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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (hautement?) éclairés...

Un film, un jour (ou presque) #235 : À Vif ! (2015)

Publié le 25 Janvier 2016 par Lurdo in Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

À Vif ! (Burnt) :

Autrefois un grand chef de renommé mondiale officiant à Paris, Adam Jones (Bradley Cooper) a coulé toute sa carrière en sombrant dans la drogue, le sexe et l'alcool. Mais après un exil auto-imposé à la Nouvelle-Orléans, Adam est décidé à revenir au sommet, et à décrocher une troisième étoile au guide Michelin. Il reconstruit alors une équipe de cuisine exceptionnelle (Sienna Miller, Omar Sy), et convainc son ancien maître d'hôtel (Daniel Brühl) de lui donner une seconde chance, et de le placer à la tête de son restaurant...

En 2005, Bradley Cooper jouait le personnage vedette de Kitchen Confidential, une sitcom dans laquelle il incarnait un chef à la dérive qui tentait de revenir sur le devant de la scène. Ce Burnt, en quelque sorte, est Kitchen Confidential : le film, si Kitchen Confidential avait été un drame sérieux et blindé de clichés en tous genres.

Car c'est bien là le problème de Burnt : les acteurs sont bons, le film est assez bien mené et se regarde sans difficulté... mais le scénario est une compilation de poncifs basiques, de personnages clichés (rien que le héros, un chef badass, arrogant, qui porte du cuir et fait de la moto sans casque parce que c'est un rebelle, qui a eu une enfance difficile mais est revenu de tout, et qui est tellement beau et charismatique que les gays et les hétéros le trouvent irrésistible, et qu'il parvient même à faire changer les lesbiennes d'orientation sexuelle ; on a aussi le meilleur ami gay, le rival pas si méchant, la mère célibataire au potentiel inoui, le traître, l'ex au grand coeur... des archétypes à gogo qui sortent rarement de leurs cases), et de dialogues ultra-laborieux et maladroits.

D'autant moins compréhensible que le script était l'un des plus populaires de 2007, figurant sur la Black List de l'époque, et que le projet a vu défiler de nombreux acteurs et réalisateurs au cours de sa gestation.

Mais là, on a l'impression de se retrouver devant un mauvais épisode de Cauchemar en Cuisine, avec des personnages tous arrogants et insupportables, et qui desservent leurs acteurs... alors certes, la distribution internationale n'est pas désagréable, mais malheureusement, dès que le script veut faire parler ses personnages dans une autre langue que l'anglais, c'est sous-titres indispensables... y compris en français.

3/6, parce que Bradley Cooper porte le métrage sur ses épaules, et parvient à éviter la catastrophe, mais sinon, c'est vraiment générique et quelconque.

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