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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (hautement?) éclairés...

Un film, un jour (ou presque) #272 : Seul sur Mars (2015)

Publié le 16 Mars 2016 par Lurdo in Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame, Science-Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Seul sur Mars (The Martian) :

Séparé du reste de son équipage lors d'une tempête, Mark Watney (Matt Damon) se retrouve seul, abandonné sur Mars, alors que ses coéquipiers font route vers la Terre. Isolé de tout et de tous, le botaniste ne peut compter que sur ses connaissances et son savoir-faire technique pour survivre pendant des mois, en attendant l'arrivée d'hypothétiques secours. Sur Terre, cependant, la NASA finit par apprendre la survie de Watney, et décide de tout faire pour ramener ce dernier à la maison sain et sauf...

Après avoir vu ce long-métrage de Ridley Scott adapté d'un roman, soudain, je comprends mieux pourquoi il a été nommé dans la catégorie "comédie" aux Golden Globes. Non pas que ce soit une comédie, ou que ce film soit particulièrement drôle, mais le ton général de ce métrage est volontairement léger, nonchalant et désinvolte, optant régulièrement pour des moments plus ou moins comiques, au détriment de la moindre tension dramatique ou du moins suspens.

C'est bien là le problème du film : le réalisateur & son équipe ont clairement décidé que les spectateurs s'attendant à ce que Matt Damon survive jusqu'à la fin du film ; par conséquent, pour eux, il était apparemment inutile de laisser le moindre doute quand à cette survie. Matt Damon parvient ainsi à réaliser tout ce qu'il entreprend, sans grande difficulté, le sérieux des accidents qui surviennent étant désamorcé par une petit blagounette, ou par l'illustration musicale.

Bref, c'est presque une promenade de santé à laquelle on a l'impression d'assister, pas vraiment aidée par le rythme casanier du récit (2h20, tout de même), et par la réalisation très classique et posée de Scott.

Pour autant, malgré ces défauts, malgré l'écriture pas très finaude (avec tous ses personnages-fonctions qui débitent de l'exposition et des explications scientifiques à la seule destination du spectateur, façon "l'espace pour les nuls"), malgré l'irruption de Chinois héroïques et généreux clairement là pour augmenter les ventes de billets en Asie, malgré ses ellipses temporelles pas très bien gérées (le physique de Damon "change" au fil du temps, heureusement, mais en ce qui concerne ses coéquipiers et les Terriens, il n'y a pas un cheveu qui pousse !) et malgré un déroulement global très prévisible, le tout se regarde.

Heureusement, d'ailleurs, que la photographie et les effets spéciaux sont convaincants, car c'est le strict minimum dans un film de ce genre.

Reste qu'il est tout de même assez étonnant (et frustrant) qu'avec un tel sujet, on n'ait pas un seul instant le sentiment d'isolation, de solitude, de danger, ou d'éloignement que le premier tiers du dernier Riddick, par exemple, parvenait pourtant à imposer sans effort.

3.5/6

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