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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (hautement?) éclairés...

Articles avec #review catégorie

Les bilans de Sygbab - Invasion Planète Terre : Saison 4 (2000-2001)

Publié le 22 Avril 2017 par Sygbab dans Critiques éclair, Review, Les bilans de Sygbab, Télévision, Science-Fiction

Sygbab regarde (beaucoup) la tv, Sygbab écrit (parfois) des bilans : retrouvez-les sur le blog des Téléphages Anonymes !

Invasion Planète Terre (Earth : Final Conflict) - Saison 4 :

Enfin ! La flotte juridienne fait son apparition au tiers de la saison et prend tout le monde de court, provoquant la panique la plus complète chez les Taelons. Loin d'être préparés et pensant bénéficier d'un laps de temps plus long avant que leurs ennemis jurés ne découvrent les secrets du voyage interdimensionnel, cela les met au pied du mur et les oblige à faire face à leurs tergiversations envers la race humaine.

À cette occasion, Zo'or se révèle sous un jour peu glorieux : au lieu de prendre ses responsabilités en reconnaissant ses torts et de s'allier avec les humains pour combattre la menace du mieux possible, il décide d'abandonner la Terre sans autre forme de procès pour assurer sa survie. Mais au final, il s'avère que tous ces vaisseaux n'étaient qu'une illusion... Un twist du plus mauvais effet; qui pousse le téléspectateur à se demander si on ne serait pas en train de se moquer de lui.

Cette interrogation est justifiée : jouer avec les attentes du public est une chose, le faire en dépit du bon sens en usant de subterfuges aussi éculés en est une autre. Il n'y avait pas besoin de cela pour appuyer la duplicité de Zo'or, dont les idées de grandeur confinent à la folie et vont à l'encontre de ce que le Synod espérait. Cette fracture est mise en avant de manière plus intéressante quelques épisodes plus tard. En effet, les Taelons savaient déjà qu'ils étaient voués à l'extinction et que l'humanité représentait leur salut.

Depuis le début, la mission première du vaisseau-mère était de faciliter le contact entre les deux races et de partager leur culture, afin de comprendre comment l'énergie constituant le corps humain est fabriquée. Zo'or est très éloigné de cette optique, et doit faire face à une rébellion : tous ses codes d'accès sont bloqués, et il est menacé de ne plus avoir aucune autorité tant qu'il ne décide pas de changer son fusil d'épaule.

Malheureusement, comme toutes les bonnes idées de cette série (et elle n'en manque absolument pas), cette situation est évacuée assez rapidement, et cela n'impacte en rien la psychologie de Zo'or. C'est désespérant, voire même exaspérant de constater autant de frilosité et un manque de rigueur aussi criant.

Cela se traduit également dans le season premiere avec le même procédé que lors de la saison précédente : le cliffhanger est résolu rapidement, et ce qui avait été introduit (en l'occurrence la maternité de Lily, donnant naissance à un hybride humain et juridien) ne sert absolument à rien. Cette gestion aléatoire du fil rouge de la série et du développement des personnages font que l'ensemble devient chaotique, et la continuité ainsi que la cohérence de l'univers de la série sont soumises à rude épreuve.

L'exemple de Sandoval est sans doute le plus représentatif : selon son humeur, il a de sérieux doutes sur le statut de double agent de Liam ou lui fait presque entièrement confiance. Puis il trahit Zo'or, mais ce dernier lui sauve tout de même la vie et le laisse toujours en charge de sa protection avant d'être à nouveau trahi. Sandoval est un monstre, Sandoval a encore une once d'humanité... On ne sait plus sur quel pied danser, à force.

La complexité du personnage était auparavant un atout, mais à vouloir trop jouer sur ses multiples facettes il en devient presque fade. Fade comme Renee Palmer dont les rares tentatives de développement sont ratées, fade aussi comme la petite nouvelle de l'équipe, Julia Street.

Celle-ci remplace Augur au pied levé : vu que les scénaristes ne savaient plus quoi faire de ce dernier, c'était plus simple de s'en débarrasser et de le faire revenir uniquement quand c'est utile. Peut-être pensaient-ils mieux s'en tirer avec elle, mais c'est un échec. Se rendant sans doute compte que ses apparitions limitées n'aident pas à s'attacher au personnage, ils délivrent un épisode centré sur elle - linéaire et sans surprise - pour ensuite ne plus la faire apparaître pendant 5 épisodes ! Mais de manière tout à fait ingénue, ils essaient de nous faire avaler qu'elle est la clé pour découvrir le secret de l'énergie Taelon, parce qu'elle est la seule à pouvoir décrypter le code de Ma'el en neuf dimensions.

Une preuve de plus que les idées sont exploitées sans aucune finesse, quand elles ne sont pas abandonnées en cours de route. C'est le cas pour Da'an : sa dépendance au Kryss - substance produite par les humains après avoir ingéré une plante bien spécifique et permettant aux Taelons de supporter l'atmosphère humaine - est vite mise de côté, alors que cela pouvait donner une autre dimension au personnage.

Reste le cas Liam Kincaid. Il était évident que son côté Chimera se manifesterait à nouveau et qu'il utiliserait son shakarava, et le contexte dans lequel il le fait est d'ailleurs intéressant puisqu'il s'oppose à l'ANA (une alliance composée de membres éminents de gouvernements éparpillés un peu partout dans le monde, représentant en quelque sorte la nouvelle résistance) pour sauver les Taelons d'une extinction immédiate.

Mais comme son pouvoir a longtemps été laissé de côté grâce à un prétexte fallacieux et qu'il devient humain de manière définitive une fois qu'il s'en est servi, on peut une fois de plus regretter l'aspect commode de certains choix. Malgré tout, son apparente ultime destinée qui est de servir de conduit pour la réunion entre les Taelons et les Juridiens afin qu'ils retrouvent leur forme atavistique et assurent ainsi leur survie commune semble intéressante.

Sachant ce dont l'Atavus est capable lorsque les Taelons sont coupés de la communalité, l'apprivoisement de ce côté noir par les Juridiens sera-t-il suffisant pour équilibrer cette nouvelle "ancienne race" ? C'est en tout cas intrigant, et cette réunion de deux races qui ont suivi deux branches différentes de l'évolution avant d'en revenir à une souche commune est quelque part séduisante.

Dommage que cela soit développé dans une cinquième saison qui est unanimement considérée comme la plus mauvaise de toutes, parfois même reniée. De toute les façons, le passif des scénaristes sur la série n'incite pas à la plus grande confiance.

Parce que pour le moment, Earth Final Conflict, c'est presque un guide de tout ce qu'il ne faut pas faire dans une série de science-fiction. Pourtant, le potentiel est indéniable.

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Un film, un jour (ou presque) #498 : Cigognes et Compagnie (2016)

Publié le 21 Avril 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Animation, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Cigognes et Compagnie (Storks) :

Après des milliers et des milliers d'années passées à livrer des bébés, les cigognes se sont recyclées, et travaillent désormais pour une entreprise de vente par correspondance en ligne. Jusqu'au jour où Tulip (Katie Crown), une humaine orpheline élevée par les cigognes, décide d'exaucer le souhait d'une lettre envoyée par un garçon (Anton Starkman) voulant un petit frère : Junior (Andy Samberg), la meilleure cigogne de l'entreprise, n'a alors plus d'autre choix que de livrer le bébé avant que son patron (Kelsey Grammer) ne s'aperçoive de l'incident, et qu'il n'annule sa promotion à la tête de la compagnie.

Un film d'animation passé plus ou moins inaperçu, et réalisé/écrit par Nicholas Stoller, responsable de pas mal de comédies, souvent plus ou moins affiliées à la bande de Judd Apatow : Sans Sarah, rien ne va !, Braqueurs Amateurs, Yes Man, American Trip, Les Voyages de Gulliver, les deux Muppets récents, Sex Tape, Zoolander 2, Nos Pires Voisins 2, 5 ans de réflexion... autant de métrages vaguement sympathiques sur la base de leur distribution, mais paraissant très souvent bâclés/inaboutis, et finalement assez médiocres.

Et ici, sans surprise, on se retrouve un peu dans le même cas de figure : la distribution vocale est plaisante et compétente (Andy Samberg, Key & Peele, Jennifer Aniston, Ty Burrell, Danny Trejo), mais le script (particulièrement cousu de fil blanc et prévisible) a une épaisseur de feuille de papier à cigarettes, et Stoller choisit (assez intelligemment) de camoufler cette platitude et ce manque d'inventivité derrière un rythme frénétique et hystérique (pour ne pas dire saoulant), des doublages assez outrés et caricaturaux (Samberg, notamment, fait son numéro habituel), une animation très cartoonesque (beaucoup de déformations, de slapstick et de transitions abruptes), une illustration musicale trop sérieuse (que ce soit la bande originale, ou les chansons pop), et une réalisation à la caméra virtuelle régulièrement inutilement flottante, comme pour donner une illusion d'images "volées", prises sur le vif.

Autant dire que forme et fond n'étant pas particulièrement convaincants, on se retrouve assez dubitatif devant ce dessin animé. Et pourtant, ce n'est pas forcément mauvais ni détestable : l'animation est efficace, c'est dynamique, il y a une ébauche de propos (malheureusement jamais vraiment développé) sur la famille/le rôle des parents, certains gags et certaines idées absurdes fonctionnent et les personnages sont amusants.

Mais dans l'ensemble, le tout est tout simplement trop basique, générique et moyen pour convaincre.

3/6 (dont un demi-point pour les loups et leur(s) formation(s), du grand n'importe quoi inventif et déjanté, malheureusement trop bref)

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Un film, un jour (ou presque) #497 : Hop (2011)

Publié le 20 Avril 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Animation, Jeunesse, Pâques

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Hop :

Juste avant de devoir prendre sa place, E.B. (Russell Brand), le fils du Lapin de Pâques (Hugh Laurie), décide de découvrir le monde, et part pour Hollywood, pour y devenir un batteur méga-célèbre. Là, il s'invite alors dans le quotidien de Fred (James Marsden), un jeune homme un peu glandeur et bon à rien... mais sur l'île de Pâques, la situation se complique, lorsque Carlos (Hank Azaria), le poussin bras droit du Lapin de Pâques fomente un coup d'état, et décide de prendre la place de son employeur...

Revu à l'occasion de Pâques, ce film d'animation made in Illumination (avec apparition des Minions en début de film) ne m'avait déjà pas fait vraiment grande impression à sa sortie : mélangeant de manière assez inutile, façon Alvin et les Chipmunks, une créature numérique turbulente avec des humains en prise de vue réelle, ce métrage m'était apparu comme un photocopillage éhonté de bon nombre de films de Noël, dans lesquels le fils/la fille du Père Noël refuse de prendre la succession de son paternel, décide de partir explorer d'autres options, finit par être ramené par un trio d'elfes ninjas, etc... c'est un postulat plus qu'éventé, qui ici reçoit une skin oeufs de Pâques et poussins qui n'arrive pas à cacher ce recyclage facile.

Ajoutez à cela un caméo assez forcé de David Hasselhoff, une tendance aux chansons pop-rock médiocres, et un script qui oublie clairement des personnages en cours de route (je ne suis même pas certain que le trio de lapines ninjas ait une ligne de dialogue de tout le film, et reparaissent après avoir été "enchocolatées" ; c'est bien dommage, car il y avait là un certain potentiel comique passé à la trappe), avec sa fin précipitée et décevante. 

Pas un film formidable ou mémorable, donc, même si visuellement et techniquement, c'est assez réussi et mignon, que Marsden se donne vraiment à fond (comme dans Il était une fois, d'ailleurs), et que les films de Pâques pour les enfants sont suffisamment rares pour être un peu indulgents.

3/6 + 0.25 pour le doublage français qui fonctionne assez bien, pour une fois (peut-être même mieux que la VO par moments) =

3.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #496 : Seuls Two (2007)

Publié le 19 Avril 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, FR, Fantastique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

​Seuls Two :

Gervais (Éric Judor), officier de police médiocre, et qui est la risée de ses collègues, tente désespérément d'arrêter Curtis (Ramzy Bédia), un cambrioleur hors-pair qui lui échappe depuis toujours. Au cours d'une poursuite dans les rues de Paris, cependant, les deux hommes se retrouvent seuls dans la ville : par un tour du Destin inexplicable, Gervais et Curtis sont désormais seuls au monde, pour le meilleur et pour le pire.

Une comédie absurde écrite/réalisée/interprétée par Eric & Ramzy, et au postulat semblant tout droit sorti d'un épisode de la Quatrième Dimension.

Cela aurait pu donner lieu à un long-métrage assez fascinant, mais malheureusement, on sent bien que c'est le premier long des deux hommes derrière la caméra : le rythme est assez bancal (outre le fait que le tout prenne un peu trop son temps avant de démarrer vraiment, on a aussi un peu l'impression d'assister à des mini-vignettes sans véritable liant), les ruptures de ton sont un peu trop brutales (ici, une étrange mélancolie, là, de l'humour idiot typique d'Eric & Ramzy, là encore, une poursuite nerveuse), il y a un peu trop de moments "hey, donnons un petit rôle inutile à un copain" (cela dit, la distribution est plutôt sympathique, dans l'ensemble), et on regrette que certaines idées intrigantes - la poursuite surréaliste dans Paris, avec les deux protagonistes qui semblent brièvement se découvrir des pouvoirs incroyables - soient à ce point sous-exploitées.

Ce n'est pas honteux, je ne me suis pas ennuyé (mais d'un autre côté, j'ai de la sympathie pour le duo, donc je ne suis pas forcément totalement objectif), mais ça m'a semblé assez inabouti dans l'ensemble. 

3/6 mais pas sûr que ça les vaille.

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Un film, un jour (ou presque) #495 : Logan (2017)

Publié le 18 Avril 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Thriller, Action, Marvel, Science-Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Logan :

En 2029, les mutants sont une espèce en voie de disparition. Logan (Hugh Jackman), l'un des plus redoutables, est désormais un chauffeur de limousine affaibli, dont les pouvoirs s'affaiblissent et le tuent à petit feu. Quelque part au Mexique, il cache le professeur Xavier (Patrick Stewart), sénile et incapable de contenir ses pouvoirs. Mais lorsque Logan croise le chemin de la petite Laura (Dafne Keen), clonée à partir de ses cellules, le voilà contraint de reprendre du service, et de protéger Laura et Xavier des Reavers, un groupe de mercenaires assassins envoyés par les personnaes responsables de la création de sa "fille"...

Le chant du cygne pour Hugh Jackman dans ce rôle, et un film loué par le public et les critiques comme un baroud d'honneur crépusculaire et bouleversant rendant joliment hommage au personnage, et le vengeant des deux premiers métrages très inégaux. Dans les faits, un film réussi, mais probablement un peu trop survendu (comme souvent) par les fans et par la presse pour son ton "adulte" et über-sérieux.

À peine inspiré du comics Old Man Logan (et c'est tant mieux), Logan sait se montrer parfois touchant (tout ce qui touche à Xavier et à Logan/Laura), mais n'émeut pas vraiment.

Peut-être un manque d'attachement de ma part à une franchise X-men qui s'est tellement éparpillée au cinéma, pour le meilleur et pour le pire, qu'elle a régulièrement manqué ses moments forts, qui permettraient de vraiment s'attacher à certains de ses protagonistes ; ce qui est d'autant plus vrai pour Logan/Wolverine, dont pas mal de points d'ancrage émotionnels forts dans les comic-books (Jean/Silverfox/Creed/Mariko) sont tombés à plat, par la faute de films malheureusement pas à la hauteur, ou limités par un classement tous-publics.

Et malgré ma sympathie pour Jackman, je dois avouer que je suis assez curieux de voir qui le remplacera (si cela se produit un jour) dans le rôle de Logan (et je ne parle bien sûr pas de X-23, mais du cas d'un éventuel reboot du personnage de Logan).

Quoiqu'il en soit, comme je le disais, Logan est assez réussi, mais somme toute assez balisé : pas de grande surprise à avoir devant les péripéties (aux justifications pas forcément amenées de manière très habile par le script), et on n'échappe pas, étrangement, à cette tendance d'opposer (littéralement et symboliquement) le héros à sa part d'ombre dans le troisième volet d'une saga.

Ce qui donne lieu à un affrontement final attendu, pas forcément exceptionnel, mais qui évite de devoir supporter, comme boss de fin, des antagonistes (les Reavers) creux et transparents au possible. Et le métrage bénéficie d'ailleurs vraiment de sa brutalité assumée, qui permet à Logan et à X-23 de vraiment trancher dans le vif du sujet : des scènes d'action convaincantes (malgré quelques doublures numériques voyantes) et qui donnent un bon coup de fouet au film.

D'ailleurs, en parlant d'effets voyants, comme toujours, la production peine à bien grimer Jackman : sa barbe et sa coupe de cheveux font régulièrement postiches, un problème récurrent dans la franchise X-men (alors qu'une coupe plus naturelle, comme dans le premier Wolverine, ou plus courte et utilitaire, comme dans le second, fonctionnaient tout aussi bien - tout sauf sa coupe dans les films made in Singer, en somme).

En résumé, c'est bien joué (notamment par la petite), c'est bien mené et réalisé, c'est assez balisé mais ça ne se perd jamais en chemin, le traitement est convaincant, mais ça n'atteint jamais les sommets tant vantés çà et là, et c'est un peu dommage.

4.25/6 

(en neuf films, ils n'ont pas été capables de mettre Jackman dans le costume iconique de Wolverine, et ça, franchement, c'est une honte)

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