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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (hautement?) éclairés...

Halloween Oktorrorfest 2016 - 125 - I Am The Pretty Thing That Lives in The House (2016), Within (2016) & The Night Before Halloween (2016)

Publié le 3 Novembre 2016 par Lurdo in Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Télévision, Netflix, SyFy, Halloween, Horreur, Fantastique

Halloween, c'est terminé, et jusqu'à la fin de la semaine, on achève l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme la fin de ce marathon de cinéma fantastique et d'horreur qui a duré un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

I Am The Pretty Thing That Lives In The House :

Lily (Ruth Wilson), une aide soignante peureuse, s'installe dans la demeure d'Iris Blum (Paula Prentiss), une romancière spécialisée dans les histoires de fantômes, et qui se fait trop vieille pour rester seule. Rapidement, Lily comprend que le roman le plus célèbre d'Iris lui a été inspiré par la présence fantomatique de Polly (Lucy Boynton), une jeune femme disparue entre ces murs...

Une histoire de fantômes distribuée sur Netflix, écrite et réalisée par le fils d'Anthony Perkins, et qui souffre des mêmes problèmes que February (chroniqué un peu plus tôt dans ces pages) : visuellement très travaillé, le film bénéficie d'une technique très professionnelle et maîtrisée, mais aussi, malheureusement, d'un script faiblard, d'une froideur glaciale, et d'une tendance au cinéma d'auteur pseudo-intellectuelle et arty assez agaçante.

Ici, c'est peut-être même pire qu'avec February (qui conservait un semblant de structure et de narration classique), puisque, outre son titre à baffer, ce métrage souffre d'un scénario ultra-basique, dont le manque d'épaisseur est à peine camouflé par les artifices de structure du script, et par les choix narratifs et visuels effectués : tout est lent, contemplatif, l'héroïne débite des platitudes pseudo-philosophiques et pompeuses en voix off, encore et encore, jusqu'à ce que le spectateur ne l'écoute plus.

Et pour ne rien arranger, justement, l'héroïne est franchement peu engageante. Avec ses lèvres de canard, Wilson compose une héroïne peureuse, fébrile, constamment dans les tremblements et la passivité, un personnage qui passe son temps à se parler, comme une enfant tentant de se rassurer, et qui devient très rapidement énervante.

Autant dire qu'il est alors difficile de se passionner pour ce film au final assez creux, gentiment prétentieux, et qui ne capitalise jamais vraiment sur l'atmosphère très particulière qu'il parvient à créer.

2.25/6

Within :

Lorsqu'elle s'installe dans une nouvelle maison avec son père (Michael Vartan) et sa belle-mère (Nadine Velazquez), Hannah (Erin Moriarty), une adolescente, est mécontente de cette nouvelle existence loin de tout et de tous. Mais rapidement, cependant, des événements étranges commencent à se produire dans la maison : manifestations paranormales, voisin serrurier pervers (Ronnie Gene Blevins), ou quelque chose de plus étrange encore ?

Un long-métrage qui ressemble étrangement à un téléfilm Lifetime, mais qui pourtant n'en est pas un, apparemment.

M'enfin bon, pour ce que ça change : pendant 50 minutes, le film a tout d'un téléfilm Lifetime, tant dans sa forme que dans son script, et ce dernier tente fortement de faire croire au spectateur que le serrurier est le responsable de tous ces phénomènes paranormaux vus à l'écran (comme des clous qui sortent seuls du mur... mais bien sûr !).

Et puis, soudain, alors que la confrontation entre le pervers-fausse-piste et l'héroïne se produit (et aurait été le point culminant d'un téléfilm Lifetime), le métrage décide d'abattre toutes ses cartes, en révélant la véritable nature des phénomènes (spoiler : c'est ultra-dérivatif, et le titre, ainsi que l'accroche de l'affiche, vendent largement la mèche).

Le film bascule alors dans quelque chose de plus horrifique, mais pas forcément de plus efficace (car ultra-balisé et déjà vu), jusqu'aux 15 dernières minutes, rampantes, qui ne sont pas désagréables.

Après, on a malheureusement droit à une fin en queue de poisson, à un carton-titre de pré-générique de fin pas très convaincant, et à des end credits qui défilent à l'envers, sans raison ; un peu à l'image du film, en fait : ce n'est pas bon, c'est assez plat et générique, mais çà et là, on se dit que la réalisation est plutôt efficace, que la gestion de l'espace est plutôt réussie, que l'héroïne n'est pas désagréable (d'autant que a demoiselle est agréable à l'oeil, et volontairement peu vêtue)... bref, qu'il y a du bon, mais que c'est parasité par tout le reste, qui est bien inutile.

2.25/6

The Night Before Halloween :

La veille d'Halloween, un canular qui tourne mal plonge Beth (Natalie Ganzhorn), l'une des amies de Megan (Bailee Madison), dans le coma. Rapidement, Megan et le reste du groupe découvrent que Kyle (Jahmil French), l'instigateur du canular, voulait la mort de Beth, car il est atteint de la Malédiction du Carver, un être surnaturel qui vous ôte la vie la veille d'Halloween, à moins que vous ne parveniez à convaincre quelqu'un d'autre à commettre un meurtre... Un an plus tard, confrontés à leur tour au Carver, le groupe de Beth doit faire tout son possible pour survivre.

Un téléfilm Syfy tellement mauvais et insipide que j'ai totalement décroché au bout d'une bonne demi-heure, et que j'ai régulièrement sauté des scènes sans rien perdre du métrage.

Entre la réalisation plate, l'histoire dérivative et inintéressante, le rythme inexistant, et les personnages tous interchangeables, il n'y a absolument rien à sauver, et ce malgré les efforts de Bailee Madison (la seule actrice connue du cast, et donc, forcément, la final girl).

1/6

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