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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Critiques éclair - Star Trek Discovery 3x05-06 (2020)

Publié le 22 Novembre 2020 par Lurdo in Action, Aventure, CBS, Critiques éclair, Drame, Netflix, Review, Science-Fiction, Star Trek, Télévision

Avec son début de saison, Discovery tente des choses, notamment en s'éloignant un peu de Burnham, habituellement toujours au centre du monde. Malgré cela, après ses deux premiers épisodes de remise en place, et deux épisodes suivants globalement consacrés à Adira, la nouvelle venue à bord, le show souffre un peu des erreurs d'écriture de son passé, et peine à insuffler de l'énergie dans son déroulement...

Star Trek Discovery 3x05-06 (2020) :

- 3x05 - Die Trying : Le Discovery arrive en orbite du QG de Starfleet, où rapidement, l'Amiral Vance (Oded Fehr), le commandant de la base, commence à réassigner le personnel du vaisseau à de nouveaux postes. Mais lorsque l'équipage réalise que des réfugiés, à bord de la base, sont malades, la situation change de manière inattendue...

Là, c'est un peu différent des épisodes précédents : oui, Burnham est encore une fois à baffer, forte tête incapable de respecter ses supérieurs, toujours à deux doigts de passer en conseil de discipline, ayant réponse à tout, tout le temps (décidément, entre Burnham et Mariner, on peut se demander ce que la team actuelle de Kurtzman trouve si fascinant dans l'archétype de ces jeunes Afro-américaines rebelles et surdouées autour desquelles les deux séries gravitent) ; oui, il y a un peu de fanservice, avec l'apparition du Voyager J et d'un USS Nog ; oui, Saru prend un peu la grosse tête en finissant l'épisode avec une métaphore comparant le Discovery au déclencheur de la Renaissance ; oui, Adira disparaît totalement de l'épisode après ses premières scènes ; et oui, la sidequest sur le vaisseau-silo fleure un peu le prétexte, mais bon - dans l'ensemble, ce n'était pas désagréable à suivre et c'était relativement bien rythmé.

Après, il y a le cas Nhan. Quand je l'ai vue apparaître dans le Previously, je me suis dit "tiens, c'est bizarre". Quand j'ai remarqué qu'une partie de l'épisode était centrée sur elle et sur les siens, je me suis dit "tiens, ils ont décidé de se débarrasser du personnage, et de le tuer en fin d'épisode". Et puis finalement, c'est tout comme...

Depuis son arrivée à bord jusqu'à cet épisode, Nhan aura fait, peu ou prou, de la figuration, et les scénaristes ont décidé de l'évacuer, non sans lui avoir gracieusement offert un tout petit peu de développement de dernière minute. Assez décevant, mais finalement tellement typique de l'écriture approximative de Discovery.

Un peu comme Georgiou qui bugge après s'être entretenue avec David Cronenberg (des scènes amusantes, en soi) dans le rôle d'un psy étrange (ou d'un agent de l'équivalent de la Section 31 ?) ou comme cette histoire de mélodie étrange et récurrente : clairement le fil conducteur de la saison, mais si tout ça débouche sur un "on n'est pas dans le futur, mais dans la Matrice un holodeck géant géré par Control" ou que sais-je encore, ça ne va pas le faire du tout...

- 3x06 - Scavengers : Alors que le Discovery est remis au goût du jour, Burnham désobéit aux ordres et part avec Georgiou pour une planète-ferraillerie, où Book est retenu prisonnier...

Techniquement, un épisode pas désagréable à regarder, plutôt bien rythmé (malgré quelques transitions et une structure globale un peu approximatives) et suffisamment contenu pour être satisfaisant. Mais il reste toujours des scories assez flagrantes dans tout ça, qui font que j'ai vraiment du mal à totalement accrocher à l'ensemble.

Les scénettes de Linus qui se téléporte partout par erreur ? Amusantes. Tilly avec le chat ? Idem. Le rapprochement de Stamets et Adira ? Pertinent. Les scènes d'action ? Efficaces.

Malheureusement, tout ce qui tourne autour de Burnham reste particulièrement frustrant et agaçant, depuis son caractère de rebelle qui désobéit aux ordres directs, son hyper-émotivité qui la met au bord des larmes dès qu'elle ouvre la bouche, sa relation amicale avec Space-Hitler Georgiou (que les scénaristes adorent vraiment au point de l'humaniser encore et encore, passant joyeusement l'éponge sur son passé génocidaire), son arrogance la persuadant d'être la seule capable de résoudre le mystère du Burn, sa relation sentimentale avec Book (nan, mais le baiser au ralenti avec caméra tournoyante, au secours)... et je ne parle même pas de cette fin d'épisode, qui voit Burnham se faire passer un savon par l'Amiral, et être rétrogradée par Saru.

Au premier abord, enfin une réaction cohérente de la part de sa hiérarchie, encore un conseil de discipline... mais non, elle a tout de même le dernier mot face à un Amiral, gêné, elle ne peut s'empêcher de placer aussi un dernier mot face à Saru (en lui donnant son approbation pour sa décision...), et de retour à son poste de scientifique en chef du vaisseau, libérée des responsabilités du statut de premier officier, elle va avoir tout le temps du monde pour étudier le Burn et continuer son enquête : même lorsqu'elle est punie, les scénaristes se débrouillent pour que ça tourne à son avantage... *soupir*

Bon, et puis il y a bien quelques problèmes d'ordre technique qui me gênent toujours dans la série, comme ce refit immonde du Discovery "avec nacelles amovibles", les quelques grosses ficelles télégraphiées (l'Andorien qui se sacrifie in extremis) ou ces maquillages toujours caoutchouteux (l'Orion et l'Andorien, dont les cous en latex font des plis disgracieux à chaque mouvement). Des soucis récurrents chez Discovery, mais bon, ce n'est plus maintenant qu'ils vont y remédier...

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