 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Thriller, Science-Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Black Storm (Into The Storm) :

Alors que le lycée de la ville de Silverton se prépare à la remise des diplômes, tous les habitants du petit bourg sont occupés, chacun de leur côté. Mais lorsque de nombreuses tornades destructrices s'abattent, les unes après les autres, sur la commune, c'est la panique générale... sauf pour un groupe de chasseurs de tornades, bien décidés à immortaliser sur pellicule des images inoubliables.

Qu'est-ce qu'on fait lorsque l'on a un script de téléfilm catastrophe digne de SyFy, 50 millions de $ de budget, et absolument aucun talent ? On prend Twister, on le refait avec des effets spéciaux qui parviennent à être plus mauvais (visiblement, n'est pas ILM qui veut, puisque ici, presque toutes les tornades semblent mal intégrées, trop nettes et détaillées par rapport aux images d'ensemble plus floues et naturelles, et que leurs déplacements et autres effets de particules ne sont jamais vraiment convaincants ; idem pour les véhicules et les doublures numériques à la masse aléatoire ; il n'y a guère que le climax du film qui fonctionne un minimum visuellement), avec des personnages encore plus insipides interprétés par des acteurs plus économiques (Richard Armitage, Jeremy Sumpter, Sarah Wayne Callies, Nathan Kress), on filme le tout avec une mise en scène à base de found footage et de camescopes (ce qui n'a aucun intérêt intrinsèque), et on enrobe le tout d'une présentation pseudo-documentaire, avec cartons d'identifiation des protagonistes, etc.

Bref, pour résumer, ce film est un ratage de compétition, plat, générique, cliché, et sans le moindre intéret, si ce n'est (pour le spectateur) celui de se moquer d'un gonzo catastrophe qui n'aurait pas dépareillé entre deux Sharknados et autres Snowmaggeddons.

1/6

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