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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (hautement?) éclairés...

Un film, un jour (ou presque) #367 : The Bronze (2016)

Publié le 25 Juillet 2016 par Lurdo in Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

The Bronze :

Ancienne gymnaste médaillée de bronze aux Jeux Olympiques, Hope Ann Greggory (Melissa Rauch) a dû mettre un terme à sa carrière après une blessure... et après le développement de sa poitrine généreuse. Désormais amère, immature et vulgaire, elle vit de sa célébrité toute relative, en profitant honteusement des magasins de sa ville natale, et de la bonne volonté de son père (Gary Cole). Mais lorsque son ancienne coach décède en lui léguant un demi-million de dollars, Hope doit faire un choix : accepter d'entraîner Maggie (Haley Lu Richardson), une jeune gymnaste prometteuse et enthousiaste, mais qui risque d'éclipser le souvenir de Hope dans l'esprit des habitants de la ville, ou ne pas toucher l'argent. Malgré ses réticences, Hope finit par accepter, bien décidée à saboter les chances de succès de sa nouvelle protégée...

Comédie noire écrite par Melissa & Winston Rauch, ce métrage indépendant marche droit dans les traces de Bad Santa, de Bad Words (ou de n'importe quelle comédie sportive de Will Ferrell et/ou Danny McBride), et narre la rédemption évidente d'un(e) misanthrope vulgaire, fainéant et agressif/ve, qui finit par révéler son bon fond au contact d'une jeune personne innocente, blablabla... on connaît cette histoire par coeur, et ici, elle n'est traitée de manière ni suffisamment drôle, ni suffisamment poignante, ni suffisamment choquante pour sortir du lot.

Pire : le capital sympathie de Melissa Rauch s'oppose constamment à son personnage détestable, et ces deux aspects finissent presque par s'annuler, et par donner naissance à une présence assez générique et vaguement agaçante à l'écran... ce n'est pas la faute de Rauch, l'actrice, qui se donne à fond, mais plus de Rauch, la scénariste, qui ne fait pas assez dans la demi-mesure. On se retrouve donc avec un film assez quelconque et dérivatif, qui est aussi vite oublié qu'il est vu.

Et c'est probablement pour ça que la production (Rauch en tête) a tenté, avant la sortie du métrage, de faire jouer le buzz, en axant les interviews promotionnelles en talk show sur la scène de sexe acrobatique entre Rauch et Sebastian Stan, et sur la nudité de l'actrice à l'écran.

Sans surprise pour qui est habitué à décrypter la langue de bois hollywoodienne, ce buzz artificiel était totalement creux, puisque la scène en question, joyeusement absurde et amusante, est très clairement tournée avec une doublure ; une doublure utilisée par l'actrice "uniquement pour les moments acrobatiques", mais comme toute la scène n'est qu'un enchaînement d'acrobaties... CQFD.

Ce qui ne serait pas un problème (après tout, Rauch n'est ni la première ni la dernière actrice à refuser de se dénuder et à opter pour un body double, surtout dans une comédie de ce type) si la production n'avait donc pas axé la communication du film là-dessus, et si le reste du métrage, tout simplement, n'était pas aussi quelconque et terne en comparaison.

Une déception relative, qui plaira peut-être aux fans de The Big Bang Theory (et encore, pas sûr...), et certainement aux fans de Danny McBride (on est tout à fait dans le même genre de comédie), mais qui m'a laissé de marbre, et qui a fait un four en salles.

2.5/6 (dont 0.5 pour Cecily Strong dans un petit rôle sérieux, qui montre qu'elle est déjà plus polyvalente à l'écran que sa consoeur Kate McKinnon, qui, elle, refait toujours le même rôle grimaçant et surjoué à chaque apparition)

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