Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (hautement?) éclairés...

Critique éclair : Deadbeat, saison 3 (première partie)

Publié le 30 Avril 2016 par Lurdo in Critiques éclair, Télévision, Review, Fantastique, Comédie, Hulu

RIP : Fauchés et sans repos (Deadbeat), saison 3 - 3x01 :

Kevin Pacalioglu (Tyler Labine) est un stoner/slacker new-yorkais, bon à rien sans avenir, et qui n'a qu'un seul talent : celui de voir et de parler aux esprits ne parvenant pas à trouver la paix dans l'au-delà. Après avoir affronté et triomphé de Camomile White (Cat Deeley), une fausse médium médiatisée bien décidée à exploiter les dons de Kevin à son propre bénéfice, Kevin se retrouve de nouveau seul...

Toujours cette série sur Kevin (Tyler Labine) en médium-stoner qui aide des esprits souvent absurdes et décalés à rejoindre l'au-delà après avoir mis en ordre leurs affaires. Comme je le disais dans les deux critiques-éclairs précédentes, la série n'a jamais été très subtile, mais elle restait jusqu'à présent qualitativement plutôt homogène, aurait quasiment pu passer telle qu'elle sur un network américain, et l'affontement de Kevin et d'une fausse médium rivale faisait un fil conducteur global assez sympathique, bien qu'anecdotique.

"Jusqu'à présent", parce que là, avec ce 3x01, un cap est apparemment franchi. Et pas pour le meilleur. Et je pense que le résumé de l'épisode va parler de lui-même :

Kevin, sans un sou et toujours stoner, vit désormais dans un coin d'un salon de massage asiatique, où il est hébergé en échange de menus services (= il sert d'homme de ménage, et nettoie le sperme des clients, comme on le lui ordonne dans l'épisode). Là, il retrouve le nain dealer de la saison précédente (qui joue toujours aussi moyennement), qui n'est plus dealer, et arbore une érection de 35 centimètres sous sa serviette. Le nain lui explique que tous les personnages de la saison précédente sont morts (zou, un soft reboot), puis Kevin voit le fantôme d'un passeur de drogues mexicain, qui lui promet de l'argent s'il l'aide à finir sa dernière livraison.

Seulement voilà : la drogue est toujours dans l'anus du cadavre du passeur ; Kevin s'introduit donc dans la morgue, fist-fucke le cadavre avec moultes grimaces, et pour éviter le retour de l'employée de la morgue, il se fourre aussitôt la drogue dans son propre fondement. L'employée en question le surprend pantalon baissé, le prend pour un nécrophile/scatophile en manque de sexe (comme elle), et décide de lui faire l'amour sur les cadavres.

Mais le médecin légiste les surprend, Kevin finit en prison, où il rencontre Kal Penn (qui nous refait ici Kumar), qui devient aussitôt son nouveau BFF-stoner, malgré les problèmes intestinaux et gastriques de Kevin, provoqués par la drogue ; l'employée de la morgue, bien décidée à coucher avec Kevin, le sort de prison, et tandis qu'elle tente de le forcer à faire l'amour au volant, une capsule de drogue finit par exploser dans l'estomac de Kevin ; celui-ci commence à halluciner, et se réveille au beau milieu d'une orgie avec l'employée et tous les cadavres de la morgue (dont le corps du passeur mexicain, dont on apprend ensuite que Kevin l'a joyeusement sodomisé pendant l'orgie).

Kevin décide alors de se débarrasser de la drogue au plus vite, et se rend donc au salon de massage, où, étendu sur le dos sur une table de massage, il expulse littéralement les capsules contre un mur avec l'aide d'une masseuse asiatique qui lui marche sur le ventre, et lui saute dessus. Kevin peut alors rapporter la drogue aux dealers, tout se finit bien, et il est invité à partager l'appartement de son nouveau BFF.

Voilà. Autant dire qu'à la fin de ce season premiere, j'ai bien envie d'arrêter là, et de ne pas enchaîner sur la suite de la saison, tant c'est graveleux, vulgaire, gratuit, lourd, et surtout, très peu drôle.

Comme en prime il n'y a aucune continuité avec les saisons précédentes, je vais me limiter à jeter un oeil au second épisode, en espérant très franchement que les scénaristes se soient débarrassés de toutes leurs pulsions et frustrations avec le premiere, et que la suite va repartir sur des bases moins atterrantes.

(réponse demain, pour la fin de mon bilan de visionnage)

Commenter cet article