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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (hautement?) éclairés...

Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 5 (1)

Publié le 8 Mai 2016 par Lurdo in Télévision, Les bilans de Lurdo, Review, Critiques éclair, Science-Fiction, Star Trek

Après avoir songé un moment à alterner les dernières saisons de Voyager avec une intégrale de Babylon 5 (ça attendra que j'aie fini Voyager, en fin de compte), j'ai repris Trek.

Et donc, Star Trek Voyager saison 5 :

5x01 - Night :

Reprise qui commence assez bien, avec un équipage en pleine déprime, qui traverse depuis deux mois un espace totalement noir, sans étoiles, ce qui leur porte très sérieusement sur les nerfs, avec des coups de stress, des phobies qui se réveillent, des engueulades... et Janeway qui boude dans sa chambre dans ses quartiers.

C'est peut-être là l'un des deux gros problèmes de l'épisode : le comportement de Janeway, soudain dépressive, mais qui change du tout au tout en milieu d'épisode, dès que les emmerdes arrivent, et qui finit par virer suicidaire sur la fin. Une évolution par pas très crédible après quatre saisons, d'autant que personne ne se préoccupe d'avoir une capitaine en pleine déprime depuis des mois, pas de soutien psychologique, rien.

L'autre problème, en fait, c'est que dès qu'arrivent les aliens-de-la-semaine (ici, des aliens photophobes qui vivent dans cette zone de l'espace, et qui meurent, empoisonnés par les déchets toxiques qu'une autre race déverse dans le coin), l'intérêt de l'épisode retombe considérablement, les grosses ficelles prévisibles du tout apparaissent très nettement, et pour ne rien arranger, les problèmes habituels des scripts made in Braga & Menosky refont surface, à savoir des raccourcis génants, des one-liners foireux (Tuvok qui parle de "faire la lumière sur cette affaire", Janeway qui dit qu'il "est temps de sortir les ordures" en parlant des méchants) et de gros problèmes de logique interne.

Par exemple : les photophobes pompent toute l'énergie du vaisseau, qui se retrouve au point mort... mais l'holodeck continue étrangement de fonctionner, et l'ordinateur de bord y répond toujours aux instructions, etc ; Janeway qui, une fois de plus, décide de ce qui est bien ou mal pour les races aliennes qu'elle rencontre, sans leur demander leur avis ; le bad guy qui, lorsqu'on lui propose une technologie révolutionnaire qui pourrait changer l'évolution de son espèce (et le rendre richissime par la même occasion, vu qu'il est le seul à se voir offrir cette technologie), refuse "parce qu'il a le monopole du transport de déchets", et qu'il ne veut pas le perdre....

Reprise en demi-teinte, donc, mais qui introduit le concept de Captain Proton, ce qui fait toujours plaisir.

 

5x02 - Drone :

Brian Fuller au scénario (visiblement édité par Braga et Menosky, vu la manière précipitée dont il se conclue), et un remake très touchant de Tuvix, avec en lieu et place du Tuvix en question un nuBorg né, lors d'un problème de téléportation et de navette (encore une navette bousillée !), de la fusion de nanites borgs appartenant à Seven, et de l'holoémetteur futuriste du Doc.

C'est très bien joué (le nuBorg est très bon, Seven est exceptionnelle), c'est bien mené, c'est beaucoup plus subtil que Tuvix, et surtout, ça ne se finit pas sur une décision horripilante de Janeway (qui condamnait Tuvix à mort sans broncher), mais sur un sacrifice poignant de One, qui comprend que son existence est beaucoup trop dangereuse pour le reste de la galaxie, et qu'il est préférable de se laisser mourir plutôt que de mettre autrui en péril. Quel dommage, encore une fois, que l'affrontement final soit aussi précipité.

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