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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (hautement?) éclairés...

Un film, un jour (ou presque) #441 : Peter et Elliott le Dragon (2016)

Publié le 1 Février 2017 par Lurdo in Critiques éclair, Cinéma, Jeunesse, Fantastique, Disney, Review

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Peter et Elliott le Dragon (Pete's Dragon) :

À la suite d'un accident de voiture, Peter (Oakes Fegley), un petit garçon, se perd dans les immenses forêts du Nord Ouest Pacifique des USA. Là, il rencontre Elliott, un dragon bienveillant qui le prend sous son aile. Bien des années plus tard, Grace (Bryce Dallas Howard), garde-forestier, et sa belle-fille Natalie (Oona Laurence) découvrent le jeune enfant sauvage dans la forêt, et le recueillent. Reste alors à percer à jour les secrets de ce mystérieux Elliott...

Pas vraiment accroché à cette relecture/remake très libre du Peter et Elliott le dragon de 1977 (dont je n'ai absolument aucun souvenir), principalement à cause des partis-pris artistiques de cette production.

En l'occurrence, le film a une tonalité très folk/country, avec une sorte de réalisme qui fait que tout est terne, délavé, sombre et assez gris (et ça, c'est en 2D, alors avec des lunettes 3D sur le nez, je n'imagine même pas le résultat), que ce soit les décors pourtant naturellement féeriques et multicolores de la Nouvelle-Zélande (où a été tourné le film), ou même Elliott le dragon en personne, ici d'un vert moussu assez passe-partout.

Et c'est vraiment dommage, parce que les acteurs sont compétents, les effets plutôt réussis (Elliott est très attachant, même si son intégration et son rendu, notamment au niveau du poids, sont parfois inégaux, comme souvent chez Weta) et dans l'absolu, si l'histoire est cousue de fil blanc et particulièrement classique (trop ?), elle est aussi parfaite pour de jeunes enfants, qui s'identifieront certainement à l'un ou l'autre protagoniste, rêveront d'avoir un gros chien/dragon comme Elliott, et n'auront pas toutes les références qui font qu'un spectateur plus âgé peut avoir une forte impression de déjà vu pendant tout le film.

Mais je dis ça, alors même que ce Pete's Dragon a fait l'unanimité critique outre-atlantique, et a été fréquemment qualifié de chef-d'oeuvre mécompris de cette année 2016 : je suis donc clairement dans la minorité à ne pas avoir accroché à cette direction artistique "terreuse" et manquant de contraste, et a ne pas avoir fondu en larmes devant ce qui se résume à "un garçon et son chien".

Une chose est sûre, je ne garderai probablement pas grand souvenir de ce métrage au rythme nonchalant, à la musique quelconque, et aux personnages secondaires tous plus transparents les uns que les autres.

3.25/6 (pour quelques plans qui se détachent un minimum de l'étalonnage numérique fade made in Weta)

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