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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (hautement?) éclairés...

Christmas Yulefest 2015 - 37 - Un Souhait pour Noël (2011)

Publié le 13 Décembre 2015 par Lurdo in Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Noël, Christmas, Comédie, Drame, Romance, Télévision, Hallmark

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Un Souhait pour Noël (A Christmas Wish) :

Abandonnée par son mari avant Noël, Martha (Kristy Swanson) décide de partir avec ses enfants et sa voiture sans se retourner. À la recherche d'un job pour passer les fêtes de fin d'année, elle échoue, en panne de voiture, dans une petite ville accueillante, où elle devient serveuse, et bénéficie soudain de l'assistance et de la charité chrétienne de tous les habitants de la bourgade. Sans oublier Joe, le séduisant officier de police local, au charme duquel Martha n'est pas insensible...

En 1999, Hallmark diffusait La Saison des Miracles, un téléfilm sur Carla Gugino en fuite avec deux enfants, qui tombait en panne dans une petite ville où, grâce à l'aide et la générosité de tous les habitants (et d'un ange), elle finissait par recommencer une nouvelle vie heureuse, et trouvait l'amour en la personne d'un officier de police local. Un mélodrame relativement assez bien mené, porté par une Gugino attachante, et qui évitait le trop larmoyant ou prosélyte.

Donc forcément, quand on se retrouve devant ce Souhait pour Noël, qui est une photocopie évidente de La Saison des Miracles, à quelques détails près, on reste dubitatif. Tout de suite, on remarque que Kristy Swanson est loin d'avoir le charisme ou le capital sympathie de Carla... rapidement, on comprend en entendant l'accompagnement musical en mode "piano dépressif" que l'on est dans le mélodrame le plus larmoyant possible... et bien vite, on réalise que, paradoxalement, ce n'est pas le récit dans lequel un ange apparaissait directement qui s'avère le plus bondieusard.

Car ici, il faut voir la manière dont le personnage de Swanson explique, au détour de plusieurs dialogues (lorsqu'elle est confrontée à sa fille croyante, au pasteur du coin, etc), qu'elle n'est pas vraiment croyante ou pratiquante, et que Dieu n'approuverait probablement pas ses choix de vie. Ce qui, forcément, se traduit à la fin du film par une protagoniste principale au bout du rouleau, désespérée, qui se tourne enfin vers Dieu, lui adresse une prière désespérée... et est exaucée !

Miracle ! Dieu l'a écoutée, et a exaucé sa prière par le biais des habitants de la ville, tous généreux, et décrits au détour d'un dialogue comme "les anges de Dieu". Whouhou, l'honneur est sauf, la pêcheresse est rentrée dans le droit chemin, elle a retrouvé la Foi !

*soupir*

Ajoutez à cela un méchant ex-mari ultra-caricatural et risible, des enfants pas mauvais acteurs (mais qui récitent un peu leur texte tout de même), et un récit qui se résume à voir la pauvre héroïne travailler dur pour gagner une maigre pitance, et il y a de quoi baisser les bras devant ce téléfilm particulièrement médiocre.

1.75/6 (dont 0.5 pour le caméo de Danielle Chuchran en babysitter, et pour feu Edward Herrmann en vieux ronchon : ça fait toujours plaisir.)

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