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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (hautement?) éclairés...

Articles avec #review catégorie

Les bilans de Sygbab - LEXX : saison 4 (2001-2002)

Publié le 8 Juillet 2017 par Sygbab dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Sygbab, Science-Fiction, Allemagne, Canada

Sygbab regarde (beaucoup) la tv, Sygbab écrit (parfois) des bilans : retrouvez-les sur le blog des Téléphages Anonymes !

Lexx - Saison 4 :

Dans la foulée du final de la troisième saison, l'équipage du Lexx se dirige vers la Terre pour que le vaisseau vivant puisse se sustenter : c'est l'origine des événements de la saison. En effet, toute la saison se déroule sur notre planète, et ce pour des raisons évidentes puisque le manque de budget est criant. Mais les scénaristes s'en accommodent et optent pour une satire quasi permanente de la société moderne, notamment celles des États-Unis qui en prend pour son grade. Le fait que le pays soit dirigé par l'abruti congénital qu'est Reginald G. Priest est suffisamment parlant, d'autant qu'il est manipulé par l'agence gouvernementale ATF (Alcohol, Tobacco and Fire Arms).

La Terre est au coeur de la Dark Zone, et le tableau est noir : oui, l'argent est le nerf de la guerre, et les trois commerces cités précédemment sont ceux qui en brassent le plus. Ce n'est pas pour rien que celui qui se trouve à la tête de l'ATF ne soit autre que Prince, dont l'essence vitale a migré après la destruction des planètes Fire et Water. La multiplication des agences américaines est aussi une source de moquerie dans cette saison, avec le détournement de la plus connue d'entre toutes : le FBI devient le Free Beef Industries...

Beaucoup d'éléments de la culture américaine sont passés au crible, du Texas à la télé-réalité (Xevivor est une parodie hilarante de Survivor) en passant par le monde du porno dans Fluff Daddy. Cet épisode est l'objet de multiples références à Star Trek, contre toute attente : le film X en tournage se nomme Deep Space 69 et le réalisateur dit à Stan - reconverti pour l'occasion en fluffer sans savoir de quoi il en retourne - qu'il faut aller "where no man has fluffed before". La liste est loin d'être exhaustive (Apocalypse Now est également revisité), ce qui permet d'affirmer que le ton de la saison 2 est de nouveau présent.

C'est avec bonheur que le téléspectateur retrouve cet esprit complètement déjanté, mais parfois il est tellement poussé à l'extrême qu'il faut faire un effort pour véritablement apprécier certains épisodes qui sont totalement absurdes. Dans toute autre série, ce serait tout simplement nul, mais il y a toujours une réserve à être aussi catégorique dans le cas de Lexx tant l'écriture est à des années-lumières de ce qu'on a l'habitude de voir. Mais de temps en temps, un épisode plus sérieux pointe le bout de son nez, et le changement de ton est plutôt bien géré.

La plus belle réussite reste The Game, dont le concept est absolument génial : Kai et Prince jouent une partie d'échecs - l'enjeu est primordial pour le Brunnen-G car son adversaire lui a promis de lui rendre la vie s'il l'emporte - avec des pièces représentées par les têtes des différents personnages de la série. Le déroulement de la partie est passionnant (si tant est qu'on ait un certain goût pour l'aspect tactique), mais elle est rendue encore plus intense avec les commentaires en direct des pièces-personnages sur l'échiquier, et son dénouement réserve un retournement de situation totalement improbable.

En réussissant à concilier le sérieux et le grand n'importe quoi généralisé, les scénaristes font preuve de maturité : ils ont appris de leurs erreurs - notamment celles de la saison 3 - et ont trouvé la manière de réunir les divers facettes de la série. On retrouve même l'ambiance particulière de la saison 1 le temps d'un épisode, dans Vlad. Kai y est confronté à un exécuteur divin, chargé du temps du règne de The Divine Shadow d'éliminer les... assassins divins. C'est une façon d'explorer le mythe des vampires, puisque ce personnage féminin se nomme Vlad et vit en Transylvanie. Ce n'est pas la seule incursion dans le monde fantastique, puisque le monde féérique est vu à travers le prisme de Lexx dans A Midsummer's Nightmare et le résultat est pour le moins original.

Toutes ces expérimentations peuvent facilement donner l'impression d'une saison qui n'a aucune direction précise (parfois, c'est tellement bordélique qu'on en est intimement convaincu), et pourtant il y a une réelle continuité, quasiment du début jusqu'à la fin. C'est encore une fois une conséquence directe de la saison 3 : cette dernière était tellement concentrée que les rebondissements de l'intrigue faisaient parfois office de remplissage. L'optique est ici différente : il y a plusieurs sous-intrigues, mais elles sont éparpillées.

Comme les enjeux et les ambitions ne sont pas aussi importants (ce ne sont pas des questions existentielles sur la nature du Bien et du Mal ou sur l'après-vie), elles sont plus diffuses mais elles donnent la possibilité d'alterner, de les recouper, de les utiliser comme ressort comique ou de les ressortir au moment opportun. À part les intrigues passagères (Vlad qui est l'ennemi numéro un de manière éphémère) ou les intrigues très secondaires (le Lexx qui doit absolument manger pour avoir enfin de quoi détruire la Terre), deux fils rouges se distinguent : les tentatives répétées de Prince pour prendre le contrôle du Lexx, et les sondes aliens en forme de carottes qui contrôlent leurs victimes en rentrant dans leur corps par l'anus (si si...).

Les deux sujets sont traités avec une grosse dose de second degré (c'était d'ailleurs clairement nécessaire pour le second). Les scénaristes s'amusent beaucoup avec la clé du Lexx, qui change de propriétaire régulièrement selon que ces derniers soient tués ou proches de l'extase sexuelle. Il est tout de même dommage que le concept ne soit pas totalement exploité car tout le monde la perd très vite alors que certains personnages seraient en position de faire bien plus de dégâts en possession de l'arme la plus puissante de l'univers.

En ce qui concerne les sondes carottes, leurs apparitions sont plus sporadiques, mais elles sont la clé de l'invasion d'une race de plante vivant sur un astéroïde qui progresse vers la Terre. Cela amène à une bataille finale contre l'équipage du Lexx, et la conclusion est tragique et définitive puisque Kai retrouve la vie pendant 5 minutes avant de la sacrifier  entonnant une dernière fois le Yo Way Yo, accompagné par Stan et Xev. Comme pour symboliser le comble de l'ironie, cet acte héroïque ne sauve même pas la Terre, qui finit détruite comme Stan l'a toujours souhaité.

Il faut dire que ce n'est pas la planète la plus accueillante dont ils ont croisé le chemin, et il est assez drôle de voir Stan et Xev dégoûtés des perversions de ses habitants alors qu'ils sont bien gratinés eux-mêmes, entre le vieil obsédé et la nymphomane chronique. Mais autant les Terriens sont stupides, autant la fameuse représentation d'aliens technologiquement et intellectuellement supérieurs débarquant sur Terre est mise à mal : l'équipage du Lexx a bien la technologie, mais n'a pas de cerveau.

Stan, par exemple, répète constamment les mêmes erreurs, et déballe sans arrêt les petits secrets du Lexx (et surtout celui de la clé) pour impressionner ses interlocuteurs. Ce n'est pas de la naïveté mais un complexe de supériorité malvenu puisque ça lui retombe toujours dessus. Xev n'est pas tellement mieux, Kai reste fidèle à lui-même, et 790 est définitivement une pourriture puisqu'il passe son temps à comploter pour éliminer Stan et Xev du paysage. Parfois, on se demande vraiment ce qui les sépare de Reginald G. Priest et de Bunny, ou même de Prince. Difficile de faire des personnages plus humains, puisqu'ils en ont tous les vices.

Excepté 790 qui est insupportable et dont les scénaristes n'ont plus su quoi faire dès la saison 3 (sa violence verbale était encore drôle dans les deux premières, mais dès que son obsession s'est reportée sur Kai, le résultat a été catastrophique), ils ne sont pourtant pas antipathiques et leurs aventures se suivent agréablement quand ce n'est pas trop tiré par les cheveux. Il est tout de même dommage que certains éléments développés dans la saison 3 aient été oubliés : le procès de Stan aurait dû lui mettre du plomb dans la tête mais il n'en a rien été, et le conditionnement de Xev pour être une femme modèle était intéressant mais a été utilisé pour justifier sa nymphomanie. Du trop sérieux, la bascule s'est effectuée d'un coup vers le peut-être trop déjanté.

Lexx est finalement une série qui n'aura cessé d'expérimenter, et qui n'aura jamais proposé deux saisons identiques tant dans leur structure qu'au niveau des thèmes abordés. Il en résulte une série de science-fiction réellement atypique, à laquelle il faut savoir s'adapter pour l'apprécier car l'esprit qui y règne est très particulier. Ça peut être complètement décomplexé, gore, bourré de scènes suggestives, parfois génial, parfois à la limite du ridicule : le moins que l'on puisse dire, c'est que c'est créatif. Elle n'est bien entendu pas exempte de défauts, que ses qualités ne compensent pas toujours, mais elle est intéressante à regarder.

 

(voir aussi : bilan saison 1 ; saison 2 ; saison 3)

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Un film, un jour (ou presque) #553 : Ma Soeur est Invisible ! (2015)

Publié le 7 Juillet 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Télévision, Review, Comédie, Disney, Fantastique, DCOM, Halloween

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Ma Soeur est Invisible ! (Invisible Sister) :

Jeune adolescente discrète, sarcastique et portée sur les sciences, Clea (Rowan Blanchard) ne s'entend pas avec sa soeur Molly (Paris Berelc), belle, populaire, sportive et superficielle. Le soir d'Halloween, alors qu'elle travaille sur un projet scolaire, elle met involontairement au point un moyen de rendre autrui invisible. Et lorsque sa soeur devient la victime de cette expérience, Clea doit conclure une trêve avec celle-ci, pour tenter de régler au plus vite cette situation.

Une DCOM diffusée à Halloween 2015, mais qui n'a quasiment rien d'Halloween, et qui n'a comme principaux intérêts que le tournage à la Nouvelle Orléans, et Rowan Blanchard, assez sympathique.

Le reste, c'est du déjà vu pour Disney, avec cette histoire de soeurs radicalement différentes qui apprennent à se comprendre en traversant une épreuve surnaturelle, blablabla (voir aussi L'Étoile Filante - 1996, et bon nombre d'autres téléfilms similaires).

Avec ici, en prime, une Paris Berelc jolie mais fade, ainsi qu'un postulat totalement inexploité (l'invisibilité n'est jamais utilisée de manière intéressante, légère ou créative), et finalement assez vain (le film n'atteint même pas les 80 minutes, à se demander s'il n'y a pas eu des coupes sévères dans le script ou au montage). Bof.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #552 : Doomed - The Untold Story of Roger Corman's The Fantastic Four (2015)

Publié le 6 Juillet 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, Fantastique, Science-Fiction, Marvel, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Doomed - The Untold Story of Roger Corman's The Fantastic Four :

En 1992, Bernd Eichinger, un producteur, comprend qu'il doit à tout prix produire, avant la fin de l'année, un long-métrage inspiré des Quatre Fantastiques de Marvel, s'il ne veut pas en perdre définitivement les droits. Il se tourne alors vers Roger Corman, spécialiste des films de genre à petit prix, et c'est alors le début de la production d'un film mythique, pour la somme d'1 million de dollars. Un film mythique, car une fois terminé, le film ne sortira jamais en salles, et disparaîtra à jamais dans les archives de Marvel...

Documentaire de Marty Langford retraçant intégralement le parcours de la production de ce film maudit, Doomed s'avère très intéressant à suivre, car bénéficiant d'interviews de quasiment toutes les personnes impliquées dans le tournage : de Corman à la distribution principale au grand complet, on comprend alors que tout le monde s'est lancé dans ce projet en y croyant complètement, persuadé que ça allait être là la petite porte par laquelle ils allaient rentrer dans le monde d'Hollywood et des films à succès. Par conséquent, toute l'équipe s'est complètement donnée au métrage, allant même jusqu'à assurer une grosse partie de sa promotion de sa propre poche...

Il se dégage donc de ces 90 minutes une impression très claire de sincérité et de passion, particulièrement contagieuse, et qui ne peut que mener à une certaine compassion lorsque vient le moment où tout s'effondre. On apprend ainsi que si le film a été "tué" dans l'oeuf, c'est parce que le fameux (pas pour les bonnes raisons) Avi Arad (qui a refusé d'être interviewé) avait de bien plus grandes ambitions pour la branche cinématographique de Marvel : il n'avait d'ailleurs tout simplement aucune considération pour l'équipe technique et créative, se contentant de signer un gros chèque à Corman et Eichinger, et laissant tous les subalternes de ces derniers sans même une chance de découvrir à quoi ressemblait le film dans sa version finale.

Un documentaire très sympathique et instructif, mais qui perd un demi-point pour l'utilisation non-stop, en fond sonore, d'un morceau clairement photocopié sur le thème des Pirates des Caraïbes, en nettement plus fauché.

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #551 : Curtain Call (1998)

Publié le 5 Juillet 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Comédie, Fantastique, Review, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Curtain Call :

Directeur d'une maison de publication récemment intégrée à une firme plus importante, Stevenson Lowe (James Spader) refuse de s'engager auprès de sa compagne Julia (Polly Walker), qui voudrait bien se marier. Alors que Lowe s'installe dans leur nouvelle maison, Julia en a assez, et claque la porte. Lowe se retrouve alors seul dans la demeure, une demeure occupée par les fantômes d'un couple d'anciens acteurs décédés, Max (Michael Caine) et Lily (Maggie Smith), qui entre deux disputes vont aider Stevenson à reconquérir le coeur de sa belle.

Une comédie fantastique sans prétention et sans génie, dont le seul intérêt repose sur sa distribution sympatique, entre Michael Caine et Maggie Smith qui semblent s'amuser, Spader toujours excellent (sauf peut-être lorsqu'il est ivre sur le banc, et en surjeu total), et un petit caméo de Julianne Nicholson.

Regardable, mais néanmoins très très anecdotique.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #550 : Desperate Teachers (2008)

Publié le 4 Juillet 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Comédie, Review, Starz

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Desperate Teachers (Lower Learning) :

À l'école élémentaire Geraldine Ferraro, le chaos règne, sous la direction de Billings (Rob Corddry), le proviseur manipulateur, qui laisse délibérément l'établissement dégénérer dans le cadre d'une machination financière considérable. Mais lors d'une inspection de routine, Rebecca (Eva Longoria) croise le chemin du sous-proviseur, Tom (Jason Biggs), qu'elle connaît depuis longtemps. Ensemble, ils découvrent les plans sinistres de Billings, et ils entreprennent alors de motiver élèves comme professeurs - tous plus déjantés et glandeurs les uns que les autres - afin de sauver l'école.

Une comédie diffusée sur Starz, écrite/réalisée par un scénariste de Jimmy Kimmel, et avec tout un assortiment de comédiens aux têtes très familières, dans la majorité des rôles principaux et secondaires du film.

Le problème étant, avec cette distribution, qu'il faut alors laisser à tous ces talents le temps de s'exprimer. Traduction : ça improvise pas mal, le rythme est particulièrement bancal et brouillon, il y a plein de postes et de sous-intrigues laissées en suspens, et le film, dans sa globalité, est beaucoup trop inégal pour convaincre.

D'autant que la direction globale du métrage est "faisons dans la vulgarité et dans le politiquement incorrect, parce que parler de cul et dire des insultes en présence d'enfants de sept ans, c'est le comble de l'hilarité"... une approche qui ne fonctionne que 50% du temps, au mieux, et qui finit par paraître forcée plus que sincère.

Pas un désastre, mais pas non plus quelque chose de très mémorable. Dommage.

2.5/6

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