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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (hautement?) éclairés...

Un film, un jour (ou presque) #333 : Grimsby, Agent Trop Spécial (2016)

Publié le 9 Juin 2016 par Lurdo in Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Action, Thriller, UK

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Grimsby, Agent Trop Spécial (Grimsby) :

Pas très intelligent, Nobby (Sacha Baron Cohen) est un supporter de foot vivant à Grimsby, une communauté anglaise populaire et défavorisée, en compagnie de sa compagne obèse (Rebel Wilson) et de leurs neuf enfants. Toute sa vie, il a rêvé de retrouver son frère Sebastian (Mark Strong), disparu lorsqu'ils étaient jeunes, et finalement, ce rêve est exaucé... mais Sebastian est devenu le meilleur agent du MI6, et il est sur la trace de dangereux terroristes.

Pendant 51 minutes, ce Grimsby est générique au possible, une sorte de comédie d'espionnage lourde, dérivative et pas très inspirée, avec des moments graveleux et vulgaires, un peu de pipi caca, des vannes éculées et prévisibles... mais somme toute rien de bien méchant.

À un ou deux gags près (qui vont un peu plus loin, d'un point de vue visuel, que dans une comédie américaine), ça aurait même pu être un film de Will Ferrell, avec Ferrell et Mark Wahlberg dans les rôles titres.

À la réalisation, Leterrier fait par ailleurs son boulot, et parvient même à ouvrir son film sur une scène d'action en vue subjective, à la Hardcore Henry, très réussie malgré un montage ultra-cut blindé de faux raccords (un problème récurrent durant le reste du film).

Le tout reste néanmoins particulièrement basique, et manque cruellement de mordant, surtout en regard des personnages plus satiriques et piquants auxquels Sacha Baron Cohen nous avait habitués.

Et puis soudain, au bout de 51 minutes, le film bascule, avec une scène qui semble tout droit sortie d'une version d'Ace Ventura en Afrique réservée aux adultes : pour échapper à leurs poursuivants en pleine savane, les deux frangins se dissimulent... dans le vagin d'une éléphante. Une éléphante qui se fait sauvagement prendre par un mâle, le tout filmé depuis l'intérieur de l'éléphante, avec les deux acteurs contraints de masturber un énorme membre viril d'éléphant en caoutchouc jusqu'à l'orgasme. Et puis tout le reste du troupeau prend la suite du mâle, l'un après l'autre, avec des litres et des litres de semence déversés sur le visage des acteurs.

Une scène totalement WTF, même pas particulièrement drôle, et qui a achevé de me faire décrocher de cette comédie médiocre, jamais corrosive, à peine digne d'un Scary Movie ou d'un spoof de ce genre (on est vraiment dans le même registre que le meurtre via glory hole du premier Scary Movie), mais qui heureusement reste finalement assez courte.

Et puis Scott Adkins est encore une fois sous-exploité...

1.75/6

(nan mais sérieusement, le climax de ce film, ce sont les deux frangins qui, pour empêcher le décollage et l'explosion de deux mini-fusées emplies d'un virus toxique lors de la finale de la Coupe du Monde, se les enfoncent dans l'anus au beau milieu du stade, un geste qui les propulse dans les airs, et mène indirectement à la contamination de Donald Trump par le virus du SIDA... à ce niveau-là, c'est à se demander à quoi tournaient Cohen et ses compères - le scénariste de Les Mondes de Ralph et de Zootopie, et le scénariste de Hôtel Transylvanie -  lorsqu'ils ont écrit le script...)

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