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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Les bilans de Lurdo - Westworld, saison 1 (2016) - Bilan global

Publié le 21 Avril 2018 par Lurdo in Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Science-Fiction, Drame, Thriller, Western, HBO

La semaine dernière, j'ai fini mes mini-critiques des épisodes de cette première saison en me posant une question : Pourquoi ? Pourquoi est-ce que Westworld, une série au budget et au savoir-faire évidents, ne m'a pas passionné plus que ça ? Éléments de réponse...

Westworld saison 1 - Bilan global :

Oui, Westworld est une série très bien produite, avec une direction artistique assurée, une réalisation efficace, et une interprétation globalement juste et convaincante.

Oui, c'est une série ambitieuse, qui a bien étudié et intégré le concept de la bicaméralité de l'esprit et de la conscience, pour l'appliquer au postulat de départ du film de Michael Crichton.

Et oui, la série est, en ce qui me concerne, bien meilleure que le film en question, qui m'avait relativement déçu.

Je reste néanmoins très mitigé (mitigé positif, pour être exact) devant la première saison de ce Westworld, une première saison qui semble s'être laissée dévorer par son ambition, victime d'une écriture pas forcément à la hauteur de celle-ci.

Le problème, en fait, c'est cette narration. Une narration fragmentée et fracturée, qui joue constamment la carte du mystère, de la surprise et des multiples lignes temporelles, pour raconter des histoires qui auraient peut-être été plus efficaces en étant narrées de manière linéaire.

Car se reposer constamment sur le "mystère" demande une grande rigueur d'écriture, et malheureusement, c'est un peu là que le bât blesse : entre la sous-intrigue de Maeve, qui repose sur deux personnages secondaires quasi-comiques, et dont le rebondissement le plus important prend place dans les épisodes les plus faibles de la saison ; les discours pseudo-philosophiques et profonds de Ford, qui rappellent très clairement qu'un Nolan se trouve à la barre de la série ; et cette tendance à vouloir camoufler au maximum ses objectifs derrière des effets de montage, de réalisation, etc, pour tout finir par révéler de manière basique, via des dialogues patauds et ronflants... on s'aperçoit vite que l'écriture fait autant de bien que de mal au programme, par son manque de rigueur (le concept de violence des hôtes envers les visiteurs est ainsi à géométrie très variable selon les épisodes) et ses approximations.

En fait, avec ses thématiques et son traitement qui ne sont pas sans évoquer Blade Runner, Battlestar Galactica, et compagnie, et ses nombreux tours de passe-passe scénaristiques, la série finit par vraiment ressembler à ce piano mécanique dont la production semble particulièrement éprise : la partition est jouée de manière techniquement propre, elle est parfois même très réussie, mais elle manque cruellement d'émotion, se déroulant mécaniquement sans réellement parvenir à impliquer le spectateur dans sa démonstration.

Et finalement, c'est assez approprié, puisque cette série traite de personnages robotiques contraints de rejouer chaque jour les mêmes scènes et les mêmes numéros ; mais ces derniers finissent par développer une conscience, et par sortir des chemins tracés par leur créateur.

La série, elle, n'en est pas encore là... peut-être qu'en saison 2, elle parviendra à s'émanciper de sa forme froide et distante, de sa mécanique laborieuse, pour enfin prendre vie devant nos yeux.

 

(retrouvez aussi sur ce blog la critique des épisodes 1x01-02 ; 1x03-04 ; 1x05-06 ; 1x07-08 ; 1x09-10 )

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L
Et que dire de Wyatt pourquoi un nom masculin comme si cette double personnalité ne pouvait être une femme genre Lara non Wyatt.
J'apprécie d'avoir mis l'homme en second comme l'était souvent les femmes prête à tt pour suivre le héros comme dans les James bond.
Merci pour ton article
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