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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (hautement?) éclairés...

Halloween Oktorrorfest 2016 - 95 - Black Mountain Side (2014)

Publié le 24 Octobre 2016 par Lurdo in Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique

Halloween approche à grands pas, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Black Mountain Side :

Quelque part dans le nord du Canada, un groupe de chercheurs et de techniciens (Shane Twerdun, Michael Dickson, Carl Toftfelt, Timothy Lyle, Marc Anthony Williams, Andrew Moxham, Steve Bradley) découvrent, enfouie dans le sol, une étrange structure vieille de plusieurs dizaines de milliers d'années. Intrigués, ils tentent alors d'en comprendre l'origine, alors même qu'au sein de leur camp de base, l'isolement croît de plus en plus, ainsi que les tensions, la paranoïa, et les morts tragiques... tout cela, sous l'influence énigmatique d'une entité qui semble vivre là.

Ah là là là, avec un concept comme celui-ci, marchant à ce point dans les traces de Carpenter et de Lovecraft, j'aurais tant aimé tomber sur une petite perle de tension méconnue, un film indépendant captivant et pesant de bout en bout, frôlant l'horreur cosmique comme Big John a su le faire à tant de reprises... mais en l'état, ce Black Mountain Side ne parvient pas à transcender son côté dérivatif grâce à son récit, ou même à sa facture technique.

Pourtant, les extérieurs et les décors naturels sont assez beaux, les effets sont assez réussis, et sur papier, il n'y a rien de vraiment mauvais dans le script. Sauf que le réalisateur/scénariste ne parvient pas vraiment à gérer sa tension, à mettre de la pression, et à créer une ambiance nerveuse et paranoïaque telle que la vivent supposément ses personnages.

C'est à la fois un manque d'ambiance sonore (The Thing, par exemple, avait constamment un vent glacial qui soufflait dans les hauts-parleurs, en arrière-plan), un manque de rythme, mais aussi une question de budget (la voix de l'entité est à ce titre assez fauchée, ce qui enlève toute aura imposante et mystique à cette créature énigmatique).

Enfin, la toute fin est assez téléphonée, dans le genre, pour qui a prêté attention au film.

Dommage.

Un minuscule 3/6 (pour les intentions, le concept, les mutations, etc)

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