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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (hautement?) éclairés...

Halloween Oktorrorfest 2016 - 111 - Deux Yeux Maléfiques (1990)

Publié le 29 Octobre 2016 par Lurdo in Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Horreur, Halloween, Fantastique, Italie

Halloween approche à grands pas, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Deux Yeux Maléfiques (Two Evil Eyes/Due Occhi Diabolici) :

La vérité sur le cas de Monsieur Valdemar : Agonisant, Ernest Valdemar (Bingo O'Malley) est tombé sous l'emprise hypnotique de son médecin (Robert Hoffman) et de sa future veuve, Jessica (Adrienne Barbeau). Lorsque Valdemar décède prématurément, les deux amants décident de garder ce décès secret, et de conserver le cadavre au congélateur, jusqu'à ce que les formalités administratives de l'héritage soient réglées. Mais bien vite, il apparaît que la mort de Valdemar n'est pas forcément aussi définitive qu'il n'y paraît... / Le Chat Noir : Rod Usher (Harvey Keitel) est un photographe spécialisé dans les scènes de crime ; lorsque sa compagne recueille un chat noir, cependant, c'est la guerre entre l'animal et le photographe. Une guerre qui tourne mal, et qui fait perdre à Rod sa santé mentale...

Anthologie en deux parties (initialement conçue en quatre parties, mais ramené à deux après le désistement des deux autres réalisateurs, Carpenter & Craven) réalisée par Dario Argento et George Romero, qui se chargent chacun d'une adaptation d'un récit d'Edgar Allan Poe.

Problème, le film fait deux heures, et chacun des récits est donc étiré jusqu'à l'agonie pour remplir une heure complète de métrage : si cela peut encore faire illusion pour le premier segment, La Vérité sur le cas de Monsieur Valdemar, filmé à l'Américaine par Romero, qui parvient à conserver un semblant de tension et une unité de lieu qui fonctionne, le second segment (Le Chat Noir) ne raconte absolument rien, et cache derrière son fanservice référentiel et son approche plus frontale du gore et de la violence une absence totale de contenu.

Le film dans son ensemble a donc d'énormes problèmes de rythme, et l'on ne peut s'empêcher de se dire que le tout aurait mérité 30 bonnes minutes de coupes, histoire de dynamiser tout ça.

Cela dit, même avec 30 minutes en moins, ce Deux Yeux Maléfiques n'aurait pas été exempt de problèmes.

Du côté Romero, on peut citer une conclusion façon "flics vs zombies" assez ratée et clichée, surtout qu'elle arrive sur les talons d'une scène de meurtre par métronome volant, en présence d'esprits en collant blanc intégral : pas vraiment de quoi susciter autre chose que l'hilarité, franchement.

Du côté Argento, c'est pire, puisque l'intégralité du segment paraît, faute d'un autre terme, fauchée comme les blés, et assez kitsch, de l'interprétation en roue libre au style de la réalisation, en passant par la musique, le rêve médiéval avec perruques et figurants au rabais, et la conclusion qui tombe à plat.

En résumé, le potentiel de cette anthologie est là, et pendant une heure, malgré le rythme anémique, on se dit que le résultat final devrait être regardable... et puis non.

2.25/6

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