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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (hautement?) éclairés...

Halloween Novembrrrfest 2015 - 197 - Gravy (2015)

Publié le 15 Novembre 2015 par Lurdo in Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Thriller, Comédie

Dernière journée de l'Oktorrorfest 2015 sur le blog des Téléphages Anonymes, et dernière fournée de films fantastiques et horrifiques, à raison d'une critique de film toutes les heures, jusqu'à minuit ce soir...

Gravy :

La veille d'Halloween, trois criminels en costumes (Jimmi Simpson, Michael Weston et Lily Cole) s'introduisent dans un restaurant mexicain, et prennent le personnel (Sutton Foster, Gabourey Sidibe, Lothaire Bluteau, Paul Rodriguez, Molly Ephraim, Gabriel Luna) et un client (Ethan Sandler) en otage, afin de les forcer à se livrer à une nuit de jeux et de cuisine... une cuisine très particulière... car les otages sont au menu.

Une comédie horrifique typique de son réalisateur/scénariste, James Roday.

Quiconque a déjà vu la série Psych connaît parfaitement le ton et l'écriture que Roday affectionne : du décalage, de l'humour référentiel, de la nostalgie et de la musique années 80 (Tears For Fears, Katrina & The Waves, etc), des caméos (ici, Sarah Silverman, Roday & Dulé eux-mêmes, etc), un peu de catch, et du n'importe quoi rythmé (notamment dans les dialogues), le tout enrobé d'une énorme passion pour le cinéma de genre.

C'est donc exactement ce que l'on trouve dans ce Gravy, une comédie décalée et très sanglante, dans laquelle tout ce cast hétéroclite (dont pas mal de têtes familières aux fans de Psych) semble s'en donner à coeur joie.

Ce n'est pas forcément totalement parfait ou maîtrisé, cela dit, puisque le film échappe régulièrement à son réalisateur/scénariste, qui pêche par trop plein d'enthousiasme : trop de bruitages débiles, trop d'accompagnement musical pop, trop d'hystérie, trop de références... et pourtant, quand les otages décident enfin de se rebeller, et que le film se transforme soudain en bagarre générale avec cascadeurs évidents, prises de catch, musique improbable, etc, soudain, le film parvient exactement à trouver le ton qu'il cherchait depuis le début. Et on rigole franchement.

Autrement dit, un film relativement inégal, qui ne fonctionne vraiment qu'à moitié... mais cette moitié, pour le coup, est franchement enthousiasmante (le chef français, huhuhuhu).

Probablement qu'en coupant ça et là dix/quinze minutes d'improvisations et de vannes foireuses, le tout aurait été plus homogène et maîtrisé, et qu'avec un oeil extérieur ou des contraintes plus présentes pour recadrer un peu le tout, Roday aurait accouché d'un métrage moins bordélique.

M'enfin pour un premier long, ça aurait pu être bien pire.

3.5/6

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